L’OMC et l’UE programment la fin du monde paysan
Selon Yves Daoudal, les points communs entre les sommets de l’OMC à Hong Kong et de l’Union européenne à Bruxelles peuvent se résumer ainsi : dans l’un comme dans l’autre cas, on a abouti à un accord pour ne pas avoir à assumer un nouvel échec. Le contenu de l’accord importe peu, à Bruxelles il fallait absolument terminer l’année sur une décision positive qui gomme un peu le désastre de la Constitution ; et à Hong Kong il fallait absolument éviter que se reproduise le désastre de Cancun.
Il y a un autre point commun qui passe inaperçu, et qui est pourtant essentiel : c’est 2013. Il se confirme qu’il s’agit de la date de l’acte final du génocide paysan. A Hong Kong, les 149 membres de l’OMC (rappelons que l’un de ces membres s’appelle "Union européenne", et donc que la France n’y existe pas en tant que telle) ont décidé que les subventions agricoles à l’exportation seraient totalement supprimées fin 2013. En 2010, une part "substantielle" des subventions devront être supprimées. 2013 est la date couperet. Définie par l’Union européenne.
2013 est aussi la date que l’on trouve dans l’accord de Bruxelles définissant le budget européen 2007-2013. 2013 est la dernière année pour laquelle le budget de la PAC est défini. On a un peu l’impression d’une secte annonçant une date pour la fin du monde. Et il s’agit bien de la fin du monde agricole. Pour les idéologues mondialistes, il faut que les produits agricoles soient considérés comme les autres produits, donc soumis aux même règles de concurrence. Mais c’est une aberration. Le bœuf charolais ne peut pas être mis sur le même plan que le lecteur DVD japonais. De façon plus fondamentale, la production agricole vivrière doit être considérée comme un trésor national. Dénonçant précisément les manigances de l’OMC, le président de la chambre d’agriculture de Bretagne déclarait tout récemment: "On ne peut pas faire du tout libéral en matière alimentaire. L’autosuffisance alimentaire est totalement indispensable."
Libération : July menace
Confronté à la grogne de son personnel, Serge July a menacé de démissionner. Quand on connaît son passé, on est en droit d’espérer qu’il mette sa menace à exécution et débarrasse le milieu journaleux.
L’art de la politique
Le pape estime que l’un des défis de l’Eglise catholique en ce moment est d’aider les catholiques engagés dans la politique à prendre conscience de leur identité chrétienne.
Recevant samedi le troisième groupe d’évêques polonais qui concluaient leur visite quinquennale, le pape a souhaité que "ceux qui sont ou peuvent devenir aptes à l’exercice de l’art de la politique, si difficile, mais en même temps si noble, se préparent et se soucient d’exercer cet art sans penser à leur propre intérêt et à l’avantage matériel". Le pape a précisé que les catholiques engagés dans la politique "ne peuvent pas être privés de l’aide de l’Eglise" pour accomplir cette tâche. "Il s’agit ici, en particulier, de les aider à prendre conscience de leur identité chrétienne et des valeurs morales universelles fondées sur la nature de l’homme, afin de s’engager, avec une conscience droite, à les transmettre dans les affaires publiques, en vue de l’édification d’une vie commune respectant l’homme dans toute sa dimension".
Le pape a rappelé que l’on doit avoir une "vision juste des rapports entre la communauté politique et l’Eglise" et que l’on doit faire "une distinction claire entre les actions que les fidèles, individuellement ou en groupe, accomplissent, en leur nom, en tant que citoyens, guidés par leur conscience chrétienne, et les actions qu’ils accomplissent au nom de l’Eglise en communion avec leurs pasteurs".
Les blogs explosent
Selon un panel réalisé par l’institut Médiamétrie, un internaute sur trois (6,7 millions) a visité au moins un blog au mois d’octobre 2005. 73% des internautes interrogés déclarent connaître les blogs.
