Le FN contre le “mariage” homosexuel
Dans le magazine du Front National, Français d’abord du mois d’août, la question du "mariage" homosexuel a été abordée :
"FDA : Y-a-t-il une ambiguité sur la position du FN sur le mariage homosexuel ?
– JMLP : aucune ! Je suis contre le mariage homosexuel, Bruno Gollnisch est contre le mariage homosexuel, Marine est contre le mariage homosexuel : le FN n’est pas favorable au mariage homosexuel ! Le Mouvement national ne confond pas non plus les homosexuels et les minorités militantes de l’homosexualisme".
La commission fait la chasse aux Etats défendant le vrai mariage
Lors de la conférence internationale sur les droits des LGBT à Montréal (Canada), le 29 juillet, Vladimír Špidla, membre de la commission européenne responsable de l’emploi, des affaires sociales et de l’égalité des chances, a indiqué :
"En 1999, un nouveau traité est entré en vigueur [dans l’UE] et a introduit de nouvelles dispositions en matière de discrimination fondée notamment sur l’orientation sexuelle. L’Union européenne fut alors en mesure d’adopter dès l’année suivante, c’est-à-dire en 2000, une législation interdisant toute discrimination fondée sur l’âge, un handicap, la religion ou les convictions et l’orientation sexuelle dans les domaines de l’emploi et de la formation professionnelle. […]
Les Etats membres disposaient d’un délai de 3 ans pour prendre toutes les mesures nationales nécessaires pour appliquer les dispositions de cette législation européenne. […] La Commission européenne est en train de procéder actuellement à un examen de la mise en œuvre de ce texte et rédigera un rapport public sur ce sujet. […] Je m’engage personnellement à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que la législation sur la non-discrimination soit respectée par TOUS les Etats membres. […] Je souhaiterais déclarer clairement que la Commission ne tolérera AUCUNE omission de l’orientation sexuelle comme motif de discrimination. Si tel devait être le cas, notre réponse serait tout à fait catégorique, comme j’en ai fait la preuve devant l’omission de l’orientation sexuelle par la Lettonie [où la gay pride a été interdite]."
La Pologne a également du souci à se faire.
"En 2001, l’Union européenne a également adopté un programme communautaire de lutte contre les discriminations, qui visait à soutenir les efforts Etats membres en matière de lutte contre les discriminations. […] Parmi les nombreuses et diverses activités soutenues par le programme, j’aimerais en mentionner trois, qui me semblent particulièrement importantes. Tout d’abord, une grande campagne d’information européenne a été lancée en juin 2003, sur le thème «Pour la diversité – Contre la discrimination». […] Ensuite, au titre du Programme d’action de lutte contre la discrimination, la Commission européenne finance quatre réseaux d’ONG européennes, dont ILGA-Europe [un lobby gay]. Enfin, au cours de la période 2004-2006, le Programme d’action communautaire soutient 25 actions transnationales couvrant tous les motifs de discrimination, y inclus l’orientation sexuelle.
[Enfin,] la Commission a donc proposé de désigner 2007 Année européenne de l’Egalité des Chances pour tous."
Mais tout ceci ne suffit visiblement pas :
"Pour répondre aux attentes exprimées par certains députés européens et certaines ONGs [le fameux lobby gay], la Commission européenne considère la faisabilité d’une nouvelle proposition de directive étendant le champ de la protection contre les discriminations".
Cathophobie au palais de justice
La Crucifixion (3,50 m sur 1,72 m) du peintre messin Théodore Devilly va quitter le palais de justice de Metz, où elle trônait depuis 1866, pour rejoindre l’église abbatiale de Saint-Avold, à une quarantaine de kilomètres de là. Ainsi en a décidé le garde des sceaux, Pascal Clément.
En septembre 2000, un rideau épais avait été tendu devant cette peinture sous la pression d’un avocat, Me Daniel Delrez, soutenu par la Libre Pensée contre ce qui lui semblait causer une "atteinte intolérable au principe constitutionnel de laïcité". Les magistrats de ce tribunal s’étaient prononcés majoritairement en faveur du maintien du tableau. Mais les chefs de cour de l’époque avaient jugé plus prudent de prendre une "mesure conservatoire provisoire", en attendant les instructions de la chancellerie.
Dans la plus pure tradition jacobine en haine de l’Eglise, Me Delrez estima au moment du voilage :
"Prétendre qu’il s’agit d’une oeuvre d’art alors qu’elle incarne la toute-puissance de l’Eglise est au mieux une cécité, au pire de la mauvaise foi. [Je salue la] victoire de la République sur l’obscurantisme local".
Le collectif de défense de La Crucifixion, constitué pour l’occasion, avait justement fait remarquer que la Moselle et l’Alsace annexées en 1905 ont échappé à la séparation de l’Eglise et de l’Etat et sont restées sous régime concordataire.
