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La pétition contre Act-Up : 20.000 signatures

Plus exactement 19883 au moment où j’écris, soit le double de l’objectif (déjà ambitieux) de 10.000 en une semaine !

Parmi les signataires : les anciens ministres Philippe Mestre et Michel Habib-Deloncle, le député européen frontiste Bruno Gollnisch, l’ancien député européen villiériste Thierry Brac de la Perrière, Yves Meaudre, le Général Bertrand de La Presle, de nombreux prêtres… un beau succès !

HV

La France n’a jamais eu autant d’amis

Elle était censée être "isolée" après la victoire du "non" : c’est le contraire qui se passe. La France retrouve de vieux amis, au Royaume-Uni, mais aussi aux Etats-Unis. Sur le site de la National Review, l’éditorialiste (très catho) Kathryn Jean Lopez propose à la droite américaine, hélas saisie de francophobie ces dernières années, de faire "une trêve" avec notre pays.

Avec le récent rejet français de l’odieuse "consitution" de l’Union européenne, je propose une idée anticonformiste : l’heure d’une trêve est venue.

Non, pas une trêve avec le gouvernement de "singes capitulards mangeurs de fromage" qui a défendu l’imbroglio bureaucratique bruxellois de centralisation mal inspirée. Avec le peuple français : nous ne devons pas confondre les deux.

(…) Quand nous, les Américains, faisons des plaisanteries sur les "grenouilles" (et, soyons francs, certains d’entre nous n’y résistent pas), c’est à Chirac et compagnie que nous pensons, entre deux gorgées d’Evian. (…)

Alors, recommencez à boire du Dom Pérignon, goutez de temps en temps autre d’autres fromages que ceux du Wisconsin, et soutenez les Français n’appartenant pas à la caste dominante. (…)

L’article se conclut par une proposition aux "amis Français" : devenir le 51ème état des Etats-Unis. Ce qui est fort aimable mais mérite la même réponse que celle donnée au Traité constitutionnel…

HV

Europe, budget et Turquie : 2 poids, 2 mesures

A la veille du sommet européen, le président de la Commission, Barroso, a exclu toute "révision" des accords déjà conclus en matière d’élargissement : "nous devons nous en tenir aux engagements pris. C’est très clair. Nous n’allons pas proposer de changer les engagements pris. Nous considérons qu’un accord est un accord. Le principe de bonne foi est fondamental dans la vie internationale."

Or, le même Barroso, le même jour, au cours de la même conférence de presse, appelle d’une part le Royaume-Uni à infléchir sa position sur la fameuse ristourne, et qui juge d’autre part qu’il serait "raisonnable", que la France accepte une baisse des dépenses agricoles dans le budget européen. Le Royaume Uni refuse de transiger sur sa ristourne. Or il y a bien eu un accord européen sur le sujet. La France refuse de transiger sur le financement de la PAC. Or il y a bien eu un accord sur le sujet, conclu en 2002, qui fixe impérativement les dépenses agricoles jusqu’à 2013.

Si "un accord est un accord", le "principe de bonne foi" exige que l’on respecte au moins autant les accords conclus à l’intérieur de l’Union européenne que ceux qui ont été conclus avec d’autres pays. Or, en ce qui concerne l’accord avec la Turquie, celui-ci est caduc. Il n’a de valeur que dans le cadre de la Constitution européenne. Barroso veut une "pause" dans la ratification, pour tenter de "sauver" la Constitution, car le risque est trop grand actuellement de voir les non français et néerlandais "contaminer" (sic) d’autres scrutins. Tel est le mépris du commissaire pour les peuples. Le "principe de bonne foi" invoqué par Barroso devrait le conduire à admettre tout simplement que la Constitution est morte.

L’Union européenne fonctionne et va donc continuer de fonctionner selon le traité de Nice, qui définissait les règles de fonctionnement en vue de l’élargissement. D’un élargissement qui limite le nombre des Etats membres à 27 (les deux pays au-delà des 25 étant nommément désignés : la Roumanie et la Bulgarie). La Turquie ne peut donc pas négocier son adhésion dans ce cadre-là. Tant qu’un nouveau traité ne remplacera pas le traité de Nice, il en sera ainsi.

