Romain Lopez (RN) : “Si Marion devait prendre cette décision, il y aura des conséquences sur la présence de nombreux cadres et militants au sein du RN
Romain Lopez, maire RN de Moissac et ancien attaché parlementaire de Marion Maréchal, commente pour Boulevard Voltaire les annonces faites par Marion Maréchal de ne pas soutenir Marine Le Pen, de vouloir revenir en politique et de réfléchir à le faire aux côtés d’Eric Zemmour :
Personne n’est surpris, et encore moins Marine Le Pen. Certains parlent de trahison. Or, Marion n’a plus sa carte du RN depuis plusieurs années. Elle ne peut pas trahir un parti qu’elle a quitté depuis quelque temps.
Ce n’est pas Marion qui a quitté le Rassemblement national, c’est le Rassemblement national qui n’a plus voulu de Marion ces dernières années, et on ne peut que le regretter. Marion a été un député au service de la cause nationale pendant cinq ans. Elle était adorée des militants et elle arrivait à chaque fois en tête dans toutes les élections internes. C’était un député travailleur, discipliné, qui a tenté de faire entendre sa voix au sein du Rassemblement national et de défendre ses thématiques et sa tactique. Elle a été force de proposition durant la présidentielle de 2017, notamment en proposant de faire des circonscriptions blanches. Tout cela n’a pas été entendu. Je ne peux que le regretter. Donc aujourd’hui, ni Marine Le Pen ni les cadres du parti qui s’expriment sur cette décision de Marion, sur les réseaux sociaux, ne sont surpris. Penser le contraire serait hypocrite.
Je trouve dommage que le Rassemblement national ait fait le choix, ces dernières années, de se détourner de Marion. En effet, elle représente un courant. Elle considérait que le combat culturel devait être repris par la droite, pour faire tomber les digues et les complexes des électeurs et élus de droite qui les empêchaient de se parler. Il y avait un vide. Éric Zemmour, quoi qu’on en pense, a fait le choix de combler ce vide. Je ne sais pas ce que cela donnera sur le plan électoral, mais si Marion avait été entendue en 2017, peut-être qu’Éric Zemmour aujourd’hui n’existerait pas, et nous n’en serions pas là.
Si Marion devait prendre cette décision, dans les prochaines semaines, il y aura des conséquences sur la présence de nombreux cadres et militants au sein du Rassemblement national. Je ne sais pas si cela aura une influence sur le scrutin de la présidentielle mais, dans tous les cas, cela aura une influence sur l’avenir du Rassemblement national et sur une partie des Républicains, à l’issue de cette séquence électorale qui s’achèvera avec les législatives en juin. Si le retour de Marion se confirme, l’échiquier politique à droite va automatiquement évoluer après juin 2022. Le Rassemblement national sera le premier qui connaîtra ces évolutions.
Quand les conseillers en communication changent également de “camp”
De nombreux commentateurs politiques et journalistes ont révélé que c’était bien Marine Le Pen ou ses équipes qui ont transmis au média Front Populaire l’information du ralliement de Marion Maréchal à Eric Zemmour, obligeant cette dernière à s’exprimer dans Le Parisien et Le Figaro. Cette stratégie a été payante et a permis à Marine Le Pen de surjouer une émotion qui ne trompera personne. La stratégie a néanmoins été payante car les journalistes, à l’unisson, se sont succédé au chevet de Marine le Pen, la chiraquisant encore plus comme à le belle époque du duel Chirac/Balladur :
#MarionMarechal: « Vous ne pouvez pas savoir à quel point votre compassion pour Marine me touche, et me j’y associe, c’est adorable de votre part de pleurer en même temps que Marine… Je ne peux qu’approuver votre rapprochement, votre humanité, bravo ».
Src : RMC pic.twitter.com/64A0D1u6tD— Gilbert Collard (@GilbertCollard) January 29, 2022
Preuve en est que l’article était tellement négatif pour Marion Maréchal, qu’il en était douteux… ou écrit par les partisans de Marine Le Pen :
“Un tel mercato ne s’organisant pas sans garanties, Marion Maréchal aurait négocié un poste salarié dans l’organigramme de l’équipe ainsi qu’une place aux prochaines législatives qui se tiendront en juin 2022 (…) Mais il faut lui ajouter un contexte : l’aventure entrepreneuriale des Instituts de sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP) de Marion Maréchal rencontre des difficultés. D’après Mediapart, l’école lyonnaise n’afficherait que 90 heures de cours contre les 400 annoncées lors de son lancement et peinerait à accueillir des étudiants en dehors des sphères de la droite radicale. Une porte de sortie financièrement honorable…”
Savoir ainsi être au bord des larmes sur CNews à Paris puis hausser le ton le lendemain à Madrid contre ceux qui voudraient quitter le RN nécessite un bon “coaching” en termes de communication. il faut un professionnel. Et si ce professionnel connait bien Marion Maréchal, c’est encore mieux.
RTL révèle que Arnaud Stephan (pseudo), ancien communicant de Marion Maréchal, devenu son ennemi, détestant Eric Zemmour et devenu communicant pour Marine Le Pen, pourrait être cet homme mais cela n’a rien à voir avec une trahison :
Au QG du RN rue Michel-Ange à Paris, certains élus du RN ont failli tomber de leurs chaises lundi 29 novembre. Dans les couloirs, Arnaud Stephan, ancien spin doctor de Marion Maréchal lorsque celle-ci était députée.
Au siège, beaucoup ne l’avaient pas vu depuis près de 5 ans, lorsque que Marion Maréchal avait décidé de quitter la vie politique. À l’époque, il était accusé d’attiser les tensions entre Marine Le Pen et sa nièce. Mais le communicant est de retour en grâce. Depuis septembre, Arnaud Stephan est en contact avec la nouvelle équipe de campagne, rédige des notes, adresse ses articles à Marine Le Pen par SMS.
Il est venu deux fois au nouveau siège du parti notamment le 18 octobre, où il avait rendez-vous avec la candidate pour une séance de coaching media avant un plateau télé. Arnaud Stephan, lui, assure être un “visiteur dilettante, évidemment pas embauché”.
Cette réconciliation a de quoi surprendre. Mais depuis peu, Arnaud Stephan s’est doté d’une nouvelle qualité : il déteste Éric Zemmour et tire sur lui à boulets rouges sur le plateau de LCI où il est chroniqueur. De plus, sa brouille avec Marion Maréchal depuis près de 3 ans n’a sans doute rien gâché.
“Prier devant les cliniques d’avortement, c’est bien” : le maire de Madrid défend la liberté d’expression
Contrairement à Paris où Anne Hidalgo (madame 3%) avait demandé à ce que la campagne d’affichage de l’Alliance Vita “La société progressera”…” à condition de respecter la paternité”, “la maternité” ou “la différence”, soit immédiatement retirée, le maire de Madrid a refusé de faire retirer la campagne d’affichage d’une association catholique pro-vie :
L’Asociación Católica de Propagandistas (ACdP) lançait mardi 18 janvier une campagne d’affichage dans trente-trois villes d’Espagne : « Prier devant les cliniques d’avortement, c’est bien. Ce message pourrait être annulé en raison de la réforme imminente de la loi sur l’avortement ».
En effet, les députés envisagent une modification du code pénal visant à inclure dans les délits passibles d’un an de prison maximum l’activité de ceux qui « harcèlent ou restreignent la liberté d’une femme qui entend exercer son droit à l’interruption volontaire de grossesse ». Le ministère de l’Égalité prévoit également de « réglementer l’objection de conscience et de garantir l’accès à l’avortement dans les hôpitaux publics de tout le pays, ainsi que de supprimer l’exigence du consentement parental pour les mineurs de moins de 16 et 17 ans ».
Diffusée et commentée sur les réseaux sociaux, cette campagne a suscité la réaction de la porte-parole du Parti socialiste (PSOE) à Madrid, Mar Espinar. Dans un courrier adressé à José Luis Martínez-Almeida, le maire de la capitale espagnole et porte-parole du Parti populaire (PP), elle demande le retrait des affiches. La réponse ne s’est pas fait attendre : « Madrid est une ville caractérisée par son haut degré de tolérance et de liberté, et cette liberté, comme il ne peut en être autrement, est à double sens », a-t-il tenu à préciser le vendredi suivant.
« L’exercice de ces droits, poursuit le maire, ne peut être restreint par aucune sorte de censure préalable. Il n’appartient pas à ce conseil municipal de juger si l’opinion défendue par l’annonceur est moralement répréhensible ou souhaitable, mais si les Madrilènes qui défendent une telle position ont le droit de pouvoir l’exprimer en toute liberté, comme la Constitution le leur accorde. »
Procès de Bobigny sur l’avortement en 1972 : “Reconstitution mythique et dépassement des faits” ?
La presse a unanimement salué la mémoire de Marie-Claire Chevalier, décédée dimanche 23 janvier. Elle était devenue l’une des figures de la défense du droit à l’avortement après son procès au printemps 1972, défendue par Gisèle Halimi, qui a conduit à la promulgation de la mortifère loi Veil.
