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Aux origines du MFPF : une idéologie raciste et eugéniste (II)

Encore un extrait de l’Homme Nouveau :

"Le grand modèle des fondateurs du Planning familial français reste Margaret Sanger. Cette infirmière américaine, née en 1879, assiste en 1912 à la mort d’une jeune femme qui s’est avortée elle-même. Elle décide alors de lutter pour le contrôle des naissances. En mars 1914, elle lance une revue, intitulée Woman rebel (Femme en révolte). Le sous-titre de la revue exprime toute la philosophie de la jeune femme : «Ni dieux ni maîtres». Deux ans après, elle ouvre une première clinique de contraception, fermée dans les 10 jours par l’autorité publique. Margaret Sanger est condamné à la prison. Après un exil londonien où elle ouvre une nouvelle clinique, elle revient aux États-Unis et crée, en 1923, le premier centre de planning familial.

Profondément rebelle, Margaret Sanger estime que

«le lit du mariage est l’influence la plus délétère de l’ordre social».

Mais, au-delà de cette vision favorable à la sexualité hors mariage, la fondatrice du Planning familial développe une philosophie eugéniste, en écrivant en 1919 dans sa revue :

«Plus de naissances chez les personnes aptes et moins chez les inaptes, voilà le but principal du contrôle des naissances».

En novembre 1921, la manchette de la revue indique :

«Le contrôle des naissances, pour créer une race de pur-sang !».

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant qu’elle apporte son soutien aux nazis qu’elle reçoit chez elle ou qu’elle publie dans sa revue. Ainsi, en 1933, est publié «La stérilisation eugénique : un besoin urgent» de Ernst Rüdin, directeur de la stérilisation génétique sous Hitler, puis fondateur de la Société nationale-socialiste pour l’hygiène raciale."

Michel Janva

Le Mouvement français du planning familial (I)

L’Homme Nouveau a fait un historique du Mouvement français du planning familial :

"En mars 1956, Marie-Andrée Weill-Hallé et le docteur Pierre Simon fondent un mouvement qu’ils baptisent « Maternité heureuse ». […] Il s’agit de promouvoir le contrôle des naissances. […] Sous couvert de la prise en compte de la santé des femmes, « Maternité heureuse » milite pour contrer la loi de 1920 encore en vigueur et qui « réprime la provocation à l’avortement et la propagande anticonceptionnelle ». […]

C’est en 1947 que le docteur Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé découvre aux États-Unis le mouvement Planned Parenthood fondé par une infirmière américaine, Margaret Sanger. En mars 1955, le docteur Lagroua Weill-Hallé prononce une conférence à l’Institut de France sur la « maternité volontaire ». Le retentissement est énorme et elle reçoit le soutien de plusieurs grands intellectuels. Dans la foulée, elle fonde donc « Maternité heureuse » avec un certain docteur Pierre Simon. Gynécologue, Pierre Simon sera à deux reprises Grand- Maître de la Grande Loge de France (en 1969-1971 et en 1973- 1975). Homme politique, il fonde également, en 1951, avec Charles Hernu le Club des Jacobins. Il rejoint le parti radical en 1967. Toujours à la pointe du la lutte en faveur de la libération sexuelle, lui donnant une caution médicale, il fonde en 1973 l’Institut de formation de recherche et d’études sur la sexualité et le planning familial. […]

En 1960, « Maternité heureuse » devient le Mouvement français pour le planning familial (MFPF). […] Le mouvement se radicalise et entre dans une perspective politique. Le féminisme est clairement revendiqué. Entre 1961 et 1967, le MFPF ouvre illégalement les premiers centres du Planning familial, à Grenoble d’abord puis à Paris. […] Alors que onze propositions de loi successives ont été repoussées en dix ans, la loi Neuwirth qui autorise la contraception est votée le 28 décembre 1967. Dans le calendrier liturgique, c’est le jour des Saints Innocents. Qui est Lucien Neuwirth ? Un homme de gauche ? Absolument pas ! Fidèle du général De Gaulle dès l’époque de la France libre, élu gaulliste sous les étiquettes UNR, UDR et RPR, Lucien Neuwirth n’a pas cessé de batailler pour la contraception avant de lutter pour le droit à l’euthanasie. Cet homme de droite est actuellement membre du Comité consultatif national d’éthique."

Michel Janva

Dernières nouvelles des Scouts d’Europe

Tandis que le commissaire fédéral, Jacques Mougenot, a salué la désignation des deux nouveaux commissaires généraux, Marie-Camille Borde et Edouard Colin, on apprend que les anciens commissaires généraux, qui avaient contesté leur remplacement par le Président de l’AGSE Gwënael Lhuissier devant la justice, ont été déboutés. La décision du Conseil d’Administration du 21 juin était donc légale.