Michel Janva

Offensive maçonnique sur l’Europe

Dans une tribune du Monde du 11 juin, signée par Gérard Pappalardo, président du conseil de l’ordre du Grand-Orient de France, Alain Bauer, Jacques Lafouge et Jean-Robert Ragache, tous trois anciens présidents, les frans-maçons s’en prennent ouvertement à l’Eglise catholique, responsable de la crise actuelle en Europe :

"Le réveil de l’ordre moral se fait sentir. La publication du Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille par le Vatican montre le travail de régression entrepris. (…) L’Eglise reprend le contrôle des appareils politiques pour mener son propre programme. (…) Il ne s’agit plus d’un lexique, mais d’un nouveau syllabus."

Voulant reprendre le contrôle du destin politique de l’Europe (que deux peuples viennent de lui enlever), les francs-maçons demandent à ce qu’il soit procédé à l’élection d’une Assemblée constituante (qu’ils occuperont via les magouilles électorales) "pour procéder à la nouvelle étape" après la victoire du non. Quelle étape ? Quand, dans un même article, on condamne la morale et on propose une solution pour sortir l’Europe de la crise, on comprend alors quels sont les buts poursuivis : l’élaboration d’un super-Etat européen sans foi ni loi morale, sans Dieu et contre la dignité de la personne humaine. On comprend alors l’intérêt capital pour ces gens de ne pas mentionner les racines chrétiennes de l’Europe.

Michel Janva

La simplicité de Benoît XVI

NRO rapporte (ici, v.o.) :

Juste avant de quitter Benoît XVI, une personne en chaise roulante a tendu son téléphone portable au Pape et lui a demandé de dire quelques mots à la personne à l’autre bout du fil. Le Pape a accepté la proposition et a conversé brièvement, à la surprise des photographes et journalistes présents.

La photo est ici !

HV

Attention : histoire choquante

Dans Festivus Festivus, son livre d’entretiens avec Elisabeth Lévy, le philosophe Philippe Muray dit que, pour comprendre notre époque, on a davantage besoin de démonologie que de sociologie. Qu’on en juge :

Un avorteur du Kansas conservait des cadavres de foetus dans son réfrigérateur. Une de ses employées témoigne l’avoir vu "passer un des foetus avortés au micro-ondes, et le mélanger au reste de sa nourriture." (Source, en anglais.)

Pour la presse (et sans doute la presse française n’en fera-t-elle pas mention) ce ne sera sans doute qu’un "fait divers" : un regrettable incident, une bavure marginale (comme celle-ci) qui n’entache en rien le caractère éminemment respectable de la majorité des avortoirs. Si je mentionne cette histoire cauchemardesque, c’est parce que je pense au contraire qu’elle révèle une vérité profonde sur ce que notre société fait des plus faibles de ses membres.

HV

Le Saint-Siège veut reprendre sa liberté

Dans Le Figaro (version papier) d’hier, on apprenait que le Saint-Siège souhaite revenir sur une disposition des accords de 1924 avec la République française, toujours en vigueur: celle qui donne à l’éxécutif français un droit de regard sur les nominations d’évêques.

(…) (L)a France est désormais le seul Etat européen à conserver ce droit de regard. Pour se garantir une totale indépendance, le Saint-Siège souhaite que la France envisage de renoncer à ce privilège.

Le gouvernement ne semble pas très motivé pour entreprendre une réforme de ce "pilier de l’histoire" dont il ne perçoit pas les avantages dont pourrait bénéficier le Saint-Siège.

Et le discours de l’éxécutif semble être de minimiser la portée de cette disposition : pour Nicolas Sarkozy (dans son livre d’entretiens, commentaire),

(…) les seuls "éléments à charge susceptibles d’être retenus" contre une nomination "sont d’éventuelles prises de position publiques contraires à l’ordre public, au sens où l’entend la loi de 1905."

Pour Sarkozy, il n’y a eu depuis 1950 "que deux refus" : le cas d’un prêtre guadeloupéen indépendantiste de 1952 et celui, en 1968, d’un prêtre qui avait appelé à la grève des impôts.

Sarkozy oublie un autre cas, bien plus significatif : celui en 2000 de Mgr Patrick Le Gal, dont la nomination au diocèse aux Armées avait été retardée par le ministre de la Défense. Le tort du prélat ? Avoir critiqué l’hebdomadaire La Vie dans son journal diocésain en 1998, se méritant l’étiquette de conservateur.

Certes, l’éxécutif n’avait pas maintenu son refus, et la fonction d’évêque aux Armées est particulière. Mais combien de noms n’ont jamais été proposés par Rome, de peur d’une confrontation avec Paris ? Et combien de prêtres proposés pourraient être, demain, considérés comme ayant des "prises de position contraires à l’ordre public", au rythme où progressent les lois d’exception visant l’opposition à l’avortement et à l’homosexualité ?