En 2006, Tugdual Derville avait apporté des précisions, plus proches de la vérité, sur ce procès militant :
En novembre 1972, une jeune fille de 16 ans, Marie-Claire, est relaxée à grand bruit. Elle avait avorté contre l’avis de son petit ami, mais avec la complicité de sa mère, à la suite de ce qu’elles présentaient comme un viol. On doit au procès de Bobigny la dépénalisation de l’avortement en France qui interviendra en 1975. L’avocate Gisèle Halimi avait su exploiter un fait divers tragique, pour obtenir ce qu’elle revendiquera ensuite comme un “procès politique” : “s’adresser, par-dessus la tête des magistrats, à l’opinion publique tout entière, au pays. Pour cela, organiser une démonstration de synthèse, dépasser les faits eux-mêmes, faire le procès d’une loi, d’un système, d’une politique.” Elle félicitera par la suite les journalistes d’avoir “parfaitement joué le jeu”.
En matière de “dépassement des faits”, il en est un que l’avocate a osé, avec les médias dans son sillage, clamant à l’unisson que la jeune fille avait été violée. Le viol, argument ultime pour rallier les indécis à la cause de l’avortement, est aussi présent, dans la célèbre affaire Roe contre Wade, qui a provoqué sa légalisation en 1973 aux Etats-Unis. En assénant la thèse du viol, on entend paralyser toute objection.
Intervenant le 8 mars 2004 lors d’un colloque au Sénat – une fois l’IVG solidement implantée en France – celle qui était devenue l’icône révérée du féminisme est revenue sur les faits du procès de Bobigny. Gisèle Halimi a révélé que “Marie-Claire avait été presque violée par un ami auquel elle ne voulait pas céder”.
Dans sa bouche, l’atténuation vaut presque aveu de tromperie. Inventer un viol, c’est prendre le risque de décrédibiliser les plaintes pour des agressions sexuelles bien réelles. Un comble pour l’avocate qui s’est courageusement battue pour qu’on ne néglige plus ces plaintes. C’est elle qui a obtenu, grâce à un autre procès historique, la criminalisation du viol, alors que l’acte relevait de la correctionnelle. Mais pour parvenir à ses fins, la “libération” des femmes, tous les moyens paraissent bons à celle qui s’est fixé comme mission de traquer le machisme sous toutes ses formes (…)
Dans l’histoire de Marie-Claire, le père du bébé avorté avait revendiqué en vain son droit à la paternité… Ce n’est sans doute pas un hasard si l’affaire choisie par l’avocate pour changer la donne est emblématique du conflit entre les sexes.
A son tour le téléfilm de Luciani met soigneusement en scène l’agression sexuelle qu’aurait prétendument subie Marie-Claire (rebaptisée Léa), donnant corps à la thèse des plaignantes. Car Sandrine Bonnaire dans le rôle de Michèle Chevalier, renommée Martine (la mère de Marie-Claire) et Anouk Grinberg dans celui de Gisèle Halimi se prêtent au jeu d’une sorte de “docu-fiction”, un genre dont on sait qu’il rend le téléspectateur incapable de démêler le vrai du faux. Il croit assister à un fidèle morceau d’histoire mais c’est lui qui est abusé. Et bien des Français ont avalé, comme en 1972, l’absurdité d’un scénario qui voit le “violeur” prendre le risque de dénoncer l’avortement auquel a recouru sa compagne ! Face à la propagande idéologique pour l’avortement qui n’hésite pas à travestir les faits, l’esprit critique semble s’évanouir. En avril 1971, le Nouvel Observateur avait déjà publié avec son “manifeste des 343 salopes” (titre provocateur choisi par ses auteurs) des mensonges aussi grossiers qu’efficaces comme celui de la première phrase du texte emblématique : “Un million de femmes se font avorter chaque année en France”. Aujourd’hui les mêmes militants continuent de gonfler les chiffres de l’avortement clandestin d’avant la loi. Ils ne les évaluent plus qu’à 300.000 en 1975 (ce chiffre devenant presque officiel) mais les calculs honnêtes tournent autour de 60.000.
Derrière la “reconstitution historique” du procès de Bobigny qui fait la part belle à la propagande, au point de considérer des allégations comme la vérité, se vérifie un axiome : derrière tout meurtre se cache le mensonge (…) Aujourd’hui, le doute n’est plus permis à propos des circonstances de la grossesse de la jeune fille : sa mère, Michèle Chevalier, auditionnée en novembre 1973 par l’Assemblée nationale dans le cadre d’un projet de dépénalisation de l’avortement pour quelques cas extrêmes, dont l’inceste et le viol, protestait déjà : “L’avortement de Marie-Claire, c’était un cas social et, si le projet de loi gouvernemental passait, tout serait à refaire en ce qui nous concerne. En effet, Marie-Claire n’entrerait pas dans les cas considérés et le même drame recommencerait… ” (…)
Par ailleurs, si Marie-Claire est relaxée en 1972, c’est parce qu’elle est considérée comme ayant souffert de “contraintes d’ordre moral, social, familial, auxquelles elle n’avait pu résister”. “C’était à la fois courageux, tout à fait nouveau sur le plan de la jurisprudence et suffisamment ambigu pour que tous les commentaires puissent aller leur train”, raconte aujourd’hui Gisèle Halimi (…)
Avec le procès de Bobigny et son téléfilm, il nous faut vérifier, non seulement que des évènements habilement dénaturés peuvent faire l’Histoire – le constat est presque banal – mais aussi, plus douloureusement peut-être, que cette histoire fantasmée finit par être prise pour la réalité. N’est-ce pas ainsi que naissent les mythes ? (…)”
Docteur Alice Desbiolles : “Les non-vaccinés ne sont coupables de rien”
Il existe actuellement un mensonge monstrueux qui consiste à faire croire que ce sont les non vaccinés malades du Covid qui provoquent les déprogrammations à l’hôpital. Martin Blacher précisait récemment les chiffres des lits d’hôpitaux existants en France : sur environ 400 000 lits d’hospitalisation classique (hors réanimation), près de 100 000 sont fermés faute de soignants à recruter ou ayant été renvoyés en septembre dernier. Par ailleurs, il n’y a “que” 25 à 30 000 malades de la Covid hospitalisés au maximum (en diminution). La déprogrammation est donc essentiellement due au manque de soignants !
S’appuyant sur ce mensonge, Martin Hirsch a donc proposer l’impensable, à savoir faire payer les non vaccinés. Mensonge dénoncée par l’épidémiologiste Alice Desbiolles :
Les déprogrammations d’actes chirurgicaux sont-elles vraiment dues au Covid ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre l’épidémiologiste Alice Desbiolles en analysant des données de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui gère les établissements en Ile-de-France. Il en ressort que les fermetures de blocs opératoires seraient plutôt dues à un manque chronique de personnel.
Dans un tweet publié le 27 janvier, Alice Desbiolles a analysé un document de l’AP-HP intitulé «tableau de bord Covid-19», et a formulé ses conclusions en ces termes : «Selon l’AP-HP, 18% des salles de blocs opératoires sont fermées. Seulement 4% pour cause Covid […] Les autres fermetures s’expliquent majoritairement par des postes vacants au bloc». «Les déprogrammations qui en découlent n’ont rien à voir avec les patients Covid, vaccinés ou non», en a déduit l’épidémiologiste.
Le Figaro confirme l’analyse Alice Desbiolles qui affirme également que plus d’1 patient sur 4 est comptabilisé Covid, mais hospitalisé pour un autre motif :
«La Vérification» du Figaro affirme avoir eu accès à ce PowerPoint de l’AP-HP daté 24 janvier et qui, selon l’établissement public contacté par le quotidien, n’avait «pas vocation à être rendu public». «La Vérification» confirme l’analyse Alice Desbiolles :
«Durant la semaine du 17 au 23 janvier, parmi les 17% des salles fermées, 3% l’ont été pour redéploiement du personnel à cause du Covid, 1% pour l’absence du personnel infecté par le virus. Le reste des fermetures au bloc, soit 13% des salles, est bien dû à la vacance des postes, indique l’AP-HP elle-même.» Un problème «structurel et ancien» Interrogé par Le Figaro, le chef du service d’urologie de l’hôpital Cochin à Paris, Michaël Peyromaure, affirme que ces chiffres «confirment ce que [les] chefs de service [sont] nombreux à constater». Le médecin explique qu’il arrive régulièrement qu’une salle d’opération ferme pour absence d’infirmière, contraignant à annuler trois ou quatre interventions au dernier moment. Mais, selon lui, le Covid-19 n’y est pour rien : «Cela n’arriverait pas si nous avions comme avant deux infirmières par salle d’opération, un instrumentiste et une circulante. Comme nous n’avons plus d’instrumentiste par économie de personnel, nous fermons la salle à la moindre absence. Le problème est structurel et ancien !».
Une analyse confirmée par le président de la CMEL des hôpitaux universitaires Paris Seine-Saint-Denis, lui aussi interrogé par le quotidien : «Au début de la pandémie, on réquisitionnait nos lits pour de la réanimation de cas Covid. C’est tout à fait différent aujourd’hui […] Vous avez des lits, des salles entières qui ferment, comme effet chronique des deux années qui ont déstructuré nos services».
C’est ce qui a poussé le docteur Alice Desbiolles à déclarer que les “Les non-vaccinés ne sont coupables de rien” :
On apprend par ailleurs que 23% des soignants n’auraient pas fait leur 3ème dose et que 9 millions de passes vaccinaux vont-être inopérants le 15 février faute de rappel. L’Etat va-t-il oser suspendre 23% des soignants de France en plus des 10 à 15% qui ont déjà été renvoyés ?
