Quand Mireille Mathieu chantait l’avortement
La chanson « L’anniversaire » de Mireille Mathieu date de 1976 et évoque un avortement, et la femme qui y repense à la date anniversaire.
Cette chanson rejoint une réalité : quand une femme a avorté, cela fait partie de son dossier médical lors d’une grossesse. Or, les sage-femmes constatent très souvent que les femmes connaissent précisément la date de l’avortement. Avec quelquefois des témoignages poignants.
« Ma famille m’a forcée à avorter. Quelque fois, je regarde l’image de l’échographie, et je pense à ce premier enfant. »
Souviens-toi il pleuvait sur ce train d’Amsterdam
Qui allait m’emporter voyageur sans bagage
Tu as lâché ma main et j’ai retenu mes larmes
Le chagrin m’attendait à la fin du voyage
Je revis cet instant dans la ville étrangère
La rue et l’escalier et cette femme en blanc
La porte s’est fermée et j’étais seule sur la Terre
Je ne peux pas oublier c’était il y a un an
Non non l’enfant non
Il n’a pas eu de prénom
Doux doux l’enfant doux
Il n’a pas eu de joujoux
Non non l’enfant non
Il n’a pas eu de prénom
Beau beau l’enfant beau
Il n’a pas eu de berceau
Depuis ce rendez-vous dans la ville étrangère
Mon cœur est une fleur transpercée par un clou
Chaque jour désormais semble un anniversaire
Et le train d’Amsterdam vient déchirer mes nuits
Je rêve à cet enfant et j’ai froid et j’ai honte
Je rêve à cet enfant dont je n’ai pas voulu
Si je ferme les yeux j’entends comme une ronde
C’était il y a un an je ne l’oublierai plus
Blond blond l’enfant blond
Il n’a pas eu de saisons
Adieu l’enfant Dieu
Il n’a pas eu de ciel bleu
Blond blond l’enfant blond
Il n’a pas eu de saisons
Dors dors l’enfant dors
Son berceau c’est mon remord
L’abbaye de Lessay touchée par un incendie volontaire
Deux départs de feu ont été constatés au sein de la crèche de l’église. L’incendie a pu être maîtrisé rapidement grâce à l’intervention d’une paroissienne, qui a rempli des seaux d’eau pour éteindre les flammes avant que celles-ci n’atteignent le sapin de Noël, situé à côté, ainsi que les chaises en bois.
Pour éviter tout nouvel incident, la maire annonce que « les paroissiens vont assurer davantage de tournée et de présence dans l’abbatiale« . Le système de verrouillage automatique des portes le soir va être révisé et une « vidéosurveillance mobile et tournante pourrait être envisagée« .
L’abbaye de la Sainte-Trinité est une abbaye bénédictine d’architecture romane, fondée au XIᵉ siècle, qui se dresse sur le territoire de la commune française de Lessay dans le département de la Manche. Elle va subir au printemps des travaux de réfection de la toiture du transept sud et du baptistère, tandis que l’orgue va être révisé.
Gérald Darmanin interdit une marche en hommage à sainte Geneviève [Addendum]
Le ministre de l’Intérieur a ordonné à la préfecture de police de Paris d’interdire la 18e marche aux flambeaux prévue samedi 7 janvier en hommage à sainte Geneviève, patronne de Paris. Les organisateurs, des membres de l’association Paris Fierté, se sont vu notifier un arrêté d’interdiction.
La préfecture de Police s’est justifiée par des « risques forts de troubles à l’ordre public ». Lors de la précédente édition, le 15 janvier 2022, des incidents avaient éclaté en marge de la marche Paris Fierté, perturbations causées par les milices de l’extrême gauche qui ont tentés d’agresser des participants. La préfecture de Police a également fait savoir que « l’importante mobilisation des forces de l’ordre ce jour-là sur plusieurs événements » pouvait mettre en péril « la sécurité des participants à la marche ». Elle fait référence à d’autres manifestations organisées ce même samedi. Cette marche aux flambeaux devait débuter à 18 heures. La manifestation kurde a lieu à 10 heures du matin dans le 10e arrondissement à l’autre bout de Paris. Les “gilets jaunes” comptent également battre le pavé durant cette même journée, en amont de la présentation par le gouvernement de la très réforme des retraites le 10 janvier.
Pourtant, après les attentats de Charlie Hebdo, en plein état d’urgence, lors des Gilets Jaunes et même lors de la crise du covid-19., la préfecture avait toujours autorisé la tenue de l’hommage à sainte Geneviève.
Addendum : la décision du ministre a été cassée par référé-liberté auprès du tribunal administratif.
Paris Fierté rendra hommage à Sainte Geneviève, le samedi 7 janvier !
RDV à 18h au pont de la Tournelle dans le 5ème arrondissement pour notre traditionnelle marche aux flambeaux en l’honneur de la sainte patronne de Paris. #JFP2023 pic.twitter.com/bLScdUkCvJ
— Paris Fierté (@ParisFierte) December 7, 2022
Le collectif Vigi Médias organise une marche devant les locaux du Monde
Les fondateurs de Vigi Medias organisent samedi 7 janvier une manifestation en soutien à FranceSoir, suite au retrait de son agrément. La manifestation démarrera devant les locaux du journal 38 rue Fabert, à Paris et s’achèvera devant le siège du média Le Monde.
Une croix dans le ciel durant les funérailles
Cette photo semble authentique : ceux qui étaient sur le Loggione, du côté droit du Palais Apostolique, ont pu voir ce phénomène dans le ciel pendant les funérailles de Benoît XVI.
L’euthanasie ou l’échec de la médecine
Lu dans l’Incorruptible (dont la présentation précise: « Non, l’Incorruptible n’est pas Maximilien de Robespierre, L’Incorruptible c’est le peuple uni qui refuse que sa Nation ne meure »!…):
Le mythe d’une euthanasie salvatrice
Le sujet de la fin de vie n’en reste pas moins un sujet qui n’a rien d’anodin. Vouloir souffrir le moins possible et ne pas vouloir d’une mort interminable dans d’atroces conditions est légitime. Ceci étant, est-ce que la mort est la seule solution à apporter ? L’euthanasie est-elle véritablement la plus simple et efficace des manières pour mourir dans la dignité ? Ces questions, rarement posées, s’avèrent pourtant décisives alors qu’un projet de loi visant à libéraliser cette pratique s’apprête à voir le jour début 2023.
Si la douleur physique semble être un problème élucidé grâce aux différents progrès techniques qu’offrent aujourd’hui la médecine, le sujet le plus délicat et le plus souvent mis en avant, est celui de la douleur psychologique ou psychique. Se voir mourir, se voir impuissant, et souffrant est en effet très douloureux. Toutefois, ce sujet relève d’un domaine médical particulièrement investigué au cours des deux dernières décennies : les soins palliatifs. Ceux-ci permettent de répondre de manière globale aux besoins d’une personne dont l’état de santé approche celui d’une phase couramment appelée phase terminale. Ces soins sont dédiés à la fois à la personne malade, son entourage, sa famille et s’effectuent tant dans son foyer que dans des centres de soins dédiés. En bref, les soins palliatifs sont les garants de la dignité humaine d’un patient.
