Mgr Rey : “A 14 semaines, nous sommes clairement face à un être humain”
Texte de Mgr Rey publié sur le site du diocèse de Fréjus-Toulon, illustré par une photo de la Marche pour la Vie 2022 :
Après son dépôt le 25 août 2020 et après avoir passé la navette parlementaire, le projet de loi visant à renforcer le droit à l’avortement vient d’être voté, lors de la deuxième séance du 10 février 2022, à l’Assemblée nationale par 46 voix contre 13 et 2 abstentions.
Parmi les éléments de cette loi nous y trouvons : l’allongement du délai de l’avortement en passant de 12 à 14 semaines ; la possibilité donnée aux sages-femmes de pratiquer l’avortement chirurgical (réservé jusqu’à présent aux médecins seuls) et la suppression du délai de réflexion de 48 heures proposé au mineur entre la 1ère consultation et l’avortement lui-même considéré infantilisant pour les femmes. Ces trois éléments comportent beaucoup d’enjeux éthiques mais le premier mérite une attention particulière.
Les 14 semaines constituent plus que le tiers d’une grossesse. Il est communément reconnu qu’au-delà de trois mois, on ne parle plus d’embryon mais de fœtus dont le développement anatomique et physiologique sont détectables : cœur qui bat, mouvement respiratoire, vertèbres et os calcifiés, apparition de l’appareil génital, le développement du système nerveux, les réponses au stimuli extérieurs voire le ressenti de la douleur selon certaines études. Bref, nous sommes clairement face à un être humain et non plus à un amas de cellules comme le pensent beaucoup. Le prolongement du délai de l’avortement change en soi l’acte médical posé : on intervient sur un être humain en broyant son squelette pour pouvoir le retirer (l’aspirer) de l’utérus.
Est-ce bien un vrai acte médical ? Est-ce cela la vocation de la médecine ? A-t-on oublié que sa première vocation est curative même si elle peut être aussi préventive et prédictive ? Beaucoup de femmes souffrent d’une grossesse non désirée pour maintes raisons ; mais cela ne pourrait jamais justifier un acte si violent commis au nom de la liberté individuelle alors que même la raison médicale et exceptionnelle souhaitée par Mme. Simone Veil n’a plus sa place ; elle qui a affirmé lors de son discours à l’Assemblée nationale en 1974 que « l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. […] C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame. » Quelle aberration idéologique de s’occuper du bien-être de l’animal et de sa souffrance (je pense à la souffrance des fœtus animaux lors de l’abattage selon une étude européenne en 2017 ou au décret que vient de prendre le gouvernement pour interdire le broyage de poussins mâles à la naissance dans la filière des poules pondeuses) alors que l’on met de côté l’être humain doté d’une dignité ontologiquement, anthropologiquement fondée dès sa conception. Même si pour la loi il n’est pas une personne humaine, l’Église catholique nous appelle à le considérer comme tel puisqu’il est créé à l’Image de Dieu (Donum Vitae I, 1).
Il semble que le propre de la loi française tende à favoriser aujourd’hui une culture de la mort, un droit à la mort alors que le droit à la vie n’est même pas présent dans la Constitution.
Et que dire face à la volonté du Président de la République Emmanuel Macron, de faire inscrire l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne ?
Notre société s’enfonce dans le déni. Les chrétiens doivent se mobiliser sans se décourager. La Vérité rend libre !
Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon
Le collectif #PasAvecMaRedevance dénonce la ligne éditoriale militante et partiale de chaîne publique France TV Slash
Un collectif citoyen reproche à la chaîne de service public France TV Slash de manquer de pluralisme sur les sujets qu’elle aborde et d’être sous l’emprise de l’idéologie «woke». Une pétition a été lancée.
Arthur Monnet, porte-voix de cette mobilisation revendiquée apolitique, reproche à la chaîne numérique plusieurs centaines de manquements à sa mission de service public depuis sa création, en février 2018. Plus précisément, ce sont les publications de la chaîne sur Instagram, réseau social prisé par son jeune public, que le collectif met en cause. Il y a un an et demi, c’est « un peu par hasard » qu’Arthur Monnet tombe sur une de ces publications (…) Interloqué, Arthur Monnet s’intéresse à d’autres publications de la plateforme. « J’ai alors découvert que la publication sur laquelle j’étais tombé n’était que la partie émergée de l’iceberg. Il ne s’agissait pas d’un cas exceptionnel, mais d’une ligne éditoriale militante, partiale, qui manquait à nombre de ses missions de service public. »
Arthur Monnet s’appuie alors sur de solides bases de droit pour confirmer ses intuitions. Il épluche minutieusement les 3 000 publications de France TV Slash sur Instagram. Puis il confronte celles qu’il soupçonne aux chartes qui déterminent les missions de France Télévisions. Selon lui, le résultat est accablant. « Environ 500 posts, soit 1 sur 6, posaient problème. » Le collectif en a retenu 100, pour « rester digeste », qui accompagneront la pétition et seront rendus publics. Pour un quart de ces cas, c’est le non-respect de la « stricte neutralité politique » exigée par la charte éthique de France Télévisions qui est pointé du doigt. Pour d’autres, il s’agit d’une violation de « l’expression des différents points de vue » pour les « questions prêtant à controverse » assurée par le cahier des charges des services publics ou encore du manque de vigilance pour « éviter toute publicité clandestine dans les contenus diffusés »… Tandis que certains griefs relèvent d’un militantisme délibéré, d’autres trahissent une négligence dans le traitement des sujets d’actualité.
À plusieurs reprises revient, par exemple, le traitement de l’affaire Adama Traoré. Une publication est pointée du doigt par le collectif pour n’avoir comme seule source qu’un membre du comité Vérité pour Adama, tandis qu’un autre fait la promotion de photographies dont la vente bénéficie au même comité (…) [source]
Reconquête franchit la cap des 100 000 adhérents
Eric Zemmour, entouré de Guillaume Peltier et Philippe de Villiers, a remis personnellement la 100 000ème et 101 000ème cartes d’adhérents du parti Reconquête à deux anciennes adhérentes LR :
“[Eric Zemmour (…) a tenu à leur remettre leur carte en mains propres, insistant bien sur le parcours de Corinne et Jamila. “Dites moi d’où vous venez”, a questionné le candidat de Reconquête. “J’ai adhéré à l’UMP en 2009 et ensuite, je suis restée aux Républicains”, a expliqué la première. “Je m’appelle Jamila, j’ai 36 ans. J’ai commencé mon engagement politique très jeune et j’étais militante de l’UDF. Ensuite je suis passée à l’UMP, puis LR”, poursuit la seconde.”

Autre messe, autre foi ?
De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
Le quotidien officieux de l’épiscopat français, La Croix, vient, enfin, -le 10 février- de placer la querelle liturgique autour de Traditionis Custodes sur le plan qui devrait être le sien, celui de la doctrine. Sous la plume d’Aline et Alain Weidert, couple disons pudiquement d’âge mur, animateur de la CCBF, dont tout le monde n’est pas obligé de savoir qu’il s’agit de la Conférence Catholique des Baptisé-es Francophones la sentence est sans appel :
« L’esprit de la liturgie d’autre « foi », sa théologie, les normes de la prière et de la messe d’hier (la lex orandi du passé) ne peuvent plus, sans discernement, continuer d’être les normes de la foi d’aujourd’hui ».
