Percée en Italie sur le front de la vie ?
Les émeutes ou le règne de Narcisse
1) En acceptant l’arbitraire de la subjectivité (homosexualité, PACS, etc. NDLR), le législateur favorise la désocialisation et dévalorise toutes les autres lois qui peuvent être de moins en moins respectées. (…)
2) Au nom de l’égalitarisme, la loi ne distingue plus entre l’essentiel et l’accidentel. Alors que les problèmes de nombreux jeunes révèlent de graves carences familiales, les élus sapent les fondements de la famille en légalisant tout ce qui existe. (…) La confusion première vient du manque de soutien de l’État à ce qui constitue réellement la famille issue de l’union d’un homme et d’une femme.
3) Le règne de Narcisse c’est aussi celui du transgresseur qui passe pour un héros et se trouve valorisé par les médias et encore davantage s’il utilise sa situation pour en appeler à réformer les lois de la société et les règles morales. (…) On crée une situation de fait pour ensuite demander sa légalisation (avortement, drogue, adoption par les couples homosexuels… NDLR). (…) Comment s’étonner que devant de telles mesures insidieuses, arbitraires et transgressives, des jeunes soient dans le mépris des lois ?
4) Le règne de Narcisse culmine enfin dans le négationnisme de la différence sexuelle et le révisionnisme des normes sexuelles de la société, qui fondent pourtant le lien social. (…) La plupart des enquêtes sur le «bien-être» des enfants vivant dans ces conditions (dans des couples homos, NDLR) sont limitées et faussées. Elles ne rendent pas compte des structures psychiques qui se mettent en place. (…) Les mots, les discours et les chiffres sont manipulés pour en appeler à «l’égalité» afin d’éviter la question de l’instrumentalisation des enfants qui servent d’étayage à ces adultes. (…)"
La société détruit la famille et s’étonne ensuite de rencontrer la violence.
Gréviculture
La nouvelle grève à la SNCF est illégale, et la direction de l’entreprise et les pouvoirs publics devraient la faire interdire par la justice. Les syndicats ont assorti leur préavis de grève de 15 revendications, sans compter les revendications spécifiques de la Fgaac (Fédération générale autonome des agents de conduite). La multiplication des revendications, loin de camoufler le seul motif réel (le refus de la privatisation – n°8), ne fait que souligner le caractère artificiel du procédé.
Lâches, les pouvoirs publics n’osent jamais condamner et faire condamner une grève comme illégale. Cette fois-ci, le gouvernement avait pourtant le précédent de la RTM (transports marseillais), sur lequel il pouvait s’appuyer pour légitimer un procès face à ceux qui considèrent que les syndicats d’extrême gauche ont tous les droits. La justice a déclaré illégale la grève de la RTM au motif qu’il s’agissait d’une grève politique. Or, cette grève a été lancée pour lutter contre un projet de privatisation. Comme celle de la SNCF. A cela près qu’en l’occurrence il n’y a même pas de projet de privatisation : on proteste contre une "privatisation rampante". La grève à la SNCF est bien plus illégale que celle de la RTM. Et, la justice a détruit l’argument selon lequel la grève serait légale puisque le préavis comporte aussi des revendications professionnelles. Dans le préavis à la RTM, il y avait quatre revendications, dont deux au moins étaient purement professionnelles. La justice n’en a tenu aucun compte, mettant en avant le fait que le refus de la privatisation était le seul véritable motif de la grève.
Ainsi, l’ajout d’une kyrielle de revendications professionnelles ne change rien à l’illégalité d’une grève dont le seul vrai motif est politique. En outre, la CFTC, la CFDT, la CGC et surtout l’UNSA (3e syndicat de la SNCF) ne participent pas à la grève et en rejettent le principe même. "Parce que les solutions sont d’ordre politique, l’UNSA refuse que les cheminots supportent le coût d’une grève servant à masquer les erreurs des dirigeants SNCF et des gouvernements. C’est pourquoi l’UNSA Cheminots ne s’associera pas à ce mouvement national reconductible. Par ailleurs, dans la situation sociale des banlieues, un conflit majeur dans le service public de transport ajoutera encore à la souffrance des populations les plus touchées."
Les voyageurs comme moi sont du même avis. En laissant paralyser une fois de plus le réseau ferroviaire, le gouvernement se couche devant les gauchistes, qui ne cherchent au fond qu’à effectuer leur tapage médiatique de l’automne, retardé par les émeutes.
Terre Sainte : combien de chrétiens ?
Artemio Vitores, franciscain de l’Ordre des Frères mineurs et vicaire de la custodie de Terre Sainte à Jérusalem lance un appel : "aidez-nous à ne pas perdre Bethléem, où la présence chrétienne diminue". Répondant aux questions de l’agence Fides à l’occasion de la visite au Vatican du président israélien Moshe Katsav, le père Vitores a attiré l’attention sur la situation actuelle à Bethléem.
"Il y a quelques jours, les autorités israéliennes ont rétabli une ligne de frontière avec Jérusalem, ce qui rend la liaison très difficile, en instaurant un check point et des contrôles qui créent de graves problèmes et des ennuis à la population locale, mais également aux communautés de frères, aux religieux et à tous les pèlerins. (…) Sans oublier la question non résolue du Sanctuaire du Cénacle : un accord avec les autorités israéliennes semblait proche, puis cette espérance s’est éloignée à l’improviste".
Le père Vitores a expliqué que si "en 1965 les chrétiens constituaient la majorité de la population, aujourd’hui ils sont moins de 12 %. Ces dernières années plus de 3000 chrétiens ont quitté la ville à cause d’un manque de perspectives d’avenir, à cause des difficultés économiques, sociales et religieuses.
"La présence chrétienne à Bethléem risque de disparaître complètement. (…) Bethléem est le lieu de la naissance du Christ, le lieu de l’Incarnation, l’un des mystères fondamentaux de notre foi. Bethléem est dans notre cœur, et dans le cœur de tous les chrétiens. Aidez-nous à le sauver !".