En ce qui concerne l’euthanasie en tant que telle, on la décrit souvent comme une délivrance, un moment de soulagement pour les familles et la fin d’une souffrance affreuse pour le patient. Or qu’est-ce que l’euthanasie si ce n’est l’abandon des soins, l’abandon d’un être vivant et l’échec de la médecine ?
L’euthanasie va à l’encontre du serment d’Hippocrate
Alors que les médecines douces, thérapeutiques sont sans cesse promues pour apaiser et atténuer des souffrances du quotidien, avoir recours au suicide assisté reviendrait à tirer un trait sur une fin de vie apaisée, douce, progressive et dans des conditions de vie décentes. Qui plus est, est-ce que les médecins ne sont pas appelés justement à guérir et favoriser la poursuite de la vie plutôt que de la rompre brutalement ?
Sur le long terme, la légalisation du suicide assisté, va participer à une stigmatisation de la vieillesse, et plus généralement de la maladie. Et ne parlons pas du handicap qui est déjà totalement tabou dans une société où lorsqu’une mère porte un enfant, on l’incite à réaliser une batterie de tests pour savoir si son enfant est atteint de trisomie 21 ou d’une autre maladie, afin d’avorter et d’éviter par avance d’avoir à accompagner son enfant malade.
Obsèques de Pierre Le Morvan le 7 janvier en Mayenne
On me prie d’annoncer les obsèques de Pierre Le Morvan, ce samedi 7 janvier à 14 heures en l’église d’Epineux-le-Seguin, (53340 Val-du-Maine, entre Le Mans et Laval).
La bénédiction des maisons à l’Épiphanie
Une belle tradition rappelée par Claves :
Il est une antique et vénérable tradition de bénir les maisons à l’occasion de la fête de l’Épiphanie, avec de l’eau bénite spécialement la veille. Après avoir aspergé d’eau bénite les murs de la maison, le prêtre inscrit, au moyen d’une craie bénite à cette occasion, sur le linteau de la porte principale une inscription comprenant le chiffre de la nouvelle année qui s’ouvre et les initiales (en latin) des trois rois mages. Ainsi, cette année :
20 + C(aspar) + M(elchior) + B(althazar) + 23
Le rituel romain renferme donc deux belles bénédictions pour le jour de l’Épiphanie : la bénédiction de la craie, dont le curé se sert ensuite pour tracer sur les portes de ses paroissiens l’anagramme témoignant de la bénédiction de la maison.
Voici le texte de la bénédiction de la craie, si riche de signification :
Bénissez, ô Seigneur notre Dieu, cette craie, votre créature, afin qu’elle devienne salutaire au genre humain ; et accordez par l’invocation de votre Nom très saint que tous ceux qui l’emporteront ou qui écriront avec elle sur leurs portes les noms de vos saints Gaspard, Melchior et Balthazar, reçoivent par leur intercession et leurs mérites la santé du corps et la protection de l’âme.
La bénédiction de la maison n’est pas moins riche, puisqu’elle reprend tout d’abord le texte du Magnificat de Notre-Dame, chant de louange prononcé par Marie au moment où elle rendait visite – et avec elle Jésus, enfant encore dans son sein – à sa cousine Elisabeth, sanctifiant ainsi sa maison et ses habitants. La bénédiction du Rituel Romain fait de la visite du pasteur comme une nouvelle Visitation. On reprend ensuite, après que la demeure a été encensée et aspergée d’eau bénite, le texte classique de la bénédiction d’une maison :
Bénissez, ô Seigneur, Dieu tout puissant, cette maison, afin qu’en elle demeurent la santé, la chasteté, la victoire, la vertu, l’humilité, la bonté, la douceur, le plein accomplissement de la loi et l’action de grâces au Dieu, Père, Fils et Saint Esprit ; et que cette bénédiction demeure sur cette maison et sur ceux qui habitent en elle. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
Selon les sources, l’anagramme C+M+B renverrait également à la phrase Christus mansionem benedicat (que le Christ bénisse cette maison). La tradition rappelle comment les Hébreux reçurent en Égypte de Dieu le commandement de répandre sur les linteaux de leurs portes le sang de l’agneau pascal, en témoignage d’alliance et pour être épargnés du fléau de la dixième plaie (l’extermination des premiers-nés).
Cette tradition s’est notamment perpétuée dans les pays germaniques et orientaux, comme affirmation et témoignage de foi dans un contexte de cohabitation avec le protestantisme, puis avec l’agnosticisme et l’athéisme.
Rejet d’une loi pro-vie en Caroline du Sud
La Cour suprême de Caroline du Sud a invalidé le 5 janvier une loi interdisant d’avorter après six semaines de grossesse :
« Nous jugeons que le droit au respect de la vie privée inscrit dans notre Constitution couvre les décisions des femmes d’avorter ».
C’est avec un raisonnement similaire que la Cour suprême des Etats-Unis avait sanctuarisé, en 1973 dans son arrêt Roe v. Wade, l’avortement.
Dans sa décision, la Cour suprême de Caroline du Sud estime que le droit au respect de la vie privée peut être « limité » à condition que cela soit fait de manière « raisonnable ». Cela pourrait permettre aux législateurs locaux d’introduire de nouvelles restrictions.
L’Epiphanie au sommaire du 2e numéro de Gloria
En voici le sommaire :

Retrouvez ici notre entretien avec Marie-Laurentine Caëtano, fondatrice de cette revue.
La date de la venue des Rois Mages
De Delphine Toulemonde, docteur en histoire (médiévale et religieuse) et membre du comité scientifique du Ceshe, dans la revue Science et Foi :
[…] Toutefois, il est bon de souligner que dès le premier chapitre de la Genèse, Dieu dit que les luminaires au firmament du ciel sont aussi là pour servir ‘de signes pour marquer les époques, les jours et les années’. Ces signes furent donc scrutés à travers les siècles. Dès après le Déluge, les Chaldéens sont de mémoire d’homme les héritiers de la tradition astronomique et du culte sacré. Peut-être leurs croyances étaient-elles détournées de la vérité, mais ces idolâtres gardèrent dans leur culte des traditions anciennes et l’abbé Paul de Broglie pense que leur religion fut ‘l’une des plus semblables au judaïsme et au christianisme qui ait jamais existé.’ Et si cette quête des astres, sans doute idolâtrée, était la recherche d’un savoir primitif et d’une attente messianique ? … C’est à elle que s’adonne d’ailleurs Balaam, en Mésopotamie, lorsque le roi de Moab le fait mander. Le secret du luminaire, de l’étoile messianique donc, qui précéda les Mages reste encore certainement à percer, mystère parmi les mystères. La science évoque soit une conjonction de planètes, soit une nouvelle étoile, soit une comète. Peut-être était-ce tout autrement si l’on regarde du côté des mystiques. Marie d’Agréda parle d’une ‘clarté propre qui était différente de celle du soleil et des autres étoiles’ et qu’ ‘elle resta dans la région aérienne pour conduire les rois jusqu’à la grotte’. Anne-Catherine Emmerich voit un globe de feu. Maria Valtorta en fait un astre mobile très différent des autres et ressemblant au saphir, ce qui fait évidemment penser au trône de Dieu dans la vision d’Ezéchiel.
