L’Europe malgré les peuples…
L’ex-futur projet de constitution européenne fait de plus en plus parler de lui. Le Salon Beige a évoqué plusieurs fois déjà les prémices (ici et ici) d’un retour de ce projet malgré les votes français et néerlandais. Dans une résolution adoptée aujourd’hui à Strasbourg, le parlement européen "confirme sa détermination à parvenir sans retard indu à un accord constitutionnel " mais rejette d’une part l’idée de "groupes restreints" d’Etats, qui se formeraient en marge pour progresser sur le plan institutionnel et d’autre part l’idée d’une mise en oeuvre partielle du projet de constitution qui "risque de mettre fin au consensus qui a assuré l’équilibre entre les institutions et entre les Etats membres".
Le consensus populaire français et néerlandais n’ayant visiblement que peu d’importance aux yeux de ces députés, leur conclusion est donc tout naturellement " le maintien du texte actuel". La résolution a été votée par 385 voix pour, 125 contre et 51 abstentions. Le lancement prochain en France d’un site officiel de " référence" sur les questions européennes ne marquerait-il pas déjà le début d’une nouvelle campagne ?
Marche pour la Vie J-3 : quel temps fera-t-il ?
Chirac en prison ?
Le groupe de rock français Les Wampas, né au milieu des années 80 et qui avait connu un fort succès en 2003 avec la chanson "Manu Chao" sort le 6 mars prochain un nouvel album dont un morceau commence déjà à créer une polémique dans l’univers médiatique. Cette chanson s’intitule "Chirac en prison " ! Le chanteur, qui a gardé son emploi à la RATP malgré le groupe et sa notoriété, assure qu’il est "très loin de penser que les hommes politiques sont des pourris" et que la geôle "ce n’est pas forcément" ce qu’il "souhaite à Jacques Chirac pour 2006". L’objectif du chanteur est de tester la liberté d’expression en France. C’est pourquoi le titre et accrocheur et que le narrateur rapporte ainsi les propos de sa petite amie : " Rien ne lui fera changer d’avis/Je ne sais pas ce qu’il lui a pris/La seule chose qui lui ferait plaisir/Ce serait de voir Chirac en prison. Pourtant, il y a cinq ans, j’avais voté pour lui (…) J’attends 2007/C’est mon seul espoir/De sortir du brouillard/C’est ma dernière chance/Faut que j’aie confiance/En la justice française". Pour l’instant, seule une radio (Oui FM) aurait accepté de passer la chanson tandis que les autres radios refuseraient et les télévisions auraient dit au groupe que ce n’était pas la peine de réaliser un clip car ils ne le passeraient pas.
Dans l’hypothèse peu probable que la justice soit saisie, nous verrons bien si cette dernière, si prompte à défendre la liberté d’expression des rappeurs qui "chantent" la haine de la France, en fasse de même avec cette chanson. Mais nous savons qu’en matière de liberté d’expression, il y a souvent deux poids deux mesures… en France (ici, ici, ici et ici) ou à l’étranger (ici).
Le président bolivien, héritier de Mao
L’Internationale passe désormais par l’Amérique latine. Le président de Bolivie, Evo Morales, a salué en Fidel Castro "le maître, le sage", à Caracas, il s’est joint "à la lutte anti-impérialiste et antilibérale" du président Chavez, à Brasilia, il a rappelé son admiration à l’égard de son "frère aîné", le président Lula da Silva, à Pékin, il a exprimé son "respect" pour Mao et proclamé son "alliance politique et idéologique" avec le régime communiste.
Le président bolivien va clairement appliquer une politique d’inspiration marxiste : "la question n’est pas la nationalisation des hydrocarbures, mais comment se passera cette nationalisation", précise l’ambassadeur du Brésil à La Paz. L’autre scandale, c’est que, outre Cuba, l’Union européenne, les Pays-Bas et l’Espagne ont promis de l’aider.
Résolution pro-gay du Parlement de l’UE : le texte et le détail des votes
A l’heure où j’écris, le texte en français et le détail des votes de la résolution pro-"gay" votée hier ne sont pas sur le site du Parlement de l’UE.
Jeanne Smits, de Présent, consacre son article en "une" de l’édition de demain à cette résolution édifiante. La journaliste a trouvé le texte en anglais et le détail du vote sur ce site homosexuel britannique : il confirme toutes nos craintes. Il met explicitement en cause, dans ses attendus, la "liberté religieuse" et l’ "objection de conscience" qui serviraient de paravents à l’ "homophobie". Il assimile bien la constitution lettone, qui définit le mariage comme étant entre un homme et une femme, à des violences "homophobes".
Ce texte n’a pas (encore) de valeur normative, mais signale la dynamique dans laquelle se trouve l’Union européenne : une fois le "mariage" homosexuel légalisé, la "liberté religieuse" ne pourra être invoquée impunément par l’Eglise pour leur refuser une cérémonie; et les élus catholiques ne pourront se réfugier derrière l’ "objection de conscience" pour refuser d’officier lors de mariages civils.
