Oklahoma : une loi pro-vie abolit presque totalement l’avortement
Le projet de loi 162, adopté mardi par les représentant de l’Etat par 70 voix contre 14, prévoit des peines allant jusqu’à 10 ans de prison et 100 000 dollars d’amende pour le personnel de santé pratiquant un avortement «sauf s’il s’agit de sauver la vie de la femme enceinte en cas d’urgence médicale».
Le texte n’a plus qu’à être signé par le gouverneur républicain Kevin Stitt pour que la nouvelle législation entre en vigueur, le 26 août.
Julien Rochedy a été séduit par la jeunesse de droite autour d’Eric Zemmour et de Reconquête!
Julien Rochedy explique pour qui il votera le 10 avril. Marine ou Zemmour ?
Les bobards du gouvernement ukrainien
D’Yves Daoudal :
Le « conseil municipal de Marioupol » (?) alerte : après le « génocide » de Boutcha, les Russes « déploient » désormais à Marioupol des « crématoriums mobiles », pour « effacer les traces de leurs crimes ». Et les habitants qui sont témoins de ces horreurs sont « rassemblés » dans des camps russes.
Selon le maire de Marioupol, ce sont des « dizaines de milliers » d’habitants qui peuvent avoir déjà été victimes des crématoriums ambulants. (Il y a quelques jours il disait que des « dizaines de milliers » d’habitants avaient été « déportés » dans des camps russes.)
Sur les réseaux sociaux, en pleine ébullition, la conclusion va de soi : « c’est Auschwitz ».
On arrive sans doute au bout du délire. Parce que, après les mots « génocide » et « Auschwitz » je ne vois pas ce qu’on peut trouver.
C’est toujours la même image qu’on nous montre, sans jamais dire où et quand elle a été prise. Il faudra quand même nous expliquer comment ce truc-là qui vient d’arriver à Marioupol a déjà pu brûler des dizaines de corps…
A propos des fameuses photos satellites Maxar par lesquelles le New York Times croyait pouvoir prouver que les cadavres dans les rues de Boutcha y étaient dès le 19 mars (ce qui est absurde en soi car ils n’auraient pas été dans l’état où on les a trouvés le 2 avril), des spécialistes ont conclu que ces images n’ont pas pu être prises ce jour-là, puisqu’aucun des trois satellites Maxar ne pouvait alors voir Boutcha, mais qu’elles n’ont pu être prises que le 1er avril à 11h57. (Voir aussi, à la fin de l’article, la brève vidéo qui compile les déclarations du maire et de son adjointe le 31 mars ne faisant aucune mention de cadavres dans les rues, puis de son adjointe le 1er avril demandant aux habitants de ne pas sortir de chez eux pour ne pas provoquer d’incidents avec les soldats ukrainiens qui nettoient les rues…)
Le professeur Marcello Ferrada de Noli a quant à lui fait une compilation des images de tous les cadavres de Boutcha qui portent un brassard blanc, par lequel ces habitants se désignaient comme non hostiles aux Russes (comme on le voit à Marioupol sur des vivants). Et il termine sur le fameux échange dans une rue de Boutcha entre un soldat ukrainien et un officier : « Est-ce que je peux tirer sur ceux qui n’ont pas le brassard bleu ? – Merde ! Evidemment ! » En commentaire, quelqu’un rappelle que le 2 avril sur le portail lb.ua un article étai titré : « Le régiment Safari des forces spéciales commence à Boutcha son opération de nettoyage des saboteurs et des complices de la Russie. »
J’avoue que je ne comprends pas comment on peut faire confiance au gouvernement ukrainien, qui ne cesse de sortir des bobards. Pour prendre un seul exemple, il y a près de deux semaines maintenant il annonçait que Kherson allait être reprise. Il ne s’est rien passé… Hier soir il a annoncé que l’armée russe allait quitter Kherson le lendemain, et que ce serait une grande victoire de l’Ukraine puisque c’était la seule grande ville occupée par les Russes. Les réseaux sociaux ukrainiens étaient enflammés. Ce soir, non seulement les Russes ne sont pas partis, mais ils ont étendu leur contrôle encore un peu plus loin vers Mykolaïv…
La famille de Samuel Paty dépose plainte contre les ministères de l’Intérieur et de l’Éducation nationale
La famille de l’enseignant poignardé puis décapité par un jihadiste d’origine tchétchène en octobre 2020 accuse les pouvoirs publics de dysfonctionnements et de ne pas avoir pris suffisamment de mesures de protection. Elle a déposé plainte pour “non-assistance à personne en péril” et “non-empêchement de crime”.
Nous allons sûrement avoir quelques candidats et journalistes qui vont crier à la récupération politique.
Sous la pression, le PNF ouvre une enquête sur l’affaire McKinsey
Le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire pour blanchiment aggravé de fraude fiscale concernant le cabinet de conseil McKinsey.
Sébastien Meurant, Sénateur, Guillaume Peltier, député, et Stéphane Ravier, sénateur avaient saisi le PNF :

El-Azhar d’hier à aujourd’hui
Clarifier revient sur l’université El-Azhar, en les complétant par quelques informations et témoignages susceptibles de nourrir la réflexion, notamment quant à son rôle et son influence au sein de l’Oumma (la nation mondiale de l’islam).
Sur l’origine, l’identité et la vocation d’El-Azhar
La création d’El-Azhar, fondée au Caire au Xème siècle, est souvent rattachée au Califat instauré après la mort de Mahomet (632). Bien qu’idéalisé par de nombreux musulmans, ce système de gouvernement mêlant religion et politique ne fut qu’une création humaine. Le Coran et la Sunna (Tradition de Mahomet) sont muets sur les modalités de la succession du « Prophète ». L’islam n’a ainsi jamais disposé d’une institution officielle découlant d’une volonté divine, comme c’est le cas pour l’Église et la papauté, qui ont été fondées explicitement par le Christ, ainsi que le rapporte l’Évangile (cf. Mt 16, 18). L’islam ignore en outre le concept de magistère authentique pour la définition des dogmes et l’interprétation des textes sacrés. El-Azhar n’échappe pas à ces règles, ce qui limite sa représentativité (Cf. PFV n° 79).
Ce n’est pourtant pas ainsi que son actuel grand imam, Ahmed El-Tayyeb, en fonction depuis 2010, présente l’institution. « Et la référence, c’est El-Azhar, l’université qui défend depuis plus de mille ans une lecture modérée du Coran », assure-t-il (Le Temps, 22 janvier 2011). Toutefois, remarque l’un de ses professeurs, Mohamed Abdou,
« en islam, il n’y a pas de monopole de la vérité, laquelle n’est pas l’apanage des seuls oulémas [savants en religion] » (Le Point, 16 juin 2016).
Selon un habitué de Tayyeb,
« il n’y a que la légitimité mondiale qui compte pour lui. En se faisant prendre en photo au Vatican, il veut se présenter comme le pape de l’islam et assurer une position dominante au sein du monde musulman » (Le Point, ibid.).
Telle fut bien sa prétention lors de ses rencontres avec les papes Jean-Paul II et François. C’est avec ce dernier qu’il s’est le plus souvent montré, au Vatican et au Caire, puis à Abou Dhabi, où tous deux se retrouvèrent du 3 au 5 février 2019 pour signer solennellement une Déclaration intitulée La fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune. (Cf. PFV n° 86 et 87). Quelques responsables musulmans ont certes approuvé ce document mais l’incertitude persiste quant à son accueil général au sein de l’Oumma, à sa transmission, y compris à travers les programmes des cours dispensés à l’Université d’El-Azhar, et donc à son application.
El-Azhar a par ailleurs des rivaux dans le monde sunnite, entre autres : la monarchie marocaine (le roi est le « commandeur des croyants ») ; la Zitouna, fondée en 737 à Tunis ; l’Université de Médine (ville qui abrite le tombeau de Mahomet), d’obédience wahhabite ; le Conseil jurisprudentiel nord-américain fondé en 1986 par une association d’étudiants musulmans (aujourd’hui Société islamique nord-américaine) ; et le Conseil européen de la Fatwa, établi à Dublin depuis sa fondation en 1997 par les Frères musulmans dont il propage les thèses à travers ses antennes telle que l’Institut européen des Sciences humaines (Château-Chinon et Saint-Denis).
Quant aux chiites, ils disposent d’une autorité religieuse suprême siégeant à Qom (Iran), et d’une autre, située à Nadjaf (Irak), près du tombeau d’Ali, le père tutélaire du chiisme. Bien que dirigé par un opposant notoire à la doctrine de Qom (supériorité du spirituel sur le temporel) et ouvert au dialogue avec les chrétiens, l’ayatollah iranien Ali Sistani, lorsqu’il accueillit le pape François chez lui le 6 mars 2021, n’a pas signé la Déclaration d’Abou Dhabi, laquelle dépasse pourtant les clivages confessionnels. Il s’est contenté de dire au pape :
« Les hommes sont soit frères par la religion, soit égaux par la création » (Vatican News, 8 mars 2021).
Religion et politique
Loin de s’en tenir au domaine religieux, El-Azhar s’est toujours mêlé des affaires politiques à l’intérieur et au-delà de l’Égypte, notamment dans les conflits qui agitent le monde arabe. (cf. Stéphane Valter, Fatwas et politique, CNRS Éditions, 2020, p. 102-112). Durant la révolution égyptienne, commencée en février 2011, sa position a été fluctuante. Après s’être impliqués dans le mouvement de révolte et avoir soutenu le nouveau président, Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, les dirigeants d’El-Azhar se sont alignés sur le régime du maréchal Sissi, avec lequel des dissensions sont vite apparues. (Cf. PFV n° 82, 83 et 84).
En réponse au chef de l’État exigeant qu’El-Azhar entreprenne une réforme approfondie de l’islam, l’institution a cependant organisé ou participé à plusieurs conférences largement médiatisées. L’une d’entre elles, qui s’est tenue du 17 au 18 août 2015, concernait L’unification internationale des fatwas. (Cf. PFV n° 83 et 84). Mais, en l’absence de pouvoir coercitif, le résultat est loin d’être atteint, y compris du fait de l’institution elle-même. El-Azhar a en effet pris des positions contraires aux décisions novatrices de Sissi, notamment en ce qui concerne la femme et le mariage. (Cf. PFV n° 83 et 84).
En fait, l’ambiguïté doctrinale d’El-Azhar se maintient. « L’islam du juste milieu » : cette formule chère à Tayyeb pour qualifier la ligne religieuse de son institution n’est jamais explicitée. Par ailleurs, l’idéologie n’a jamais été absente de ses préoccupations. « Dirigée d’une main de fer, l’institution demeure, malgré les tentatives du pouvoir d’en faire le centre mondial de l’islam modéré, rongée depuis un demi-siècle par une islamisation rampante, des Frères musulmans comme des salafistes. Ce conservatisme religieux se manifeste dès l’entrée de l’université, où l’étudiant est accueilli par une femme en niqab noir proposant des mouchoirs », écrit le journaliste Armin Arefi, à qui un chercheur azharite confie :
« Si le salafisme a contaminé l’université, c’est en raison de l’influence culturelle séoudienne » (Le Point, op. cit.).
El-Azhar et la réforme de l’islam
« Le berceau millénaire de la pensée islamique sunnite résiste à la volonté de réformes de Sissi », a constaté le journaliste Georges Malbrunot après une enquête sur place. « Cheikh Tayyeb fait de l’équilibrisme entre ses conservateurs et ses rénovateurs, il est sur la corde raide », lui a confié un diplomate (Le Figaro, 25 mars 2018).
Les problèmes liés à la réforme de l’islam ne sont pas nouveaux. Comme tout le Proche-Orient, à partir du début du XXème siècle, El-Azhar a été confronté aux influences culturelles venues d’Europe. Deux courants se sont alors manifestés. Certains penseurs issus de ses rangs ont participé au réformisme, mouvement conçu non comme une adaptation à la modernité mais comme le retour à un passé idéalisé, ce qui a inspiré des doctrines islamistes encore en vigueur (cf. PFV n° 64-65). L’institution ne les a pas sanctionnés. En revanche, d’autres intellectuels, azhariens ou non, ayant milité pour un authentique renouveau de la pensée, ont vu leurs écrits censurés. Plusieurs d’entre eux ont même été condamnés pour apostasie par la justice égyptienne avec l’accord d’El-Azhar. (Cf. PFV n° 81 ; cf. aussi PFV n° 64 à 66).
