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Robert Ménard, girouette, guignol ou agent double d’Emmanuel Macron ?

Marine Le Pen avait accusé Nicolas Bay d’être un agent d’Eric Zemmour, sans apporter la moindre preuve crédible d’ailleurs. Elle ferait mieux de se méfier de Robert Ménard qui ne semble pas avoir compris que le 1er tour est dans une semaine. Il demande notamment “Quel homme politique aurait fait mieux ?”

Sur l’Ukraine, (…) je me dis voilà, (Emmanuel Macron) est chef de l’État, j’ai pas honte qu’il soit chef de l’État, il tient face à Poutine“, a lancé Robert Ménard. “Et puis je me dis, est-ce qu’il y en a un de tous ceux qui sont là qui serait mieux que lui à sa place?” a poursuivi celui qui a été élu avec le soutien du Front national, puis du Rassemblement national.

Relancé sur le fait de savoir si sa candidate, Marine Le Pen, ne ferait pas mieux que l’actuel locataire de l’Élysée, Robert Ménard persiste et signe:

Sur ce terrain-là, non, sur l’Ukraine non“. “Mes amis, ils ont tous été pro-russes, c’est pas possible. Et ils le redeviendraient demain si la guerre était terminée, je trouve ça insupportable”, a-t-il taclé.

Par ailleurs, il commence déjà à torpiller la possibilité d’une alliance de deuxième tour entre Marine le Pen et Eric Zemmour. Comme Marine Le Pen, il utilise les mêmes accusations que la gauche.  La victoire d’Emmanuel Macron passe justement par ce genre de nouveau front “républicain”. Robert Ménard est-il un guignol ou a-t-il négocié avec Macron la réélection de sa femme et un siège de sénateur pour lui ? L’avenir le dira…

Ce que je ne supporte plus chez Eric Zemmour, c’est la dureté que porte son courant politique. J’ai listé tous mes désaccords avec lui et si demain Marine Le Pen faisait des concessions à Eric Zemmour sur ces désaccords là, je ne la soutiendrais pas, ce serait sans moi (…)

Eric Zemmour a violé un certain nombre de lignes rouges qui sont à mes yeux inacceptables. Je ne suis pas de ce monde ni de cette dureté là (…) Je ne suis pas pour le port du voile mais jamais je ne refuserais un selfie à une dame […] Jai passé ma vie en Afrique pour Reporters sans frontières et vous croyez que si j’étais Burkinabé je ne rentrerais pas en France de façon illégale ? Je le ferais pour mes enfants sans hésiter

La séquence est tellement surréaliste que même Sonia Mabrouk est obligé de rappeler à Robert Menard que sont temps de parole est décompté sur celui du RN tant il fait l’éloge de Macron et tape sur Marine Le Pen…

Ambiance surprenante au meeting de Valérie Pécresse

Laurent Wauquiez ne souhaitait visiblement pas que Damien Abad soit assis à côté de lui lors du meeting de Valérie Pécresse, où Nicolas Sarkozy a été sifflé. Début de l’explosion de LR avant la recomposition de la droite ?

 

En quête d’esprit : des écrivains en quête de Dieu

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Frédéric BEIGBEDER, écrivain, critique et scénariste
  • Thibault de MONTAIGU, écrivain
  • Abbé Philippe de MAISTRE, curé de St-André de l’Europe

 

L’idéologie du gender contre les parents

L’Australie continue de montrer la voie en matière de promotion du programme transgenre auprès des jeunes enfants. Au cours des dix-huit derniers mois, l’État de Victoria et le Territoire de la capitale australienne ont introduit des lois qui menacent de peines de prison les parents qui défendent le sexe biologique de leurs enfants. Et la loi de l’État de Victoria est en mesure de les retrouver et de les poursuivre, même s’ils déplacent leurs enfants dans un autre État de la fédération.

Un projet de loi similaire a maintenant été proposé en Nouvelle-Galles du Sud, le premier signataire étant le député indépendant Alex Greenwich. Son “projet de loi sur l’égalité” est très vaste et comprend, entre autres, l’auto-identification du genre (avec tout ce que cela implique en matière de sport et d’utilisation des installations sanitaires publiques), l’annulation de l’objection de conscience pour des raisons religieuses (avec des répercussions conséquentes sur les écoles chrétiennes) et la prison pour les parents qui veulent empêcher la transition de genre – y compris la chirurgie – pour leurs enfants.

Greenwich a lancé un appel à toutes les forces politiques pour qu’elles travaillent ensemble sur le projet de loi. Selon les rapports du site Binaire , les libéraux et les travaillistes australiens soutiennent tous deux l’idéologie du genre chez les mineurs et le projet de loi de Greenwich ne devrait donc pas rencontrer beaucoup de difficultés.

Pour leur part, les Verts souhaiteraient que le système de santé prenne en charge toutes les transitions médicales afin de supprimer ce qui est décrit comme des barrières économiques qui donnent en fait aux enfants le temps de reconsidérer des opérations chirurgicales irréversibles.

Prêts à appliquer la consigne du pape François : « mettre le bazar »

De Paix Liturgique :

Ce samedi 2 avril, nous étions toujours nombreux à nous retrouver, pour la 35ème fois, devant, à partir de 12h et jusqu’à 12h 45, devant la nonciature apostolique à Paris.

Nos représentants reçus longuement et fraternellement par Mgr Migliore, nonce apostolique, mardi matin, ont pu nous exposer la teneur de leurs propos très francs et directs, de même que celle des réponses du représentant du pape en France.

Il est ainsi confirmé que l’offensive lancée contre la liturgie traditionnelle par le motu proprio Traditionis custodes réinterprète idéologiquement le motu proprio Summorum Pontificum : selon les autorités romaines, d’une part, Summorum Pontificum n’accordait qu’une tolérance provisoire aux fidèles attachés à cette liturgie dans le but de le mener progressivement vers la liturgie réformée, et d’autre part, la seule lex orandi n’est autre que celle de la liturgie nouvelle.

De leur côté, nos représentants ont fortement montré que les catholiques attachés à cette liturgie étaient déterminés à défendre la célébration de la liturgie traditionnelle, messe et sacrements, au sein même des paroisses et des diocèses, sans se laisser réduire à un ghetto marginal auquel on accorderait quelques droits sacramentels. Ce n’est pas au reste Summorum Pontificum que nous défendons, ni le respect de droits contractuels qui nous auraient été concédés, mais la liberté pleine et entière de la messe et des sacrements traditionnels comme pleinement et entièrement catholiques. Nos deux représentants ont fait respectueusement mais clairement entendre que nous étions prêts à appliquer la consigne du pape François : il faut savoir, quand il y a lieu, « mettre le bazar ».

Nous restons unis avec les fidèles parisiens de Notre-Dame du Travail, de Saint Georges de La Villette, de Saint François Xavier/ND du Lys, comme des veilleurs devant les bureaux de l’archevêché, et aussi avec tous ceux qui dans l’Église de France, expriment que leur foi catholique et leur charité envers les âmes exigent qu’ils fassent vivre la liturgie romaine traditionnelle.

Le meeting du vide

Lu dans Le Point :

Dans la plus grande salle d’Europe, la Défense Arena de Nanterre (Hauts-de-Seine), samedi, Emmanuel Macron a vu les choses en grand. Trop grand peut-être, puisque plusieurs dizaines de rangées dans les tribunes sont restées vides et que, découragés sans doute par la longueur du discours, certains sympathisants sont partis avant la fin.

