Redevenir chrétien
Benoît XVI a ouvert le Carême par un appel aux fidèles à "redevenir" chrétiens en "acceptant librement de dépendre de Dieu" :
"L’être humain n’est pas l’architecte de son propre destin, [la conversion pour un chrétien, c’est] accepter librement de dépendre de Dieu".
Le pape doit ce soir célébrer la liturgie du Mercredi des Cendres dans une église romaine sur la colline de l’Aventin. Dimanche, il commencera avec tous les membres de la Curie une semaine d’exercices spirituels durant laquelle ses audiences seront suspendues.
Jacques Trémolet de Villers sur Moralement Correct
Me Trémolet consacre sa chronique dans Présent de demain au dernier livre de Jean Sevillia. Extrait :
Jean Sevillia ne se trompe pas quand il analyse avec sévérité l’ampleur de la domination du moralement correct.
Cette morale, d’autant plus tyrannique qu’elle est inversée, envahit le champ de la vie quotidienne [On reconnaît l’antimoralité décrite par Benoît XVI, NDHV]. […]
C’est la peur qui est le moteur essentiel de cette domination.
Or, comme me le disait en son temps Annie Kriegel : "C’est bien étrange cette peur ! En 1941, on risquait la mort, la déportation, la torture, et nous n’avions pas peur. Aujourd’hui, que risque-t-on ? que l’on dise du mal de vous à la radio ou à la télévision, dans les journaux ?
Les méfaits de la télévision
[U]ne forte exposition à la télévision pendant l’enfance accroît les risques d’autisme, de déficience visuelle et d’obésité.
[L’étude] montre également que la probabilité de développer la maladie d’Alzheimer augmente avec chaque heure supplémentaire passée devant la télévision par les 20-60 ans.
Et encore, ce ne sont là que des effets physiques.
Liberté scolaire : ce qui se joue jeudi
Jeudi est présenté en deuxième lecture à l’Assemblée nationale un projet de loi sur la protection de l’enfance, qui inclut des dispositions restreignant la liberté d’instruction à domicile. Ces restrictions sont inquiétantes non seulement en elles-mêmes, mais en ce qu’elles pourraient bien être un ballon d’essai avant de nouvelles offensives contre la liberté scolaire.
1. A l’origine de l’offensive : le rapport Fenech (décembre 2006)
La commission parlementaire chargée de la lutte contre les sectes a remis en décembre un rapport s’en prenant à l’instruction à domicile. 
Le président de cette commission, Georges Fenech (UMP, photo), avait mis en cause le principe même de cette liberté (et, par implication, la liberté scolaire elle-même) :
L’Ecole de la République, c’est quand même là qu’on devient citoyen. Pourquoi, finalement, prive-t-on ces enfants [instruits à domicile, NDSB] de cette chance de devenir citoyens dans une société normale ?
Christian Vanneste, membre de la commission, a refusé d’approuver le rapport, déclarant notamment :
Je crains fort une volonté de réduire la souveraineté des parents sur l’éducation de leurs enfants. C’est l’instruction à domicile qui est visée […].
2. Amendements à l’Assemblée nationale et au Sénat (janvier-février 2007)
Le rapport a débouché en janvier sur la soumission de deux amendements au projet de loi sur la protection de l’enfance : l’un, très grave, interdisant l’instruction à domicile sauf dans des cas répertoriés (handicap, etc); l’autre empêchant que l’instruction soit dispensée "au même domicile à plus de deux familles".
Le Ministre de la Famille Philippe Bas (photo) s’est opposé à ces deux amendements – ce qui n’a pas empêché le second d’être adopté.
Il y a une semaine, le Sénat a adopté ce projet de loi – en l’agravant encore, malgré l’opposition du ministre et les efforts du sénateur (MPF) Bernard Seillier : l’amendement Lardeux (UMP ) interdit maintenant l’instruction dispensée à plus d’une famille au même domicile.
3. L’enjeu du deuxième passage à l’Assemblée nationale
Le texte du Sénat, amendement Lardeux inclus, a d’ores et déjà été approuvé par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, et doit être voté jeudi prochain.