En revanche, la date probable ou possible de l’Epiphanie parait plus aisée à approcher. Les Evangiles nous donnent quelques éléments précis : l’arrivée des mages à Jérusalem, la visite à Hérode, l’adoration à Bethléem, pour ce qui est des Mages, sans compter les annonces prophétiques dans l’Ancien Testament, puis le recensement sous Quirinius, la circoncision, la fuite en Egypte et le massacre des saints Innocents par Hérode. En se conformant aux usages des Juifs, il devient possible de proposer une chronologie, non pas une date certaine. En effet, les lois du Lévitique sont précises quant au temps de la circoncision et de la purification ; pour un fils, la circoncision a lieu le 8ème jour, la purification 33 jours après. L’état de la femme ‘va se prolonger jusqu’au crépuscule du quarantième jour, car c’est le lendemain qu’elle présentera l’offrande de kappara pour sa purification’, précise Rachi. Saint Luc souligne qu’après la purification, Marie et Joseph repartent à Nazareth, en Galilée. Et l’enfant grandissait et se fortifiait. Il apparait donc qu’il faille une nouvelle nécessité pour retourner à Bethléem. La ville étant à proximité de Jérusalem, ce peut être l’une des grandes fêtes ‘d’obligation’ juive, Pessah, Yom Kippour, etc… Ces deux fêtes peuvent avoir d’ailleurs une symbolique forte. Pessah, c’est la Pâque, le passage. Yom Kippour, c’est le shabbat des shabbats, le jour de l’expiation, celui où est offert le bouc émissaire qui est ensuite envoyé au désert, chargé des péchés.
Du côté des Mages, la Bible précise qu’ils sont très remarqués à Jérusalem et qu’ils s’adressent à Hérode. Celui-ci règne jusqu’à sa mort, en 4 av. JC selon les uns, en 6 ap. JC selon les autres. Ce terminus ad quem est mis en relief, en particulier, par l’intéressante étude d’Henriette Horovitz. C’est donc avant cette époque qu’a lieu le recensement de Quirinius. La date qui parait la plus probable et que l’on retiendra ici pour l’événement est celle de l’année lustrale 2 ap.JC, soit huit jours après le 25 décembre de la première année de la nouvelle ère. Tout ceci parait très cohérent et cette date confirme aussi les propositions de Denys le Petit. Notons encore que saint Matthieu précise que les mages viennent adorer dans une maison : ‘intrantes domum’ (Matt. II, 11), puis s’en repartent sans avertir Hérode. Après ceci, saint Joseph, Marie et l’Enfant fuient vers l’Egypte, craignant la colère d’Hérode. Le martyre des saints Innocents est alors décrété par le roi qui craint un contre-pouvoir : tous les enfants de moins de deux ans sont concernés. Pour que cette disposition royale de deux années ait un sens – Hérode s’est fait préciser par les Mages la date de l’apparition de l’étoile – il faut que les deux années soient motivées par l’apparition de l’étoile, le temps du voyage, la présence en Palestine, le départ… avec une petite marge d’erreur. Si les mages étaient arrivés une quinzaine de jours après la Nativité, il eut suffi d’exterminer les enfants de moins d’un an.
Or, la naissance, le recensement, la circoncision, la purification de Marie, le retour à Nazareth, le nouveau voyage/pèlerinage à Bethléem, pour un motif probablement religieux mais non précisé dans les Ecritures, l’installation dans une ‘domus’ où aurait eu lieu la visite des mages d’Orient, ces longs mois rendent cohérente la décision du roi d’exterminer les nouveau-nés jusqu’à deux ans, soit grosso-modo et très largement depuis la première vision de l’étoile par les mages.
La date liturgique de l’Epiphanie fixée au 6 janvier reste possible, mais, dans ce cas, plus probablement en l’an 3, soit un an après la Nativité si celle-ci a effectivement eu lieu le 25 décembre de l’an I. Dans cette hypothèse, la fuite en Egypte aurait alors lieu de l’an 3 à l’an 6, date de la mort d’Hérode (Matth, II, 15).
Nous n’avons pas la prétention de faire de ce calendrier une vérité absolue, mais il montre qu’en gardant la fidélité à l’ensemble des Evangiles et des traditions, en se fiant aux Saintes Ecritures, la chronologie des événements est assurément cohérente.
Un prêtre assassiné au Burkina
Un prêtre du diocèse de Dédougou, l’abbé Jacques Zerbo, a été assassiné par des terroristes qui ont également incendié des véhicules à l’Institut national de formation du personnel de l’Education à Dédougou.
Dans la nuit du 1er janvier 2023, aux environs de 22h, des hommes armés se sont introduits dans l’enceinte de la Direction région de l’institut national de formation du personnel de l’éducation (DR INFPE) de la Boucle du Mouhoun située dans le village de Massala. Ils ont mis à cendre les deux cars de l’institut, le véhicule de fonction du directeur, un autre véhicule et une moto de service.
Dans la soirée du 02 janvier, un prêtre du diocèse de Dédougou, l’Abbé Jacques Zerbo a été enlevé puis assassiné dans la province du Sourou.
I-Média : le traitement journalistique ambivalent du décès de Benoît XVI
L’image de la semaine
Commençons cette année du bon pied avec une bonne blague. BFM TV a été sacrée « chaîne d’information en laquelle les Français ont le plus confiance en 2022 ».
Les provocations d’Omar Sy
La sortie au cinéma du film « Les Tirailleurs », romançant le rôle joué par les soldats des colonies lors de la Première guerre mondiale, fait grand bruit et les médias sont conquis ! Omar Sy, malgré des provocations répétées, reste le chouchou de la caste médiatique.
La revue de presse
Des développements judiciaires, une hausse du carburant en catimini ou encore le chaos du Nouvel An, ne ratez rien du décryptage de l’actualité hebdomadaire avec la revue de presse de Jean-Yves Le Gallou.
