L’Europe va-t-elle financer la recherche sur les cellules souches embryonnaires ?
70 membres du Parlement européen lui avaient demandé de s’en abstenir, mais la Commission a annoncé hier qu’elle incluait, dans les programmes qu’elle financerait en 2007-2013, tant la recherche embryonnaire que le clonage "thérapeutique".
Mariage catholique : du nouveau…
Fort du constat qu’ un mariage civil sur deux en France est suivi d’un mariage catholique et, dixit le Figaro, "l’ Eglise catholique n’étant pas dupe d’une pratique relevant plus souvent de la tradition que de la foi et d’une ignorance parfois profonde de sa signification spirituelle", les évêques francophones viennent, après douze ans de travail, de traduire l’édition originale latine éditée en 1991 et d’ éditer un livre de 108 pages (au lieu de 39 précédemment), qui servira désormais à la célébration des mariages dans toutes les églises catholiques de France.
Les évêques veulent notamment rappeller aux futurs mariés " qu’ils se marient dans la foi de l’Église, et non dans la leur". On pourra trouver sur le site du Centre National de Liturgie Pastorale (CNLP) un dossier expliquant toutes les nouveautés.
Déclaration pro-vie et pro-famille de Bruno Gollnisch
Dans un message aux organisateurs de la marche pro-famille "Papa, Maman et Moi" de samedi dernier à Bruxelles, le député européen Front national a appelé à la défense de la famille
… comme cellule de base de la société et milieu naturel du développement des enfants. C’est un devoir qui incombe à tous et particulièrement aux hommes politiques qui devraient veiller au bien du plus grand nombre ! On parle beaucoup des Droits de l’Homme, mais jamais de ceux de l’enfant à naître ni de l’enfant en général. Or le droit de l’enfant à grandir auprès de son père et de sa mère est pourtant fondamental. Les psychologues le savent depuis longtemps : l’épanouissement et l’équilibre de la personnalité passent par une enfance équilibrée : en présence d’un père et d’une mère. Si nous ne souhaitons pas nous mêler de ce qui relève de la vie privée (…) – il va de soi que nous nous opposerons de toutes nos forces à l’adoption d’enfants par les couples homosexuels. L’adoption existe dans l’intérêt de l’enfant, non pour la satisfaction personnelle de ceux qui l’adoptent. Tout enfant a droit à un papa et une maman.
PS : communiqué de "Papa, Maman et moi"
Le Père Vadeboncoeur condamné
Il n’y a pas de sujet plus triste à évoquer (l’avortement, peut-être), mais allons-y.
Le P. Vadeboncoeur, auquel Mgr Gaillot avait confié une paroisse malgré des condamnations passées, a été condamné à douze ans de réclusion pour agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans.
Certains médias parlent à son sujet de "pédophilie", comme on a parlé des multiples scandales de "prêtres pédophiles" aux Etats-Unis – mais c’est passer à côté du vrai problème que d’utiliser ces termes.
Dans l’immense majorité de ces scandales, il s’agissait, étant donné l’âge et le sexe des victimes, de pédérastie (si vous avez le courage : la distinction entre les deux termes est ici et ici.) La réalité gênante, c’est que ces prêtres n’étaient pas pédophiles au sens médical, ils étaient d’abord homosexuels. Qu’on en juge par ce passage du Figaro à propos de témoins au procès du P. Vadeboncoeur :
Voici le moment d’entendre Philippe Charbonnel et François Lavignon. Ces deux hommes, pacsés après une vingtaine d’années de vie commune, ont connu l’accusé respectivement en 1975 et en 1980. Ils ont eu des relations intimes avec lui et l’ont souvent hébergé en France, avec ses très jeunes compagnons.
Tirer les leçons des scandales qui ont touché l’Eglise ces dernières années, c’est prendre acte de la porosité qui existe entre homosexualité et pédérastie. D’après Catholic World News, c’est ce que vient de faire le Pape : il aurait approuvé une Instruction, diffusée sans doute après le synode d’octobre, mettant en garde les séminaires contre l’admission de personnes aux tendances homosexuelles prononcées – une prudence qui avait été largement oubliée dans de nombreux séminaires américains, avec les résultats que l’on sait.
La balle sera alors dans le camp de ceux qui ont accusé certaines autorités de l’Eglise d’avoir, par imprudence, mis en danger des enfants et des adolescents. Est-ce que les donneurs de leçons tireront les conséquences de ces drames et nous rejoindront dans notre opposition à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels ?
Affaire 20 minutes-Aides : réponse
Une lectrice, qui avait protesté auprès de 20 Minutes à la suite de la publication de la pub obscène pour le préservatif, nous communique la réponse aimable mais désinvolte qu’elle a reçue du journal :
Madame,
Tout d’abord, je vous remercie d’avoir pris le soin de nous faire part de votre réflexion autour de la publication, du visuel de AIDES "Le bronzé".
En publiant ce visuel, le souci de l’annonceur est bien évidemment celui de la prévention et plus globalement de la sensibilisation du public aux questions VIH/sida, surtout durant cette année 2005 où la lutte contre le sida a été décrétée Grande Cause Nationale par le Premier ministre.
