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Trafic d’êtres humains : LMPT encore au salon Désir d’enfant

La Manif Pour Tous a tenu une conférence de presse devant le salon Désir d’enfant, organisé par la société F2FEvents, qui propose la vente de gamètes, le choix du sexe et la sélection génétique.

 

L’avortement n’est pas un droit mais la suppression d’un droit, le droit à la vie

D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :

[…] La politique républicaine n’est pas du droit, comme elle le prétend. Elle s’habille de droit pour se justifier. Depuis le début. Et quel droit ! Un exemple : qui a jamais osé poser une question à François Hollande sur son trésorier de campagne dont les comptes personnels foisonnaient sur des îles sans droit et dont le but, en contrepartie du service rendu, était d’imposer en France par Hollande interposé le mariage homosexuel, qualifié de mariage pour tous – c’était très important pour la suite mondiale des opérations –, tant le droit de la République peut dire tout et n’importe quoi : il suffit d’une loi votée par une bande de partisans. Et voilà ce qui s’appelle l’État de droit, intouchable et incritiquable par définition. Qui veut bien comprendre, comprenne ! Peut-être les Français comprendront-ils un jour comment ils sont cocufiés. Ce beau travail législatif fut pratiquement l’unique raison d’être du quinquennat Hollande. Tandis qu’on discutait gravement de la façon d’unir deux messieurs ou deux dames, ou encore deux ni-homme ni-femme, les Trierweiler et les Ségolène qui auraient pu s’y croire, n’ont été que les jouets du même François et se sont faites coiffer au poteau par la Julie Gayet ! Amusant, n’est-ce pas ? De l’art d’être cocu et du sport de cocufier, à quoi se ramène toute la politique en France. En tous domaines !

Gageons que Macron voudra poursuivre dans une si noble voie. Un bon moyen, après avoir usé de la droite pour le pouvoir d’achat et pour la loi de finances, sera de se mettre la gauche dans la poche de sa majorité relative avec un projet de loi de constitutionnaliser l’avortement. Pas tout de suite mais à l’occasion. Comme si l’avortement était un droit ! Alors que c’est fondamentalement une suppression de droit, et du premier des droits qui est le droit à la vie. Ainsi tout droit peut être et sera éliminé en fonction des besoins au profit du seul Droit que la République impose et qui devient la Loi. Telle est la logique des principes absurdes qui fondent depuis la Révolution le droit public et, malheureusement, le droit privé français. Plus rien ne tient, les juristes en savent quelque chose. […]

Nouvelle aventure pour le Hussard

Thierry Bouclier, avocat et auteur d’ouvrages divers et variés (La République amnésique, La Gauche ou le monopole de la violence, Le Dernier des occupants, Rouge et jaune pour le Hussard…), publie en cette rentrée un nouveau roman policier, Le Hussard et le cadavre de l’île d’Yeu.

En vacances sur l’île d’Yeu, Julien Ardant, dit « Le Hussard », aide Suzanne à comprendre la mort de son père aux allures de suicide. Connaissant l’île comme la littérature de droite, l’auteur nous emmène, de la Vendée à Pigalle, sur les chemins d’une enquête durant laquelle les pandores en prennent pour leur grade, contrairement aux fonctionnaires de la place Beauvau, particulièrement efficaces… Cette aventure, qui se lit d’une traite, se révèle une sale affaire, avec cadavres, tentatives de meurtres, tête de maure, drogue et drame familial…

Le pape dissout et remplace le Conseil souverain de l’Ordre de Malte

Nouveau rebondissement pour l’Ordre de Malte : le pape François a publié un décret supprimant ses organes de direction et nommant un Conseil souverain provisoire dont il a personnellement nommé les 13 membres. Le pape annonce avoir promulgué la «nouvelle Charte constitutionnelle» de l’Ordre et son «entrée en vigueur immédiate».

Un Chapitre général extraordinaire est convoqué le 25 janvier 2023.

L’Ordre de Malte compte aujourd’hui 13 500 chevaliers, dont une cinquantaine de religieux, qui s’occupent de l’oeuvre hospitalière et humanitaire de l’Ordre avec plus de 100.000 employés ou bénévoles présents dans 120 pays.

La Charte constitutionnelle préparée par le délégué pontifical prévoit que l’Ordre de Malte soit «un sujet du Saint Siège», ce que les chevaliers contestent, craignant de voir l’Ordre réduit à «une association de religieux» assimilée au Saint-Siège. L’Ordre de Malte est ce petit supplément qui permet à la catholicité d’être un peu plus  présente dans le monde diplomatique et dans le monde médical. Le pape critique légitimement le cléricalisme. Ne va-t-on pas aller dans le sens de davantage de cléricalisme en supprimant la souveraineté de l’Ordre de Malte ?

Principe de subsidiarité : la France ferait bien de s’inspirer de la Suisse

Auteur de plusieurs ouvrages sur les mérites de la Suisse (Le modèle Suisse, Perrin – Le Génie des Suisses – Tallandier), François Garçon a publié France démocratie défaillante. Il est temps de s’inspirer de la Suisse. Restrictions des libertés, tensions populaires, … une étude internationale du journal The Economist, parue le 3 février 2021, a classé pour la première fois la France dans la catégorie des « démocraties défaillantes ». Dans ce livre, François Garçon fait le diagnostic des différents blocages qui entravent la France : une verticalité des pouvoirs construite sur des élites mal formées, conformistes et orgueilleuses, des médias complices par facilité et des dispositifs politiques dépassés. Il s’étonne que les “élites” françaises ne s’inspirent pas des pays limitrophes pour trouver des solutions à la décadence de notre pays. L’auteur montre que la solution suisse est l’exacte inverse : des pouvoirs aussi horizontaux que possible où la démocratie participative vient compléter les systèmes représentatifs sans les gêner. Contrairement à ce qu’on a entendu en France à la suite des demandes de « RIC » formulées par les Gilets jaunes, le principe des votations s’est bien adapté à une conception décentralisée des responsabilités. Au final, le pays capitalise efficacement sur la subsidiarité (ne faire à l’échelon supérieur que ce que l’échelon inférieur ne peut pas traiter) pour maintenir vivant le sentiment national. Ne serait-ce pas une piste à examiner enfin sérieusement pour la France ?

[L]e référendum français procède de la démarche plébiscitaire, déclenché par le seul exécutif, pour valider sa politique. Dès lors, l’usage qu’en font les Français consiste moins à se prononcer sur la question posée que, dévoyant la procédure, exprimer leur mécontentement. Modèle inversé en Suisse, où ce sont les citoyens qui se mobilisent contre la promulgation d’une loi ou d’une ordonnance financière, ou qui bataillent pour qu’une loi qu’aurait négligée une assemblée élue (au niveau cantonal ou fédéral), soit soumise au verdict de l’ensemble du corps électoral. Les droits référendaires suisses opèrent donc selon un protocole inverse de la mécanique plébiscitaire française : au top-down (processus descendant) français s’oppose le bottom-up (processus ascendant) suisse, mode de gouvernance directement inspiré du principe de subsidiarité. Le citoyen ordinaire qui détient le pouvoir de faire la loi, exerce, sans intermédiaire, une compétence civique dont il a réclamé l’usage.

Le curé, l’évêque et les loubards fêtent les motards

D’Antoine Bordier :

La rencontre est inédite, voire historique : Guy Gilbert, le curé des loubards, et Mgr Michel Aupetit, l’ancien archevêque de Paris, ont fêté, ensemble, la saint Christophe, la fête des motards, en grande pompe ou presque. Presque, car au même moment sur les hauteurs de Rougon, au-dessus de la Bergerie de Faucon, sévissait un incendie de faible ampleur. Reportage dans les Gorges du Verdon.

« Cette année, à cause de l’incendie de Rougon, nous avons décidé de fêter quand même la saint Christophe, ici, à Faucon », explique le père Guy Gilbert, le célèbre curé des loubards. Les motards ? « Ils sont 5 fois moins nombreux qu’à l’habitude » explique Pierre Berthélemy, l’organisateur, côté motard, de cette journée festive.

De Toulon, dans le Var, il faut mettre près de 2h30 pour parcourir les 133 km. « Je suis arrivé par le TGV d’Aix-en-Provence, puis, j’ai loué une voiture », raconte Mgr Michel Aupetit qui était l’invité du curé. Il est arrivé vendredi et a profité de ses 48h pour se reposer à l’auberge de Rougon. Impossible de louper cette adresse, et, son nom : l’Auberge du Point Sublime. Il n’y en pas 50 comme celle-là, des auberges dans les Gorges du Verdon. Magali Sturma-Chauveau et son mari Philippe résument l’ADN de leur auberge unique : « Nous sommes la 3è génération. Mes grands-parents, André et Solange Monier se sont installés ici en 1946. En même temps que mon grand-père est tombé amoureux du Verdon, il est tombé amoureux de ma grand-mère originaire de la Palud-sur-Verdon… » A la deuxième génération, l’histoire prend plus d’ampleur. Alors que les guides et les premières cartes postales d’André ont attiré et « fait le buzz », à l’époque, Solange dans sa cuisine met en haut de l’affiche les produits du terroir. La carte est alléchante : soupe au pistou, cochonaille locale, gnocchis faits maison (avec de la truffe-pays), etc. Leurs enfants, Jeanne, Renée et France vont multiplier, par la suite, les activités dans la région, avec, notamment, l’ouverture de la boulangerie et le lancement de l’activité de taxis. A la 3è génération – celle de Magali, la patronne – l’histoire de la 1ère génération se répète : elle épouse Philippe, le futur chef de l’auberge. Désormais, Magali et Philippe préparent leurs deux fils Aurélien et Simon, accompagné de son épouse Kah Yern, à prendre le relais.

Sur place, Mgr Michel Aupetit regarde au loin, l’horizon : « Regardez, le Point Sublime c’est là-bas à 250 m. Attention à ne pas tomber dedans », fait-il en rigolant et en montrant du doigt le Grand Canyon du Verdon. 

Un médecin des corps et âmes

Le parcours de l’ancien archevêque de Paris est des plus intéressants, à plus d’un titre. Cet évêque est, à la fois, épatant et mystérieux, grandiloquent et silencieux, intelligent et humble. Sa bonhommie, son esprit d’ouverture, son humour, sa réflexion et son grand détachement ne semblent pas l’avoir quitté, après la terrible épreuve qu’il a vécue, il y a deux ans. Pensez, en résumé : ce médecin, heureux, quitte tout pour devenir prêtre à l’âge de 39 ans. Il entre au séminaire de Paris en 1990. Il est ordonné le 24 juin 1995, par le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris. Puis, le 19 avril 2013, il reçoit la consécration épiscopale du cardinal André Vingt-Trois, avant d’être nommé évêque de Nanterre, par le pape François, le 4 avril 2014. Il devient archevêque de Paris le 7 décembre 2017. Notre-Dame brûle en avril 2019, et deux ans après c’est la maison de l’archevêché qui brûle, au sens allégorique du terme. En novembre 2021, Mgr Aupetit est poussé à la démission à la suite d’une enquête publiée par Le Point, qui met en exergue la gouvernance du prélat et sa vie privée. Les médias s’emballent, l’Eglise aussi. C’est la chute…provoquée par un tollé général.

Forcé, le 25 novembre, dans une lettre, il présente sa démission au pape. Il reconnaît avoir eu un comportement « ambigu », mais il se défend d’avoir eu une relation intime ou sexuelle. Le pape accepte sa démission le 2 décembre. 5 jours après, il se justifie lors d’une conférence de presse à haute altitude (donnée dans son avion), le 7 décembre :

« Un homme, dont la réputation a été atteinte si publiquement ne peut pas gouverner. Et, ceci est une injustice. C’est pourquoi j’ai accepté la démission d’Aupetit, non pas sur l’autel de la vérité, mais sur celui de l’hypocrisie ».