Malgré les engagements pris par El-Azhar au terme des conférences internationales depuis l’arrivée au pouvoir du maréchal Sissi, la stagnation persiste. En voici quelques exemples.
En 2017, le Conseil supérieur des Oulémas d’El-Azhar a refusé la proposition du chef de l’Etat d’abolir le divorce oral (répudiation). Pour l’universitaire Dominique Avon, il s’agit là de
« l’énième manifestation d’un rapport de force entre autorité religieuse et autorité politique pour décider l’instance à même de définir les règles qui doivent s’appliquer à la société » (La Croix, 21 février 2017).
Suite à une décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) du 25 octobre 2018 ayant validé la condamnation pour blasphème prononcée auparavant par la justice de Vienne contre une enseignante autrichienne accusée d’avoir, dans une conférence, « dénigré » Mahomet en assimilant son union avec la jeune Aïcha de 9 ans à de la « pédophilie », l’Observatoire de l’islamophobie d’El-Azhar a qualifié cet arrêt de « courageux » et d’« historique » (Grégor Puppinck, Valeurs actuelles, 1er mars 2019). Le 18 mars 2019, la CEDH a confirmé ce jugement.
Au début de 2022, El-Azhar a opposé un veto à la demande de bahaïs (adeptes d’une confession issue d’un courant chiite au XIXème siècle) qui désiraient disposer de terrains pour l’inhumation de leurs morts à Alexandrie, ceci au motif que le bahaïsme équivaudrait à l’athéisme (La Croix, 13 janvier 2022). Les 28 février et 1er mars 2017, l’institution avait pourtant accueilli au Caire une Conférence internationale sur la liberté, la citoyenneté, la diversité et la complémentarité. (Cf. PFV n° 85).
« De l’aveu même de certains azharistes, El-Azhar est aujourd’hui dans l’incapacité totale de réformer en profondeur l’interprétation des textes religieux. “Nous sommes bloqués dans notre passé glorieux”, lâche l’un d’eux. “Face aux textes on ne bouge plus” » (Armin Arefi, Le Point, 16 juin 2016).
El-Azhar et le djihad
L’un des problèmes les plus préoccupants réside dans l’attitude ambigüe de l’institution face au fanatisme religieux et aux violences qu’il inspire. En 2015, Tayyeb a créé un « Observatoire d’El-Azhar » chargé de lutter contre la propagation d’idées extrémistes dans le monde musulman. Mais par ailleurs, tout en condamnant certains actes terroristes revendiqués par des mouvements djihadistes (Daech, Talibans, El-Qaïda, par exemple), il a plusieurs fois nié que ceux-ci répondent à des prescriptions authentiques de l’islam. (Cf. PFV n° 82). Par ailleurs, El-Azhar justifie le maintien du djihad dans ses programmes universitaires par la nécessité de préparer les étudiants à la légitime défense (Laura Garrec, « Les enjeux de pouvoir de l’autorité religieuse dans l’Égypte post-transition démocratique », cité par Stéphane Valter, op. cit., p. 45).
La nécessité de combattre ces idéologies avait été réclamée avec fermeté par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, lors d’un séminaire qui s’est déroulé à El-Azhar les 22 et 23 février 2017 (La Documentation catholique, 6-10 mars 2017). La réponse de Tayyeb demeure hésitante, a confié un observateur.
« El-Azhar est un peu aux abois : le bureau du grand imam veut sortir de son isolement et se demande comment faire pour lutter contre l’extrémisme. Mais ses membres n’osent pas s’attaquer de front à ce qui – dans la doctrine et plus particulièrement dans la jurisprudence islamiques – peut justifier la violence » (La Croix, 27 février 2017).
En fait, explique le Dr Khairy Shaarawy, responsable du Département francophone des études islamiques, « si El-Azhar condamne Daech, elle reste incapable d’excommunier les djihadistes » (Le Figaro, 25 mars 2018). Cela reviendrait à qualifier ces musulmans d’infidèles, accusation qui, à ses yeux, ne peut concerner que les apostats, c’est-à-dire ceux qui nient la chahada (profession de foi islamique) (Agence Fides, 17 décembre 2014).
Quand des musulmans critiquent El-Azhar
Dans son livre, L’islam mis à nu par les siens (éd. Riposte laïque, 2019), Maurice Saliba présente une anthologie de musulmans ayant rejeté leur religion de naissance, parmi lesquels d’anciens membres d’El-Azhar (p. 20-24). En dehors des cas cités dans cet ouvrage, l’auteur en signale d’autres ailleurs, tel qu’Ahmed Subhy Mansour. Diplômé d’El-Azhar où il a enseigné avant d’en être expulsé pour ses idées libérales, il s’est réfugié aux Etats-Unis où il a fondé, en 2002, un Centre pour les études coraniques. Pour lui, El-Azhar « demeure foncièrement rigide et opaque ». Mansour reproche aux Occidentaux de ménager Tayyeb.
« Ils oublient totalement que ce dernier est bien réputé pour son fanatisme en faveur de l’islam wahhabite et pour son emprise sur l’idéologie religieuse de l’islam sunnite, notamment dans son pays. La preuve c’est qu’il a déjà forcé le président égyptien à cesser de réclamer une réforme du discours religieux » (Maurice Saliba, Dreuz-Info, 11 janvier 2018).
Malik Bezouh, Français d’origine algérienne, ancien militant Frères musulmans, auteur de plusieurs livres, notamment Ils ont trahi Allah (Éd. de l’Observatoire, 2020), commente ainsi la Déclaration d’Abou Dhabi :
« Si l’on ne doute pas de la sincérité du pape François, on est en droit de s’interroger sur celle de celui qui dirige la plus grande institution islamique du monde musulman ».
Bezouh énumère une série de positions d’El-Azhar contraires aux engagements pris dans ce document : le droit de « tout croyant de corriger sa femme si celle-ci se montre désobéissante, sous réserve qu’il ne lui brise pas les os » ; l’interdiction de modifier la prescription coranique n’accordant aux femmes que la moitié de la part d’héritage (PFV n° 84) ; le soutien à un projet de loi égyptien tendant à « criminaliser les athées », El-Azhar n’ayant
« jamais désavoué la mortelle sentence encourue par un musulman qui abjure sa foi ». Bezouh en conclut que « malgré ses discours de paix, de concorde, de fraternité, de tolérance qui, à la vérité, relèvent de la communication, El-Azhar ne contribue nullement à diffuser des valeurs susceptibles d’engendrer une meilleure acceptation de l’altérité » (Le Spectacle du monde, 30 juillet 2020).
Tawfiq Hamid, ancien islamiste, établi comme journaliste aux Etats-Unis :
« Ces présumés gardiens du temple de l’islam n’ont jamais été en mesure de fournir une réponse appropriée, cohérente et logique aux questions religieuses épineuses qui choquent la civilisation humaine et perturbent la conscience personnelle » (Site Al-Hurra, traduit de l’arabe par M. Saliba, Riposte laïque, 5 avril 2021).
POUR CONCLURE
Les différents épisodes de l’histoire d’El-Azhar montrent que son statut, ses attributions et ses orientations ont toujours été tributaires des rapports de forces politico-religieux, aussi bien internes qu’externes au pays qui l’abrite. Les divergences d’orientation se rencontrent même au sein de l’institution. Tous ces facteurs privent l’institution de l’autorité universelle qu’on lui prête souvent. (Cf. PFV n° 80). Depuis l’arrivée de Sissi au pouvoir au Caire (2013) et la signature de la Déclaration d’Abou Dhabi (2019), les situations n’ont pas, ou très peu, évolué dans les pays ayant l’islam comme religion officielle. (Cf. PFV n° 85).
Tayyeb aime à se présenter devant ses coreligionnaires comme le garant de leur protection contre les influences occidentales qu’il juge nocives.
« Je prétends que notre civilisation islamique a toujours été plus raisonnable, plus large d’esprit et a mieux garanti la liberté des autres que la civilisation occidentale » (Le Temps, 22 janvier 2011).
Cette parole a pu inspirer la doctrine imaginée par Youssef Qaradawi. Cet Égyptien, ancien membre d’El-Azhar et proche des Frères musulmans, établi à Doha (Qatar), « estime qu’il ne peut y avoir de solutions importées de l’Occident, mais uniquement des solutions purement islamiques à toutes les questions qui se posent à l’humanité » (S. Valter, op. cit., p. 44). Avec d’autres militants, il est à l’origine du concept de « terre de la prédication » (Dar el-Dawa) qu’il convient d’appliquer aux territoires traditionnellement qualifiés par l’islam de « terre de la guerre » (Dar el-Harb), acceptant « des concessions – temporaires ? – aux législations dominantes […] en attendant que l’islam devienne prédominant » (ibid., p. 88).
C’est ainsi que l’Union des Organisations islamiques de France (UOIF) et l’Institut européen des Sciences humaines qu’elle parraine (cf. supra), ainsi que des organisations salafistes, dont l’existence est reconnue par la loi française, propagent, à travers leurs mosquées, leurs écoles, leurs associations et leurs librairies, le rejet, voire la haine, de la culture et des mœurs occidentales. Il en va de même des organisations salafistes. Très rares sont celles qui ont amendé leurs programmes, leurs publications et leurs prédications, comme le montre Jean-Frédéric Poisson dans son dernier livre, La macronie et l’islamisme. 5 ans de lâchetés (Éditions de Paris, 2022), parfaitement documenté et référencé. Toutes bénéficient de la complaisance des élus et des pouvoirs publics. El-Azhar ne semble avoir ni désavoué ces doctrines ni condamné ceux qui les enseignent alors qu’ils contredisent l’idéal de fraternité humaine auquel son grand imam s’est engagé avec le pape François ? Le peut-il dès lors qu’elles s’appuient sur le Coran « divin » et la Sunna « prophétique » ?
Ces exemples montrent les limites des engagements de l’institution, considère le géopoliticien Alexandre Del Valle.
« El-Azhar demeure un réservoir d’orthodoxie sunnite obscurantiste qui est très loin d’avoir entamé la “réforme” radicale de la religion qu’a appelé de ses vœux le courageux El-Sissi, bien incapable de faire bouger les lignes théologiques à lui seul » (Atlantico, 23 mai 2016).
La preuve d’un réel changement sera manifestée le jour où les chrétiens n’auront plus à reprendre des propos tels que ceux que confiait le patriarche copte-catholique Ibrahim Isaac, quelques mois avant l’événement d’Abou Dhabi. Évoquant les difficultés des contacts avec les musulmans qui avaient étudié à El-Azhar, il disait :
« La plupart d’entre eux ont l’idée bien ancrée en tête que l’autre, celui qui est différent, est inférieur. Leur religion est supérieure » (Terre sainte, juillet-août 2018, p. 208).
Annie Laurent
Nous pouvons nous retrouver impliqués dans un conflit dans lequel l’arme atomique ne serait plus taboue
Dans un article traduit par Benoît-et-moi, Riccardo Cascioli met en garde contre la diabolisation de Poutine:
[…] les gouvernements et les principaux médias ne font qu’un pour réclamer la tête du président russe Vladimir Poutine, et malheur à quiconque ose poser des questions. Il se retrouve immédiatement dans le cercle des traîtres, des pro-russes et des négationnistes, comme cela s’est produit pendant la pandémie pour ceux qui ne se sont pas fait vacciner ou qui ont critiqué le green pass.
Donc, maintenant l’ennemi est la Russie et Poutine en particulier. Hier, l’Italie, avec d’autres pays européens, a expulsé 30 diplomates russes, pour une menace non spécifiée à la sécurité nationale, aujourd’hui, l’Union européenne lancera de nouvelles sanctions contre la Russie ; et surtout, l’engagement militaire des pays occidentaux en faveur de Kiev augmente de jour en jour : hier, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a lui aussi réaffirmé que l’OTAN allait accroître son soutien militaire.
En fond sonore à cette course aux armements, il y a le massacre de Butcha, la ville proche de la capitale Kiev où – après le retrait des soldats russes – les corps de centaines de civils torturés et assassinés ont été retrouvés. Le massacre de Butcha est immédiatement devenu le principal acte d’accusation contre Poutine, une fois de plus décrit comme un « criminel de guerre » par le président américain Joe Biden. Rendant ainsi impensable d’opposer une quelconque résistance à cette escalade inquiétante. Et pourtant, comme nous l’avons écrit hier et comme l’affirment plusieurs correspondants de guerre, il y a beaucoup de choses à clarifier sur ce qui s’est passé à Butcha [cf. Reporter de guerre: faire son métier, simplement].