Des déclarations autorisées
Pourquoi s’attarder à de tels propos, si manifestement outranciers ? Pour la raison bien simple que leur expression dans le quotidien de référence de l’Eglise de France manifeste certainement la pensée profonde du noyau dirigeant de la Conférence des Evêques de France. Si ce n’était pas le cas lesdits évêques se seraient certainement, déjà, manifestés publiquement. S’il est moribond numériquement, la transmission de la foi n’étant pas assurée dans ces milieux comme l’ont démontré les travaux de Guillaume Cuchet ou Yvon Tranvouez, le progressisme chrétien tient encore tous les leviers de commande de l’institution ecclésiale en France. C’est lui qui en contrôle les principaux moyens de communication ainsi que les centres de formation : séminaires et universités. Chaque jour une bonne partie des prêtres et des communautés religieuses de France reçoit sa dose d’informations présentées, prétendument à la lumière de l’Evangile, en réalité à l’aune des nouveautés conciliaires. Quels sont d’ailleurs les titres de ces idéologues, qui fustigent le rite traditionnel, à donner des leçons au regard de l’expérience désastreuse, de ces cinquante dernières années ? Juchés sur les décombres d’une Eglise en ruine ils se révèlent, en fait, totalement étrangers aux racines mêmes de la religion dont ils se prétendent les apologues. Ecrasés par l’ampleur et la majesté d’un héritage qu’ils s’avèrent intellectuellement inaptes à comprendre et spirituellement incapables de vivre.
Une autre foi
Dans cet article les auteurs dénoncent : les
« messes malheureusement toujours empreintes d’un fort caractère sacrificiel « expiatoire » à finalité propitiatoire dans le but d’annihiler les péchés (…) « Propitiation » que défendent bec et ongles les communautés Ecclesia Dei avec leurs prêtres sacrificateurs, formés à dire le Saint Sacrifice de la messe ».
Tout cela n’aurait plus de sens. Il faudrait une « Eucharistie qui positive » et qui « scelle l’Alliance/Christ » !!! Certains feront remarquer, refrain connu, que ce n’est pas ce qu’a écrit et voulu le Saint Concile. Peut-être. Cependant quelle est la réalité ? J’ai assisté, il y a quelques jours, à l’enterrement du père d’un ami proche. La messe était concélébrée par quatre prêtres, témoignant par leur présence de l’engagement catholique du défunt. A plusieurs reprises le célébrant a affirmé que la messe était célébrée en hommage au dit défunt, hommage également rendu à son corps, par l’encensement, à la fin de la cérémonie. A aucun moment il n’a été fait référence à la messe offerte, en sacrifice propitiatoire, pour le repos de l’âme de la personne décédée. Pas plus que l’encensement du corps du mort n’était justifié par le fait que ce corps avait été le temple du Saint-Esprit. La messe était ainsi devenue une cérémonie d’hommage, un rassemblement communautaire pour honorer la mémoire d’un être cher disparu. Plus de Dies irae implorant la miséricorde de Dieu face à sa justice mais les témoignages des proches chantant les louanges de l’être disparu. Comment ne pas voir là une rupture manifeste avec la finalité traditionnelle de la messe et tout particulièrement de la messe des funérailles ? La manifestation d’une foi qui n’est plus celle, immémoriale, de l’Eglise catholique. Toute la cérémonie s’est déroulée, sans outrances ni scandales, dans un tranquille horizontalisme, une brave dame, d’âge canonique, s’évertuant à secouer, par ses chants, une assemblée un peu apathique. Cinquante années après la réforme liturgique nous en sommes là dans la grande majorité des paroisses de France, du moins quand il reste des prêtres pour célébrer la messe. On peut d’ailleurs légitimement s’interroger sur la pertinence d’une concélébration par quatre prêtres alors qu’au même instant dans Paris des enterrements avaient lieu certainement sans la présence de prêtres. Ce à quoi le simple bon sens permet de répondre que pour présider une cérémonie d’hommage il n’y a pas besoin de prêtre.
Nous ne lâcherons rien !
C’est ce type de cérémonie, ces messes qui sont d’abord des rassemblements communautaires qu’ont fuis, ou que n’ont jamais connus, les fidèles attachés à la forme traditionnelle de célébration de la messe. Leur choix n’est pas uniquement esthétique ou sentimental. Il met en jeu la foi, elle-même. Il est donc doctrinal. Aline et Alain Weidert parlent d’or en affirmant que la messe d’autrefois témoigne d’une autre foi que celle transmise dans l’immense majorité des paroisses. Il s’agit là d’un fait difficilement récusable. Quel pourcentage des catholiques « conciliaires » croit que la messe est « le sacrifice du Corps et du sang de Jésus-Christ offert sur nos autels » (catéchisme de Saint Pie X) ? Si les évêques de France devaient suivre au pied de la lettre les consignes de Traditionis Custodes ordonnant la suppression de la célébration des sacrements selon la forme traditionnelle ils se heurteraient alors à une résistance qui ferait passer l’occupation de Saint Nicolas du Chardonnet, en 1977, comme une facétieuse péripétie. A bon entendeur, Salut.
Elle n’a vraiment pas l’air d’y croire
De Bernard Antony :
L’embêtant, pour ses partisans, c’est qu’elle n’a vraiment pas l’air d’y croire !
Les photos se suivent et se ressemblent : presque partout, celle qui dans le discours qu’on lui a écrit se qualifie « d’indomptable » fait à peu près la même tête à l’évidence désabusée, sinon dégoûtée du pensum qu’elle s’est elle-même infligé.
Dans une autre variante elle est prise dans la moue que ferait une bourgeoise capricieuse devant une omelette aux truffes bien inférieure à ce qu’elle s’était imaginé.
Du côté des jeunes républicains, une fois passées les exigences de la claque, chez la plupart, c’était du désenchantement et pour beaucoup de la consternation.
Valérie les avait ennuyés.
Dans la forme, pas de souffle, pas d’élan, pas de passion, pas de chaleur authentique, pas une seule formule originale, rien de scintillant, rien qui fasse rêver. Bonjour tristesse !
Et puis quelle honte que la récupération sans vergogne de l’expression du « grand remplacement » lancée par l’écrivain Renaud Camus et reprise par Zemmour.
Mais juste pour laisser bien tièdassement entendre que non, tout de même, le « grand remplacement » ce n’est pas déjà la réalité, qu’on peut encore l’éviter.
Pitoyable aveu de ce que jusqu’ici elle n’avait donc rien vu venir. Ainsi Pécresse, présidente de l’île de France, n’a pas eu l’intelligence de l’anticipation, de la prévision, de la prospective.
Elle n’a donc même pas eu le simple bon sens de constater qu’au rythme des déferlements migratoires, le grand remplacement se produisait toujours plus, depuis des années et des années, territoire après territoire, commune après commune, quartier après quartier.
Pitoyable déni de réalité, aveuglement volontaire.
Et voilà pourquoi, sur la réalité de la France, elle n’a su que lire sur son prompteur le discours politicien, écrit par quelque conseiller, à pure finalité électoraliste. Un discours dans lequel les sempiternelles invocations, des valeurs de la République, de la citoyenneté, de la laïcité, mots depuis longtemps vidés de sens, n’avaient pour objectif que de ne pas parler d’une France qui se meurt. Et sans évoquer, et pour cause, la continuation du processus du « génocide français » tel que décrit par nous dès 1980.
Génocide dont au moins Eric Zemmour, sans vouloir ou pouvoir hélas s’en prendre à toutes ses composantes, propose lucidement et courageusement d’en finir avec ce que nous appelons la « tsunamigration » et « l’islamigration », avec l’insécurité, avec l’effondrement de l’éducation nationale, avec les diktats du racisme « woke » et la dictature des médias gauchistes.
PS : Ce jour dans le Figaro, une brève pour évoquer le meurtre à « l’arme blanche » d’un père de famille, dans une rixe avec quatre jeunes occupant les parties communes d’un immeuble à Marseille. Le tort de la victime ? D’avoir demandé à ces quatre salopards de nettoyer et de quitter les lieux. En clair, un assassinat. Comme il y en a tous les jours et de plus en plus dans notre pays mais si peu répercutés dans les médias.