En effet, l’objet de cette campagne est de provoquer un sursaut afin de renforcer les protections de chacun vis-à-vis de ce fléau. La provocation est à ce niveau – malheureusement – un gage d’efficacité.
Je comprends que ce visuel puisse choquer certaines personnes, et je tiens, à titre personnel, à vous présenter mes excuses pour ce désagrément.
Je vous prie de recevoir, Madame, l’expression de mes salutations distinguées.
Pierre-Jean BOZO
Président
AIDES, l’association "anti-SIDA" qui est à l’initiative de la pub, vit essentiellement de subventions publiques et bénéficie d’une partie de la manne du Sidaction (rapport 2004 pdf, p17.)
L’affaire Carla Del Ponte : réponses croates
L’Église catholique croate a rejeté mardi les accusations du procureur du Tribunal pénal international (TPIY), Carla Del Ponte, selon lesquelles le général fugitif Ante Gotovina se cachait dans un monastère en Croatie et bénéficierait de la protection du Vatican. "Nous rejetons fermement les accusations de Mme Del Ponte à l’adresse du Saint siège et de l’Église catholique de Croatie", a déclaré un porte-parole de l’Église croate, Anton Sulic.
L’Église catholique croate "n’a aucune information quant à l’endroit où pourrait se trouver le général fugitif Gotovina. La communauté internationale qui a nommé Mme Del Ponte dans une haute fonction au sein du TPI devrait donner des explications à l’Église catholique et à la Croatie" après les déclarations "inacceptables" du procureur.
Pour sa part, le premier ministre croate, Ivo Sanader, a déclaré à la presse ignorer les éléments dont dispose Mme Del Ponte pour étayer ses accusations. "Selon nos informations, on ne peut pas conclure que Gotovina se trouve en Croatie». De son côté, le ministère croate de l’Intérieur a admis avoir "été en possession de certaines informations selon lesquelles Ante Gotovina se cacherait dans un édifice religieux en Croatie. Mais, après vérifications au cours desquelles les autorités locales de l’Église ont été plus que coopérantes, il a été conclu que ces informations n’étaient pas véridiques", a déclaré à la presse un porte-parole du ministère, Zlatko Mehun.
L’Eglise attend donc les extraordinaires informations que posséderait Carla Del Ponte pour avoir osé attaquer le Pape Benoît XVI. Dans le cas contraire, Mme Del Ponte devra faire amende honorable pour avoir médiatisé un mensonge plus que honteux. Et démissionner pour assumer cette erreur.
Etrangeté au Brésil
Des dessins mystérieux représentant Jésus-Christ et la Vierge ont été découverts au Brésil sur des feuilles d’arbres, on les attribue aux fourmis … La chaîne de télévision Bandeirantes a montré les feuilles sèches du manguier et d’autres arbres fruitiers, sur lesquelles on voit des trous minuscules représentant les Saints chrétiens, même quelques phrases en portugais.
Le père Antonio Maria qui participait à l’émission a raconté qu’il avait vu comment les fourmis avaient percé, durant deux heures, sur un rameau de palmier, un dessin représentant la Sainte-Vierge. Jose Umberto, qui a été invité en tant qu’expert biologiste, a confirmé que ces représentations apparaissaient de temps en temps. Selon lui, il est très difficile de les faire sur les feuilles, surtout sur les feuilles mortes. De plus, il est pratiquement impossible de faire un tel dessin sur la feuille d’un arbre qui se trouve très haut. L’expertise a montré que les trous microscopiques des feuilles ont un diamètre différent et qu’ils se trouvent à une distance différente l’un de l’autre.
Le manque de scrupules de Carla Del Ponte
Le procureur du TPI a proféré ses accusations à l’encontre du Vatican (dont parlait Michel) dans le Daily Telegraph de ce matin. A lire de près ses doléances, et la réponse de Joaquin Navarro-Valls, les versions concordent : Del Ponte a fait part de ses soupçons au Vatican, le Vatican a demandé plus de précisions, Del Ponte ne les a pas données, et a décidé de punir le Vatican en créant un scandale médiatique.
Et ce dernier est réussi : alors que Del Ponte s’est plainte que le Vatican ne montrait pas assez de zèle pour l’assister, elle devait savoir que les journaux caricatureraient la situation : pour eux, Gotovina ne serait pas dans un des 800 monastères de Croatie, mais carrément "dans un monastère du Vatican"; pour un autre "l’ONU accuse le Vatican de protéger un Criminel de guerre"…
Même si c’était l’ONU qui accusait, le Vatican n’aurait de leçons à recevoir de personne. Mais ce n’est que Del Ponte – ce n’est pas "l’ONU." Le TPI est certes une création du Conseil de Sécurité, mais beaucoup doutent de sa légalité selon le droit de l’organisation : aucun article de la Charte n’autorise explicitement le Conseil à créer une telle instance.
Del Ponte, enfin, a elle-même déjà été critiquée pour son goût pour les déclarations médiatiques tonitruantes : l’ancien ambassadeur américain à Belgrade avait qualifié ses commentaires incessants à la presse sur Mladic et Karadzic de "très dangereux" et "extrêmement contreproductifs."
