Présent sur internet : un numéro gratuit
Une occasion de découvrir le quotidien catholique sur internet : son numéro de ce week-end est accessible gratuitement (pdf). Au sommaire : l’éditorial de Jean Madiran, le CPE, le prix Lyssenko remis par le club de l’Horloge, l’affaire des chapelles bretonnes et de l’AGRIF, la dernière interview qu’a accordée Vladimir Volkoff avant sa mort etc… (s’abonner à la version électronique).
(Rappel) Manifestation anti-chienlit à l’Hôtel de Ville
Demain à 15 heures, à l’Hôtel de Ville de Paris, à l’appel de Liberté chérie, SOS Education et des collectifs d’étudiants anti–blocage. Avec un message qui, au-delà du blocage des universités, s’oppose aux grèves de mardi (mais apparemment pas aux points d’exclamation…) :
"Voilà des semaines et des semaines que l’Education Nationale et les Universités que nous finançons tous par nos impôts sont bloquées par des jeunes manipulés !
"Et voilà maintenant la SNCF, la RATP et La Poste qui décident un blocage général le 28 mars alors que ceux-ci ne sont pas concernés par le CPE ! On croit rêver !
"C’est le moment de montrer aux syndicats que nous refusons la paralysie générale avant que ceux-ci l’instaurent ! C’est le moment de faire entendre notre voix ! "
Attention ! Ne vous laissez pas surprendre ! Cette nuit on passe à l’heure d’été !
Abdul Rahman : Fillon veut « empêcher cela »
L’ancien ministre s’est exprimé sur son blog (Via Patrice de Plunkett) :
"Abdul Rahman risque la peine de mort parce qu’il s’est converti au christianisme il y a quinze ans.
Cette actualité qui semble venir d’un autre age est celle d’un pays "libéré" par les Etats Unis et une coalition à laquelle nous participons sous l’égide des Nations Unies!
[…] Nous devons empêcher cela ou bien il nous faudra quitter l’Afghanistan."
Mouvement anti-CPE : rancoeurs envers la CGT
Certains activistes en veulent beaucoup au service d’ordre de la CGT, soupçonné d’avoir orchestré l’autodestruction de la manifestation de jeudi aux Invalides.
Une rancoeur qui remonte loin : les trotskystes et anarchistes n’ont jamais pardonné à la CGT d’avoir sapé leur "révolution" en mai 1968.
Saint-Denis en état de siège
A lire ce récit du saccage dans le centre-ville de Saint-Denis, hier, brièvement mentionné hier. Extraits :
"Pendant que les uns cassaient les vitres avec des pierres et volaient des bijoux, les autres nous ont pris la caisse en nous menaçant. (…) C’était effrayant, bien pire qu’un braquage."
(…) De 9 heures à midi, entre 100 et 150 jeunes ont semé la terreur dans un centre-ville en état de siège, fermé aux voitures par les forces de l’ordre. (…) Policiers et CRS (…) ont interpellé 3 mineurs dont 2 ont été déférés hier soir au parquet de Bobigny. Les premières échauffourées ont eu lieu à 9 heures devant le lycée Eluard. (…) 4 policiers ont été blessés, une voiture incendiée et retournée et 3 autres dégradées. (…)
Mais l’essentiel des incidents s’est déroulé dans les rues piétonnes et commerçantes. 2 autres bijouteries et une boutique de téléphonie ont été saccagées et pillées rue de la République, une dizaine de commerces attaqués rue Gabriel-Péri et autant de voitures dégradées.(…) "Même pendant les émeutes de novembre, on n’avait pas connu pareille violence."
En plein jour et en toute impunité. Le retour des émeutes est officiel…
Question au sujet du Chikungunya
L’épidémie de Chikungunya se répand par transmission de fluide sanguin. Le moustique injecte dans le sang de la personne qu’il pique le virus prélevé dans le sang de sa victime précédente, expliquent les spécialistes. Les mêmes spécialistes soutiennent que les piqûres du même moustique ne transmettent pas le virus du Sida.