 

Emmanuel Macron favorable à la légalisation de l’euthanasie, comme en Belgique

À Fouras, en Charente-Maritime, Emmanuel Macron a été interrogé sur l’euthanasie.

“Je vous donne un avis personnel parce que je pense qu’il faut un débat dans la société sur un tel sujet. Je suis favorable à ce qu’on évolue vers le modèle belge”.

Bruxelles a légalisé l’euthanasie en 2002, pour des patients adultes dont l’état physique ne permettait pas d’espérer une amélioration médicale raisonnable. En 2014, la loi a été étendue (comme d’habitude) pour euthanasier des mineurs, et sans limite d’âge. Et au fil des années, les critères se sont étendus : “lassitude de vivre”, déception amoureuse, etc.

Après les doses de vaccins, les piqûres finales.

Le Pen et Zemmour pourraient-ils appliquer leur programme sans sortir de la CEDH ?

Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), tente de répondre à cette question, dans Valeurs Actuelles :

[…] Alors que la CEDH est totalement absente du programme d’Éric Zemmour, Marine Le Pen consacre deux pages de son programme à démontrer qu’il n’est pas nécessaire d’en sortir.

Le 22 mars, Jean-Paul Garraud, député européen et porte-parole de Marine Le Pen, a même salué une décision des juges européens : Johansen contre Danemark. Il faut dire que cette décision, qu’il qualifie d’« historique », est encourageante pour les candidats de droite. La CEDH a réaffirmé la possibilité de déchoir de leur nationalité les terroristes binationaux et de les expulser vers leur pays d’origine. Elle a également incité les États à garder une « position ferme » face aux terroristes. C’est une victoire pour l’ECLJ, qui était intervenu dans l’affaire.

Une autre décision récente est marquante. Le 15 mars, la CEDH a rendu son premier jugement concernant les restrictions générales de libertés en temps de Covid. Elle a condamné la Suisse pour avoir interdit les manifestations publiques au printemps 2020.

Les juges européens ont en particulier critiqué la « durée considérablement longue » de cette interdiction (deux mois et demi), l’absence de débat parlementaire et de contrôle juridictionnel, ainsi que les sanctions pénales prévues en cas de violation. Le juge belge à la CEDH, Frédéric Krenc, a salué ce jugement comme posant de « salutaires balises » concernant les restrictions Covid. Après les renoncements de nombreuses juridictions, c’est donc la CEDH qui a défendu les libertés.

Cela dit, une hirondelle ne fait pas le printemps et deux décisions ne doivent pas éluder les dérives actuelles à la CEDH. Sur les sujets dits « sociétaux », les juges européens sont allés bien au-delà de l’intention initiale des États membres. C’est d’ailleurs en raison de jugements sur la GPA que François Fillon avait en 2017 menacé de quitter la CEDH s’il était élu.

En 2022, la position d’Éric Zemmour et de Marine Le Pen est l’objet d’une critique récurrente de la part des souverainistes, comme Florian Philippot qui soutient la candidature de Nicolas Dupont-Aignan : « Rester dans la CEDH, c’est avoir la garantie que rien ne changera ». Autrement dit, il serait impossible d’appliquer un programme de droite nationale.

Certaines mesures proposées par Éric Zemmour et Marine Le Pen sont en effet contraires à la jurisprudence de la CEDH. C’est par exemple le cas du rétablissement de la peine de perpétuité réelle incompressible pour les criminels les plus dangereux. La Grande Chambre de la CEDH a jugé en 2013 qu’une telle peine était un traitement inhumain et dégradant, interdit par le droit européen.

De même, la suppression du regroupement familial, prévue par les deux mêmes candidats, est considérée comme contraire au droit au respect de la vie familiale. Pour la CEDH, le regroupement familial doit être accordé au cas par cas ; il n’a pas besoin d’être systématique, mais il ne peut pas être systématiquement refusé.

Il n’est pas exceptionnel que le droit ou la pratique des États se révèlent contraires à la jurisprudence européenne. Entre 2017 et 2021, la CEDH a condamné la France 44 fois. C’est ensuite le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe qui surveille la bonne exécution des arrêts.

Généralement, la non-exécution d’un jugement n’a pas de réelle conséquence pratique. Actuellement, 33 arrêts contre la France sont considérés comme non-exécutés ou partiellement exécutés, dont quatre rendus il y a plus de cinq ans. C’est pire pour la Pologne, et plus encore pour l’Italie, la Grèce et la Hongrie. Un quinquennat Zemmour ou Le Pen ne trancherait donc pas avec ce bilan français et avec la pratique de nos voisins.

Cependant, même sans qu’il y ait un recours à la CEDH, les juridictions françaises peuvent d’elles-mêmes écarter l’application d’une loi qui est contraire à la jurisprudence européenne. En effet, c’est avant tout les juridictions nationales qui ont pour rôle de mettre en œuvre la Convention européenne des droits de l’homme.

Une personne peut par exemple invoquer, devant les juridictions françaises, son « droit » européen à avoir accès à un réexamen de sa peine de prison ou à une procédure de regroupement familial. Les juridictions françaises pourraient alors refuser, au nom de la CEDH, d’appliquer une loi rétablissant la perpétuité réelle incompressible ou supprimant le regroupement familial.

Jean-Luc Mélenchon, s’il était élu, aurait la même difficulté qu’Éric Zemmour ou Marine Le Pen à faire appliquer son programme, sur d’autres points. Dans cette hypothèse, le candidat de gauche souhaite répondre par une « stratégie de confrontation » : « désobéir à chaque fois », car « notre logique est simple ».

Il faut cependant se méfier d’une logique trop « simple », qui pourrait vendre du rêve. Un État « désobéissant » aux règles convenues avec d’autres États sans solide justification perd en crédibilité sur la scène internationale. Une stratégie révolutionnaire n’est jamais bien perçue sur le plan diplomatique, surtout par des États voisins.

Des possibilités plus raisonnables s’offrent à Éric Zemmour ou Marine Le Pen, si l’un des deux était élu. Ils peuvent déjà compter sur le fait que la CEDH sait être sensible aux préoccupations légitimes des gouvernements et des peuples. Les décisions récentes sur l’expulsion des terroristes et sur les règles Covid en témoignent.

La CEDH est une juridiction, mais aussi un objet politique. Sa jurisprudence évolue et s’adapte. Enfin, un Gouvernement nommé par Éric Zemmour ou Marine Le Pen pourrait se positionner sur deux débats en cours en Europe : la hiérarchie des normes juridiques et la réforme de la CEDH.

Terres de Mission : La France prie

Eglise universelle : La fin de la chrétienté

Membre de l’Académie des sciences morales et politiques, Chantal Delsol vient de publier un essai décapant : “La fin de la chrétienté”. Elle met ici en évidence le processus plusieurs fois séculaire qui a conduit à la disparition quasi complète de ce qui fut la civilisation chrétienne, par nature difficilement conciliable avec la modernité. Ou l’impossible conciliation entre “l’emprise légitime de l’Eglise sur la société si elle veut accomplir sa mission apostolique” et la conception moderne de la liberté.

Eglise en France : Les fins dernières dans les psaumes

En ce temps de carême, l’Eglise attache une attention particulière à nous faire méditer sur les fins dernières. C’est dire l’actualité du livre que nous présente son auteur, l’abbé Patrick Troadec : “Les fins dernières dans les psaumes”. Un précieux ouvrage de spiritualité qui nous rappelle la fragilité de la vie présente.

