Finkielkraut : le MRAP renonce
… à sa plainte, après que le philosophe s’est excusé sur Europe 1. Alain Finkielkraut a "assumé" toutefois dans le Monde de samedi le fond se son analyse, en y mettant un peu plus les formes que dans l’interview à Haaretz. Extraits :
Le Monde : Les policiers, les éducateurs n’ont pas constaté de revendication religieuse. De même, on trouve des Français "de souche" parmi les jeunes condamnés. D’où tenez-vous qu’il s’agit d’une révolte "ethno-religieuse" ?
A.F. : D’accord, la religion n’a pas joué comme religion, mais comme référence identitaire. Mais votre question m’étonne. L’antiracisme contemporain est ubuesque. Il m’est reproché de parler de l’origine des émeutiers. Or ceux qui m’accusent sont les mêmes à prôner la lutte contre les discriminations raciales. Si nous n’avions eu affaire qu’à un problème purement social, il serait traité comme tel. […]
Il faut compter aujourd’hui avec une haine de l’Occident dans le monde arabo-musulman qui a des retombées françaises. Mais, bien sûr, il y a aussi des causes à chercher en nous-mêmes. Elles résident dans le vide spirituel de nos sociétés. Ces adolescents ennemis de notre monde en sont aussi la caricature ultime. Ce n’est pas par hasard qu’ils veulent détruire les écoles. Nous vivions dans une société où l’utilité et l’immédiateté ont aboli l’humanisme.
L’échec de la “discrimination positive” aux Etats-Unis
En cautionnant la "discrimination (dite) positive", Nicolas Sarkozy s’inspire implicitement de la pratique américaine. Celle-ci se traduit par exemple, d’après une étude de chercheurs de Princeton, par un "bonus" de 230 points sur 1600 accordé aux étudiants noirs postulant à l’entrée à l’université.
Le principe d’une telle discrimination est intrinsèquement choquant. Mais parfois des usages choquants sont nécessaires quand le bien de la société l’exige (la peine de mort, l’expropriation…). La France joue une partie de sa survie sur l’assimilation des populations immigrées inexpulsables : l’enjeu pourrait justifier une discrimination en leur faveur, s’il s’agissait de la seule manière de les assimiler. Seulement, la "discrimination positive" n’est pas seulement choquante, elle est inefficace voire nocive.
C’est la triste constatation de Thomas Sowell, un Noir américain en lutte contre les préférences raciales : "Le taux de pauvreté des Noirs avait été divisé par deux avant la mise en place de la discrimination positive [affirmative action] – et n’a pratiquement pas changé depuis."
On le vérifie sur cette courbe des taux de pauvreté selon les races : la discrimination positive a été introduite à la fin des années 1960 (en particulier après l’Executive Order n°11246 du président Johnson en 1965).

Lancement de BFM TV
Le groupe Nextradio* lance sur la TNT une nouvelle chaîne d’informations générales, BFM TV. Ce lancement est une bonne nouvelle, la multiplication des chaînes multipliant les chances que l’une d’elle rompe la connivence conformiste qui caractérise les grands médias audiovisuels français.
Certes, BFM TV commence mal : ses "vedettes" sont Olivier Mazerolle et Ruth Elkrieff… Mais BFM TV, i-télévision et LCI seront en concurrence directe, leur occasionnant sans doute des "déficits considérables" d’après Jean-Claude Dassier de LCI. Or la pression économique pourrait à terme inciter une des trois chaînes à s’adresser aux nombreux Français qui sont las de la pensée unique. Les résultats de RMC, s’ils se confirment, pourraient mettre la puce à l’oreille aux autres.
Tôt ou tard, quelqu’un découvrira en France la formule qui, aux Etats-Unis, a permis à Fox News de percer dans un marché saturé : s’adresser aux Américains "de droite" méprisés par CNN. Le journaliste Charles Krauthammer l’avait résumée en disant que Fox avait "trouvé un marché de niche [c’est à dire un segment réduit, mais profitable, du marché] : la moitié du pays."
* Erratum : L’animateur de Chrétienté.info, corrige aimablement la version précédente de ce post qui mentionnait le groupe Bloomberg. Bloomberg a été actionnaire de BFM, mais "NextradioTV SA" détient 100% du capital de BFM TV. Chrétienté.info remarque que Next "possède justement… RMC ! Donc, si l’on corrige votre erreur, votre raisonnement en sort ENCORE plus prémonitoire et étayable."
