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Terres de Mission : Le message de la Vierge sur l’antéchrist

Le 5 juin, fête de la Pentecôte, « Terres de mission » reçoit Damian Sanchez, auteur du livre « Je viens vous préparer », ouvrage sur les apparitions mariales contemporaines, pour évoquer les messages de ces apparitions et leur relation avec les Saintes Ecritures, notamment sur le sujet du conflit eschatologique avec l’Antéchrist.

Puis, Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, et ancien président du Mouvement de la Jeunesse catholique de France (MJCF), présente l’album que les éditions Contretemps viennent de publier sur les 50 ans du MJCF.

Erdoğan menace d’une prochaine attaque en Syrie

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Le sultan n’a pas l’intention de laisser passer l’occasion. Alors que le monde entier a les yeux rivés sur l’Ukraine, Erdoğan a annoncé le prochain lancement d’une opération militaire en Syrie. Les plans ont même été présentés au Conseil de sécurité, qui les a approuvés le 26 mai.

La Turquie occupe déjà, dans l’indifférence générale, la province d’Idleb, au nord-ouest, ainsi que les environs d’Affrin, dans la continuité d’Idleb, et, enfin, une bande de territoire au nord prise aux Kurdes en 2019, une conquête appelée « Source de paix »… Entre cette bande et Affrin, les Kurdes se sont installés avec l’accord de la Syrie. Le projet d’Erdoğan consiste à relier ces territoires puis à s’étendre vers l’est jusqu’à Qamishli afin de chasser l’ensemble des forces kurdes tout à fait à l’est de la Syrie où des troupes américaines sont présentes (en toute illégalité, bien entendu, puisque l’occupation américaine est unilatérale sans mandat de qui que ce soit et s’est imposée malgré les protestations de la Syrie, État souverain).

Lors de la dernière intervention turque, les Américains avaient abandonné leur allié kurde et laissé les mains libres à Erdoğan, dont le poids dans l’OTAN est trop important pour se fâcher avec lui. Ce sont les Russes qui avaient arrêté les ambitions turques : ils étaient alors les maîtres absolus du jeu. Erdoğan avait dû s’incliner et interrompre la progression de ses troupes tout en conservant le terrain conquis.

Mais les rapports de force évoluent avec la guerre en Ukraine. Les Russes ont envoyé sur le champ de bataille une partie de leurs soldats stationnés en Syrie et ne comptent de toutes façons pas s’opposer militairement à Erdoğan.

Les objectifs du sultan sont clairement affichés. Il veut tout d’abord chasser les Kurdes présents sur sa frontière, y compris de Kobané où les troupes kurdes avaient repoussé les combattants de Daech à l’issue de combats sanglants en 2014-2015. L’appui aérien américain avait permis la victoire, mais il est vrai que les fantassins kurdes s’étaient courageusement comportés.

Pour la Turquie, ce sont des terroristes regroupés autour du PKK, ce parti qui veut obtenir l’autonomie kurde en Turquie. C’est d’ailleurs à cause de ce sujet qu’Erdoğan bloque l’entrée dans l’OTAN de la Suède et de la Finlande, coupables d’avoir accueilli (surtout la Suède) de nombreux militants du PKK, parti interdit en Turquie et très actif en Irak et en Syrie.

Puis, une fois les Kurdes chassés, l’idée est d’installer à leur place une partie des réfugiés syriens présents sur le sol turc. Le chiffre d’un million a été évoqué (Le Monde, 27 mai 2022). Les Syriens ne voient pas cela d’un bon œil car il y aura certainement nombres d’islamistes parmi eux, mais sans l’appui russe, ils ne pourront pas faire grand-chose.

Une autre raison, non avouée, tient à la situation intérieure turque. La crise est plus profonde que jamais et, avec une inflation à 70 %, le pouvoir d’achat de la population s’effondre. Le mécontentement est profond et une opération militaire réussie permettrait de faire jouer la corde nationaliste, toujours très forte en Turquie.

Pour Erdoğan, les élections de juin 2023 s’annoncent difficiles et, malgré répression et intimidations, l’opposition qui a conquis Istanbul et Ankara aux dernières élections municipales se sent pousser des ailes.

Les Américains ont fait part de leur préoccupation à la suite des annonces d’Erdoğan. Ils ne bougeront donc pas si l’opération a lieu. Car l’ennemi, c’est la Russie, pas la Turquie, et tant pis pour les alliés kurdes.

Dômes & Minarets affiche la couleur. Le Coran aussi

Le site Dômes & Minarets, qui a 21 000 inscrits, se présente comme le « Journal des Mosquées de France : Actualités, Islamophobie, Histoire, Chroniques, Education, Spiritualité ». Il n’hésite pas à donner dans le bas de gamme :

Et, au sujet des discussions à propos des tenues de plus en plus islamistes (kamis et abayas viennent encore enrichir ( !) notre vocabulaire arabo-musulman…), voilà le futur souriant que nous propose ce site (souligné en rouge) :

Vous aurez certainement aussi remarqué que ce tweet se termine par une citation du Coran (sourate 8 –Le butin, verset 30). Comme d’habitude, il est intéressant de regarder les versets proches des citations proposées par les propagandistes musulmans. Voilà les versets 36 à 39 de cette même sourate (comprendre pour les « associateurs » : les chrétiens). Et voilà le verdict :

« Combattez-les jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah ».

Par contre, les soumis seront pardonnés.

Nous ne pourrons pas dire que nous n’avons pas été prévenus !

Rassemblement de 30 000 Scouts Unitaires de France à Chambord pour les 50 ans du mouvement

Samedi, suite à l’orage, les scouts ont été accueillis dans le château.

La messe de Pentecôte a été célébrée par Mgr Rougé, évêque de Nanterre :

Voici l’homélie de Mgr Rougé :

Chers amis, chers frères et sœurs, par le baptême et par le scoutisme. Quelle joie d’être réunis pour célébrer le jubilé d’or de votre mouvement et pour célébrer la Pentecôte ! La Pentecôte n’est pas seulement l’événement de la naissance de l’Eglise il y a plus de deux mille ans. La Pentecôte, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. Non seulement parce que vous avez fait face hier à « un violent coup de vent » digne des Actes des Apôtres mais parce que Jésus nous l’a promis : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux », par mon Esprit. Nous ne sommes pas deux ou trois mais plus de 30.000 et Jésus est bel et bien au milieu de nous par son Esprit, l’Esprit de la Pentecôte.

Mais qui donc est l’Esprit Saint ? L’Esprit Saint est celui qui nous permet de dire, comme nous l’avons fait le jour de notre promesse : « Sur mon honneur et avec la grâce de Dieu… », c’est-à-dire avec la force de Dieu, avec l’amour de Dieu, avec l’Esprit de Dieu. Repensez au jour de votre promesse. La mienne, c’était à la fin de mon premier camp de Pâques en 1978, au milieu des volcans d’Auvergne. Il avait tellement neigé la veille qu’il avait fallu différer les promesses au lendemain matin. Et c’est encore sous quelques flocons que j’ai prononcé avec émotion ces paroles qui nous réunissent : « sur mon honneur et avec la grâce de Dieu ». La grâce de Dieu, l’Esprit de Dieu, nous permet de dépasser nos peurs et nos découragements, nous donne la force et le goût de l’engagement et du service. Voilà à quoi nous sommes appelés : vivre, comme dit saint Paul, « sous l’emprise de l’Esprit », avec la force de l’Esprit.

L’Esprit Saint, nous dit aussi Jésus dans l’évangile, nous fait « nous souvenir de toutes ses paroles », nous rappeler ce qu’il a fait pour nous. Aujourd’hui, c’est l’Esprit qui nous fait nous rappeler les bienfaits vécus dans le scoutisme pour en rendre grâce à Dieu. Comme vous tous, j’ai de grands et beaux souvenirs d’orages et de levers de soleil, de fatigue de la marche et de joie des sommets, de concours de cuisine gagné et de grand jeu perdu… Mais ce que l’Esprit me donne de percevoir comme essentiel, c’est la joie et le goût de l’engagement et de la responsabilité, de ma première intendance d’aide-cuisinier, à l’émotion de devenir CP, jusqu’à ma vie d’évêque aujourd’hui ; c’est aussi le prix de la fraternité et d’amitiés indestructibles après plus de quarante cinq ans, si précieuses pour traverser les choix et les épreuves de la vie ; c’est peut-être surtout l’expérience de Dieu par la beauté des Messes au camp, la disponibilité fraternelle d’un aumônier, la veille nocturne solitaire près du feu de veillée finissant et sous les étoiles pendant que tous dorment, avec le sentiment d’être comme seul avec Dieu.

