Une loi sur l’euthanasie “rapidement”
La présidente (Renaissance) de l’Assemblée nationale, Mme Yaël Braun-Pivet, a apporté sur France Inter des précisions sur le calendrier de l’Assemblée nationale pour les prochaines semaines. Elle attend que le Parlement “puisse être saisi rapidement d’un texte relatif à la fin de vie”.
La consultation sur ce sujet promise par le chef de l’Etat pendant la campagne électorale devrait être lancée très prochainement, comme l’a annoncé la Première ministre Elisabeth Borne à l’issue du séminaire gouvernemental de rentrée.
Jupiter s’invite chez vous
L’assistante sociale de l’Elysée a un message :
Emmanuel Macron : «La chose la plus efficace, c'est de baisser un peu la clim', et d'essayer de se caler sur une référence de chauffage autour de 19 degrés» pic.twitter.com/IGie6GfvHB
— CNEWS (@CNEWS) September 5, 2022
C’est quoi la phase suivante : il va nous apprendre à prendre une douche et à faire la vaisselle ?
Ces tentatives de PMA qui font exploser les couples
Lu dans Le Figaro :
Certains couples vacillent durant un processus de PMA, jusqu’à se déliter. Usés par l’infertilité, abîmés par les protocoles invasifs, fatigués – dans certains cas – par l’espoir suivi d’échec. «Ils disent souvent «la PMA a eu raison de notre couple», commente le Pr Michaël Grynberg, gynécologue obstétricien et chef du service de médecine de la reproduction et de la préservation de la fertilité à l’hôpital Antoine-Béclère (Clamart) et Jean-Verdier (Bondy). Ces unions pourraient-elles être trop fragiles pour supporter l’épreuve ? Certaines oui ; mais pas toutes. Dans son cabinet, le Pr Grynberg voit au contraire arriver des hommes et des femmes solides, gonflés d’espoir et soudés par un même projet.
«Mais ils ne se rendent pas compte de ce qui les attend, poursuit le médecin. On va rythmer leur vie, rentrer dans leur intimité, dans leur sexualité, et tout cela pour réussir quelque chose censé être naturel. Le couple sera inévitablement mis à mal.»
Et pour cause, le parcours d’infertilité vient attaquer et fragiliser les fondations mêmes de l’union. À commencer par la sphère intime. «On entre rapidement dans des rouages médicaux», détaille Sonia, 41 ans. Elle a 26 ans et son mari 10 de plus quand ils se soumettent à leurs premiers tests de fertilité. Le spermogramme est mauvais : peu de spermatozoïdes, beaucoup de malformations. Ce qu’il se passe dans la chambre à coucher se retrouve alors sur le bureau d’un médecin en consultation. Combien de fois faites-vous l’amour dans la semaine ? Dans le mois ? Comment ça se passe ? «Une graine est semée et elle peut pourrir la relation», explique Sonia. Prise de température chaque matin, calcul et analyse du cycle à la loupe, rapports sexuels programmés… La spontanéité disparaît, le sexe plaisir fait place à la sexualité reproductive. «On ne faisait l’amour qu’en vue de faire un enfant, résume la quarantenaire, et un fossé s’est creusé.» Pour extraire son corps du champ médical, 1 personne sur 4 vit une relation extraconjugale, estime Déborah Schouhmann, thérapeute en périnatalité (infertilité et maternité) à l’hôpital américain de Neuilly.
C’est peu de dire que le processus de PMA malmène l’intimité du corps, et celui de la femme, plus précisément. Si l’homme est impliqué dans environ 60 % des infertilités, c’est bien elle qui est au centre des traitements. «Tu n’imagines pas combien de personnes ont visité mon vagin», a lancé un jour Sonia à son mari. «J’avais l’impression d’être un réceptacle», décrit-elle. Qu’il s’agisse d’insémination artificielle ou de FIV, le traitement hormonal de stimulation ovarienne présente de potentiels effets secondaires (bouffées de chaleur, douleurs abdominales, prise de poids) et les techniques sont invasives. Piqûres dans le ventre, prises de sang, ponction folliculaire à l’aide d’une aiguille plantée sur une sonde endovaginale…
Et si on leur parlait plutôt de l’adoption ? Voici ce que dit l’instruction Dignitas Personae, de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 8 septembre 2008
En ce qui concerne le traitement de l’infertilité, les nouvelles technologies médicales doivent respecter trois valeurs fondamentales: a) le droit à la vie et à l’intégrité physique de tout être humain depuis la conception jusqu’à la mort naturelle ; b) l’unité du mariage qui implique le respect mutuel du droit des conjoints à devenir père et mère seulement l’un à travers l’autre ; c) les valeurs spécifiquement humaines de la sexualité, qui «exigent que la procréation d’une personne humaine doit être poursuivie comme le fruit de l’acte conjugal spécifique de l’amour des époux » . Les techniques qui apparaissent comme une aide à la procréation « ne sont pas à rejeter parce qu’artificielles. Comme telles, elles témoignent des possibilités de l’art médical. Mais elles sont à évaluer moralement par référence à la dignité de la personne humaine, appelée à réaliser sa vocation divine au don de l’amour et au don de la vie ».
A la lumière de ce critère, sont à exclure toutes les techniques de fécondation hétérologue et celles de fécondation artificielle homologue qui se substituent à l’acte conjugal. En revanche, sont permises les techniques qui sont comme une aide à l’acte conjugal et à sa fécondité. L’Instruction Donum vitae s’exprime en ces termes : «Le médecin est au service des gens et de la procréation humaine: il n’a pas le droit de disposer d’elles ni de décider à leur sujet. L’intervention médicale est respectueuse de la dignité des personnes quand elle vise à aider l’acte conjugal, pour en faciliter l’accomplissement, soit pour lui permettre d’atteindre sa fin une fois qu’il a été accompli normalement ». Concernant l’insémination artificielle homologue, elle affirme: « l’insémination artificielle homologue à l’intérieur du mariage ne peut être admise, sauf dans le cas où le moyen technique ne se substitue pas à l’acte conjugal, mais apparaît comme une facilité et une aide afin que celui-ci rejoigne sa fin naturelle ».
13. Les techniques visant à l’élimination des obstacles à la fécondité naturelle, telles que le traitement hormonal de l’infertilité d’origine gonadique, le traitement chirurgical de l’endométriose, la désobstruction des trompes ou la restauration microchirurgicale de leur perméabilité, sont quant à elles licites. Elles peuvent être considérées comme de véritables thérapies, dans la mesure où, une fois résolu le problème qui est à l’origine de la stérilité, le couple peut accomplir les actes matrimoniaux dans le but de la procréation, sans que le médecin interfère directement dans l’acte conjugal en tant que tel. Aucune de ces techniques ne remplace l’acte conjugal, qui reste la seule digne d’une procréation responsable.
Afin de répondre au désir de nombreux couples stériles d’avoir un enfant, il serait également souhaitable d’encourager, de promouvoir et de faciliter, avec des mesures législatives appropriées, la procédure d’adoption des nombreux enfants orphelins qui ont besoin d’un foyer domestique pour leur adéquate croissance humaine.
“Plan 75” : l’élimination programmée des personnes âgées
Ce film japonais d’anticipation imagine une société qui décide de se débarrasser légalement, et de manière industrielle, des plus de 75 ans.
Le film s’ouvre sur un bain de sang : 19 résidents d’un foyer pour handicapés assassinés sauvagement en 2016 par un jeune homme qui voulait débarrasser le Japon de ces personnes “inutiles”. La suite du film est beaucoup plus feutrée mais pas moins violente. Dans un futur proche, le gouvernement japonais décide de régler le problème du vieillissement de sa population en votant une loi autorisant l’élimination volontaire des seniors, jugés inutiles et considérés comme une charge pour la société. Ce projet baptisé “Plan 75”, vendu comme un “droit à l’euthanasie”, est basé sur le volontariat. Souvent en difficulté financière, isolés, avec de faibles revenus, les personnes âgées se laissent convaincre par des agents dépêchés aux quatre coins du pays pour recruter les candidats au suicide. On leur propose de l’argent et un accompagnement logistique et humain pour mettre fin à leurs jours.
Le film montre comment les anciens sont ostracisés, isolés, et souvent plongés dans la misère, faute de pension de retraite, et comment la honte les empêche de réclamer l’aide sociale.
Un film d’anticipation ?
Etat des lieux de l’avortement aux Etats-Unis
Après l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade le 24 juin dernier, certains Etats des Etats-Unis ont confirmé leur volonté de légaliser l’avortement tandis que d’autres ont posé des restrictions ou même déclaré illégaux tous types d’avortements.
L’avortement demeure légal dans 26 Etats sur 50. Il s’agit notamment de l’Alaska, de la Californie, du Colorado, du Connecticut, du Delaware, d’Hawaï, de l’Illinois, du Kansas, du Maine, de Maryland, du Massachussetts, du Michigan, du Minnesota, du Montana, du Nebraska, du Nevada, du New Hampshire, du New Jersey, de New York, du Nouveau Mexique, de l’Oregon, de la Pennsylvanie, de Rhode Island, du Vermont, de la Virginie et de Washington.
Parmi ceux-ci, certains Etats envisagent un référendum pour renforcer le « droit » à l’avortement comme l’Alaska, la Californie, le Michigan, le Montana et le Vermont.
D’autres Etats sont en pleine bataille judiciaire comme l’Arizona où un conflit existe entre deux textes. Dans le Dakota du Nord, une loi qui devait entrer en vigueur le 26 août pour criminaliser l’avortement a été bloquée. Dans l’Idaho, une loi interdisant quasiment tous les avortements a été bloquée le 25 août. Dans l’Indiana, une loi interdisant l’avortement à quelques exceptions près devrait entrer en vigueur le 15 septembre, mais une action en justice a été intentée. Dans l’Utah la loi d’interdiction a été bloquée par un juge. En Virginie-Occidentale une loi interdisant l’avortement et antérieure à l’arrêt Roe vs. Wade, pourrait à nouveau entrer en vigueur. Dans le Wisconsin et le Wyoming une loi interdisant les avortements a été bloquée le 27 juillet. Concernant l’Iowa, le gouverneur a demandé aux tribunaux de lever une injonction contre l’application d’une loi de 2019 interdisant les avortements après 6 semaines.
L’accès à l’avortement est interdit à partir de 20 semaines de grossesse en Caroline du Nord, de 18 semaines dans l’Utah, de 15 semaines en Floride, de 6 semaines en Géorgie et dans l’Ohio. Pour le moment, l’avortement est interdit au-delà de six semaines en Caroline du Sud, mais la chambre des représentants a adopté le 31 août un projet de loi qui interdirait presque tous les avortements à tous les stades de la grossesse, avec des exceptions en cas de viol ou d’inceste.
Certains Etats interdisent l’avortement sans exception comme l’Alabama, l’Arkansas, le Dakota du Sud, le Kentucky, le Missouri, le Tennessee et le Texas. D’autres autorisent des exceptions comme le Wisconsin, l’Idaho, ou l’Indiana qui permettent l’avortement en cas de viol, d’inceste, d’anomalie mortelle du fœtus ou pour protéger la vie et la santé physique de la mère. La Louisiane pose une exception lorsqu’il y a « un risque substantiel de décès ou de déficience permanente dans certaines circonstances ». Le Mississippi permet d’y avoir recours en cas de viol ou pour sauver la vie de la femme enceinte, tandis que l’Oklahoma admet deux exceptions qui sont le viol et l’inceste.
Parmi ces Etats, treize avaient, avant l’annulation de Roe vs. Wade, voté des lois dites de « déclenchement »[1]. Il s’agit de l’Arkansas, du Dakota Nord, du Dakota Sud, de l’Idaho, du Kentucky, de la Louisiane, du Mississippi, du Missouri, de l’Oklahoma, du Tennessee, du Texas, de l’Utah et du Wyoming.
Salon désir d’enfant à Paris : l’interdiction de la GPA enfin respectée
Selon les observations de La Manif Pour Tous, les organisateurs et exposants du salon Désir d’enfant 2022 ont respecté leur engagement de bannir la proposition de GPA : aucun démarchage commercial n’a été constaté cette année lors du salon. Cette victoire en appelle d’autres. En effet, après la GPA, La Manif Pour Tous entend faire appliquer la loi pour obtenir l’interdiction du business des gamètes.
L’exploitation reproductive recouvre la gestation pour autrui, ou pratique des mères porteuses, et le business de gamètes, illégal aussi. En France, en effet, les produits du corps humain ne peuvent être ni vendus ni achetés.
Le marché des gamètes qui sévit à l’international concerne le sperme et les ovocytes. Les prélèvements d’ovocytes impliquent, pour les femmes, un processus lourd, long, douloureux et potentiellement dangereux pour la santé. Il s’agit d’une violence faite aux femmes, que celles-ci subissent pour de l’argent, certains pays les rémunérant pour alimenter leur trafic en vendant leurs ovocytes en France et ailleurs. Quant aux hommes, certains pays les rémunèrent aussi, là encore pour obtenir des plus pauvres d’entre eux ce qu’ils refusent de faire autrement.
Ce business sordide était encore présent cette année au salon Désir d’enfant. D’autres pratiques illégales l’étaient aussi comme la ROPA – Réception des Ovocytes de la Partenaire – qui vise à prélever les ovocytes d’une femme, à les féconder lors d’une FIV avec « don » de sperme (acheté en réalité), puis à placer l’un des embryons obtenus dans l’utérus d’une autre. Des PMA post-mortem, pour les personnes trans ou au-delà de l’âge légal en France sont aussi proposées dans les allées du salon Désir d’enfant, avec sélection génétique et parfois même choix du sexe. C’est ce qu’ont pu observer les infiltrés de La Manif Pour Tous pendant toute la durée du salon.
« Le recul sur la GPA est une bonne nouvelle. Il faut désormais aller plus loin et obtenir l’interdiction de toutes les pratiques illégales de ce salon et, plus largement, de toutes les « réunions » de ce type organisées en France sous le manteau. La Manif Pour Tous est déterminée à poursuivre son action pour défendre la dignité et les droits de tous, adultes et enfants » résume Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.
La Troménie de Marie , prochaine arrivée à Ste Anne d’Auray
La Troménie de Marie a parcouru durant l’été toute la Bretagne pour participer au relèvement spirituel et temporel de la Région et de la France. Partie de Nantes le 18 juin, elle arrivera à Ste Anne d’Auray le 10 septembre. Pour clôturer cette grande marche priante, 2 journées exceptionnelles sont organisées dans ce sanctuaire consacré à la mère de Marie auquel les Bretons sont très attachés. 2 journées :
- Pour permettre aux bretons de redécouvrir la foi de leurs ancêtres et rendre hommage à Marie et à Sainte Anne
- Deux journées de visite de la Fille à sa mère et d’accueil de la Fille par la mère.
- Deux journées pour demander le relèvement spirituel et temporel de la Bretagne et de la France,
- Deux journées pour venir déposer aux pieds de Marie et de Sainte Anne nos intentions de prières personnelles.
- Deux journées pour rendre grâces de la visite de Notre Dame de France dans nos petits bourgs, dans nos églises, dans nos chapelles et dans nos sanctuaires
- Deux journées pour remercier Marie des intentions de prières exaucées tout au long de ce périple et il y en a eu en grand nombre !!!