Espérons que l’affaire s’en termine là, que la situation s’apaise et que les camps se déroulent sereinement.

Michel Janva

L’Agriculture : une affaire de technocrates à Bruxelles !

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a parlé des questions européennes et des réformes au sein de son ministère, lors des Rencontres de la modernisation de l’État. Il a déclaré que le ministère de l’Agriculture est le seul ministère dont la politique est européenne depuis 50 ans :

"Depuis le Traité de Rome, nous décidons avec les autres des normes, des orientations politiques et du budget. Tous les problèmes sont locaux, sur le terrain, avec des crises quotidiennes et des hommes et des femmes qui en souffrent. Et toutes les solutions sont à Bruxelles".

Michel Janva (merci à lesloups)

Rebondissement dans l’affaire Perruche : préjudice d’être né

Marie-Noëlle Lallement a obtenu de la Cour de cassation, mardi 8 juillet, le bénéfice d’une indemnisation intégrale de son préjudice après la naissance d’un de ses fils, dont le handicap n’avait pas été détecté pendant la grossesse. Dans un arrêt qui devrait faire jurisprudence, la haute juridiction a estimé que les dispositions de la loi dite "anti-Perruche" du 4 mars 2002, qui exclut tout "préjudice du seul fait de la naissance", ne s’appliquent pas aux enfants nés avant son entrée en vigueur. Cette décision devrait conduire d’autres familles à faire valoir leur droit à réparation. Historique des faits :

  • En 1994, Mme Lallement a accouché de jumeaux, l’un mort-né, l’autre atteint d’une malformation cérébrale gravissime. Pendant sa grossesse, les médecins l’avaient prévenue que l’un de ses enfants n’était pas viable, mais ils n’avaient pas détecté le handicap du second, privant ainsi Mme Lallement de la possibilité de tuer son enfant par avortement.
  • En 2000, la Cour de cassation a accordé une indemnisation personnelle à un enfant né handicapé des suites d’une erreur médicale. Cette décision -l’arrêt Perruche- avait créé une vive polémique, créant le préjudice d’être né.
  • Le 4 mars 2002, le Parlement a mis fin à la jurisprudence Perruche par une loi.
  • En 2003, dans l’affaire Lallemant, la justice a reconnu que le gynécologue et l’échographiste avaient commis des "fautes caractérisées". Mais elle n’a indemnisé les époux Lallement qu’en vertu de leur préjudice moral : la compensation du préjudice découlant du handicap, qui donne lieu aux plus fortes indemnités, est interdite depuis la loi dite anti-Perruche.
  • En 2005 La disposition rétroactive de la loi anti-Perruche a été jugée contraire à la Convention européenne des droits de l’homme, qui a condamné le principe de non-rétroactivité de l’anti-arrêt Perruche.

Aujourd’hui, la Cour estime que toutes les familles dont les enfants sont nés avant l’adoption de la loi, en 2002, pourront demander une réparation intégrale de leur préjudice.

Michel Janva

Le Liban a un gouvernement

Un gouvernement d’union nationale de 30 membres a été formé aujourd’hui au Liban, après la levée des obstacles concernant la répartition des portefeuilles entre la majorité et l’opposition. Comme prévu par l’accord interlibanais de Doha conclu le 21 mai, l’opposition obtient 11 postes contre 16 à la majorité, tandis que 3 doivent être désignés par le président de la République, Michel Sleimane. Ce gouvernement d’union nationale devra mener le pays jusqu’aux prochaines élections législatives de 2009.

Voir ici la liste des ministres, avec leur parti et leur religion. Un vrai gouvernement d’union nationale.

Michel Janva

Turquie : que Sainte-Sophie redevienne une église

Lu sur Orthodoxie :

"Lors d’une conférence de presse dans les bureaux du Parlement européen à Athènes, hier, Chris Spyrou, président du Conseil mondial pour le rétablissement de Sainte Sophie, a lu la lettre qu’il a adressée au premier ministre de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, dans laquelle il lui demande de prendre l’initiative pour que Sainte Sophie ne soit plus un musée, mais redevienne une église.
Une copie de cette lettre a été envoyée au pape Benoit XVI, au secrétaire général de l’ONU,
Ban Ki-moon, au président Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil européen, ainsi qu’à des organisations internationales, des chefs d’Etat et des personnalités du monde entier."

