L’apprentissage par cœur aux origines de la Bible et de la Tradition de l’Église
Extrait d’un article de l’abbé Roy (FSSP) sur Claves :
L’apprentissage par cœur jouait un rôle clé dans l’instruction et l’éducation durant l’antiquité : apprendre, c’était toujours à un certain degré apprendre par cœur. On mémorisait ainsi des livres entiers, des fragments, ou d’autres types de matériau intellectuel. À ces divers éléments d’apprentissage correspondaient plusieurs degrés et techniques de mémorisation : on enregistrait verbatim un discours à prononcer en public (comme le faisaient les rhéteurs grecs du siècle de Périclès), on apprenait de grands extraits de classiques littéraires pour pouvoir les imiter ensuite (témoin Quintilien, contemporain des apôtres, dans son Institution Oratoire), on retenait quant à la substance le contenu d’une tradition orale (Sénèque, Lettres, 33, 4). La précision de l’apprentissage variait ainsi selon le type de matériau : dans la narration d’un récit, les éléments principaux de l’intrigue importent bien plus que les mots mêmes qui sont employés. Dans le contexte juif en revanche, la Sainte Écriture était apprise mot-à-mot, pour être proclamée à la synagogue comme parole divinement révélée.
Apprendre pour transmettre – vitale mémoire
Quoiqu’il en soit de ces divers degrés, un certain niveau d’apprentissage par cœur était indispensable pour la transmission fidèle d’une tradition. Dans ces sociétés où prédominait encore l’oralité, on dit souvent que la mémoire des personnes était bien plus développée que celle de nos contemporains ; il est peut-être plus juste de dire que les gens accordaient alors un soin bien plus grand à l’apprentissage et à ses techniques – la mémoire était une faculté vitale.
La liturgie : fruit d’un apprentissage du cœur
Un exemple frappant de matériau appris par cœur apparaît au cœur même du message chrétien, dans le parallélisme extraordinaire que l’on dresse entre le onzième chapitre de la Première épitre aux Corinthiens (1Co 11, 23-25) et le récit par saint Luc de l’institution de l’eucharistie (Lc 22, 19-10). Les deux textes ne présentent vraisemblablement pas de réelle connexion littéraire (au sens où l’auteur de l’un aurait eu à disposition le texte de l’autre au moment de rédiger le sien)[1]. La précision du parallélisme doit donc s’expliquer par la présence à la racine des deux textes d’un matériau appris par cœur – sans doute un des textes de la liturgie primitive de la messe.
Un enseignement adapté à la mémorisation
La prédominance de l’oralité dans les sociétés du Proche Orient ancien n’imprègne pas seulement la mémoire des auditeurs, elle se lit aussi dans la manière dont les maîtres formulaient leur enseignement, afin de le rendre facilement mémorisable. On observe souvent que les paroles de Jésus, en particulier dans les Évangiles synoptiques, sont typiquement des sentences propres à être aisément répétées et retenues par ses auditeurs. Le Seigneur s’y exprime souvent en des aphorismes courts et incisifs, il emploie par ailleurs des paraboles à la trame claire et relativement simple. La traduction grecque rend bien ce que la formulation originale en araméen devait avoir de poétique et de littéraire : usage d’allitérations, de jeux de mots, de rimes.
Une intention délibérée du Christ
On peut imaginer que Jésus ne se soit pas contenté d’user de tels formules dans son enseignement – comme si un prédicateur ou un homme politique se contentait d’asséner des slogans, sans manifester leur justification ni leur articulation. Il reste cependant que ce sont ces éléments qui nous ont été fidèlement transmis, ce qui ne peut avoir été le fait du hasard mais doit correspondre à un dessein délibéré du Christ, parce que la Sainte Écriture est inspirée par l’Esprit de Dieu, et parce que Jésus lui-même, en tant qu’homme de son siècle et de son milieu, semble maîtriser parfaitement les techniques d’expression de la culture de son temps.
Ces techniques sont en effet présentes largement dans l’enseignement des sages juifs des premiers siècles : les aphorismes et sentences ramassées des docteurs étaient faites pour être retenues mot-à-mot, les paraboles et récits à teneur morale étaient quant à eux destinés à être mémorisés au moins quant à la substance. On retrouve la distinction entre ces degrés de mémorisation dans la différence entre les paroles mêmes de Jésus et les histoires circulant à son propos : la formulation exacte semble avoir été transmise précisément pour les paroles du Christ, alors que des variations plus grandes interviennent peuvent être observées entre les divers récits des événements de sa vie publique (par exemple entre les quatre Évangiles canoniques).
Jésus semble donc bien avoir eu pour but que ses paroles et son enseignement soient mémorisés exactement par ses disciples, au cours de sa vie publique. Cette évidence apparaît dans la forme même qu’il lui donne, propre à être apprise par cœur et facilement répétée, et dans le commandement qu’il donne de diffuser son message largement autour de lui : dès les premiers moments de son ministère, les disciples sont envoyés en son nom pour annoncer la bonne nouvelle du Royaume.
L’apprentissage par cœur, origine de la Tradition
La transmission « par cœur » de l’Évangile commença donc déjà durant la période de vie publique de Jésus : celle de ses paroles, qui se diffusèrent largement dans le monde juif (elles sont rapportées – quoiqu’avec des déformations évidentes – lors de son procès), celles des éléments principaux de sa vie (« il a fait parler les sourds et entendre les muets » – Mc 7, 37). Cette transmission qui s’origine dans les témoins directs de la vie du Christ est un processus parfaitement naturel dans une société orale comme celle où vivait Jésus ; elle ne s’est pas interrompue depuis, et l’enseignement de l’Église actuelle, contenu dans l’Écriture Sainte et la Tradition, en est la suite logique et organique. Recevoir le message chrétien, c’est donc écouter le Seigneur directement, à travers la voix de ses témoins les plus proches, dans un processus de transmission dont la précision n’a rien à envier aux techniques modernes de communication. […]
“Je ne provoquerai jamais la mort délibérément”
Le Quotidien du médecin revient sur le projet de loi à venir sur l’euthanasie. Les commentaires sont assez pertinents :
Ne confondons pas le « droit de mourir… dans la dignité », avec le « droit à la dignité lorsque l’on meurt ». […] Pour justifier son projet de loi autorisant l’injection létale O. Falorni cite le grand nombre de personnes mourant dans des souffrances épouvantables. Cela veut dire que les lois françaises ne sont pas appliquées dans un grand nombre de cas. C’est affligeant. […]
Durant mes nombreuses années en Réa, je n ai jamais eu de patients réclamant une euthanasie, par contre, ils réclamaient de ne pas souffrir et que l’on s’occupe d’eux. Par contre, les familles le réclamaient souvent. L’euthanasie est un moyen de faire faire des économies à la sécu, dans le dernier mois de vie on dépense autant que sur toute une vie. Abrégeons la vie et plus de déficit de la sécu. Voilà le but ils ont commencé avec le midazolam pendant le Covid.
En tant que membre du groupe éthique des hôpitaux de mon département, je pense qu’il est urgent de réagir à ce futur projet de loi sur l’euthanasie. ” le droit à mourir nous dit-on dans la dignité” ?. Méfions-nous, au regard de l’évolution de la société et des mentalités, que ce soit disant droit à mourir ne devienne synonyme de droit à donner la mort. Les lois Claeys Leonetti ne sont pas faites pour les chiens. Le problème est la méconnaissance pour le grand public de l’existence de DIRECTIVES ANTICIPEES et de leur impact sur la fin de vie. Si nos gouvernants mettaient autant de ferveur à informer les patients sur ce sujet comme ils le font plusieurs fois par jour sur les vaccins Pfizer, il est clair que beaucoup comprendraient qu’une loi sur l’euthanasie n’a pas de raison d’être. Pour avoir personnellement assisté avec d’autres confrères en Belgique et en direct à une euthanasie, j’avoue que ce type d’acte ( j’allais dire “exécution”) réalisé dans un temps record en présence de deux médecins chargé de l’injection est insoutenable. Plusieurs de mes confrères sont alors sortis en vomissant, d’autres ont dit “jamais ça de la part d’un médecin normalement constitué”. J’avoue avoir moi-même aidé des personnes à mourir “doucement et calmement” dans le strict respect des lois en vigueur. C’est tout à fait possible mais ça prend un peu plus de temps… Ce sont probablement les fameux Cabinets de Conseil qui planchent sur la future loi avant que nos gouvernants ne demandent l’avis du non moins fameux Conseil Constitutionnel : vous avez dit conflit d’intérêt …? A bon entendeur salut mais très peu pour moi. Médecin je suis, médecin je reste.