Ce texte ferait subir un vrai préjudice aux familles, car, comme le rappelle Jeanne Smits,
…"[a]ujourd’hui, pour échapper à l’école publique ou privée sous contrat […], il n’y a que deux moyens : rejoindre ou fonder une école hors contrat, procédure très contraignante […]; ou bien scolariser son enfant à domicile, le cas échéant en s’associant avec d’autres familles, dans une limite fixée à 19 élèves […]"
Mais au-delà, on peut voir ces restrictions comme un "ballon d’essai" de la part d’opposants résolus à la liberté d’instruction à domi
cile, et au-delà à la liberté scolaire, à gauche et dans une partie de l’UMP. Lors des débats sur l’amendement Lardeux, le sénateur PS Jean-Pierre Michel (photo) ne cachait pas son "hostilité farouche"
"…à un enseignement qui serait dispensé dans le cadre de la famille, même s’il ne s’agit que d’une seule famille."
Autant dire que sans mobilisation, et malgré l’opposition du ministre, ce texte sera adopté (peut-être même agravé par les députés), et un feu vert sera donné à des restrictions plus graves encore.
4. Action proposée
Il paraît possible d’éviter le pire jeudi, pour deux raisons :
-
une fois n’est pas coutume, le ministre plaide contre ces dispositions liberticides agrégées à son projet de loi;
-
la participation au vote de jeudi devrait être faible : la présence des quelques dizaines de députés pro-famille pourrait faire pencher la balance dans le bon sens.
Nous recommandons donc d’écrire courtoisement à ces députés, afin de les sensibiliser à l’importance de leur présence et de leur action en vue du retrait de l’article 22 du projet de loi. On peut notamment appeler leur attention sur le fait que l’instruction à domicile n’est en rien une émanation de mouvements sectaires, mais un droit naturel de la famille, encouragé par le Conseil pontifical pour la Famille, et intrinsèquement lié à la liberté scolaire.
Voici une liste (non exhaustive) de députés qui, par le passé, se sont montrés sensibles aux préoccupations pro-famille et à la liberté scolaire. Nous suggérons de contacter en priorité ceux dont le département est le plus proche du vôtre :
Etienne Blanc (UMP,Ain); Véronique Besse (MPF, Vendée); Christine Boutin (UMP/FRS, Yvelines); Loïc Bouvard (UMP, Morbihan); Bernard Carayon (UMP, Tarn); Charles de Courson (UDF, Marne); Jean-Pierre Decool (app UMP, Nord); Lucien Degauchy (UMP, Oise); André Flajolet (UMP, Pas-de-Calais); Claude Goasguen (UMP, Paris); Louis Guédon (UMP, Vendée); Jean-Claude Guibal (UMP, Alpes-Maritimes); Marc Le Fur (UMP, Côtes-d’Armor); Lionnel Luca (UMP, Alpes-Maritimes); Richard Mallié (UMP, Bouches-du-Rhône); Christian Ménard (UMP, Finistère); Jean-Marc Nesme (UMP, Saône-et-Loire); Etienne Pinte (UMP, Yvelines); Jacques Remiller (UMP, Isère); Jérôme Rivière (UMP/CNI, Alpes-Maritimes); Léon Vachet (UMP, Bouches-du-Rhône); Christian Vanneste (UMP/CNI, Nord).
Le Salon Beige
Les falsificateurs de Bègles
Stéphane Chapin et Bertrand Charpentier, les faux-mariés de Bègles, ont été reconnus coupables par la cour d’appel de Bordeaux de vols, falsifications de chèques et usage, fausse déclaration en vue d’obtenir des prestations familiales et abus de faiblesse. Tous deux sont condamnés à 8 mois de prison avec sursis, et à payer 5000€ de dommages et intérêts à leur victime.
Ils étaient poursuivis pour avoir utilisé le chéquier de leur logeuse octogénaire pour acheter leurs costumes de mariage et des prestations de services diverses, à l’occasion de leur mariage à Bègles en juin 2004.
Sale journée pour le lobby gay.
Jean-Marie Le Pen, la religion et l’islam
Dans un entretien à La Croix, demain, Jean-Marie Le Pen affirme que "les religions remplissent un rôle irremplaçable parce qu’elles apportent un élément de stabilité dans la société".