7 mois après ce scandale médiatico-ecclésial, Mgr Aupetit se retrouve dans la Bergerie de Faucon, fondée il y a près de 50 ans par le curé des loubards, le père Guy Gilbert. Il est visiblement en forme, et, remis de cette terrible épreuve.

« Je ne suis pas du tout dépressif. En fait, je ne m’attendais pas à ça. Je me suis dit : “Mince, il y a autant de gens qui me détestent”, mais pas tant que ça finalement, puisque j’ai reçu des milliers de lettres de soutien qui disaient :  “On vous aime !” Quand le préfet de la Congrégation pour les évêques (sorte de DRH des 5000 évêques) m’a dit : “Par humilité vous devriez présenter votre démission”, je me suis dit : “De toute façon ma charge ne m’appartient pas”. Et, aujourd’hui, je suis dans la paix. L’important c’est de suivre le Christ, pas moi. Aujourd’hui, je suis le Christ plus qu’avant… »

A 71 ans, l’archevêque émérite démarre, donc, une nouvelle vie, moins exposée et plus humble. Il répond favorablement aux invitations amicales de ses confrères.

Des loubards et des motards en fête !

A la Bergerie de Faucon, le père Guy Gilbert côtoie aussi bien les loubards, les motards que les grands et les stars de ce monde. Parmi les « grands », il y a des présidents, des rois, des reines. Il y a la royauté de Belgique. Il y a le prince Laurent et Claire Coombs. Parmi les stars, il y a Stromae et Coralie Barbier, Jamel Debbouze et Mélissa Theuriau. Ces couples ont un point commun : il les a tous mariés. Mais, à n’en pas douter, il préfère la compagnie des loubards et des motards à celle des stars. A bientôt 87 ans (le 12 septembre prochain), il a gardé son rôle de berger presque intacte. Il est, toujours, accompagné de ces jeunes, écorchés vifs, de ces anciens loubards qui ont préféré suivre les pas du curé, qu’ils appellent « grand-père », plutôt que celui de la bande, du juge, de la case prison et des foyers clôturés où la jeunesse a du mal à respirer. Besoin d’air…

A Faucon, Jean-Yves Tenabral vient d’arriver dans sa superbe voiture de course toute rouge. Ce n’est pas une Ferrari, même si ce grand gaillard en rêve. C’est une voiture de collection, une Mazda MX-5, qui a près de 30 ans ! Ce genre de bolide, véritable roadster japonais, des années 89-90, doit être conduit par un as du volant. Jean-Yves en est un très original. Cela se voit. Il a bardé sa décapotable d’autocollants en tout genre. Le chiffre 13 y règne partout : « 13e rallye des princesses » (celui de 2012). « I love rien » est collé sur le pare-choque arrière. Il se gare à côté de Guy Gilbert, qui vient de revêtir son aube blanche avant de célébrer la Messe des motards, celle de la saint Christophe. L’évêque, lui, part se changer en passant devant la voiture, et, en rigolant.

« Qu’est-ce que tu fous, je t’avais dit de venir à 9h00. Tu es en retard », apostrophe Guy avec son autorité légendaire. Jean-Yves ne sait pas quoi répondre. Il baisse la tête. « Allez, viens, j’ai besoin de toi », finit par dire Guy après un temps de silence décontenançant. Jean-Yves s’exécute et le suit comme la brebis derrière son berger.

Au loin, les bruits pétaradants des Harley Davidson font leur entrée dans la bergerie. « Ce sont Les Chevaliers de l’Etoile de Moustiers-Sainte-Marie », annonce le père Guy Gilbert. Le spectacle commence. La centaine de personnes présente se tourne comme un seul homme vers les motards qui chevauchent les montures emblématiques. Il est vrai que le spectacle en vaut le détour. On dirait le tournage d’une scène d’un film. Avec leurs motos, leurs blousons et leurs lunettes noirs, ils ressemblent aux Black Angels des Etats-Unis. Mais, eux, même si l’apparence est trompeuse, ressembleraient plutôt aux anges, aux White Angels. Car, ils sont du côté de la force, de la lumière !

Un cœur de chevalier

Michel Melandre est motard depuis toujours ou presque. Il a commencé très jeune. Puis, il a connu le père des loubards.

« J’ai rencontré Guy, il y a 20 ans. Avec les autres, nous faisons partie de l’association Les Chevaliers de l’Etoile de Moustiers-Sainte-Marie. Elle existe depuis 1956…Mais historiquement, elle remonte au chevalier de Blacas, qui vivait dans le château de Vérignon, près de Brignoles, dans le Var. Ce chevalier a fait partie de la 7è croisade de Saint-Louis, au 13è siècle. A l’époque, il n’y avait pas de motos, mais des chevaux… »

, raconte Michel, qui est interrompu par une femme fascinée par sa moto. Il y a quelques années, Guy Gilbert a été adoubé par cette association qui ressemble à une véritable confrérie médiévale.

Michel, ce passionné de grosses cylindrées, a créé sa propre association, il y a quelques années : Les Chevaliers de l’Etoile Mariale. Dans le civil, il est décorateur pour le secteur du spectacle. Il travaille au sein de la société Stageco qui réalise toute l’ingénierie des concerts, des évènements et des spectacles pour le grand public.

 « On a travaillé pour les concerts de Johnny (NDLR : Halliday), des Pink Floyd, de Tina Turner, de Michel Sardou…On fait tous les gros évènements. Mon rôle ? Je dessine et réalise des scènes. »

A 62 ans, ce papa de 3 enfants, a épousé à 20 ans une motarde ! C’est un as des deux roues. Ce qu’il aime chez Guy Gilbert : c’est « sa foi et son ouverture d’esprit ». Avec son association, Michel et les autres chevaliers (au nombre de 60, ce qui représente près de 10 % des 700 habitants de Moustiers), multiplient les œuvres caritatives auprès des personnes les plus démunies.

Ils sont, également, philosophes, le temps d’une conversation. Le chevalier Michel Melandre au cours de la conversation évoque la crise mondiale actuelle :

« Notre humanité s’endort de plus en plus. Elle oublie le Seigneur et son devoir envers ses frères, envers les plus fragiles. Notre société se fragilise au rythme de son matérialisme. Elle se déshumanise et oublie le bien commun. C’est pour cela que les crises se multiplient…»

Michel est soucieux de l’humanité, de son bonheur.

La conversation se termine, la Messe des motards va bientôt commencer. Tous se réunissent en plein air, autour du père Guy Gilbert, de Mgr Michel Aupetit, et, d’un prêtre qui vient d’arriver. Face aux Gorges du Verdon l’instant est idyllique, presque magique. Avec les 120 animaux disséminés dans sa bergerie, l’instant ressemble à l’arrivée de l’arche de Noé sur le mont Ararat.

Philippe : le disciple de Guy ?

Le père Philippe, l’autre prêtre, serait-il le prochain curé des loubards ? Par rapport à Guy Gilbert, il passerait presque inaperçu. Il ne porte pas de blouson noir (par cette chaleur, c’est un peu normal), ni de bagues aux doigts, ni de santiags (cela fait une dizaine d’années que Guy n’en porte plus). Mais tous les deux ont un point commun, même si près de 40 ans les séparent : ils s’occupent

« des jeunes en rupture profonde avec la société, que ce soit pour des raisons scolaire, familiale, personnelle, psychologique et autres. Nos jeunes sont habités par des violences immenses depuis leur plus tendre enfance. »

Guy, disait presque mot pour mot la même chose que Philippe, dans les années 70, il y a 50 ans. Philippe est un peu son disciple. D’ailleurs, ils ont presque la même taille ! Philippe continue en ajoutant :

« Ici, à Faucon, c’est particulier : les jeunes sont placés sous mandat par des juges, des institutions, l’aide sociale à l’enfance. Moi, ce que je fais avec mon équipe, à Istres, dans les Bouches du Rhône, c’est de recevoir dans un cadre libre, associatif, des jeunes qui viennent de leur propre gré, passer un peu de temps dans notre local d’accueil mis à leur disposition par la mairie. Ces jeunes en rupture s’y reconstruisent. »

Cités du coeur

Côté vie privée, le père Philippe voue un respect-souvenir incroyable pour ses parents, Emile et Irène, qui lui ont donné un amour inconditionnel et qui ne sont plus de ce monde. A 49 ans, il se souvient de ses 19 ans quand il a rencontré Dieu, alors qu’il n’était pas pratiquant du tout. « J’ai découvert le divin grâce à la nature, à sa beauté, à son harmonie. Il faut un artiste incroyable pour créer tout cela. Longtemps après, j’ai découvert que cet artiste, ce poète, c’est Dieu et qu’Il a un cœur énorme. Il est très aimant. » Ce passionné de plongée sous-marine fait le grand saut en se rendant plusieurs fois à l’abbaye de Lérins, en face de Nice. C’est là qu’il décide au plus secret de son cœur, de tout donner à Dieu, à l’Eglise. Et l’Eglise a le visage de ces jeunes en déshérence. Avec une dizaine de jeunes, il vient de passer une semaine à Faucon. Quelque soit leur origine, en les regardant et en les écoutant ces jeunes, qui blaguent et qui semblent toujours vouloir monter sur un ring, prêts à en découdre, ont une vraie soif de l’autre et de la vie.

Le dynamisme du père Philippe, ordonné en 2006, pour les jeunes est remarquable. Avec des partenaires privés et institutionnels qui ont validé son projet, et une dizaine de bénévoles, il lance cette association : Jeunes et solidaires, en 2016. Puis, en 2020, comme le père Guy Gilbert en 1978, avec son livre un prêtre chez les loubards, il sort le sien aux Editions Salvator : Cités du cœur.

Il a beau répéter :

« Je ne suis pas Guy Gilbert, il a son expérience. Mon expérience rejoint la sienne, c’est vrai. C’est le même esprit. Et, si les jeunes de notre époque sont différents de ceux des années 70, 80 et 90, les souffrances sont les mêmes. »

C’est certain, maintenant : nous avons trouvé le fils spirituel du père Guy Gilbert (devenu chanoine par les mains de l’ancien archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit). Il reste, maintenant, à Philippe à parler en argot, et à porter un blouson noir, des bagues et des santiags. Ah, une dernière chose : il ne roule pas à moto, mais il aime les motards !

Reportage réalisé par Antoine Bordier

Copyright des photos A. Bordier

Vannes : le succès de l’école libre

Constat du Télégramme :

À Vannes, 211 élèves de primaire effectuent leur rentrée dans trois écoles privées hors contrat ces jours-ci. Leur pédagogie alternative suscite l’adhésion des familles. Qu’ont-elles de si particulier ?

« J’ai encore refusé une fratrie de quatre enfants hier ». À l’école Notre-dame-de-Toulvern, à Vannes, la directrice, Marie-Camille Lagasse confie « ne jamais avoir fait face à autant de demandes ». Dans cette école catholique hors contrat, cette année, une cinquantaine d’élèves ont dû être refusés. De 120 élèves à la rentrée dernière, ils sont 131 cette année.

L’école Sainte-Philomène est, elle, passée de 18 élèves en 2012 à 36 l’année dernière. La Passerelle Montessori aussi grandit. Créée en 2016 avec douze enfants, elle en compte 58 en cette rentrée. […]

Toutefois, Ouest-France souligne que l’école catholique sous-contrat se maintient en Bretagne, avec plus de 250 440 élèves et 24 000 salariés pour un millier d’établissements (806 écoles, 168 collèges et 103 lycées dont 27 établissements agricoles). Dans plus de la moitié des 1 200 communes bretonnes, l’école catholique est la seule proposition scolaire.