Le décès du pape émérite Benoît XVI
Jean-Yves Le Gallou et Jules Blaiseau reviennent sur le traitement journalistique ambivalent du décès de Benoît XVI, quelque part entre éloges et qualificatifs orduriers. A partir de 35mn40 :
Nouvelle tentative d’imposer l’euthanasie au Portugal
Alors qu’un nouveau projet de loi sur l’euthanasie a été voté le 9 décembre par le Parlement, le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, a saisi la Cour constitutionnelle. Le texte précise que la décision de recourir à « la mort médicalement assistée » doit être une décision personnelle « réitérée, libre et éclairée » d’une personne « majeure » qui souffre d’une « maladie grave et incurable ».
En mars 2021, la cour avait jugé que le projet de loi, voté à l’époque, encadrant la « mort médicalement assistée » était trop imprécis. Elle doit désormais se prononcer sur le nouveau texte. Si elle le juge inconstitutionnel, il sera renvoyé au Parlement.
Dans le cas contraire, le président pourra apposer son veto.
Il est vert
Il semble qu’Emmanuel Macron lise Le Salon beige.
En effet, il en a ras-le-bol des numéros verts (qu’il a pourtant mis en place).
Or, en juillet dernier, Le Salon beige dressait la liste de quelques numéros verts réels et complètements absurdes :
Vous avez plus de 80 ans et souhaitez vous faire vacciner contre le Covid ?
« Meilleurs » voeux gouvernementaux
Les voeux de Jupiter sont tellement soporifiques que certains participants tombent en syncope, tandis qu’Elisabeth Borne assure un service minimum :
Les voeux de Macron sont si longs et soporifiques qu'ils ont déclenchés 2 malaises dans l'auditoire. pic.twitter.com/YDgdNLP782
— Bouli ⛄ (@bouliboulibouli) January 5, 2023
La Marche pour la vie rend hommage à Benoît XVI
Communiqué de la Marche pour la vie :
Alors que tout un peuple pleure celui qui fut un père doux et humble, d’une intelligence fulgurante et d’une immense culture, La Marche pour la Vie salue la mémoire de l’inlassable défenseur de la vie humaine innocente que fut le pape émérite Benoît XVI.
Comme préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi puis comme souverain pontife ce brillant intellectuel s’attacha toute sa vie à distinguer, mais pour mieux les unir, la foi et la raison.
Opposant résolu à la « dictature du relativisme » il écrivit lui-même ou prépara pour le pape Jean-Paul II, des textes lumineux qui constituent des références indispensables pour toutes les âmes de bonne volonté qui cherchent les vérités accessibles à la droite raison et confortées par la foi, face aux défis que lancent aux consciences troublées les progrès des techniques modernes de manipulation et de transmission de la vie.
Citons l’instruction Donum Vitae, du 22 février 1987, de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur « Le respect de la vie humaine naissante et la dignité de la procréation ». L’encyclique Evangelium vitae, du 25 mars 1995, du pape Jean-Paul II sur « La valeur et l’inviolabilité de la vie humaine ».
Homme de foi et de prière, Benoît XVI institua, en 2010, le premier dimanche de l’Avent une veillée de prière pour « invoquer la protection divine sur chaque être humain appelé à l’existence ». Il fut aussi un soutien constant de l’Académie pontificale pour la Vie, fondée en 1994 par le pape Jean-Paul II en lien étroit avec le professeur Jérôme Lejeune qui en fut le premier président. Dénonçant, alors, à temps et à contretemps, selon l’exhortation de Saint Paul (II,4,2) l’eugénisme et l’euthanasie qui sont devenus des caractéristiques majeures des sociétés modernes, participants de cette « banalité du mal » (Hannah Arendt) si caractéristique de la culture de mort.
Enfin le sourire lumineux du pape Benoît XVI nous enseigne que l’on peut être doux et ferme. Dans les durs combats du temporel, auxquels les malheurs des temps condamnent les défenseurs de la vie, le pape émérite actualise pour nous ce conseil trop oublié de Jacques Maritain :
« Il faut avoir l’esprit dur et le cœur doux. Sans compter les esprits mous au cœur sec, le monde n’est presque fait que d’esprits durs au cœur sec et de cœurs doux à l’esprit mou. »
Nous nous associons à la prière du peuple chrétien et de l’Eglise qui demandent à Dieu d’accueillir avec miséricorde son « bon et fidèle serviteur » Benoît. Pour nous le combat continue et nous vous donnons rendez-vous le 22 janvier prochain.
Saint Père, intercédez pour nous dans le combat pour la vie !
« Benoît XVI aimait celui qui est la vie, le chemin et la vérité. »
Hommage du cardinal Robert Sarah, ancien préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, à Benoît XVI, dans Le Figaro :
Pour la plupart des commentateurs, Benoît XVI laissera le souvenir d’un immense intellectuel. Son oeuvre durera. Ses homélies sont déjà devenues des classiques à l’instar de celles des Pères de l’Église. Mais à ceux qui ont eu la grâce de l’approcher et de collaborer avec lui, le pape Benoît XVI laisse bien plus que des textes. Je crois pouvoir affirmer que chaque rencontre avec lui fut une véritable expérience spirituelle qui a marqué mon âme. Ensemble, elles dessinent un portrait spirituel de celui que je regarde comme un saint et dont j’espère qu’il sera bientôt canonisé et déclaré docteur de l’Église.
À son arrivée à la curie romaine en 2001, le jeune archevêque que j’étais – j’avais alors 56 ans – regardait avec admiration la parfaite entente entre Jean-Paul II et celui qui était alors le cardinal Ratzinger. Ils étaient tellement unis qu’il leur était devenu impossible de se séparer l’un de l’autre. Jean-Paul II était émerveillé par la profondeur de Joseph Ratzinger. De son côté, le cardinal était fasciné par l’immersion en Dieu de Jean-Paul II. Tous les deux cherchaient Dieu et voulaient redonner au monde le goût de cette quête. Joseph Ratzinger était reconnu comme un homme d’une grande sensibilité et pudeur. Je ne l’ai jamais vu afficher le moindre mépris. Au contraire, alors qu’il était submergé de travail, il se rendait tout entier disponible pour écouter son interlocuteur. S’il avait l’impression qu’il avait offensé quelqu’un, il cherchait toujours à lui expliquer les raisons de sa position. Il était incapable d’un acte tranchant. Je dois dire aussi qu’il faisait preuve d’un grand respect pour les théologiens africains. Il acceptait même volontiers de rendre des services pratiques, ou de faire passer un message à Jean-Paul II. Cette profonde bienveillance et délicatesse respectueuse envers chacun sont caractéristiques de Joseph Ratzinger.