"le déclin de la pratique religieuse renforce aujourd’hui un matérialisme latent, qui explique sans doute la décadence des comportements sociaux".
Interrogé sur le procès des caricatures du prophète Mahomet publiées dans l’hebdomadaire Charlie hebdo, Le Pen estime que
"l’islam se montre sans doute plus réactif que ne l’est la religion chrétienne quand elle est moquée ou vilipendée. Le monde islamique semble plus craint que ne l’est le monde chrétien. Il est vrai que la religion islamique obéit à un précepte de conquête, ce qui n’est plus le cas de la religion chrétienne. Le dynamisme de l’islam résulte moins de son prosélytisme que de la pression démographique. Il emprunte naturellement le canal religieux car celui-ci bénéficie d’une certaine complaisance ou indulgence. En tout cas, en France, la revendication des mosquées est née avec l’augmentation considérable du nombre des immigrés musulmans, qui sont aujourd’hui environ six millions, dit-on. L’islam est dangereux quand il est dominant".
Alors que le christianisme peut "parfaitement se concevoir dans la séparation de l’Eglise et de l’Etat", Jean-Marie Le Pen affirme que l’islam "dans son essence" a une "immense difficulté (à) séparer les deux domaines". Dès lors, "la laïcité est le moyen de faire respecter la loi commune par toutes les religions". Mais là encore, alors que "certains s’y plient naturellement, ce n’est pas le cas de l’islam, qui devra sans doute être rappelé à l’ordre".
La cour de cassation contre l’adoption pour les gays
La Cour de cassation a interdit mardi à la compagne de la mère naturelle d’un enfant de pouvoir l’adopter, estimant que cette adoption était contraire à "l’intérêt supérieur" de l’enfant. La première chambre civile de la Cour a également estimé que la délégation ou le partage de l’autorité parentale, accordé après l’adoption à la mère naturelle par la mère adoptante, n’était pas non plus possible.
Plusieurs juridictions avaient déjà avalisé ces deux démarches, utilisées par les couples homosexuels pour établir les droits parentaux des deux membres sur les enfants. La démarche consiste dans un premier temps à faire adopter l’enfant par la compagne de la mère naturelle (l’adopion par un ‘célibataire’ étant possible en France), puis, dans un second temps, d’accorder une part de l’autorité parentale à la mère naturelle. Stratégie réduite à néant.
L’objection de conscience pour respecter la loi naturelle
Mgr Elio Sgreccia, président de l’Académie pontificale pour la vie, a estimé que les mariages homosexuels et l’adoption d’enfants par des couples homosexuels "ouvrent un nouveau champ à l’objection de conscience", c’est-à-dire de refus d’appliquer la loi. Le prélat participait à une conférence de presse de présentation d’un colloque sur "l’objection de conscience" organisée au Vatican par l’Académie pontificale pour la vie les 24 et 24 février. L’Eglise, au nom de la défense de la vie humaine "de la conception à la mort naturelle", demande à ses fidèles, médecins, chercheurs ou politiques, d’invoquer l’objection de conscience pour refuser d’appliquer les lois en contradiction avec la "morale naturelle". La question de l’objection de conscience, quoique
"accompagnée de l’amour de la vérité et du respect d’autrui, n’est pas une fuite des responsabilités mais un témoignage constructif. Dans ce domaine de la vie et de la santé se manifestent aujourd’hui de nouveaux cas de figure devant lesquels médecins et corps médical doivent mettre en pratique l’objection".
Mgr Fisher a expliqué :
"Le concept chrétien traditionnel de conscience est une perception naturelle des principes de base de la morale, de leur utilisation face à certains cas, et du jugement à leur appliquer… Pour ce, la conscience doit être bien étayé et bien formée. L’autorité de l’Eglise est celle d’une maîtresse en moral et d’une formatrice informatrice des consciences quant à la transmission des avis du magistère, en harmonie totale avec la foi".