A l’évidence, le simple fait de poser une question suscite des accusations ou des insultes de toutes sortes, et cela suffirait à faire croître les soupçons. Pas parce qu’on croit l’armée russe incapable de telles atrocités, bien sûr : l’histoire, même récente, en fournit de nombreux exemples. Mais des atrocités ont également été commises par les Ukrainiens, la guerre, malheureusement, c’est cela. Surtout, nous savons aussi très bien le rôle que joue la propagande dans cette guerre, comme dans toutes les guerres. Et combien de fois des faits ont été créés ad hoc pour diaboliser l’ennemi et justifier la guerre. Ce mois-ci aussi, nous avons vu en action une forte propagande, des deux côtés. Rien ne doit donc nous surprendre. Ce n’est pas une question de culture du doute, ou de complotisme, ou de sympathie pour Poutine : c’est une question de prudence face à des faits dont l’explication est au moins incomplète.
C’est pourquoi il serait bon de mettre en place une commission internationale indépendante chargée de déterminer rapidement ce qui s’est réellement passé à Butcha. Et ce serait surtout l’intérêt de l’Europe de faire la lumière sur ce qui est arrivé, étant donné les conséquences que cet épisode aura sur la poursuite de la guerre. Il ne semble pourtant pas que l’on veuille sérieusement s’engager dans cette voie, apparemment, le désir de mener cette guerre est si fort qu’on ne peut se permettre aucune hésitation: le massacre de Butcha vient à point pour justifier une implication toujours plus grande en faisant taire toute opposition.
Par contre, ce qui s’est passé à Butcha, quelle qu’en soit l’explication, devrait nous ouvrir les yeux sur le fait que la guerre est toujours atrocité, elle est toujours mort, elle est toujours destruction : pas seulement destruction de bâtiments et de structures, elle est la destruction des cœurs, la multiplication de la haine et du ressentiment qui se perpétue pendant des générations et qui est très souvent la cause d’autres guerres. Seuls ceux qui l’ont lu dans les journaux ou les livres peuvent penser que la guerre mène à une résolution des problèmes. Au contraire [elle mène] à ne pas calculer les conséquences catastrophiques d’un allongement des temps et d’un élargissement des parties concernées.
C’est pourquoi il faut s’efforcer de parvenir à un cessez-le-feu et à un accord le plus rapidement possible. Reconnaître la différence entre l’agresseur et l’agressé, et reconnaître le droit à la défense de l’agressé n’est pas contradictoire avec la recherche d’une solution négociée. Tout dépend du véritable objectif poursuivi : ici, s’il est de parvenir rapidement à une paix aussi juste que possible, ou bien de saisir l’occasion pour donner une leçon à Poutine et affaiblir la Russie.
Il semble assez clair que les États-Unis et l’OTAN visent ce deuxième objectif; du reste, le désir d’un changement de dirigeant à Moscou est désormais explicite. Mais les implications de ce choix sont graves : parce que c’est d’abord le peuple ukrainien (y compris la partie russophone) qui le paie, alors qu’il a déjà des milliers de morts et 4 millions de réfugiés et que les combats se déroulent sur son territoire; et il touche aussi l’Europe: À court terme, elle le paie économiquement, mais nous savons à quel point les guerres peuvent facilement devenir incontrôlables et nous pourrions nous retrouver impliqués dans un véritable conflit dans lequel même l’arme atomique ne serait plus taboue.
Malheureusement, pour autant que l’on puisse en juger, la course vers l’abîme a commencé.
Quand le poutino-droitisme rend les victimes coupables et les coupables victimes…
Un ami journaliste, Michel Léon, me fait passer cet article en réponse à celui de Michel Janva d’hier. J’en profite pour rappeler que le Salon beige n’a pas de “doctrine officielle” sur tout (nous ne sommes pas la Pravda, pas même la Pravda des “cathos réacs”, quoi qu’en pensent les médias dominants!) et que des points de vue aussi nettement contradictoires sont parfois nécessaires pour essayer de comprendre une situation – notamment une situation aussi embrouillée que celle de la guerre actuelle en Ukraine. Il ne s’agit évidemment pas de renvoyer dos à dos les protagonistes. Il est évident que la responsabilité prochaine de l’invasion incombe à Vladimir Poutine et aux forces russes. Mais il est évident aussi que les révolutions de couleur ou la création de toutes pièces du Kosovo albanais ont pu aggraver le fossé d’incompréhension entre l’Est et l’Ouest. Il est clair aussi que le KGB n’est pas n’importe quelle “école de formation” pour hauts fonctionnaires comme on l’entend parfois chez les officiels russes qui comparent la formation de Vladimir Poutine à l’ENA. J’ai certes beaucoup de choses à reprocher à l’ENA, mais enfin elle n’est pas une école de mensonge et de crime. J’ignore jusqu’à quel point le chef de l’Etat russe et son entourage ont été imprégnés de cette formation, mais il ne me semble pas vraiment déraisonnable – pour dire le moins – de se défier de cette abominable “école”. Et il ne me semble pas non plus du tout anodin de célébrer annuellement la mémoire de Dzerjinski, fondateur de la Tcheka, comme le font les anciens du KGB. De même qu’il n’est anodin de conserver “la charogne de Lénine” (comme disait Soljénitsyne) dans son mausolée de la place rouge. Bref, je pense qu’un énorme travail de décommunisation s’impose – et, hélas, pas seulement en Russie; je serais même d’avis de commencer par la France où pas moins de 4 candidats communistes se présentent à la présidentielle sans que quiconque trouve à y redire. Quand j’entends parler de “dénazification” de l’Ukraine – même si je ne doute pas que certains régiments et politiciens ukrainiens soient réellement nostalgiques du IIIe Reich -, je ne peux m’empêcher de penser à la propagande “anti-fasciste” du communisme international (pour un communiste, et aujourd’hui encore pour l’immense majorité de la gauche française, est “fasciste” toute personne qui ne plie pas le genou devant la propagande “du” Parti). En sens inverse, je ne peux pas non plus oublier que la majorité parlementaire de Vladimir Poutine a courageusement résisté au totalitarisme LGBT (et que la première personne touchée par les sanctions “occidentales” et interdite de séjour sur le territoire de l’Union européenne fut, non pas un oligarque, mais la présidente de la commission Famille de la Douma qui avait eu le “tort” de refuser la propagande LGBT dans les écoles). Dernier point: il est clair que la presse “mainstream” est un admirable vecteur de propagande et qu’il y a lieu de s’en méfier également. Mais, hélas, il ne s’agit pas d’une boussole qui indique le sud, comme le Rantanplan de Lucky Luke: ce serait trop simple si elle se trompait ou mentait systématiquement, il suffirait d’en prendre le contre-pied! Notre travail de réinformation n’est évidemment pas (si j’ose parodier le grand Joseph de Maistre!) un travail de désinformation en sens contraire, mais le contraire de la désinformation. Et donc plus nous aurons d’éléments pour permettre à chacun de se faire une opinion éclairée, mieux ce sera. Ayons seulement à coeur, les uns et les autres (et je n’ignore pas combien c’est difficile pendant les crises), de chercher la vérité et de faire crédit à ceux qui ne pensent pas comme nous qu’eux aussi la cherchent.
Guillaume de Thieulloy
Nous lisons des analyses d’organes se revendiquant de la droite patriotique, conservatrice ou nationale, qui contestent la responsabilité russe dans les massacres de Boutcha, Irpin et Hostomel, au nord de Kiev. Sur le site « lesalonbeige.fr », un papier daté du 4 avril signé de Michel Janva renverse carrément les responsabilités. Il énumère un calendrier sur quatre jours et en conclut que les cadavres sont apparus après le départ des troupes russes : « 2 avril, on commence à voir des images de corps dans les rues de Boutcha ».
Les Russes ont quitté la zone le 30 avril. Au regard de la quantité de mines qu’ils y ont aimablement laissées, il va de soi que les combattants ukrainiens que M. Janva qualifie aimablement de « troupes d’Azov et autres Ukrainiens » (le régiment Azov étant aux yeux de l’ambassade de Russie à Paris, sur ordre du Kremlin, une unité « nazie ») n’ont pu avancer que précautionneusement.
Que l’ampleur du massacre et des exactions ne soient apparue et remontée dans les médias que deux jours après le départ des Russes ne surprendra personne. Le territoire est vaste, les agglomérations peu denses, les survivants terrés dans leurs maisons ou ce qu’il en reste, les routes parsemées de mines…
- Janva va même jusqu’à sous-entendre que ce seraient les Ukrainiens qui auraient commis le crime en ayant supposément liquidé les « collaborateurs » et « traîtres ». Et, pour faire bonne mesure, il cite in extenso le communiqué du ministère de la « Défense » de la Fédération de Russie qui qualifie de « provocation » l’affirmation selon laquelle les quelques 410 morts recensés dans ce secteur seraient le fait des troupes russes. Notons que M. Janva ne prend pas la peine de citer un seul mot venu du gouvernement de l’Ukraine.
Il cite un extrait d’une dépêche de Reuters qui précise, après reportage sur le terrain que l’agence « n’a pas pu immédiatement vérifier les allégations » des responsables ukrainiens. Précaution classiques des agenciers, qui obéissent à des règles de recoupement que l’immédiateté ne permet pas, avant clarification ultérieure.
Rien dans l’article de M. Janva sur les photos satellites prises avant le départ des troupes russes et publiées par des médias américains. Ces images montrent des corps parsemant les routes du secteur de Boutcha. Pas un mot non plus sur le témoignage d’un journaliste indépendant affirmant que par ces températures négatives du nord de l’Ukraine, l’odeur pestilentielle de décomposition des corps trahis l’ancienneté du crime.
Mais puisque des médias « du système » le disent, ce serait faux, n’est-ce pas ? Les médias du système russe, bien plus à la botte du pouvoir, eux sont crédibles. Pas un mot non plus sur les témoignages recueillis par la journaliste Margaux Benn, envoyée spéciale du Figaro à Kiev dans l’édition de ce mardi 5 avril. M. Janva aurait pu compléter son article, internet le permet.
Mme Benn relaie entre autres le témoignage de Kateryna Haliant, psychologue clinicienne, sur les femmes et (très) jeunes filles violées voire grièvement blessées, parfois devant leurs propres enfants, après que les soldats russes eurent assassiné les membres de la famille de sexe masculin. « Les victimes que l’on connaît ont dû surmonter deux obstacle, raconte Kateryna : ressortir vivantes de leur calvaire, et venir le raconter. Or beaucoup d’entre elles sont mortes ».
Dans son adoration pour la virilité supposée du potentat russe, la droite poutiniste opère le même renversement causal que les tenants de l’islamo-gauchisme. Le terroriste – car en Ukraine il s’agit du terrorisme de l’Etat russe – est la victime, et la victime – l’Ukraine envahie et ravagée par le fanatisme stalino-tsariste – la coupable. De même, pour une certaine gauche le terroriste mahométan est une victime du colonialisme et l’Européen égorgé un impardonnable colonialiste.
L’obsession de l’attaque sous faux drapeau vire à la paranoïa. Comme l’est la paranoïa kremlinesque sur la supposée nature foncièrement « nazie » non seulement du gouvernement mais du peuple ukrainien. Nous renverrons simplement M. Janva à l’éditorial publié le 3 avril à 8 : 00 par une dépêche RIA Novosti, agence gouvernementale russe. Le papier est signé Timofei Sergeytsev et il est intitulé « Ce que la Russie doit faire de l’Ukraine ».
Extraits : « A côté de l’élite, une partie importante de la masse du peuple, composée de nazis passifs, est complice du nazisme. Elle a soutenu les autorités nazies et les comprennent ». « L’hypothèse selon laquelle le peuple et bon et le gouvernement a tort ne fonctionne pas ».
Sergeytsev poursuit : « La juste punition de cette partie de la population peut être considérée comme une étape dans les répressions inévitables d’une guerre juste contre le système nazi ». Et une dernière pour la route : « L’élite Banderienne doit être liquidée, sa rééducation est impossible. La lie sociale qui la soutient de manière active ou passive doit subir les duretés de la guerre et digérer cette expérience comme une leçon et une expiation historique ».
Compris ?