À partir de 2008, j’ai remplacé le cardinal Dias, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples dans un certain nombre de rencontres, car il souffrait d’une maladie invalidante. Dans ce contexte, j’ai eu la chance d’avoir de nombreuses séances de travail avec le pape Benoît XVI. En particulier, je devais lui présenter les projets de nomination d’évêques des plus de 1000 diocèses des pays de mission. Nous avions des séances parfois assez longues, de bien plus d’une heure. Il fallait discuter et soupeser des situations délicates. Certains pays vivaient en régime de persécution. D’autres diocèses étaient en crise. J’ai été frappé par la capacité d’écoute et l’humilité de Benoît XVI. Je crois qu’il a toujours fait confiance à ses collaborateurs. Cela lui a d’ailleurs valu des trahisons et des déceptions. Mais Benoît XVI était tellement incapable de dissimulation qu’il ne pouvait croire qu’un homme d’Église soit capable de mentir. Le choix des hommes ne lui était pas aisé. De ces longs entretiens répétés, j’ai acquis une meilleure compréhension de $l’âme du pape bavarois. Il y avait en lui une parfaite confiance en Dieu, ce qui lui donnait une paix tranquille et une joie continue. Jean-Paul II montrait parfois de saintes colères. Benoît XVI restait toujours calme. Il était parfois blessé et souffrait profondément de voir les âmes s’éloigner de Dieu. Il était lucide sur l’état de l’Église. Mais il était habité par une force paisible. Il savait que la vérité ne se négocie pas. En ce sens-là, il n’aimait pas l’aspect politique de sa fonction. J’ai toujours été frappé par la joie lumineuse de son regard. Il avait d’ailleurs un humour très doux, jamais violent ni vulgaire.
Je me souviens de l’Année sacerdotale qu’il avait décrétée en 2009. Le pape souhaitait souligner les racines théologiques et mystiques de la vie des prêtres. Il avait affronté avec vérité et courage les premières révélations quant aux $affaires de pédophilie dans le clergé. Il voulait aller au bout de la purification. Cette année a culminé dans une magnifique veillée sur la place Saint-Pierre. Le soleil couchant inondait la colonnade du Bernin d’une lumière dorée. La place était pleine. Mais contrairement à l’habitude, pas de familles, pas de religieuses, uniquement des hommes, uniquement des prêtres. Quand Benoît XVI est entré en papamobile, d’un seul coeur tous se sont mis à l’acclamer en l’appelant par son nom. C’était saisissant, toutes ces voix masculines scandant à l’unisson «Benedetto». Le pape était très ému. Quand il s’est retourné vers la foule après être monté sur l’estrade, ses larmes coulaient. On lui a apporté le discours préparé qu’il a laissé de côté et il a librement répondu aux questions. Quel moment merveilleux! Le père plein de sagesse enseignait à ses enfants. Le temps était comme suspendu. Benoît XVI s’est confié. Il a eu ce soir-là des paroles définitives sur le célibat sacerdotal. Puis la soirée s’est achevée par un long moment d’adoration du Saint-Sacrement. Car il voulait toujours entraîner à la prière ceux qu’il rencontrait.
Benoît XVI a aimé passionnément les prêtres. La crise du sacerdoce, la purification du sacerdoce était son chemin de Croix quotidien. Il aimait rencontrer les prêtres, leur parler familièrement. Il aimait aussi particulièrement les séminaristes. Il était rarement plus heureux
qu’entouré par tous ces jeunes étudiants en théologie qui lui rappelait ses jeunes années de professeur. Je me rappelle cette mémorable rencontre avec les séminaristes des États-Unis lors de laquelle il riait aux éclats et plaisantait avec eux. Tandis qu’ils scandaient «We love you», la voix du pape s’est brisée et il leur a dit avec émotion paternelle: «Je prie pour vous chaque jour.»
La prière, l’adoration était au centre de son pontificat. Comment oublier les JMJ de Madrid? Le pape était resplendissant de joie devant une foule enthousiaste de plus d’un million de jeunes du monde entier. La communion entre tous était palpable. Au moment où il commençait son discours, un terrible orage éclatait. Le décor menaçait de s’écrouler et le vent avait emporté la calotte blanche de Benoît XVI. Son entourage a voulu le mettre à l’abri. Il a refusé. Il souriait sous une pluie battante dont un pauvre parapluie le protégeait à peine. Il souriait en regardant cette foule dans le vent et la tempête. Il est resté jusqu’au bout. Quand les éléments se sont apaisés, le cérémoniaire lui a apporté le texte qu’il devait prononcer, mais il a préféré omettre le discours préparé pour ne pas entamer le temps prévu pour l’adoration eucharistique. Quelques instants après l’orage, le pape était à genoux devant le Saint-Sacrement, entraînant la foule dans un silence impressionnant et plein de ferveur.
En 2010, je rentrais d’un voyage en Inde. J’avais rendez-vous avec Benoît XVI pour une audience privée. C’est là qu’il m’annonça son intention de me créer cardinal au consistoire suivant et ma nomination à Cor Unum (le dicastère chargé des oeuvres de charité). Je n’oublierai jamais la raison qu’il m’en donna: «Je vous ai nommé car je sais que vous avez l’expérience de la souffrance et du visage de la pauvreté. Vous serez le mieux à même d’exprimer avec délicatesse la compassion et la proximité de l’Église avec le plus pauvre.» Ce pape avait un profond sens chrétien de la souffrance. Il répétait souvent que la grandeur de l’humanité réside dans la capacité à souffrir par amour pour la vérité. En ce sens-là, Benoît XVI est grand! Il n’a jamais reculé devant la souffrance. Jamais reculé devant les loups. On a cherché à le faire taire. Il n’a jamais eu peur. Sa démission en 2013 n’est pas le fruit du découragement mais plutôt de la certitude qu’il servirait plus efficacement l’Église par le silence et la prière.
Après ma nomination par François comme préfet du culte divin en novembre 2014, j’ai encore eu l’occasion de rencontrer plusieurs fois le pape émérite. Je savais combien la question de la liturgie lui tenait à coeur. Je l’ai donc souvent consulté. Il m’a vigoureusement encouragé plusieurs fois – en effet, il était persuadé que «le renouveau de la liturgie est une condition fondamentale pour le renouveau de l’Église». Je lui portais mes livres. Il les lisait et donnait son appréciation. Il a d’ailleurs bien voulu écrire la préface de La Force du silence. Je me souviens du jour où je lui ai annoncé mon intention d’écrire un livre sur la crise de l’Église. Ce jour-là, il était fatigué, mais son regard s’est éclairé. Il faut avoir connu le regard de Benoît XVI pour comprendre. C’était un regard d’enfant, joyeux, lumineux, plein de bonté et de douceur, et pourtant rempli de force et d’encouragement. Jamais je n’aurais écrit sans cet encouragement. Un peu plus tard, nous avons collaboré de près en vue de la publication de notre réflexion sur le célibat sacerdotal. Je garderai dans le secret de mon coeur le détail de ces jours inoubliables. Je garderai dans les profondeurs de ma mémoire sa profonde souffrance et ses larmes, mais aussi sa volonté farouche et intacte de ne pas céder au mensonge.
