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L’IMG et l’eugénisme

Toutes les interruptions médicales de grossesses (IMG-elles peuvent être pratiquées sans date limite avant la naissance de l’enfant) sont suspendues au centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal de l’hôpital Necker de Paris. L’hôpital Saint-Antoine et les 43 autres centres de diagnostic prénatal français pourraient le faire également.

Cette suspension fait suite à une affaire, au terme de laquelle deux spécialistes français ont fait l’objet d’un simple «rappel» à la loi par un magistrat du tribunal de grande instance de Paris qui leur aurait fait savoir qu’une interruption de grossesse réalisée pour une malformation foetale avait été effectuée indûment.

En 2001, une jeune femme enceinte apprend, après échographie, que le foetus est atteint d’une malformation grave. La patiente suivie alors au Centre de diagnostic prénatal de l’hôpital Necker décide avec son mari de recourir à l’interruption médicale de grossesse à laquelle l’équipe consent. En 2003, la jeune femme est à nouveau enceinte et décide d’être suivie encore à l’hôpital Necker. Lors d’une visite, son mari a une altercation avec une aide soignante. Il décide de porter plainte pour infanticide. Les magistrats du pôle de santé publique convoquent les trois médecins ayant pris en charge la patiente, ils leur infligent un «rappel à la loi». Le magistrat aurait fait valoir qu’il s’agirait d’une situation «d’avortement illégal», la malformation n’étant pas incurable. "Dans cette affaire, nous n’étions pas dans un cas qui relève de l’IMG" affirment les magistrats.

La loi Veil de 1975 autorise une IMG lorsqu’il y a «une forte probabilité que l’enfant à naître soit atteint d’une affection d’une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic». Elle laisse donc une part d’appréciation au corps médical et à la famille. En France, 4000 interruptions médicales de grossesses sont pratiquées chaque année.

Michel Janva

Enquête sur la christianophobie

Pour ceux qui ne seraient pas convaincus qu’un climat anti-catholique s’est instauré en France, nous conseillons d’écouter, vendredi prochain, l’émission "esprit de famille" à 14h30 sur radio Notre-Dame, à laquelle est invité Michel de Jaeghere, auteur d’une Enquête sur la christianophobie.

Michel Janva

Le courage de Christian Vanneste

Le député UMP a tenu bon, à son procès hier, rapporte Libération :

Détendu malgré le charivari, souriant jusqu’aux oreilles à ceux qu’il connaît, Christian Vanneste s’est expliqué, devant les caméras, avant le début du procès. […] A la barre, le député persiste. «Il n’y a qu’une différence sexuelle, c’est entre l’homme et la femme, c’est ainsi que s’est constituée l’humanité. Dans toutes les sociétés, on a écarté l’inceste et l’homosexualité. Je n’ai aucune prévention contre les personnes homosexuelles, je conteste le comportement.» Puis : «Le comportement homosexuel n’a rien à voir avec l’identité, on ne peut pas dire qu’une personne trouve son essence dans l’homosexualité. Je ne me sens pas essentiellement hétérosexuel.» Enfin, bis repetita : «Vous ne pouvez mettre à égalité le comportement homo et hétéro, le comportement homosexuel est inférieur sur le plan moral»…

Une scène décrite par Libé montre de quel côté est l’hystérie, et de quel côté la dignité :

Ils étaient face à face, séparés par la rue, à l’entrée du tribunal de Lille. D’un côté, les amis de Christian Vanneste, député UMP du Nord […]. Ce sont des hommes, pour la plupart, qui semblent plus âgés que le député de 58 ans. De l’autre, des militants associatifs (Act Up, les Flamands roses, SUD rail et la CGT, mais aussi les sans-papiers) portant tee-shirts ­ «Tapiole militante» ­ et criant des slogans comme «[obscénité]-nous gaiement», ou «les vieux en gériatrie», en référence à ceux du camp d’en face. Soudain, un vieil homme traverse la rue après s’être fait maltraiter par un jeunot : «T’étais collabo en 40 !» Le retraité lui répond : «Tu fais le gros dur mais j’étais dans la division Leclerc.»

Henri Védas

PS : pour soutenir Christian Vanneste, voici son courriel.