HV
Le gouvernement américain défend Benoît XVI
Le gouvernement américain a recommandé à un tribunal du Texas de reconnaître l’immunité judiciaire au pape Benoît XVI, qui est mis en cause par une plainte l’accusant d’avoir cherché à couvrir une affaire de pédophilie. Dans une note communiquée au tribunal, le ministre adjoint de la Justice Peter Keisler souligne qu’autoriser les poursuites contre le souverain pontife serait "incompatible avec les intérêts des Etats-Unis en matière de politique étrangère".
Benoît XVI est cité comme prévenu dans une plainte déposée par trois garçons qui affirment avoir été victimes d’abus sexuels par un séminariste à Houston dans les années 90. L’ancien cardinal Joseph Ratzinger, qui dirigeait alors la Congrégation pour la doctrine de la foi, est accusé d’avoir participé à un complot pour tenter de cacher les agissements du séminariste et l’aider à échapper à la justice. Encore la théorie du complot…
De son côté, le procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (tribunal autoproclamé : lire l’ouvrage de Volkoff sur ce sujet), Carla del Ponte, accuse l’Eglise catholique de cacher le général croate Ante Gotovina (qui se cacherait dans un monastère du Vatican – et pourquoi pas dans les fameuses caves ?), criminel de guerre en fuite, et accuse Benoît XVI, qui aurait ignoré les appels de la justice internationale à le localiser. Nul doute que Dan Brown nous prépare un roman sulfureux sur le sujet, le complot vaticanesque, ça le connaît…
Ces attaques sont clairement destinées à déstabiliser le nouveau chef de l’Eglise. Le magistère de la pensée unique de la démocratie universelle ne supporte pas en effet qu’il puisse exister un magistère indépendant, issu d’une institution qui n’a rien de démocratique… Les loups sont là ("priez pour moi, que je ne me dérobe pas par peur devant les loups"). Alors prions.
La Lettonie refuse le ‘mariage’ homosexuel
C’est encore une bonne nouvelle que l’excellent site Bafweb nous apprend : le jeudi 15 septembre, le parlement letton a adopté par 55 voix contre 1, et 15 abstentions, une proposition d’amendement à la constitution déposée par un parti chrétien conservateur membre de la coalition au pouvoir, amendement visant à définir le mariage comme l’union exclusive d’un homme et d’une femme.
Après son adoption préalable par le Parlement, l’amendement a été transmis pour étude aux commissions compétentes. Au terme de cet examen, il devra à nouveau être adopté par le Parlement à une majorité qualifiée des deux tiers (et avec un quorum de deux tiers des députés). Pour entrer en vigueur, l’amendement devra enfin encore être approuvé par un conseil constitutionnel.
Ce mouvement parlementaire est sans nul doute la conséquence de la première gay-pride lettone (juillet dernier), imposée par voie de tribunal et qui s’était déroulée ostensiblement à Riga, devant la cathédrale et ce malgré les plus vives protestations de la population. La gay-pride avait été suivie de nombreuses arrestations de contre-manifestants.
Les Etats-Unis lachent l’UNFPA
La Maison Blanche a refusé son aide financière au fonds de population des Nations Unies (UNFPA) pour la quatrième année consécutive, et ce en dépit des assurances de ce dernier de ne pas être impliqué dans la politique d’avortements forcés appliquée par la Chine. Des 34 millions de dollars que l’UNFPA se croyait en droit d’attendre, 25 seront attribués finalement à l’U.S. Agency for International Development (USAID), et le reste lui passe sous le nez.
La loi des Etats-Unis interdit toute contribution à des organisations participant ou motivant des programmes d’avortements sous la contrainte, pratique largement répandue sous la botte de la Chine communiste. En dépit des protestations de bonne foi de l’ONU qui, le 16 encore dans un communiqué (en anglais, l’UNFPA dit être très "attristé", mais reconnaît que ces 34 millions devaient servir à "prévenir" 2 millions de grossesses non désirées ; comprendre non-désirées par l’Etat communiste totalitaire), jurait être blanche comme neige, d’autres associations, le Population Research Institute (PRI) notamment, continuent de fournir des preuves évidentes du contraire.
En décembre passé, Arthur Dewey, adjoint au secrétaire d’Etat des Etats-Unis pour le bureau de la population, des réfugiés et de l’immigration a déclaré que: "Le soutien de l’UNFPA et sa participation aux activités de contrôle de la population du gouvernement chinois permet audit gouvernement de mettre en application de manière plus efficace encore son programme d’avortement coercitif, et, de ce fait, tombe sous le coup de l’interdit de Kemp-Kasten, lequel condamne toute organisation qui soutient ou participe à la gestion d’un programme d’avortement coercitif ou de stérilisation involontaire". Résultat : Les Etats-Unis ont retiré leur subvention à l’UNFPA depuis ces trois dernières années.
Le Canada a cependant annoncé une augmentation de 67 millions U$ (sur quatre ans) à sa contribution annuelle de 13,1 millions U$. Selon l’ancien secrétaire d’Etat Colin Powell, "Le FNUAP aide à améliorer l’administration des bureaux locaux du planning familial, lesquels accordent, d’une part, de larges allocations et, d’autres part, de nombreuses pénalités qui contraignent très efficacement les femmes à l’avortement". (Source : Bafweb)
L’UE entre Chypre, la Turquie et… les Etats-Unis
Tandis que les 25 s’apprêtent à ouvrir les négociations d’adhésion de la Turquie – malgré la non reconnaissance par celle-ci de la République de Chypre (problème qui vient d’êrte écarté par une pirouette), Infoguerre nous informe sur l’influence américaine dans cette adhésion.
