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Décès du coordinateur des veillées pour la vie, RIP

Message du Vice président des veillées pour la vie

Chers amis,

C’est le cœur lourd et triste que nous vous écrivons aujourd’hui. Éric Angier de Lohéac, fondateur et président des veillées pour la Vie, a remis son âme à Dieu dans la soirée du 17 au 18 mai, jour de la saint Éric, après avoir reçu les derniers sacrements, à l’âge de 37 ans. Très discret sur la rechute de son cancer à l’automne dernier, il n’a cessé de porter les veillées pour la Vie dans son cœur et dans son apostolat. Avec émotion, il rappelait la phrase d’Anne-Dauphine Julliand :

« Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu’on ne peut plus ajouter de jours à la vie. ».

Convaincu de la nécessité de prier, de ne jamais séparer foi et charité, il a fondé l’association des veillées pour la Vie en 2010 après l’appel du Pape à prier pour la vie naissante. Petit à petit, cette prière s’est étendue à la défense de la vie, de sa conception jusqu’à sa fin naturelle. Malgré les tempêtes et les doutes, Éric, en bon marin est « resté à bord » de l’association jusqu’au bout, priant sans relâche, téléphonant, écrivant. Il puisait sa force dans l’Amour de Jésus-Eucharistie, communiant et adorant aussi souvent qu’il le pouvait, mais aussi dans le chapelet quotidien. Rendons grâce pour sa vie donnée.

La messe aura lieu vendredi à 10h à Carnac, nous vous invitons à nous rejoindre si vous le pouvez ou à vous unir à cette eucharistie dans la prière.

Le plus bel hommage que nous pouvons lui rendre aujourd’hui est sans nul doute de poursuivre son œuvre, c’est-à-dire de continuer à prier pour la vie, dans la communion des saints, avec ceux qui nous ont précédés dans le combat.

En union de prière

Deo gratias

Notre situation est l’occasion de retrouver l’actualité intempestive de la chevalerie

De Thibaud Collin dans l’Appel de Chartres :

La lassitude est mauvaise conseillère. Et pourtant Dieu sait si elle a des occasions de nous saisir au regard de la situation de notre civilisation ! Situation religieuse, situation politique, pour ne pas parler de culture ni d’économie. La lassitude est mauvaise conseillère car elle ronge notre espérance qui est source de notre engagement envers le bien. C’est parce que l’on espère obtenir ou réaliser un bien à venir que l’on se détermine et que ce bien advient. La lassitude est le vice des âmes fatiguées et habituées. Cette fatigue sanctionne un engagement « à la force du poignet », sûr de lui-même et refusant de se recevoir d’une Source plus profonde et plus haute.

Dieu donne l’homme à lui-même pour qu’il se prenne en charge à travers l’épaisseur des médiations humaines (famille, métier, patrie, etc.). Mais cette liberté, don précieux et redoutable d’un Dieu magnanime, ne peut déployer toute sa mesure que si elle ne cesse de puiser la force de son élan dans la nature humaine et dans la grâce divine. L’homme qui se croit absolument autonome oscille entre exaltation et dégoût de soi. Cette grandeur qu’il cherche, souvent ardemment, il prétend la produire alors qu’il s’agit en réalité de coopérer à plus grand que lui. Notre situation religieuse et politique peut expliquer notre lassitude mais elle ne peut la justifier. La lassitude est à voir comme un signe à interpréter, un appel à changer notre regard sur notre engagement.

Car notre situation exige plus que jamais notre esprit de service et non pas un esprit de résignation et d’ennui. Notre situation est l’occasion de retrouver l’actualité intempestive de la chevalerie.
Dans un petit livre plein de saveur, Une autre chevalerie naîtra (NEL, 1949), Jean-Louis Lagor (Jean Madiran) vient recevoir ce trésor de notre civilisation chrétienne. La bonne nouvelle est que ce trésor est encore disponible. Il n’est pas réservé à l’histoire médiévale.

« Le Chevalier, écrit Lagor, était, tout simplement, un chrétien accomplissant en chrétien sa tâche quotidienne où Dieu l’avait placé. C’était une tâche militaire, parce que les tâches militaires avaient une primauté d’urgence, parce que la barbarie à vaincre était d’abord militaire. »

Aujourd’hui, la barbarie a pour nom le consumérisme, le nihilisme, sans parler bien sûr du djihadisme, bref elle est le fruit conjoint de nos renoncements intérieurs et d’ennemis forts de nos faiblesses. Le chevalier est le chrétien qui n’a pas fui le monde chaotique dans lequel la violence régnait mais qui l’a affrontée. « La Chevalerie médiévale fut une force mesurée par une vie intérieure », dit excellement Lagor. La force est nécessaire pour lutter contre le mal. La force est en elle-même un bien en tant qu’elle est l’expression de l’activité d’un être mais elle a besoin d’être finalisée par le bien de cet être. Face à la force anarchique qu’est toujours la barbarie, le chrétien se doit d’engager sa force ; celle-ci est de nature physique, morale, intellectuelle et spirituelle. La mobilisation de ses différentes forces se nomme la vertu. Le chevalier est ce chrétien qui pratique les différentes vertus par lesquelles son humanité se bonifie. Il est fidèle et loyal au Christ serviteur. Il ne se regarde pas agir, il ne prend pas la pose. La chevalerie n’est pas une posture esthétique. C’est un esprit d’ascèse et de prière par lequel la puissance et l’humilité s’embrassent au service de la cité et de la civilisation chrétienne. Dans un monde déstructuré où les autorités temporelles étaient en crise, les chevaliers ont été une des modalités de cette suppléance que l’Eglise a exercée.