Syndrome post-avortement : une nouvelle étude norvégienne

…, mené sur un nombre de femmes assez réduit (120), compare les effets psychologiques de l’avortement et ceux d’une fausse couche : alors plus de femmes souffrent de troubles mentaux 10 jours après une fausse couche que 10 jours après un avortement, la proportion s’inverse ensuite. Entre 2 et 5 ans après, seules 2,6% des femmes ayant subi une fausse couche en souffrent encore, contre 18 à 20% des femmes ayant subi un avortement.

Henri Védas

Sondage sur les “idées de l’extrême-droite” dans l’opinion

Un sondage SOFRES sur le FN à paraître demain offre des enseignements intéressants, et qui dépassent le champ strict du Front national. Il étudie en effet l’adhésion de l’opinion à ce que le sondage appelle témérairement "les idées de l’extrême-droite".

Parmi ces idées, la plus populaire est la défense des valeurs traditionnelles : 73% des sondés (dont 72% des 18-24 ans) considèrent qu’on ne les défend pas assez. Ce chiffre est d’une remarquable stabilité par rapport aux enquêtes précédentes depuis 2000.

63% pensent qu’il y a trop d’immigrés en France. Le chiffre tendrait à augmenter : 59% seulement le pensaient en novembre 2003.

Une forte minorité, 45% contre 51%, considère que la construction de l’Europe est une menace pour l’identité de la France. Le chiffre est en hausse : en mai 2002, il était descendu à 28% contre 67%.

En revanche, deux idées associées au FN seraient en forte chute : 34% souhaitent rétablir la peine de mort (45% en 2000); 19% sont pour la "préférence nationale" (45% en 1991).

Henri Védas

Le cardinal Ratzinger sur le multiculturalisme

Sur son blog, le Père Neuhaus, de la revue First Things, annonce dans son prochain numéro un article sur l’Europe que le futur Benoît XVI lui avait confié en 2004, avant son élévation au pontificat. Après avoir précisé que le multiculturalisme pouvait être une sensibilité recommandable, le cardinal Ratzinger précisait sa pensée :

Si nous ne faisons pas nôtre le sacré dans notre propre héritage, nous ne nierons pas seulement l’identité de l’Europe. Nous manquerons au devoir de fournir aux autres un service auquel ils ont droit. Pour les autres cultures du monde, il y a quelque chose de profondément étrange dans le laïcisme absolu qui se développe en Occident. Elles sont persuadées qu’un monde sans Dieu n’a pas d’avenir. Le multiculturalisme lui-même exige que nous revenions à nouveau à nous-mêmes.

Nous ne savons pas quel sera l’avenir de l’Europe. Nous devons ici rejoindre Toynbee [historien, spécialiste des civilisations, NDR] quand il dit que le sort d’une société dépend toujours de ses minorités créatives. Les croyants chrétiens doivent se considérer comme une telle minorité créative, aidant l’Europe à retrouver ce qu’il y a de meilleur dans son héritage, et se plaçant ainsi au service de toute l’humanité.

Henri Védas

Méthode globale : la prudence du Dr Wettstein-Badour

Médecin et défenseur éminent des méthodes de lecture alphabétique, Ghislaine Wettstein-Badour ne veut pas crier victoire trop tôt : certes, le ministre de l’Education tient un discours encourageant sur les méthodes de lecture. Mais la virulence de la réaction de la gauche éducative montre les obstacles qu’il faudra surmonter avant que le bon sens ne revienne :

[C]e n’est pas une circulaire ministérielle abolissant la méthode globale ou assimilée, c’est-à-dire pratiquement toutes les méthodes utilisées actuellement, qui va modifier des dizaines d’années de pratique au niveau des enseignants et de leur hiérarchie.

Comment peut-on imaginer dans une institution de la taille de l’Éducation nationale, que l’on puisse changer les manières de faire sans aucune information, formation et adhésion préalable suffisante à tous les niveaux ? Et en supposant même que la question précédente soit résolue, comment peut on doter d’un coup de baguette magique et du jour au lendemain toutes les écoles de France de nouveaux manuels… qui n’existent pas ? (Liberté politique)

On peut aider ce travail de renouvellement des manuels en apportant son soutien à la campagne de SOS Education pour le retrait des 5 livres de classe les plus nuisibles.