Michel Janva

Attention aux nourrices

Caroline Parmentier raconte dans Présent cette histoire abominable :

"Un bébé de 18 mois a été frappé à mort. Chez sa nourrice. Les faits se sont déroulés à Goussainville (Val-d’Oise). La nourrice était sortie en laissant les enfants qu’elle gardait à son mari et à son fils de 13 ans. Ce qu’elle n’a absolument pas l’autorisation de faire et ce que font à peu près toutes les « assistantes maternelles ». Le fils de la nourrice a commencé à frapper le bébé de 18 mois parce qu’il « refusait d’arrêter de sucer son pouce ». Il a reconnu lui avoir donné des gifles et des coups de pied. L’enfant est mort quatre jours plus tard à l’hôpital. Voilà les « dégâts collatéraux » d’un système où l’on dépense beaucoup plus d’argent dans des systèmes de garde antinaturels que pour donner un véritable choix financier aux mères qui souhaitent garder leurs enfants.

D’autres exemples le montrent : le statut d’assistance maternelle agréée n’est en aucun cas une garantie sûre notamment en matière de conjoint ou de progéniture de ladite nourrice. La demande est telle aujourd’hui pour les gardes d’enfants que certains responsables de crèche familiale (système de nourrices dépendant de la mairie) disent ne pas pouvoir être trop « regardants » (sic). Avoir un conjoint alcoolique au dernier degré ou un fils déjà inquiété pour attouchement sur mineurs ne sont pas des éléments rédhibitoires pour garder aujourd’hui des enfants. Deux cas vécus. En région parisienne."

Michel Janva

La burqa incompatible avec la nationalité française

Une Marocaine de 32 ans, mariée à un Français et mère de 3 enfants nés en France, vient de se voir refuser la nationalité au motif qu’elle

"a adopté, au nom d’une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment le principe d’égalité des sexes".

Jusqu’à présent, seules des personnes jugées proches de mouvements fondamentalistes ou ayant publiquement tenu des propos relevant de l’islam radical se sont vu refuser la nationalité française. Dans ce cas, ce sont la tenue vestimentaire et la vie privée qui sont mises en avant pour confirmer ce refus. Le commissaire du gouvernement a indiqué que cette femme s’est présentée

"recouverte du vêtement des femmes de la péninsule arabique, longue robe tombant jusqu’aux pieds, voile masquant les cheveux, le front et le menton et une pièce de tissu masquant le visage et ne laissant voir les yeux que par une fente".

Le couple reconnaît son appartenance au salafisme. La femme a affirmé qu’elle n’était pas voilée quand elle vivait au Maroc et a indiqué

"qu’elle n’a adopté ce costume qu’après son arrivée en France à la demande de son mari et qu’elle le porte plus par habitude que par conviction". "D’après ses propres déclarations, elle mène une vie presque recluse et retranchée de la société française. Elle n’a aucune idée sur la laïcité ou le droit de vote. Elle vit dans la soumission totale aux hommes de sa famille."

Même pas à "un" homme, "aux hommes" ! Ces déclarations sont

"révélatrices de l’absence d’adhésion à certaines valeurs fondamentales de la société française".

Le Monde estime (s’inquiète ?) :

"le Conseil d’Etat, dans un arrêt du 27 juin, a pris en compte le niveau de pratique religieuse pour se prononcer sur la capacité d’assimilation d’une personne étrangère"

Or, il ne s’agit pas de pratique religieuse (prières quotidiennes, pèlerinage à La Mecque…), mais d’une pratique socio-politique, voire d’une pure provocation. Preuve en est du non-port de la burqa au Maroc. Le Conseil d’Etat a eu raison et, si l’Etat n’a pas à prendre position sur des critères religieux, il doit le faire sur des critères sociaux-politiques, au nom du bien commun.

Michel Janva (merci à SP)

Le Livre Blanc des Affaires étrangères

Pendant diplomatique du livre blanc de la défense, le livre blanc sur la politique étrangère et européenne, qui sera remis ce matin à Bernard Kouchner, préconise une hiérarchisation des postes diplomatiques en fonction de l’importance du pays et de la région où ils sont implantés. Ce document est le fruit des travaux d’une commission d’une quarantaine de membres présidée par Alain Juppé et Louis Schweitzer.

Dans des capitales de moindre importance, l’amabassae sera réduite, voire un seul diplomate sera présent. Surtout, le livre blanc envisage une petite révolution avec la création d’«ambassades ré­gionales». Il s’agirait d’attribuer à certains postes (comme le Guatemala pour l’Amérique centrale) des fonctions d’animation politique et de soutien logistique dont seraient déchargés les petits postes envi­ronnants qui se recentreraient sur l’influence.

Le livre blanc souligne également qu’un «effort de rationa­lisation» devra être mené concernant une vingtaine de grosses ambassades dont les budgets excèdent 5 millions d’euros par an.