En octobre 2005, 3,4 millions d’internautes ont visité au moins un des blogs édités par la radio Skyrock (17,5% des internautes). Ensuite, on trouve Six Apart, éditeur du service Typepad, lequel héberge Le Salon Beige. L’ensemble des blogs de Six Apart ont reçu la visite de 2,2 millions d’internautes en octobre 2005 (11,3%). Over-blog a été visité par 1,8 million d’internautes (9,3%) sur la même période.
La blogosphère est aujourd’hui de plus en plus reconnue par les médias traditionnels et par un public qui trouve des informations proches de ses centres d’intérêts. De nombreux blogs offrent une information de qualité. Le terme de blog a été formé par l’association de deux termes, web (la toile) et log (journal). C’est pourquoi on parle aussi de web log ou de weblog.
Les Français veulent le franc
47% des Français sont favorables à un retour au franc et 46% y sont opposés ! Un résultat qui confirme ce que l’IFOP avait mesuré en juin dernier pour Valeurs actuelles, avec 61 % de Français regrettant leur monnaie nationale, et une tendance lourde en Europe, quand on sait que 56 % des Allemands regrettent également le mark.
L’euro est plébiscité par les élites, cadres et décideurs, opposés au retour au franc à 68 %. Mais tout le reste de la nation est contre eux et notamment les femmes (55%). Au final, on découvre que 4 ans après son arrivée, l’euro est rejeté par la moitié du pays, une majorité de femmes, de salaires moyens ou modestes, et par les retraités. Et pendant ce temps, nos politiques se battent pour un budget qui ne satisfait personne.
Le communisme français se meurt
La secrétaire nationale du PC Marie-George Buffet a évoqué la possibilité que son parti ne présente pas de candidat à la présidentielle de 2007 et annoncé qu’il mettait "la question en débat" public.
Ce serait une première en France depuis la création du PCF. Quant au débat public, s’il existe un véritable débat, qu’il montre la réalité du communisme.
Les Français sont des racistes
Un sondage CSA montre une hausse, que Le Monde qualifie de spectaculaire, du nombre de personnes se disant racistes (un Français sur trois : + 8 points par rapport à 2004). Mais, voilà, cette étude a été réalisée du 17 au 22 novembre. Et il est certain que l’actualité banlieusarde a joué. 56 % des sondés (+ 18 points) estiment que le nombre d’étrangers est "trop important" et pose un problème pour l’emploi. 18 % lient cette question à l’insécurité. Le nombre des Français qui considèrent que les travailleurs immigrés "sont en France chez eux puisqu’ils contribuent à l’économie française" baisse de 11 points.
Le reste de l’enquête est ainsi faite : "opinions racistes", "rejet de l’étranger", "opinions xénophobes". La CNCDH juge cette dérive "inquiétante". Surtout avec l’enquête récente montrant que les Français acceptent les idées du FN. Pour certains, cette dérive inquiétante serait liée aux "déclarations récentes de certains ministres".
Ce que ne dit pas l’enquête, c’est de quel sorte de racisme il s’agit et quels sont ces Français qui ont été interrogés. L’hypocrisie de cette enquête, c’est qu’elle laisse entendre que, par Français il faut comprendre Blanc… Or, le racisme, aujourd’hui, est plutôt prêché par des Français issus de l’immigration comme Azouz Begag.
L’adoption des embryons surnuméraires
Le magazine Marie-Claire fait un reportage sur des familles américaines qui ont choisi d’adopter un embryon. Quand un couple recourt à la fécondation in vitro, une quinzaine d’embryons sont créés. Ceux parmi "les plus sains" sont implantés dans l’utérus de la mère, les autres sont congelés ("embryons surnuméraires"). Aux Etats-Unis, on dénombre 400 000 embryons congelés dont 11 000 surnuméraires ne faisant plus l’objet d’un "projet parental" et destinés à être détruits (notamment dans le cadre de la recherche sur l’embryon).