Mgr Lafitte a évoqué le concept de tolérance qui,
"cessant d’être l’expression de la classique vertu de prudence est aussi une vertu pratique, érigée en tolérance idéologique et élevé au rang de vertu théorique. La tolérance idéologique a toujours été liée à un concept individualiste de la conscience morale… Dans le meilleur des cas, les normes reçues par l’autorité morale, par la tradition sociale, par les instructions de l’autorité religieuse sont considérées comme des indications, sans doutes intéressantes, ou opinions qui stimulent la réflexion, mais dans tous les cas ces normes ne compromettent pas le sujet moral".
Madame le Professeur López Barahona a alors rappelé que la personne
"est un être libre qui établit son comportement et forge sa volonté sur une série de principes éthiques et/ou religieux. Le droit à l’objection de conscience se base sur la loyauté à ces principes. Nous avons été témoins d’incessantes concessions faites à la recherche scientifique par les législateurs, concessions qui représentent le contraire d’un raisonnement qui voudrait consacrer la bioéthique comme une protection de la personne, alors qu’il s’agit de la rédaction de nouvelles concessions en faveur de la recherche biomédicale, même quand elle ne tient pas compte de la complète dignité de la vie humaine".
L’Etat veut mettre le grappin sur internet
Le Forum des droits sur l’Internet (FDI) déplore le projet de décret portant création d’une "Commission nationale de déontologie des services de communication au public en ligne", dont l’objectif initial – la protection de l’enfance – tend à être largement dépassé. La Commission devait initialement effectuer "une classification des contenus et des services multimédias mobiles (…) selon des critères partagés avec ce qui se fait déjà pour les jeux vidéo, le cinéma ou la télévision" et proposait la création de pictogrammes ("tous publics", "déconseillé aux moins de 12 ans", etc.). Or, le projet de décret concerne aussi bien "les opérateurs de communications électroniques, fixes ou mobiles" que les fournisseurs d’accès à l’Internet et les hébergeurs de sites Web.
L’Association pour la promotion et la recherche en informatique libre (April) craint que la Commission n’émette des avis relatifs à la presse en ligne ou à la prévention des atteintes au droit d’auteur :
"Fournisseur d’accès à qui l’on demande de procéder à la suspension du contrat d’abonnement d’un internaute qui ne respecte pas certaines recommandations destinées à protéger la propriété intellectuelle, hébergeur qui devra procéder à la suppression de certains contenus choquants publiés sur des blogs, etc. […] La protection de l’enfance est instrumentalisée pour servir des intérêts catégoriels et politiques".
Le décret est aujourd’hui entre les mains de l’Elysée, de Matignon et du ministère de l’industrie et non plus dans celles du ministère de la famille, alors même qu’il visait la protection des mineurs. Jean Pierre Quignaud, de l’Union nationale des associations familiales, dénonce une "dérive" en matière de régulation de l’Internet.
Dans le rapport remis au ministre de la culture, "La presse au défi du numérique", Marc Tessier propose de "mettre en place un encadrement juridique" des sites d’information sous la forme d’un "label ‘information en ligne’" indiquant le respect de "règles précises de déontologie et de contenu". Pour l’association IRIS, le projet de la Commission de déontologie vise à "réglementer et contraindre l’expression publique (…) en échappant (…) aux règles de la démocratie et de l’État de droit".
Comme pour l’interdiction prochaine de l’école à la maison, c’est le critère de la protection de l’enfance qui sert de prétexte à l’instauration d’un Etat totalitaire.
Jean-Paul Huchon, condamné
Le président socialiste de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a été condamné à six mois de prison avec sursis, 60 000€ d’amende et un an de privation de ses droits civiques et civils – c’est-à-dire d’inéligibilité – pour "prise illégale d’intérêt". Il a immédiatement fait appel.
Le plus petit bébé du monde
24,13 centimètres, et à peine 285 grammes. Amilia Sonja Taylor est le plus petit bébé du monde à avoir vu le jour, le 24 octobre dernier après 22 semaines de grossesse seulement. Selon les spécialistes de l’hôpital pour enfants de Miami où elle est venue au monde, aucun bébé n’avait jusqu’à aujourd’hui survécu après une période de gestation inférieure à 23 semaines. Une grossesse ordinaire arrive à terme au bout de 37 à 40 semaines.
