CEDH : L’avortement et la contraception forcés sont des traitements inhumains
Dans un jugement rendu le 22 novembre 2022, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la République moldave pour traitements inhumains et dégradants de femmes handicapées placées en institut psychiatrique. La gravité des faits en cause ne laissait que peu de doutes sur la condamnation de l’État moldave et montre un problème systémique d’atteintes aux droits des personnes handicapées. L’ECLJ était intervenu dans cette affaire et fut partiellement suivi dans ses observations écrites par la Cour.
Il s’agit de trois femmes souffrant d’un handicap mental moyen ou fort, placées en institut psychiatrique et ayant été violées par le médecin en chef du service. Suite à ces viols, elles furent enceintes, et leurs enfants à naître furent avortés de force.
La première refusa pendant plusieurs jours de prendre des pilules pour un avortement médicamenteux et un avortement chirurgical fut pratiqué sur elle vers la 18e semaines de sa grossesse, après qu’un conseil de médecins eut décidé pour elle.
L’une fut vraisemblablement rendue stérile des suites de l’avortement par curetage et elles furent toutes placées sous contraception forcée, sans explication.
Si ces requérantes ont finalement pu se faire entendre, c’est parce que le médecin en chef du service avait violé tellement de patientes – au moins 16, qu’une enquête générale avait été engagée et que ces femmes purent être entendues plusieurs années après.
La première révélation de ce jugement de la Cour est que le cadre légal moldave autorisait bien l’avortement forcé des personnes handicapées. Une directive du 3 août 1994 liste le handicap mental comme une contre indication médicale à la grossesse au même titre que la tuberculose, le cancer ou un diabète grave et permet à un comité médical de prendre la décision de pratiquer un avortement sur une femme sans qu’il soit fait mention du consentement de celle-ci (§ 42).
Et en France, combien de femmes sont forcées à avorter par leur parent, leur conjoint, leur employeur, la promotion incessante de l’Etat en faveur de l’avortement ?
L’autel et son orientation au programme du CIEL
A l’occasion de la tenue du prochain colloque du Centre International d’Études Liturgiques (CIEL), Paix Liturgique a demandé à son Directeur, Rubén Peretó Rivas, professeur de philosophie à l’Université nationale de Cuyo, à Mendoza, en Argentine, de présenter le CIEL et ses prochaines activités :
Le CIEL (Centre International d’Études Liturgiques), dès ses débuts, est né avec la vocation claire d’approfondir les études et les recherches sur les racines et le développement de la liturgie. Le siècle dernier a été marqué par l’intérêt pour la liturgie, à commencer par le Mouvement liturgique dans toutes ses étapes et variantes ; les réformes menées par saint Pie X sur le bréviaire, par Pie XII sur la Semaine Sainte, et surtout, l’immense bouleversement opéré par Paul VI après le Concile Vatican II, avec les controverses et même les ruptures qu’il a entraînées ; puis l’intérêt marqué pour la liturgie malade par le Pape Benoît XVI, qui a si souvent souligné la centralité de la liturgie pour la vie chrétienne et ses décisions concrètes – Summorum Pontificum – pour tenter de parvenir après la guerre ouverte par la liturgie de Paul VI à une paix liturgique bien nécessaire. Tout cela montre que la question liturgique telle qu’elle se pose aujourd’hui exige une étude sérieuse, car ce n’est que sur la base de connaissances vérifiées avec les méthodes que la science met à notre disposition, que nous pouvons avoir entre catholiques des dialogues fructueux et véritablement porteurs de résultats qui iront dans le sens du bien de l’Église. Et, de plus, des débats qui soient loin de l’idéologie qui force ou ignore souvent les données historiques pour imposer sa propre vision.
Comment le CIEL remplit-il sa mission ?
Le principal instrument permettant au CIEL d’atteindre ses objectifs est l’organisation de colloques ou de réunions annuelles au cours desquels un certain nombre de spécialistes se réunissent pour présenter et discuter les résultats de leurs recherches sur un sujet donné. Par la suite, les actes de ces réunions sont publiés afin que le plus grand nombre de personnes puisse accéder à ces informations.
Ainsi, le CIEL est un facilitateur de la recherche liturgique et de sa diffusion.
Quelle est l’histoire de CIEL ?
Le CIEL est une institution qui existe depuis près de 30 ans et, pendant tout ce temps, son activité s’est principalement manifestée dans l’organisation de rencontres scientifiques qui ont réuni, entre 1995 et 2006, des universitaires et des chercheurs en liturgie, dans un cadre d’étude et de discussion favorisant l’approfondissement de la connaissance des rites du culte catholique, essentiellement latin. Des délégations ont également été mises en place dans 18 pays d’Europe, d’Amérique et d’Asie afin de promouvoir de diverses manières la revalorisation de la liturgie catholique fondée sur la connaissance de ses sources et de ses traditions.
Plus de cent cinquante communications ont été lues et discutées lors de conférences tenues en France et en Angleterre, traitant de sujets aussi variés que le langage liturgique, la participation des fidèles ou les aspects historiques et théologiques du Missel romain, parmi beaucoup d’autres. Toute cette riche matière a été rassemblée en onze volumes, qui constituent un patrimoine précieux, d’une grande utilité pour l’étude mais aussi pour ceux qui, sans appartenir au cadre académique, sont intéressés à approfondir leurs connaissances sur ce sujet.
Peut-on parler de l’émergence d’une nouvelle phase de CIEL ?
En effet, notre institution a connu une première étape qui a duré onze ans. Ensuite, après une pause, les activités ont repris en 2020, avec l’organisation d’un colloque à Rome sur le thème de la diversité des rites liturgiques auquel ont participé plusieurs spécialistes d’Espagne, de France, des États-Unis, d’Italie et d’Angleterre. Malheureusement, les restrictions imposées par la pandémie de Covid nous ont contraints à interrompre à nouveau nos réunions, que nous allons reprendre en 2023.