Dans la vie de saint Géraud d’Aurillac, écrite par l’abbé de Cluny saint Odon aux environs de l’an 930, est montrée en exemple la vie d’un laïc, de condition noble, qui consacre sa vie à protéger les pauvres et l’Eglise. Voilà le cœur de la chevalerie : mettre la force des armes au service de la protection des plus faibles, de ceux qui subissent le mal qu’est la pauvreté, d’abord matérielle bien sûr, mais aussi de la pauvreté morale, intellectuelle et spirituelle. Qui peut nier que cette mission est d’actualité ?

Derrière la concélébration, de grandes confusions

7e article de Claves, consacré à la communion sacramentelle :

1- Qu’est ce que la communion dans les sacrements ?

Dire que l’on est en communion « sacramentelle », c’est affirmer tout d’abord que l’on reconnaît les sept sacrements institués par Notre Seigneur (à la différence, par exemple, des protestants). La reconnaissance des sept sacrements nous indique que l’on est bien dans l’Église catholique (pourvu que l’on soit aussi dans la communion de foi et de hiérarchie).

Mais il faut aller plus loin. Les sacrements ne sont pas qu’un « indicateur » de la vraie Église : ils en sont le ciment, les pierres et les colonnes ; les sacrements constituent l’Église elle-même, selon la belle expression de saint Thomas :

« L’Église est constituée par la foi et les sacrements de la foi […]. C’est par les sacrements qui coulèrent du côté du Christ, pendant sur la croix, que l’Église du Christ a été construite[1]. »

A ce titre, deux sacrements occupent une place centrale : le baptême, qui insère le chrétien dans la communion visible de l’Église ; et l’eucharistie[2], sacrement de l’unité par excellence : « [le Christ] a institué dans son Église l’admirable sacrement de l’Eucharistie qui signifie et réalise l’unité de l’Église[3]. »

2 – L’Eucharistie signifie et réalise la communion de l’Église

Ce thème est bien connu, cependant il est sujet de multiples confusions. Exprimons-le de la manière la plus simple possible : ce n’est pas, primordialement, le fait de célébrer l’eucharistie ensemble, matériellement, qui signifie et réalise l’unité de l’Église ; ce n’est pas non plus le fait de célébrer de la même manière ; c’est le fait de célébrer la même eucharistie. Et ce « même », répétons-nous, ce n’est pas à l’homme d’en assurer matériellement l’identité ou la permanence : ce « même » est inscrit dans le mystère de l’Eucharistie par institution divine, puisqu’à chaque messe célébrée, partout sur la Terre, il s’agit : 1) du même et unique sacrifice du Christ que les chrétiens offrent en tout temps et en tous lieux ; 2) du même et unique Corps du Christ que les chrétiens reçoivent en tout temps et en tous lieux. Nous retrouvons ici, au niveau sacramentel, ce que nous disions de la communion spirituelle : elle est une communion de chaque chrétien avec le Christ, et donc, par rejaillissement, une communion des chrétiens entre eux. A la messe, le principe qui unit, c’est Jésus présent, offert et reçu dans l’Eucharistie : parce qu’il est le même, dans chaque messe célébrée depuis le Jeudi Saint.

Il nous semble très important d’insister sur ce point. Le sacrement de l’Eucharistie signifie et réalise l’unité de l’Église non pas en raison d’un effort humain ou d’une initiative humaine consistant à « faire ensemble », mais en raison de la nature même de ce sacrement. Un prêtre catholique qui célèbre la messe seul chez lui signifie et réalise l’unité de l’Église au même titre, essentiel, qu’un évêque concélébrant dans sa cathédrale pleine. Le nier, ce serait mettre en doute l’économie propre au mystère eucharistique :

Toute célébration valide de l’Eucharistie exprime cette communion universelle avec Pierre et avec l’Église tout entière, ou bien la réclame objectivement, comme dans le cas des Église chrétiennes séparées de Rome[4].

3 – Signe essentiel et signes secondaires

Attention ! il existe d’autres signes liturgiques, des signes secondaires, d’institution humaine, très vénérables, qui permettent d’appuyer, d’insister sur cette unité de l’Eglise réalisée par l’Eucharistie. On peut songer au rite de la paix du Christ, par exemple[5], ou à l’antique rite du fermentum dans la liturgie papale[6]. Ces rites disent quelque chose, sans doute : c’est d’ailleurs leur unique but : « dire » un peu mieux, pour nous pauvres hommes, ce que l’Eucharistie, signe par excellence, « dit déjà », signifie et réalise. La concélébration est un signe de ce type là : un signe secondaire.

Il nous semble donc très important de distinguer entre les « signes essentiels » de la communion dans l’Église (la communion eucharistique et l’offrande du même sacrifice pour la communion sacramentelle ; la profession de foi ; la communion hiérarchique), dont l’absence signifie une rupture de communion ; et ces signes secondaires comme le fermentum autrefois ou la concélébration aujourd’hui, ajouts de l’Église, légitimes dans la mesure où ils ne masquent pas le signe essentiel qu’est l’eucharistie. Et c’est là, justement, qu’est le véritable problème, l’impasse liturgique : lorsqu’un signe secondaire prend tellement d’importance qu’il en vient à masquer la puissance unificatrice du signe essentiel.