Michel Janva

Patron de l’Europe

Aujourd’hui, l’Eglise fête Saint Benoît, patron de l’Europe, Père des moines d’Occident :

B "Benoît naquit dans une petite ville des montagnes de l’Ombrie, d’une des plus illustres familles de ce pays. Le Pape saint Grégoire assure que le nom de Benoît lui fut providentiellement donné comme gage des bénédictions célestes dont il devait être comblé. Craignant la contagion du monde, il résolut, à l’âge de quatorze ans, de s’enfuir dans un désert pour s’abandonner entièrement au service de Dieu. Il parvint au désert de Subiaco, à quarante milles de Rome, sans savoir comment il y subsisterait; mais Dieu y pourvut par le moyen d’un pieux moine nommé Romain, qui se chargea de lui faire parvenir sa frugale provision de chaque jour.

Le jeune solitaire excita bientôt par sa vertu la rage de Satan; celui-ci apparut sous la forme d’un merle et l’obséda d’une si terrible tentation de la chair, que Benoît fut un instant porté à abandonner sa retraite; mais, la grâce prenant le dessus, il chassa le démon d’un signe de la Croix et alla se rouler nu sur un buisson d’épines, tout près de sa grotte sauvage. Le sang qu’il versa affaiblit son corps et guérit son âme pour toujours. Le buisson s’est changé en un rosier qu’on voit encore aujourd’hui: de ce buisson, de ce rosier est sorti l’arbre immense de l’Ordre bénédictin, qui a couvert le monde. Les combats de Benoît n’étaient point finis. Des moines du voisinage l’avaient choisi pour maître malgré lui; bientôt ils cherchèrent à se débarrasser de lui par le poison; le saint bénit la coupe, qui se brisa, à la grande confusion des coupables.

Cependant il était dans l’ordre de la Providence que Benoît devînt le Père d’un grand peuple de moines, et il ne put se soustraire à cette mission; de nombreux monastères se fondèrent sous sa direction, se multiplièrent bientôt par toute l’Europe et devinrent une pépinière inépuisable d’évêques, de papes et de saints."

Michel Janva

L’affichage du ticket horodateur n’est pas obligatoire

Lu dans Le Parisien :

"C’est une véritable petite bombe juridique que s’apprête à lâcher l’association 40 Millions d’automobilistes […] Le 30 mai, […] la juridiction de proximité de Versailles a accordé la relaxe d’une automobiliste « contrevenante » défendue par l’association et poursuivie pour le non-paiement d’une trentaine de PV de stationnement […]. Le juge, face aux arguments avancés, n’a eu d’autre solution que de conclure à l’abandon des poursuites, reconnaissant que «l’élément légal de l’infraction n’est pas constitué».

«Dans un Etat de droit, seul un texte fonde les poursuites et détermine les peines, explique Rémy Josseaume, président de la commission juridique de 40 Millions d’automobilistes. C’est la règle telle que décrite dans l’article 111-3 du Code pénal. Or, dans le cas précis de notre adhérente, nous avons découvert qu’aucun texte du Code de la route, aucun article du Code pénal et aucun arrêté municipal en France n’impose à un automobiliste d’afficher son ticket horodateur. On doit régler le stationnement là où il est payant, mais le fait de ne pas afficher son ticket n’est pas une preuve du non-paiement.»

Problème : les fonctionnaires chargés du stationnement verbalisent systématiquement toutes les infractions au stationnement payant sur le seul et unique motif de «non-affichage du ticket horodateur». La mention est d’ailleurs inscrite, à la main ou dans certains cas en cochant une case prévue à cet effet, sur le volet du papillon de la contravention laissé sur le pare-brise des voitures jugées en infraction. Avec plus de 7 millions de contraventions délivrées chaque année en France (le parc d’horodateurs s’élève à 35 000 machines environ dont 14 000 pour la seule ville de Paris), ce sont donc plusieurs centaines de milliers de PV encore non acquittés qui peuvent profiter aujourd’hui de cette jurisprudence."

Michel Janva

Le Saint-Siège victime de la crise du dollar

Mgr Velasio De Paolis, président de la Préfecture des affaires économiques du Saint-Siège, explique le déficit dans La Croix :

"La première raison, c’est la baisse du dollar par rapport à l’euro. Nous effectuons l’essentiel de nos investissements en dollars, et nous payons la quasi-totalité de nos dépenses en euros. La conjoncture internationale a donc provoqué une crise financière. Ainsi, le solde du secteur financier, qui, pour les comptes 2006, avait clos avec un excédent confortable de 13,7 millions d’euros, enregistre un solde positif de seulement 1,4 million d’euros. Ce manque à gagner de 12 millions d’euros explique principalement le solde négatif que nous avons, globalement, de 9 millions. Les investissements en dollars ne se sont pas révélés être une bonne chose pour nous. Je pense que nous devrons en tenir compte pour les prochaines années et changer nos manières de faire. […] Ainsi, la contribution de l’Église des États-Unis est l’une des plus importantes (28 %) et, évidemment, la mauvaise évolution du taux de change dollar-euro ne nous a pas été favorable.