Complicité LR avec les islamistes : après Patrick Karam, Damien Abad
Après Patrick Karam, c’est encore un proche de Valérie Pécresse, qui fricote avec les islamistes :
🔴🔍 #Islamodroitisme : le secret de @damienabad. 🤫#IslamAbad #Pecresse2022 pic.twitter.com/BSc6BCMnSI
— Fr+ (@France_Plus_) January 30, 2022
Publicité pour l’avortement : les protestants allemands divisés
D’éminents représentants protestants allemands sont divisés sur la question d’une future liberté de publicité pour l’avortement. Ainsi, l’ancienne évêque de Hanovre et ancienne présidente du Conseil de l’Eglise évangélique en Allemagne (EKD), Margot Käßmann, a salué la suppression de l’interdiction de la publicité pour l’avortement annoncée par le gouvernement de l’Ampel dans une chronique pour le Bild am Sonntag :
“Le gouvernement de l’Ampel veut désormais abolir le § 219a. Le Ministre de la Justice Buschmann a présenté cette semaine une proposition de suppression de ce paragraphe. C’est bien” ! Il ne s’agit pas dans cette question “de publicité, mais tout simplement d’information”. “Ne pas permettre à une femme de s’informer librement, c’est la priver de ses droits”.
La publicité pour l’avortement est actuellement interdite par l’article 219a du code pénal et est passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans ou d’une amende.
Heinrich Bedford-Strohm, l’évêque protestant de Munich et également ancien président du Conseil de l’EKD, s’oppose cependant à la publicité pour l’avortement. Selon lui, la discussion souffre “d’un manque de précision des termes”. Pour lui, le “miracle de la vie humaine” commence “avec la fusion de l’ovule et du spermatozoïde, qui marque le début de la croissance d’un embryon”. Bedford-Strohm poursuit :
“Pour moi, l’objectif global est que les femmes puissent accepter cette nouvelle vie et que le nombre d’interruptions de grossesse soit réduit autant que possible”.
En Allemagne, environ 100.000 enfants sont avortés chaque année.
L’éducation : un défi pour l’Église
Aymeric Pourbaix & Véronique Jacquier reçoivent Vianney Chatillon, l’abbé Vincent de Mello et le frère Philippe-Marie Margelidon, dominicain et enseignant :
Jean-Frédéric Poisson attaque en justice le ministre Marc Fesnau pour diffamation
Le président de VIA et porte-parole d’Eric Zemmour annonce attaquer en justice le Ministre Marc Fesnau pour diffamation. Celui qui est chargé des relations entre le gouvernement et le parlement a accusé Jean-Frédéric Poisson d’être un “pousse-au-crime” en raison de son opposition à la politique sanitaire.
Terres de Mission : Saint François de Sales nous appelle à la sainteté
Eglise universelle : 2022, une année salésienne
L’Eglise commémorera cette année, le quatrième centenaire du rappel à Dieu de saint François de Sales (1567-1622). Le chanoine Alban Denis nous présente le portrait spirituel et humain de celui qui fut évêque de Genève et qui est aujourd’hui le patron de l’Institut du Christ-Roi. Maître spirituel -auteur de l’Introduction à la vie dévote-, homme de lettres, fondateur d’ordre, évêque tridentin, Mgr de Genève renouvela, en profondeur, la vie de l’Eglise par son exemple et son action visant en particulier à rappeler aux laïcs leur vocation à la sainteté.
Eglise en France : Nouvelles de la demande de messe traditionnelle à Saint-Germain-en-Laye
Depuis bien longtemps existe à Saint-Germain-en-Laye un groupe stable de laïcs qui demandent à pouvoir assister à la messe traditionnelle dans une église non utilisée de la ville. Il y en a deux. Devant les refus renouvelés de l’évêché, ce groupe fait célébrer, depuis juin 2020, une messe dominicale, en extérieur, devant une des deux églises vides et inoccupées. Président de l’association locale, Cyrille Farret d’Astiès fait le point sur ce pitoyable dossier.
Eglise en Marche : Les petits chanteurs de saint Joseph
Monsieur l’abbé Péron est responsable de la chorale de l’école saint Joseph des Carmes. Il nous présente cet établissement scolaire ainsi que les activités de cette chorale de garçons qui a déjà enregistré 5 CD.
Reportage sur l’islamisation de Roubaix : le journaliste sous protection policière
La présentatrice de M6 Ophélie Meunier et un jeune Roubaisien ont été placés sous protection policière, suite au reportage Zone Interdite sur l’islamisation de la ville de Roubaix.
« Ce que j’ai dit dérange. Je dois avoir visé juste au regard des menaces ».
Le jeune homme raconte dans le reportage avoir alerté la préfecture du Nord fin 2020 sur une association de la ville, Ambitions et initiatives pour la réussite (AAIR). Il la suspectait de dispenser des « cours coraniques » sous couvert de soutien scolaire, en bénéficiant de subventions publiques, notamment municipales. En arrière-plan, des soupçons de clientélisme à l’encontre du maire DVD, Guillaume Delbar.
Le jeune homme a déposé plainte après avoir reçu de nombreuses menaces. Il est notamment qualifié de « kouffar » (mécréant, en arabe) et « on lui dit qu’il va être décapité ».
Le maire Guillaume Delbar, ainsi que trois membres de l’association sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Lille, le premier pour détournement de fonds « par négligence », les autres pour « abus de confiance ».
Guillaume Delbar vient d’être condamné à six mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour sa participation à un système frauduleux de défiscalisation via des micro-partis. Il a fait appel.
Les belles figures de l’Histoire : sainte Véronique
Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier & le Père Jean-François Thomas, jésuite, évoquent sainte Véronique :
Nouvelle manifestation devant la nonciature
Communiqué de Paix Liturgique :
Ce samedi 29 janvier, nous étions nombreux sous les fenêtres de la nonciature apostolique, à partir de midi, pour une 26ème manifestation pieuse et ferme, demandant que soit rendue la liberté à la liturgie traditionnelle.
L’intérêt de ce type de manifestation a été une fois de plus très sensible, dimanche dernier, lors de la messe d’adieu de Mgr de Kérimel à Grenoble (68 ans, nommé archevêque de Toulouse). A la fin de la messe pleine de chaleur charismatique (500 fidèles, la plupart des prêtres du diocèse, trois évêques), lors de la photo de sortie en haut des marches, le sourire de l’évêque s’est figé : de longues banderoles tenues par les fidèles tridentins persécutés par Mgr de Kérimel (voir la Lettre 826 de Paix liturgique Paix Liturgique France) se sont déployées : « St-André et ND de l’Isle, paroisses discriminées » ; « Des fidèles qui pleurent : laissez-nous nos prêtres ! », et une série de panneaux se dressaient énonçant les œuvres de cette communauté tridentine : écoles, catéchismes pour enfants, adolescents, adorations, confessions, 60 messes mensuelles, etc. Des tracts ont été distribués aux fidèles et aux prêtres qui sortaient de la messe d’adieu et les demandaient. Le tout très courtoisement, silencieusement même.
Nous continuerons à protester et à prier de la sorte. A Paris, devant la nonciature, à Notre-Dame du Travail, à Saint Georges de La Villette, à Saint François Xavier, rue du Cloître-Notre-Dame.For the freedom of the traditional Mass.

Charles Najjar, un entrepreneur passionné par le Linceul de Turin
Par Antoine Bordier
Qui connaît Charles Najjar, ce Libanais de 50 ans vivant actuellement à Milan, qui a réussi dans la finance, après une enfance sous les bombes à Beyrouth ? Il y a 3 ans, il lance sa start-up FIBLER, qui a pour ambition de révolutionner les relations entre les experts indépendants et leur clientèle. Passionné par les crèches depuis sa plus tendre enfance, et, récemment, par le Linceul de Turin, il a publié en 2019 son premier livre sur le Linceul. Interview.
Charles Najjar, vous êtes né au Liban, puis, vous êtes venu étudier au début des années 90 en France. A quel moment vous est venue cette passion pour le Linceul de Turin ?
J’étais étudiant à Paris et ma mère est venue me rendre visite. Voulant lui faire une sortie en dehors de Paris, je lui proposais les Châteaux de la Loire ou le Mont Saint-Michel. Elle me répond qu’elle veut aller en pèlerinage à Lisieux chez Ste Thérèse. Je cède, donc, à ses désirs sans trop d’enthousiasme, et, je l’accompagne à Lisieux en trainant un peu des pieds. En me promenant oisivement en dehors de la Basilique pendant qu’elle priait son chapelet, je constate une flèche indiquant la crypte avec comme mention « Exposition sur le Linceul de Turin ». J’avais déjà entendu parler du Linceul et je croyais comme tout le monde que l’affaire était classée, et, qu’il s’agissait sans l’ombre d’un doute d’un faux, datant du Moyen-Âge. C’est avec beaucoup de curiosité et de scepticisme que j’abordais cette exposition. Mais au fur-et-à-mesure de ma visite, je remarquais combien cette pièce était impressionnante par ses détails anatomiques pratiquement impossible à reproduire par un faussaire. Je compris à ce moment que c’était du sérieux, et, qu’il était nécessaire d’aller plus loin pour en avoir le cœur net. J’étais, subitement, tombé face à un défi pour l’intelligence que je me suis alors promis de relever ! C’est, ainsi, qu’est née une investigation de plus de 25 ans ! Plus tard, j’appris que sainte Thérèse avait accolé à son nom le qualificatif de la Sainte Face. Cela m’émeut de penser aujourd’hui que c’est chez elle qu’est née ma passion pour la « Sainte Face » imprimée sur le Linceul !