Voici un premier jet des votes des eurodéputés français du centre et de la droite :
Pour : les UMP (PPE) Roselyne Bachelot; Christine de Veyrac; Patrick Gaubert; Jacques Toubon. Les UDF (ALDE) Jean-Marie Beaupuy; Jean-Louis Bourlanges; Jean-Marie Cavada; Thierry Cornillet; Janelly Fourtou; Claire Gibault; Natalie Griesbeck; Anne Laperrouze; Philippe Morillon (!!!).
Contre : les UMP Jean-Pierre Audy; Marie-Hélène Descamps; Nicole Fontaine; Jean-Paul Gauzès; Ambroise Guellec; Alain Lamassoure; Tokia Saïfi; Margie Sudre; Ari Vatanen; Dominique Vlasto. Les FN (non-inscrits) Bruno Gollnisch; Carl Lang; Fernand Le Rachinel; Jean-Claude Martinez; Lydia Schénardi.
Absention : l’UDF Bernard Lehideux.
Cette liste, que j’ai faite "à la volée" à partir du lien anglais, comporte peut-être des erreurs : si vous en constatez, n’hésitez pas à l’indiquer en commentaires.
Le communisme, « intrinsèquement pervers »
Le parti communiste condamne avec la plus grande vigueur un projet de résolution du Conseil de l’Europe sur la "nécessité d’une condmanation internationale des crimes des régimes communismes totalitaires". Ce projet, selon lui, "vise à établir officiellement un signe d’égalité entre le communisme et le nazisme". "Rien ne peut justifier une assimilation révisionniste au nazisme. Ce n’est pas l’idée communiste mais sa dénaturation qui a produit les crimes." Et d’en appeler à "tous les démocrates" pour "faire échec à ce projet liberticide", car "l’Europe ne peut pas accepter une telle honte".
Yves Daoudal montre que le PCF tente de ranimer les schémas que l’appareil communiste avait réussi à imposer, grâce notamment au procès de Nuremberg, où le monde libre et les staliniens avaient condamné ensemble le nazisme : celui-ci était donc le seul régime criminel. Et il l’était parce que son idéologie même était criminelle, alors que, quels soient les crimes que l’on peut imputer au communisme, ceux-ci sont dus à la dénaturation de la généreuse idée communiste. Cette propagande est quasiment devenu un dogme, y compris chez nombre de personnalités catholiques ayant oublié que Pie XI avait publié une encyclique entièrement consacrée à définir le communisme comme "intrinsèquement pervers".
Et comme il est pervers, les communistes ne peuvent pas s’empêcher de mentir. Le texte du projet de résolution n’assimile pas le communisme au nazisme. Il constate que les régimes communistes totalitaires ont été marqués partout par des violations massives des droits de l’homme, que "les crimes ont été justifiés au nom de la théorie de la lutte des classes et du principe de la dictature du prolétariat", dont l’interprétation rendait "légitime l’élimination de certaines catégories de personnes".
Le projet de résolution demande au conseil des ministres du Conseil de l’Europe :
– d’adopter une déclaration en faveur d’une condamnation internationale des crimes du communisme (la communauté internationale a "l’obligation morale de le faire sans plus attendre") ;
– de lancer une campagne de sensibilisation aux crimes commis par les régimes communistes au niveau européen ;
– d’exhorter les Etats membres ayant été gouvernés par des régimes communistes totalitaires à "lancer une campagne nationale de sensibilisation aux crimes commis au nom de l’idéologie communiste, incluant la révision des manuels scolaires et l’introduction d’un jour commémoratif pour les victimes du communisme et l’ouverture de musées".
Cathophobie à la cathédrale de Besançon
Un deuxième feu en 15 jours, probablement d’origine criminelle, est survenu mercredi soir à l’intérieur de la cathédrale Saint-Jean de Besançon. A chaque fois, le soir en semaine, le feu a pris sur un banc éloigné des bougies. Heureusement, des fidèles ont pu donner l’alerte. Mercredi, les pompiers ont eu du mal à maîtriser le sinistre en raison de la hauteur de l’édifice et de la fumée qui l’avait envahi.
Une expertise est en cours pour déterminer si le joyau de la cathédrale, monument historique, a été endommagé. Il s’agit d’une toile du XVIIe siècle, "Notre Dame des Jacobins", de Domenico Cresti. Cette Vierge à l’enfant avait été épargnée et respectée lors de la Révolution lorsque le culte républicain était célébré dans la cathédrale. Pire que les révolutionnaires, ce n’est pas rien…
Le train d’enfer ne fait jamais grève
Après le Nice-Lyon, la chape de plomb médiatique sur la violence en bandes dans les trains semble s’affaisser. Il ne se passe pas une semaine sans qu’un nouveau drame apparaisse au grand jour. Aujourd’hui, c’est Le Parisien (version en ligne payante) qui révèle qu’une bande de ‘jeunes’ a agressé des passagers du train de banlieue Maison-Laffite/Paris mardi soir.
Montés en gare de Bécon-les-Bruyères, les jeunes, dont l’un était armé d’une barre de fer, ont agressé un jeune homme, l’ont jeté à terre, ont pris sa carte de crédit, son portable, avant de s’attaquer à un deuxième, qui a subi le même sort. Les jeunes ont été interpellés en gare d’Asnières-sur-Seine par la police, de laquelle ils n’étaient pas inconnus…
Quel sort leur réservera la justice ? Les médias n’ont pas (encore) levé la chape de plomb sur ce sujet. Cela arrivera bien un jour, à l’occasion d’un drame, évidemment et malheureusement.
