Victoire de l’AGRIF contre l’imam Mohammed Tataiat
Bernard Antony, Président de l’AGRIF, communique :
Notamment sur plainte de l’AGRIF, l’imam Mohammed Tataiat, de nationalité algérienne, a été condamné ce 31 août 2022 par un arrêt de la IIIe chambre des appels correctionnels de la Cour d’appel de Toulouse, pour ses propos antisémites tenus le 15 décembre 2017 lors de son prêche aux fidèles de la Grande Mosquée En Nourr de Toulouse dont il est le recteur.
La Cour lui a infligé une peine de 4 mois de prison avec sursis ainsi que la condamnation à payer à l’AGRIF, d’une part, une somme de 1 500 € en réparation de son préjudice moral et de l’autre, une somme de 2 000 € au titre des frais irrépétibles exposés par les parties civiles.
Il a été en outre condamné à faire insérer dans Le Figaro, Le Monde et La Dépêchele communiqué suivant :
« Par arrêt de la chambre des appels correctionnels de Toulouse en date du 31 août 2022, Mohamed Tataiat a été déclaré coupable du délit de provocation publique à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une religion, par parole, écrit ou image ou moyen de communication par voie électronique, et a été condamné à quatre mois d’emprisonnement assorti en totalité d’un sursis simple ».
L’imam avait notamment cité au début de son prêche le hadith du prophète (paroles) :
« Le jour du jugement ne parviendra que quand les musulmans combattront les juifs, le juif se cachera derrière l’arbre et la pierre et l’arbre et la pierre diront oh musulman, oh serviteur de Dieu, il y a un juif derrière moi, viens et tue-le… »
Il est à noter que durant les deux procès, devant le Tribunal correctionnel et devant la Cour d’appel, Mohamed Tataiat, qui selon ses propos exerce en France depuis 37 ans à la demande de l’État algérien sa fonction d’imam, a exigé d’être assisté par un traducteur afin de pallier sa prétendue insuffisance de maîtrise de la langue française qu’en réalité, comme nous avons pu le vérifier, il comprend et parle parfaitement.
Cela renforce la demande de son expulsion du territoire français que l’AGRIF adresse à monsieur Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Cultes du gouvernement.
Messe traditionnelle : les rassemblements devant la nonciature se poursuivent
La nonciature apostolique à Paris se situe au 10 de l’avenue du President-Wilson, à deux pas du pont de l’Alma et à moins de 200 mètres de la station de métro du même nom. Mais, à cause d’une réglementation administrative qui interdit de manifester à moins de 100 mètres d’une ambassade, notre manifestation se déroule devant le 14 de l’avenue du Président-Wilson. Des fenêtres de la salle à manger, le nonce et ses attachés de nonciature peuvent nous apercevoir.
Vous avez toujours déclaré vos manifestations ?
En effet, d’abord parce que cela est obligatoire et aussi parce que notre « liberté d’expression » est par le fait protégée par la police de la République… En plusieurs occasions la police, bienveillante et très discrète, nous a gardés de mauvais coucheurs. […]
Mais que faites-vous au cours de cette manifestation hebdomadaire ?
Précisons tout d’abord que la manifestation est courte : elle débute à 12 h précise et dure 45 minutes pendant lesquelles nous récitons un chapelet entrecoupé de chants et d’annonces à propos de la situation et des brimades faites en suite de Traditionis custodes aux catholiques attachés à la foi, au catéchisme et à la liturgie traditionnelle. Nous avons même composé une sorte d’invocation litanique adressée au pape Benoit pour qu’il intervienne pour nous aider à rétablir la paix liturgique. […]
Mais avez-vous eu des relations avec la nonciature ?
Nous avons forcément insisté pour être reçus. Ce qui a eu lieu le mardi 29 mars, où deux de nos représentants ont été reçus longuement par Mgr Migliore, nonce apostolique, et ont pu tenir des propos très francs et directs, les réponses du représentant du pape ne l’ayant pas été moins. Le nonce leur a confirmé que l’offensive lancée contre la liturgie traditionnelle par le motu proprio Traditionis custodes réinterprétait le motu proprio Summorum Pontificum : selon Rome, d’une part Summorum Pontificum n’accordait qu’une tolérance provisoire aux fidèles attachés à cette liturgie dans le but de le mener progressivement vers la liturgie réformée, ce qui avait échoué, et d’autre part, la seule lex orandi n’était autre que celle de la liturgie nouvelle.
Nos représentants ont fortement expliqué que les catholiques attachés à cette liturgie étaient déterminés à défendre la célébration de la liturgie traditionnelle, messe et sacrements, au sein même des paroisses et des diocèses, sans se laisser réduire à un ghetto marginal auquel on accorderait quelques droits sacramentels. Ils ont fait clairement entendre que ces catholiques étaient prêts à appliquer la consigne du pape François : il faut savoir, quand il y a lieu, « mettre le bazar ».
Croyez-vous au total que cette initiative est utile ?
Même si nous ne sommes qu’une poignée de veilleurs, nous représentons le nombre immense de ceux qui restent et resteront fidèles à la liturgie traditionnelle. Je crois que cette action a valeur d’étincelle significative pour faire comprendre aux ennemis de la paix les risques qu’ils prennent …
Justement, comment voyez-vous l’avenir ?
D’abord, nous prions pour que cesse la politique entreprise par les ennemis de la paix. Mais « aide-toi… » : ils doivent savoir que nous sommes déterminés et que nous ne lâcherons rien. Qu’ils viennent voir nos églises et chapelles : elles sont toujours aussi pleines et même de plus en plus. C’est ce que nous allons signifier en reprenant notre manifestation le samedi 3 septembre à 12 h, jusqu’à établissement de négociations sérieuses pour préparer les voies à une liberté de la messe traditionnelle. […]
L’éclatement et la recomposition du judaïsme après la chute du Temple de Jérusalem
Savant spécialiste des Écritures et du judaïsme ancien, André Paul a été longuement interrogé dans L’Homme Nouveau. Il poursuit depuis des décennies l’étude de la formation de la Bible et des racines juives du christianisme. Il revient notamment sur les conséquences de la destruction du Temple de Jérusalem :
La destruction du Temple a changé totalement l’organisation de la société judaïque. Elle fut la cause majeure de l’émergence du « judaïsme », fondé, lui, exclusivement sur la Torah. Jusqu’à la fin du VIe siècle et le début du VIIe, c’est-à-dire la domination arabe, il y aura deux pans géopolitiques d’implantation juive. L’un occidental, dépendant de Rome puis de Byzance avec une juridiction chrétienne à partir du milieu du IVe siècle, comprenant la Palestine (c’était son nom). Jérusalem n’existait plus, son nom étant même oublié de certaines populations jusqu’à sa réhabilitation chrétienne par Constantin. Le deuxième pan correspondait à la Babylonie, avec surtout l’Irak actuel, des secteurs de l’Iran et des parties orientales de la Syrie. Ici régnèrent d’abord les Perses sassanides, qui, à la différence des monarques chrétiens de Constantinople, ne brimaient pas les populations juives. C’est là que l’on composa le Talmud de Babylone. Des sessions de formation étaient organisées sous l’égide du « Chef de l’Exil », ou Exilarque, sorte d’homologue du pape de Rome qu’une généalogie fictive faisait remonter à David. Les responsables juifs du Bassin méditerranéen venaient étudier dans les grandes universités de Babylonie, installées à Bagdad après sa fondation par les Abbassides en 762.
Comment la partie babylonienne s’est-elle imposée ?
Quand, à la fin du VIe et au VIIe siècle, les Arabes ont tout occupé, de l’Égypte à l’Irak en passant par la Palestine et la Syrie, le magistère de Babylonie imposa sa juridiction à l’ensemble des Juifs, jusqu’en en Afrique et en Espagne. L’Exilarque et les Excellences ou Geonim qui dirigeaient les universités talmudiques s’installèrent à Bagdad, généralement en bonne intelligence avec les maîtres du Califat. Cette situation perdura jusqu’au XIIe siècle. Dans l’intelligentsia juive, des questions ont été ouvertes et débattues pendant cette période pour savoir qui, de Babylone ou de Jérusalem, avait le leadership dans l’histoire ancienne des Juifs. On s’employa même à démontrer que la Babylonie, et non le pays de Jérusalem, était la terre originelle et donc la plus ancienne des Juifs. Il y aura débats et controverses. Il est vrai que, jusqu’à 1948, Jérusalem n’aura été la capitale politique d’une nation vraiment indépendante que sous les Hasmonéens et sous Hérode le Grand, ce qui équivaut à un siècle et demi. Après le XIIe siècle, la grande communauté régulée depuis Bagdad explosa, et ce fut la division. Il n’y aura plus jamais la société juive, mais des sociétés culturellement, linguistiquement et culturellement de plus en plus différenciées. […]
S’il y a eu un changement important entre la société judaïque et le judaïsme rabbinique, quelles conséquences dans les rapports avec les chrétiens ?