L’autre raison majeure est la charge financière des moyens de communication, qui pèse lourdement sur le budget du Saint-Siège. Principalement le quotidien L’Osservatore Romano et surtout Radio Vatican. Dire cela est uniquement un constat à partir des chiffres. Il s’agit d’argent mis au service de l’évangélisation, et d’un instrument pour que la doctrine de l’Église soit bien comprise à travers le monde. C’est le problème du message de l’Église, et ce poste n’a pas à dégager du profit. C’est un choix pastoral, et il ne nous appartient pas de le remettre en cause ni d’en juger l’efficacité. Le Gouvernorat de la Cité du Vatican, pour l’administration du territoire stricto sensu, a été mis à contribution et a couvert la moitié du déficit de Radio Vatican (12,2 millions d’euros). Cela a été rendu possible grâce aux excellents résultats des Musées du Vatican, qui ont enregistré un nouveau record avec 4,3 millions de visiteurs en 2007."

Michel Janva

Les députés ont-ils la liberté de vote ?

Une dizaine de députés UMP s’apprêtent à voter contre la réforme des institutions lors de la réunion du Parlement en Congrès à Versailles, le 21 juillet. : les UMP Henri Cuq, Guy Geoffroy, François Goulard, Jean-Pierre Grand, Jacques Le Guen, les CNI Gilles Bourdouleix et Christian Vanneste ainsi que Jacques Myard, Bernard Debré et Lionnel Luca. Jean Bardet, André Flajolet et André Wojciechowski n’ont pas définitivement arrêté leur choix. Hervé de Charette, Georges Tron et Hervé Mariton pourraient s’abstenir.

Mais voilà : plusieurs députés ont affirmé qu’ils avaient reçu un coup de téléphone du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, et d’autres qu’ils avaient rendez-vous, vendredi, avec le président Nicolas Sarkozy à l’Elysée.

Michel Janva

La défaite nationale du 14 juillet 2008

Communiqué de Bernard Antony :

"Ce 14 juillet 2008, l’armée française sera contrainte par Nicolas Sarkozy de défiler devant les dictateurs Bouteflicka et Bachar el Assad et de leur présenter les armes en passant devant la tribune du déshonneur. Ainsi ce 14 juillet ne sera pas un jour de fête nationale mais pour tous les patriotes français et aussi pour les patriotes libanais qui nous sont chers un jour hélas de défaite nationale.

Chrétienté-Solidarité lance un appel pour que partout, selon toutes les formes possibles, soit fait mémoire des immenses massacres, des tortures et des enlèvements perpétrés en Algérie par le FLN de Mr Bouteflicka qui ne manifeste aucune repentance.

Mémoire doit être faite aussi de nos paras du Drakkar et de nos diplomates assassinés au Liban et des milliers de libanais enlevés, torturés, disparus dans les lieux d’enfer du régime alaouite syrien.

Chrétienté-Solidarité souhaite que se répercute par tous les canaux possibles la directive de ne pas assister au défilé parisien ou de se joindre alors aux manifestations de deuil des associations représentant les victimes des terreurs algériennes ou syriennes. Chrétienté-Solidarité souhaite que partout où cela sera possible les intentions de prière des messes du 13 juillet aillent aux victimes de régimes dont rien n’imposait d’honorer les dirigeants non repentis."

Michel Janva

La Banque Mondiale fait la propagande de la culture de mort

La Banque mondiale a appelé aujourd’hui à donner aux femmes des pays pauvres un meilleur accès à la contraception et à l’éducation pour contribuer à réduire le nombre de grossesses :

"Chaque année ont lieu dans les pays pauvres, 51 millions de grossesses non voulues [le bébé serait arrivé comme par magie : c’est le nouveau mythe de la cigogne ! NDMJ] chez des femmes n’utilisant pas de moyens de contraception. L’éducation des filles et des femmes est tout aussi importante pour réduire à long terme le taux de natalité que la promotion de la contraception et du planning familial".

Demain, c’est la journée mondiale de la population. Il faut comprendre : la journée mondiale pour la réduction de la population.

Michel Janva

14 juillet : la colère gronde

La rupture entre les politiques et les militaires pourrait se matérialiser par une "fête nationale anticipée" de protestation de militaires de réserve et à la retraite.

"Ces militaires entendent protester contre la présence au défilé militaire du 14 juillet du président syrien Bachar Al-Assad, auquel ils seront obligés de rendre les honneurs."

Les protestataires veulent déposer une gerbe sur la tombe du soldat inconnu, notamment à la mémoire de ces paras.