Non, le droit de regard n’est pas qu’une simple formalité , un "gage de bonnes relations." Et la volonté du Saint-Siège de le réformer est lourde de sens.

Henri Védas

Recours allemand contre la Constitution

Le président allemand Horst Kohler n’apposera pas sa signature officialisant définitivement la ratification par Berlin de la Constitution européenne avant l’examen par la Cour constitutionnelle fédérale d’une plainte déposée par un député conservateur, a annoncé la présidence. La Cour constitutionnelle n’a pas précisé quand elle rendra son arrêt sur la question. Le Bundesrat, la chambre haute du Parlement allemand, a voté le 27 mai dernier à une écrasante majorité la ratification du traité constitutionnel européen, après le Bundestag, la chambre basse, le 12 mai. Le paraphe du président Kohler est nécessaire pour que le texte soit officiellement ratifié.

Le député Peter Gauweiler a introduit un recours contre le texte, estimant que le Parlement allemand n’avait pas le droit de substituer un autre "système constitutionnel" à la loi fondamentale allemande. Un problème de souveraineté en quelque sorte. Les politiques ont-ils la légitimité de décider de la souveraineté de leur pays pour les siècles à venir ?…

Michel Janva

Europe et Turquie: le débat revient ?

Dominique de Villepin a posé aux députés la question de l’élargissement futur de l’Union européenne : "en l’absence d’institutions adaptées pour faire fonctionner une Europe élargie, la question du lien entre élargissement et approfondissement est désormais posée. Il appartiendra aux Européens d’en tirer ensemble les leçons au cours des prochains mois". Il s’est gardé de prononcer le nom de la Turquie contrairement à Sarkozy qui, samedi, avait plaidé pour un arrêt des négociations d’adhésion. Villepin a estimé qu’il fallait "tenir compte" du "sentiment" exprimé dans les urnes. Mais il s’agit bien plus que d’un sentiment : les Français ne veulent pas de la Turquie dans l’Europe !

"Nous devons certainement ouvrir une réflexion avec nos partenaires sur les modalités des élargissements futurs", a-t-il souligné, alors que Chirac a, depuis le 29 mai, évité cette question. Il faudrait surtout ouvrir le débat sur l’opportunité et l’intérêt des élargissements en l’absence de définition historique, géographique et culturelle de l’Europe…

A l’unisson de M. de Villepin, l’ancien Premier ministre Edouard Balladur a estimé qu’il fallait "différer pour longtemps tout nouvel élargissement" de l’Union, en soulignant que "son extension a suscité déjà trop de craintes" et excluant l’entrée de la Turquie. De même, Anne-Marie Comparini a déclaré que l’Europe devait avoir "des frontières définies clairement et sûres".

Voilà qui tranche (enfin) avec la question budgétaire et le faux-problème de la poursuite de la ratification de la Constitution : au-delà des problèmes d’élargissement de l’UE et de la Turquie, c’est la question de l’identité de l’Europe qui est posée par nos députés. Et c’est le vrai débat.

Michel Janva

Le combat pour la culture de vie

Dans la soirée du lundi 6 juin 2005, le Pape Benoît XVI a inauguré dans la Basilique Saint-Jean-de-Latran les travaux du Congrès ecclésial du diocèse de Rome. A cette occasion, il a prononcé un discours dans lequel il a rappelé qu’"il est clair que nous devons non seulement chercher à surmonter le relativisme dans notre travail de formation des personnes, mais que nous sommes également appelés à nous opposer à sa domination destructrice dans la société et dans la culture. A côté de la parole de l’Eglise, le témoignage et l’engagement public des familles chrétiennes sont donc très importants, en particulier pour réaffirmer le caractère intangible de la vie humaine de sa conception jusqu’à son terme naturel, la valeur unique et irremplaçable de la famille fondée sur le mariage et la nécessité de mesures législatives et administratives qui soutiennent les familles dans leur tâche d’engendrer et d’éduquer les enfants, une tâche essentielle pour notre avenir commun".

Chacun a sa place dans l’annonce de l’Evangile de la vie.