Eglise en Marche : La France prie

Depuis quelques mois, l’initiative “La France prie” ne cesse de s’étendre. A ce jour, près de 5 000 lieux de récitation, en public, de ce chapelet pour la France ont été déclarés. A l’origine de cette initiative, Louis-Pierre Laroche, nous expose les origines et les modalités de cette démarche.

La pratique du chant grégorien

Philippe Nikolov, directeur adjoint du label musical Rejoyce, chef du choeur Saint-François-de-Sales de la paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal à Paris, écrit dans Una Voce :

Sa fille de 15 ans, qui chante avec lui, témoigne également :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Una Voce ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Une prière qui nourrit

Dans l’évangile de Matthieu, alors que Satan essayait de tenter Jésus dans le désert, celui-ci cite le Deutéronome :

“L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.”

La manducation – du latin manducare qui veut dire manger, mastiquer – est une forme de prière qui aide à se nourrir véritablement de la Parole de Dieu. Elle rappelle ces paroles de Dieu au prophète Ezechiel :

“[Le Seigneur ] me dit : « Fils d’homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles avec ce rouleau que je te donne. » Je le mangeai, et dans ma bouche il fut doux comme du miel.” (Ezechiel 3 ;3)

Cette prière méditative remonte aux tous premiers temps de l’Eglise chrétienne ; elle était notamment pratiquée par les Pères du désert. Simple et sobre, elle s’adapte aussi facilement à nos vies quotidiennes actuelles.

Il s’agit de répéter un verset biblique. Cette répétition n’a pas seulement pour objet la mémorisation de la Parole mais bien de la “manger” ; c’est-à- dire de la goûter, de la savourer, de l’absorber et de s’en nourrir.

“ De grâce, ne vous contentez pas de les regarder, ces adorables paroles. Il faut vous en nourrir, vous les assimiler ; la vraie cause de nos maux, c’est l’ignorance de la Parole de Dieu.” disait saint Jean Chrysostome.

Chaque matin, nous pouvons choisir un verset à manduquer durant la journée. Tiré de la liturgie du jour ou en relation avec ce que l’on vit – face à une épreuve, pour apaiser sa colère, ou pour rendre grâce  – la Parole vivante de Dieu nous guérit et nous transforme intérieurement.

“Que la parole de Christ habite en vous dans toute sa richesse !” (Colossiens 3:16)

Agnès Marion à propos de l’inclusion des enfants handicapés : “Je ne remercierai jamais assez Eric Zemmour d’avoir fait le vrai constat et mis en lumière l’hypocrisie de ce système !”

Agnès Marion, mère d’une enfant autiste, engagée auprès d’Eric Zemmour, témoigne de la triste réalité de la politique d’inclusion pour les enfants handicapés :

Cette journée de l’autisme est l’occasion idéale pour revenir sur l’inclusion des enfants handicapés en milieu scolaire. Si l’Etat avait réellement l’intention de faire de l’inclusion il doterait l’école de moyens. Ce qu’il ne fait pas. Cas d’école vécu hier.

Ma fille a un TSA (Trouble du Spectre Autistique) que nous avons mis des années à diagnostiquer. Intelligente, elle a toutefois besoin d’une aide à l’école. Profitant de l’errance diagnostique, la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) a commencé par lui refuser l’aide humaine pourtant demandée par les professionnels de santé. En septembre nous faisons un recours auprès de la MDPH : nouveau refus.

Nous déposons alors un nouveau recours devant le tribunal d’instance. L’audience est fixée au 25 novembre. L’audience, c’est une enfant de 13 ans qui se retrouve au tribunal. Avec la population qui traîne dans un tribunal. Pour vous donner une idée, les toilettes y sont condamnés parce qu’ « ils sont saccagés si on les laisse accessibles au public » m’explique une greffière. La cour est bienveillante mais c’est une enfant de 13 ans qui se retrouve à expliquer ses difficultés scolaires devant un juge en robe et une dizaine de personne. “Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal, maman ?». A 13 ans, si on va au tribunal c’est qu’on est un délinquant. Le jugement est rendu officiellement le 15 décembre : ma fille a droit à 10h hebdomadaires d’aide humaine. Le MDPH est notifiée. Victoire ! Enfin presque

Victoire ? Pas vraiment donc : la MDPH est sommée par le juge de fournir une aide humaine mais l’académie n’a pas d’AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire, désormais AESH : Accompagnant d’Élèves en Situation de Handicap) disponible. Statu quo donc. Sans aide, ma fille s’enfonce scolairement. Alors qu’elle pourrait réussir avec un peu de soutien personnalisé.

Vendredi 1er avril. Rendez-vous avec l’école pour mettre en place un nouveau PAI (Projet d’Accueil Individualisé). Bonne nouvelle ! on a trouvé une solution pour l’AVS : elle aura 6h/semaine sur les 10 actées par le tribunal d’instance pour le dernier trimestre. Bonne nouvelle, vite dit ! Pour avoir ces 6 heures, on a rogné sur les heures dont a besoin un petit garçon d’un collège à 20km. Il avait droit à 16h hebdo : il n’en aura plus que 10…L’AVS fera les trajets (pourvu que les emplois du temps collent!), et tant pis pour sa fatigue !

Après 2 trimestres sans aide, ma fille qui a pourtant les facultés de suivre en classe va redoubler. Voilà la réalité de l’inclusion des enfants handicapés en France ! Je ne remercierai jamais assez Eric Zemmour d’avoir fait le vrai constat et mis en lumière l’hypocrisie de ce système ! Et d’avoir la volonté de le changer !

Voici le message qu’avait adressé Eric Zemmour aux parents d’enfants handicapés :

Et son programme sur le sujet :

Les belles figures de l’Histoire : saint Jean-Baptiste de La Salle

Aymeric Pourbaix, Véronique Jacquier et l’abbé Vincent de Mello évoquent saint Jean-Baptiste de La Salle :

 

Le sexe « autre » supprimé du test de langue adressé aux élèves de 3ème

Suite à la réclamation de Juristes pour l’enfance, le ministre a rétropédalé :

Juristes pour l’enfance se réjouit de la réponse reçue du Ministère de l’éducation nationale et annonçant la correction du test d’anglais « Ev@lang collège » adressé aux collégiens de 3ème.

Au moment de renseigner leur sexe, les collégiens se verront donc proposer la seule alternative homme ou femme, en conformité avec le réel et la loi française.

La suppression de la mention « autre » a été demandée par le Ministère à France Education International, établissement placé sous la tutelle du ministère de l’éducation nationale et auteur du test en question.

Nous regrettons cependant la négligence qui a permis de diffuser auprès de nombreux jeunes collégiens cette question source d’une regrettable confusion puisque des milliers d’élèves de 3ème ont déjà rempli le questionnaire leur demandant de se renseigner : homme, femme, ou « autre ».

Nous attendons par conséquence du Ministère de l’éducation nationale une plus grande vigilance.

Cet évènement révèle l’urgence de préserver la jeunesse des obsessions et phantasmes que certains adultes avides de déconstruction veulent leur imposer : avant de penser à déconstruire quoi que ce soit, les jeunes ont besoin de se construire, et l’éducation nationale n’a pas à saper cette période de construction qui est la leur par des discours idéologiques disséminés dans les outils pédagogiques.  

