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Rome reconnaît désormais l’existence d’une crise de la foi, « crise du modèle dit de la chrétienté »

Rome reconnaît désormais l’existence d’une crise de la foi, « crise du modèle dit de la chrétienté »

Nous avons déjà évoqué le texte publié le 22 octobre et intitulé Venite ad me du Dicastère de la doctrine de la foi sur quelques Considérations sur la transmission de la foi à l’aube d’une nouvelle ère.

Il est intéressant de constater qu’après les « printemps du Concile », les « nouvelles Pentecôtes » annoncées, Rome reconnaisse enfin la réalité des « prophètes de malheur », comme le disait Jean XXIII lors de l’ouverture du Concile, et notamment « la crise de la transmission intergénérationnelle de la foi chrétienne. » Un phénomène qui touche l’Eglise universelle et non seulement la « vieille Europe » :

Ce phénomène, étroitement lié à un stade avancé de la sécularisation, notamment en Europe, aux États-Unis d’Amérique et au Canada, mais aussi en Australie et en Nouvelle-Zélande, a conduit à une crise importante du christianisme vécu au sein de la famille. […] Cette situation, toutefois, ne concerne pas uniquement ce qu’on appelle les pays développés de l’Occident. Par exemple en Europe de l’Est, qui a connu la dure épreuve des régimes totalitaires communistes et, en conséquence, l’instauration d’une société fondée sur l’athéisme d’État, dont les effets n’ont toutefois pas été les mêmes partout, c’est la génération des parents d’aujourd’hui qui a subi l’interruption de la transmission de la foi. […] Cette rupture dans la transmission de la foi au sein de la famille s’observe également en Amérique latine et dans les Caraïbes où elle se manifeste surtout par une interruption de la continuité organique entre la famille et la société. […] Un problème analogue concerne également la plupart des Églises d’Asie, surtout dans les régions les plus avancées sur le plan technologique. […] Malgré la grande diversité des contextes, l’Afrique n’est pas non plus à l’abri des dynamiques de rupture dans la transmission intergénérationnelle de la foi.

Jean-Paul II dénonçait dans Sollicitudo Rei Socialis les structures de péché du monde moderne. Ce nouveau texte évoque la crise de la modernité, dont on ne sort pas, et la crise de la chrétienté :

53. Sans entrer dans la complexité des causes qui sont à l’origine de ces transformations, c’est dans ce contexte de véritable réécriture des conditions fondamentales de l’existence humaine qu’il faut situer la crise de la transmission intergénérationnelle de la foi ainsi que le défi qu’elle représente pour l’Église. Par le passé, ces conditions étaient interprétées avant tout à la lumière du christianisme, tant dans l’ensemble de la société qu’au sein de chaque communauté. Plus généralement, il faut constater que ce n’est pas seulement la transmission de la foi qui est en crise, mais aussi une certaine vision de l’être humain et de ses valeurs fondatrices et fondamentales qui avait trouvé son accomplissement précisément dans l’Évangile. La crise de la modernité, marque distinctive de ce changement d’époque, a ainsi contribué à la naissance d’une nouvelle culture, qui entre en concurrence avec les structures traditionnelles de transmission de la foi. Cela a conduit, à son tour, à la crise du modèle dit de la chrétienté, accompagnée du sentiment largement répandu, dans diverses régions du monde, que la tâche des prêtres se limite souvent à la « maintenance » des structures existantes, alors que le monde qui les entoure a radicalement changé.

Claquez bannières de Chrétienté… Comment restaurer la chrétienté ? L’Eglise peut s’appuyer sur ses forces vives. Notre-Dame de Chrétienté apporte des ressources sur ce sujet :

Le monde s’organise sans Dieu, sans référence à son Créateur. Immense blasphème ! Entrez dans une école d’État . les enfants y sont instruits sur tout. Silence sur Dieu ! Scandale atroce ! Mutilation de l’intelligence, atrophie de l’âme – sans parler des lois permettant le crime abominable de l’avortement.

Ce qu’il y a de plus triste, mes chers frères, et de plus honteux, c’est que la masse des chrétiens finit par s’habituer à cet état de chose. Ils ne protestent pas ; ils ne réagissent pas. Ou bien, pour se donner une excuse, ils invoquent l’évolution des moeurs et des sociétés. Quelle honte !

Il y a quelque chose de pire que le reniement déclaré, disait l’un des nôtres, c’est l’abandon souriant des principes, le lent glissement avec des airs de fidélité. Est-ce qu’une odeur putride ne se dégage pas de la civilisation moderne ?

Eh bien ! contre cette apostasie de la civilisation et de l’État qui détruit nos familles et nos cités, nous proposons un grand remède, étendu au corps tout entier ; nous proposons ce qui est l’idée-force de toute civilisation digne de ce nom : la chrétienté !

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