- Deux journées pour remercier des pardons donnés et reçus
Les organisateurs ont souhaité, pour ces deux journées, associer aux côtés des marcheurs plusieurs « mondes » : les gens de la mer, les familles, le monde paysan et les personnes fragiles et/ou en situation de handicap. Des temps de prières leur seront spécialement réservés, ainsi que des temps de bénédiction.
Quelques chiffres à ce jour :
- 12 tronçons soit 1 2 00 km au total
- 5 personnes font le parcours complet soit 1 200 km.
- 3 500 personnes ont participé à la marche
- 72 veillées de prières ont eu lieu dont la majorité avec adoration du Saint Sacrement ont réuni quelques 5 000 personnes. (Marcheurs et paroissiens)
- 14 000 « Je vous salue Mare » récités par les marcheurs (3 à 4 chapelets par journée de marche).
- 5 diocèses visités par Notre-Dame de France.
- Quelques 200 églises ou chapelles visitées
- 72 communes ont accueilli La Troménie de Marie et mis à disposition salles municipales, étangs, douches de stade et salles de sport, 4 communes ont prêté leurs gites d’autres ont prêté leur camping.
- 10 communes ont servi un pot d’accueil
- 2 chevaux ont été nécessaires : après 6 semaines de marche la jument « Symphonie » a pris 1 semaine de « congé ». Elle a été remplacée par un cheval venant de Clohars Carnoët puis a repris sa place.
- 2 ferrures au tungstène ont été nécessaires pour la marche.
- 4 000 (sur les 6 000 prévus) livrets du marcheurs distribués
- 15 000 cartons d’intentions de prières ont déjà été donnés aux personnes croisées sur les routes et dans les villages
- 150 bénévoles ont travaillé à La Troménie de Marie
- 4 évêques sur 5 ont participé à un moment de La Troménie de Marie
- UNE PLUIE DE GRACES durant le parcours : confessions en grand nombre (parfois confession pour la première fois, d’adultes baptisés), nombreuses retrouvailles parents enfants et conjoints qui ne se parlaient plus
Le retour des nations (suite)
Selon la police, quelque 70 000 personnes se sont rassemblées dimanche sur la place Venceslas à Prague (100 000 selon les organisateurs, dans un pays de moins de 11 millions d’habitants) pour une manifestation de plus de trois heures contre le gouvernement. La manifestation, intitulée “La République tchèque d’abord”, était une action commune d’organisations, de partis politiques et de citoyens qui désapprouvent les politiques actuelles et souhaitent la démission du gouvernement. Les organisateurs prévoient une autre manifestation le 28 septembre.
“Nous exigeons la démission immédiate du gouvernement”. “Nous demandons la mise en place d’un gouvernement temporaire d’experts et la convocation d’élections anticipées. Si le gouvernement ne démissionne pas d’ici le 25 septembre, nous déclarerons le droit de résistance prévu par la Constitution tchèque et annoncerons des actions coercitives lors d’une manifestation nationale. Nous sommes déjà en pourparlers avec les syndicats, les hommes d’affaires, les agriculteurs, les maires, les opérateurs de transport et d’autres organisations pour déclarer une grève”.
Parmi les intervenants figurait Zuzana Majerová Zahradníková, présidente du mouvement Trikolora, qui a déclaré que le gouvernement devait mettre fin aux sanctions anti-russes et cesser de fournir des armes à l’Ukraine.
De nombreux manifestants ont apporté des drapeaux tchèques et des banderoles avec des slogans contre l’UE, l’OTAN, le Premier ministre Fiala, le Green Deal pour l’Europe et la position de rejet du gouvernement envers la Russie.

Ludovine de la Rochère: “S’il y a une chose que je regrette, c’est de ne pas avoir fondé la Manif pour tous beaucoup plus tôt !”
A l’approche des 10 ans de la première manifestation contre le projet de loi dénaturant le mariage, la présidente de La Manif pour tous, Ludovine de La Rochère, déclare dans Valeurs Actuelles :
[…] La Manif pour tous “fêtera” à l’automne ses dix ans d’existence ; quel regard portez-vous sur cette décennie de lutte ?
Les associations LGBT militent depuis plusieurs dizaines d’années. Lorsque nous avons fondé La Manif pour tous, elles avaient déjà bien avancé leurs idées dans l’opinion publique. Leur stratégie repose sur la définition d’un agenda avec des revendications en chaîne : Pacs, mariage, adoption, PMA sans père, GPA, transidentité, multiparentalité… Or leurs avancées ont été favorisées par la faiblesse de l’opposition. Notre arrivée en force en 2013, avec des manifestations immenses, a surpris l’opinion, les élus, les journalistes, nos opposants. Ils ont été dans la sidération, puis ils ont repris leur rhétorique habituelle, nous qualifiant de “violents”, d’“homophobes”, de “réactionnaires”… Au terme d’un bras de fer militant et politique, la loi Taubira a néanmoins fini par passer, amputée de la PMA sans père prévue à l’origine. Nous avons poursuivi notre mobilisation et obtenu en 2014, au lendemain d’une autre manifestation nationale, le retrait du projet de loi “famille” porté par la ministre Dominique Bertinotti, lequel incluait à nouveau la PMA sans père. La loi a fini par être votée à la fin du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, mais ses promoteurs ont donc mis plus de huit ans à l’obtenir.
Dans notre histoire sociétale, une telle opposition dans la durée est inédite. Et ce n’est pas fini : nous continuons à agir, non seulement pour protéger la famille d’autres lois sociétales, mais aussi pour revenir au respect de la différence et de la complémentarité homme-femme et de tout ce que cela implique. Nous avons nous aussi un agenda ! Par ailleurs, ces mobilisations ont eu un impact incroyable, à commencer par une prise de conscience large et aiguë de la logique idéologique et politique du progressisme. Les ralliements ont été très nombreux et, parmi tous ceux qui nous ont rejoints, beaucoup ont compris aussi que la persévérance serait une arme essentielle pour l’avenir. C’est pourquoi La Manif pour tous s’appuie toujours sur des milliers de bénévoles, dont beaucoup de jeunes, à Paris et partout en France.
Je retiens aussi de ces années la joie intense d’avoir rencontré des personnes d’une générosité et d’un courage extraordinaires et celle d’avoir pu bâtir tous ensemble un mouvement exceptionnel qui a beaucoup appris de son expérience, qui agit de multiples manières, qui forme beaucoup de jeunes et prépare ainsi l’avenir. Si nous sommes d’abord connus pour nos manifestations, cela ne représente en fait qu’une infime partie de notre activité. Veille parlementaire, législative et médiatique, argumentaires, notes blanches, sondages, campagnes, rendez-vous avec les politiques et les journalistes, interventions dans les médias, conférences sont autant d’actions qui sont assurées tous les jours par nos équipes centrales et notre réseau.
[…]
Y a-t-il des choses que vous regrettez, des choses que vous voudriez changer, si c’était à refaire ?
S’il y a une chose que je regrette, c’est de ne pas avoir fondé La Manif pour tous beaucoup plus tôt ! Lorsque nous avons fondé le mouvement, en octobre 2012, l’agenda progressiste était déjà bien avancé. Ce retard est la première source de nos difficultés. Il aurait fallu mener, tout de suite après Mai 68, de grandes campagnes pour valoriser la famille, la maternité et la paternité. Au lieu de penser que l’Éducation nationale pourrait éduquer les enfants à la place des parents, il fallait lancer des initiatives pour accompagner les parents dans leur mission et obtenir le déploiement de politiques publiques ambitieuses et innovantes en faveur de la famille.
Hélas, les politiques en sont restés aux allocations familiales (qui, en plus, ont été réduites à peau de chagrin) et au quotient familial (largement rogné lui aussi au fil du temps). En fait, depuis 1945, ils n’ont eu aucune initiative, aucune volonté, aucun programme en faveur de la famille. Tout cela est d’une pauvreté consternante sachant que la famille structure toute la société et assure son avenir.
La France, pourtant, n’a cessé de s’enorgueillir de sa politique familiale et du supposé dynamisme de sa démographie. En vérité, si sa natalité était plus élevée que celle des autres pays d’Europe, elle est sous le seuil de renouvellement des générations depuis longtemps et elle a décroché encore davantage depuis 2015. Nous ne sommes plus, aujourd’hui, qu’à 1,83 enfant par femme. Mais Emmanuel Macron, qui prétend pourtant régler le problème du financement des retraites, n’en a cure !
Pire, la gauche, puis le macronisme mènent une politique anti-famille, de démolition des repères et de fracturation de la société depuis des années. Hélas, de son côté, la droite n’a pas fait le lien entre la bioéthique, les sujets dits “de société” et la famille. Ils ne perçoivent ces enjeux qu’en silos parce qu’ils n’ont pas de vision d’ensemble.
Nous nous sommes bien sûr attelés à la tâche, et c’est une autre dimension de notre travail. Pour la présidentielle 2022, nous avons proposé aux candidats de changer de paradigme, avec une vision globale et 80 propositions pour soutenir les familles. Ce travail est une clé pour l’avenir.
Comment donneriez-vous à voir la fertilité, la postérité de ce mouvement ?
Il me semble que La Manif pour tous est la source d’une détermination à agir, avec un état d’esprit nouveau : seuls comptent le résultat et le fond. C’est assez unique dans le paysage politique et associatif. Nos militants et nos soutiens, notamment les donateurs, sont conscients que nous devons tantôt agir sous la bannière de La Manif pour tous, tantôt lancer des labels autonomes, mais dont nous assurons la conception et le pilotage. C’est possible grâce à la fiabilité de nos équipes. On peut être engagé à La Manif pour tous et conduire une action où le mouvement n’est pas lui-même visible. Cet état d’esprit est un trésor. Il fait notre ADN et nous y sommes très attachés parce qu’il est essentiel pour notre combat.
Cela explique sans doute que tant de personnes et d’organisations nous demandent conseils et appuis. Nous sommes heureux de partager notre expérience, de favoriser et multiplier l’essor d’initiatives pertinentes. Je pense aussi à la mobilisation de la jeunesse. Nous avons aujourd’hui dans nos équipes les petits frères et sœurs des premiers bénévoles d’il y a dix ans. Il y a un renouvellement régulier, très encourageant. Il permet de concilier la transmission et la stabilité nécessaires à notre action. Du fait de leur implication à La Manif pour tous, beaucoup de jeunes ont repensé leurs projets d’avenir. Ils sont nombreux à s’être engagés dans l’enseignement, le journalisme, la politique, l’associatif, la culture…
Du point de vue culturel, justement, je note que les prises de position et les publications d’intellectuels, d’universitaires, de juristes et de scientifiques dénonçant le “wokisme”, dont le gender est l’un des piliers, sont de plus en plus nombreuses depuis dix ans.
À l’international aussi, la fertilité de La Manif pour tous me paraît importante. Je pense aux manifestations monstres à Rome en 2015. Organisées par La Manif pour tous Italia, elles s’opposaient à un projet législatif d’union civile et d’adoption pour les couples de même sexe. Finalement, l’adoption n’est pas passée. L’élan français a ainsi encouragé bien des pays à agir : l’Autriche, la Croatie, la République tchèque, la Finlande, Taiwan…
Par ailleurs, La Manif pour tous, qui est organisme consultatif à l’Onu depuis 2015, travaille avec des associations de nombreux pays dans le cadre du combat à mener auprès des institutions internationales. Les pays occidentaux utilisent en effet ces organismes — Onu, Union européenne, Conférence de La Haye… — pour imposer leur idéologie, les décisions prises (conventions internationales, résolutions européennes…) s’imposant de plus en plus aux États membres. Ce faisant, ils suscitent leur rejet du reste du monde. Face à cela, l’action à l’international est cruciale.
Comment avez-vous vu évoluer vos adversaires, tout au long de ces dix ans de lutte ? Comment définiriez-vous aujourd’hui leur stratégie, leur comportement ? Quelle lumière cela jette-t-il sur leurs “revendications” ?
Nos adversaires se sont révélés ces dernières années comme ils ne l’avaient jamais fait auparavant. Pendant longtemps, ils ont avancé à petits pas : ils ont voulu le Pacs, mais ils prétendaient qu’ils ne voulaient pas le mariage. Puis ils ont voulu le mariage, ce qui signifiait de facto l’adoption aussi, mais ils ne l’évoquaient jamais…
Dès 2012, nous avons dénoncé le projet de mariage et d’adoption pour les couples de même sexe, mais aussi la PMA sans père, la GPA et, plus largement, l’idéologie du genre. N’ayant aucun argument valable, nos opposants n’ont cessé de nous prétendre homophobes, de dire que « la théorie du genre n’existe pas », que nous fantasmions… Finalement, en 2018, une tribune parue dans Libération avait pour titre : « Oui, La Manif pour tous avait raison (sur tout) » !
Ils sont encore plus agressifs aujourd’hui, sans doute parce que La Manif pour tous perturbe leurs projets. Leur radicalisation les a conduits à se révéler et ce, dans leurs méthodes aussi. L’affaire Cayeux en est l’exemple type : ils veulent interdire, purement et simplement, tout propos qui ne va pas dans leur sens. Ils s’en prennent aussi à toutes les institutions, comme l’Église catholique.
Mais je suis convaincue que ces méthodes totalitaires se retourneront contre eux : nous ferons tout pour cela, ils peuvent compter sur nous ! Il faudra du temps, mais nous gagnerons, cela ne fait aucun doute.
Chili : les électeurs s’opposent à la nouvelle constitution, qui voulait libéraliser l’avortement
Dans le cadre d’un référendum sur la nouvelle constitution, 15 millions d’électeurs chiliens se sont rendus aux urnes dimanche. L’actuelle Constitution, rédigée sous Augusto Pinochet (1973-1990), est toujours, malgré plusieurs réformes successives, en vigueur.
D’après les résultats définitifs, plus de 7,8 millions de personnes, soit 61,9 % des électeurs, ont glissé un bulletin « Je rejette » dans l’enveloppe, contre 4,8 millions de citoyens (ou 38,1 % des électeurs).
Le nouveau texte comptait instaurer notamment l’avortement.
L’islamisme c’est un islam classique
Flûte, il n’y a pas que la strème droâte qui fasse l’amaglame nauséabond entre islam et islamisme. Tareq Oubrou, le célèbre imam de Bordeaux, référence républicaine de l’islam de France, à ne pas confondre avec son beau-frère en fuite Hassan Iquioussen, a mis les islamophiles en PLS sur BFM :
« Encore faudrait-il définir l’islamisme. En tant que théologien je ne fais pas de différence entre l’islam et l’islamisme. L’islamisme c’est un islam classique, mis en mouvement, d’une certaine manière. Les islamistes n’ont rien inventé à cet égard-là. »
Et que disait Eric Zemmour chez Ruquier en septembre 2021 ?
« Quand je dis : l’islam et l’islamisme c’est la même chose, je devrais préciser comme le poète Kabyle Ferhat Mehenni, qui dit exactement : “L’islam c’est l’islamisme en repos, l’islamisme c’est l’islam en action. »
Energie : le retour des nations
Lu dans Le Figaro :
Les projets d’achat de gaz en commun évoqués au printemps par Bruxelles et la présidence française de l’UE sont restés dans les limbes.