Michel LEON
Affaire Jeremy Cohen : M. Macron doit être satisfait, le mort n’a pas usé de légitime défense
Le Salon beige vient de publier un article au titre percutant :
« Dans la France de Macron, on fait passer des meurtres de juifs pour des accidents de tramway ».
C’est un fait : il a fallu un mois et demi pour que vienne à la surface de la conscience publique le décès de M. Jérémy Cohen, écrasé par un tramway au moment où il essayait d’échapper au lynchage d’une dizaine d’assaillants. A Bobigny, dans le 93, ce département d’autant plus créolisé qu’une très grande majorité des Français juifs qui y habitaient ont déjà pris la route de l’exil intérieur pour cause de danger.
M. J. Cohen était un jeune homme paraît-il paisible, de confession juive et aimant à porter la kippa comme signe de sa foi. Son décès a d’abord été présenté dans la presse comme suit :

Il a fallu que ses frères mènent l’enquête : comme le faisait remarquer M. Macé-Scaron le 5 avril dans l’émission L’Heure des Pros, en France maintenant, quand un juif meurt soi-disant accidentellement, on a toujours intérêt à creuser plus loin pour comprendre si l’accident n’aurait pas plutôt procédé d’une violence antisémite.
Et puis, les vidéos de l’agression ayant été retrouvées, il a fallu que le père de J. Cohen prenne contact avec M. Zemmour pour donner à l’affaire une visibilité telle que les autorités compétentes fassent autre chose que muser. Rappelons que tout récemment, M. Kalifat, président du CRIF, avait appelé à la vigilance contre l’antisémitisme, en désignant tout particulièrement « l’extrême-droite » et M. Zemmour. M. Kalifat n’a, à notre connaissance, pas été appelé à l’aide par M. Cohen père. Légèrement vexant…
Les autorités compétentes auraient-elles craint l’affichage public d’un nouvel acte antisémite commis –c’est envisageable- par des hommes de culture arabo-musulmane ? L’hypothèse vient d’autant plus facilement à l’esprit qu’on se rappelle, pêle-mêle, les crimes commis contre Sébastien Sellam, Ilan Halimi, Gabriel Sandler, Jonathan Sandler, Arié Sandler, Myriam Monsonégo, Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada, Yoav Hattab, Sarah Halimi, Mireille Knoll. Si ce n’est pas culturel, c’est à tout le moins statistique.
Mais, on le sait, il ne faudrait pas désespérer Billancourt, les adeptes du vivre-ensemble et les pratiquants d’une religion de paix et d’amour. Il ne faudrait pas désespérer la bien-pensance de ces belles consciences tout imbibées de vieilles vertus chrétienne devenues folles dont nous pensons avoir trouvé un exemple quasi-chimiquement pur en la personne de M. Lucien Jaume, professeur chargé d’honneurs universitaires et directeur de recherche émérite au CNRS en sciences politiques, intervenant de référence lors d’une session de l’Université Populaire Digitale organisée le 14 février 2022 par la Fondation de l’islam de France et ayant pour titre « L’Etat et les religions ». M., Jaume est tout empressé à minorer l’apport de la religion chrétienne au bien commun (« La liberté de conscience chez les catholiques est très tardive. Alors, là aussi, quand on donne des leçons aux musulmans, attention. Quelle a été l’histoire du catholicisme ? [24’]… Le véritable changement très clair sur cette question se trouve dans les textes de Vatican II » [1h14’]) et à vanter la religion musulmane (« Je suis très ébloui par la déclaration des principes du culte musulman en janvier 2021 et qui est actuellement publiée sur le site de la Grande mosquée de Paris. Parce que, notamment, la liberté de conscience occupe une place reconnue » [25’]). « Ebloui » semble bien le terme adéquat, comme on le dit du lapin pris dans les phares d’une voiture.
Il ne faudrait pas dessiller non plus trop violemment les belles consciences de gauche comme Mme Sophie Fontanel (qui écrit dans L’Obs, c’est un viatique) pour laquelle, si les talibans excluent les filles de l’école, c’est en raison de la « puissance masculine ».

Il ne faudrait pas non plus mettre en évidence l’aveuglement volontaire du pouvoir macronien et de beaucoup d’autres politiciens pour des raisons en partie liées à la proximité de l’élection présidentielle, ce qu’exprime si parfaitement un tweet de l’essayiste Françoise Degois. Imaginez si le réel venait s’immiscer dans l’élection… :

Soyons positifs, il y en a au moins un qui doit être satisfait quels que soient les développements à venir de l’enquête judiciaire : c’est M. Macron. Parce que M. J. Cohen, face à la meute, n’aura pas eu d’autre choix que d’essayer de s’échapper. Or, rappelons-nous : « Je suis opposé à la légitime défense » a déclaré début avril M. Macron. M. Macron a été exaucé.
Emmanuel Macron, qui n’a pas de petit enfant à garder et à protéger, contre la légalité de la « légitime défense »
De Bernard Antony, président de l’Agrif, directeur de la Revue Reconquête, communique:
Rappelons les faits : Fouras, en Charente-Maritime, quatre malfaiteurs ont fait irruption dans la maison d’un agriculteur qui gardait seul, ce soir là, son enfant de trois ans.
Alors que l’actualité abonde de crimes, vols sous menaces et d’autres faits de violence souvent atroces on peut aisément imaginer la soudaine frayeur qui s’est emparé de cet homme, et plus encore de son enfant. Le pire était en effet possible. Pour l’éviter l’homme n’a alors eu que la ressource de prendre rapidement son arme et de tirer sur le groupe des malfrats. Malheureusement l’un de ces derniers est mort, victime de l’agression qu’il perpétrait. On veut espérer que ses complices seront arrêtés.
Mais Emmanuel Macron, lui, qui n’a pas de petit enfant à garder et à protéger et qui lui, est sans cesse gardé et protégé a osé proférer ces mots :
« chacun doit avoir la sécurité et c’est le devoir de la puissance publique de l’assurer. Mais, je suis opposé à la légitime défense. C’est très clair et c’est intraitable parce que sinon, ça devient le Far West. Et je ne veux pas d’un pays où prolifèrent les armes et où l’on considère que c’est aux citoyens de se défendre ».
Or nous sommes dans un pays où la puissance publique est de plus en plus devenue une impuissance avérée face à l’augmentation de l’insécurité, de la criminalité et dans lequel le nombre de crimes et délits demeurant impunis croît sans cesse.
Et voilà que le chef de l’Etat, remet en cause le principe fondamental dans toute civilisation : la légitime défense des personnes agressées.
Dans la plénitude de son habituel dédain des angoisses de ses concitoyens, Macron, méprisant, qualifie de « Far West » une société où l’on est contraint de faire usage du droit naturel de légitime défense quand la puissance publique est défaillante.
Le devoir sacré de cet agriculteur n’était-il pas, face à la menace de l’intrusion de quatre voyous dans sa maison de se défendre et surtout défendre son enfant ? Pour ne pas comprendre cela, Mr Macron est un bien indigne président, à rebours des fondements de notre civilisation d’identité française et chrétienne.
Les lauréats du prix Saint Jean-Paul II pour la Famille, l’Amour et la Vie
Le Prix Saint Jean-Paul II pour la Famille, l’Amour et la Vie sera remis le mercredi 1er juin 2022 à 14h15 au Collèges des Bernardins, 20 rue de Poissy Paris 5°. Avec la participation de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron
Lauréats
Section Essai
Sous la direction de Mgr José Noriega, d’Isabelle et René Ecochard, Editions Téqui,
Encyclopédie sur la sexualité humaine, l’amour et la fécondité
Cette encyclopédie est la version française du Dizionario su sesso, amore e fecondità publié à Rome par l’Institut pontifical théologique Jean‐Paul II pour les sciences du mariage et de la famille en 2019. Elle regroupe des articles de biologie, théologie, médecine, mais aussi des travaux en sciences humaines ou philosophie. C’est un outil fantastique pour toute personne qui étudie l’être humain.
Sous la direction de Mgr Noriega et de René et Isabelle Ecochard, les 170 articles sont rédigés par plus de 120 professeurs et experts internationaux.
Section Témoignage
De François-Xavier Clément, La voie de l’éducation intégrale, Artège
L’enfant n’est pas seulement un cerveau avec un cartable, l’enfant ne se réduit pas à une boîte à savoirs. Fort de cette conviction, tout parent désire l’épanouissement de son enfant dans toutes ses dimensions. C’est le pari de l’éducation intégrale.
À une époque où les repères s’effacent et les structures éducatives sont à la peine, seule une vision moderne de l’éducation fondée sur la foi chrétienne est en mesure de répondre aux défis posés par le monde contemporain.
Nourri d’une irremplaçable expérience de terrain dans le monde scolaire, l’auteur développe une approche innovante et accessible à tout parent comme à tout enseignant. Principes théoriques et applications pratiques sont ainsi parfaitement mariés pour donner naissance à un ouvrage qui, pour la première fois, synthétise avec grand talent l’éducation intégrale dans toutes ses composantes.
François-Xavier Clément est père de famille, philosophe de formation. Enseignant, puis chef d’établissements scolaires du second degré, il a été directeur de l’enseignement catholique de la Loire. Il est également auditeur de l’Institut des hautes études de la Défense nationale (IHEDN).
Section création artistique
De Javier Viver, Statue La Bella Pastora, pour la Communauté Iesu Communio en Espagne
Iesu Communio est l’un des nouveaux instituts religieux pour femmes qui a attiré le plus de vocations ces dernières années. 200 religieuses – dont la moyenne d’âge est très jeune – sont réparties dans 2 maisons. Elles vivent un charisme particulier entre prière contemplative et engagement apostolique. Elles accueillent des milliers de pèlerins dont beaucoup de jeunes.
Au coeur de l’institut religieux se trouve la Vierge Marie, représentée par une sculpture que les religieuses appellent la “Bella Pastora”, la Belle Bergère. Cette statue possède une esthétique particulière représentée par une jeune femme enceinte, assise, qui serre les mains contre son cœur.
Javier Viver est sculpteur et photographe. Espagnol, son travail consiste à essayer de faire connaître l’invisible.
Composition du Jury
- Président, Guillaume d’Alançon Fondateur de l’Institut pour la Famille en Europe
- Xavier Blandin Président de l’Institut pour la Famille en Europe
- Jennifer Carrupt Présidente de la Fondation pour la famille (Suisse)
- Michel Deguy Cardiologue, directeur de la revue médicale Alsoha (Liban)
- Olivier Dehaudt Président de l’association “Choisir la Vie” (Suisse)
- Abbé Henri Delavenne Curé de la Paroisse Saint-Georges-de-Boscherville, docteur en théologie
- Jokin de Irala Professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’Université de Navarre (Espagne), membre de l’Académie Pontificale pour la Vie
- Anne Lecointre Responsable de l’Accueil Louis et Zélie de Lorient, étudiante à l’Institut Karol Wojtyla
- Olivier Minvielle Écrivain, agrégé d’histoire et enseignant dans l’enseignement catholique
- Aude Mirkovic Maître de conférence en droit privé et porte-parole de l’association “Juristes pour l’Enfance”
- Philippe Nicolardot Contrôleur général des Armées (2s)
- Augustin Oudot de Dainville Ingénieur École centrale de Paris, étudiant en théologie à l’Institut Catholique de Toulouse
- Jean-Paul et Hélène Perez Médecins. Communauté du Verbe de Vie. Institut Jean-Paul II, Collège des Bernardins. Membres du Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France
- Grégor Puppinck Directeur du Centre Européen pour le droit et la justice, docteur en droit
- Yves Semen Président et fondateur de l’Institut de Théologie du Corps, docteur en philosophie
- Raphaëlle Stevenson ENS, ESM Saint Cyr, animatrice Teenstar, éducatrice à la vie affective relationnelle et sexuelle (CLER)
- Jean de Tauriers Président de Notre-Dame de Chrétienté
- Gabrielle Vialla Ecrivain, formatrice méthode billings, lauréate du Prix Saint Jean-Paul II 2021
Pour toute information et pour s’inscrire (entrée gratuite) à la remise du Prix Saint Jean-Paul II pour la famille, l’amour et la vie : [email protected]
Le peuple hongrois a mal voté, l’UE doit le punir
Voilà un avant-goût de la réaction des oligarques de l’Union européenne, si Marine Le Pen ou Eric Zemmour étaient élus prochainement.
Les candidats conservateurs face à Citizen Go
Citizen Go a interrogé quelques candidats à la présidentielle. Seul Eric Zemmour a répondu.