Pour Ron Stoddart, à l’origine du premier programme d’adoption du monde baptisé "Snowflakes" (flocon de neige), "il est grand temps que les 10 millions de familles stériles américaines (…) prennent conscience de l’opportunité sans précédent que leur apporte Snowflakes : sauver des vies en danger tout en réalisant pleinement leur désir d’enfant !". Selon le programme Snowflakes, soutenu par George W. Bush qui encourage le vote de lois facilitant l’adoption de ces embryons, les familles génitrices définissent les critères de la famille adoptive puis les familles sont tenues de rester en contact tout au long de l’éducation de l’enfant. Le premier enfant (sur 145) de ce programme a aujourd’hui 7 ans.
Le Pr René Frydmann, chef du service de gynécologie-obstétrique-reproduction de l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart, estime que "les membres de Snowflakes sont solidaires d’une idéologie sectaire qui considère que la personne humaine existe dès la fécondation, par conséquent, ils sont également opposés à l’avortement". Comment un scientifique peut-il prouver que la personne n’existe pas dès la fécondation ? Et à quel moment cette existence apparaît-elle ? En France, on compte 80 000 embryons congelés, dont 30 000 sont "dans un projet parental en cours". La loi de bioéthique 2004 autorise la recherche sur les embryons congelés depuis plus de 5 ans et "sans projet parental".
NB : Le Pr René Frydmann est "plus que jamais favorable" au clonage.
Le préfet de police de Paris n’aime pas le cochon
L’association Solidarité Des Français (SDF) a eu l’initiative de distribuer une soupe au cochon aux SDF parisiens. Or l’islam interdit la consommation de porc. Cette distribution est donc perçue comme un épouvantable acte de racisme à l’encontre de cette communauté. Mais tout le monde – du moins ceux qui font leurs courses eux-mêmes – sait que le porc est encore ce qu’il y a de moins cher sur le marché de la viande (malgré la vache folle et la grippe aviaire). Et puis les SDF ont faim. Mais cela dépasse le préfet de police de Paris qui a empêché la distribution de jeudi dernier.
Pas d’allocations aux clandestins ?
Le conseil constitutionnel a jugé que la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2006 était conforme à la Constitution à une réserve d’interprétation près. Il a donné tort aux socialistes, qui contestaient le fait d’écarter les clandestins du bénéfice des allocations familiales. Cette disposition, qui réserve ces allocations aux familles étrangères dont les enfants sont nés en France ou entrés au titre d’un regroupement familial régulier, portait atteinte, selon eux, au principe d’égalité et au droit de mener une vie familiale normale.
Fermeture d’une des pompes aspirantes de l’immigration ? Le Conseil n’a admis la constitutionnalité de la disposition qu’assortie d’une «réserve d’interprétation» : en cas de la régularisation de la situation d’un enfant déjà entré en France, le droit aux prestations familiales devra être admis. Si la droite cède aux demandes de régularisation, alors cette mesure ne sera que de la poudre aux yeux…
Chirac ridiculisé
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Le journal Aujourd’hui en France, édition nationale du Parisien, a fait inviter cinquante de ses lecteurs à l’Élysée, afin que le chef de l’État réponde en direct à leurs questions sur la crise des banlieues. Pour le président de la République, c’était une belle façon de reprendre la main dans ce dossier. Mais, comme le révèle le Canard Enchaîné, le député-maire UMP de Dammarie-les-Lys reconnaît un citoyen au casier judiciaire chargé : vol de voiture, cambriolage, trafic de stupéfiants, violences volontaires… Alertés, les services de l’Élysée passent au crible les pedigrees de tous ces "filles et fils de la République" et trouvent pas moins de sept personnes ayant eu maille à partir avec la justice ! Aujourd’hui en France se présentant dans ce numéro comme "le quotidien de la France exacte", il faut donc en conclure que la proportion de délinquants parmi la population serait de 14% ! |