Si l’on peut ce réjouir que cette oeuvre soit désormais exposée dans une abbatiale, il est tout de même malheureux qu’un ministre bafoue le droit local pour ne pas contrarier la haine de groupuscules que l’on n’entend jamais lorsqu’il s’agit de faire construire des mosquées avec l’argent du contribuable.
Hezbollah : vers un échec israélien ?
Le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE et qui doit présider une réunion d’urgence dans la journée consacrée au Proche-Orient, a estimé que l’offensive israélienne a "peu de chances d’aboutir à un succès militaire". Ce conflit va "à coup sûr renforcer le soutien au Hezbollah parmi la population de la région".
Il y a peu, Henri relayait l’analyse d’un site conservateur américain, lequel, bien que soutenant l’offensive israélienne, se montrait tout aussi sceptique quant à son issue.
La Syrie interviendra-t-elle ?
Bachar al-Assad a appelé l’armée à se tenir prête pour faire face aux "défis régionaux" :
"Nous devons comprendre que tout effort et toute goutte de sueur à l’entraînement maintenant nous épargneront une goutte de sang, quand l’heure viendra. Le combat se poursuit, tant que notre terre est occupée et nos droits sont violés. Et la victoire sera la nôtre, avec l’aide de Dieu".
Vers escalade du conflit ? Le pire est à craindre.
Il y a 10 ans, l’assassinat d’un évêque
Il y a dix ans, le jeudi 1er août 1996, Mgr Pierre Claverie, dominicain, évêque d’Oran, était assassiné. Quelques jours auparavant, dans son homélie, il disait :
"on m’a souvent demandé : «Que faites-vous là-bas ? Pourquoi est-ce que vous restez ? Secouez donc la poussière de vos sandales ! Rentrez chez vous !» « Chez vous… » Où sommes-nous chez nous ?…Nous sommes là-bas à cause de ce Messie crucifié. A cause de rien d’autre et de personne d’autre ! […] Donner sa vie. Cela n’est pas réservé aux martyrs ou du moins, nous sommes peut-être appelés à devenir des martyrs témoins du don gratuit de l’amour, du don gratuit de sa vie."
Barbarie
5 adolescentes de 14 à 17 ans ont été mises en examen pour "actes de torture ou de barbarie" sur une autre jeune fille de 16 ans placée comme elles dans un foyer éducatif à Saint-Quentin (Aisne). La victime a été rouée de coups par 3 autres pensionnaires du foyer éducatif dans la nuit de vendredi à samedi, en présence de 2 complices dont l’une faisait le guet :
"Elles ont tenté de l’étrangler avec un fil électrique, lui ont fait des coupures avec des lames de rasoir en divers endroits du bras, et sur le front avec une paire de ciseaux".
Les trois barbares ont ensuite versé du parfum, du déodorant en spray et de la mousse à raser sur les plaies de la victime, en l’obligeant à garder les yeux ouverts.
Les jeunes filles, qui ont reconnu l’essentiel des faits à quelques divergences près, reprochaient à la victime des insultes à caractère raciste, ce que la victime conteste.
Serait-ce encore une conséquence de la jurisprudence Zidane ? Ce qui appraît assez clairement, c’est que les auteurs de ces tortures se réfugient derrière un racisme supposé, à croire que ce dernier pourrait tout excuser. Le lobby antiraciste, porteur d’une véritable idéologie, porte certainement une grave responsabilité dans ce genre de faits.
Quand Sarkozy retourne sa veste
Voici un petit montage vidéo (environ 1 mn) montrant Nicolas Sarkozy affirmant une chose en 1997 et exactement l’inverse en 2002.
Fidel Castro près du jugement dernier
Pour la première fois depuis 1959, Fidel Castro a fait annoncer hier soir que pour des raisons de santé, il transférait provisoirement ses prérogatives de président de Cuba à son frère Raul. A moins de deux semaines de son 80e anniversaire, Castro n’est pas apparu lui-même à la télévision où son secrétaire a lu une lettre du "lider maximo".
Dans cette lettre, Fidel Castro déclare à ses concitoyens avoir été victime d’une hémorragie gastro-intestinale, due apparemment au stress lié à ses récents déplacements en Argentine et dans Cuba. Il annonce également qu’il a dû subir une intervention chirurgicale. Le président communiste a annoncé qu’il transférait ses pouvoirs à son frère Raul, qui est également son successeur et l’actuel ministre de la Défense. Le président a également demandé que soit remise à plus tard la célébration de son 80e anniversaire, le 13 août. Les festivités seront décalées au 2 décembre, 50e anniversaire des Forces armées révolutionnaires de Cuba.
L’unité politique de Villepin
Lors d’une conférence de presse, abordant le sujet de la crise au Liban, le Premier ministre a déclaré :
"J’ai eu l’occasion de présenter la position française à l’ensemble des formations politiques la semaine dernière. Je me réjouis de constater l’unité de vue, le très large consensus qui s’est exprimé à cette occasion. Elle est un atout pour notre pays dans sa volonté de participer pleinement à la définition d’une solution diplomatique à la crise. Je suis naturellement disposé à apporter à ces formations politiques, régulièrement, les éléments d’information nécessaires. Nous avons besoin de cette unité nationale qui renforce la voix et la capacité de la France sur la scène internationale."