“L’essence de la politique: la vision que l’on développe pour l’avenir – c’est-à-dire la pérennité – de la Cité”

Extrait d’une tribune de Nicolas Bay, député européen et vice-président exécutif de Reconquête, dans Le Figaro :

La vie politique française se résumant souvent à des affrontements électoraux et des chocs d’ambition ou de carrière, les questions de fond, touchant aux défis majeurs que notre pays devra relever, passent de plus en plus au second plan. Les forces politiques et les personnalités qui les incarnent se distinguent de moins en moins sur leurs idées mais sont analysées et décortiquées quotidiennement sur leur tactique, leur position – autrement dit le plus souvent, leur posture. Ainsi, on semble parfois oublier ce qui est l’essence de la politique: la vision que l’on développe pour l’avenir – c’est-à-dire la pérennité – de la Cité.

La vision philosophique d’abord, le projet ensuite (prosaïquement le programme) et l’incarnation enfin, c’est-à-dire la personnalité, le candidat le plus à même de le représenter: c’est ainsi, et dans cet ordre, que devrait se définir un engagement.

Si l’on veut échapper à la simple confrontation des personnes et des écuries, il faut donc replacer la doctrine et les idées au cœur. Sinon, il risque de ne rester que les choix marketing, les photos Instagram et les vidéos TikTok. Il ne s’agit pas là d’un excès de purisme ou d’une naïveté incompatible avec l’âpreté du combat électoral, mais simplement de rappeler que la communication ne peut constituer ni l’essentiel ni le moteur de l’engagement politique et par suite, de la mobilisation d’un peuple.

Ce qui fait l’utilité d’un objet politique – qu’il s’agisse d’un courant d’idées, d’un parti ou d’un candidat, c’est sa spécificité, sa capacité à apporter un regard et une réponse qui ne sont pas portés par d’autres.

Si 2,5 millions d’électeurs se sont reconnus dans la candidature présidentielle d’Éric Zemmour, si 130.000 Français ont adhéré à Reconquête !, si de nombreux cadres et élus – comme c’est mon cas – venant d’autres formations politiques ont rejoint ce candidat et ce parti, c’est précisément en considérant que ce qu’il défend ne l’était pas, ne l’était plus ou même ne l’avait jamais été, par d’autres et ailleurs. Si je me suis engagé aux côtés d’Éric Zemmour, si j’ai pris des responsabilités au sein de la direction de Reconquête ! c’est précisément parce que j’estime que ce mouvement défend plus justement, plus clairement, ce à quoi je crois profondément.

Ce serait ainsi une erreur de penser que Reconquête ! n’est qu’une excroissance ou une version alternative du RN ou de LR, au prétexte que – c’est évident – nous partageons des constats et même certaines solutions avec Marine Le Pen ou Laurent Wauquiez. Cette volonté de regard en miroir ne reflète pas la réalité. Cette vision réductrice fait fi de l’essentiel: les idées fondamentales que l’on entend défendre, la philosophie politique qui les sous-tend, c’est-à-dire une certaine vision de l’Homme et de la société.

Après des années d’engagement, j’ai appris que ce qui compte le plus est la cohérence. Et j’affirme que Reconquête ! porte le projet le plus cohérent, car il est porté par une vision dépassant le simple cadre politicien: Reconquête ! est le parti de la droite civilisationnelle.

Reconquête ! s’affirme comme la droite «civilisationnelle», fondant largement sa démarche sur la préservation et plus encore, la restauration de ce qui constitue notre identité française et européenne, puisant ses racines dans la Grèce, la Rome antique et la Chrétienté. C’est dans cette perspective-là que nous combattons l’immigration de peuplement, que nous souhaitons engager une vaste politique de remigration, car la logique exclusivement sécuritaire n’est pas suffisante. L’assimilation d’un grand nombre d’immigrés présents sur notre sol n’est plus possible car, en tout premier lieu, les personnes concernées la refusent.

Nous savons aussi que l’islam revêt une double dimension, spirituelle bien sûr mais aussi politique (la charia constituant une organisation politique et sociale à part entière incluant un Code civil et un Code pénal). Or, dans sa dimension politique, l’islam n’est évidemment pas compatible avec la République comme certains l’affirment avec une confondante légèreté… participant à désarmer moralement nos compatriotes par ce type d’assertion.

Au-delà même de l’aspect religieux ou politique, nous refusons l’islamisation en tant que subversion culturelle de notre société. Nous ne combattrons pas cette modification profonde de nos mœurs en nous réfugiant derrière une conception idéologique, erronée et dévoyée de la laïcité qui ne serait pas la simple neutralité philosophique et religieuse des institutions mais reviendrait à placer toutes les religions sur un pied d’égalité. Si l’on refuse de s’appuyer sur notre identité, nos racines, en reconnaissant clairement qu’on ne peut tirer un signe égal entre le christianisme et l’islam en France et en Europe, il apparaît alors purement défensif, et donc vain, de s’opposer à l’immigration et à l’islamisme en leur opposant le désuet logiciel laïcard d’une République désincarnée qui fut celui de Chevènement avant-hier et même de Mélenchon hier (avant que ce dernier ne soit pris en main par les indigénistes).

Certains affirment refuser l’immigration en se bornant à fustiger uniquement ses conséquences économiques, sociales et sécuritaires (ce qui est légitime au demeurant). Nous menons un combat civilisationnel de préservation de notre identité plurimillénaire menacée aujourd’hui par l’effet conjugué de l’immigration incontrôlée et de l’islam conquérant, venant percuter des sociétés européennes où les âmes vides de l’hédonisme post-68 se conjuguent avec les berceaux vides de la dénatalité. […]

Sur les questions «sociétales», ainsi nommées pour en diminuer l’importance dans le débat public et les reléguer à une sphère prétendument intime dans laquelle chacun se regarderait le nombril sans plus tenir compte du bien commun, les partis dits de droite ou du «camp national» ne cessent de fléchir. Hier pourtant, ils fustigeaient le PACS, comme une première étape vers le mariage homosexuel. Ce qu’il fut. Depuis, la gauche accumule les victoires idéologiques et leurs traductions législatives : le «mariage» homosexuel, l’adoption, la PMA sans père, l’allongement de 12 à 14 semaines du délai de l’IVG. Concomitamment, on nous impose l’écriture inclusive et la propagande LGBT dans les écoles. Les mêmes préparent pour demain l’euthanasie et la GPA. Et après ?

Face à cette vaste entreprise de déconstruction tous azimuts dont l’intensité le dispute au sectarisme, nous avons besoin d’une droite qui ne cède pas. Nous avons besoin d’une droite qui argumente et qui explique qu’il s’agit là de basculements anthropologiques majeurs et qu’il y urgence à enrayer cette spirale de la déliquescence. Se réfugier derrière «la sphère intime», prétendre laisser la société arbitrée pour se garder d’avoir à émettre un avis, se réfugier dans l’abstention ou sortir passer un coup de fil dès qu’un vote sensible intervient dans une assemblée… ce ne sont pas là des attitudes dignes de vrais responsables politiques. Sur ces questions majeures, ceux qui devraient incarner à l’Assemblée nationale l’opposition au macronisme sont trop souvent alignés sur les positions de la majorité progressiste, devenant presque l’une de ses nuances. Nos enfants paient et paieront ces petites lâchetés, ces concessions et ces renoncements. […]

“La France a flirté avec des prêcheurs de haine comme Hassan Iquioussen !”

Jean Frédéric Poisson, président du parti VIA: la Voix du Peuple, décrypte la polémique autour de l’expulsion de l’imam Hassan Iquioussen.

Islam et féminisme : une démarche féministe compatible avec l’islam ?

D’Annie Laurent dans La Petite Feuille Verte :

Tout en déniant à la doctrine islamique la moindre responsabilité dans le statut inégalitaire de la femme (cf. PFV n° 91), Zeina El-Tibi, Nayla Tabbara et Asma Lamrabet admettent l’existence de traitements injustes envers elle et la nécessité d’y remédier. Leur combat s’inscrit dans une démarche féministe qu’elles affirment compatible avec l’islam.

LES CAUSES DU DÉCLIN

Les trois auteurs attribuent à des causes humaines (coutumes ancestrales, déviations, interprétations erronées, calculs politiques) l’origine de cette situation.

Z. El-Tibi consacre un chapitre de son ouvrage aux deux principales « causes de la stagnation ».

1 – Le tâqlid (imitation aveugle) consiste à adopter des coutumes extérieures ou archaïques (p. ex. celles des Mongols, des Perses puis des Turcs ottomans dont le pouvoir s’est imposé à l’espace arabe à partir du XVIème). « Le tâqlid est le choix de la facilité, de la paresse et du refus d’exercer son intelligence […]. Il privilégie la routine, il favorise donc l’obscurantisme ». Or, aujourd’hui, déplore l’auteur, on constate « un retour de ce tâqlid dans de nombreuses communautés musulmanes ».

2 – La bid’a (innovation blâmable), émanation du tâqlid, consiste à s’éloigner du Coran et de la Sunna (Tradition mahométane). Elle est le fait « de rajouter à la religion des éléments qui n’existent pas dans les textes fondamentaux », d’innover et de déformer ces derniers. « Et la condition de la femme, plus que toute autre question, a donné lieu à d’innombrables innovations blâmables (…), toutes plus fantaisistes les unes que les autres ». L’auteur y ajoute « la progression des superstitions », « les pesanteurs sociologiques » et « l’engourdissement », accumulés « durant le déclin ottoman et la période coloniale » (La condition de la femme musulmane, Cerf, 2021, p. 124-133).

Après avoir rappelé les promesses du mouvement réformiste du début du XXème siècle et les progrès accomplis par certains régimes musulmans installés lors des indépendances (ibid., p. 134-162), Z. El-Tibi relate l’apparition récente d’« idéologies extrémistes » (régime des ayatollahs en Iran, Talibans afghans, pakistanais et africains, salafistes arabes, etc.) qui ruinent ces évolutions en prenant la religion en otage, raison pour laquelle elle conteste l’usage du mot « islamisme », à ses yeux réduction de l’islam à un système politique (ibid., p. 163-175).

Quant à A. Lamrabet, elle regrette, en ce qui concerne le mariage, l’importance accordée par le fiqh (droit jurisprudentiel) à des concepts empruntés aux coutumes patriarcales (obéissance absolue de la femme, tutelle despotique du mari, chosification des femmes) et le verrouillage des « latitudes offertes par le message spirituel de l’islam lors de la codification des sciences du Hadith » (les paroles et les actions de Mahomet) (Islam etfemmes. Les questions qui fâchent, Gallimard, 2017, p. 70). Or, souligne-t-elle, « les hadiths ne peuvent en aucun cas abroger le Coran, fait admis par les fondateurs des principales écoles juridiques » (ibid., 108-109).

LE FÉMINISME ISLAMIQUE

Afin de remédier à la situation actuelle, l’urgence est « de retrouver l’islam, la force de son message, et de reprendre l’effort d’adaptation auquel il convie », assure Z. El-Tibi (op. cit., p. 200). Pour elle, la solution consiste à renouer avec la pratique de l’ijtihad, méthode consistant en un « effort d’interprétation » fondé sur le libre-arbitre. Selon la tradition de l’islam, elle fut pratiquée par Mahomet lui-même, puis par les quatre premiers califes, appelés « les bien guidés », et par les juristes des quatre écoles qui ont posé les règles générales du droit musulman ; elle est donc « dans les gènes de l’islam » et « synonyme de son dynamisme » (ibid., p. 202).