La Belgique est un très mauvais exemple puisque les études montrent autant de suicides assistés hors cadre légal. Légaliser le suicide assisté, c’est ouvrir la boire de Pandore. Quid de nos concitoyens très âgés “fardeau” des familles, handicapés lourds dont la question de leur “utilité sociale” pour ne pas dire “coût social” pointe dans certains écrits aux Pays-Bas.
Pas d’accord non plus pour aller dans le sens de la Belgique ! La plupart des soignants en soins palliatifs sont contre une légalisation de l’euthanasie qui entrainerait comme en Belgique une dégradation de la médecine palliative. Il faudrait enfin mettre les moyens pour généraliser les soins palliatifs, ce qui n’est pas fait malgré tous les discours politiques, et garder la législation actuelle, qui permet de répondre à toutes les situations, et qui protège les plus faibles, les vieux, contre une utilisation extensive de l’euthanasie à la belge.
Le devoir du médecin est de soigner, voire guérir, pas de tuer.
Pour clore le sujet relisons notre Code de déontologie : « Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. » 1 / Soulager les souffrances. Déjà mourir c’est pas rigolo, mais qui, en plus, a envie de souffrir ? La formation à la prise en charge de la fin de vie quelle qu’en soit la cause est une obligation déontologique. 2 / Pas d’acharnement. Un médecin ne doit pas se prendre pour Dieu lui-même. Nous mourrons tous un jour ou l’autre et lorsque on a bien géré le point (1), laissons faire la nature, c’est une obligation déontologique et c’est surtout faire preuve d’humanité. 3 / Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. Si on a bien géré le point (1) et que tout a été fait pour que le point (2) se passe le mieux possible, le débat sur la gestion de la fin de vie est clos n’en déplaise à Mr Macron ou à Line Renaud, médecin ni l’un ni l’autre.
La France à elle seule pourrait abriter environ 2,6 millions d’Algériens
Selon TSA :
Il faut dire que les Algériens représentent une part importante de l’immigration en France. En 2021, les immigrés nés en Algérie représentaient 12,7 % de l’immigration en France, la plus grande part. […]
En 2021, la diaspora algérienne a enfin été perçue comme une force qu’il était temps d’impliquer dans le développement de l’Algérie. Un plan d’action “Stratégie du gouvernement en direction de la communauté nationale à l’étranger” a même été pensé.
“Des mesures concrètes et opérationnelles, telles que l’incitation de nos compatriotes à investir dans des projets économiques, les impliquer dans la stratégie de promotion des exportations hors-hydrocarbures, de drainer leur épargne par l’ouverture de banque et de succursales et l’encadrement des milliers de commerçants et hommes d’affaires expatriés“, prévoyait le plan stratégique.
Le plan stratégique en faveur de la communauté algérienne de l’étranger prévoit aussi des guichets uniques et décentralisés qui accompagneraient les investisseurs, entrepreneurs ou startuppeurs dans leurs projets de développement en Algérie.
Plus récemment, le gouvernement a étudié la possibilité de changer les conditions d’affiliation au régime national de retraite pour les Algériens de l’étranger. Un autre moyen d’attirer les fonds de la diaspora.
La plainte des associations LGBT contre Caroline Cayeux classée sans suite
Les associations LGBTXXX Mousse, STOP homophobie, Sports LGBT, Éducation LGBT, Familles LGBT et ADHEOS, toutes gavées de subventions publiques, avaient déposé plainte le 13 juillet contre le ministre déléguée à la Cohésion du territoire Caroline Cayeux pour injure publique envers un groupe de personnes en raison de leur orientation sexuelle par une personne dépositaire de l’autorité publique.
Public Sénat avait demandé la veille à Caroline Cayeux si elle maintenait d’anciennes déclarations datant de 2013
« sur le mariage pour tous et l’adoption pour les couples de même sexe, qualifiées de réforme de caprice et de dessein qui va contre la nature ».
Le ministre avait répondu :
« Je maintiens évidemment mes propos. Mais j’ai toujours dit que la loi, si elle était votée, je l’appliquerais ».« Je dois vous dire quand même, j’ai beaucoup d’amis parmi ces gens-là. Franchement, c’est un mauvais procès qu’on me fait et ça m’a beaucoup contrariée ».
Face au tollé suscité par l’expression ces gens-là , Caroline Cayeux avait ensuite déclaré « regretter » des propos « stupides et maladroits ».
Le parquet de Paris a classé sans suite cette plainte.
« Les poursuites ne sont pas engagées au motif que l’infraction n’apparaît pas, au regard des dispositions légales applicables, suffisamment caractérisée ».
“La vérité, c’est que, sur les masques, nous nous sommes trompés, ni plus ni moins”
L’ancien ministre de la Santé désormais porte-parole du gouvernement Olivier Véran, plus de deux ans après le début de la pandémie de Covid-19, l’a reconnu le mercredi 7 septembre dans Le Parisien.
Le gouvernement a d’abord réservé les masques aux soignants directement exposés aux malades, empêchant les pharmacies d’en vendre au grand public dans un contexte de stocks insuffisants. Le Premier ministre d’alors, Edouard Philippe, le ministre de la Santé, Olivier Véran, et la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, ont d’abord tous insisté sur son inutilité pour le grand public.
Olivier Véran reconnaît :
“Une partie de l’opinion nous a reproché d’avoir sciemment menti sur les masques, pour cacher la pénurie. Ce n’est pas le cas”. “La vérité, c’est que, sur les masques, nous nous sommes trompés, ni plus ni moins. Nous, l’Organisation mondiale de la Santé, les autorités sanitaires internationales. De bonne foi, certes, mais nous nous sommes trompés”.
L’ex-ministre de la Santé sort un livre jeudi (Par-delà les vagues, Éd. Robert Laffont) qui est pour lui “l’occasion pour présenter (ses) excuses.”
Il reconnaît également que certaines mesures lors du premier confinement ont pu paraître “absurdes”.
“Par exemple, quand on rouvre les terrasses de restaurant en exigeant des bacs à fleurs ou des panneaux de plexi pour séparer les tables”.
Un début de commencement de mea culpa ? Nous attendons la suite.
11ème pèlerinage Ad Petri Sedem à Rome et rencontre Pax Liturgica
Dans le cadre du traditionnel pèlerinage Summorum Pontificum (pèlerinage Ad Petri Sedem) qui se tiendra à Rome du 28 au 30 octobre, les vêpres du vendredi 28 octobre seront présidées par le cardinal Matteo Maria Zuppi, archevêque de Bologne et Président de la conférence épiscopale italienne.
La 7ème Rencontre Pax Liturgica, aura lieu le vendredi 28 octobre 2022, à l’Institut Patristique Augustinianum, qui se situe en face du Saint-Office, juste à côté de la place Saint-Pierre (via Paolo VI, 25). Voici le programme de cette journée:
A partir de 9h00 : Accueil des participants
09h45 : Mot d’accueil de l’abbé Claude Barthe, aumônier du Cœtus Internationalis Summorum Pontificum (CISP)
10h00 : Présentation de la Rencontre par le Professeur Rubén Peretó Rivas, coordinateur de la rencontre
10h15 : Trinidad Dufourq, “La liturgie traditionnelle et le pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté dans le monde hispanique”
11h00 : Don Nicola Bux : “De Mediator Dei à Summorum Pontificum : remèdes à l’effondrement d’une liturgie célébrée comme si Dieu n’était pas là”.
12h00 : Aldo Maria Valli : “La messe traditionnelle, le trésor retrouvé”
13h00 : Buffet
14h30 : Peter Kwasnievski: “Une Église entre le légalisme et le désordre : Retrouver des principes d’action dans un temps d’anarchie”
15h30 : Christian Marquant, “En conclusion, quel avenir pour le monde traditionnel après Traditionis Custodes ? “
16h00 : Fin des travaux à l’Augustinianum.
17h30 : en conclusion de notre rencontre, nous nous retrouverons à Sainte-Marie des Martyrs (Panthéon) pour le premier acte du pèlerinage, le chant des vêpres pontificales présidées par son Éminence le cardinal Matteo Maria Zuppi, archevêque de Bologne, Président de la Conférence épiscopale italienne. Pour en savoir plus sur le programme complet du pèlerinage
Le programme des jours suivants est ici. A noter notamment le samedi 29 octobre à 11h30, la messe solennelle à l’autel de la Chaire dans la Basilique Saint-Pierre, célébrée par Mgr Marco Agostini, de la Secrétairerie d’Etat et Cérémoniaire pontifical.