Prenons deux exemples. Certes, le rassemblement matériel de nombreux fidèles autour de l’eucharistie, à la messe, peut être un signe éloquent de la communion de l’Église ; mais il semble que parfois, il soit devenu un signe essentiel, au point que, en l’absence matérielle de fidèles, certains prêtres aujourd’hui décident de ne pas célébrer la messe, oubliant qu’en consacrant le Corps du Christ, ils réalisent de fait l’unité de l’Eglise, en présence ou non des fidèles : le signe accidentel a pris le pas sur le signe essentiel.

L’autre exemple est celui de la concélébration. Ce signe est en soi, une « manifestation heureuse de l’unité du sacerdoce[7] », mais c’est un signe secondaire : il ne réalise pas la communion, mais la manifeste uniquement, comme un signe « supplémentaire ». La preuve en est que le code de droit canon interdit la concélébration avec ceux qui ne sont pas déjà en pleine communion dans l’Église[8].

C’est d’ailleurs pour cela que, dans le droit de l’Eglise, la concélébration est une possibilité : jamais une obligation. Ainsi, si un prêtre, usant du droit que lui confère l’Église de ne pas concélébrer[9] pour des raisons qui lui sont propres, des raisons prudentielles[10], décide de ne pas concélébrer tout en manifestant sa communion avec l’Église à travers les signes objectifs essentiels que nous avons rappelés depuis le début de cet article, comment peut-on affirmer que « ce refus semble exprimer un refus de communion ecclésiale[11] ?

Certains diront que ce refus de concélébration équivaut à un refus de la réforme liturgique et donc à un refus de communion hiérarchique ; mais l’argument ne tient pas, d’abord parce qu’il y a de nombreux motifs pour lesquels certains prêtres, même célébrant habituellement dans la forme ordinaire, ne souhaitent pas concélébrer ; ensuite, parce que – comme nous essayerons de l’expliquer dans un autre travail – les réserves qui sont les nôtres par rapport à la liturgie réformée, et qui nous poussent en prudence à ne pas la célébrer tout en la reconnaissant valide et sanctifiante, et tout en reconnaissant l’autorité du Concile Vatican II, ne constituent pas un refus de communion avec l’Église : nous ne célébrons pas de la même manière, c’est vrai, et suivant le même missel, mais nous célébrons la même messe (unité sacramentelle), une messe de l’Église, qui plus est avec l’autorisation de la hiérarchie et dans la communion de la foi avec l’Église. Pour qui a bien compris que la communion ecclésiale n’était pas un « vague sentiment« , basé sur un « faire ensemble » ou sur un « être d’accord sur tout« , il n’y a là aucune difficulté en ce qui concerne la communion. [12]. Et puisqu’on nous presse de prouver ce qui est pourtant une réalité déjà vécue, il est parfois d’usage, pour les prêtres de la FSSP, de communier à la messe chrismale des mains de l’évêque, quand celui-ci le veut bien[13] : signe en soi non nécessaire – car ces prêtres sont déjà en communion avec leur évêque -, mais librement posé, pour manifester à ceux qui en douteraient encore, de manière indubitable, que ces prêtres reconnaissent la validité du Novus ordo Missae et la communion hiérarchique.

4 – Un glissement dangereux

Imperceptiblement ou volontairement, un glissement s’est produit : le signe « heureux » est devenu signe nécessaire, au point que celui qui refuse de le poser est considéré comme se séparant de la communion de l’Église. Mais qui décide des signes de communion nécessaires dans l’Église ? Est-ce Jésus, ou bien ses ministres ? Le concile Vatican II se serait-il trompé lorsqu’il affirme que « participant réellement au Corps du Seigneur dans la fraction du pain eucharistique, nous sommes élevés à la communion avec lui et entre nous[14] » ? Le signe eucharistique qui réside dans le fait de tous communier au même vrai Corps de Jésus et de tous offrir le même sacrifice quel que soit le lieu, la langue, le riteest-il si faible, si peu « heureux » qu’il faille le suppléer, le combler, le soutenir par d’autres signes sans lesquels la communion n’est pas suffisamment manifestée ? Il y aurait là de quoi justifier à lui seul le refus de la concélébration, dans l’attente d’autres raisons : nous réclamons que l’on reconnaisse au fait de célébrer validement la messe, pour un prêtre catholique uni à Rome, qu’il est un signe suffisant de communion ecclésiale, parce que c’est précisément cela, le mystère de la messeC’est le même Christ, consacré dans toutes les hosties de toutes les messes valides du monde entier : voilà la cause de l’unité que confère la célébration de l’Eucharistie.

Tel est l’enseignement de saint Paul :

La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion (koinonia, à nouveau !) au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion (koinonia) au corps de Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous à un même pain[15] ».

