Défense : des élus reçus à l’Elysée
Huit élus de Moselle qui menacent de démissionner si leur régiment déménage ont été reçus ce matin par la conseillère "défense" de Nicolas Sarkozy, Cécile Fontaine. Présentation :
"Cécile Fontaine, trente-cinq ans, diplômée de HEC et de l’IEP de Paris,
ancienne élève de l’ENA (promotion Valmy), a été appelée, en 2004,
comme conseillère technique de Nicolas Sarkozy, ministre de l’Economie,
puis de ses successeurs, Hervé Gaymard et Thierry Breton. En 2005, elle
a retrouvé Nicolas Sarkozy, au même poste, à l’Intérieur".
Conseillère "Défense", vous avez dit?
Bénédiction des équipages
Le père Michel Jaouen, 88 ans, navigateur breton, a procédé dimanche à la traditionnelle bénédiction de la mer et des équipages de Brest 2008.
"Nous te prions pour ces bateaux et ses équipages. Accorde leur une navigation paisible, un temps favorable et le retour sains et sauf à bon port."
Le père Joseph, aumônier de la Marine nationale, explique :
"Pour chaque équipage, le bateau a une âme. C’est donc important que le Bon Dieu ait son mot à dire là-dedans […] le marin, même le plus mécréant, a toujours une place pour Dieu dans son coeur".
La navigatrice Florence Arthaud, indique :
"Quand on parle pas au Bon Dieu quand on est seul en mer, à qui on va parler ?"
Des prêtres disparaissent en Chine
Deux prêtres appartenant à l’Eglise catholique non officielle en Chine ont disparu après avoir été arrêtés fin mai dans les environs de Pékin. Le Bureau des affaires religieuses du district de Xuanhua, où vivent les prêtres, a indiqué n’avoir aucune information concernant leur disparition, ajoutant qu’ils ne seraient pas arrêtés s’ils n’avaient rien à se reprocher…
Or, des caméras de surveillance ont été installées à proximité des lieux où les deux prêtres disaient la messe sans autorisation.
De Dieudonné à Le Pen, Libération devrait se relire
Le plus jeune des 4 enfants de Dieudonné, une petite fille, a été baptisé vendredi par l’abbé Philippe Laguérie, en présence de Jean-Marie Le Pen, parrain de l’enfant. Voici quelques perles de Libération pour relater ce fait :
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"Le quatrième enfant de l’humoriste, une petite fille, a été baptisé vendredi à l’église Saint-Eloi de Bordeaux par un évêque traditionaliste" [!]
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L’abbé Laguérie est "rallié au Vatican depuis que Benoît XVI a libéralisé la messe en latin selon le rite de saint Pie V" (le Motu Proprio date de juillet 2007 tandis que la création de l’Institut du Bon Pasteur date de septembre 2006…)
Evidemment cet évènement provoque quelques commentaires fallacieux. Laissons place à la Conférence des évêques de France :
"A la Conférence des évêques de France […] on confirme que ce baptême a bien été célébré, et on argue également qu’un prêtre ne peut refuser ce sacrement par lequel un enfant entre dans la grande famille des chrétiens."
Emeute à Asnières-sur-Seine
Un commissaire de police a été blessé par un engin pyrotechnique dans la nuit du 13 au 14 juillet à Asnières au cours d’affrontements entre voyous et policiers. La blessure à l’oeil est extrêmement grave.
Le maire PS d’Asnières Sébastien Pietrasanta a qualifié ces émeutes "d’extrêmement graves", évoquant des bandes préparées et cagoulées, "qui s’en sont pris à tout ce qui représentait les forces de l’ordre et les institutions". D’après une source au parquet de Nanterre, il s’agissait de "violences urbaines très caractérisées", d’une "violence inouïe" et avec des "actes préparatoires". 4 voyous interpellés ont comparu mardi après-midi au tribunal de Nanterre et ont été condamnés à de la prison ferme. Le Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP) a souligné
"l’usage devenu aujourd’hui quasi-systématique d’armes par destination (fusées de détresse ou feux d’artifice) ou d’armes à feu [contre les forces de l’ordre]."
La France compte 2 200 924 fonctionnaires
La palme revient toujours au ministère de l’Education nationale avec son million de fonctionnaires. Le budget 2009 prévoit de supprimer plus de 30 000 postes, tous ministères confondus.