Jean-Marie Le Pen ne l’entend pas de cette oreille, et pour cause, Dominique de Villepin n’a pas l’air de considérer le Front National comme une "formation politique" puisqu’il l’a tout bonnement ignoré :
"C’est tout à fait abusivement que vous avez fait état de "large consensus" et "d’union nationale" […]. Vous n’aviez pas jugé utile d’inviter le Front National […]. Comme l’âne de Buridan, vous êtes aujourd’hui incapable de choisir entre Israël et le Liban, bien que vous déclariez ami de toujours de ce malheureux pays, auquel vous n’offrez que des couloirs humanitaires et l’exode de nos ressortissants. Impuissance, verbiage, hypocrisie semblent être les fondements de l’action internationale, d’une France, dépouillée de sa souveraineté."
Liban : analyse de la situation
Alain Chevalérias, chroniqueur à l’Homme Nouveau, est aussi consultant au Centre de recherche sur le terrorisme. Il analyse la situation au Liban :
Sur la disproportion de la réaction israélienne :
"Si, le Hezbollah n’est qu’un parti politique, provocateur et/ou inconscient, Israël est un Etat, siégeant aux Nations unies et à ce titre, d’un point de vue légal, bien plus responsable. En outre, les Israéliens, qui entretiennent le souvenir des persécutions nazies dont furent victimes les juifs, devraient mieux que quiconque manifester du dégoût pour les punitions collectives et la cruauté contre des populations démunies."
Sur la capacité d’Israël à réduire le Hezbollah :
"Israël laisse entendre qu’il va éradiquer ce mouvement. Cela rassure les dirigeants occidentaux. Mis au pied du mur par des connaisseurs du sujet, les Israéliens admettent cependant ne vouloir que réduire l’infrastructure du Hezbollah. […] Pour croire [que] des frappes aériennes et des pilonnages [vont] pouvoir disloquer une guérilla, mobile et disséminée, il faut être naïf. Ces attaques n’auront guère plus d’effet sur le plan psychologique. Elles ne parviendront pas à démoraliser une force déterminée et bien encadrée comme le Hezbollah."
Aussi la guerre risque de s’aggraver :
"Cela veut dire qu’Israël sera obligée d’envoyer des troupes au sol et d’organiser une vaste chasse à l’homme. Compte tenu de leur état d’esprit, les hommes du Hezbollah se battront sans faiblir. 3 zones se dessinent déjà sur le terrain. L’extrême sud, dont la population s’enfuit, deviendra un champ de bataille. Un peu plus au nord et dans la Bekaa, les zones encore habitées à forte population chiite. Enfin le reste du Liban à majorités chrétienne, sunnite et druze."
Dans l’alternative :
"Si Israël se limite au pilonnage du territoire libanais sans oser combattre le Hezbollah, ce dernier sortira renforcé de l’épreuve. Les autres Libanais seront obligés de vivre avec cette nouvelle réalité."
Les conséquences :
"1/ Le risque de guerre civile […]. Cela peut aller jusqu’à une partition du Liban. Tout dépend de la capacité de résistance de l’armée libanaise à un éclatement sur une base confessionnelle.
2/ Une augmentation du danger terroriste. Confortablement assis dans un bureau, il est facile de dénoncer le terrorisme. Quand on a perdu une partie de sa famille sous les pilonnages, il est plus difficile de faire la différence entre les bombes tombées des avions sur les immeubles et les charges explosives déposées par "un terroriste" dans un autobus civil. Résultat, au lieu de le désamorcer, l’offensive israélienne contre le Liban aura dopé le terrorisme. […]
3/ L’affaiblissement du gouvernement libanais.
4/ L’Etat d’Israël sortira complètement déconsidéré du conflit.
5/ Un nouveau pas franchi vers une guerre globale."
Samir Geagea entre Hezbollah et Israël
Interrogé sur la chaîne Al Arabiya, le 19 juillet dernier, Samir Geagea estime que "vu les positions arabes et les positions internationales, vu l’équilibre des forces, si nous continuons dans la logique actuelle, la situation va empirer".
"En ce qui concerne l’agression contre le Liban, il est tout à fait naturel que nous ne puissions pas plaisanter avec cela. Quelle que soit l’agression, quel que soit le côté d’où elle vient ou quelle qu’en soit la cause, peu importe comment elle a débuté, il est de notre devoir de tous nous rassembler afin de la repousser. C’est un fait acquis".