Le CIEL organisera donc un nouveau colloque l’année prochaine ?
Oui, elle aura lieu le 20 février à Rome, à l’Istituto Maria Santissima Bambina, juste en face de la colonnade de Saint-Pierre. Le thème sera « L’autel et son orientation », avec la participation de spécialistes tels que Ángel Pazos López, de l’Université Complutense de Madrid ; Don Roberto Spataro, de l’Université salésienne de Rome et Marc Levatois, de l’École Normale de Paris ; l’abbé Claude Barthe, de Paris. En outre, des livres récemment publiés sur des thèmes liturgiques et des projets de recherche en cours seront présentés.
Qui peut participer ?
Les colloques du CIEL sont ouverts à toutes les personnes intéressées. Un formulaire d’inscription se trouve au bas de cette lettre.
Programme du colloque du CIEL du 20 février 2023
Istituto Maria Santissima Bambina, Via Paolo VI 21, ROME
- 9h30: Réception
- 10h00: Rubén Peretó Rivas: Présentation du colloque
- 10h15: R.P. Roberto Spataro, SDB (Pontificia Università Salesiana, Roma): Quae docuerint Patres Ecclesiae de altaribus. L’enseignement des Pères de l’Eglise au sujet des autels.
- 11h15: Angel Pazos López (Universidad Complutense, Madrid): El altar y sus elementos en la imagen medieval. L’autel et ses éléments dans l’image médiévale.
- 12h15: Présentation de projets de recherche.
- 12h45: Buffet
- 14h15: Marc Levatois (Paris): L’orientation de l’autel dans la construction symbolique de l’espace
- 15h15: Rubén Peretó Rivas. Présentation des livres:
- 16h15: Abbé Claude Barthe (Paris): L’histoire du versus populum depuis les années 20-30 du XXe siècle.
- 17h15: fin des activités
Lien d’inscription au colloque : https://bit.ly/3UVYgaF
Il n’y a pas trop d’églises en France, mais il y a trop d’églises qui n’ont pas assez de fidèles
Suite aux propos de Roselyne Bachelot sur les églises, Philippe de La Mettrie, président de l’association Priants des campagnes, qui cherche à maintenir une vie de prière dans les églises rurales, est interrogé dans France catholique. Extrait :
Le plus violent dans cette séquence, c’est que, lorsque la journaliste lui parle de « raser » certaines églises, Roselyne Bachelot ne la dément pas. Or, pour les villageois qui vivent à côté de ces églises, pour les citadins qui viennent de temps à autre, ces églises restent leur église ! Traiter cela d’une façon technocratique peut blesser la partie de la population attachée au patrimoine cultuel et culturel. Le raisonnement de Roselyne Bachelot est purement financier, froid. Il n’a pas d’âme : ces églises coûtent cher, donc on les rase. Tout le monde le sait que ça coûte cher, mais trouvons une solution, ensemble !
Ces églises sont-elles vraiment sans « grand d’intérêt » ?
Il ne s’agit pas d’un jugement honnête. Je parcours la France et je peux vous dire que non seulement ces églises sont belles, mais qu’en plus elles attirent du monde aussi bien à l’intérieur que pour admirer l’extérieur ! Roselyne Bachelot oublie également que ces églises sont des lieux de silence, de recueillement, de paix… Ce sont les seuls lieux aujourd’hui où, grâce à des murs épais, nous sommes coupés de ce monde d’agitation et de performance. Il faut les conserver !
Comment faire ?
Ce ne sont pas les pierres qui sauveront la prière, mais la prière qui sauvera les pierres. Il n’y a pas trop d’églises en France, mais il y a trop d’églises qui n’ont pas assez de fidèles. Par tous les moyens, il faut faire en sorte que chaque église vive et revive par la prière et qu’elle conserve sa vocation de lieu de prière et donc la préservation du patrimoine… La loi de 1905 oblige les mairies à entretenir les églises dès lors que s’y déroulent des célébrations liturgiques. Il ne faut donc pas manifester dans la rue, mais se manifester dans les églises : aller y prier, les éclairer le soir, faire sonner les cloches, demander aux prêtres de venir célébrer la messe. Et l’on peut y organiser, en plus, des activités culturelles… Le plus important : montrer que c’est parce que les personnes prient dans l’église qu’elles portent aux autres la foi, l’espérance et la charité. Je vois un signe d’espérance dans le mouvement de retour vers le monde rural de certains citadins …
On en revient tout de même au problème du coût que représente l’entretien de ces églises…
C’est notamment pour cette raison que l’association Priants des campagnes vient de prendre une initiative : créer un fonds de dotation pour aider les mairies, les collectivités locales, à trouver des financements pour conserver leurs églises. On ne peut sauver ces églises qu’ensemble, croyants et non-croyants. […]
Que conseillez-vous à ceux qui sont attachés à leur église, afin d’éviter qu’elle soit, à terme, détruite ou vendue ?
Nous leur conseillons d’abord d’avoir un gardien des clés, avec l’accord du maire et du curé desservant, qui puisse ouvrir et fermer l’église. Ensuite, il faut susciter un groupe de prière, de sorte que l’église retrouve ou poursuive régulièrement sa vie de prière. Enfin, il faut créer une association loi 1901, qu’elle s’intitule « Association des amis de l’église de… » ou « Association de sauvegarde de l’église de… » ! Pour cela, trois personnes suffisent. Ce réflexe est important : car dès lors, vous existez vis-à-vis du monde civil. Enfin, il faut évoquer l’église dans les journaux locaux, beaucoup plus lus qu’on ne le pense. Toutes ces propositions semblent petites, évidentes, mais encore faut-il y penser. Car c’est ainsi que l’on peut réchauffer des cœurs endurcis.