Mes amis, vous le savez, sur notre honneur et avec la force de Dieu, avec son Esprit Saint, nous ne sommes pas engagés seulement ni d’abord dans le cadre scout mais pour la vie : « sur mon honneur et avec la grâce de Dieu, je m’engage à servir de mon mieux Dieu, l’Eglise et la patrie… ». Le scoutisme, dans la force de l’Esprit, est une école de l’engagement et du service, une école de la consécration de nos vies à Dieu et aux autres. Je vous invite tous à vous demander aujourd’hui, dans les circonstances exceptionnelles de ce jubilé : comment servir « de mon mieux » ? Non pas de manière seulement convenable mais « de mon mieux ». Dans la vie, contrairement à l’adage bien connu, le mieux n’est pas l’ennemi bien, il en est la condition. Le mieux est la condition du vrai bonheur. Comment servir « de mon mieux » Dieu, par la foi et l’espérance persévérante, l’Eglise, par telle ou telle forme d’engagement, mariage, sacerdoce, vie religieuse, la patrie, par le service courageux des autres et de la cité. Posez-vous ces deux questions. Laissez l’Esprit vous aider à y répondre.

Chers amis, chers frères et sœurs, nous voici réunis face à un des plus beaux châteaux qui soit. Grâce au don de l’Esprit, que nos vies soient à son image : belles de notre foi et de notre disponibilité aux appels de Dieu, belles de notre fidélité à la prière et à l’eucharistie, belles de notre désir et de notre goût de servir, belles de notre fraternité. N’ayons peur ni du présent ni de l’avenir : vivons de la force de l’Evangile et de l’Esprit !

+ Matthieu Rougé
Evêque de Nanterre

L’avortement est plus facile en Espagne si vous êtes mineure

La réforme que vient de promulguer le gouvernement dirigé par Pedro Sánchez prévoit l’élargissement de la loi sur la santé sexuelle et reproductive et l’interruption volontaire de grossesse approuvée en 2010.

Le changement le plus radical est la possibilité pour les mineures de 16 ans et moins de se faire avorter sans le consentement de leurs parents. Le délai d’attente de trois jours avant de décider de procéder ou non à la suppression de l’enfant et l’obligation de recevoir des informations sur l’avortement sont également supprimés.

Autres points : la distribution gratuite des pilules du lendemain par le système de santé et l’éducation sexuelle obligatoire dans les écoles dès la petite enfance.

Les députés de Vox veulent faire appel de la nouvelle loi, une fois qu’elle aura été adoptée par le Parlement.

Massacre de chrétiens au Nigéria, le jour de la Pentecôte

Des hommes armés ont fait irruption à la fin de la messe de la Pentecôte dans l’église Saint-François Xavier d’Owo dans l’Etat d’Ondo au Nigéria et ont mitraillé les fidèles.

Il y a eu 35 morts sur le coup, et au moins 15 blessés sont morts depuis lors dans les hôpitaux.

L’Etat d’Ondo, au sud du pays, était calme jusqu’ici, par rapport aux Etats du Nord ravagés par les hordes islamistes et les brigands.

Le gouverneur a déclaré :

“Néanmoins, nous allons engager toutes les ressources disponibles pour traquer ces assaillants et les faire payer”. “Nous ne céderons jamais aux machinations d’éléments sans cœur dans notre volonté de débarrasser notre État des criminels.”

Fécamp : la relique du Précieux Sang a été volée

La relique du Précieux Sang de Fécamp, dans le diocèse du Havre, a été volée dans la nuit du 1er au 2 juin dernier par des voleurs qui se seraient laissés enfermer dans l’abbatiale, puis ont forcé la sacristie avant de forcer la porte d’un simple placard verrouillé qui abritait les deux fioles de la relique miraculeuse et des objets liturgiques anciens qui ont eux aussi été pillés.

Très précieuse, inestimable même, la relique du Précieux Sang se serait échouée sur la grève à Fécamp en 658 et a motivé la construction d’une église, puis de l’abbatiale actuelle. Cinq miracles y seraient aussi liés.

Une messe de réparation lors de la fête du Précieux Sang le 14 juin prochain a été annoncée.

“Aujourd’hui, même dans la Sainte Eglise de Dieu, il semble que les ténèbres obscurcissent le plan du Créateur”

Homélie du chanoine Merly, prêtre de l’Institut du Christ-Roi, le dimanche de Pentecôte, devant les pèlerins du chapitre adultes de Notre-Dame de Chrétienté, au bivouac de Choisel :

Chers amis pèlerins,

Je vous déteste, je vous méprise, je vous hais, je vous abhorre.

Oui, je vous écrase sous ma haine, car je vous vois, quittant vos douillets foyers pour cheminer de nouveau vers ce sanctuaire, tandis qu’au milieu des difficultés de la marche, au milieu des sacrifices que vous avez consentis pour venir ici, à l’appel de Notre-Dame, vous lui présentez tout ensemble l’hommage de vous-mêmes, et aussi vos prières à toutes les intentions que vous portez, les vôtres, et celles qui vous ont été confiées.

Oui, je vous déteste. Ainsi parle le Démon, aujourd’hui, comme hier, alors que le Cœur adorable de Notre-Seigneur était transpercé par la lance du soldat.

Deux ans déjà que nous ne nous sommes pas revus sur les routes de Chartres. Deux ans que les aléas du temps et les œuvres démoniaques secondées par nos gouvernants, nous ont contraints à nous éloigner de la sainte habitude de nous retrouver, ensemble, pour cheminer vers Notre-Dame, chacun pour des raisons qui lui sont propres, qui sont le secret de son cœur : l’action de grâce, une requête à adresser à notre mère céleste, et, pourquoi pas, exploit sportif ou, malheureusement aussi, mondanité, petit frisson sentimental en assistant, deux trois jours par ans, à une liturgie définitivement traditionnelle et catholique …sinon à la messe, tout simplement !

Quel que soit le motif, humain ou surnaturel, l’un n’étant pas exclusif de l’autre, un point demeure : nous sommes de nouveau sur les routes de Chartres, nous faisons – puisque le mot est à la mode, pourquoi se priver de l’utiliser ! – un vrai « synode », une marche commune. Mais vers quel but ?

Notre-Dame de Chartres. Certes, quoique d’une manière différente de celle Notre-Seigneur, Notre Dame est partout. Elle est donc à Chartres comme elle est à Paris, Tombouctou, Beyrouth, ou Washington. D’ailleurs, les années passées, n’avez-vous pas cheminé vers tel ou tel de ces sanctuaires vénérables qui peuplent nos diocèses, à défaut de vous retrouver ici, sur cette route tant de fois parcourue ? Pour autant, il bon que nous nous retrouvions spécialement sur cette route, ensemble, dans l’accomplissement de ce pèlerinage.

Après l’épreuve, le manque, la solitude, il est bon que les chrétiens se retrouvent ensemble ; après l’épreuve, le manque et la solitude, il est bon que nous rendions ensemble, à Dieu, le culte vraiment digne qui lui est dû, et que les forces occultes, en dehors, mais aussi, au-dedans de l’Eglise, ont la volonté de nous arracher.

L’Eglise, précisément. Nos Pères ont vu dans la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, une naissance de l’Eglise. Et avec raison. Pour autant, cette Eglise était plus qu’annoncée, elle était déjà confiée à Pierre depuis quelques temps déjà. Ce Pierre qui trois fois renia son Maître, malgré ses impétueuses réflexions quand le Christ évoquait sa Passion et sa mort.

Des mots, toujours des mots, comme dit la chanson. Et pourtant, c’est bien à lui que l’Eglise fut confiée.

Léon XIII, en 1899, dans l’encyclique bien connue Annum Sacrum, sur la consécration du genre humain au Sacré-Cœur, rappelle les droits souverains de Dieu, et, partant du Sacré-Cœur, non seulement sur les hommes régénérés par l’eau du baptême et qui appartiennent de ce fait à la juridiction de l’Eglise, non seulement sur les peuples, trop peu nombreux d’ailleurs, qui professent en « corps constitués » si l’on peut dire, la foi catholique, non pas seulement non plus sur ceux qui par leurs erreurs et leurs dissentiments ont rompu le lien de la charité avec l’unique Eglise fondée par le Christ.

Dieu étend son empire même sur ceux qui n’ont pas encore reçu le bonheur de la Vérité révélée, en un mot comme en cent, l’empire de Dieu, de Son Fils, et de son Sacré-Cœur s’étend sur l’entièreté du genre humain.

Fils unique de Dieu, de même substance que lui, « splendeur de sa gloire empreinte de sa substance »[1], il s’ensuit nécessairement que ce que l’on dit du Père peut être dit du Fils, et ce qui est dit du Fils peut ainsi être dit – en raison de cette union qui unit la divinité et l’humanité dans l’unique personne du Christ, cette union proprement appelée « hypostatique » –, du Cœur sacré de Notre-Seigneur. Ce dernier est donc roi. Par droit de nature, parce qu’il est Dieu, par droit acquis, parce qu’il est mort sur la Croix pour racheter le genre humain tout entier.