Mais comme le dit le garde des Sceaux (et protecteur des sots), Dupont-Moretti, il n’y a pas d’insécurité dans notre pays, juste un sentiment d’insécurité…
« Liberté, liberté chérie… »
De Stéphane Buffetaut, vice-président du CNIP, élu de Vendée, et ancien député européen, pour le Salon beige:
A l’évidence, « les convois de la liberté », à deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, inquiètent la « macronie ». Le mot liberté ainsi mis en avant a quelque chose de bien ennuyeux. D’autant que les revendications et préoccupations des manifestants vont au-delà de la question du laisser passer vaccinal. Bien fâcheux pour le gouvernement dont l’habituel argument du civisme et du respect d’autrui perd de sa force, d’autant qu’il en a usé et abusé durant des mois et pas toujours à bon escient. L’image des blindés de la gendarmerie investissant Paris est d’autant plus contre-productive que les personnes qui ont rejoint les convois de la liberté semblent bien paisibles, chaleureuses, plus en quête de convivialité que de « castagne ». Quoi qu’il leur en coûte – et il leur en coûte beaucoup, des frais d’essence aux verbalisations systématiques. Ils proviennent de tous horizons sociaux et géographiques, voire politiques. Ils sont une image du peuple de France qui retrouve le goût d’être libre.
Ce qui rassemble tous ces gens, c’est une profonde lassitude, une grande exaspération, une vertigineuse perte de confiance à l’égard d’une certaine caste politique qui, décidément, semble à des années lumières des préoccupations françaises. En fait, les mesures coercitives, contradictoires, punitives et souvent grotesques prises pour lutter contre la pandémie ont agi comme un révélateur. Trop c’était décidément trop et les citoyens ont pris conscience que, depuis des décennies, les libertés concrètes étaient sans cesse rabotées par des politiciens et une administration qui s’obstinent à vouloir faire le bonheur des Français malgré eux. En France, la liberté se réduit comme peau de chagrin, tandis que le pays se transforme en «Absurdistan ».
D’arrêtés en décrets, de décrets en lois, de lois en directives, de taxes en impôts, les Français étouffent dans un entrelacs de normes et de prescriptions souvent incompréhensibles et toujours sanctionnées par une fureur punitive. On passe ainsi du ridicule, qui, heureusement pour le Premier Ministre ne tue pas, à l’exaspérant. Ainsi le chef du Gouvernement nous indique que l’on peut boire son café assis mais pas debout. L’Administration entend nous apprendre les bien qui nous sont essentiels et ceux qui ne le sont pas. Puis l’Etat nous enjoint de changer de voiture, de chaudières, de fenêtres, de forme de fenêtres pendant qu’on y est.
A aucun moment ces règles qu’on nous impose ne sont passées au tamis socratique : est-ce vrai, est-ce bon, est-ce utile ? Bien évidemment, ce fatras de normes et d’obligations imposés aux citoyens à un coût que l’Etat essaie de compenser par des aides, subventions et crédits d’impôts qui sont autant d’usines à gaz, elles-mêmes coûteuses pour les finances publiques.
Dans le même temps, se multiplient les lois qui judiciarisent les opinions et les prises de parole. C’est la liberté d’expression sous contrôle judiciaire. Associations sans représentativité et minorités agissantes s’en donnent à cœur joie dans l’arène des tribunaux.
Cerise sur le gâteau, les dépenses incompressibles des ménages ne cessent d’augmenter, notamment celles d’énergie, donc de transport, de chauffage et de communication. « Joindre les deux bouts » devient de plus en plus difficile pour les sacrifiés de la mondialisation qui, à l’évidence, n’est pas heureuse pour tout le monde.
Enfin, l’entreprise accélérée de déconstruction de la société, de la famille, de l’identité sexuée, de la culture, de la langue, de l’histoire, de l’Europe, déboussole tous et chacun dans une ambiance délétère de désamour de soi et de sa propre civilisation, créant ainsi un malaise diffus, un pessimisme ambiant, une perte de confiance dans l’avenir.
Finalement, c’est un peu tout cela qu’expriment ces « convois de la liberté ». Certes, la nomenklatura déracinée qui nous gouverne espère que ce mouvement s’épuisera comme celui des gilets jaunes, faute de meneurs, de pensée et de stratégie construites. Que finalement tout ceci sera effacé, dilué par le débat électoral. Mais qu’on y prenne garde, si à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, Paris a imposé ses révolutions au reste de la France, aujourd’hui le peuple, le peuple à la peine, a été chassé de Paris pour la province. Ces convois, justement, remontent de province. Et si demain, c’était la province qui imposait ses révolutions à Paris ?
Pour ne pas oublier saint Valentin
D’Alexandre Simonnot :
Devenue hélas plus temporelle que spirituelle, extraite du pieux sanctoral pour le juteux commercial, la Saint-Valentin reste, avant tout, la commémoration d’un grand Saint, mort en Martyr.
Saint Valentin était un prêtre. Sa vertu était si grande et si éclatante dans la ville de Rome qu’elle vint à la connaissance de l’Empereur Claude II qui le fit arrêter, et après l’avoir tenu deux jours en prison, chargé de fers, le fit amener devant son tribunal pour l’interroger. L’Empereur voulait comprendre pourquoi Valentin ne voulait pas profiter des plaisirs de ce monde. Valentin répondit que son seul plaisir, son seul désir était de servir Notre Seigneur Jésus-Christ.
Un des juges demanda à Valentin ce qu’il pensait des dieux Jupiter et Mercure. Il répondit qu’ils étaient misérables et qu’ils avaient passé toute leur vie dans les voluptés et les plaisirs du corps. Accusé de blasphème, Valentin surprenait l’Empereur par la sagesse de ses réponses.
Tenté de protéger Valentin, mais craignant la colère de son peuple, Claude II l’abandonna au Préfet qui le mit entre les mains du juge Astérius, pour être examiné et châtié pour sacrilège. Astérius demanda à Valentin des preuves à propos de Jésus-Christ, Valentin s’exécuta et rendit la vue à une jeune fille aveugle. Le juge et sa femme se prosternèrent devant Valentin qui leur ordonna plutôt de détruire toutes les idoles et de se convertir à la Foi Chrétienne.
Le Juge Astérius, sa femme et quarante-six personnes se firent ainsi baptiser. Ce qui attisa à nouveau la crainte de l’Empereur qui ordonna l’arrestation de tout ce monde. Pour Valentin, après avoir été longtemps en une étroite prison, il fut battu et brisé avec des bâtons noueux.
Enfin, le 14 février 268, il fut décapité sur la Voie Flaminienne.
Plusieurs siècles après sa mort, Valentin fut canonisé en l’honneur de son sacrifice, par amour et pour l’Amour de Notre Seigneur Jésus-Christ. Sa fête fut instituée pour contrer la Lupercalia, fête païenne donnée le jour de la fertilité et dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers …
C’est ainsi que Saint-Valentin devint le Patron des jeunes fiancés et amoureux. Pour leur donner fertilité et prospérité.
Exemple même du sacrifice de sa personne pour les autres, et ayant montré à la suite de Notre Seigneur Jésus-Christ qu’il n’y avait pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime, que Saint-Valentin bénisse et protège les jeunes fiancés, et qu’il les accompagne dans le don de soi, la fidélité et l’Amour.
Le pape a rencontré le supérieur général de la Fraternité Saint Pie X [Addendum]
Le District américain de la Fraternité Saint-Pie X publiera bientôt une déclaration concernant cette rencontre.