Et pour le défilé du 14 juillet, des incidents ne sont pas à exclure. Des anciens soldats des opérations extérieures (OPEX) ont comme projet d’arborer, en signe de protestation, un brassard noir. Et des militaires, qui doivent participer au défilé, envisagent de faire un geste de mécontentement.

Michel Janva

Anciens d’Algérie : la démagogie de Nicolas Sarkozy

Dans une lettre ouverte au Président Sarkozy, le Comité national pour le rétablissement de la vérité historique sur l’Algérie Française écrit :

"En avril 2007, vous nous avez affirmé par écrit :

«C’est plus qu’un engagement, ce sera un honneur de défendre votre cause.».

Nous avons, aujourd’hui, la pénible impression que, depuis votre élection, le sens de l’honneur vous a, parfois, fait défaut, notamment lorsqu’en Algérie, vous êtes allé vous recueillir au monument des « martyrs algériens » en oubliant les centaines de milliers de morts français, ou lorsque vous avez évoqué les « crimes » de la colonisation française. Il en sera de même, et nous le regrettons, ce 14 juillet prochain, où vous serez accompagné lors des cérémonies officielles de l’actuel Président algérien qui n’est autre qu’un ancien terroriste ruisselant de sang, et notamment de sang français.

Vous nous aviez aussi affirmé :

«Je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre des Harkis et d’autres milliers de musulmans français qui lui avaient fait confiance afin que l’oubli ne les assassine pas une seconde fois.».

Croyez-vous, Monsieur le Président de la République, que les Harkis survivants – et même les morts, s’ils vous voient d’outre-tombe – seraient heureux de découvrir l’un de leurs assassins à vos côtés ? […]

«Je souhaite que les victimes françaises innocentes de cette guerre, jusqu’à l’indépendance, et je pense tout particulièrement aux victimes du 26 mars, se voient reconnaître la qualité de « morts pour la France » et que leurs noms figurent sur une stèle officielle afin que personne n’oublie ces épisodes douloureux.».

Qu’avons-nous vu se développer depuis ? […] Vous nous avez écrit, et nous y avons été très sensibles :

«Il n’est pas question que le 19 mars soit une date officielle de commémoration. […]».

Pourtant, Monsieur le Président de la République, les maires de France, en grande majorité, donnent aux rues ou leurs places de leurs villes la date de ce cessez-le-feu qui, vous l’écrivez vous-même, n’a pas été respecté, souvent en y ajoutant la mention « fin de la guerre d’Algérie », ce qui est illégal car nul ne peut afficher publiquement ce qui est contraire à la loi et la loi N°74 – 1044 du 9 décembre 1974 fixe la fin des combats en Algérie au 1er juillet 1962 ! D’autre part, comment tolérez-vous, après un engagement aussi ferme, de voir vos Préfets et Sous-préfets de région, et autres Autorités locales, assister, comme ils l’ont toujours fait, aux cérémonies organisées le 19 mars, même si celles-ci ne sont pas officielles !

Vous nous aviez écrit, Monsieur le Président de la République […] :

« Mon premier engagement est de ne jamais sombrer dans la démagogie de « la repentance ». […]».

Ne croyez-vous pas que vos discours d’Alger et de Constantine sont allés à l’encontre de vos engagements envers nous ?"

Abdelaziz Bouteflika sera présent aux côtés du Président Sarkozy lors du défilé du 14 juillet.

Michel Janva

« Culture de mort » : suite

Jeanne Smits répond à Georges Dillinger :

"« Culture de mort » : cela voulait dire, me semble-t-il, dans l’esprit de Jean-Paul II, la recherche de la mort pour elle-même, le patient labourage dont elle est le fruit amer, la mise en mouvement des lois et des volontés pour rendre son emprise toujours plus universelle. Mort des hommes et mort des enfants à naître, mort des intelligences et mort des âmes, de la mort de l’innocence cultivée par l’école jusqu’à la mort des plus faibles organisée et projetée par les plus officiels des textes « bioéthiques ». C’est la mort de la culture elle-même, par l’assassinat de la beauté, du sens du bien et du mal, de la vérité même – et de Dieu.

Loin d’un glissement sémantique qu’il faudrait déplorer, j’y vois la description sans appel d’un monde où, non seulement l’on méprise les lois de la bonté et de l’être, chose somme toute banale, mais où la cité elle-même s’organise en vue d’obtenir toujours plus de mort.

Bien sûr Dieu n’est pas mort, ni la vérité, ni la justice, et encore moins la miséricorde qui seule peut mettre une limite à ce mal. Mais qui dit « culture », ne dit pas culture bonne ou utile, ni même culture réussie. On peut cultiver son jardin, et n’aboutir à rien."