MJ
Les sondages stupides du Figaro Madame
"L’Église Catholique devrait-elle ordonner des femmes prêtres ?"
C’est l’occasion de s’instruire sur les raisons de la non-accession des femmes au sacerdoce. Jean-Paul II avait publié en 1994 la Lettre Apostolique Ordinatio Sacerdotalis. Extraits :
"Celle-ci tient que l’ordination sacerdotale des femmes ne saurait être acceptée, pour des raisons tout à fait fondamentales. Ces raisons sont notamment: l’exemple, rapporté par la Sainte Écriture, du Christ qui a choisi ses Apôtres uniquement parmi les hommes; la pratique constante de l’Église qui a imité le Christ en ne choisissant que des hommes; et son magistère vivant qui, de manière continue, a soutenu que l’exclusion des femmes du sacerdoce est en accord avec le plan de Dieu sur l’Église» […]
[L]a pratique suivie par le Christ n’obéissait pas à des motivations sociologiques ou culturelles propres à son temps […] la véritable raison est que le Christ en a disposé ainsi lorsqu’il a donné à l’Église sa constitution fondamentale et l’anthropologie théologique qui a toujours été observée ensuite par la Tradition de cette même Église […] En n’appelant que des hommes à être ses Apôtres, le Christ a agi d’une manière totalement libre et souveraine. Il l’a fait dans la liberté même avec laquelle il a mis en valeur la dignité et la vocation de la femme par tout son comportement, sans se conformer aux usages qui prévalaient ni aux traditions que sanctionnait la législation de son époque […]
[L]es Évangiles et les Actes des Apôtres montrent bien que cet appel s’est fait selon le dessein éternel de Dieu: le Christ a choisi ceux qu’il voulait (cf. Mc 3,13-14; Jn 6,70) et il l’a fait en union avec le Père, «par l’Esprit Saint» (Ac 1,2), après avoir passé la nuit en prière (cf. Lc 6,12). C’est pourquoi, pour l’admission au sacerdoce ministériel, l’Église a toujours reconnu comme norme constante la manière d’agir de son Seigneur dans le choix des douze hommes dont il a fait le fondement de son Église (cf. Ap 21,14). Et ceux-ci n’ont pas seulement reçu une fonction qui aurait pu ensuite être exercée par n’importe quel membre de l’Église, mais ils ont été spécialement et intimement associés à la mission du Verbe incarné lui-même (cf. Mt 10,1.7-8; 28,16-20; Mc 3,13-16; 16,14-15). Les Apôtres ont fait de même lorsqu’ils ont choisi leurs collaborateurs, qui devaient leur succéder dans le ministère. […]
D’autre part, le fait que la très sainte Vierge Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Église, n’ait reçu ni la mission spécifique des Apôtres ni le sacerdoce ministériel montre clairement que la non-admission des femmes à l’ordination sacerdotale ne peut pas signifier qu’elles auraient une dignité moindre ni qu’elles seraient l’objet d’une discrimination; mais c’est l’observance fidèle d’une disposition qu’il faut attribuer à la sagesse du Seigneur de l’univers. La présence et le rôle de la femme dans la vie et dans la mission de l’Église, bien que non liés au sacerdoce ministériel, demeurent absolument nécessaires et irremplaçables. […]
[A]fin qu’il ne subsiste aucun doute sur une question de grande importance qui concerne la constitution divine elle-même de l’Église, je déclare, en vertu de ma mission de confirmer mes frères (cf. Lc 22,32), que l’Église n’a en aucune manière le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l’Église."
Qui n’a pas sa Légion d’honneur ?
Avez-vous eu votre Légion d’honneur hier ? Elles sont en solde en ce moment… Nicole Choubrac, qui était encore il y a quelques jours vice-présidente chargée des affaires familiales au tribunal de grande instance de Nanterre, figure dans la promotion du 14 Juillet de la Légion d’honneur. Elle est connue pour avoir prononcé le divorce du couple Cécilia – Nicolas Sarkozy, à l’automne dernier.
Nicolas Sarkozy a manifestement apprécié sa discrétion.