Dans la mesure, je l’ai dit, où le judaïsme a radicalement écarté tout ce qui relevait de la culture gréco-judaïque et opéré une relecture dépréciative de ce qu’il lui restait de la production extatique ou visionnaire, il m’apparaît erroné de parler de « frères aînés dans la foi ». Seul le mot « ancêtres » pourrait à la rigueur convenir. Je crois que les chrétiens gagneraient à apprendre à lire le Talmud (et non pas l’Ancien Testament) avec les juifs, et que, réciproquement, ceux-ci gagneraient à lire saint Paul avec les chrétiens.
L’engouement pour les écoles indépendantes, les formules d’éducation alternative, est durablement installé en France
Extrait d’un entretien donné par Anne Coffinier sur Boulevard Voltaire :
La nomination de Pap Ndiaye à l’Education nationale n’a pas manqué de susciter de vives inquiétudes, en avez-vous été témoin chez des parents d’élèves ?
Oui, cette nomination a suscité des craintes et ses premières annonces ne vont pas dans le bon sens. Il en va ainsi de l’annonce de la multiplication des contractuels et de la titularisation en masse de ces derniers pour le printemps 2023. Cela démontre que l’Etat ne croit plus en sa capacité à attirer par les concours des personnes de qualités et à les former efficacement au métier de professeur, et qu’il se résigne à dispenser un enseignement fortement dégradé à nos enfants.
Sur la question du wokisme de Pap Ndiaye, il faut raison garder. Un ministre obéit à son président. Il ne fera pas exception à la règle. Il y a une vie avant le gouvernement et la vie de gouvernement. Nous attendons de voir quelle sera sa politique à l’égard de l’innovation et de la liberté scolaire. C’est trop tôt pour le dire. Il y a peu de chances néanmoins que ce ministre se voit reconnaître le droit de tourner le dos à la politique d’endiguement de la liberté scolaire (écoles indépendantes comme instruction en famille) qu’a menée son prédécesseur sous la houlette du président Macron.
Avez-vous constaté une augmentation des effectifs depuis sa nomination et, si oui, peut-on parler d’un « effet Pap Ndiaye » qui expliquerait l’engouement pour les établissements privés indépendants ?
L’engouement pour les écoles indépendantes, disons les formules d’éducation alternative, est durablement installé en France comme à l’étranger. La nature de ces écoles est à l’image des évolutions de fond de la société : désir d’une meilleure qualité de vie, d’un plus grand respect de l’environnement, d’un développement précoce de l’autonomie des êtres, de l’ouverture à autre chose qu’à l’univers scolaire, désir d’implication des parents dans l’éducation scolaire …
L’essor des écoles indépendantes est une tendance lourde, légèrement entamée cette année par les effets décourageants de la loi dite « renforçant le respect des principes de la République », mais aussi par le Covid, qui a entravé la capacité de financement des établissements. Cette tendance de fond résulte d’un changement de perspective de la société sur l’école. Je ne crois pas une seule seconde au tarissement des écoles indépendantes, ni, à l’inverse, à un “boom” qui viendrait de la peur suscitée par le nouveau ministre de l’Education nationale. L’envie d’alternatives en éducation a des racines bien plus profondes et c’est très rassurant ! […]
A la veille de la rentrée, bon nombre de professeurs manquent encore à l’appel. Comment redorer le blason d’un métier qui ne fait plus rêver ?
En payant significativement mieux les enseignants et en les recentrant sur leur mission première au lieu de leur ajouter des fonctions annexes qui les épuisent. C’est la première urgence. Il convient aussi de restaurer la discipline au niveau de l’établissement pour qu’ils puissent faire leur métier dans la sérénité et le respect. A cela, doit s’associer un changement de regard collectif sur le savoir et la transmission, ce qui nécessite une révolution culturelle de grande ampleur dans laquelle l’Etat doit prendre toute sa place. Si le savoir, la recherche, la vie de l’esprit ne retrouvent pas leur place en haut de la pyramide des valeurs de notre société, alors l’enseignant restera prolétarisé comme il l’est actuellement dans les représentations collectives. Si nous ne tournons pas le dos de manière volontariste à la fascination morbide qui nous travaille actuellement pour la déconstruction, la méfiance à l’égard de la transmission et la haine de soi civilisationnelle, nous ne pourrons pas sauver les enseignants.
Il faut engager une grande réflexion sur la place du savoir dans la société, le rôle de l’enseignant au XXIe siècle, à l’heure où l’information brute tient trop souvent lieu de connaissance. Que reste-t-il de l’acte d’enseignement à l’heure d’internet ? Que voulons-nous qu’il reste ? Comment recréer une relation maître/élève qui soit créatrice et stimulante ? Et il faut, évidemment, que les enseignants soient les acteurs de cette réflexion. Pas qu’ils continuent d’être marginalisés, réifiés, instrumentalisés par le discours voire par l’action politique. Ce n’est pas dans un débat chaperonné par l’Education nationale ou des assises nationales qu’une telle réflexion pourra se déployer, mais à l’échelle des écoles, en lien avec les familles et les élites locales. Il ne sera pas facile de trouver les moyens de faire évoluer intelligemment le métier d’enseignant. Il va falloir tâtonner et essayer des voies nouvelles. Les écoles indépendantes pourront constituer à cet égard des laboratoires de service public pour inventer les modes d’apprentissage de notre temps. […]
Alexandre Douguine n’a pas eu de réelle influence politique
De Jacques Sapir, dans Valeurs Actuelles, à propos d’Alexandre Douguine :
[…] On prétend, voire affirme, que [le père de Daria Douguine] est l’éminence grise de Poutine, un père Joseph, un Raspoutine. Rien de tout cela n’est vrai. Alexandre Douguine est un représentant de ce courant d’idées russe, le slavophilisme, mâtiné de restes staliniens. Ses tentatives pour créer un parti “national-bolchevique”, puis “eurasien” n’ont mobilisé que des cénacles très réduits. Il n’a pas eu de réelle influence politique, se satisfaisant d’une position marginale et n’intéressa que des politiciens de second ordre. Il devait occuper le poste de directeur du département de sociologie des relations internationales à l’université de Moscou, mais ses positions le firent rapidement exclure de ce poste en 2015.
Douguine a influencé les cercles nationalistes russes, mais son aura ne s’étend guère au-delà. L’image de l’homme qui murmurait à l’oreille de Poutine relève de la mythologie complotiste, hélas reprise par nombre de journalistes qui sont pourtant les premiers à la condamner. Cette image flatte aussi les imaginaires, à droite comme à gauche. Cela ne la rend pas plus réaliste pour autant. Non seulement Douguine est en contradiction avec le projet modernisateur que poursuit Poutine depuis 2000, mais ses visions apocalyptiques sont à l’opposé de la pratique froide, rationnelle et méthodique de la politique et de la diplomatie russes. La politique russe est faite par des gens comme Sergueï Lavrov ou Sergueï Choïgou, pas par Alexandre Douguine.
Etes-vous un chien, un chat, un poisson rouge, un fer à repasser … ?
C’est ce que vous pouvez répondre dans une enquête envoyée par American Express à ses clients sur leurs habitudes de consommation :

Les collectivités doivent s’engager à protéger nos enfants de la propagande woke
Appel aux élus locaux du Forum Ecole & Nation (forum transpartisan coordonné par Gilles Ardinat, élu municipal de Frontignan) :
L’idéologie woke (portée par des militants d’extrême-gauche prétendument « éclairés ») redouble de vigueur depuis quelques mois en France. A la faveur du succès notable de la NUPES, l’activisme des « déconstructeurs » s’intensifie dans les médias et plus encore à l’université*. Avec la nomination en mai dernier de M. Pap N’Diaye à la tête de l’Education Nationale, les pires dérives sont à craindre. En effet, M. N’Diaye a démontré tout au long de sa carrière d’historien une proximité inquiétante avec les thèses « progressistes » et « antiracistes » portées par la gauche la plus radicale. L’entrisme de l’extrême-gauche dans nos écoles est déjà très puissant : de nombreux syndicats de professeurs, associations de parents d’élèves ou éditeurs politisés véhiculent d’ores et déjà tout ou partie du discours woke. Avec un ministre au passé politique aussi marqué, il ne fait aucun doute que cette offensive idéologique va s’accélérer dans nos écoles, collèges et lycées.
Face à un tel péril, les élus locaux ont un rôle majeur à jouer en protégeant nos enfants de cette propagande de plus en plus délirante. Forts de leur légitimité issue des urnes, nos conseillers municipaux (pour la maternelle et le primaire), départementaux (pour les collèges) et régionaux (pour les lycées) peuvent agir pour l’intérêt supérieur des élèves dont ils ont la responsabilité. Même si le ministère garde l’essentiel des compétences, les collectivités ont la possibilité de limiter l’endoctrinement de la jeunesse française en faisant valoir le principe de neutralité politique du service public d’éducation.