MJ

Nouveau camouflet de Sarkozy envers l’armée

Tous les ans, le ministre de la Défense organise une garden-party le 13 juillet au soir dans les jardins de son ministère à l’hôtel de Brienne, en l’honneur des unités militaires qui défileront le lendemain. Tous les ans, le président de la République vient s’associer à cet hommage et prononce un petit discours. De 1995 à 2006, Jacques Chirac n’y a jamais manqué. L’an dernier, Nicolas Sarkozy n’a pas dérogé à cet aimable devoir.

Mais cette année, il ne viendra pas. La version donnée par l’Élysée aux services de la défense invoque un problème d’emploi du temps. Il n’a pas de temps à perdre avec des "amateurs".

Michel Janva

Sarkozy veut ressusciter un traité mort

Nicolas Sarkozy espère trouver une solution au non irlandais soit en octobre soit en décembre. Il est hors de question de rénégocier le Traité :

"Il n’y aura pas de nouvelle conférence institutionnelle".

Il s’agit «à la fois de ne pas brusquer nos amis irlandais et à la fois de savoir avec quel traité nous allons organiser les élections européennes de 2009». Pas question non plus d’une Europe à deux vitesses, sans certains pays.

MJ

Les « amateurs » sautent sur la Concorde

7 parachutistes ont réalisé une première jeudi lors d’une répétition du défilé du 14 juillet, en atterrissant place de la Concorde au coeur de Paris. Après s’être élancés d’un hélicoptère Puma positionné à 1.000 mètres du sol non loin de la Tour Eiffel, ces sept parachutistes se sont posés 3 minutes 30 plus tard au pied de la tribune présidentielle. Si la météo le permet, ils renouvelleront ce saut le 14 juillet sous les yeux d’une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement et de millions de téléspectateurs, en clôture du traditionnel défilé militaire.

Michel Janva

Chine : Sarkozy reste ferme

Nicolas Sarkozy a indiqué que personne ne pouvait lui interdire de rencontrer un prix Nobel comme le dalaï lama, et qu’il "communiquerait le moment venu" sur une éventuelle rencontre avec lui :

"ce n’est pas à la Chine de fixer mon agenda ni mes rendez vous. Il y a des choses que la Chine ne doit pas dire aux pays européens et notamment à la France.

Michel Janva

Ségolène Royal est une femme comme les autres

Suite du feuilleton de Madame Royal, après le cambriolage de son appartement : ce matin, elle a avouée être "suivie" ou "écouté". L’UMP a réagi, par l’entremise de son porte-parole, Frédéric Lefebvre :

"Madame Royal a vécu, comme des centaines de milliers de Français un cambriolage. Pour elle, comme pour les autres, le sentiment bien compréhensible de viol de l’intimité peut être traumatisant. Comme pour toutes les victimes qui sont traumatisées, Madame Royal devrait avoir droit à une aide psychologique."

MJ (merci à AC)

Nouvelles profanations dans un cimetière catholique

Un lecteur m’informe :

"Entre le 5 et le 7 juillet 2008, une trentaine de sépultures du cimetière catholique de Boiscommun [Loiret] fait l’objet de dégradations. Des décorations et plaques mortuaires ainsi que des crucifix sont brisés. […] Le 9 juillet 2008, deux mineurs sont interpellés et reconnaissent avoir participé avec quatorze autres à une soirée alcoolisée dans le cimetière et commis l’ensemble des dégradations."

MJ

Pardonner à ses ennemis

On ne peut pas passer sous silence ces propos d’Ingrid Betancourt dans La Croix :

"C’est très difficile d’aimer son ennemi. On ne peut pas aimer quelqu’un qui vous fait autant de mal. Mais je trouvais dans le Christ une espèce de tremplin. Je disais : ‘Je le déteste mais pour toi je vais arrêter de dire que je le déteste‘. Et le fait de ne pas mettre ce mot de haine dans ma bouche était un grand apaisement. Je me souviens très bien de ce commandant, je le revois, alors qu’il avait été si cruel, si abominable : il s’asseyait devant moi, et je pouvais lui sourire. Je pense que j’ai réussi à pardonner véritablement. A mes geôliers, oui, mais pas seulement. On doit pardonner aux compagnons qui de temps en temps ont eu des moments difficiles, à ces amis qui ne se sont pas rappelés de vous, ces gens sur qui vous comptiez et qui vous ont fait défaut, ces personnes que vous aimiez et que vous avez entendu dire des horreurs comme : ‘Si elle a été prise en otage, c’est qu’elle l’a cherché’ (…). Il y a beaucoup de choses à pardonner".