Faites ce que je dis, pas ce que je fais
Les journalistes de l’hebdomadaire Auto Plus ont suivi Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy pendant trois semaines, mesuré leur vitesse à l’aide d’un radar et immortalisé les fautes grâce à un appareil photo et une mini-caméra numérique : feux rouges brûlés, rues prises à contre-sens, excès de vitesse et incivilités comme emprunter la file des bus. Si le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur étaient pénalisés pour les infractions commises par leur voiture officielle, ils auraient perdu respectivement 75 et 40 points de permis sur une distance parcourue de 50km !
Les survivants de l’avortement
Les bébés avortés après 21 semaines et 6 jours de gestation devraient avoir le coeur arrêté par une injection de chlorure de potassium avant d’être expulsés. Mais en pratique, selon des enquêtes, peu de médecins souhaitent ou sont capables de pratiquer une opération aussi délicate. Pour l’avortement de foetus plus jeunes, c’est une injection de médicaments qui cause la mort. L’enquête recommande aux médecins de s’assurer que les médicaments qu’ils utilisent causent effectivement le décès des bébés.
En Angleterre, selon les enquêtes du CEMAH (Centre d’Enquêtes Confidentielles de Santé Maternelle et Infantile) et du Collège Royal des Obstétriciens et des Gynécologues, qui régule les méthodes d’avortement, des enfants survivent à l’avortement ! Selon Stuart Campbell, ex-professeur d’obstétrique et de gynécologie à l’hôpital St-Georges de Londres, "à 19 semaines de gestation, ils naissent en respirant et en pleurant. Je ne suis pas contre l’avortement, mais force est de constater que ce n’est plus de la médecine." Qu”est-ce donc alors ? De la criminalité ?…
Quand la vie est plus forte que la mort.
Liechtenstein : victoire de la culture de mort
On apprend dans Présent daté de demain qu’un référendum avait lieu hier dans la principauté. Deux projets concurrents étant en lice : une initiative "Pour la Vie", et un projet, soutenu presque unanimement par le parlement, proposant de légaliser l’avortement jusqu’à 12 semaines. La proposition pro-avortement l’a emporté à environ 80%.
L’archevêque de Vaduz, Mgr Haas, aura au moins la consolation de se dire qu’il a fait son possible, s’étant engagé énergiquement pour le camp pro-vie. Il pourra méditer ce que Bernadette de Lourdes disait à ceux qui doutaient des apparitions : "Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire." Le prince Aloïs avait plus mollement soutenu le projet pro-vie.
L’Avent : temps de prière et d’action
Le pape invite les fidèles, et spécialement les francophones, à "retrouver la prière en famille", pour se préparer à Noël. Lors de l’angélus de midi, en ce premier dimanche de l’Avent, il a dit en français : "Je vous salue, chers pèlerins francophones. En ce premier dimanche de l’Avent, je vous invite à vous tourner davantage vers le Christ, pour vous préparer à vivre spirituellement le mystère de Noël, source de notre joie. Que ce soit une occasion privilégiée de retrouver la prière en famille, pour guider les jeunes vers le Seigneur".
Benoît XVI a souligné que l’Avent est un temps où les chrétiens doivent "réveiller" dans leur cœur "l’espérance de pouvoir , avec l’aide de Dieu, renouveler le monde". Nous savons de la Révélation "que Dieu prépare une nouvelle demeure et une terre nouvelle où habite la justice (…). Mais l’attente de la nouvelle terre, loin d’affaiblir en nous le souci de cultiver cette terre, doit plutôt le réveiller". "Les bons fruits de notre activité nous les retrouverons lorsque le Christ remettra au Père son Royaume éternel et universel. Que Marie, la Très sainte Vierge de l’Avent, nous obtienne de vivre ce temps de grâce dans la vigilance et l’action dans l’attente du Seigneur".
Ora et labora.
Du danger d’être homosexuel…
Le nombre de nouveaux cas d’infections par le VIH chez les homosexuels connaît une hausse alarmante en 2005, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). En effet, dans la ‘catégorie’ des hommes ayant des relations avec des hommes, l’augmentation d’infectés est de 37 %. Or, globalement, le nombre d’infectés est à la baisse depuis 2002. La prévalence du VIH dans la ‘scène gaie active’ (sic) est estimée à environ 10 %, alors qu’elle n’est que de 1 % dans la population hétérosexuelle, précise Roger Staub, chef de la section sida à l’OFSP.