Tel est également l’enseignement de saint Thomas, pour lequel l’unité ecclésiale est la « res tantum » du sacrement de l’Eucharistie. Remarquons au passage que la fonction unificatrice de l’Eucharistie est tout à fait présente dans la théologie scolastique dite « tridentine » ; si elle est une redécouverte pour certains au XXe siècle, c’est qu’ils ont oublié saint Thomas :

Ce sacrement a une deuxième signification à l’égard de la réalité présente, qui est l’unité ecclésiale à laquelle les hommes s’agrègent par ce sacrement ; et à ce titre on l’appelle communion ou synaxe ; en effet, selon saint Jean Damascène, “on le nomme ainsi parce que c’est lui qui nous unit au Christ, nous fait participer à sa chair et à sa divinité, et c’est lui qui nous relie, nous met en communication les uns avec les autres”[16].

Tel est l’enseignement de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi : significatif en ce qu’il rapproche la communion sacramentelle eucharistique de la communion hiérarchique, et rappelle que liturgiquement, toute célébration valide de la messe d’un prêtre catholique exprime de soi la communion avec son évêque :

L’Épiscopat est un comme l’Eucharistie est une : l’unique Sacrifice de l’unique Christ mort et ressuscité. La liturgie exprime de diverses manières cette réalité, en manifestant par exemple que toute célébration de l’Eucharistie est faite en union non seulement avec l’Évêque, mais aussi avec le Pape, avec l’ordre épiscopal, avec tout le clergé et le peuple tout entier. Toute célébration valide de l’Eucharistie exprime cette communion universelle avec Pierre et avec l’Église tout entière […][17].

Ce dernier texte s’appuie avec bonheur sur la dimension sacrificielle de la messe, dimension si souvent oubliée, et complète heureusement nos réflexions. La messe est le renouvellement, la réactualisation du sacrifice du Christ sur les autels du monde entier. À la messe c’est substantiellement le même sacrifice qui est réalisé, actualisé, par le Christ prêtre principal, en tous lieux et tous temps, et offert par les chrétiens du monde entier : voilà bien une source intarissable d’unité et de communion ecclésiale, enseignée par les plus grands docteurs de l’Église, comme par exemple saint Augustin :

Tel est le sacrifice des chrétiens : à plusieurs, n’être qu’un seul corps dans le Christ. Et ce sacrifice, l’Église ne cesse de le reproduire dans le Sacrement de l’autel bien connu des fidèles, où il lui est montré que dans ce qu’elle offre, elle est elle-même offerte[18].

Ainsi, lorsque le concile Vatican II parle de « l’unité de culte » dans l’Église, ou de « célébration commune », il serait terriblement réducteur de le penser en termes matériels (même culte ou même rite partout), ou bien en termes géographiques. L’Eucharistie est l’acte suprême de l’unique culte agréable à Dieu et, à travers toutes les messes du monde entier, diverses et multipliées numériquement, il n’y a qu’un seul grand-prêtre, qu’un seul acte du sacrifice sur la Croix rendu présent partout, qui polarise toute la louange des créatures et autour duquel tous les fidèles se rassemblent, en tous lieux, pour ne former qu’une seule Église, qu’un seul peuple, qu’une seule offrande. Le sacrifice en sa totalité constitue l’Église unie par son culte.  Quand j’assiste à la messe dans mon petit village, quand je célèbre ma messe privée sur un autel latéral d’abbaye, je suis réellement, véritablement en communion sacramentelle avec toute l’Église : et le signe de cette communion, c’est l’hostie (victime en grec) que je tiens entre les mains, que je reçois dans mon cœur, et avec laquelle je m’offre et j’offre le sacrifice.

George W. Bush dénonce l’invasion de… l’Irak

Lors d’un discours à Dallas (Texas), mercredi 18 mai, George W. Bush a commis un lapsus en évoquant la guerre en Ukraine. L’ancien président américain a dénoncé

 “la décision d’un homme de lancer une invasion totalement injustifiée et brutale de l’Irak”.

Avant de faire une grimace et de se corriger : “Je veux dire, de l’Ukraine.”

Etats-Unis : le parti démocrate est « le parti de la division et de la haine »

Elon Musk accuse le parti démocrate d’être devenu « le parti de la division et de la haine » et affirme qu’il va « voter républicain » aux élections de mi-mandat en novembre prochain.

Elon Musk a fait ce commentaire dans un tweet publié mercredi 18 mai, déclarant qu’il a voté pour les démocrates dans le passé.

« J’ai voté démocrate, parce qu’ils étaient (principalement) le parti de la gentillesse ». « Mais ils sont devenus le parti de la division et de la haine, donc je ne peux plus les soutenir et je voterai républicain ».

La prise de position d’Elon Musk survient après la suspension de l’opération de rachat de Twitter, qu’il avait engagée il y a quelques semaines.

La lutte des classes a changé de costume : le « marxisme économique» a muté en un «marxisme culturel», le marxisme est devenu wokisme

Sur son site, le père Joël Guibert publie une réflexion sur le wokisme. En voici un extrait :

Nous savons tous que la « lutte des classes » est le principe idéologique sur lequel reposait le marxisme bolchévisme de l’union soviétique. Mais beaucoup pensent à tort que cette fameuse lutte des classes appartiendrait à un passé définitivement révolu, les démocraties libérales actuelles s’étant définitivement débarrassées de ces vieilles lunes. Rien n’est moins sûr comme nous voudrions le montrer. La lutte des classes a seulement changé de costume : le « marxisme économique» de l’Union soviétique a muté en un «marxisme culturel»au sein des démocraties libérales, le marxisme est devenu wokisme. La grille de lecture idéologique demeure la même, le wokisme empruntant les costumes de l’indignation face aux injustices, la lutte contre les discriminations, l’égalitarisme, en somme une « hyper-morale » à la sauce libérale-libertaire.