Michel Janva (via Le Libre Journal)
Regrets danois politiquement très incorrects
Lu dans Le Libre Journal de la France courtoise. Il s’agit du texte d’une pétition qui emporte actuellement un formidable succès au Danemark :
"Nous regrettons de vous avoir offert un refuge quand la guerre vous a chassé de chez vous. Nous regrettons de vous avoir accueilli quand d’autres vous expulsaient. Nous regrettons de vous avoir donné des logements gratuits, un enseignement gratuit, un accès gratuit aux soins et un revenu minimum même sans travail. Nous regrettons d’avoir accepté vos mosquées dans notre vieux pays de chrétienté. Nous regrettons d’avoir fait tout cela sans même exiger qu’en contrepartie vous appreniez nos moeurs et notre langue. Nous regrettons vraiment. Et maintenant, allez vous faire f[…] !"
Souvent lycéen varie…
Sur le Fil CPE du Nouvel Obs d’hier, on pouvait suivre les incohérences puériles du syndicat lycéen de gauche Fidl :
11h05 – Bagnolet Le syndicat lycéen Fidl juge "scandaleux que Villepin joue la division" du mouvement contre le CPE en "invitant les (organisations d’) étudiants alors qu’il n’a pas pris contact avec les lycéens".
Entre-temps, ils sont invités. Et que se passe-t-il ?
23h00 – Paris L’Unef, l’UNL et la FIDL déclinent l’invitation samedi à Matignon de Dominique de Villepin.
C’est vrai que tant qu’ils n’étaient pas invités, ils ne pouvaient pas décliner l’invitation…
Mais tremblez, M. de Villepin, car la FIDL "avertit solennellement" : "les lycéens ne se laisseront pas intimidés" (sic) !
L’Annonciation : une journée pro-vie
Les partisans de la culture de mort recyclent parfois l’argument absurde selon lequel "Jésus n’a jamais parlé d’avortement". L’Ecriture est en tout cas claire sur un point : l’enfant-à-naître est une personne. Peu après l’Annonciation, Jean-Baptiste tressaillit dans le sein d’Elisabeth, reconnaissant la présence du Sauveur dans le sein de Marie (Luc I,41).
Pas étonnant, donc, que le 25 mars, anniversaire de l’encyclique Evangelium Vitae, soit une journée active pour les pro-vie.
Choisir la Vie tenait aujourd’hui son assemblée générale annuelle à Toulon, précédée de conférences de l’Amiral Berger, président de l’Union Pour la Vie, et de Sabine Faivre, déléguée à la pastorale pour la Vie du diocèse de Toulon et fondatrice de la Maison Bethléem, qui accueille de futures mères en difficultés.
Cette dernière a évoqué les conséquences psychologiques de l’avortement en milieu hospitalier. C’est le thème du livre qu’elle vient de publier aux éditions Téqui. La Vérité sur l’avortement aujourd’hui est le fruit d’un travail de recherche au sein de la faculté de Médecine de Marseille, où elle a obtenu un diplôme d’éthique médicale, et de la thèse qu’elle a soutenue sur les conséquences psychologiques de l’avortement en milieu hospitalier.
Le livre relate les pressions en faveur de l’avortement banalisé, tant sur les femmes que sur le personnel médical. Il comporte les aveux de nombreux médecins déchirés entre leur conscience et des obligations "professionnelles" auxquelles les contraint la loi Aubry de 2001.
Et ce matin, la délégation iséroise de Choisir la Vie était en union de prières avec l’Assemblée générale. A sa demande, Mgr de Kérimel, évêque coadjuteur de Grenoble, célébrait dans la cathédrale de la ville une messe pour le Respect de la Vie suivie, de 13h à 18h par une adoration du St Sacrement.