Il n’aura fallu attendre que 11 jours pour avoir une attaque au couteau en 2023
Un individu a blessé plusieurs personnes à l’arme blanche au niveau de la gare du Nord à Paris ce matin. L’auteur, qui s’en est pris à plusieurs voyageurs, dont un policier, a été rapidement neutralisé. C’est un policier hors service qui rentrait chez lui armé qui a neutralisé l’auteur de l’attaque.
Addendum : l’auteur déclare se nommer Mohamed Amine M., 31 ans, de nationalité algérienne.
Décès du cardinal australien George Pell
Le cardinal australien George Pell, ancien préfet du Secrétariat à l’Economie du Saint-Siège, accusé puis blanchi sur une affaire d’abus sexuels, est décédé mardi à l’âge de 81 ans. Le prélat avait injustement fait douze mois de prison.
Le cardinal aurait été victime d’un arrêt cardiaque alors qu’il était hospitalisé pour une opération chirurgicale.
Il devait célébrer la messe de clôture du prochain pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté à Chartres.
RIP
Les Ch’Tontons flingueurs sortent la Grande Vareuse
Pour soutenir l’école de leurs enfants, les papas de Notre-Dame-de-Fatima, près de Lille, viennent de lancer sur le marché une bière forcément… de tradition !
N’hésitez pas à regarder une publicité on ne peut plus traditionnelle et, si ça vous tente, à en commander ici : lavareuse.fr/Front/home.html



La révolution sexuelle n’est pas arrivée par accident
Un long article long détaille l’organisation de la libération sexuelle. Extraits :
[…] En résumé, il ne fait aucun doute que les méthodes de contrôle des naissances ont été développées et propagées à grande échelle, non pas pour libérer les femmes, mais pour contrôler la population et diminuer la naissance des « indésirables ». À l’inverse, si elles avaient été conçues comme une tentative de libérer les femmes, elles auraient échoué de manière spectaculaire. Toutes les études ont montré que le bonheur des femmes n’a cessé de diminuer depuis les années 1960.
Selon une étude publiée dans l’American Economic Journal en 2009 :
« Plus de 1,3 million d’hommes et de femmes ont été interrogés au cours des 40 dernières années, tant ici qu’aux États-Unis et dans les pays développés du monde entier. Partout où les chercheurs ont pu collecter des données fiables sur le bonheur, le constat est toujours le même : de plus grandes opportunités en matière d’éducation, de politique et d’emploi ont correspondu à une diminution du bonheur de vie des femmes, par rapport aux hommes »13.
Le Guardian britannique a publié un article sur ce même sujet en 2009, affirmant que
« selon plusieurs études significatives, le bonheur des femmes par rapport à celui des hommes a diminué au cours des 25 dernières années. Cela concerne les femmes de tous les groupes d’âge, et c’est évident dans de nombreux pays, en particulier aux États-Unis et au Royaume-Uni »14.
[…] Cet énorme changement culturel s’est accompagné d’une campagne de marketing agressive visant à modifier l’ensemble des perceptions des gens quant à la finalité du sexe. Au lieu d’être un outil de création de liens et de reproduction réservé aux relations sérieuses et engagées, la révolution sexuelle a encouragé les gens à considérer le sexe comme une simple option de style de vie et une activité récréative. Le sexe est une activité de loisir qui n’a pas plus de signification ou de conséquence intrinsèque que de jouer au tennis – et les partenaires ne doivent pas se connaître mieux que des semi-étrangers qui s’arrêtent pour faire une partie rapide.
Les cinglés pris au piège
N’ayant pas eu de contact avec ses enfants depuis plus de cinq mois, un père de famille équatorien a décidé de changer de genre, légalement pour obtenir la garde. Une décision critiquée par le lobby LGBTIXX.
Le père a expliqué que sa décision « n’avait rien à voir avec son identité de genre ou sa sexualité » mais il l’a fait car
« le système juridique équatorien accorde à la mère des “doits privilégiés” dans les batailles pour la garde ».
« Je veux être une mère, pour pouvoir aussi donner l’amour et la protection d’une mère… Être père dans ce pays, l’Équateur, est puni et je ne suis vu que comme un pourvoyeur ».
« Sans enfant aujourd’hui, pas de retraite demain »
Réaction de La Manif Pour Tous à la présentation du projet de réforme des retraites :
Pour le mouvement social de La Manif Pour Tous, il est impératif et urgent de sortir la natalité de l’angle mort du projet de réforme des retraites présenté cet après-midi par Elisabeth Borne. Il faut également améliorer de manière significative la prise en compte de la maternité dans les carrières professionnelles, le calcul des pensions et ouvrir le débat sur le salaire maternel. Les parlementaires de l’opposition ont une responsabilité importante puisqu’en l’absence de majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, ils ont la possibilité d’orienter les débats. Seront-ils au rendez-vous ?
Gouvernement et majorité ne cessent d’asséner que l’avenir du système des retraites est un choix entre la hausse des cotisations, la baisse des pensions et l’allongement de la durée de cotisation. C’est oublier le facteur clé de notre système : le ratio entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités. La natalité est donc le véritable enjeu pour les retraites, et ce d’autant plus que la France connaît depuis 2015 une chute de la natalité sans précédent. Mettre ce paramètre de côté est une faute politique et le signe d’une approche idéologique. Au lieu de voir l’apport irremplaçable des familles pour la société, le gouvernement s’enferme dans une approche excluant la famille, dans la droite ligne de la politique de François Hollande. La famille est pourtant plébiscitée par les Français selon toutes les enquêtes d’opinion : encourager et soutenir les familles serait largement approuvé et c’est le seul moyen d’espérer une reprise de la natalité.