Christian Marquant, président de Paix Liturgique, membre actif de cet évènement annuel, déclare :
Il ne fait aucun doute que le motu Proprio Traditionis Custodes est la dernière tentative d’une idéologie moribonde à freiner l’inéluctable retour à la pleine Foi catholique des fidèles du monde entier. Nos nombreux sondages en Europe, en Amérique, en Afrique et en Asie nous confirment qu’au moins un tiers des catholiques de la planète vivraient volontiers leur Foi Catholique au rythme de la liturgie traditionnelle.
Camaret consacrée au Sacré-Cœur de Jésus
📆 Je vous invite à venir nombreux célébrer le renouvellement de la consécration de la Ville de #CamaretSurAygues sous la protection du Sacré-Cœur de Jésus, ce jeudi 8 septembre 2022 à 18h00 à l'église de Camaret. pic.twitter.com/GBjeseJW7t
— Philippe de Beauregard 🇫🇷 (@Phdebeauregard) September 7, 2022
“Jordan Bardella me rappelle Nicolas Sarkozy à son âge”
Thierry Mariani soutien Jordan Bardella à la présidence du RN. Il explique dans Valeurs Actuelles :
[…] j’ai appris à le connaître. En 2019, j’ai accepté d’être sur la liste des européennes du RN sans savoir qui serait le numéro un. Marine m’avait simplement dit : « Tu seras numéro 3 ou numéro 5. Ça dépendra de l’acceptation d’un personnage. » J’ai compris par la suite que le personnage en question était un certain Eric Zemmour. Le jour où j’ai finalement appris que la tête de liste serait le jeune Jordan Bardella, j’ai été surpris bien sûr, comme tout le monde. Mais j’ai rapidement compris la décision de Marine Le Pen. C’est un surdoué qui est resté très simple malgré tout ce qui lui arrive. Il me rappelle Nicolas Sarkozy à son âge. Bardella a en commun avec le Sarkozy de cette époque une énergie, un dynamisme sans borne et des réelles convictions. Le problème, c’est que Sarkozy les a perdu en route. J’espère que Jordan ne fera pas la même erreur. […]
Quand je me déplace dans les fédérations, je croise déjà énormément de personnes que j’ai pu connaître au RPR ou à l’UMP. Le soi-disant “parti gaulliste” se déplume d’année en année, et on retrouve ses adhérents au Rassemblement national. C’est le choix logique. Aujourd’hui, les idées historiques du gaullisme (la défense de la nation, son indépendance sur la scène internationale) sont défendues par Marine Le Pen. Il ne s’agit pas de faire du débauchage pour autant. L’électeur de droite est resté de droite finira au RN. Les Républicains, c’est l’UDF en phase terminale. C’est un parti qui possède un bon réseau d’élus locaux. C’est tout. Ce n’est pas en changeant Christian Jacob par Eric Ciotti qu’ils changeront la fin de l’histoire. Aux régionales, je rappelle que Ciotti a appelé ouvertement à voter pour la liste de Renaud Muselier soutenu par Emmanuel Macron.
Rumeurs alarmantes au sujet de la messe traditionnelle à Paris
Selon Paix Liturgique :
Une rumeur insistante court dans la capitale d’après laquelle [le nonce] aurait pressé Mgr Ulrich, le nouvel archevêque de Paris, de continuer la politique de Mgr Aupetit et de supprimer les messes de Sainte-Odile et de Sainte-Jeanne-de-Chantal.
Le groupe de veilleurs de Notre-Dame-du-Travail a repris ses chapelets à 18h, le dimanche, devant l’église ([email protected]), et celui de Saint-Georges-de-La-Villette, le mercredi à 17h, dans l’église.
Le groupe de Notre-Dame-du-Travail a demandé un rendez-vous à Mgr Ulrich, qui n’a pas répondu.
Retour sur l’Université d’été 2022 d’Academia Christiana
Retour de Breizh-info, en images et entretiens, sur l’Université d’été d’Academia Christiana, qui se tenait en Anjou, en ce mois d’août 2022. Conférences, activités sportives, danses folkloriques, cochon grillé et bonne humeur étaient au programme de cette journée portes ouvertes qui marquait la fin d’une semaine de formation.
Academia Christiana organise des événements tout au long de l’année comme des sessions de formations, des week-ends cohésion, des randonnées ou encore une fête de la bière au mois d’octobre.
Grand remplacement : 80 expulsions pour 18 579 visas accordés en 2021 au Maroc
"équilibre" de notre relation avec le Maroc, de janvier à juillet 2021:
– La France prononce 3 301 obligations de quitter le territoire, 80 expulsions ont lieu: un taux de réussite de 2,4%.
– Le Maroc demande 24 191 visas, la France en accorde 18 579: 77% de taux de réussite.— Tugdual Denis (@TugdualDenis) September 6, 2022
Création d’un Observatoire de la liberté d’enseignement
Alors que le gouvernement a pour ambition éducative de relancer la lutte contre les stéréotypes de genre à l’école dès la petite enfance, Créer son école, association présidée par Anne Coffinier, crée un Observatoire de la liberté d’enseignement.
Le bac issu de la réforme de Jean-Michel Blanquer est un bac qui exclut du régime normal les élèves en instruction en famille et en établissement privé indépendant. Ces derniers ne peuvent bénéficier d’aucune note en contrôle continu et se trouvent contraints à passer 13 à 14 épreuves terminales, là où les autres n’en passent que 4. Cette situation est stressante et vécue comme une injustice par les élèves, d’autant que l’Education nationale n’a pas su organiser, cette année en tout cas, les épreuves dans des conditions respectueuses (épreuves en des lieux éloignés, examinateurs absents ou inconscients du déroulé des épreuves…) Alertés officiellement de ces dysfonctionnements tant par des écoles que par Créer son école, qui a transmis près de 80 cas de dysfonctionnements nominatifs et documentés, le Ministère a préféré nier les problèmes. Le nouveau Ministre Pap Ndiaye devra montrer qu’il est le ministre de l’éducation de tous, et qu’il a le souci de chacun. Les lycéens des écoles indépendantes doivent pouvoir passer le bac dans les mêmes conditions que ceux des écoles publiques, le bac n’appartenant pas à l’Education nationale. C’est un diplôme national, qui constitue le premier grade universitaire. Il doit pouvoir être passé par tout type de candidat sans discrimination, et dans des conditions d’égalité réelle.
La loi confortant le respect des principes de la République prévoit que l’administration puisse réclamer à toute école des documents financiers retraçant l’origine exacte de chaque recette (nom de chaque donateur etc…) sur 5 ans. Le motif avancé était de lutter contre les financements de sectes ou de mouvements salafistes. En pratique, certaines académies comme celle d’Amiens, dont le recteur est l’ancien directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer, ont demandé en masse et sans distinction ces documents à de nombreuses écoles, qui ne présentaient aucun risque de séparatisme. La loi destinée à “lutter contre le séparatisme” a mis en place un numéro national unique par enfant, afin d’en assurer mieux le suivi. Ainsi les écoles doivent-elles déclarer chaque enfant et leur demander à eux, de déclarer les métiers de leurs parents. Ce type d’approche normative ne peut-il pas avoir une incidence sur les relations entre élèves et enseignants, et plus particulièrement l’obligation de neutralité des uns par rapport aux autres ? Pourquoi l’école aurait-elle à connaître le métier et la classification du métier des parents de chaque enfant qu’elle scolarise, pour les entrer dans le logiciel ONDE qui, lui-même, contient des données sensibles et qui seront transmises systématiquement à la direction des statistiques du Ministère ? Ces questions doivent être posées. Si le salaire n’est pas meilleur que dans le public, le directeur comme les professeurs bénéficient dans les écoles indépendantes de plus de responsabilités, de libertés, et moins d’obligations technocratiques. Or, le renforcement des contrôles sur les écoles indépendantes restreint, toujours plus, les libertés et le droit à se penser et à vivre sans se définir par rapport à des catégories imposées par l’administration. Il ne s’applique pas spécifiquement aux écoles indépendantes mais il vient faire en sorte que les écoles indépendantes ne soient pas un lieu où plus de libertés s’exercent que dans d’autres écoles. Ces réformes rognent petit à petit les différences qui font encore la valeur des écoles indépendantes, et qui permettent à un esprit pionnier de liberté d’y flotter. « Surveiller et punir »?
L’Observatoire est destiné à présenter
- la situation juridique de l’exercice de la liberté d’enseignement France (point des lois et jurisprudences) ;
- les repères statistiques relatifs aux écoles indépendantes en France, et les données et analyses de créations d’école sur
plusieurs années ; - Une bibliographie des publications scientifiques sur les écoles indépendantes et la liberté d’enseignement.