En effet, ce site nous apprend que le 8 septembre, un haut responsable américain a appelé l’Union européenne à ouvrir les négociations d’adhésion avec la Turquie comme prévu le 3 octobre prochain, malgré la réaffirmation par Ankara de sa non reconnaissance de Chypre. "Il est dans l’intérêt de l’Union européenne, il est dans l’intérêt de la Turquie et il est dans notre propre intérêt que les négociations d’adhésion avec la Turquie commencent à la date prévue", a déclaré le sous-secrétaire adjoint au département d’Etat pour les affaires européennes et asiatiques Kurt Volker, après une rencontre avec des représentants de l’UE à Bruxelles. Voilà qui en dit long sur l’indépendance de l’UE…
Chronique de l’islamisme en France
Le Figaro revient sur les 6 interpellations qui ont eu lieu hier, concernant des islamistes français prêts à partir pour l’Irak. Le XIXe arrondissement de Paris est encore touché, ainsi que la banlieue… Alors que l’Arabie saoudite et surtout la Syrie semblaient les étapes obligées des djihadistes français, il semble que cette fois ce rôle était dévolu à l’Egypte, un fait inédit. Mais les filières vers la Tchétchénie ne sont pas en reste.
Un vaste réseau sans queue ni tête, animé par une idéologie criminelle inspirée de l’islam fondamental (c’est-à-dire réel), déroulant ses ramifications dans bon nombre de pays musulmans. Un réel casse-tête pour les services de police. Un défi pour la justice.
Combrée, liquidé dans l’indifférence de l’Enseignement catholique
Une lectrice attire notre attention sur la fin d’un prestigieux pensionnat catholique :
En juillet, la fameuse Institution Libre de Combrée (grand pensionnat dans un magnifique château du début 19ème au sud d’Angers) a fermé. Elle a été mise en liquidation judiciaire. L’Enseignement catholique n’avait pas su trouver (et vraisemblablement pas beaucoup cherché) l’argent nécessaire pour faire les travaux de mise aux normes exigées par l’Etat.
Un établissement catholique et indépendant de l’enseignement diocésain [l’Espérance, en Vendée*] a voulu racheter les locaux, mais sa proposition a été rejetée. Il faut dire qu’il n’était pas de taille à lutter contre son concurrent : le Ministère de la Défense. C’est en effet l’Armée qui vient d’acheter ces 13 000 m2 et ce château splendide pour y rééduquer des jeunes en grande difficulté…
HV
* Erratum : la première version de ce post mentionnait, de manière erronée, La Croix des Vents – que les responsables de cet établissement veuillent bien nous en excuser.
Début d’une offensive anti-expulsions
La campagne de l’extrême-gauche contre les reconduites dans leur pays d’immigrés clandestins prend de l’ampleur : Act-Up, la LCR, le MRAP et les autres vont défiler samedi prochain, et Libération consacre son dossier en "une" à leurs doléances, histoire de créer un élan sponané d’indignation contre le "délire" de Nicolas Sarkozy.
Le droit du sol, « constitutif de notre identité » ?
C’est la réponse de Jack Lang à François Baroin (le "nouveau visage de l’extrême-droite française", comme l’appelle avec humour Bafweb) : "Le droit du sol appartient à notre histoire, (il) est constitutif de notre identité."
On ne savait pas Jack Lang si identitaire – mais il se trompe. Jean Cochet rappelle dans Présent de demain :
Depuis la deuxième moitié du XVIe siècle, le jus sanguinis et le jus soli ont toujours coexisté dans le droit français. Selon les époques, et les besoins de l’époque, l’un ou l’autre de ces principes a prévalu. Le droit du sol a été privilégié en 1914, pour des raisons évidentes (…). Pour les mêmes raisons il a été encore affermi en 1940.
Henry de Lesquen affirmait même ici que le "jus sanguinis" a pris le pas sur le "jus soli"… lors de la Révolution. Cet article de wikipedia le confirme :
Avec la Révolution, la nationalité est définie par la Constitution, mais depuis 1803, c’est le Code Civil qui fait foi sur ce sujet. (…) La nationalité est désormais un attribut de la personne qui se transmet par filiation. Elle ne dépend plus du lieu de résidence. En revanche, la première mouture du Code Civil fait l’impasse sur le droit du sol ; un enfant né en France de parents étrangers n’est plus considéré comme français.
Sarkozy s’en prend encore à la loi de 1905
Le ministre de l’intérieur et des cultes, Nicolas Sarkozy, s’exprimait, lundi 19 septembre 2005, en ouverture d’un colloque organisé à l’Académie des sciences morales et politiques sur le thème : "La laïcité française dans son contexte international : singularité ou modèle ?"