Plus que jamais Juristes pour l’enfance demande le respect :

  • de l’innocence de l’enfance,
  • du temps de l’enfance,
  • du statut de la minorité.

Toutes les solutions expérimentées depuis le Concile ont échoué l’une après l’autre

De l’abbé Barthe dans Res Novae :

[…] Nous avons déjà eu l’occasion de remarquer, que chez les plus hauts prélats, non seulement ceux de l’aile conservatrice, mais aussi pour une part de ceux des diverses mouvances progressistes, il y a désormais une conscience très vive et très pessimiste de la sécularisation, vue comme fatale. La situation de l’Église, en Occident surtout, avec une telle réduction du nombre des fidèles et des prêtres qui fait qu’elle est en passe de devenir presque invisible en certains pays. Ce qui leur fait apparaître que toutes les solutions expérimentées depuis le Concile ont échoué l’une après l’autre : réformes à tout va sous le pape Montini, tentative de « restauration » sous Jean-Paul II et Benoît XVI, réactivation d’un conciliarisme débridé sous François. De là à faire un bilan… Car il est certes aisé de constater que l’œcuménisme et le dialogue interreligieux de Vatican II ont contribué à dévaloriser la mission. Personne n’ose cependant dire ouvertement que les orientations de ce concile hors normes – a-normatif – ont une large part dans la catastrophe aujourd’hui constatée. Il est vrai que, seuls les plus idéologues des bergogliens, comme les jésuites qui s’activent actuellement à la préparation du Synode des synodes, considèrent qu’il faut aller plus avant encore et que d’ailleurs la sécularisation est une « chance ».

Nombreux hauts prélats sont aujourd’hui déstabilisés par les mots d’ordre de lutte contre le « cléricalisme », mots d’ordre dévastateurs pour les vocations qui restent et qui sont suivis de visites canoniques, puis sanctions contre les communautés, les séminaires, les diocèses « cléricaux », qui peuvent avoir des faiblesses, mais qui bénéficient encore d’un certain recrutement. Ils sont aussi très perturbés par les propositions délirantes du Chemin synodal allemand, avec lequel l’assemblée du Synode romain sur la synodalité va vraisemblablement enclencher un mécanisme éprouvé de négociation-capitulation, en faisant des propositions en-deçà des propositions allemandes mais qui auront de facto valeur de blanc-seing, de non-condamnation.

Il n’est donc pas difficile de prévoir que lorsque les Congrégations générales se réuniront, la critique ouverte ou tamisée contre l’actuel chaos sera dominante, y compris chez des prélats progressistes : gouvernement suprêmement autoritaire et aussi peu « synodal » que possible, décisions en zigzags, réforme illisible de la Curie, échec cuisant de la diplomatie avec la Chine, et aussi situation financière particulièrement inquiétante (voir les précisions bien informées du memorandum cité en note 1). Quant à la critique doctrinale des conservateurs, elle se fera entendre, non seulement à propos des hiatus entre l’enseignement bergoglien et l’enseignement antérieur (pas celui d’avant le Concile, mais celui des papes postconciliaires précédents) : Amoris lætitia qui contredit Familiaris consortio, Traditionis custodes qui réécrit Summorum Pontificum, mais également à propos de la théologie sommaire des exhortations et encycliques du pontificat. […]

Consécration de la Russie : le secret de Fatima est-il accompli ?

Les abbés Celier et Guelfucci étaient avec Yves de Lassus (fondateur de “Cap Fatima”) les invités de Philippe Maxence pour revenir sur la Consécration par le Pape François du monde, et plus spécifiquement de la Russie et de l’Ukraine, au Coeur Immaculé de la Vierge Marie. Cette Consécration était une des demandes de Marie aux enfants de Fatima. La mère du Christ attachait plusieurs conditions à cette Consécration. Le Pape François les a-t-il respectées ? La Guerre Russo-Ukrainienne va-t-elle s’achever ?

Catholicisme ne rime pas avec Macronisme

De Stéphane Buffetaut, élu de Vendée, ancien député européen, pour le Salon beige:

Un récent sondage réalisé par l’IFOP pour La Vie indique que 28% des catholiques pratiquants voteraient pour Emmanuel Macron, 20% pour Valérie Pécresse, 19% pour Eric Zemmour, 15% pour Marine Le Pen. Le reste des voix s’éparpille sur les autres candidats. Donc une sorte de vote utile, de la part des catholiques pratiquants dont on peut s’étonner que certains s’égarent encore un peu chez Mélenchon ou Roussel. Mais là n’est pas l’essentiel. Ce qui « interpelle », pour employer un jargon post-conciliaire, c’est que 28% puissent envisager de voter pour Emmanuel Macron.

Vote surprenant en faveur du premier Président français « post chrétien » pour reprendre l’expression d’un journaliste italien, il y a déjà plus de deux ans. Même si nul ne sonde les reins et les cœurs, tout dans l’action du personnage semble la négation même des principes d’une société irriguée par des aspirations et des valeurs de civilisation chrétiennes.

En premier lieu, considérer qu’il y a « des gens qui ne sont rien » par rapport à ceux qui réussissent est sans doute l’expression la plus radicalement contre chrétienne qu’ait exprimée un responsable politique depuis longtemps. C’est en quelque sorte la négation des Béatitudes, le contraire de la phrase « ce que vous aurez fait au plus petit d’entre les miens ». Or, il ne s’agit pas d’une expression malheureuse mais de la traduction d’une forme de mépris de caste profondément ancré et qui s’était traduit par d’autres réflexions par exemple sur les « femmes illettrées » rencontrées dans une usine d’abattage, ou encore « Jojo avec un gilet jaune » qui a « le même statut qu’un ministre », de « la rue qu’il n’y a qu’à traverser » pour trouver du boulot, des Français qu’on a envie « d’emmerder ». Une glaçante absence de la plus élémentaire considération pour l’autre, surtout lorsqu’il est humble.

En second lieu, bien évidemment, les actes politiques et les législatifs qui vont à l’encontre des points non négociables définis par l’Eglise. De la loi si mal nommée « bioéthique », qui permet de  faire des enfants délibérément orphelins de père, à la proposition d’inscrire un « droit à l’avortement » dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, en passant par l’allongement des délais pour l’IVG, Emmanuel Macron n’a cessé de modifier la loi afin de déconstruire le droit naturel sur lequel repose la société. Et pour continuer en ce sens, voilà qu’il annonce l’euthanasie pour son prochain mandat, mais, trop hypocrite pour assumer ce choix transgressif, il se réfugie derrière une pseudo convention citoyenne, pourquoi pas orchestrée par McKinsey afin d’escamoter et d’orienter les débats, et l’avis d’un comité d’éthique, dont l’opinion est déjà programmée.

Fait que l’on n’a pas suffisamment souligné, non content d’entraîner la France dans cette grande déconstruction sociétale, il entend imposer ses choix à l’Union européenne par la contrainte juridique. En effet, le traité de Lisbonne donne à la Charte des droits fondamentaux de l’UE la même force contraignante que les traités. Introduire « un droit à l’avortement » dans cette charte, revient à obliger les Etas-membres de l’Union à accepter l’avortement dans leur législation. Au besoin contre la volonté du peuple concerné, comme à Malte par exemple. Où à l’étendre lorsqu’il est limité à des circonstances graves comme en Pologne, car ce nouveau « droit fondamental » deviendrait opposable en justice, ce qui permettrait à la Commission de poursuivre un Etat membre pour manquement aux obligations découlant des traités ou encore de multiplier les actions d’associations militantes devant les tribunaux.