Selon l’OFSP, cette augmentation de cas est le résultat de l’augmentation… du nombre de partenaires ! Qu’on ne vienne donc plus nous parler d”unions’ homosexuelles soit disant durables…
L’humour dominicain
Une lectrice nous envoie ce lien humoristico-spirituel, sur un site de Dominicaines du Saint Nom de Jésus, pour "vivre sa journée avec la Parole de Dieu"… parfait pour ceux qui ont un peu de mal à démarrer le lundi matin !
Diocèse de Nanterre : la première messe d’Indult
Après des années de demandes de la part de fidèles, l’évêque de Nanterre avait autorisé en juillet la célébration d’une messe dominicale sous la forme ancienne du rite romain. La première de ces messes a été célébrée hier. Une lectrice raconte :
L’assistance était nombreuse à 9h30 dans l’église Sainte Marie des Fontenelles (30, rue Félix Faure, Nanterre), pleine à craquer. Une centaine de personnes était debout au fond de l’église.
L’église, entourée de bandes de gazon dans un quartier pavillonnaire aux coquets jardinets, faisant contraste avec les immeubles de la Défense non loin. L’intéreur est en style néo-roman, plutôt agréable.
La messe est célébrée par le P. Aybram, vicaire épiscopal, qui s’est spécialement "entraîné" pour cela. Il nous dit sa joie de célébrer la messe et remercie tous ceux qui ont oeuvré pour sa préparation. Il est l’un des cinq prêtres diocésains qui desserviront les lieux. La chorale assure l’intégralité du propre en grégorien et la foule, en choeur, reprend à la fin "Venez Divin Messie…" Le service d’autel est parfait… L’ambiance, à la sortie, est bon enfant: les enfants s’égaillent, les jeunes discutent entre eux et les personnes âgées se saluent poliment.Après cette première messe un peu exceptionnelle, il faudra qu’une vie paroissiale régulière s’instaure: chorale et enfants de choeur locaux, petit noyau de fidèles réguliers… Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Mais quel signe d’espoir! Comme le dit le chant d’Introit, "Ad te levavi oculos meos", et nous avons été exaucés dans nos prières… Deo gratias.
“Libé” pro-ETA ?
Le blog des Jeunes pour la France du 20e arrondissement de Paris a eu l’idée de regarder de près les photos affichées par les grévistes de Libération sur leur site "Libélutte". Et a découvert la photo d’un bureau de Libé tapissé d’autocollants indépendantistes basques. On reconnaît entre autres "Euskal Presoak Euskal Herrira" ("les prisonniers basques [d’ETA] au pays basque"), représentant une carte où les Pyrennées-Atlantiques françaises et la Navarre espagnole sont agrégées au Pays Basque Espagnol.
Commentaire du blog villiériste :
[L]es autocollants […] ont été diffusés par Euskal Herritarok/Batasuna et le Comité de soutien aux prisonniers de l’E.T.A. Si le journaliste qui occupe ce bureau est le même que celui qui à la charge de rendre compte aux lecteurs de ce qui se passe en Espagne, bonjour l’objectivité !
Batasuna a été interdit en Espagne en 2003 pour ses liens avec l’ETA.
Etats-Unis : l’ambassadeur de France réécrit l’histoire des émeutes
L’ambassadeur de France Jean-David Lévitte a présenté lundi dernier à Washington une version officielle des faits un peu ahurissante (vidéo ici) :
"Le mot ‘émeutes’ est un peu trop fort. […] Il n’y a pas eu d’armes à feu dans nos rues."
Les policiers pris à partie au fusil à pompe seront heureux de l’apprendre…
Jean-David Lévitte continue :
"La religion n’a joué absolument aucun rôle au cours de ces deux semaines."