Mais s’il y a unanimité contre l’agression, il demeure, à la base, un conflit avec le Hezbollah :
"Depuis 7 ou 8 mois, au niveau politique, et 2 ou 3 mois sous le regard des médias, nous sommes assis autour de la table de négociation. Nous craignions l’éclatement de tels évènements et le disions alors à haute voix […]. Cela ne peut rien donner avant qu’il n’y ait ce qu’on appelle en français "un interlocuteur." De l’étranger on vient visiter le gouvernement mais que peut faire celui-ci ? Rien ! Ce n’est pas lui qui tire et ce n’est donc pas lui qui peut arrêter de faire feu. Ce n’est pas lui qui a capturé les soldats, et ce n’est donc pas lui qui peut décider de leur libération. Il ne peut rien faire. C’est le point crucial, à mon avis, dont doivent discuter les politiques afin de nous mettre d’accord avant tout autre chose. Que nous acceptions l’intervention d’une force multinationale, pour moi ce n’est qu’un pas tactique. Il m’apparaît marginal au regard de la solution globale".
Geagea souhaite que le Hezbollah
"se soumette en tout à la décision gouvernementale, que ce soit concernant les captifs, le cessez-le-feu, la poursuite des combats, l’acceptation ou non des forces multinationales. Tout doit être décidé par le gouvernement".
Sur le Moyen-Orient :
"De façon globale et sans entrer dans les détails, nous savons tous qu’il y a une situation conflictuelle, au Moyen-Orient, entre un axe syro-iranien, d’un côté, et un axe européo-américain, de l’autre. Même si les Européens tiennent un discours plus courtois, en fin de compte, ils ont la même vision des choses que les Américains, surtout en ce qui concerne le Liban. Dans cette confrontation, l’Occident dispose de ses armes et l’axe syro-iranien des siennes. Les armes de l’axe syro-iranien sont le Hamas et le Hezbollah. Il les utilise avant que l’affrontement n’arrive sur son sol. Dès que le prétexte s’est présenté, que ce soit à Gaza ou au Liban, l’Occident a vu une occasion à exploiter pour casser les outils de la Syrie et de l’Iran".
Si le Hezbollah perdait militairement,
"Israël ne pourra rien exiger du Liban. […] Personne au Liban n’est prêt à payer quoi que ce soit à Israël. […]. Si le Hezbollah gagne, chose souhaitable, nous ne serions pas mécontents. Néanmoins, nous ne changerions pas d’avis en ce qui concerne la nécessité de réinstaller l’Etat dans ses prérogatives, ce qui implique qu’il soit parfaitement maître de la décision politique."
Il a affirmé ensuite que "jamais, à aucun moment", les Forces libanaises ne se réarmeraient. Il estime que l’armée libanaise ne doit pas se battre contre Israël ni "protéger" le Hezbollah comme le souhaite le général Aoun.
Geagea pas surpris par la résistance du Hezbollah
Le chef du parti des Forces Libanaises, Samir Geagea, estime que :
"Le déploiement d’une force internationale à la frontière libano-israélienne est dans l’intérêt du Liban à 100%. C’est le meilleur moyen d’empêcher à l’avenir la poursuite des agressions israéliennes. Cette force devra avoir des moyens contraignants et son mandat ne devra pas se limiter à enregistrer les violations de part et d’autre de la frontière libano-israélienne comme cela est le cas actuellement avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL)".
Geagea a soutenu le plan de paix proposé par le Premier ministre Fouad Siniora et qui a été adopté jeudi par le gouvernement libanais, y compris les ministres du Hezbollah. Le plan de Siniora réclame un cessez-le-feu, propose un échange de prisonniers entre le Liban et Israël et une pacification de leur frontière commune. Il prévoit également que le gouvernement libanais exerce une souveraineté totale sur la libération du Liban sud et que le Conseil de sécurité de l’ONU s’engage à mettre les fermes de Chebaa sous la juridiction des Nations unies.
Geagea affirme n’avoir "pas été surpris par la résistance du Hezbollah qui bénéficie du soutien logistique de l’Iran, mais son arme la plus importante est le moral de ses combattants".
Christine Boutin contre le clonage
Suite à la publication du rapport Fagniez sur le clonage, Christine Boutin prévient :
"Ne soyons pas dupes que la finalité soit reproductive ou thérapeutique, le clonage humain constitue toujours une manipulation et une instrumentalisation de la vie humaine."
Que l’on change de terminologie, de l’expression «clonage thérapeutique» à l’expression «transfert nucléaire somatique» ou encore «clonage non reproductif», comme cela est proposé, n’est qu’un leurre, ouvrant la porte au clonage reproductif et à l’objectivisation de la personne, désormais soumise aux intérêts économiques et financiers.
Christine Boutin a réaffirmé la teneur de son engagement en faveur de toute vie humaine, et cela dès sa conception. A propos du clonage thérapeutique, elle rappelle qu’une telle proposition ne manquerait pas d’être contraire à la déclaration de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 8 mars 2005 qui condamne le clonage – sous toutes ses formes – comme une violation de la dignité de la personne humaine.
Quant à la recherche sur les cellules souches, il existe de nombreuses recherches alternatives, telles que celles sur les cellules souches adultes, afin de poursuivre la recherche scientifique au service de la personne humaine.
"La médecine a pour vocation de soigner la personne dans son intégralité et son intégrité, n’oublions surtout pas cela !"