Henri Védas

Reparlons de l’esclavage

A l’heure où l’histoire de la colonisation provoque une polémique politique et alors que Chirac veut instaurer un autre devoir de mémoire, il est utile de se pencher sur une actualité omise par les médias à savoir que l’esclavage continue d’être pratiqué dans des pays comme la Mauritanie ou le Soudan, souvent au nom de l’islam.

Le 18 avril dernier, alors que la Commission des droits de l’Homme de l’ONU s’apprêtait une fois de plus à rejeter une résolution condamnant les actions au Soudan sur pressions des pays islamiques, trois ONG (International Humanist and Ethical Union, Association for World Education et Association of World Citizens) organisaient un colloque en marge de la commission sur les "victimes du djihad". Simon Deng y a raconté comment il avait été réduit en esclavage — parce que noir et chrétien — par le régime arabe islamiste de Khartoum. Son témoignage est poignant.

Soudanais, shiluk de par la tribu, chrétien de par la religion, son peuple a été soumis au meurtre de masse, à l’esclavage, au viol systématique, à la persécution religieuse, à la famine imposée, à la dislocation, à l’exil. Une réalité qui ne fait ni partie de l’Histoire, ni de l’actualité.

Chronique de christianophobie turque

A Kulp en Turquie, dans la province de Diyarbakir, une des dernières vieilles églises arméniennes vient d’être rasée et l’on construit à sa place une mosquée. En dehors d’Istamboul où, vitrine oblige, elle doit diplomatiquement tolérer un minimum de survivance chrétienne, elle éradique encore férocement les moindres restes de ce qui fut jadis la première chrétienté au monde.

Michel Janva

Hétérophobie en Grande-Bretagne

En Grande-Bretagne, une écrivain et une station de radio ont été condamnés à subir une enquête de police pour des propos jugés homophobes tenus par l’écrivain lors d’une émission. Lynette Burrows avait pris part à un débat sur Radio Five portant sur le nouvel acte de partenariat civil. Elle a affirmé sa conviction que les homosexuels ne devraient pas pouvoir adopter. Elle a ajouté que placer un petit garçon avec 2 hommes homosexuels serait aussi risqué que confier une fillette à 2 hommes hétérosexuels.
Mme Burrows a été contactée par une inspectrice de police le jour suivant qui lui a notifiée qu’une plainte pour "homophobie" avait été déposée contre elle. "J’ai été étonnée. Je lui ai dit que nous étions un pays libre et que chacun y était libre d’exprimer ses opinions sur les sujets d’intérêt public. Elle m’a dit qu’il n’y avait pas délit, mais qu’elle était obligée de faire un rapport sur l’incident."

Visiblement cette atteinte à la liberté d’expression est ciblée, Mme Burrows étant l’auteur de "Fight For The Family" (Combat pour la famille). Elle est mère de 6 enfants et soeur de Victoria Gillick, qui avait sans succès tenté d’obtenir qu’on demande l’autorisation des parents avant de prescrire des pillules contraceptives aux jeunes filles mineures.

Benoît XVI et la paix

A l’occasion de la Journée mondiale de la paix 2006 (1er janvier 2006), le Pape a publié aujourd’hui son message "Dans la vérité, la paix". Le titre dit l’essentiel : sans vérité, pas de paix. Le message se présente en quatre parties :

1- Le caractère théologique et spirituel met en évidence l’importance du rapport entre paix, vérité et mensonge. Le Pape souligne que la paix est le fruit de l’ordre imprimé dans la société humaine par son divin Fondateur, rappelant que pour la croissance du front de la paix, l’humanité doit appliquer la loi morale universelle. Et il introduit sa réflexion sur le mensonge comme péché aux conséquences dévastatrices pour la vie des personnes comme des peuples.

2- La vérité de la paix est envisagée dans le contexte de la réalité de la guerre. Dans ce cas, c’est le plein respect et l’observation stricte du droit international humanitaire qui doivent prévaloir en restant la référence pour la communauté internationale.

3- La vérité et la paix sont traitées comme étroitement liées au terrorisme. Benoît XVI offre un paradigme nouveau et jusqu’ici inexploré pour interpréter le phénomène terroriste. Sa source d’inspiration réside dans le nihilisme et dans le fondamentalisme fanatique, qui s’opposent à la vérité, et par conséquent à la paix.