L’équilibre de notre système des retraites par répartition et la solidarité qui le fonde repose sur les cotisations des actifs. Or, ceux de demain sont les enfants d’aujourd’hui. Les familles, et en particulier les familles nombreuses (3 enfants et plus), jouent donc un rôle essentiel pour tous. Bien que le gouvernement ait annoncé une mesure pour les mères ayant une carrière interrompue, cette mesure ne va pas assez loin et devra concerner toutes les mères sans exception et s’accompagner d’une politique familiale relancée.
« Il est urgent que le gouvernement revoie sa copie pour agir en faveur des familles afin qu’elles aient autant d’enfants qu’elles le souhaitent. La baisse du quotient familial, la fin de l’universalité des allocations familiales et les contraintes imposées sur le congé parental sous le quinquennat de François Hollande ont été aussi injustes et liberticides que lourdes de conséquences sur la natalité. A revenus égaux, la différence de traitement fiscal entre un foyer avec ou sans enfant est en train de disparaître, avec de nets effets sur la natalité. La société doit prendre en compte, dans l’intérêt de tous, les efforts des ceux qui élèvent des enfants. De même, la maternité doit être prise en compte sans aucune restriction dans la vie professionnelle et le calcul de la retraite. Sans cela, aucune réforme ne pourra suffire à assurer le financement des retraites» souligne Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.
La Manif Pour Tous se mobilise, en particulier auprès des parlementaires, pour défendre les familles et proposer les réponses aux vrais enjeux de notre avenir commun : nos enfants et les familles.
Ectogenèse
Une proposition de loi a été présentée au Parlement ukrainien modifiant l’article 281 du code civil afin de légaliser l’ectogenèse : le développement de l’embryon et du fœtus dans un utérus artificiel à partir d’une fécondation in vitro.
Le texte précise que si un enfant est né à la suite de l’utilisation de la méthode d’ectogenèse, les parents de l’enfant sont les conjoints qui ont donné leur consentement à l’utilisation d’une telle méthode, à condition qu’au moins un des conjoints ait un lien génétique avec l’enfant. La note explicative dit aussi :
« L’Ukraine a atteint le statut d’un des leaders mondiaux dans le traitement de l’infertilité à l’aide des technologies de reproduction assistée. Les méthodes de traitement de l’infertilité sont en développement constant. L’une des méthodes, dont le développement mobilise aujourd’hui le plus d’efforts de la part des scientifiques, est la méthode de l’ectogenèse. »
Danger pour la démocratie
Alena Buyx, présidente du Conseil d’éthique allemand, déclare qu’enquêter sur la politique anti-covid qui a été menée serait « dangereux pour la démocratie »…
Retraites : pourquoi s’acharner sur l’âge de départ ?
De Jean Rouxel dans Les 4 Vérités :
[…] Mais, surtout, pourquoi s’acharner sur l’âge de départ à la retraite ? Il serait si facile de laisser les actuaires définir l’âge moyen de départ nécessaire pour l’équilibre financier et de donner des malus à ceux qui voudraient partir avant et des bonus à ceux qui voudraient partir après (ou auraient exercédes métiers plus difficiles). En un mot, laisser une place à la liberté et à la subsidiarité. Ajoutons que, quand 44 % des actifs de 55 à 64 ans n’ont pas d’emploi, il n’est pas certain que cette réforme des retraites suffise à remettre l’économie française sur les rails.
Mais peut-être est-ce là que le bât blesse: comment des technocrates pourraient-ils comprendre quoi que ce soit aux réalités économiques?
Le Conseil constitutionnel a enfreint son obligation d’impartialité
Philippe Pellet, chercheur associé à l’Institut de recherche Religion et Société de Budapest, revient dans Valeurs actuelles sur le sujet qu’il avait abordé récemment dans le Salon beige (et qui est redevenu d’une urgente importance avec les velléités « progressistes » de constitutionnalisation du « droit » à l’avortement): l’analyse de la loi Veil par les constitutionnalisés:
Mais le plus important sujet de controverse lors des séances du Conseil constitutionnel des 14 et 15 janvier 1975 a porté sur la question de savoir si le Conseil devait déclarer l’interdiction de l’avortement comme principe reconnu par la République, à valeur constitutionnelle. En effet, depuis 1971, le Conseil s’était octroyé le pouvoir de conférer une valeur constitutionnelle à des droits fondamentaux s’il considérait que ceux-ci entraient dans le champ des « principes fondamentaux reconnus par les lois de la République » visés par la Constitution. Selon François Goguel, l’interdiction de l’avortement ne pouvait être un tel principe, sous prétexte qu’elle avait été établie par le code pénal de 1810, donc sous le régime du premier Empire et non sous la République. Son opinion personnelle était que les principes reconnus par la République sont ceux des lois établies par la République (page 10 du compte rendu). Point de vue qui a été âprement dénoncé par plusieurs juges, en particulier Paul Coste-Floret, qui a affirmé qu’« il faut également y ranger les principes antérieurs que la République a fait sienne [sic]. Parmi ces principes figure le droit à la vie » (page 29 du compte rendu).
En d’autres circonstances, le Conseil constitutionnel n’a pourtant pas hésité à établir de nouveaux principes constitutionnels avec une large marge d’appréciation. Mais le 15 janvier 1975, il a choisi de ne pas ériger en principe constitutionnel le droit à la vie de tout être humain. Pourquoi donc ? La réponse se trouve dans le compte rendu des débats, énoncée comme suit par Pierre Chatenet : « Il ne paraît pas indécent de dire que le Conseil peut faire entrer en ligne de compte le trouble profond que représenterait une déclaration de non-conformité qui, à coup sûr, ferait rebondir le débat. Ce n’est pas suffisant pour déterminer le Conseil, mais on ne peut pas ne pas y penser » (page 31 du compte rendu).
Malgré le titre de sages qui leur est donné, les juges du Conseil sont des hommes et non des dieux. En prenant leur décision, ils n’ont pas su faire abstraction de l’impact qu’aurait provoqué une décision de non-conformité.