2007 : l’année du scoutisme
Le scoutisme, fondé par Baden-Powell aura 100 ans le 1er juillet prochain. En France, à cette occasion, les scouts et guides de France comptent rassembler au cours d’une même fête les 8 autres structures reconnues par l’État. Une grande première dans l’histoire du scoutisme français, marqué depuis sa création par les scissions et les discordes. Les Guides et Scouts d’Europe ont dernièrement axé leur politique sur l’accueil plus sécurisé des enfants. «Nous avons développé la formation du personnel encadrant, mais aussi éliminé les aspects paramilitaires du mouvement et veillé à ce que l’interdiction de totémisation soit respectée», explique Yann Cotten de Saint-Yvi, son porte-parole. Une ‘élimination’ qui est passée bien souvent par une dissolution d’unités avec pour conséquence la formation de moult mouvements et groupes traditionnels indépendants qui donnent au scoutisme français une image unique au monde.
“la politique ne parle pas assez d’amour”

Dixit l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. Autant un catholique peut penser que c’est vrai, quoique la politique ne devrait pas forcément en parler, mais en vivre (cf Deus caritas est), autant il ne faut pas tomber dans le piège de Raffarin et de sa notion de l’amour.
Il ne faut pas oublier en effet qu’il fait partie des hommes politiques qui se sont montrés les plus favorables au lobby gay, le groupuscule gay-lib n’ayant pas hésité à le qualifier de "Premier ministre le plus ‘gay-friendly’ de la Vème République".
Les crimes du Hezbollah
Lu sur le blog du Conservateur :
"Des témoignages affluent, en particulier au travers des blogs [libanais], montrant un tout autre visage de la situation au Sud Liban. Selon plusieurs sources, des miliciens du Hezbollah se positionnent volontairement dans les villages chrétiens ou druzes, pour y tirer leurs projectiles. Alors que des mouvements d’autodéfense se sont formés, des villageois sont assassinés par les terroristes du "parti de Dieu"."
On apprend aussi que cet après-midi à Beyrouth, des Libanais proches ou affiliés au Hezbollah ont saccagé le siège des Nations unies.
Pierre Vidal-Naquet est décédé
L’historien Pierre Vidal-Naquet est mort à l’âge de 76 ans. Cet intellectuel très engagé à l’extrême gauche avait dénoncé la torture pendant la guerre d’Algérie occultant souvent les crimes commis par le FLN. Né le 23 juillet 1930 à Paris, Pierre Vidal-Naquet a 14 ans quand ses parents sont arrêtés à Marseille en mai 1944, et disparaissent en déportation. Il entame des études d’histoire, devient agrégé, spécialiste de la Grèce antique. En 1958, il signe le Manifeste des 121, appel à la désobéissance contre la guerre d’Algérie, et publie son premier livre, "L’Affaire Audin".
Fin 2005 encore, il signait avec d’autres historiens de renom la pétition "Liberté pour l’histoire" demandant l’abrogation des lois limitant la recherche et l’enseignement de l’histoire (loi Gayssot sur le négationisme, loi sur le génocide arménien, loi Taubira sur l’esclavage et article sur les aspects positifs de la colonisation, abrogé en février dernier).
Fouad Abou Nader en appelle à l’ONU
Le Dr Fouad Abou Nader est le successeur de Béchir Gemayel et le prédécesseur de Samir Geagea à la tête des Forces Libanaises. Dans un entretien avec Libanoscopie, il exprime sa position :
"La solution du problème au Liban doit être politique, radicale et définitive. Cette guerre sur le sol libanais doit être la dernière. Sur cette base, j’en appelle aux Nations Unies pour l’installation d’une présence civile accompagnée d’une présence militaire internationales au Liban pour non pas se substituer à l’Etat libanais mais au contraire l’aider à imposer son autorité sur les 10452km2 au-delà de l’irrédentisme d’Israël, de la Syrie, de l’Iran et des palestiniens et à devenir un Etat de droit.[…]
La principale responsabilité de la présence internationale civile serait […] de superviser un règlement politique ainsi que la tenue d’élections libres et démocratiques sur la base d’une nouvelle loi électorale qui fasse consensus. […] Le mandat de la présence internationale militaire qui sera déployée avec l’armée libanaise pour agir au Liban incluront le maintien du cessez-le-feu et son imposition s’il y a lieu, la démilitarisation du Hezbollah et des autres groupes armés présents au Liban, […] l’exercice des fonctions requises en matière de surveillance des frontières avec Israël et avec la Syrie.
[…] L’ONU devra aussi : superviser la libération de tous les prisonniers libanais détenus dans les geôles syriennes et israéliennes, tracer les frontières définitives entre le Liban et ses voisins notamment en ce qui concerne les Hameaux de Chebaa, et trouver une solution à la présence de 500000 palestiniens autre que celle de leur implantation au Liban que nous refusons."
Quelle issue pour le Liban ?