Mais cette réconciliation du genre humain avec son créateur, accomplie dans le sang de Jésus-Christ, ne connaît malheureusement pas, semble-t-il, le succès que l’on pouvait espérer. Non pas tant en raison d’une impuissance de Dieu, qu’à cause d’une persistance de cet orgueil qui, hier, perdait des myriades d’anges et nos premiers parents eux-mêmes, et qui, aujourd’hui, fait obstacle à ce règne de Dieu, séparant les hommes, et les sociétés qu’ils forment, de leur unique fin.

Désormais, nous le savons, nous le constatons – et depuis longtemps – l’organisation des Etats, leur administration, mais aussi, en raison de l’influence que les premiers exercent sur les seconds,  les individus qui les composent, prétendent dresser un mur entre l’Eglise et la société civile, refusant que la salutaire influence du Christ et de son Eglise s’étende jusqu’aux lois qui régissent la société, prétendant la limiter à la sphère privée – pour l’instant – l’objectif avoué étant, vous l’aurez deviné, de faire disparaître la foi.

Pourtant, nous l’avons célébrée il y a 50 jours maintenant : le Fils de Dieu, deuxième personne de la Sainte-Trinité, vrai Dieu et vrai homme, s’est incarné, a souffert sa Passion, a été crucifié, est mort, mais, conformément aux Ecritures, est sorti victorieux de son sépulcre.

Son Cœur a été transpercé par la lance du soldat afin que la mort du divin supplicié soit assurée et certaine. Pourtant, l’eau et le sang qui en coulèrent sont, aujourd’hui encore, le gage de la victoire sur la mort et le péché. Ils irriguent le corps mystique du Christ vivant, c’est-à-dire son Eglise, accordant à ceux qui se plient sous le joug si aimable de de Notre-Seigneur, quant à la puissance, mais aussi quant à l’exercice de cette puissance, la grâce, la foi, la sainteté.

Pour accomplir l’Ecriture, Il envoya l’Esprit au soldat qui brandissait la lance. Celui-ci, d’un coup violent perça le côté de Jésus. Et il sortit du sang et de l’eau. Quelle réponse, Dieu d’amour, au dernier crime de l’homme, commis directement contre le corps du Christ, jusques après sa mort ; de la plaie sacrée un flot éternellement fécond se mit à couler, de sang et d’eau, symboles de sacrements[2].

Vous vous plaignez de la dureté des temps, vous pleurez après le paradis perdu, vous gémissez après la paix de l’âme. Quelle est donc la cause de votre trouble, de vos angoisses, de vos souffrances ? « Vers vous, Seigneur, j’élève mon âme, que je ne sois point confondu ! [3] ».

« Pourquoi les nations s’agitent-elles en tumulte, et les peuples méditent-ils de vains projets ? Les rois de la terre se soulèvent, et les princes tiennent conseil ensemble, contre Dieu et contre son Christ. »

« Quelle époque n’eut jamais, disait en son temps le vénérable pape Pie XII, plus grand besoin que la nôtre de ces bienfaits ? Quelle époque fut plus que la nôtre tourmentée de vide spirituel et de profonde indigence intérieure, en dépit de tous les progrès d’ordre technique et purement civil ? Ne peut-on pas lui appliquer la parole révélatrice de l’Apocalypse : “ Tu dis : je suis riche et dans l’abondance et je n’ai besoin de rien ; et tu ne sais pas que tu es un malheureux, un misérable, pauvre, aveugle et nu (Apoc., 3, 17)’’ » ?

Vous avez voulu placer ce pèlerinage sous le thème du « Sacré-Cœur, salut des Nations ».

N’est-ce pas là une manière d’envisager les choses datant d’un autre âge, comme celui du Vœu national qui conduisit à l’érection de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre ?

Passe encore cet attachement, sans doute sentimental et excusable, au Sacré-Cœur, dévotion si peu moderne.

Mais le « salut des nations ». Quelle sornette ! Quel attachement à des notions que l’on sait, l’histoire l’a montré et le montre encore, sont fautrices de guerre et de désunion ! Alors même que l’on doit rechercher la concorde, l’union des cœurs, et des volontés, « quoi qu’il en coûte », selon une expression bien connue.

Pourtant, « les nations en se développant et en se différenciant selon les diverses conditions de vie et de culture, ne sont pas destinées à mettre en pièces l’unité du genre humain, mais à l’enrichir et à l’embellir par la communication de leurs qualités particulières et par l’échange réciproque des biens, qui ne peut être possible et en même temps efficace que quand un amour mutuel et une charité vivement sentie unissent tous les enfants d’un même Père et toutes les âmes rachetées par un même sang divin[4]. »

L’autorité de Dieu et l’empire de sa loi étant ainsi reniés, le pouvoir civil, par une conséquence inéluctable, tend à s’attribuer cette autorité absolue qui n’appartient qu’au Créateur et Maître suprême, et à se substituer au Tout-Puissant, en élevant l’État ou la collectivité à la dignité de fin ultime de la vie, d’arbitre souverain de l’ordre moral et juridique, et en interdisant, de ce fait, tout appel aux principes de la raison naturelle et de la conscience chrétienne.

Le résultat nous le voyons tous les jours, c’est une société toujours plus mortifère, toujours plus disharmonieuse, engendrant la mort et la laideur, tous les deux, fruits et indices du péché, du démon, de l’absence de Dieu.

Aujourd’hui, même dans la Sainte Eglise de Dieu, qui est aussi et très réellement, une nation, la nation sainte voulue de Dieu, il semble que les ténèbres obscurcissent le plan du Créateur, il semble que le temple saint est déserté, même si ses contempteurs s’obstinent, comme les menteurs cités par le prophète Jérémie, à vous crier à l’envi : « C’est le Temple du Seigneur, c’est le Temple du Seigneur ! [5] », alors même qu’ils méprisent Dieu, son temple, sa loi, ses commandements, le culte qui lui est dû, qu’ils prétendent ramener au bercail, à l’unicité duquel, d’ailleurs, bien souvent, ils ne croient plus, les brebis égarées qui s’obstinent à croire que dans et par l’Eglise l’on trouve l’unique voie qui mène au Ciel, ces menteurs qui ne croient plus, non plus, horresco referens, en la miséricorde et l’amour qui s’écoulent à grands flots de la plaie du côté de Jésus, lumière pour éclairer les nations et gloire d’Israël[6]. Le prophète continuait d’ailleurs, prêtant sa bouche au Très-Haut[7] :

Voici le commandement que je leur ai donné : Ecoutez ma voix, Et je serai votre Dieu, Et vous serez mon peuple ; Marchez dans toutes les voies que je vous prescrirai, afin que vous soyez heureux.

Et Isaïe écrivait[8] :

Vos villes saintes sont devenues un désert ; Sion est devenue un désert, Jérusalem une solitude. Notre maison sainte et glorieuse, où nos pères célébraient vos louanges, est devenue la proie des flammes, et tout ce qui nous était cher a été dévasté. En face de ces maux, vous contiendrez-vous, ô Dieu ? Vous tairez-vous et nous affligerez-vous à l’excès ?

Oui, nos nations, dans l’ordre naturel ou surnaturel, nous semblent un champ de ruines : guerres, séditions, mépris de la loi naturelle, transgressions toujours plus grandes et funestes pour les individus, les familles, et l’existence même des Etats.

Dans l’Eglise elle-même, sans parler des scandales moraux qui l’avilissent, la Foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu et Sauveur du Monde, Roi universel, n’est plus enseignée partout, le culte divin est réduit, au-mieux à la portion congrue, quand il n’est pas purement et simplement interdit. Oui, Sion semble désertée, et sa solitude, sa vacuité se reflètent dans les Nations.

Pour autant, comme Chateaubriand ou Corneille le faisaient dire à Sertorius[9], « Dieu n’est pas anéanti parce que le temple est désert ! » De fait, « le salut pour les nations ne vient pas des moyens extérieurs, de l’épée, qui peut imposer des conditions de paix, mais ne crée pas la paix[10]. »

Croyez-le bien : votre fidélité à vous trouver aujourd’hui, aux pieds de Notre-Dame, sur la route de Chartres, votre fidélité à vous unir à la liturgie pérenne de l’Eglise, votre souhait ardent de vous unir au Sacré-Cœur, signe patent de l’amour que porte Jésus-Christ à sa faible créature, voilà ce que Dieu attend de vous. Si Jésus-Christ est roi de la Création, comme nous l’avons dit, ce n’est au seul titre de sa suzeraineté naturelle, ou au titre de celle qu’il a acquise au sommet de la Croix, qui est aussi le sommet de son amour. Il est aussi roi à un autre titre ! Il l’est aussi « par le libre et joyeux suffrage de notre amour[11] ». Il nous faut donc, pour continuer de l’aimer, cultiver en nous-aussi cet esprit de vraie liberté chrétienne : celle du cœur, de l’intelligence, de la volonté, qui nous fait « obéir à Dieu, plutôt qu’aux hommes ! [12]»

La nation sainte qu’est l’Eglise est une arche de vérité. Par elle, nous appartenons à la Vérité incarnée, Jésus-Christ, et avec lui, nous entrons dans cette famille incréée de la sainte Trinité[13].

