La psychanalyse en accusation
La sortie du Livre noir de la psychanalyse crée un assez réjouissant psychodrame dans la famille freudienne ! Pour un des auteurs du livre accusateur,
[L]a psychanalyse n’est en rien démontrée. Freud puis ses successeurs se glorifient pour bâtir leur théorie d’histoires de cas, dont les historiens ont montré qu’elles se sont terminées en fiasco. Bref, on a présenté de façon péremptoire le freudisme comme un horizon indépassable.
La quatrième de couverture affiche les ambitions du livre :
La France est – avec l’Argentine – le pays le plus freudien du monde. Cette situation nous aveugle : à l’étranger, la psychanalyse est devenue marginale. Son histoire officielle est mise en cause par des découvertes gênantes. (…) Pourquoi refuser en France le bilan critique que tant d’autres nations ont dressé avant nous ?
Et pourquoi ce bilan critique n’a-t-il pas eu lieu il y a quelques années quand le professeur Debray-Ritzen a publié un livre au titre tout aussi évocateur, La psychanalyse, cette imposture ?
Bruxelles : échec de la manifestation contre l’adoption par les couples homosexuels
Nous avions annoncé la manifestation du collectif "Papa, Maman et Moi", aujourd’hui à Bruxelles : elle semble avoir été un échec, n’ayant réuni que 530 manifestants d’après la police. Les photos du cortège semblent corroborer ce chiffre. On est loin de la "grande manifestation européenne" annoncée !
Une contre-manifestation aurait réuni une centaine de personnes.
Un aspect rageant de cet échec est qu’une manifestation pro-famille avait eu lieu samedi dernier, pour exactement la même cause.
« 20 minutes » porno : le parquet saisi
Le Président de Famille Medias a saisi le parquet suite à la publication scandaleuse de 20 minutes dont michel nous avait parlé hier.
Il demande du soutien et des témoignages. Pour l’aider efficacement, il convient de lire son interview puis de lui écrire dans le sens qu’il demande.
Le hors contrat sectaire ?
Anne Coffinier, présidente de l’association "Créer son école", consacrera une tribune, dans le prochain Homme nouveau, à un sujet qu’avait traité Lahire en mars : l’inquiétant rapport de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (la Miviludes).
Celui-ci croit voir de telles dérives dans l’enseignement hors contrat français (dont le nombre d’établissements s’élève, rappelons-le, à 300 !), sans citer aucun exemple ni aucune preuve. Cette attaque gratuite et calomnieuse cherche à jeter le discrédit sur l’enseignement libre qui, bien que "surfliqué" par l’Etat (deux inspecteurs de l’Education nationale le surveillent à plein temps depuis 1996), est qualifié de "hors contrôle". Un jeu de mots et une attitude bien révélateurs des mauvaises grâces étatiques…
Carole Dubois
A propos de l’enseignement libre
Je propose avec un peu de retard (!) cette analyse d’un lecteur à propos du choix de l’enseignement privé :
"Le Figaro précise que l'enseignement privé enregistre chaque années de plus en plus d'inscriptions.
L'article se finit ainsi :
"Le récent afflux de demandes d'inscription est lié, entre autres, aux mouvements sociaux qui ont perturbé le monde éducatif public en 2003 et 2005. Après les enseignants, les lycéens... Mais l'attrait pour le privé est surtout dû à la qualité de l'encadrement, jugée meilleure que dans le public par les parents. La transmission de valeurs morales paraît aussi déterminante lors de l'inscription. L'enseignement de la rigueur, du respect des adultes, de l'autorité, mais aussi de la tolérance, de l'ouverture et du partage est aussi considéré comme fondamental par 67% des parents
plébiscitant l'enseignement privé, selon une enquête réalisée en 2004 par le
Crédoc."C'est assez instructif de voir le résultat de cette enquête, démontrant les choix ayant motivé le choix de l'inscription dans un établissement privé. On peut aisément en conclure :
1 que le choix religieux n'intervient pas ou presque, d'autant plus que l'enseignement n'est plus "catholique",
2 que l'enseignement public est plus que jamais en faillite, à cause de son enseignement justement, de ses fonctionnaires, et de sa piètre qualité."
Islam en France : les nouvelles inepties officielles
Le ministre de la justice vient d’éradiquer d’un revers de main le problème de l’islamisme dans les prisons françaises en nommant Moulay el Hassan El Alaoui Talibi, premier aumônier national musulman des prisons, pour qui environ 50 % des détenus sont musulmans.