Michel Janva

Sniper : les chants de haine impunis

Le tribunal correctionnel de Rouen a relaxé les membres du groupe de rap Sniper accusés d’avoir "incité le public à la violence envers la police ou les représentants de l’Etat" en interprétant au Zénith de Rouen, le 28 avril 2004, l’une de leurs chansons intitulée La France. Les quatre rappers comparaissaient après une plainte déposée en juillet 2004 par Villepin, alors ministre de l’Intérieur. Les magistrats auraient-ils préféré montrer leur désapprobation au nouveau gouvernement plutôt que de rendre la justice ?

Parmi les propos incriminés : "Pour mission : exterminer les ministres et les fachos. Frères, je lance un appel : On est là pour tout niquer, leur laisser des traces et des séquelles avant de crever". "Des rondes de flics toujours là pour nous pourrir la vie".

Le groupe a affirmé pour sa défense que "ce texte était simplement une image forte et rien d’autre pour exprimer un sentiment de haine et de révolte". Le substitut du procureur Véronique Berthiau-Jezequel avait requis la relaxe pour les quatre chanteurs, estimant que "la provocation avait été non suivie d’effet au crime ou au délit" (elle ne doit pas connaître le racisme anti-Blancs). Villepin s’en souviendra : s’il veut que sa plainte soit suivie d’effet, la prochaine fois, il assassinera un ministre avant de la déposer…

Vous pouvez donc chanter tranquillement et exprimer sans crainte votre haine de la France, des politiques et des Français : "La France est une garce et on s’est fait trahir / On nique la France sous une tendance de musique populaire / Les frères sont armés jusqu’aux dents, tous prêts à faire la guerre / Frère je lance un appel, on est là pour tous niquer / La France aux français, tant qu’j’y serai, ça sera impossible / Leur laisser des traces et des séquelles avant de crever. / Faut leur en faire baver v’la la seule chose qu’ils ont mérités / T’façon j’ai plus rien à perdre, j’aimerais les faire pendre / Mon seul souhait désormais est de nous voir les envahir." Quelle poésie.

Michel Janva

Compendium du catéchisme de l’Eglise catholique

"Le 28 juin, au cours d’une cérémonie liturgique présidée par Benoît XVI, sera présenté le Compendium du Catéchisme de l’Eglise catholique préparé par une Commission ad hoc, alors présidée par le Cardinal Ratzinger. Le Catéchisme avait été rendu public par Jean-Paul II le 7 décembre 1992 et déclaré texte de référence sûr et authentique".

Ensuite, en vue de mieux valoriser le Catéchisme et de le diffuser selon les voeux émis lors du Congrès catéchistique international de 2002, le Pape institua en 2003 une Commission spéciale sous l’autorité du Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dans le but d’élaborer un Compendium présentant de façon simplifiée et commode la Foi et la morale catholiques.

La diffusion du Compendium débutera le lendemain (le 29 juin), Solennité des Apôtres Pierre et Paul, diffuseurs exemplaires de l’Evangile. L’Eglise entière est invités à suivre leur élan missionnaire et à prier le Seigneur de pouvoir suivre la voie d’enseignement qui les à conduit à évangéliser le monde. Quarante ans après la clôture du Concile Vatican et au coeur de l’Année de l’Eucharistie, ce Compendium constitue un moyen de répondre à la faim de vérité de tant d’hommes." (VIS)

Michel Janva

Europe : rien ne va plus !

Jeudi et vendredi aura lieu le sommet européen des chefs d’Etat. Un sommet qui promet d’être houleux, consacrant la crise de l’Union, nos dirigeants et autres technocrates souhaitant rester aveugles et sourds aux injonctions pourtant claires des peuples.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé, mardi soir lors de l’émission France Europe Express sur France 3, à "une pause" dans le processus de ratification de la Constitution pour éviter une multiplication des rejets. Prié de dire s’il craignait des votes négatifs, Barroso a répondu : "Effectivement, il y a ce risque là." Néanmoins, contre les peuples, il a estimé que la Constitution n’était pas enterrée.

Le président en exercice de l’Union européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé mercredi que la question des réductions des aides agricoles figurera au programme des discussions. Malgré la vive opposition de la France, M. Juncker a averti qu’"aucun poste budgétaire (…) n’échappera aux réductions". Il devra y avoir des réductions" sur les aides agricoles.

Jacques Chirac et Tony Blair se sont séparés mardi sur un constat de désaccord sur les questions du rabais britannique et de la Politique agricole commune, qui bloquent les discussions sur le budget de l’UE pour 2007-2013. Le Premier ministre britannique a fait état d’un "désaccord aigu" sur ce point. Chirac a appelé Blair à "ne pas ajouter des difficultés financières" à la "crise politique" que connaît l’UE après les rejets Français et Néerlandais de la Constitution.