Le Conseil constitutionnel a manqué à son devoir d’impartialité
Au final, que constate-t-on à la lecture de ce compte rendu ? Derrière la décision ex cathedra du Conseil de déclarer la loi Veil conforme à la norme suprême, il y a des hommes qui, à contrecœur, se sont ralliés à cette décision par crainte du tumulte qu’aurait généré une décision contraire. Ce faisant, ils ont enfreint leur obligation d’impartialité édictée à l’article 3 de l’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel : « [Les membres du Conseil constitutionnel] jurent de bien et fidèlement remplir leurs fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution. »En craignant de semer le trouble, les sages ont gravement manqué à leur mission de protéger les droits fondamentaux face aux dérives de l’État.
Il est toujours essentiel de porter le message que la vie doit être respectée de la conception à la mort naturelle
A l’approche de la Marche pour la vie, qui se déroulera dimanche 22 janvier à Paris, nous avons interrogé son président Nicolas Tardy-Joubert :
Pourquoi se mobiliser le 22 janvier ? En quoi est-ce encore utile ?
Pour nous, il est toujours utile, essentiel même, de porter le message que la vie doit être respectée de la conception à la mort naturelle. Certains sont fatalistes, d’autres défaitistes, et se disent effectivement à quoi bon ? Nous sommes des résistants à la culture de mort. Nous sommes opposés à l’avortement comme à l’euthanasie. L’interdit de tuer doit être absolu. C’est une question d’humanité. Si nous ne portons pas ce message dans la rue, avec de belles retombées médiatiques, qui le fera ?
Nous sommes pragmatiques et proposons de mettre en place une politique de petit pas. On ne grimpe pas l’Everest sans préparation ! C’est la même chose pour le combat pro-vie. Nos nombreuses associations partenaires éduquent au beau, au bien, et nous agissons de concert pour demander de mettre en place des politiques de prévention de l’avortement et d’accompagnement des personnes vulnérables, notamment en fin de vie. Nous sommes heureux de pouvoir offrir à tous, la possibilité de Marcher pour la Vie et de faire de ce rendez-vous annuel, un évènement incontournable dans laquelle notre jeunesse s’engage.
Au vu de l’actualité, la Marche pour la vie de cette année est-elle plutôt orientée contre la constitutionnalisation de l’avortement ou contre la légalisation de l’euthanasie ?
Les deux sujets sont hélas d’actualité. Notre thème principal portera sur l’euthanasie et nous aurons des intervenants exceptionnels sur ce sujet, notamment le Professeur de médecine Timothy Devos qui a coordonné l’ouvrage « l’envers du décor » sur l’euthanasie en Belgique, et un médecin spécialisé dans le domaine des soins palliatifs, pour éclairer le débat. Sur les projets de fin de vie, nous nous opposons à l’euthanasie et demandons un accès très large aux soins palliatifs pour les personnes en fin de vie. Seules 30% des personnes éligibles y ont droit en France, c’est là le vrai scandale. Or l’euthanasie tue des personnes et tue les soins palliatifs. C’est un fait. Les personnes âgées, les personnes vulnérables ne doivent pas se sentir devenir un fardeau pour notre société, comme on le voit dans les pays qui ont légalisé cette pratique exécrable.
Ensuite, l’idée de vouloir constitutionnaliser l’avortement est une aberration. La Constitution n’est pas un fourre-tout. Nos sénateurs ont déjà rejeté un texte similaire à celui qui sera à nouveau examiné le 1erfévrier. Encourageons-les à faire de même avec cette proposition inique. Le droit de tuer, ne peut devenir une norme supra législative, un droit constitutionnel. La France y perdrait son âme. Nous pouvons gagner cette bataille.
Comment peut-on vous aider ?
Tout d’abord en venant très nombreux à la manifestation à Paris le 22 janvier prochain, en relayant nos messages et en vous abonnant à notre newsletter sur le site www.enmarchepourlavie.fr.
Vous pouvez aussi nous aider financièrement, car organiser une manifestation coûte cher.
Enfin le soutien de vos lecteurs par la prière est fondamental.
Le cardinal Zen reçu par le pape
Le 7 janvier, après les obsèques de Benoît XVI, le cardinal Joseph Zen Ze-chiun, évêque émérite de Hong-Kong, a été reçu en privé par le pape François. Le cardinal n’avait pas pu rencontrer le pape en privé lors de sa dernière venue à Rome en 2020.
Condamné en novembre à une amende pour « défaut d’enregistrement » du Fonds d’aide humanitaire 612, créé en 2019 pour soutenir des manifestants prodémocratie, il a reçu une autorisation spéciale des autorités pour pouvoir se rendre à Rome.
Interrogé par le magazine jésuite America, le cardinal Zen (connu pour son hostilité à l’Accord provisoire sur la nomination des évêques signé entre le Saint-Siège et Pékin et renouvelé en octobre dernier) a parlé de sa rencontre avec le pape François avec enthousiasme. Tout en restant discret sur le contenu de l’échange, il a précisé qu’il avait remercié le Saint-Père pour avoir donné « un bon évêque » à Hong-Kong (Mgr Stephen Chow Sau-yan, nommé en 2021).
Il a décrit au pape son ministère pastoral auprès des détenus des prisons hongkongaises, un engagement qu’il poursuit depuis plus de dix ans. Il a également raconté avoir baptisé de nombreux prisonniers au cours des dernières années. À Hong-Kong, on compte actuellement plus de 1 300 personnes détenues, pour raisons politiques liées aux manifestations de 2019 contre la loi sur la Sécurité nationale.
De nombreux témoignages arrivent de Chine continentale sur l’affection avec laquelle les catholiques chinois se souviennent de Benoît XVI et de son amour pour leur pays.