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Passons sur les rires rentrés des voyous lorsque le président a évoqué la "sanction rapide et systématique" face à la délinquance. Le summum a été atteint lorsque le chef de l’État s’est prononcé en faveur du CV anonyme, "moyen efficace pour lutter contre les discriminations et tous les préjugés qui sont une plaie de notre société". Manifestement, il y en avait au moins sept en face de lui qui avaient envoyé au journal un CV, sinon anonyme, du moins sérieusement expurgé… |
Budget européen bancal
Les négociations mal engagées ont finalement abouti. Mais la réduction à 5,5% du taux de TVA dans la restauration, chère à la France, a été reportée à janvier, faisant mentir Chirac, qui a estimé lors d’une conférence de presse à l’issue des discussions, que "le résultat est satisfaisant pour la France, puis que les objectifs qu’elle s’était fixés ont été atteints". Cette question figurait dans son programme électoral de 2002…
Après d’âpres négociations, les 25 ont approuvé l’ultime proposition faite par Tony Blair prévoyant un budget global de 862,4 Mds€ (il voulait 847 et la commission 1025 – on voit qui a gagné…). Le Premier ministre britannique a accepté de réduire de 10,5 Mds€ sur les sept ans le rabais accordé au Royaume-Uni mais, en contrepartie, les Etats ont convenu de remettre le budget à plat en 2008-2009, ce qui pourrait conduire à des coupes massives dans la politique agricole commune (PAC).
L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) a demandé ce matin que "le gouvernement français prenne ses responsabilités" et applique un taux à 5,5% "de façon unilatérale". Mais la France n’est plus un pays souverain en matière économique.
L’UE s’en prend à l’Eglise en Espagne
La Commission européenne demande à l’Espagne d’aligner sur le droit communautaire quelques-uns de ses engagements fiscaux contractés par la signature, le 3 janvier 1979, de l’accord économique entre l’État espagnol et le Saint-Siège. L’Espagne argue qu’elle est tenue, en vertu de cet accord, d’accorder une exonération de TVA à certaines fournitures destinées à l’Eglise catholique. Or, le régime communautaire de la TVA interdit une telle exonération. Si l’Espagne ne répond pas de manière satisfaisante dans un délai de deux mois, la Commission pourra saisir la Cour de justice.
En Espagne, les livraisons à l’église catholique de biens meubles et immeubles liés à l’activité religieuse, par des opérateurs, sont exonérées de la TVA. Cela montre la haine que voue l’UE à l’Eglise catholique et aussi la perte de souveraineté des nations européennes.
La société doit accueillir les malades
Le message de Benoît XVI pour la prochaine Journée mondiale du malade, le 11 février rappelle que "l’Eglise se penche avec une sollicitude toute particulière sur les personnes qui souffrent, en attirant l’attention de l’opinion publique sur les problèmes de la maladie mentale, qui frappe désormais un cinquième de l’humanité et constitue une urgence sociale et sanitaire". Le Pape souligne l’absence de législation ad hoc dans de nombreux pays. "Dans les pays développés la crise des valeurs a une incidence négative sur le bien-être de la population". "La solitude et le sentiment d’abandon y augmentent, minant et affaiblissant les formes traditionnelles de la cohésion sociale…ce qui marginalise les malades mentaux en particulier, souvent considérés comme un poids pour la famille et la société".
"La société accepte difficilement les malades mentaux et leurs carences, ce qui rend encore plus délicate la recherche des ressources humaines et financières nécessaires". "Il est donc nécessaire de mieux intégrer thérapie adaptée et nouvelle sensibilité face à ces pathologies, afin que les opérateurs du secteur puissent répondre plus efficacement aux malades et aux familles qui sont souvent pas capables d’assister correctement les leurs". Le Pape demande d’aider "par des initiatives concrètes les familles ayant à charge des malades mentaux, auprès desquels il faut diffuser une culture d’accueil et de partage. Ceci doit être soutenu par des lois précises et aisément applicables".