Les leviers pour mener cette contre-offensive salutaire sont nombreux : via les compétences obligatoires relevant du scolaire et du périscolaire, via les subventions, la communication institutionnelle ou les vœux adressés au gouvernement. Même les élus d’opposition peuvent, avec les questions orales ou les amendements faire entendre la voix de la sagesse dans nos assemblées locales, comme l’a fait notre coordinateur national pour la commune de Frontignan**. Outre les mesures concrètes, les interventions massives des élus de proximité auraient une forte portée symbolique : le délire woke ne progressant que par l’inaction des gens de bon sens, la mobilisation d’élus de tous bords montrerait que les dingueries LGBTQI+, la théorie du genre ou les discours « décoloniaux » immigrationnistes n’ont pas leur place dans des établissements d’enseignement.
Nous invitons donc tous les élus locaux attachés à l’intégrité du service public à utiliser les moyens que procure la démocratie locale pour mettre un coup d’arrêt à la propagande gauchiste insidieuse dont l’objectif est de corrompre nos enfants par des méthodes et des discours scandaleux.
Intervention de Gilles Ardinat, élu du groupe d’opposition divers droite rassemblant des adhérents du Rassemblement national, de Debout la France et même des sympathisants de Jean Lassalle, au Conseil municipal de Frontignan, en faveur d’une politique éducative sans endoctrinement des enfants. Il propose 4 éléments pour améliorer les activités scolaires et périscolaires:
- dénoncer l’hypocrisie gauchiste du “vivre ensemble”,
- refuser la propagande LGBTQI+, immigrationniste et européiste à l’Ecole,
- défendre la neutralité du service public,
- respecter les opinions des parents d’élèves.
La France se reconstruira par ses familles et ses foyers
Mgr Marc Aillet animera le prochain week-end “les 24 heures du couple” les 22 et 23 octobre (Les 24h du Couple à Fontgombault (36) (weezevent.com) prochain à l’abbaye de Fontgombault. Depuis qu’il est prêtre, il nourrit un zèle de prédilection pour les époux et les fiancés, spécialement ceux qui peinent. Il répond à quelques questions.
Vous serez les 22/23 octobre prochain à l’abbaye de Fontgombault pour animer une session pour les couples, spécialement ceux qui cherchent un nouveau souffle. Que souhaitez-vous leur dire ?
Nul ne s’approche du Christ sans repartir consolé et fortifié. La grâce de Dieu est toujours communiquée à ceux qui aspirent à entrer humblement dans ce chemin de croissance, au jour le jour, un pas après l’autre. A ceux qui peinent et craignent de venir, car ils ont peur d’ouvrir certains dossiers, je dis : n’ayez pas peur, le Seigneur répare tout en douceur !
C’est-à-dire ?
La douceur du Christ c’est sa Mère. Elle comprend et soigne comme aucun autre les blessures intérieures. Elle est la mère des couples, elle veut les fortifier et les accompagner ! Je recommande à ce sujet la neuvaine à Marie qui guérit et refait les couples, à laquelle j’ai donné l’imprimatur, et qui porte de beaux fruits. (Pour se la procurer : https://www.life-editions.com/product-page/marie-qui-refait-les-couples)
Pourquoi un retrait de 24 heures ?
Comment souhaiter du bien à son couple sans prendre le temps de le restaurer, de le réorienter vers la lumière ? 24h c’est peu de choses, c’est aussi le rythme de la journée et l’amour se vit au quotidien, jour après jour. Vivre une coupure pour une nouvelle soudure !
Y a-t-il des situations sans issue ?
Malgré les péchés et les blessures, nous savons que le dernier mot revient toujours à la miséricorde divine. Quand tout semble impossible, que le désespoir nous brise l’âme, quand la monotonie des jours est lourde comme un ciel d’orage… Tout est encore possible avec Marie qui guérit les couples.
Un dernier mot Monseigneur ?
La France se reconstruira par ses familles et ses foyers. Si nous aspirons au redressement de notre patrie, il nous faut aussi considérer avec attention et délicatesse les plus fragiles d’entre nous. Et un jour où l’autre, nous sommes tous fragiles. Oui, les époux, les familles sont au centre de mes préoccupations de pasteur. Déjà, je porte dans ma prière ceux qui viendront à Fontgombault prochainement.
Pour s’inscrire c’est ici :
Le monde des Schtroumpfs
Diplômé de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), docteur ès-lettres, titulaire d’un DEA de Sciences de l’éducation, Yves Morel, longtemps fonctionnaire de l’Éducation nationale, vient publier un petit ouvrage original sur Les Schtroumpfs ou le refus de venir au monde.
Certains ont compris dans Les Schtroumpfs de Peyo une utopie, une société collectiviste et totalitaire, de type stalinien ou maoïste. D’autres y ont discerné une analogie avec le fascisme. Et beaucoup n’ont pas manqué de relever du racisme, de l’antisémitisme et de la misogynie chez les petits lutins. Selon l’auteur, ces interprétations politiciennes portent à faux. Non, les Schtroumpfs ne sont ni communistes, ni fascistes, ni racistes ni gays ou transsexuels, ni misogynes. Et leur communauté n’est ni une utopie, ni un kolkhoze ou une commune populaire, et n’a rien de totalitaire. En réalité, le monde des Schtroumpfs est la négation du nôtre. Ils sont des êtres restés à l’état de fœtus qui refusent de venir au monde et préfèrent se lover dans la sécurité de cet utérus qu’est leur village. Le Grand Schtroumpf, à la fois grand-père gâteau, père et mère, les maintient dans cet état, car chacune de leurs tentatives d’imiter les humains se solde par un échec. Les Schtroumpfs représentent le refus de naître et de s’intégrer à un monde dangereux frappé par le péché des origines.
Selon l’auteur, le monde des Schtroumpfs est sorti de l’imagination d’un artiste extrêmement sensible, qui n’aimait guère le monde en lequel il vivat, brutal, et en rêvait d’un autre, paisible, accueillant, insouciant et douillet. Cette aspiration à un monde enchanté caractérisa Pierre Culliford, vrai nom de Peyo. Elle constitue la source d’inspiration de son oeuvre.
Refusant de réduire cette bande dessinée à notre quotidien politique et social, l’auteur rappelle ainsi que la puissance de l’imagination demeure au service d’une réalisation destinée avant tout à nous distraire de ce quotidien.
Il n’y a pas d’urgence climatique
Un message a été préparé par un réseau mondial de 1200 scientifiques et professionnels. La déclaration en anglais est ici. Il faut cesser de gouverner par la peur :
Les sciences du climat doivent être moins politisées, tandis que les politiques climatiques doivent s’inspirer davantage de la science. Les scientifiques doivent tenir clairement compte des incertitudes et des exagérations dans leurs prédictions de réchauffement climatique, tandis que les dirigeants politiques devraient évaluer de façon dépassionnée les coûts réels ainsi que les bénéfices projetés de leurs mesures.
Des facteurs naturels aussi bien qu’anthropiques causent le réchauffement
Les archives géologiques révèlent que le climat terrestre change depuis que la planète existe, avec des phases naturelles chaudes et froides. Le Petit Âge glaciaire n’ayant pris fin que vers 1850, il n’est pas surprenant que nous connaissions à présent une période de réchauffement.
Le réchauffement est beaucoup plus lent que prévu
Le monde s’est réchauffé à une vitesse moitié moindre que celle que le GIEC avait prévu en se fondant sur la modélisation du forçage anthropique et de l’équilibre radiatif. Cela nous indique que nous sommes encore loin de comprendre le changement climatique.
Les politiques climatiques s’appuient sur des modèles inadéquats
Les modèles présentent de nombreuses lacunes et ne constituent pas, même de loin, des outils valables pour une politique mondiale. Ils exagèrent l’influence des gaz à effet de serre tels que le CO2. De plus, ils ignorent le caractère positif d’une atmosphère enrichie en CO2.
Le CO2 est la nourriture des plantes, le fondement de toute vie sur Terre
Le CO2 n’est pas un polluant, il est en réalité essentiel à la vie sur Terre. La photosynthèse est un immense bienfait. Davantage de CO2 est un bénéfice net pour la nature, car celui-ci verdit la Terre. Le CO2 additionnel dans l’air a favorisé la croissance de la biomasse végétale à l’échelle globale. Il a également un effet positif sur l’agriculture, dont les rendements augmentent dans le monde entier.
Le réchauffement climatique n’a pas accru les catastrophes naturelles
Il n’y a aucune preuve statistique que le réchauffement climatique intensifierait les ouragans, les inondations, les sécheresses et autres catastrophes naturelles, ni qu’il les rendrait plus fréquentes. Il existe en revanche des preuves abondantes que les mesures de limitation des émissions de CO2 sont à la fois néfastes et coûteuses.