4- La quatrième partie propose l’urgence qu’il y a à relancer le processus politique du désarmement. Le Pape précise que s’il y a moins de guerres il y a de nombreux conflits larvés. Il en appelle aux autorités politiques qui se servent de leur pouvoir pour diffuser dans les peuples le mépris à l’encontre des autres. Et il s’en prend aux programmes de certains pays tendant à potentialiser le nucléaire sous le faux prétexte de garantir la sécurité nationale.

Michel Janva

Bruno Gollnish et la liberté d’expression

Le Parlement européen a décidé de ne pas défendre l’immunité de Bruno Gollnisch, autorisant la tenue du procès en mai prochain de l’eurodéputé français pour des propos controversés. Cette affaire est à situer dans la polémique sur l’instrumentalisation de l’Histoire par la politique.

Michel Janva

Fermeté face aux émeutes à Sydney

Plus de 450 policiers, quatre fois plus que les effectifs habituels, ont été déployés dans les rues de Sydney pour prévenir une troisième nuit de violences raciales. Le Parlement se réunira en session extraordinaire pour porter de cinq à quinze ans de prison la peine prévue pour faits d’émeute et de cinq à dix ans la peine pour participation à des bagarres sur la voie publique. "Ces criminels ont déclaré la guerre à notre société et nous ne les laisserons pas gagner", a déclaré Morris Iemma, Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud. "Vous ne prendrez pas le contrôle de nos rues", a-t-il lancé à l’adresse des émeutiers, en annonçant que la police disposerait de pouvoirs spéciaux.
Lundi soir, des bandes de jeunes, essentiellement originaires du Proche-Orient, ont, pour la seconde nuit consécutive, attaqué plusieurs personnes à coups de batte de baseball, détruit des voitures et jeté des pierres sur les forces de l’ordre. La police a dit avoir découvert une trentaine de cocktails molotov et des caisses de pierres sur des toits. L’archevêque catholique de Sydney, Mgr George Pell, a rapporté que des coups de feu avaient été tirés lundi soir sur une école de l’ouest de la ville où avait lieu un concert de cantiques de Noël.

Le compendium de la doctrine sociale

La traduction en français du Compendium de la doctrine sociale de l’Église, document de 530 pages, est coédité par les éditions du Cerf, Bayard et Fleurus-Mame (22€ – 18€ ici). Ce compendium expose «d’une manière systématique les points fondamentaux de la doctrine sociale catholique», écrit dans l’introduction le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’État du Saint-Siège. Organisé en trois grandes parties, l’ouvrage s’ouvre par quatre chapitres sur les fondements théologiques et philosophiques du dessein d’amour de Dieu pour l’humanité, de la mission de l’Église, de la personne humaine et de ses droits et enfin de la doctrine sociale de l’Église.

Le 4e chapitre rappelle les principes du bien commun, de la destination universelle des biens, de la subsidiarité, de la participation et de la solidarité, dans le respect des valeurs fondamentales de vérité, liberté, justice et charité. Les sept chapitres de la 2e partie déclinent ensuite ces principes dans les domaines de la famille, du travail humain, de la vie économique et politique, de la communauté internationale, de la sauvegarde de l’environnement et la promotion de la paix. Le chapitre consacré à «la famille, cellule vitale de la société» prête une attention particulière aux enfants et aux femmes.

Ce Compendium est une source de référence (toutes les citations sont référencées et indexées dans les 200 pages finales) pour les chrétiens qui doivent – dit clairement la doctrine sociale – être des acteurs, libres et responsables, nourris et animés par leur foi, soucieux du témoignage et de l’évangélisation.

Michel Janva

Pour une liberté de la recherche historique

19 historiens connus et reconnus demandent, dans un texte intitulé "Liberté pour l’histoire !", l’abrogation de tous les textes de loi qui imposent un jugement historique et qui violent ainsi les principes mêmes de la recherche historique. Ces historiens sont Jean-Pierre Azéma, Elisabeth Badinter, Jean-Jacques Becker, Françoise Chandernagor, Alain Decaux (de l’Académie française), Marc Ferro, Jacques Julliard, Jean Leclant (secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres), Pierre Milza, Pierre Nora (de l’Académie française), Mona Ozouf, Jean-Claude Perrot, Antoine Prost, René Rémond (de l’Académie française), Maurice Vaïsse, Jean-Pierre Vernant, Paul Veyne, Pierre Vidal-Naquet et Michel Winock.