La violence au quotidien
Une professeur d’art plastique enseignant au lycée Louis-Blériot à Etampes (Essonne) a été poignardée vendredi par l’un de ses élèves. Le ministre de l’Education Gilles de Robien était sur place en fin d’après-midi. L’enseignante aurait demandé à l’élève âgé de 18 ans de retirer le blouson qu’il conservait en classe. Après avoir refusé, celui que la presse appelle ‘l’adolescent’ alors qu’il a 18 ans, s’est soudainement levé, avant de s’approcher de l’enseignante et de la poignarder. Il a pris la fuite sans que ses camarades aient pu intervenir.
Fait divers devenu banal en banlieuse parisienne. Le problème, c’est que "ce jeune s’était déjà fait remarquer par ce comportement d’incivilité, à l’égard notamment de ce professeur d’arts plastiques, que la mère de ce jeune garçon a été convoquée par le professeur", selon le procureur de la République. En gros, on aurait pu prévenir. Encore faut-il cesser de vouloir à tout prix excuser les voyous à chaque fois qu’ils commettent un forfait.
Pour un nouvel humanisme
Jeudi, le Pape a rencontré les étudiants de Rome : "Continuez à réfléchir ensemble au nouvel humanisme, en tenant compte des grand enjeux contemporains, cherchant à conjuguer harmonieusement foi et culture. Il est hautement utile aujourd’hui de développer une profonde recherche culturelle mais aussi spirituelle".
Benoît XVI a recommandé aux étudiants de suivre une vraie formation chrétienne, de pair avec l’approfondissement de leurs études. Aux étudiants étrangers, il a dit savoir qu’ils font face "à de multiples problèmes, au risque même de la crise d’identité, d’une perte des valeurs morales et spirituelles. La possibilité d’étudier à l’étranger est pour de nombreux jeunes un grande chance de mieux contribuer au développement de leur propre pays, comme de mieux participer à la mission de l’Eglise."
Même dans la formation, il convient de lier la foi et la culture.
Problème technique
Quelques problèmes techniques subsistent. Pour lire les messages du jour utilisez l’adresse
Quand Mahomet rejoint Marx
– on change le but de la religion : non plus la lutte contre le péché mais la lutte contre ce pouvoir
– toute violence contre ce pouvoir devient ainsi la volonté de Dieu et un devoir du croyant (pour les islamistes : le djihad)
Sur France 2, on fête “les Nicolas”, pas la Saint-Nicolas
Christian Combaz dans Valeurs actuelles :
Le 5 décembre, l’animateur météo de France 2 nous l’a annoncé avec la jovialité contrainte de celui qui a quelque chose à cacher : « Demain nous fêterons les Nicolas. » Derrière lui, l’écran montrait la phase de la lune et le prénom Nicolas.
Trois ou quatre millions de nos concitoyens auront effectué d’eux-mêmes la correction : le lendemain, on fêtait la saint Nicolas. La disparition du mot saint devant le prénom sautait aux yeux parce que le 6 décembre ils sont indissociables, notamment dans le Nord. […] Pardonnez à votre serviteur, élu d’un village nommé justement Saint-Nicolas (Savoie), de flétrir les sournoiseries militantes des laïques obsessionnels. Mais au train où vont les choses, certains vont protester auprès de la préfecture au nom de l’égalité des cultes, contre les communes affligées d’un nom de saint. La période de Noël étant propice à toutes les dérives cafardes, les crèches dans les vitrines vont disparaître sous la pression des esprits faibles.
Et le 25 décembre, bonne fête à tous les "Noël".