Or, n’est-ce pas là, précisément, la fin à laquelle nous sommes, individuellement, mais aussi collectivement, par notre appartenance à une famille humaine, à une nation, ce à quoi nous devrions aspirer ? : l’union à Dieu, qui se réalise pleinement dans la vie de la grâce en chacune de nos âmes. Un « commencement de la vie éternelle » dit S. Thomas[14].

Précisément. Sur cette route qui vous mène aux pieds de la créature pleine de grâces, de celle qui a formé le cœur de chair de Notre-Seigneur, de celle qui lui a uni le sien, si pur, douloureux et immaculé, ne manquons pas de renouveler notre confiance en Dieu, en sa puissance, dans la puissance des sacrements qu’il a voulus, dans la puissance de la grâce qu’il a méritée pour tous et chacun d’entre nous.

Renouvelons notre foi dans l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, celle que Jésus-Christ a fondée et dont il est le chef véritable.

Renouvelons nos actes d’humilité, car ce que Dieu veut, c’est un cœur contrit et humilié, plus que des sacrifices ou des holocaustes. Alors, il rendra nos cœurs semblables au sien, remplis de charité, l’autre mot pour parler du Paradis. « L’amour n’est pas aimé » s’écriait S. François d’Assise, ou plutôt : « Amor amandus est » – « Il faut aimer l’Amour ».

Cela est la mission qui nous revient : il faut aimer l’Amour, Jésus-Christ. Et cet Amour continue de brûler dans ce Cœur sacré. D’ailleurs, mis à part le Démon et ses satellites, « qui n’aimerait ce Cœur royal, si paternellement maternel envers nous ? » selon le mot de S. François de Sales. Qui ne l’aimerait ce « Cœur de Jésus, fournaise ardente de charité[15] » ?

Alors, Ô Dieu, « à ceux qui implorent votre miséricorde, accordez avec bienveillance le pardon au nom de ce même Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec vous, dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles[16]. »

Ainsi soit-il.

[1] He. 1, 3

[2] Charmot (F.), En retraite avec le Sacré-Cœur, Ed. du Cèdre, Paris, 1958, p. 71.

[3] Ps. 25.

[4] Pie XII, enc. Summi pontificatus, 20 octobre 1939.

[5] Jer. 7, 4.

[6] Lc. 2, 32.

[7] Jer. 7, 23

[8] Is. 64, 9-11.

[9] Chateaubriand (de) (F.-R.), Mémoire d’outre-tombe, Ed. Garnier, Paris, 1910, t. 3, p. 532.

[10] Pie XII, enc. Summi pontificatus, 20 octobre 1939.

[11] Delatte (Dom P.), Contempler l’invisible, Ed. Alsatia, Paris-Colmar, 1964, p. 61.

[12] Ac. 5, 29.

[13] Delatte (Dom P.), Contempler l’invisible, op. cit., p. 64.

[14] S. Thomas d’Aquin, Summa theologiae, IIa– IIae, q. 24, a. 3, ad 2um : « Gratia nihil aliud est quam quaedam inchoatio gloriae in nobis. »

[15] Litanies du Sacré-Cœur.

[16] Collecte de la Messe du Sacré-Cœur.

Changement d’aumônier général à Notre Dame de Chrétienté

Aumônier du pèlerinage depuis 7 ans, l’abbé Alexis Garnier passera la main à l’abbé de Massia, à l’occasion des 40 ans de l’association.

Gay Pride en Lozère : Reconquête 48 dénonce une guerre désormais déclarée au monde traditionnel enraciné

Samedi 11 juin aura lieu la première Gay Pride en Lozère avec l’aide du Planning Familial. Le délégué départemental adjoint de Reconquête! Lozère (48) nous a envoyé cette tribune, rédigée pour la presse locale. Nous la relayons volontiers :

Nous y voila !! Aucune parcelle de territoire ne sera épargnée. Le saupoudrage woke LGBTQ doit imprégner chaque surface, le moindre recoin du globe. Toute aspérité restante de la société traditionnelle honnie devant être pourchassée, harcelée. La promesse de ce nouveau monde sec et violent, infertile, atteignant le summum de l’individualisme hédoniste doit se répandre de toute urgence afin de ne laisser aucun répit, aucune espèce de chance d’organiser une quelconque résistance, qui, de toute façon, devrait tomber sous le coup de la loi pénale !

Le message est clair depuis bien longtemps : la guerre est déclarée au monde traditionnel enraciné aux termes d’une critique confondant d’ailleurs fallacieusement le « patriarcat » et la « misogynie ». Non content d’avoir déjà usurpé l’arc en ciel, signe de l’alliance de Dieu avec les Hommes, l’affiche du défilé lozérien placarde malignement aujourd’hui le tracteur, symbole paysan s’il en est. A bon entendeur de la mascarade, salut ! Ce défilé des « fiertés » accouchées des grands-parents de 68, révèle une société terriblement dépressive, incapable d’émerveillement pour l’intelligence supérieure qui a créé l’Etre humain, homme et femme, dignes et prospères dans leur complémentarité.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Quelle « fierté » peut-on trouver à détruire l’humanité et rejeter sa propre condition humaine ?  Casser les codes ? Mais pour retrouver quel autre code que le QR code ? Briser les tabous ? Mais pour s’entraver dans l’idéologie consumériste ? Honorer des minorités ? Mais pour travailler quel lien humain et social ?

En réalité, ces défilés prétentieux se révèlent être de purs produits d’un marketing des lobbys internationalistes les mieux financés du monde (suivez mon regard du côté Gates ou Soros). Ces réseaux organisés comme des mafias supplantant les institutions démocratiques, instrumentalisent à souhait la science et la recherche pour créer de « nouveaux modes familiaux » qui composeront les consommateurs serviles de demain. Les identités alternatives sont un merveilleux débouché commercial, voyez-vous. Mortellement décadent ? On s’en fout. Business is business !

Le corps humain soumis aux lois du marché ? Bah… normal non ? Puisque l’animal sur patte ou en morceaux peut bien être vendu, lui ! L’humanité achève donc ici sa course dans un trou noir. Une vraie tolérance saurait-elle désagréger l’humanité ? Oser faire de l’intolérance à l’autre sexe, à l’altérité, un marqueur social et une pseudo-libération, devient le symbole amer d’une volonté suicidaire qui ne fait suite qu’aux violentes destructions du XXème siècle (boucheries des guerres mondiales, Auschwitz, Hiroshima,goulags…)

Que l’on ne vienne pas larmoyer hypocritement sur l’absence de considération des personnes homosexuelles, car celles-ci sont très loin de toutes partager ce type de défilés et d’affichages vulgaires.  Par lâcheté et par peur (les deux vont malheureusement fort bien ensemble) de l’accusation « d’homophobie », l’immense majorité de la population qui réprouve…. semble en apparence s’être soumise misérablement au diktat homosexualiste.

Majorité silencieuse et pudique où es-tu ?

Pour peu que vous ayez l’outrecuidance de mettre en relief la recherche de cohabitation politique de la « minorité » arabo-musulmane et donc de ses mœurs et pratiques autrement appelées charia (l’homosexualité est souvent punie de mort) avec celle du monde LGBTiste…. Et vous obtenez un mélange plutôt explosif, très apprécié des esprits malades, jouissant de tout ce qui est en rapport avec la violence et la mort. On devrait pouvoir encore rire, faire preuve de finesse et de truculence ?

Mesdames et messieurs de la Gaypride, « toutes-et-tous et celles-et-ceux », avons-nous un destin commun sur cette vieille planète qui se réchauffe au point de nous brûler vifs ?

Ennemis de de la Vie, de l’Espérance, de la Joie et de l’Amour, amis des ténèbres….. bon défilé !  Mais sachez que cette transhumance ne conduit pas aux verts pâturages !

Le RN présente un candidat islamo-droitiste contre Philippe Vardon (ex-RN) à Nice !

Incroyable mais visiblement vrai :

 

L’évêque de Chartres marche avec les pèlerins

Mgr Christory vient marcher avec les pèlerins de Notre-Dame de Chrétienté.

« Nous sommes des catholiques ordinaires voulant pratiquer la forme extraordinaire »

De Jean de Tauriers, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, ce matin avant la messe de Pentecôte :

Chers amis pèlerins,

Quelle joie de vous retrouver aujourd’hui, en ce dimanche de Pentecôte, au pèlerinage de chrétienté !

Quelle joie de fêter avec vous notre quarantième anniversaire !