En fait, Emmanuel Macron est un militant de la déconstruction sociale pour conduire à une forme d’agrégat d’individus, qui ne méritera même plus le nom de société, dans lequel seul le fort, le productif, l’utile sur le plan économique sera considéré. Militantisme que ce déraciné mondialisé entend logiquement imposer sur le plan européen. Or la qualité d’une civilisation se reconnait justement à l’attention qu’elle porte à l’humble et au faible.

En fin de compte, ce qui nous est proposé loin d’être un progrès est au contraire une régression à un état barbare et païen, où le fort à tous les droits sur le faible au nom d’une tyrannie du choix individuel. Un système dans lequel l’adulte bien portant et économiquement efficace impose sa volonté à celui qui le gêne, à celui qui ne peut se défendre ou a celui dont il a besoin. Décidément christianisme ne rime pas avec macronisme et aucun vote catholique ne devrait s’égarer sur le nom du Président sortant.

 

 

Petit rappel à propos des surprises électorales

Une lectrice facétieuse m’envoie ce tweet, où l’on voit Lionel Jospin s’esclaffer devant l’hypothèse farfelue (4 jours avant sa réalisation!) de son absence au second tour de 2002:

Une France dépossédée du christianisme, est-elle encore la France ?

Dépossession d’Edouard de Praron est un roman autour de l’impression de plus en plus de Français d’être dépossédés d’une partie de leur pays et de leur culture face à l’immigration, la déchristianisation, la remise en cause de nos modes de vie et de nos idéaux. Entrait d’un entretien avec l’auteur, paru sur Livre Noir :

Vous établissez un lien entre dépossession et déchristianisation. Quel est-il ?

Le catholicisme a fait la France. Si notre pays se déchristianise, ce n’est plus la France. S’il n’y a plus une église dans chaque village, ce n’est plus le même pays. C’est la même chose pour ce qui ne se voit pas, tous ces liens et non-dits qui régissent nos rapports sociaux, nos modes de vie qui ont été façonnés par le catholicisme. Par exemple, la remise en cause de l’anthropologie chrétienne qui se manifeste à travers les différentes lois sociétales transforme la France. La déchristianisation laisse place peu à peu à une société sans morale commune donc à un peuple qui partage de moins en moins de choses en commun.

A propos de Noël, vous écrivez “De quelle fête [s’agit-il] ? La plupart ne savent pas.” Comment les Français ont-ils perdu leurs repères, même les plus élémentaires ?

Les Français ont perdu leurs repères en refusant la transmission. La génération de Mai 68 a cru qu’en n’imposant rien à leurs enfants, elle les libérerait d’un carcan et les rendrait libre. C’est l’inverse qui s’est produit. Quand les mœurs et les coutumes deviennent relatives, plus rien ne protège l’homme de ses pulsions. Ce qui arrange bien la société de consommation qui a tout intérêt à flatter les bas instincts et avoir en face d’elle une foule de consommateurs plutôt qu’un peuple. Il y a bien sûr pleins d’autres facteurs de la mondialisation à la déchristianisation.

Le pauvre et l’amour du pauvre

De Marion Duvauchel, Fondatrice de la Pteah Barang, au Cambodge, animatrice du site https://credant.fr/

« Écoutez, vaches du Bashan, vous qui paissez sur la montagne de Samarie, opprimant les indigents, broyant les pauvres… Vous sortirez par des brèches et vous serez rejetées, oracle du Seigneur ». Amos

Au-delà de toutes les parades humanitaires diverses qui sont autant d’oripeaux dont on a revêtu la charité chrétienne, l’idée de « l’option préférentielle » pour les pauvres, largement accréditée dans l’Église officielle romaine n’est pas sans similitude avec un phénomène qui s’est produit au IVe siècle dans l’histoire de l’empire romain. À ce titre, une analyse un peu serrée peut nous aider à mieux appréhender le caractère abstrait et idéologique de cette option pour le pauvre qui a soutenu la transformation de l’Église en une méga ONG, assortie du grand gâchis d’argent qu’on connaît bien : courriers insistants de demande de dons, « com variée », cartes postales de mauvais goût accompagnés d’objets inutiles, toutes actions qui ont pour unique objectif de contraindre celui qui reçoit toute cette prose révoltante à donner. Certaines ONG dissimulent en réalité une activité commerciale sous l’enveloppe humanitaire. Le père Ponchaud au Cambodge, où il vit depuis 60 ans, a fort bien décrit toute cette supercherie.

Le souci de l’Église primitive a commencé avec l’aide aux fidèles dans le besoin, l’accueil des coreligionnaires nouvellement arrivés d’autres villes et la protection des veuves et des orphelins des familles chrétiennes (héritage très clairement judaïque). Des deux côtés de l’Euphrate, (orient romain et orient gréco-latin) le développement de l’Église des premiers siècles se fait sous domination romaine et cela n’a pas été sans conséquences.

Dès le IIe siècle, le code pénal universel de l’Empire romain n’opère plus qu’une seule distinction, entre honestiores et humiliores, c’est-à-dire entre les riches et les humbles. Le problème de ces deux catégories, c’est l’écart entre elles. Au-delà d’un certain seuil, c’est la justice qui est compromise, et la justice est le ciment de la paix.

Mais au IVe siècle, les choses changent… La place croissante de l’Église contribue à des transformations sociales notables. La représentation chrétienne du rôle (alors inédit) de l’Église dans la société romaine est soutenue avec une grande combativité dans la volonté proclamée des évêques chrétiens d’agir en fonction de cet « amour du pauvre ». Le thème se met à exercer une force d’attraction que l’on peut considérer comme hors de proportion avec l’action effective de la charité chrétienne à cette époque.

Les choses d’ailleurs ont-elles changé tant que cela ?

Pour l’Empire romain, comme pour tout État, le problème de la pauvreté est étroitement lié à celui de la paix sociale. Il faut veiller à ce que les habitants des villes et particulièrement les populations des grandes métropoles de la Méditerranée orientales se tiennent tranquilles. Or, les pauvres, comme on sait quand on a fait un peu d’histoire ou de sociologie, peuvent devenir remuants. Surtout quand ils ont faim. En ville en particulier, les émeutes de la faim, les affrontements entre groupes religieux concurrents et plus tard les bagarres entre factions du cirque étaient considérées avec une relative insouciance. Sauf cas rarissime, ces émeutes ne se transformaient pas en insurrection générale.

Finalement, les choses n’ont pas tellement changé sur ce plan là non plus. Les stades de foot ont remplacé les jeux du cirque.

La paix civique se révélait donc le talon d’Achille des élites municipales traditionnelles de la Rome du IVe siècle. Elles durent alors affronter un rival : l’Église. Celle-ci proclamait l’inanité des privilèges du système de formation des élites (la paideia). Les notables urbains se présentaient comme le sommet d’une pyramide sociale englobant tous les membres actifs de la ville.