Votre livre s’intitule Le 5è Evangile. Pour quelle raison avoir choisi un tel titre ?
Aujourd’hui, je suis arrivé à la certitude que le Linceul ne peut être qu’authentique. Pour moi, c’est Jésus lui-même qui a voulu nous laisser cette trace incroyable de son existence et de sa Passion. De plus, à travers les traces de sang bien claires, d’une précision anatomique inimaginable, le Linceul raconte toute l’histoire de la Passion. Le Linceul se lit donc comme un récit de la Passion ! D’où mon idée que le Linceul soit un Évangile « écrit » par Jésus lui-même. Théoriquement, il s’agit du Premier Évangile puisqu’il a été réalisé avant tous les autres. Mais le nommer Le 1er Évangile aurait été trop intriguant à mon avis. Le 5e Evangile me parut plus facilement identifiable pour le public habitué, déjà, à l’existence des quatre Evangiles canoniques.
Abordons davantage cette enquête que vous avez menée. Comment avez-vous procédé ? J’imagine que vous avez beaucoup lu à ce sujet.
D’abord, c’est très important de garder une neutralité absolue. Je vous rappelle que j’avais abordé l’exposition de Lisieux avec beaucoup de scepticisme, convaincu comme tout le monde qu’il s’agissait d’une imposture. Par conséquent, mon approche était de prouver qu’il s’agissait d’un faux. Et, puis, comme tout enquêteur, je me suis mis à approfondir le sujet. La bascule du scepticisme vers la volonté de prouver qu’il était authentique s’est faite à un moment, quand je me suis trouvé dans une impasse.
C’était quoi ce moment particulier ?
Il s’agit de cette impasse qui s’est faite lorsque je me suis mis dans la peau du faussaire et que j’ai essayé d’imaginer comment il avait pu produire cette œuvre. On a, maintenant, la certitude historique que ce Linceul existait au moins à partir du Moyen-Âge. Or, la formation de l’image suit une technique similaire à celle d’un scanner photographique ! Cela suppose que le faussaire ait inventé un scanner avant l’heure et qu’il ait tenu son invention secrète, rien que pour produire un faux linceul ! C’est complètement absurde. Mais, l’absurdité ne s’arrête pas là. Car en plus de l’image imprimée, nous avons les traces de sang. Et, ces traces sont d’une précision anatomique extraordinaire qui suppose que notre faussaire connaisse exactement les techniques de crucifixion et de flagellation romaines. De plus, il existe des détails invisibles à l’œil nu, et, qui sont uniquement discernables avec les outils d’imagerie modernes. Le faussaire aurait, ainsi, imaginé ces détails invisibles pour ses contemporains, qu’il aurait destinés pour surprendre les experts en imagerie 10 siècles plus tard ! Cela ne tient absolument pas la route. Enfin, il faut savoir qu’il n’existe pas d’image imprimée sous les traces de sang. Ce qui veut dire que le faussaire aurait placé les traces de sang avant d’imprimer l’image ! C’est techniquement impossible à faire.

C’est passionnant ! Vous vous êtes plongé corps et âme, si j’ose dire, dans une véritable enquête.
Oui, car au fur-et-à-mesure, la passion est devenue presqu’envoûtante. Passé le cap du doute, curieusement, tout se recoupait pour devenir progressivement une évidence voire une certitude. Évidemment, il a fallu lire énormément sur le sujet. J’ai presque tout lu, les livres qui sont en faveur de l’authenticité tout autant que les livres qui sont contre. Tel un chercheur, je comparais leurs arguments. Ensuite, j’observais les détails de l’image pour essayer de trouver la moindre faille. Or les détails anatomiques sont tellement précis qu’il est pratiquement impossible qu’un faussaire puisse les imaginer et réussir à les reproduire.
Avez-vous rencontré des experts, comme Sébastien Cataldo ?
Oui, j’ai été à l’une de ses conférences et on a pu échanger nos idées après la conférence. J’ai surtout eu des échanges réguliers avec Barrie Schwortz, qui a fait partie de l’équipe de recherche scientifique (de la STURP) qui a travaillé sur le Linceul en 1978. De religion juive, totalement réfractaire au départ, Barrie a dû finalement céder face à l’évidence au point d’être devenu un militant de l’authenticité, et, d’avoir développé le site internet www.theshroud.com entièrement dédié au Linceul ! Enfin j’ai eu la chance de voir le Linceul pour de vrai lors de la dernière ostentation officielle en 2015. En dehors de l’émotion extrême que cela m’a procuré, c’était surtout l’occasion de rencontrer plusieurs spécialistes et de profiter de tous les évènements qui avaient lieu autour du Linceul pour affiner mon enquête.
Vous êtes vraiment quelqu’un d’éclectique. Quel lien faites-vous entre vos activités dans la finance, dans votre start-up, votre passion-collection pour les crèches et vos enquêtes sur le Linceul de Turin, que l’on appelle aussi Saint Suaire ?
C’est une bonne question. C’est vrai, je me passionne pour beaucoup de choses, mais, à chaque fois je cherche à aller jusqu’au bout de mes passions pour essayer de les maitriser parfaitement, et, de leur donner du sens. Et, je m’attèle à me débarrasser de tous les préjugés et de tous les principes inculqués en repartant de zéro. En finance, par exemple, j’ai remis en question beaucoup de principes que personne n’osait remettre en question. Le principe que la volatilité est une mesure du risque est une absurdité pourtant reprise dans tous les livres de finance ! C’est, donc, la même démarche que j’ai appliquée pour mon analyse de l’authenticité du Linceul en me débarrassant également de tout préjugé. A propos, c’est complètement erroné de parler de Saint Suaire, car il s’agit bien d’un linceul et non d’un suaire. Le suaire est une étoffe très fine uniquement appliquée sur le visage. Rien à voir avec le linceul qui couvre l’ensemble du corps de face et de dos. La confusion vient du fait que le Linceul de Turin a longtemps été présenté plié en huit de telle sorte qu’il ne faisait apparaître que le visage.
Entrons dans le vif du sujet de votre enquête. Il y a deux écoles de scientifiques : ceux qui prouvent que le Linceul est celui du Christ, et, les autres, que c’est un faux. Pouvez-vous résumer les travaux de ces deux écoles ?
Les arguments en faveur de l’authenticité sont très solides. Il s’agit de façon incontestable d’une image imprimée de façon photographique, comme celle d’un scanner…Il y a, au moins, plus de 1000 ans ! Cette image qui a résisté à la chaleur et à l’eau lors d’un incendie, en 1532, et, qui a laissé des traces des brûlures toujours bien identifiables. Ces traces ont détérioré le tissu mais n’ont pas altéré l’image. C’est inimaginable ! Ensuite, l’image présente des traces de sang qui recoupent en tout point le récit de la Passion de Jésus sur un plan anatomique que personne ne peut imaginer. Les traces les plus frappantes sont, par exemple, les poumons dilatés à cause de la suffocation, les clous dans les poignets et non dans les paumes, la plaie provoquée par la lance qui continue de couler dans le dos, car elle a été donnée post-mortem, les clous dans les talons pour empêcher le crucifié de se soulever pour respirer… Bref, plein de détails anatomiques complètement inimaginables pour un faussaire.
Quant aux arguments en faveur de la falsification, ils se limitent à la datation au carbone 14, qui fait dater le tissu de l’époque du Moyen Age. De l’aveu même de plusieurs archéologues interrogés, cette méthode de datation a beaucoup de limites surtout par rapport aux objets qui ont subi beaucoup d’altérations au cours de leur histoire, comme c’est le cas du Linceul. Le deuxième argument avancé, c’est l’absence de référence historique durant les premiers siècles. L’absence de référence historique ne peut en aucun cas être considérée comme une preuve de non-authenticité, d’autant plus que cette absence s’explique facilement par les persécutions que subissaient les premiers chrétiens.

Pour vous, le Linceul de Turin est, donc, un vrai. Pourquoi ?
Les détails anatomiques incroyables qui recoupent en tout point le récit de la Passion de Jésus ainsi que l’impossibilité de reproduire l’image même avec les techniques modernes sont clairement en faveur de l’authenticité. Les partisans de la falsification sont pratiquement incapables de prouver comment l’image s’est formée. Or, celle-ci étant de nature photographique, elle ne peut s’expliquer techniquement qu’à la manière d’un scanner qui nécessite une obscurité totale (l’intérieur du tombeau) avec une lumière uniforme qui jaillit de l’intérieur du corps (c’est la Résurrection) ! Techniquement, c’est la seule façon de reproduire l’image ! C’est ainsi que, aussi incroyable que cela puisse paraître, l’image du Linceul apparaît comme le signe ultime de la Résurrection ! Si on ajoute à cela que le corps s’est désintégré et non retiré, puisqu’il n’y a pas de déchirure de fils du Linceul au niveau des plaies, la conclusion devient alors une évidence.
En 2022, pour conclure, quels sont vos projets ? Un nouveau livre sur le Linceul de Turin ?