Aveu de désinformation
Jean-Claude Dassier, le directeur général de LCI a admis qu’il avait volontairement censuré la réalité des émeutes raciales de banlieues, et ce afin de, selon ses propres mots, "ne pas favoriser l’extrême droite". Selon le quotidien britannique The Guardian, le journaliste a déclaré "La politique française est en train de se droitiser, et je ne veux pas que des hommes politiques d’extrême droite soient à nouveau en deuxième position, ou même en première parce que nous aurons montré des voitures en feu à la télévision".
Un tel procédé – qui constitue purement et simplement une opération de désinformation – est contraire aux plus élémentaires règles déontologiques qui s’imposent à chaque journaliste. La Chaîne de l’Information devrait plutôt se nommer la Chaîne de la Désinformation… Selon la Charte des devoirs professionnels des journalistes français, "un journaliste, digne de ce nom tient (…) l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles; (…) n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée". La Déclaration des devoirs et des droits des journalistes de la Communauté européenne, impose de "respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour [eux-mêmes], et ce, en raison du droit que le public a de connaître".
De la désinformation à la pensée unique, en passant par le matraquage médiatique, nos médias français ressemblent à La Pravda (‘la vérité’), le journal officiel en URSS chargé de véhiculer la vérité du jour…
La Constitution européenne enseignée aux enfants
Le Daily Telegraph attire l’attention sur la diffusion, par la Commission et aux frais des contribuables de l’UE, de l’ouvrage "Europe, mon foyer". Destiné aux enfants, c’est un livre de propagande où deux enfants se font expliquer, de métaphore inepte en métaphore inepte, le fonctionnement et la nécessité de l’Europe fédérale.
Le livre comporte un passage sur la Constitution, que l’on croyait pourtant morte : "Avec cette nouvelle Constitution tout va aller comme sur des roulettes" !
D’après un représentant de la Commission, la Constitution "est toujours d’actualité. La seule chose qui a été décidée est qu’il y aurait une période de réfection."
L’ouvrage a déjà été diffusé à 128.000 exemplaires, dont de nombreux à destination des écoles françaises.
Réunion de traditionalistes à la mutualité : derrière Benoît XVI
Le Centre Saint-Paul a organisé aujourd’hui à la Mutualité un rassemblement intitulé "Rome et la Tradition" : en présence des abbés de Tanoüarn, Laguérie, Héry et Aulagnier, qui ont tous été exclus, à des dates différentes, de la Fraternité Saint-Pie X; mais aussi d’une grande partie de l’ "intelligentsia" laïque traditionaliste (Jean Madiran, Michel De Jaeghere, Olivier Pichon, Philippe Maxence…); et même de prêtres "Ecclesiae Dei" venus simplement s’informer (l’abbé Pozzetto, le Père de Blignières).
Le message de la journée, délivré devant environ 800 participants, était celui d’une allégeance sans ambiguïté au Pape Benoît XVI. Et d’une remise en perspective de "la Tradition" :
"Nous ne sommes pas la Tradition; nous sommes les disciples de la Tradition. Nous ne sommes pas l’Eglise; nous sommes les fils de l’Eglise." (Michel De Jaeghere, très applaudi.)
L’abbé de Tanoüarn a par ailleurs annoncé que le Saint-Siège avait explicitement levé les sanctions, réelles ou éventuelles (la nature des sanctions étant sujette à débat), qu’il avait encourrues du fait de son apparenance à la Fraternité Saint-Pie X.
Le “dessein intelligent” : deux critiques
Spontanément, on aurait bien sûr de la sympathie pour le mouvement en faveur de l’ "Intelligent Design" qui suscite une controverse importante aux Etats-Unis. Mû principalement par le Discovery Institute, ce mouvement se présente comme une contestation scientifique respectable du darwinisme, et veut profiter de failles dans la théorie darwinienne pour plaider la nécessité d’une intelligence créatrice, là où la simple sélection n’explique pas l’existant.
On aurait plutôt, donc, de la sympathie pour eux. Mais le débat est d’une extrême confusion : en fait, il se joue parallèlement et simultanément sur les fronts de la biologie, de l’épistémologie, de la métaphysique et de la théologie. Et à des arguments d’un ordre répondent parfois des objections d’un autre ordre. Les partisans de l’Intelligent Design ne font souvent rien pour clarifier le débat, leurs prétentions d’ordre scientique dissimulant souvent un fond néo-créationniste issu des milieux protestants fondamentalistes.
C’est pourquoi bien des intellectuels qui, pourtant, sont du bon côté des barricades dans la guerre culturelle éprouvent de la répulsion pour la théorie de "l’Intelligent Design" :
– Charles Krauthammer dans le Washington Post de ce week-end :
Le dessein intelligent est peut-être intéressant en tant que théologie, mais en tant que science c’est une escroquerie. C’est une "théorie" auto-suffisante et tautologique dont l’unique assertion est que quand il y a des trous dans un domaine de la connaissance scientifique – dans ce cas, l’évolution – il faut les remplir avec Dieu. C’est une "théorie" […] qui viole la condition la plus élémentaire pour quleque chose qui prétend être de la science : être empiriquement réfutable.
– Le directeur de l’observatoire du Vatican s’est également prononcé contre : pour lui non plus, ce n’est pas de la science.
Le débat sur le "Dessein Intelligent" ne porte donc pas, en fait, sur l’existence d’un "dessein intelligent" : ces critiques sont bien sûr persuadés qu’il y a, derrière la création, un dessein intelligent. Il porte sur le domaine de la science, et celui de la foi.
Congrès du PS : faire payer les Français !
C’est ce qui semble ressortir de la synthèse du congrès du parti socialiste, qui servira de base en 2007 : faire payer, cracher le peuple par toutes les pores… :
– faire payer les entreprises en calculant leurs cotisations sur la valeur ajoutée produite par l’entreprise, et plus seulement sur les salaires. Les 35 heures seraient généralisées. Porter le Smic à 1.500 euros d’ici 2012. Les pouvoirs publics pourraient se substituer aux partenaires sociaux pour imposer des hausses de salaires.
– faire payer les foyers en fusionnant l’impôt sur le revenu et la contribution sociale généralisée pour rendre l’impôt plus progressif. La réforme fiscale prévue pour 2007 et les mesures sur l’ISF seraient supprimées. Les revenus seraient pris en compte dans le calcul des impôts locaux. Un impôt européen serait créé afin que le budget de l’Union soit doublé à hauteur du 2% du PIB.