MJ
Nouvelle nuit de violence
Après la nuit du 13 au 14 juillet, il y a la nuit du 14 au 15. 295 véhicules ont été incendiés et 98 personnes ont été interpellées. Ce bilan a été arrêté ce matin, mardi, à 06H00. Autant dire qu’il s’agit que d’une estimation basse…
Ces 2 nuits constituent un pic lié au 14 juillet. A titre de comparaison, dans la nuit du 12 au 13 juillet, seuls 33 véhicules ont été incendiés.
La Syrie cherche à gagner du temps
De Maroun Charbel dans Présent :
"La France de Sarkozy a voulu cette ouverture, cette politique de la main tendue, pour prouver au monde que la France a encore une politique étrangère bien à elle et que cela marche. C’est très vite oublier que la Syrie de Bachar el-Assad, n’est pas vraiment acculée pour accepter cette main et les conditions qui vont avec. Le régime a simplement besoin de temps. Le temps de trouver une porte de sortie dans l’affaire du tribunal international – selon l’Elysée cette question n’a pas été abordée parce qu’elle n’est pas négociable ! on verra bien. Et le temps de voir venir la nouvelle administration américaine et la nouvelle équipe israélienne ! Alors une invitation à Paris est une aubaine merveilleuse.
La Syrie n’est pas non plus véritablement isolée. Le régime sait que sa position géopolitique fait de son pays un passage obligé au propre comme au figuré. Le régime est fort, d’une part, de ses « amitiés particulières » avec le Hamas, le Hezbollah, certaines cellules d’Al-Qaïda qui, tous, peuvent rendre de très grands « services ». De l’autre, de ses relations privilégiées avec la Turquie, l’Iran, la Corée-du-Nord, et le Qatar. […]
Ce mercredi, devrait en principe être le jour de l’échange des prisonniers entre le Hezbollah et Israël. Encore un manquement, une violation à la souveraineté de l’Etat. Toutes les négociations, toutes les étapes de l’organisation de l’échange ont superbement et impudemment ignoré les institutions nationales."
On peut discuter avec la Syrie. Mais ce ne doit pas être pour ignorer la souveraineté libanaise.
Traité de Lisbonne : l’Irlande va revoter après une pseudo-modification de texte
Depuis des semaines, les experts cherchent la parade pour faire revoter les Irlandais. L’objectif est de modifier le texte du Traité pour assurer aux Irlandais que leur vote a été pris en compte, sans l’amender juridiquement : il est hors de question de négocier un nouveau traité et de reprendre à zéro le processus de ratification. A force de relire le traité, les juristes n’ont trouvé qu’une piste : la Commission.
En effet, les Irlandais vont perdre, comme chacun, leur droit à envoyer systématiquement un commissaire à Bruxelles. Le traité de Nice en vigueur prévoit qu’à partir du moment où l’Union a 27 membres, le nombre des commissaires est resserré. Le traité de Lisbonne ouvre une porte de sortie : la mise en application du resserrement a été retardée à 2014. Le traité prévoit qu’ensuite la Commission sera composée d’un nombre équivalent aux deux tiers du nombre des pays membres de l’UE,
"à moins que le Conseil européen, statuant à l’unanimité, ne décide de modifier ce nombre".
C’est là que réside la marge de manœuvre : les 27 pourraient décider que la Commission continuera d’être composée d’un commissaire par pays. Les Irlandais seront face au chantage : c’est Lisbonne et un commissaire. Ou le traité de Nice s’appliquera, donc pas de commissaire systématique. Reste à savoir si les 26 autres seront d’accord.
Pour étoffer le paquet, il est envisagé de rassembler dans une nouvelle déclaration du Conseil européen les garanties déjà données à l’Irlande au fil des traités : assurance que l’UE ne s’occupera pas de l’avortement ; garantie de la neutralité irlandaise ; engagement que la fiscalité continuera d’être régie par l’unanimité. Ces propositions pourraient être débattues au Conseil d’octobre et adoptées en décembre. Les Irlandais pourraient alors convoquer un second référendum, au plus tard le jour des élections européennes de juin 2009.
Clin d’oeil
Lu ici :
"La liste de la Légion d’honneur du 14 juillet décerne le grade de chevalier à un responsable de Surcouf…" (la suite est à lire… coïncidence!).