Sauver leur Constitution et regarder leurs sous, voilà tout ce qui les intéresse. Le cas Turc ne sera pas abordé, ni la levée de l’embargo sur les armes vers la Chine, ni les conséquences concrètes des non, ni la remise en question de l’euro, ni le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes…

Michel Janva

L’Europe et le gaélique : précisions

Suite à mon message Bruxelles rime avec Babel, certains lecteurs me font part de leurs remarques :
"Je n’apprécie pas votre comparaison avec les langues corses, bretonnes ou le verlan. (…) Le gaélique est la première langue nationale du pays et l’anglais n’est utilisé que parce que depuis l’occupation anglaise (pendant laquelle) le gaélique a été combattu, il n’est jamais redevenu prédominant dans le pays. Le breton et le corse ne sont eux que des langues régionales, et par conséquent n’ont pas la même valeur, et le verlan, n’est même pas une langue."
Loin de moi l’idée de critiquer le gaélique. Je souhaitais ainsi montrer que l’Europe se complexifie et se technocratise de plus en plus, se donne l’impression d’agir en gaspillant l’argent du contribuable… On crée des commissions, des sous-commissions, des bureaux d’étude, on recrute de plus en plus de fonctionnaires, de traducteurs, cela coûte de l’argent et… on a l’impression de travailler. Pendant ce temps, les malheurs des peuples croissent…
Autre réaction : "En France, la république a tué le breton, l’alsacien, le basque, le catalan, le flamand, le provençal, le corse et le niçois (langue sarde) par son imbécilité jacobine. La monarchie, elle, a su donner une large liberté tout en ayant une seule langue officielle, les provinces en ayant souvent deux pour le bien des provinciaux. En Autriche, il y avait plusieurs langues officielles au temps de l’Empire. Mais le monstre nommé Europe a d’autre vues en tête : plus il y aura de langues officielles, mieux on pourra faire passer la nécessité d’une langue unique, et, par la suite, nos forcenés de la pensée unique effaceront les autres langues comme étant le signe d’un replis identitaire. C’est ce qui s’est passé dans la France révolutionnaire et l’Europe est la fille de la Révolution… Les fonctionnaires de l’Europe cherchent à faire grossir le mamouth ; ont-ils vraiment le souci de la diversité linguistique ? On peut en douter. L’Europe est un monstre qu’il faudra toujours maintenir en vie par un acharnement thérapeutique très coûteux. (…) Donc, on crée des poste, on bouge, on remue pour donner l’impression de l’efficacité."
Merci aux lecteurs pour leurs remarques.

Nous voulons KTO

On nous communique :

"Alors que les évêques de France sont réunis du 12 au 15 juin en assemblée
plénière et travaillent sur la question de la laïcité et de la place de l’Eglise catholique en France 100 ans après la loi de 1905, la pétition pour que le CSA réexamine la candidature de Kto à la Télévision Numérique Terrestre compte déjà 13.000 signatures et le soutien de nombreuses personnalités à travers toute la France.

Cette mobilisation rapide n’est pas une simple expression d’humeur de
la part de la communauté catholique, elle est aussi favorisée par de nombreux
non-croyants. Yvon, l’un deux, écrit en signant : "Pour que la France
montre l’exemple d’une vraie laïcité, respectueuse de sa pluralité, voici
l’appel au CSA d’un agnostique curieux des opinions et visions de toutes les
confessions
."

La pétition s’inscrit dans le mouvement de fond qui se dessine aujourd’hui en
France, appelant pour la construction d’une société autour d’autres valeurs
que le matérialisme, l’économisme, le relativisme et l’individualisme dominants. Depuis 5 ans, Kto est l’une des seules chaînes de télévision invitant les téléspectateurs – avec confiance et talent – à regarder l’homme dans le monde dans ce qu’il a de plus beau, de plus vrai, de plus juste.

Que l’on soit croyant ou non, pratiquant ou non, la chaîne remplit de facto
une mission d’intérêt général qui dépasse les intérêts particuliers en demeurant ouverte à tous.

Alors que Kto ignore toujours les motivations du CSA, les milliers de signataires de NousvoulonsKto.com l’expriment simplement : les Français savent bien que Kto contribue de manière unique à la culture et au lien social, ils veulent Kto sur la TNT."