Pourquoi prévenir de cette menace de l’idéologie woke ? Tout simplement parce que la Mère de Dieu l’a fait… nous voudrions seulement relayer les mises en garde de ce divin « lanceur d’alerte » qu’est la très sainte Vierge-Marie. Nous nous appuierons pour cela sur deux apparitions majeures qui ont eu lieu au cours du XX° siècle : Fatima au Portugal (1917) et Kibého au Rwanda (1981), toutes deux reconnues officiellement. Après avoir écouté ces avertissements célestes, nous tenterons de pénétrer dans les arcanes du wokisme afin d’en montrer les ressorts secrets et débusquer les subtils et graves dangers. Au terme de notre parcours nous proposerons quelques réflexions pour les catholiques qui ne veulent pas se laisser laminer par ce tsunami dont la vague intimidante s’amplifie de jour en jour comme on le constate dans l’actualité.

Extrait de la conclusion :

Notre capacité à souffrir au nom du Christ et de notre foi se teste dès maintenant. En terre démocratique, nous ne sommes pas encore confrontés au martyre du sang, mais à un martyre apparemment plus gentil : le martyre du ridicule, de l’ostracisation, du mépris du monde, « le martyre médiatique », a pu dire un cardinal français lors d’une visite ad limina à Rome il y a quelques années. Aujourd’hui, un catholique qui ne voit pas clairement les subtiles dérives totalitaires des démocraties libérales-libertaires, c’est le signe qu’il est déjà croqué par cet « ami qui lui veut du bien », qu’il est déjà « vendu » au monde. Si nous n’avons pas encore été taxé de rétrograde, d’intolérant ou considéré comme un « sauvage » comme dans le roman d’Aldous Huxley, interrogeons-nous, il est très vraisemblable que les arrêtes de notre foi se soient dangereusement émoussées.

Patientons, peut-être plus tôt qu’on l’imagine, lorsque l’homme moderne commencera à être fatigué des mensonges de la modernité, la parole de l’Église lui apparaîtra soudainement très moderne : « Le caractère inactuel de l’Église qui cause d’une part ses faiblesses – elle est refoulée à l’écart – peut être aussi sa force. Sans doute les hommes peuvent-ils sentir qu’il est nécessaire de s’opposer à l’idéologie banale dominant le monde, et que l’Église peut précisément être moderne en étant antimoderne, en s’opposant à l’opinion commune. À l’Église incombe un rôle de contradiction prophétique », suggérait le Cardinal Ratzinger il y a plusieurs années.

A la découverte des fêtes johanniques à Orléans

20 ans après avoir elle-même incarné Jeanne d’Arc, Charlotte d’Ornellas nous emmène à Orléans à la découverte des fêtes johanniques. Fait exceptionnel cette année, la jeune fille figurant Jeanne d’Arc lors de ces célébrations centenaires n’est autre que Clothilde Forgeot d’Arc, descendante du frère de la pucelle d’Orléans. Une plongée, le temps d’un week-end, dans l’histoire glorieuse d’une jeune bergère qui mena les Français vers la victoire lors de la Guerre de Cent ans. Une mémoire toujours présente dans le cœur des Orléanais qui rendent hommage à son sacrifice chaque année.

La variole est homophobe

A l’occasion de la journée mondiale pour la promotion des rapports contre-natures, les institutions et autres entreprises rivalisent de drapeaux arc-en-ciel et de chartes LGBT. Mais l’Organisation mondiale de la santé s’inquiète concernant les cas de variole du singe détectés depuis début mai, notamment dans la communauté homosexuelle.

Après le Royaume-Uni, l’Espagne et le Portugal ont annoncé ce mercredi à leur tour avoir recensé plus d’une quarantaine de cas suspects ou confirmés de variole du singe, une maladie rare en Europe. 23 cas suspects de cette maladie virale (“monkeypox”), endémique en Afrique de l’Ouest, ont été recensés dans la région de Madrid. Il s’agit d’une maladie peu fréquente, qui se manifeste généralement par de fièvre, douleurs musculaires, ganglions lymphatiques enflés et éruption cutanée sur les mains et le visage, comme une varicelle.

“Généralement, la transmission se produit par voie respiratoire, mais ces 23 cas supposés d’infection laissent penser que la transmission a eu lieu par les muqueuses pendant les relations sexuelles”. “Ces cas, pour la majorité des jeunes, tous de sexe masculin, présentaient des lésions ulcéreuses”.

Depuis le 6 mai, sept cas ont été identifiés au Royaume-Uni, dont quatre cas chez des personnes s’identifiant comme “homosexuelles, bisexuelles ou des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes”.

Mais que fait SOS Homophobie ?

Du 20 mai au 20 juin : Collecte pour la mère et l’enfant

Communiqué des AFC :

Les Associations Familiales Catholiques se mobilisent du 20 mai au 20 juin 2022, pour soutenir des familles fragilisées grâce à la Collecte pour la mère et l’enfant.

