Communiqué de Yann Baly, Président de l’AGRIF
Dans la nuit du 2 septembre 2024, un incendie a dévasté l’église de l’Immaculée-Conception de Saint-Omer (Pas-de-Calais).
Deux jours plus tard, un suspect est arrêté et reconnait les faits.
Outre le préjudice moral terrible causé aux catholiques et à tous les habitants de Saint Omer et de sa région attachés à leur patrimoine, les travaux de remise en état sont considérables.
Comme le rapportait la presse, le casier judiciaire du suspect porte 26 condamnations, dont deux pour destruction de biens par un moyen dangereux et pour dégradation ou détérioration d’un lieu de culte pour des incendies volontaires de quatre églises du Boulonnais en 2021.
En outre, l’individu avait justifié son acte en déclarant « A chaque fois que j’écoute la télé et tout ça, les curés sont des pointeurs [pédophiles]. Voilà pourquoi je m’en prends aux églises ».
Dès 2024, l’AGRIF s’est, bien entendu, portée partie-civile dans cette affaire au regard du caractère évidemment anti-chrétien de cet acte.
En février dernier, malgré l’évidence, le juge d’instruction refusait de retenir le caractère antireligieux des faits, excluant la circonstance aggravante de racisme, évitant ainsi au suspect d’être jugé en Cour Assises.
Bien entendu, l’AGRIF par la voix son avocat, Me Jérôme Triomphe, a répliqué à ce déni scandaleux en faisant appel.
Par un arrêt du 15 avril 2026, avec l’appui du Parquet général demandant à ce qu’il soit fait droit à la demande de requalification criminelle pour incendie anti-chrétien en récidive, la Cour d’Appel de Douai vient de nous donner raison. L’ordonnance du juge d’instruction est infirmée, la circonstance aggravante de racisme anti chrétien est retenue et le mis en cause sera jugé devant la Cour d’Assises du Pas-de-Calais.
Encore une fois, on ne doit qu’à l’opiniâtreté de l’AGRIF de voir reconnu le racisme anti-chrétien et ces faits d’incendie d’église jugés à la hauteur de leur gravité.
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