"Emus par les interventions politiques de plus en plus fréquentes dans l’appréciation des événements du passé et par les procédures judiciaires touchant des historiens et des penseurs", ils tiennent à rappeler deux principes fondamentaux. Le premier est que "l’histoire n’est pas une religion". L’historien "n’accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connaît pas de tabous". "L’histoire n’est pas la morale." L’historien n’a "pas pour rôle d’exalter ou de condamner". "L’histoire n’est pas l’esclave de l’actualité" : l’historien "ne plaque pas sur le passé des schémas idéologiques contemporains et n’introduit pas dans les événements d’autrefois la sensibilité d’aujourd’hui."

Le deuxième grand principe est que "l’histoire n’est pas la mémoire". L’historien établit des faits au terme d’une démarche scientifique. Il en résulte qu’il "n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique".

En conséquence, ces historiens demandent l’abrogation d’articles de lois qui "ont restreint la liberté de l’historien, lui ont dit, sous peine de sanctions, ce qu’il doit chercher et ce qu’il doit trouver, lui ont prescrit des méthodes et posé des limites". Ils visent explicitement les lois "du 13 juillet 1990, du 29 janvier 2001, du 21 mai 2001, du 23 février 2005". La première est la loi Gayssot, la deuxième est celle de la reconnaissance du génocide arménien, la troisième est celle qui reconnaît l’esclavage comme crime contre l’humanité, la dernière est celle qui a déclenché la polémique actuelle.

Michel Janva

Constitution : Lech Walesa se rallie au “non”

La position de l’ancien dirigeant de Solidarnosc sur la Constitution européenne était jusqu’ici assez tortueuse. Il déclarait en février :

"La Constitution, telle qu’aujourd’hui, n’est pas bonne. Mais pour l’améliorer, il faut être dedans, il faut commencer par quelque chose" […] "Il faut donc adopter la Constitution et ensuite faire en sorte que ses éléments qui sont inacceptables puissent être améliorés.
Le rejet de la Constitution au référendum serait fatale", a-t-il affirmé.

Adopter la Constitution pour l’ "améliorer" plus tard n’a jamais semblé être une position raisonnable : tout amendement aurait requis l’unanimité des 25 signataires. Autant dire que les "éléments inacceptables" seraient restés.

Mais Walesa se range maintenant dans le camp du "non" et complimente les Français. Présent d’aujourd’hui cite une interview récente dans le quotidien gratuit 20 Minutes :

"J’étais content que la France rejette la Constitution, même si la Pologne et moi-même étions pour le oui. […] Nous, nous voulions l’adopter et la corriger tout de suite. Mais la France a eu le courage de dire non. Il faut la changer maintenant, pas après. Un jour, on la remerciera parce qu’elle a sauvé l’honneur et les perspectives de l’Europe."

On pourrait accuser Walesa de rejoindre le camp du "non" après la bataille : il n’en est rien, car la bataille n’est pas terminée. La Constitution est "toujours d’actualité" aux yeux de la Commission et de plusieurs gouvernements européens, qui parlent ouvertement d’en relancer le processus de ratification en 2006.

Henri Védas

Le député Vanneste jugé demain

Christian Vanneste, député UMP du Nord, passera devant le tribunal correctionnel le 13 décembre, à la suite d’une plainte de l’association hyper-violente Act-up, pour "injures à l’égard des personnes homosexuelles".

Lors du débat à l’Assemblée nationale, le 7 décembre, sur l’article réprimant l’homophobie, dans la loi créant une Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, M. Vanneste, qui fut professeur de philosophie, citant Kant, "Agis toujours selon une maxime qui puisse être érigée en principe universel", avait ajouté : "Manifestement, l’homosexualité ne le peut pas, ou alors cela conduirait au suicide de l’humanité." Un parlementaire ne pouvant être poursuivi pour  des propos tenus dans l’enceinte de l’Assemblée, l’assignation a été établie à partir de leur confirmation par l’intéressé à des journaux.

Michel Janva

Noël : Benoît XVI contre la “pollution commerciale”

Sur Catholique.org :

Le pape Benoît XVI indique la présence de la Vierge Marie et la crèche familiale comme remèdes à la « pollution commerciale » qui accompagne la préparation de la fête de Noël.