Il peut s’agir de futures mères en difficultés ou de familles ayant un enfant autiste, handicapé ou souffrant de maladie grave.

Cet appel public à la générosité est organisé sous l’égide de l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), des Unions Départementales des Associations Familiales (UDAF) et du Ministère des Solidarités et de la Santé.

Les sommes recueillies sont entièrement versées à des associations agissant sur le terrain en faveur des familles, des futures mères et des enfants. Certaines de ces associations ne reçoivent aucune subvention et ne vivent que par la générosité des bienfaiteurs. La Collecte pour la mère et l’enfant constitue pour elles une ressource importante.

Cette année encore, la collecte se fera uniquement en ligne du 20 mai au 20 juin sur la plate-forme HelloAsso.

Toutes les associations bénéficiaires sont regroupées sur cette plate-forme, offrant ainsi une grande liberté aux donateurs, puisqu’elle leur permet de sélectionner l’option ” à toutes les associations bénéficiaires (sans préférence) “, correspondant à la liste des vingt associations bénéficiaires validées par le Ministère (1) ou de choisir dans cette liste, l’association qui sera attributaire de leur don.

Des tracts seront distribués sur la voie publique le samedi 28 mai et le dimanche 29 mai, jour de la Fête des mères, pour inciter à faire un don en ligne. Ce dispositif sera ouvert jusqu’au 20 juin 2022.

Les AFC de toute la France se mobilisent pour quêter et faire connaitre la collecte digitale à leurs adhérents et à leurs amis.

Des mails  seront adressés, des affiches seront déposées chez les commerçants et des annonces seront faites aux sorties des messes pour sensibiliser un large public.

Pour faire un don : https://www.helloasso.com/associations/union-nationale-des-associations-familiales

Le Parlement européen refuse un débat sur la persécution des chrétiens

Le député RN au Parlement européen Jean-Paul Garraud est intervenu pour demander un débat sur la christianophobie et notamment le cas de la jeune étudiante nigériane lapidée et brûlée par des islamistes

Les députés votent contre :

 

Justice inique

Dimanche 5 juillet 2020, à Bayonne, aux alentours de 19 heures. Philippe Monguillot conduit un Tram’bus sur la ligne T1 de la ville. Au fond du véhicule, quatre individus troublent la tranquillité des voyageurs. Le ton monte entre le conducteur et les fauteurs de trouble. Monguillot est alors jeté hors du bus, frappé pendant plus d’une minute à la tête par deux des quatre individus. Groggy, il se relève difficilement quand l’un d’eux revient sur ses pas et lui adresse un dernier coup de poing au visage. Le quinquagénaire, père de trois jeunes filles, tombe, son crâne se brise sur le trottoir.

Le parquet de Bayonne a requis, le 28 avril, la qualification d’“homicide volontaire aggravé”, retenant le “meurtre en réunion d’une personne chargée de mission publique en circonstances aggravantes” pour Wyssem M. et Maxime G., les deux principaux suspects. Le troisième homme devra répondre de “non-assistance à personne en danger” et de “soustraction d’un criminel à une arrestation et aux recherches”, pour avoir hébergé les suspects après la rixe. Le parquet a requis la relaxe pour le quatrième homme, celui-ci n’ayant pas pris une part active dans les violences.

Lundi 16 mai, la juge d’instruction chargée de l’affaire publie son ordonnance de renvoi et requalifie les faits en “violences en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner” pour les deux agresseurs présumés. Conséquence : l’affaire ne serait plus jugée aux assises mais à la cour départementale criminelle. Du côté de la famille de la victime, Véronique Monguillot ne s’y attendait « pas du tout ». « Je suis une fois de plus anéantie », témoigne-t-elle auprès de Valeurs actuelles, décrivant cette nouvelle comme « un énorme coup de massue ».

Si elle veut continuer à garder espoir — le parquet pouvant faire appel de cette requalification —, sa confiance en la justice semble entamée. « J’ai voulu faire confiance, mais on nous la met à l’envers », dénonce la mère de famille qui parle d’« acharnement ». Les trois filles du conducteur sont « très choquées » par cette décision, confie Mélanie, l’aînée. « Si cette qualification est retenue, je n’irai pas au procès, on aura perdu d’avance », regrette la jeune femme. « On est coupables d’être victimes », conclut-elle avant de se demander « ce qui a bien pu faire changer d’avis » la juge d’instruction.

La justice préfère renvoyer les meurtriers pour un crime puni de 15 à 20 ans de prison que leur faire risquer la perpétuité devant un jury populaire.

L’Institut pour la Justice porte plainte contre l’Etat

De L’Institut pour la Justice :

Dans la France de 2022, il y a 120 attaques au couteau, chaque jour. Le nombre d’agressions physiques, lui, a été multiplié par 7 depuis les années 1980.

N’en déplaise à certains, cette hausse vertigineuse de la violence est donc bien plus qu’un “sentiment”. C’était bien plus qu’un sentiment par exemple, il y a quelques jours, à Marseille.

Alors qu’Alban venait de récupérer ses enfants à l’école primaire, un homme s’est jeté sur ce jeune médecin militaire. Dans le dos, et sans aucune raison. L’agresseur, armé d’un couteau, a tenté d’égorger Alban, et il l’a poignardé à 12 reprises, devant ses enfants.