Qu’on regarde simplement la courbe des émeutes. On voit que l’électrocution de deux adolescents le jeudi 27 octobre au soir n’a pas donné aux émeutes un caractère national. C’est l’incident de la bombe lacrymogène devant une mosquée le dimanche 30 octobre au soir qui le leur a donné. Cet article du Monde en témoigne, comme celui-ci de Newsweek :
"C’est Bagdad ici", criaient les émeutiers. Nuit après nuit la semaine dernière, la rage s’est répandue à travers les ghettos qui encerclent Paris, puis à tous les coins de France. Quand une bombre lacrymogène a explosé près d’une mosquée à Clichy-sous-Bois lors de la quatrième soirée de violences, un nouveau cri s’est élevé. "Maintenant c’est la guerre", a crié un des vandales. D’autres criaient "djihad." […]
On peut par ailleurs s’interroger sur l’auditoire qu’a choisi l’ambassadeur pour sa réécriture de l’histoire: un symposium du CAIR, sorte de MRAP islamique américain, dont des fondateurs et dirigeants ont des liens avec le Hamas.
Peut-on donner son argent en faveur du Téléthon ?
Alors que la grande fête du Téléthon, soutenue par l’Association Française contre les Myopathies (AFM) va se dérouler le week-end prochain, il est essentiel d’apporter un éclairage éthique rigoureux et de montrer que les recherches financées par les dons des Français contribuent à promouvoir des attaques majeures contre la vie humaine débutante. Liberté Politique nous livre un article très complet de la Fondation Jérôme Lejeune à ce sujet.
1- C’est le Téléthon qui a permis d’obtenir le décret d’application du diagnostic pré-implantatoire (DPI), véritable eugénisme qui sélectionne les embryons d’après leurs caractéristiques génétiques. Les enfants rescapés de ce tri embryonnaire ne sont donc pas guéris puisqu’ils n’ont jamais été malades.
2- Toujours portée par la même philosophie eugéniste, l’amélioration du diagnostic prénatal n’est que l’occasion d’avorter les enfants myopathes avant qu’ils ne naissent. Les fameux "bébéthons" ne sont que les survivants des avortement sélectifs.
3- C’est le Téléthon qui a permis de financer en 2004 l’ Institut d’ Etude sur les cellules souches embryonnaires, l’I-STEM. Cet institut va permettre de se servir du stock d’embryons congelés dits "surnuméraires" et "dépourvus de projet parental" de manière à recueillir les précieuses cellules souches tout en sacrifiant les embryons dont elles sont issues. Pire encore, le lobbying de l’AFM s’exerce déjà sur l’opinion publique et les parlementaires pour obtenir la légalisation du clonage humain.
Il apparaît clairement qu’il faille dénoncer les manipulations et autres mensonges qui se trouvent à l’envers du décor du Téléthon et qu’il n’est pas possible de financer une recherche non éthique. L’Eglise catholique ne renoncera pas à la mission de protéger les plus fragiles tout en encourageant la recherche scientifique pour guérir les malades. Ainsi, si vous êtes davantage attiré par la guérison des malades que par leur élimination, sachez qu’il faut plutôt aider la Fondation Jérôme Lejeune. Vous financerez une recherche sur des maladies génétiques avec la garantie de travaux uniquement axés vers la guérison des malades !
Bouteflika, réfugié à Paris…
… pour y subir quelques examens médicaux… Le président algérien a été admis à l’hôpital du Val-de-Grâce, "suite à des troubles au niveau de l’appareil digestif". La question qui nous brûle les lèvres c’est ‘pourquoi’. Pourquoi Bouteflika n’est-il pas examiné dans son pays ? Tout simplement parce que les médecins Algériens et les équipements nécessaires font défaut en Algérie. Mais pourquoi ? Nous pourrions croire que, depuis 1962 et la libération du joug français, l’Algérie a (enfin) pu devenir un pays développé. Eh bien non. Depuis 1962, aucune route, aucun hôpital n’a été construit. Et tout ce qui existe date de la colonisation française.
Certes, on ne tire pas sur les ambulances. Mais Bouteflika devrait mieux mesurer ses paroles quand il demande des excuses à la France. Quand on sait que depuis 1962, l’Algérie n’a connu aucun progrès, alors que ce pays est potentiellement le plus riche d’Afrique. Quand un président est dans la nécessité de se faire soigner à l’étranger, aux frais de son peuple, on se demande comment fait justement ce peuple pour subvenir à ses propres soins médicaux…
Dans la rue musulmane, moins de soutien au terrorisme
The Economist indique, sondages à l’appui, que la plupart des opinions publiques de pays musulmans semble avoir évolué entre 2002 (après le 11 septembre, avant l’invasion de l’Irak) et 2005 : 13% des Marocains, par exemple, considéraient que la violence contre des cibles civiles était "souvent" ou "parfois" justifiée en 2005, contre 40% en 2002 (voir tableau, cliquer pour agrandir.)