Ardèche : la Vierge du village de Pailharès vandalisée
Lundi matin, la vierge de la fontaine portait du rouge à lèvres, une couronne fluorescente et, autour du cou, ce qui ressemblait fort à un sous-vêtement féminin !
172 écoles ouvrent pour l’année scolaire 2022-2023, en plus des 1 700 écoles indépendantes
Créer son école a tenu sa traditionnelle conférence de presse de rentrée ce mercredi 7 septembre pour présenter l’actualité de la liberté scolaire.
De plus en plus de parents choisissent dans le monde de recourir à l’instruction en famille. Cette croissance a été fortement accélérée par la crise du Covid 19, qui a permis à des centaines de millions de personnes d’expérimenter une forme (certes dégradée) d’instruction en famille et de prendre du recul par rapport aux coûts et bénéfices de l’instruction en institution scolaire.
Les États-Unis, premier pays du monde avec plus de 2,5 millions d’enfants en homeschooling, a connu entre 2019 et aujourd’hui une croissance très forte portant de 3,5% à plus de 10% la proportion d’enfants scolarisés à domicile. C’est en Grande-Bretagne, qui compte 100 000 enfants en IEF, que la croissance a été la plus forte, avec une augmentation de 130 % durant ces trois dernières années. On note
aussi une très forte croissance de cette pratique éducative en Indonésie, en Afrique du Sud, en Chine, au Japon, au Canada, au Brésil, en Australie…
La dégradation vécue comme irrémédiable, à court ou moyen terme de l’Education nationale, la saturation ou la banalisation des écoles privées sous contrat, l’expérience d’autres modes d’éducation à l’étranger, la pratique même dégradée de l’instruction en famille pendant les confinements, le désir de s’impliquer plus dans l’instruction des enfants, l’attente de la société pour une prise en compte accrue des spécificités de chaque enfant, le désir de bilinguisme dans le contexte de la mondialisation etc… sont autant de facteurs qui nourrissent la croissance de la demande parentale pour les écoles indépendantes en France. Mais à la différence de la plupart des autres Etats, les familles françaises se heurtent à l’hostilité de l’Etat à leurs projets de liberté scolaire. Le gouvernement français est en effet hostile aux formes d’instruction alternatives à l’Education nationale et à ses délégataires de service public, les écoles privées sous contrat, dont il contient également scrupuleusement la croissance. Tous les enfants doivent être formés dans le même cadre. La diversification des modalités d’enseignement (IEF, écoles indépendantes) est présentée comme un risque séparatiste pour la Nation. Dès lors, la politique de l’Etat français a consisté à freiner l’essor des modes d’instruction alternatifs, et à renvoyer dans la mesure du possible à l’école publique ou sous contrat les enfants éduqués autrement.
Sous couvert de lutte contre l’islamisme, c’est l’idée même de faire autrement qui est combattue in concreto. Plus l’école publique est à la peine, plus l’Education nationale paraît s’en prendre aux scolarisations alternatives.
172 écoles ouvrent pour l’année scolaire 2022-2023, en plus des 1 700 écoles indépendantes :

Ce qui a nourri la croissance des écoles indépendantes :
- Mouvement de recherche de qualité de vie (néo-ruraux, écologie) et d’implication personnelle dans l’éducation de ses enfants (43 écoles sur 172 ont revendiqué un fort ancrage à la nature) ;
- Effondrement du niveau et de la sécurité dans les écoles publiques et pénurie de places dans les écoles privées sous contrat ;
- Loi obligeant la scolarisation à 3 ans (ainsi 36 % des créations sont des maternelles) ;
- Interdiction de l’instruction en famille (importance des micro-écoles dans les villages de moins de 2 000 habitants qui représentent 67% des créations d’école cette année) ;
- Souhait de « sur-mesure » et de « taille-humaine », qui plébiscite les petites structures plus facilement bienveillantes à l’égard de chaque enfant ;
- Besoin d’inclusivité ou de double projet (38 écoles sur 172 s’adressent à un public spécifique : enfants pratiquant un art à haut niveau, enfants présentant des troubles de l’apprentissage, enfants à haut potentiel…) Les écoles indépendantes ne conçoivent pas leur pédagogie pour un enfant moyen appartenant à un groupe classe. Elles cherchent à personnaliser leur approche pédagogique.
Monde & vie : un mensuel tranquillement catholique et à droite
On connait le prêtre, le philosophe et le théologien, on connait moins le Guillaume de Tanoüarn journaliste et directeur de publication de “Monde et Vie“. Et pourtant, le brillant intellectuel ne compte pas ses heures pour faire vivre ce mensuel qui a une longue histoire et qui dispose d’une place unique dans la presse d’opinion puisque c’est un magazine chrétien qui n’a pas peur de se colleter à la politique. C’est dans le paysage médiatique actuel, une véritable singularité. L’abbé de Tanoüarn ne cache pas les difficultés de sa démarche notamment dans un moment de crise économique de la presse écrite non subventionnée. Au-delà, le prêtre réaffirme le retour du politique en France avec notamment une Assemblée nationale qui peut jouer pleinement son rôle. Il évoque aussi les successions de crises au sein de l’Eglise, les mauvais comportements à l’égard des catholiques de Tradition et l’attitude personnelle du Pape François. Un regard important d’une personnalité qui possède une foi à toute épreuve.
Extrait de son dernier éditorial :
Voilà juste cent ans, dans sa lettre apostolique Galliam Ecclesiae filiam primogenitam, le pape Pie XI écrivait : « Il est certain, selon un ancien adage, que “le royaume de France” a été appelé “royaume de Marie”, et cela à juste titre… ». Évoquant l’histoire de notre pays et tous les saints issus de notre sol, il rappelait le lien particulier qui unit la fille aînée de l’Église et la Vierge sans tache. En même temps que, déférant au vœu de son prédécesseur Benoît XV, le Saint-Père plaçait la France sous le patronage principal de Notre-Dame de l’Assomption, pour comble de bonheur il lui associait comme patronne secondaire sainte Jeanne d’Arc, canonisée deux ans plus tôt – et à laquelle Pie XII ajouterait plus tard sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.
Jusqu’à présent, même parmi les catholiques français, ce centenaire n’a pas été célébré avec la joie qu’il aurait mérité, joie toute céleste qui devrait combler les âmes et les cœurs à ce souvenir. Hélas, en remisant le Ciel dans la cave de la “sphère privée” que les petits maîtres de la République ont assigné à notre dévotion, nous avons désappris de prier pour la France. Comme si Dieu se désintéressait de l’histoire de ses enfants.
Fumée de Satan ! Au contraire, tout le passé de notre nation, depuis le baptême de Reims, témoigne de l’attention active de la Providence dans l’histoire en général et, par Marie, dans celle de la France en particulier. En reconnaissant la royauté de Notre-Dame de l’Assomption sur la France, le pape Pie XI entérinait, à quatre siècles de distance, la décision du roi Louis XIII de placer la France sous la protection spéciale « de la très sainte et très glorieuse Vierge »et de lui consacrer sa personne, son État, sa couronne et ses sujets, afin que le royaume « ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire ». Mais Louis XI, déjà, en 1478, devant Notre-Dame de Boulogne, la Vierge nautonière, avait reconnu solennellement la reine du Ciel comme « suzeraine des rois de France »; et, dès 813, à l’époque du concile de Mayence, Charlemagne avait érigé l’Assomption de la Vierge, le 15 août, en fête d’obligation pour tout son Empire. Ses lettres de chrétienté, la France les tient de Marie, ce qui n’est pas un motif d’orgueil, mais une très puissante raison d’espérer.
Le Ciel n’est pas avare dans ses dilections et Marie est reine de l’Univers et de tous les peuples. La Vierge de Czestochowa veille sur la Pologne, celle de Fatima sur le Portugal, celle de Guadalupe protège le Mexique. Mais les sanctuaires dédiés à Notre-Dame tissent un immense rosaire sur notre pays, et la présence mariale, les nombreuses apparitions de la Sainte Vierge, multipliées depuis la Révolution et les temps de l’apostasie collective qui paraît triompher aujourd’hui, y ont répandu à profusion des grâces qui ne seront pas perdues. Notre France peut être momentanément infidèle ; mais la fidélité de Marie est éternelle. Cette conviction inébranlable, qui devrait tenir au cœur de tout catholique français, a été confirmée voilà deux ans, au début de la semaine sainte, par un symbole fort : dans l’incendie de Notre-Dame, alors que la flèche de la cathédrale s’était abattue dans le brasier, les saintes reliques contenues dans le coq n’ont pas souffert. Gardons ce signe alors que la charpente chrétienne de notre pays paraît brisée et que la flèche de son âme semble s’abîmer dans le matérialisme ambiant, et prions la Vierge de l’Assomption de sauver une nouvelle fois son royaume.