L’auteur estime que ce rôle incombe au « pouvoir politique en symbiose avec les oulémas (savants) des grands centres de la pensée islamique », en particulier El-Azhar en Égypte (ibid., p. 208). Mais elle ne souligne pas les limites de cette institution, considérée à tort comme dotée de prérogatives magistérielles et ouverte à la modernité (cf. PFV n° 80 : El-Azhar, « phare de l’islam sunnite » ; PFV n° 81 : El-Azhar, entre politique et religion). Et surtout, elle omet de préciser que la « porte de l’ijtihad » a été fermée au XIème siècle par le calife El-Qadir (992-1031) car contraire au dogme du Coran « incréé » proclamé par l’un de ses prédécesseurs, Moutawakkil (847-861). Cf. A. Laurent, L’islam pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore), Artège, 2007, p. 24 ; Dominique et Janine Sourdel, Dictionnaire historique de l’islam, PUF, 1996, p. 682.

Z. El-Tibi s’oppose en outre aux « nouveaux penseurs » musulmans contemporains, tels que Rachid Benzine et Abdelwahhab Meddeb, coupables à ses yeux de vouloir « déconstruire » l’islam pour en créer un nouveau.  « Il est remarquable qu’on ne trouve pratiquement aucune analyse solide et convaincante de la part de ces écrivains qui prétendent soigner l’islam de ses “maladies” sans avoir su porter le bon diagnostic ni recourir aux bons remèdes ». Pour elle, cette démarche est contraire à celle des « réformistes » (ibid., p. 201).

Le mouvement réformiste, apparu au Proche-Orient au tournant des XIXème et XXème siècles, est à ses yeux une référence puisque son projet consistait à « repenser l’islam », non en le réformant ou le déconstruisant mais en le débarrassant « des gangues accumulées pendant des siècles de décadence ». Elle relève les écrits de certains de ses membres favorables à l’amélioration de la condition de la femme, surtout en matière d’éducation (ibid., p. 134-147).

Il convient cependant de souligner l’ambiguïté du réformisme : certains de ses militants, surtout des hommes, se sont largement inspirés de « l’imitation des pieux ancêtres », contribuant ainsi à l’émergence des idées salafistes qui combattent toute modernisation du statut de la femme (cf. PFV n° 65 Un réformisme ambigu).

N. Tabbara, elle aussi favorable à l’ijtihad, approuve l’exégèse « holistique » adoptée par des féministes musulmanes pour justifier la réinterprétation des versets problématiques relatifs aux rapports hommes-femmes. Il s’agit de placer telle ou telle prescription dans une perspective générale, la croyance en un Dieu juste, pour éviter la sacralisation des textes dits « seconds », c’est-à-dire « des interprétations faites par des hommes au Moyen Âge mais ayant été sacralisées avec le temps ». Elle s’appuie sur la remarque de l’une de ces féministes selon laquelle « Dieu a créé l’époux – et non pas l’épouse – à partir d’une seule âme ». « Grammaticalement, le féminin précède ainsi le masculin », en conclut N. Tabbara (L’islam pensé par une femme, Bayard, 2018, p. 102-125).

Quant à A. Lamrabet, présidente du Groupe international d’étude et de réflexion sur la femme en islam, dont le siège est au Maroc, son pays natal, qualifiée de « référence du féminisme islamique », elle soutient les revendications des femmes qui veulent être reconnues comme juristes pour interpréter le Coran, la tradition et la charia, mais aussi pour exercer des fonctions religieuses : imams, voire muftis (La Croix, 2 août 2013).

C’est cependant en 1990, dans la foulée de la révolution iranienne, que le féminisme islamique contemporain s’est structuré. Présent sur tous les continents, le mouvement organise des congrès internationaux. Réunies à Barcelone (Espagne) en 2006, 400 militantes ont émis cette revendication : « s’approprier le Coran et imposer une lecture non sexiste des textes » (Le Monde, 8 novembre 2006). Dans un autre congrès, Abdelnour Prado, président du Conseil islamique catalan, a justifié cette démarche : « Nous voulons valider le “féminisme islamique” comme un discours émergent et le renforcer dans les pays musulmans et dans les minorités musulmanes des pays occidentaux » (La Croix, 26 octobre 2010).

UNE IMPOSTURE INTELLECTUELLE

Sous ce titre, Razika Adnani, philosophe franco-algérienne, tout en militant pour la réforme de l’islam (cf. son livre Pour ne pas céder, éd. Publisher, 2021), montre l’erreur qui consiste à vouloir inscrire le combat pour l’émancipation féminine « à l’intérieur du cadre religieux musulman », les incohérences et l’inefficacité qu’implique cette conception et l’inefficacité qui en résultent inexorablement.

« Le féminisme islamique prend l’islam comme source de légitimité de son combat et pour cadre délimitant son champ et une femme musulmane ne peut, dans ce cas, revendiquer un droit que s’il est validé par l’islam ».

Il en résulte que

« pour les féministes islamiques, les discriminations dont sont victimes les femmes dans les sociétés musulmanes ne sont pas dues à l’islam, mais au contraire à une sortie de ses enseignements et du chemin tracé par le prophète. Quant à la cause, elles l’attribuent à l’interprétation masculine erronée des textes coraniques […]. Les féministes islamiques font certes de la rhétorique mais n’arrivent pas à prouver que les inégalités existant dans les textes coraniques ne sont pas des inégalités ». Et « pourquoi une interprétation féminine serait-elle plus valable et plus juste qu’une interprétation masculine ? ».

Tout en soulignant le problème « d’honnêteté morale et intellectuelle » que soulève une telle conception, la philosophe en déduit cette évidence : « Il est pourtant plus efficace de reconnaître les inégalités qui existent dans les textes et de les déclarer caduques tout comme cela a été fait pour d’autres recommandations du Coran ». Elle fait ainsi allusion à la possibilité, reconnue par le Coran (2, 106 ; 13, 39), d’abroger certaines de ses dispositions relatives à diverses modalités de la vie, dont les relations hommes-femmes (A. Laurent, L’islam…, op. cit., p. 35).

En outre, poursuit R. Adnani, en inscrivant leur combat dans le cadre islamique, ces militantes veulent « démontrer que leur féminisme n’est pas importé de l’Occident ». C’est pourquoi « elles ont besoin de prouver qu’elles sont musulmanes et surtout qu’elles ne revendiquent pas les mêmes droits que ceux que les femmes revendiquent en Occident », ce qui est exprimé par le port du voile de certaines d’entre elles. Mais, ce faisant, « elles se contredisent avec elles-mêmes car le voile est une pratique discriminatoire à l’égard de la femme » (Marianne, 8 juin 2021).

DANGER D’OCCIDENTALISATION

Il faut rappeler qu’à ses débuts, il y a un siècle, le combat des musulmanes avides de liberté et de dignité n’était pas teinté d’idéologie revancharde : elles ne reniaient pas leur féminité et n’aspiraient pas à être « comme » des hommes. Ce qui comptait pour elles c’était d’abord d’en finir avec le mépris enseigné par les textes sacrés de l’islam. Peu à peu cependant, le féminisme à l’occidentale, avec ses outrances, s’est frayé un chemin dans les sociétés musulmanes, comme l’ont montré les Femen défilant les seins nus dans les rues de Tunis en 2013, avec le soutien de féministes européennes.

Cette évolution a suscité la réaction des militants islamistes, tel l’Égyptien Youssef El-Qaradawi, fondateur à Dublin du Conseil européen de la Fatoua et de la Recherche : « Quand l’homme se féminise et que la femme se virilise, c’est le signe du chaos et de la dégradation des mœurs » (Le licite et l’illicite en islam, éd. Alqalam, Paris, 1992).

La méfiance envers le féminisme s’exprime aussi chez certaines musulmanes, comme le montre l’enquête effectuée dans la péninsule Arabique par Arnaud Lacheret, docteur en sciences politiques. Bien qu’engagées dans la vie professionnelle et ouvertes à des réformes, les femmes interrogées disent ignorer le concept de féminisme ou ne pas en comprendre le sens, une partie d’entre elles allant jusqu’à l’identifier à une tentative d’occidentaliser leur culture ou de donner des leçons à l’islam. Cf. La femme est l’avenir du Golfe, éd. Le bord de l’eau, 2020, p. 150-152.

Riffat Hassan, Pakistanaise, professeur à l’Université de Louisville (États-Unis), auteur de plusieurs livres sur la défense des droits des femmes, constate également, dans une conférence donnée en 2007, cette méfiance chez ses coreligionnaires.

« Les musulmans tendent généralement à penser la “modernité” de deux manières : a) comme une modernisation associée à la science, à la technologie et au progrès matériel, et b) comme une occidentalisation associée à la proximité et à toutes sortes de problèmes sociaux s’étendant des enfants laissés à eux-mêmes à l’abus de drogue et d’alcool. Tandis que la “modernisation” est considérée comme fortement souhaitable, “l’occidentalisation”, par contre, est considérée comme indésirable ».

« Ce qu’il est important de noter ici c’est qu’une femme musulmane émancipée est vue par beaucoup de musulmans comme un symbole, non pas de “modernisation” mais “d’occidentalisation”. Il en est ainsi parce qu’elle semble être dans la violation de ce que les sociétés traditionnelles considèrent comme une barrière nécessaire entre “l’espace privé” auquel appartiennent les femmes et “l’espace public” qui appartient aux hommes. La présence des femmes dans l’espace des hommes est considérée comme fortement dangereuse car – comme le déclare un hadith populaire – toutes les fois qu’un homme et une femme sont seuls, Satan est forcément là ».

« Dans le monde musulman d’aujourd’hui, sous la pression des réalités politiques et socio-économiques, un nombre significatif de femmes peut être vu dans “l’espace public”. Les gardiens du traditionalisme musulman se sentent gravement menacés par ce phénomène qu’ils considèrent comme un impact de “l’occidentalisation” sous l’apparence de la “modernisation”. Ils croient qu’il est nécessaire de remettre les femmes dans leur “espace” si l’intégrité du mode de vie islamique doit être préservée » (« Théologie féministe », Se Comprendre, n° 07/03 – Mars 2007).

POUR CONCLURE

Suggestion du Libanais Ghassan Ascha, docteur en Études islamiques de l’Université de la Sorbonne Nouvelle.

« Il importe de nous concilier avec notre raison : si nous voulons défendre l’égalité entre l’homme et la femme, sortons la question de la femme, définitivement, du domaine religieux. Cependant, si nous voulons défendre l’islam, cessons donc de parler de cette égalité […]. Quant à l’argument, avancé par certains penseurs et féministes musulmans, selon lequel les juristes musulmans n’ont pas compris le Coran correctement au cours de 14 siècles, il est irrecevable ! Il n’est pas dans l’intérêt de la pensée arabo-islamique ni de la personnalité arabo-musulmane de soupçonner les anciennes générations de penseurs musulmans d’absurdité et de les accuser de n’avoir pas pu découvrir le véritable sens de l’islam. En fait, les juristes d’autrefois ont beaucoup mieux compris le Coran que les penseurs musulmans contemporains ne l’ont fait. Et la raison en est simple : le Coran confirmait les données culturelles, sociales et économiques prévalant à l’époque où ils vivaient : chose qui n’est pas vraie dans la période actuelle » (Du statut inférieur de la femme en islam, L’Harmattan, 1987, p. 224-225).

Annie LAURENT, Déléguée générale de CLARIFIER

Manque de démocratie interne à Reconquête

Lors d’un Congrès en ligne cette semaine, Reconquête doit choisir sa nouvelle équipe dirigeante. Laquelle sera exclusivement sélectionnée par Éric Zemmour et soumise à validation des adhérents. Pour l’heure, les instances sont composées du président du parti, Éric Zemmour, d’un bureau exécutif (Sarah Knafo, Guillaume Peltier, Marion Maréchal, Nicolas Bay et Stanislas Rigault), ainsi que d’un comité politique.