Je travaille sur une mise à jour de mon livre, car figurez-vous que je continue de trouver encore de nouveaux éléments en faveur de l’authenticité ! Et, moi qui croyais qu’en 25 ans j’avais réussi à faire le tour de la question ! Par ailleurs, je me suis aussi lancé dans un projet très ambitieux avec la création d’un Musée du Linceul à Assise, en Italie, où on présente une immersion dans la Passion de Jésus racontée par le Linceul… avec une belle surprise en fin de parcours ! Rendez-vous en 2023 ! (NDLR : Enquête à suivre…)
Interview réalisée par Antoine Bordier, auteur, consultant et journaliste
Copyright des photos Antoine Bordier et Charles Najjar
Le gouvernement restreint la liberté des candidats à la présidentielle
Le gouvernement interdit désormais aux journalistes et photographes d’accompagner les candidats à la présidentielle dans les services publics comme les écoles, les hôpitaux, les administrations, les prisons au titre de la neutralité.
Bien évidemment, Emmanuel Macron peut le faire en tant que président de la république jusqu’au 10 avril et les ministres également.

Loi contre les « thérapies de conversion » : les députés RN présents ont voté pour.
Nous avions évoqué (ici) cette proposition de loi dite contre les « thérapies de conversion » qui s’intitule en réalité : “Proposition de loi interdisant les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne“. Rien que les termes employés indiquent qu’il s’agit d’une loi issue du militantisme LGBT comme l’a expliqué Ludovine de La Rochère dans Famille Chrétienne.
100% des 142 députés présents à l’assemblée nationale se sont donc pliés au militantisme LGBT et ont voté pour. Parmi eux, Sébastien Chenu (RN) et Bruno Bilde (RN) ont voté pour sans surprise. Plus étonnant, Emmanuelle Ménard a également voté pour. [source]
Non inscrits(23)
Pour: 7
- Delphine Bagarry
- Bruno Bilde (RN)
- Sébastien Chenu (RN)
- Guillaume Chiche
- Albane Gaillot
- Emmanuelle Ménard
- Catherine Pujol
En 2018, sur un projet similaire présenté au parlement européen, les députés du RN, sous l’impulsion de Nicolas Bay, votaient contre. Les temps changent…
Transparence
Dans un communiqué du 29 janvier, Mère Marie de Saint-Charles, Prieure générale, et le Conseil de l’Institut des Dominicaines du Saint-Esprit, évoque la réception d’une lettre datée du 23 décembre 2021 reçue du Pape François, qui vient conclure la Visite apostolique confiée en juin 2020 au Cardinal Marc Ouellet et effectuée par les deux Visiteurs Apostoliques nommés pour cette mission, Dom Jean-Charles Nault, osb et Mère Emmanuelle Desjobert, O.Cist.
Le Souverain Pontife débute son courrier en affirmant qu’il a suivi lui-même « de très près cette visite, prenant personnellement les décisions qui s’imposaient ».
Il exprime ensuite des propos d’encouragement pour l’avenir de l’Institut, compte tenu des résultats de la Visite. Celle-ci a en effet permis de faire la lumière sur des difficultés du passé mais aussi de proposer et commencer la mise en œuvre des solutions. Très confiant pour la poursuite de ce travail, il écrit : « Remerciez Dieu de la grâce qui vous a été faite et du nouveau départ que permettent les circonstances présentes. »
Puis, en des mots d’une gravité toute particulière, il constate que l’accompagnement dont l’Institut a été l’objet de la part du Siège apostolique depuis le début de son pontificat n’a pas toujours été « adéquat ». Il fait état de « défaillances » de la part de certaines instances de la Curie pontificale, et, soucieux d’en assumer la responsabilité, il présente des excuses à l’Institut. […]
Si la Visite apostolique est terminée, le Saint-Père confie la suite de l’accompagnement de l’Institut au Cardinal Marc Ouellet, proche de Mère Marie de l’Assomption dont il avait préfacé la thèse, ainsi qu’au Père Henry Donneaud, o.p., nommé Assistant Apostolique en septembre dernier. L’Institut souligne, dans ce communiqué, vouloir “poursuivre le travail de transparence, de vérité et de pacification commencé“.
Malgré cette transparence affichée, rien n’est dit de la situation de Mère Marie Ferréol, renvoyée définitivement l’an dernier. L’écrivain et académicien François Sureau s’en était ému dans une lettre ouverte au pape, jugeant : « On a transformé le droit canon en chiffon de papier ». Ne sont pas non plus évoquées les différentes Mères qui se sont mises en congé de l’Institut. Combien exactement sont parties ?
Les dominicaines du Saint-Esprit dirigent encore cinq établissements scolaires : Pontcallec (où se trouve la maison mère, dans le Morbihan), Nantes, Épinal, Draguignan et Saint-Cloud. En novembre dernier, Mère Marie de Saint-Charles indiquait que, malgré la présence de plusieurs novices, elles sont moins nombreuses et la moyenne d’âge des Sœurs de l’Institut augmente. Par conséquent, elle annonçait que l’Institut quittera l’école Saint-Joseph à Draguignan, à partir de septembre 2022. A Nantes, de nombreux parents déplorent en ce moment un manque de transparence des religieuses : pas de messe traditionnelle lors d’une sortie de classe, justification de la communion dans la main, enseignement de plusieurs heures sur l’immigration à la place du cours d’EMC… On parle même de la prochaine visite d’un foyer de migrants avec les collégiennes. Certains parents pensent désormais retirer leurs enfants.
Le Centre National des Indépendants et paysans soutient Eric Zemmour
Le CNIP tenait aujourd’hui son comité directeur, dans le quinzième arrondissement de Paris. Les cinq candidats à la présidentielle avaient été conviés pour l’occasion. Seul Eric Zemmour était présent. Les 120 élus du Conseil national du parti présidé par Bruno North, conseiller régional du Grand Est élu avec le soutien du Rassemblement national, ont choisi leur candidat :
- 80 % Zemmour
- 18 % Le Pen
- 2% Pécresse
La communauté internationale s’inquiète des menaces qui pèsent contre le patrimoine culturel et religieux du Tigré
Louis-Marie Bonneau, chercheur associé à l’European Centre for Law and Justice (ECLJ), rapporte pour la revue Conflits les prises de positions récentes de la communauté internationale à propos du conflit du Tigré en Éthiopie :
[…] Le 14 janvier, Liz Throssell, la porte-parole du Haut-commissaire aux droits de l’homme s’est dite alarmées par les multiples rapports sur les pertes civiles et la destruction de biens civils résultant de frappes aériennes dans la région du Tigré en Éthiopie. Elle a annoncé qu’au moins 108 civils avaient été tués et 75 autres blessés depuis le début de l’année, à la suite de frappes aériennes menées par l’armée de l’air éthiopienne. Elle a fermement appelé les autorités éthiopiennes et leurs alliés à assurer la protection des civils et des biens civils, conformément à leurs obligations en vertu du droit international. Elle a également voulu dénoncer la situation de centaines d’opposants détenus arbitrairement sans procès, même si récemment plusieurs personnes de premier plan, y compris des personnalités clés de l’opposition, ont été libérées. Rappelons que si l’Éthiopie a bien signé le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (CCPR) en 1993, elle n’a jamais signé la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées (CED). Dans le camp tigréen opposé, des exactions sont aussi à dénoncer. La journaliste Maria Gerth-Niculescu, spécialiste de l’Éthiopie, rapportait dans Le Figaro que l’armée Tigréenne a évacué récemment la ville de Lalibela de la région Amhara, dans le nord de l’Éthiopie. Même si les onze églises creusées dans la roche troglodytes classées au patrimoine mondial de l’UNESCO ont été épargnées, les habitants relatent la mort de nombreux jeunes. Au moment de la prise de la ville par le TPLF, l’UNESCO s’était dite « sérieusement préoccupée par la protection » du site.
Catastrophe culturelle et humanitaire
Après s’être mobilisée contre la catastrophe humanitaire suscitée par ce conflit, la communauté internationale s’inquiète également aujourd’hui des menaces qui pèsent contre le patrimoine culturel et religieux du Tigré. La région du Tigré est chrétienne depuis le Ve siècle. Selon les traditions éthiopiennes, la ville d’Axoum, un centre religieux de l’Église éthiopienne orthodoxe au Tigré, aurait accueilli l’Arche de l’Alliance déposée à l’église Sainte-Marie-de-Sion par Ménélik, le fils légendaire du roi Salomon et de la reine de Saba. Cet héritage chrétien explique la richesse actuelle du patrimoine orthodoxe dans la région où se trouve un grand nombre d’anciennes églises et de monastères parfois perchés sur de hautes falaises. La région possède également un patrimoine et une tradition scripturale très importante. Lors d’une conférence organisée au Parlement européen en octobre dans le cadre de l’Intergroupe « Chrétiens d’Orient », Henri Adam de Villiers, spécialiste des liturgies orientales et du patrimoine éthiopien ainsi que de l’histoire des chrétientés orientales, alertait sur les menaces pesant sur cet héritage. D’anciens monastères et églises, disséminés dans tout le pays, détiennent des milliers de manuscrits précieux. Pourtant, pour la plupart, ces trésors culturels sont conservés dans des conditions précaires. En novembre, le député européen Mariani, alertait la Commission européenne de la disparition de précieux livres anciens depuis que le conflit armé a éclaté au Tigré en novembre 2020, ainsi que sur le fait que des centaines de documents d’une valeur culturelle inestimable alimentaient le marché noir. En réponse, la Commission a annoncé qu’elle avait financé des programmes visant à préserver les sites classés au patrimoine mondial en Éthiopie. Par exemple, le programme PROHEDEV a permis de préserver des sites classés et d’améliorer leur gestion, notamment dans les vallées de l’Omo et de l’Aouache. D’autres États membres financent la protection et la restauration de sites importants pour la culture éthiopienne. L’Union européenne continue également de financer l’aide d’urgence et appelle les parties à un cessez-le-feu pour mettre un terme à la guerre actuelle. Il faut noter le programme de l’UNESCO PROHEDEV, en Éthiopie, date de 2017, bien avant que la guerre ne fasse peser de nouvelles menaces sur le patrimoine. […]
La crise du sens : pourquoi l’idéologie woke avance
Au cours de la dernière décennie, l’idéologie woke a gagné du terrain en Amérique et en Occident à une vitesse exponentielle. Ce qui était autrefois considéré comme une idéologie marginale limitée au monde universitaire a désormais conquis les “sommets” de la culture – les médias, Hollywood, les grandes entreprises, les grandes technologies, le secteur non lucratif et le gouvernement. Même l’armée a pris le pli, privilégiant la politique identitaire de gauche à la compétence.