Crise sanitaire: le Professeur Perrone se lâche
Le Courrier des stratèges a reçu longuement le professeur Christian Perronne, qui a récemment remporté une victoire décisive devant la chambre disciplinaire du Conseil de l’ordre des médecins, et vient de publier un livre: Les 33 questions auxquelles ils n’ont toujours pas répondu.
A la mémoire de Jean Madiran
Notre amie Anne Brassié écrit ceci, en double hommage à Benoît XVI et à Jean Madiran:
Un souvenir ne m’a jamais quittée, celui de la joie de Jean Madiran a l‘annonce du Motu Proprio décidé par Benoit XVI.
Le combat de toute sa vie, dans sa revue Itinéraires et dans son quotidien Présent « Rendez-nous l’Écriture, le catéchisme et la messe… » s’achevait par une victoire éclatante ou, du moins, un cessez-le-feu bien venu. Il n y avait pas rupture entre deux messes, l’ancienne et la nouvelle , mais deux formes , l’ordinaire et l’extraordinaire . Le second adjectif étonnait et réjouissait l’écrivain militant. Benoit XVI avait trouvé le mot parfait pour sortir du conflit religieux mortel.
Grâce à Dieu qui l’a rappelé à Lui, il n a pas subi la reprise des combats par les assoiffés de destruction et de mort, les chiens de garde du progrès , Il n’a pas lu Traditionis custodes, cette anéantissement de l’acte du pape précédent, pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise, Il n’aura pas connu la destruction programmée du rite traditionnel, l’exclusion de milliers de chrétiens condamnés à rester aux portes de l’église et de milliers de prêtres interdits de dire la messe et de donner les sacrements.
Il n’aura pas vu cet enterrement si démocratique, si pauvre, si protestant, sans fleurs ni couronnes sous un dai de plastique blanc parce qu’il faut faire pauvre et œcuménique. Il n aura pas vu l’isolement, la mise à l’écart de son secrétaire et ami, Mgr Gänswein, écarté du groupe des évêques et cardinaux pour fidélité à Benoit XVI. Il n’aura pas vu, place St Pierre, le refus d’un prêtre de donner la communion sur la bouche à un fidèle agenouillé alors que tous les autres acceptaient de le faire puisque Benoit XVI l l’avait voulu ainsi. Il n’aura pas connu l’interdiction de leurs uniformes aux grands de ce monde assistant à la cérémonie. Il n’aura pas constaté l’absence de son successeur aux pieds de sa tombe, l’interdiction des cloches, des drapeaux en berne et d’une journée de deuil au Vatican.
Grâce à Dieu, tout cela aura été épargné à Jean Madiran qui peut dorénavant pour l’éternité converser avec Benoît XVI à la droite du Père .
La castration du mâle
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Il est désormais devenu presque banal de parler d’une crise de la masculinité, du mâle presque impuissant alors que son essence même se voit s’éclipser. Tout homme est éventuellement accusé de « masculinité toxique » et a donc peur, il sait qu’en abordant une femme il risque aussi une plainte. Il devrait sûrement y avoir une différence entre la séduction et le harcèlement, sans parler de la violence. Bien entendu, le harcèlement et la violence à l’égard des femmes doivent être condamnés avec la plus grande fermeté. Mais parfois, il semble que la ligne bouge un peu trop loin, faisant relever des gestes de courtoisie du harcèlement. J’ai entendu parler il y a quelque temps d’une personne accusée de harcèlement parce qu’il avait invité une femme à dîner. Mais où est le harcèlement ?
Ensuite, ce qui me rend fou, c’est quand on vous accuse de faire des « avances importunes » à une femme. Comment un homme sait-il à l’avance que ses avances ne seront pas désirées ? S’il n’essaie pas, il ne le saura jamais. Mais s’il essaie, il risque aussi de finir en prison. Le harcèlement, c’est quand des gestes inappropriés sont faits envers une femme, comme la toucher dans les parties les plus intimes, ou insister quand il est clair qu’elle n’est pas intéressée. Mais un câlin ? Une invitation à dîner ? Des compliments ? Allez, ne tuez pas l’une des rares bonnes choses de la vie. Pour le vrai homme, la femme est un être sublime, un être qui lui rappelle le fondement sur lequel repose le projet divin pour l’homme, celui de la différence. Qu’il est beau quand les femmes sont des femmes et les hommes sont des hommes, chacun exaltant les qualités extraordinaires propres au sexe masculin et féminin. Pas aujourd’hui, puisque, désormais, nous nous réveillons et décidons de notre sexe comme s’il s’agissait de quelque chose dont nous pouvons disposer librement. Si je me réveille demain et décide que j’ai 30 ans, qu’est-ce qui changerait ? Malgré tout ce que je peux concocter, mon âge chronologique n’est pas sous mon contrôle.
Ce que l’on veut, ce n’est pas simplement changer les choses, mais changer la façon dont on les voit, en acceptant que 2+2 ne soit plus égal à 4, mais à 5, 8, 12 ou quoi que ce soit d’autre que je « ressens ». Ah oui, car c’est le triomphe de l’immanentisme dont saint Pie X a parlé dans Pascendi de 1907 et qui avait déjà eu ses prodromes avec le protestantisme, les Lumières, le catholicisme libéral. L’écrivain Douglas Murray dans un de ses textes sur la sexualité et ses déviations dit : « Dès qu’on commence à voir quelque chose à travers les nouvelles lunettes qui nous sont fournies, tout se transforme en arme, avec des conséquences aussi déséquilibrées qu’insensées. » Et c’est vrai, dérangé et dément.