Dans la nouvelle organisation, le comité politique disparaîtrait. Certains soutiens sont déjà partis : Jérôme Rivière, Jacline Mouraud, Benjamin Cauchy. Le poste de président d’honneur, attribué à Gilbert Collard, sera lui aussi supprimé.

Les nouveaux statuts prévoient la mise en place d’un Bureau exécutif, d’un Bureau politique (nommé par le BE sur proposition du président) et d’un Conseil national (composé des membres du BE, des responsables de Génération Z, des délégués départementaux et de 100 membres élus parmi les adhérents). La direction de Reconquête sera donc composée du Bureau exécutif, présidé par Eric Zemmour (élu pour trois ans) et composé de cinq membres : trois vice-présidents élus par le Congrès, et un à trois membres supplémentaires désignés par le président du parti.

« C’est une élection factice , déplore un cadre. Cela empêche toute ligne politique d’émerger et tue toute concurrence possible… ».

Gilbert Collard ne cautionne pas le processus :

L’abandon de la jeunesse est la conséquence du désintérêt d’Emmanuel Macron pour la famille

Geneviève Pozzo di Borgo, conseillère municipale de Nice, dénonce :

Alors que trouver une place en crèche relève du parcours du combattant, les parents viennent d’apprendre que leurs enfants seront potentiellement pris en charge par du personnel non qualifié. L’arrêté du 29 juillet 2022 relatif « aux professionnels autorisés à exercer dans les modes d’accueil du jeune enfant » introduit en effet des dérogations aux conditions de recrutement des professionnels chargés de l’encadrement des enfants. La « pénurie de professionnels » par laquelle le ministère justifie ce dispositif est la conséquence directe à la fois de la démolition consciencieuse des services publics entreprise par Emmanuel Macron et de son désintérêt pour la famille.

Le pire, c’est qu’il n’y a pas que la petite enfance qui est en crise puisque nos enfants en âge scolaire risquent fort, eux aussi, de se retrouver livrés à du personnel non préparé. Le recours massif aux contractuels, « formés en 4 jours », s’intensifie dans l’enseignement primaire et secondaire. Le rectorat de Nice vient ainsi de confirmer que près de 5% des enseignants de l’Académie de Nice (1200 pour un total de 25000) sont des contractuels. Jadis fleuron et creuset de la République, minée en outre par le communautarisme, la violence et l’idéologie, l’Éducation nationale n’en finit plus de sombrer dans un grand abandon qui se traduit par l’effondrement accéléré du niveau d’instruction de notre jeunesse.

Le gouvernement interdit l’école à la maison, restreint la liberté scolaire, et se montre incapable de proposer une école digne de ce nom.

Il faut le dire clairement : le monde est en train de se transformer en une Sodome et Gomorrhe universelle

Extrait de la Lettre du Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X :

Il est arrivé assez souvent dans l’histoire que le monde a eu l’impression soudaine de se réveiller autre. Dans l’antiquité chrétienne par exemple, à un moment donné, le monde fut « stupéfait de se réveiller arien », pour utiliser la célèbre expression de saint Jérôme. De même, au XVIème siècle, un tiers de l’Europe s’est réveillé protestant. En réalité, ces phénomènes ne se sont pas produits en l’espace d’une nuit, mais ils ont été préparés par des faits progressifs. Néanmoins, ils ont véritablement laissé l’impression d’une surprise car les contemporains ne saisissaient pas la gravité des différents faits qui ont préparé ces catastrophes. Ils ne se rendaient pas compte des conséquences que ces faits impliquaient. Dans ce sens, des peuples entiers se sont réveillés ariens ou protestants et, lorsqu’ils se sont réveillés, il était trop tard.

Nous vivons malheureusement une situation analogue. Nous constatons autour de nous des choses, des propos, des initiatives qui nous scandalisent, mais nous risquons de ne pas en saisir toute la portée. Souvent, ces éléments sont perçus comme des faits divers qui concernent les autres, mais qui ne nous toucheront jamais. On en prend connaissance, on les déteste, mais de quelque manière, on les ignore dans la vie de tous les jours. Cela fait que nos yeux ne sont pas toujours complètement ouverts pour saisir l’influence et le danger de ces réalités sur nous-mêmes, et surtout sur nos enfants. Il faut le dire clairement : le monde est en train de se transformer en une Sodome et Gomorrhe universelle. Nous ne pourrons pas y échapper en déménageant ailleurs, car cette transformation est universelle. Il faut garder notre calme, mais s’y préparer dès maintenant, avec tous les moyens à notre disposition, pour ne pas être surpris au réveil.

La Sodome et Gomorrhe universelle

Il est toujours difficile de faire le prophète de malheur, mais parfois il n’est pas possible de s’y soustraire. Une culture diabolique s’installe chaque jour davantage dans le monde. Après avoir refusé Dieu par l’apostasie et l’athéisme, l’humanité contemporaine veut inévitablement se substituer à lui. Et les résultats sont sataniques. C’est l’homme qui prétend déterminer le bien et le mal. C’est lui qui prétend choisir de vivre ou de mourir, d’être tel ou telle, d’accorder la vie ou de la supprimer… Bref, de décider tout ce que Dieu était censé décider, et cela à une échelle universelle.

Mais le pire de tout cela, c’est la volonté manifeste d’initier les innocents à ces principes abominables. Il y a une attention toute particulière portée sur l’enfance et la jeunesse, dans le but de les introduire dès leur plus jeune âge dans cette nouvelle vision de la réalité, de les corrompre, et de leur apprendre ce que seuls les adultes sont censés connaître, et aussi ce que même les adultes ne devraient pas connaître dans une société encore humaine et saine. Moralement parlant, on constate une véritable volonté de détruire l’innocence là où elle est censée se trouver naturellement. Nous en sommes là. Le problème n’est pas seulement le péché qui envahit le monde et qui contamine tout sur son passage, mais le fait que tout cela soit approuvé et imposé. C’est le signe que Dieu, abandonné par l’homme, a à son tour abandonné l’homme à son sort.

Les conséquences du rejet de Dieu

Dans la nouvelle Sodome, la foi et l’amour ont définitivement laissé la place au mensonge et à l’égoïsme.

Saint Paul décrivait déjà dans le détail le résultat ultime de l’apostasie, en des termes non équivoques :

« Puisque, ayant connu Dieu, [les hommes] ne l’ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces ; mais ils sont devenus vains dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence s’est enveloppé de ténèbres… Aussi Dieu les a-t-il livrés, au milieu des convoitises de leurs cœurs, à l’impureté, en sorte qu’ils déshonorent entre eux leurs propres corps, eux qui ont échangé le Dieu véritable pour le mensonge, et qui ont adoré et servi la créature de préférence au Créateur… C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions d’ignominie… Et comme ils ne se sont pas souciés de bien connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens pervers pour faire ce qui ne convient pas, étant remplis de toute espèce d’iniquité, de malice, de fornication, de cupidité, de méchanceté, pleins d’envie, de pensées homicides, de querelle, de fraude, de malignité, semeurs de faux bruits, calomniateurs, haïs de Dieu, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, sans intelligence, sans loyauté, implacables, sans affection, sans pitié. Et bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font. » (Rom. 1,21 ss)

La faiblesse des hommes d’Église

Devant cet état de fait, l’Église issue du Concile se trouve dans une impasse. Cela était inévitable depuis le jour où le dialogue a remplacé la prédication de la vérité. La volonté de se conformer au monde, de l’accepter tel qu’il est, sans plus le condamner dans ses égarements, sans plus l’affronter, cette volonté est en train de porter ses derniers fruits. Il y a déjà des portions considérables de l’Église qui prônent ouvertement l’acceptation des abominations évoquées plus haut. D’autres portions de l’Église semblent ne plus savoir au nom de quoi on pourrait s’y opposer. Bref, tout est prêt pour une nouvelle Sodome et Gomorrhe.

La nécessité de remèdes appropriés

La condition première de toute solution possible est d’abord d’ouvrir les yeux et de comprendre que ce nouveau paradigme nous touche tous autant que nous sommes. Se trouvant dans la culture dominante, il est par conséquent partout : dans le langage, dans la mode, dans l’art, dans les spectacles, dans la rue. Il est dans les messages que nous recevons sans cesse, car c’est le prisme propre à notre époque et à travers lequel tout est filtré et présenté. Nous devons en être plus conscients : l’air que nous respirons est empoisonné, l’internet, avec lequel nous sommes de plus en plus forcés de vivre et que nous consommons, est empoisonné et il véhicule la peste, même dans les coins les plus reculés. Tout cela nous touche nécessairement. Et encore une fois, les plus démunis devant ce terrible poison, ce sont les enfants et les jeunes, à commencer par ceux de nos propres familles.

L’héroïsme chrétien : ses deux caractéristiques essentielles

Mais alors que faire, une fois que nous avons ouvert les yeux ? Si Dieu permet comme jamais cette universalité du mal, ce nouvel empire païen, c’est certainement dans le but de susciter l’héroïsme chrétien dans le monde entier. On ne peut pas vivre en dehors de cet empire, mais on peut y vivre sans être pour autant broyé par lui. Nous pouvons y survivre dans la mesure où nous-mêmes, nous nous « discriminons », c’est-à-dire nous nous tenons à l’écart.

Cet héroïsme, que les chrétiens ont déjà démontré dans des empires païens, a deux traits caractéristiques. Tout d’abord, il commence, s’alimente et se développe dans l’obscurité. Il a besoin du recul pour croître. Il a besoin de la prière pour grandir dans l’amour de Dieu et dans la haine la plus radicale du péché. On n’y parvient pas en un jour. Les grands actes externes, expression de cet héroïsme, ont toujours été, au fil des années, le résultat d’une constance cachée et d’une persévérance à toute épreuve. L’héroïsme de la Croix présuppose l’obscurité de la crèche et de la maison de Nazareth. La persévérance finale sera donnée seulement à ceux qui, dans la vie de tous les jours, dans leurs actions les plus communes, auront été capables de se protéger du mal et de s’abstenir du péché avec un héroïsme que seul Dieu – qui sonde les reins et les cœurs – connaîtra et récompensera. Les déclarations et actions extérieures, sans un cœur pur, sans une véritable conversion intérieure, risqueraient de nous laisser dans l’illusion, voire dans l’hypocrisie. C’est ce cœur pur, fixé en Dieu, que possédait Abraham, et qui lui permit de se tenir à l’écart de tout ce que Sodome représentait. Lot, bien qu’étant lui-même un homme juste (2 Pierre 2,7-8), a pourtant choisi de s’établir à Sodome et d’y rester : ce milieu, malgré tout, lui plaisait, et ses enfants n’ont malheureusement pas échappé à ses mauvaises influences.

Le deuxième trait de cet héroïsme, qui lui aussi doit se manifester au fil des années, est le don radical de soi. C’est le signe sans équivoque de l’amour. La profession de foi est efficace seulement si elle est accompagnée d’une générosité véritable dans le don de soi à Dieu, qui fait aimer tout ce qu’Il aime comme Il l’aime, et haïr tout ce qu’Il hait, comme Il le hait. Sans cet amour, on ne peut pas avoir cette haine. Et sans cette haine, on ne peut pas résister à une séduction qui va devenir de plus en plus fine, profonde et universelle, séduction à laquelle la famille de Lot n’a pas complètement échappé.