Ni Valérie Pécresse ni Marine Le Pen. Réaction de Citizen Go :
Il est vrai que les deux candidates, et leurs partis ne souhaitent plus mettre en avant ces valeurs conservatrices. Valérie Pécresse a cédé aux sirènes progressistes depuis un moment, aussi bien en tant que candidate, qu’en tant que Présidente de la Région Île-de-France. Elle a subventionné de nombreuses associations LGBT et a évincé de nombreux élus conservateurs à la Région lors des dernières élections régionales.
Quant à Marine Le Pen, elle souhaite s’exprimer le moins possible sur ces sujets et cette tendance s’est accélérée au fil des années.
Au vu de leurs positions, un comparatif a été réalisé avec leurs positions sur les sujets :

Le rapport McKinsey de mai 2020 sur la bio-révolution
A l’heure où l’on s’interroge sur le rôle de McKinsey et son influence auprès du gouvernement, il peut être utile de consulter le rapport publié en mai 2020 par le McKinsey Global Institute The Bio Revolution.
L’image de couverture du rapport illustre bien leur philosophie de la technique appliquée au vivant, une philosophie réductionniste étrangère à toute métaphysique.
Pour joindre le texte à l’image, prenons un court extrait de ce rapport (page 45) pour illustrer la philosophie prométhéenne sous-jacente à la vision de McKinsey :
Microbes can be genetically engineered to produce different substances, from cellular vaccines to industrial enzymes. In the future, pets could be engineered to shed less hair, which may be popular with consumers.
Les microbes peuvent être génétiquement modifiés pour produire différentes substances, des vaccins cellulaires aux enzymes industrielles. Dans le futur, les animaux domestiques pourraient être modifiés pour perdre moins de poils, ce qui pourrait être populaire auprès des consommateurs.
En résumé, ils soutiennent la bio-révolution : modification interne des fonctionnements du vivant – notamment par la génétique.
Le but est de gagner du temps et de la productivité en exploitant, détournant et dévoyant les mécanismes du vivant. Par exemple passer des vaccins non-recombinants aux vaccins recombinants.
La possibilité de détourner les fonctions du vivant pour obtenir de nouveaux produits ou OGM est valorisée, dans un esprit réductionniste de la création. L’éradication de toute métaphysique permet une recherche de profit débridée.
On a ici un parfait exemple d’une philosophie anti-chrétienne de la technique appliquée à la sphère du vivant.
La guerre en Ukraine : un vent mauvais qui nous concerne
Du Général (2S) Marc Paitier sur Renaissance catholique :
L’évolution de la guerre en Ukraine est incertaine et son terme difficile à évaluer. Les analystes se contredisent et fournissent des interprétations contradictoires des événements. Il y a ceux qui parlent d’enlisement de l’armée russe tandis que d’autres, au contraire, expliquent le ralentissement par le fait que les objectifs opérationnels ont été atteints. Certains soulignent les insuffisances de l’armée russe et magnifient la résistance du peuple ukrainien ; d’autres relativisent ces deux données. Il est beaucoup trop tôt pour établir un bilan objectif des premières semaines de la guerre en Ukraine. Il n’est pas interdit cependant de chercher à en tirer quelques enseignements. Nous en prenons le risque, avec toute la réserve qui s’impose.
L’existence d’une guerre sur le théâtre européen nous rappelle que l’histoire resurgit avec ses tendances lourdes et ses tragédies. Nous avons trop longtemps vécu dans un aveuglement coupable, encouragés par ceux qui pensaient tirer les dividendes de la paix et mettaient en œuvre une politique de désarmement militaire mais, plus grave encore, de désarmement moral, transformant l’homme en consommateur et en jouisseur. On doit s’interroger sur notre capacité de résistance pour faire face à une agression majeure sur notre territoire. Savons-nous encore ce que nous défendons et avons-nous le courage de penser que cela vaut plus que notre vie ? La guerre en Ukraine nous invite à nous poser cette question vitale.
Réflexions à propos du conflit ukrainien
L’armée russe et les limites de la puissance
L’opération militaire qui a conduit à l’annexion de la Crimée en février et mars 2014, les offensives dans le Donbass de l’été 2014 et de janvier 2015, l’intervention dans le conflit syrien ont été remarquablement conduites et ont contribué à redorer le blason de l’armée russe. Il s’agissait d’opérations de faible ampleur, bien préparées, sur des théâtres limités dans l’espace. L’invasion de l’Ukraine est une opération d’une envergure beaucoup plus grande qui constitue une première pour l’armée russe. L’objectif initial qui visait le contrôle du pays et la destruction des forces armées ukrainiennes n’est pas atteint. L’armée russe montre des signes de faiblesse qui sont imputables à des failles capacitaires dans le domaine du commandement, du renseignement, du soutien logistique et de la coordination du combat interarmes. Elle est aussi ankylosée par une doctrine trop rigide qui ne lui permet pas d’adapter efficacement ses plans aux circonstances et à leurs évolutions. Historiquement, l’armée russe a toujours misé sur ses effectifs et sa force pour écraser l’ennemi sans tenir compte des pertes humaines. L’armée française a retenu trois grands « principes de la guerre[1] » : la liberté d’action[2], l’économie des moyens[3] et la concentration des efforts[4]. Ces trois principes valorisent, à tous les niveaux, l’esprit d’initiative. L’armée russe intègre ces principes mais les dilue, en en ajoutant six autres parmi lesquels figure « l’anéantissement ». Cet effet recherché, que les Russes sont les seuls à ériger en principe de la guerre, influence fortement leur doctrine tactique[5]. Sa mise en œuvre, qui privilégie l’approche directe et l’attaque frontale, repose sur le nombre et la puissance des armements. L’objectif est la destruction de l’ennemi plutôt que sa dislocation morale. Au soir de la victoire de Fontenoy[6], le jeune Louis XV contemplant le champ de bataille jonché de cadavres ennemis s’écria : « Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes, la vraie gloire est de l’épargner. » Voilà un sentiment, totalement étranger à l’actuel « Tsar de Russie » comme à ses prédécesseurs soviétiques et impériaux. L’armée russe est une armée de « rouleau compresseur » qui ignore les subtilités tactiques et néglige même ses propres pertes. Le sang des hommes n’est pas économisé. En 2004, le « règlement » de la prise en otages par des terroristes tchéchènes d’un millier d’enfants et d’adultes dans une école de Beslan[7], s’est soldé par la mort de 337 civils dont 186 enfants. Il faut prendre en compte ces données, inscrites dans l’esprit russe, pour comprendre la nature des opérations conduites en Ukraine qui choque tant la sensibilité occidentale. Côté ukrainien, la vision est la même. Les abondants bombardements sur les populations civiles du Donbass le démontrent.
Dans le schéma mental russe, il y a peu de place pour la prise d’initiative aux échelons subordonnés. C’est ainsi que l’on voit, dans les combats récents, une immense colonne de véhicules blindés immobilisée sans réagir suite à la destruction d’un pont par les forces ukrainiennes. Elle devient alors une proie facile pour les forces de l’adversaire. A l’heure où ces lignes sont écrites, la totalité des forces russes déployées sur le théâtre ukrainien est engagée. Ces forces représentent 75% des forces de combat disponibles dans l’armée russe. Les 25% restants constituent un faible réservoir car elles ont d’autres missions à assurer. « « Plus l’incertitude est grande plus le chef doit avoir le courage d’accroître la part de sa réserve ». Les Russes ne semblent pas observer cette règle tactique proférée par le maréchal Foch, sans laquelle il n’est pas possible de durer dans le temps et de faire face à l’imprévu.
La primauté des forces morales
Les media insistent sur la vigueur de la résistance populaire et sur la valeur de l’armée ukrainienne. Cette dernière fait preuve d’une réelle combativité et livre une défense acharnée. L’armée régulière et les forces de défense territoriales mènent des offensives limitées mais efficaces contre les colonnes russes et les moyens logistiques. Dans le combat de mêlée et la conduite du combat interarmes, les forces ukrainiennes semblent prendre un réel ascendant tactique sur les forces russes en combinant judicieusement l’emploi des drones, de l’artillerie et des chars. Si elles parviennent à contre-attaquer localement, la portée de ces opérations demeure cependant limitée. Elles ne sont pas en mesure de reprendre les vastes zones conquises par les Russes. Le niveau des pertes humaines et matérielles est un objet de propagande d’un côté comme de l’autre. Il est impossible de l’évaluer avec précision mais il est certain qu’il est lourd dans les deux camps. Le moral des belligérants est tout aussi difficile à appréhender, son évolution davantage encore. Il s’agit pourtant de la donnée qui conditionne l’issue du conflit. « Les forces morales, disait Napoléon, entrent pour les trois quarts dans le résultat final ; les forces numériques et matérielles n’y comptent que pour un quart. »
Côté ukrainien, il semble se situer à un très bon niveau. Les forces ukrainiennes se battent dans une posture défensive qui les expose moins. Les unités qui défendent s’usent moins vite que celles qui attaquent. Elles bénéficient, par ailleurs, d’un appui significatif des pays occidentaux : fourniture de munitions, d’armements et de renseignement. Leur bonne tenue au combat tranche singulièrement avec les jugements très critiques émis par de nombreux analystes qui insistaient sur le niveau de corruption au sein de l’institution militaire et l’incapacité de celle-ci à se réformer et à se moderniser. Les aptitudes qu’elles démontrent contredisent ce constat sévère. Les faiblesses russes expliquent certes les performances tactiques ukrainiennes mais il faut aussi considérer un autre facteur qui est celui du ressort moral d’une armée qui se bat pour défendre sa terre avec le soutien de la population. Partagée par la langue, la religion gréco-catholique et orthodoxe, l’influence russe et l’influence occidentale, l’Ukraine fait pourtant la démonstration qu’elle possède une réelle identité nationale. Elle est devenue un État-nation. Il ne faut pas oublier qu’en 1991, l’indépendance de l’Ukraine a été approuvée à 92% avec une participation de 85% du corps électoral. L’agression russe a pour effet de renforcer le sentiment patriotique. La détermination qui en résulte vient confirmer l’adage bien connu du stratège et historien athénien Thucydide : « La force de la cité ne réside ni dans ses remparts ni dans ses vaisseaux, mais dans le caractère de ses citoyens. »
Certains observateurs n’hésitent pas à dresser un tableau plus mitigé du moral de l’armée russe en alléguant qu’elle serait mal ravitaillée, qu’elle n’était pas préparée à envahir l’Ukraine et qu’elle est sidérée par la résistance du peuple ukrainien. Il n’en demeure pas moins que les conquêtes russes sont significatives et qu’elles se poursuivent, ce qui veut dire que le moral et la discipline des unités ne sont pas réellement entamés. L’armée russe reste, elle aussi, animée par un fort sentiment patriotique. Elle bénéficie du soutien de la nation et reste fidèle à Vladimir Poutine.
De sombres perspectives à court terme
Malgré les limites qui ont été soulignées, l’armée russe n’est pas en situation d’échec. La guerre a commencé, il y a six semaines seulement et les gains territoriaux sont importants. Elle ne cherchera pas à contrôler l’ensemble du pays mais reportera son effort sur le Donbass. Il faudra voir, dans les semaines qui viennent, si les forces ukrainiennes sont capables de tenir les positions actuelles. On risque donc d’assister à un enlisement avec des Russes qui ne pourraient plus conquérir de nouveaux espaces et des Ukrainiens trop faibles pour envisager de les chasser des territoires conquis. Raisonnablement, faute d’une victoire possible, Kiev et Moscou devraient chercher une issue diplomatique. Celle-ci est très improbable à court terme. Vladimir Poutine doit obtenir des résultats suffisamment notables pour ne pas apparaître comme le perdant. La détermination ukrainienne ne faiblit pas pour le moment. La solution négociée n’est pas d’actualité. Le conflit devrait donc durer entre une Russie affaiblie, dépendante de la Chine pour compenser les sanctions occidentales qui pèsent lourdement sur elle et une Ukraine partiellement occupée soutenue par l’Occident. Une nouvelle guerre froide ou plutôt tiède, en quelque sorte. Sans perspective de victoire militaire par les moyens conventionnels, Vladimir Poutine pourrait alors être tenté de masquer son échec en changeant la nature du conflit. C’est ainsi qu’il brandit l’arme nucléaire, entretenant l’ambiguïté sur ses véritables intentions.