Vote pro-gay du Parlement de l’UE : quelques détails
Le blog du correspondant de Libération donne quelques détails sur l’invraisemblable résolution votée hier au Parlement de l’UE :
Côté français, l’UMP s’est particulièrement distinguée [en mal, pour ce correspondant qui traite de "réactionnaires" et de "papistes" les eurodéputés qui n’ont pas signé des deux mains]: huit députés sur dix-sept ont voté contre ce texte qui condamne les manifestations d’intolérance à l’égard des gays et lesbiennes et appelle la Commission et les Etats à prendre des mesures afin de lutter les discriminations et assurer l’égalité sociale et juridique (en filigrane se dessine le mariage homosexuel). On note en particulier les noms d’Alain Lamassoure, de Nicole Fontaine, d’Ambroise Guellec, de Margie Sudre… mais aussi celui de Tokia Saïfi ! L’UDF Bernard Lehideux s’est, lui, abstenu.
Légalisation de l’euthanasie dans l’Oregon
Avec une majorité de six voix contre trois, les magistrats de la Cour suprême des États-Unis ont estimé que Washington ne peut interdire aux médecins de l’Oregon d’aider des patients en phase terminale à se suicider.
La loi ‘Mourir avec dignité’ a permis, depuis 1997, à plus de 200 malades en phase terminale de se suicider. Le procureur général de l’époque, John Ashcroft, avait menacé de poursuite les médecins qui accepteraient d’aider un patient à se suicider en lui prescrivant une surdose de médicament. La Cour suprême a estimé que le procureur Ashcroft a erré en se dotant d’une autorité qui dépassait de loin son expertise et que Washington ne peut réglementer unilatéralement des pratiques médicales qui relèvent des États.
La loi demande notamment à ce que le choix du patient pour le suicide soit tout à fait éclairé. Or, comme je l’écrivait hier, une étude montre que la plupart des patients demandant l’euthanasie sont des cancéreux atteint de dépression. Et les médecins estiment à juste titre qu’un dépressif n’a pas toute sa tête pour prendre une décision éclairée…
Le Parlement européen appuie les revendications des lobbies « gays »
Les institutions de l’UE semblent être unanimement animées par une adhésion à la culture de mort. Le Parlement de Strasbourg a ainsi voté aujourd’hui, à une majorité écrasante (468 voix pour, 149 contre, 41 abstentions), une résolution soi-disant "contre l’homophobie".
– Il appelle les états membres à donner octroyer aux couples homosexuels les mêmes droits que les autres dans une série de domaines, notamment en matière de succession ou d’impôts.
– Il demande à la Commission de veiller à ce qu’un "mariage" homosexuel célébré, mettons, en Espagne soit reconnu dans tous les autres pays.
– Il condamne l’interdiction d’une Gay Pride en Pologne, ainsi qu’une modification de la Constitution lettone rappelant que le mariage est entre un homme et une femme; et fait même planer la menace de sanctions contre ces pays, pouvant aller jusqu’à la suspension du droit de vote au Conseil européen.
– Et il demande que les homosexuels soient pleinement reconnus comme des victimes du régime nazi (il y aurait beaucoup à dire sur ce seul point, mais ça sera pour une autre fois.)
Ces points n’ont rien à voir avec l’ "homophobie" telle que la définit le texte : "une peur et une aversion irrationnelle contre les homosexuels." Il n’y a rien d’ "irrationnel" à dire que le mariage est entre un homme et une femme. Sous couvert de lutte contre l’ "homophobie", le texte reprend en fait les revendications les plus exorbitantes des lobbies "gays".
Nous reviendrons sur ces points quand le texte exact voté aura été mis en ligne. Ainsi que le détail des votes des eurodéputés français.
La résolution a pour base un rapport du commissaire chargé de la "Liberté, de la Sécurité et de la Justice", l’Italien Franco Frattini. On comprend mieux la pression pour évincer le catholique Rocco Buttiglione de ce poste…
(Sources : en anglais v.o. ici et ici; ici et ici en français – attention : site "gay").
Le Parlement de l’UE veut-il museler les deputés politiquement incorrects ?
Genethique.org attire l’attention sur cette information d’apparence anodine : le Parlement de Strasbourg va voter demain, sans doute sans difficulté, une modification à son règlement afin de multiplier les sanctions à l’égard des députés qui causeraient des "incidents". Jusque-là, rien de très choquant.
Ce qui est plus inquiétant, c’est l’exemple, donné dans Libération, d’un cas où de telles sanctions pourraient s’avérer utiles. L’article cite le Vert Gérard Onesta, vice-président du Parlement, chargé de rédiger le nouveau texte, déplorant qu’un vide juridique ne permette de sanctionner les eurodéputés qu’en cas d’incident en séance :
« [S]i l’incident a lieu en dehors de la plénière, on ne peut rien faire.» Ainsi […] la Ligue des familles polonaises a pu organiser une «exposition» dans les couloirs du Parlement associant l’avortement à la politique d’extermination raciale des nazis. Bien sûr, la manifestation a dégénéré…
L’exemple n’est pas né de l’imagination du journaliste, mais a bien été cité par M. Onesta. Or il est troublant : ce n’est pas l’échauffourée causée par les eurodéputés pro-avortement qui est mise en cause, mais le message pro-vie de l’exposition.