Discussions entre des anglo-catholiques et le Vatican
Daniel Hamiche évoque des négociations entre des dissidents de l’Église d’Angleterre, dite Église anglicane, et Rome :
"Rentrer dans l’Église catholique c’est la décision qu’ont prise un nombre non négligeable d’anglo-catholiques de l’Église d’Angleterre dont le porte-parole, est Andrew Burnham, évêque de Ebbsfleet. […] Cet évêque et au moins d’un de ses confrères, Keith Newton, évêque de Richborough, tous deux de la province ecclésiastique de Cabtorbéry, étaient à Rome, peu de jours avant la tenue du synode général, pour des entretiens secrets avec le cardinal Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, et le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, entretiens qui se sont déroulés à l’insu de Rowan Williams [Primat anglican] mais aussi de la Conférence des évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles…
Il ne s’agissait de rien d’autre que de sonder les intentions de Rome et de discuter des modalités concrètes d’un retour “en masse” d’anglo-catholiques au sein de l’Église, notamment en matière liturgique – même si beaucoup d’anglo-catholiques pratiquent la liturgie tridentine. Andrew Burnham et Keith Newton sont ce qu’on appelle dans l’Église d’Angleterre des « flying bishops », des évêques volants ! Leur titre exact est « provincial episcopal visitor » (PEV), une fonction créée en 1994 par l’Église d’Angleterre, avec un « code of practice » (un guide pratique définissant les modalités) pour satisfaire aux exigences et aux besoins pastoraux des paroisses qui se refusaient à recevoir le ministère des femmes prêtres et même celui d’évêques diocésains qui en avaient ordonnées ou n’étaient pas opposés à ce type d’ordination. […]
Le dossier est difficile – car il s’agit de plus de 100 000 fidèles, de centaines de prêtres et de plusieurs évêques… – mais traité avec soin par Rome et surveillé de près par Benoît XVI. On peut conjecturer que ce dernier ne souhaite pas que se reproduise le “ratage” du premier retour à Rome de prêtres et de fidèles anglicans, en 1992, après que l’Église d’Angleterre eut accepté l’ordination sacerdotale de femmes. Le peu d’empressement – c’est le moins qu’on puisse dire – à les accueillir de la part des évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles et les lamentables liturgies eucharistiques qui leur furent infligées dans les paroisses catholiques découragèrent le plus grand nombre qui fit retour à l’Église d’Angleterre…"
Guillaume Peltier à l’UMP ?
"Guillaume Peltier, chargé auprès de Philippe de Villiers de l’organisation des élections européennes, porte-parole et conseiller politique du président du MPF, va rejoindre l’UMP. Après le FN et le MPF, l’ancien bras droit de Philippe de Villiers veut se recycler dans le parti présidentiel. Il y compte quelques soutiens notamment Brice Hortefeux, le ministre de l’Identité nationale et de l’Immigration."
Addendum : l’intéressé nie ce bruit (cf commentaires).
Des cathophobes à Sydney
Un panel de juges d’une cour fédérale australienne a invalidé les lois interdisant à quiconque de perturber les fidèles participant aux JMJ. Cette décision va permettre notamment à des militants de distribuer des préservatifs et des cintres, symbole des avortements clandestins, lors d’une manifestation prévue samedi prochain en marge de ces JMJ. Les militants cathophobes ont annoncé qu’ils porteraient des T-shirts condamnant le souverain pontife et qu’ils distribueraient des préservatifs et des cintres aux fidèles qui participeront à la procession à travers Sydney.
Sarkozy part à la reconquête de ses militaires en colère
Ainsi titre 24 heures dans un article qui souligne d’un côté les efforts que tente de faire le chef de l’Etat pour se rabibocher avec les militaires et d’un autre les raisons de ce "divorce" parmi lesquelles :
- Le défilé devant Bacahr al-Assad,
- la suppression de 54000 postes,
- l’affaire "Surcouf",
- le drame de Carcassonne,
- l’opposition des valeurs.
Sur ce dernier point, on peut lire :
"C’est sans doute le point central de la discorde. L’hédonisme,
l’individualisme, la passion de la nouveauté, l’attrait de l’argent
font partie de l’image que donne le président français. Il lui est donc
difficile d’appréhender les militaires qui défendent des principes
rigoureusement opposés. Et qui, à leur tour, ne doivent pas comprendre
grand-chose à ce président qui, publiquement, revendique son «droit au
bonheur» alors qu’eux-mêmes ont accepté de sacrifier leur vie.