[1] Principes de la guerre : formalisés par le maréchal Foch, ils fondent la réussite de toute opération militaire. Par définition, ils doivent être peu nombreux. « A la guerre, il y a des principes mais il y en a peu » Maréchal Bugeaud
[2] Liberté d’action : Possibilité pour un chef de mettre en œuvre, à tout moment, ses moyens, en vue d’atteindre le but assigné, malgré l’ennemi et les contraintes imposés par le milieu et les circonstances. La liberté d’action n’est jamais absolue, elle est relative.
[3] Économie des moyens : Répartition et application judicieuse des moyens d’actions en vue d’en obtenir le meilleur rendement pour atteindre le but assigné.
[4] Concentration des efforts : Convergence des actions et des effets des différentes fonctions opérationnelles en vue de réaliser la supériorité sur l’adversaire, en un lieu et à un moment, considérés comme essentiel pour vaincre.
[5] Tactique : Art de combiner les moyens militaires, dans une mise en œuvre circonstanciée et locale des plans de la stratégie. Il s’agit de l’art de disposer et de faire manœuvrer les troupes sur le terrain.
[6] Fontenoy (11 mai 1745) : bataille s’inscrivant dans le cadre de la guerre de succession d’Autriche. Elle oppose les troupes du roi de France commandées par Maurice de Saxe à une coalition formée des Provinces-Unies, de l’Autriche, de la Grande Bretagne et de l’Électorat de Brunswick-Lunebourg (Hanovre). La victoire française est un chef d’œuvre tactique.
[7] Beslan : ville d’Ossétie-du-Nord-Alanie, dans la fédération de Russie
Des mesures concrètes pour revenir à l’essentiel
Depuis longtemps, notre famille de pensée pose les bons diagnostics à partir d’une analyse critique du monde moderne. Restait à en tirer des lignes directrices. Essayant de concilier pragmatisme et idéal, ce programme contient des mesures à la fois réalistes et radicales, pour traiter nos maux à la racine. Comme le résumait Gustave Thibon, « la société devient enfer dès qu’on veut en faire un paradis ». Il ne s’agit donc, en aucun cas, de plaquer une idéologie sur le réel. Nous voulons rebâtir un monde préservé du totalitarisme progressiste et de la domination absolue des puissances d’argent. Nous voulons une cité où les hommes puissent réapprendre le sens des libertés et de la responsabilité, l’amour de leur identité et le courage de la défendre en toutes circonstances.
- Préface, Jean-Eudes Gannat
- École et enseignement, Victor Aubert
- La politique étrangère de la France, Thibaud Gibelin
- Agriculture et alimentation, Guillaume Travers
- La famille, pivot de la société : de la dissolution à la reconnaissance, Anne Trewby
- Monnaie et finance, Guillaume Travers
- Fiscalité, Guillaume Travers
- État de droit et contrôle de constitutionnalité des lois, Guillaume Bernard
- Insécurité et justice, Guillaume Bernard
- Urgence identitaire : du droit à l’immigration au droit de la remigration, Jean-Yves Le Gallou
- Politique sociale, Guillaume Travers
- Santé, Dr Michel Pareti
- Mémoire et identité, Victor Aubert
- La culture, Anne Brassié et contributeurs
- Relocalisation, Guillaume Travers
Extraits sur l’école :
Le rôle de l’État n’est pas d’administrer le système éducatif dans ses moindres détails mais de garantir les moyens qui permettent à chaque famille d’avoir accès à un enseignement adapté à leur enfant ainsi que de maintenir un bon niveau d’exigence pour garantir la valeur des diplômes nationaux. L’initiative privée, enchâs- sée dans un cadre législatif clair, sera à même de répondre à certains besoins de la société en matière de formation, besoins que l’État grevé par sa lourdeur bureaucratique n’arrive pas à satisfaire correctement. […]
Mesures
Inscription dans une loi organique des principes de l’enseignement.
Les grands principes qui définissent le cadre des lois sur l’école doivent faire l’objet d’une loi organique garantissant le respect de la famille comme première instructrice, la liberté scolaire, le respect de l’autorité, les grands objectifs de l’école comme la transmission des savoirs fondamentaux et de la culture européenne, et l’interdiction des intrusions idéologiques à l’école.
Le chèque scolaire.
Pour que les familles puissent choisir l’école qui correspond aux besoins de leurs enfants, l’État doit mettre à leur disposition, en fonction de leurs revenus, un chèque permettant de financer la scolarité de leurs enfants dans n’importe quelle école. L’État subventionnera les écoles privées par l’intermédiaire du chèque scolaire. Les professeurs des établissements publics garderont le statut de fonctionnaires titularisés mais les professeurs du privé seront salariés par leur établissement.
Réforme des critères de la titularisation des professeurs.
Les certificats permettant aux enseignants d’être titularisés dans un établissement scolaire privé seront remplacés par l’obtention d’un Master 2 dans la matière enseignée. Pour compléter cette certification académique et afin de répondre aux carences en ce qui concerne la formation pédagogique des enseignants, des établissements privés pourront dispenser des formations pédagogiques variées, reconnues par l’État.
Application du principe de subsidiarité à l’enseignement public pour une transition vers un enseignement plus libre.
Les établissements publics et privés gagneront en autonomie. Un cadre légal fixera des normes communes sur la limitation des effectifs, les limites de l’autorité des professeurs, les normes générales de prudence à l’égard des élèves, les compétences devant être acquises à chaque niveau, et les objectifs communs à atteindre. Les directeurs d’établissements seront plus libres pour atteindre ces objectifs, ils pourront choisir les professeurs qu’ils recrutent, avoir plus de latitude pour fixer le volume horaire des emplois du temps et des matières en fonction des besoins de certaines classes, décider du renvoi d’un élève dont l’attitude nuit objectivement au bien commun de l’école, refuser le passage d’un élève n’ayant pas le niveau suffisant dans une classe supérieure. Les académies auront pour rôle de contrôler a posteriori le bon fonctionnement des établissements scolaires publics et privés sur le critère de la réussite des objectifs fixés par l’État. Cette plus grande souplesse accordée aux établissements scolaires fera disparaître de facto la distinction entre l’enseignement privé sous contrat et hors contrat puisque tous les établissements scolaires seront contrôlés sur leurs « résultats » et non a priori sur leurs méthodes.
Valorisation de l’enseignement professionnel et technique et fin du collège unique.
Pour que les études professionnelles et techniques ne soient plus considérées comme une voie de garage mais comme une formation d’excellence, les établissements scolaires seront incités à faire découvrir des métiers dès la classe de quatrième. L’État soutiendra financièrement le développement d’établissements scolaires professionnels et techniques ou d’écoles de production, privés comme publics. L’obligation scolaire s’arrêtera à l’âge de treize ans, âge à partir duquel il sera possible de commencer une formation professionnelle en apprentissage. […]
Une soirée de dédicace aura lieu le vendredi 8 avril à la Nouvelle Librairie à Paris.
De l’idéologie du genre à l’emprise sectaire
Caroline Eliacheff est pédopsychiatre, psychanalyste et Céline Masson est psychanalyste, professeur des Universités. Ensemble, elles publient La Fabrique de l’enfant-transgenre (éditions de l’Observatoire). Extrait d’un entretien dans Le Figaro :
Ce sont les parents de ces jeunes qui nous ont mis sur cette piste en décrivant le cheminement de leurs enfants. Et en effet, on retrouve plusieurs caractéristiques de l’emprise sectaire comme le recrutement en ligne, s’adressant à des jeunes souvent vulnérables, en quête d’identité ; les influenceurs transgenres incitent le jeune à rejeter ses parents nécessairement transphobes au profit de sa «nouvelle famille» qui lui promet bonheur et bien-être. La transphobie est un argument de poids pour faire valoir sa victimisation au sein de la société. Sortir de cette communauté est vécu avec effroi et culpabilité : les «traîtres» continuent à subir les pressions du groupe. Un lobbying puissant permet aux transactivistes de s’introduire à tous les niveaux de la société pour faire valoir leurs revendications. Enfin l’industrie pharmaceutique se frotte les mains : peu d’affections nécessitent des traitements médicamenteux à vie… remboursés par la Sécurité Sociale.
De Marioupol à Boutcha
Onze correspondants de guerre historiques de médias italiens mainstream, mais à la retraite, publient une lettre ouverte :
En observant les télévisions et en lisant les journaux qui parlent de la guerre en Ukraine, nous nous sommes rendu compte que quelque chose ne fonctionne pas, que quelque chose tourne plutôt mal. Nous avons vu la guerre pour de vrai et de l’intérieur : nous avons été sous les bombes, certains de nos collègues et amis sont tombés. C’est précisément pour cette raison que nous n’aimons pas la façon dont le conflit en Ukraine, premier conflit à grande échelle de l’ère du web avancé, est représenté aujourd’hui. Nous sommes inondés de nouvelles, mais dans la représentation médiatique, les belligérants sont divisés de façon acritique en bons et mauvais. Et même très bons et très mauvais. Une seule pensée dominante est créditée, et ceux qui ne pensent pas ainsi sont catalogués comme des amis de Poutine et donc, d’une certaine manière, comme coresponsables des massacres en Ukraine. Mais ce n’est pas le cas. Nous devons nous rendre compte que la guerre déplace des intérêts inavouables qui ne sont pas connus du grand public. La propagande n’a qu’une seule victime : le journalisme.
L’une des vidéos de Marioupol les plus dupliquées aujourd’hui sur les réseaux sociaux : quelqu’un filme une façade d’immeuble abîmé par la guerre. Soudain apparaît un vieux monsieur au coin d’un balcon. La personne qui filme zoome sur le personnage, lequel fait signe d’attendre une seconde, et revient avec un petit drapeau: d’un côté les couleurs de la Russie, de l’autre celles de la République de Donetsk. Il sourit et salue.
Sur Boutcha, une analyse fouillée et très précisément documentée est en ligne ici.
On n’ose pas comprendre pourquoi les Occidentaux refusent la demande de la Russie d’organiser une réunion urgente du Conseil de Sécurité de l’ONU sur ce qui s’est passé à Boutcha.
Eric Zemmour aux électeurs LR : “Votre droite est ma droite. Votre France est ma France. Votre espérance est mon espérance”
Eric Zemmour a écrit une lettre ouverte adressée spécialement aux électeurs LR :
Chers électeurs de droite, chers amis,
Dimanche prochain, vous, moi, la droite française et la France tout entière seront face à leur destin.
Vous êtes de droite, vous avez aimé Nicolas Sarkozy, vous avez apprécié François Fillon, pendant quelques semaines, vous avez cru voter pour Valérie Pécresse. Aujourd’hui, vous êtes perdus. Vous ne reconnaissez pas votre pays, vous ne reconnaissez pas la droite, vous ne faites pas confiance à Emmanuel Macron.
Vous et moi, nous n’avons aucun doute que Marine Le Pen, si elle parvient au second tour, échouera face à Emmanuel Macron. Vous ne voulez pas voter pour elle et vous ne voulez pas non plus d’Emmanuel Macron, qui n’a rien fait sur l’insécurité, qui ne défendra jamais notre identité. C’est donc bien entre nos mains que repose l’avenir de la droite et de notre nation.
Vous et moi, nous n’ignorons pas que Valérie Pécresse n’incarne pas nos valeurs. Elle a quitté LR alors dirigé par Laurent Wauquiez car sa ligne était trop à droite pour elle. Elle n’a pas su vous parler pendant cette campagne. Centriste dans l’âme, elle n’est votre candidate qu’à la suite de manœuvres douteuses pendant la primaire LR. Eric Ciotti vous aurait bien mieux représentés ! Je discute souvent avec ceux d’entre vous qui m’ont rejoint et vous me le dites invariablement : « Nous aimons la droite française mais cette candidate n’est pas la nôtre. » Elle ne suscite ni votre admiration, ni votre confiance. Ceux d’entre vous qui se battent encore pour sa cause le font sans enthousiasme — vous méritez tellement mieux ! Certains militants iront même voter pour moi dans le secret de l’isoloir.
Alors restez fidèles à vous-même et à vos convictions ! Comme tant de vos élus qui m’ont rejoint, comme tous ceux qui ont déjà annoncé qu’ils appelleraient à voter pour moi le soir du second tour, je vous propose de nous battre, ensemble, dès maintenant, pour une autre cause, qui nous est supérieure : la France. Celle que la droite, notre droite, a mille fois sauvée, et que nous avons le devoir de sauver à nouveau. Face à l’immigration envahissante et à la violence dans nos rues, face au gaspillage d’argent public qui fait exploser la dette, face à la ruine de nos classes moyennes, de nos retraités et de nos travailleurs sous le poids écrasant des taxes et des impôts, vous et moi devons l’emporter.