Les politiques climatiques doivent tenir compte des réalités scientifiques et économiques
Il n’y a pas d’urgence climatique. Il n’y a donc aucun fondement à la panique ou l’alarmisme. Nous nous opposons fermement aux projets à la fois néfastes et irréalistes qui viseraient à réduire à zéro les émissions de CO2 en 2050. À l’avenir, si la science crée de nouvelles connaissances et la technologie crée de nouvelles capacités, et elles le feront certainement, nous aurons amplement le temps d’actualiser nos politiques. L’objectif d’une politique globale doit être celui de la prospérité pour tous, grâce à une énergie fiable et bon marché. Ce n’est que dans une société prospère qu’hommes et femmes ont accès à une bonne instruction, que les taux de naissances sont modérés et que les gens prennent soin de leur environnement.
Fin de l’abondance ou ruine délibérée ?
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Le Landerneau politico-médiatique ne bruisse que de cela : le président a-t-il eu raison d’avertir solennellement que nous vivions la « fin de l’abondance » ?
Mais, avant de se poser la question de l’opportunité, il serait judicieux de s’interroger sur le contenu même du message.
Or, celui-ci est particulièrement confus – une sorte de quintessence de « en même temps » macronien que les gens bêtement attachés au principe de non-contradiction, comme moi, ont bien du mal à déchiffrer !
En soi, pourtant, rien de plus facile à comprendre que ce message « churchillien » : nul besoin d’être surinformé pour savoir que les mois à venir vont être durs pour beaucoup de Français, du fait de l’inflation et de la remontée des taux d’intérêt.
Après avoir vécu à crédit pendant des décennies, nous allons être brutalement sommés de passer à la caisse.
Et dans les pires conditions qui soient puisque la dette publique a très peu servi à investir et beaucoup à acheter la paix sociale (et aussi, il faut bien l’avouer, à importer la guerre ethnique sur notre sol, ce qui est une étrange façon d’acheter la paix sociale !).
Notre État régalien est en ruines, notre État-providence irréformable. Mais le service de la dette publique, déjà l’un des principaux postes de dépense, va devenir, avec la hausse des taux d’intérêt, la principale dépense de l’État, c’est-à-dire de nous tous, contribuables français – dépense parfaitement improductive (d’autant plus qu’il va falloir emprunter pour payer les intérêts de la dette !).
Oui, le message de M. Macron semble à la fois clair et évident.
Pourtant, le contexte de sa diffusion le brouille considérablement.
D’abord, il est assez étrange de donner ce genre d’avertissement solennel dans le cadre d’un conseil des ministres filmé (sans, semble-t-il, que les ministres eux-mêmes en aient été avertis, ce qui les a contraints à assurer le « service après-vente » d’une déclaration qui les avait cueillis à froid).
Pourquoi diable le chef de l’État a-t-il choisi cette curieuse façon de communiquer, sinon pour que les commentateurs se perdent en conjectures et donc perdent de vue le contenu du message au profit du décor ?
Par ailleurs, si l’on veut jouer à Churchill en 1940, on choisit la gravité et on ne multiplie pas les « cartes postales » montrant un été présidentiel digne de la « jet set ». Comment prendre au sérieux un appel « au sang et aux larmes » venant d’un adolescent attardé qui, la veille, paradait sur son jet-ski ?
Je crois, hélas, que ce brouillage est parfaitement intentionnel et illustre, une nouvelle fois, le « en même temps ».
Or, le « en même temps », ce n’est pas d’abord la voix de la raison qui écoute les bons arguments de la gauche comme de la droite. C’est le refus du choix politique et le refus du principe de non-contradiction.
Depuis longtemps, nos dirigeants se complaisent dans les nuées de l’utopie. Mais, ici, c’est pire encore : M. Macron parle et agit (c’est d’ailleurs la même chose pour lui) comme si toute la réalité n’était que décor de théâtre et que rien de stable ni de fiable n’existait.
Pourtant, qu’on l’oublie ou qu’on la méprise n’y change rien, la réalité continue à exister et, plus on l’ignore, plus elle se rappellera violemment à nous.
Oui, M. le Président, nous vivons effectivement la fin de l’abondance. Mais c’est à vous et à vos prédécesseurs que nous le devons : vous avez délibérément choisi de ruiner les Français en les faisant payer pour « toute la misère du monde » et en leur faisant financer les groupuscules les plus anti-français. Cette ruine touche à son terme. Merci aux oligarques qui ont si bien ravagé la France !
Au coeur de la guérilla karenni
Le photographe Siegfried Modola a pu entrer clandestinement au Myanmar (ex-Birmanie), pays fermé où se déroule une guerre entre la toute-puissante armée birmane, au pouvoir depuis son putsch de 2021, et une rébellion multiforme. Avec l’armée karenni, l’une des plus anciennes guérillas ethniques de la région, il s’est rendu sur la ligne de front.
Ce reportage a été réalisé grâce à l’appui logistique de l’association Village Karenni.

Extrait :
[…] Regroupés au sein de l’État Kayah (la plus petite des sept subdivisions administratives du Myanmar), les Karennis en savent quelque chose. Créée en 1957, leur armée est l’une des plus anciennes guérillas indépendantistes du pays. Raison pour laquelle des milliers d’opposants et de militants prodémocratie ont rejoint ses maquis après les événements de 2021. Ce mouvement de résistance, dirigé par le NUG (National Unity Government, gouvernement d’unité nationale) et issu de la désobéissance civile, a souhaité passer à la vitesse supérieure : la lutte armée.
Un tournant majeur pour l’armée karenni, qui retrouve un deuxième souffle avec le ralliement d’une jeunesse, certes sans expérience militaire mais qui rêve d’en découdre avec un pouvoir honni. Revers de la médaille, l’État Kayah se trouve désormais dans le collimateur de l’état-major et Tatmadaw y multiplie les offensives, ne faisant aucune différence entre les civils et les autres…
C’est autour de Loikaw, capitale de l’État Kayah, que se concentre la violence depuis un an. Et c’est là-bas que Siegfried Modola s’est rendu avec l’armée karenni : « Le 7 janvier 2022, à la nuit tombée, un groupe de soldats karennis m’a récupéré du côté thaï. En évitant les routes et les gardes-frontières, via des itinéraires clandestins connus d’eux seuls, nous avons marché à grande vitesse pendant trois heures. Nous sommes arrivés dans une cabane en bambou, à côté d’une base de la guérilla et d’un campement pour IDP (Internally Displaced Person, déplacés internes). Contrairement aux réfugiés, les IDP n’ont pas encore franchi la frontière et sont toujours en territoire birman, fuyards dans leur propre pays en quelque sorte. Il y avait environ 250 familles dans ce cas-là. Plusieurs d’entre elles se cachaient dans la forêt par peur des raids aériens. De fait, on entendait des aéronefs survoler la zone plusieurs heures par jour. »
L’explication de cette peur lui en sera donnée par un officier de l’armée karenni, le commandant Ooreh : « Tatmadaw sait très bien que les IDP sont sous notre protection : c’est nous qui leur prodiguons sécurité, nourriture, soins, etc. En ciblant leurs campements (il en existe des dizaines comme celui-ci en Birmanie), l’aviation sait qu’elle nous touchera forcément. C’est l’un de nos handicaps : il faut à la fois qu’on s’occupe des civils et qu’on fasse la guerre. »
Ce travail social a un avantage : la guérilla karenni est « dans le peuple comme un poisson dans l’eau » conformément au précepte maoïste. Quand on fait la révolution, c’est une condition sine qua non. Mais il comporte aussi un inconvénient : il s’effectue au détriment des opérations militaires. Un dilemme que le commandant Ooreh résume à sa façon : « Au lieu d’acheter des munitions et de l’armement, on investit dans l’alimentation ou la médication pour les IDP. » Les armes ! Un souci constant pour l’armée karenni, qui s’équipe au compte-goutte sur le marché noir (pour les fusils d’assaut type M16 et AK-47) ou directement… Sur le champ de bataille.
« Les Karennis connaissent le terrain et sont des combattants aguerris , aussi agiles que mobiles, experts dans l’art de l’embuscade et de l’escarmouche, explique Siegfried Modola. Leur tactique est celle du hit-and-run : frapper fort et s’évanouir dans la nature après avoir infligé le maximum de pertes. Leurs objectifs : les avant-postes birmans et les convois militaires. Ces actions coup de poing sont l’occasion de récupérer les armes de l’ennemi abattu ou capturé. Malgré tout, le rapport de force est inégal. Dans leur arsenal, la puissance de feu ne dépasse pas le mortier de 81 mm. En face, Tatmadaw dispose d’une véritable artillerie, d’hélicoptères russes de transport (Mi-17) et de combat (Mi-24 et Mi-35), ainsi que de chasseurs Mig-29. C’est David contre Goliath. » […]
120 nouvelles écoles indépendantes en 2022
Communiqué de la Fondation pour l’Ecole :
Cette année a encore été très créative : de nouvelles écoles, toutes différentes et toujours plus nombreuses, ont vu le jour cette année, portant à plus de 2500 le nombre d’écoles indépendantes en France. L’ampleur de ce mouvement trouve sans doute une de ses causes dans la loi du 24 août 2021 confortant les principes de la République (dite loi contre les séparatismes).