L’histoire du chauffeur contre-révolutionnaire et des anti-CPE
Gérard Gachet raconte une "saynète réjouissante" :
[S]ous les fenêtres de Valeurs Actuelles, […] les élèves du lycée voisin se sont mis en tête de jouer à la révolution en barrant un carrefour à grand renfort de barrières et de poubelles renversées. Vêtus de jeans et de blousons de marque, nos guérilleros d’opérette photographient leur exploit avec leurs portables dernier cri, n’en revenant pas de leur folle hardiesse, quand surgit le peuple, le vrai. Entendez un chauffeur de poids lourd qui n’entend pas s’en laisser conter, et commence par bousculer une barrière et broyer une poubelle avec son 15 tonnes. Clameur des jeunes, qui se rassemblent devant le camion pour l’empêcher d’aller plus loin. Fureur du chauffeur, qui descend de sa cabine, interpelle le grand leader local de la révolution lycéenne, reconnaissable au mégaphone qu’il tient à la main, et lui tient à peu près ce langage : « Moi je bosse, abruti, et je n’ai pas envie de perdre mon boulot à cause de petits bourges qui se font plaisir ! » Sur les trottoirs, les passants ragaillardis prennent fait et cause pour le travailleur, et engueulent les lycéens qui n’ont plus qu’à s’écarter piteusement pour laisser passer le poids lourd.
L’Unef conteste les élections
L’Unef a perdu sa place de 1ère organisation étudiante lors des élections du CROUS, qui se sont déroulées du 21 au 23 mars dans les 26 académies. L’organisation, très proche du PS, qui avait appelé au boycott du scrutin, a obtenu 35 sièges contre 89 en 2004, une déculottée qui la place derrière la FAGE. C’est désormais ce réseau regroupant 1400 associations d’étudiants qui est majoritaire, avec 79 sièges, contre 33 en 2004. En 3ème position arrive l’UNI qui double sa représentation (27 sièges contre 13) et devance la liste PDE (17 sièges au lieu de 19). SUD Etudiants/FSE et la Confédération étudiante font des scores ridicules.
A Paris, le RED talonne l’Unef, largement perdante (1 élu).
Ces élections ont été émaillées de nombreux incidents, notamment des vols d’urnes. L’Unef avait tenté dans un premier temps de faire reporter le scrutin. Ses collègues anarchistes veulent boycotter les résultats. L’Unef a annoncé vouloir déposer dans plusieurs académies des recours devant le tribunal administratif pour obtenir l’annulation des élections.
Mauvais perdants.
Création de cardinaux
Le pape Benoît XVI a présidé ce matin place Saint-Pierre la messe clôturant le premier consistoire de son pontificat convoqué pour créer 15 nouveaux cardinaux (en photo : le nouveau cardinal Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi). Les 15 nouveaux cardinaux, revêtus de blanc et or, ont célébré avec lui cette messe suivie par plusieurs milliers de fidèles et par les représentants des autorités politiques de nombreux pays étrangers (Pascal Clément pour la France).
Les autres cardinaux, qui ont suivi la célébration aux premiers rangs du public, étaient eux en pourpre, la tenue de choeur qui leur est réservée. Durant la messe, qui a commencé à 10H30, le pape Benoît XVI a offert aux nouveaux cardinaux un anneau pastoral en or frappé d’un crucifix et du sceau papal, symbole de leur engagement et de leur fidélité :
"Que votre acceptation de cet anneau soit pour vous le renouvellemement du ‘oui’ et du ‘me voici’ que vous avez adressés au Seigneur Jésus qui vous a choisis et à sa sainte Eglise que vous êtes appelés à servir avec l’amour d’un époux".
Vendredi, pendant le consistoire, Benoît XVI leur avait remis la barrette, coiffe rouge à trois cornes insigne de leur fonction.
Une nouvelle loi sur l’Histoire
Tandis que des centaines d’historiens et d’universitaires demandent l’abrogation des lois qui enfreignent la liberté de la recherche historique, une cinquantaine de députés UMP ont déposé un projet de loi visant à aggraver la loi Gayssot sur le révisionnisme, (2854è proposition de loi relative à l’incrimination pénale de la contestation publique des crimes contre l’humanité).