Un papa entre la vie et la mort

D’autres parents d’élèves héroïques ont couru au secours d’Alban et ont pu maîtriser l’agresseur. Ils ont immédiatement appelé les secours alors que le jeune papa était déjà en arrêt cardiaque. Les pompiers sont arrivés à toute vitesse. Miraculeusement, ils ont réussi à ranimer Alban qui restait dans un état très critique. L’agresseur, lui, est déjà connu « pour des faits liés aux stupéfiants » et l’enquête s’oriente vers un “déséquilibré” … Oui, vous connaissez ce profil. C’est un de ces profils dix mille fois connus de la police et de la Justice.

Le nombre d’agressions a été multiplié par 7 depuis 1988

La veille, toujours à Marseille, une femme sortait d’un parking lorsqu’elle a fait une mauvaise rencontre au petit matin. Un homme, encore déséquilibré (décidément…), l’a frappée à la tête le plus fort possible. Elle est décédée sur place… Vous avez peut-être l’impression que ces faits divers sont de plus en plus nombreux ou de plus en plus violents. Et bien, vous avez raison.

C’est un fait : aujourd’hui, la Justice et la police françaises sont tout simplement débordées par un tsunami de violence.

Selon les chiffres du ministère de l’intérieur, en 1988, il y a eu environ 40 000 agressions.

En 2000, il y en avait 106 000.

Et en 2021, le record a été pulvérisé.

L’année dernière, il y a eu 291 760 agressions, selon le service statistique du Ministère de l’Intérieur.

Ce nombre a été multiplié par 7 en 30 ans !!!

Un mot résume l’action des gouvernements

Depuis des années, des associations, des policiers et des citoyens alertent sur ces statistiques …

Quelle a été la réponse des gouvernements ?

Tout simplement, le NÉANT.

Voire pire..

Le ministère de la Justice continue à demander aux juges de faire plus d’aménagements de peine.
Par 4 lois successives, les gouvernements ont presqu’interdit aux magistrats d’envoyer les délinquants en prison.
Le nombre de places de prison reste DÉRISOIRE par rapport aux besoins.
Un ministre de la Justice a osé dire que l’insécurité n’est qu’un “sentiment”.
La Justice française est INDIGENTE, c’est une des plus pauvres d’Europe…
Etc, etc…

Chaque jour pendant lequel l’Etat reste les bras ballants, de nouvelles familles sont brisées.

Et un jour, c’est peut-être vous qui serez touché.

LES solutions existent

Pourtant, les solutions existent.

Dans les années 1990, la ville de New York a mis en place la tolérance zéro. Le nombre d’homicides dans la ville a été divisé par 5.
Les Pays-Bas ont décidé de punir même les plus petits délits. Aujourd’hui, le nombre de crimes et délits a tellement baissé que les Pays-Bas transforment leurs prisons inutilisées en logements de luxe.
Les Etats-Unis ont lancé un immense programme de construction de prisons dans les années 1990. La criminalité a baissé de 40% en quelques années.

Les solutions sont simples et ont été éprouvées à l’étranger.

Alors, pourquoi la France ne fait-elle pas de même ?

Votre droit à la sécurité est piétiné

Vous possédez, comme chaque citoyen, un droit inaliénable à la sécurité.

En effet, la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 sacralise le « droit à la sûreté » (article 2).

Pourtant, ce droit est piétiné par l’Etat depuis des années et les victimes s’accumulent.

Notre association, qui regroupe des magistrats, des policiers et des avocats, n’a plus le choix : il faut mettre fin à ce carnage.

C’est pourquoi l’Institut pour la Justice accuse solennellement l’Etat d’une inaction coupable.

L’Institut pour la Justice poursuit donc l’État français en justice, pour “inaction sécuritaire”, auprès du Tribunal administratif de Paris.

Aujourd’hui, les deux enfants d’Alban pourraient perdre leur père.

Ils sont loin d’être les seuls.

Jean-Baptiste et Jessica, un couple de policiers assassinés devant chez eux, ont laissé un petit garçon de 3 ans.

Philippe, chauffeur de bus à Bayonne, a laissé derrière lui sa femme Véronique et leurs trois filles, avec un chagrin qui ne guérira jamais.

Victorine, jeune fille de 18 ans, sera éternellement pleurée par ses parents et ses 2 sœurs.

La communion hiérarchique, deuxième critère de communion

Avant d’aborder le sujet de la concélébration, l’abbé de Massia revient sur Claves sur la communion dans l’Eglise :

On ne peut pas décider au nom de la foi de ne plus respecter la communion hiérarchique, car la reconnaissance de l’autorité du pape et des évêques relève elle-même de la foi dans le mystère de l’Église.

Nous sommes bien conscients des difficultés et des questions pratiques que soulèvent aujourd’hui ce deuxième point de la communion visible pour une partie des fidèles et des prêtres attachés à la liturgie traditionnelle. Mais ces difficultés, parfois réelles et douloureuses, ne doivent jamais nous faire oublier le principe : il n’y a pas de communion ecclésiale en dehors d’une reconnaissance vécue, par des actes concrets, de la hiérarchie de l’Église.