Ce mardi 8 février, le pape François a reçu en audience l’abbé Davide Pagliarani. Depuis son élection en 2018, c’est la première fois que le nouveau supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X rencontre le pontife actuel. Précédemment, Mgr Fellay avait eu l’occasion de rencontrer le pape Benoît XVI (le 29 août 2005) ou encore le pape François (le 1er avril 2016). De même, Mgr Lefebvre avait rencontré Paul VI et Jean-Paul II.
Cette visite souligne le maintien des relations entre le Saint-Siège et la Fraternité Saint-Pie X. Celles n’ont jamais été interrompues même si elles ont traversé une période de gel entre 1988 et 2000. Elles semblent démontrer que le regard porté par le pape sur le mouvement de Mgr Lefebvre demeure le même. Le pontife argentin avait tour à tour accordé aux membres de la Fraternité Saint-Pie X des pouvoirs pour confesser, marier, 0ordonner, juger en première instance, etc.
Prêtre italien, l’abbé Pagliarani a été, pendant six ans, supérieur du séminaire argentin de la Fraternité Saint-Pie X. Il est maintenant assisté dans son gouvernement par Mgr de Galarreta, de nationalité argentine, l’un des quatre évêques ordonnés par Mgr Lefebvre, et l’abbé Bouchacourt qui, à plusieurs reprises, a rencontré le cardinal Bergoglio à l’époque où tous deux résidaient à Buenos Aires.
L’eugénisme du lobby pro-avortement à la CEDH
Y a-t-il un droit à avorter jusqu’au terme de la grossesse un enfant handicapé ? C’est la question à laquelle la Cour européenne des droits de l’homme a accepté de répondre à travers de nombreuses plaintes déposées contre la Pologne devant la CEDH. Quelles sont les problèmes soulevés par la loi polonaise en matière d’avortement ? Ces requêtes révèlent-elles de véritables atteintes aux droits de l’homme ou sont-elles plutôt le signe d’une instrumentalisation de la CEDH par le lobby de l’avortement ?
Débat avec Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ et Louis-Marie Bonneau, chercheur associé à l’ECLJ.
De vieilles vertus chrétiennes devenues folles. Charité et violence musulmane
« Le monde moderne est rempli de vieilles vertus chrétiennes devenues folles [The modern world is full of the old Christian virtues gone mad] » écrivait G.K.Chesterton dans son essai « Orthodoxie » publié en 1908. Un siècle plus tard, cela ne s’arrange pas.
C’est en particulier le cas pour la charité quand elle est appliquée à l’islam qui, comme on sait, ne peut être qu’une religion de tolérance et de paix. Reprenons d’abord quelques situations habituelles de dialogue avec un chrétien ouvert jusqu’à la béance, bienveillant jusqu’à la cécité, pétri de ces bonnes intentions dont l’enfer est pavé :
1) Les écrits musulmans (Coran, hâdiths) sont parsemés d’injonctions violentes (exemple : le verset 33 de la sourate 5 du Coran dit en son début :
« La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leurs mains et leurs jambes opposées… ») ?
Mais franchement, n’y a-t-il pas pire dans les récits de l’Ancien Testament ?
2) Il y aurait une volonté de conquête musulmane ? Mais les chrétiens n’ont-ils pas été les acteurs des Croisades, ces affreuses expéditions menées dans des régions pourtant si naturellement et si pacifiquement dominées par des musulmans que la France a donné sa voix le 1er décembre 2021 à une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies affirmant que les Lieux saints de Jérusalem sont exclusivement musulmans (exeunt Juifs et Chrétiens) ?
3) Il y aurait eu 360 millions de chrétiens persécutés en 2022 [pas tous par des musulmans car on peut quand même compter encore sur quelques bons régimes totalitaires] avec en bonne place le Nigéria, le Pakistan, la Lybie, la Somalie et l’Afghanistan (en 2021, 80% des 5898 chrétiens tués parce que chrétiens l’ont été au Nigéria par des musulmans « pressés ») ? Mais que faites-vous de l’affreuse Inquisition catholique dont l’historien Pierre Chaunu disait « La révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l’athéisme que l’Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Âge et dans toute l’Europe ») ?
4) Des chrétiens d’Orient seraient égorgés, jetés dans des puits ? Mais ne pouvez-vous pas plutôt penser à la douceur du soufisme, souvent présenté comme « l’antidote à l’islamisme et comme le visage spirituel et tolérant de l’islam, où chacun peut se taille un islam à sa mesure » et qui pourtant « tel qu’il a toujours été pratiqué, s’accorde parfaitement avec les préceptes coraniques qui prescrivent à la Umma, soufis y compris, de soumettre et d’inférioriser les non-croyants » (Marie-Thérèse Urvoy Islam et islamisme. Frères ennemis ou frères siamois, Artège 2021 p.134) ?
5) L’équipe de journalistes de Charlie Hebdo a été décimée, le Père Hamel a été égorgé, les piétons de Nice ont été écrasés, M.Paty a été décapité ? Rien que par des musulmans ? Mais comment oublier que les musulmans sont les victimes les plus nombreuses (91% des au moins 167 000 personnes tuées dans les attentats de musulmans passant à l’action entre 1979 et 2019 selon Fondapol) du terrorisme musulman ?
6) Il y aurait donc des musulmans un peu radicaux, des islamistes, qui instrumentaliseraient leur religion ? Mais que faites-vous de tous les affreux intégristes catholiques ?
Nous sommes assez habitués à cette charité devenue folle qui finalement explique qu’il n’y a pas plus de violence dans la religion musulmane que dans la religion catholique, voire peut-être moins. Mais il se trouve que nous sommes tombés encore sur pire. Cela a commencé par un tweet de Mme Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du journal La Croix, publié le 4 février 2022 :

Il y est fait référence à ce document prétendument historique intitulé « La fraternité humaine. Pour la paix mondiale et la coexistence commune » signé le 4 février 2019 (cela fait donc trois ans) entre le-dit grand imam de l’université Al-Azhar du Caire et le pape François. Une signature dont s’enorgueillit chaque jour la diplomatie vaticane franciscaine alors même que Mme de Gaulmyn semble s’étonner, dure percussion avec le réel, d’une position musulmane qui au final n’évolue guère de sa « ligne antilibérale ». Mais quelle explication pour ceux qui pensent que l’islam est toujours cette religion de paix et de tolérance ?
C’est alors qu’entre en scène Jean-Eudes. Jean-Eudes Fresneau. Jean-Eudes Fresneau a une explication : il commente le tweet de Mme de Gaulmyn en expliquant que c’est la faute aux traditionalistes catholiques s’il y a des traditionalistes musulmans qui n’évoluent pas.

Voilà donc maintenant que les affreux traditionalistes musulmans (et donc leurs violences) ne seraient que la conséquence d’affreux traditionalistes catholiques.
Mais au fait, qui est Jean-Eudes Fresneau ? Son profil Twitter nous renseigne : il est prêtre du diocèse de Vannes depuis 1998. Et même curé. Rassurant n’est-il pas ? D’autant plus que ce même breton s’est aussi intéressé, télescopage temporel, à cette rencontre interreligieuse ayant rassemblé catholiques et musulmans à St Sulpice à Paris.

Voilà un de ses tweets le 9 février à ce propos :

C’est en quelque sorte le coup de pied de l’âne : pour l’abbé Jean-Eudes, « les musulmans » sont beaucoup mieux que beaucoup de catholiques. Vous aurez remarqué que, alors qu’il est faux et interdit de dire que tous les musulmans sont des terroristes, le père Jean-Eudes a le droit de dire que les musulmans (c’est-à-dire tous les musulmans) sont beaucoup plus pieux. Ce doit être génétique.