Nous sommes les seuls à croire encore au mérite, à l’effort, au travail et à la récompense. Nous sommes les seuls à défendre les classes moyennes et les familles. Nous sommes les seuls à admirer l’histoire de notre pays et à vouloir la continuer. Nous refusons le renoncement, nous refusons le socialisme, nous refusons les fausses promesses des démagogues. Je vous propose de me rejoindre dans ce grand et beau combat pour la vérité, la liberté, l’identité, la souveraineté et la prospérité.
Je me suis promis d’imposer le sujet de l’immigration dans cette campagne, parce que ce phénomène menace non seulement notre sécurité et notre identité, mais aussi notre prospérité. La seule manière de rendre du pouvoir d’achat aux Français, c’est de réduire certaines dépenses publiques. Les politiciens trompent les Français en jouant au Père Noël avec leur propre argent et les méprisent en proposant de couper dans la justice sociale. Je veux un Etat qui soit enfin généreux avec les Français mais qui ne finance plus l’assistanat du monde entier. Je veux un Etat qui protège ses fonctions régaliennes, pas un Etat où la bureaucratie explose et étouffe la France.
Nous ferons des économies massives sur la bureaucratie et sur l’immigration en commençant par réserver la solidarité nationale à nos nationaux. Avec l’argent ainsi économisé, je baisserai massivement les impôts, les charges et les taxes : 28 milliards d’euros de moins chaque année. C’est 538 millions d’euros par semaine qui ne seront plus pris dans vos poches, 76 millions d’euros par jour que vous pourrez enfin garder pour vous et votre famille. Aucun autre candidat ne vous promet une telle révolution fiscale.
Dimanche prochain, soit nous affrontons Emmanuel Macron en ordre dispersé, soit nous nous unissons et nous vaincrons. Vous et moi, nous savons qu’il n’y a pas de troisième solution. Et nous savons qu’une défaite face à la macronie nous empêcherait, pour très longtemps, de sauver notre pays.
Votre droite est ma droite. Votre France est ma France. Votre espérance est mon espérance. Ma candidature est la vôtre autant que celle des membres de Reconquête, aujourd’hui le parti le plus puissant et le plus fervent de notre pays. Je ne vous propose ni d’abandonner vos positions, ni de trahir vos choix de toujours, mais, simplement, le jour du premier tour, de devenir les plus sérieux adversaires d’Emmanuel Macron. Nous l’affronterons lors d’un débat de second tour qui sera, je vous en fais le serment, un moment historique et décisif de notre histoire. Vous pouvez compter sur moi.
Je vous propose de devenir, vous et moi, les nouveaux pionniers de la droite. La France en a besoin. Elle nous appelle. Répondons-lui ensemble, forts et fiers.
Eric Zemmour réitère son opposition formelle à la GPA
Sur TF1 hier soir :
Je suis défavorable à la GPA car je suis contre la marchandisation du corps des femmes. Je trouve cela intolérable.#10MinutesPourConvaincre #JeVoteEricZemmourpic.twitter.com/VNJe9q7iNM
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) April 4, 2022
Colonel Jacques Allaire, RIP
Un héros de Dien Bien Phu est parti rejoindre ses camarades tombés en Extrême-Orient. Il avait commandé la section lourde du 6e bataillon de parachutistes coloniaux en tant que lieutenant sous les ordres du commandant Bigeard. Après la chute de Dien Bien Phu, le 7 mai 1954, le lieutenant Allaire avait subi la captivité dans les camps du vietminh. Il n’avait été libéré qu’en septembre 1954. ll s’était porté volontaire en Algérie et avait servi 8e Régiment parachutiste d’infanterie de marine 8e RPIMa. Nommé chef d’état-major des unités parachutistes du 1er régiment interarmes d’Outre-Mer à Dakar, il avait terminé sa carrière au Bénin comme conseiller du Président de la République et du ministre de la Défense. Il avait quitté l’armée en 1974 mais avait témoigné à de nombreuses reprises des combats conduits en Indochine et en Algérie au cours de conférence ou devant des jeunes.
Dieu ait son âme et protège sa famille.

Avec Bigeard :

Repositionnement des troupes françaises au Niger
De Thomas Flichy de La Neuville, professeur d’université :
Les tensions relatives au ralentissement potentiel de l’exportation de gaz russe vers l’Europe rendent soudainement plus intéressants certains territoires à fort potentiel énergétique. Tel est le cas du Niger, jusqu’ici relativement délaissé. Cet État détient au cœur de ses terres, le plateau rocheux de l’Aïr, un rectangle de 300 km sur 200 qui abrite 100 milliards de barils de pétrole et deux fois plus de gaz naturel. Le Niger ambitionne de devenir l’un des plus grands pays producteurs de pétrole du continent africain à l’horizon 2025.
Produisant actuellement 20 000 barils d’hydrocarbures, il ambitionne d’en exporter 500 000 à l’horizon 2025. Ceci implique toutefois la sécurisation des pipelines soumis au pillage en aval. D’autre part, le pays regorge de bauxite. Depuis 2019, l’uranium n’était plus rentable au Niger, le kilo d’uranium étant passé de 40 dollars en 2014 à 25 dollars en juillet 2019 en raison des répercussions en chaîne de la catastrophe de Fukushima. Le 31 mars 2021, la mine d’Akouta, ayant épuisé ses ressources, 600 salariés furent licenciés.
Si l’on se tourne du côté des puissances continentales du nouvel empire mongol, l’État qui domine est la Chine. En termes de matières premières, les chinois ont quasiment l’exclusivité sur la prospection et l’utilisation des matières premières qu’il s’agisse du pétrole, de l’uranium ou de l’or. La Chine a le projet de construire un oléoduc d’une longueur de 2000 km entre le Niger et le Bénin afin de pouvoir produire 500 000 barils par jour en 2030. En matière militaire, la Chine équipe les Forces Armées Nigériennes en fibres optiques grâce à la société ZTE. Elle a également livré des copies des VAB au Niger, mais beaucoup sont tombés en panne. Le volume du commerce entre les deux pays s’élève à 511 millions de dollars : les achats chinois concernent le pétrole, le coton, la gomme arabique, et leurs ventes se concentrent sur les véhicules, les pièces détachées, les produits chimiques, les machines, et les chaussures. Notons qu’une mission médicale chinoise est présente de façon permanente au Niger. Ces bonnes relations économiques n’empêchent pas les Chinois d’être fréquemment victimes de rapts par les djihadistes, d’où leur intérêt à ce que la zone soit sécurisée par d’autres armées. La Russie, qui vient de fêter le 50ème anniversaire de sa coopération avec le Niger est plus discrète. En 2020, à la veille de la rentrée du Niger au Conseil de sécurité de l’ONU en tant que membre non-permanent, des réunions avaient eu lieu à Niamey, rassemblant de hauts fonctionnaires russes comme le Directeur du Département des organisations internationales du Ministère des affaires étrangères de la Russie et son homologue nigérien. L’on sait également que le Qatar, dont les relations avec la Russie se renforcent, collabore avec le Niger dans le domaine pétrolier.
Les drones d’observation américains fournissent 50 % du renseignement français dans la zone. L’armée française opère ainsi grâce à un œil judicieusement prêté par les Américains. Les États-Unis ont tenté de nouer une collaboration directe avec le G5 Sahel en assurant son financement. Français et Américains partagent également une base militaire commune à Niamey, ce qui n’empêche pas les États-Unis de mener des opérations d’influence pour leur propre compte. De façon plus discrète, Israël vend des drones au gouvernement nigérien et propose ses services dans le domaine de l’agriculture et de la santé. Quant à l’armée française, dont le centre de gravité a connu une translation vers l’est en raison des opérations d’influence russo-chinoises au Mali, elle renforce son dispositif militaire dans la région des trois frontières en un temps où le Niger est devenu le nouveau régulateur des migrations sahéliennes. Il lui faudra prendre en compte sur place un acteur géopolitique au jeu indépendant : la Turquie qui a signé en 2020 un pacte de défense avec Niamey. Une façon comme une autre pour elle de se positionner sur le marché énergétique local tout en vendant ses fort efficaces drones à bas coût TB2.
L’on voit ainsi que les puissances géopolitiques antagonistes s’appuient sur des stratégies assez différentes, les continentaux du nouvel empire mongol visant le développement tandis que les puissances océaniques libérales poursuivent la sécurisation de la zone. Dans la lutte pour le contrôle géoéconomique du Niger, les gagnants seront ceux qui auront considéré la fin. Pour sécuriser l’Atlantide énergétique, il existe en effet un secret pour tout officier en partance : emporter un exemplaire des Pensées de Pascal dans sa cantine avant de planter sa tente dans la solitude de ces espaces infinis.
Démission éducative : “à cet âge là, ils ont déjà tout vu”
Une mère de famille appelle les parents à rester vigilants quant à l’éducation dispensée dans les écoles catholiques sous contrat d’association avec l’Etat.
Le Comité de pilotage l’éducation nationale propose en effet 4 films aux lycéens et chaque lycée en choisit 3. Malheureusement, il ne s’agit pas de grand cinéma et certains professeurs sélectionnent le film le plus pervers. Ainsi en est-il par exemple du film La Leçon de Piano, de Jane Campion, qui raconte l’histoire d’une jeune veuve traumatisée, un film largement érotique, avec notamment la masturbation d’une enfant de 6 ans, etc.
L’académie n’y voit pas malice et l’encadrement des lycées catholiques, bien souvent, n’a même pas pris la peine de regarder le film avant de le montrer aux élèves ! Idem pour l’aumônerie. Prévenus et informés, l’aumônier comme le directeur finissent par admettre que le film est effectivement malsain mais refusent de désavouer le professeur d’Enseignement Moral (sic) et Civique. Et puis “à cet âge là, ils ont déjà tout vu” !
Cela n’empêche pas que certaines jeunes filles de 15/16 ans se disent choquées des scènes de sexe. Quant aux garçons, ils sont tout content d’avoir pu regarder à l’insu de leurs parents « un film de c..».
Que les parents ne fassent pas une confiance aveugle à l’école catholique. Dans son appel à une éducation intégrale, François-Xavier Clément, père de famille, philosophe de formation, enseignant, puis chef d’établissements scolaires, souligne que l’enfant n’est pas seulement un cerveau avec un cartable. L’éducation intègre en même temps la croissance personnelle, la vie communautaire et la perspective de la vie éternelle.
La fabrique des sondages
« Un institut de sondage m’a appelé pour me le dire à propos des intentions de votes. "Nous sommes perdus. Nous nous appelons les uns les autres, parce que nous sommes perdus." » Pascal Praud pic.twitter.com/UhZz31nB1H
— Zemmour TV (@ZemmourTV) April 4, 2022
Contrôle Citoyen des Élections Présidentielles
On me fait suivre cette idée :
Chacun peut dans notre pays vérifier le bon déroulement du vote dans un bureau donné et vérifier la publication des résultats au Journal Officiel.
Mais qui vérifie / qui est en mesure de vérifier la consolidation de l’ensemble des votes sur le territoire ?
Une plateforme de collecte des résultats du vote a été mise en place par des citoyens afin de contrôler les résultats des élections présidentielles.
Il y a besoin de volontaires sur toute la France pour contrôler les résultats. Il en faudrait 69.000 pour couvrir tout le territoire
1) Pour découvrir cette initiative citoyenne, regardez cette vidéo (au début de la vidéo)
2) Créez une adresse mail sur https://www.protonmail.com car c’est un service gratuit et sécurisé.
- Vous allez pouvoir sélectionner votre bureau de vote
- Le jour des élections, il vous faudra prendre 1 photo du panneau de résultats dans votre bureau
- vous pourrez saisir les résultats de votre bureau
Addendum – Un lecteur me signale :
“protonmail.com” n’est pas sécurisé, c’est un leurre, car soumis aux lois suisses qui imposent aux hébergeurs de stocker les informations pendant 2 années et les livrer à la justice sur demande. (J’ai procédé sur simple CR à ce type de demande pendant 20 ans, et je recevais les rens. 10min après)
Aujourd’hui, un mail sécurise est un mail chiffre (il le sont pratiquement tous) dont le serveur est hébergé dans un pays qui n’impose pas de délai de carence de suppression des données et qui n’oblige pas l’entreprise a livrer les infos sur simple CR (c’est le plus important) .