Confier ce poste à ce professeur de mathématiques "C’est la garantie de ne pas avoir d’aumôniers intégristes qui
organiseraient du prosélytisme à partir d’une population fragile et
prête aux pires excès".
Ouf ! Le ministre de la Justice nous met en confiance : les 27 500 détenus musulmans en France (les fameux 50%) deviendront de gentils pratiquants de l’Islam et en aucun cas des intégristes ou des terrorirstes en puissance grâce à un prof de maths… On l’a échappé belle!
Plus fort encore : M Mucchielli, chercheur dans les nébuleuses du CNRS, fait table rase du rapport des RG, hommes de terrain s’il en est, et nous affirme que l’Islam en prison est un facteur de réduction de la délinquance et d’intégration!
Il va même jusqu’à annoncer : "L’Islam réduit plutôt la violence que le contraire". Face à ce sophisme d’intellectuel, je vous invite à voir des faits sur notre fil spécial.
Ces gens-là, si loin de la réalité quotidienne, continue de se voiler… la face et de vouloir nous berner pour s’acheter une paix sociale bâtie sur des aveuglements et des mensonges : la politique du lâche tout simplement au lieu de se pencher avec courage sur les questions fondamentales de la présence de musulmans en Europe, comme le font de plus en plus les autres pays de l’Union avec un discours qui a toujours été celui de la droite. Mais en France, la politique a tellement glissé vers la gauche depuis 25 ans que la droite tient un discours de gauche et que les idées de droite sont devenus celles de l’extrême droite.
Et là se referme le piège de la diabolisation : le politicien risquerait de déplaire et de peut-être, éventuellement, prendre un possible risque pour ses avantages personnels en 2007. Et quand on place l’intérêt de sa petite personne avant le bien commun…
Cracovie : les chrétiens et l’Europe
Se déroulent en ce moment à Gniezno (évêché historique, devenu honorofique et longtemps siège officiel du Primat de Pologne) trois journées importantes pour l’Europe. On nous les annonce comme des séances de dialogue interreligieux, expression qui lasse les esprits tant le plaisir de parler pour parler repousse ceux qui veulent agir.
Egalement, l’interreligieux ne plaît pas tant il peut être mal compris, interprété comme une remise en cause des fondements de l’Eglise.
Enfin, dans notre société où l’action fait peur, peu nombreuses sont les réalisations concrètes décidées à l’issue de séanes analogues de dialogues auto-satisfaisants.
Devant tous ces écueils possibles, la tendance face à ces réunions est de rejeter. Et pourtant…
Le coeur du sujet était l’Europe. Les intervenants sont chrétiens : orthodoxes, catholiques ou protestants. Les musulmans et les juifs sont invités à suivre ces journées. On doit en retirer des enseignements capitaux.
Extraits :
"Dans l’Europe
d’aujourd’hui, ceux qui sont contre
l’avortement et l’euthanasie invoquent la dignité humaine et ceux qui
sont pour le font aussi" Aldo Giordano, secrétaire du Conseil des
conférences épiscopales européennes.
"il est impossible de nier que les acteurs les plus agressifs du
terrorisme moderne sont inspirés par un facteur religieux, voyant leurs
actes comme une réponse à l’hégémonie totale du sécularisme occidental" Mgr Hilarion, représentant de l’Eglise orthodoxe russe.
"Le poids de la présence des chrétiens (NDLR : En europe) et spécifiquement des catholiques ne peut pas être ignoré sous prétexte d’une soi-disant laïcité de la communauté politique." Mgr Giovanni Lajolo, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États.
"Tous ces documents (NDLR : Doctrine Sociale de l’Eglise et catéchisme de l’Eglise Catholique) devraient appartenir au bagage culturel minimum de chaque chrétien engagé à un certain niveau… Les chrétiens ne doivent pas souffrir d’un quelconque complexe d’infériorité… Il faut rechercher les voies pour faire passer le message chrétien.
Il est nécessaire de favoriser les initiatives pour donner une force
sociale aux vraies valeurs et s’opposer aux valeurs illusoires.." Mgr Giovanni Lajolo, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États.
"Dans la société actuelle, pluraliste et idéologiquement variée il est
nécessaire que les chrétiens sachent avant tout unir leurs forces à
celles des autres hommes de bonne volonté, à la recherche d’une Europe
à la hauteur de l’héritage spirituel telle que nos parents nous l’ont
laissée, une Europe comme celle rêvée par les grands esprits du XXe
siècle". idem.