Soyons honnête, on avait déjà entendu ça : le président de la Conférence des évêques de France, l’archevêque de Reims, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au moment de sa participation controversée à l’inauguration d’une mosquée dans sa ville le 14 mars 2019, avait écrit :
« Ma seule crainte serait que certains chrétiens manquent de foi au point de ne pas supporter d’être persécutés ou même moqués. J’aimerais que les hommes catholiques inquiets de la présence de l’islam dans notre pays soient aussi assidus à la messe ou à l’adoration eucharistique que les hommes que j’ai vus à la mosquée un jeudi soir à l’heure de la prière ».
Mais l’abbé Jean-Eudes n’en reste pas là parce qu’il participe à d’autres échanges concernant toujours la prière commune à Saint Sulpice :

Et là, on s’aperçoit qu’il fait exactement les mêmes rapprochements que Mme Le Pen quand, le même 4 février, elle s’exprime dans les colonnes du Figaro en disant à propos des soutiens de M.Zemmour :

C’est vraiment plié pour les cathos tradis ! Seule chose sans doute vraie dans les messages de l’abbé Jean-Eudes, c’est sa remarque : « le traditionalisme catholique est inadapté à la culture occidentale ». Ce pourrait même être un titre de gloire au regard de la culture de mort et de la culture dite woke.
Nous ne sommes pas déçus, on croirait un sketch (et on redoute qu’un jour on ne découvre que son compte a été piraté, mais il ne semble pas), voilà encore l’abbé Jean-Eudes dans ses œuvres au cours de ces discussions par réseau social interposé :

Enfin, répondant à un correspondant qui lui demandait « Vous pensez vraiment ce que vous dîtes ? Daech existerait à cause de Saint Nicolas du Chardonnet », il se sublime (on met la source de l’échange tellement il paraît surréaliste. Il faut pouvoir vérifier :

Récapitulons : tout d’abord, l’islam n’est vraiment pas plus violent que le christianisme, voire peut-être un peu moins. Ce sont les cathos traditionalistes qui sont indirectement au moins responsables des musulmans traditionalistes (comprendre « restés littéralistes » et donc capables de terrorisme). D’ailleurs ces cathos tradis sont aussi responsables des agissements des prêtres et laïcs pédocriminels et, dans une sorte de feu d’artifice final, ce sont tous les chrétiens qui sont les premiers responsables de tout le mal dans le monde et donc, bien sûr, de la violence musulmane (mais qui existe très peu).
Quand on vous dit que la charité est une vertu chrétienne devenue folle. Alexandre del Valle auteur du « Le Projet. La stratégie de conquête et d’infiltration des Frères musulmans en France et dans le monde » parle de « l’auto-destruction identitaire des Occidentaux, fruit d’une culpabilisation pathologique, phénomène unique dans l’histoire ». Il reste l’Espérance.
Comme dirait Darmanin : ça va bien se passer
Gare du Nord ce matin : les policiers viennent de tirer sur un homme armé d’un couteau. L’homme se montrait menaçant envers les policiers qui tentaient de le faire obtempérer.
#Garedunord pic.twitter.com/b9SbdYbHSJ
— Tristan Baudenaille (@TristanBdnl) February 14, 2022
La Hongrie pourrait envisager de quitter l’Union européenne
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a laissé entendre que son pays pourrait quitter l’Union européenne. L’Union européenne mène « une guerre sainte, un djihad » sous le slogan de l’État de droit, a déclaré l’homme politique devant ses partisans à Budapest samedi.
Il a demandé à l’UE de faire preuve de « tolérance » envers la Hongrie. Sinon il ne sera pas possible de poursuivre sur une voie commune. M. Orban s’exprimait quelques jours avant que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) ne se prononce à Luxembourg sur le nouveau mécanisme d’État de droit de l’UE. Dans le cadre de ce dispositif, les pays qui violent les principes de l’État de droit peuvent se voir retirer des fonds du budget commun de l’UE. La Hongrie et la Pologne avaient déposé une plainte contre ce mécanisme, qui a été adopté en décembre 2020. La CJUE doit rendre sa décision mercredi.
« Pour eux, l’État de droit est un moyen par lequel ils veulent nous pétrir en quelque chose qui leur ressemble ».
L’Académie pontificale pour la vie prise en otage par deux de ses membres
Membre de l’Académie pontificale pour la vie, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, dénonce le suicide assisté dans une tribune publiée dans Le Figaro:
Deux textes sèment le trouble sur le suicide assisté qui fait débat en Italie en ce moment. Le premier est un article du père Carlo Casalone, jésuite, paru le 15 janvier dans la revue La Civilta cattolica, sous le titre « La discussion parlementaire sur le suicide assisté ». Le second est une tribune de Mme Marie-Jo Thiel publiée dans un quotidien. Pourquoi ces articles apportent-ils de la confusion ? Leurs signataires sont tous les deux membres de l’Académie pontificale pour la vie et conviennent que leurs propos respectifs sont en contradiction avec la doctrine de l’Église. D’un article à l’autre, le cas italien conduit à une généralisation qui anticiperait un revirement de l’Église universelle sur le suicide assisté. Il n’en faut pas davantage pour que le journal La Croix titre : « Suicide assisté, le tournant stratégique du Vatican sur la bioéthique ». Comme si l’affaire était entendue. L’article n’hésite pas à affirmer : « L’Académie pontificale pour la vie s’est montrée récemment favorable à ce que l’Église italienne ne s’oppose plus à la législation sur le suicide assisté. » Or le fait que des personnes s’expriment à titre personnel est une chose. Le fait que leurs positions engagent officiellement l’Académie pontificale pour la vie en est une autre.
Le second point est le plus important. On permettra à l’auteur de ces lignes, membre de l’Académie pontificale pour la vie, de lever le doute. Il est clair que les académiciens n’ont pas été consultés, et c’est heureux. Voulue par Sa Sainteté le pape Jean-Paul II et créée avec le professeur Jérôme Lejeune, qui en a assuré la première présidence, l’académie ne saurait par définition soutenir des propositions contraires au magistère de l’Église dans un domaine où – de surcroît – elle ne fait que transmettre une sagesse millénaire. En effet, le respect de la vie humaine repris par l’Église est une règle d’or très largement antérieure à la Révélation chrétienne. Le commandement négatif de ne pas tuer remonte au Décalogue pour les croyants. Il existe aussi
pour les non-croyants. Que l’on songe par exemple au serment d’Hippocrate (– 400 ans av. J.-C.). Ne pas tuer son semblable fait partie des lois non écrites mais inscrites au cœur de l’homme. Pas plus l’académie que l’Église catholique n’ont le moindre pouvoir sur cet interdit fondateur.
Il reste à dire un mot sur ces deux textes. L’article du père Casalone croit pouvoir trouver dans le suicide assisté un moyen de faire obstacle à la légalisation de l’euthanasie. Prétexter le moindre mal pour échapper au pire. La suite est inéluctable. Quand on tolère, il est déjà trop tard. Le comble est d’invoquer le pape François, qui a toujours été clair. Le 9 février, à l’audience générale, il a encore rappelé : « Nous devons accompagner jusqu’à la mort, mais non provoquer la mort, ni aider à quelque forme de suicide. » Par ailleurs, il est fallacieux de donner une interprétation personnelle de ce que l’Église enseigne en matière de « lois imparfaites ». L’encyclique Evangelium vitae (article 73) précise que le vote d’une loi plus restrictive est légitime pour remplacer une loi plus permissive mais seulement si cette loi est déjà en vigueur. Il n’y a ainsi aucune collaboration à une loi inique mais, au contraire, une limitation de ses effets. Dans le cas du suicide assisté, le raisonnement ne fonctionne pas puisqu’il s’agirait de créer délibérément une loi mauvaise pour en éviter une autre, à venir, qui serait plus mauvaise. Or, l’assistance au suicide est déjà une forme d’euthanasie. Et la loi qu’on prétend éviter arrivera encore plus vite. Rien ni personne n’empêchera de prolonger la transgression initiale qui invite la médecine à procurer la mort. Comme l’encadrement de l’avortement débouche, on le voit, sur sa reconnaissance comme droit fondamental, l’euthanasie suivra le même chemin.