En face, l’évêque chrétien (souvent issu de la classe sociale cultivée) faisait reposer sa prétention à l’autorité sur un vide social. En effet, le demos, le « corps civique » ne comprend pas tous les habitants de la ville. Pour appartenir au demos, il fallait venir d’une famille de citoyens et être membre d’un groupe civique reconnu. Il était vital pour la représentation que la cité avait d’elle-même qu’il ne soit pas constitué exclusivement de pauvres. Et il était vital pour la cité réelle aussi, qu’elle ne soit pas constituée exclusivement de ceux qu’on appelle les pauvres. Ces pauvres qui se définissaient par leur non appartenance à un groupe urbain. N’appartenant à aucun groupe, ils restaient en marge de l’attention dispensée par les grands à la ville dans son ensemble. Ils n’étaient  nourris par personne. De fait, les sans-logis et les indigents étaient exclus du démos.

Les choses ont-elles tant changées ?

Au IVe siècle, le nombre des pauvres semble avoir considérablement augmenté dans beaucoup de villes de l’Orient romain. Les cités de l’Empire tardif sont caractérisées par un chômage massif. L’immigration a crû aussi. Les métropoles ont traditionnellement tendance à absorber la richesse et la population des centres provinciaux secondaires. Tous ces immigrants n’étaient pas nécessairement des indigents, mais ils étaient « pauvres » dans le sens où ils étaient étrangers à la ville. Leur masse éroda la distinction nette entre membres du demos, (dont beaucoup étaient pauvres) et le gros des classes inférieures, qui sans être pauvres au sens strict d’indigents, n’en restaient pas moins vulnérables et cherchaient avidement un groupe auquel se rattacher.

Au IVe siècle, la notion du pauvre a élargi son éventail tout en prenant les couleurs de l’Ancien Testament (la plainte du juste qu’on trouve dans certains psaumes). On considéra les classes inférieures non plus comme des concitoyens mais comme des personnes désavantagées, en droit de demander justice au nouveau patriarche qu’était l’évêque. Et c’est alors que les basses classes dans leur ensemble et pas seulement les pauvres inscrits sur les rouleaux de l’Église contribuèrent à assurer l’élection de certains évêques.

Si on ne sait pas région par région ce que l’Église chrétienne a réellement fait pour les pauvres des villes à la fin de l’Empire, on sait à quel point cette aide était devenue une composante cruciale de la représentation chrétienne de l’autorité de l’Évêque sur la communauté. Même si elle était encore minoritaire par rapport aux polythéistes et aux Juifs, cette Église qui atteignait la frange la plus lointaine de la société, « incarnée spectaculairement par les pauvres », pour reprendre l’expression de Peter Brown, établissait pour l’avenir son droit moral à représenter l’ensemble de la communauté. D’où le souci du monopole de l’aumône. Non seulement l’Évêque était supposé bien connaître ceux qui étaient dans le besoin mais un lien mystique était même supposé l’unir  aux pauvres de la ville. L’action de l’évêque chrétien eut pour résultat de rendre les pauvres plus visibles. On distribuait la nourriture sur le parvis des églises. Rendus visibles, les pauvres étaient aussi plus faciles à contrôler. En devenant les pauvres de l’Église, ils étaient stabilisés. Constantin favorisa cette action des évêques en ordonnant que la distribution de nourriture et de vêtements aux pauvres soit organisée par l’évêque seul.

Cette incursion dans l’histoire invite à se pencher d’un peu plus près sur la question qu’on devrait examiner avec un peu de soin : « qui est le pauvre aujourd’hui» ?

Si l’on suit l’Ancien Testament, le pauvre est celui qui fait l’objet de l’iniquité. C’est celui qui crie vers Dieu. C’est sur lui que le riche s’engraisse comme ces vaches de Bashan du prophète Amos. Alors qu’on pose la question à Jésus sur l’identité du prochain, (qui est mon prochain ? » Luc, 10-25,37), il paraît impossible de demander « qui est mon pauvre ». Sauf à rappeler l’atroce et géniale chanson de Jacques Brel sur les dames patronnesses : « tricotez tout en couleur caca d’oie, ce qui permet le dimanche à la grand-messe de reconnaître ses pauvres à soi ».   (https://youtu.be/kMw8nIZw2js).

À l’aune de cette analyse, que peut-on dire du « pauvre » aujourd’hui et de cet amour pour lui tant chanté dans les paroisses et répercuté dans les ONG sécularisées?

Au-delà d’un éventail de la pauvreté d’une grande amplitude, on peine à distinguer dans cette sphère complexe entre le religieux et le profane, le chrétien et le républicain. Côté valeurs de la République on observe l’obsession forcenée pour que les pauvres ne soient pas exclus du « demos ». Mais pour voter, ce signe éclatant de l’appartenance à la citoyenneté, il faut un logement, de préférence un peu stable (et pas une chambre d’hôtel). Le problème est plus épineux encore avec les migrants et toute la masse d’hommes et de femmes (le plus souvent des hommes seuls, et des hommes jeunes) qui franchissent les frontières poreuses de l’Europe. Le droit d’asile les fait entrer dans le « demos ». Ils ne seront sans doute pas riches mais ils sortent de la catégorie du pauvre telle qu’on peut l’appréhender à la lumière de cette analyse (si l’on admet qu’elle est valable encore aujourd’hui).

Comme au IVe siècle dans l’empire romain, toute cette masse de migrants érode la distinction entre la classe des « citoyens » pauvres et démunis, au sein même de ce large éventail de la pauvreté moderne, et les non citoyens. Le groupe d’appartenance de la majorité musulmane qui franchit nos frontières est de type religieux. Or, le monde musulman n’a rien d’égalitaire. La femme y est un sous-groupe, le frère cadet obéit à l’aîné qui obéit au père. L’islam du Maghreb n’est pas celui d’Asie centrale mais tous les sectateurs de Mahomet obéissent à un concept mal connu des Européens mais formidablement opératoire : la Oumma.

Et l’Église ? Elle maintient vaguement l’idée du pauvre de l’Ancien Testament. Mais un peu comme une sorte d’appogiature qu’elle fait entendre de temps à autre, avec le pipeau, dans une symphonie assourdissante sur le « pauvre », dont l’Évêque de Rome se fait ici et là le chantre mal inspiré. Pourtant, c’est aujourd’hui une réalité amplifiée par la révoltante iniquité dont sont victimes une foule de petites gens, dans une société qui a aboli l’idée qui fonde le concept de justice : toute faute demande réparation.

La figure du pauvre de l’Évangile est repérable : les aveugles, les paralytiques, en bref les hommes invalides à la charge de leur famille. Car la maladie prive non seulement une famille de la force du malade mais de celle ou de ceux qui doivent en avoir la charge. Double peine.

Le paradigme de l’opposition traditionnelle entre le riche et le pauvre est fournie par la parabole de Lazare, cet homme qui campe sur le seuil d’un homme richissime, vêtu de bissus (une étoffe extrêmement coûteuse) et de lin, et qui banquète quotidiennement sans même donner les restes de ses festins. Le pauvre meurt et se retrouve dans le sein d’Abraham ; le riche meurt et se retrouve dans un lieu où des flammes le brûlent.

Ce n’est pas l’enfer. Pour une raison simple : il peut encore voir et il peut entendre. Et il n’a pas oublié puisqu’il ne demande pas directement à Lazare de venir apaiser ses souffrances, il appelle « Père Abraham ». Il y a donc des communications possibles entre les deux sphères (ou les deux états de l’âme). Mais il n’est pas permis à Lazare de venir apaiser les souffrances du riche.

« Un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous ».