Le ministre des cultes a insisté sur la nécessité de replacer la loi de 1905 dans son contexte d’origine (quand les catholiques étaient hors la loi ?). "Elle a été adoptée dans un climat de combat. Puis de texte de combat, elle est devenue un texte d’apaisement". Puis il a jugé nécessaire de "réfléchir aux diverses modalités d’adaptation" de ce texte. Le président de l’UMP songe notamment à la possibilité pour l’Etat et les collectivités locales de garantir les emprunts pour la construction d’édifices religieux ou à des avantages fiscaux en faveur des fidèles souscrivant au denier du culte.
Ces idées sont dans la ligne de celles qui, en octobre 2004, avaient accaparé le débat politique. A cette époque, dans un livre intitulé La République, les religions, l’espérance, Sarkozy s’était déjà déclaré favorable à une "adaptation" de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat pour permettre le financement des mosquées et la formation des imams sur des fonds publics. Sarkozy avait défendu sa position au nom de l’intégration de l’islam en France. Poursuivant sa réflexion utopique développée il y a peu devant la communauté Sant’Egidio, Sarkozy veut "faire de l’inscription de l’islam dans le contexte cultuel français" le signe que "l’islam peut s’intégrer dans une société démocratique, pluraliste et sécularisée" .
Sarkozy a conclu son discours en regrettant – comme nous – que "souvent les responsables religieux parlent trop bas". "Je ne vois pas la religion comme une menace" , distinguant "intégrisme" et "fondamentalisme". Car, a-t-il affirmé, "un croyant croit fondamentalement". Justement : le chrétien croit fondamentalement que Dieu est Amour, tandis que le musulman…
La conférence sur la famille
Après avoir été plusieurs fois repoussée, la Conférence de la famille 2005 va se tenir, jeudi, à Matignon, sous l’égide de Dominique de Villepin. Les propositions des rapports préparatoires, remis en avril dernier, vont donc être traduites, pour certaines d’entre elles, dans les faits. La principale émane du groupe présidé par Hubert Brin, président de l’Union nationale des associations familiales (Unaf), sur la relance de la démographie.
Ce dernier préconise une réforme du "complément de libre choix d’activité" (anciennement connu sous le nom d’allocation parentale d’éducation), aide forfaitaire de 512 euros par mois pour les personnes s’arrêtant de travailler à la suite d’une naissance, et ce sans condition de ressource. En échange d’une limitation de sa durée à un an, l’aide devrait garantir un supplément d’indemnité de 50 % par rapport au système antérieur. Cette amélioration sera réservée, dans un premier temps, au troisième enfant et, faute de crédits, n’entrera en vigueur qu’au 1er juillet 2006. Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité sociale et à la Famille, souhaite présenter cette réforme comme une première étape vers un congé parental resserré sur un an pour toutes les familles. Ainsi, les femmes qui souhaitent arrêter de travailler pour élever leurs enfants (et il y en a beaucoup) n’auront plus cette ressource financière passé un an !
L’allocation de présence parentale va être réformée. Elle permet à des parents d’interrompre ou de réduire leur activité pour s’occuper d’un enfant gravement malade, handicapé ou accidenté. Mais il faut pouvoir certifier de la nécessité d’une présence ininterrompue d’au moins quatre mois, et le montant de l’aide (841 euros par mois quand un membre du couple cesse son activité) n’est pas jugé suffisant, les frais matériels étant souvent importants. La réforme va consister à relever l’indemnisation tout en assouplissant ses conditions d’attribution : périodes plus courtes, pathologies moins lourdes, possibilité de fractionnement entre membres du couple…
Le ministre délégué à la Famille mise aussi beaucoup sur la relance de la carte familles nombreuses, qui ne sera plus délivrée par la SNCF mais par les CAF et les mairies. Elle donnera dorénavant droit à des réductions plus importantes dans les services publics (bibliothèques, piscines, musées), mais aussi dans de nombreuses enseignes privées. C’est déjà ça.
Echec du bipolarisme en Allemagne
Qui a gagné les élections législatives en Allemagne ? Personne !!! L’enseignement premier, c’est la mise en échec du bi-polarisme (merci à Daoudal de son analyse). Depuis la guerre, la vie politique allemande était rythmée par deux grands partis, les sociaux-démocrates et les conservateurs. L’événement est que l’un et l’autre obtiennent en même temps l’un des plus mauvais scores de leur histoire (et à eux deux, pour la première fois, moins de 70% des voix), ce qui empêche l’un et l’autre d’obtenir la majorité absolue.
D’un côté, de nombreux militants de gauche ne supportaient plus la politique libérale de Schröder, et l’ancien chef du parti, Oskar Lafontaine, s’est allié avec les ex-communistes de l’Est : leur coalition, baptisée La Gauche, obtient 8,7% des voix (contre 4% pour les ex-communistes en 2002). De l’autre côté, de nombreux électeurs de la droite catholique ont boudé la protestante de l’Est divorcée remariée et sans enfant Angela Kasner, épouse Sauer, dite Merkel du nom de son premier mari. Et ils ont reporté leurs voix sur les Libéraux, qui frôlent les 10%.