A suivre donc avec le plus grand intérêt… mais la grande presse ne s’en fait pas encore l’écho. Merci donc à Liberté politique.com!
Classement mondial des universités : l’Europe marginalisée
Tous les ans, l’université Jiao Tong de Shanghai publie un classement des 500 premières universités mondiales. Le classement 2005 est un nouveau désaveu pour les universités françaises, et plus largement européennes, à l’exception du Royaume-Uni. 35 des 100 premières universités mondiales sont en Europe. 11 sont britanniques, 7 scandinaves, 5 allemandes et 4 françaises – en tête de ces dernières : Paris VI, au 46ème rang mondial.
Tout classement est sujet à contestation : on pourrait reprocher à celui-ci, qui se fonde en particulier sur le nombre d’articles publiés dans les revues scientifiques de référence ou le nombre de prix Nobel, de trop favoriser les sciences "dures" ou les travaux anglophones. On pourrait aussi contester que les critères utilisés portent presque exclusivement sur la recherche : un reproche fait aux grandes universités américaines est justement de trop la privilégier, au détriment de l’enseignement dispensé aux étudiants. Et en France, une grande partie de la recherche est menée hors-université, au CNRS.
Mais on ne peut pas balayer d’un revers de main ce classement, ne serait-ce que parce qu’il a "un immense retentissement sur les élites du monde entier et leur perception du rayonnement de chaque pays" d’après Challenges. Mais ce magazine semble penser que regrouper des universités parisiennes sur un "campus urbain" suffirait à créer "une université exceptionnelle se classant dans les cinq premières mondiales" – ce qui revient à dire qu’il n’y a pas de vrai problème, autre que cosmétique.
The Economist estime au contraire que ce classement traduit un réel décrochage de l’enseignement supérieur européen. Le coupable : le rôle excessif de l’Etat.
Les gouvernements ont forcé les universités à éduquer au rabais d’immenses armées d’étudiants, en les privant des deux libertés dont elles ont besoin pour concourir sur le marché international : le droit de sélectionner leurs étudiants et de payer leurs enseignants au prix du marché.
Pour l’hebdomadaire, cette faillite rend "absurde" l’ambition affichée en 2000 par les dirigeants européens de faire de l’UE "l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde" d’ici 2010. L’UE ne doit pas se demander
… si elle peut dépasser les Etats-Unis comme première économie de la connaissance [knowledge-based] du monde d’ici 2010, mais comment éviter d’être elle-même dépassée par la Chine et d’autres tigres asiatiques.
Villiers sera-t-il diabolisé ?
Dans Le Figaro, Ivan Rioufol se demande si, après l’inflexion du discours de Philippe de Villiers sur l’immigration, le dirigeant du MPF ne va pas être diabolisé :
Les maîtres censeurs reviennent à la charge. Cette fois, ils s’en prennent à Philippe de Villiers qui a mis en garde, dimanche, contre une «islamisation de la société française». SOS-Racisme et la Licra se sont indignés de ces propos de campagne, contre lesquels le Mrap a déjà engagé une action en justice pour incitation à la haine raciale. Le Parti socialiste a dénoncé des «dérapages sémantiques inacceptables», demandant à la droite parlementaire de s’en «démarquer».
Jugeant certes les propos de Villiers "sans nuance", mais
…il devrait pouvoir exposer ses arguments sans être diabolisé. Le refus de la gauche [et d’une partie de l’UMP: la LICRA est présidée par un député européen UMP, NDR] d’entendre son diagnostic fait douter de sa capacité à le contredire. C’est ce terrorisme intellectuel qui a pétrifié les débats. Or les citoyens ne veulent plus de ces conformismes.
Rioufol met en contraste cette intimidation avec l’impunité morale dont jouit encore le communisme :
Personne ne bronche lorsque la secrétaire générale du PCF, Marie-George Buffet, déclare, le week-end dernier : «Moi, je défends un projet communiste», en dépit des millions de morts causés par cette idéologie liberticide.
Jean Cochet, dans Présent d’aujourd’hui, traite aussi de cette tentative de diabolisation de Villiers, qui sur LCI
… s’est défendu de toute xénophobie. "Je regrette qu’il y ait cette confusion désespérante entre traiter les problèmes de l’immigration et s’attraper au passage une étiquette de xénophobe."
C’est tout l’art de l’amalgame que la gauche a pratiqué avec maestria contre Le Pen. Elle tente aujourd’hui de récidiver avec la même impudence et le même cynisme sa manoeuvre discriminatoire (…). Elle aura sans doute plus de mal à la réaliser.