– faire payer les collectivités en leur imposant des pénalités plus lourdes si elles ne construisent pas 20% de logements sociaux (150 euros actuellement par logement manquant et par an).
La grande hérésie du socialisme dans toute son horreur : imposer du social au peuple…et contre le peuple. Car ces mesures appauvriront encore plus les Français sans aucun bénéfice en retour.
Si le linceul avait été fabriqué par un faussaire
"C’est un grand artiste, aux connaissances médicales époustouflantes pour son époque. C’est un bourreau, ou du moins le metteur en scène scrupuleux des supplices décrits dans les Evangiles. Il connaît une méthode – jamais retrouvée depuis – pour séparer un corps d’un tissu au bout de trente heures sans le moindre arrachement des caillots de sang (La Résurrection ?… NDLR). C’est aussi l’inventeur de la photographie, cinq siècles avant Nicéphore Niepce, mais il se garde bien de tirer profit de sa découverte, car il est modeste et désintéressé. Son seul but est de convaincre les savants des siècles futurs de la disparition miraculeuse de Jésus dans son drap de mort. Ainsi, il multiplie les détails inutiles, invisibles pour ses contemporains, comme la rétractation des pouces, conséquence physiologique de la crucifixion par les poignets, impossible à voir avant les clichés de 1898. Et il découvre le moyen de fabriquer, après l’empreinte sanguine, une image en 3D par oxydation de la cellulose sur une épaisseur inférieure à celle d’un cheveu. C’est en outre un grand voyageur doublé d’un merveilleux visionnaire car, prévoyant qu’un jour on inventerait le microscope électronique, il a recueilli des pollens spécifiques en allant de la mer Morte à la Grèce en passant par la Turquie, l’itinéraire logiquement suivi par la relique si elle était authentique.
Bref, «c’est le plus grand savant de tous les temps, puisque cela fait quatre-vingt-dix ans qu’une bonne partie de la communauté scientifique n’est pas arrivée à faire comme lui». Telle est la conclusion d’Arnaud-Aaron Upinsky. Pour ce mathématicien épistémologue, chargé de superviser le symposium scientifique de Rome en 1993, l’incorporation de toutes ces informations «encryptées», destinées aux siècles futurs, appelle une seule conclusion : «Le Linceul est bien le film-empreinte d’un événement réel, et non d’un simulacre artificiel.»
La preuve par l’absurde…
La Cour des Comptes de l’UE refuse à nouveau de certifier les comptes de la Commission
L’Union européenne est dotée d’une Cour des Comptes. D’après ce site officiel de l’UE :
La principale fonction de la Cour consiste à contrôler la bonne gestion du budget de l’UE : autrement dit, elle examine la légalité et la régularité des recettes et des dépenses de l’UE, et s’assure de la bonne gestion financière. Ses activités contribuent ainsi à garantir que le système européen fonctionne d’une manière efficace et transparente.
En toute logique, donc, la Cour des Comptes contrôle et certifie les comptes de la Commission européenne. La Cour a présenté cette semaine, le 15 novembre, son rapport externe sur l’exécution du budget 2004. Mais cette année, pour la onzième année consécutive, elle a refusé de certifier les comptes de la Commission. Dans son discours devant le Parlement de l’UE (ici, pdf), le président de la Cour des Comptes, Hubert Weber, a expliqué que concernant les dépenses agricoles, les actions structurelles, les politiques internes et les actions extérieures (soit bien plus de 90% du budget),
"la Cour n’est de nouveau pas en mesure de fournir une opinion sans réserve: la mise en oeuvre et le fonctionnement des systèmes de contrôle et de surveillance ne sont pas encore efficaces, et les paiements sont toujours affectés de manière significative par des erreurs."
Le président défend le principe de son contrôle externe (p4 du discours), même si la situation qu’il décrit peut "apporter de l’eau au moulin de ceux dont l’intérêt est de donner une mauvaise image de l’Union". Et en effet, le Times de Londres demande : "Est-ce que vous investiriez dans une société qui, pendant onze années d’affilée, n’a pas publié de comptes convenables ?"
Mais ce débat n’a même pas eu lieu en France, où l’information (par désintérêt ? par autocensure ?) est ignorée. Voici ce que donne une recherche sur le News Google français de "Cour des Comptes" et "Hubert Weber" – presque rien; et ici, en comparaison, la même recherche sur le "News Google" en anglais.
Les suites de l’exposition pro-vie au Parlement européen
Apparemment, les partisans de la culture de mort considèrent que c’est "chasse gardée."
Benoît XVI aux évêques autrichiens
Catholique.org avait rendu compte de la teneur d’une adresse assez retentissante de Benoît XVI aux évêques autrichiens, en visite ad limina il y a deux semaines. Comme nous étions au plus fort des émeutes, elle n’a peut-être pas suffisamment retenu notre attention. Ces extraits méritent pourtant d’être connus pour saisir le diagnostic que fait le Pape : j’en livre une traduction "non officielle", le site du Vatican ne l’affichant qu’en Allemand, Espagnol, Italien et Portugais.
[…] [I]l est maintenant nécessaire d’analyser avec confiance et sérénité la situation des diocèses autrichiens […]. Avec la certitude de la présence du Seigneur, nous affrontons courageusement la réalité, sans que l’optimisme, qui nous anime toujours, soit un obstacle pour appeler les choses par leur nom avec une ojectivité totale et sans les idéaliser.
Des faits pénibles se déroulent aujourd’hui : l’actuel processus de laïcisation, de plus en plus significatif pour l’Europe, ne s’est pas arrêté aux portes de l’Autriche catholique. Chez beaucoup de croyants, l’adhésion à l’enseignement de l’Église est affaibli et on perd ainsi la certitude de la foi et crainte révérencielle envers la loi de Dieu.
[…] Il manque sans aucun doute, d’une part, une confession claire, courageuse et enthousiaste de la foi en Jésus-Christ, […].