Quant à la tribune de Mme Thiel, elle apporte un soutien français à l’ingérence du jésuite dans la politique italienne et stigmatise « les partisans de la sacralisation absolue de la vie (qui) s’en donnent à cœur joie pour critiquer et condamner ». Tandis que le père Casalone ne mentionnait pas son appartenance à l’Académie pour la vie, Mme Thiel croit devoir apporter cette précision pour lui et pour elle. Il eût été plus respectueux de ne pas compromettre l’Académie pontificale pour la vie. Ses membres, statutairement défenseurs de la vie, ne souhaitent pas que l’on puisse imaginer l’Église posant la première pierre de l’euthanasie en Italie. Ni ailleurs.
L’alliance de l’épiscopat de Malte et du lobby LGBT
Un article de New Ways Ministry nous apprend que des représentants d’organisations LGBTQ ont rencontré les dirigeants catholiques de Malte en janvier pour partager leurs expériences et discuter de l’avenir du ministère LGBTQ.
New Ways Ministry est une organisation américaine, qui se prétend catholique, pour laquelle la Conférence des évêques catholiques des USA a émis une sentence de non catholicisme en raison de son idéologie LGBT.
Sa propagande est actuellement sur le site du Synode des Évêques qui recense les contributions. Suite à la polémique due à cette contribution, le responsable de la communication du Synode a inséré un encart précisant que les opinions reportées sur le site ne sont pas endossées par le synode :

Allied Rainbow Community, Drachma LGBTI, Drachma Parents Group, LGBTI+ Gozo et le Malta LGBTIQ Rights Movement (MGRM) ont eu une “conversation positive et fluide” avec l’archevêque de Malte Mgr Charles Scicluna et l’évêque auxiliaire Mgr Joseph Galea-Curmi. Le groupe a poursuivi :
« Les représentants de ces organisations ont pu partager des aspects de leur vie ainsi que de leur travail. Ils ont parlé des défis qu’ils rencontrent mais aussi des changements positifs qu’ils ont constatés ces dernières années. L’une des choses dont ils ont parlé était la fierté [LGBT].
Les groupes ont décrit “le travail inestimable qu’ils mènent avec la communauté LGBTQ+ de Malte, le soutien qui est apporté, la sensibilisation qui est accrue et les droits pour lesquels ils ont travaillé”. Les dirigeants des organisations ont également abordé la nécessité d’aider les catholiques LGBTQ à “se sentir plus à l’aise avec l’Église”.
« Les évêques ont fait preuve d’une grande sensibilité aux besoins des catholiques LGBTIQ+ et se sont engagés à continuer à soutenir un espace accueillant pour tous. Cette rencontre de deux heures qui s’est tenue à la Curie de l’archevêque de Floriana a eu un sens profond de la synodalité qui a été clairement ressenti et exprimé par toutes les personnes présentes. Un militant a été tellement ému que la réunion a été décrite comme une expérience vraiment réconfortante et curative.
Selon des rumeurs, Mgr Scicluna pourrait reprendre la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, où il est actuellement secrétaire adjoint.
Chronique des cinglés
La dernière recrue de l’administration Biden au Département de l’Énergie est un « activiste homosexuel » qui se vante de son « kink » consistant à mener en laisse d’autres hommes homosexuels qui se font passer pour des chiens avant d’avoir des relations sexuelles avec eux.
Sam Brinton a récemment été embauché par le DoE en tant qu’adjoint chargé du combustible usé et de l’élimination des déchets.
Un article du Metro Weekly contient des détails éclairants sur le style de vie de Brinton en tant que maître-chien dans la « communauté des chiots ». Et oui, c’est aussi dégénéré qu’on pourrait le croire.
La procédure d’empêchement prévue dans les statuts de LR va-t-elle être mise en œuvre pour “débrancher” Valérie Pécresse?
Les avis sont unanimes : la prestation de Valérie Pécresse au Zénith a été catastrophique. Même des adhérents LR ont témoigné au micro de LCI qu’ils ont été déçus et qu’ils ne voteront même pas pour leur candidate…
Les cadres du parti, pour la plupart présents au premier rang au Zénith de Paris, la prestation de la candidate de la droite n’était pas au niveau. Quelques minutes à peine après le début de sa prise de parole, Nadine Morano n’a pas caché sa gêne.
“Mais qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui se passe ?” s’est demandée à haute voix sa conseillère internationale. “Accélère Valérie, accélère”, l’a exhortée à distance depuis la salle Hervé Morin, le patron des Centristes.
La patronne de la Région Île -de-France a semblé mal à l’aise au début de ce grand raout, enchaînant les silences, gênée par les “Valérie présidente”, que lancaient les Jeunes Républicains.
“C’était un naufrage. On a voulu lui faire faire un exercice qu’elle ne sait pas faire. Il aurait fallu la faire marcher sur scène, qu’elle dise dès le début ‘je ne suis pas une grande oratrice’… là, ce n’est juste pas possible”, confie encore un ténor des Républicains à BFMTV.
Alors que la candidate ne sait peu à l’aise dans l’exercice, elle a passé son samedi après-midi au Zénith pour s’habituer à la salle. Sans grand succès.
“On aurait dit Le Cid joué par une élève de 6ème“, juge encore cruellement un élu LR.
“Elle avait l’air de ne pas savoir utiliser les prompteurs… et ne savait pas jouer avec le public. En fait on s’est rendu compte qu’elle n’avait jamais fait ça, une salle aussi grande”, lâche encore un ancien ministre de Nicolas Sarkozy.
Voilà voilà…#PecresseDetresse #PecresseZenith #Pecresse2022 pic.twitter.com/LWNNSsdjTj
— Foxity (@Foxity78) February 13, 2022
Certains sympathisants sont même partis avant la fin parce qu’elle était “chiante”. Du jamais vu dans un meeting militant :
Vous avez déjà entendu ça d'un meeting ? 😂#PecresseDetresse https://t.co/rSOzWNSN6U
— Samuel Lafont (@Samuel_Lafont) February 13, 2022
Valérie Pécresse a même employé les mêmes expressions qu’Eric Zemmour (“croisée des chemins”, “grand déclassement”, grand remplacement”, le talent et la sincérité en moins :
Allez une dernière et après on arrête pour aujourd’hui le supplice. #ZenithPecresse pic.twitter.com/xaQ2uoFQ8s
— Damien Rieu (@DamienRieu) February 13, 2022
Lorsqu’on la compare à d’autres orateurs, il n’y a pas photo :
Il y a dans la compétition des vrais orateurs. Marine Le Pen ne démérite pas. Zemmour surprend en bien. Melenchon sait être bon. Jadot est falot. Taubira et Hidalgo sont des désastres. Et Pecrese, honnêtement c’est pas son truc, mais alors vraiment pas son truc #PecresseZenith
— Martial Bild (@BildMartial) February 13, 2022
Judith Waintraub, journaliste du Figaro, a jugé que “la forme est absolument catastrophique”, “le discours est mal écrit”, “elle a multiplié les clichés et les phrases toutes faites” :
"La forme est absolument catastrophique", "le discours est mal écrit", "elle a multiplié les clichés et les phrases toutes faites",…
Analyse très pertinente de @jwaintraub sur le discours désastreux de Pécresse cette après-midi. pic.twitter.com/S9wZLFfQBW— Jean Louis (@JL7508) February 13, 2022
Et pourtant, Valérie Pécresse s’était entraîné la veille :
— MalaiseTV (@malaisetele) February 10, 2022
Philippe de Villiers : “Je suis indigné par les insinuations ignominieuses qui cherchent à salir Eric Zemmour et son entourage dont je fais partie”
Philippe de Villiers réagit aux propos de Marine Le Pen insinuant qu’Eric Zemmour serait entouré de “personnages sulfureux (…) catholiques traditionalistes, les païens, et quelques nazis” :
ehttps://twitter.com/PhdeVilliers/status/1491489074762424325
(2/3) pic.twitter.com/VGzdA5B6uN
— Philippe de Villiers (@PhdeVilliers) February 9, 2022
(3/3) pic.twitter.com/GREi0vdwDC
— Philippe de Villiers (@PhdeVilliers) February 9, 2022
De Paris à Chicago : manifestations pour le maintien de la messe traditionnelle
Communiqué de Paix Liturgique :
En ce samedi 12 février 2022, nous étions toujours nombreux pas loin de la nonciature apostolique, à midi, pour une 28ème manifestation demandant la liberté pleine et entière de la liturgie traditionnelle.