Michel Janva

France : l’euro en berne

Après l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Italie, c’est au tour de la France de critiquer l’euro : six Français sur dix (61%) disent regretter le franc, selon un sondage Ifop à paraître vendredi dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles. C’est plus que le non à la Constitution ! Ils ne sont que 39% aujourd’hui à ne pas regretter l’ancienne monnaie nationale.

Michel Janva

Constitution : le retour de Giscard

Très silencieux depuis sa défaite, Valéry Giscard d’Estaing, l’un des pères de la Constitution européenne, a rejeté sur Chirac la victoire du non au référendum, dans un entretien publié mercredi par l’International Herald Tribune.

"Le message des Français était : nous voulons des changements dans nos responsables politiques", assure VGE, sans citer expressément le nom du président de la République. "Ce n’était pas un vote sur la Constitution", ajoute VGE, jugeant que "c’est le point clé (de la consultation) qui n’a pas été vu par les dirigeants politiques, parce que les dirigeants politiques n’aiment pas reconnaître que le vote ait pu être contre eux". Ce que ne voit pas VGE, c’est que ce vote a aussi été contre lui…

L’ancien président de la République regrette que "la génération actuelle de dirigeants politiques ne mettent jamais la question de l’Europe en tête de leur agenda". Nous le déplorons également et Villepin n’a pas lié dans son programme les problèmes du chômage et de l’Europe…

VGE explique qu’il a téléphoné en mars au président Chirac pour lui conseiller de ne pas envoyer le texte complet de la Constitution aux électeurs : "Je lui ait dit ne le faites pas, ne le faites pas, ce n’est pas possible de comprendre le texte en entier". Quel aveu !

Michel Janva

Abbé Montarien

On nous communique :

La messe d’enterrement sera célébrée par monsieur l’abbé Christophe Dziech, le samedi 18 juin 2005 à 10h, en l’église Notre-Dame de l’Assomption (Chapelle Polonaise), 263 bis rue Saint-Honoré à Paris 1er. L’inhumation aura lieu après la messe, au cimetière des Batignolles, à Paris 17e.

Michel Janva

Ho Chi Minh à l’honneur à Montreuil

Le 19 mai, à l’occasion du 115ème anniversaire de la naissance du dictateur, un buste en cuivre de Ho Chi Minh de 50 cm a été installé sur un socle en granit de 1,5 m de haut dans… l’Espace Ho Chi Minh jouxtant le Musée de l’Histoire Vivante de Montreuil. La plaque rivée au socle porte cette inscription :

"Le Président Ho Chi Minh 1890-1969 – Héros de la libération nationale et éminent homme de culture du Vietnam."

Aux côtés du directeur du musée, l’ambassadeur du Vietnam en France et le député-maire de Montreuil, Jean-Pierre Brard, ont participé début juin à la cérémonie d’inauguration.

M. Brard y a déclaré que "Ho Chi Minh, Père de la nation vietnamienne, est aussi pour les peuples du monde entier et pour les Montreuillois en particulier l’une des figures emblématiques de la lutte anti-impérialiste et anti-coloniale que nous avons toujours soutenue."

Montreuil semble être maintenant devenu un sinistre lieu de pélerinage pour les dictateurs vietnamiens : en visite en France début juin, le Secrétaire général du Parti s’y est à son tout rendu.

Par son apologie de Ho Chi Minh, M. Brard montre que le communisme français n’a aucunement renoncé à ses procédés de désinformation et de déni de l’histoire. Pire encore, il glorifie, en terre française, un criminel de guerre. D’innombrables Français ont versé leur sang pour tenter de sauvegarder la liberté des Vietnamiens. Ils méritent autre chose que de voir leur mémoire salie par la glorification d’un assassin.

François Tievre

L’Université d’Eté de Renaissance Catholique

… aura lieu du 17 au 20 juillet prochains en région parisienne, sur le thème de "la Pensée Unique". Jean-Pierre Maugendre, président de l’association, en commente le programme dans Présent de demain :

"La Pensée unique impose sa loi d’airain dans une multitude de domaines dans lesquels la discussion des opinions devrait être libre avec comme seul critère d’appréciation la réalité des faits."

Parmi les nombreux conférenciers annoncés, Aymeric Chauprade traitera du géopolitiquement correct, Olivier Pichon du Pédagogiquement correct, Jean Sévillia de l’Historiquement correct et Michel De Jaeghere du Religieusement correct "au travers des commentaires médiatiques lors du décès de Jean-Paul II et de l’élection de Benoît XVI au souverain pontificat."