Credidimus caritati : trois armes privilégiées

Ouvrons les yeux maintenant, ouvrons les yeux de nos enfants, avant de nous réveiller engloutis dans la nouvelle Sodome. Donnons à nos enfants tout d’abord la leçon de notre exemple, de notre amour et de notre haine. N’attendons pas pour les prémunir. Éloignons de notre maison tout ce qui pourrait contribuer à propager l’esprit du monde, sans compromission, avec une douce et saine intransigeance. Ne soyons ni naïfs, ni faibles : aucune famille, aucune personne ne peut se croire à l’abri. La corruption est déjà beaucoup plus profonde qu’on ne pense, et sa progression est inarrêtable.

En même temps, n’oublions pas que cette bataille est foncièrement surnaturelle. On n’affronte pas des ruses diaboliques avec des moyens purement naturels. Ces moyens surnaturels se réduisent à trois principaux, et nous devons les redécouvrir continuellement. […]

L’objectif réel de Vladimir Poutine n’est pas l’Ukraine mais le mondialisme états-unien

Selon Nicola Mirkovic, dans La Nef :

[…] Pendant que l’UE et les États-Unis vident leurs caisses pour armer et soutenir V. Zelensky à Kiev, la Russie, elle, tisse sa toile précisément avec ce « reste du monde » qui ne lui oppose pas d’hostilité. Elle renforce entre autres ses relations avec les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud – 41 % de la population mondiale) qui augmentent substantiellement leur consommation de produits russes (pétrole, engrais, céréales…) et signe de nouveaux contrats en monnaies nationales affaiblissant le tout-puissant dollar US, pilier de l’empire américain. Moscou a aussi montré qu’elle était résiliente face aux sanctions qui font plus de mal à l’Europe qu’à la Russie, comme le constate le Premier ministre hongrois Viktor Orban :

« Je pensais que nous nous tirions une balle dans le pied, mais maintenant, il semble que l’économie européenne se soit tiré une balle dans les poumons et suffoque. »

Les États-Unis ne sont plus la puissance de jadis. Ils sont déchirés par une crise politique et sociétale majeure que les dernières élections présidentielles ont mise à jour et que les élections de mi-mandat de novembre prochain vont amplifier. Leur empire, construit dans la violence, s’essouffle. Tandis que l’Europe entrevoit la récession, la Russie annonce des excédents commerciaux. Pendant que l’euro passe sous le dollar pour la première fois en 20 ans et que l’Allemagne enregistre son premier déficit commercial en 30 ans, le rouble russe se renforce. L’UE pensait qu’elle pourrait se passer des hydrocarbures russes en les remplaçant par des importations d’autres pays et du gaz naturel liquéfié (GNL) américain. Le problème est que les États-Unis et l’Europe n’ont pas les infrastructures suffisantes pour importer ce GNL et que le « reste du monde » ne se bat pas pour nous délivrer ses hydrocarbures. La Tribune titrait début juillet : « Électricité : les prix risquent de tripler cet hiver. » Nous, Français, allons payer très cher notre abandon de souveraineté politique au profit de Washington et de Bruxelles.

L’objectif réel de Vladimir Poutine n’est donc pas l’Ukraine mais le mondialisme états-unien. Il dit :

« Ceci est le commencement de la transition de l’égocentrisme libéral mondialiste américain vers un monde multipolaire. Un monde qui ne repose pas sur des règles égoïstes inventées dans le seul but de poursuivre une politique hégémonique, ni sur des doubles standards hypocrites, mais sur la base du droit international et de la souveraineté des peuples et des civilisations ; sur leur désir de vivre leurs destinées historiques avec leurs valeurs et traditions et coopérer sur les bases de la démocratie, de la justice et de l’égalité. »

Les États-Unis et l’UE n’ont pas vu ce coup venir. Ils ne veulent pas voir que le « reste du monde » n’en peut plus de l’hégémonie, de l’hypocrisie et de l’ingérence des Atlantistes qui pratiquent une politique systématique du deux poids, deux mesures à leur seul avantage. En Afghanistan, en Irak, en Libye… l’Occident s’est servi en hydrocarbures et autres ressources naturelles au détriment du droit international et du respect de la souveraineté des nations. L’Occident a largement terni son image dans ces guerres et ingérences étrangères. Aussi le « reste du monde » n’adhère pas du tout au programme impérialiste américain et à son anthropologie woke issue de la cancel culture que Washington et les capitales européennes et anglo-saxonnes tentent de leur imposer.

Face à cet aveu de faiblesse, Washington est confronté à un dilemme historique : avouer ses limites et s’adapter pacifiquement à l’émergence d’un nouveau modèle mondial ou bien tenter le tout pour le tout dans un affrontement militaire qui ne pourra qu’être mondial et possiblement nucléaire. […]

La Cour européenne des droits de l’homme refuse de s’interroger sur la place des personnes trisomiques dans le paysage publicitaire français

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

La Cour Européenne des droits de l’homme (CEDH) vient de rendre sa décision dans l’affaire qui opposait la Fondation Jérôme Lejeune ainsi qu’Inès (porteuse d’une trisomie 21), à l’État français.

Rappel des faits : en mars 2014 à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, la Fondation Jérôme Lejeune, en partenariat avec l’association italienne Coordown, coproduisait la vidéo « Chère future maman ». 15 personnes porteuses d’une trisomie 21, originaires de différents pays européens, s’adressaient à une femme enceinte d’un enfant porteur de ce handicap, afin de la rassurer sur son avenir. Elles exprimaient chacune dans leur langue, en des termes émouvants, le fait qu’elles puissent  être heureuses malgré ce handicap.

Quelques semaines après son passage sur des chaînes de la télévision française (M6, Canal+ et D8), le CSA (aujourd’hui ARCOM) censurait le clip en interdisant sa diffusion dans un cadre publicitaire, au motif qu’il

« ne peut pas […] être regardé comme un message d’intérêt général […] puisqu’en s’adressant à une future mère, sa finalité peut paraitre ambigüe et ne pas susciter une adhésion spontanée et consensuelle.»

La Fondation Jérôme Lejeune choisissait alors de contester la décision du CSA devant le Conseil d’État. Son recours ayant été rejeté, elle déposait une requête devant la CEDH, afin que la discrimination et l’atteinte à la liberté d’expression des personnes trisomiques soient condamnées. En septembre 2021, la CEDH acceptait d’examiner cette affaire.

Aujourd’hui, jeudi 1er septembre 2022, la CEDH a déclaré irrecevables les requêtes de la Fondation Jérôme Lejeune et d’Inès, estimant que les requérants ne pouvaient pas être considérés comme « victimes », au sens de la Convention européenne des droits de l’homme. Ainsi, la Cour refuse de statuer sur la discrimination et la violation de la liberté d’expression des personnes trisomiques. La voix d’Inès n’a donc pas été écoutée.

Il en résulte que cette vidéo demeure interdite de diffusion dans un cadre publicitaire et qu’elle ne pourrait être diffusée qu’au sein d’une émission « encadrée et contextualisée », que le téléspectateur choisit de regarder. Selon le CSA, le téléspectateur ne doit pas être confronté au bonheur des personnes trisomiques, sous prétexte qu’il puisse « troubler la conscience » de certains.

Cette vidéo a été diffusée dans 9 pays, sur de grandes chaînes nationales et très appréciée par la presse internationale. Elle a également été présentée à l’ONU le 21 mars 2014, et a reçu plusieurs Lions d’Or au festival international de la Créativité. Aucune autorité administrative étrangère ne l’a censurée. Pourtant, la Fondation Jérôme Lejeune rappelle que seules deux plaintes ont entrainé la censure de cette vidéo, visualisée plus de 8 millions de fois sur Youtube.

En permettant une différence de traitement des personnes trisomiques, la France fait figure d’exception, ce que la CEDH semble cautionner en refusant de statuer au fond. La Fondation Jérôme Lejeune invite le CSA à revenir sur sa décision afin de mettre fin à cette discrimination, et ce d’autant plus que le contexte actuel favorise largement l’inclusion des personnes trisomiques.

Plaidoirie pour la paternité

Les éditions Artege ont publié un ouvrage sur la paternité, Nous, pères, qui sommes sur terre, qui regroupe 12 témoignages de pères de famille. Ceux-ci font part de leur expérience et de leurs épreuves : stérilité, deuil, handicap, addiction, violence, absence… Tous révèlent le vrai sens de leur paternité : ce don que l’on reçoit d’en haut, et qui se vit, jour après jour, sur terre. Les auteurs de ce livre ont décidé de reverser leurs droits d’auteurs à l’association La Tilma, maison qui héberge des femmes enceintes en difficulté, le plus souvent… parce que le père est parti. Extrait :

La Russie ne lâchera pas la Crimée

Katya Kopylova, diplomate et juriste russe francophone, a accordé à Livre Noir 2h d’entretien à Yalta en Crimée. L’occasion de tout aborder y compris les questions délicates. Cette diplomate connaît bien la France puisqu’elle a travaillé au sein de l’ambassade russe à Paris pendant plusieurs années. Elle est aujourd’hui rentrée à Moscou. Risque nucléaire, annexion ou rattachement de la Crimée à la Russie, Poutine malade ou pas, crimes de guerre, etc. Un peu long mais intéressant :

Comment la police fausse les chiffres des contrôles

Linda Kebbab, policière et déléguée nationale du syndicat Unité SGP Police-FO, révèle :

« Sans gêne, on nous demande de fausser les chiffres des contrôles de police. Choquant, indigne, nous méritons mieux que de faire le sale boulot de vos statistiques mensongères. »

L’instruction demande d’assimiler tout contrôle routier à la lutte contre les rodéos :

Caricature humiliante : Sandrine Rousseau devrait-elle cesser de parler ?

Sandrine Rousseau, député Europe Écologie-Les Verts, a déclaré mercredi 31 août sur le plateau de Quotidien, qu’il y avait des limites à la caricature à ne pas franchir car « c’est très humiliant pour les personnes discriminées dans la société » d’être caricaturées. D’après celle qui se décrit comme écoféministe, « on peut très bien rire sans être humiliant » et « sans susciter derrière des raids [numériques] d’autres personnes ».

Sur Twitter, elle est ridiculisée par un compte parodique nommé Sardine Ruisseau. Le problème c’est que l’originale est parfois plus hilarante que la parodie. A tel point que parfois, on en vient à confondre les deux comptes :

Alors : pour cesser de s’humilier, Sandrine Rousseau doit-elle se taire ?

Seul un évêque de France sur cinq s’est risqué à signer un décret d’application de Traditionis Custodes

De Côme de Prévigny dans Renaissance catholique, à propos de l’application de Traditionis Custodes en France :

[…] Compte tenu du poids du traditionalisme en France, les évêques n’ont pour l’heure rien organisé dans la précipitation et seules une vingtaine de messes ont été supprimées, généralement en raison de déplacements de desservants. Alors que 20 % des prêtres sont ordonnés dans notre pays pour célébrer l’ancien missel, que les mouvements de jeunesse qui y sont attachés sont les plus féconds en termes de vocations et d’engagement, il aurait été périlleux de procéder à une liquidation de cette mouvance, sans parler du poids financier qu’elle représente pour des diocèses à l’équilibre économique incertain. D’ailleurs, malgré les signaux hostiles venus de Rome et les intempéries exceptionnelles, l’édition 2022 du pèlerinage de Pentecôte de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres, organisé par l’association Notre-Dame-de-Chrétienté, fut l’une des plus marquantes puisque 15 000 marcheurs ont sillonné les routes de Beauce, preuve du décalage qui se creuse entre les directives romaines qui voudraient supprimer le rite ancien et toute une jeunesse qui semble au contraire y aspirer.