Clonage humain en Corée du Sud : nouveau scandale
Les conditions dans lesquelles l’équipe sud-coréenne du prof. Hwang, en pointe dans le clonage humain, récupérait ses ovocytes s’étaient déjà avérées malhonnêtes. Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la perte de crédibilité de cette équipe : au moins 9 des 11 lignées de cellules souches embryonnaires que les chercheurs disaient issues du clonage n’ont jamais existé, et les photos les montrant étaient des montages. Le prof. Hwang aurait demandé au journal Science la rétractation de l’article dans lequel il revendiquait la fabrication de ces lignées.
La révélation est piteuse, mais logique et cohérente avec le climat mensonger qui entoure la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Toute cette recherche repose sur la promesse hâtive d’une application thérapeutique – alors qu’au mieux, cette dernière est lointaine et aléatoire. Rappelons l’avertissement du Britannique Lord Winston, lui-même chercheur sur les cellules souches embryonnaires : "Je considère la vague actuelle d’optimisme propos des cellules souches embryonnaires avec de plus en plus de méfiance." Nous aussi.
UE : la Constitution en embuscade
Tandis que la presse ne nous parle quasiment que du projet de budget européen déjà voué à l’échec, le Parlement européen a rouvert jeudi 15 décembre le débat sur l’avenir institutionnel de l’Union, gelé par les non à la Constitution européenne. La Commission constitutionnelle s’est penchée sur le rapport qui avait été confié à deux élus, le libéral britannique Andrew Duff et le vert autrichien Johannes Voggenhuber, pour voir comment relancer le processus constitutionnel… contre la volonté des peuples.
Les deux rapporteurs du Parlement estiment que, si le texte constitutionnel a été réduit à néant, ils proposent d’établir un nouveau projet. Pire, cette position se heurte à l’opposition d’un grand nombre d’élus du Parti populaire européen et du groupe socialiste, qui refusent de prononcer l’acte de décès de la Constitution. Ils estiment que, le moment venu, la France et les Pays-Bas pourraient procéder à un nouveau référendum, pour peu que le traité soit assorti de "déclarations interprétatives propres à rassurer leurs opinions publiques".
Les rapporteurs estiment qu’au cours du second semestre 2007 (donc après les élections françaises…), il faudra décider ce qu’il doit advenir du projet de Constitution : abandon, modification partielle ou refonte totale. Aujourd’hui il est clair que de notre vote en 2007, dépendra l’avenir de cette constitution et donc de la France.
Jean Madiran sur la pétition des 19 historiens
Dans Présent d’aujourd’hui, Jean Madiran remarque que les textes mis en cause par les historiens ne sont pas tous de la même nature : remettre en cause la loi Gayssot, c’est simplement revenir à la liberté d’expression; mais en remettant en cause l’article sur l’enseignement du "rôle positif" de la colonisation, les historiens s’opposent à ce que le politique fixe les programmes scolaires. Madiran pousse leur raisonnement jusqu’au bout :
[L]’Etat républicain a pris la responsabilité d’être patron et maître de l’Education nationale, c’est-à-dire de la totalité de l’école publique et des écoles sous contrat [sur ce point, voir ici]. C’est l’Etat seul, en dernière analyse, qui possède aujourd’hui l’autorité de fixer la "vérité historique" enseignée en classe et dont l’acquisition fidèle est vérifiée par les examens. Si les dix-neuf veulent vraiment que la "vérité historique" échappe au pouvoir politique, qu’ils y réfléchissent donc, et qu’ils réclament une loi fondamentale, une loi nécessaire, une loi de Séparation : la séparation de l’école et de l’Etat.
Stocks d’armes en banlieue parisienne
La police a découvert un stock d’armes à Clichy-sous-Bois, dans l’enquête sur des braquages et des blanchiments de fonds supposés financer le terrorisme islamiste international qui a abouti à 27 gardes à vue depuis lundi.