Depuis le 1er mars 1994, les crimes contre l’humanité figurent dans le nouveau code pénal français. Mais selon un principe fondamental du droit pénal, l’incrimination ne peut s’appliquer à des faits antérieurs à son entrée en vigueur, soit avant le 1er mars 1994. Cette proposition de loi vise à instaurer la rétroactivité dans ce domaine. Cette loi vise en fait à punir les négateurs du génocide arménien. Certes, punir les Turcs qui nient le génocide arménien peut sembler être une bonne chose. Mais une nouvelle loi dans ce domaine constitue une nouvelle atteinte à la liberté d’expression et à la nécessaire séparation entre l’Etat et la recherche historique.
Parmi les signataires de cette proposition on retrouve Manuel Aeschlimann, Eric Raoult, Olivier Dassault, Nicolas Dupont-Aignan…
Le mouvement anti-CPE sera-t-il asphyxié par les bandes ethniques ?
Michel évoquait la convergence croissante au cours de la semaine passée des actions violentes de l’extrême-gauche anti-CPE et de celles de voyous de
banlieue. Cette convergence ne signifie toutefois pas amitié inconditionnelle (via Vox Galliae) : lors des émeutes des Invalides, des heurts brutaux ont opposé des bandes ethniques à des gauchistes, que les premiers avaient apparemment pris pour… des skinheads. Le site identitaire Novopress a recueilli sur un site anarcho-syndicaliste des commentaires outrés :
« J’suis arrivé au moment où les lascars commençaient à attaquer le reste du cortege CNT [anarcho-syndicalistes], apparement au début ils les ont pris pour des “skin” […] puis après voyant une legere resistance des centaines de bonhommes sont arrivés de partout. On s’est fait caillaisser, charger et prendre à 15 contre 1.
Plusieurs blessés apparement j’en sais pas beaucoup plus. »« Sinon, n’étant pas de paris, j ai vraiment été super impressionné, par leur nombre, j’imaginais pas qu ils étaient nombreux a ce point…
Pis quand meme super triste, voir répétitivement, des jeunes se faire massacrer seul contre 30 voir plus… ca fout les boules. »
Comme l’ont assez largement rapporté les médias, le cortège principal a lui aussi eu affaire à des bandes ethniques. Un journaliste du Monde a suivi une de ces bandes (toujours via Vox Galliae) :
Il faudrait pouvoir décrire minute par minute la violence inouïe de ces jeunes – une quarantaine de garçons et une dizaine de filles, nettement plus calmes – venus principalement de Bobigny et de Drancy (Seine-Saint-Denis) : les claques distribuées au hasard alors qu’ils courent le long du cortège ; les petits groupes de cinq ou six personnes qui se jettent sur un lycéen, le font tomber et le rouent de coups ; les jeunes filles tabassées à coups de pied ; les "balayettes", dont ils sont si fiers, qui renversent leurs victimes ; les pierres jetées aux policiers ; les portables volés, les appareils photo arrachés. On les suit et on voit leurs sourires, on les entend se raconter leurs performances : "T’as vu ce que je lui ai mis !" Au moins une quinzaine d’agressions ont ainsi été commises en une heure par le groupe. […]
"J’aime bien frapper la police. J’attends la bavure, comme ça, ça tournera à l’émeute", explique un des leaders du groupe, âgé d’une vingtaine d’années, qui refuse de donner son prénom.
C’est la réplique des agressions lors de la manifestation lycéenne du 8 mars 2005 contre la loi Fillon sur l’éducation, qui avaient popularisé le terme "racisme anti-Blancs". Asphyxié par ces violences, le mouvement lycéen ne s’en était pas remis : les manifestations suivantes avaient été de moins en moins fournies.
Monument pro-vie à Malte
Le président maltais Edward Fenech Adami inaugurera demain matin (25 mars… l‘Annonciation !) un monument, dédié à l’enfant à naître, qu’a fait dresser l’association pro-vie Gift of Life (le Don de la Vie).