Amilia a été placée en couveuse et sous oxygène depuis sa naissance. Elle continuera à être alimentée de manière légère en oxygène et sera placée sous surveillance respiratoire une fois sortie de l’hôpital. Amilia s’apprête désormais à rentrer chez elle. Aujourd’hui, elle pèse deux kilos et mesure plus de 64 centimètres.
Une merveille de la vie.
« Recherche assistante sociale, désespérément »
Commentaire de Laurent Dandrieu sur le passage de Ségolène Royal sur TF1 hier soir:
Plus que les réponses de la candidate, ce sont les questions qui
frappent. Elles semblent toutes se ramener à une problématique unique :
qu’est-ce que l’Etat peut faire pour mon petit cas particulier ? Comme
s’il s’agissait moins d’élire un président de la République que de
recruter une assistante sociale. Ma sœur se drogue : que va faire
l’Etat ? Ma fille est muette : comment comptez-vous y remédier ?
Mgr Grallet, nouvel évêque de Strasbourg
Jean-Pierre Grallet, actuel évêque auxiliaire de Strasbourg, va succéder à Mgr Joseph Doré à la tête du diocèse de Strasbourg. Conformément au concordat encore en vigueur dans cette région, le nom de Mgr Grallet a été donné par le pape au président de la République qui va signer ces jours prochains, dans le secret, un décret de nomination. En vertu du régime concordataire en vigueur en Alsace-Moselle, l’archevêque de Strasbourg est choisi par le pape qui transmet ensuite la bulle papale au ministère français de l’Intérieur et au Conseil d’Etat pour que le président de la République prononce la nomination.
Mgr Grallet, 65 ans, est un franciscain originaire de Meurthe-et-Moselle. Il est évêque auxiliaire de Strasbourg depuis plus de deux ans. Son prédécesseur, en poste depuis octobre 1997, Mgr Doré, 70 ans, a donné sa démission au pape pour raisons de santé.
Ségolène Royal sur TF1 : futilité et ennui
Pour Patrice de Plunkett, la candidate n’a été bonne qu’en émotion, mélange de cynisme et de futilité.
C’est aussi l’avis de Woland, qui dénonce en outre "le fameux "ce n’est pas votre question mais c’est ma réponse" de Marchais à la sauce Segolene ce qui donne "je crois que votre question est…" ".
Selon Le Conservateur, le catalogue "d’incantations incohérentes" a été un monstre d’ennui.
Pour Yves Daoudal, "l’assistante sociale" a offert aux téléspectateurs un festival de démagogie, "d’impudeur et d’impudence".
Islamistes de carnaval
Le Conseil central des musulmans d’Allemagne proteste contre un char du grand défilé de carnaval de lundi à Dusseldorf en Allemagne, et qui représentait des islamistes équipés d’armes et de bombes. Pour Aiman Mazyek, secrétaire général,
"C’est une provocation pour le plaisir de la provocation".
Le char était surmonté de deux islamistes en carton-pâte, brandissant des armes et ceinturés d’explosifs. L’un d’entre eux portait l’inscription "Cliché", l’autre "Réalité". A croire qu’il ne faut représenter ni le "prophète", mais ni ses affidés.
De plus en plus de scènes de torture à la télévision ?
Christian Combaz le dénonçait dans sa chronique TV de Valeurs actuelles; Libération semble le confirmer :
De 1996 à 2001, 102 scènes de torture ont été diffusées aux heures de grande écoute [aux Etats-Unis], et pas moins de 624 de 2002 à 2005. Les bourreaux ne sont plus les méchants, tueurs en série et trafiquants de drogue, mais les gentils, les héros : les patriotes.
PS : un débat et une loi sur l’euthanasie
Ségolène Royal a souhaité ce soir "ouvrir un débat" sur la question de l’euthanasie :
"Je pense qu’il faut avoir le courage d’ouvrir un débat sur cette question-là. J’ai moi-même été confrontée à ce drame terrible. L’un de mes meilleurs amis est décédé dans des souffrances épouvantables. Il s’est accroché à moi, à ses amis en nous demandant de l’aider, ce que l’on ne pouvait pas faire. Je crois que dans le respect des personnes, il faut faire ce qu’ont fait d’autres pays Européens, ouvrir le débat et mettre en place une législation qui permette d’apaiser les souffrances les plus intolérables."