L’homme erre maintenant mal à l’aise autour des femmes, il est faible, effrayé, découragé. C’est une castration psychologique des plus dramatiques qui va aussi à l’encontre du dessein de Dieu qui voit dans l’union entre l’homme et la femme l’un des fondements sur lesquels repose la société humaine. Mais alors, je me demande, est-ce que les femmes aiment vraiment ces hommes estropiés, ces hommes qui doivent renoncer à eux-mêmes pour être acceptés ? S’il y a sans doute des hommes bâtards, ce n’est pas que toutes les femmes soient des novices candides, même parmi elles il y a des gens d’une grande cruauté et qui profitent d’être des femmes pour poursuivre des fins non désintéressées. Soyons clairs, il n’y a pas tous les hommes mauvais et toutes les femmes victimes, mais des hommes bons et mauvais, des femmes bonnes et mauvaises. Il faut se réapproprier la réalité, le sain réalisme qui nous fait voir ce qui nous entoure pour ce qu’il est, et non pour ce que voudraient nous faire croire les pervers de l’ordre naturel.
Une nouvelle guerre de sécession
Dans Le Nouveau Conservateur du mois de décembre, Guillaume de Thieulloy décrypte la fracture de la première puissance mondiale. Extrait :

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L’indépendance du sénateur Sébastien Meurant
Le sénateur Sébastien Meurant, qui avait rejoint Eric Zemmour, a été interrogé dans Le Nouveau Conservateur de septembre dernier. Extrait :

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Benoît XVI a découvert Traditionis Custodes en lisant l’Osservatore Romano
C’est ce que révèle Mgr Gänswein, dans ses mémoires à paraître demain mercredi, « Rien d’autre que la vérité ». L’auteur évoque la sanction que la pape François a prise suite à la publication du livre de Benoît XVI et du cardinal Sarah, sur le célibat sacerdotal, « des profondeurs de nos coeurs » (Fayard), en janvier 2020. Le pape régnant lui avait retiré sa responsabilité de Préfet de la Maison pontificale. Il évoque aussi l’encyclique Amoris Laetitia, et l’accueil des divorcés remariés, sujet sur lequel Benoît XVI a été étonné que François refuse tout débat.
Concernant Traditionis Custodes, le pape actuel n’aurait ni consulté ni prévenu son prédécesseur. Dans la lettre d’accompagnement du motu proprio du 16 juillet 2020, François assurait pourtant que sa décision rejoignait « l’intention » de Benoît XVI. Or le pape émérite a « découvert » la publication de ce texte le jour même, le 16 juillet 2020, « en feuilletant l’ Osservatore romano » , le quotidien du Saint-Siège. Le secrétaire particulier explique que le pape émérite y voit, « à titre personnel » , un « changement de cap décisif » qu’il estime être « une erreur » .
« Benoît pense qu’il est erroné d’interdire la messe selon l’ancien rite dans les églises paroissiales, parce qu’il est toujours dangereux de mettre un groupe de fidèles dans un coin, les conduisant à se sentir persécutés et leur inspirant la sensation qu’ils doivent sauvegarder à tout prix leur propre identité face à « l’ennemi » » .
Gänswein rapporte aussi la réaction du pape émérite quand François a confié, en septembre 2021, ses impressions sur ce sujet à des jésuites slovaques. Benoît « fronça les sourcils » quand son successeur avait affirmé avoir obéi aux « véritables intentions de Benoît XVI et de Jean-Paul II » . Ce qui a semblé « incongru » au pape émérite.
Le pape a reçu Mgr Gänswein, lundi, en audience privée.
L’Algérie a gagné le combat contre l’ancien colonisateur: elle s’effondre, mais risque d’entraîner Paris dans sa chute
Xavier Driencourt, diplomate, ancien directeur général de l’administration du Quai d’Orsay, chef de l’Inspection générale des affaires étrangères, ancien ambassadeur de France à Alger, écrit dans Le Figaro :
(…) l’Algérie va mal, beaucoup plus mal que les observateurs ou les rares journalistes autorisés le pensent ; 45 millions d’Algériens n’ont qu’une obsession: partir et fuir. Partir où, si ce n’est en France, où chaque Algérien a de la famille? On ne compte plus aujourd’hui ceux qui demandent un visa dans le seul but de ne faire qu’un aller simple, c’est-à-dire de rester d’une façon ou d’une autre en France avec l’espoir d’être un jour régularisé. Les choix désastreux de 1962, la crise économique, la corruption née de la rente pétrolière, le découragement non seulement des élites des grandes villes du Nord, mais aussi du peuple des campagnes et de l’Algérie profonde, découragement stimulé par la générosité de la France, font qu’à ce rythme-là peu de gens resteront en Algérie. Le prix de notre aveuglement ou de nos compromissions s’appellera donc immigration massive, sans rapport avec ce qu’elle est aujourd’hui, islamisme conquérant, ghettoïsation de nos banlieues, repentance mémorielle.
La France fait face à un double paradoxe: d’une part celui de l’alliance, autrefois contre nature, entre une armée antifrançaise et des islamistes qui nous détestent, les deux ayant en commun la haine de la France et la ferme volonté d’éradiquer les survivances linguistiques ou culturelles de la colonisation tout en nous faisant payer, par l’émigration et les excuses, le prix de notre passé colonial ; le second paradoxe est celui, soixante ans après l’indépendance algérienne, de traîner toujours et encore le problème algérien auquel précisément les accords d’Evian devaient mettre fin. L’Algérie, en ce sens, a gagné le combat contre l’ancien colonisateur: elle reste un problème pour la France, elle s’effondre, mais risque d’entraîner Paris dans sa chute.
Mgr Ulrich toujours injoignable pour les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle
Communiqué du Collectif Sainte-Geneviève :
La liturgie traditionnelle et l’accueil des communautés attachées aux livres antérieurs à la réforme de 1969 étaient pourtant annoncés comme un des dossiers importants qu’aurait à traiter le nouvel archevêque. Sa nomination en avril 2022 avait suscité de l’espoir, notamment chez ceux qui avaient vu s’abattre sur leurs communautés des mesures d’interdiction (1). Hélas, l’optimisme a laissé place à l’incompréhension.