Comme par hasard, M. Onesta cite parmi d’autres exemples à condamner les actions d’opposants à la Constitution, et comme exemple d’une action "qui ne le dérange pas" celle d’eurodéputés favorables à l’adhésion de la Turquie.
On peut apparemment s’attendre à ce que ces nouvelles sanctions s’appliquent de manière unilatérale pour museler les eurodéputés échappant à la pensée unique de l’UE.
Le Monde pour la pédophilie
Après Libération, c’est le quotidien le plus lu en France (surtout par nos ‘élites’) qui fait l’objet d’un dossier par l’excellent Bafweb, suite à la mise en ligne par Voxgalliae d’un article paru dans Le Monde en 1977 défendant des pédophiles : "les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence (…). Nous considérons qu’il y a une disproportion manifeste d’une part, entre la qualification de "crime" qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés. (…) Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit. Nous ne comprendrions pas que [les pédophiles] ne retrouvent pas la liberté."
Un autre exemple (parmi tant relevés par Bafweb) : en 1978, dans le compte rendu fait par ‘Le Monde des livres’ du dernier ouvrage de René Schérer et Guy Hocquenghem, Matzneff semble mal supporter, c’est le moins qu’on puisse dire, une certaine difficulté d’accès à la chair fraîche : «sous le prétexte de «protéger» l’enfant, la société adulte trace autour de lui un véritable cordon sanitaire. (…) Jadis on expliquait à l’enfant que la masturbation rendait fou ; à présent on lui apprend à se méfier des vilains messieurs et à les dénoncer à la police (…) Non seulement les enfants ont des droits, écrit Schérer, mais ils étouffent sous eux». Hier, les enfants étaient accablées d’ «interdits»; aujourd’hui, ils le sont par une législation à prétention pédagogiques, dont le plus clair effet est de les empêcher de disposer d’eux-mêmes, de circuler librement, de se lier d’amitié avec des adultes autres que ceux désignés par l’institution».
Il faudra bien un jour que ce scandale éclate au grand jour et que justice soit faite.
Rebondissement sur le projet de budget européen
Le Parlement européen a rejeté l’accord sur le budget communautaire pour les années 2007 à 2013 à une écrasante majorité (541 voix contre 56 et 76 abstentions). Budget qui avait fait l’objet d’un accord douloureux lors du Conseil européen le 16 décembre dernier à Bruxelles. Le Parlement estime que ce compromis ne renforce pas la prospérité, la solidarité et la sécurité de l’Union.
A côté de cet échec, le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel, qui préside l’UE depuis le 1er janvier, a proposé de lever une taxe européenne pour alimenter le budget de l’UE, qui pourrait être issue des transactions financières ou des ventes de billets d’avion…
La charité est l’amour qui renonce à lui-même
Comme l’a annoncé Lahire, Benoît XVI a annoncé que le 25 janvier serait publiée sa première Encyclique, intitulée: "Deus Caritas Est". Evoquant le contenu du document, le Pape a dit: "Aujourd’hui, l’amour apparaît souvent bien loin de ce qu’enseigne l’Eglise. Or, il s’agit d’un mouvement unique doté de diverses dimensions". La charité "est l’amour qui renonce à lui-même pour autrui. L’Eros s’y transforme en Agapé, à la recherche du bien des autres. Il devient charité s’ouvrant à sa propre famille comme à la famille humaine toute entière". Benoît XVI a dit que son encyclique "tend à montrer que l’acte d’amour personnel doit s’exprimer dans l’Eglise avec un but fonctionnel. S’il est vrai que l’Eglise est expression de Dieu, l’amour doit y devenir un acte ecclésial". Benoît XVI a conclu en espérant que cette nouvelle encyclique éclairera la vie des chrétiens.
La population française augmente-t-elle vraiment ?
L’INSEE a publié ses statistiques de la population en France au 1er janvier 2006. Nombre de commentateurs ne retiennent que l’augmentation du nombre des naissances et la hausse du taux de fécondité, vantant ainsi l’optimisme des Français, le dynamisme démographique…
Tel n’est pas l’avis d’Yves Daoudal : "nulle part l’INSEE ne parle de Françaises et de Français. L’institut comptabilise les habitants de la France. (…) Il n’y a aucune indication sur les naissances d’enfants de parents français, les naissances d’enfants dont un parent est étranger, les naissances d’enfants dont les deux parents sont étrangers, les naissances d’enfants dont les parents sont issus de l’immigration." Comme "il est interdit de faire ces distinctions, (…) on ne peut tout simplement pas parler de la natalité française".