Comme vous le savez bien, la profession de foi fait partie des premiers devoirs de l’évêque. […] Il est vrai que nous, les évêques, nous devons agir avec pondération. Toutefois, cette prudence ne doit pas nous empêcher de présenter la parole de Dieu en toute clarté, même les points qui sont d’habitude écoutés moins volontiers, ou qui provoquent sûrement des réactions de protestation ou de dérision .
Vous, chers frères dans l’épiscopat, le savez très bien : il y a des sujets, touchant aux vérités de la foi et, surtout, de la doctrine morale, qui dans vos diocèses ne sont pas présentés de manière adéquate dans la catéchèse et dans la prédication, […] par exemple dans la pastorale des jeunes des paroisses ou des associations […]. Dieu merci, cela ne se passe pas comme cela partout. Peut-être les responsables de la prédication craignent-ils que les gens s’éloignent si on parle trop clairement. Mais généralement, l’expérience montre que c’est précisément le contraire qui arrive.
Vous ne vous y trompez pas. Un enseignement de la foi catholique qui est dispensé de manière incomplète est une contradiction, et à long terme, ne peut pas être fécond.
PS : Si un lecteur, plus familier que moi dans les langues des traductions officielles, constatait des erreurs dans celle que je propose, qu’il n’hésite pas à me l’écrire pour que je corrige.
Exclusif : vos blogueurs en vidéo
Pour fêter son nouveau moteur de recherche (à gauche : il fonctionne bien mieux que l’ancien), vos serviteurs souhaitent partager avec le lecteur leur passion secrète pour le karaoké : ici (descendre jusqu’à la 2ème vidéo), Michel Janva (à gauche, avec le plâtre) et Henri Védas chantent "I Wanted It That Way"; ici, Lahire interprête un émouvant "Dragostea Din Tei". Déconseillé au bas débit.
“A votre avis, qui l’emportera à la fin ?”
L’éditorialiste conservateur Charles Krauthammer dans Time (via NRO):
D’un côté, vous avez les manifestants-incendiaires, pour beaucoup voire la plupart musulmans […] – jeunes, impatients, violents, vivants, en colère, au chômage, envieux et féconds. Et de l’autre, une civilisation une civilisation vieille et épuisée, la coquille vide de la chrétienté européenne, statique, vieillissante, repue, protégée, passive et qui n’a, littéralement, plus la foi. A votre avis, qui l’emportera à la fin ?
Si vous voulez un polaroïd du rapport de forces du combat civilisationnel qui se déroule en France, regardez simplement l’incompréhension et l’inertie de la réponse officielle française. Le Président n’a rien dit pendant dix jours. L’état d’urgence n’a pas été déclaré avant le 13ème jour. Pendant ce temps, le Ministre de l’Intérieur et le Premier ministre se sont livrés à un duel de slogans et de promesses vides, le regard davantage fixé sur l’élection présidentielle à venir que sur l’incendie en cours.
Pour Krauthammer, la France n’a pas d’autre choix que d’intégrer ses musulmans. Mais pourquoi s’intègreraient-ils, sachant que le temps joue pour eux, et qu’ils n’ont que mépris pour
…la décadence athée de la laïcité française, avec ses églises vides, sa permissivité sexuelle et son ennui existentiel. La France ne veut pas d’eux. Ils ne veulent pas de la France à laquelle ils jettent des pierres. Mais ils ne partiront pas. Et ils sont de plus en plus nombreux.
Ce blog n’a, le lecteur l’aura remarqué, aucune patience pour l’autoflagellation du gouvernement vis-à-vis des émeutiers, à l’heure où l’ordre devait être rétabli vigoureusement. Mais cela ne veut pas dire que les torts soient d’abord du côté des jeunes musulmans désoeuvrés : la cause première des émeutes, c’est bien la faillite du matérialisme athée.
Tout indique en effet que les musulmans respecteraient davantage une Europe chrétienne revivifiée – et s’y intègreraient, puis s’y assimileraient davantage.
Justement Liberté politique consacre une tribune à l’importation de la polygamie. On a raison de l’interdire, mais en même temps comment demander aux musulmans de s’assimiler à notre modèle, si nous détruisons le mariage traditionnel ?
[Q]uel modèle familial fort proposons-nous à des immigrés aux cultures si différentes pour les aider à s’intégrer ? […] En reconnaissant [l]es "familles homoparentales", quelle crédibilité garderions-nous en interdisant la polygamie ?
Un faisceau d’autres signes montrent que bien des musulmans adhèreraient davantage à une Europe ouvertement chrétienne : par exemple le surprenant engouement de musulmans à la CFTC (" ‘Certains voudraient que le deuxième C devienne ‘constructif’, ou ‘coeur’, mais moi qui suis musulman, ça ne me gêne pas, les valeurs sont similaires: l’entraide, la famille’, explique Yildiz Oguzhan, délégué syndical chez Ford"). Ou ces vendeurs de kebad qui encourageaient la manifestation pro-vie de janvier dernier. Ou encore ce sondage surprenant au Royaume-Uni : 50% des musulmans, des sikhs et des hindous pensent que leur pays devrait conserver les valeurs chrétiennes.
L’Europe est déjà réduite en dhimmitude
Merci au lecteur qui m’a communiqué cette information. Voici quelques extraits d’une interview de Bat Ye’or, historienne britannique d’origine égyptienne, parue dans Le Point à l’occasion de la sortie de son ouvrage "Eurabia : l’axe euro-arabe", dans laquelle elle explique que l’Europe s’est déjà soumise à l’Islam :
"Depuis trente ans, la France et l’Europe sont menacées par le terrorisme. (…) L’Europe est devenue le nouveau continent de la dhimmitude, où on ne livre pas bataille parce que l’on s’est déjà soumis sans se battre. Cet engrenage s’est mis en marche dès 1974-1975, à l’instigation de la France, qui a milité pour une politique proarabe, afin de doter l’Europe d’un poids et d’un prestige qui rivaliseraient avec ceux de l’Amérique. Eurabia est à la fois un partenariat avec le monde arabo-musulman et une stratégie menée discrètement, en dehors des traités officiels, sous le nom bénin de Dialogue euro-arabe. Il s’agit d’une structure qui gère les aspects financiers, politiques, économiques, culturels et migratoires des relations euro-arabes (…). L’esprit de soumission d’Eurabia découle d’un libre choix : obtenir, moyennant un alignement politique et le versement de fonds considérables par l’Union européenne, une protection factice.