Troisième fournisseur de gaz naturel de l’Union européenne derrière la Russie et la Norvège, l’Algérie est particulièrement convoitée pour les richesses de son sous-sol depuis l’invasion de l’Ukraine. En visite à Alger, Emmanuel Macron a cependant tenu à minimiser l’enjeu pour la France, moins dépendante en gaz que ses voisins italiens ou allemands.
Il faut dire que l’Italie n’a guère attendu pour sécuriser des volumes supplémentaires de méthane algérien. Dès le mois d’avril, Mario Draghi, le chef du gouvernement, a traversé la Méditerranée, accompagné du patron du groupe énergétique ENI. ENI a signé un contrat avec l’opérateur public algérien Sonatrach pour l’achat de gaz supplémentaire, dès cette année, avec une montée en puissance allant jusqu’à 9 milliards de mètres cubes (Mdsm3) supplémentaires en 2023 et autant en 2024. L’Italie importait déjà 21 Mdsm3, soit près de la moitié des ventes de gaz de l’Algérie à l’Union européenne.
L’énergie n’est pas un “bien ordinaire”. Face à la crise, l’idée de souveraineté, non pas européenne (oxymore à la Macron), mais nationale fait son grand retour…
Levée anonymat des donneurs : de nombreuses difficultés en perspective
Des Juristes pour l’enfance :
La possibilité de lever l’anonymat du donneur de gamètes est entrée en vigueur ce jeudi 1er septembre (Décret n° 2022-1187 du 25 août 2022).
A première vue, cette mesure semble rendre service aux personnes conçues par procréation médicalement assisté (PMA). En réalité, elle va créer des situations complexes et accentuer le capharnaüm créé par les lois qui détricotent l’institution de la famille.
En effet, son effectivité n’est pas garantie et plusieurs situations vont coexister :
- Les personnes conçues avant cette date ne pourront accéder aux informations prévues par la loi que si le donneur accepte de communiquer son identité et/ou ses données non identifiantes.
Cela implique que le dossier ait été conservé et que le donneur puisse être identifié par la commission d’accès aux origines, que ses coordonnées au moment de la demande puissent être retrouvées, qu’il soit toujours en vie, qu’il soit en capacité de consentir et enfin, qu’il accepte que les informations puissent être communiquées à la personne issue de son don.
Cela fait beaucoup de conditions et un certain nombre de demandes n’aboutiront sans doute pas.
- Pour les personnes conçues après le 1er septembre 2022, elles ne sauront qu’à leur majorité si elles pourront accéder à l’identité et aux données non identifiantes du donneur.
Compte tenu de la pénurie de gamètes, les stocks de gamètes existants vont continuer à être utilisés (sauf opposition du donneur).
Les enfants conçus par recours à tiers donneur à partir du 1er septembre 2022 le seront soit avec des gamètes provenant du stock ancien (c’est-à-dire de donneurs n’ayant pas préalablement consenti à la transmission de leur identité), soit avec des gamètes provenant de personnes ayant fait un don après le 1er septembre 2022 et qui doivent désormais, pour fournir leurs gamètes, accepter la communication de leur identité et des autres données.
Ni les enfants ainsi conçus ni leurs parents légaux ne sauront de quel stock proviennent les gamètes utilisés. Ils le découvriront lorsqu’à leur majorité, ils feront la demande pour connaître l’identité de leur donneur.
En conséquence, selon la provenance des gamètes utilisés, ils n’auront pas systématiquement accès aux informations prévues par la loi.
Par ailleurs, la levée de l’anonymat répondra sans doute à certaines questions et apaisera certaines souffrances, mais elle provoquera bien d’autres difficultés, souffrances et déceptions.
Rambouillet : deux chrétiens agressés à proximité d’une église
Deux natifs de Trappes ont été interpellés pour « violences volontaires en réunions et discrimination religieuse »
Deux des trois agresseurs présumés ont été interpellés pour "violences volontaires en réunions et discrimination religieuse" et placés en GAV. Il s'agit de 2 garçons de 14 et 17 ans, natifs de Trappes 2/3
— Amaury Bucco (@AmauryBucco) September 5, 2022
Un texte sur l’avortement à l’Assemblée fin novembre
C’est ce qu’a annoncé vendredi au Figaro la présidente du groupe Renaissance Aurore Bergé :
“Notre groupe portera deux textes forts tenus par un fil rouge : la liberté. Liberté des femmes et protection de leur droit d’accès à l’IVG, liberté du peuple Ukrainien auquel nous réaffirmons notre soutien face à l’agression russe”. “Ce ne sont pas des textes d’affichage politique”, prévenant qu’elle souhaitait aller “au bout avec détermination” de ces textes qui seront débattus “dès fin novembre”.
Confinement du culte : la CEDH rejette l’un des recours
Communiqué de l’ECLJ :
Le 1er septembre 2022, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a malheureusement rejeté la requête Magdić c. Croatie (n°17578/20). M. Magdić, catholique croate, avait attaqué son État pour violation de sa liberté de religion, du fait de l’interdiction du culte public pendant le confinement du printemps 2020.
La question de fond posée par ce recours était la suivante : l’interdiction du culte public était-elle proportionnée à l’objectif de protection de la santé publique ? L’ECLJ avait considéré que non, dans ses observations à la CEDH dans cette affaire ainsi que lors d’une conférence en Italie.
La requête déclarée irrecevable par la Cour
Cependant, la Cour n’a pas tranché cette affaire sur le fond. Elle a déclaré la requête irrecevable. M. Magdić se serait plaint in abstracto, sans indiquer concrètement comment il avait été concrètement affecté par l’interdiction du culte public. La CEDH a rappelé le principe selon lequel
« pour qu’un requérant puisse se prétendre victime, il faut qu’il produise des indices raisonnables et convaincants de la probabilité de réalisation d’une violation en ce qui le concerne personnellement ; de simples suspicions ou conjectures sont insuffisantes à cet égard » (§ 9).[1]
Plus précisément, la Cour reproche à M. Magdić de ne pas avoir
« précisé à quels rassemblements publics il ne pouvait pas assister en raison des mesures en question […] ni [avoir mentionné] où et quand il avait l’intention de voyager » (§ 10).[2]
M. Magdić aurait donc dû rappeler quelques évidences ; en tant que catholique, il voulait se rendre à la messe dominicale, tout simplement. N’ayant pas ces précisions, la CEDH a conclu que
« l’absence totale de ces éléments individuels ne permet pas à la Cour de procéder à une appréciation individuelle de la situation du requérant » (§ 11).[3]
Il est vrai que la requête de M. Magdić était brève et peu détaillée. La violation de ses droits lui paraissait tellement flagrante qu’il n’a pas pris la peine d’énumérer l’ensemble des déplacements qu’il aurait aimé effectuer pour rendre son culte à Dieu.
Une autre affaire plus solide, en attente de jugement
Cela dit, à l’occasion d’une autre requête pendante sur le même sujet, la CEDH ne pourra pas aussi facilement éviter de répondre sur le fond. La requête de cette deuxième affaire, Association d’obédience ecclésiastique orthodoxe c. Grèce (n°52104/20), est beaucoup plus complète. L’association orthodoxe a précisé exactement en quoi sa liberté de culte avait été violée : quels jours, quels rites, dans quels lieux, etc. La Cour ne pourra pas lui reprocher de se plaindre in abstracto.
L’ECLJ intervient également en tant qu’amicus curiae dans cette deuxième affaire. Nos observations montrent que la liberté de culte de cette association a été violée. Nous avons notamment rappelé qu’en matière de droits de l’homme, il est rare que des interdictions générales et absolues se justifient. En effet, un État adoptant une telle mesure doit pouvoir prouver qu’aucune mesure alternative moins contraignante n’était envisageable.
L’ECLJ a rappelé également que le culte public fait l’objet d’une double protection : celle de la liberté de réunion (article 11) et celle, encore plus importante, de la liberté de religion (article 9). Cela n’est pas le cas de la plupart des rassemblements profanes, qui bénéficient uniquement de la liberté de réunion.
Nous nous sommes appuyés le principe d’«autonomie des organisations religieuses», que la Grande chambre de la CEDH a mobilisé à plusieurs reprises, y compris récemment.
____
[1] Traduction de la Cour, par l’affaire Zambrano c. France (déc.), n°41994/21, 21 septembre 2021, § 42.
[2] Traduction libre depuis l’anglais.
[3] Traduction libre depuis l’anglais.
Rentrée des classes et des catéchismes en temps de crise
Dans le cadre du “Libre journal de Lumière de l’Espérance” du 4 septembre sur Radio Courtoisie, Rémi Fontaine recevait :
- Michel Valadier, nouveau directeur général de la Fondation pour l’école, cofondateur de l’Ecole Saint-Dominique du Pecq
- Denis Sureau, directeur des publications de la revue Transmettre et de la lettre d’information Chrétiens dans la Cité
Stade de France : le retour des supporters anglais ?
Au Stade de France, des dizaines de voyous ont forcé les portiques au concert de Booba :
Manifestement, les réunions de crise, les rapports et les recommandations qui ont suivi les graves incidents survenus au Stade de France lors de la finale de la Ligue des Champions n’ont pas suffi. Ce samedi soir 3 septembre, alors que le célèbre rappeur Booba rassemblait 80.000 fans pour un concert historique marquant l’apogée de sa carrière, plusieurs dizaines de personnes ont de nouveau réussi à forcer la sécurité aux abords du stade et assisté ensuite au concert sans être munis de billets, générant au passage une scène de panique parmi les personnes qui patientaient dans la queue. Plusieurs spectateurs, munis quant à eux d’un billet en règle, ont patienté ensuite trois quarts d’heure devant une entrée grillagée, avant de pouvoir enfin rejoindre leurs places alors que le concert avait déjà commencé.
Un spectateur témoigne :
«Ils ont compté jusqu’à trois, puis ils ont foncé. Il y avait un ou deux policiers et peut-être six agents, mais ils ont été pris de court et les individus étaient beaucoup trop nombreux. Dans la file, il y a eu un mouvement de panique, tout le monde s’est écarté, c’était très violent. Les gens étaient choqués, j’ai vu de nombreuses filles en pleurs ! Et la police n’a rien pu faire : derrière il y avait un agent à cheval mais sa monture a eu peur et s’est cabrée sur les pattes de derrière. Quand une quinzaine de policiers sont arrivés en renfort, c’était trop tard, les soixante personnes avaient déjà franchi les portiques et monté les escaliers menant aux tribunes.»
Les faits se sont déroulés dans une zone à l’intérieur de laquelle les spectateurs avaient fait l’objet d’un premier filtrage.
Des chances pour la France
Pierre Lellouche, le crack ce sont les Sénégalais, et le Cannabis c'es les Marocains. La boucle est bouclée… pic.twitter.com/x6hFeMHlUj
— L'oeil Medias (@LoeilMedias1) September 3, 2022
Selon le Parisien, le « modou » est le nom de ces dealers sénégalais qui sèment la mort dans Paris en vendant du crack, et empoisonne la vie des riverains. De la porte de la Chapelle à Stalingrad en passant par les Jardins d’Éole (XIXe), au gré des déplacements de toxicomanes imposés par les pouvoirs publics, les modous réapparaissent toujours au milieu de leurs clients. Le crack à Paris, c’est eux! Selon le journal, 200 transactions ont lieu quotidiennement dans le bidonville du square de la Porte-de-la-Villette, où se retrouvent aujourd’hui la majorité des consommateurs. D’ici quelques jours, le ministre de l’Intérieur va se rendre en Afrique de l’Ouest pour faciliter les expulsions. « Pour que cela fonctionne, il faut une vraie collaboration avec le pays d’origine », souligne une source judiciaire. Le souci, c’est que le dealer préfère revendiquer une nationalité gabonaise, ce qui rend son expulsion bien plus complexe.
Abdel Malek Ben Massaï, 15 ans, est décédé après avoir été gravement blessé par balle lundi dans le quartier Planoise de Besançon, sur fond de trafic de stupéfiants. « Besançon vient de vivre une nouvelle étape dramatique liée au trafic de stupéfiants qui gangrène les villes et tue nos jeunes », avait réagi sur Twitter lundi le maire écologiste de la cité, Anne Vignot.
L’exposition par les pasteurs d’une doctrine faible, qui engendre chez les fidèles une foi faible
De l’abbé Barthe sur Res Novae :
On peut dire qu’une rupture de fait d’avec l’Église romaine, sa foi et sa discipline fondamentale est consommée chez un certain nombre d’évêques, de prêtres, de fidèles allemands. Bien d’autres ruptures existent d’ailleurs, mais force est de constater qu’aucune n’est déclarée : les déviants, même sur des points de morale ou de doctrine essentiels, restent paisiblement au milieu du troupeau. Si ceux qui, d’une manière ou d’une autre, remettent en cause le Concile sont facilement qualifiés de schismatiques, et parfois traités en conséquence, les hétérodoxes les plus manifestes ne sont que très rarement, et avec combien de ménagements, sommés d’opter clairement entre l’acceptation ou le refus de la foi catholique, et ne sont par conséquent, dans la seconde hypothèse, jamais retranchés officiellement du Corps, pour le plus grand dommage des membres encore sains, et même pour le leur puisqu’ils ne sont pas invités à la repentance.
Vers un schisme allemand ? Non, vers une transaction
Les hérésies ou mépris de la discipline de l’Église qui se sont manifestés au cours du Chemin synodal, le Synodale Wegallemand sont considérables. Le 4 février dernier, un ensemble de résolutions ont été votées à 85% ou 86 % des voix selon les cas, dont les deux tiers des évêques. Elles ne préconisaient rien moins que l’ordination sacerdotale des femmes, l’ordination d’hommes mariés, l’autorisation aux prêtres en exercice de se marier, la révision de la morale sexuelle (notamment de la doctrine de l’Église sur la contraception et l’homosexualité, avec bénédiction possible des couples homosexuels), le partage du gouvernement de l’Église avec les laïcs.
Des voix se sont élevées, comme celle du cardinal Müller, et même du cardinal Kasper, sans parler des soixante-quatorze évêques, dont quatre cardinaux, qui ont adressé une lettre d’admonestation à leurs confrères allemands[1]. Mais aucune rétractation n’est intervenue de leur part. Qui désormais va dire à ces hommes d’Église, surtout aux pasteurs, qu’ils ont fait naufrage dans la foi ? Rome ? C’est, pour l’heure inimaginable. Les évêques allemands en désaccord avec leurs confrères ? C’est très improbable.
En réalité, cette crise, comme bien d’autres, sera réglée sur un mode de transaction, comme le sont les conflits idéologiques dans les démocraties. La contestation de la morale ne pose pas de problème particulier à l’appareil ecclésiastique : l’adultère public ou la vie « matrimoniale » homosexuelle n’empêchant aujourd’hui personne de recevoir la communion eucharistique, le discours officiel faisant en sorte de s’ajuster à la pratique sur le mode de la miséricorde et de l’accompagnement dans la ligne d’Amoris lætitia.