Cette loi a en effet porté un grand coup à l’Instruction en famille (IEF) puisqu’elle a supprimé le régime de déclaration pour le remplacer par un régime d’autorisation. Dorénavant, l’instruction en famille n’est plus une liberté mais une possibilité accordée avec parcimonie aux parents.
À compter de cette année scolaire, l’IEF peut être autorisée pour 4 motifs bien spécifiés : raisons de santé/handicap ; activités sportives ou artistiques intensives ; itinérance ou éloignement ; situation propre. Ce dernier cas est apprécié de manière très stricte par l’Administration. On constate en effet que la grande majorité des demandes s’appuyant sur ce motif est rejetée.
Ne pouvant instruire leurs enfants avec leurs propres méthodes et programmes, les parents éconduits se tournent alors naturellement vers les écoles indépendantes : soit en y scolarisant leurs enfants, soit en créant une nouvelle école pour compléter le paysage déjà bien riche des écoles indépendantes.
Plus de 120 nouvelles écoles ont vu le jour en 2022, venant encore enrichir le paysage éducatif français, apportant une réponse adaptée à la variété des besoins éducatifs des enfants et proposant aux parents des alternatives et des options complémentaires de celles de l’Education Nationale.
La part des établissements secondaires créés augmente encore (+3% par rapport à 2021). Ainsi, 51% des nouvelles écoles recensées sont des établissements secondaires et 49% des établissements primaires.
Depuis quelques années, la part des écoles Montessori diminue au profit d’écoles appliquant plusieurs pédagogies actives (Montessori mais également Freinet, Steiner, Decroly, etc…). Ainsi, 22,5% des écoles créées en 2022 appliquent la pédagogie Montessori contre 26% en 2021. Les nouvelles écoles indépendantes semblent de plus en plus soucieuses d’adapter les modes d’apprentissages au profil de chaque élève, en piochant dans les multiples pédagogies actives existantes, ainsi que dans les avancées des neurosciences. Les “autres pédagogies actives” représentent cette année encore la première tendance avec 41,5% des écoles créées (+12,5% par rapport à 2021). Cette augmentation impressionnante peut s’expliquer par la baisse du nombre d’écoles démocratiques (-6% par rapport à 2021). Les écoles à pédagogie classique ne cessent d’augmenter, passant de 11% en 2021 à 15% en 2022, reflétant probablement l’inquiétude des parents quant au niveau scolaire général et la volonté de certains créateurs de revenir aux méthodes ayant fait leurs preuves.
Comme en 2021, 85% des écoles sont aconfessionnelles et 11% sont des écoles catholiques.
61% des écoles recensées sont implantées sur des communes de moins de dix mille habitants et 33% sur des communes de moins de deux mille habitants, en milieu rural.
La Troménie de Marie arrivera à Sainte Anne d’Auray le 10 septembre
La Troménie de Marie est une marche de 12 semaines avec une statue de Notre-Dame de France sur une calèche tiré par un cheval. Elle s’inscrit dans les 100 étoiles de Marie. Une récolte d’intentions aux Cœurs unis de Jésus et Marie est organisée pour l’arrivée à sainte Anne d’Auray.
La Troménie de Marie est partie de Nantes le 18 juin pour arriver à Sainte Anne d’Auray le 10 septembre. La statue de Notre Dame de France est tirée par une calèche tractée par un cheval de trait. Un meneur et un groom contrôlent cet attelage, suivi par des pèlerins de tous âges, de tous milieux, venus de la France entière. Ces personnes marchant au pas de la jument, chantent et prient Notre Dame présentant Jésus pour la France et sa conversion. La Troménie vient de quitter le Finistère pour le Morbihan.
Pour un expulsé, combien de clandestins encore chez nous ?
Gérald Darmanin se félicite de la validation par le Conseil d’Etat de l’expulsion de l’imam Hassan Iquioussen, avec lequel il s’était bien entendu lors d’une séquence électorale…. Nous attendons désormais l’expulsion effective (l’individu est en fuite…) :
Pour Gérald Darmanin, la validation de l'expulsion de l'imam Hassan Iquioussen est une "grande victoire pour la République" pic.twitter.com/LhwuvX4dOM
— BFMTV (@BFMTV) August 30, 2022
Selon l’agence européenne de garde-frontières Frontex, l’année 2021 a été marquée par une augmentation de 57% du nombre des franchissements illégaux des frontières extérieures de l’espace Schengen détectés par rapport à 2020, qui ont atteint le chiffre vertigineux de 200 000.
Le dernier communiqué de Frontex confirme cette année la tendance à l’accélération des flux d’immigration clandestine. A fin juillet 2022, l’agence recensait plus de 155 000 entrées clandestines détectées depuis le début de l’année, un chiffre en hausse de 86% par rapport à la même période en 2021. Ce recensement ne prend pas en compte les personnes arrivées dans l’Union européenne pour fuir le conflit en Ukraine.
Les informations sur l’ampleur de l’immigration clandestine qui arrive en France en 2022 sont à ce stade parcellaires. A la frontière entre l’Italie et la France, sur la seule semaine du 18 au 24 juillet, 887 migrants auraient été interpellés par des membres des forces mobiles françaises et, pour 90% d’entre eux, remis aux autorités italiennes. Durant le premier trimestre 2022, 32 900 décisions de quitter le territoire français (OQTF) ont été notifiées à des étrangers en situation irrégulière présents en France, un chiffre supérieur à ceux des mois précédents. Mais, dans la même période, seuls 3 175 retours effectifs de clandestins ont été comptabilisés par les autorités françaises.
A l’heure du wokisme, le respect d’autrui et des civilisations. Que dit l’Eglise ?
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Les chrétiens ont souvent été embarqués malgré eux dans des guerres et des thèses qui ont légitimé les pires massacres et génocides des populations autochtones des Amériques, comme les enlèvements des enfants amérindiens, pour lesquels le Pape François s’est exprimé au Canada. Rien de tout cela n’était bien évangélique. Sous l’influence des philosophes des Lumières qui introduisirent eu Europe la « théorie » des climats et son corollaire de la « théorie » des races, très en vogue dans le monde arabo-musulman, les européens, même des chrétiens, ont largement confondu la Mission et la Colonisation violente qui nous est reprochée avec véhémence.
Apportons ici l’éclairage de la doctrine de l’Eglise pour y voir clair, car sa position est comme toujours d’une grande sagesse humaine, profondément évangélique. Elle devrait être bien plus exposée pour séparer l’œuvre d’enseignement des nations, d’une œuvre bien plus contestable de colonisation agressive et dominatrice, assortie de destruction des cultures et d’asservissement des populations jusqu’à la légitimation du génocide ; ce qui ne saurait être très chrétien.
A la demande de Charles Quint, qui s’inquiétait des violences commises par les Grands d’Espagne, les réponses furent données, et jamais remises en cause depuis, par le pape Paul III en 1537. Les deux textes sont publiés en juin 1537. Il commence par décrire et dénoncer le jugement de ses contemporains qui consiste à déclasser une partie de l’humanité. Nous sommes tous frères en Jésus-Christ, d’où l’importance de l’encyclique récente sur la fraternité chrétienne :
« Ce que voyant, le jaloux adversaire du genre humain, toujours hostile aux œuvres humaines afin de les détruire, a découvert une nouvelle manière d’empêcher que la parole de Dieu soit annoncée, pour leur salut, aux nations. Il a poussé certains de ses suppôts, avides de satisfaire leur cupidité, à déclarer publiquement que les habitants des Indes occidentales et méridionales, et d’autres peuples encore qui sont parvenus à notre connaissance ces temps-ci, devaient être utilisés pour notre service, comme des bêtes brutes, sous prétexte qu’ils ne connaissent pas la foi catholique. Ils les réduisent en esclavage en leur imposant des corvées telles qu’ils oseraient à peine en infliger à leurs propres animaux domestiques. »
La lettre développe contre cette situation deux arguments. Le premier consiste à rappeler la mission d’enseignement des nations d’où une œuvre pacifique d’évangélisation :
« Nous déclarons et décidons que les Indiens et les autres peuples qui viendraient à être découverts dans le monde doivent être invités à ladite foi du Christ par la prédication de la parole de Dieu et par l’exemple d’une vie vertueuse. »
Mais, fort de cet argument, Paul III en induit un second qui condamne l’appropriation abusive des terres et l’atteinte à la liberté des autochtones :
« Nous décidons et déclarons, par les présentes lettres, en vertu de Notre Autorité apostolique, que lesdits Indiens et tous les autres peuples qui parviendraient dans l’avenir à la connaissance des chrétiens, même s’ils vivent hors de la foi ou sont originaires d’autres contrées, peuvent librement et licitement user, posséder et jouir de la liberté et de la propriété de leurs biens, et ne doivent pas être réduits en esclavage. Toute mesure prise en contradiction avec ces principes est abrogée et invalidée. »
Dans sa bulle Sublimis Deus, il précise le texte précédent :
« Les dits Indiens et tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts par les Chrétiens, ne peuvent en aucun cas être privés de leur liberté ou de la possession de leurs biens, même s’ils demeurent en dehors de la foi de Jésus-Christ ; et qu’ils peuvent et devraient, librement et légitimement, jouir de la liberté et de la possession de leurs biens, et qu’ils ne devraient en aucun cas être réduits en esclavage. »
Dans le premier texte, il dit licite les droits des indigènes, malgré leur impiété. Dans le second, il l’exprime dans l’autre sens en signalant le caractère illicite d’un acte qui les priverait de leur liberté et propriété, condamnant l’œuvre conquérante des colons.