Contrairement à ce que pense La Croix (selon ce journal, ces statistiques permettent de tordre le cou à l’idée selon laquelle "l’augmentation de la population viendrait essentiellement de l’arrivée des immigrés"), il n’est dit nulle part que ces naissances sont françaises. Les naissances d’enfants d’immigrés accroissent l’immigration, or la principale source d’immigration légale est le regroupement familial. "Tant que l’on refusera de distinguer entre les naissances françaises et les autres, on se condamnera à ne pas savoir de quoi on parle". Dire cela ce n’est pas du racisme, c’est du professionnalisme : puisqu’il s’agit de compter, autant savoir ce que l’on compte.
"Par ailleurs, les chiffres de l’INSEE n’incitent pas du tout à l’optimisme" :
– le nombre de femmes qui mettent au monde un enfant entre 20 et 40 ans (96% des naissances) diminue,
– les naissances hors mariage augmentent (59% pour le premier enfant),
– l’âge moyen du premier mariage et l’âge des mères augmente,
– 20% des mariages comprennent au moins un époux de nationalité étrangère (indication non censurée…),
– et surtout, si le taux de fécondité atteint 1,94 enfant par femme, il est toujours en dessous du seuil de renouvellement des générations, qui est de 2,1.
Marche pour la Vie J-4 : la blogosphère se mobilise !
C’était hier les 31 ans de l’adoption de la loi Veil. Le dynamique nouveau blog conservateur Vox Galliae a marqué cet anniversaire en soutenant lui aussi la manifestation de dimanche, et en réalisant le visuel percutant à gauche (cliquer pour agrandir).
Le "blog pour la Vie" marquait, lui, cette journée avec… l’Hymne à la Vie de Mère Teresa.
Bayrou contre le manifeste des 174
Une lectrice du Salon Beige a demandé à François Bayrou pourquoi il n’avait pas signé le manifeste des 174 contre "l’homoparentalité", question que je lui posais également à la fin de ce post. Sa réponse, donnée également sur RTL ce matin, est la suivante : "Je ne suis pas favorable à l’adoption par des couples homosexuels, mais je n’en parle qu’avec une grande prudence. Le rôle d’un député n’est pas de signer des manifestes. En France, beaucoup de parents élèvent des enfants en étant homosexuels, en ayant quelquefois découvert leur homosexualité après avoir été marié, après avoir eu des enfants. Je n’ai pas envie d’une stigmatisation. Cette pétition dit qu’il faut un homme et une femme" pour adopter alors que de nombreux "célibataires adoptent" et "élèvent des enfants". On ne doit pas faire d’amalgame et de simplisme sur des sujets aussi lourds et compliqués et qui entraînent tant et tant de soucis et, quelquefois, de richesses humaines."
François Bayrou est de mauvaise foi et joue sur les mots. En effet, le manifeste préconise "la défense du droit fondamental de l’enfant d’être accueilli et de s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une mère". Ceci est normal, de bon sens et conforme à la loi naturelle. Ceci veut-il pour autant dire que le manifeste stigmatise les personnes qui, blessées par la vie à cause d’un décès ou d’une séparation, élèvent seuls des enfants ? Bien sûr que non ! Le texte du manifeste est explicite : "Le déni de la différence sexuelle, du sens de la procréation et de la filiation laisse entendre que le désir d’avoir un enfant serait suffisant pour devenir "parent". Ainsi, la promotion de l’adoption par des partenaires de même sexe, de la procréation médicalement assistée, du "tourisme procréatif" et de la gestation pour autrui se répand. Cette promotion est en totale contradiction avec le Code civil, le droit de la famille (…). Il ne nous paraît pas conforme à l’intérêt de l’enfant de permettre son inscription dans une filiation qui ne serait pas structurée sur l’altérité sexuelle des parents".
Concernant l’adoption par les célibataires, on pourrait presque s’étonner que le législateur, en France mais pas dans tous les pays, permette à un célibataire d’adopter un enfant : est-il vraiment moral, pour satisfaire le désir personnel d’un adulte, de priver délibérément un enfant de ce repère essentiel qu’est le fait d’avoir un père et une mère. L’adoption pourrait être réservée en priorité aux couples mariés (ici §6) et ce dans l’intérêt des enfants. Enfin, n’oublions pas que cette législation permet déjà à de nombreux homosexuels d’adopter en tant que célibataires ( §4, ici), les enquêtes sociales étant facilement contournables.
Une rue Jacques Perret à Orange
On apprend sur le blog consacré à Perret que la municipalité va honorer ainsi l’écrivain catholique : le bulletin de la municipalité (pdf) l’annonçait en octobre. Espérons que la curiosité des riverains sera éveillée au point de lire le Caporal Epinglé… Mais ça ne marche pas toujours ainsi : il se murmure que la rue Spinoza à Cholet ne serait de ce point de vue qu’un demi-succès…

Marche pour la Vie : J – 5
Si vous habitez à Nantes ou dans ses environs et que voulez vous rendre à la grande Marche pour la Vie organisée par le "collectif 30 ans ça suffit" et qui aura lieu le dimanche 22 janvier 2006, vous pouvez contacter l’association les Jeunes Catholiques Nantais qui organise le voyage en bus pour la modique somme de 20 ou 30 €. Contact : [email protected]
A dimanche, 14h30, Place de la République !