Henri Védas (Via Lifesite)
Profanations de chapelles bretonnes : l’AGRIF déboutée
Comment oublier la vague d’incendies et de profanations de lieux de cultes catholiques qui a frappé la Bretagne en début d’année ? L’AGRIF avait fort logiquement demandé à se porter partie civile dans la plainte contre les deux satanistes qui ont avoué les faits. Présent de demain rapporte la réponse du juge d’instruction : il a débouté l’AGRIF. Avec cette justification incroyable :
[A]ucun élément du dossier ne permet d’affirmer en l’état, que les mis en examen ont voulu porter atteinte par leurs actes de dégradations ou de destructions à la religion catholique de manière spécifique et déterminée.
La gauche unie pour le droit de vote des immigrés
Dimanche 26 mars, François Hollande, Marie-George Buffet, Yann Wehrling (Verts), Olivier Besancenot et Arlette Laguiller se retrouveront à la mairie de Saint-Denis, pour parrainer le premier référendum d’initiative locale sur le droit de vote des étrangers aux élections locales. Jugée "illégale" par la préfecture de Seine-Saint-Denis, puis annulée, le 23 février, par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise – au motif que son objet ne relève pas de "la compétence de la commune" -, cette consultation a tout de même été maintenue par Didier Paillard PC, maire de Saint-Denis. D’autres personnalités ont répondu à son invitation, parmi lesquelles Danielle Mitterrand, Mgr Jacques Gaillot, le footballeur Basile Boli, Fadela Amara (Ni putes ni soumises), Dominique Voynet, ou encore Mouloud Aounit (MRAP).
En attendant, de violents incidents se sont produits dans la galerie marchande de Saint-Denis Basilique, aujourd’hui.
Intimidation anti-démocratique à Rennes II
Un témoignage d’universitaire sur Liberté politique :
Le sommet a été atteint le lundi 13 mars : ce jour-là, la présidence avait enfin décidé d’organiser un vote avec comptage des voix sur la question du blocage, vote étalé sur toute l’après midi. Le comité anti-CPE, craignant de perdre face à la marée montante de la majorité silencieuse qui attendait son heure dans le calme, a organisé, avant le dit vote, et alors que tous les étudiants désirant voter n’étaient pas encore présents sur le campus, un vote préalable, à main levée, assez confus, au terme duquel ledit comité, à la fois juge et partie, a proclamé le maintien du blocage.
Le président estimant pour sa part que cela méritait quand même d’être vérifié par un comptage individuel, lança l’opération de vote qu’il avait prévu, mais celle-ci fut interrompue au bout d’une demi-heure par l’intervention d’une sorte de commando cagoulé qui, usant de la force face au personnel légitimement paniqué, et sous les insultes des étudiants anti-blocage, a réussi à faire interrompre le vote, obligeant le président à ordonner la dispersion … des anti-blocage. Il semble dès lors que la voie choisie par la présidence soit d’attendre que le gouvernement cède […].
La paroxystique situation rennaise […] est […] révélatrice de l’inquiétante prise en otage de la gauche modérée par la gauche ultra, qui la terrorise par ses discours et, ici, sa pression physique. C’est ainsi que l’université prend des allures de territoire perdu pour la République.
Et un témoignage de plus à verser au dossier (merci à alphacharlie pour cette photo qui en dit long sur l’ambiance… démocratique).
Bonnes nouvelles sur le front anti-blocage
… en province :
Aix Marseille : des étudiants ont déposé un référé pour demander la levée des blocages
Caen : le référendum est remporté à 57% par les étudiants anti-blocage
Marne la Vallée et Paris 8 reprennent les cours
Chambéry a voté la reprise des cours
Grenoble devrait suivre le même chemin puisque le tribunal administratif a donné raison aux anti-blocages
Limoges : les étudiants de la fac de droit reprennent les cours
Lyon 2 reprend les cours
Metz : les étudiants votent contre la grève et contre le blocage
Reims : plusieurs centaines d’étudiants font un sit-in pour demander la levée du blocage
Emeutes étudiantes : premier bilan
Sarkozy a affirmé vendredi que 1420 fauteurs de troubles avaient été interpellés, dont 630 hier (262 à Paris), depuis le début du mouvement anti-CPE. Il a précisé que 453 membres des forces de l’ordre avaient été blessés, dont 90 pour la seule journée de jeudi.