Le seul aujourd’hui semble être CTEMPLAR.COM en Islande.
De plus, un email ne supportera pas des milliers (voir millions de mails) sans les spammer, question de bande passante.
En conclusion, et concernant le contrôle de l’élection qui sera frauduleuse, je reste sur ma première idée, résume sur la page :
https://tpacpc.wordpress.com/ ou
https://bureaudupresident.worpress.comLa première étape étant de diffuser ce message car il est FONDAMENTAL si nous voulons faire bouger les lignes, concernant la seconde, nous n’avons pas encore trouve de solution technique, mais cela viendra nécessairement.
Pour ma part, je crois que tout ce qui passe par le net n’est pas sécurisé.
Martine Wonner censurée : “Nous ne sommes plus en démocratie”
YouTube a censuré la dernière vidéo de l’ECLJ avec Martine Wonner, alors qu’elle approchait les 10.000 vues.Elle est en ligne sur Rumble :
Martine Wonner affirme que la gestion gouvernementale du Covid 19 prouvait, selon elle, le fait que “nous ne sommes plus en démocratie.” Attaché avant tout à la liberté d’expression et à la recherche de la vérité, l’ECLJ vous invite à regarder cette vidéo ou à écouter le Podcast (RCF : Le droit en débat) pour juger de la pertinence des propos de Mme Wonner.
L’ECLJ regrette qu’un député de l’Assemblée nationale et qu’une ONG accréditée auprès de plusieurs institutions internationales puissent être censurées ainsi, si rapidement, si facilement, sans aucune décision judiciaire, mais simplement en raison de certains propos qui “contredisent le consensus des experts d’autorités sanitaires locales […] au sujet du vaccin contre le COVID-19“. La majorité ne fait pas la vérité…
Le PNF “étudie l’opportunité” de lancer une enquête sur McKinsey
Nous avons connu le PNF plus diligent…
Le parquet national financier étudie l’éventualité d’une enquête préliminaire visant le cabinet de conseils McKinsey.
La société américaine, dont des cadres ont travaillé pour la campagne de 2017 du candidat Macron, a vu ses prestations exploser sous le quinquennat.
Le PNF, qui n’avait pas hésité à lancer une enquête sur François Fillon lors de la précédente campagne présidentielle, a-t-il désormais la main qui tremble à l’idée de déclencher un dossier susceptible de mettre en cause le sommet de l’État ?
Le PNF peut décider d’attendre le résultat de l’enquête fiscale déclenchée en décembre, dans la foulée de la commission d’enquête du Sénat, et une éventuelle future plainte.
Le PNF peut aussi enclencher des investigations pour « blanchiment de fraude fiscale » et amorcer ses propres recherches. Quitte à mettre son nez dans les relations entre un cabinet de conseil américain et les multiples administrations qui l’emploient depuis dix ans… et mettre au jour des relations incestueuses entre les différents acteurs, hauts fonctionnaires et politiques d’un côté, consultants de l’autre.
Dans la France de Macron, on fait passer des meurtres de juifs pour des accidents de tramway
Un jeune homme de confession juive (il portait sa kippa en permanence) et handicapé, Jérémy Cohen, est mort écrasé par un tramway à Bobigny près de Paris, le 16 février dernier.
Sa famille, qui a pu récupérer des images amateurs du drame, a dénoncé une agression à l’origine de la fuite de la victime en direction des rames.
La presse avait présenté ce drame comme un fait divers. Selon la RATP, citée par Le Parisien, Jérémy Cohen a traversé pour une raison inconnue la plate-forme des voies en dehors des traversées piétonnes.

Une enquête avait été ouverte pour homicide involontaire par le commissariat de Bobigny, le lendemain du drame, mais une vidéo montre un jeune homme agressé juste avant d’être percuté par la rame de tramway. On y voit effectivement un homme pris à partie par un groupe d’autres personnes et frappé à plusieurs reprises avant de s’échapper.
Sur Radio Shalom, la famille de Jérémy Cohen accuse :
“La mort de Jérémy est liée à une agression dont il a été victime par une bande de jeunes immédiatement avant d’être percuté par le véhicule.”
Gérald Cohen, père de Jérémy Cohen: "J'ai demandé à Éric Zemmour s'il pouvait nous aider, dans le cadre de l'enquête, pour faire quelque chose" pic.twitter.com/CWoc7K6skA
— BFMTV (@BFMTV) April 4, 2022
Ses frères se sont lancés à la recherche de témoignages à la suite de sa mort en distribuant des appels à témoins. Ils ont effectué le travail des journalistes. Ce sont eux qui ont récupéré les vidéos de la mort de leur frère où il est agressé, juste avant de prendre la fuite et de se faire percuter par le tramway. Depuis, la famille a lancé un appel à la police et au parquet “pour faire la lumière sur ce qu’il s’est passé” et s’interroge sur le potentiel caractère antisémite de l’agression.
Gérald Cohen, père de Jérémy Cohen, souligne :
“J’ai demandé à Éric Zemmour s’il pouvait nous aider, dans le cadre de l’enquête, pour faire quelque chose”
Face à l’ampleur que prend cette affaire, le parquet de Bobigny a décidé de réagir par un communiqué lundi 4 avril. Le procureur souligne
“Rapidement, les éléments recueillis permettaient de comprendre que, quelques instants avant l’accident, la victime avait subi des violences. Une seconde enquête était ouverte pour violences volontaires en réunion (…) L’hypothèse que la victime ait traversé les voies du tramway pour échapper à ses agresseurs était naturellement prise en compte”.
Le 29 mars, le parquet a ouvert une information judiciaire pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. L’enquête a été confiée à un juge d’instruction et à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.
Hongrie : le lobby LGBT fait échouer les votes en faveur de l’enfance, à défaut de pouvoir les gagner
Un référendum lancé par le gouvernement hongrois avec quatre questions sur la protection de l’enfance s’est tenu en même temps que les élections législatives, mais n’a pas réussi à franchir l’obstacle de la validité.
Le référendum est valide si plus de la moitié de tous les électeurs votent valablement, et il est réussi si plus de la moitié des électeurs qui votent valablement donnent la même réponse à la question. Dans le cas du référendum actuel, le seuil de validité était de 4 107 652.
Le lobby LGBT n’a même pas essayé de gagner mais seulement de rendre le vote invalide.
Le Bureau électoral national a publié les données suivantes :
Êtes-vous d’accord pour permettre aux enfants des écoles publiques de participer à des cours d’orientation sexuelle sans le consentement de leurs parents ?
- Votes valides : 3 521 425 (44,46 %)
- Votes nuls : 1 590 772 (20,08%)
- Non voté : 2 753 911 (35,46%)
Nombre et proportion de votes oui/non
Oui : 269 689 (7,66 %)
Aucun vote : 3 251 736 (92,34 %)
Soutenez-vous de donner aux enfants des informations sur les traitements de changement de sexe ?
- Votes valides : 3 492 688 (44,09 %)
- Votes nuls : 1 619 509 (20,45%)
- Non voté : 2 809 048 (35,46%)
Nombre et ratio de votes oui et non exprimés
Oui : 143 448 (4,11 %)
Non : 3 349 240 (95,89 %)
Êtes-vous favorable à ce que les contenus médiatiques à caractère sexuel qui affectent le développement des enfants leur soient présentés sans restriction ?
- Votes valides : 3 484 686 (43,99 %)
- Votes nuls : 1 627 511 (20,55%)
- Non voté : 2 809 048 (35,46%)
Nombre et pourcentage de votes oui/non
Oui : 163 048 (4,68 %)
Non : 3 321 638 (95,32 %)
Êtes-vous favorable à ce que l’on montre aux enfants du contenu médiatique sur le changement de sexe ?
- Votes valides : 3 482 505 (43,96 %)
- Votes nuls : 1 629 692 (20,57%)
- Non voté : 2 809 048 (35,47%)
Nombre et ratio de votes oui et non exprimés
Oui : 168 146 (4,83 %)
Aucun vote : 3 314 359 (95,17 %)
Sur les sept référendums nationaux organisés depuis 1989, seuls deux ont réuni plus de 50 % des électeurs.
Boutcha : étrange déroulé des évènements
30 mars : les Russes se retirent de Boutcha.
31 mars, le maire de Boutcha a publié une vidéo sur Facebook où il claironnait que l’armée ukrainienne avait remporté une grande victoire en libérant sa ville et disait que c’était un jour de joie (la vidéo est ici). Il ne disait pas un mot de cadavres dans les rues.
1er avril : les troupes d’Azov et autres Ukrainiens entrent dans la ville.
1er avril : la police nationale ukrainienne faisait savoir que le régiment Safari des forces spéciales a commencé l’opération de nettoyage de Boutcha : la ville est en train d’être nettoyée des saboteurs et des complices des forces russes.
2 avril : dans la presse ukrainienne, pas de cadavre sur la photo, pas de cadavre dans l’article, qui évoque la chasse aux collabos des Russes.
2 avril : on commence à voir des images de corps dans les rues de Boutcha.
3 avril : le monde entier dénonce le « génocide » accompli par les Russes. L’agence Reuters est sur place et en fin de soirée publie un long reportage, sur ce qu’elle a vu et sur ce qu’on lui dit et ajoute : « Reuters n’a pas pu immédiatement vérifier les allégations d’Arestovych et de Fedoruk » (un conseiller de Zelensky et le maire de Boutcha) sur les responsables.
4 avril : Déclaration du ministère de la Défense de la Fédération de Russie
Les séquences audiovisuelles publiées par le régime de Kiev, témoignant de “crimes” prétendument commis par des militaires russes dans la ville de Boutcha, région de Kiev, ne sont qu’une nouvelle provocation.
Pendant le temps que cette commune était contrôlée par les Forces armées russes, aucun civil n’a été affecté par la violence. Les militaires russes ont livré et distribué 452 tonnes d’aide humanitaire aux civils de la région de Kiev.
Tant que la ville se trouvait sous le contrôle des Forces armées russes, et surtout après, jusqu’aujourd’hui, les civils de Boutcha pouvaient se déplacer librement dans la ville ainsi qu’utiliser les communications mobiles.
Les sorties de la ville de Boutcha n’étaient pas bloquées. Tous les résidents locaux avaient la possibilité de quitter la commune en prenant la sortie vers le nord, notamment en Biélorussie. En même temps, les militaires ukrainiens poursuivaient les bombardements des banlieues sud de la ville, y compris des quartiers résidentiels, à l’arme lourde, recourant également à l’aide de chars et de lance-roquettes multuples.
Nous voudrions souligner que toutes les unités russes ont quitté Boutcha le 30 mars, le lendemain des négociations en présentiel entre la Russie et l’Ukraine en Turquie.
Qui plus est, le 31 mars, le maire de Boutcha Anatoli Fedorouk avait confirmé dans son message vidéo qu’il n’y avait aucun militaire russe dans la ville. Pourtant, il n’avait point mentionné qu’il y eût des corps de civils ligotés et fusillés dans la rue.
Il n’est donc pas surprenant que tous les prétendus “témoignages des crimes” de Boutcha ne soient apparus qu’au quatrième jour, avec l’arrivée dans la ville des agents du Service de sécurité d’Ukraine (SBU) et de la télévision ukrainienne.
Il est particulièrement préoccupant que tous les corps qui ont été montrés par le régime de Kiev ne soient pas devenus rigides après au moins quatre jours, n’aient pas de lividités cadavériques et que le sang dans les plaies n’ait pas coagulé.
Tout cela confirme incontestablement que les photos et les vidéos ukrainiennes de Boutcha ne sont qu’une énième mise en scène conçue pour les médias occidentaux, comme cela avait déjà été le cas pour la maternité de Marioupol et dans bien d’autres villes.
Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie :
La Fédération de Russie a demandé de tenir, le 4 avril 2022, une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU) portant sur la provocation émanant des militaires et des radicaux ukrainiens dans la ville de Boutcha.
Pourtant, le Royaume-Uni qui préside le CSNU en ce moment n’a pas donné son accord pour la tenue de cette réunion.
Aujourd’hui, la Russie exigera à nouveau que le CSNU soit réuni en raison des provocations criminelles des militaires et des radicaux ukrainiens dans la ville de Boutcha.