PS : un article de Valeurs actuelles dresse un portrait bienveillant de récents adhérents au MPF.
Les compétences pénales de la Commission européenne (suite)
Présent de demain, qui cite d’ailleurs très aimablement ce post, revient sur l’important arrêt de la Cour de Justice des Communautés européennes attribuant à la Commission le droit d’obliger les Etats à imposer des sanctions pénales. Le quotidien revient sur l’étonnant contraste entre la place qu’a accordée à cet arrêt la presse britannique, et l’étrange silence dans la presse française – Le Monde excepté.
Heureusement certains hommes politiques, cités par Présent, ont remarqué l’importance de l’arrêt, et ont réagi : Jacques Myard parle de "jurisprudence inacceptable", Nicolas Dupont-Aignan d’un "véritable abus de pouvoir, pour ne pas dire un coup d’Etat." Le FN avait quant à lui évoqué brièvement cet arrêt dès mardi dans un communiqué.
Bilan des incendies de voitures
Du 1er janvier au 31 août, donc en à peine plus d’un semestre, 20 000 voitures ont été brûlées en France ! Aveu du ministre de l’Intérieur. Il est vrai que dans de nombreuses zones dites de non-droit où l’on attend toujours le karcher magique, l’incendie de bagnoles est le meilleur moyen d’attirer les pompiers, que l’on peut ensuite caillasser tout à son aise. Lors de l’incendie provoqué le 4 septembre à l’Hay-les-Roses par des gamines voulant se venger d’une rivale maghrébine et qui fit 18 morts, certains des soldats du feu accourus en masse pour tenter d’enrayer le sinistre furent d’ailleurs accueillis à coups de projectiles divers par les Jeunes, qui tentèrent également de mettre le feu aux véhicules. (Source: Rivarol)
Et les assurances paient et donc elles augmentent leurs tarifs, et ainsi les Français paient.
L’appel à la solidarité de l’archevêque de la Nouvelle-Orléans
Bien que plus de 90 % de ses églises et autres bâtiments aient subi de graves dégâts, l’archidiocèse se mobilise pour apporter de l’aide aux sinistrés : il demande pour cela l’aide des catholiques du monde entier, par la prière comme par l’aide matérielle.
L’ouverture d’esprit de Vladimir Volkoff
L’auteur du livre OVNI : 60 ans de Désinformation, qu’avait préfacé Vladimir Volkoff, nous écrit :
Bonjour,
J’ai lu votre page consacrée à Vladimir Volkoff et je partage votre sentiment sur le silence indécent de la presse. Beaucoup de journalistes n’ont sans doute pas oublié ses critiques…
Je peux témoigner que Vladimir Volkoff était un intellectuel d’une grande clairvoyance, d’une profonde honnêteté et d’un courage certain. C’est avec mon livre OVNI : 60 ans de Désinformation qu’il a lancé sa collection sur la désinformation, ce qui était très audacieux compte tenu de l’image ridicule et négative du sujet.
Cet homme profondément croyant, et même mystique, avait une ouverture d’esprit telle qu’il ne se laissait arrêter par aucun a priori ni idée reçue tant qu’il trouvait de la rigueur et de l’exigence intellectuelle. C’est ainsi qu’il a soutenu mon travail et préfacé mon livre. Très sceptique, et même méfiant au départ, ce qui est une attitude saine, il m’a quand même écouté puis m’a soutenu dans mon travail alors que celui-ci était très éloigné de ses centres d’intérêts et qu’il allait même à l’encontre de certaines de ses idées. Vladimir Volkoff n’avait rien à gagner et tout à perdre dans cette aventure. Malheureusement, personne ou presque n’a relevé son courage et son audace intellectuels.
Si le monde comptait plus d’intellectuels de sa trempe, nos idées ne seraient pas si pauvres.
Francois PARMENTIER
J’avoue n’avoir pas lu ce livre, ni aucun sur les OVNI – l’hypothèse d’une vie intelligente extraterrestre semblant a priori en conflit avec la vision chrétienne de la création. Mais il faut se méfier du "a priori en conflit": l’héliocentrisme l’était aussi. L’honnêteté intellectuelle de Vladimir Volkoff sur ce sujet, loin d’être risible, est au contraire une leçon.