Nous faisions écho à la protestation des fidèles traditionnels de Chicago, où le cardinal Blaise Cupich, un ami du pape, semble préparer le terrain pour la prochaine offensive de la Curie romaine : obliger les anciennes communautés d’accepter de célébrer aussi le nouveau rite dans leurs maisons, leurs séminaires et leurs apostolats.
Comme les fidèles de Chicago, nous leur faisons savoir que nous n’accepterons pas de nous voir arracher par pièces et morceaux (« on vous laisse la messe traditionnelle, mais pas le premier dimanche du mois » ; « on vous laisse la messe traditionnelle, mais pas les ordinations et les confirmations » ; etc.) ce trésor de foi, de piété, d’élan missionnaire, de semence de vocations sacerdotales et religieuses, que représente la liturgie tridentine.
Depuis le mois de janvier le cardinal Blase Cupich, archevêque de Chicago, a décidé que désormais la liturgie que le pape Benoit XVI avait considérée comme un trésor pour l’Église sera interdite le premier dimanche de chaque mois. Pour commencer.

Ségolène Royal séduite par Valérie Pécresse ?
Après Valérie Pécresse conseillée par François Hollande, place à Valérie Pécresse ralliée par Ségolène Royal. A tous ceux qui s’interrogeait sur la définition du “pécressisme”, il s’agit tout simplement du “hollandisme” !
Ségolène Royal a une passion dans la vie : distiller ses conseils. Depuis qu’elle n’a plus les mains dans la politique au quotidien, et alors que le premier tour de l’élection présidentielle se tient dans moins de deux mois, la socialiste s’exprime à tout-va (…)
Quelques lignes dans le Canard enchaîné ce mercredi ont semé le trouble. «C’est dans l’intérêt du Parti socialiste qu’Hidalgo se retire, car son crash mettrait en péril les parlementaires. Le problème, ce n’est même plus Hidalgo, ce sont les dégâts pour la suite», d’après les propos relevés par le volatile. Avant, à la surprise générale, de se déclarer prête à «apporter son aide» à Valérie Pécresse, si celle-ci «prend ses distances avec la ligne Ciotti». L’objectif de Royal étant, selon ce que rapporte le journal satirique, de «faire gagner une femme républicaine». (…)
Jacques-Alain Bénisti : l’islamodroitiste du jour
Maire de Villiers-sur-Marne depuis 1995, ancien député de la 4e circonscription du Val-de-Marne.
🔍 👑 Jacques-Alain #Bénisti : roi de l’#islamodroitisme et fidèle compagnon de #Pecresse2022. #NouvelleFrance pic.twitter.com/G3n0yCnj5E
— Fr+ (@France_Plus_) February 13, 2022
Sécurité routière?
Lu sur France Info:
Un commissaire parisien a percuté mardi un véhicule du Samu et blessé un médecin. Il avait demandé à son chauffeur de rouler à vive allure, avec les gyrophares allumés, pour un simple retard à une réunion. Le profil du policier interroge : il est responsable régional de la sécurité routière.
Curieuse conception de l’exemplarité qui, naturellement, n’empêchera de verbaliser ceux qui auraient l’effroyable audace de rouler à 81 km/h sur les routes de campagne!
François-Xavier Bellamy et la statue de la Vierge de La Flotte en Ré
La statue de la Vierge installée après la Seconde Guerre mondiale à La Flotte en Ré, pour remercier Dieu du retour des prisonniers, est menacée par les laïcards sectaires de la prétendue “Libre pensée” (étrangement silencieux devant l’islam radical et réservant leurs – mauvais – coups au catholicisme!). François-Xavier Bellamy est allé soutenir les habitants déterminés à la sauver. Des propos de bon sens et de culture qu’on aimerait un peu plus généralement partagés dans ce monde politico-médiatique qui marche sur la tête:
Une application pour la régulation naturelle des naissances
Un lecteur nous annonce le lancement de l’application Mon cycle – application open source utilisable sur PC et smartphone, compatible avec les principales méthodes de régulation naturelle des naissances.
Pour plus de renseignements, c’est ici.
Apparitions mariales : quel message ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent Anne Bernet, écrivain et spécialiste de l’histoire de l’Église, et Frère Louis-Marie Arino-Durand, aumônier international des équipes du rosaire :
François Hollande conseille Valérie Pécresse
A défaut d’avoir eu le soutien explicite de Nicolas Sarkozy, on apprend dans un article du Monde que Valérie Pécresse est conseillée par François Hollande.

Un islamo-gauchiste à l’origine du scandale à Saint-Sulpice
Laurent Grzybowski, journaliste à La Vie (Groupe Le Monde) et à France Inter, se vante sur Twitter d’être l’un des initiateurs de la rencontre islamo-chrétienne à Saint-Sulpice :
Je suis l'un des initiateurs de cette magnifique rencontre islamo-chrétienne de #SaintSulpice et je vous avoue que vos nombreux commentaires m'attristent. Quel dommage que vous n'ayez pas été des nôtres ! Vous porteriez un autre regard sur cet événement. Amicalement.
— Laurent Grzybowski (@lgrzybowski) February 12, 2022
Il s’en prend également au père Michel Viot, prêtre du diocèse de Paris, qui a dénoncé ce relativisme :
Vous êtes sûr que vous faites partie de l’église catholique ? Cette rencontre à Saint Sulpice n’a pas été « tolérée » par le diocèse de Paris, elle a été soutenue et encouragée. Et il y en aura encore beaucoup d’autres ! Pour tous les cœurs ouverts. Venez nous rejoindre !
— Laurent Grzybowski (@lgrzybowski) February 13, 2022
Laurent Grzybowski est un survivant des milieux cathos de gauche. L’an dernier il appelait à soutenir le centre LGBT Saint-Merry, supprimé par Mgr Aupetit. Marqué à gauche, il a également soutenu la primaire populaire :

Terres de Mission : Du nouveau sur Medjugorje
Récemment, un rapport commandé par Benoît XVI à la congrégation pour la doctrine de la foi sur les événements de Medjugorje en ex-Yougoslavie a « fuité » dans la presse italienne. L’abbé Hervé Benoît, prêtre du diocèse de Bourges, présente une première analyse de ce rapport.
Puis, François-Xavier Pachot, animateur de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi, qui organise chaque mois une prière au sanctuaire Notre-Dame de Pontmain pour que la France revienne au Christ, expose le sens de sa démarche.