Aussi, seul un évêque de France sur cinq s’est risqué à signer un décret d’application de Traditionis Custodes tandis que la moitié d’entre eux l’ont fait dans la foulée de la publication du Motu Proprio, dans le but essentiel d’apaiser tous ceux qui, au-delà des attachements liturgiques, avaient été contristés par le texte pontifical et désarçonnés par la résurgence de cette guerre fratricide. Les évêques de diocèses importants, comme Lille, Bordeaux, Lyon, Versailles, Bayonne, Nanterre ont immédiatement signé des textes manifestant leur sollicitude à l’égard de tous les fidèles attachés à la messe traditionnelle. « Sachant les inquiétudes que suscite le motu proprio chez certains d’entre vous, je veux exprimer mon désir de poursuivre un dialogue que mes prédécesseurs ont initié avec tous ceux d’entre vous qui cherchaient à œuvrer pour l’unité de l’Église et la paix entre catholiques », écrivait par exemple Mgr Jean-Paul James.

Sans doute l’épiscopat a-t-il été rassuré par l’audience que François a accordé à ses représentants, le 10 septembre 2021. À ceux qui requéraient de pouvoir agir en fonction du contexte particulier de leur pays, le pape a répondu favorablement. À l’archevêque de Paris qui lui demandait s’il pouvait maintenir des paroisses birituelles, le pontife romain a également donné son accord. Toutefois, cet équilibre ne doit pas masquer les crispations locales. Dans bien des villes, le succès de la messe traditionnelle a contribué à clairsemer la fréquentation des autres églises, au grand dam de leurs responsables. Et lors de la réunion des évêques de la province de Lyon, les membres réunis se sont retrouvés pour imposer, dans les lieux de culte où est célébré l’ancien rite, une messe nouvelle un dimanche par mois, comme principal moyen d’application du Motu Proprio. Si la mesure n’a pas encore été trop pratiquée, elle témoigne de l’état d’esprit des autorités ecclésiastiques qui se retrouvent finalement à l’unisson du pape pour ramener à terme toutes les brebis vers le bercail du Concile.

Avant de devenir archevêque de Toulouse, Mgr Guy de Kérimel était encore il y a peu à la tête du diocèse de Grenoble et, de ce fait, membre de la province de Lyon. Il est le premier, depuis Traditionis custodes, à avoir mis en pratique l’alternance (une fois par mois) des messes selon le nouveau missel et selon l’ancien pour forcer les fidèles à s’acclimater aux réformes. Il est également l’un des très rares évêques de France à avoir édicté une ordonnance par laquelle il restreignait la célébration du missel tridentin, comme l’ont également fait l’archevêque de Strasbourg, l’évêque du Mans, ou encore l’évêque de Saint-Denis de la Réunion qui l’a purement et simplement supprimée.

L’archevêque de Dijon, Mgr Roland Minnerath, fut pionnier en la matière puisqu’il avait dénoncé le contrat le liant à la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre avant même la publication du Motu Proprio. S’en est suivi un mouvement de contestation très marqué qui, comme à Grenoble, témoignait de l’exaspération des fidèles tributaires de cette décision. Il leur était demandé de retrouver une unité à travers le nouveau rite qui, précisément, propose des formes d’une variété inouïe tant son application est large et peu contrôlée. Néanmoins, la décision la plus symbolique prise par un évêque, car elle touche le principal diocèse de France, est celle qu’a prise Mgr Michel Aupetit le 8 septembre 2021, en supprimant la moitié des lieux de culte où était célébrée la messe traditionnelle dans la capitale. Seules Sainte-Odile, Saint-Eugène, Saint-Roch, Sainte-Jeanne-de-Chantal et Notre-Dame-du-Lys peuvent encore entendre s’élever les saints mystères au sein de l’archidiocèse de Paris. Et l’on se demande bien quel signal sera attendu pour poursuivre cet élagage afin de pouvoir concrétiser le souhait ultime du pape consistant à faire revenir tous les fidèles vers la réforme.

Car c’est bien de Rome qu’est venu le coup le plus incisif qui semble constituer une menace à l’endroit de tous les évêques si peu réactifs. En interdisant à l’évêque de Fréjus-Toulon de procéder aux ordinations annuelles quelques jours avant qu’elles ne se tiennent, les autorités romaines ont souhaité, par la voix du cardinal Ouellet, sanctionner la trop grande part accordée par Mgr Dominique Rey aux tenants de l’ancien rite. Tout en faisant mine d’accorder des exceptions au Motu Proprio, le pape et les dicastères semblent décidés à exercer une réelle pression sur le monde traditionnel qui risque d’avoir à subir les visites canoniques les plus impromptues dans les années qui viennent.

Ces points de crispation constituent quelques tests. Car nombreux sont les évêques qui épient d’un côté le bâton romain et de l’autre les remous qui s’emparent des prêtres et des fidèles décidés à ne rien abandonner. Devant ce dilemme, la plupart tentent de passer le plus inaperçu possible et de ne pas rallumer des mèches liturgiques qui risquent de s’enflammer aux quatre coins du pays. Sans doute est-ce la raison du peu d’empressement sur le sujet qui s’observe dans les diocèses.

Toutefois, la principale conséquence de ce statu quo est la fin de l’essor de la messe traditionnelle au sein des diocèses. Sans doute Mgr Bernard Ginoux avait-il mesuré cet aspect puisqu’il avait érigé in extremis une paroisse personnelle dans son diocèse, dans le quartier de Gasseras à Montauban, juste avant la publication du Motu Proprio. Quelques jours plus tard, cette possibilité ne lui aurait plus été permise. De même, le risque est fort de vivre dans les prochaines années une forme de réduction progressive des effectifs par un non-renouvellement des desservants, par les départs en retraite, tous les arguments étant bons pour ne pas prolonger, ici ou là, l’expérience de la tradition.

Cette décision aura cependant le mérite de clarifier les principes et de ragaillardir les volontés. Le combat pour la défense de la messe traditionnelle commençait à s’éloigner dans le temps, son accès tendait à se banaliser et le choix en sa faveur pouvait, en bien des occasions, s’apparenter à une préférence esthétique, une option parmi d’autres. Le pape a bien insisté pour affirmer que « les livres liturgiques promulgués par les saints pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du concile Vatican II, [étaient] l’unique expression de la lex orandi du rite romain ». Or une telle sentence ne peut que laisser grandir l’idée que l’ancien rite, dans la mesure où il est si drastiquement limité, ne saurait véhiculer la même foi. Dans le même temps, les œuvres traditionnelles ne cessent de se fortifier. La plus ancienne et la plus importante, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X a d’ailleurs vu ses lieux de culte progresser en effectifs de façon significative au cours des dernières années, à la faveur des confinements et des décisions romaines. […]”

La crise d’approvisionnement électrique en France n’est en aucun cas due à la guerre en Ukraine

Fabien Bouglé, auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur les énergies renouvelables de l’Assemblée nationale, est interrogé dans Le Figaro à propos duConseil de défense consacré à l’approvisionnement en gaz et en électricité de la France. Extraits :

[…] Notre pays avant cette crise énergétique était un des leaders mondiaux en production et en exportation d’électricité. Le fait que le président de la République réunisse simplement maintenant un Conseil de défense sur le sujet montre que nos gouvernants subissent la crise et ne l’ont pas du tout anticipée alors que de nombreux acteurs avaient alerté depuis bien longtemps les pouvoirs publics sur la mauvaise stratégie consistant à sortir du nucléaire. Il y a encore seulement quatre ans le président Macron fermait Fessenheim une centrale nucléaire dans la fleur de l’âge qui avait été entièrement modernisée et actait la fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035.

Cette réunion de vendredi est plutôt l’expression d’un constat d’échec de 20 ans de politique énergétique française qui n’a eu de cesse de se calquer sur l’Energiwende allemand en multipliant les énergies renouvelables éoliennes et panneaux solaires et en délaissant notre patrimoine nucléaire. Et nous en payons aujourd’hui le prix. Si Emmanuel Macron entame avec ce conseil de Défense une véritable «disruption énergétique» à la française au lieu de s’enferrer dans le modèle de nos voisins allemand qui est un échec retentissant alors là oui cette rencontre au sommet aura du sens. Mais il est à craindre qu’il n’aboutisse in fine qu’à des mesurettes sparadrap dans une logique de communication politique.

Le gouvernement explique la crise énergétique par la seule guerre en Ukraine. Jean-Bernard Levy, patron d’EDF, estime-lui que c’est avant tout la loi de fermeture des 14 réacteurs nucléaires, toujours en vigueur, qui a affaibli notre pays. Qui dit vrai ?

Il faut être clair: la crise d’approvisionnement électrique en France n’est en aucun cas due à la guerre en Ukraine. Malheureusement l’idéologie antinucléaire et pro-renouvelable est prédominante dans les sphères du pouvoir et a contaminé un grand nombre de représentants de l’État profond impliqués dans la politique énergétique. Cela signifie que même si le Président Macron a eu conscience de l’erreur stratégique de la sortie du nucléaire en envisageant une volte-face remarquée sur le sujet d’abord dans son plan d’investissement 2030 en octobre 2021 puis lors des annonces de Belfort en février 2022, la loi prévoyant la fermeture de 14 centrales nucléaires a fait un mal considérable à la filière électrique française et à EDF. Les Français et les entreprises françaises vont payer, dans les prochains mois et les prochaines années, 20 ans de politique et de propagande antinucléaire fomentées et exacerbées par des jeux d’accord politiciens entre certains partis de gauche et des partis politiques qui se prétendent écologistes.

Cet état d’esprit de délaissement de notre joyau industriel nucléaire cumulé à des lois envisageant à terme une sortie du nucléaire en France a contribué à une forme de désinvestissement technologique et industriel dans la filière. Comment voulez-vous que le patron d’EDF Jean-Bernard Levy investisse dans une filière d’avenir quand la loi lui demande de fermer 14 réacteurs nucléaires. Oui, la loi de fermeture des réacteurs nucléaires mais aussi l’arrêt de la centrale de Fessenheim ou du programme Astrid de production d’électricité par les déchets des premières centrales, toutes ces décisions politiques ont contribué à un affaiblissement majeur de la qualité d’approvisionnement électrique dont nous payons le prix aujourd’hui.

La guerre en Ukraine en tout cas pour ce qui concerne l’électricité n’a absolument aucun rapport avec l’arrêt de 32 réacteurs sur les 56 en production soit pour des raisons de maintenance soit pour des suspicions de corrosions sur des tuyaux de système de sécurité. Ces problèmes sont la conséquence immédiate du délaissement technologique du nucléaire en France évoqué préalablement et non de la guerre en Ukraine. Ni Zelensky ni Vladimir Poutine ne sont responsables du fait que les gouvernements successifs français ont souhaité se désengager de la filière nucléaire. […]

La filière nucléaire est donc bien menacée par les opérations de guerre économiques fomentées par des opérateurs comme Greenpeace ou WWF qui militent pour nous contraindre à adopter le mix électrique voisin. […]

Saint-Marin légalise l’avortement

Fin septembre 2021, la population de la République de Saint-Marin avait décidé, par référendum, que l’avortement n’était plus un crime. En effet, son code pénal stipule, dans une règle datant de 1865, que toute personne qui se procure un avortement ou en est complice risque de six mois à trois ans de prison, avec une circonstance atténuante en cas de grossesse extraconjugale.

Hier soir, le Grand Conseil a approuvé la loi réglementant l’avortement par 32 voix pour, 7 contre et 10 abstentions. Parmi les aspects les plus controversés figurent la contraception d’urgence et l’éducation sexuelle dans les écoles, ainsi que le rôle des “structures associatives” qui peuvent “soutenir les mères”. Concrètement, il sera possible de profiter de la loi dès son entrée en vigueur, prévue le cinquième jour après sa publication légale.

 

I-Média – Algérie, Macron en mode paillasson

Découvrez les images des manifestations de dimanche dernier à Belgrade. Des événements boudés par la presse française.