Prodi veut un Pacs italien
Dans une lettre rendue publique, Romano Prodi a proposé d’introduire en Italie un pacte civil de solidarité (pacs), s’il arrive au pouvoir lors des élections de mai prochain. Il ne dit pas qu’il légalisera les unions entre personnes de même sexe, mais le nom du destinataire de la lettre – l’organisation de défense des homosexuels Arcigay – trahit son arrière-pensée.
La Constitution de 1947 reconnaît les droits de la famille «comme une société naturelle fondée sur le mariage» (article 29). Au centre et à droite, la réprobation est forte. Le ‘catholique de gauche’ Clemente Mastella menace de retirer son petit parti EUR de la coalition de Romano Prodi si ce dernier persiste dans son intention. Pour la Ligue du Nord, Romano Prodi «attaque pour des motifs idéologiques la famille traditionnelle» et fait un «premier pas vers une légalisation à la Zapatero». Même sévérité des centristes de droite et de Forza Italia. Seul Gianfranco Fini se distingue : le leader d’Alliance nationale estime légitime de vouloir «supprimer toute discrimination» à l’égard des couples de fait qui ne soient pas homosexuels.
L’Osservatore Romano a accusé Romano Prodi de livrer la famille en pâture à «la compétition politique». Il parle de «déchirure inacceptable» : «C’est une tentative de relativiser et de colorer d’idéologie la réalité de la famille.» Critique reprise par le Service d’information religieuse (SIR) : le bulletin de l’épiscopat italien invite sans ménagement les forces politiques à «ne pas toucher aux droits de la famille et du mariage» sanctionnés par la Constitution.
Il n’y a plus d’église en Somalie !
Reconnaissance du génocide arménien
La commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine s’est prononcée en faveur de la reconnaissance du génocide arménien, qui aurait fait au moins 1,5 million de victimes entre 1915 et 1917. La commission a voté à de larges majorités (35 voix contre 11, puis 40 voix contre 7) en faveur de projets de résolution invitant la Turquie à reconnaître le génocide arménien.
Nous attendons en effet que la Turquie reconnaisse ses crimes…
Le Maghreb, avenir de l’Europe !
Josep Borell, président du Parlement européen, est allé mardi au Maroc pour une visite officielle de quelques jours. A sa descente d’avion il a affirmé qu’il estimait que “l’avenir de l’Europe se trouve en Afrique du Nord”. Pour lui “l’Europe doit effectuer un revirement qui s’impose après toute l’importance accordée, pendant longtemps, aux pays de l’Europe de l’Est.”
Après la Turquie, nous avions en effet révélé que le Maroc était candidat à l’UE.
Christianophobie : sortie du livre de Michel de Jaeghere
Devenue un véritable fait de société, la christianophobie ou encore cathophobie sévit de plus en plus en particulier en France. Il suffit de suivre l’actualité non officielle pour voir combien la haine contre l’Eglise est une réalité quotidienne.
Michel de Jaeghere analyse ce phénomène et devient le premier à en parler ouvertement dans son nouvel ouvrage.
Une bonne lecture de rentrée.
Non aux Gay Games !
Ce n’est pas nous qui le disons – enfin, si – mais Bernard Debré dans Le Figaro, avec des arguments de valeur inégale, mais aussi du bon sens narquois :
Faudra-t-il donc, pour participer à ces jeux, démontrer son homosexualité ? Acceptera-t-on les hétérosexuels, les transsexuels ? Mais comment prouver son homosexualité ? Par un certificat prouvant son orientation sexuelle ? Certificat bien entendu contraire à la loi. Qui établirait un tel certificat ? Une haute autorité jugera-t-elle les litiges ?
La mort de Vladimir Volkoff dans la presse
Liberté politique rend hommage à l’écrivain, en écharpant au passage la pauvreté et la platitude du communiqué du Ministère de la Culture.
On a envie de dire qu’au moins, il y a eu un communiqué – de nos jours, rien de va de soi. Par exemple, j’ai beau parcourir le net, je ne trouve que les dépêches de l’ATS (agence suisse) et de l’AP (agence américaine) sur la mort de Vladimir Volkoff – rien de l’AFP. [Add. 20H47 : une lectrice : "il me semble semble avoir lu ce matin ou hier un article ds mon portail de wanadoo, de l’afp donc j’imagine, sur Vladimir Volkoff."]