Par ailleurs, des syndicats de police ont expliqué que les autorités avaient décidé de n’intervenir contre les voyous qu’après la dislocation des cortèges… Mais les manifestants sont aussi des casseurs.
Chasse au chrétien en Afghanistan
L’affaire Abdul Rahman est loin d’être un cas isolé. Le Bafweb rapporte que la médiatisation internationale a déclenché une intensification de la persécution et l’arrestation d’autres chrétiens afghans. 2 autres arrestations ont été rapportées. Un afghan récemment converti a été agressé devant son domicile par un groupe de 6 hommes. Il a été tabassé et a perdu connaissance. Il n’est revenu à lui que deux heures plus tard à l’hôpital. "Notre frère tient bon, malgré les hostilités et les coups" a déclaré un de ses amis. Plusieurs chrétiens ont été interpellés par la police, à domicile, au travail ou ont reçu des menaces par téléphone.
Dissolution du CFCM ?
La Grande Mosquée de Paris et la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF) annoncent qu’elles suspendent à compter d’aujourd’hui leur participation aux instances du Conseil français du culte musulman (CFCM). Dans un communiqué commun, Dalil Boubakeur (très silencieux sur l’affaire Abdul Rahman), recteur de la Grande Mosquée de Paris (qui soutient la loi contre l’islamophobie), et le président de la FNMF, Mohamed Bechari, expliquent que de "graves dissensions" règnent au sein du CFCM, empêchant de parvenir "aux équilibres du fonctionnement de cette institution".
4 organisations sont représentées au sein du bureau exécutif du CFCM : la Grande Mosquée de Paris (proche de l’Algérie), la FNMF (proche du Maroc), l’Union des organisations islamiques de France (UOIF, proche des Frères musulman) et le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF). En juin, les élections au CFCM avaient été remportées par la FNMF (19 des 43 sièges au conseil d’administration), avec un recul de l’UOIF, qui dispose à présent du même nombre de sièges (10) que la Grande Mosquée de Paris.
A noter en passant que le tout nouvel aumônier musulman dans l’armée française, Abdelkader Arbi, est conseiller municipal socialiste de la ville de Cléon…
Le silence médiatique du Front National
Jean-Marie Le Pen s’est plaint auprès du Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA) de l’ostracisme médiatique dont souffre le FN. Mardi, une délégation frontiste (Bruno Gollnisch, Marine Le Pen, Jean-François Jalkh, Alain Vizier, Wallerand de Saint-Just) a été reçue par Dominique Baudis. Le Président du CSA s’est engagé à demander aux directeurs de chaînes de veiller à une plus grande pluralité.
Le Président du FN a souligné que la crise du CPE dévoile justement "une espèce d’incompatibilité de langage, une impossibilité d’écoute, d’expression" puisque le Parlement par le choix du mode de scrutin qui préside à son élection, "interdit au Front National, mais aussi à d’autres formations politiques importantes" d’être représentés, d’où une absence de véritables débats de fonds.
Il estime que l’instauration de la proportionnelle permettrait de retrouver les chemins du dialogue et d’une véritable démocratie, respectueuse de tous les Français, "moyen simple" de rendre la confiance au peuple dans ses institutions et dans les pouvoirs publics. Le Pen a rappelé mercredi que le FN avait été totalement interdit d’antenne lors des émeutes du mois de novembre, pourtant largement liées au phénomène de l’immigration. Or, en période de crise, il est plus que jamais nécessaire de faire connaître l’opinion des différents acteurs de la vie politique.
Les étudiants responsables des violences
L’analyse de Daoudal sur les manifestants-casseurs :
"Les médias(…) en sont toujours au schéma selon lequel il y a de gentils lycéens et étudiants qui défilent pacifiquement contre le CPE, et de méchants casseurs (…). Une des applications de cette vision mythique de la réalité, imposée par la gauche, est qu’elle permet de stigmatiser les forces de l’ordre, donc le gouvernement, quelle que soit leur attitude. Si elles interviennent dès les premières tentatives de violence, c’est une "provocation policière" (…). Mais lorsqu’elles n’interviennent pas tout de suite (…), c’est que le gouvernement fait exprès de laisser agresser les gentils étudiants par les méchants casseurs.