En revanche, l’ordination des femmes et des hommes mariés protestantiserait l’Église en laïcisant et donc en provoquant inévitablement un évanouissement et du pouvoir romain et des pouvoirs épiscopaux. Car l’institution ecclésiastique, qui semble n’être plus qu’un cadre administratif, très contraignant idéologiquement, est en réalité très fragile. Dans son entretien du 19 mai 2022, avec les directeurs des revues culturelles jésuites européennes, François a été très clair : « Au président de la Conférence épiscopale allemande, Mgr Bätzing, j’ai dit : “Il y a une très bonne Église évangélique en Allemagne. Nous n’avons pas besoin d’une deuxième !” »
Et pourtant, recevant à nouveau, le 24 juin, Mgr Georg Bätzing, François, l’a encouragé à « poursuivre sur le Chemin synodal » et à émettre « des recommandations pour un changement dans la façon dont l’Église agit ». Pas de prêtresses mais, dans la ligne du motu proprio Spiritus Domini, du 11 janvier 2021, des ministères laïcs d’acolyte et de lecteur seront conférés à des femmes, et sans doute bientôt un ministère de diacre femme, et pourquoi pas de présidente d’assemblées auxquelles participeraient aussi des prêtres institués pour consacrer, avec à coup sûr la possibilité donnée aux femmes d’assurer la prédication liturgique.
Et dans ce clair-obscur transactionnel, le Symposium sur le sacerdoce, organisé par le cardinal Ouellet, et qui s’était tenu au Vatican du 17 au 19 février 2022, a joué le rôle de soupape pour les milieux modérés, en faisant entendre des discours bien plus classiques, avec cependant des « ouvertures » de principe sur le sacerdoce baptismal et le rôle des femmes dans l’Église.
Les hérésies ordinaires
Beaucoup ont été surpris par l’intervention critique contre le Chemin synodal allemand du cardinal Kasper, réputé fort progressiste. En fait, si, comme le cardinal Schönborn, ou d’autres hauts prélats bergogliens, il a participé à ouvrir la brèche dans la morale qu’avaient défendue Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI, il ne veut pas d’une sécularisation ultime de l’institution. Dans un long entretien publié le 9 juin 2021 dans le bulletin du diocèse de Passau, le cardinal Kasper critique les excès plus « sociologiques » qu’« évangéliques » du Chemin synodal, et émet ce jugement sur l’œcuménisme que revendique le Chemin : « Beaucoup ne savent même plus ce qui est catholique et ce qui est protestant. Ils n’ont pas surmonté les différences, ils ne les connaissent même plus. Ainsi, nous évoluons dans un rêve brumeux diffus et un œcuménisme apparent. »
L’ancien Président du Conseil pour l’Unité des Chrétiens parle d’or, non seulement à propos de la conscience de l’identité catholique, mais aussi en général de la réception du Credo. On peut évoquer le cas de la foi – de l’absence de foi – au péché originel[2], d’autant plus symptomatique que la négation du péché originel est, au dire, entre autres, de Donoso Cortès, la marque de la civilisation des passions née de la Révolution.
Il est patent que la très grande majorité de la théologie contemporaine nie le caractère historique du péché originel, et se refuse à dire qu’a été commis par le père de l’humanité un péché de désobéissance, qui lui a fait perdre la grâce de Dieu et les dons qui l’accompagnaient, de sorte qu’il a transmis une nature humaine blessée à toute sa descendance.
Ce péché, qui aurait été « inventé » par saint Augustin, est nié frontalement par certains, le P. Gustave Martelet étant un bon représentant de cette négation : l’acte qui est décrit au chapitre troisième de la Genèse n’est pas le premier péché, au sens chronologique, mais « le péché actuel paraboliquement jeté au début de l’histoire »[3], l’effet cumulatif des péchés individuels des hommes constituant un héritage, un « monde », dans lequel on entre par la génération humaine. Le péché originel n’est ainsi nommé que « parce qu’il est antérieur à la liberté de chaque individu qui s’en trouve objectivement marqué, du fait qu’il entre dans un monde historiquement pécheur ».
Ou bien la négation est plus embarrassée, comme celle de Mgr André Léonard, ancien archevêque de Malines-Bruxelles : « Ce récit [celui du péché d’Adam dans la Genèse] est évidemment symbolique, non pas parce qu’il raconterait une illusion, mais parce que la réalité qu’il évoque et qui n’appartient pas au monde historique présent – puisqu’elle est justement à son origine – est exprimée dans les termes et selon les schèmes de notre expérience actuelle et donc de manière forcément inadéquate »[4]. Autrement dit, le péché originel serait hors de l’histoire et la précèderait. C’est ce qu’explique David Sendrez, qui enseigne à la Faculté Notre-Dame et à l’Institut supérieur des Sciences religieuses du Collège des Bernardins, qui propose ce qu’il appelle joliment une « lecture faible »de Genèse 3 et de Romains 5 (« par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes… ») : « Le péché originel originant est le premier péché, où premier s’entend de manière méta-historique. […] La donnée dogmatique affirmant que le péché d’Adam a changé celui-ci et ses descendants en un état pire, en leur corps et en leur âme, n’a pas besoin, pour être honorée, que l’on suppose deux états du monde historiquement et successivement réalisés, celui d’avant le péché et celui d’après »[5]. Ainsi, enseigne-t-on au Collège des Bernardins, le péché originel ouvre la série des péchés dans l’histoire, mais n’est pas lui-même situé dans l’histoire : il n’y a pas eu d’état d’avant la faute, sinon dans « le projet créateur ». Comprenne qui pourra. En tout cas, cela rejette le raté du péché dans l’action créatrice qui ne correspondrait pas au projet divin…
Et c’est aussi de la doctrine des fins dernières (elle a pratiquement disparu de la prédication) que la théologie actuelle prend ses distances, avec celle de la résurrection corporelle du Christ, de la virginité perpétuelle de Marie, etc.
* * *
Or, de nos jours, aucune interprétation novatrice divergente de l’interprétation traditionnelle ne fait encourir de risque d’exclusion. Sans dénonciation de ces interprétations déviantes du Credo, c’est l’objectivité de l’annonce du message qui se dissout dans la subjectivité de l’interprétation. Rien n’est plus clairement catholique, puisque tout est diffusément catholique. Comment pourrait-il en être autrement, lorsque des documents officiels comme le chapitre VIII de l’exhortation Amoris lætitia, ou des textes conciliaires comme Unitatis redintegratio sur l’œcuménisme,ont en eux-mêmes ce caractère brumeux et diffus qu’épingle le cardinal Kasper. Avant d’être dans sa réception par les catholiques, la brume est dans le message qui leur est délivré (« L’Église du Christ subsiste dans l’Église catholique », Lumen Gentium, n. 8). Ou, pour parler comme David Sendrez, dans la « lecture faible » du dogme, c’est-à-dire en réalité dans l’exposition par les pasteurs d’une doctrine faible, qui engendre chez les fidèles une foi faible. De cette faiblesse systémique, la Conférence des Évêques de France, entre autres, aura un jour à faire repentance
Et revoilà le Covid
Dans un texte publié vendredi, la Commission européenne propose des mesures concrètes concernant le COVID-19 en vue de l’hiver à venir.
La Commission demande instamment aux États membres de mettre en place les stratégies et les structures nécessaires, y compris pour la vaccination et la surveillance contre la COVID-19, afin de réagir rapidement et durablement aux futures épidémies. L’objectif principal des actions proposées par la Commission est d’accroître le recours aux vaccins, y compris les vaccins adaptés et nouveaux, et de veiller à ce que tous les citoyens soient bien protégés.
Stella Kyriakides, commissaire à la santé et à la sécurité alimentaire, a déclaré:
«La pandémie reste très présente pour nous. Nous devons agir maintenant, ensemble, de manière coordonnée et durable, afin d’éviter une nouvelle recrudescence de cas graves de COVID-19. Pour ce faire, il est essentiel que tous les États membres disposent de stratégies de vaccination solides afin de se préparer à l’automne et à l’hiver, y compris pour le déploiement des vaccins de rappel adaptés nouvellement autorisés. Les lacunes en matière de vaccination doivent être comblées en priorité. Il est également essentiel que des systèmes de surveillance résilients soient mis en place pour suivre l’évolution du virus, que des stratégies de réintroduction de mesures de santé publique efficaces soient opérationnelles, si nécessaire, et que les capacités des systèmes de soins de santé soient renforcées. Pour le dire clairement, nous devons être prêts à faire face à une nouvelle saison difficile.»
La Commission encourage notamment les États membres à:
- Améliorer la couverture vaccinale.
- Donner la priorité à l’administration d’une dose de rappel supplémentaire
- Combiner les campagnes de vaccination contre la COVID-19 et la grippe.
- Assurer une
propagandecommunication claire quant aux avantages de la vaccination.
Le 1er septembre, la Commission a autorisé les vaccins BioNTech Pfizer et Moderna adaptés au variant Omicron dans l’UE.
En quête d’esprit – Éducation : 2000 ans d’expérience chrétienne
Aymeric Pourbaix, avec Véronique Jacquier, reçoit :
- l’abbé Vincent de Mello
- Pauline Quillon, journaliste Famille chrétienne, auteur de Enquête sur la dysphorie de genre
- Ambroise Tournyol du Clos, professeur d’histoire
Terres de mission : L’Eglise catholique aux Etats-Unis à 2 mois des élections de mi-mandat
Eglise universelle : L’Eglise catholique aux Etats-Unis à 2 mois des mid-terms
Correspondante de L’Homme Nouveau, Armelle Signargout, nous expose la situation de l’Eglise catholique aux Etats-Unis alors qu’elle y représente 21% de la population. La remise en cause du “droit à l’avortement” par la Cour Suprême, l’application de Traditionis Custodes et les enjeux des prochaines élections de mi-mandat, en novembre, sont les principaux sujets abordés.
Eglise en France : Cent livres pour comprendre le monde
Charles-Henri d’Andigné, journaliste à Famille chrétienne, a rassemblé “Cent livres pour comprendre le monde”. Petite bibliothèque pour un catholique d’aujourd’hui, 100 auteurs et leurs ouvrages, permettant de donner des repères aux catholiques qui s’interrogent sur l’état et les origines de la situation du monde d’aujourd’hui.
Eglise en Marche : Les 30 ans de l’école Saint-Dominique du Pecq
L’école Saint-Dominique du Pecq fête, cet automne, les 30 années de sa fondation. Durant cette période, son fondateur, Michel Valadier, en a fait la plus importante école catholique indépendante de France avec, aujourd’hui, 850 élèves. Il nous présente les étapes de cette aventure ainsi que les enjeux de sa nouvelle mission au service de la jeunesse de France, comme directeur général, depuis le 1er septembre, de la Fondation Pour l’Ecole.
Chapitre 9 : Et demain, vers quoi les prévisions du GIEC nous emmènent-elles ?
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
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* LA SCIENCE A L’ENDROIT ! Conférence en ligne sur le climat. *
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Chapitre 1 : Le GIEC pour les nuls
Chapitre 2 : Le réchauffement climatique anthropique fait consensus à 97%. Vraiment ?
Chapitre 3 : Y a-t-il un complot pour faire taire les opposants au GIEC ?
Chapitre 4 : Le climat mondial se réchauffe t il ?
Chapitre 5 : CO2, accusé levez-vous !
Chapitre 6 : Contre toute logique scientifique pourquoi le CO2 est-il devenu l’ennemi public numéro 1 ?
Chapitre 7 : Nous notons depuis une vingtaine d’année une augmentation des phénomènes climatiques. Info ou intox ?
Chapitre 8 : Les prévisions du GIEC se vérifient-elles ?
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Chapitre 9 : Et demain, vers quoi les prévisions du GIEC nous emmènent-elles ?
« Nous pouvons être la première grande nation à sortir de la dépendance au gaz, au pétrole et au charbon. » Emmanuel MACRON, conférence de presse à Aubervilliers le 17 mars 2022, campagne présidentielle.
Le fait est que depuis le début de ce siècle, nombre de pays appliquent des politiques pilotées par des restrictions environnementales. Le tout se fondant d’une part sur les rapports du GIEC et d’autre part sur le rapport SRREN (Special Report on Renewable Energy sources and climate mitigation – Rapport spécial sur les sources d’énergie renouvelables et la lutte contre le changement climatique) qui date de 2011 et qui prétend que la transition énergétique doit passer par les énergies dites renouvelables, et que ces dernières peuvent couvrir à l’horizon 2050 80% des besoins de l’humanité !
Le principe de réalité nous rappelle qu’en 2022, ce chiffre (total énergies renouvelables) est d’environ 1.8% pour toute la planète. Nous sommes donc passées de 0.5% en 2011 à 1.8% en 2022, soit un peu plus de 1% en presque 10 ans. Et les Etats envisagent sérieusement de gagner 78% en 30 ans ? La possibilité d’un tel bond est d’autant plus grevée par le fait que selon la limite de Shockley-Queisser pour le photovoltaïque à base de silicium (capacité de conversion chimique en électron) et la loi de Betz pour les éoliennes (rendement maximum possible), les marges de progression dans ces domaines sont maintenant faibles. Il nous reste la possibilité de changer ces technologies, mais pour le moment les recherches ne donnent rien de tangible à moyen terme.
Soyons clair, passer comme le veut le « Green new deal » d’à peine 2% à 80% en 30 ans, se fera dans la douleur et engendrera des guerres.
Il n’est plus aujourd’hui un élément de notre vie courante qui ne soit pas impacté, pour arriver à ces objectifs délirants. Nos gouvernants ont décidé du sacrifice de nos sociétés, et du sacrifice des populations du tiers-monde, sur la base de rapports qui sont pourtant remis en cause par de très nombreuses instances scientifiques et économiques (cf. chapitre 2).
Même chez vous, dans le cadre de ce que l’on appelle en droit la propriété privée, vous êtes tenus de trier vos déchets, de changer tout votre équipement (électroménager, chauffage, voiture, isolation, …) pour des versions plus écologiques, et d’avoir d’une façon générale un comportement ecolo-vertueux. C’est pour le moment une incitation, mais soyez certains que si demain les écologistes ne sont pas stoppés dans leur folie et terminent la révolution silencieuse en cours, cette incitation deviendra une injonction sous peine d’amende et de prison.
Dans la même veine, vos propres enfants sont endoctrinés depuis l’école maternelle et incités à rappeler leurs aînés à l’ordre. Des heures de mathématiques et de français ont été supprimées, pour faire de la place à des cours d’écologie et de tri des déchets. Idem dans votre environnement professionnel, où les contraintes environnementales prennent de plus en plus de place, et coûtent de plus en plus cher. Le tout pour viser la « neutralité carbone », alors même qu’en 50 ans le taux de CO2 n’a jamais cessé d’augmenter. Et que de toutes les façons cette neutralité est un leurre.
Nous pouvons ajouter à cela que nous allons payer le prix fort. Non seulement le rendement énergétique des productions intermittentes (éolien, solaire) étant ce qu’il est, c’est à dire mauvais, impliquent un prix de revient élevé en bout de chaîne, mais en plus le prix de notre énergie augmente via les diverses taxes écologiques destinées à subventionner la « transition » pour maintenir artificiellement le système à flot. Concrètement, le chiffre d’affaires de l’éolien est de 3.5 milliards d’euros en 2020, et en face, l’Etat (en fait nous !) a versé pour 2.3 milliards de subventions, soit les deux tiers ! Subventions qui doivent bien être payées par quelqu’un et qui se retrouvent dans votre facture d‘électricité, de gaz, de fioul ou encore d’essence… Il est donc mathématique qu’au final le prix payé par le consommateur explose.