HV

Guy Montarien + RIP

Abbe L’abbé Guy Montarien, bien connu de générations de scouts et de fidèles parisiens, est retourné vers la maison du Père. Famille chrétienne lui avait consacré un hommage à l’occasion de ses 50 ans de sacerdoce l’an dernier.

HV

Journée calme

… sur le Salon : Michel Janva et Lahire, en particulier, ne pourront pas poster au cours de la journée, et prient le lecteur de les en excuser !

HV

L’avortement au Bac

Genethique.org revient, avec des détails, sur la scandaleuse affaire du sujet du bac demandant de défendre l’avortement. Le président de la Fondation Lejeune, Jean-Marie Le Méné, réagit :

"Les associations de parents d’élèves et les autorités morales du pays devraient demander des comptes au ministère. Ils réagiront peut-être. Le père de famille que je suis considère désormais qu’il peut y avoir de l’honneur à rater son bac. En posant un acte de résistance."

HV

Apprendre en s’amusant avec la télévision saoudienne

L’institut pro-israëlien MEMRI se fait une spécialité de traduire en anglais des extraits de programmes diffusés dans les médias arabes. Son but principal est de montrer les contradictions entre le discours édulcoré que tiennent les élites arabes quand elles s’adressent à l’Occident, et celui qu’elles tiennent, en arabe, dans leurs médias.

Clip_708Son site nous offre la traduction d’une désopilante mais inquiétante interview d’une historienne égyptienne (photo), diffusée sur la chaîne saoudienne Iqra TV :

Invitée : "La décision d’imposer une seule religion au monde entier a été prise au Concile Vatican II en 1965."

Journaliste : "Hein ?"

Inv.: "Oui. Il y a bien longtemps."

Journ.: "Ils ont décidé de christianiser le monde ?"

Inv.: "Oui. (…) Jean-Paul II a préparé un plan sur cinq ans, à la veille du troisième millénaire, (pour) christianiser le monde. Son discours en 1995 prévoyait qu’en 2000, le monde entier aurait été christianisé. Comme le plan n’a pas été réalisé, le Conseil Mondial des Eglises a confié cette mission aux Etats-Unis en janvier 2001, puisque les Etats-Unis disposent d’une puissance militaire sans rivale. Ils ont nommé la décennie 2001-2010 "l’âge d’éradication du mal" – le "mal" faisant référence à l’Islam et aux musulmans.

(…) La guerre croisée se poursuit. Les tribunaux de l’Inquisition existent encore de nos jours. Comme je vous l’ai dit, le pape qui a été nommé il y a quelques jours a été à la tête du Tribunal de l’Inquisition, maintenant appelé la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

"Quand en janvier 2001 le Conseil Mondial des Eglises a délégué cette mission aux Etats-Unis, qu’on fait les Etats-Unis ? Ils ont fabriqué la mise en scène de… c’était le 9 ou le 11 septembre ?"

Journ.: "Le 11. S’il vous plaît, expliquez-moi cela."

Et on devine la suite…

HV

Via le Wall Street Journal

Les remerciements de Mgr Jacquin

Mgr Jacquin, victime de l’agression d’Act-Up, a passé une annonce, dans le "carnet du jour" du Figaro d’aujourd’hui, pour remercier ceux qui, par "centaines", lui ont adressé des messages d’encouragements ces derniers jours, que ce soit par e-mail, par courrier ou par téléphone. Comme des lecteurs du Salon sont sans doute du nombre, nous transmettons !

Quant à la pétition que nous avions annoncée, elle visait 10.000 signatures en une semaine. Elle les a atteintes au bout de 3 jours !

Henri Védas

Bruxelles rime avec Babel…

L’Union européenne a accordé au gaélique le statut de langue officielle, ce qui va faire de cette langue celte peu parlée la 21e langue officielle de l’Union. "C’est un véritable coup de fouet pour la langue irlandaise", a estimé (en anglais) le ministre irlandais des Affaires étrangères Dermot Ahern dans un entretien téléphonique depuis Luxembourg où étaient réunis lundi les chefs des diplomaties des Vingt-Cinq. Il a estimé que 30 nouveaux emplois seraient créés dans l’administration bruxelloise pour les locuteurs gaéliques, pour un coût annuel de 3,5 millions d’euros. A quand le breton, le corse, le basque et le verlan ?