Professeur de sciences politiques, ancien vice-doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth et ancien recteur de l’Université catholique de Paris, Joseph Maïla livre son analyse.
Sur la solidarité entre les différentes communautés libanaises :
"Je distinguerais entre le lien patriotique, fondé sur la solidarité des abris et du malheur, et le lien politique consensuel. Après l’attaque israélienne, le premier est à son maximum. Le second, en revanche, est beaucoup plus fragile. Le chef de l’Eglise maronite, le cardinal Sfeir évoque l’impossible cohabitation entre l’Etat et une milice armée. C’est ce que les Libanais pensent. Le Hezbollah, après avoir pris sur lui d’enlever les deux soldats israéliens – initiative irresponsable – se montrera-t-il assez raisonnable pour mettre le bénéfice de son engagement dans le pot commun de l’édification du nouveau Liban ? Ses interlocuteurs sauront-ils éviter de faire de sa mise en cause leur seule stratégie commune ? La solidité du patriotisme libanais ne me paraît pas assurée d’avance."
Sur l’issue du conflit :
"Les plans avancés jusqu’ici concordent sur 3 points importants : la nécessité d’un cessez-le-feu, le déploiement d’une force d’interposition, la surveillance de toutes les frontières du Liban. Les propositions, en revanche, butent sur 2 obstacles – le désarmement du Hezbollah (que ce dernier refuse) et la position de l’Iran et de la Syrie. Comme aucune troupe extérieure ne peut prendre le risque de désarmer le Hezbollah, la question ne peut être réglée que par le dialogue inter-libanais […]. Or sans accord politique préalable, aucun pays n’acceptera d’envoyer ses soldats au Liban, sous peine de connaître le sort réservé en 1982 aux contingents américain et français.[…].
Pour la Syrie, le chaos libanais est une chance, et le Hezbollah une carte pour faire pression sur Israël. […] L’Iran fait la démonstration de sa capacité à projeter sa puissance à l’extérieur, et à déplacer le champ de la «conflictualité» du dossier nucléaire vers le Liban. Il est le véritable commanditaire du conflit actuel, et son principal bénéficiaire. […]
Ou bien l’Etat libanais existe, et il fait alors respecter la résolution 1559 de l’ONU, avec l’appui de la communauté internationale, ou bien il ne le peut pas, et les scénarios de tutelle et d’affaiblissement sont ouverts. La tâche est d’autant plus difficile que le Hezbollah est déjà victorieux de ne pas être défait. […] Ni Israël ni le Hezbollah n’ont intérêt à arrêter les opérations. La milice chiite campe ferme sur ses positions et fait la démonstration qu’elle n’a pas été atteinte. L’armée israélienne, quant à elle, n’a pas encore pris de gages territoriaux suffisants ni affaibli assez le Hezbollah. Dans tous les cas, les opérations se poursuivront aussi longtemps que les tirs de katioucha frapperont les villes israéliennes."
Le commerce halal en France
En moins d’un an, 2 rapports des ministères de l’Agriculture (septembre 2005) et de l’Intérieur (juin 2006) ont traité de cette pratique alimentaire de l’islam : la viande halal. Diffusé le 14 juin, le dernier document met en évidence le pactole que représente le secteur (chiffre d’affaires brut total = 523M€). Encore s’agit-il d’une «estimation basse» ne prenant pas en compte les grandes surfaces ou les boucheries traditionnelles qui comprennent un rayon halal. En septembre 2005, le premier rapport évoquait une situation de «laisser-faire» contribuant à «la formation de clivages entre communautés», le thème du halal devenant «une source de radicalisation religieuse, préjudiciable en terme d’intégration et d’ordre public». Le rapport de juin 2006 reprend ce constat et observe que :
«2 entreprises ont réussi à imposer leur label de certification au côté de ceux des 3 grandes mosquées (Paris, Évry, Lyon) : À votre service (AVS) et Muslim conseil international (MCI)».
AVS, soutenue sur son site Internet par Tariq Ramadan, a «attiré l’attention par l’importance des flux financiers qu’elle génère et par la présence au sein de son personnel d’anciens islamistes» :
«Il est à noter que plusieurs responsables – d’abattoirs ou de boucheries – sont régulièrement l’objet de pressions de la part d’AVS. Face aux refus réitérés, certains imams interdisent à leurs fidèles d’acheter de la viande dans ces boucheries, prétendant que le gérant est un mauvais musulman.»
La question du communautarisme vient s’ajouter à ce contexte. 3 exemples sont cités dans le Rhône, le Haut-Rhin et le Gard. Dans les 2 derniers cas, des élèves ont tenté de dissuader d’autres jeunes gens de consommer la viande servie par la cantine de leur collège. Et les rapporteurs de se demander si le marché halal ne peut devenir «un vecteur du communautarisme islamique».
Le FN et le MPF inquiètent
Le Figaro de ce matin s’inquiète d’un FN qui pourrait atteindre les 20%. Les sondeurs essaient de se montrer rassurant, mais force est de constater que non seulement le vote FN ne faiblit pas, mais en outre, que les électeurs de Jean-Marie Le Pen se montrent de plus en plus "décomplexés".