L’aventure du pèlerinage a traversé les années, les générations se sont succédées depuis 1983. Les anciens ont connu les persécutions puis la paix liturgique sous les papes Jean-Paul II et Benoît XVI. Les jeunes pèlerins découvrent avec stupeur la dureté glaciale du motu proprio Traditionis Custodes, les réponses de la Congrégation pour le culte divin, avec sa panoplie de restrictions, punitions, précisions bureaucratiques, menaces.

Il suffit de vous regarder, chers pèlerins :

Cela se voit : vous êtes nostalgiques d’une époque révolue !

C’est évident : vous voulez vivre en marge de l’Eglise dans des ghettos !

Soyons sérieux, la moitié d’entre vous a moins de 20 ans. Vos grands-parents n’ont même pas connu la période avant Vatican II.

Il faudra bien un jour que nos autorités regardent la réalité, celle toute simple qui saute aux yeux.

Nous sommes des catholiques ordinaires voulant pratiquer la forme extraordinaire.

Pèlerins de chrétienté, vous venez faire une retraite spirituelle de conversion pendant ces 3 jours de Pentecôte. Il s’agit de votre salut éternel et rien dans votre vie n’est plus important. Vous venez prier et vous voulez prier dans la liturgie tridentine, dans la forme traditionnelle d’où votre présence à ce pèlerinage. Vous venez également pour écouter et rencontrer les prêtres, religieux, religieuses et séminaristes en charge de l’accompagnement spirituel. Vous venez rencontrer la grâce de Dieu pendant ces 3 jours et « crier l’Evangile » comme le demandait Saint Charles de Foucauld.

Est-ce si compliqué de le comprendre ?

Les restrictions récentes qui ont empêché certains clercs diocésains de venir au pèlerinage sont désolantes et nous attristent profondément. Nous sommes en union de prières avec tous les interdits de pèlerinage de chrétienté.

Chers pèlerins, vous n’êtes pas responsables de la crise actuelle dans l’Eglise, de la disparition de la pratique religieuse, des séminaires vides, des catéchismes inconsistants, du relativisme ambiant.

Vous n’êtes pas responsables des compromissions avec la morale catholique, du désastre de l’enseignement. Vous n’êtes pas responsables des interdictions des messes publiques, des ordinations, des sacrements et même des interdictions de soutanes que ce soit pour cause de Covid ou Traditionis Custodes.

Vous avez hérité de cette société sans Dieu. Vous devez élever vos enfants et transmettre la foi pour leur salut ce qui engage le vôtre.

Comment dans la situation actuelle peut-on vous reprocher de choisir des paroisses, des prêtres, des catéchismes et écoles traditionnels ?

Nous supplions le Saint Père de regarder la vie quotidienne des catholiques.

Nous ne sommes pas des théologiens subtils, de grands exégètes des intentions cachées de Vatican II ni des liturgistes raffinés. Nous sommes de simples familles catholiques voulant rester catholiques dans un monde qui ne l’est plus.

Tous les pèlerins, marcheurs et anges gardiens, prieront aux intentions du Saint Père, de nos évêques et de l’Eglise afin que nous ne soyons pas privés des sacrements et que nos prêtres puissent exercer leurs apostolats dans la paix.

En cette belle fête de Pentecôte, je sais que vous ne manquez pas de cette espérance qui, comme nous le dit Saint Paul, « ne déçoit pas, parce que l’amour de Dieu a été répandu en nos cœurs par le Saint-Esprit ».

Nous avons choisi cette année, si importante pour nous, de célébrer le Sacré Cœur, espoir et salut des nations. Le Sacré Cœur est une dévotion pour notre temps, il est le cœur de Dieu qui se penche sur l’homme, une descente de Dieu pris de compassion pour l’humanité.

En 2023, l’année prochaine, nous fêterons le 150ème anniversaire de la loi déclarant d’utilité publique la construction du Sacré-Cœur de Montmartre, sanctuaire de l’adoration eucharistique et de la miséricorde divine. Nous fêterons également le 100ème anniversaire de l’achèvement de sa construction en 1923.

Tout n’était pas mieux avant mais nous aimons ce temps où la République encourageait la construction d’églises et mettait Dieu au-dessus des lois humaines.

Nous comprenons mieux combien les mots de Saint Jean-Paul II étaient justes quand il nous disait qu’« une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois ».

Comme le Saint Père vient de nous en donner l’exemple avec la consécration de la Russie et de l’Ukraine au Cœur Immaculée de Marie.

Pourquoi les évêques de France ne consacreraient-ils pas l’année prochaine en la fête de l’Assomption leurs diocèses au Sacré Cœur ?

Rien ne semble plus urgent.

Je voudrais terminer en vous parlant de votre association, Notre-Dame de Chrétienté, qui organise le pèlerinage de Chartres.

Nous avons besoin d’abord de vos prières mais aussi de bras, de cerveaux et de soutiens financiers.

Chers pèlerins marcheurs, je m’adresse d’abord à vous. Pensez à remercier les formidables jeunes (et les moins jeunes d’ailleurs aussi) des différents services Soutiens qui permettent le pèlerinage.

Chers pèlerins de la Direction des Soutiens et des autres services de NDC, pensez, vous aussi, à remercier les pèlerins de leurs prières. Ce sont vos successeurs de demain, soyez de bons sergents recruteurs !

Soutenez Notre-Dame de Chrétienté. Suivez nos activités tout au long de l’année : retraites, formations, récollections, universités.

Soyez présents le 8 octobre à la messe d’action de grâce à l’église St Roch dans Paris pour notre quarantième anniversaire.

Engagez-vous comme évangélisateur au chapitre Emmaüs. Allez avec eux aux périphéries ! Vous ne serez pas seuls, 20 000 pèlerins prieront avec vous. Avec Saint Charles de Foucauld cet après-midi, prions pour qu’ils sachent toucher les cœurs.

Parmi les nombreuses intentions de cet après-midi, je vous demande de prier pour une maman, grande amie du pèlerinage très malade, pour Gaultier.

N’oubliez pas nos amis, très proches de NDC, récemment rappelés à Dieu : Madame Pozzetto, le Commandant Beth, Eric Angier de Lohéac, Christine Rudent, Dominique Neveu, Eric Van Rie, Jean-Pierre Hachard, Didier Raynal, Agnès Artur, Hervé et Herrade Pinoteau. Pardon pour ceux que j’aurais oubliés.

Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous, Notre-Dame de Paris, priez pour nous, Notre-Dame de Chartres, priez pour nous,

Jean de Tauriers

Être prêt

Chartres-Paris : pèlerinage annulé et messe pontificale à Saint-Nicolas du Chardonnet

Le pèlerinage de Tradition de Chartres à Paris a dû être annulé ce samedi 4 juin 2022. Grêle, orages, inondations ont rendu le trajet et surtout le bivouac impraticables. La Providence a d’une certaine façon décuplé les sacrifices des pèlerins mais a limités ces offrandes au premier jour.

La messe pontificale qui devait avoir lieu sur le parcours de pèlerinage sera donc célébrée par Mgr Bernard Tissier de Mallerais ce dimanche 5 juin à 10h30 à Saint-Nicolas du Chardonnet.

La messe de lundi place Vauban est également annulée.

Quand et comment invoquer l’Esprit Saint ?

Aussi souvent qu’on le souhaite bien sûr !

Mais nous pouvons prendre de bonnes et saines habitudes pour en faire notre compagnon quotidien. Un geste simple, que nous avons (ré)-appris pendant cette pandémie, est d’aérer, d’ouvrir régulièrement la fenêtre. Cela paraît évident mais avons-nous le même sain(t) réflexe quand il s’agit d’aérer, de purifier, de renouveler l’atmosphère de notre cœur ? Invoquer l’Esprit-Saint c’est ouvrir grand nos fenêtres intérieures.

  • Chaque matin, au saut du lit, au moment d’ouvrir la fenêtre de notre chambre et de sentir l’odeur de ce nouveau jour, ouvrons également notre cœur au souffle de vie. “Viens Esprit-Saint, viens me renouveler !”. Nous pouvons caler l’invocation sur le rythme de notre respiration pour s’offrir corps et âme à ce renouveau.
  • Avant une nouvelle tâche, une réunion, une discussion, prenons une minute pour faire rentrer le souffle vivifiant, pur et apaisant de l’Esprit de Dieu. Qu’il souffle ainsi sur la fatigue, les idées toutes faites, le stress … toute cette poussière intérieure qui empêche écoute et créativité. “Viens Esprit-Saint, Viens nous inspirer !”