C’est en ce sens que Las Casas dénoncera avec virulence ce que la chrétienté ne pouvait cautionner mais qui fut fait, parfois en son nom, par des puissants cupides qui préfigurent ceux d’aujourd’hui. Dans une constance évangélique argumentée par Paul III, Las Casas de tradition dominicaine et fidèle aux enseignements du dominicain Francisco de Vitoria vante bien le droit des gens contre les exactions coloniales : confiscation des terres, violence, destruction des institutions locales, appropriation des richesses, soumission des autochtones que toutes les nations européennes réaliseront par la suite dans leur impérialisme colonial.
Or, le caractère génocidaire des actions des colons ne fait aucun doute, tant du fait de l’effondrement démographique avéré par les historiens que des témoignages de Las Casas dans son œuvre Très bref relation de la destruction des Indes. Quelques extraits de cette œuvre rappellent le trouble occasionné par la révélation des pratiques des princes chrétiens, éloignés de leur royaume, libres et émancipés des règles religieuses. Avec sagesse, il rappelle en fidélité à Paul III qu’ :
« II n’y a point de nation au monde, pour rudes et incultes, sauvages et barbares […] qu’elles soient, et même parfois proches des bêtes brutes, qui ne puissent être persuadées, amenées et réduites à un ordre policé, et devenir paisibles et pacifiques envers les autres hommes, à condition d’user à leur égard de moyens appropriés et de suivre la voie digne de l’espèce humaine, à savoir amour, mansuétude et douceur, sans jamais s’écarter de cette fin. La raison de cette vérité est celle qu’exposa Cicéron dans les Lois, à savoir que toutes les nations du monde sont faites d’hommes qui tous et chacun ne répondent qu’à une seule définition : ce sont des êtres rationnels. Tous ont leur entendement, leur volonté et leur libre arbitre puisqu’ils sont formés à l’image et à la ressemblance de Dieu. » (Las Casas, 1552)
Et il accuse directement ces chrétiens d’avoir renoncé ou trahi leur foi dans leurs actes en Amérique :
« Alors que les Indiens étaient si bien disposés à leur égard, les chrétiens ont envahi ces pays tels des loups enragés qui se jettent sur de doux et paisibles agneaux. Et comme tous ces hommes qui vinrent de Castille étaient gens insoucieux de leur âme, assoiffés de richesses et possédés des plus viles passions, ils mirent tant de diligence à détruire ces pays qu’aucune plume, certes, ni même aucune langue ne suffirait à en faire relation. Tant et si bien que la population, estimée au début à onze cent mille âmes, est entièrement dissipée et détruite, s’il est vrai qu’il n’en reste pas aujourd’hui douze mille entre petits et grands, jeunes et vieux, malades et valides. »
Il appartient aux chrétiens d’Occident de prendre la mesure de ce que le Pape François perçoit mieux que quiconque du fait de ses origines et pour lequel nous jetons un voile pudique, alors qu’il est question ici de distinguer l’œuvre de Mission évangélique d’une bien plus cynique, agressive et païenne d’un universalisme des Lumières, conquérant, destructeur dont nous devons, me semble-t-il nous distinguer. Les responsables en sont les philosophes des Lumières : Montesquieu, Diderot, Voltaire, Buffon, Locke chez les Anglais ou Kant chez les Allemands. C’est cette confusion qui jette un trouble partout dans le monde contre l’Occident, jusqu’à emporter à tort la chrétienté dont les œuvres et les intentions ne furent pas celles des Lumières qui visaient déjà autre chose, comme aujourd’hui le mondialisme.
Vous avez aimé la dictature sanitaire, vous allez adorer la dictature énergétique
- Mars 2022 – Pour Bruno Le Maire, l’Europe a «des solutions pour devenir indépendante du gaz russe»
- Août 2022 – encore Bruno Le Maire : «Chacun va devoir réduire sa consommation d’énergie chez soi»
Attendez-vous à des mesures de privation de liberté et de contrôle des citoyens selon le modèle qui a fait ses preuves à la faveur de la « pandémie ». Engie annonce que Gazprom l’a informé de réductions supplémentaires et immédiates de ses livraisons de gaz « en raison d’un désaccord entre les parties sur l’application de contrats ». Histoire de faire monter la pression, pour que les Français acceptent les mesures qu’il va falloir prendre par la faute de Poutine…
Tous les soirs on aura un Salomon de l’énergie à la télé pour nous expliquer le niveau de pénurie du jour.
Et il y aura les mêmes crétins que durant le covid pour montrer fièrement leur pass énergétique à la pompe à essence, au supermarché ou à l’aéroport !
➡️ Battons-nous !— Florian Philippot (@f_philippot) August 30, 2022
Document fou qu’ENEDIS envoie actuellement à des entreprises françaises : on y parle de possibles « délestages programmés » cet hiver avec coupures d’électricité par tranches de 2 heures matin et après-midi !
Une pénurie qui est le fruit de décisions du gouvernement et de l’UE ! pic.twitter.com/N4Pmt0GDcp— Florian Philippot (@f_philippot) August 30, 2022
Et pourtant :
Le PDG d’EDF explique devant la ministre déconfite les principales raisons de la catastrophe énergétique qui est devant nous :
Les erreurs des dirigeants français sur le nucléaire à commencer par Emmanuel Macron
pic.twitter.com/rv4xPD9fNS— Eric Anceau (@Eric_Anceau) August 30, 2022
Islamo-gauchisme
Une note de 12 pages du Service central du renseignement territorial (SCRT) observe qu’un vote musulman en faveur de Mélenchon a très largement été dicté par… des officines islamistes.
« Les prises de position de Jean-Luc Mélenchon sur la loi “séparatisme” lui ont attiré les faveurs de nombreux influenceurs communautaristes ».
Selon les forces de l’ordre, ce rapprochement s’est effectué dans un contexte de débats quasi permanents sur la remise en question de l’islam en France.
Dans ce rapport, il est aussi avancé que l’enjeu principal du scrutin a été l’islamophobie supposée de l’État. Une situation qui a permis d’orienter un peu plus les musulmans vers Jean-Luc Mélenchon en surfant sur la victimisation de ces derniers. Monter les musulmans contre l’État et faire de Mélenchon l’homme providentiel du scrutin, tel a été l’objectif de la mouvance frériste au long de la campagne présidentielle.
Pour orienter les électeurs vers Jean-Luc Mélenchon, le Collectif contre l’islamophobie en France, pourtant dissous mais recréé en Belgique, a mis en place une grille d’évaluation de l’islamophobie selon le programme de chaque candidat. À la surprise générale, Mélenchon avait tous les indicateurs au vert.
Michel Valadier nouveau Directeur général de la Fondation pour l’Ecole
Le Conseil d’administration de la Fondation pour l’école a nommé Michel Valadier, fondateur et ancien directeur du Groupe scolaire Saint-Dominique du Pecq, comme nouveau directeur général de la Fondation pour l’école.
Son prédécesseur Jean-Baptiste Dupuis a quitté ses fonctions. Hervé Rolland, Président de la Fondation pour l’école le remercie
« pour son action au service des écoles indépendantes. Sous son autorité, l’équipe de la Fondation a été renforcée, les liens avec les fondations abritées consolidés et les divers processus remis à jour. »
Pour lui succéder à la Direction générale, la Fondation pour l’école est heureuse d’accueillir Michel Valadier, co-fondateur en 1992 et directeur jusqu’à cet été du Groupe scolaire Saint-Dominique du Pecq. Il connaît très bien le monde des écoles indépendantes pour avoir contribué à bâtir la première école privée hors contrat par le nombre d’élèves (850), et avoir conseillé beaucoup d’autres établissements scolaires en France.
En parallèle de cette activité, Michel Valadier était associé dans un cabinet de conseil en management. Cette double expertise lui permettra d’accompagner les écoles indépendantes dans leur gouvernance, quelle que soit leur taille.
Hervé Rolland, président de la FPE commente :
« C’est avec un très grand plaisir que j’accueille Michel Valadier, dont l’expertise du monde des établissements scolaires indépendants est connue de tous. Sa grande compétence et sa riche expérience seront désormais au service et au bénéfice de ces établissements. »
Michel Valadier a co-fondé en 1992 et dirigé jusqu’à l’été 2022, le Groupe scolaire Saint-Dominique du Pecq, situé dans les Yvelines (850 élèves, 110 salariés, 40 bénévoles). En parallèle et, depuis 1995, il est consultant en management, associé au Centre d’Études des Entreprises, devenu CEE-Management. Diplômé en Biologie appliquée, Michel Valadier a 62 ans ; il est marié et père de 8 enfants.