Elle souhaite un débat "en toute démocratie, en toute transparence, avec des débats avec les associations de malades, des associations de médecins". "L’ensemble des parties prenantes sera conduit à venir débattre et le parlement sera saisi d’un texte de loi".
Qui a dit aujourd’hui ?
"Tous ceux qui considèrent le droit à la vie comme un absolu moral ne doivent pas connaître de répit".
18h30 : Bravo à PH (par mail). Il s’agissait de l’ancien ministre de la Justice, Robert Badinter, qui a déclaré aujourd’hui, lors de la réunion du Parlement en Congrès à Versailles pour inscrire l’abolition de la peine de mort dans la Constitution :
"Tant que dans ce monde on pendra, décapitera, empoisonnera, lapidera, suppliciera, tous ceux qui considèrent le droit à la vie comme un absolu moral ne doivent pas connaître de répit (…) La peine de mort est vouée à disparaître de ce monde. Comme la torture, elle est une honte pour l’humanité".
Il a simplement omis de mentionner l’avortement, l’euthanasie, la recherche sur les embryons…
Union civile légalisée dans le New Jersey
Après le Vermont et le Connecticut, le New Jersey est devenu le 3e Etat américain à autoriser l’union civile des couples homosexuels, un dispositif qui leur permet de bénéficier des avantages du mariage, sans l’appellation (à la différence du Massachusetts, qui a ouvert le mariage aux homosexuels). En vertu de cette nouvelle loi, les couples peuvent adopter ou obtenir la garde d’un enfant. La cour suprême du New Jersey avait estimé en octobre que les couples de personnes de même sexe devaient bénéficier des mêmes droits que les hétérosexuels, laissant aux parlementaires le soin de réécrire la législation sur le mariage. Le terme "d’union civile" a finalement été préféré à celui de mariage.
Presse papier contre internet
Dans un rapport intitulé "La presse au défi du numérique" remis au ministre de la Culture, Marc Tessier, ancien président de France Télévisions et actuellement directeur général de Netgem Média Services, estime que les entreprises de presse doivent "faire face simultanément à trois exigences" :
- "moderniser leurs outils et renouveler leurs formats",
- réformer leur système de distribution,
- "étendre leur champ d’action sur de nouveaux supports".
Mais la faible rentabilité des journaux français "obère leur capacité" à réaliser les investissements nécessaires. Aussi,
"Il est important que des coopérations et des rapprochements puissent avoir lieu, qu’ils prennent la forme de projets communs, d’échanges et de participation ou de fusion".
Il déplore également que les aides à la presse (164,5M€ dans le projet de loi de finances pour 2007, plus 161M€ d’aides au transport) "semblent n’avoir qu’un caractère faiblement incitatif pour engager les entreprises de presse dans une démarche d’amélioration de leur rentabilité". Il suggère donc une série de mesures fiscales pour améliorer le sort d’une presse en crise.
Peut-être aussi que l’abandon du politiquement correct et de la pensée unique au sein de la presse papier re-attirerait les lecteurs… Mais cela, le rapport n’en parle pas. Pourtant, tant que les lecteurs trouveront sur le numérique, a fortiori sur les blogs, ce qu’ils ne trouvent pas ou plus dans la presse papier, celle-ci aura du souci à se faire. Autrement dit, le jour où vous lirez dans les grands médias ce que vous lisez aujourd’hui sur le Salon Beige, ce sera ce dernier qui perdra ses lecteurs.
Le CNI soutient Nicolas Sarkozy sans conviction
Lors du Conseil National du CNI, Jean-Michel Jardry a annoncé qu’il mettait fin à sa campagne. Les membres ont ensuite voté pour le candidat qu’ils souhaitaient voir soutenu par leur parti :
"Le résultat est le suivant : Nicolas Sarkozy : 58% ; François Bayrou : 16% ; Philippe de Villiers : 12% ; Jean-Marie le Pen : 5 %, votes blancs et nuls : 9% sur 454 votes exprimés."