Dans le hit parade de la mobilisation anti-CPE et des violences, Rennes occupe une place de choix. (…) Mercredi, leur prétendue "assemblée générale" a publié un communiqué (…) : "Les "exactions" sont majoritairement des actions menées par les manifestants, conformément à ce qui a précédemment été voté en AG par des milliers (sic) d’étudiants. Les affrontements pouvant parfois en découler sont liés à notre mouvement." (…)
On remarquera que le communiqué ne justifie pas seulement les violences commises par les étudiants, mais celles qui sont commises par "les manifestants" en général. (…) Un militant rennais de Sud Etudiant et de la LCR l’explique au reporter de l’AFP: "Un mix est progressivement en train de s’opérer entre la crise des banlieues et le mouvement anti-CPE. Depuis une semaine des jeunes des banlieues viennent défiler avec nous et participent aux violences." Tandis qu’un "ex-lycéen au chômage, membre du service d’ordre du Comité d’action lycéen", avertit, avant le début de la manifestation, qu’il y aura des violences en fin de parcours, et que "c’est voulu". D’ailleurs, ajoute-t-il, il ne faut pas dire "casseurs", mais "insoumis".
Halte donc à la désinformation.
Vatican : programme des discussions
Benoît XVI a rassemblé le collège cardinalice depuis hier au Vatican pour évoquer les questions d’actualité touchant la vie de l’Eglise : les évêques émérites, la question soulevée par Mgr Lefebvre, et le dialogue avec l’Islam.
Pour la question de «la situation des évêques émérites», on sait que la norme canonique de Paul VI fixe l’âge de 75 ans pour la renonciation à la charge pastorale d’un diocèse. Il se pourrait que cet âge soit relevé. Il y aurait en effet, dans le monde, 900 évêques émérites…
Le second thème : «la question soulevée par Mgr Lefebvre et la réforme liturgique voulue par le concile Vatican II».
Le pape a indiqué comme troisième thème les «questions liées au dialogue entre l’Eglise et l’Islam».
Les débats ont eu lieu à huis clos. Au cours de la matinée, se sont succédées des interventions du cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation pour les Evêques, sur le thème des évêques émérites ; du cardinal Darío Castrillón Hoyos, président de la Commission Ecclesia Dei, sur la question des disciples de Mgr Lefebvre. 20 cardinaux sont intervenus sur ce thème. Les travaux se sont poursuivis dans l’après-midi avec les interventions du cardinal Francis Arinze, préfet de la congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements, et du cardinal Angelo Sodano.
16h00 : un quatrième thème (lié au second) a fait l’objet de débats sur l’usage du Missel de St. Pie V.
L’Unef, filiale du PS
Lu dans Valeurs Actuelles :
"Le très médiatique Bruno Julliard, leader de l’Unef, qui affirme avoir rendu sa carte du PS après son accession à la tête du syndicat étudiant – le plus en pointe contre le CPE –, n’est autre que le fils d’Arlette Arnaud-Landau, la maire socialiste du Puy-en-Velay et vice-présidente du conseil régional d’Auvergne."
Affaire Abdul Rahman – « Rejeter l’Islam c’est insulter Dieu »
Face aux pressions et à l’indignation internationales, d’influents responsables religieux exigent que Abdul Rahman soit exécuté, sans quoi ils pourraient inciter le peuple à le "réduire en morceaux". Mais les autorités afghanes, qui cherchent une sortie de la crise, évoquent désormais de plus en plus son état psychique, qui pourrait lui éviter des poursuites. Karzaï assure qu’il sera sauvé. Plusieurs responsables musulmans afghans ont réclamé que la peine de mort soit prononcée : "Rejeter l’Islam c’est insulter Dieu. Nous ne permettrons pas que Dieu soit humilié. Cet homme doit mourir", a déclaré Abdul Raoulf -qui est considéré comme une voix modérée.