Parmi les quotidiens, Le Monde consacre à ce décès un article digne, qui évoque, sans les diaboliser, les engagements politiques de l’écrivain :
Marqué par Maurras, proche de son secrétaire Pierre Boutang, Vladimir Volkoff revendiquait son engagement à droite. "Il ne me semble pas que le monde ait jamais connu un "politiquement correct" aussi omniprésent, aussi insidieux, aussi triomphant que le nôtre", aimait dire cet homme qui qualifiait le communisme d’"épidémie mentale". "Il était resté profondément fidèle au roi et à l’idée monarchiste", commente un de ses éditeurs, Pierre-Guillaume de Roux, directeur littéraire des éditions du Rocher.
Présent de demain, enfin, lui consacre une nécrologie qui n’est pas un décalque de dépêches d’agences de presse :
[Volkoff] aimait la vie, et il était (par conséquent) fasciné par le mystère du mal.
C’est pourquoi l’in ne peut pas dire que son oeuvre se caractérisé seulement par l’anti-communisme (…). (…) La Trinité du mal, et plus tard Le Complot, allaient atteindre à une dimension plus philosophique, plus profonde, où le mal est défini comme un néant. Le mal réduit à rien, ou plutôt ridiculisé dans l’insignifiance qui se cache derrière ses horribles et très actuelles et très envahissantes réalisations… (…)
(…) [I]l était "de la famille", et c’est pourquoi, après que l’Académie française eut couronné en 1982 Le Montage, certains affirment que "son étoile littéraire déclina" (…). Il n’en est rien, bien sûr. Ce qui déclina, ce fut une certaine consécration médiatique, car Volkoff était trop réactionnaire, trop fin, trop percutant (et même farceur) pour que l‘intelligentsia le lui pardonne. (…)
20 minutes fait dans la pornographie
La nouvelle campagne publicitaire d’Aides présente un éphèbe athlétique, nu et bronzé, qui s’affiche en pleine page du quotidien gratuit 20 minutes dans son édition de jeudi. Tout son corps est doré, à l’exception d’une marque de bronzage sur le sexe, qui suggère un port assidu du préservatif durant la saison des amours. « Aides félicite tous ceux qui se sont protégés cet été« , dit la légende. Nous rappelons que le port du préservatif dans le but de se préserver du Sida n’est pas fiable.
Outre la preuve scientifique mise en lien, en voici la preuve factuelle, avouée par M. A.L., porte-parole d’Aides : « Les campagnes qui sont faites depuis 20 ans en France n’ont pas fonctionné« . Pourquoi ? Car le préservatif n’est pas fiable. Répétons-le car, en le niant, ces gens sont criminels ! D’autre part, cette publicité, outre d’être mensongère, est scandaleuse car pornographique et accessible aux mineurs.
Propagande dans les sujets du Bac : des sanctions ?
C’est une très bonne nouvelle : d’après SOS Education, deux recteurs d’académie ont été destitués en Conseil des ministres le 20 juillet. L’un était le recteur de l’académie d’Orléans-Tours, où avait été donné le tristement célèbre sujet demandant de justifier l’avortement légal; l’autre était celui de l’académie de Rennes (et non Nantes apparemment, comme nous l’avions écrit), où avait été donné un scandaleux sujet sur le "racisme" des Français.
Peut-être pourra-t-on donner à ces destitutions des raisons autres que disciplinaires. Mais, interprêtées à la lumière du désaveu par le ministre des sujets controversés , elles confortent ceux qui ne baissent pas les bras devant le détournement des examens à des fins idéologiques.
Plus que 13 milliards d’euros !
C’est ce qui reste à combler du déficit de la Sécurité Sociale, si on retranche les 200 petits millions qui seront peut-être économisés sur nos Efferalgans…
Et si en plus on rajoute que ce chiffre officiel de la Cour des Comptes n’inclue pas le déficit du FSV (Fonds de Solidarité Vieillesse) qui dépasse les 2 milliards d’euros, il est difficile de rester optimiste pour notre système de santé, voire même pour l’ensemble de notre économie.
Europe : la Commission obtient des compétences en matière pénale
Lors du débat sur le référendum constitutionnel, nous avions évoqué la place centrale que tiendrait la Cour de Justice de Luxembourg dans l’interprétation du Traité. Et nous avions indiqué qu’il serait dans la logique de cette institution qu’elle tranche toute ambiguïté du texte dans un sens fédéraliste. Alors même que la constitution a été repoussée, un arrêt de la Cour confirme notre méfiance.
Cet arrêt porte sur un sujet en apparence assez abscons : il annule une décision du Conseil européen concernant les sanctions pénales envers les infractions à la protection de l’environnement. La Commission avait considéré que ce domaine était de sa compétence, et a obtenu gain de cause.