Annick du Roscoät, présidente du CNI, a déclaré :
"Ces résultats expriment un soutien de raison sans ralliement enthousiaste. Il appartient à Nicolas Sarkozy de le transformer pour qu’il devienne un «oui de conviction»."
USA : un candidat contre l’avortement
"Le candidat à l’investiture républicaine John McCain [sénateur depuis 1987] a annoncé son souhait de voir renverser le vote Roe vs. Wade de la Cour Suprême des Etats Unis qui, en 1973, légalisa l’avortement. Mr McCain, qui est avec Giuliani [l’ancien maire de New York] l’un des plus sérieux participants à l’investiture républicaine, a subi récemment plusieurs revers du côté des "social conservatives", ou conservateurs sociaux. Ainsi son opposition à l’amendement constitutionnel anti-"mariage gay", auquel il préfère une législation au niveau des états, n’est pas bien vue."
Le sénateur McCain était déjà candidat à la candidature républicaine en 2000 face à G.W. Bush.
Ouverture du lycée musulman de Décines
Le recteur de l’académie de Lyon, Alain Morvan, a déclaré, après l’annonce de l’ouverture d’un collège-lycée musulman à Décines (Rhône) le 5 mars :
"Ce serait vraiment aller très vite en besogne et montrer peu de considération pour la loi que de décider qu’on peut ouvrir. Ce serait un nouvel élément de coup de force qui serait tout à fait préjudiciable pour les élèves. En dehors de tout pression, de toute intimidation, je continuerai à me battre jusqu’à la dernière goutte d’encre".
Le recteur de Lyon, qui a indiqué avoir fait l’objet de pressions de la part du ministère de l’Intérieur, s’oppose depuis la rentrée à l’ouverture de cet établissement, évoquant des raisons de sécurité et l’absence de direction effective.
L’association Al-Kindi, qui a construit le collège-lycée musulman à Décines, a annoncé hier soir une ouverture partielle de classes de 6e, 5e et 4e le 5 mars prochain. Cet établissement sera le deuxième de ce type en France, et le premier en taille, après le lycée Averroès de Lille, avec une capacité d’accueil de 140 élèves.
USA : Catholique League contre blogosphère cathophobe
Deux bloggueuses américaines qui avaient rejoint le mois dernier la campagne électorale de John Edwards (démocrate), ont dû démissionner. Amanda Marcotte avait dénoncé l’opposition de l’Eglise catholique à la contraception, destinée selon elle à inciter les femmes à "enfanter plus de catholiques payant le denier du culte", et Melissa McEwan avait parlé de la "base christo-fasciste cinglée" du président George W. Bush. Ces propos ont fait bondir la Catholique League, un groupe fort de 350000 membres, qui a exigé le renvoi des deux femmes en menaçant d’organiser une campagne de presse contre le candidat démocrate à la présidentielle de 2008.
Le Pape aux catholiques de Corée du Nord
Le pape adressera une lettre aux catholiques de Corée du Nord qui leur sera remise lors d’une visite d’une délégation sud-coréenne de l’organisation humanitaire catholique Caritas à Pyongyang, du 27 au 31 mars, laquelle a pour objectif d’"évaluer les besoins" sur place (aide humanitaire et dans les domaines de la santé et de l’éducation…) ainsi que de renforcer les contacts avec les autorités.
La lettre du pape est une réponse à un courrier que l’association des catholiques nord-coréens lui a adressé à Noël. La Corée du Nord compte quelques 3000 à 4000 catholiques appartenant à une Eglise contrôlée par le régime communiste.
La Constitution de la France contre le peuple ?
Les députés et les sénateurs se réunissent aujourd’hui en Congrès à Versailles pour adopter les trois dernières réformes constitutionnelles du quinquennat :
- la réforme du statut pénal du chef de l’État, qui confirme l’immunité du président de la République vis-à-vis de toute juridiction ou autorité administrative, et instaure à son encontre une procédure de destitution «en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat».