En arabe, dhimmi signifie protégé. Le terme a désigné durant treize siècles les juifs, chrétiens et autres non-musulmans des pays islamisés dès le VIIe siècle. Très souvent occulté, ce concept du dhimmi est fondamental ; il s’insère dans l’idéologie même du djihad, la guerre sainte de l’Islam, qui divise l’humanité en deux camps : les musulmans, représentant le camp de la paix, et les infidèles, celui des territoires de la guerre dar al-harb. (…) Le dhimmi est l’infidèle qui, se soumettant sans combattre à la suzeraineté islamique, bénéficie d’une protection sur sa vie et ses biens. Des droits limités lui sont reconnus. En échange, il doit payer une rançon-capitation, la jiziya (Coran 9, 29). (…) [on peut remarquer que toutes les subventions, largesses, allocations, sécurité sociale et autres frais payés aux immigrés avec nos impôts, constitue le nouveau visage de cette rançon, NDLR].
La dhimmitude (…), qui a affecté une si large proportion de l’humanité n’est même pas étudiée dans les universités. Elle est ignorée, alors qu’elle exige d’être examinée dans sa globalité et sa complexité. C’est une histoire de violence, d’esclavage, de souffrance, de viols, de déportations, d’humiliation. (…) Cette histoire a été effacée quand l’Europe a fondé ses relations avec le monde arabo-musulman sur le partenariat politique, économique et culturel. L’Europe a alors élaboré le mythe andalou comme modèle de civilisation multiculturelle, âge d’or des trois religions. Tout ce qui concernait le djihad et la dhimmitude a été éliminé. La mémoire dhimmie est fragmentée, interrompue au rythme de massacres, de destruction d’églises, de synagogues, gardiennes des archives."
On comprend mieux pourquoi nos hommes politiques jouent autant à l’autruche…
Emeutes : Johnny Depp prend peur
L’acteur américain, qui vit en France avec Vanessa Paradis, envisage de partir. D’après ce site britannique, il ne peut "plus vivre dans la France ravagée par les émeutes."
"Je suis parti vivre [en France] parce que ça paraissait si simple.
"Maintenant c’est tout le contraire. Je ne sais pas comment ils vont s’en remettre."
Devant le "sauve-qui-peut" de Depp, on ne peut qu’imaginer la réaction des touristes américains envisageant de visiter notre pays. D’autant que l’ambassade des Etats-Unis joue les prolongations et continue d’afficher une mise en garde datant du plus fort des émeutes…
Manifestation anti-Act Up
J’étais ce jour à la manifestation, statique (et pacifique !) organisée par "Associations parisiennes" (http://www.associations-parisiennes.com/) qui demandait l’arrêt des subventions (70.000 euros versés par an par la mairie de Paris) puis la dissolution d’Act Up suite à l’agression du 5 juin dernier à Notre Dame.Cette manif faisait suite à celle de juin au Trocadéro, le parquet ayant classé l’affaire récemment.150/200 personnes, pas de protection policière/de gendarmerie mais aucune contre manifestation (proximité du Palais de Justice oblige ? Peur aussi peut-être ? ils préfèrent souvent être à 20 contre 1….), ambiance bonne enfant malgré le froidintervention par 3 responsables de l’association* rappel exhaustif des exactions (avec dates et lieux) commises par Act Up depuis sa création il y a 16 ans (multiples agressions physiques et de lieux, de culte ou non (ex : maculage à l’aide de sang de la statue de la liberté à Paris)), pressions etc…)* rappel des évènements du 5 juin et explication détaillée des suites récentes (classement du dossier !) par un des responsables, Frédéric Pichon (avocat au barreau de Paris) ; (rappel : le ministre la justice est M. Clément, ancien avocat donc a priori rompu au Code au moins civil, et fils de M. Marcel Clement…….)* intervention courageuse conseillère municipale du 15ième (liste de Christine Boutin), s’engageant à aider aux poursuites (plainte au civil par Mgr Jacquin)
La CFTC se demande si son deuxième “C” n’est pas un handicap
Le congrès de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens vient de s’achever. Si la nouvelle direction réaffirme les "valeurs chrétiennes" du syndicat, le congrès a désavoué la branche "traditionaliste" (en fait tout simplement "catholique") de la centrale. Les Echos constatent
…la perte d’influence des « traditionalistes », y compris dans la direction confédérale, que quitte Nicole Prud’homme, présidente de la Caisse nationale d’allocations familiales jusqu’en septembre prochain. Il ne reste donc plus que deux de leurs représentants au bureau confédéral : Bernard Vivier (qu’Alain Deleu avait dû renoncer à présenter en 2002, du fait, en particulier, du soutien que lui avait apporté le Front national aux élections législatives de 1978, qui reste l’un des 4 vice-présidents) et Joseph Thouvenel.
L’Humanité remarque la ligne "nettement plus combative" du syndicat, et la "culture de l’action et du rassemblement" (avec les autres syndicats). Une messe du souvenir est toujours célébrée en ouverture du congrès, mais il faut que ce soit le quotidien communiste qui nous l’apprenne : le site du congrès ne semble pas en faire mention dans le programme. Peut-être le signe de ce que rapporte l’Huma :
Le débat, omniprésent sur ce que les militants nomment pudiquement le « deuxième C de notre sigle », a ressurgi lors des assises. Certains s’interrogent, tel Jean-Jacques Prodhon, délégué des banques, si le terme « chrétien » n’est pas « ressenti comme un handicap ».
On ne reprochera pas à la CFTC sa "combativité", notamment dans la défense du Lundi de Pentecôte. Mais on voit bien que vrai débat porte sur l’identité chrétienne du syndicat elle-même, pas sur la combativité à laquelle s’opposeraient de prétendus "traditionalistes".
Congrès du PS : les mauvaises fréquentations
A son Congrès du Mans, le Parti socialiste recevra des représentants de partis amis : Sylvain Miaka Ouretto, secrétaire général du Front Populaire Ivoirien (FPI), représentera le parti de Laurent Gbagbo, membre de l’Internationale socialiste. Cette présence crée un certain malaise au PS, rapporte Libération.