Une question s’impose : pourquoi l’idéologie wok s’est-elle répandue si vite ? Dans son livre Awake, Not Woke, l’auteur Noelle Mering a une réponse solide : le manque de sens dans la vie des gens.
Avec le déclin sévère du christianisme en Amérique et en Occident au cours du siècle dernier, de nombreuses personnes ont perdu – ou n’ont même jamais eu – un véritable sens à leur vie. Toute personne ayant jamais vécu a dû, à un moment ou à un autre, se débattre avec d’importantes questions existentielles telles que “Pourquoi suis-je ici ?”, “Quel est mon but dans la vie ?”, “Comment devrais-je vivre ?” et “Ce monde est-il le seul qui existe ?”. Depuis des temps immémoriaux, la religion a apporté des réponses à ces questions. Cependant, la religion étant en sérieux déclin, les gens se tournent vers d’autres idéologies qui peuvent apporter des réponses. Mering écrit :
“Les gens cherchent un sens à leur vie et des réponses aux questions humaines telles que pourquoi nous sommes ici et comment nous devrions vivre. Si nous [Chrétiens] ne fournissons pas ces réponses de manière convaincante, elles ne resteront pas sans réponse ; elles seront répondues par des demi-vérités déformées qui promettent de vraies solutions, mais ne peuvent pas les fournir… La promesse selon laquelle nous pouvons nous couper du Tout-Puissant et n’avoir aucun maître a été réfutée à maintes reprises, mais elle est semée dans les nouvelles générations, l’épouvantail étant notre itération actuelle.”
Mais pourquoi l’idéologie woke, notre nouveau maître, s’empare-t-elle du cœur et de l’esprit de tant de personnes, en particulier des jeunes ? Une raison simple : parce qu’elle s’est imposée comme une “religion” de substitution au christianisme et qu’elle apporte aux gens des réponses aux questions de sens. Mering déclare :
“Bien que ses racines et son histoire soient athées, l’idéologie woke prend la manière et les caractéristiques d’une religion fondamentaliste. Il a des dogmes et des dénonciations. Il remplace la lutte contre le péché par des séances de lutte. Sa vision est messianique, ses dogmes indiscutables. Mais plutôt qu’une fin éternelle, elle trouve et administre le salut et la damnation dans ce monde.”
L’idéologie woke est ainsi devenue la nouvelle “religion” pour de nombreuses personnes. Pourquoi sommes-nous ici ? L’idéologie woke répond : éliminer les oppresseurs et élever les opprimés. Il a des “méchants” (blancs, mâles, chrétiens, hétérosexuels, personnes s’identifiant à leur sexe, etc.) et des “héros” (guerriers de la justice sociale, non-blancs, femmes qui affirment le transgenre, non-chrétiens, homosexuels, transgenres, etc.) Il a des dogmes, tels que “l’Amérique est, et a toujours été une nation raciste et le racisme systémique est donc omniprésent en Amérique”, “le daltonisme et le mérite sont des constructions racistes” et “tout homme biologique peut devenir une femme en le disant”. Elle punit sévèrement les “hérétiques” ; il suffit d’oser s’opposer ne serait-ce qu’à un seul des principes de l’idéologie woke pour que la foule de la gauche radicale tente de vous bannir sur les médias sociaux, de vous faire virer de votre travail, de boycotter votre entreprise et de faire en sorte que vos voisins et amis vous évitent (en effet, il suffit de voir ce que la mafia a fait à l’auteur féministe de Harry Potter, J.K. Rowling, pour avoir dit que la féminité devait être protégée). Et bien sûr, il offre le salut : la création d’une “utopie” maximaliste ici-bas, où l’oppression a été bannie (nous avons vu comment cela a fonctionné au siècle dernier – on estime que le marxisme/communisme en Union Soviétique, en Chine, en Europe de l’Est, à Cuba, au Vietnam et en Corée du Nord, entre autres, a été responsable de la mort de 100 millions d’innocents par des meurtres directs, la famine et le travail à mort dans des goulags et autres environnements tortueux).
Comme l’écrit Nicole Mering dans son livre Awake, Not Woke, l’une des principales raisons pour lesquelles l’idéologie woke a gagné si rapidement des adhérents en Amérique et en Occident est qu’elle a comblé le vide de sens laissé par le déclin du christianisme. Parce que les gens sont religieux par nature et désirent donner un sens à leur vie, si vous détruisez la religion dans un pays, ses habitants ne cesseront pas de croire ; ils commenceront simplement à croire à la toute nouvelle “alternative religieuse” laïque, quelle que soit la fausseté de cette alternative.
Il est temps pour les dirigeants chrétiens de se lever et de proclamer à nouveau avec audace la Vérité – la seule Vérité qui puisse donner un véritable sens à nos vies – ou les faux enseignements de l’idéologie woke continueront à détruire l’Amérique et l’Occident.
Bruno Mégret : “Je soutiens Eric Zemmour parce qu’il incarne la bonne voie pour nos idées et pour la France” [Add.]
Bruno Mégret apporte son soutien à Eric Zemmour pour l’élection présidentielle car ” il est en train de tenter la création d’une force nouvelle de vraie droite susceptible de rassembler ceux qui votent aussi bien LR que RN”. Extrait de son entretien avec l’Express :
L’Express : Vous êtes retiré de la vie politique mais vous en restez un observateur assidu. Que vous évoque aujourd’hui la configuration du paysage politique à droite ?
D’abord, et c’est le plus important, la droite est dans une dynamique de victoire. Elle a remporté une victoire idéologique sur la gauche, dont les thèmes traditionnels sont en plein déclin. Les idées de droite contre l’immigration, l’insécurité ou le mondialisme, autrefois diabolisées, sont maintenant au premier plan des préoccupations des Français. Plus personne aujourd’hui n’oserait dire que l’immigration est une chance pour la France ou que la mondialisation a apporté la prospérité.
Cette victoire idéologique débouche sur une formidable poussée électorale (…). Quant au potentiel de la vraie droite incarnée par Zemmour, Le Pen et la ligne CIotti de LR, il correspond à lui tout seul à une majorité absolue. Tout cela montre qu’une victoire de la droite et même de la vraie droite est possible. C’est une progression spectaculaire dont je me réjouis et qui me paraît porteuse d’avenir.
Pourtant l’extrême droite est aujourd’hui divisée entre deux candidatures, celle de Marine Le Pen et celle d’Eric Zemmour…
La candidature d’Eric Zemmour est bénéfique, elle a eu le grand avantage de remettre clairement sur le devant de la scène les idées de la vraie droite. La première phase de sa campagne a permis d’imposer le constat que la France subit de plein fouet le choc des civilisations et risque dès lors de disparaître si elle ne réagit pas (…)
Eric Zemmour aurait donc réussi là où Marine Le Pen a échoué ?
Contrairement à Eric Zemmour, Marine Le Pen a suivi la voie de la dédiabolisation puis de la normalisation. Mais ses scores ne sont possibles que parce qu’elle incarne un parti qui avait une image extrêmement forte sur les questions de sécurité, d’immigration et d’identité, que sa normalisation n’a pas réussi à éroder. Une image qui lui assure une grande fidélité de son électorat et qui lui permet actuellement d’être en tête dans les sondages malgré l’affadissement de son programme. Si elle avait suivi sa stratégie actuelle en partant de rien, comme l’a fait Eric Zemmour, cela n’aurait pas fonctionné.
Vos parcours comptent des similitudes. Vous retrouvez-vous dans l’aventure individuelle d’Eric Zemmour ?
Oui, son analyse et ses propositions correspondent à bien des égards aux miennes. Ce qu’il est en train de tenter, à savoir la création d’une force nouvelle de vraie droite susceptible de rassembler ceux qui votent aussi bien LR que RN, c’était mon projet. Mais il était à l’époque trop tôt pour une telle initiative. Les Français n’avaient pas encore pleinement pris conscience de la réalité des dangers que nous dénoncions et le système médiatique était beaucoup plus verrouillé qu’aujourd’hui. (…) Je soutiens Eric Zemmour parce que je considère que c’est lui qui incarne la bonne voie pour nos idées et pour la France.