Un cardinal s’inquiète de la dérive dictatoriale d’Hugo Chavez
Dimanche dernier, le cardinal vénézuélien Rosalio Castillo Lara a présidé la grande procession de la Bergère Divine, une dévotion mariale traditionnelle, dans la ville de Barquisimeto à l’ouest de Caracas.
L’ancien Président du gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican, âgé de 83 ans, a conclu son adresse aux pèlerins par un appel à une urgente prière pour leur pays, justifiée par la dérive autoritaire du président Chavez :
"Si le peuple vénézuélien ne prend pas la mesure de la gravité de la situation et ne donne pas catégoriquement de la voix en faveur de la démocratie et de la liberté, nous finirons soumis à une dictature de type marxiste".
Depuis un an, le cardinal a déjà mis en garde à de multiples reprises contre le gouvernement de Chavez, jugeant que ce dernier n’était "pas catholique" (malgré ses déclarations christo-marxistes) et a même jugé qu’il avait besoin d’un "exorcisme."
Le président Chavez a demandé à l’Eglise des "excuses publiques". Le franc-parler du cardinal et son engagement très explicite en faveur de l’opposition ont amené par le passé d’autres prélats du pays, ainsi que le nonce apostolique, à prendre leurs distances par rapport à ses déclarations.
Culture de mort : rappels du Cardinal Trujillo
Dans une interview publiée le 15 janvier par le quotidien italien La Repubblica, le président du Conseil pontifical pour la famille a réagi aux manifestations organisées la veille à Rome et Milan en faveur du PACS et de la pilule abortive. Le cardinal Alfonso Lopez Trujillo a affirmé que le PACS "effrite la famille" et que la pilule abortive Ru486 est "une guerre chimique contre la vie à naître". Le cardinal colombien n’a pas manqué non plus de réagir contre "le harcèlement de l’Eglise". "Pour la première fois dans l’histoire de toutes les cultures, de toutes les religions, de toutes les ethnies, ce qui a toujours été valable dans toutes les conceptions de la nature, de la philosophie et de la théologie est compromis : le mariage est l’union d’un homme avec une femme"
"Si l’idée passe que nous sommes face à l’union de deux personnes – du même sexe – alors tout devient possible : l’union entre de nombreuses personnes, l’union sans tenir compte des limites d’âge, la polygamie, l’inceste". "Nous sommes face à une grande confusion philosophique, juridique et théologique". "Nous ne devons pas oublier qu’une loi est bonne si elle fait du bien à la communauté et à l’homme". "Les PACS sont une bulle d’air, une fausse monnaie en circulation". Certains "veulent profiter des mêmes effets civils qu’avec le mariage" mais "ne promettent rien à la société, à l’Etat, ni entre eux-mêmes". "Je peux assurer qu’il n’y a pas d’instincts, même erronés, qui ne peuvent être ramenés à la normalité selon la raison et la dignité humaine", a-t-il lancé le à propos de l’homosexualité. Il a expliqué que de nombreux problèmes des couples homosexuels pouvaient être résolus "à travers des lois et des accords de droit privé".
Concernant l’expérimentation en Italie de la pilule abortive Ru486, le président du Conseil pontifical pour la famille a évoqué "le drame des pauvres femmes en difficulté qui subissent la pression des médias et de l’opinion publique, et sont poussées à l’avortement (…) au lieu d’être aidées".
Le lien entre la dépression et la demande d’euthanasie
Le Bafweb nous rapporte qu’une étude publiée par des chercheurs néerlandais en septembre 2005 dans le Journal of Clinical Oncology (JCO) a révélé qu’au moins 50% des patients soumis au programme d’euthanasie hollandais souffraient de dépression nerveuse. En outre, 44% des malades atteints du cancer démontraient des signes évidents de dépression. La découverte a d’autant plus de prix que les chercheurs ont dû reconnaître que ce résultat allait contre toutes leurs attentes.
Les chercheurs du département clinique d’épidémiologie du centre médical universitaire de Leiden ont déclaré se sentir "mal à l’aise" avec l’idée qu’une demande d’euthanasie soit en fait un symptôme de dépression nerveuse, et ont admis que l’accession à la requête du patient devait être différée le temps de soigner sa dépression. "Notre impression clinique était que de telles demandes étaient des décisions longuement réfléchies, discutées avec les professionnels de la santé et la famille. Nous avons pensé que les patients réclamant l’euthanasie acceptaient mieux leur mort imminente et nous attendions, par conséquent, à ce qu’ils soient moins déprimés. A notre grande surprise, nous avons constaté qu’une humeur diminuée était à associer à un nombre croissant de demandes".
15% à 25% des malades atteints du cancer sont dépressifs et près de 80% des demandes d’euthanasie émanent de patients souffrant d’un cancer. Quand des statistiques sur la dépression des cancéreux sont combinées avec des données épidémiologiques on s’aperçoit très vite que le taux de suicide est à peu près de 30 à 50% plus élevé chez le malade du cancer et que la dépression est finalement la première motivation du suicide ou de la demande d’euthanasie.
La déconstruction de la France
L’analyse du mois du site Polémia est consacrée à la déconstruction de la France : culpabilisation des Français, réparations (financement du communautarisme), négation de l’histoire, vol de la mémoire, fins de la raison d’Etat et de l’élitisme républicain (discrimination positive). L’analyse se conclut par une série de réponses, parmi lesquelles figure, en dernière place, le développement d’internet et des blogs pour lutter contre la tyrannie médiatique.