Il n’y a pas d’interdit à une alliance entre les droites
… en Italie, avec l’accord qui réunit la Lega, Forza Italia et Fratelli d’Italia, plus une galaxie de petites formations centristes. Professeur d’histoire et de sociologie politique à Sciences Po et président de la School of Government de l’université Luiss à Rome, Marc Lazar répond au Figaro :
Ces partis s’allient parce qu’ils y sont contraints par le mode de scrutin. Ils ont de profondes différences, par exemple sur la Russie et la guerre en Ukraine, et il y a une compétition pour le leadership entre Silvio Berlusconi, Matteo Salvini et Giorgia Meloni. Cette dernière cherche à affirmer sa prééminence et à imposer que le parti recueillant le plus de suffrages ait un candidat naturel, en l’occurrence elle, à la présidence du Conseil, bien que ce soit le président de la République qui nomme le président du Conseil.
Ils ont aussi de réelles convergences. D’abord une affirmation nationale voire « nationalitaire » déjà présente chez Silvio Berlusconi avec le nom de son parti depuis 1994, Forza Italia ( « Allez l’Italie » ). La Lega, au départ régionaliste, se veut une Ligue nationale depuis 2013, quand Matteo Salvini a pris la direction de ce parti. Giorgia Meloni est à la tête d’un parti nationaliste et souverainiste, issu du fascisme. Ces partis partagent l’hostilité à la gauche et l’anticommunisme, même s’il n’y a quasiment plus de communistes en Italie.
Il y a un troisième point d’accord : la défiance envers l’État. Du fait de l’origine de son parti, Giorgia Meloni se montre moins hostile à l’État, mais elle dénonce sa trop forte présence. Cela se double d’un accord sur le libéralisme économique (avec la promesse d’une diminution des taxes), là encore avec des divergences : il est fort chez Forza Italia et à la Lega, moins du côté de Fratelli d’Italia.
Pour Forza Italia et Fratelli d’Italia, et de manière moins prononcée dans la Lega, on retrouve ce que l’historien Giovanni Orsina a appelé « l’anti-antifascisme » , c’est-à-dire l’exaspération contre l’antifascisme. Enfin, ces partis ont une sociologie assez semblable : leur électorat comporte une forte présence de petits commerçants, d’artisans, de chefs d’entreprise mais aussi d’employés et de catégories populaires ayant déserté la gauche. La droite dispose de ce qu’Antonio Gramsci appelait un « bloc social » . Cette tradition d’unité date de 1994 même s’il y a eu des tensions et des ruptures. Ces partis sont habitués à former une machine de guerre pour les élections même si ensuite gouverner ensemble s’avère plus compliqué.
Pourquoi n’y a-t-il pas, ou plus, d’interdit moral, au sein de la droite modérée, face à la perspective d’une alliance avec Giorgia Meloni et Matteo Salvini ? Cette situation est-elle le legs des choix de Berlusconi en son temps ?
Incontestablement, c’est la réussite de l’opération politique de Berlusconi : quand il se lance en politique en 1994, il choisit de faire une large alliance avec la Ligue du Nord, alors régionaliste, et Alliance nationale, un parti issu du fascisme. Cet accord fait qu’il n’y a pas d’interdit politique et moral aujourd’hui. À l’époque, cela avait déclenché d’énormes polémiques dans le camp opposé, à gauche et au centre. Mais l’argumentaire de Silvio Berlusconi a été de dire que, grâce à lui, ces formations se sont déradicalisées. Par exemple, Gianfranco Fini, qui venait du néofascisme, a transformé son parti, Alliance nationale ; il en était arrivé à répudier son passé et le fascisme.
La Lega, que l’on classe en France à l’extrême droite, possède une composante de droite plus modérée, en particulier dans le nord de l’Italie avec une grande expérience de gestion municipale. Ce n’est pas une formation monolithique, ce qui explique son ralliement au gouvernement de Mario Draghi ; Matteo Salvini ne l’a pas fait de gaieté de coeur. Aujourd’hui, Fratelli d’Italia, la formation de Giorgia Meloni, tente aussi de sortir de son passé néofasciste. […]
En Italie, on parle de « coalition de centre droit » , là où beaucoup d’observateurs européens rangent Matteo Salvini et Giorgia Meloni à l’extrême droite ou les qualifient de droite radicale. Comment expliquer cette différence de vocabulaire ? La frontière entre droite et extrême droite ou droite radicale existe-t-elle en Italie? Faut-il s’attendre à ce que le parti de Berlusconi s’efface derrière ses alliés plus radicaux ?
Effectivement, en France, on qualifie la Lega, Fratelli d’Italia, voire Silvio Berlusconi, d’ « extrême droite » . En Italie, il existe un consensus politique, journalistique et académique pour parler de centre droit. Cela provient des années 1990, quand le système politique caractérisé entre autres par la puissance de la Démocratie chrétienne et du Parti communiste s’effondre. Cela a amené à la formation de coalitions, encouragée par les modes de scrutin. Il était impossible de se présenter comme « droite » parce qu’elle était historiquement associée au fascisme. Inversement, se revendiquer de gauche revenait à être identifié comme communiste. Ces larges coalitions de droite et de gauche ont voulu capter l’héritage de la Démocratie chrétienne qui occupait une position centrale, avec la conviction que les élections se gagnent avec l’électorat modéré du centre. […]
Jean-Christophe Lagarde encore en garde à vue
L’ex-député Jean-Christophe Lagarde a été placé en garde à vue mercredi dans le cadre de l’enquête sur les fausses accusations du Point ayant visé le couple de députés LFI Raquel Garrido et Alexis Corbièr. Il a été interpellé à son domicile.
En juin, une enquête pour escroquerie avait été ouverte après une plainte du couple accusé indûment dans un article du Point d’avoir exploité une femme de ménage sans papiers, ce que les deux élus avaient fermement démenti.
Il avait déjà été placé en garde à vue en mars 2021 pour «détention d’arme».
A trois mois de l’élection du nouveau président des LR, les discours se droitisent
Constat de Valeurs Actuelles au campus des Jeunes Républicains à Angers :
On veut coller à la ligne du RN, le parti qui gagne dans les urnes. L’arrivée de 89 députés du RN à l’Assemblée nationale en juin a été vue comme une humiliation pour l’ex-UMP, il y a peu encore aux manettes. A la tribune, Théo Michel, secrétaire général des Jeunes LR, dénonce les « quartiers où on ne peut entrer », quitte à « choquer la bien-pensance, les belles âmes. » Même discours chez Guilhem Carayon, président des jeunes LR. « Il faut revenir aux fondamentaux : d’abord défendre l’autorité de l’Etat et la sécurité parce que c’est la première des libertés. Surtout pour les jeunes d’ailleurs, qui sont les personnes les plus touchées dans le pays par la délinquance. »
[…] « On est là pour dire à nos aînés qu’il faut vraiment mener une révolution au sein des républicains. On sort d’une défaite énorme, c’est la troisième élection présentielle de suite que l’on perd. Il faut clarifier la ligne politique avec un changement radical : on est de droite, on n’est pas au centre ! », tranche Guilhem Carayon. Lui a apporté son soutien à Ciotti. « C’est un des rares hommes politiques qui a eu le courage de voter contre le traité de Lisbonne en 2007, contre l’avis-même de sa famille politique. » Tout en concédant qu’entre les deux candidats, « les lignes sont très proches. » On en oublierait presque la présence du troisième larron sur la ligne de départ, le député du Lot Aurélien Pradié. « C’est un fantôme », ironise un militant. La famille LR prend elle aussi des allures de parti fantôme. Seuls 48 500 adhérents sont invités à glisser un bulletin dans l’urne, en décembre. Ils étaient 268 000 à élire Nicolas Sarkozy à la tête du mouvement en 2014.
Une médiation…
Le tribunal judiciaire de Paris a proposé hier aux cinq sites pornographiques (Pornhub, Tukif, XHamster, Xvideos, Xnxx) visés par une mise en demeure de l’Arcom d’organiser une médiation pour définir un moyen d’empêcher leur accès aux mineurs, au grand dam de l’Arcom qui demandait aux opérateurs télécoms le blocage immédiat de ces sites.