Seule la prière des vivants peut apaiser les souffrances des âmes du Purgatoire.

Nous avons donc ici une figure de ces états de l’âme symbolisés par l’enfer et par le purgatoire. La figure ultime de l’enfer, c’est l’absence radicale de communication, quand, non seulement il n’est pas permis d’être rafraîchi par les prières des vivants, mais quand aucune communication n’est possible : ni par le regard, ni par l’ouïe. Cela porte un nom : la peine du dam.

Les habitants des grandes métropoles, harcelés par toutes les formes de la pauvreté mendiante ne s’habillent pas de bissus, ils ne festoient pas chaque jour, ils ont le plus souvent une charge familiale, parfois un malade à soutenir… Non, ils ne sont pas des riches au sens où l’on entend ce terme dans l’Évangile. Ceux qui s’habillent aujourd’hui de bissus et de lin et festoient chaque jour vivent soigneusement protégés, ils ont des gardes du corps, des portes blindées, des villas clôturées. Ils voyagent dans des hôtels quatre étoiles à la porte desquels les mendiants ne sont pas autorisés à rester.

L’Église officielle semble avoir oublié cette grande figure de Lazare, figure paradigmatique de la pauvreté qui est aussi une figure de la vertu de force, cette vertu qui est aussi un souffle de l’Esprit et qui consiste à endurer. Lazare a connu la souffrance ici-bas, il connaît la consolation dans le sein d’Abraham. Le riche n’a pas consolé, n’a pas soulagé, il s’est gobergé dans l’insolence. Il connaît à présent la souffrance.

Rien ne dit qu’elle est éternelle.

Le riche a cinq frères. Il voudrait bien les prévenir car sans doute eux aussi vont se comporter sur le modèle du grand frère. Mais eux non plus il n’est pas possible de les prévenir : ils ont Moïse et les prophètes. Qu’ils les écoutent.

Le message est clair et il vient de la bouche du Seigneur lui-même. L’entend-t-on répercuté dans nos paroisses, dans nos structures chrétiennes ?

Y a t-il un mystère de la pauvreté ? Oui. Et il est solidaire de ce mystère de l’iniquité que la raison ne peut affronter sans risquer de s’y briser, ce péché du monde qui augmente avec le poids de l’histoire, comme l’avait vu saint Augustin. Il y aura donc toujours des pauvres, l’âme chrétienne en demeure inconsolable. Et si elle peut trouver, dans la nuit de la prière, quelque étrange et énigmatique réponse, de ce mystère, seule la croix peut rendre compte de manière plénière.

Ces questions essentielles qu’il faut affronter

Dans La Nef du mois d’avril, Christophe Geffroy a interrogé le Père Philippe Capelle-Dumont, professeur des universités, philosophe et théologien, doyen honoraire de la faculté de philosophie de l’Institut catholique de Paris, à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage Le catholicisme contemporain en péril. Extrait :

 Vous évoquez la « dé-ritualisation » du catholicisme et la position de ceux qui, dans les années 70-80, voyaient « parmi les non-pratiquants, voire les incroyants, des manières de vie chrétiennes éthiquement égales – voire supérieures – à celles des pratiquants »: comment une telle argumentation a-t-elle été possible et quelles conséquences a-t-elle eues?

C’est en effet l’un des motifs – on peut en mentionner quelques autres – dont l’impact a été le plus puissant et qui a participé de la dé-ritualisation foudroyante du catholicisme dès avant la période postconciliaire. À dire et à répéter – tel fut le cas de maintes prédications au cours des années 1960-1980 – que l’on relève hors de l’Église des manières de vie éthiquement égales, voire supérieures à celles des chrétiens « pratiquants », cela ne pouvait qu’induire l’idée d’une neutralité éthique de la liturgie. De façon corollaire, l’invocation unilatérale de l’épisode allégorique du Jugement dernier consigné dans l’Évangile selon Matthieu (25, 31-46), selon lequel l’accès au Royaume de Dieu est garanti d’abord à ceux qui nourrissent l’affamé, revêtent le nu et accueillent l’étranger, ne pouvait que placer la pratique sacro-liturgique dans le champ résiduaire de l’optionnel. Ce n’était plus l’acte de foi qui prévalait mais la réponse morale. La liturgie n’avait plus de compétence spécifique dans l’orientation des esprits et des cœurs. Cette dé-ritualisation globale du catholicisme a pu épargner certaines paroisses privilégiées de certains quartiers privilégiés, mais elle a immédiatement et gravement atteint les petites bourgades et le monde rural, participant de leur effondrement ecclésial. Cependant, d’heureuses prises de conscience portent à une inversion de tendance.

Le livre est sous-titré “Ces questions essentielles qu’il lui faut affronter”. Voilà qui nous change d’un autre entretien du même mensuel, dans lequel un prêtre du diocèse de Versailles estime que pour “régler la question « tradie »” (en quoi s’agit-il d’une question à régler ?), il faudrait laisser la liberté aux évêques de s’en occuper et que les prêtres traditionalistes se mettent à concélébrer au moins une fois par an (en attendant plus sans doute) et fassent attention à leur esthétisme… Et si on affrontait l’essentiel ?

Le scandale d’Etat Macron McKinsey

Cette affaire démontre de manière éclatante tout ce que symbolise Emmanuel Macron : le manque absolu de respect pour notre argent, le copinage et le cynisme dangereux qui règnent à l’Élysée depuis cinq ans.

I-Média – “Macron assassin” : la polémique

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Joe Biden a eu des propos durs et explosifs à l’égard de son homologue russe Vladimir Poutine. Les médias ne questionnent toujours pas sa santé mentale.

“Macron assassin” : la polémique

“Macron assassin” a-t-on pu entendre scander la foule du Trocadéro pendant près de 10 secondes. La polémique lancée par BFM TV n’a fait qu’enfler depuis. Challenges parle même du plus grand déferlement de haine depuis les années 30 !

Revue de presse 

Anne-Sophie Lapix clash Zemmour – Des émeutes passées sous silence à Aulnay, Villeurbanne, Rillieux, Vénissieux et Sevran – Arte fait sa propagande contre le nucléaire…

Macron et son patrimoine

Un reportage d’Off Investigation accuse Emmanuel Macron de sous-évaluer grandement son patrimoine (550 000 euros) dans ses déclarations de candidat. Est-ce le scandale de trop qui fera tomber la macronie ?

Nouvelle plainte contre le ministre de la Justice pour prise illégale d’intérêts

L’Union syndicale des magistrat, syndicat majoritaire, a déposé une nouvelle plainte contre Éric Dupond-Moretti, lui reprochant d’avoir profité de ses fonctions de ministre de la Justice pour demander des comptes sur la gestion d’une magistrate alors qu’un « grave incident » les avait opposés quand il était avocat. Dans sa plainte devant la Cour de justice de la République (CJR), l’USM estime que ces faits relèvent d’une « prise illégale d’intérêts ».

La directrice de cabinet du ministre a demandé le 1er juillet à l’Inspection générale de la justice (IGJ) un « examen de situation » de la cour d’appel de Cayenne, juridiction présidée par Marie-Laure Piazza, « afin d’appréhender notamment les répercussions » de son organisation « sur la santé des magistrats et fonctionnaires ». Après un rapport, rendu en décembre, le cabinet du Premier ministre a demandé à l’IGJ le 24 janvier l’ouverture d’une enquête administrative « sur les incidents et comportements de Mme Piazza », ajoute le syndicat.