Le Manhattan Institute, avec la faculté de la McCormick School of Engineering and Applied Science de la Northwestern University, a publié un rapport (0) où l’on trouve un petit calcul intéressant : 1 million de dollars investis dans un parc photovoltaïque ou éolien généreront environ 50 millions de KWh sur 30 ans. La même somme investie dans une plateforme de forage de gaz, sur la même durée, générera 300 millions de KWh. Soit un rapport de 6 !
De 2007 à 2022, le prix de l’électricité a augmenté de 52 %, alors même que les tarifs ne cessaient de baisser depuis les années 1980. Et cette augmentation n’est pas terminée. Les entreprises paient aussi leur électricité, et donc les augmentations se retrouvent directement le prix des produits… Pour la seule année 2022, en France, l’Etat a dû compenser les hausses du tarif de l’énergie, via les « chèques énergie » ou les « boucliers » visant à plafonner les augmentations, pour un total d’environ 20 Md €. Ce chiffre représente plus de la moitié de notre budget défense ! Cet argent, que la France n’a pas, devra être soit empruntée sur les marchés (dette), soit récupérée via les impôts. Dans tous les cas, cette augmentation tarifaire sera bien payée par nous les « contribuables ». Et certains de nous expliquer que toutes ces augmentations sont le seul fait de l’inflation !
Non ! Nous payons là, de façon directe et indirecte, une mainmise des écologistes sur nos politiques, une lâcheté du législateur qui privilégie des intérêts poussés par des organismes supra-étatique, et enfin un manque de vision sur le long terme de ceux à qui nous donnons mandat.
Ajoutons à cela qu’un Etat comme la France, qui s’avère être un des plus vertueux, selon les normes du GIEC, qui avec son parc historique nucléaire pèse pour quantité négligeable dans les rejets de GES, est un de ceux à imposer des lois environnementales les plus draconiennes. Non seulement sur les ordres de l’ONU, l’UE nous impose des textes de plus en plus contraignants en la matière, mais en plus, lorsque ces textes sont traduits dans le droit français, le législateur en profite pour en durcir les conditions et montrer à tous que nous sommes de bons élèves. Quand les Allemands, eux, relancent en masse leur centrales à charbons pour maintenir leur niveau énergétique.
Taxes massives pour subventionner le renouvelable, mise en œuvre de technologies intermittentes et chères, contraintes législatives environnementales de plus en plus fortes, conditionnement des plus jeunes sur ces sujets…
Toute cette folie ambiante se traduit par des comportements totalement irréalistes.
En 2007, Al Gore reçoit conjointement avec le GIEC le prix Nobel de la paix. Dans son discours, ce dernier enchaîne les contre-vérités alarmistes, et annonce que sous 7 ans, selon les études qui ne peuvent et ne doivent être remises en cause, il n’y aura plus de banquise en Arctique durant la période estivale. Discours qui sera reçu par une « standing ovation » de la part du public constitué pour une bonne partie de membres éminents du GIEC. Bien entendu, les faits lui démontrèrent le contraire (comme la majorité des prévisions du GIEC -cf. chapitre 8-).
Contre tout bon sens, convaincu que la banquise avait bien disparu, puisque le GIEC l’avait prédit, mais que l’information était cachée aux populations, un groupe d’écologistes, a, en août 2019, affrété un bateau, le Malmo, et annoncé qu’il allait traverser le pôle nord sans difficulté, prouvant ainsi à tous la catastrophe environnementale qui se jouait. On allait voir ce qu’on allait voir, le monde allait se réveiller face à la réalité ! L’expédition fit long feu ! Arrivée aux îles Svalbard, soit à encore presque 1 500 km du pôle, le Malmo se trouve bloqué par la banquise, enfermé par les glaces. Pris au piège… Ne pouvant s’en dégager, nos écolos se voient contraints, non sans honte, de lancer un appel de détresse (1). Des hélicoptères canadiens vinrent à leur secours. Pour l’anecdote, leur bateau, ainsi que les hélicoptères, étaient équipés de moteurs thermiques à énergie fossile…
Et pourtant, si ces écologistes avaient eu ne serait-ce qu’un début de démarche scientifique, ils auraient préparé leur aventure en se renseignant auprès de laboratoires qui suivent l’évolution de la banquise (comme l’Institut Météorologique Danois, ou le Centre de données sur la neige et la glace arctique de l’Université du Colorado). Ils auraient ainsi su que, si la surface de la banquise arctique s’est bien réduite dans le courant des années 1990, elle s’est stabilisée depuis. Et qu’en été 2019, quand nos aventuriers sauveurs de l’Humanité prennent la mer pour traverser la banquise qui pour eux n’existe plus, cette dernière a croît de plus d’un million de km carrés par rapport à sa surface de 2012… (1.1)
Ah, au sujet de cette aventure emblématique de ce que nous vivons, faites l’expérience d’essayer de trouver un article dans un média mainstream… Vous aurez de grandes difficultés, aucun ou presque n’a relayé l’information, qui, sans doute, n’allait pas dans le sens de « la cause » (cf. chapitre 1 et le Climategate pour ce terme).
Vous pensez qu’il s’agit là d’un cas isolé ? Eh bien non. Par exemple, déjà en 2013 (2), un groupe de climatologues accompagné par la BBC et des députés verts, avaient eu la même idée. Traverser cette fois ci l’Antarctique, persuadé de n’avoir rien à craindre de la banquise, pour démontrer les effets du réchauffement. Même cause, même effet : leur bateau, l’Akademik Shokalskiy, s’est retrouvé prisonnier des glaces. Glaces qui pourtant, d’après les modèles du GIEC, n’auraient pas dû être aussi nombreuses…
Il fut un temps, plus raisonnable, où les explorateurs soit ne s’aventuraient pas sous ces latitudes, soit prévoyaient de rester prisonnier des glaces durant quelques mois, et s’organisaient en conséquence. Mais, de nos jours, on se demande parfois où se trouvent le bon sens et la science…
Ces simples exemples nous montrent que nombre d’activistes sont totalement déconnectés de la réalité, et persuadés contre les évidences d’avoir raison (même leur mésaventure ne les fait pas changer d’avis, nous sommes ici dans une nouvelle religion au mauvais sens du terme). Chez eux, l’irrationnel règne en maître, ils font confiance uniquement à leur idéologie, même quand cette dernière est contraire aux faits. Et l’on retrouve ce type de personnage (des écologistes extrémistes sans aucune formation scientifique) à la tête d’organisation internationale très puissante.
Factuellement, notre vie est aujourd’hui impactée, non pas par le réchauffement climatique, (+1°C en moyenne depuis 1850), mais bien par des lois liberticides, les nombreuses taxes, et la mise en œuvre de production d’énergie intermittente, tout cela pour contrer un potentiel réchauffement. Nous ne faisons pas face à un problème manifeste, nous essayons de contrôler les forces de l’univers ! Quand je dis « nous », je parle bien entendu des gouvernements de différents pays et surtout des organismes supranationaux noyautés par les écolo-communistes.
Ces gens ont « simplement » oublié que les puissances en jeu, celles qui régissent notre climat et plus généralement le climat des autres planètes, sont phénoménales, bien au-delà de notre capacité à les modifier. L’ensemble de l’arsenal nucléaire militaire mondial représente une goutte d’eau énergétique face aux forces dont nous parlons. Tout cela n’est qu’une vaste plaisanterie.
Comme vu au cours de cette conférence, le GIEC est, selon l’expression du Général de Gaulle, un « machin » ! Une création Onusienne, servant à l’origine des intérêts particuliers étatiques, et qui au fur et à mesure des années, tel un mauvais génie, a échappé partiellement à ses créateurs, pour servir les intérêts de l’international écologiste (et toutes ses branches). Cependant, dans tout mythe il y a un fond de vérité, et ici, le GIEC s’appuie bien sur une réalité, celle de la variabilité climatique, mais en lui donnant une dimension catastrophique, et une origine humaine. Oubliant là encore, que cette variabilité a toujours existé. La difficulté étant alors de trier le faux du vrai, le mythe de la science. L’Humanité est depuis son origine en permanence confrontée à divers risques climatiques. Nos ancêtres ont connu d’importantes variations, des âges glaciaires et des Optimum thermiques. Il en est ainsi, le climat est chaotique, instable, non réglé, et impossible à prédire comme, contre toute attente, l’écrit le GIEC lui-même dans ses rapports (cf. chapitre 8).
Il n’y a pas de dérèglement climatique puisqu’il n’y a pas de réglage du climat !
Ces variations nous sont parfois favorables, comme la forte expansion économique, culturelle et religieuse, qu’a connue l’Europe du XIe au XIVe siècle. Et parfois, non. Certains états climatiques ayant participé à la chute de civilisations, et répandu la misère parmi les communautés humaines.
Indépendamment du discours catastrophique ambiant, à quoi pouvons-nous faire face dans les décennies à venir, quelles sont les options scientifiquement valables ? Trois pistes se détachent :
Soit l’Optimum thermique qui s’annonce est hors norme, plus chaud que le Romain et le médiéval.
Soit nous sommes au début d’un Optimum thermique « standard » comme connu par le passé par nos ancêtres, avec une variation modérée de +2°C à +4°C environ durant un cycle de quelques centaines d’années.
Soit enfin, le début de variation positive (+1° C depuis 1850) enregistrée stagne ou augmente légèrement, puis régresse vers 2050 (cycle solaire en baisse). Et nous retrouvons le climat du XXe siècle. Avant, de toutes les façons un Optimum thermique ou une ère glaciaire qui arrivera tôt au tard.
Quoi qu’il en soit, et surtout concernant les deux premières hypothèses, nos gesticulations (éolien, voiture électrique, photovoltaïque, isolation des bâtiments, etc.) n’y changeront absolument rien.
L’ensemble des programmes politiques visant à atteindre la neutralité carbone (alors même que le carbone n’a qu’un rôle tout à fait mineur dans l’augmentation de +1°C depuis 1850 actuellement mesurée -cf chapitre 5-), est complètement déconnecté de la réalité des chiffres.
Prenons un exemple tout à fait emblématique : l’atmosphère contient 3 200 milliards de tonnes de CO2 (vous noterez que ce chiffre ne vous est jamais communiqué sous sa forme massique, mais en ppm -partie par million-, ou en pour cent, car il est ainsi plus difficile d’effectuer une comparaison mentale). En face de ce chiffre, nous trouvons l’ensemble des véhicules en circulation de l’UE, qui rejette 0.3 milliard de tonnes par an de ce même gaz. Admettons que demain, à horizon 2050, l’UE impose une diminution du parc thermique (voiture, camion, moto, bus) de 50%, ce qui est très peu probable, car financièrement les populations ne suivront pas, et techniquement les infrastructures non plus. Mais supposons. Cela impliquerait que cet énorme effort, qui se fera dans la douleur, pèsera pour 0.0045 % de la masse de CO2 dans l’atmosphère CO2, une valeur si faible qu’elle ne serait probablement pas mesurée par les capteurs actuels. Des centaines de milliards d’Euros dépensés, et donc retirés à des tâches plus nécessaires, pour un gain insignifiant.
Ce qui est certain c’est que l’ONU force les pays à « cramer » (je ne vois pas d’autres termes) des milliards de dollars pour contrôler le climat, ce qui revient à essayer de courir plus vite qu’une balle. Le terme employé en anglais et que nous retrouvons régulièrement dans les rapports est : « fighting climat change ». Les climato-alarmistes parlent de « combattre » le changement climatique.
Au lieu de cela, puisqu’il existe une probabilité que nous entrions dans une phase d’Optimum thermique, sans que ce dernier n’ait un caractère catastrophique, nous devrions nous adapter. Nos gouvernements devraient avoir la sagesse d’investir dans des solutions destinées, non pas à combattre les éléments, mais bien à faire en sorte de vivre le mieux possible dans un environnement qui, potentiellement, change. Comme, climatiser tous les logements et les transports en commun, favoriser la décentralisation (pour vider les villes), adapter les villes à la voiture de façon à fluidifier les déplacements, adapter les Ephad, les hôpitaux, les crèches, adapter les productions céréalières, repenser les circuits d’importations de matières, recouvrer coûte que coûts notre souveraineté dans tous les domaines, faire le nécessaire pour augmenter les productions énergétiques nécessaires aux appareils visant l’adaptation, etc.
Notre civilisation technologique, bien qu’encore balbutiante, permet aujourd’hui de mieux s’adapter aux variations climatiques. Le système de climatisation via la compression et la détente d’un gaz, où les systèmes de contrôles informatiques d’irrigation des terres, en sont des exemples.
Quelle que soit l’hypothèse qui se révélera comme la bonne, ce qui nous est actuellement « vendu » par le GIEC, ce n’est pas l’arrivée d’une variation climatique, mais c’est l’effondrement de nos civilisations sous 2 à 3 générations. Effondrement dû à la montée des eaux, à la chute de production agricole, aux famines, au manque d’eau douce, aux massives migrations de populations, à l’absence de résistance physiologique face à une augmentation sensible de la température, aux catastrophes naturelles qui dévasteront régulièrement l’humanité, aux pandémies, et autres réjouissances supposées.
Et face à cette fin du monde supposée, l’ONU oppose la « neutralité carbone ». Cette instance, contre tout le savoir dont nous disposons aujourd’hui fait peser tous les efforts vers des solutions visant à modifier notre atmosphère. Faisant fi au passage du Soleil, que nous ne maîtrisons pas, du champ électromagnétique terrestre, que nous ne maîtrisons pas, des cycles de Milancovitch (rapport Terre/Soleil), que nous ne maîtrisons pas, du rejet naturel des GES, que nous ne maîtrisons pas, de phénomène naturel comme El Niño, que nous ne maîtrisons pas !
Il a été ainsi décidé lors de la COP de Copenhague, de mobiliser annuellement 100 milliards de dollars pour, je cite : « lutter contre le changement climatique. » (1) Même si nous savons que l’objectif en question ne sera jamais tenu, il est bien question ici de « lutter » et non de s’adapter (si cela était nécessaire). Nos élites s’engagent dans un bras de fer avec « dame nature » qui est pourtant des millions de fois plus puissantes que nous le sommes. C’est totalement irrationnel, mais cela répond à une émotion! De l’argent jeté par les fenêtres ! Et des ressources intellectuelles dépensées en pure perte.
En ce mois d’août 2022, différents médias, parmi ceux autorisés à émettre une opinion, ont publié des articles / reportages, sur la fin des diverses civilisations. Arrivant à la cause climatique comme chute de ces empires.
Le journal Les Echos a publié une série de 5 articles évoquant la chute de Rome, la fin de l’empire Maya, l’origine de la Révolution française, la chute des Mings et enfin, l’effondrement de la civilisation Kmers au XVème. Dans la même voie, ARTE TV, a diffusé une série de 3 reportages sur la fin de différentes civilisations (L’aube des temps, Rome et Athènes, La chute de Rome), avec pour origine une variation climatique majeure.
Ces différentes présentations médiatiques appellent deux remarques :
Tout d’abord, ces civilisations n’émettaient pas de GES. Nos amis des Echos et d’ARTE, reconnaissent donc implicitement que les variations climatiques majeures peuvent être indépendantes de ces gaz.
Ensuite, ce qui a participé à la chute de ces civilisations n’a pas pour cause une variation climatique en tant que telle, mais bien leur incapacité à s’adapter ! Leur incapacité technique, bien entendu, mais aussi leur incapacité politique.