Parmi les opinions sondées, c’est la jordanienne qui apparaît la plus pro-terroriste : 57% approuvent la violence contre les cibles civiles, 60% déclarent faire confiance à Ben Laden. Mais l’hebdomadaire note que ces chiffres sont peut-être périmés : les récents attentats à Amman ont horrifié l’opinion jordanienne, et plus de 60% des Jordaniens sondés disent avoir changé d’opinion sur Al Qaïda.
Cette évolution, si elle est durable, est encourageante. Mais ce qui est frappant, c’est qu’il aura fallu que le terrorisme frappe des Jordaniens sunnites pour que l’opinion du pays percoive la barbarie du terrorisme – qui lui paraissait légitime quand les victimes étaient juives, chrétiennes ou irakiennes chiites. On repense à la remarque de Jean-Paul II dans Entrez dans l’Espérance : ce n’est pas seulement la théologie, mais l’anthropologie de l’Islam qui est très éloignée de celle du Christianisme.
L’Avent sur internet
– Le Père Gitton offre sur Liberté Politique une réflexion sur le paradoxe de l’Avent, "un temps qui est à la fois temps de pénitence et de joie, de mémoire et d’attente, mêlant ensemble deux venues du Messie, celle de l’Incarnation et celle du Retour glorieux, et nous faisant refaire le parcours de l’Ancien Testament au-delà du Nouveau."
– Le Diocèse de Paris a la jolie idée de proposer un calendrier de l’Avent interactif. Proposant des textes, extraits de l’Ecriture et prières (à en juger par la première fenêtre, les autres ne s’ouvrent pas encore !), il est plutôt destiné aux adultes.
Roland Giraud témoigne de sa foi
… (protestante) un an après la disparition de sa fille : "Je sais que c’est une épreuve et je sais qu’il est écrit que Dieu n’éprouve que ceux qu’Il aime."
Emeutes : l’avis du Président du Gabon
Dans le dernier Valeurs Actuelles (version papier), le Président du Gabon, Omar Bongo, analyse les émeutes en France : "Quand il y a un problème, ne cherchez pas d’abord la solution, trouvez la cause. Je crois que cette crise est liée à l’immigration. Nous les Africains, nous qui émigrons, nous avons nos torts. Mais c’est votre faute : vous acceptez des réfugiés qui n’en sont pas, et qui se fabriquent des histoires d’exilés politiques (…). Il y a ceux qui ne veulent pas travailler, ils veulent seulement aller en France, et quand on leur dit de retourner dans leur pays, c’est l’émeute, les défilés. Ils veulent aussi un logement même quand il n’y en a pas. La France doit faire la politique de ses moyens, avec les Français". Omar Bongo sera-t-il poursuivi par SOS-Racisme ?..
Bolkestein est de retour !
Pendant la campagne référendaire sur la Constitution européenne, Jacques Chirac avait promis que la directive services dite directive Bolkestein avait été retirée par la Commission européenne. Il n’en était rien : le rapport Gebhardt reprenant cette directive a été adopté par la commission du marché intérieur du Parlement européen hier. Une trahison de plus d’une Europe qui n’est plus notre.
“Discrimination positive” : Sarkozy demeure ambigu
Dans le Figaro, Nicolas Sarkozy laisse encore une fois sur leur faim ceux qui, comme moi, tentent de comprendre quelles sont les limites qu’il met à la "discrimination positive".
On remarque d’abord que M. Sarkozy, qui a peut-être lu Jean Madiran, assume l’usage du terme "discrimination" dans le sens de jugement, discernement et hiérarchisation : "La noblesse de la politique, c’est de hiérarchiser les priorités et de faire des choix."
Mais s’agit-il d’instituer une discrimination socio-économique ou une discrimination ethnique ? Mêlant dans sa définition les critères de naissance (parité) et les critères économiques (aménagement du territoire), le ministre entretient le flou :
[L]a notion de discrimination positive a été formulée il y a quelques années par le Conseil d’Etat pour désigner toutes les politiques visant à en faire plus pour ceux qui ont moins. Je pense notamment aux emplois aidés, aux mesures en faveur de la parité entre homme et femme, aux actions relatives à l’insertion des personnes handicapées ou encore à l’aménagement du territoire […].