Face à la violence,

"il y a deux chemins. Soit on se laisse enlaidir, on devient aigre, hargneux, vindicatif, on laisse son cœur se remplir de rancune. Soit on choisit l’autre chemin, celui que Jésus nous a montré. Il nous demande : «Béni ton ennemi». A chaque fois que je lisais la Bible, je sentais que ces mots s’adressaient à moi, comme s’Il était en face de moi, qu’Il savait ce qu’il fallait me dire. Et cela m’arrivait droit au cœur".

Ingrid Betancourt doit se rendre demain et après-demain en pèlerinage à Lourdes.

Michel Janva

Quelle réponse la FSSPX a-t-elle faite à Rome ?

Lu dans Valeurs Actuelles :

"Des cinq conditions qui avaient été posées à Mgr Bernard Fellay, supérieur de la Fraternité Saint-Pie-X, par Mgr Darió Castrillón Hoyos, président de la commission Ecclesia Dei, chargée de gérer les rapports entre le Vatican et les traditionalistes, lors de leur rencontre au siège de celle-ci, à Rome, le 4 juin, l’évêque en rupture de ban en a d’ores et déjà rempli une : contrairement à son habitude de prendre tout son temps, il a répondu dans les délais impartis, c’est-à-dire avant le 30 juin. La teneur de sa réponse, transmise au pape, n’est pas connue à ce jour. Mais, contre toute attente, il se murmure que Rome aurait été plutôt satisfait de son contenu."

Michel Janva

Référendum sur l’adhésion de la Turquie : suite

L’Assemblée nationale a adopté cette nuit le compromis sur la ratification d’une éventuelle adhésion de la Turquie à l’Union européenne, dans le cadre du projet de loi sur la réforme des institutions. En vertu de l’amendement 304, le référendum sera la règle sur les nouvelles adhésions à l’Union européenne, sauf si les trois cinquièmes des députés et sénateurs demandent au chef de l’Etat de passer par la voie parlementaire.

Michel Janva

Le Vatican en bénéfice, le Saint-Siège en déficit

Le bilan financier du Saint-Siège pour l’année 2007 affiche un déficit de 9 millions d’euros. Les recettes atteignent 236.737.207 euros et les dépenses 245.805.167. Ce déficit survient après des résultats positifs pour un montant global de 15.206.587 euros les trois derniers exercices (2004, 2005 et 2006).

Le bilan du gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican pour 2007 affiche cependant un bénéfice de 6,7 millions d’euros. L’an dernier, le bénéfice était de 21,8 millions d’euros. Le bilan économique de la Cité du Vatican, avec ses musées et ses services propres comme toute ville (de la pharmacie au supermarché) est indépendant de celui du Saint-Siège.

Le Saint-Siège, lui, ne vit que des dons des diocèses, des congrégations religieuses et des fidèles. Il assure des services qui ne génèrent que des frais. En 2007, 2.748 personnes (44 de plus qu’en 2006) travaillaient à la curie romaine, dont 778 ecclésiastiques, 333 religieux et 1.637 laïcs (dont 425 femmes). Il y avait 929 retraités. Le budget du Saint-Siège comprend également les frais des nonciatures apostoliques et des représentations pontificales.

Etant donné que le déficit le plus important du bilan est celui de Radio Vatican, le gouvernorat de la Cité du Vatican s’est engagé à soutenir ces coûts, en contribuant à couvrir la moitié du déficit (12,2 millions d’euros). Un déficit est également enregistré par « L’Osservatore Romano » mais certains médias du Saint-Siège commencent à enregistrer des bénéfices, comme la typographie vaticane (un million d’euros), le Centre de télévision du Vatican (458.754 euros) et la Librairie éditrice du Vatican (1,6 million d’euros).

Michel Janva

« Il est important que les évêques soient des témoins et des maîtres de sainteté »

Lors de l’ordination épiscopale de Mgr Vacchelli, secrétaire adjoint de la congrégation pour l’Evangélisation des Peuples et président des Œuvres pontificales missionnaires, et de Mgr Auza, nonce apostolique en Haïti, le 3 juillet en la Basilique Saint-Pierre, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat, a déclaré :

"En accomplissant des tâches différentes, chers ordinands, vous partagerez le même désir missionnaire qui anime l’Eglise. C’est une mission qui requiert de chaque Pasteur avant tout une tension constante vers la sainteté. Spécialement à notre époque, il est important que les évêques soient des témoins et des maîtres de sainteté, capables de transmettre fidèlement, par leur exemple et par leurs paroles, ces vérités qui éclairent le cœur de l’homme, et le conduisent vers la vie éternelle".

Enfin, le cardinal a recommandé aux nouveaux évêques d’exercer leur ministère épiscopal

"en communion avec tous les autres évêques (…), dans la communion et dans la soumission avec le Successeur de Pierre qui est « le garant de l’unité » (…). C’est seulement ainsi que vous exercerez un service authentique en vue de la sainteté de l’Eglise".

Michel Janva