06:48 Algérie : Macron fait le paillasson Le déplacement officiel de Macron en Algérie est un véritable succès ! Du moins à en croire nos chers médias nationaux. Les médias algériens et les images sur place racontent une autre version de l’histoire. Revenons ensemble sur l’humiliation de Macron à Alger.

18:23 Revue de presse

37:12 Hassan Iquioussen : l’imam en cavale Voilà un feuilleton dont les médias ont raffolé cet été : l’âpre bataille judiciaire entre Gérald Darmanin et Hassan Iquioussen. L’imam, proche des Frères Musulmans, est aujourd’hui en cavale. Retour sur la plus grosse opération de communication de l’été.

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe censure ses élus

Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), regrette l’évolution de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe :

[…] Entre mars 2020 et mai 2022, des diplomates au Conseil de l’Europe s’amusaient — ou s’inquiétaient — du « Covid long de l’Assemblée ». C’était alors bien souvent la “Commission permanente” qui assurait la continuité de l’action de l’Assemblée parlementaire. Cette Commission, composée tout au plus de 10 % des parlementaires, a voté une centaine de textes « au nom de l’Assemblée »… et souvent à distance. Cette procédure “parlementaire” a non seulement été marquée par l’absence des députés, mais aussi de tout débat public.

Les restrictions sanitaires ont bon dos. […] À présent, c’est enfin le « retour à la normale » et il est à nouveau possible de passer les portes de l’institution, comme autrefois. Les députés s’en réjouissaient, mais ils ont vite déchanté. Ils subissent l’impact concret des restrictions budgétaires sur leurs conditions de travail. Surtout, ils constatent que les obstacles à leur travail parlementaire se multiplient et se normalisent. Le Président, le Bureau et l’administration de l’Assemblée parlementaire accroissent leur pouvoir et marginalisent les initiatives qui ne vont pas dans leur sens.

L’illustration la plus éloquente est la modification de la procédure pour poser des questions écrites au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. C’est l’une des prérogatives les plus ordinaires des parlementaires : interroger l’exécutif. Grâce à cette procédure, le Conseil de l’Europe s’était penché en avril 2021 sur le problème des “juges Soros” de la CEDH, en situation de conflit d’intérêts. Il va aussi devoir apporter des réponses à deux questions de mars 2022 sur la vaccination anti-Covid. Ces sujets gênent, si bien que les questions écrites seront désormais « filtrées ».

Depuis juin 2022, le Règlement confie au Président de l’Assemblée le pouvoir de décider de la recevabilité des questions écrites. L’actuel Président est Tiny Kox, député néerlandais d’extrême-gauche. […]

L’organisation de conférences par les parlementaires du Conseil de l’Europe est désormais également soumise à un contrôle très strict. Ces conférences étaient habituellement l’occasion pour un député de rencontrer des ONG, ainsi que de promouvoir des sujets ou des idées. Pour réserver l’une des spacieuses salles du Conseil de l’Europe, il lui suffisait d’envoyer un simple courriel. Désormais, il lui faudra remplir un formulaire et se soumettre à des règles strictes.

C’est l’administration de l’Assemblée parlementaire qui a pour rôle de sélectionner les conférences qui pourront se tenir. Il y en aura maximum deux par jour, uniquement à 13h, et avec un maximum de 30 participants. Dans le formulaire imposé en juin 2022, il est notamment indiqué qu’une « préférence sera donnée à des organisations ayant un statut consultatif auprès du Conseil de l’Europe ». Autrement dit, un député qui invite un représentant islamiste de FEMYSO sera privilégié par rapport à un député qui inviterait une organisation non accréditée au Conseil de l’Europe. […]

Reste la mission principale de tout membre d’un parlement : rédiger des propositions de texte, pour les soumettre au vote. C’est le Bureau de l’Assemblée parlementaire, composé principalement de son Président et de ses 19 Vice-Présidents, qui décide de la suite à apporter à un texte. Il peut écarter une proposition de résolution, sans apporter de justification. Ce pouvoir est important, car déposer une proposition de résolution est le seul moyen pour des députés ou une commission parlementaire d’amener l’Assemblée à débattre d’un texte ou d’un sujet. Les membres du Bureau peuvent donc empêcher un débat parlementaire.

C’est ce qui s’est passé à la suite d’une récente proposition de résolution, signée par 22 députés de tous les bords politiques et de 11 nationalités différentes. Le texte était intitulé « La justice fiscale en faveur des familles avec enfants ». Il proposait d’encourager les États à adopter des mesures concrètes de prise en compte des responsabilités familiales dans le calcul de l’impôt. Le député islandais Birgir Thórarinsson, à l’origine de la proposition, se dit « surpris » qu’elle soit jetée à la poubelle, d’autant plus que le sujet n’a jamais encore été traité par l’Assemblée. M. Thórarinsson dit « ne pas savoir pourquoi », car la décision qu’il a reçue du Bureau ne contient que trois mots : « Classement sans suite ». […]

Julien Dray et l’intolérance LGBT

Même la gauche commence à s’apercevoir de la tyrannie LGBT. Comme en témoigne ce tweet de Julien Dray, ancien militant trotskiste devenu député PS et fondateur de SOS Racisme, à propos de l’affiche du Planning familial sur les hommes “enceints”:

En voilà une bonne question!

Alors que tous les médias de propagande nous bassinent avec la merveilleuse ristourne étatique sur le carburant qui soutient notre fameux pouvoir d’achat, voici une excellente question de Charles Gave: un entrepreneur paie 80 000 euros par an pour que son collaborateur récupère après impôts 24 000, tout le reste partant à l’Etat. Au fait, on peut répondre à Charles Gave: l’Etat s’en sert pour financer les associations de l’anti-France et de la culture de mort, la propagande et les officines des copains…

Tentative de dégradations dans l’église du Gesù, à Nice

Lu ici :

La soirée aura été particulièrement agitée mardi dans l’église du Gesù, au cœur du Vieux-Nice. Peu avant 21h, une mineure s’est introduite dans l’édifice religieux, qu’elle a tenté de dégrader avant de monter sur l’autel, a-t-on appris de source policière. L’adolescente a bousculé un sacristain qui se trouvait sur place et mordu jusqu’au sang les policiers venus l’appréhender. Déjà connue pour des faits similaires, elle a été placée en garde à vue.

Les fonctionnaires présentent des blessures aux bras causées par les morsures mais également des griffures. La mineure leur a également craché dessus.

Le prêtre, responsable des lieux, présent au moment des faits et entendu par la police, a décidé de ne pas porter plainte, l’intrusion de la jeune femme, qui pourrait souffrir de troubles psychiatriques, ne présentant aucun caractère antireligieux, selon ses déclarations.

La nature et le rôle du cardinalat selon le cardinal Brandmüller

Le consistoire a vu les cardinaux se réunir autour du Pape François. Il s’est déroulé à huis clos, mais il a surtout été scindé, sur ordre du Pape, en groupes linguistiques, ce qui a empêché un dialogue direct entre tous. À l’âge de 93 ans, le cardinal allemand Brandmüller a derrière lui une longue carrière d’historien de l’Église. Il a notamment été président, de 1998 à 2009, du Comité pontifical de sciences historiques, et est coutumier de propositions concernant le rôle des cardinaux dans l’Église catholique. L’intervention qu’il avait préparée… n’a pas été prononcée. La voici :

La convocation d’un consistoire après si longtemps appelle une réflexion sur la nature et le rôle du cardinalat, surtout dans les circonstances actuelles. Il convient également de souligner que les cardinaux ne sont pas seulement des membres du conclave qui élit le Pape.

Les véritables devoirs des cardinaux, indépendamment de leur âge, sont formulés dans les canons 349 et suivants du code de droit canon. On peut y lire ceci :

« Les Cardinaux assistent le Pontife Romain en agissant collégialement quand ils sont convoqués en corps pour traiter de questions de grande importance, ou individuellement, à savoir par les divers offices qu’ils remplissent en apportant leur concours au Pontife Romain surtout dans le soin quotidien de l’Église tout entière ». Et « apportent leur aide au Pasteur Suprême de l’Église surtout dans les Consistoires » (canon 353).

Cette fonction des cardinaux trouve à l’origine son expression cérémonielle dans le rite de l’« aperto oris », d’ouverture de la bouche. Ce rite manifestait le devoir d’exprimer avec franchise sa propre conviction, son propre conseil, surtout en consistoire. Cette même franchise – le Pape François parle de « parrhésie » – qui fut si chère à l’apôtre Paul.

Mais pour le moment, malheureusement, cette franchise est remplacée par un étrange silence. Cette autre cérémonie, celle de la fermeture de la bouche, qui faisait suite à l’« aperitio oris », ne faisait pas référence aux vérités de foi ou de morale, mais aux secrets de fonction.

Il faudrait pourtant aujourd’hui souligner le droit, et même le devoir, des cardinaux de s’exprimer clairement et avec franchise quand il s’agit de vérités de foi et de morale, du « bonum commune » de l’Église.

L’expérience de ces dernières années est bien différente. Lors des consistoires – convoqués presque exclusivement pour les causes des saints – on distribuait des cartons pour demander la parole, suivaient alors des interventions naturellement spontanées sur l’un ou l’autre sujet, et c’était tout. Jamais de débat, jamais d’échange d’idées sur un thème précis. Une démarche sans doute totalement inutile.

La suggestion présentée au cardinal doyen de communiquer à l’avance un thème à discuter afin que l’on puisse préparer d’éventuelles interventions est restée lettre morte. Bref, depuis au moins huit ans, les consistoires s’achevaient sans la moindre forme de dialogue.

Et pourtant, le primat du successeur de Pierre n’exclut en rien un dialogue fraternel avec les cardinaux, qui « sont tenus par l’obligation de coopérer étroitement avec le Pontife Romain » (canon 356). Plus les problèmes de gouvernement pastoral sont graves et urgents, plus l’implication du collège des cardinaux est nécessaire.

Quand, en 1294, se rendant compte des circonstances particulières de son élection, Célestin V voulut renoncer à la papauté, il ne le fit qu’après d’intenses échanges et avec le consensus de ses électeurs.

Une conception des rapports entre pape et cardinaux très différente de celle de Benoît XVI qui – et c’est un cas unique dans l’histoire – a, pour des raisons personnelles, renoncé à la papauté à l’insu de ce collège de cardinaux qui l’avait élu.

Jusqu’à Paul VI, qui augmenta le nombre des électeurs à 120, il n’y eut que 70 électeurs. Cette augmentation du collège des cardinaux de presque le double de membres était motivé par l’intention d’aller à la rencontre de la hiérarchie des pays lointains de Rome et d’honorer ces Église par la pourpre romaine.

Avec pour conséquence inévitable que l’on a créé des cardinaux qui n’avaient aucune expérience de la Curie romaine et donc des problèmes de gouvernement pastoral de l’Église universelle.

Tout cela a des graves conséquences quand ces cardinaux des périphéries sont de nouveau appelés à élire un pape.

Une grande partie des électeurs, sinon la majorité, ne se connaissent pas l’un l’autre. Et malgré cela, ils sont là pour élire l’un d’entre eux pape. Il est clair que cette situation facilite les manœuvres de groupe ou de factions de cardinaux pour favoriser leur propre candidat. Dans cette situation, le risque de simonie sous toutes ses formes n’est pas à exclure.

Pour conclure, il me semble qu’il faudrait sérieusement réfléchir à l’idée de limiter le droit de vote au conclave, par exemple aux cardinaux résidents à Rome, tandis que les autres, tout en restant cardinaux, pourraient partager le « statut » des cardinaux de plus de quatre-vingts ans.

Bref, il me semble souhaitable de revoir les charges et les compétences du collège des cardinaux.

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