  • Au moment d’un choix, d’une prise de décision, prenons le temps de renouveler entièrement l’air de notre cœur. Laissons l’Esprit de Vérité chasser ce qui nous hante, assouplir ce qui nous bloque, soigner ce qui est blessé afin de pouvoir réellement discerner le chemin à prendre. “Viens Esprit-Saint, viens m’éclairer”
  • Dans les moments difficiles, les épreuves, pensons à laisser la fenêtre toujours suffisamment entrebâillée, afin que le consolateur vienne, tout doucement, nous apaiser, nous rafraîchir, nous réchauffer … Dans nos tristesses, nos colères, nos douleurs, laissons nous toucher par la divine caresse. “Viens Esprit-Saint, viens me consoler”

Alice Ollivier pour Hozana.org

Dimanche de la Pentecôte

Le Temps Pascal a commencé le Samedi saint et ne se terminera que le samedi après la Pentecôte. La Fête de la Pentecôte en fait donc partie.

Le site Introibo vous procurera d’intéressants commentaires de Dom Guéranger, Dom Baron, Dom Schuster… 

Introït : Spiritus Domini

La fête du dimanche de la Pentecôte célèbre, on le sait, la descente du Saint Esprit sur les Apôtres sous la forme de  langues de feu, cinquante jours après Pâques, et après une retraite de dix jours au Cénacle sous la conduite de la Vierge Marie, faisant d’eux les témoins de la résurrection du Christ et du salut apporté à tous les hommes jusqu’aux extrémités de la terre.
Les chants du propre de la messe expriment admirablement cette invasion du monde par l’Esprit Saint. Le texte de l’Introït est tiré de l’Ancien Testament, et plus précisément du livre de la Sagesse dont c’est un des premiers versets.

Spiritus Domini replevit orbem terrarum, et hoc quod continet omnia scientiam habet vocis.

L’Esprit du Seigneur emplit l’univers, et lui, qui fait tenir ensemble toutes choses, a la connaissance de toute parole.

A noter que le pronom hoc se rapporte à Spiritus, qui est pourtant masculin, mais on a gardé le neutre du grec Pneuma. Dans l’Ancien Testament l’Esprit du Seigneur ne désignait pas une personne distincte, puisqu’on n’avait pas encore reçu la révélation du mystère de la Sainte Trinité ; Spiritus, c’est le souffle créateur, c’est une manière de désigner Dieu qui est pur esprit, qui est présent partout, fait exister toute chose dans une cohésion parfaite. Il sait tout, il voit tout, il entend tout même nos moindres paroles. Dans la liturgie de la Pentecôte ce texte s’applique au Saint Esprit, troisième personne de la Sainte Trinité, qui envahit en ce jour tous les cœurs, assurant l’unité des esprits dans la diversité des langues. La mélodie exprime à merveille ce souffle impétueux de l’Esprit s’élevant comme un vent violent, nous dit l’Écriture. Elle part mystérieusement du grave, puis monte progressivement en un immense crescendo jusqu’à l’extrême aigu, et y revient une deuxième fois avant de s’apaiser lentement sur les trois derniers Alléluias. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 67, acclamation triomphale dont nous avions déjà trouvé des extraits dans la messe de l’Ascension, au deuxième Alléluia et à la Communion, et dont nous allons retrouver un passage dans l’Offertoire de ce jour.

Exsurgat Deus, et dissipentur inimici eus : et fugiant qui oderunt eum a facie ejus.

Dieu se lève et ses ennemis sont dispersés, et ceux qui le haïssent s’enfuient devant sa face.

Alléluia : Emitte Spiritum

Pour la dernière fois de l’année, puisque ce dimanche de la Pentecôte est le dernier du temps pascal, il n’y a pas de Graduel mais deux Alléluias, et comme les dimanches précédents ces deux Alléluias sont assez différents, le deuxième étant nettement plus long. Le premier utilise exactement la même mélodie que le premier Alléluia de la fête de l’Ascension, une mélodie type qui revient assez souvent au cours de l’année. Le texte du verset est tiré du psaume 103, grand cantique de louange et d’action de grâces pour les merveilles de la création.

Emitte Spiritum tuum et creabuntur, et renovabis faciem terræ.

Envoyez votre Esprit et ils seront créés, et vous renouvellerez la face de la terre.

” Ils ” ce sont tous les êtres vivants, mais dans le psaume le verbe est à l’indicatif, c’est une affirmation. Après avoir dit au Seigneur ” Vous retirez votre souffle et tous tombent dans le néant ” le psalmiste ajoute : ” Vous envoyez votre souffle et ils sont créés de nouveau. ” La liturgie de la Pentecôte en mettant le verbe à l’impératif fait de ce verset une prière, et le souffle que l’on supplie Dieu d’envoyer c’est le Saint Esprit ; c’est lui qui fera toute chose nouvelle. La mélodie assez douce et calme convient bien à une prière suppliante.

Alléluia : Veni Sancte Spiritus

Le deuxième Alléluia du dimanche de la Pentecôte est nettement différent du premier. Ici nous n’avons ni mélodie type, ni texte scripturaire, c’est une composition originale. Elle est attribuée au roi de France Robert le Pieux, fils d’Hugues Capet, qui vivait au début du XIe siècle. Cela n’a rien d’étonnant : le roi de France à cette époque était un personnage liturgique, c’était l’évêque du dehors. Le sacre était considéré comme un sacrement, et lorsque le roi avait reçu, comme c’était le cas de Robert le Pieux, une éducation soignée dans un monastère, il remplissait volontiers la fonction de chantre. Le texte de cet Alléluia est devenu très célèbre. C’est la prière type au Saint Esprit que l’on récite souvent pour l’invoquer au début d’une réunion importante.

Veni Sancte Spiritus, reple tuorum corda fidelium ; et tui amoris in eis ignem accende.

Venez Saint Esprit, emplissez les cœurs de vos fidèles, et allumez en eux le feu de votre amour.

La mélodie très développée est vraiment expressive et suppliante. Cet Alléluia se chante à genoux.

Séquence : Veni Sancte Spiritus

Le verset du deuxième Alléluia de la messe du dimanche de la Pentecôte est suivi immédiatement d’une Séquence, qui en développe les thèmes littéraires et musicaux, mais qui est postérieure. En effet elle est généralement attribuée à Étienne Langton, archevêque de Cantorbery, qui vivait au début du XIIIesiècle. Elle comporte dix strophes, dont les mélodies se répètent deux par deux, et dont chacune est composée de trois petits vers de sept pieds. Le texte en est très poétique et la mélodie, assez lyrique, et inspirée de celle de l’Alléluia, le met parfaitement en valeur.

Veni Sancte Spiritus, Et emite cælitus Lucis tuæ radium. Veni pater pauperum, Veni dator munerum, Veni lumen cordium.
Consolator optime, Dulcis hospes animæ, Dulce refrigerium. In labore requies, In æstu temperies, In fletu solatium.
O lux beatissima, Reple cordis intima tuorum fidelium. Sine tuo numine, Nihil est in homine, Nihil est innoxium.
Lava quod est sordidum, Riga quod est aridum, Sana quod est saucium. Flecte quod est rigidum, Fove quod est frigidum, Rege quod est devium.
Da tuis fidelibus, In te confidentibus, Sacrum septenarium. Da virtutis meritum, Da salutis exitum, Da perenne gaudium.

Venez Esprit Saint, envoyez du ciel un rayon de votre lumière, venez père des pauvres, venez dispensateur des dons, venez lumière des cœurs.
Consolateur très bon, doux hôte de l’âme, doux rafraîchissement, repos dans le labeur, modération dans la chaleur, consolation dans les larmes.
O lumière bien heureuse, emplissez jusqu’au fond les cœurs de vos fidèles ; sans votre secours il n’y a rien en l’homme, rien qui soit sans défaut.
Lavez ce qui est souillé, arrosez ce qui est sec, guérissez ce qui est blessé, assouplissez ce qui est raide, réchauffez ce qui est froid, redressez ce qui est tordu.
Donnez à vos fidèles qui ont confiance en vous vos sept dons sacrés. Donnez-leur la récompense de leurs vertus, le salut final et la joie éternelle.

Offertoire : Confirma hoc

Le texte de l’Offertoire du dimanche de la Pentecôte est tiré du psaume 67, dont nous avons trouvé le premier verset à l’Introït et qui figurait déjà deux fois dans la messe de l’Ascension. C’est un cantique triomphal d’action de grâces pour les victoires accordées par le Seigneur à son peuple, évoquant notamment la conquête de la terre promise depuis le Sinaï jusqu’à Jérusalem. Nous sommes ici vers la fin du psaume, lorsque le peuple, arrivé sur la montagne sainte, demande au Seigneur de confirmer les merveilles qu’il a accomplies en établissant son règne sur toutes les nations.

Confirma hoc, Deus quod operatus es in nobis : a templo tuo quod est in Jerusalem tibi offerent reges munera.

Confirmez, ô Dieu, ce que vous avez accompli en nous. En votre temple, qui est à Jérusalem, les rois vous offriront des présents.