Selon Fernand Le Rachinel, député européen, membre du bureau politique du FN, chargé de collecter les promesses de signature, leur nombre est actuellement d’«environ trois cents».
De son côté, Sarkozy a estimé dans un entretien que Philippe de Villiers est pire que Le Pen. Comme on le comprend : autant Le Pen ratisse son électorat sur tout l’échiquier politique, autant Philippe de Villiers s’attaque essentiellement à l’électorat UMP.
A quoi sert le “mariage” homosexuel ?
"Julie et Hillary Goodridge ont annoncé leur séparation sans toutefois engager une procédure de divorce. Le "couple" de lesbiennes est célèbre aux États-Unis car le nom Goodridge est associé à la décision de la Cour suprême du Massachusetts d’autoriser le mariage des couples du même sexe. Les deux femmes ont la garde d’une fillettes de 10 ans. Le couple était devenu très médiatique : très télégéniques, elles envoyaient une image exemplaire d’un couple homosexuel heureux. Plus de 7000 "mariages" ont été célébrés dans l’État du Massachusetts depuis 2004. Vu la durée de vie moyenne de l’un de ces prétendus "mariages", ça vaut bien la peine de nous tanner pour y avoir droit… "
Nigéria : pas de pitié pour les chrétiens
Le ministre précédent devrait plutôt s’enquérir du sort réservé aux minorités qui ne partagent pas l’islam comme nourriture quotidienne :
"Une femme a été battue à mort dans l’Ouest du Nigeria pour avoir parlé de Jésus-Christ à de jeunes musulmans dans la rue. Elle a été lynchée sur ordre de dirigeants islamistes locaux qui ont lancé la foule contre le commissariat où elle s’était réfugiée et où les policiers terrorisés l’ont abandonnée pour fuir."
Médaille d’or de la dhimmitude
Lu dans le Libre Journal :
"Jens Orback, ministre pour la démocratie, les questions métropolitaines et l’égalité entre les sexes (défense de se marrer) :
"Nous devons nous montrer ouverts et tolérants à l’égard des musulmans afin que le jour où nous serons devenus une minorité, ils agissent de même à notre endroit."
La Turquie et les églises de Chypre
Depuis 1974, plus de 133 églises, chapelles et monastères situés dans la partie de l’île de Chypre occupée par l’armée turque ont été profanées, 78 églises ont été converties en mosquées, 28 sont utilisées comme dépôts militaires et hôpitaux et 13 servent d’entrepôts. Bien entendu, les objets de culte (dont plus de 15 000 icônes) ont été volés et sans nul doute revendus à des trafiquants internationaux.
Staline
Le Nouvel Observateur a consacré un dossier sur Staline dans son dernier numéro, à partir des archives de l’Union soviétique. Enfant battu, lettré et cultivé, ancien séminariste, braqueur de banques, hypocondriaque, fan de cinéma, piètre stratège militaire, antisémite, Staline fut surtout l’un des plus grands criminels de l’Histoire. C‘est lui "le grand ordonnateur de la terreur" :
"Les «épurateurs» travaillaient sous ses ordres, en direct. Staline suivait leur travail macabre au jour le jour. Il veillait à tous les détails. C’est lui, par exemple, qui a écrit les réquisitoires des fameux procès de Moscou. […] Et puis on a retrouvé des centaines de notes écrites de sa main qui incitaient les tchékistes à tuer toujours plus. Au moment de la grande terreur de 1937-1938, on lui soumettait des «albums», c’est-à-dire des listes de victimes potentielles avec leur nom et leur photo. Staline devait décider de leur sort, individuellement. On lui a ainsi montré 383 albums contenant au total 44000 noms ! Il les a tous vus. Il notait ses sentences au crayon rouge."
""Enfourchez vos prisonniers, écrivait-il, et ne les lâchez pas avant qu’ils ne se soient confessés." Il disait aussi en privé qu’il fallait «détruire» tous ceux qui complotaient «en pensée, oui, même en pensée». […] A partir de juillet 1937, la machine à exterminer est devenue totalement folle. Il fallait éliminer tous les ennemis de Staline, réels ou imaginaires, passés, présents et futurs ! On ne raisonnait plus par individu, mais par groupe et par classe sociale. Le chef du NKVD, Nikolaï Ejov, proposait donc à Staline des quotas de personnes à exécuter ou à envoyer au goulag, région par région, ville par ville. Le «petit père des peuples» donnait des indications statistiques sur les rafles à opérer […]. Chaque fois qu’un responsable local atteignait son quota, il demandait l’autorisation de massacrer toujours plus et chaque fois Staline applaudissait."