Marine Le Pen reste pourtant la mieux placée dans les sondages à l’heure actuelle.
Ça peut changer s’il y a une vraie confrontation des solutions et si des débats permettent de mettre tout sur la table. Eric Zemmour a fait une excellente campagne de lancement qui lui a permis de s’installer sur la scène politique grâce à l’analyse percutante qu’il a faite des dangers qui menacent la France. Il faut désormais qu’il lance avec la même efficacité une deuxième phase, centrée cette fois sur les solutions qu’il propose pour résoudre les problèmes du pays en se focalisant sur les questions essentielles. Je pense par exemple à la mise en cause de l’Etat de droit qui soumet la nation française aux juges et qui enferme les élus dans le politiquement correct au mépris de la démocratie. Il faut notamment priver le conseil constitutionnel du pouvoir de censurer sans appel les lois votées par les représentants du peuple [voir la tribune de Bruno Mégret sur ce sujet ici] (…) Mais je ne pense pas que cette dualité de candidats empêche l’un d’eux d’être présent au second tour.
Pour ceux qui se souvienne de la crise traversée par le FN en 1998-199 et la tentative de Bruno Mégret de créer un parti de droite (MNR) ayant vocation à faire alliance avec l’aile de droite du RPR et de l’UDF de l’époque, certaines similitudes avec Eric Zemmour sont effectivement frappantes. Au-delà de la promotion des vraies idées de droite et de la volonté d’unir les électorats populaires et conservateurs, l’attitude des médias et du RN de Marine Le Pen aujourd’hui (du FN de Jean-Marie Le Pen hier) ont des points communs :
1er temps : médiatisation très importante des initiatives respectives de Bruno Mégret et d’Eric Zemmour, sans doute dans le but de provoquer un affaiblissement du FN/RN
2ème temps : Les médias et la classe politique se rendent compte du danger pour le système de voir la possibilité d’une alliance de ces électorats et d’une union de la droite et se mettent à discréditer ces initiatives.
3ème temps : le FN accuse Bruno Mégret et le RN Eric Zemmour d’être “racialistes” et “d’extrême droite” dans le but de se normaliser et de se faire accepter par le système.
On peut sans doute faire remonter le début de la dédiabolisation du FN à la scission d’avec Bruno Mégret (hypothèse originale). En effet Jean-Marie Le Pen se qualifiera au 2ème tour de la présidentielle de 2002 en bénéficiant de la division de la gauche et d’une impopularité record de Jacques Chirac (19%) alors qu’il obtiendra quasiment du même score qu’en 1995 (16% contre 15% et 4,8 millions d voix contre 4,5). Ensuite, le FN commencera à se normaliser avec l’arrivée aux responsabilités de Marine Le Pen qui sera directrice de campagne de la présidentielle de 2007 avec le désastre qu’on connait…
L’avantage d’Eric Zemmour est qu’il est une personnalité connue, indépendante, issue de la société civile et non inféodée à un parti politique existant. Et le paysage médiatique est effectivement très différent et davantage ouvert aux idées de droite tandis que les moyens d’information sont beaucoup plus ouverts (internet, réseaux sociaux).
Addendum : Bruno Mégret était invité de BFM
Hommage au Docteur Dor
La bonne bataille continue ce prochain samedi 5 février à 14h30 à Paris, avec une récitation d’un rosaire à l’angle nord-ouest du croisement du Boulevard Montparnasse et de l’Avenue de l’Observatoire (près de la statue du Maréchal Ney) à proximité de la Maternité Port-Royal – Baudelocque ( RER B – Port-Royal )
Spectaculaire attaque de Daech contre une prison syrienne
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Cela fait presque une semaine que de très violents combats opposent des djihadistes de l’Etat islamique (Daech en arabe) aux forces kurdes dans le nord-est de la Syrie.
Après une grande confusion et des déclarations souvent contradictoires, la reconquête de la prison par les Kurdes est presque achevée. Les circonstances du déclenchement de l’opération sont maintenant connues. Le vendredi 21 janvier après l’explosion de deux camions piégés conduits par des kamikazes devant la prison de Ghwayran, dans la ville d’Hassaké, une centaine de djihadistes lourdement armés ont ensuite attaqué les forces kurdes gardiennes de la prison. Pendant ce temps, à l’intérieur, les prisonniers (3.500 à 5.000 selon les sources), dont on ignore si certains étaient armés, ont déclenché une mutinerie.
Depuis, les combats se poursuivent. De nombreux prisonniers se sont évadés et une vaste chasse à l’homme se poursuit dans les rues de la ville. Un moment débordés, les Kurdes ont repris l’initiative grâce aux nombreuses interventions aériennes d’hélicoptères américains.
Si plusieurs dizaines d’évadés ont été repris ou abattus, il en reste un nombre indéterminé dans la nature. Mais le plus incertain fut la prison elle-même. Une partie a été occupée plusieurs jours par de nombreux djihadistes qui détenaient des otages kurdes et même des enfants de djihadistes, orphelins pour certains, et que les Kurdes avaient installés là sans savoir quoi en faire.
Depuis lundi, les Kurdes ont donné l’assaut mais la progression reste très lente. Mercredi les Kurdes ont affirmé avoir repris la totalité de la prison mais il semble bien que plusieurs dizaines de djihadistes refusant de se rendre soient encore retranchés dans les sous-sols. Les pièges étant multiples, selon la vieille tactique de Daech très en pointe dans ce domaine, la reconquête est difficile.
Le dernier bilan, établi notamment par l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme, fait état de 172 djihadistes tués, une cinquantaine de Kurdes et un nombre indéterminé de civils, dont des milliers ont été évacués.
Cette spectaculaire opération jette à nouveau la lumière sur le sort des prisonniers membres de l’Etat islamique. Les Kurdes affirment en détenir 12.000 répartis dans plusieurs prisons. Rappelons que les Kurdes occupent le nord-est de la Syrie qui leur a été donné par les Américains en une sorte de gestion libre, au mépris le plus complet du droit international. Certains journalistes appellent cette région le Kurdistan alors qu’elle appartient clairement à la Syrie depuis la création de ce pays.
La désorganisation la plus totale y règne. Les Kurdes sont incapables de gérer ce territoire où ils font face à une hostilité arabe croissante. C’est tout le paradoxe de cet imbroglio voulu par l’Amérique. Les Kurdes étaient majoritaires dans le nord d’où ils ont été chassés par l’invasion turque. L’Amérique a fermé les yeux mais, en compensation, a offert aux Kurdes le nord-est et l’est de la Syrie au-delà de l’Euphrate. L’avantage c’est que les puits de pétrole syriens y sont nombreux, l’inconvénient c’est que les Kurdes doivent diriger une région peuplée majoritairement d’Arabes. La cohabitation se passe très mal et si Daech trouve régulièrement des complicités dans la population, c’est par simple haine des Kurdes.
Les Américains ont conservé des forces dans l’extrémité nord-est da la zone où leurs patrouilles croisent régulièrement celles des Russes dans une ambiance parfois tendue. Mais les Russes ont été invités par les Syriens, ce qui n’est pas le cas des Américains bien évidemment qui semblent pourtant décidés à rester. Lorsque l’armée syrienne a voulu franchir l’Euphrate il y a quelques années pour reprendre ce territoire, elle fut immédiatement bombardée par l’aviation américaine faisant des dizaines de morts.
Tout le monde est évidemment très satisfait de léguer aux Kurdes la gestion de djihadistes dont personne ne veut, mais ils en sont incapables.
L’attaque de la prison de Ghwayran démontre que Daech retrouve des forces, que les Kurdes sont débordés et qu’il serait temps que la Syrie retrouve la souveraineté sur son territoire.
Les évêques et les élections
Cette semaine, les membres du Club des Hommes en Noir se sont penchés sur le texte rédigé par la Conférence des évêques de France (CEF) “L’Espérance ne déçoit pas”. Texte dans lequel les évêques appellent à voter sans donner de préférence de candidat, se limitant à donner des éléments de réflexion aux catholiques.
Et pourtant, nul part mention du Christ dans ce document de 30 pages …
Retrouvez l’abbé Benoît, l’abbé de Tanouarn, le père Viot et le docteur de Labriolles sous la direction de Philippe Maxence.
L’objection de conscience à la vaccination anti-covid
La vaccination contre la Covid 19 est aujourd’hui obligatoire pour exercer certaines professions et une obligation vaccinale générale a été adoptée en Autriche. Dès lors que quelqu’un refuserait les injections successives pour des raisons personnelles, le concept de l’objection de conscience entre en jeu.
Quelles sont les critères pour reconnaitre un droit à l’objection de conscience ? Serait-ce possible d’avoir une objection de conscience reconnue par la justice contre une vaccination ?
Analyse d’un spécialiste, Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ :
La science prouve-t-elle Dieu ?
Publié à la fin de l’année 2021, “Dieu, la science, les preuves. L’aube d’une révolution” fut un livre très médiatisé qui connait un immense succès. Les auteurs, Michel-Yves Bolloré et Olivier Bonnassies, prétendent recenser les nouvelles preuves scientifiques de l’existence de Dieu. Une bonne intention, soutenue par une vision naïve de la vérité scientifique qui pêche par absence de philosophie. C’est en tout cas ce que soutient Florian Laguens, docteur en philosophie, et enseignant chercheur à l’IPC, interrogé par L’Homme Nouveau.