Il comprend des armes de guerre, des armes de poing, plusieurs kilos d’explosifs, dont de la dynamite mais aussi de l’explosif militaire, de nombreuses munitions et des détonateurs de plusieurs sortes. Les enquêteurs ont également trouvé des combinaisons noires pouvant être utiles pour des braquages et pouvant passer pour celle du Raid, des cagoules, des gilets pare-balles, et une tenue complète de gendarme.
C’était pour la nuit bleue ? Comme les émeutiers, la police prépare la nuit du 31 décembre activement…
Katrina : l’intox du “racisme” des autorités
S’il y a une chose que les médias ont répétée après le passage sur la Nouvelle-Orléans de l’ouragan Katrina, c’est que la population noire de la ville, laissée à l’abandon, avait presque exclusivement souffert de la catastrophe. Les accusations de racisme ont fusé, relayées par les médias, tel ce témoignage d’un habitant noir dans Libération :
"J’ai attendu trois jours sur le toit de ma baraque, à agiter en vain les mains sous le tourbillon des hélicos. Ils évacuaient en priorité les Blancs du quartiers d’à côté."
Mais le Département de la Santé de Louisiane vient de publier les statistiques des décès dûs à l’ouragan : à la Nouvelle-Orléans, les victimes ont été à 59% noires et à 36% blanches. Or, d’après le dernier recensement en 2000, les blancs représentent 28% de la population et les noirs 67%. La surmortalité se trouve donc chez les blancs de la ville, ce qui infirme les accusations de racisme anti-noir dans l’organisation des secours.
Australie : conflit ethnique et religieux
La police de Sydney a réussi à maintenir le calme dans la nuit de mardi à mercredi, arrêtant cinq hommes pour port d’arme, mais menait une enquête sur un feu déclenché mercredi matin dans une église protestante située dans un quartier à forte population d’origine arabo-musulmane.
La Tribune de Genève se demande si ces émeutes ethnico-religieuses (pour ne pas parler de choc de civilisations) ne vont pas se mondialiser.
La dette est aux mains de l’étranger
Depuis le premier octobre jusqu’au 31 décembre de chaque année, les salaires et dépenses de l’Etat sont couverts par des emprunts sur le marché financier international. Mais jusqu’à quand ? Pour l’instant la dette est croissante et les crédits sont accordés. Le risque est dans la panique du système (comme en Argentine). Si les organismes financiers par le jeu de l’offre et de la demande font décoller les taux d’intérêts et les primes de risques, le risque de voir des emprunts refusés pour insolvabilité de l’emprunteur peut se produire dans les semaines qui viennent. D’où l’extrême prudence de Thierry Breton. Le rapport Pébereau est divulgué en même temps que les cessions massives des autoroutes au secteur privé. Ceci rassure provisoirement les marchés financiers.
Pour le ministre des finances, la capacité d’emprunter à nouveau est terminée, s’il n’y a pas les mesures de solvabilité équivalentes en face et perçues comme telles par le marché financier. L’avertissement de Thierry Breton vaut démission probable en cas de freinage des politiques.
Certaines mesures s’avèrent obligatoires sur cinq ans :
– réduction des dépenses ;
– Cession d’actifs publics (autoroutes) ;
– Croissance des recettes de croissance affectée à la réduction du déficit.
Les retraites de la fonction publique ne sont pas provisionnées pour ne pas noircir le tableau. Les financiers savent que les engagements de l’Etat ne seront pas tenus soit en termes de remboursements d’emprunts soit en termes de versements de retraites, soit les deux. La suite des évènements ne dépend plus de nos politiques, mais du marché international des capitaux. Personne ne renflouera le système à notre place. Mais ce ne sera pas le scénario Argentin, car la France n’a plus sa monnaie (pas de dévaluation compétitive possible).
Après les crises politiques, européennes et d’identité, la crise financière est inévitable.