Henri Védas

Propagande laïciste sur France 2

Le service public se surpasse ce soir à 20H50. Voici la présentation du téléfilm sur la loi de Séparation programmé par France 2 :

A l’aube du XXe siècle, dans une France divisée entre catholiques et républicains, Marie, jeune institutrice républicaine et croyante, reprend l’école publique de son village. Dès sa prise de fonction, elle s’oppose avec virulence au traditionalisme de son grand-père et de l’abbé Courtois ["tradi" parce qu’il disait la messe en latin ?]. Elle tente aussi, mais en vain, de soustraire son frère à l’extrémisme religieux… Lors d’une rixe, Marie retrouve Julien, son amour d’enfance, devenu un brillant militant républicain. Après leur mariage, elle le suit à Limoges. Mais Julien, impliqué dans le scandale du "fichage" des cadres de l’armée ["brillant", en effet !], voit sa carrière politique brisée. Ce n’est que grâce au vote de la loi de 1905, instaurant une séparation claire entre l’Eglise et l’Etat que les esprits s’apaisent. [Ouf !]
Comme l’émission est "éducative", France 2 fournit une petite présentation de la loi de 1905, où l’on trouve cette perle :
La loi du 9 décembre 1905 […] pose le principe de la liberté de religion et de culte des personnes et des communautés garanti par l’État. Chaque Eglise peut s’organiser suivant son droit propre.
Justement non. La loi de 1905 a voulu subvertir le "droit propre" de l’Eglise en imposant la constitution d’associations cultuelles, manoeuvre qu’a empêchée la fermeté de Saint Pie X.

Le contre-poison à ce révisionnisme historique ? Cette interview de Jean Sévillia.

Henri Védas (via Bafweb)

Persécution anticatholique au Laos

Les autorités du Laos ont annulé l’ordination d’un prêtre catholique à Vientiane la semaine dernière sous prétexte de non-respect des procédures administratives.

Asia News indique que l’ordination de Sophone Vilavongsy, 32 ans, un missionnaire oblat de Marie-Immaculée, "a été reportée indéfiniment". "Les soldats contrôlent l’église pour s’assurer que l’ordre (du gouvernement) est respecté", a indiqué Mgr Khamsé Vithavong, vicaire apostolique et Archevêque de Vientiane. L’église du Laos avait obtenu l’autorisation de procéder à l’ordination, sous réserve que le nombre de participants soit limité et qu’elle n’ait pas lieu dans le village où le prêtre doit s’installer…

Le régime communiste persiste à nier toutes les accusations de persécutions des minorités religieuses.

Michel Janva

Jack Lang, raciste

Jack Lang a dénoncé dimanche le "communautarisme blanc des privilégiés", de "ceux qui tiennent le pouvoir économique, financier, politique" soutenus, selon lui, par le gouvernement. Qu’est-ce donc que ce complot blanc que dénonce Jack Lang ? Ne serait-ce pas du racisme anti-blanc ?

MJ

Emeutes raciales en Australie

Des affrontements se sont déroulés dimanche dans la soirée aux abords de la plage de Cronulla (banlieue de Sydney). Ils auraient commencé à la suite d’une manifestation de près d’un millier de personnes venues soutenir deux gardiens de plage agressés, dont un à coups de couteau, par un groupe de jeunes résidents d’origine libanaise.

La manifestation a rapidement dégénéré, tournant à l’agression d’estivants d’origine arabe ou jugés comme tels. Une trentaine de personnes, dont six policiers, a été blessée et seize autres ont été interpellées. Une quarantaine de véhicules a été brûlée, avant que la police n’intervienne en bouclant tout le quartier.

Michel Janva

Libération occupé

Ce n’est pas un jeu de mots. Des élus d’extrême-gauche (Sud, CGT) du Comité d’entreprise du quotidien Libération occupent depuis ce matin les bureaux de la direction générale et du service du personnel situés au siège du quotidien. Le personnel de Libération a fait grève quatre jours pour protester contre un plan visant à supprimer 52 postes avant de voter le 25 novembre la reprise du travail. Les occupants indiquent que "cette action symbolique a pour objectif de souligner l’impasse des négociations actuelles et la faillite du dialogue social à Libération". "La direction a choisi d’ignorer l’engagement qui lui était demandé de ne pas procéder, in fine, à aucun licenciement".