La portée de cet arrêt dépasse le simple domaine de l’environnement : Le Monde titre qu’il "limite la souveraineté des Etats en matière pénale" :
La Cour admet que la législation pénale ne relève pas de la compétence
de la Communauté. Mais elle estime que le législateur communautaire
peut prendre des mesures pénales, lorsque c’est "nécessaire pour garantir la pleine effectivité des normes qu’il édicte" , en l’occurrence la protection de l’environnement, qui constitue "l’un des objectifs essentiels de la Communauté".
Les fédéralistes pavoisent et renouent avec le ton des slogans maoïstes qui ont bercé la jeunesse de Manuel Barroso: "La Cour de Justice renforce la démocratie et l’efficacité du processus législatif de la Communauté européenne" !
Le blog souverainiste britannique EU Referendum dénonce un "précédent dangereux pour d’autres domaines tels que le marché intérieur de l’UE, les lois sur la protection des données et les droits de la propriété intellectuelle."
La presse britannique a d’ailleurs accordé un large écho à cet arrêt, qu’elle réprouve majoritairement ("La Comission acquiert le pouvoir d’emprisonner des citoyens britanniques"), alors que la presse française ne l’a que peu évoqué.
Israël en veut-il à Benoît XVI?
Il y eut l’affaire du mois de juillet où Israël s’était permis de critiquer l’Angelus du Pape, créant un faux incident diplomatique qui valut d’annuler une réunion importante en faveur du Vatican, avant de s’excuser et de se décider à oublier l’incident.
Aujourd’hui, Ce sont deux grands rabbins qui, en sortant d’une audience privée avec le Pape, dictent devant la presse les condamnations que Benoît XVI doit porter contre la destruction de synagogues dans la bande de Gaza. Ils n’ont pas manqué également de demander au Souverain Pontife d’établir une journée de l’antisémitisme le 28 octobre en souvenir de "Nostra Aetate".
Le piège est tendu pour Benoît XVI, car cette proposition donne une vision erronée et réductrice de cette déclaration qui condamne aussi, au nom de la charité, toutes les haines et toutes les discriminations : "En outre, l’Eglise qui réprouve toutes les persécutions contre tous les
hommes, quels qu’ils soient, ne pouvant oublier le patrimoine qu’elle a en
commun avec les Juifs, et poussée, non pas par des motifs politiques, mais par
la charité religieuse de l’Evangile, déplore les haines. les persécutions et
toutes les manifestations d’antisémitisme, qui, quels que soient leur époque
et leurs auteurs, ont été dirigées contre les Juifs" (paragraphe 4). Le suivant traite de la fraternité universelle qui exclue toute discrimination.
Il faut lire Nostra Aetate. La vérité est dans le texte pas dans l’erreur colportée par la dépêche AFP : "la déclaration Nostra Aetate de 1965 … mit officiellement un terme à près de deux millénaires d’antijudaïsme chrétien". Déformation, désinformation…
Il ne s’agit pas d’une quelconque repentance de l’Eglise catholique ou d’une reconnaissance officielle de l’existence passée d’un antijudaïsme chrétien.
Le Salon Beige renvoie souvent aux textes de référence, à la source. Dans le cas de Nostra Aetate, déclaration qui a fait couler beaucoup d’encre, c’est un petit effort (15 minutes!) incontournable pour affronter la désinformation ambiante autour de ces sujets très brûlants, dont la question ne pourra être résolue que dans la Vérité qui ne vaut rien sans la Charité.
Merkel vs Schröder : désinformation française
La bienveillance des médias français à l’égard de Schröder rappelle la campagne pro-Kerry et anti-Bush lors des élections américaines… Qu’a donc fait Angela Merkel à nos médias ? La présidente de la CDU est en effet contre l’entrée de la Turquie dans l’Europe et elle ose remettre en cause le ‘modèle’ social allemand, comparable au sacro-saint modèle français, qui produisent tous les deux plus de chômeurs que de travailleurs….
Voilà donc ses erreurs qui lui valent d’être excommuniée par la pensée unique française qui souhaite sa défaite et ose la prévoir – comme la défaite de Bush avait été pronostiquée…
Le double jeu turc
Le gouvernement turc a invité le pape Benoît XVI à se rendre en Turquie en 2006 "pour renforcer le dialogue entre les religions dans un contexte mondial", a annoncé le ministère turc des Affaires étrangères, refusant ainsi de soutenir le patriarche orthodoxe, qui avait invité le chef de l’Eglise catholique à venir en novembre à Istanbul participer à une fête orthodoxe.