Quel portrait dessinent ces souvenirs? Je crois qu’ils convergent vers l’image du Bon Pasteur que Benoît XVI aimait tellement. Il voulait qu’aucune de ses brebis ne se perde. Il voulait les nourrir de la vérité et ne pas les abandonner aux loups et aux erreurs. Mais surtout il les aimait. Il aimait les âmes. Il les aimait parce qu’elles lui avaient été confiées par le Christ. Et plus que tout, il aimait passionnément ce Jésus à qui il a voulu consacrer les trois tomes de son oeuvre maîtresse Jésus de Nazareth. Benoît XVI aimait celui qui est la vie, le chemin et la vérité.
Lutte contre la ségrégation scolaire : Michel Valadier répond à Pap N’Diyae
Sur Boulevard Voltaire, le Directeur de la Fondation pour l’école écrit :
Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale, vient de réaffirmer (Le Monde, 22 décembre) que parmi ses priorités, il plaçait la lutte contre la ségrégation sociale et voulait favoriser une plus grande mixité scolaire.
Nivellement par le bas et polarisation sociale
Le constat est dramatiquement simple et désormais largement partagé : le nivellement par le bas de la grande majorité des écoles publiques fait fuir vers le privé les familles qui peuvent assumer les scolarités demandées. Ce phénomène a connu une accélération importante avec l’augmentation de ce qu’il est convenu d’appeler des « incivilités » au sein des établissements scolaires. Nous pourrions ajouter que ce mouvement ne s’arrête pas là, puisque de plus en plus de familles quittent le système, public ou privé sous contrat avec l’État, pour rejoindre – voire fonder – les écoles indépendantes dites hors contrat, qui poussent comme des champignons en France. Plus de 120 écoles ont été créées cette année et 2.500 établissements, en comptant l’enseignement professionnel. Le phénomène augmente de façon exponentielle, puisque 100.000 élèves environ étaient scolarisés dans ces écoles en 2022, contre 50.000 il y a dix ans. Alors oui, le ministre a raison de s’inquiéter de la polarisation sociale avec un système scolaire qui partage les familles françaises en deux mondes : celles qui ont les moyens culturels ou financiers de trouver une alternative au système général de l’Éducation nationale et celles qui n’en ont pas les moyens.
Que propose le ministre pour mieux répartir les élèves des catégories sociales dites « défavorisées » ?
L’Éducation nationale va désormais rendre public l’indice de positionnement social (IPS) pour tous les élèves de collège et de CM2. Celui-ci permet de déterminer le statut social des élèves à partir des professions et catégories sociales (PCS) de leurs parents. Et l’on peut ici faire une observation de principe : comment accepter sans sourciller que cet indice considère qu’un agriculteur, par exemple, soit moins bien noté qu’un ingénieur ? L’IPS, comme tous les indices de l’administration étatique, a dû être mitonné par des professionnels de l’algorithme mathématique. Son modèle comporte des ingrédients quantitatifs mais aussi qualitatifs et c’est sur ce point que l’on aimerait obtenir le mode de calcul précis, une définition exhaustive du contenu et les limites, sans quoi cet indice risque de nourrir les supputations les plus folles. Il n’était pas diffusé jusqu’ici afin de ne pas encourager le contournement de la carte scolaire, déjà largement pratiqué. Cette fameuse carte qui assigne en théorie aux familles l’école de leurs enfants en fonction de leur domicile. Le ministère préfère aujourd’hui prendre ce risque pour justifier la mise en place de mesures fortes. Mais lesquelles ?
Messe de funérailles du pape Benoît XVI
En direct avec KTO (pour suivre, le livret est ici):
« Joseph Ratzinger m’a donné une leçon de journalisme »
Témoignage intéressant de Jean-Pierre Denis, ancien rédacteur en chef de La Vie, interrogé dans Valeurs Actuelles :
Je confesse que Joseph Ratzinger m’a donné une leçon de journalisme. Le jour de son élection, j’étais sur la place Saint-Pierre, je me souviens de l’enthousiasme de la foule et de mon propre accablement. Cette élection, je n’avais pas pu l’envisager, alors qu’elle était presque courue d’avance. N’avais-je donc rien compris à l’Eglise ? Je me suis rendu compte qu’en réalité, je n’avais pas lu ses travaux. Comme trop de journalistes, je jugeais ce que j’ignorais. Cela a changé ma façon de pratiquer mon métier, et depuis j’aimerais que tous les journalistes se rappellent cette règle de base : on ne commente pas ce que l’on n’a ni étudié ni compris. Ce fut d’ailleurs pour moi une belle surprise. J’ai été souvent déplacé, parfois remué et même élevé par la lecture des textes de Benoit XVI. Voilà un homme qui vous rendait toujours plus intelligent, ou un peu moins stupide ! Je suis donc devenu ratzingerien sur beaucoup de points. Par exemple ses analyses sur la « dictature du relativisme », ou son idée que le christianisme peut sauver la raison. Ou encore que l’Europe n’a pas d’avenir si elle renie son héritage spirituel, culturel et intellectuel, héritage massivement chrétien.
Jeune, j’ai détesté Ratzinger. Le « Panzer cardinal » disait-on, expression odieuse que je trouvais alors amusante.
Son élection m’a accablé.
Quand il a été élu pape je l’ai enfin lu.
Alors il m’a nourri, transformé et inspiré.
Il m’a soutenu dans l’intelligence de la foi.— Jean-Pierre Denis (@jeanpierredenis) December 31, 2022
Benoît XVI, tourné vers le Seigneur
Valeurs Actuelles consacre son numéro de la semaine au défunt pape. Voici la chronique du père Danziec :

Les Tirailleurs « sénégalais » ne composèrent que 2,3% du corps de bataille français , durant la guerre de 1914-1918
La pitoyable polémique lancée par l’acteur Omar Sy permet à Bernard Lugan d’effectuer quelques rappels historiques :
Il est triste de devoir faire un « exercice comptable » concernant les effectifs et les pertes des « Métropolitains » et des « Africains » durant le Premier conflit mondial.
J’y suis cependant contraint par les déclarations idéologiques de l’acteur Omar Sy qui, à travers elles, ajoute sa touche à la grande entreprise de réécriture de l’histoire de France.
En effet, à travers l’action des Tirailleurs dits « Sénégalais » mais majoritairement venus de toute l’AOF (Afrique occidentale française), il adresse aux Français un message-postulat plus que subliminal : les Africains que vous avez utilisés comme « chair à canon » durant le Premier conflit mondial ayant permis la victoire française, leurs descendants ont des droits sur vous. Voilà donc pourquoi ils sont chez eux chez vous…
J’ai déjà répondu à cette question dans un communiqué de l’Afrique Réelle en date du 13 mai 2016 dont le titre était « La France n’a pas gagné la Première guerre mondiale grâce à l’Afrique et aux Africains ».