Enfin, Jean-Damien Boyer, responsable marketing de Production, évoque le succès de la première saison de la série « The chosen » (les élus) qui met en scène la vie du Christ, mais vue par les yeux de ceux qui le rencontrent (les Apôtres, Marie-Madeleine ou Nicodème)
La mairie de Paris réclame une partie de l’argent des dons destinés à la restauration de Notre-Dame
Présidente de la mission d’information parlementaire sur la restauration de Notre-Dame de Paris, le député LR et conseiller de Paris Brigitte Kuster dénonce dans L’Incorrect :
Où en est le don de 50 millions promis par la ville de Paris pour restaurer la cathédrale ?
Au moment de l’incendie, Anne Hidalgo et la ville de Paris ont annoncé un don de 50 millions d’euros pour la restauration de Notre Dame. Des collectivités territoriales de toute la France ont alors fait voter dans leur budget les dons promis. Concernant Paris, après cette annonce très médiatique, Anne Hidalgo s’est rétractée, expliquant que les 50 millions d’euros seraient finalement affectés aux travaux d’aménagement des abords de la cathédrale. Cette décision est inadmissible sachant que ces travaux étaient prévus avant même l’incendie : elle avait déjà fait travailler un cabinet d’architecte (Dominique Perrault), qui prévoyait d’ailleurs une galerie commerciale sous le parvis. Toujours est-il qu’il n’y a donc plus de dons, puisque ces dépenses vont passer sur le budget voirie. C’est un vrai recul et une forme de trahison car donner des dons pour la restauration ou réaménager les abords n’est pas du tout la même chose. C’est complètement dingue que la capitale ne mette même pas un centième d’euros sur la table pour la restauration !
En plus de ce premier recul, la ville compte désormais imposer l’établissement public. S’agit-il d’un acte de « droit commun » comme le dit la mairie ?
Effectivement, la ville de Paris réclame à l’établissement public qui est en charge du chantier une redevance d’occupation du domaine public à hauteur de 3,4 millions par an, soit au total plus de 20 millions ! C’est aberrant, parce que si l’établissement public paye, il payera avec l’argent des dons. La ville de Paris peut tout à fait ne pas lever cet impôt local, comme d’autres villes l’ont fait pour des chantiers de restauration, ou comme la ville l’a fait récemment pour les terrasses des restaurateurs lors de la crise Covid. En conférence de presse, le premier adjoint Emmanuel Grégoire a essayé d’évacuer la question en parlant de « droit commun ». C’est faux, car ils ont tout à fait le pouvoir d’exonérer l’établissement public. Non seulement la ville de Paris s’est rétractée sur le don initial, mais en plus elle réclame une partie de l’argent des dons ! […]
Le sénateur RN des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier annonce soutenir Éric Zemmour
Stéphane Ravier vient d’annoncer dans l’émission Le Grand Rendez-Vous d’Europe 1 qu’il soutenait Eric Zemmour, suite à son conflit avec la direction du Rassemblement National.
Stéphane Ravier explique les raisons de son retrait du RN : «Marine Le Pen a lancé une véritable fatwa contre Sophie Grech», dans #LeGrandRDV pic.twitter.com/SyWjzKe4sJ
— CNEWS (@CNEWS) February 13, 2022
Stéphane Ravier dénonce «cette habitude d'exclure, de couper les têtes de tous ceux qui n'ont pas mis un genou devant Marine Le Pen, et qui n'adoptent pas cette "Marinolatrie" en toute circonstance», dans #LeGrandRDV pic.twitter.com/Vjc66mq44r
— CNEWS (@CNEWS) February 13, 2022
Foutoir théologique à Saint-Sulpice : les théories relativistes justifient le pluralisme religieux
Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec fustige la rencontre islamo-chrétienne dans l’église Saint-Sulpice. Extrait :
[…] De ce grand carnaval et foutoir théologique, la vérité ne sort pas grandie. Outre l’indéniable fait qu’aucune autorité musulmane n’aurait laissé des chrétiens chanter l’Évangile dans une mosquée, on mesure la duperie d’un tel événement. Le document majeur Dominus Iesus, rédigé sous l’impulsion du futur Benoît XVI en l’an 2000, soulignait pourtant avec précision le « discernement attentif » auquel doivent être soumises les rencontres entre les communautés catholiques et les autres traditions religieuses. On peut supposer que l’intention d’une telle journée débordait de bons sentiments. Mais en laissant croire à l’erreur qu’elle a des droits, on finit par se faire le devoir de taire la vérité. Sous couvert d’ouvrir les portes, on abat charpente doctrinale et fondations de la Foi.
La dictature du relativisme fustigée par Benoît XVI
Pour Chesterton, « ce qui aigrit le monde, ce n’est pas l’excès de critique mais l’absence d’autocritique ». Les églises se vident, les fidèles votent avec leurs pieds en désertant les mauvaises farces qu’on leur impose. Comment leur donner tort ? À dire vrai, au-delà du projet de cette journée à Saint-Sulpice, les images vidéos de cette réunion interreligieuse sont absolument consternantes de naïveté. Le scandale de cet événement se situe probablement là. « La tolérance atteindra un tel niveau qu’on interdira aux personnes intelligentes de penser pour ne pas offenser les imbéciles », prévenait Dostoïevski. Or c’est bien se moquer de son prochain que de le prendre pour un imbécile. Les musulmans (comme les shintoïstes, les zoulous, les agnostiques ou les défenseurs des moustiques, des sapins et autres causes improbables) ont droit d’entendre avec clarté le message de la Tradition de l’Église. Et les baptisés ont le devoir d’annoncer le message unique et salvifique du Christ. Le texte Dominus Iesus cité plus haut rappelait l’importance pour l’Église de poursuivre la proclamation de l’Évangile du Christ, à temps et à contretemps :
« Au terme du second millénaire, cette mission est encore loin d’être accomplie. Par conséquent, l’exclamation de l’apôtre Paul sur la tâche missionnaire de tous les baptisés est plus que jamais d’actualité : ‘Annoncer l’Évangile en effet n’est pas pour moi un titre de gloire ; c’est une nécessité qui m’incombe. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !’ (1 Co 9,16). D’où l’attention particulière du Magistère à encourager et à soutenir la mission évangélisatrice de l’Église, vis-à-vis surtout des traditions religieuses du monde ».
Une tradition de proclamation, de zèle et d’élan qui puise ses racines dans le message même du Christ : « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit ». Depuis cette parole testamentaire sans équivoque, les missionnaires de tous les temps ont risqué leur vie, et parfois même offert leur mort, dans le but de faire connaître le Christ. Le faire connaître pour que les hommes puissent mieux l’aimer et, partant, mieux le servir. Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (I Timothée 2, 4). La vertu de Foi cheville donc à l’âme l’engageante conviction que le Christ est la voie, la vérité et la vie.
Hélas, l’épisode de Saint-Sulpice montre une fois encore combien l’annonce missionnaire de l’Église reste fragile et sa pérennité mise en péril. Les théories relativistes justifient le pluralisme religieux, non seulement de facto mais aussi de iure (en tant que principe). Elles retiennent surtout que certaines vérités enseignées par le Christ et la Tradition de l’Église sont dépassées. En son temps, Benoît XVI notait, en méditant sur le relativisme, que « la vérité ne vieillit jamais mais (que) les idéologies ont leurs jours comptés ». Il n’est pas interdit, en dénonçant ces dernières, de vouloir accélérer leur chute. Mon petit doigt me dit même qu’il serait tout à fait chrétien d’y travailler.

Parmi les éléments de cette loi nous y trouvons : l’allongement du délai de l’avortement en passant de 12 à 14 semaines ; la possibilité donnée aux sages-femmes de pratiquer l’avortement chirurgical (réservé jusqu’à présent aux médecins seuls) et la suppression du délai de réflexion de 48 heures proposé au mineur entre la 1ère consultation et l’avortement lui-même considéré infantilisant pour les femmes. Ces trois éléments comportent beaucoup d’enjeux éthiques mais le premier mérite une attention particulière.