Signalons le dernier numéro de l’HN, consacré aux controverses sur les preuves de l’existence de Dieu, , avec les contributions de Guy Trédaniel, Michel Boyancé, Grégoire Gilliot, Florian Laguens, Père Pierre-Marie Margelidon.
Report des épreuves du BAC : lettre ouverte de la Fondation pour l’école au ministre Jean-Michel Blanquer
Le ministre de l’Education nationale a décidé de reporter à la mi-mai les épreuves de spécialité du Bac initialement prévues en mars, ce qui vient porter préjudice aux élèves issus de l’enseignement libre. La Fondation pour l’école vient d’écrire au ministre :
Monsieur le Ministre,
Nous avons bien pris acte de votre volonté de préserver l’égalité de traitement entre les candidats au Baccalauréat et de permettre à chacun de préparer sereinement ses épreuves.
Comme vous le savez, les candidats scolarisés dans des établissements privés hors contrat sont déjà dans l’inégalité de traitement : ils doivent passer 16 épreuves (dont 6 portent sur les programmes de première et terminale), contre 6 pour les autres candidats.
Comme vous le savez également, le covid n’épargne pas non plus les élèves des lycées indépendants qui sont, comme les autres, dans une situation aussi compliquée qu’anxiogène en termes de préparation du bac.
L’aménagement que vous avez décidé de prendre aujourd’hui, au nom de l’égalité de traitement entre les élèves, ne fait bien au contraire qu’accentuer… l’inégalité entre les différents candidats au baccalauréat.
Au nom de la sérénité et de l’égalité que vous invoquez, il vient en effet d’être décidé de déplacer les épreuves de spécialité aux 11,12 et 13 mai, soit, pour la plupart des candidats du privé hors contrat, à une période où ils doivent déjà passer leurs épreuves ponctuelles qui par ailleurs portent sur deux ans de programme !
A titre d’exemple, les candidats dépendant de l’académie de Versailles passent leurs épreuves ponctuelles les 9 et 10 mai d’une part et du 12 au 20 mai d’autre part. A ce jour ils pourraient potentiellement être convoqués le même jour voire la même heure pour une épreuve de spécialité et une épreuve ponctuelle. Sans même arriver à cet extrême, vous comprendrez avec quel sentiment d’injustice et d’incompréhension ces adolescents accueillent le report annoncé.
Alors qu’ils ont besoin d’être ménagés, protégés comme les autres élèves de leur âge, ils ont au contraire la douloureuse impression, à chaque nouvelle annonce du Ministère, qu’ils sont oubliés voire discriminés.
Comment l’interpréter autrement ? Alors qu’ils devaient avoir leurs épreuves de spécialité derrière eux pour pouvoir aborder en mai les nombreuses et denses épreuves qui leurs sont spécifiquement réservées (pendant que leurs homologues du public et du privé sous-contrat sont notés sur la base de leurs bulletins), ils sont assommés par votre nouvelle décision !
Je me permets de vous faire part de ce que pensent ces adolescents, leurs parents et leurs directeurs d’établissement : votre décision ne leur apporte ni sérénité ni égalité.
Au nom de cette sérénité et de cette égalité qui vous sont chères, nous vous demandons instamment de bien vouloir prendre enfin des décisions qui tiendraient compte de tous les élèves.
Nous vous demandons, pour les lycéens des établissements hors contrat, de bien vouloir réduire les programmes des épreuves ponctuelles à la seule année de terminale. Pour mémoire, les élèves de terminale n’ont pas eu l’année dernière la possibilité de passer ces épreuves en fin de première.
Nous vous demandons par ailleurs de fixer au niveau national les dates des épreuves ponctuelles lors de la première semaine de juin. Cela évitera par ailleurs des distorsions d’une académie à l’autre, source d’inégalité supplémentaire.
Enfin, nous vous demandons également de bien vouloir supprimer l’épreuve d’EMC cette année, la circonstance qu’elle soit de coefficient 1 n’empêchant pas qu’elle ne saurait, de par sa densité, être correctement préparée par les élèves. Son maintien est un non-sens.
Le nouveau contexte créé par votre décision rend impossible le maintien en l’état des épreuves précitées.
Nous vous remercions de porter votre attention à ces demandes et demeurons à votre disposition, Monsieur le Ministre, pour toute information complémentaire.
Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma très haute considération.
Hervé Rolland
Président de la Fondation pour l’école
Un Suisse change de sexe pour toucher plus tôt sa retraite
Le 5 janvier, un sexagénaire du canton de Lucerne a changé de sexe à l’état civil, afin d’obtenir plus vite une pension de retraite.
Depuis le 1er janvier 2022, il est possible en Suisse de changer de sexe auprès de l’administration en passant par une procédure simple. Un entretien de dix minutes suffit, au cours duquel la «capacité de discernement» de la personne est vérifiée. Après le versement d’une somme de 75 francs d’enregistrement, le changement est acté aux yeux de l’État.
Une facilité déconcertante qui laissait déjà entrevoir des possibilités d’abus, les hommes pouvant devenir «femmes» pour éviter le service militaire obligatoire. Mais aussi pour toucher plus tôt la rente dite AVS (assurance-vieillesse et survivants), versement de retraite de base, créée en 1925 et allouée aux femmes à 64 ans, et aux hommes à 65 ans.
Conseil fraternel à M. Méjean, président des Jeunes pour Macron
La chaîne de télévision LCI a eu l’idée d’organiser le 26 janvier 2022 un débat politique avec les représentants des jeunes engagés pour les principaux candidats à l’élection présidentielle et pour M.Macron.
Après quatre-vingts minutes de débat, c’est la conclusion du temps accordé à l’examen du thème :
« Mila, GIMS. Quelle place pour la religion dans la république ? »
Le représentant de Mme Pécresse, Guilhem Carayon, termine (1H21’) :
« L’islam politique dans notre pays s’exprime par le fait que 74% des jeunes musulmans pensent que les lois de la religion passent avant les lois de la République. L’islam politique, c’est un prêtre égorgé, le Père Hamel. L’islam politique, c’est un professeur qui a été décapité, Samuel Paty. L’islam politique, c’est des Français qui ont été tués à des terrasses de café parce qu’ils représentaient la France ».
L’animateur demande alors à M. Ambroise Méjean, 25 ans, conseiller en communication et Président des Jeunes pour Macron, de conclure (1H22’20’’) :
« Voir la droite républicaine ne pas être capable de condamner les dérives d’associations catholiques radicalisées, c’est un problème aussi. Chez les républicains, on condamne toute les associations qui sont mobilisées contre le droit à l’avortement et qui insultent généralement des femmes qui font des choix courageux [NDLR : on aurait pu penser qu’il parlait des femmes qui décidaient de garder l’embryon, mais non…], ça on ne peut pas l’entendre ».
Il a l’air fin, le garçon. Certainement talentueux. Représentant paraît-il le Nouveau Monde.
Et pourtant.
Pourtant, ça nous rappelle tellement M. Castaner, inoubliable ministre de l’Intérieur, lors d’un entretien le 23/11/2017 sur RMC :
« Non, l’islam aujourd’hui ne pose pas problème. Certains au nom de l’islam ont des comportements inacceptables, même [!] des terroristes. Mais l’islam est une religion de bonheur, d’amour, comme la religion catholique. »
Ca nous rappelle (comment pourrait-on oublier cet éminent politologue si propre sur lui et si passionnément macronien ?) Olivier Duhamel qui, fin mars 2018 dans un débat sur « Terrorisme : que faire contre l’islam radical » et à propos de l’expulsion des imams étrangers qui prêchent la haine, faisait le parallèle avec les « prêches de Saint Nicolas du Chardonnet »
Ca nous rappelle encore M. Castaner, sur RTL le 16 avril 2018, à propos du voile islamique :
« On s’est posé la question il y a quelques années quand toutes les femmes catholiques portaient un voile ? … Il y a quelques années quand, en France, y compris nos mamans portaient un voile, portaient le voile catholique, on ne se posait pas la question ».
Ca nous rappelle même l’irréprochable auteur Mme Christine Angot lors de l’émission On n’est pas couché du 6 octobre 2018 lors de laquelle était reçu l’écrivain algérien Boualem Sansal :
« On est pris dans une sorte de tenailles entre les islamistes et ces courants identitaires. Des victoires ont été remportées contre Daech. L’invasion islamiste, pour l’instant en tout cas, n’a pas eu lieu. En face de Macron, on n’avait pas un candidat d’un parti islamiste, on avait un candidat d’un parti d’extrême droite, et donc, en matière d’invasion, pour l’instant, c’est l’extrême-droite en France qui investit l’espace politique et l’espace du débat public. »
Peut-être, enfin, M. Méjean, parce que somme toute il est encore jeune, a-t-il cru M.Darmanin quand celui-ci disait le 18 septembre 2020 à la mosquée de Paris
« Au regard de l’histoire, s’il y a une religion qui a moins de difficulté à travailler avec la République, c’est l’islam… un dialogue plus facile, une discussion plus spontanée qu’avec les autres cultes ».
Alors, conseil fraternel à M.Méjean qui est encore à l’âge de l’apprentissage et qui a de belles perspectives devant lui : ne vous gâchez pas, choisissez mieux vos modèles, soyez engagé en politique mais veillez à vous préserver de la souillure de votre pensée.