Bolkestein revient par la mer
J’ai mentionné hier les violents affrontements qui ont eu lieu à Strasbourg, blessant 12 policiers (dont 1 sérieusement) et de nombreux dockers. L’objet de la manifestation c’est la discussion, au Parlement européen, du projet de directive sur la libéralisation des services portuaires. Daoudal revient sur la genèse de cette directive. Un premier projet avait été rejeté par le Parlement européen en 2003. La Commission avait élaboré en 2004 un nouveau projet, peu différent du premier, présenté aujourd’hui par le commissaire aux Transports Jacques Barrot, qui se trouve dans une position difficile. Il se doute bien qu’il va être rejeté (le vote aura lieu demain). Mais il est un parfait connaisseur des méthodes de l’exécutif européen, qui avance quoi qu’il arrive, quels que soient les votes, dans le plus complet mépris de la démocratie.
Ou bien il présentera une troisième version du projet, dit-il, ou bien "on reprendra le problème d’une autre façon". Cela fait penser au feuilleton de la directive Bolkestein. Et, précisément, on peut penser que la directive Bolkestein sur la libéralisation des services, si elle est finalement adoptée, rendra inutile une directive spécifique sur les ports. Jacques Barrot juge ce soupçon "infondé" : la directive Bolkestein ne peut pas s’appliquer aux ports, puisqu’ils sont régis par d’autres textes. C’est là un joli mensonge par omission : le champ d’application de la directive Bolkestein ne sera arrêté que lorsque le texte aura été définitivement adopté (un nouveau vote devrait avoir lieu en février).
La directive en question, souligne Jean-Claude Martinez, "consiste matériellement à embarquer, dans les cales des navires de fret, à pavillon de complaisance, à côté des containers et des marchandises, les "esclaves", notamment d’Asie du Sud-est, chargés, sous le nom d’équipages, de faire, dans nos ports, les travaux de manutention et de remorquage au prix de quelques euros par jour sans aucune garantie, sans soins en cas d’accident du travail, sans aucune protection sociale". Avec pour conséquence de mettre au chômage les dockers français et européens.
La France veut faire passer l’Europe par le net
Le ministre délégué aux affaires européennes, Catherine Colonna, a annoncé que la France comptait lancer un site internet dit de ‘référence’ en matière de questions européennes, car, après le revers du référendum pour un traité constitutionnel européen, le gouvernement désire ‘mieux informer’ et ‘expliquer’ les enjeux européens. Pour faire passer le traité, nous l’aurons compris. Le sous-entendu du gouvernement est condamnable : on estime que les Français ont mal voté.
Sur le terrain du net, Le Salon Beige attend l’ouverture de ce site de pied ferme…
Benoît XVI : l’action commune avec Juifs et Musulmans contre la « nouvelle barbarie »
Le Pape a reçu hier le Grand Rabbin de Rome, et a rappelé que l’Eglise était "proche et amie" de la communauté juive. Il a insisté sur la nécessité de l’action commune :
Le Saint-Père a conclu exprimant au Grand Rabbin ses voeux pour sa mission et affirmant que "nombreux sont les défis et les nécessités, à Rome comme dans le monde, qui nécessitent d’unir nos mains et nos coeurs pour de concrètes initiatives de solidarité, de justice et de charité. Ensemble, nous pouvons collaborer pour transmettre le flambeau du Décalogue et de l’espérance aux jeunes générations".
Cet appel du Pape peut être rapproché de ses paroles lors de la visite de la mosquée de Cologne l’été dernier :
Nous avons un grand champ d’action dans lequel nous nous sentons unis pour le service des valeurs morales fondamentales. La dignité de la personne et la défense des droits qui découlent de cette dignité doivent être le but de tout projet social et de tout effort mis en oeuvre dans ce sens. Il s’agit d’un message rappelé sans équivoque par la voix ténue mais claire de la conscience. Il s’agit d’un message qu’il faut écouter et faire écouter: si l’écho s’en éteignait dans les coeurs, le monde serait exposé aux ténèbres d’une nouvelle barbarie.
Sans relativisme, le Pape exhorte donc avec constance, devant la montée de la "barbarie", à l’action commune en faveur des valeurs fondamentales.
Etats-Unis : une semaine pro-vie chargée
Si la France commémore l’adoption de la loi Veil le 17 janvier (1975), c’est le 22 janvier (1973) qui marque le triste anniversaire de la légalisation de l’avortement aux Etats-Unis. Du fait de la proximité de ces deux dates, c’est presque en même temps que les pro-vie se mobiliseront, des deux côtés de l’Atlantique.
La grande manifestation annuelle "March for Life" aura lieu à Washington D.C., le lundi 23 janvier. Ce défilé géant drainera des bus venant de toute la moitié est du pays. Beaucoup feront
entre 1000 et 2000 kilomètres pour manifester dans le froid ! Mais pas seulement pour manifester : une multitude d’activités, concerts, conférences auront lieu tout au long du week-end. Il se tiendra par exemple la première conférence nationale… des blogueurs pro-vie !