S’ils pouvaient occuper Le Monde aussi, c’est nous qui serions libérés…

Michel Janva

France : chronique terroriste et islamiste

Entre 20 et 30 personnes ont été interpellées ce matin, dans le cadre d’une enquête sur le financement du terrorisme et des soupçons de projets d’attentats. Parmi elles, figurent des personnes "connues comme appartenant au grand banditisme", et soupçonnées d’avoir commis des vols à main armée pour "financer la cause" islamiste, selon une source qui évoque des "braqueurs islamisés".

Une vingtaine de ces personnes ont été interpellées dès 06H00 ce matin à leurs domiciles, dans les Hauts-de-Seine, les Yvelines, le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et l’Oise, et les autres, quelques heures plus tard, toujours en banlieue parisienne. Depuis 2002, 367 islamistes ont été interpellés et 100 écroués dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste.

Michel Janva

Nouvel attentat antichrétien au Liban

Tandis que le juge Mehlis présente aujourd’hui son rapport à l’ONU sur l’assassinat d’Hariri, le député chrétien (et anti-syrien…) Gebrane Tuéni vient tout juste d’être assassiné au Liban. Selon le général Rifi, «Mehlis va constater [dans son rapport] une coopération syrienne tardive et incomplète». Il pourrait demander les arrestations de Rostom Ghazalé, chef des services syriens au Liban au moment de l’assassinat, ainsi que celle de son adjoint Jameh Jameh, qui ont été entendus à Vienne.

Au moins quatre personnes ont été tuées et dix autres blessées, dont deux grièvemement, dans un attentat survenu vers 9H00 à Mkallés, dans la banlieue chrétienne de Beyrouth. "Une voiture rouge, garée au bord d’une route de la localité de Mkallés, a explosé projetant une voiture, qui a pris feu, dans un ravin", a indiqué un officier de police.

Etrangement, hier même, le président syrien Bachar el-Assad a affirmé que des sanctions contre la Syrie déstabiliseraient le Moyen-Orient et le monde. "Toute erreur militaire ou politique dans la région la précipitera dans le chaos", a-t-il ajouté sur un ton qui frisait la menace.

Michel Janva

Azouz Begag contre l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale, devant représenter le peuple français, a refusé d’abroger la loi qui demande à l’école de ne pas oublier "le rôle positif" de la colonisation. On pense ce que l’on veut de cette loi (et notamment, que ce n’est pas au Parlement d’écrire l’Histoire), mais aujourd’hui le problème n’est plus là. Chirac a demandé la création d’une mission pluraliste (non élue) pour examiner le sujet. Le ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances Azouz Begag a demandé "l’abrogation" de l’article de loi. "Cette loi me provoque des contorsions ventrales puisque je n’arrive pas à assumer cette lecture de l’histoire", a-t-il dit, qualifiant cette loi de "blessure".

Ainsi, les politiques veulent passer outre l’Assemblée, donc outre le peuple. Au-delà du sujet de la querelle, c’est la procédure même qui est gravissime. Au fond, l’Assemblée nationale n’aurait plus qu’un rôle consultatif. Dans un entretien au Figaro, Hamlaoui Mékachéra (Anciens combattants) estime lui que cet article permet "de rétablir un équilibre entre les ombres et la lumière de notre passé".

Michel Janva

Lech Walesa et le milieu homosexuel

Dans une interview accordée à la revue polonaise Przekroj, Lech Walesa explique que le milieu homosexuel veut imposer sa volonté à la majorité de la societé alors que la démocratie, "c’est le pouvoir de la majorité où les minorités doivent connaître leur place". Le prix Nobel de la paix estime d’ailleurs que les réactions de la mairie de Poznan et de la police – qui avaient réprimées manu militari une manifestation d’homos – ont été trop moderées ; lui-même aurait préféré que les participants de la manifestation illégale soient envoyés en prison.

