Le cessez-le-feu du 16 avril n’y change rien, la guerre continue au Liban. Jeudi 7 mai, de nombreuses frappes israéliennes ont touché le sud du pays. De nouveaux villages ont reçu des ordres d’évacuation. Le Hezbollah a également visé plusieurs unités militaires israéliennes. Le mouvement chiite vient de perdre le commandant d’une de ses unités d’élite, tué par une frappe israélienne à Beyrouth, le 5 mai.
Bezalel Smotrich, ministre israélien des finances, souhaite que la guerre se termine « par des changements de frontières pour Israël, à Gaza, au Liban, en Syrie, et bien sûr en Judée et Samarie », nom donné par les extrémistes juifs pour désigner la Cisjordanie. Il a raconté à la télévision, que son fils, grièvement blessé au Sud-Liban, lui avait demandé de « ne pas terminer le travail, pour qu’il lui reste encore quelque chose à faire au Liban ». Et le ministre de lui répondre « ne t’inquiète pas, il y en aura assez pour tout le monde ».
Le 6 mai, dans une conférence de presse, le premier ministre libanais Nawaf Salam a évoqué les demandes du Liban dans le cadre des négociations avec Israël : « la consolidation du cessez-le-feu », pas respecté jusqu’alors, « un calendrier clair pour le retrait israélien », « le retour des populations déplacées, la libération des prisonniers et le règlement des points litigieux le long de la frontière ». Il a également estimé « prématurée » une éventuelle rencontre entre le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
Source : SOS Chrétiens d’Orient