L’an dernier, de très nombreux évêques catholiques étaient physiquement présents à la "March for Life", dont une douzaine de cardinaux et archevêques. Et cette année comme l’an dernier, le Président Bush s’adressera à la foule par téléphone.
Avant cela, c’est la Côte Ouest qui se sera mobilisée : San Francisco le samedi 21 et Los Angeles le dimanche 22, en particulier à l’initiative des "Hispaniques pour la Vie".
A San Francisco, ville très à gauche, la marche de l’année dernière avait été une première. L’archevêque de la ville, William Levada, avait défilé en tête du cortège : il sera excusé cette année… puisqu’il a succédé depuis à un certain cardinal Ratzinger à la tête de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi !
SNCF : trains d’enfer ?
Les décisions que Nicolas Sarkozy vient d’annoncer pour sécuriser les transports ferroviaires en France ne sont au mieux qu’ une réaction trop tardive et au pire qu’ une nouvelle gesticulation médiatique inspirée par l’approche des présidentielles. A qui fera-t-on croire que notre ministre de l’intérieur n’était pas au courant des chiffres de l’insécurité dans les trains en France. Ne rend-on pas compte au sein du ministère de l’intérieur ?
En effet, d’après Le Point, les agressions sur le train Nice-Lyon et dans le RER du Chénay-Gagny, ne sont pas des cas isolés. Ainsi, 3 700 passagers et 1 100 agents de la SNCF auraient été agressés en 2005 ! Non seulement les autorités de l’Etat cachent la vérité lorsque, interrogé trois jours après l’attaque du train Nice-Lyon, le préfet du Var, Pierre Dartout, se justifie en déclarant : "J’ai été informé dès dimanche matin. J’ai estimé que ces incidents ne méritaient pas de communication", mais ils savent qu’il s’agit d’une routine comme le témoigne ce contrôleur : "Depuis que le billet à 1,20 euro existe, chaque année c’est pire. Les jeunes se disent que pour une fois ils sont en règle et qu’ils ont tous les droits. L’année dernière, ils ont déjà saccagé une rame".
Puisque Nicolas Sarkozy ne semble pas être au courant de la réalité quotidienne vécue par les Français, et puisque l’on parle des "jeunes", le Salon Beige lui conseille la lecture de cet autre article du Point qui nous révèle que 60 à 70 % des délinquants seraient issus de l’immigration d’après les synthèses de la police nationale. Mais attention, il s’agit là de " l’un des tabous les plus ancrés de la République. La part des enfants de l’immigration dans la criminalité et la délinquance ressortit au secret d’Etat. La lecture des synthèses quotidiennes de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) et de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), où sont recensés une partie des faits perpétrés en France, laisse sidérés les très rares initiés qui y ont accès".
Et Le Point de citer Lénine : " La vérité est révolutionnaire. "
Le Da Vinci Code et l’Opus Dei
Alors que la sortie du film Da Vinci Code prévue le 19 mai en France semble se présenter comme un succès important, Sony va proposer une version électronique de ce roman tandis qu’une avant-première européenne pourrait avoir lieu au Louvre. En lisant le livre ou en allant voir le film, tout catholique doit savoir qu’il va à l’encontre des réserves émises par le Vatican à ce sujet.
Par ailleurs, l’Opus Dei, une des principales victimes de ce roman, réagit officiellement par la voix de Marc Carrogio, responsable des relations de l’Opus Dei avec les médias internationaux dans un entretien accordé à Zénit. Selon Marc Carrogio, "Il y a des gens qui espèrent une déclaration de guerre, de la part de l’Eglise et, au sein de celle-ci, de l’Opus Dei. Une vaste controverse serait sans doute utile à la promotion du film. Mais je puis vous assurer que la seule réponse qui viendra de l’Opus Dei sera une déclaration de paix".
Sur le fond, il ajoute que " le problème d’un scénario de ce genre est qu’il « diabolise » un groupe de personnes. Il présente l’Eglise comme une bande de délinquants qui, pendant deux mille ans, n’a reculé devant rien pour protéger un gros mensonge. Même si cela est absurde, et parfois ridicule, on finit par présenter un portrait odieux d’une institution, et il est bien connu que les portraits odieux font naître des sentiments hostiles chez des personnes dépourvues de sens critique". C’est pourquoi il se demande " si ce film ne devrait pas être interdit aux mineurs. Un adulte peut distinguer la réalité de la fiction : un peu de culture suffit. Mais face à une manipulation de l’histoire, un enfant est dépourvu d’éléments critiques". Pour finir, il essaye de voir les aspects positifs de ce succès car "cet événement fournit une formidable occasion de parler de Jésus-Christ. Si Jésus-Christ n’était pas le personnage central de l’intrigue du roman, celle-ci perdrait tout intérêt (…) Je pense que la meilleure réponse consiste à faire connaître Jésus-Christ, avec les moyens adaptés. Je ne serais pas surpris que beaucoup de monde, cette année, ait envie de lire l’Evangile, ou un bon livre sur la vie du Christ".
En résumé, mieux vaut aller voir Le Monde de Narnia au cinéma, en DVD ou le deuxième épisode avec ses enfants…