La défaite d’Angela Merkel est évidente. Du moins par rapport à la quasi certitude qu’elle avait ainsi de prendre le poste de chancelier. Néanmoins, les propos de Schröder sont stupéfiants : "à part moi personne n’est en mesure de former un gouvernement stable", ajoutant qu’il allait mener des négociations et qu’elles seraient "couronnées de succès". Or, ce que l’on constate, c’est que la CDU-CSU est arrivée en tête, tant en nombre de voix qu’en nombre d’élus. Mais, en 2002, la CDU-CSU avait perdu les élections de 7.000 voix. Et Edmund Stoiber n’avait pas contesté la victoire de Schröder. La différence avec 2002 est qu’il n’y a plus de coalition majoritaire. A cause essentiellement de l’émergence d’un nouveau parti de gauche. La seule possibilité pour Schröder de former une majorité est de débaucher quelques députés libéraux (sachant que la direction du parti libéral a formellement exclu toute négociation avec le SPD).
La CDU ayant le plus grand nombre de députés, il lui revient, comme dans toute démocratie, d’exercer le pouvoir. Avec un gouvernement minoritaire par rapport à toutes les gauches. Et alors ? C’est instable, certes, mais c’est la loi du suffrage…
L’influence de la franc-maçonnerie dans l’art
Prenant pour exemple Bartholdi et sa Statue de la Liberté ou David et son Serment du jeu de paume, le Musée des Beaux-Arts de Besançon évoque, dans une exposition originale présentée jusqu’à fin janvier, l’influence de la franc-maçonnerie sur l’art et la société française des XVIIIe et XIXe siècles. Claire Stoullig, la directrice du musée, explique que "nous avons privilégié une approche historique, pour montrer le rôle important qu’a joué cette école de pensée dans l’évolution de notre société, ainsi que sa richesse spirituelle et humaniste".
Pour ce faire, les concepteurs de "Une fraternité dans l’Histoire, les artistes et la franc-maçonnerie aux XVIIIe et XIXe siècle" ont fait appel à des figures aussi diverses et prestigieuses que Voltaire, Camille Desmoulins, Proudhon… Après une entrée en matière très concrète, destinée à expliquer au profane ce qu’est la maçonnerie et comment on y travaille, l’exposition évoque sous forme de gravures, bustes ou portraits ces maçons célèbres, qui ont marqué leur époque par leur art ou leur verve, en diffusant les idéaux de la Révolution et des Lumières. Une salle est consacrée au sculpteur colmarien Auguste Bartholdi, sa "Statue de la liberté" représenterait son "testament philosophique et ésotérique". "La statue n’a d’ailleurs pu partir à New York que grâce aux amitiés maçonniques que le Frère Bartholdi a trouvées aux Etats-Unis".
A quand le musée exposant l’influence de la franc-maçonnerie dans la politique française ?…
L’honnêteté d’Hervé Gaymard
Hervé Gaymard, l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, a remboursé à l’Etat une somme de 58 894 euros correspondant à la totalité des sommes engagées pour l’aménagement de l’appartement de la rue Jean-Goujon, dont la location avait entraîné sa démission, le 25 février dernier. Dès après les révélations du Canard enchaîné, il s’était en effet engagé à «rembourser personnellement tous les frais» liés à l’occupation de ce duplex. Aucune obligation, autre que morale, ne l’obligeait à le faire, rien d’illégal n’étant reproché à l’ancien ministre, location et travaux ayant été acceptés par le secrétariat général du gouvernement et le cabinet de Jean-Pierre Raffarin. Hervé Gaymard a réintégré, le 26 août, son administration d’origine, la Direction du budget.
Nous saluons cet acte courageux, qui permettra peut-être à Hervé Gaymard de se refaire une santé politique. Au-delà du scandale, on peut espérer qu’il retiendra la leçon que lui ont donné les cathophobes médiatiques : ce n’est pas en niant ses affinités avec le Professeur Lejeune (dont il est le gendre) qu’il peut espérer échapper à la vindicte populaire…
Le droit du sol remis en cause ?
François Baroin veut l’envisager dans "certaines collectivités d’outre-mer" :
On peut (…) envisager de modifier ou de suspendre temporairement certaines règles relatives à l’acquisition de la nationalité française à Mayotte. Par exemple, poser la règle de la régularité du séjour des parents comme condition pour l’accès ultérieur des enfants à la nationalité française. (…) La croissance de sa population (180 000 habitants, dont bientôt une majorité d’étrangers) est quasiment le fait des naissances d’immigrés clandestins. Car les mères viennent accoucher là pour que leurs enfants obtiennent la nationalité française.
(…) [N]ous sommes confrontés à des politiques de peuplement non maîtrisées. Si l’on ne fait rien maintenant, à terme, ce sera l’explosion sociale.
Ce n’est bien sûr pas en métropole que de telles choses arriveraient ! Baroin poursuit :
Pour enrayer ce phénomène, nous devons avoir recours à des mesures à caractère exceptionnel. Une remise en question du droit du sol ne provoque pas les mêmes réticences outre-mer qu’en métropole.
Les "réticences" en métropole n’ont pas tardé. Circonstance aggravante, d’après Libération : Philippe de Villiers soutient le ministre :
[C]omme pour donner raison à ceux qui s’inquiètent d’une dérive extrémiste, il y a ces applaudissements de Philippe de Villiers selon lequel «le ministre de l’Outre-Mer a raison lorsqu’il propose de briser le tabou du droit du sol». Le président du Mouvement pour la France saute sur l’occasion pour réclamer «une réforme du code de la nationalité».