Et nous prenons le même chemin, en pire…
Les plans en cours et les milliards de dollars dépensés visent à contraindre la nature à nous obéir, à influencer le climat ! L’Humanité trop orgueilleuse depuis qu’elle se prend pour Dieu, ne supporte plus que les éléments ne lui obéissent pas !
Soit, nous faisons face à un Optimum thermique quel que soit son intensité, et nous aurons dépensé des sommes folles, et serons partis dans tous les sens, pour rien, pire, nous ne nous serons pas préparés à accepter et gérer la situation. Soit, il ne se passe rien de problématique d’ici la fin du siècle, et nous léguerons à nos petits-enfants une situation économique et des choix technologiques tels qu’il faudra plusieurs générations pour les amortir et en changer.
Dans tous les cas, ce vers quoi nous emmènent le GIEC et les écolo-communistes (cf. chapitre 6) ce sont des conflits à répétition. Y compris des conflits armés.
L’idéologie écologiste étant profondément malthusienne, le fait que leurs positions entraînent des guerres n’est moralement que très relatif. Car les guerres participent à la diminution de la population mondiale, et donc, par voie de conséquence à éliminer de Gaïa une partie du cancer que sont les humains. Bien entendu, les choses ne sont jamais dites ou présentées ainsi ! Mais, lorsque vous imposez des politiques qui vont contraindre certaines ressources comme le Nickel, le Cobalt, ou le Silicium, vous engendrez inévitablement des tensions autour desdites ressources. Tensions qui, comme l’Histoire nous l’enseigne, se transforment en guerre.
Voyons cela.
A/ Les politiques favorisants ce que l’on appelle la « transition énergétique », emmènent la quasi-totalité des pays occidentaux et développés vers des technologies dont les ressources nécessaires proviennent de quelques zones géographiques. Zones géographiques situées principalement en Chine, en Russie, dans quelques pays d’Afrique et dans quelques zones de l’Amérique du Sud pour le Lithium et le Graphite. Sachant que très majoritairement « l’or noir » de demain se trouve en Chine et en Russie. De plus, la capacité de raffinage desdites matières fait totalement défaut en Europe, qui a fait le choix hautement stratégique de sous-traiter. Usines de raffinage qui là encore se trouvent majoritairement en Chine…
Dit plus simplement, la transition énergétique telle qu’imposée actuellement, c’est-à-dire selon un calendrier très court, revient à donner les clés de notre souveraineté énergétique, et donc de notre avenir, à la Chine et dans une moindre mesure à la Russie.
Afin d’éviter d’avoir ainsi les pieds et mains liés, M. Macron avait en 2019 fait une grande communication sur la création prochaine d’un consortium européen, visant la place de leader dans la production de batteries. Bien entendu, comme toujours avec nos politiques, ce projet est resté à l’état de communication, servant uniquement des intérêts électoraux. De toutes les façons, il est certain que si ce projet n’est pas initié uniquement au niveau français, il ne verra jamais le jour. Jusqu’à preuve du contraire, l’UE n’a engendré aucun grand projet industriel commun, elle s’est uniquement contentée de détourner et de mutualiser, des grandes entreprises françaises (Airbus, Arianne, …) et quelques Allemandes.
A y regarder de plus près, nous constatons que la « transition énergétique » visant à se passer du trio pétrole, gaz, charbon, et qui nous est vendue comme la solution à tous nos problèmes, ne fait que déplacer les besoins en matière première. Nous passons des fossiles, aux minerais et terres rares, qui sont par ailleurs tout autant finis… Nous passons d’un mode de domination à un autre. Nos dirigeants ne font que déplacer le rapport de force. Et il y aura des guerres pour la maîtrise de ces gisements, d’autant plus que la situation géopolitique ne va pas se retourner en quelques siècles, non, l’ONU nous emmène vers un changement sous quelques décennies. Et il y a à la clé d’énormes intérêts financiers.
Des enfants au Congo meurent dans des mines de Cobalt pour que les occidentaux bobos parisiens ou berlinois, puissent rouler en vélo électrique. Des populations entières sont sous domination de groupes armés parce que leurs villages se trouvent sur des territoires où les minerais abondent, et que les Occidentaux veulent leur voiture électrique pour le bien de la planète. Comprenez que jadis, l’exploitation d’un puits de pétrole et de gaz demandait un savoir-faire conséquent qui n’était pas à la portée de n’importe qui. Mais demain, l’exploitation d’une mine, elle, peut se faire de façon artisanale, et facilement mise en œuvre par quelques seigneurs de guerre locaux.
Celui qui maîtrise la production et/ou la distribution de l’énergie maîtrise le monde.
En son temps, l’hégémonie américaine n’était due qu’à cela ! Qu’un pays, comme l’Irak tente d’annexer le Koweït pour en gérer l’énergie en son nom propre, de produire et distribuer du pétrole et du gaz sans un contrôle US, et il avait le droit à une guerre en bonne et due forme (au nom de la liberté et de la démocratie, bien entendu). Qu’un pays, comme la Libye, tente de réaliser des transactions énergétiques sur une base monétaire autre que le dollar, et là aussi, il se retrouvait avec le flingue de l’Oncle Sam et de ses alliés, via l’ONU, sur la tempe, toujours au nom de la démocratie.
L’ONU, nos gouvernants et les écologistes sont en train, main dans la main, de nous emmener droit vers une structure géopolitique mondiale dont la redistribution brutale déstabilisera de nombreux pays.
B/ La transition imposé par l’ONU à tous les pays du monde, vise à diminuer de façon drastique l’émission de dioxyde de carbone en interdisant l’utilisation des énergies fossiles.
Or, les ressources fossiles permettent une progression sociétale à moindre coût, car elles sont associées à des technologies à haut rendement énergétique, simples, faciles à maintenir, fiables sur plusieurs décennies, et donc au bout du compte très rentable. Un moteur thermique sera toujours plus efficace et opérationnel dans le temps, face à un générateur électrique et ses batteries. C’est physique.
Le problème qui se pose ici est que pour tous les pays en développement, soit environ 85% de la population mondiale (chiffre FMI), l’accès aux énergies fossiles est la garantie d’un accès à une vie meilleure. Dit autrement, ce qu’est en train de faire l’ONU est d’empêcher sciemment la très grande majorité de l’Humanité de sortir de la pauvreté.
Le Financial Times, dans un article du 3 novembre 2021 écrit sur le sujet : « Alors que de nombreux Etats occidentaux se fixent 2050 comme délai, le gouvernement indien souligne à juste titre que ces pays se sont servis des énergies fossiles pendant des décennies, pour ne pas dire des siècles, afin d’élever leur niveau de vie. C’est une évolution dont des millions de ruraux pauvres en Inde commencent à peine à bénéficier. » Cet article fait échos aux positions de Narenda Modi, Premier ministre de l’Inde, qui régulièrement fait part de son inquiétude quant au fait que son pays puisse être interdit de l’usage des énergies fossiles à court terme. Ce qui serait une condamnation à mort.
Le 29 août 2022, lors d’une conférence donnée en Norvège, Elon Musk, génie de la technologie et première fortune mondiale, a rappelé la nécessité de continuer à utiliser les hydrocarbures. Rappelant qu’un arrêt brutal engendrerait une chute de la civilisation, et rappelant son rôle comme énergie bon marché pour les populations les plus pauvres.
Dans leur délire, l’ONU et le GIEC, proposent à tous ces pays, à 85% de la population mondiale, de se tourner vers les énergies « renouvelables ». Ce qui est totalement irréaliste. D’une part ces technologies sont très chères à mettre en œuvre, même les très riches (grâce au pétrole) pays occidentaux, peinent à s’équiper et doivent dépenser des milliards en subvention. D’autre part, leur capacité faible et intermittente implique un usage en parallèle d’énergie fossile. Les pays en voie de développement ne sortiront pas de leur condition avec des énergies intermittentes, du moins pas à court terme.
Enfin, si les 4 milliards de personnes les plus pauvres atteignaient un jour l’équivalent de 15% du niveau de vie d’un américain, les besoins en matières premières et énergétiques viendraient inévitablement à faire défaut pour les pays les plus riches, avec en tête les USA. Dison que l’ONU verrait d’un bon œil que cela n’arrive pas…
Comment pensez-vous que vont réagir les 6 milliards de personnes qui vont voir leur niveau de vie, déjà bas, régresser ? Un dicton populaire dit : « Ventre qui a faim n’a pas d’oreille ». Et c’est ce qui va se passer, ces populations n’entendront pas les appels à la raison de l’ONU. Un jour, et cela interviendra sans que nous l’ayons anticipé, acculés, ils prendront les armes.
C/ Continuons avec cette transition énergétique à marche forcée.
La critique ne porte pas sur le mode énergétique choisi. Que vous rouliez en voiture à essence, à l’électricité, ou à toute autre ressource, peu importe (dans la mesure où vous pouvez prétendre aux mêmes performances). Ce qui compte ici c’est de se déplacer d’un point A à un point B. Idem pour le chauffage, ou l’alimentation de machines industrielles. La source d’énergie importe peu en soi.
Les technologies actuellement utilisables, dites renouvelables, relèvent de trois grandes catégories : l’éolien, le solaire, et l’hydraulique. L’hydrogène est pour le moment trop loin de pouvoir faire la course pour des raisons financières et de sécurité, et la méthanisation ne représente rien. Je rappelle que ces trois technologies sont à la portée financière et technique (ingénieur) des pays industrialisés, et pas des pays du tiers monde.
L’éolien et l’hydraulique, utilisent des turbines pour générer de l’électricité, comme les centrales nucléaires, ou à charbon, gaz, pétrole. Seul le solaire implique un changement notable, avec une production par réaction chimique. Un des problèmes, parmi d’autres, c’est que pour le moment (et pas avant longtemps…), ces technologies ont, sans même parler de leur intermittence, un mauvais rendement (comparé par exemple au nucléaire ou au pétrole) engendrant un prix de production très élevé et la nécessité d’important volume de déploiement (nombre et surface au sol).
Le rendement du photovoltaïque est aujourd’hui en moyenne de 11% (puissance reçue / puissance restituée) pour du matériel neuf, correctement installé et suffisamment ensoleillé. Et la production effective, est en moyenne mondiale de 15%. Cela signifie, qu’un panneau fournit 15% du temps de l’électricité, le 85% restants étant dus à des conditions d’ensellement insuffisantes (nuit, nébulosité, orientation, maintenance). Ce type d’installation est aussi très sensibles aux intempéries, un orage de grêle peut rayer de la carte votre centrale solaire.
Pour produire autant d’électricité qu’une centrale nucléaire moyenne française, il faut environ 32 millions de panneaux photovoltaïques (taille normée), pour une surface de 55 km2 (8). Il y a actuellement en France en tout, 450 000 panneaux solaires installés, nous sommes très loin d’un potentiel 32 millions ! Sans parler du fait que comme nous ne fabriquons pas ce type de panneau et que nous ne disposons pas des ressources en matière première, en obtenir de grande quantité sera compliqué et très cher.
Idem avec l’éolien. Une éolienne fonctionne s’il y a un minimum de 4 m/s de vent, soit 15 km/h, et s’arrête pour des raisons de sécurité quand le vent atteint les 70 – 80 km/h (cela dépend des modèles). Lors d’une conférence sur la transition énergétique donnée en mai 2018, le délégué régional d’EDF en Nouvelle-Aquitaine, a indiqué que pour remplacer une centrale comme celle de Blayais (8), il fallait un minimum de 7 000 éoliennes de grande capacité. En 2022, la France compte sur tout son territoire un total de 8 000 éoliennes. Et, cerise sur le gâteau, les éoliennes ont un taux de production effectif de 27% en moyenne mondiale ! En France, en 2020 le parc d’éoliennes pèse pour une production potentielle de 153 TW (17,5 GW installés x 8 760 heures annuelles), et nous avons eu une production effective de 39,7 TWh, soit un ratio de 26 %. Dit autrement, 74% du temps, une éolienne ne fournit pas.
Concernant les éoliennes je ne saurais que trop vous conseiller de visionner le reportage suivant : https://www.youtube.com/watch?v=Vf9EbpzDvoY&list=PLknyRX5hSCi2tz1fKOVr0xg5vpsWJ8jxG&index=6
Résultat de ces choix, les coûts énergétiques explosent, et non seulement les foyers commencent à faire face à des factures difficilement payables (pour le moment l’effet est amorti par l’Etat qui pourtant est sur-endetté), mais en plus, tous les produits manufacturés ou alimentaires utilisant pour leur fabrication de l’énergie, augmentent également.
Le média France 24, publie le 26 août 2022 un article intitulé : « Flambée du prix de l’électricité en France : Les prix sont complètement démentiels ». Nous y apprenons que le prix de l’électricité sur les marchés est passé de 85 € le MWh en 2021, à 1 000 € en cette fin août 2022, soit une augmentation de presque 1 200% ! Et, ce média subventionné, mais il n’est pas le seul, de donner pour cause l’arrêt de centrales nucléaires pour entretien, et la guerre en Ukraine ! La propagande est ici grossière, mais cela semble passer auprès de la population. Non seulement par le passé les centrales sont régulièrement à l’arrêt pour entretien sans que le tarif de l’électricité ait augmenté de 1 200%, et d’autre part, la guerre en Ukraine n’impacte que modérément la France qui ne dépend pas de ce pays pour sa production électrique (7% de notre électricité était en 2021 d’origine fossile). Ajoutons que les pays subissant cette explosion de tarif, sont tous des pays qui sont très investis dans la transition écologique…
Cette explosion des tarifs est bien la résultante de 30 ans de choix politiques catastrophiques en matière énergétique. D’une part les taxes pour la transition énergétique, pèsent pour maintenant presque 30% de votre facture électrique. Et surtout, nous avons remplacé des centrales de production amorties, à haut rendement, et donc avec un coût en sortie bas (la France avait le prix de l’électricité le plus bas d’Europe), par des centres de production à faible rendement, coût élevé de production, technologie hyper dépendante de l’étranger, et intermittentes, impliquant un coût de production élevé ce qui « en bout de chaîne » donnent les tarifs auxquels nous sommes soumis. Et si les plans du « green new deal » continuent à être appliqués, nos factures continueront à augmenter. Sachant que cette explosion des coûts énergétiques fait partie du plan « Green new deal », visant à nous forcer à une décroissance (la fin de l’abondance comme l’a rappelé M. Macron fin août 2022, après avoir vendu le « quoi qu’il en coûte » quelques mois plus tôt).
En 2018, Macron annonce la fermeture de 14 centrales nucléaires à l’échéance 2035 (10). Fessenheim est fermé en 2020, gage donné aux partis écologistes, mais depuis, rien. Rien, car ce gouvernement a été rattrapé par ce que l’on appelle le « principe de réalité » ! Si en l’état nous devions remplacer ces 14 centrales, il nous faudrait installer soit, presque 100 000 éoliennes ! (nous en avons installé 8 000 en 15 ans). Ou soit, presque 450 000 000 (oui 450 millions) de panneaux photovoltaïques ! Je vous laisse juge des volumes et de leurs implications…
Cette emblématique fermeture de la centrale de Fessenheim, qui selon un rapport officiel de ASN (Autorité de Sécurité Nucléaire) était parfaitement opérationnelle, a donné lieu à une tribune publiée dans Le Monde (10.1), signée par diverses personnalités, dont des députés et surtout 6 ministres en poste : « La fermeture de la centrale de Fessenheim marque une étape historique ». Tribune où ces gens de nous expliquer que le bon chemin est celui de la fin du nucléaire et que les énergies renouvelables couvriront sans difficulté nos besoins. Résultat, le 2 août 2022 la France annonce devoir redémarrer la centrale à charbon de Saint-Avold pour la production d’électricité, en vue de pallier la fermeture de Fessenheim… Curieusement, nous n’avons pas entendu les personnalités qui avaient signé la tribune à peine deux ans plus tôt…
Tout cela à un coût, supporté par les contribuables que nous sommes.