Zarqaoui officie aussi en France
Après l’interpellation lundi de 25 personnes (dont 2 ont déjà été relachées) dans le cadre d’une enquête liée à l’islamisme radical, trois autres personnes ont été interpellées par la DST jeudi matin en Ile-de-France. Ces trois personnes auraient des "liens indirects" avec Abou Moussab al-Zarqaoui, le terroriste d’origine jordanienne chef présumé d’Al-Qaïda en Irak. Les interpellés sont pour la plupart d’origine algérienne et marocaine. Nicolas Sarkozy a affirmé que "ce groupe entretient des liens avec de nombreux groupes dangereux, le groupe de Francfort qui avait préparé l’attentat de Strasbourg, les ex du GIA, les filières tchétchènes et par ailleurs le groupe de Safe Bourada". Du joli petit monde sur notre territoire…
Un linguiste parle des méthodes de lecture
Dans le Figaro d’aujourd’hui, Alain Bentolla fait litière d’un des leitmotive favoris des partisans de la "méthode globale" : l’apprentissage alphabétique ne serait pour eux qu’un déchiffrage, à opposer à "l’accès au sens" (thèse de cet article de l’Express, par exemple). Pour le linguiste :
Contrairement à ce que l’on a seriné aux instituteurs pendant trente ans, ce n’est donc pas le fait de déchiffrer qui est responsable d’une lecture dépourvue d’accès au sens, mais c’est le déficit du vocabulaire oral qui empêche l’enfant d’y accéder. […]
Il est clair que le déchiffrement, que nous avons qualifié de «nécessaire», n’est pas une fin en soi ; il doit, par une progressive automatisation, conduire un enfant à une identification «orthographique» des mots qui le libérera progressivement du passage par le déchiffrage des mots. Plus l’enfant sera habile au déchiffrage, plus vite il s’en libérera pour devenir un lecteur expert pour qui l’oralisation ne constituera qu’un recours exceptionnel lorsqu’il rencontrera un mot rare dont la composition orthographique n’a pas été encore enregistrée.
Pour les vrais fans de Narnia
… ce blog suisse est consacré au film de Disney.
Henri Védas (via le blog RC)
Pierre Assouline : “L’histoire aux historiens !”
Les historiens qui, émus en particulier par l’affaire Pétré-Grenouilleau, ont demandé que cesse l’ingérence politique dans leur domaine ne sont pas seuls. Pierre Assouline, sur son blog du Monde, les appuie :
Il était temps ! Rarement la réaction d’un milieu aura été autant attendu [sic] que celle des historiens. Des années qu’il s’y murmure et parfois s’y écrit à propos de la loi réprimant la négation des crimes contre l’humanité que ce n’est pas l’affaire du Parlement. Des mois qu’il s’y murmure et parfois s’y écrit que le Parlement n’est pas davantage fondé à indiquer aux auteurs des manuels d’histoire et aux professeurs du secondaire l’art et la manière d’enseigner la grandeur et décadence de la colonisation française. Des semaines qu’il s’y murmure et parfois s’y écrit que l’histoire de l’esclavage ne relève pas d’une pression communautariste devant les tribunaux.
Les lecteurs de son blog l’appuient majoritairement, à en juger par les commentaires. Tout comme les lecteurs du Monde sollicités par ce sondage en ligne.
Cette pétition, et l’accueil qui lui est faite, est très encourageante. Il y a encore quelques jours, on se sentait par exemple un peu seuls à dire l’évidence : qu’on pouvait penser tout le mal qu’on voulait de David Irving, mais qu’il était effarant qu’il risquât 20 ans de prison pour négationnisme.
Toutefois la pétition est également un peu attristante : il aura fallu qu’à des excès "de gauche" (la loi Gayssot, la loi Taubira de 2001) répondent des réactions "de droite" (la condamnation de Bernard Lewis, le "rôle positif" de la colonisation) pour qu’il devienne possible de parler de cette dérive. Faudrait-il donc se résoudre à ce que la droite fasse les mêmes erreurs que la gauche, mais en symétrique, avant que le bon sens ne revienne ?