M. Sarkozy dit qu’il ne veut pas de quotas ethniques :
Finissons-en une bonne fois avec cette rumeur absurde selon laquelle je serais un partisan du communautarisme et des quotas ethniques.
Mais les "quotas ethniques" ne sont pas la seule forme de discrimination ethnique : aux Etats-Unis, les candidats issus de minorités ne bénéficient pas forcément de quotas, mais plutôt de points supplémentaires, en raison de leur seule race, à l’entrée dans certaines universités.
Si ce que veut M. Sarkozy est "simplement" étendre la formule appliquée à Sciences-Po, on ne serait pas forcément d’accord avec lui; mais ce serait beaucoup moins grave que d’instituer des droits particuliers fondés sur l’origine ethnique. Et tant que le ministre n’aura pas levé cette ambiguïté cruciale, il ne sera pas fondé à qualifier de "rumeur absurde" l’accusation de favoriser le communautarisme.
Rioufol : pour intégrer, les Français doivent “poursuivre la mutation conservatrice”
pourquoi la France ne fait-elle plus rêver ceux qu’elle accueille? Si la force de l’identité musulmane est un frein à une totale assimilation, cette donnée n’explique pas l’ensemble des réticences à suivre l’hôte. Remarque d’un lecteur musulman, Vincent Karim Ammi: «Si les églises sont vides, si personne, en France, n’ose chanter la Marseillaise, si personne n’ose brandir un drapeau français dans ce pays, ce n’est pas de la faute des musulmans.» Exact. Aussi reste-t-il à poursuivre la mutation conservatrice, déjà observée ici et là, afin de redécouvrir la nation, la famille, la fierté, le mérite, etc. Des valeurs que nombre de Français musulmans ne demandent qu’à soutenir.
Outreau : l’anticléricalisme à l’oeuvre ?
Pourquoi l’abbé Dominique Wiel, 68 ans, aujourd’hui innocenté comme les cinq autres accusés en appel de l’affaire d’Outreau, fut-il, devant la cour d’assises de Saint-Omer en mai 2004, le plus lourdement condamné ? […]
Sans doute faut-il remonter plus loin dans l’Histoire. Jusqu’au “petit père Combes” (le radical-socialiste Émile Combes), inspirateur d’une loi sur la laïcité dont on célèbre avec émotion le centenaire. Ses disciples aujourd’hui prêchent la tolérance. Mais en 1905, au cri d’“À bas la calotte !” ils juraient d’en finir avec l’influence néfaste des curés à l’école. Il en est resté quelque chose : un sentiment de culpabilité chez les catholiques, qui explique pourquoi de récents incendies d’églises comme celle de Romans n’ont guère suscité de réaction. Et une suspicion toujours prête à renaître sur les curés. Même s’ils ne portent ni soutane ni croix. Même s’ils sont, comme l’abbé Wiel, pauvres parmi les pauvres.
L’actualité sous un autre jour…
Pour ceux qui ont du temps à perdre et qui veulent s’amuser, voici un site analysant l’actualité sous un oeil aussi comique que provocateur… Et ne manquez pas la critique acide de la grève de Libé…
Pour une promotion du contrôle naturel des naissances
Benoît XVI a rendu hommage vendredi à Rome aux recherches sur la fécondité et la stérilité menées dans les instituts universitaires catholiques pour parvenir à "une procréation responsable" et un contrôle des naissances par des moyens "naturels". Une occasion de relire l’encyclique de Paul VI sur ce sujet.
L’université du Sacré Coeur et trois autres universités de médecine de Rome ont attribué jeudi le titre de docteurs honoris causa aux Australiens John et Evelyn Billings, promoteurs de la méthode "naturelle" de contrôle des naissances qui porte leur nom. Cette méthode est fondée sur l’abstinence sexuelle du couple pendant les périodes de fécondité de la femme.
Benoît XVI a demandé aux universités catholiques de développer toutes leurs recherches et leurs activités pédagogiques "dans une confrontation stimulante entre foi et raison".
L’Europe malade de la Turquie
Avec L’Europe malade de la Turquie, Annie Laurent éclaire la question de l’adhésion turque à l’Union Européenne sous l’angle de la culture et de la civilisation. Ni la géographie ni l’histoire ne permettent de décerner à la Turquie un brevet d’européïté : ce n’est pas parce qu’elle a un ‘pied’ géographique en Europe (à peine 3% de l’ensemble de son territoire) qu’elle est européenne ; sa capitale Ankara est en Asie, la Turquie a toujours été située en Asie mineure et sa langue n’appartient pas au groupe indo-européen mais au groupe altaïque (turco-mongol). A ceux qui avancent que la Turquie a été une grande puissance européenne depuis le XVIème siècle, elle rétorque que la Turquie ne fut en Europe, non pas en tant que nation européenne mais comme une puissance étrangère et coloniale.