“La position du régulateur, ce n’est pas d’animer des ateliers pour aider les sites pornographiques à exercer leur activité”, ont regretté ses avocats.
En outre, la société chypriote MG Freesites, éditrice de la plateforme Pornhub, a déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) contestant la légitimité de l’Arcom à agir ; le tribunal se prononcera le 4 octobre sur son éventuelle transmission à la Cour de cassation.
Mayotte : soyons enfin lucides
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Du 21 au 24 août, Gérald Darmanin, notre ministre de l’Intérieur et des Outre-Mer (autrement dit “d’ici-et-d’ailleurs”) était en visite à Mayotte. Il a profité de son séjour de carte-postale (souvenez-vous qu’un des arguments de vente touristique pour bobos parisiens est le suivant : “Mayotte, le plus beau lagon du monde !”) pour nous offrir l’une de ces supercheries dont il a le secret, alliant faux bon sens paysan, feinte compassion et trompeuse détermination qu’il a résumée dans cette formule oiseuse : “Il faut lutter contre l’attractivité sociale et administrative” de l’île pour y freiner l’immigration clandestine en provenance des Comores voisines ! On croit rêver.
Rappelons quelques faits.
D’abord, le rattachement de Mayotte à la France est le fruit de deux fautes politiques : l’achat de l’archipel au sultan local (Andriantsoly) par le gouvernement du roi Louis-Philipe en avril 1841 (onze ans après le début de la conquête de l’Algérie) et la confirmation de l’appartenance à la République française par le gouvernement issu de la révolution de 1848. Mais c’est aussi le fruit d’une forfaiture – au sens premier du terme -, la départementalisation de ce territoire d’Outre-Mer par le gouvernement de Nicolas Sarkozy en 2011, à la suite du référendum local de mars 2009, sans consultation des Français de métropole. Le coup répété du Traité de Lisbonne après le résultat négatif du référendum de mai 2005…
Hélas, les ennuis ne firent que se multiplier. Et c’est tellement vrai que, dès janvier 2016, la Cour des comptes annonçait aux Français que la départementalisation de Mayotte était une “bombe à retardement” !
Car, située dans l’océan Indien, entre l’Afrique de l’Est et Madagascar, Mayotte a vu sa population quadrupler entre 1985 et 2017, selon l’Insee, sous l’effet conjugué d’une forte natalité (plus de quatre enfants par femme) et d’une immigration d’habitants venus principalement de l’archipel voisin des Comores (mais aussi de Madagascar et même du continent africain -).
L’île est aujourd’hui peuplée de 350 000 à 400 000 personnes selon les autorités. En réalité, nul n’en sait rien et les chiffres sont sans doute supérieurs car PLUS DE LA MOITIE DE CES HABITANTS SONT DES IMMIGRES ET QUE LEUR NOMBRE AUGMENTE CHAQUE JOUR, leur objectif étant de profiter des avantages sociaux qu’ils ne trouvent pas chez eux et, pire encore, de faire accoucher dans l’archipel leurs femmes (ils sont polygames…) afin que les enfants nés sur le territoire puissent revendiquer la nationalité française par le droit du sol !
Rappelons ici que la principale maternité de l’île, à Mamoudzou, est, en nombre d’accouchements (plus de 10 000 par an)… la plus importante de France et même de toute l’Union européenne (puisque Mayotte, département français, est une “Région ultrapériphérique” de l’UE).
Cette surpopulation entraine une explosion des habitats précaires sous la forme d’innombrables bidonvilles avec toutes leurs conséquences économiques, sanitaires et… sécuritaires.
L’île connait aussi des problèmes insolubles pour insérer la jeunesse dans la vie active alors que l’âge moyen y était de 23 ans en 2017. Toujours selon l’Insee, 25 000 jeunes de 15 à 29 ans sont sans emploi, ni en cours d’études, ni en formation. Soit 36% de cette tranche d’âge, trois fois plus que sur le reste du territoire français (13%).
Mayotte doit également faire face à une autre calamité, la violence des bandes. Les affrontements se font entre elles mais de plus en plus contre les forces de l’ordre. La délinquance y est très élevée, bien plus importante qu’en France métropolitaine (ce qui n’est pas rien !), avec quatre fois plus de procédures pour cambriolages, vols, agressions physiques ou viols… Evidemment sans résultat puisque, là-bas, la justice ne s’applique tout simplement jamais.
L’insécurité s’ajoute à un contexte de très grande pauvreté : près des trois quarts de la population (74%) vit avec un niveau de vie inférieur à 50% de la médiane nationale, toujours selon l’Insee.
Or que nous a annoncé l’ineffable Gérald Darmanin pour lutter contre tous ces fléaux ? Principalement deux choses.
Il souhaite d’abord renforcer la lutte contre l’immigration clandestine dans le département, en durcissant la législation sur le droit du sol. “Cette augmentation de l’immigration illégale fait naître énormément de désordre. Un désordre d’habitats insalubres, d’habitats illéga[ux], de difficultés de sécurité que personne ne peut nier”, a-t-il justifié. Aujourd’hui, un enfant né à Mayotte est déclaré Français si l’un de ses parents a résidé régulièrement sur l’île pendant au moins trois mois (les trois mois qui précèdent l’accouchement de sa mère par exemple !). A l’avenir, ce même parent “devrait” prouver sa présence pendant un an. Une vraie révolution !
Il veut ensuite s’attaquer à la délinquance des mineurs à Mayotte en proposant d’ouvrir “des lieux de rééducation et de redressement pour les mineurs délinquants, encadrés par des militaires” (Il a évoqué des discussions avec les policiers et gendarmes qui rapportaient des attaques de “mineurs de 11 ans, de 10 ans, de neuf ans”, armés de machettes et de haches… “Aujourd’hui les magistrats, et c’est bien normal, les libèrent, puisqu’on ne met pas les enfants en prison, mais il faut pourtant leur offrir un lieu de sanction et d’éducation”, a expliqué le ministre.)
Chiche. Mais alors, pourquoi pas aussi… en métropole ?
Et pourquoi pas, aussi, rétablir les bagnes et la relégation ?
Vous l’aurez compris, tout cela n’est qu’imposture et foutaises. Comme toujours avec Emmanuel Macron et ses acolytes. Alors que, en réalité, il n’y a plus qu’une seule solution :
RENDRE SA LIBERTE À MAYOTTE ET PASSER LE FLAMBEAU À L’UNION DES COMORES, CI-DEVANT REPUBLIQUE ISLAMIQUE DES COMORES, QUI RECLAME SON DÛ DEPUIS 1972. SANS OUBLIER LE COROLLAIRE DE CETTE MESURE : LA SUPPRESSION DE LA NATIONALITÉ FRANÇAISE POUR LES MAHORAIS…
Et que l’on ne vienne pas nous opposer la perte d’une fraction ridicule de notre zone économique exclusive (ZEE) maritime, déjà très étendue sans beaucoup de bénéfice, voire trop étendue peut-être pour nos présentes capacités de défense.
Si nous y ajoutons le fait que l’archipel est menacé sérieusement par le volcanisme sous-marin alentour, il n’y a pas d’alternative au retrait de la France de ce piège intenable.
J-Y Pons (Conseil dans l’Espérance du Roi)
Retrouver notre souveraineté en matière d’immigration
Dans Valeurs Actuelles, Nicolas Bay, député français au Parlement européen, écrit :
[…] Nos normes sur l’asile, l’accueil, ont été pensées au siècle dernier dans un contexte particulier, celui d’une Europe en ruines où des millions de réfugiés d’une même civilisation se déplaçaient d’est en ouest. Inchangées, elles favorisent aujourd’hui la submersion démographique, l’assaut vers notre continent. Dans le même esprit, le droit de la mer n’a pas été mis en place pour des « naufragés » volontaires conduits par des criminels, ni pour donner illusoirement un supplément d’âme à des militants d’organisations gauchistes.
[…] On aurait tort de croire que ces organisations limitent leur activité au transfert de migrants vers l’Europe. Elles exercent désormais également une surveillance aérienne de l’action de Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, qui se traduit en ce mois d’août, sans surprise, par une dénonciation de l’agence pour « violation du droit international ».
La démission au printemps dernier du patron de Frontex, le Français Fabrice Leggeri, est à mettre en partie à leur passif. L’autre part du travail de sape a été accomplie par la Commission européenne et notamment Ylva Johansson, une suédoise qui appartient à l’aile gauche de la gauche dans son pays.