"Rien que pour les années 1937-1938, les pires, on pense que le NKVD a arrêté un million et demi de personnes. La moitié auraient été exécutées sur-le-champ et 500 000 seraient mortes au goulag. […] Il y a eu aussi les purges du début des années 1930, la grande famine en Ukraine, mais aussi, et c’est moins connu, au Kazakhstan et au sud de la Russie. Au total, les estimations des spécialistes de ces questions varient entre 5 et 20 millions de morts. A ce bilan, il faudrait ajouter aussi les centaines de milliers de soldats tués par les Allemands dans les premières semaines qui ont suivi l’invasion de l’URSS, l’été 1941. […] Parce qu’ils sont morts à cause de l’invraisemblable entêtement de Staline ! Le maître du Kremlin n’a pas voulu écouter tous ceux qui lui répétaient que Hitler allait attaquer et qui le suppliaient de mettre l’Armée rouge en alerte."
"On sait qu’il a écrit lui-même le fameux article de la «Pravda» qui dénonçait un prétendu complot des médecins juifs visant à tuer les dirigeants de l’Union soviétique. Or cet article devait être le coup d’envoi d’une nouvelle purge, qui aurait eu lieu si Staline n’était pas mort 3 mois plus tard. Voulait-il déporter des centaines de milliers de juifs ? Il y a quelques éléments qui permettent de le penser aujourd’hui."
Le seul tort de cet article, au fond, c’est de donner la responsabilité de l’ensemble de ces crimes à Staline et d’occulter totalement l’idéologie sous-jacente, à savoir le marxisme.
La division du monde musulman
Dans Valeurs Actuelles, Michel Gurfinkiel estime qu’"une partie du monde musulman se réjouit tout bas des opérations israéliennes contre le Hezbollah." Cette guerre révèle que la plupart des pays arabes ont pris parti pour l’État hébreu ou, du moins, contre ses principaux adversaires, le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais.
"L’Égypte, la Jordanie, les Libanais non-chiites et l’Arabie saoudite misent sur la paix et le développement économique. Le Hamas, le Hezbollah, la Syrie et l’Iran misent sur la confrontation avec l’Occident et un nouveau cycle révolutionnaire au Proche-Orient. Mais il y a aussi des tensions plus profondes. Religieuses et communautaires. Les conservateurs arabes sont pour la plupart sunnites […]. Les révolutionnaires sont pour la plupart chiites ou proches du chiisme. […]
Pendant la majeure partie de l’histoire musulmane, le sunnisme et le chiisme se sont livré une lutte à mort : chaque parti considérait l’autre comme renégat ou païen, ce qui lui ôtait le bénéfice des règles coraniques de la guerre. […] Le sunnisme ayant prévalu dans la plus grande partie du monde musulman à partir du XIVe siècle, de nombreux chiites en ont été réduits, pour survivre, à pratiquer la fameuse taqiya ou “dissimulation”. […] La révolution islamique iranienne de 1979 a été avant tout une révolution chiite. Si elle s’est attaquée en priorité aux «Satans» américain, britannique et israélien, elle n’a pas négligé pour autant l’adversaire sunnite : de la tentative de «coup d’État religieux» à la Grande Mosquée de La Mecque, en novembre 1979, dont l’objet était le renversement de la monarchie saoudienne, à la guerre contre l’Irak de Saddam Hussein (1980-1988), alors contrôlé par les sunnites, en passant par la mise en place d’un mouvement politique et militaire chiite au Liban – connu d’abord sous le nom de Amal –, le Hezbollah. […]
Le rapport des forces entre sunnites et chiites s’est modifié en faveur des seconds en 2003, avec la chute de Saddam Hussein en avril 2003 : du jour au lendemain, les chiites irakiens – 60 % de la population – ont pris le contrôle de la moitié du pays […]. Une situation que les sunnites irakiens, hier maîtres du pays, ne peuvent accepter et qui préoccupe les autres sunnites, du Caire à Islamabad."
Le retour d’Attila
Dans Présent de samedi, Claudine Dupont-Tingaud nous informe que le ministre de la Culture de l’actuel gouvernement turc s’est déplacé à Quimper fin juillet pour les fêtes de Cornouailles. Ce ministre se nomme Atilla Koç, ce qui n’est pas sans rappeler un précédent envahisseur :
"Si cet Atilla-là s’est déplacé à Quimper […] où se produisait un groupe folklorique turc, c’est quand même bien pour nous dire, avec toute l’arrogance du conquérant sûr de lui, que la Turquie était une nation dont «l’européanité» rendait aujourd’hui inéluctable son intégration à l’Europe ! Renouvelant chez nous le défi que le Premier ministre turc, Recep Erdogan vient de lancer à l’Europe en présidant lui-même à Chypre, il y a quelques jours à peine, les cérémonies commémorant «les 35 années d’occupation ottomane de l’île !».
[…] Quant à la prétention de monsieur Atilla Koç d’attribuer à la culture ottomane les trésors archéologiques laissés en Anatolie par les civilisations hellène et byzantine détruites par les hordes conquérantes de l’islam, elle confine à l’indécence d’un vainqueur se parant des dépouilles opimes du malheureux vaincu !"