Ces rois qui offrent des présents font évidemment penser à l’Épiphanie ; ce n’est pas fortuit. Il y a entre Noël et l’Épiphanie le même rapport qu’entre Pâques et la Pentecôte, entre le mystère qui s’accomplit dans le secret et sa manifestation à tous les peuples. Le mystère de la Rédemption qui s’est accompli à Pâques est aujourd’hui manifesté par les apôtres, à qui la descente du Saint Esprit a donné la lumière pour comprendre enfin ce qui s’était passé et la force pour le proclamer. En chacun de nous ce mystère s’est accompli par la grâce du baptême, et c’est le sacrement de confirmation qui le parachève par les dons du Saint Esprit en faisant de nous des apôtres et des témoins. Il y a ainsi un rapport entre ce mot de ” confirmation ” et le premier mot de l’Offertoire Confirma. La mélodie médite calmement les richesses de ce texte en ce style contemplatif qui est le plus souvent celui des Offertoires. Elle ressemble beaucoup en particulier à celle de l’Offertoire de la messe de minuit de Noël.

Communion: Factus est repente

Le texte de la Communion du dimanche de la Pentecôte est tiré du récit des Actes des Apôtres.

Factus est repente de cælo sonus advenientis spiritus vehementis, ubi erant sedentes, et repleti sunt omnes Spiritu Sancto, loquentes magnalia Dei.

Il arriva soudain du ciel un bruit comme celui d’un vent violent, envahissant le lieu où ils étaient assis, et tous furent remplis de l’Esprit Saint, racontant les merveilles accomplies par Dieu.

Ce texte se passe de commentaires. La mélodie très mouvementée en suit parfaitement les différentes inflexions. Les grands intervalles du début évoquent l’arrivée impétueuse du vent ; un crescendo enthousiaste s’élève au début de la deuxième phrase, puis la mélodie s’étale avec complaisance pour annoncer les merveilles de Dieu.

Paris-Chartres : décalage de la messe du dimanche

Après un orage douchant, les pèlerins de Chartres sont arrivés au bivouac de Choisel.

En raison des intempéries qui ont endommagé une partie du bivouac, l’ensemble des chapitres enfants et familles ont été mis à l’abri. En revanche les adultes campent bien à Choisel.

La messe dominicale sera célébrée à 7h00 sur le bivouac de Choisel avant le départ, pour les adultes. Les enfants et familles auront leur messe à Ablis.

Il n’y a donc plus de messe à la halte des Courlis.

Mgr Rougé accueille les pèlerins de Chartres

Lors du passage des milliers de pèlerins de Chartres dans son diocèse, Mgr Rougé est venu les bénir :

Habit ecclésiastique ou habit clérical?

De l’abbé Perrenx pour le Salon beige:

Précisions à propos de l’Addendum de M. Michel Janva : “Canoniquement, selon le nouveau Code de droit canonique, la cléricature n’est aujourd’hui acquise qu’avec le diaconat. Et donc Mgr de Kérimel est dans le vrai”. Je crois cette affirmation erronée pour la seconde partie : 1. En effet, la cléricature est reçue au diaconat; 2. Mgr n’est pas dans le vrai: il confond “clerc” (à partir du diaconat) et “ecclésiastique” (à partir de “l’admission” parmi les séminaristes du diocèse – équivalent actuel de l’ancienne tonsure; c’est aussi à partir de l’admission que les séminaristes sont déclarés auprès des Organismes d’Etat pour la Sécurité Sociale, la retraite). Or, on parle ici d’habit ECCLESIASTIQUE, non clérical. Cette distinction est confortée par le Décret de saint Jean-Paul II imposant à Rome le port de la soutane à toute Messe et le recommandant pour toute action pastorale aux Prêtres, diacres ET séminaristes à partir de l’admission. Le saint Pape espérait que ce décret serait étendu dans toute l’Eglise (par la Congrégation du Clergé) et par les bons Evêques, ce qui n’eut pas lieu à cause de la désobéissance générale. On semble oublier aussi que quelqu’un a horreur de la soutane et l”a souvent dit dans les exorcismes: le démon. Il ne parle pas du clergyman… En tant qu’ancien médecin hospitalier, j’ai pu constater souvent la différence dans le sourire d’un mourant quand il voit arriver le Prêtre… en soutane. En civil ou clergy, il n’y avait rien.

Abbé Perrenx, Docteur d’Etat en médecine, Docteur en Théologie (Grégorienne, Rome), sanctionné dans mon diocèse pour avoir porté la soutane. Saint Jean-Paul II m’avait dit: “Il faut porter la soutane en France”.

Une supplique au Pape à propos de la crise dans le diocèse de Toulon

On nous signale le lancement de cette supplique par des catholiques du diocèse de Toulon:

Très Saint Père,

Nous, fidèles de l’Église en France, avons appris avec stupeur et douleur les interdictions qui pèsent sur Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon et ne comprenons pas ses motivations.

Cette décision qui a été prise nous interroge profondément, et nous choque, en premier lieu pour les séminaristes privés d’ordination qui doivent y faire face.

Si nous l’accueillons dans l’obéissance en l’Église, nous ne la comprenons pas, notamment au vu de ce que nous connaissons de Mgr Rey, de sa personnalité et de son action dans son diocèse depuis 22 ans.

C’est un évêque qui a donné, par son action mais aussi par sa personnalité, beaucoup d’Espérance pour le renouveau de l’Église de France.
Nous nous inquiétons avec gravité des conséquences durables sur les relations entre Rome et le peuple chrétien de France, déjà brutalement secoué.

Le diocèse de Toulon est unifié autour de son évêque dans un élan missionnaire, comme en témoigne le succès des nombreuses initiatives nées dans ce diocèse, en particulier celles qui touchent les plus défavorisés, ou encore la moyenne d’âge de 55 ans des prêtres ; ce sont des signes d’espérance pour l’ensemble de notre Eglise.

Bien sûr Mgr Rey n’est pas parfait, nul ne l’est, mais c’est un créatif, un audacieux. Par son action Mgr Dominique Rey essaie de servir l’unité de l’Eglise et fait en sorte que chacun y trouve une place. nous sommes nombreux à avoir senti sa bienveillance. Ils peuvent en témoigner : les mendiants, les exclus en tout genre, les citoyens des périphéries du monde, ils sont ses amis. Il a été celui qui au plus près du prochain, est parti chercher la brebis perdue, accueillir le fils prodigue.

Très Saint Père, sans doute la décision qui a été prise à l’encontre des séminaristes et du diocèse est justifiée par des motifs, mais ce que nous savons c’est tout le mal immense que les interdictions qui pèsent sur Monseigneur Rey, vont faire à l’Eglise en France.

Ne laissons pas les inquiétudes des chrétiens en France se multiplier. Soyons dans un esprit de fraternité, de vérité, d’écoute et de paix. Dans l’Espérance, nous prions.

Vous pouvez vous y associer ici.

Les gens n’ont même plus le courage de se révolter

De Philippe Mesnard dans Politique Magazine :

[…] Le Crédit municipal de Rennes a vu les demandes de prêt sur gage augmenter de 17 % en un an (Ouest-France, 18 mai 2022). « Cela m’est arrivé de faire des prêts de 8 € pour un sandwich ou un paquet de cigarettes », dit son responsable, qui n’a pas dû saisir que le bon président Macron était le président du pouvoir d’achat. Certains produits ont déjà augmenté de 10 %. Sabrina, cliente de l’Intermarché de Saint-Amand-Montrond, mère de cinq enfants, explique qu’elle est passée des raviolis au cassoulet. Pourquoi ? « Les raviolis que je laisse aux enfants quand je ne suis pas là sont passés à 2,70 euros. Je n’en ai pas pris. J’ai pris du cassoulet [à 2,80 € la boîte] parce que mes enfants aiment moins ça. Ils mangeront juste ce qu’il faut, sans se resservir par gourmandise. » (franceinfo, 19 mai). Voilà où en sont les Français. « C’est autre chose que les gilets jaunes, commentent les gérants du supermarché. Les gens n’ont même plus le courage de se révolter. » Les électeurs de Macron ne nourrissent pas leurs enfants avec une boîte de cassoulet à 2,80€ en espérant qu’il en reste. Ils mangent copieusement tout en exigeant que les démunis travaillent gratuitement et en souhaitant que l’État finance leurs euthanasies confortables. Le préfet Lallement et ses compères seront chargés d’étouffer les cris de ceux qui meurent de faim, de froid, de misère et de solitude, et Élisabeth continuera, imperturbable, à parler vrai aux vrais Français, ceux qui votent Macron.

Chartres 2022 : c’est parti !

Deux mauvaises nouvelles pour un espoir

De Cyril Farret d’Astiès pour Le Salon beige :

Deux bien mauvaises nouvelles ont éclaté jeudi 2 juin.