M. Miaka Ouretto est considéré comme un "dur" du FPI, et signait il y a seulement dix jours un communiqué s’en prenant à la "barbarie française", et à la prétendue "boucherie" perpétrée il y a un an par les soldats français. En novembre 2004, l’armée de l’air de Laurent Gbagbo bombardait un camp français, tuant neuf soldats. Dans les jours qui ont suivi, les partisans du président ont organisé une campagne systématique de terreur, à base de pillages et de viols, à l’encontre des ressortissants français en Côte d’Ivoire.
Parmi les invités du PS, Libération remarque également
… Zhang Zhijun, le numéro deux du département des liaisons internationales du comité central du PC chinois.
Que du beau monde…
Français, vous allez payer !
Chaque jour qui passe, on prend dix millions d’euros dans la tête, selon Christian Ottavioli, responsable de la cellule d’urgence mise en place par la SMACL (mutuelle d’assurance des collectivités locales). Le gymnase incendié, comme la classe de maternelle, s’évaluent à raison de 1500 euros du mètre carré. Là, on parle de 500 000, ailleurs de plus de 1 million d’euros comme à Brie-Comte-Robert où un gymnase de 900 mètres carrés a pris feu. Les locaux de la police de Saint-Omer : 300 000 euros. A Sélestat, l’incendie des ateliers municipaux : 1 850 000 euros. Près de 2 millions d’euros, c’est le prix de la salle des sports Pierre-de-Coubertin, à Dunkerque. Le théâtre des Louvrais, à Pontoise : 3 millions d’euros !
Le chiffre global de 200 millions d’euros avancé par la Fédération française des sociétés d’assurances n’est qu’une estimation à la louche. Certains assureurs ne cachent pas leur inquiétude : on approcherait plutôt de 250 millions d’euros.
"La coupe est pleine", s’insurge Bernard Bellec, président de la SMACL, qui demande à l’Etat d’assumer ses responsabilités en prenant à sa charge l’indemnisation des dégâts comme cela peut être le cas lors des catastrophes naturelles. A défaut, les cotisations des collectivités locales pourraient augmenter fortement, lesquelles se rattrapereraient en augmentant la fiscalité locale.
Mais parlons aussi du financement du plan "Banlieue" du gouvernement, dont le coût atteindra 272 millions rien qu’en 2006. Le coup de pouce de Bruxelles (50 millions d’euros) n’y suffira pas. Il faudra puiser dans le portefeuille des contribuables. 250 millions d’euros d’un côté, 272 millions d’euros de l’autre : la facture globale des violences urbaines dépasserait un demi-milliard d’euros. Plus de huit euros par Français !
Et encore, cette estimation ignore l’impact économique réel des événements : des dizaines de commerces fermés, des salariés mis au chômage technique, des restaurants aux volets clos pour cause de couvre-feu…
Retour sur le “catéchisme abrégé” le plus cher du monde
Liberté politique offre une parfaite analyse de l’opération commerciale réalisée par les éditeurs français du Compendium : où l’on découvre que, s’ils l’avaient voulu, Bayard-Le Cerf-Fleurus/Mame auraient pu vendre l’ouvrage à 6 euros l’exemplaire, au lieu de 18.
Ces messieurs se sont donc adjugés [sic] une rente de situation que chacun qualifiera à son gré, mais qui contredit ouvertement l’objectif que le pape, au nom de l’Église et en vue de son bien commun, a assigné au Compendium : pouvoir être mis à la portée du plus grand nombre, de la façon la plus accessible. […] Est-il légitime que leur soit laissée, ou qu’ils se soient octroyés à eux-mêmes, la faculté de se constituer ce qu’il faut bien appeler vulgairement une “vache à lait” au détriment du public catholique ?
L’article expose également la connivence qui a entouré les éditeurs.
Ils ont d’abord été complaisamment relayés, dans leur campagne de dénigrement du Compendium "béninois" à 9 euros, par "la presse institutionnelle avec La Croix (du groupe Bayard) en tête, mais aussi Libération qui s’en amuse, le Syndicat national de l’édition et le réseau des librairies religieuses". L’article a la charité de ne pas évoquer le sympathique Famille chrétienne qui, par naïveté peut-être, a lui aussi parlé d’édition "pirate" à propos de la version béninoise.
Liberté politique pose également la question des relations privilégiées un peu malsaines de la Conférence des Evêques de France avec une poignée d’éditeurs. L’article suggère des solutions plus transparentes, par exemple la liberté de publication sans exclusivité des ouvrages "officiels."
PS : Liberté politique rappelle opportunément que le Compendium peut aussi être téléchargé gratuitement.
Les Turcs se montrent tels qu’ils sont
La Turquie poursuit son bonhomme de chemin pour entrer dans l’UE mais elle pourrait prochainement être exclue des compétitions internationales de football ! La Suisse s’est en effet qualifiée pour la coupe du monde de football 2006 en Allemagne au détriment de la Turquie (qui aurait voulu briller devant l’importante minorité turque d’Allemagne), et les joueurs, les supporters (et le service d’ordre !) sont entrés dans une fureur noire obligeant les joueurs suisses à sortir du terrain en courant.
Le président (suisse…) de la FIFA Sepp Blatter (traité de hooligan par la presse turque) s’est indigné à la Radio suisse alémanique et il envisage de sévères mesures. Les sanctions possibles peuvent aller de l’avertissement à la suspension de la Fédération (et donc l’élimination pure et simple de la coupe du monde 2010).
Quel statut pour les chrétiens de Terre Sainte ?
La signature, en 1993, d’un accord fondamental entre Israël et le Saint-Siège avait été un tournant majeur dans les relations entre le judaïsme et l’Eglise catholique. Mais, sur place, la négociation d’un statut juridique protégeant mieux les institutions ecclésiastiques (écoles, hôpitaux, etc.) piétine depuis des années. L’activité des congrégations religieuses s’en trouve pénalisée.