C’est à partir du 1er janvier 2007 que les représentants irlandais pourront parler gaélique dans les instances de l’Union plutôt que l’anglais. Il a précisé que la législation de l’Union serait traduite en gaélique et que des interprètes pourraient être présents lors des sommets européens si la délégation irlandaise le souhaitait. Le gaélique n’est plus parlé que dans l’ouest de la République d’Irlande. Désormais, il sera parlé à Bruxelles…

MJ

Michel Aoun, leader de l’opposition

L’ancien Premier ministre maronite Michel Aoun s’est imposé sur la scène politique libanaise en remportant dimanche 15 des 16 sièges en jeu dans la région chrétienne au nord-est de Beyrouth. Le vote de dimanche, qui se déroulait dans la montagne du centre et dans la plaine de la Békaa, à l’est, constituait la troisième des quatre phases des élections législatives. Ces deux premières phases avaient été marqués par les triomphes de la liste sunnite de Saad Hariri (19 sièges), fils de l’ex-Premier ministre assassiné Rafic Hariri, et de l’alliance des milices chiites du Hezbollah et d’Amal (23 sièges).

Le scrutin de dimanche concernait sept circonscriptions et près de la moitié des sièges de la future Chambre des députés, à savoir 58 sièges sur 128. La dernière phase des législatives se déroule dimanche prochain dans le nord du pays, qui choisira 28 autres députés. Selon la loi électorale en vigueur, le reliquat des sièges sera réparti entre chrétiens (63 sièges) et musulmans (64).

Dans la circonscription de Baabda-Aley, l’une des plus cosmopolites du Liban où onze sièges étaient en jeu, les candidats d’Aoun ne se sont inclinés que de peu devant ceux présentés par le notable druze Walid Djoumblatt. En revanche, les protégés de Djoumblatt ont remporté les huit sièges à pourvoir dans son bastion du massif du Chouf, tandis que le Hezbollah chiite et ses alliés en remportaient dix dans la circonscription de Baalbek-Hermel, dans la Békaa, portant leur représentation à 35 sièges sur 128. Le ministre de l’Intérieur Hassan al-Sabei a annoncé que Michel Aoun et ses alliés ont obtenu dimanche un total de 21 sièges sur 58. C’est donc Aoun le grand vainqueur des élections de dimanche.

L’opposition anti-syrienne escomptait dominer la nouvelle Chambre des députés et conforter l’émancipation du pays de la pesante tutelle syrienne des dernières décennies en obtenant le départ du président maronite pro-syrien Emile Lahoud. Mais Aoun, symbole de la rébellion armée contre la Syrie à la fin de la guerre civile, conteste la pertinence du pressing de l’opposition pour obtenir le départ du chef de l’Etat, dont la reconduction à la présidence avait été imposée l’an dernier par Damas. L’ancien général estime que, le départ syrien acquis, le problème du Liban est de se débarrasser d’une classe politique corrompue et clanique, focalisée sur sa propre perpétuation.

Les partisans de ce militaire de formation de 70 ans, issu d’une famille de la classe moyenne de la banlieue de Beyrouth, le créditent d’une intégrité qu’ils ne prêtent pas aux hommes politiques qui ont su s’accommoder des 15 dernières années de protectorat syrien. "Que signifie l’unité de l’opposition? Ce n’est que du vide. Elle n’a pas de programme. Lorsque nous en avons présenté un, elle n’a pas voulu en discuter. C’est un pays qui doit être bâti sur des fondations saines, à commencer par la lutte contre la corruption au sein de l’Etat. Mais cela nous a valu l’hostilité de tous", a observé Aoun lundi lors d’une conférence de presse.

Michel Janva

Référendum italien (fin)

La participation italienne au référendum de ce week-end atteint péniblement les… 22%, contre les 50% plus une voix attendus ! Un signal fort pour les autorités ecclésiastique du monde entier qui doivent prendre conscience de leur véritable influence une fois le message énoncé clairement. L’Eglise, Benoît XVI en tête, avait appelé à plusieurs reprises à l’"abstention active" des chrétiens d’Italie. Intéressant aussi ce système de chorum obligatoire à la validation de tout scrutin populaire, une façon intelligente de donner une voix au ras-le-bol de la population.

C’est une victoire pour la vie, une victoire pour l’homme. Dans le jeu des dominos, il est probable que les partisans de l’abstention et du non demandent un référendum pour remettre en cause l’avortement. Orate.

Michel Janva

Bilan de la Life Parade

Découvrez les photos de la Life Parade. Et aussi l’interview du président : Emile Duport.

MJ