Tout d’abord la suspension des ordinations du diocèse de Toulon. Voilà un des diocèses les plus dynamiques de France, dont l’évêque accomplit depuis des années un travail admirable dans la continuité de son prédécesseur, dont les fruits sont profus, beaux, savoureux, qui démontre jour après jour que dans notre monde déprimé et déprimant qui prétend vivre sans Dieu et contre Lui, le catholicisme a encore toute sa place et que sa vitalité demeure aujourd’hui comme hier. Est-ce ce succès paisible qui pose problème ?

En fin d’après-midi c’est de Toulouse que parvenait une nouvelle moins funeste mais très révélatrice de la crise actuelle. Monseigneur de Kérimel interdit par un courrier lunaire à ses séminaristes le port de la soutane. Est-ce cette jeunesse qui pose problème ?

Profitons-en pour dire deux mots du vêtement ecclésiastique. La soutane est un sacramental ; dans la liturgie traditionnelle elle est remise par l’Église au cours d’une cérémonie. Contrairement au clergyman ou à la croix du veston, elle est bien plus qu’un signe d’identité ; elle est déjà une consécration. Le cardinal Siri disait en 1972 que :

« la défense de la soutane, c’est la défense de la vocation et des vocations. Mon devoir de pasteur m’oblige à regarder au loin. Je dois constater que l’introduction du clergyman est une cause, probablement première, de la grave décadence de la discipline ecclésiastique. »

Quant à Dom Delatte, il prévenait déjà à la fin du XIXe siècle :

« L’ennemi des âmes sait bien ce qu’il fait lorsqu’il s’efforce de proscrire l’habit ecclésiastique religieux. Je ne sais si l’habit fait le moine, mais il le garde et c’est un premier pas vers l’esprit séculier que d’être séculier par l’habit. »

Deux bien mauvaises nouvelles donc, de nature et de portée très différentes mais emblématiques de l’état calamiteux de notre Mère l’Église, sans péché mais pas sans pécheurs.

Nous avons ressenti tout d’abord de la colère qui a très vite laissé place à une très grande tristesse. Mais après quelques heures, un espoir prend le dessus : que la violence, l’outrance, la méchanceté et la mesquinerie de ces décisions ecclésiastiques qui semblent poursuivre d’une effroyable haine tout ce qui reste de catholicisme dans notre pauvre Église aboutisse demain par la réunion des forces vives du catholicisme authentique à un sursaut, à une prise de conscience et à une véritable et profonde réforme liturgique, morale, spirituelle, doctrinale.

Alors que débute dans quelques heures le pèlerinage de Chartres de Pentecôte, prions avec ferveur pour le pape, les cardinaux, les évêques et le clergé. Supplions le Saint Esprit :

Venez, Esprit-Saint, en nos cœurs, et envoyez du haut du ciel un rayon de votre lumière.

Venez en nous, père des pauvres, venez, dispensateur des dons, venez, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les larmes, le réconfort.

O lumière bienheureuse, remplissez jusqu’à l’intime le cœur de tous vos fidèles.

Sans votre puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lavez ce qui est souillé ; arrosez ce qui est aride ; guérissez ce qui est blessé.

Assouplissez ce qui est raide ; réchauffez ce qui est froid ; rendez droit ce qui est faussé.

Donnez à vos fidèles qui se confient en Vous, vos sept Dons sacrés.

Donnez mérite et vertu ; donnez le salut final ; donnez la joie éternelle.

Ainsi soit-il.

Addendum de Michel Janva :

Canoniquement, selon le nouveau Code de droit canonique, la cléricature n’est aujourd’hui acquise qu’avec le diaconat. Et donc Mgr de Kérimel est dans le vrai. Ou presque puisqu’il interdit le port de la soutane aux diacres également.

Mais historiquement, spirituellement et selon la tradition de l’Eglise, les séminaristes sont considérés comme devant se dévouer totalement au service de Dieu dès les premiers moments de leur formation de séminariste. La cléricature était d’ailleurs donnée par l’Eglise au cours de la cérémonie de la tonsure, qui se pratique encore avec l’autorisation de Rome.

Ce dévouement et la séparation du monde qu’il implique, est spécialement marquée par l’habit clérical, qui est la soutane depuis plusieurs siècles. Elle marque également le détachement de toutes choses et la consécration à Dieu, tout comme l’habit religieux et la tonsure monacale.

Mais dans le contexte actuel, et comme précisé par l’archevêque de Toulouse qui craint visiblement ce qui serait “trop clérical”, le futur prêtre doit surtout bien comprendre que l’autorité liée au sacerdoce est du cléricalisme, c’est-à-dire un abus, et doit chercher à s’en préserver comme d’une peste.

Addendum 2 – un prêtre nous écrit que Mgr de Kerimel n’est pas dans le vrai :

1. En effet, la cléricature est reçue au diaconat; 2. Mgr confond “clerc” (à partir du diaconat) et “ecclésiastique” (à partir de “l’admission” parmi les séminaristes du diocèse — équivalent actuel de l’ancienne tonsure; c’est aussi à partir de l’admission que les séminaristes sont déclarés auprès des Organismes d’Etat pour la Sécurité Sociale, la retraite). Or, on parle ici d’habit ECCLESIASTIQUE, non clérical. Cette distinction est confortée par le Décret de saint Jean-Paul II imposant à Rome le port de la soutane à toute Messe et le recommandant pour toute action pastorale aux Prêtres, diacres ET séminaristes à partir de l’admission. Le saint Pape espérait que ce décret serait étendu dans toute l’Eglise (par la Congrégation du Clergé) et par les bons Evêques, ce qui n’eut pas lieu à cause de la désobéissance générale. On semble oublier aussi que quelqu’un a horreur de la soutane et l”a souvent dit dans les exorcismes: le démon. Il ne parle pas du clergyman…

Nouveau départ

Une semaine après avoir été nommé directeur de cabinet du ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra, l’ancien préfet du Finistère, Philippe Mahé, quitte cette nouvelle fonction. Selon l’entourage du ministre, « la greffe n’a pas pris ».

Il a pris exemple sur Matignon

Paris : il rattrape les voleurs de son sac et se fait jeter dans la Seine

On dira que c’est la faute des supporters anglais…

Un homme a été jeté dans la Seine par deux malfaiteurs alors qu’il tentait de récupérer son sac dérobé quelques minutes auparavant dans le quartier de Saint-Michel. Sa tête ayant percuté un poteau, il a été conduit à l’hôpital avec un pronostic vital engagé.

Le gars est aggressé à Paris, se fait voler son sac, tombe ou est jeté dans la Seine… et Le Figaro lui crache dessus en disant qu’il a participé à “une rixe”. C’est odieux.

Remarques sur le port de la soutane

Un lecteur prêtre (en soutane, précise-t-il!) nous adresse ce commentaire:

Je me permets de réagir à l’article : “Mgr de Kérimel a peur de la soutane” publié par Michel Janva le 3 juin.
Si je ne suis pas tout à fait en ligne avec Mgr de Kérimel, je ne crois pas qu’il ait l’intention que vous lui prêtez.
Il demande aux séminaristes (et seulement aux séminaristes) de ne pas porter la soutane. Il fonde son argumentaire sur le droit : le séminariste est un laïc, il ne peut donc porter d’habit ecclésiastique. Il donne la permission aux séminaristes “admis” de porter le clergyman. Il exige que les prêtres et diacres portent “l’habit ecclésiastique” convenable. Il considère de manière raisonné (même si on a le droit de ne pas être d’accord) que le diacre en formation est soumis à la même règle que les séminaristes (ce qui ne s’oppose pas au droit de l’Église).
Dans les instituts tradis, il est interdit aux séminaristes non-tonsurés de porter la soutane… sauf dans le cas du service de l’autel. C’est équivalent.
Je trouve intéressant l’argument spirituel qu’il donne car il a fondamentalement raison. Ce n’est pas la soutane qui fait le bon prêtre. Mais la soutane peut aider le bon prêtre (les exemples en faveur de la soutane que vous montrez ensuite sont d’ailleurs des réponses de prêtres.
Enfin, il demande aux séminaristes de respecter le droit. Dont il est le garant dans son diocèse. Et au jour de leur diaconat, les séminaristes lui promettront obéissance. Celui qui ne peut obéir sur les petites choses (car on ne parle ni de foi ni de mœurs et on ne s’oppose pas au droit de l’Église; on parle de la tenue des séminaristes dont l’évêque est maitre)…

Messe pour la reine d’Angleterre?

De Denis Crouan pour le Salon beige:

A l’occasion du jubilé de la Reine d’Angleterre, on apprend qu’une “messe” est célébrée à la cathédrale Saint-Paul de Londres. Une messe ? Dans l’Eglise anglicane, la messe n’existe pas. Mais il est vrai que même les catholiques sont devenus incapables de faire la différence entre une messe et une autre cérémonie religieuse. On voit à quel niveau d’inculture religieuse nous sommes tombés à force de tolérer n’importe quoi dans nos églises.

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