L’invitation du patriarche Bartholomée Ier a créé avec un conflit avec le gouvernement de la Turquie, à majorité musulmane. Ankara ne reconnaît pas le patriarche de Constantinople comme chef spirituel des 200 millions de chrétiens orthodoxes dans le monde et est réticent à approuver une visite pontificale qui mettrait en lumière le statut international du patriarche.
Quand on sait que l’ex-Cal Ratzinger désapprouvait l’entrée de la Turquie dans l’UE…
« Montage » contre le Père Theunis ?
Le Père Blanc belge, emprisonné au Rwanda, pourrait risquer la peine de mort pour "complicité de génocide." Libération décrit "un véritable traquenard" de la part des autorités rwandaises :
Dès sa comparution, le prêtre, vêtu du pyjama rose des prisonniers, a été mis en cause par des témoins, dont plusieurs fonctionnaires. (…) Les neuf juges ont décidé que le prêtre relevait d’un tribunal classique en tant que présumé génocidaire de première catégorie…
Le Monde soupçonne un "montage", et évoque trois hypothèses :
Diverses sources affirment que l’arrestation de la semaine dernière fait partie d’un "montage" politique. Le pouvoir rwandais entend peut-être obtenir le jugement de génocidaires présumés réfugiés à Bruxelles (…).
Autre hypothèse : le régime de Kigali entend régler ses comptes avec l’Eglise catholique et, au-delà, avec de nombreux exilés qui critiquent les violations des droits de l’homme dans leur pays. Même s’il se démarquait souvent des positions des Pères blancs et critiquait aussi bien l’ancien régime hutu que le nouveau pouvoir tutsi, Guy Theunis entretenait, notamment à Rome, des contacts qui le font passer pour un suspect idéal aux yeux du FPR. Les milieux catholiques et la monarchie belges avaient par ailleurs fait preuve d’une indulgence coupable pour le régime hutu, ce qui ne peut que renforcer l’hostilité de Kigali à l’égard du missionnaire.
Enfin, des spécialistes estiment que le régime de Kigali a voulu montrer qu’il ne tolérait pas les entraves apportées par les autorités belges aux exportations illégales de minerais. (…)
Pauvreté et tiers-monde aux Etats-Unis (suite)
Un lecteur avait réagi, dès dimanche dernier, à ce post (il voudra bien m’excuser de ne le citer que maintenant : j’étais en déplacement ces derniers jours) :
Lecteur régulier et assidu du salon beige depuis l’affaire de Notre Dame de Paris où j’ai découvert le blog, je me permets de vous faire part de critiques sur votre mise en garde en ce qui concerne la pauvreté aux USA…
Il me semble qu’à trop vouloir éviter de sombrer dans l’anti-américanisme primaire vous êtes tombé dans l’excès inverse, à savoir une certaine américanophilie matinée de préjugés "libéraux" (au sens économique du terme)… […]Ce que vous semblez ignorer ou oublier c’est que la particularité de l’économie américaine consiste en un niveau de vie apparemment élevé : en réalité être propriétaire de son logement ne veut rien dire en soi, pas plus que les autres biens que vous citez, puisque les Etats Unis ont un taux d’endettement extrêmement élevé… Vous comprenez aisément qu’il ne s’agit là que d’une apparence de richesses puisqu’elles sont dues à des facilités de crédit (qui n’ont aucun équivalent en France et dans le reste de l’Europe en général) et non à un réel pouvoir d’achat… De plus vous oubliez également de prendre en compte le fait que ces familles pauvres ont souvent un travail : ceci étant à interpréter comme un signe de pauvreté et non de richesse. Les économistes appellent cela le phénomène des working poors, particulièrement développé dans les économies anglo-saxonnes (libérales) et américaine en particulier, c’est à dire de gens travaillant souvent durement mais vivant en dessous du niveau de pauvreté (puisque le salaire minimum est à un niveau ridicule)… Le plus souvent ce sont des familles monoparentales – l’archétype étant une femme noire de la classe moyenne qui doit soudain assumer seule la charge de ses enfants à la suite d’un divorce ou d’une séparation – qui ne peuvent plus suivre financièrement alors même que le parent seul avec les enfants à charge travaille!!!!Je ne veux pas pour autant dire que notre modèle marche à la perfection et que des cas semblables n’existent pas chez nous mais il ne s’agit pas vraiment des mêmes proportions ni des mêmes problèmes…