KTO n’est plus uniquement catho
Dans la présentation de la candidature de KTO, dont la vidéo est accessible ici, Vincent Redier, PDG de KTO, dit très clairement "KTO qui se veut un élément d’unité (religieuse???) et
tout à fait disposée à donner l’antenne à ces divereses religions" (juive et musulmane). (Avancez la vidéo à 2h31mn44s).
Plus tard, Damien Dufour, Directeur Général de KTO, dit (2h32mn10s): "L’initiative
vient de nous. Nous avons demandé au producteur d’Islam sur France 2 qui
a accepté de faire 2 heures par semaine sur KTO (…) et nous attendons la réponse
de TFJ (télévision juive)".
Il rajoute plus tard (2h32mn48s) : "on
leur laissera la liberté, en particulier dans le cadre pédagogique, de faire
les émissions qu’ils souhaitent".
Nous avions appelé plusieurs fois à soutenir KTO, qui s’annonçait comme une chaîne catholique. Il apparaît désormais que ses objectifs sont réellement différents.
Si tel est le cas, personnellement, je ne regarderai plus KTO si c’est pour entendre "dans un cadre pédagogique" ce verset du Coran «Allah n’accepte aucune autre religion de qui que ce soit, car Lui, le
Glorifié, a dit: ‘Assurément, la véritable religion selon Allah est
l’islam (…)».
Merci à ce lecteur attentif qui nous a transmis l’information.
Nouvelle attaque contre Benoît XVI
Et c’est sur Radio Silence qui affiche une photo du Cardinal Ratzinger donnant la communion à frère Roger de Taizé avec ce commentaire :
"Le 8 avril 2008 (sic!), lors des obsèques de Jean-Paul II, le cardinal Ratzinger, aujourd’hui Benoît XVI, donne de sa main la Sainte Communion au protestant Roger Schutz. L’intercommunion avait été jusqu’alors considérée comme la barrière infranchissable dans l’oecuménisme".
Ce qui sous entend que le Cardinal Ratzinger a franchi une limite interdite.
Sans avoir forcément lu notre post expliquant cette affaire, mais avec un peu de modestie, d’humilité et de charité, on devrait se dire en regardant une telle photo : " Frère Roger communie. Ca signifie qu’il s’est converti. Quelle bonne nouvelle! Que le Pape ou le cardinal Ratzinger ne m’ait pas averti plus tôt, c’est un peu normal, d’autant que la vie intérieure des âmes ne me regarde pas.
Et on l’annonce au monde de cette manière-là : C’est le Préfet de la Congrégation de la Foi qui lui donne la Sainte Communion lors des funérailles du Pape qui a tant fait pour l’oecuménisme et qui a participé au retour à Dieu du protestant le plus connu du monde. Deo gratias!"
Mais non, le relativisme, fils de l’orgueil, que condamne Benoît XVI érige en vérité absolue une impression personnelle, une idée centrée sur les seuls éléments, incomplets de surcroît, en sa possession. Et on juge à tout va, on condamne jusqu’à celui que l’Esprit Saint choisira quelques jours plus tard comme successeur de Pierre.
Si ça ce n’est pas de l’orgueil…
En marge du sommet de l’ONU
…, Liberté politique propose deux réflexions :
Un texte d’un universitaire jésuite intitulé, de manière un peu trompeuse, "Pourquoi et comment réformer l’ONU ?"
Un peu trompeuse, parce que le texte ne traite que très peu de la problématique effectivement évoquée lors des récents débats, mais traite de la position chrétienne vis-à-vis d’une société des nations en général. On ne sera pas d’accord avec tout (en particulier avec des préjugés tiers-mondistes de l’auteur), mais au moins le texte prend-il de la hauteur et permet-il de dépasser le simple "pour ou contre l’ONU ?"
Un autre de Jean Flouriot sur la question si prégnante de l’aide à l’Afrique : "faut-il recoloniser l’Afrique" ?
Le titre est, ici encore, trompeur – l’auteur n’évoque pas sérieusement cette hypothèse. Il effleure, sans le poser très clairement, le dilemme classique entre aider directement les populations (au risque de compromettre le développement du pays à plus long terme) et s’appuyer sur les structures étatiques existantes (avec la certitude que l’aide sera très majoritairement détournée). Ce dilemme central fait maintenant l’objet d’une littérature abondante, par exemple chez Bernard Lugan (De la colonisation philanthropique à la recolonisation humanitaire, 1995), Nicolas van de Walle (Repenser l’aide à l’Afrique, 1999) et Francis Fukuyama (State Building, 2004.)
Pour citer ce dernier ouvrage :
La communauté internationale (…) est en fait complice de la destruction de capacité institutionnelle [c’est-à-dire les attributs d’un gouvernement efficace, NDT] dans de nombreux pays en développement. Cette destruction de capacité intervient malgré les meilleures intentions des donateurs. (…)
[E]n pratique, la fourniture directe de services affaiblit presque toujours la capacité du gouvernement local à les fournir une fois que le programme d’aide prend fin. (…) Les responsables dans le domaine de l’aide au développement devraient au minimum jurer, comme les médecins, de "ne pas nuire", et ne pas initier de programmes qui sappent ou aspirent la capacité institutionnelle sous prétexte de la renforcer.