"Il n’est pas fou. Il est allé devant les médias et a avoué être chrétien", a commenté Hamidullah, qui dirige la mosquée Haji Yacob à Kaboul. "Le gouvernement a peur de la communauté internationale. Mais le peuple le tuera s’il est libéré". "Coupez-lui la tête", a exigé Raoulf. "Nous en appellerons au peuple afin qu’il le réduise en morceaux pour qu’il ne reste rien". "Il faut donner l’exemple", estime de son côté Mirhossain Nasri de la mosquée Hossainia, en colère de l’ingérence de pays étrangers. "Il doit être pendu". "Nous sommes des musulmans et ceci sont nos croyances. Ceci est beaucoup plus important pour nous que toute l’aide que le monde puisse nous offrir".
Casseurs : que fait Nicolas Sarkozy ?
Selon des témoignages de proches, membres des forces de l’ordre, la consigne émanent du ministère de l’Intérieur est claire : pas d’intervention. Les forces de l’ordre ont pour mission de bloquer les rues avoisinantes aux cortègex mais surtout de n’y pas interenir… et de laisser les casseurs faire leur ‘métier’. A un commandant d’escadron de gendarmerie, dont les hommes étaient violemment agressés la semaine dernière boulevard Saint-Michel et qui demandait soit du renfort, soit l’autorisation de se défendre, il a été répliqué : "Vous avez pour mission de tenir votre position. Point." Actuellement, une quinzaine de ces soldats sont à l’hôpital pour, notamment, traumatismes craniens. Les forces de l’ordre comptent des dizaines de blessés graves, dont les médias ne parlent pas ou peu.
Le but recherché par le ministre Sarkozy est double :
– montrer la réalité de la gauche aux Français, qui par peur, voteront à droite aux prochaines élections. Le risque de Sarkozy, c’est que ces Français pourraient voter pour une vraie droite ;
– faire porter la responsabilité de ces violences au CPE et donc à Villepin, son adversaire politique qu’il veut discréditer, afin de se poser en alternance (en ‘rupture’ comme il dit) de la chiraquie. Le risque pour lui, c’est que les Français lui fassent porter la responsabilité du désordre.
Il faut savoir, devant ces émeutes, que les forces de l’ordre ont les capacités d’intervenir. Mais il leur manque l’ordre. Et celui-ci ne viendra pas par calcul politico-médiatique.
La parole aux anti-blocage
… dans Valeurs actuelles d’aujourd’hui (extrait):
Réussissez-vous à vous faire entendre dans les amphis ?.
Julie C’est très difficile. Les bloqueurs sont souvent violents, surtout à Tolbiac. Quand on dit qu’on est contre le blocage, on se fait traiter de fasciste ! […]
Jean-Baptiste Le seul moyen de se faire entendre, c’est d’arriver plus nombreux qu’eux. Ils ne comprennent que le rapport de force. On l’a fait une fois. Du coup, ils ont repoussé l’AG… Ils refusent tout débat, tout référendum. Certains ont pour modèle la révolution bolchevique : ce sont eux qui le disent !Quand on fait le compte, pourtant, les étudiants qui manifestent contre les blocages ne sont pas si nombreux…
Pierre Beaucoup ont peur des casseurs, ça se comprend quand on les voit à l’œuvre. Quand on organise des rassemblements, devant la Sorbonne ou l’Hôtel de Ville, on reçoit des e-mails d’étudiants qui nous demandent si les forces de l’ordre seront présentes.
Jean-Baptiste Il faut reconnaître qu’on est moins bien organisé que les bloqueurs. Mais ça s’explique : l’extrême gauche ne fait quasiment que ça. Donc, forcément, ils ont une tradition de mobilisation qu’on n’a pas…
A propos de mobilisation : un nouveau rassemblement anti-blocage (et plus généralement anti-chienlit) aura lieu, à l’appel entre autres de Liberté chérie et SOS Education, à 15 heures dimanche place de l’Hôtel de Ville à Paris.
Diaporama sur les violences d’hier
… sur le site de Fox News (via Le Conservateur) et Yahoo (via Drudge).