L’auteur évoque les "pères fondateurs" de l’Europe, Robert Schuman, Alcide de Gasperi et Konrad Adenauer, pour lesquels "l’Europe était conçue comme une entité politique fondée sur des valeurs culturelles et civilisatrices comme sur une histoire commune à l’intérieur de frontières stables". Placer le problème sur un plan politique et économique et non religieux, c’est esquiver la question de fond puisque le respect de la personne, une des conditions essentielles à l’adhésion de la Turquie a un rapport direct avec la religion.
La laïcité turque mérite qu’on s’y arrête : "En Turquie, explique l’intellectuel français d’origine turque, Atlan Gökalp, il s’agit en fait d’un césaro-papisme, où l’Etat contrôle la religion. On est loin d’une séparation ou d’une distinction des pouvoirs et la liberté religieuse n’existe pas". Pour Annie Laurent, "la libéralisation du régime turc à favorisé l’Islam politique. En instaurant le pluralisme, la démocratie permet à l’islamisme de prospérer."
Retour sur la volonté de Sarkozy
Le médiatique ministre de l’intérieur a fait beaucoup d’annonces et de promesses (rappelant Chirac en son temps…) ces dernières semaines. Exemple parmi d’autres, il a affirmé sa volonté d’expulser les délinquants étrangers. Or, cette mesure est désormais quasi impossible puisqu’il a supprimé la disposition, certes rarement appliquée, qui permettait justement de renvoyer lesdits délinquants immigrés dans leur pays d’origine. Aujourd’hui, il n’en parle même plus et aucun voyou n’est reparti dans son pays.
Impuissance politique ? Manque de volonté ? Ce n’est pas le tout d’avoir des idées. Encore faut-il vouloir les appliquer. Et se donner les moyens de sa politique. Effets de manche ? Poudre aux yeux ? Démagogie ? Oui, un peu de tout cela au fond.
La chute de tabous est-elle durable ?
Valeurs actuelles d’aujourd’hui consacre un dossier d’une dizaine de pages aux "tabous qu’on abat". Gérard Gachet explique que la crise des banlieues aura "enfin permis de s’attaquer à un certain nombre de bastions du politiquement correct".
Un article évoque l’afflux d’adhésions à l’UMP, au MPF et au FN.
Un autre évoque certains des "tabous" remis en cause: l’immigration, les capacités d’intégration, les dérives du regroupement familial, le droit du sol, les allocations.
Mais les gardiens des tabous, MRAP en tête, s’activent pour les remettre d’aplomb : l’association, financée par vos impôts et les miens, poursuit Alain Finkielkraut pour "incitation et provocation à la haine raciale."
Le Livre blanc de l’avortement
Le Salon Beige vous en avait parlé. C’est fait. A l’occasion du colloque organisé le 20 novembre dernier par l’Union pour la Vie, le collectif "30 ans ça suffit" a présenté le Livre blanc de l’avortement.
"On nous a trompé. On nous trompe encore aujourd’hui. Sur les chiffres. Sur tous les chiffres. Sur le sens des mots, sur les idées, sur les comportements. On nous a trompé sur le nombre d’avortements "illégaux" pratiqués avant la loi de 1975. Sur le nombre de femmes mortes d’un avortement "illégal". On nous trompe sur les effets de la contraception, sur la réalité cruelle de l’intervention abortive, sur les terribles conséquences physiques et psychologiques, aussi bien pour la femme qui a subi un avortement que pour son entourage et le personnel médical. On nous trompe sur le rôle de la conscience, sur le statut de l’embryon humain, sur nos droits et nos devoirs. Ce bilan de 30 ans d’avortements en France fait le point sur ce qu’il faut bien appeler "le complot contre la vie".
Vous pouvez dès à présent commander ce livre édité chez Téqui à : Librairie Pierre TEQUI – 82 rue Bonaparte – 75006 PARIS (01 40 46 72 90) pour le prix très abordable de 10,50€ port compris.