Dès lors, il faudra plus que de belles paroles pour combler ce fossé".
La « droite » ne défend pas les valeurs
Franck Debié dirige la Fondation pour l’innovation politique, un think tank créé en marge de l’UMP. Il est interrogé dans Le Monde :
"Nous avons gagné la bataille idéologique", s’est récemment réjoui François Fillon. Est-ce si sûr ?
Si la droite française a remporté une bataille, c’est davantage celle des principes que des valeurs. Le travail, l’autorité qu’elle met en avant ne sont pas des valeurs typiquement de droite. En outre, elle s’est beaucoup imprégnée des idées de la gauche au lendemain de Mai 1968. C’est clair sur un sujet comme la famille, où elle a préféré accompagner les évolutions plutôt que de s’y opposer."
Belgique : l’impasse
Le Premier ministre belge Yves Leterme ne croit plus en la possibilité de conclure d’ici à demain une grande réforme des institutions belges pour réconcilier Flamands et francophones. Le président des libéraux flamands, Bart Somers, a déclaré :
"Il est clair pour chacun qu’un accord sur la réforme de l’Etat n’est plus possible pour le 15 juillet. Nous devons voir maintenant ce qu’il faut faire pour l’avenir sans plonger le pays dans le chaos et sans que le gouvernement tombe. C’est lui (Yves Leterme) qui a fait le constat qu’il n’y aurait pas d’accord dans l’immédiat et qu’il fallait maintenant imaginer comment construire l’avenir à moyen et long terme".
Le MNR envisage un rapprochement avec le FN
Nicolas Bay répond à NPI, qui lui demande s’il envisage des rapprochements avec le FN :
"Oui. Le MNR reste un mouvement indépendant mais je pense qu’une coopération peut s’établir. D’autant que le MNR n’est pas — ou n’est plus — un concurrent du Front national, à la fois en raison de son poids électoral devenu très modeste mais aussi et surtout parce qu’il s’inscrit dorénavant dans une démarche résolue de rassemblement."
MJ
L’Union pour la Méditerranée : quoi de concret ?
L’UPM a été lancée hier. Outre les déclarations diplomatiques de façade (soutien à la démocratie, condamnation du terrorisme, etc.), l’UPM s’est engagée sur des objectifs en "projets régionaux concrets" :
- La dépollution de la Méditerranée : la Commission européenne a déjà présenté en mars des projets concrets qui visent à éliminer 80% des sources de pollution d’ici à 2020 et devraient coûter au moins 2 milliards d’euros.
- La construction d’autoroutes maritimes et terrestres pour améliorer la fluidité du commerce entre les deux rives de la Méditerranée.
- Le renforcement de la protection civile.
- La création d’un plan solaire méditerranéen.
- Le développement d’une université euroméditerranéenne, déjà inaugurée en juin à Portoroz (Slovénie).
- Aider au développement des PME.
Que recherche Bachar el-Assad ?
D’Alain Chevalérias dans L’Homme Nouveau :
"le 24 avril, déjà, Haaretz, journal israélien, annonçait l’enclenchement de négociations entre Damas et l’État hébreu. Ces indices et d’autres encore semblent prouver le changement de cap de la politique syrienne. Dans un premier mouvement on ne peut que s’en réjouir. Dans un second temps, néanmoins, on s’interroge sur la crédibilité du retournement du régime syrien. […]
en 1990, déjà, le prédécesseur de Bachar, son père Hafez, avait amorcé un rapprochement avec l’Occident. L’Union soviétique, son pourvoyeur d’armes, s’effondrait et refusait d’effectuer des livraisons à crédit. En outre, le conflit libanais arrivant à son terme grâce aux accords de Taëf, la Syrie se voyait installée par le même Occident et les Arabes dans son rôle de gendarme du Pays des cèdres. Besoin d’armes d’un côté, de s’assurer la reconnaissance sur le long terme de son emprise sur le Liban de l’autre, Hafez Al-Assad voyait la route de Damas passant désormais par Washington. Mais, acculé, le maître de la Syrie savait bien l’entrée dans le camp des États-Unis impossible sans un accord avec Israël. Sans état d’âme, il demanda alors à l’Égypte, en paix avec les Israéliens, de servir d’intermédiaire. […] L’éclatement de la première guerre du Golfe, le 17 janvier 1991, transformant la Syrie en pays de la ligne de front contre l’Irak, permit à Assad de s’éviter l’humiliation d’une reconnaissance d’Israël. […]
Bachar n’a fait que s’inscrire, une fois de plus, dans la continuité de son père car, comme lui en 1990, il se voit acculé. L’Iran, son allié, mène une politique de plus en plus aventureuse en Irak, en Afghanistan et au Liban. […] D’un autre côté, le procès des assassins de Rafic Hariri, l’ancien Premier ministre libanais, apparaît désormais inéluctable. Or, il est de plus en plus certain que le régime syrien ne manquera pas de se voir impliqué. Il ne reste plus à Bachar qu’à négocier sur le terrain politique en jouant son atout, la paix avec Israël.