Michel Janva

Chili : la gauche favorite pour le 2e tour de la présidentielle

Michelle Bachelet, la candidate de gauche à l’élection présidentielle chilienne, est arrivée largement en tête du 1er tour avec près de 46% des voix. Ses deux principaux adversaires se sont divisé le vote de droite avec 25,4 (Sebastian Pinera) et 23,2% (Joaquin Lavin). Bachelet est la favorite du 2e tour, le 15 janvier : elle devrait pouvoir compter sur le report des 5% d’électeurs qui avaient opté pour le candidat d’extrême-gauche; en revanche le report des voix de l’électorat populaire de Lavin sur Pinera pourrait être médiocre.

Cette élection prend une importance particulière dans le contexte actuel : même si Bachelet a évité le sujet pendant la campagne pour ménager ses alliés démocrate-chrétiens, son élection encouragerait l’offensive concertée des pro-avortement en Amérique latine.

Henri Védas

Affaire Gotovina : le scandale Del Ponte

Le procureur du TPIY accusait en septembre le Vatican de cacher Gotovina dans un monastère croate, or il a été arrêté aux Canaries. A-t-elle pour autant menti ? Peut-être, dira-t-on, Gotovina était-il en effet dans un monastère croate en septembre, ou du moins Del Ponte le pensait-elle…

Il semble bien que Del Ponte, dans ses accusations contre le Vatican et la Croatie, ait délibérément menti. Le site d’actualité européiste Café Babel

… présume aujourd’hui que Carla Del Ponte savait, et ce dès le mois d’octobre, que Gotovina se trouvait en Espagne.

Mais cette version est démentie par Del Ponte elle-même, d’après l’Associated Press :

Del Ponte a déclaré jeudi qu’elle savait depuis septembre que Gotovina était en Espagne, mais elle en avait gardé le secret.

Rappelons donc la chronologie des étranges manoeuvres de Mme Del Ponte :

– Le 20 septembre, elle déclare dans une interview avoir "des informations selon lesquelles [Gotovina] se cache dans un monastère franciscain" en Croatie.

– "En septembre" (avant cette interview ? quelques jours après ?) , elle apprend que Gotovina est en Espagne. Elle ne retire à aucun moment ses accusations contre l’Eglise.

Alors que le 30 septembre et le 1er octobre encore Del Ponte fait mine de reprocher à la Croatie son manque de coopération, le 3 octobre elle lève miraculeusement ses objections. L’ouverture de négociations d’entrée de la Croatie dans l’UE devient alors possible : c’était la condition pour que l’Autriche accepte que commencent celles avec la Turquie. Pour mesurer la soudaineté du retournement de Del Ponte, on se reportera à cette déclaration du ministre des Affaires Etrangères Douste-Blazy le 3 octobre :

[L]e Procureur du Tribunal pénal international, Mme Carla Del Ponte, nous disait, depuis plusieurs mois, que le gouvernement croate ne collaborait pas dans la recherche des criminels de guerre. Depuis quelques heures, Mme Del Ponte nous dit que le gouvernement croate collabore parfaitement avec le Tribunal.

Difficile de ne pas voir un lien entre les manoeuvres de Del Ponte et l’ouverture de négociations avec la Turquie, même si cela reste du domaine de la conjecture.

Yves Daoudal appelle Mme Del Ponte à "formuler ses plus plates excuses au gouvernement croate, aux Franciscains, à la Secrétairerie d’Etat, et au pape." Mais elle doit à notre sens davantage que des excuses : de sérieuses explications.

Henri Védas

Gotovina et le TPIY

Une manifestation, organisée à Split, au sud de la Coatie, a réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes qui répondaient à l’appel d’une association d’anciens combattants de la guerre serbo-croate de 1991-1995. Des journalistes sur place ont estimé le nombre de participants à environ 100 000. "Pour nous, Ante Gotovina et plus qu’un général. Il est un symbole du peuple croate et son procès et le procès du peuple croate", a lancé Zeljko Strize, un des organisateurs.

Les participants ont demandé au gouvernement d’oeuvrer pour obtenir du Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie, le transfert du procès à la justice croate. Ils ont également demandé aux autorités d’offrir des garanties pour la remise en liberté du général dans l’attente de son procès et de fournir à ses avocats tous les documents nécessaires à sa défense.

Des milliers de manifestants se sont aussi rassemblés sans incident dans la capitale Zagreb, de même que dans une demi-douzaine d’autre villes, mais aussi en Bosnie voisine, dans des localités majoritairement peuplées de Croates.

Michel Janva

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