Huit mois après l’intronisation de Mgr Laurent Ulrich dans le diocèse de Paris, aucune des diverses missives et demandes d’entretien adressées à l’archevêque par des groupes stables de fidèles n’a reçu de réponse.
C’est dans ce contexte de silence de cathédrale des autorités diocésaines que le Collectif Sainte-Geneviève a vu le jour à l’automne dernier. Le collectif regroupe des représentants des groupes stables de fidèles parisiens attachés à la liturgie traditionnelle de l’Église catholique. Il s’est déjà réuni plusieurs fois et informera régulièrement les fidèles de ses démarches filiales auprès de l’Archevêque de Paris, père et pasteur de tous les fidèles parisiens.
Le collectif Sainte-Geneviève publie, ci-dessous, le courriel adressé au secrétaire de l’Archevêque de Paris le 4 janvier 2023 pour solliciter une rencontre avec leur pasteur.
Paris le 4 janvier 2023
« Mon Père,
Le Collectif Sainte-Geneviève représente les fidèles parisiens attachés à la liturgie traditionnelle de l’Église catholique.
Il défend et promeut cette liturgie multiséculaire.
A ce titre, il a adressé à Monseigneur Ulrich, un courrier en date du 11 décembre 2022, sollicitant un rendez-vous. Ce courrier est resté sans réponse à ce jour.
Pourriez-vous nous confirmer la bonne réception de ce courrier et nous indiquer une date à laquelle l’Archevêque pourra nous rencontrer ?
Nous vous sommes à l’avance très reconnaissants et vous prions de croire, mon Père, en l’assurance de nos prières pour le diocèse,
Le collectif Sainte-Geneviève »
Pour joindre le collectif : [email protected]
Paris, le 10 janvier 2023.
(1) Pour rappel : par communiqué daté du 8 septembre 2021, Mgr Aupetit, alors archevêque de Paris, a interdit les célébrations dans le rit traditionnel dans 6 lieux de culte parisiens (Ste-Clotilde et St-François-Xavier 7e, ND du Travail et ND de la Visitation 14e, ND de l’Assomption de Passy 16e, St-Georges de la Villette 19e) et limité drastiquement le nombre de prêtres pouvant la célébrer dans le diocèse.
Haine anti-chrétienne aux Etats-Unis
L’Observatoire de la christianophobie vient de mettre en ligne un rapport sur la christianophobie aux Etats-Unis durant le premier trimestre 2022. Vous pouvez le télécharger ici (et n’hésitez pas à diffuser l’information autour de vous: plus la réalité sera connue, plus il sera facile de la combattre).
La Convention sur la fin de vie s’oriente vers l’euthanasie
Faut-il s’en étonner ? Un vote informel s’est tenu, dimanche 8 janvier, en clôture de la troisième session des travaux. Ce vote n’était pas inscrit au programme mais fut proposée en dernière minute par les organisateurs… À la question : « Êtes-vous, à ce stade, en faveur d’une évolution du cadre légal ? », une majorité de 105 sur 156 votants s’est déclarée pour, 13 contres, tandis que 38 ont préféré s’abstenir.
Claire Thoury, membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese) et présidente du comité qui organise les travaux de la Convention, souligne :
« Ce premier vote est une sorte d’exercice, de répétition générale, pour que les participants se rendent mieux compte qu’ils vont être amenés à voter des propositions. Il indique, certes, une tendance mais rien n’est encore décidé et encore moins gravé dans le marbre ».
Deux ateliers de samedi 7 janvier ont fait émerger 77 propositions qui traitent notamment de l’aide active à tuer.
Ce n’est pas parce que les sondages vont dans le sens de l’euthanasie, que cela forcera pour autant le gouvernement à légiférer.
Alors que, selon un sondage, 75% des personnes interrogées se déclarent favorables à l’instauration d’un jour sans chasse, le gouvernement ne l’a finalement pas retenue. Willy Schraen, le président de la Fédération nationale de la Chasse, avait menacé le gouvernement :
“Dans cinq ans, la ruralité sera à feu et à sang”.
Un conseiller gouvernemental a justifié ainsi :
“On ne veut pas créer de polémique ou de clivage supplémentaire ».
Le gouvernement ferait bien de ne pas légiférer en faveur de l’élimination des personnes âgées…
Des objets de culte dérobés dans une église normande
La porte de l’église de Moyaux (Calvados) a été forcée. Des objets de culte ont été dérobés dans la nuit de samedi à dimanche 8 janvier.
La clé du tabernacle et des objets de culte ont été dérobés.
Une enquête a été ouverte.
Avant, c’était facile pour les femmes de ministres de se recaser
Le recrutement par Sud Ouest d’Anna Cabana comme éditorialiste s’est heurté à l’opposition d’un collectif de femmes journalistes. Dans une lettre envoyée à la direction vendredi, 161 journalistes ont contesté son processus de recrutement, poussant l’épouse de l’ex-ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer à se retirer.
Un pays ne peut pas avoir en même temps une politique de vie (soins) et une politique de mort (avortements, euthanasie)
Exemple concret à Brest
Article de janvier 2023, sur l’avortement :
Accès à l’IVG : face aux signalements de militantes, le CHU de Brest va revoir sa copie
Article d’octobre 2022 sur les restrictions depuis 30 ans
« Cela fait trente ans que l’on subit les restrictions » : à l’hôpital de Brest, un malaise qui dure
Article de décembre 2022 sur le tri des patients
« On en est réduits à faire du tri »
Un jeune Brestois de 16 ans, atteint d’une mononucléose sévère, a attendu cinq jours avant d’être hospitalisé à l’hôpital Morvan. Le témoignage de ses parents illustre l’état de saturation actuelle des hôpitaux brestois.