Demeure un problème de taille. Le régime syrien est une oligarchie tyrannique aux mains d’une secte religieuse, les alaouites, qui représentent environ 16 % de la population, contre 70 % de musulmans sunnites et 13 % de chrétiens. […] dans le cadre d’un rapprochement avec l’Occident, l’abaissement de la garde du régime, au nom de la démocratie, serait suivi d’une montée en puissance d’une population sunnite largement gagnée à l’influence islamiste. Si, par contre, les États-Unis fermaient les yeux sur la nature du régime des Assad, c’est à un accord entre celui-ci et Israël auquel nous pourrions assister, pour un partage du Liban entre les deux pays. En d’autres termes, la paix risque de jouer longtemps l’Arlésienne dans la région."
In Memoriam
23 octobre 1983. 58 parachutistes français trouvent la mort et 15 sont blessés, à Beyrouth dans un attentat-suicide au camion piégé dit attentat du Drakkar :
"La France pleure ses enfants, tombés là-bas au Levant
Nous garderons leur souvenir, comme eux nous voulons bien mourir.
Nos anciens du Liban, nous précèdent en avant,
Vivant pour la même raison, pour la France nous servirons." (paroles et musique)
La Syrie n’est pas concernée par la mort des 58 paras français en 1983
C’est ce qu’affirme l’Elysée! Lisez bien :
"L’Elysée a ainsi qualifié dimanche d’ «erreur historique» le fait
d’imputer à Damas cet attentat. «Le Drakkar, ce n’était pas la Syrie.
La Syrie, c’était l’attentat contre l’ambassadeur de France au Liban
Louis Delamare en 1981. Le Drakkar, c’était l’Iran et le Hezbollah», a
déclaré à la presse une source élyséenne. «C’est une polémique qui n’a
absolument pas lieu d’être», estime-t-on à la présidence de la
République".
Le malaise est quand même présent, surtout que la version officielle de cet attentat a toujours été remise en cause depuis 20 ans par les spécialistes et la familles des victimes (vidéo avec les parents du lieutenant Antoine de la Batie, parrain d’une promotion actuelle d’officiers de l’armée de terre, avec les témoins, des spécialistes, etc.) :
- Le président syrien a toujours été considéré comme impliqué dans l’attentat qui a couté la vie à 58 soldats français au Liban en 1983, jusqu’à l’ère Sarkozy;
- Les anciens des opérations extérieures manifestent contre sa présence à Paris demain pour le défilé;
- Une promotion d’officiers de Coëtquidan qui porte actuellement le nom d’un officier mort dans cet attentat doit défiler demain devant le président syrien.
Si, il y a bien un grand malaise, l’origine réelle de la mort de 58 de nos soldats français que rien ne doit souiller…
L’article se termine ainsi :
"Nombre d’observateurs y ont vu la main de la Syrie, mais aucune preuve
de l’implication des services secrets de Damas n’a jamais été produite".
On comprend mieux cet échappatoire sordide losqu’on visionne cette émission.
L’été, la période idéale pour les annonces impopulaires…
C’est le titre de cet article du Post qui liste :
- le livre blanc sur la défense nationale;
- la baisse de remboursement de certaines maladies longue durée;
- Suppression de postes à l’Education Nationale;
- Suppression de postes dans la fonction publique;
- etc.