Au total, la France eut 8.207.000 hommes sous les drapeaux. Laissons donc parler les chiffres :
1) Effectifs de Français de « souche » (Métropolitains et Français d’outre-mer et des colonies) dans l’armée française durant le Premier conflit mondial
- Durant le premier conflit mondial, 7,8 millions de Français furent mobilisés, soit 20% de la population française totale.
- Parmi ces 7,8 millions de Français, figuraient 73.000 Français d’Algérie, soit 20% de toute la population « pied-noir ».
- Les pertes parmi les Français métropolitains furent de 1.300 000 morts, soit 16,67% des effectifs.
- Les pertes des Français d’Algérie furent de 12.000 morts, soit 16,44% des effectifs.
2) Effectifs africains
- Le Maghreb (Maroc, Algérie et Tunisie) fournit 218.000 hommes (dont 178.000 Algériens), soit 2,65% de tous les effectifs de l’armée française.- Les colonies d’Afrique noire dans leur ensemble fournirent quant à elles, 189.000 hommes, soit 2,3% de tous les effectifs de l’armée française.
- Les pertes des Maghrébins combattant dans l’armée française furent de 35.900 hommes, soit 16,47% des effectifs.
- Les chiffres des pertes au sein des unités composées d’Africains sud-sahariens (les Tirailleurs) sont imprécis. L’estimation haute est de 35.000 morts, soit 18,51% des effectifs ; l’estimation basse est de 30 000 morts, soit 15.87%.
Ces chiffres contredisent donc l’idée-reçue de « chair à canon » africaine d’autant plus qu’au minimum, un tiers des pertes des Tirailleurs « sénégalais » furent la conséquence de pneumonies et autres maladies dues au froid, et non à des combats. D’ailleurs, en 1917, aucune mutinerie ne se produisit dans les régiments coloniaux, qu’ils fussent composés d’Européens ou d’Africains.
Enfin, une grande confusion existe dans l’emploi du terme « Coloniaux ». Ainsi, l’héroïque 2° Corps colonial engagé à Verdun en 1916 était composé de 16 régiments (pour 254 régiments et 54 bataillons composant l’Armée française), mais ces 16 régiments étaient largement formés de Français mobilisés, dont 10 régiments de Zouaves composés majoritairement de Français d’Algérie, et du RICM (Régiment d’infanterie coloniale du Maroc), unité alors très majoritairement européenne.
Autre idée-reçue utilisée par les partisans de la culpabilisation et de son corollaire qui est « le grand remplacement » : ce serait grâce aux ressources de l’Afrique que la France fut capable de soutenir l’effort de guerre. Cette affirmation est également fausse car, durant tout le conflit, la France importa 6 millions de tonnes de marchandises diverses de son Empire et 170 millions du reste du monde.
Conclusion :
Des Tirailleurs « sénégalais » ont courageusement et même héroïquement participé aux combats de la « Grande Guerre ». Gloire à eux ! Cependant, utiliser leur mémoire pour des buts idéologiques est honteux car, durant la guerre de 1914-1918, ils ne composèrent que 2,3% du corps de bataille français.
Les états-généraux de la désinformation
Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, a confirmé mercredi la tenue des États généraux du « droit à l’information », en présentant aux journalistes ses voeux.
Promesse de campagne du candidat Macron, l’organisation d’États généraux « du droit à l’information » associant les citoyens avait été confirmée en juillet par la ministre de la Culture Rima Abdul-Malak, qui les prévoyait alors pour novembre.
« Pour 2023 et au-delà, je crois que nous partageons un même souhait, celui d’une presse libre, d’une presse indépendante qui puisse offrir une information de qualité ». « Il y aura bientôt dans notre pays les Etats généraux du droit à l’information qui vont ouvrir la voie et le débat vers de nouvelles avancées ». « Ces vœux sont donc aussi une invitation à réfléchir à travailler ensemble au futur droit à l’information notamment à l’heure des réseaux sociaux, des fake-news et à l’heure où l’on voit les désastres qui peuvent être causés par les sphères complotistes qui peuvent mettre à mal le fonctionnement de certaines démocraties pourtant solidement installées ».
La participation et la doctrine sociale de l’Eglise
Remettre le capital au service du bien commun. Entretien de Valérie Bugault par Le Courrier des stratèges :
Flèche de Notre-Dame de Paris : l’idée dégénérée de Brigitte Macron
Roselyne Bachelot vient de publier un livre, 682 jours, le bal des hypocrites, dans lequel elle revient sur les vingt-deux mois qu’elle a passés au ministère de la Culture sous la présidence d’Emmanuel Macron. Elle fustige ceux qui n’ont pas voulu reconnaître la culture comme «bien essentiel», ceux qui lui ont mis des bâtons dans les roues alors qu’elle luttait pour garder en vie les salles de spectacles, le cinéma, les troupes de théâtre. Elle n’oublie pas les technos de tout poil et les obsédés de l’ordre sanitaire, qui laissaient circuler les rames de métro bondées mais interdisaient l’ouverture des théâtres et des cinémas. Elle égratigne certains artistes qui ont joué les victimes sacrifiées alors que l’argent public coulait à flot et décrit sans complaisance les complots misérables de politiciens en perdition.
Au détour d’une page, elle évoque le projet pervers de Brigitte Macron, suite à l’incendie de Notre-Dame :

Profanation d’un cimetière chrétien à Jérusalem
Des dizaines de tombes d’un cimetière protestant de Jérusalem ont été vandalisées. La police israélienne a indiqué avoir ouvert une enquête.
Des croix renversées et des sépultures abîmées ont été découvertes dans le cimetière protestant du mont Sion, adjacent à la Vieille ville de Jérusalem.
« Nous avons découvert plus de 30 pierres tombales et croix brisées en morceaux », a expliqué Hossam Naoum, évêque anglican à Jérusalem.
Des images de vidéosurveillance montrent deux hommes portant la tenue traditionnelle des juifs orthodoxes en train de lancer des pierres et de renverser des stèles.
Le ministère des Affaires étrangères israélien a jugé que « cet acte immoral est un affront à la religion ».
Le mont Sion, lieu de la Cène selon la tradition chrétienne, est également important pour des juifs qui considèrent que le roi David y est enterré.
Video of the vandals who desecrated a Christian cemetery in Jerusalem on Jan. 1: https://t.co/Q6EAnbLuLP pic.twitter.com/uivHB3YvDl
— Andy Ngô 🏳️🌈 (@MrAndyNgo) January 4, 2023
La rhétorique de la distance entre « la rencontre avec le Christ » et les exigences morales
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Il y a des catholiques qui parlent de notre relation avec Jésus d’une manière telle qu’on pourrait penser qu’il y une différence entre le moment où on le rencontre et le moment où l’on parle de morale à suivre. Ces gens disent, par exemple: « La vie chrétienne n’est pas d’abord une exigence morale mais une rencontre avec le Christ », ou « La rencontre avec le Christ se fait avant tout avec le coeur, non pas avec le cerveau ou avec la connaissance des lois morales », etc. Cela doit vous rappeler quelque chose.