- Le projet constitutionnel sur la Nouvelle-Calédonie prévoit le gel du corps électoral à partir de 1998 pour les élections provinciales, et prive donc les Français installés depuis moins de vingt ans sur ce territoire du droit de vote jusqu’en 2014. Il découle de l’accord de Nouméa signé en 1998 sous Lionel Jospin.
- L’abolition de la peine de mort va figurer sous la forme d’un article unique : «Nul ne peut être condamné à la peine de mort.»
A quelques semaines des élections, ces modifications font un peu corrections en catimini, loin du peuple. Il ne faut pas oublier que la dernière modification constitutionnelle concernait l’adoption du Traité Constitutionnel européen. Or, après le rejet de celle-ci par le peuple, le Parlement n’a pas supprimé l’article 88-1 de la Constitution de la Ve République, qui mentionne explicitement ce TCE.
L’avortement au Grand Jury RTL – Le Monde
Au cours du Grand Jury RTL – Le Monde du dimanche 18 février, Jean-Marie Le Pen a été interrogé à nouveau sur l’avortement (fin de la 2ème partie de l’émission) :
Jean-Michel Aphatie : " Concernant l’IVG, (…) je voulais savoir si vous y étiez toujours hostile ? "
Jean-Marie Le Pen : " Oui j’y suis hostile. Pour y être hostile, je ne suis pas pour autant de ceux qui pensent qu’il faut modifier la loi Chirac-Veil tout de suite. C’est une loi qui a tout à fait raté son objectif parce que la loi avait pour but avoué de diminuer le nombre des avortements en France qui était de 70 000 par an et il est maintenant de 220 000 par an. Je dis que dans ce domaine là, il faut se garder de faire du moralisme. Il faut essayer d’être efficace. Mon objectif est de diminuer le nombre des avortements en permettant aux femmes qui souhaitent garder leur enfant [de le faire] car il y en a beaucoup qui ne le gardent pas pour des raisons sociales, parce qu’elles n’ont pas le logement ou les ressources nécessaires. Je dis que l’Etat doit faire ce qu’il faut pour encourager les jeunes filles ou les jeunes femmes [à garder leur enfant] car ce sont souvent des mères de famille quelques fois de 2 ou 3 enfants qui procèdent à des avortements. Je considère l’avortement toujours comme un drame personnel et un drame national. Je m’efforce d’apporter à ce grand problème une solution qui soit à la fois humaine et politique".
Jean-Michel Aphatie : "C’est une question importante parce qu’elle dit le regard qu’a le pouvoir sur des femmes et donc leur égalité dans la société et aussi le libre-arbitre qui est le (leur)".
Jean-Marie Le Pen : "Si vous étendez le libre-arbitre comme cela, vous pouvez l’étendre aux assassins. L’Etat corrige le libre-arbitre et cela s’appelle la Loi (…)".
Le dernier échange est à rapprocher de la réponse qu’ un prêtre portugais donnait à un journaliste qui lui demandait, à propos de la position de l’Eglise sur l’avortement, ce qu’il faisait de la liberté de la femme. Le père José Carlos avait répondu tout simplement : " La Liberté est inférieure à la Vie". ( Reportage tiré de l’émission C dans l’air de France 5).
Il est à noter toutefois qu’avant cet échange, Jean-Marie Le Pen s’est plaint d’être à nouveau interrogé sur l’avortement – comme s’il ne désirait pas en parler, et considérait cette question comme un coup bas. Lors de l’émission de TF1 "J’ai une question à vous poser", l’autre candidat favorable au respect de la vie, Philippe de Villiers, avait répondu en deux phrases à une question directe ("je suis pour la vie", "l’avortement est un drame"), avant de changer de sujet.
Il ne s’agit bien sûr pas de blâmer ces candidats, mais de constater que lors de cette campagne, les candidats pro-vie sont sur la défensive sur le sujet de l’avortement et préfèrent parler d’autre chose. Ce qui montre que l’essentiel du combat des idées se déroule en amont des engagements partisans.
Le Président Chirac écoute peut-être le CD de la Life Parade
En tout cas, il l’a reçu des mains de cette mère de famille (précisions sur E-Deo).
HV