« Après 13 ans de présidence, puis 17 ans de direction opérationnelle d’une école, une nouvelle étape passionnante commence pour moi. Le nombre d’écoles hors contrat ne cesse de croître et les besoins sont immenses, sur les plans financiers, du conseil juridique, du fonctionnement, etc. Quant à la formation, c’est un des piliers de la Fondation pour l’école qui est appelé à se développer pour accompagner la forte croissance des écoles et aider les créateurs, directeurs, enseignants et éducateurs… Un beau défi en perspective pour l’équipe de la Fondation que j’aurai désormais la joie de diriger. » Michel Valadier
Michel Valadier prendra ses fonctions le 1er septembre 2022.
A propos de la réforme de l’Ordre de Malte
Le 26 août dernier, nous publiions un article se faisant l’écho d’une forte contestation au sein de l’Ordre de Malte sur la réforme spirituelle demandée par le Saint-Père. Cette contestation ressortait en particulier des deux courriers adressés au Pape François par 13 Présidents d’associations nationales dont le Président de l’association française. Nous nous interrogions sur le fait de savoir si ces treize signatures relevaient d’une décision collective de chaque association ou d’une décision solitaire de chacun des seuls Présidents.
«Les femmes ayant un partenaire violent sont largement surreprésentées parmi les patientes ayant subi un avortement».
Slate.fr a pu s’entretenir avec Terrisa Bukovinac et Lauren Handy, de gauche, vegans et anti-avortement, respectivement fondatrice et directrice de l’activisme du Progressive Anti-Abortion Uprising (PAAU). Terrisa Bukovinac est athée, Lauren Handy se dit «catholique anarcho-mutualiste». Pour les deux militantes, l’avortement est un outil au service du patriarcat. Elles décrivent l’avortement comme un «complexe industriel» qui permet aux hommes de se dérober: l’avortement serait ainsi un outil au service du viol et un moyen pour eux d’échapper aux conséquences de leurs actes. Des propos qu’elles appuient au moyen d’une étude réalisée par l’institut pro-choix Guttmacher, qui affirme que
«les femmes ayant un partenaire violent sont largement surreprésentées parmi les patientes ayant subi un avortement».
L’avortement serait également un outil au service du capitalisme. Daniel K. Williams, dans son ouvrage Defenders of the Unborn, publié en 2015, rappelait que le Parti républicain était autrefois favorable à l’avortement au nom d’un calcul particulièrement cynique: il est moins onéreux de financer un avortement qu’un État-providence.
Toujours en s’appuyant sur les statistiques du Guttmacher Institute, les deux membres du PAAU évoquent le fait que l’avortement est pratiqué en majorité sur des femmes afro-américaines, tout en rappelant qu’il s’agit de la communauté la plus touchée par la pauvreté aux États-Unis.
Si Terrisa Bukovinac et Lauren Handy ont salué le renversement de la jurisprudence Roe v. Wade, il s’agit, pour elles, d’une étape vers la reconnaissance du fœtus comme d’une personne protégée par le 14eamendement, ce qui se traduirait par l’interdiction pure et simple de l’avortement sur le territoire des États-Unis d’Amérique.
La puissance évangélisatrice de la tradition liturgique
Article intéressant d’une revue qui n’est pas traditionaliste :
[…] On voit bien que, dans certains pays, la forme extraordinaire du rite romain a été récemment l’un des plus puissants vecteurs d’évangélisation dont l’Église dispose, en rendant disponible, par la voie de la beauté, le trésor de l’Église dans toute sa splendeur.
[…] En effet, alors que l’Église, plus que jamais dans l’histoire récente, cherche à renouveler son potentiel évangélisateur, il convient de porter attention à ce phénomène, à bien des égards surprenant, dont le succès nous invite à une certaine remise en question.
La démarche entreprise actuellement dans l’Église par le synode promet une ouverture à l’initiative du laïcat, dont le propos est notamment de casser le moule du cléricalisme que le pape François condamne, à juste titre, de sa voix prophétique. Il est largement question de se mettre dans une disposition d’écoute vis-à-vis du monde, mais aussi de se rendre disponible pour répondre promptement aux motions de l’Esprit, lesquelles, on le sait, peuvent surprendre.
Le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, après avoir été marqué des siècles durant par la déconstruction, est habité par un vide symbolique qui demande à être comblé. Toutes sortes d’initiatives y concourent, pour le meilleur et pour le pire. C’est là une question qui concerne directement l’Église dans son aptitude à évangéliser en parlant le langage de l’époque et du lieu. Si elle ne saisit pas l’occasion de répondre à cet appétit, d’autres le font.
La puissance de la forme extraordinaire du rite romain, son aptitude à répondre à cet appétit en l’orientant vers son véritable objet, ne doit pas être négligée, même si elle représente une surprise, et même des risques.
Par le concile et la réforme liturgique, on a voulu montrer le visage d’une Église qui accueille la participation des fidèles et qui se montre réceptive au sensus fidei. On voit bien que l’initiative de Benoît XVI a ouvert la porte à une telle participation. Une disposition d’accueil à l’égard des fidèles qui manifestent le désir de participer aux sacrements selon la forme extraordinaire était d’ailleurs l’une de ses exigences centrales.
On peut se surprendre de ce qui s’est produit, vouloir être attentif aux écueils possibles de ce mouvement, mais on ne peut vraisemblablement pas chercher à l’éteindre complètement sans rompre avec les principes que l’Église cherche à vivre plus authentiquement maintenant, à travers le synode.
L’unité, nous dit le pape François dans une de ces petites phrases dont il a le secret, n’a pas le visage d’une sphère lisse et sans aspérités, mais celui d’un polyèdre qui comprend une diversité de facettes. Pour vivre pleinement de cette diversité, il faut une franche audace, celle notamment de ne pas se sentir remis en cause ou menacés par le succès inattendu d’une démarche dont la portée missionnaire n’a pas fini de nous surprendre.
Si nous sommes inquiets et que nous rejetons ce phénomène parce qu’il nous force à nous remettre en question, nous risquons d’éteindre une flamme qui attise spécialement l’un des groupes les plus difficiles à rejoindre.
Ce sont en effet des jeunes, et notamment de jeunes hommes, en quête de sens et de vision qui sont les plus interpelés maintenant par la forme extraordinaire. Du même souffle, on risque le contresens de vouloir œuvrer à une Église synodale, ouverte à la participation des laïcs et à la diversité des expériences, tout en rejetant ce qui en ressort.
Gilles Artigues, ancien premier adjoint de Saint-Etienne, piégé par des LGBT
Mediapart a révélé comment un élu de la majorité municipale de Saint-Etienne a fait chanter un maire adjoint. L’avocat de ce dernier annonce déposer plainte pour
«guet-apens en bande organisée financé par des fonds publics».
Pendant des années, Gilles Artigues, adjoint au maire, a subi un chantage de la part d’un autre élu de sa propre majorité, Samy Kéfi-Jérôme, et de son compagnon de l’époque, Gilles Rossary-Lenglet. Tous deux auraient, fin 2014, loué les services d’un escort boy, et placé une caméra dans une chambre d’hôtel parisienne pour filmer son rendez-vous avec Gilles Artigues.
«Le conseiller municipal centriste, père de famille très impliqué dans la communauté catholique, a ensuite subi un chantage pour que cette vidéo compromettante ne soit pas divulguée».
En parallèle, Samy Kéfi-Jérôme s’est fait une carrière politique :
«adjoint chargé de l’éducation et de la jeunesse à la mairie de Saint-Étienne, mais aussi conseiller régional délégué dans l’exécutif de Laurent Wauquiez, après en avoir été le vice-président, à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes.»
Gilles Artigues aurait été invité dans la chambre de Samy Kéfi-Jérôme pour un motif futile. On lui a fait boire du champagne. Il ne se souvient ensuite de pas grand-chose. Sur la vidéo, on peut voir Samy Kéfi-Jérôme présenter l’escort boy à Gilles Artigues avant de s’éclipser. Ce dernier n’a pas eu conscience de ce qui s’était réellement passé dans cette chambre d’hôtel, ayant notamment le sentiment d’avoir été drogué. Puis il a cédé au chantage « par souci de préserver sa famille et ses proches ».
Gilles Rossary-Lenglet aurait agi en raison des positions de Gilles Artigues sur les questions de société.
«En 2005, alors qu’il était député UDF (2002-2007), l’élu centriste avait par exemple publiquement contesté une campagne publicitaire pour un salon gay, faisant valoir la nécessaire «protection des mineurs» dans l’espace public ».