Militants gauchistes, commissaires européens, CJUE. Avec cette triade, l’Europe reste plus que jamais un terrain vague et ses frontières extérieures des passoires.
En 2020, sur les sept premiers mois de l’année, 10 900 clandestins avaient été convoyés en Italie par les ONG. Près du triple en 2021 (29 000). Presque quatre fois plus cette année (42 500). Un total de 70 400 dont une bonne part est allée ou ira en France à l’instar du dénommé Brahim Aouissaoui qui, le 29 octobre 2020, a assassiné trois personnes dans la basilique Notre-Dame de Nice. Les pages faits-divers de nos journaux régionaux regorgent presque chaque jour d’agresseurs, de violeurs, de voleurs, de tueurs, dont on apprend au détour de l’article qu’ils sont entrés illégalement en France et que, déjà interpellés, ils n’ont jamais été expulsés.
Qu’ils le veulent ou non, mais y ont-ils seulement pensé, ceux qui se félicitent de la décision de la CJUE portent une responsabilité, certes indirecte, certes involontaire, des délits et des crimes qui, inévitablement, en résulteront. Par ailleurs, ne cessons jamais de le répéter : si les clandestins qui prennent la mer en partant de Libye ou de Tunisie avaient été systématiquement renvoyés à leurs points de départs dès les premières traversées, il y a longtemps que plus aucun départ ne se ferait. Qui payerait (car ces gens payent) pour un aller-retour ?
Sur l’ensemble des frontières européennes, les passages forcés de migrants illégaux, souvent des hommes jeunes et musulmans, sont en hausse de 86% sur les sept premiers mois de 2022. 35 000 pour le seul mois de juillet, 155 000 depuis le début de l’année. Citer ces chiffres, aligner ces statistiques, a indubitablement un air de déjà-vu. À défaut de lasser les patiences, ils endorment les consciences. Chaque année, c’est l’équivalent d’une grande ville européenne qui entre sur notre continent, puis une autre et encore une autre. Sans compter les millions de migrants légaux qui « oublient » de partir une fois leurs visas arrivés à échéance. Si le grand remplacement est une formule, le peuplement de nos quartiers, de nos villes et désormais de nos villages est une réalité dont les Européens ne commencent qu’à peine à mesurer la conséquence à moyen terme : devenir minoritaires sur leur propre terre.
Dans ce contexte, la base de la Reconquête pourrait bien être le glaive de la justice, la reconquête juridique des droits des peuples européens à rester eux-mêmes.
Chronique des cinglés
La @MairiedeSaumur sombre en pleine Absurdie… pic.twitter.com/NhVI1nMtvn
— Reconquête49 (@Reconquete_49) September 6, 2022
« Je n’ai pas honte d’avoir été un opposant de madame Taubira quand elle prétendait changer la civilisation»
Extrait du discours de François-Xavier Bellamy à Angers le dimanche 4 septembre 2022, à l’occasion de la rentrée des Jeunes Républicains :
« Je n’ai pas honte d’avoir été un opposant de madame Taubira quand elle prétendait changer la civilisation […]. Je pense même que notre combat d’hier n’a jamais été autant d’actualité […]. Nous étions très nombreux ici à porter le même message et nous avions raison de le faire ».
François-Xavier Bellamy est revenu dimanche 4 septembre à Angers, dans son discours à l’occasion de la rentrée des Jeunes Républicains, sur la loi Taubira et la défense
« à temps et à contre-temps la sagesse, l’équilibre, l’intelligence, la justesse, le sens de l’expérience humaine ».
« Vous êtes jeunes, vous n’avez pas à rougir, vous n’êtes pas de vieux cons quand vous dites que nous avons le devoir de défendre ce qui fait la fécondité de l’expérience humaine toute entière. […] Même les combats menés un jour à contre courant peuvent devenir le secret de nos victoires futures. »
Des protestants s’élèvent contre les abus de pouvoir
Une coalition internationale de pasteurs (Européens, Nord-Américains et Africains) vient de signer une déclaration contre les abus de pouvoir par les élites politiques : la Frankfurt Declaration of Christian & Civil Liberties.
Cette déclaration a été publiée en anglais, allemand, espagnol, tchèque et français : https://frankfurtdeclaration.com/wp-content/uploads/2022/09/Declaration-de-Francfort.pdf
Elle réunit déjà plus de 2700 signataires.
Extrait :
Nous affirmons que chaque être humain est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu (imago Dei) et qu’il possède donc une dignité et une valeur intrinsèques, ainsi que certains droits et libertés inaliénables, nécessaires à une vie humaine correcte. Ces droits et libertés comprennent le droit de pratiquer un culte collectif, d’entretenir des relations personnelles et présentielles, d’exercer une profession, de participer aux événements importants de la vie humaine, comme le droit de réconforter les malades et les mourants (en particulier ceux de sa propre famille), d’assister à des funérailles, d’assister à la naissance de son enfant, de se marier lors d’une réunion publique, de se réunir pour manger avec d’autres personnes, et d’exercer un travail honorable. Nous affirmons également que les gouvernements devraient reconnaître que chaque individu est responsable de son propre bien-être corporel et devraient protéger le droit à l’autodétermination médicale personnelle.
Nous refusons donc les actions déshumanisantes d’une autorité gouvernementale, ou de toute autre institution, visant à soumettre toute personne à une manipulation psychologique et à une intimidation. Cela inclut le fait d’encourager la suspicion envers les autres, en les présentant comme des menaces potentielles pour le bien commun et individuel. De même, nous nous opposons à ce que l’État prenne des décisions médicales pour ses citoyens, ainsi qu’à la criminalisation, la ségrégation forcée, le licenciement professionnel obligatoire et toute autre privation des droits des personnes qui choisissent de ne pas se conformer aux politiques médicales de leur gouvernement. Nous rejetons donc toute forme de coercition médicale et toute restriction des libertés individuelles des personnes qui ne sont pas infectées par une maladie contagieuse et potentiellement mortelle ; cela inclut la mise en place de pass vaccinal, la distanciation sociale ou le port d’un masque comme condition générale d’accès aux lieux publics, de participation au travail ou à la vie sociale. Nous nous opposons également aux tendances mondiales en faveur du transhumanisme, de la surveillance et du contrôle technologiques des êtres humains, car elles sapent la capacité d’agir de l’être humain, qui est si fondamentale pour notre vocation divine à vivre en tant que porteurs de l’image de Dieu.
Nous affirmons que toutes les autorités terrestres tirent leur autorité (“le droit d’être obéi”) de Dieu, qui est au-dessus de tout et à qui tous doivent rendre des comptes. Nous croyons qu’Il a établi leurs différentes sphères de responsabilité (c’est-à-dire leurs mandats) et, ce faisant, a fixé les limites de leur autorité. Dieu a délégué l’autorité aux gouvernements civils dans le but de récompenser le bien et de punir le mal, et de protéger les droits et libertés accordés par Dieu à tous les peuples. Il a également délégué son autorité à l’Église dans ses diverses expressions, en particulier pour faire des disciples de toutes les nations en prêchant la Parole de Dieu, et pour établir et administrer des communautés d’individus rachetés par la foi, vivant sous l’autorité du Christ. En outre, il a délégué l’autorité à la famille en tant qu’unité de base de la société, dans le but de favoriser la cohésion sociale et la fidélité sexuelle, et de protéger, de pourvoir aux besoins des enfants, de les élever et de les éduquer dans la voie du Seigneur. Nous affirmons notre droit, en tant que citoyens, parents et chrétiens, de déterminer librement nos croyances et nos comportements sur la base de ces vérités.
Nous refusons donc les idéologies totalitaires des gouvernements qui ne reconnaissent pas les limites de leur autorité et usurpent l’autorité déléguée par Dieu à l’Église ou à la famille. En particulier, nous rejetons la tendance des gouvernements à centraliser les croyances et les comportements de leurs citoyens, en créant une société autoritaire dans laquelle l’État est absolu. Un tel totalitarisme et étatisme est construit sur des croyances qui ont fondamentalement redéfini le bien et le mal et la nature des êtres humains et sont contraires à l’ordre divin des choses. Ces croyances ont pour effet d’asservir les libertés individuelles et religieuses, et d’engendrer une intolérance idéologique qui cherche à réduire au silence, à annuler et à rééduquer ceux qui ne sont pas d’accord. Nous nous opposons également à l’idée que les enfants sont la propriété de l’État, et donc des sujets à endoctriner, ainsi qu’à tout encouragement ou toute manipulation des enfants visant à ce qu’ils subissent des procédures médicales sans le consentement de leurs parents.