La surveillance des citoyens s’accentue
Suite aux attentats à Londres du 7 juillet dernier, l’UE et la France ont décidé d’accroître leur surveillance de tous les citoyens pour être sûr de ne pas passer à côté de la poignée de terroristes potentiels.
On sait déjà que les données des communications téléphoniques étaient sauvegardées durant un an au moins ainsi que tous les mails échangés.
Un pas de plus est franchi : Toutes les connexions des internautes seront à la disposition de la justice pendant un an. Un historique de tous les sites visités par chacun d’entre nous est systématiquement sauvegardé.
L’avantage est de mettre un coup aux sites les plus immoraux et les plus controversés.
Mais il suffira de diaboliser tel ou tel mouvement politique, telle ou telle association, telle ou telle tendance politique ou religieuse, pour que la peur d’être pistés ou soupçonnés d’être sympathisants s’empare des internautes et détruise du même coup ce moyen libre de communication qu’est l’internet.
La toile politiquement correcte par l’intimidation des internautes ?
Le sommet de l’ONU accouche d’une souris
Le sommet des chefs d’Etat de la semaine dernière devait être l’occasion d’une grande réforme de l’ONU (y compris du Conseil de Sécurité) et d’un rapport d’étape sur les Objectifs du Millénaire établis en 2000 pour lutter contre la pauvreté dans le monde.
Sur le premier point, le sommet a débouché sur une déclaration finale qui ne tranche aucune des grandes questions débattues – et donne globalement satisfaction aux Américains qui ne souhaitaient pas voir croître le rôle prescriptif de l’ONU. Les enjeux importants du document étaient :
– Le "devoir d’ingérence" : les Etats-Unis ne voulaient pas que soit créé une obligation légale d’intervenir militairement en cas de crimes de guerre ou contre l’humanité dans un pays; la déclaration n’évoque qu’un devoir d’utiliser des moyens pacifiques pour les prévenir, l’utilisation de la force restant élective (§139).
– Sécurité : le "terrorisme" est condamné, mais l’enjeu était d’inclure, comme le souhaitaient les pays occidentaux, une définition précise – ce qui n’est pas fait (§81); la prolifération nucléaire, que les occidentaux voulaient voir condamnée, n’est pas mentionnée, faute d’accord.
– Organisation de l’ONU : le document appelle à ce que le Conseil de Sécurité soit "réformé", mais sans que les vraies questions soient tranchées (§153); la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, discréditée notamment depuis qu’elle a été présidée par la Libye, sera remplacée par un Conseil des Droits de l’Homme – dont les modalités restent à définir (§157); une Commission sur l’établissement de la paix sera créée (§97) – mais l’enjeu principal, celui du rattachement de cette commission soit au Conseil de Sécurité, soit à l’Assemblée générale, n’est pas tranché.
Sur le deuxième point, celui de l’aide au développement, le fait important est que les Objectifs du Millénaires sont réaffirmés (§17), malgré le scepticisme des Etats-Unis, sans toutefois que la résolution en fasse un réel "rapport d’étape."
Les mouvements pro-vie ont noté avec soulagement que, dans l’énoncé des objectifs de développement, les termes "droits sexuels et reproductifs" (incluant un "droit" à l’avortement) ont été évités, au profit de "la santé reproductive" (§57g), plus neutre. Certains pays envisageaient de joindre au document une clause interprétative indiquant qu’ils n’incluaient pas dans la "santé reproductive" un quelconque droit à l’avortement.
Le patrimoine que les parisiens ne verront pas
Les journées du patrimoine permettent d’ouvrir les portes de lieux habituellement fermés au grand public. Une visite nous est proposée qui passe par les appartements des HLM de Paris que vous ne verrez jamais : pour cause, les célébrités qui y logent pour des bouchées de pain n’ont sans doute pas envie que l’on connaisse leur train de vie.
En effet, danseur étoile, amis du maire, responsable d’association de gauche et autre fils de politicien logent dans des HLM à des prix hors concurrence, bénéficiant d’un régime de faveur scandaleux. Népotisme quand tu nous tiens…
Un coup de Karcher aussi dans Paris intra muros?
Verts allemands : l’affiche qui résume tout
L’affiche de campagne (cliquer dessus pour l’agrandir) d’un député "Vert" sortant, Hans-Christian Stroebele, aux élections législatives allemandes d’aujourd’hui résume joliment la réalité du parti prétendument "écologiste" : la défense de l’environnement est réduite au vélo que monte le candidat et à un furtif autocollant "atomkraft nein danke" en arrière-plan.
Pour le reste, l’affiche est comme une devinette éducative subversive : saurez-vous trouver la feuille de marijuana ? La musulmane voilée ? L’affiche de Merkel sur laquelle un chien a uriné ? Karl Marx caché au deuxième rang ?
HV (Via TKS, qui a également trouvé une affiche du MLPD citant Lénine…)