Scrutez donc votre facture électrique, vous y trouverez diverses taxes destinées à financer les énergies intermittentes. A ce jour, le KWh est vendu aux particuliers sur une base de 0.18 €, dont 45% sont des taxes : notamment la CSPE ou la contribution au service public de l’électricité, finance le développement des énergies renouvelables. Sachez que cette CSPE, a été augmentée de 650% (oui vous avez bien lu) entre 2003 et 2022.
Bref, nous payons, vous payez, doublement le choix des énergies intermittentes, directement car leur coût de production est élevé, et indirectement par des taxes pour subventionner lesdites énergies qui ne sont pas rentables (et qui enrichissent essentiellement des entreprises étrangères). Avant, notre électricité été bon marché et maîtrisée, aujourd’hui, sous la contrainte des écologistes et du GIEC, notre électricité est très chère (ce n’est que le début), et si nous continuons nous connaîtrons des coupures, comme les pays du tiers-monde.
En octobre 2018, la France a vu émerger un mouvement populaire de révolte appelé les « Gilets jaunes », dont l’origine était l’augmentation du prix de l’essence, et d’une façon plus générale l’étranglement financier des foyers les plus pauvres. Le 8 décembre, face aux émeutes le GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) envisage un scénario d’exfiltration du président, et met pour cela en alerte un hélicoptère à l’Elysée. Cette évacuation n’aura finalement pas lieu, mais cela fut une première depuis plus de 50 ans et les émeutes de mai 1968.
Nous pouvons également évoquer le Sri Lanka, qui vient de renverser son gouvernement par une guerre civile. Ce pays connait depuis le début d’année une pénurie de matière première comme le pétrole, une pénurie de denrées alimentaires, et une explosion du coût de la vie. Tout cela étant dû au choix du président Sri Lankais, de mettre en œuvre un maximum de recommandations écologiques demandées par l’ONU. Par exemple, le gouvernement Sri-Lankais à totalement interdit l’usage de produit phytosanitaire pour les cultures. En une saison les rendements se sont écroulés entraînant une famine. Parlons aussi de l’Angleterre, qui connaît actuellement (en août 2022), une grève générale, du jamais vu pour ce pays depuis plus de 30 ans. Là encore, l’origine de cette grève est liée au coût de la vie, et à l’explosion des prix, énergies et denrées.
La transition énergétique et les lois écologistes actuelles et à venir, vont contraindre financièrement les foyers français et européens à un niveau bien supérieur qu’à l’augmentation énergétique subie en 2018. Il est très probable qu’au rythme où nous sommes, à moyen terme, nombre de foyers devront choisir entre se chauffer ou se nourrir. Dès lors, un mouvement comme celui des « Gilets jaunes » pourrait alors très facilement voir le jour, et faire basculer notre pays, et d’autres, dans une guerre civile.
D/ Enfin, la Chine et la Russie jouent double jeu, et agissent selon les intérêts de leurs populations, pour amener l’UE à la faute. Et cela fonctionne plutôt bien !
Ces deux grandes puissances sont depuis le début membre du GIEC, de l’ONU et de toutes les instances en rapport avec la « lutte contre le climat ». Leur communication est bien rodée, et même si leurs représentants se montrent un peu éloignés des grandes décisions, en façade ils s’alignent sur les déclarations de l’ONU et font preuve sur le papier de bonnes intentions.
Sauf que dans les actes cela n’est pas le cas. Ainsi, la Chine va créer 600 centrales électriques à charbon, et supprime fin 2022 les primes d’état liées à l’achat de véhicule électrique. Quant à la Russie, important producteur de gaz, non seulement elle continue d’en vendre massivement, mais elle n’a aucunement modifié ses planifications de fonctionnement de centrale électrique au gaz. La Russie n’a pour le moment installé aucune éolienne (11) ! Et elle n’a pas, à priori, l’intention d’en installer.
Ces deux pays majeurs au niveau international, étaient également absent à la COP 26 qui s’est tenue en 2021 ! COP 26 où le discours d’ouverture commençait par ces mots : « Il est minuit moins une sur l’horloge de l’apocalypse ». Encore est toujours ce discours de fin du monde.
On notera que, eu égard la puissance économique et militaire de ces deux pays, le GIEC et l’ONU ne peuvent ni les soumettre, ni les endoctriner. Et que si l’on entend une Greta Thunberg faire la morale du haut de son ignorance scientifique du sujet, aux dirigeants français ou européens, à aucun moment nous ne l’avons vu essayer d’intimider Xi Jingping ou Vladimir Poutine… L’écolo-sphère ne peut s’en prendre qu’aux pays faibles, dont malheureusement nous faisons maintenant partie visiblement…
Nonobstant ces faits, Chine et Russie sont pourtant membres des différentes instances sur le climat et abondent dans le sens du réchauffement climatique anthropique. Mais, il est clair que cette position ne relève que d’une stratégie…
Stratégie visant à pousser une majorité de pays industrialisés à effectuer une transition énergétique vers le tout électrique. Comme sont en train de le faire la France et l’Allemagne par exemple. Ceci impliquera à court terme une dépendance absolue des pays qui auront abandonné les énergies fossiles. Une dépendance vis-à-vis des puissances qui détiendront les ressources énergétiques, ici Chine et Russie. D’autre part, cette fameuse transition, va fortement handicaper les pays, ne serait-ce que sur le plan financier où non seulement l’endettement pour arriver à nos fins va exploser, mais de plus, l’argent qui part dans les éoliennes et le photovoltaïque, ne va pas ailleurs. Ni dans la sécurité, ni dans la formation, ni dans la recherche.
Au début des années 2000, la Chine a cassé les prix de certains minerais et terre-rares, ce que l’on qualifie en économie de « dumping », pour obtenir la maîtrise du marché. Ce qui est le cas aujourd’hui. Tout ce qui se rapproche de près ou de loin du marché des batteries (matière première, raffinage, fabrication, distribution) dépend à environ 90% de la Chine.
Bref, les pays qui vont prendre le train de la transition énergétique de façon brutale pour se convertir au tout électrique sans nucléaire, vont se mettre à genoux. Les autres n’auront plus qu’à se « baisser pour les ramasser ».
Ainsi, c’est là le quatrième volet du risque écologique, à savoir notre chute au profit de la Chine et la Russie. Qui Demain détiendront les ressources dont nous aurons besoin pour exister, et détiendront aussi une partie importante de notre dette. En des termes plus cavaliers, nous dirions que ces deux grands pays de l’Est tiendront dans leurs mains « nos parties génitales » ! Leurs manœuvres de politiques internationales sous-tendent cet objectif, et le moins que l’on puisse dire c’est que nos dirigeants leur facilitent la tâche, non pas par intérêt, mais lié à leur indigence quant à la compréhension de ce qui se passe et à une vision dogmatique du monde !
Il nous reste cependant un moyen d’éviter cette dépendance totale, et c’est sensiblement la même équation à laquelle a fait face le Gal de Gaulle à la sortie de la guerre. Investir massivement pour retrouver notre totale et entière indépendance énergétique, en rouvrant des centrales nucléaires, en sécurisant les approvisionnements en matière fissibles, et enfin en finançant un grand plan pour la recherche sur la fusion nucléaire. Mais, malheureusement, ce n’est pas le chemin pris par les derniers gouvernements, bien au contraire. Nous allons payer très cher cette faute de vision stratégique, et cette volonté de nombre de nos élites de fondre la France dans un grand tout Onusien et Européen.
Résumons.
Voilà ce que vers quoi les folles utopies écologistes sont en train de nous mener :
- Une révision de la géopolitique mondiale, d’autant plus rapide et contrainte qu’elle va engendrer des déséquilibres majeurs.
- Une mise à mort des pays en voie de développement, qui n’auront pas le temps de passer par la case intermédiaire de l’énergie fossile suffisamment longtemps.
- Des potentiels soulèvements armés de la part de 85% de l’Humanité acculée.
- Des grèves massives, puis des émeutes, puis des guerres civiles au sein des pays industrialisés.
- Une dépendance très forte, bien plus que celle du XXe siècle avec les USA, à la Chine et la Russie. Débouchant sous une mise sous tutelle de nos nations.
Et nous voyons, petit à petit, les signes annonciateurs de ces prévisions (explosion non maîtrisée des coûts énergétiques, Gilets jaunes, Sri Lanka, grève en Angleterre, déstabilisation d’Etats, impasse de divers pays face à l’indépendance au gaz et pétrole russe, …).
Entendons-nous bien. La cause première ici n’est pas le type d’énergie, le passage au tout électrique, en soi. Non. Comme déjà expliquée, une énergie est une énergie, avec ses avantages et ses inconvénients, que je me chauffe au fuel ou à l’électricité m’importe peu. Dans la mesure où le coût est supportable, et que l’agrément d’usage n’est pas ou peu altéré.
Mais, le problème dans notre cas est double. D’une part l’agenda imposé par l’ONU et son bras armé qu’est le GIEC. Bien trop rapide, bien trop contraint. D’autre part, l’absence de regard critique quant aux choix technologiques retenus. Vouloir fournir suffisamment d’énergie à un pays industrialisé pour qu’il maintienne son niveau de vie, à partir de système intermittent et déplorable sur le plan de la rentabilité, est une gageure.
Selon le Ministère de la « transition écologique » (12), chiffres 2020, la France dispose pour ses besoins annuels, de 2 657 TWh (Tera Watt heure), dont 117 sont issus de l’éolien, l’hydraulique et le solaire. Si on suit les ordres du GIEC visant à supprimer les énergies fossiles, et des écologistes visant à supprimer le nucléaire, quelqu’un au ministère peut-il nous expliquer comment le gouvernement compte s’y prendre pour passer de 117 à 2 657, en 20 ou 30 ans, sachant que notre pays est endetté à son maximum et ne maîtrise aucun des approvisionnements nécessaires à la mise en œuvre de technologies intermittentes ? Il réside là un très grand mystère, dont personne ne semble vraiment se soucier !
Nous aurions dû investir autant d’argent que nous l’avons fait pour l’éolien et le photovoltaïque, dans la recherche sur l’amélioration des centrales nucléaires et sur la mise en œuvre de nouvelles générations. Nous venons de prendre 50 ans de retard, qui seront très difficiles à rattraper. Nos politiques n’ont rien compris aux enjeux en cours, n’ont aucune vision sur le long terme. Ils réagissent à l’émotion, un ours seul sur une banquise, à une pression populaire manipulée par des partis politiques écologistes qui ont bénéficié après la chute de l’URSS, des méthodes et du savoir-faire en la matière des communistes (cf. chapitre 6). Et mènent avant tout une politique dogmatique au lieu de pragmatique.
L’exemple de l’automobile, objet commun et central de nos activités privées et professionnelles, évoque bien le changement de paradigme énergétique qui nous est imposé en dépit du bon sens. L’UE, toujours sous la pression de l’ONU, suite à la réunion des ministres de l’Environnement, a annoncé en juin 2022 l’interdiction de vente des véhicules thermiques pour 2035, soit dans un peu plus de 10 ans.
C’est bien entendu une décision totalement irréaliste, et qui ne va faire qu’amplifier les tensions déjà initiées. Irréaliste, car la très grande majorité des foyers de l’UE ne sont pas en mesure d’acheter ce type de véhicule eu égard leur prix prohibitif. D’autant que les prix actuels sont artificiels puisque subventionnés ce qui ne pourra pas durer éternellement. Et il y a fort à parier que l’augmentation de la production ne fera pas baisser les tarifs (pour des véhicules avec une autonomie suffisante) comme ce fut le cas pour les véhicules thermiques, car, je vous rappelle que les matières premières sont exclusivement fournies par la Chine et la Russie qui vont tout faire pour mettre l’UE à genoux. Si cette loi est réellement appliquée (ce dont nous pouvons douter), la Chine mettra moins de 10 ans pour liquider une marque comme Mercedes, au profit de ses propres marques automobiles. D’autre part, les infrastructures techniques, que sont les points de recharges et les capacités de fourniture de volume électrique suffisant, n’auront pas eu le temps nécessaire pour réaliser une adaptation fiable et efficace.
Enfin, un autre dilemme va rapidement se poser aux consommateurs que nous sommes : la durée de vie desdits véhicules. En effet, il faut savoir que pour des raisons physiques, les batteries, organe principal, voient leur capacité diminuer avec le temps. Vous connaissez bien ce phénomène avec vos PC portables ou vos smartphones. Sous 5 à 7 ans, les véhicules électriques perdent une partie de leur capacité (et pour le moment la recherche n’a pas mis à jour de moyens pour contourner cela), puis la perte va en augmentant année après année. Le pic, soit plus d’un tiers de perte, intervenant vers 9 ou 10 ans. Sur le principe, je vous déconseille fortement d’acheter un véhicule électrique de plus de 5 ans dont les batteries n’ont pas été remplacées (ce qui est peu probable attendu le coût de l’opération).
Tuomas Katainen est finlandais, et souhaite participer à « sauver la planète » en achetant une Tesla. Pour des raisons budgétaires, il se tourne vers un modèle 2013, le voilà donc propriétaire d’une Tesla S, dont les batteries sont garanties 8 ans par le constructeur. En 2022, soit 1 an après la période de garantie, la batterie commence à montrer des signes de faiblesse, et l’autonomie annoncée est loin d’être au rendez-vous. Tuomas consulte donc son garage Tesla qui confirme le phénomène naturel de perte de capacité, et lui remet un devis de 22 000 $ pour changer les batteries. Le véhicule est coté 35 000 $. Furieux, et face au refus de Tesla de toute négociation, Tuomas décide de faire exploser sa voiture avec 30 kg de TNT, et publie le tout sur You tube (https://www.youtube.com/watch?v=7_9aVzf5fC4) !
Cette anecdote, doit attirer notre attention sur le fait que les véhicules électriques ne sont pas faits pour durer, qu’il est impossible à un particulier d’intervenir pour changer les batteries (là où changer un moteur est une opération tout à fait faisable par un particulier averti), et que le coût matière et main d’œuvre du remplacement de batterie équivaut à environ 60% de la valeur totale du véhicule. Et j’ajouterai, que le fameux bilan carbone d’une Tesla S n’est pas meilleur que son équivalent thermique (matière première, fabrication, cycle de vie, recyclage).
C’est là l’exemple type de ce que vers quoi nous allons. Une transition totalement irréfléchie, avec une vision très court-termiste et émotionnelle.