Désinformation : flagrants délits de LCI
LCI accuse la TV d’État russe de propagande mensongère au sujet d’une manifestation hostile à Macron qui n’aurait jamais existé. Cette manifestation a pourtant bien eu lieu sous les fenêtres de l’AFP :
« Macron ta guerre on n’en veut pas ! »
« Sortons de l’OTAN ! »
Nous étions des dizaines de milliers samedi à Paris à le dire haut et fort !
Le débat s’installe partout, personne ne pourra y échapper ! #StopOTAN pic.twitter.com/PSbcW0BK4P— Florian Philippot (@f_philippot) September 5, 2022
Alors là j’en tombe de ma chaise !
Dire sur LCI que la manifestation de samedi à Paris « n’a pas eu lieu » pour dire que ce ne sont que fausses images et détournement de la télévision russe ! 🤦
Elle a bien eu lieu. Il y avait du monde. LCI était informée et invitée. https://t.co/CtHDvo6s71— Florian Philippot (@f_philippot) September 6, 2022
Bonjour @LCI
Contrairement à vos mensonges, il y a bien eu une manif samedi contre la politique de Macron, contre ses « sanctions » anti françaises…
✅ Non ce n’est pas «la Tv russe qui ment» comme vous le dites, c’est vous !
Dessous, une vidéo faite pendant la manif pic.twitter.com/qTiRUJCPL5— Philippe Murer 🇫🇷 (@PhilippeMurer) September 5, 2022
Julien Arnaud a regretté :
C'est une erreur regrettable et j'en suis désolé. Nous le corrigerons naturellement ce soir. https://t.co/ZnIViFBfF2
— Julien Arnaud (@Ju_Arnaud) September 6, 2022
Mais la même chaine a enchainé dans la désinformation en déclarant qu’il s’agit d’une manifestation contre le passeport sanitaire
Un journaliste LCI qui prétend que la manif de @f_philippot est contre le Pass Sanitaire pour noyer le poisson encore une autre manipulation et désinformation. pic.twitter.com/tQw7878mD0
— Landscape (@vespertinum) September 6, 2022
Nouvelle fake News de LCI qui fait croire que « c’est une manif contre le Pass sanitaire ».
Alors la prochaine fois, venez, faites votre boulot, et vous verrez que c’était contre le rationnement énergétique, les sanctions, pour la sortie de l’OTAN et la Paix !
Un peu de sérieux ! https://t.co/suziYyQ1Av— Florian Philippot (@f_philippot) September 6, 2022
Grand remplacement électoral
De Jean Rouxel dans Les 4 Vérités :
Le président LREM (pardon Renaissance, cela fait plus chic !) de la commission des lois à l’Assemblée nationale, Sacha Houlié, a déposé le 2 août dernier une proposition de loi constitutionnelle visant à « accorder le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales aux étrangers non ressortissants de l’Union européenne résidant en France ».
Pour ceux qui auraient encore quelques doutes sur le fait que la Macronie est bien un mouvement social-démocrate (et que son « et de droite et de gauche » est un pâté d’alouette ne prenant à peu près rien à la droite et à peu près tout à la gauche), cette mesure devrait ouvrir les yeux – sauf à choisir l’aveuglement volontaire qui se porte si bien dans le monde politique français ! Cette mesure a fait son apparition dans le programme commun de la gauche socialo-communiste en 1972. Depuis, le « droit de vote des étrangers » est un serpent de mer permettant de refédérer les gauches quand elles se disputent trop ostensiblement.
En l’occurrence, difficile de ne pas y voir un clin d’œil appuyé aux troupes de Jean-Luc Mélenchon. Lequel prétend d’ailleurs, contre tout bon sens, que M. Macron va s’allier avec LR, dont le programme serait dicté par le Rassemblement national ! De là à prétendre que le programme de la Macronie serait de droite dure, il n’y a qu’un pas, allègrement franchi par le tribun castriste ! Si seulement …
Mais revenons au vote des étrangers.
L’exposé des motifs de cette proposition de loi est révélateur – et serait jugé parfaitement délirant si le régime était encore gouverné par des principes clairs et non par l’anarchie et la confusion mentale. « L’argumentation » repose pour l’essentiel sur le double fait que les étrangers votent aux élections syndicales ou associatives et que les priver de vote serait instaurer une insupportable « discrimination ». Mais cela n’a rigoureusement aucun sens : par nature, la citoyenneté est « discriminante ». On est citoyen français ou on ne l’est pas : le citoyen français qui peut être appelé à mourir pour sa patrie a aussi son mot à dire dans la direction des affaires publiques, tandis que le non-citoyen a à la fois moins de droits et moins de devoirs. Cette espèce de phobie de la discrimination est absurde. Quant à la justification par les élections syndicales, elle en dit long sur la conception du bien commun qui prévaut en Macronie : la France est une « start-up nation », que nous pouvons vendre sur les marchés. En fait de syndicalisme, leur vision de la France relève surtout du syndic de faillite !
Emprisonné pour avoir refusé d’utiliser un pronom neutre pour appeler un élève trans
Lundi 5 septembre, un enseignant catholique a été emprisonné en Irlande pour avoir refusé d’appeler un de ses élèves transgenre par un pronom neutre.
Devant le tribunal, il a affirmé avoir été suspendu par l’école pour avoir refusé d’appeler un de ses élèves « un garçon » comme étant « une fille ». À la suite de cette affaire, il avait été suspendu. Il est revenu à l’école vendredi 2 septembre. La police de l’établissement l’a arrêté lundi 5 septembre et l’a transféré au tribunal de Dublin. Le juge a demandé l’incarcération du professeur pour qu’il respecte la décision de l’école. Se conformer aux ordres serait « un mépris » de ses propres croyances chrétiennes profondes. Accepter de se conformer à l’ordonnance du tribunal, a-t-il dit, reviendrait à enfreindre sa propre morale, son éthique et ses opinions religieuses.
Voyage en Arménie
Antoine Bordier publie aux Editions SIGEST Arthur, le petit prince d’Arménie, Les aventures d’un jeune journaliste français en Arménie.
Arthur de La Madrière est un orphelin de 20 ans, qui vient de perdre ses parents dans un accident de voiture. Il est l’aîné d’une fratrie de 7 enfants. Il vit son premier grand reportage en Arménie. Là, il découvre un pays aux mille facettes, aux mille visages. Boulimique d’aventures et de rencontres, il multiplie les reportages. Au cours de l’un d’eux, il développe des dons d’ubiquité et de bilocation. Il se retrouve à deux endroits différents, au même moment. Il se déplace, pendant ses reportages, dans le temps et dans l’espace. Au cours de l’un de ses déplacements inédits, il rencontre des personnages illustres comme Noé et Abraham. L’arche de Noé aurait terminé sa course folle sur les eaux du déluge, en s’arrêtant au sommet du mont Ararat. Et, il rencontre Abraham en tant que « Père de tous les croyants ». Quelque temps après cette rencontre incroyable, il bascule dans un monde parallèle où il devient le héros invisible qui sauve des vies le 27 septembre 2020 à Stepanakert, la capitale de l’Artsakh, la république auto-proclamée, du Haut-Karabakh, que vient d’envahir les troupes belligérantes voisines, celles de l’Azerbaïdjan. Arthur va traiter différents sujets : sur l’église, les jeunes, les femmes, la Francophonie, l’économie, les entrepreneurs, les start-ups. Il va, également, vouloir traiter les sujets du génocide, de la guerre, de la politique et de la géopolitique. Enfin, il termine son long séjour, qu’il reporte plusieurs fois, en faisant des rencontres merveilleuses, notamment, avec des personnalités locales, avec la diaspora, avec l’aigle Aroso et la reine Anahit. Cette dernière en fait son chevalier et son « petit prince ». Ce livre se présente comme un triptyque : avec un tableau journalistique plus ou moins romancé, un tableau allégorique et un tableau fantastique.
Le cardinal Jean-Pierre Ricard – ancien Président de la Conférence des Evêques de France, ancien archevêque de Bordeaux – a accepté d’écrire la préface. Véronique Lévy (la soeur de BHL), convertie au catholicisme, a écrit un coup de coeur majestueux. Jean-Pierre Mahé, ancien Président de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, Membre de l’Institut de France, historien, orientaliste et philologue, spécialiste du Caucase, de la Géorgie et de l’Arménie, est l’auteur de la postface.
Agression anti-chrétienne à Rambouillet : l’Agrif se porte partie civile
Suite à cette affaire, Bernard Antony indique que l’AGRIF va se porter partie civile. Deux des trois agresseurs ont été interpellés.