Dans un article du site cath.ch (Charles Morerod: «Benoît XVI aimait la vérité, pas les flatteurs!») il y une citation du pape Benoît XVI:
« Nous avons cru à l’amour de Dieu: c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le choix fondamental de sa vie. À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive » (Encyclique Deus caritas est, 25 décembre 2005, § 1)
Comment comprendre cette citation?? Selon ce qu’enseigne l’Eglise et la théologie catholique, et que le pape Benoît XVI exprimait, ce n’est pas parce qu’on a pris une décision morale que le Christ apparaît dans nos vies. En réalité le Christ apparaît dans nos vies de manière gratuite, pour nous sauver du péché. On peut exprimer cela par des étapes:
Fausses étapes:
1) Une personne décide de suivre la loi morale.
2) A cause de l’étape 1), le Christ apparaît dans sa vie.
Vraies étapes:
1) Une personne commet des péchés (ou pas forcément).
2) Indépendamment de sa situation spirituelle (péché ou pas), le Christ apparaît dans sa vie.
Le Christ est venu, en effet pour nous sauver, c’est pourquoi il est allé parler aussi à beaucoup de pécheurs pendant Son ministère.
Maintenant, quid de la phase morale? C’est là que peut apparaître la rhétorique de la distance entre « la rencontre avec le Christ » et les exigences morales. Car beaucoup de catholiques vont dire que la suite est la suivante:
1) Une personne commet des péchés (ou pas forcément).
2) Indépendamment de sa situation spirituelle (péché ou pas), le Christ apparaît dans sa vie.
3) Après un certain temps (ou après, dans un temps indéfini, voire presque jamais…), il y a une phase morale.
Dans l’article mentionné, Mgr Morerod écrit, après la citation:
« Si on aborde l’Église d’abord à partir de la morale, ou à partir des structures, on ne sait pas ce qu’elle est. On ne la comprend qu’à partir du Christ, et ensuite il y a des certes des conséquences morales, et une structure de la communauté qu’il a fondée. »
Comme on le voit, il y a une manière de présenter la situation telle que cela évoque une certaine distance, un temps entre la rencontre avec le Christ et la phase morale.
Mais que disent les évangiles??
Dans l’évangile de Saint Marc on lit (Bible de Jérusalem):
Mc 1:14-
Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée, proclamant l’Évangile de Dieu et disant :
Mc 1:15-
» Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez-vous et croyez à l’Évangile. «
Dans l’évangile de Saint Jean, chapitre 5 (idem), Jésus guérit un infirme. Quelques temps après, vraisemblablement le jour même:
Jn 5:14-
Après cela, Jésus le rencontre dans le Temple et lui dit : » Te voilà guéri ; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive pire encore. «
On voit clairement que la rencontre avec Jésus coïncide avec la phase morale (« repentez-vous! ») ou la phase morale suit après quelques heures la rencontre (« ne pèche plus »).
Bref, il n’y a pas lieu de créer, rhétoriquement, une distance, voire une séparation entre la rencontre avec Jésus et la phase morale. D’autres passages des évangiles confirment cela.
Les vraies étapes sont:
1) Une personne commet des péchés (ou pas forcément).
2) Indépendamment de sa situation spirituelle (péché ou pas), le Christ apparaît dans sa vie et lui parle de morale.
Il est important de faire attention en ces temps de trouble au sein de l’Eglise Catholique. Les gens qui se servent de la rhétorique de la distance entre « la rencontre avec le Christ » et les exigences morales sont souvent ceux-là même qui essaient de changer la morale de l’Eglise pour faire accepter les actes homosexuels (1). Cette rhétorique est aussi utilisée dans les « communautés nouvelles » pour relativiser les exigences morales. Cela a permis à des membres de ces communautés à continuer à commettre des fautes ou à garder des postes de responsabilité malgré tous les scandales…
La rencontre avec le Christ est aussi le moment de l’invitation à suivre la loi morale (invitation à ne pas commettre des actes homosexuels, etc.). La rencontre avec le Christ est une rencontre qui se passe dans le coeur et aussi dans notre esprit, notre intellect. On écoute Sa parole avec notre intelligence, avec notre coeur. Et en même temps nous sommes invités à conformer notre existence à la volonté de Dieu, en suivant la loi morale.
(1) « Communiqué à propos des erreurs théologiques, philosophiques et scientifiques répandues dans la démarche pastorale d’accueil des personnes
LGBT à Genève »
Benoît XVI avait demandé à ce que le président des Etats-Unis n’assiste pas à ses funérailles
Le Vatican a demandé au président Joe Biden de ne pas assister aux funérailles de Benoît XVI, a déclaré mardi le porte-parole de la Maison Blanche. Benoît XVI avait fait cette demande avant son décès. Les États-Unis enverront Joe Donnelly, ambassadeur près le Saint-Siège.
Seules l’Italie et l’Allemagne ont été invitées à envoyer des délégations officielles: le président allemand Frank-Walter Steinmeier et le président italien Sergio Mattarella ont confirmé leur participation.
D’autres chefs d’État et de gouvernement ont décidé d’accepter de venir à titre « privé ». Selon un décompte tardif effectué mercredi, sept chefs d’État, quatre premiers ministres et deux délégations de représentants royaux seront présents à titre privé, dont le président du Togo, le premier ministre du Gabon et des membres de la famille royale belge et espagnole. Pour la France, c’est Gérald Darmanin, ministre des cultes, qui fait le déplacement.
Le pape des principes non négociables
France Catholique consacre un numéro spécial en hommage à Benoît XVI. Dans son éditorial, Aymeric Pourbaix souligne :
« C’est en grattant la pierre et non en passant une nouvelle couche de peinture (…) que l’on restaure un édifice. De même, c’est l’homme éternel qu’il faut retrouver et émouvoir dans l’homme moderne. » Cette phrase de Gustave Thibon s’adapte parfaitement à l’immense – surhumaine ? – œuvre de restauration spirituelle entreprise par Joseph Ratzinger, devenu cardinal puis pape de la Sainte Église.
Déjà en 1958, avait révélé son biographe Peter Seewald, le jeune théologien de 31 ans décrivait à la mort du pape Pie XII un « nouveau paganisme » au sein de l’Église : « Elle n’est plus composée de païens qui sont devenus chrétiens, écrivait-il, elle est devenue une Église de païens qui se disent encore chrétiens mais qui sont devenus véritablement païens. » […]
Entre trois entretiens successifs avec le père abbé du Barroux, un prêtre de la Communauté Saint-Martin et Gérard Leclerc, et quelques analyses dans ce numéro très riche, Fabrice Madouas rappelle l’apport que furent les principes non négociables :