Ni l’accord fondamental de 1993 ni celui de 1997 reconnaissant à l’Eglise une "personnalité juridique" n’ont encore été approuvés par la Knesset. C’est toujours l’administration qui se substitue aux tribunaux en cas de litiges touchant les propriétés ecclésiastiques. Des exonérations fiscales remontant à l’époque ottomane, confirmées sous le mandat britannique, mais jamais inscrites dans le droit israélien, sont menacées : des taxes sont réclamées à des congrégations, qui sont dans l’incapacité de les acquitter. La délivrance de visas pour les chrétiens des pays arabes qui veulent séjourner ou étudier en Israël se révèle de plus en plus difficile. Quant aux populations des Territoires et autres pèlerins, les check-points, notamment sur la route de Bethléem à Jérusalem, leurs rendent la vie impossible.
Jeudi, "le développement des rapports entre Israël et le Saint-Siège" constituait l’essentiel de l’ordre du jour de la rencontre entre Benoît XVI et le président israélien, Moshe Katzav. Ce dernier a promis un "effort important" pour hâter la conclusion des avenants juridiques et financiers. La diplomatie vaticane s’efforce d’améliorer la vie des chrétiens de Terre Sainte, lesquels sont bien souvent victimes du conflit israélo-palestinien.
L’audience des radios : l’honnêteté paye
On avait noté ici que, dans le naufrage des médias français à l’occasion des émeutes, certains organes ont surnagé, au premier rang desquels RMC Info. Christian Combaz, dans Valeurs Actuelles, fait le même constat, notant que la chaîne "a couvert les émeutes de façon exemplaire (témoignages d’auditeurs, points de vue contradictoires)". Rien d’extraordinaire en somme, mais suffisamment pour trancher par rapport à la connivence dans l’autocensure du reste des grands médias.
Or qu’apprend-on ? Que le sondage Médiamétrie indique que RMC est la seule grande radio à progresser. L’enquête date essentiellement d’avant les émeutes, mais la ligne différente de RMC ne date pas d’hier et commence à être remarquée par les auditeurs. Mon pronostic est que l’enquête pour novembre-décembre indiquera plus nettement encore ce mouvement.
Simultanément, quelle est la grande radio qui souffre le plus ? France Inter. Est-ce une sanction pour sa partialité ? Libération semble indiquer que oui, et que certains auditeurs s’en sont détournés après le référendum :
Faisant référence au reproche de partialité (pro-oui) qui fut fait par nombre d’auditeurs à la rédaction de France Inter, [le directeur de Radio-France] ajoute [commentant les causes de la baisse, NDR]: «… sans oublier l’image qui nous a été renvoyée après la victoire du non au référendum».
La Banque Mondiale préconise la pire des immigrations
La Banque Mondiale vient de publier un rapport traitant des perspectives économiques pour 2006. Un des aspects les plus remarqués du rapport est son encouragement à une augmentation de l’immigration. La raison de son enthousiasme est en particulier le fait que les immigrés du tiers-monde dans les pays développés envoient des sommes importantes à leur pays d’origine – pour un total estimé à deux fois l’aide publique au développement.
Cette analyse purement économique de l’immigration, coupée de ses conséquences sur les individus et les sociétés, est gravement défaillante.
Certes, tout n’est pas à jeter dans ce rapport. D’abord, il est légitime de dire que ces rappatriements de fonds contribuent à lutter contre la pauvreté dans le monde. Et sans doute sont-ils mieux utilisés que bien des fonds d’aide publique. Ensuite, le rapport soulève, sans doute avec justesse et justice, les taux très élevés que pratiquent des intermédiaires tels que la Western Union, et la possibilité pour des prestataires moins respectables d’en tirer d’énormes profits.
Mais le rapport se trompe quand il préconise davantage d’immigration, y compris en Europe, car le besoin des peuples d’émigration est à peser au regard des effets de l’immigration sur la société accueillante :
"Il appartient aux pouvoirs publics, qui ont la charge du bien commun, de déterminer la proportion de réfugiés ou d’immigrés que leur pays peut accueillir compte tenu de ses possibilités d’emploi et de ses perspectives de développement mais aussi de l’urgence du besoin des autres peuples. Et l’Etat veillera à ce que ne se créent pas des situations de déséquilibre social grave, accompagnées de phénomènes sociologiques de rejet, comme cela peut arriver lorsqu’une trop forte concentration de personnes d’une autre culture est perçue comme menaçant directement l’identité et les coutumes de la communauté locale d’accueil". (L’Eglise face au racisme, Commission Justice et Paix).
Il serait déraisonnable de dire que la "proportion" d’immigrés que peut accueillir l’Europe n’est pas déjà atteinte. L’économiste en chef de la Banque Mondiale reconnaît d’ailleurs que son diagnostic est insuffisant : «D’un point de vue strictement économique, notre rapport conclut au bienfait du système migratoire. Mais il y a aussi des effets pervers. […] Ce phénomène a un coût social et psychologique très lourd, que les chiffres ne prennent pas en compte. L’actualité explosive des banlieues françaises en est une illustration.» (Source)
Enfin, ce transfert d’argent est surtout le fait de travailleurs isolés, immigrés sans leur famille. L’immigration, qui peut être un "mal nécessaire" mais n’est pas un bien, comme l’a rappelé Jean-Paul II, trouve dans ce célibat subi une de ses formes les plus contraires à l’ordre naturel.
David Irving risque 20 ans de prison
L’historien britannique a été arrêté en Autriche pour avoir nié l’Holocauste (le mandat d’arrêt date de 1989), et risquerait jusqu’à 20 ans de prison s’il était reconnu coupable. La démesure de la loi autrichienne rappelle les excès saoudiens, les coups de fouet en moins.
Pourquoi cette loi, surtout assortie de peines aussi insensées, perdure-t-elle ? Sans doute parce que quiconque se déclarerait contre craindrait de se voir soupçonner de secrètes sympathies négationnistes. Le juriste américain conservateur Eugene Volokh, dont le blog est parmi les plus suivis du pays, n’a pas cette lâcheté, et exprime sa position sans tomber ni dans le négationnisme, ni dans le relativisme :
Naturellement, je ne partage ni de près ni de loin les idées d’Irving, telles que je les ai entendu décrites. Mais pourquoi ? Je ne suis pas moi-même spécialiste du sujet. Je fais confiance au consensus parmi les universitaires, comme chacun de nous doit le faire sur presque tous les sujets […].