L’ONU, le GIEC, et les Etats complices, nous emmènent droit vers un destin qui ne nous est pas favorable. Sur les dires d’organisation supra-étatiques, où l’on retrouve de nombreux écologistes extrémistes, et qui sont très largement contestés, nos vies sont priées de prendre une tournure écologiste et climato-catastrophique, avec toutes les dérives que cela implique. Nous nous devons de rendre un culte à Gaïa. Et comme chaque COP est aux dires des organisateurs, la dernière avant la fin du monde, que chaque rapport du GIEC est « la dernière chance », et que nous allons être engloutis par les Océans, on nous vend une urgence absolue, immédiate. Or comme nous l’avons évoqué dans ce chapitre, cette urgence nous fait faire n’importe quoi, n’importe comment. Nous mettons en œuvre des techniques non maîtrisées, très coûteuses, peu rentables, qui ne dureront pas dans le temps, et dont la fabrication et l’entretien courant dépendent de matières dont nous ne disposons pas. Dans le même temps, nous faisons le pari fou de détruire un système de haute technologie que nous maîtrisons et sur lequel nous avions plusieurs décennies d’avance, et surtout, surtout, qui est très loin d’avoir montré tout son potentiel. L’avenir de l’Humanité est dans la maîtrise de l’atome, de l’infiniment petit, du quantique.
Alors, sans réagir plus que ça, sommés de faire confiance en ceux qui nous dirigent, le GIEC peut tranquillement dérouler son programme, toute opposition étant climato-sceptique, entendez négationniste, entendez Nazi. Est-ce là une posture favorable à un débat scientifique sincère ? Et, à moins que les populations se mettent à analyser les faits, et à comprendre la science, nous allons commencer à payer la facture de cette folie dans quelques années, décennies. Comme évoqué dans ce chapitre, tout cela pour se rendre compte que soit nous faisons bien face à un Optimum thermique, et nous n’aurons pas mis en place les moyens d’adaptation adéquates, soit, le climat revient à des valeurs connues dans le courant du XXe siècle, et nos pays à genoux par de tels investissements et choix utopiques, seront déclassés, passant de pays industrialisés puissants, à pays de seconde zone.
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Aparté : La question de savoir si nos civilisations doivent envisager, ou non, un changement dans leurs modes énergétiques, est pertinente, et doit se poser de tout temps. Non pas pour la fausse raison d’une fin imminente des gisements de pétrole, gaz et charbon. Car en la matière nul ne peut prétendre connaître la fin effective de ces gisements, concernant le pétrole et le gaz nous en avons encore pour minimum un siècle (plus si l’on découvre de nouveaux gisements), et concernant le charbon, là les ressources sont toujours très abondantes, avec, selon les analyses de JM Jancovici (jancovici.com) 10 fois la valeur des réserves pétrole / gaz. Non, l’idée de changement énergétique doit s’entendre dans le cadre d’une évolution, pour faire plus et mieux, et d’une indépendance souveraine.
En l’état actuel des choses, nos connaissances et nos investissements passés dans le domaine du nucléaire auraient dû logiquement nous amener à continuer nos recherches et à améliorer cette filière. Les prochaines évolutions se font vers la fusion, et l’emploi de minerai autre que l’Uranium enrichi. Le tout amenant à plus de production et moins de déchets. C’est actuellement la Chine qui est en passe de réaliser cette prouesse. Ce chemin nous aurait amenés vers 90% ou 95% de nos besoins en électricité couverts en toute souveraineté et à un coût très faible au regard d’autres filières. Dès lors, naturellement, car le marché s’oriente de façon spontanée vers ce qui est efficace et bon marché, les entreprises se seraient adaptées en s’équipant de machines et de système de production privilégiant l’électricité. De plus, les foyers auraient alors eu toute latitude pour des équipements du type climatisation réversible à base de PAC (pompe à chaleur) pour, d’une part chauffer les habitations, et d’autre part s’adapter à un éventuel optimum thermique. Tout cela se serait fait à horizon 2050, 2080, soit un siècle au regard du début de nos investissements dans le domaine. Une avancée progressive et douce.
J’ajouterai que la maîtrise de l’infiniment petit est le destin de l’humanité, qui a n’en pas douté aura besoin un jour de cette maîtrise pour quitter le système solaire.
Concernant les déplacements, et l’ensemble des moteurs thermiques (avion, bateau, voiture, camion, …), il aurait été bien plus intelligent, et pour le coup écologique, que d’investir en recherche afin de conserver les milliards de moteurs thermiques en exploitation dans le monde, en inventant des carburants alternatifs. En effet, un moteur thermique n’est rien d’autre qu’une chambre de combustion, à partir du moment où vous mettez dedans un mélange carburant / comburant, l’explosion est aisée à obtenir. Et s’il avait fallu quelques adaptations, elles auraient été mineures.
A l’image d’un Louis XIV et de son ministre Colbert, qui au XVIIe siècle décident de relancer massivement des investissements en France en créant des entreprises et en soutenant de nombreux projets, pour rattraper son retard technologique (marine marchande et de guerre, verrerie, chimie, …), l’Etat français aurait dû anticiper les enjeux du XXIe siècle et organiser le pays et les investissements dès les années 1980. Au lieu de cela, nous voilà à la traîne et aux ordres d’organisations onusiennes dont les intérêts ne sont pas les nôtres, à rembourser une dette colossale qui pèse maintenant comme le deuxième budget du pays (juste derrière l’éducation), à prier pour qu’un pays que nous défions ne cesse surtout pas de nous approvisionner en matière première, et enfin à financer de nombreux programmes faisant l’apologie du wokisme ou du lgbetisme !
Que de temps perdu, que d’erreurs, à cause des écologistes…
La semaine prochaine, nous apporterons une conclusion à ces 9 semaines de conférences.
Jacques Laurentie
Ingénieur
Auteur (Un autre son de cloche 2019, Face aux miracles 2022, éditions Téqui)
(0) : https://media4.manhattan-institute.org/sites/default/files/R-0319-MM.pdf
(1) https://www.economie.gouv.fr/mobiliser-100-milliards-de-dollars-par-dici-2020
(2) https://www.maritimebulletin.net/2019/09/04/ship-with-climate-change-warriors-caught-in-ice-warriors-evacuated/
(2.1) https://www.ncei.noaa.gov/access/monitoring/snow-and-ice-extent/snow-cover/nhland/0
(3) https://www.contrepoints.org/2014/01/04/152161-akademik-shokalskiy-le-temps-des-interrogations
(4) https://www.lesnumeriques.com/voiture/paris-berlin-lancent-consortium-europeen-batterie-n86591.html
(6) https://www.ft.com/content/15170233-a688-480c-8a3d-a62cc4e170d7
(7)https://mon-panneau-solaire.info/rendement/calcul-rendement-photovoltaique/
(8)https://www.nouvelr-energie.com/pv/combien-panneaux-solaires-remplacer-centrale-nucleaire
(9) https://twitter.com/EDF_Aquitaine/status/1002124815040425985?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1002124815040425985%7Ctwgr%5E2d914fb3773ab2fa35c4acd57984c8a2cb7498c2%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.liberation.fr%2Fchecknews%2F2018%2F06%2F07%2Fest-il-vrai-qu-il-faudrait-7000-eoliennes-pour-remplacer-fessenheim_1656464%2F
(10) https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/1067364936014286853?
(10.1) https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/21/la-fermeture-de-la-centrale-de-fessenheim-marque-une-etape-historique_6030379_3232.html
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_en_Russie
(12) https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-energie-2021/6-bilan-energetique-de-la-france
Les fidèles de la messe traditionnelle sont déterminés à la conserver
Le samedi 3 septembre, après l’interruption des vacances, Paix Liturgique a de nouveau manifesté et prié devant la nonciature apostolique, de midi à 12h 45, avenue du Président-Wilson.
Nous avons échangé à propos de la fin de la messe traditionnelle à Grenoble, dont il importe qu’elle ne soit que provisoire.
Nous sommes de tout cœur avec nos amis américains qui depuis le 4 aout ont initié la récitation d’un Rosaire pour le maintien de la messe traditionnelle chaque samedi à 10 h devant la nonciature de Washington ! Que Dieu les bénisse !
Nous nous sommes redits solidaires des fidèles parisiens lésés, ceux de Saint Georges de La Villette, ceux de Saint François Xavier, ceux de Sainte-Clotilde, ainsi que de l’ensemble des fidèles traditionnels du diocèse de Paris Et tout particulièrement des fidèles de Notre-Dame du Travail qui reprendrons demain dimanche 4 septembre à 18 h 15 devant leur église au 59 rue Vercingétorix dans le 14eme arrondissement de Paris, la récitation d’un rosaire pour la paix et le retour de la liturgie traditionnelle dans leur paroisse.
Nous savons que la période présente, aussi pénible soit-elle, ne durera pas. Les vocations sacerdotales et religieuses pour la messe traditionnelle continuent de fleurir. Les fidèles de la messe traditionnelle sont déterminés à la conserver. La messe traditionnelle vivra et continuera son expansion !
Treizième dimanche après la Pentecôte
Le 3 septembre sera le jour de la fête de Saint Pie X. Ce grand pape, pourfendeur du modernisme et des erreurs modernes, avait vu avec une grande acuité les ravages idéologiques et spirituels qu’allait subir l’Europe.
Le treizième Dimanche prend aujourd’hui son nom de l’Évangile des dix lépreux qu’on lit à la messe. Les chants du propre de la messe de ce treizième dimanche après la Pentecôte sont encore tous extraits des psaumes, à l’exception de la Communion qui est comme celle du onzième dimanche empruntée à un autre livre de l’Ancien Testament. Mais ils présentent une particularité assez rare : c’est que l’Introït et le Graduel ont à peu près exactement le même texte. Il provient du psaume 73, supplication collective du peuple élu à un moment où il est ruiné et livré à la fureur des impies, et se sent abandonné de Dieu. Il rappelle alors au Seigneur ses promesses et ses bienfaits passés pour le supplier de le sauver encore.
Réspice, Dómine, in testaméntum tuum, et ánimas páuperum tuórum ne derelínquas in finem : exsúrge, Dómine, et iúdica causam tuam, et ne obliviscáris voces quæréntium te.
Souvenez-vous Seigneur de votre alliance et n’abandonnez pas à jamais les âmes de vos pauvres ; levez-vous Seigneur, faite justice à votre cause et n’oubliez pas la voix de ceux qui vous cherchent.
On remarquera la répétition des pronoms et possessifs à la deuxième personne, comme si le peuple élu voulait insister sur sa totale appartenance à Dieu. C’est le cas maintenant de l’Église, le peuple élu d’aujourd’hui, qui, malgré les tribulations que nous connaissons, ne doit jamais se sentir abandonné. La mélodie divise cet Introït en deux parties qui commencent chacune par un grand élan suppliant vers l’aigu ; le deuxième sur les mots exsúrge Dómineest un véritable cri, mais à chaque fois la mélodie s’apaise aussitôt et se tient presque immobile et horizontale, comme si l’âme après avoir lancé son appel se tenait humblement prosternée. Le verset qui accompagne cet Introït est le début du psaume 73.
Ut quid, Deus, reppulísti in finem : irátus est furor tuus super oves páscuæ tuæ ?
Pourquoi, mon Dieu, nous repousser à jamais et faire éclater votre colère sur les brebis de votre pâturage ?
13th Sunday after Pentecost: Introit from Corpus Christi Watershed on Vimeo.
Les Europa Scouts de Draguignan recrutent
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Le groupe Europa Scouts 2ième Val d’Argens – Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à Draguignan dans le VAR (83) recrute des cheftaines (à partir de 17 ans) !
Pour les guides (12 ans à 17 ans), et les louvettes (8 ans à 12 ans) mais également les scouts les inscriptions sont ouvertes.
Venez vivre une aventure scoute authentique dans l’esprit du père Sevin galvanisée par la messe traditionnelle.
Renseignement auprès du chef de groupe : [email protected]
Neuvaine à saint Michel
Proposée par l’abbé Matthieu Raffray, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur, docteur en philosophie, et professeur à l’Université Pontificale Saint Thomas d’Aquin (Angelicum) à Rome, sur Hozana :
Nous ne sommes pas seuls dans l’univers ! Dieu a créé une foule d’êtres purement spirituels, que nous ne voyons pas, mais qui ont un rôle important dans le monde, et même dans nos vies personnelles : les anges et les démons.
Qui sont-ils ?
Comment les connaître ?
Pouvons-nous interagir avec eux ?
Peuvent-ils intervenir dans nos vies ?
Autant de questions auxquelles la foi de l’Église a répondu depuis longtemps, loin des exagérations spiritualistes ou des refus rationalistes.
Par une série de neuf vidéos, en préparation de la fête de Saint Michel Archange, le 29 septembre, je vous propose d’aborder point par point la doctrine de l’Église catholique sur ce sujet passionnant.
Nous verrons ainsi qui sont les anges, ce que nous en savons, quel est leur rôle dans l’Univers et dans l’économie du Salut. Nous verrons aussi ce que la Sainte Écriturenous dit d’eux, et l’importance de leur action dans notre vie personnelle…
Gabriel, Michel, Raphaël, mon ange gardien… autant de noms qui devraient m’être familiers, ou qui le seront bientôt !
9 jours – 9 vidéos – 9 thèmes :
1. Nous ne sommes pas seuls dans l’univers !
L’existence d’êtres purement spirituels dans le monde
2. Anges et démons
L’épreuve des anges : choisir ou refuser Dieu
3. Les esprits et la matière
L’action des anges dans le monde
4. Les neuf choeurs des anges
Les hiérarchies angéliques
5. Tobie et l’Archange Raphaël
La mission des anges dans l’histoire du salut
6. L’archange Gabriel et la Vierge Marie
Les anges au service du salut de l’humanité
7. Saint Michel Archange
Le combat spirituel
8. Possessions et infestations démoniaques
Exorcismes et libérations : qu’en penser ?
9. Mon ange gardien, mon meilleur ami
Comment vivre spirituellement en compagnie des anges ?
Prière à Saint Michel Archange
Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, Prince de la Milice Céleste, par la force divine, repoussez en enfer Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen
Le massacre des Carmes
Aymeric Pourbaix reçoit avec Véronique Jacquier l’abbé Amar pour évoquer le massacre des Carmes, le 2 septembre 1792 : 115 victimes, majoritairement des prêtres, martyrisés en plein Paris.
Macron s’engage à nouveau à légaliser l’euthanasie
Vendredi, Emmanuel Macron a remis à Line Renaud, 94 ans, la grand-croix de la Légion d’honneur lors d’une cérémonie à l’Élysée. Cofondatrice et actuelle vice-présidente du Sidaction, elle milite pour la légalisation de l’euthanasie. Emmanuel Macron a déclaré :
“Le droit de mourir dans la dignité est un combat qui vous ressemble et qui nous oblige”.
“Je soumettrai la fin de vie à une convention citoyenne”, avait annoncé Emmanuel Macron lors de la présentation de son programme en mars 2022. Nous avons déjà fait l’expérience de ce genre de convention manipulée. Le lobby de l’assassinat des personnes âgées exulte :
Avec mon ami @OlivierFalorni, nous avons été très heureux d’entendre le président @EmmanuelMacron s’engager clairement devant @linerenaud à mettre en oeuvre une loi sur le doit de mourir dans la dignité.
Fort de cette annonce, j’ai été soulagé que le Pdt me la confirme pour 2023. pic.twitter.com/Yd0L9yXMYS— Jean-Luc Romero-Michel (@JeanLucRomero) September 2, 2022