Cette magistrate présidait la cour d’assises de Haute-Corse. « Éric Dupond-Moretti, avocat de l’un des accusés, lui avait publiquement reproché de faire pression sur les jurés », note le syndicat dans sa plainte. Il avait critiqué le déroulement d’une audience et accusé la magistrate de partialité. Il avait même assuré disposer d’attestations de jurés critiquant sa façon de mener le délibéré. Aucun juré ne confirma ces accusations et cette enquête s’est soldée par un rappel à la loi prononcé contre Éric Dupond-Moretti.

L’USM avait déjà déposé une plainte contre Éric Dupond-Moretti en décembre 2020, conjointement avec le Syndicat de la magistrature, pour avoir profité de ses fonctions de ministre de la Justice afin de demander des enquêtes administratives contre trois magistrats du Parquet national financier et Édouard Levrault, ancien juge d’instruction détaché à Monaco. Ces plaintes ont conduit à l’ouverture d’une enquête par la CJR puis à la mise en examen du ministre pour prise illégale d’intérêts le 16 juillet.

Mais le ministre est toujours là.

 

L’éducation nationale demande aux collégiens s’ils sont homme, femme ou « autre »

Cette année, tous les élèves de 3eme doivent passer un test obligatoire d’anglais à partir d’une plateforme privée. Ce test s’appelle Evalangue. Après leur connexion, les élèves doivent remplir leur genre. Il y a les garçons et les filles, et puis les autres, qu’ils soient mi-genre, animaux de compagnie ou non, fer à repasser ou pâte de fruits :

Réaction des Juristes pour l’enfance :

Le Ministère de l’éducation nationale adresse aux élèves de 3ème des collèges français un test d’anglais intitulé « Ev@lang collège ».

Ce test est obligatoire pour les 800 000 élèves de 3ème et compte pour le brevet. Il doit être réalisé par les élèves d’ici le 22 avril 2022.

Lors de leur connexion, les élèves doivent renseigner leur sexe, et pour cela choisir une des trois réponses proposées :

Homme
Femme
Autre
Juristes pour l’enfance demande au ministère de l’éducation nationale la rectification immédiate du test et le retrait de cette troisième réponse « autre ».

Il est en effet inadmissible qu’un test d’anglais soit l’occasion et le prétexte pour véhiculer auprès de jeunes collégiens une idéologie remettant en cause la binarité des sexes et l’existence de deux sexes, homme ou femme, idéologie sans le moindre fondement scientifique et à l’encontre de l’évidence comme de l’expérience la plus commune.

L’obligation de se prononcer dans un contexte incluant la possibilité de choisir un sexe qui ne serait ni homme ni femme mais « autre » est une violence de nature à susciter chez les jeunes sommés de se positionner dans cette perspective doutes, inquiétudes et perte de repères, d’autant plus qu’ils sont sollicités dans le cadre scolaire et que l’idéologie ainsi promue est en quelque sorte validée par l’institution elle-même.

Le fait que, dans des cas exceptionnels, il soit difficile voire impossible de déterminer le sexe d’une personne est une situation d’exception qui, selon la loi, relève de la compétence des centres des maladies rares et ne remet en rien au cause la pertinence de la binarité des sexes.

Juristes pour l’enfance demande ce jour au Ministre de l’éducation nationale de corriger sans délai ce test afin de conformer la question relative au sexe de l’élève tant à ce donné anthropologique de base que les êtres humains sont homme ou femme qu’à la loi française qui ne connait en conséquence que les sexes homme ou femme.

Pour avril, le SalonBeige a encore besoin de votre aide

Chers amis,

J’ai longuement hésité à vous envoyer cette 4367e lettre, qui vous paraîtra sans doute un peu ambivalente (or, le B-A BA de la communication moderne, c’est de présenter une idée simple et si possible simpliste, exposée dans un courrier de minimum 17 pages). Mais le Salon beige n’est pas seulement notre blogue à nous, rédacteurs oligarques : les lecteurs ont le droit de savoir quelles sont nos difficultés, quels sont nos espoirs, nos projets et nos rêves les plus fous (ben voyons).

Je ne vous cacherai pas que la situation est difficile dans notre salon. Nos comptes bancaires domiciliés en Russie ont tous été bloqués. Nous voici désormais sans le sou. Même nos yachts ont été saisis. Ajoutez à cela les lois liberticides, les procès, les mails injurieux, les réclamations en tout genre, et bientôt la pénurie de vodka. La situation est grave.

Depuis plusieurs mois, un catholique pro-vie chinois m’a sollicité pour savoir comment il pourrait aider le Salon beige à être plus efficace. Fallait-il changer de couleur ? Déménager dans un paradis fiscal ? Après plusieurs discussions autour d’un bol de riz, ce qui lui paraît le plus stimulant dans notre vision consiste à développer notre audience pour peser sur les élections. Pour cela, nous avons fait appel au cabinet McKinsey pour nous aider, mais cela coûte un pognon de dingue. Néanmoins, quoi qu’il en coûte, je suis déterminé à mener cette guerre jusqu’au bout, avec ou sans vaccin contre la démocratie.

J’ai bon espoir que nous puissions enfin réussir ce vingt-cinquième essai dès les élections législatives. Si nous arrivons donc à surmonter nos problèmes, nous devrions être capables de consacrer 100 000 roubles pour aider certains candidats à perdre, ce qui, à l’heure actuelle, nous est beaucoup plus accessible que de les aider à gagner.

En attendant, j’ai plus que jamais besoin de votre aide : la situation financière est tendue et pour faire vivre le blogue, notre petit réseau a besoin de 20 000 roupies par mois environ. Merci de cliquer sur le lien ci-dessous :

Retour sur la rencontre entre le Pape et le Supérieur Général de la Fraternité Saint-Pie X

La Fraternité Saint-Pie X avait peu communiqué jusqu’ici sur la rencontre entre le Pape François et l’abbé Davide Pagliarani, Supérieur Général de la Fraternité Saint-Pie X. Elle vient de publier un communiqué daté du 26 mars à ce sujet (FSSPX Belgique) :

Le mardi 8 février 2022, Don Davide Pagliarani, Supérieur général de la Fraternité Saint Pie X (FSSPX), s’est rendu à Rome. A cette occasion, il a eu une rencontre personnelle avec le Pape François qui l’a reçu en audience privée pendant environ une demi-heure.

La conversation informelle a été très courtoise et a donné au Supérieur général l’occasion de se présenter au Saint-Père, qu’il rencontrait pour la première fois. Cette rencontre a permis de montrer que la FSSPX n’a d’autre but que de servir l’Eglise au milieu de la crise actuelle. L’abbé Pagliarani a eu l’occasion de faire comprendre au Pape que tout ce que la Fraternité fait est seulement dans ce but. De bons souvenirs mutuels de l’Argentine ont également été échangés.

Cette visite du Supérieur Général au Saint-Père correspondait à un souhait de longue date mais qui n’a malheureusement pas pu se réaliser avant longtemps en raison des circonstances de ces derniers mois.

Ne manquons pas de prier pour les autorités ecclésiastiques et surtout pour le Pape François. Grâce à ces prières, que la Tradition catholique retrouve tous ses droits dans l’Église, afin que le plus grand nombre d’âmes puissent en bénéficier et réaliser leur salut éternel.

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