Mais ce consensus n’est fiable que si les gens sont libres de le mettre en cause. […]
Prenez un sujet dont on a bien moins entendu parler, la mort de millions d’Arméniens en Turquie pendant la Première Guerre Mondiale. Je soupçonne que ce sujet est bien moins connu de nos lecteurs que l’Holocauste; moi, en tout cas, je le connais certainement moins bien. Demandez-vous : quel scénario vous convaincrait davantage que les Turcs ont délibérément essayé d’exterminer les Arméniens ? 1) Les plus éminents historiens sont tous d’accord sur le fait que c’est arrivé, et bien qu’il soit légal de présenter des arguments dans le sens contraire, ces arguments ne les ont pas convaincus; 2) Les plus éminents historiens sont tous d’accord sur le fait que c’est arrivé, et il est illégal de présenter des arguments dans le sens contraire. […]
Je n’ai jamais adhéré aux arguments selon lesquels les paroles ne peuvent pas faire de mal. Bien sûr que les paroles peuvent faire du mal. […] Mais il me semble que la liberté de parole doit être défendue car laisser le gouvernement la restreindre fait au bout du compte plus de mal que de bien. Et il me semble que laisser le gouvernement décider que certaines thèses historiques sont illégales causera au bout du compte bien plus de mal que de bien.
Les Anglicans affrontent le schisme
Rowan Williams, archevêque de Canterbury et chef de la Communion anglicane (77 millions de fidèles dans le monde), est l’objet d’une fronde sans précédent pour ses positions en faveur de l’homosexualité. Dans une lettre ouverte, publiée jeudi 17 novembre par le Guardian, signée par 17 des 38 primats de la Communion anglicane, il est mis en demeure de "couper les branches mortes" et de prendre des mesures contre "l’immoralité sexuelle" d’une partie du clergé de l’Eglise, réunie en synode général à Londres. "Nous vous engageons vivement à reconsidérer votre point de vue personnel (…) et à agir conformément à ce que prescrit le témoignage de l’Ecriture". L’ordination, en 2003, d’un ‘évêque’ homosexuel, Gene Robinson, dans le New Hampshire, avait provoqué un schisme entre les Eglises africaines, hostiles à tout clergé "gay", et les Eglises occidentales, jugées trop libérales.
A noter que cette information vient du journal Le Monde, qui la rapporte d’une façon plutôt neutre tandis que, lorsqu’il s’agit du même type de sujet mais concernant l’Eglise catholique, le journal est soudainement plus engagé. Si la mauvaise foi de ce quotidien n’est plus à démontrer, force est de constater que seule l’Eglise catholique ne laisse personne neutre…
Le rôle des laïcs catholiques dans la Cité
Dimanche 13 novembre, le Pape a prononcé lors de l’Angelus des paroles qui nous sont directement destinées, à nous laïcs :
"Le Concile [Vatican II, NDLR] a accordé une grande attention au rôle des fidèles laïcs, en leur consacrant un chapitre entier – le quatrième – de la constitution Lumen gentium sur l’Eglise, pour définir leur vocation et leur mission, enracinées dans le Baptême et la Confirmation, et visant à «chercher le Royaume de Dieu en traitant des choses temporelles et en les ordonnant à Dieu» (n. 31).
Le 18 novembre 1965, les Pères approuvèrent un Décret spécifique sur l’apostolat des laïcs, Apostolicam actuositatem. Celui-ci souligne avant tout que «la fécondité de l’apostolat des laïcs dépend de leur union vitale avec le Christ» (ibid., n. 4), c’est-à-dire d’une solide spiritualité, nourrie par une participation active à la Liturgie et exprimée dans le style des béatitudes évangéliques. En outre, pour les laïcs, la compétence professionnelle, le sens de la famille, le sens civique et les vertus sociales sont d’une grande importance.
S’il est vrai qu’ils sont appelés individuellement à rendre leur témoignage personnel, particulièrement précieux là où la liberté de l’Eglise rencontre des obstacles, le Concile insiste toutefois sur l’importance de l’apostolat organisé, nécessaire pour influencer la mentalité générale, les conditions sociales et les Institutions (cf. ibid., n. 18). A ce propos, les Pères ont encouragé les multiples associations de laïcs, en insistant également sur leur formation à l’apostolat. C’est au thème de la vocation et de la mission des laïcs que le bien-aimé Pape Jean-Paul II a voulu consacrer l’Assemblée du Synode de 1987, au terme de laquelle a été publiée l’Exhortation apostolique Christifideles laici."
Le Salon Beige cherche à répondre à cet appel.
Laïcité et charité
Le cardinal Renato Martino, président du conseil pontifical Justice et Paix, a présenté au Parlement italien, l’Abrégé du Catéchisme de l’Eglise catholique. A cette occasion, il a déclaré :
"Un régime politique authentiquement laïc accepte que les chrétiens individuellement agissent en chrétiens dans la société sans se camoufler sous l’apparence d’hommes comme les autres, et que l’Eglise manifeste ses propres évaluations des grandes questions éthiques en jeu. Et ceci, dans l’intérêt même de la politique, dans la mesure où si elle prétend vivre comme si Dieu n’existait pas, elle devient aride et perd la conscience du caractère intangible de la vie humaine".
Face à une conception de la laïcité qui exclurait la religion de la vie publique, en la reléguant dans la sphère du privé, le cardinal Martino a affirmé que les catholiques ne pourront jamais renoncer à un rôle public de la foi, tout en distinguant ce que les fidèles font en leur nom propre et ce qu’ils accomplissent au nom de l’Eglise, avec leurs pasteurs.
Enfin, le cardinal a replacé ce discours au cœur du message social chrétien, c’est-à-dire en le rapportant à la vertu théologale de la charité, "don de Dieu à l’humanité, aux conséquences sociales énormes, seule vertu vraiment capable d’unir les hommes fraternellement, de les pousser au sacrifice pour le bien commun, de soutenir les engagements, même dans les difficultés".