Gilles Rossary-Lenglet et Samy Kéfi-Jérôme auraient donc décidé de l’attaquer sur son intimité. L’élu centriste, qui a démissionné en mai dernier de sa fonction de premier adjoint, a déclaré que ce chantage lui avait « pourri la vie ».
Gilles Rossary-Lenglet, sans emploi, diminué par des problèmes de santé et éloigné de la vie publique, assure auprès de Mediapart n’avoir «plus rien à perdre». Désormais séparé de M. Kéfi-Jérôme, Rossary-Lenglet aurait ainsi agi « par dépit amoureux et tout balancé à Mediapart pour se venger »
«Je sais que j’ai fait des choses répréhensibles, je ne prétends pas être quelqu’un de bien, mais je souhaite que les choses se sachent, que l’omerta cesse, pour montrer que ces pratiques existent en France».
20 nouveaux cardinaux
Le samedi 27 août, le pape François a présidé son huitième consistoire public, dans la basilique Saint-Pierre. 20 cardinaux ont été créés, dont 16 électeurs, venus de quatre continents, parmi lesquels l’archevêque de Marseille Mgr Aveline. Le pape François aura ainsi créé 83 cardinaux depuis le début de son pontificat.
Après la célébration, le Pape François et les nouveaux cardinaux présents à Rome ont rendu visite au pape Benoît XVI. De nombreux cardinaux créés par François depuis le début de son pontificat avaient été nommés évêques par Benoît XVI.
Les lundi 29 et mardi 30 août a lieu la réunion des cardinaux sur la nouvelle constitution apostolique Praedicate Evangelium, qui provoque certains débats. Des réunions par groupes linguistiques sur différents aspects du document sont prévues, ainsi que des débats en session plénière. L’après-midi du mardi 30 août, après une dernière session de travaux une messe de clôture sera célébrée dans la basilique Saint-Pierre.
Après le conseil de défense sur la santé, le conseil de défense sur l’énergie
Le chef de guerre Macron veut encore frapper : c’est une méthode de gouvernement par la peur.
Le président de la République va tenir un Conseil de défense vendredi matin, consacré à l’approvisionnement en gaz et en électricité, au vu de l’augmentation des prix de l’énergie et en prévision de cet hiver.
Initialement réservé, comme son nom l’indique, aux sujets de défense, le chef de l’État avait beaucoup tenu ce genre de formats à l’époque de la crise Covid. Il en avait également présidé sur la question écologique. Invitée de la réunion de rentrée du Medef, Élisabeth Borne a déclaré que les entreprises pourraient être touchées par des “rationnements”.
Finalement, nos ancêtres les Gaulois n’étaient pas si idiots
Coline Ruiz Darasse, épigraphiste chargée de recherche CNRS à l’Institut Ausonius (Université Bordeaux-Montaigne), met en cause le mythe selon lequel les Gaulois auraient boudé l’écriture.
« Ce cliché est hérité d’un passage de La Guerre des Gaules, de César, souvent lu trop rapidement. César rapporte que les druides voulaient conserver le secret de leur pratique, et donc qu’ils évitaient l’usage de l’écriture. Mais il est aussi explicitement mentionné dans ce même passage que les Gaulois écrivaient pour les affaires courantes, et qu’alors, ils utilisaient l’alphabet grec ».
Elle est à la tête d’un grand projet de recensement et de numérisation des inscriptions gauloises retrouvées en France. Il y en a aujourd’hui près de 800 (sans compter les inscriptions sur les pièces de monnaie), que les spécialistes ont commencé à étudier dès le 19e siècle.
« Je trouve ça à la fois incroyable et très émouvant de pouvoir lire ces noms écrits sur des objets du quotidien. Cela permet aussi d’avoir un accès direct à la langue gauloise. C’est un moyen privilégié d’en savoir plus sur ces populations celtiques, en contre-point de La Guerre des Gaules, qui est un récit de propagande écrit par César pour financer ses campagnes militaires ».
Les Gaulois pourraient avoir eu recours à l’écriture dès l’âge du Bronze. Quand les Grecs fondent Marseille vers 600 av. J.-C., ils apportent leur alphabet – mais les Gaulois mettront près de 300 ans à se décider à l’utiliser, sans que l’on ne sache vraiment pourquoi ils attendirent si longtemps.
« C’est une langue que l’on essaye toujours de décrypter. Par exemple, on ne connaît pas encore tous les cas des différentes déclinaisons. Certains mots ne sont pas totalement compris – même si on tente de trouver des parallèles avec l’irlandais, le gallois ou le breton. On a un grand puzzle avec des trous, et chaque nouvelle inscription nous permet d’avancer dans cette énigme ».
La Géorgie pro-vie
Suite à l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade, une loi géorgienne de 2019, intitulée Living infants Fairness and Equality Act, est entrée en vigueur accordant la personnalité juridique à l’enfant à naître dès six semaines de grossesse, c’est-à-dire une fois qu’ « un battement de cœur humain [est] détectable ». Cette loi définit un « enfant à naître » comme « un membre de l’espèce Homo sapiens à n’importe quel stade de développement qui est porté dans l’utérus » de telle sorte que le 14ème amendement qui accorde le droit à la vie doit leur être applicable. La Cour d’appel du 11ème circuit a également reconnu que la notion de « personne » pouvait inclure les embryons et les fœtus.
Dans un communiqué de presse du lundi 1er août, le ministère des finances géorgien a publié des directives autorisant la déclaration des embryons comme personnes à charge. Les parents du fœtus peuvent donc bénéficier d’un crédit d’impôt à hauteur de 3.000 dollars, mais aussi d’une pension alimentaire. Les enfants à naître doivent être inclus dans les recensements de population. Cette décision pourrait influencer le poids relatif des Etats, en matière électorale ou budgétaire.
Ecole inclusive : finalement, Eric Zemmour avait bien raison
Le 14 janvier 2022, à l’occasion d’une conversation avec des enseignants dans l’Aisne, Eric Zemmour dit préférer « accueillir » les enfants handicapés dans des « établissements spécialisés », plutôt qu’en école ordinaire, dénonçant « l’obsession de l’inclusion ». Cette déclaration a provoqué une polémique, alimentée par les médias.
Le Salon beige avait défendu la position du candidat (voir notamment ici, ici et là) car l’inclusion à marche forcée peut être d’une violence inouïe à la fois pour l’élève en situation de handicap, pour l’enseignant, pour les autres élèves, pour les parents d’élèves. La véritable bienveillance n’est pas d’accueillir en « milieu ordinaire » tout le monde à tout prix mais bien d’accueillir dans de bonnes conditions. Quand elles ne sont pas réunies, l’inclusion relève de la maltraitance. L’insertion d’un seul élève revient parfois à sacrifier la scolarité de toute une classe. L’idéologie égalitariste refuse de comprendre que chaque enfant est unique et qu’il faut lui apporter la solution qui lui correspond.
Dans un rapport, publié le 25 août, le Défenseur des droits Claire Hédon tire la sonnette d’alarme sur l’accueil des enfants en situation de handicap dans les salles de classe françaises. Elle estime que
“L’école inclusive ne fonctionne pas comme elle le devrait”.
“Les familles préfèrent ne pas scolariser l’enfant, ou alors celui-ci est très mal pris en charge”.
En 2021, 20% des saisines du Défenseur des droits relatives aux droits de l’enfant concernent des difficultés d’accès à l’éducation d’enfants en situation de handicap – la plupart d’entre elles relevant de l’accompagnement de ces élèves en milieu scolaire.
Fin de vie : le pouvoir du médecin de passer outre les directives anticipées d’un patient
Le 19 août, le Conseil constitutionnel a été saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) renvoyée par le Conseil d’Etat pour clarifier la prise en compte des directives anticipées dans les décisions médicales.
En l’espèce, un patient hospitalisé dans le service de réanimation du CH de Valenciennes a fait l’objet d’une procédure collégiale qui a décidé d’arrêter son traitement. Cette décision a été suspendue par la justice suite au recours des proches du patient. Les directives anticipées du patient ont été portées à la connaissance de l’équipe médicale et de la justice au cours de l’examen du tribunal administratif de Lille. Il exposait
« son souhait, dans l’hypothèse où il ne serait plus en mesure de s’exprimer, d’être maintenu en vie, même artificiellement, en cas de coma prolongé jugé irréversible ».
Malgré cette demande, le chef du service de réanimation a opté, suite à la reprise de la procédure collégiale, pour l’arrêt des traitements. Cette décision est fondée sur une disposition du code de la santé publique issue de la loi du 2 février 2016, qui permet d’écarter des directives « manifestement inappropriées ou non conformes à sa situation médicale ».
Mais les requérants soutiennent que l’expression « manifestement inappropriées » est imprécise. Ils ajoutent qu’ « aucun délai de réflexion n’est ménagé et que la décision n’est pas prise de manière collégiale ».
Découvrez le Pays Basque
Thaïs d’Escufon a réalisé une vidéo pour faire découvrir le patrimoine du Pays Basque et Saint Jean de Luz en particulier. Suivez le guide :