Une pratique vieille comme le monde ou comme la République au moins.
Armées : tout va très bien
Le ministre de la Défense a annoncé que la prochaine carte militaire sera publiée avant la fin du mois :
"M. Morin conteste par ailleurs l’existence d’un malaise dans l’armée.
"Je
me rends chaque semaine dans une unité militaire. J’y rencontre des
hommes et des femmes certes dans l’attente de connaître le
redéploiement territorial de nos forces. Mais je vois aussi des soldats
fiers de ce qu’ils font, impatients de savoir quelle sera leur
prochaine mission, quand ils partiront en opération extérieure, avec
quel nouveau matériel", déclare-t-il".
Débat sur les OGM (suite)
Dans L’Homme Nouveau, Alexis Arette répond à un lecteur, suite à l’un de ses articles sur les OGM :
"J’ai été stupéfait d’apprendre, par le courrier des lecteurs du 7 juin 2008, que j’avais soutenu les multinationales des O.G.M. dans mon article intitulé : « L’Écologie de Mammon ». Je me suis donc relu pour faire mon « mea culpa », au cas où il m’eût échappé quelque bêtise ! Mais non. Je persiste dans ce que m’ont appris plus de 60 années d’agriculture, après avoir écrit ceci dont on semble m’accuser :
«Depuis plusieurs années, le maïs O.G.M. est cultivé en France sans qu’on en ait relevé de fâcheux effets sur les animaux consommateurs.»
Le docteur B.P. (78) m’oppose qu’une officine de Caen aurait montré la toxicité du maïs Mosanto. Les éleveurs qui l’utilisent, eux, n’ont rien constaté, et le chroniqueur R. Gaurenne, dans la Revue du Palais de la découverte, donne quelques arguments mesurés en faveur des O.G.M. ! Autant dire que le débat est ouvert, et il ressemble terriblement à celui de la vaccination qui est, elle aussi, une technique à risque. Mais si ce risque a pu entraîner quelques victimes, combien de millions d’enfants seraient morts sans avoir été vaccinés ?
Je vais aggraver mon cas : pour échapper à l’agriculture chimique dont on a dit presque autant de mal que des O.G.M., j’ai pratiqué la culture «biologique» (méthode Lemaire), et j’ai donc un peu d’avance sur les théoriciens en chambre. Je puis donc dire que s’il n’y avait pas une clientèle «aisée» pour acheter les produits «biologiques», elle disparaîtrait car, jusqu’ici, elle n’a pu rivaliser (hélas !) avec les rendements de la détestable culture «chimique» ! Par exemple, quel agrobiologiste a-t-il réussi à dépasser 40 quintaux de maïs grain à l’hectare ? Or, le seuil de rentabilité se situe à partir de 80 quintaux, et dans les Landes on a obtenu des 130 quintaux en culture «chimique» ! Or, même avec ces rendements, près d’un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde ! Qu’en serait-il si nous voulions passer à un mode de culture, idéal certes, mais à ce point réducteur, alors qu’on nous presse d’augmenter la production ?
On estime généralement que les O.G.M. pourraient augmenter la production de 10%, ce n’est pas énorme […]. Mais voilà, nous n’avons pas le temps, et on ne peut laisser mourir de faim l’humanité, sous prétexte que les nouvelles denrées ne sont pas tout à fait conformes à l’idéalité souhaitable. Le choix ? Il est entre la certitude de voir mourir les affamés, et le risque qu’en mangeant ils aient mal à l’estomac. Où est le moindre mal ? Je ne suis pas du tout sûr que les O.G.M., puissent résoudre le problème de la faim dans le monde. Mais comment en éviterait- on l’essai, en l’absence de toute autre immédiate solution face à la prévision d’un milliard de victimes ? L’homme est un être qui adapte sa déchéance."
Pour rappel : notre réflexion.
La mosquée de Créteil construite avec les impôts des Franciliens
Le Conseil régional d’Ile-de-France, sur proposition du groupe socialiste, a décidé de financer la construction de la mosquée de Créteil. Le groupe Front National, qui a voté contre, a pris la décision de déférer ce rapport aux autorités administratives compétentes, en vue de son annulation pure et simple.