1 – Bien tenir le principe

« Tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirai mon Église[1] », dit Jésus au prince des apôtres, fondant ainsi la hiérarchie apostolique autour du pape et des évêques. Si cela vient de Jésus, l’homme ne peut le changer : c’est une institution divine. C’est au pape et aux évêques, sur mission directe du Christ, que revient la charge de diriger l’Église, de préserver son unité et d’orienter les âmes vers le Ciel : nul ne peut le faire à leur place. L’un des fondateurs de la Fraternité Saint-Pierre, l’abbé Denis Coiffet, rappelait souvent que « ce n’est pas nous qui sauverons l’Église : c’est l’Église qui nous sauve ».

Nous ne pensons pas que l’on puisse mettre un ordre d’importance entre la communion par la foi et la communion hiérarchique, et encore moins que l’on puisse, poussé par la nécessité, choisir l’une au détriment de l’autre, et décider au nom de la foi de ne plus respecter la communion hiérarchique. Si le pape est vraiment pape, alors la reconnaissance de l’autorité du pape et des évêques relève elle-même de la foi dans le mystère de l’Église : c’est à travers cette hiérarchie actuelle, concrète, que le Christ agit sur nous, lui qui a dit à saint Pierre : « Je te donnerai les clefs du royaume des Cieux[2] ».

Il y a là, très certainement, un mystère de foi à méditer longuement. Si, à certains moments de l’Histoire de l’Église, la conciliation de ces deux communions (celle par la foi et celle par la soumission à la hiérarchie légitime) a pu sembler difficile au regard de la raison naturelle, en raison de possibles défaillances de la hiérarchie, il faut se rappeler que le chrétien est guidé, dans sa conduite, par les vertus théologales, et plus encore par le Saint-Esprit : et Lui trouve toujours un chemin. L’exemple des saints, en ce domaine, peut vraiment nous aider.

Mais, de manière plus concrète, les difficultés en ce domaine viennent souvent de ce que l’on comprend mal ce que signifie l’obéissance à la hiérarchie, son extension, et ses justes limites. Sans entrer dans tous les détails, voici donc quelques précisions importantes.

2 – Bien comprendre ce que signifie cette soumission à la hiérarchie

1 : La Nota Praevia de Lumen Gentium a pris le temps de bien préciser que cette communion hiérarchique (par exemple des prêtres avec leur évêque) n’est pas « quelque vague sentiment, mais une réalité organique qui exige une forme juridique et qui en même temps est animée par la charité[3] ». Pour un prêtre, être en communion avec son évêque, cela repose sur des critères objectifs, une détermination de nature canonique, comme par exemple l’exercice d’une mission dans un diocèse à la demande de celui-ci. En revanche, et très heureusement d’ailleurs, cette communion ne réside pas dans un sentiment, une impression positive ou négative, laissé au jugement subjectif du supérieur ou de l’inférieur, ce qui risquerait de créer des injustices entre les prêtres ou entre les diocèses. « Je ne vous sens pas en communion », voilà bien une phrase impossible à prononcer après Vatican II : on l’est, ou on ne l’est pas.

La question de la concélébration est fréquemment évoquée dans les discussions récentes, et parfois présentée comme un acte nécessaire pour exprimer cette communion : nous nous permettons de garder ce point, délicat, pour le prochain article, car il concerne en réalité la communion dans les sacrements.

2 : Il faut ajouter que la communion hiérarchique doit s’harmoniser avec les principes traditionnels de la vertu l’obéissance dans la cadre des relations filiales et amicales. Le concile précise en effet que, face à « l’attachement sincère dans la charité et l’obéissance[4] » dont doit témoigner le prêtre pour son évêque, l’évêque est en retour appelé à considérer ses prêtres comme ses coopérateurs, ses fils et ses amis placés sous son autorité[5]. Les récentes révélations sur les abus de pouvoir et d’autoritarisme chez des hommes d’Église ont manifesté au grand jour que l’on pouvait parfois se faire une fausse conception de l’obéissance, conçue, à tort, selon un accent volontariste, comme une obéissance aveugle : rien n’est plus contraire à l’esprit chrétien. Une meilleure compréhension de la communion hiérarchique ne peut faire l’impasse d’une réflexion sur l’obéissance, sa nature et ses justes limites. D’un côté, obéir ce n’est pas toujours être d’accord avec son supérieur ; de l’autre, obéir ne dispense pas d’exercer sa raison, et nul ne peut être forcé d’aller contre sa conscience, ou d’obéir à un ordre injuste, abusif, illégitime ou contraire à une autre loi de l’Église[6]. Dans certains cas extrêmes, auxquels nous espérons bien ne jamais avoir à faire face, une désobéissance matérielle à tel ou tel ordre concret de l’autorité hiérarchique ne correspondra pas nécessairement à une atteinte à la communion hiérarchique : de même que l’on peut ne pas suivre, parfois, tel ordre de son père qui va contre notre conscience, tout en continuant de le considérer comme son père et en lui obéissant sur tous les autres points. Sur ce point, nul doute n’est permis, à moins que l’on tienne que l’obéissance dans l’Eglise est une obéissance totalitaire. La liberté d’agir selon sa conscience est un principe beaucoup trop chrétien pour qu’on l’élimine d’un revers de la main, sous prétexte que l’obéissance est une vertu chrétienne : les deux doivent toujours aller ensemble.

3 – Quelle communion, concrètement ?

Quelle communion hiérarchique pour les instituts dits « traditionnels », comme la FSSP ?

D’abord, il peut être utile de le rappeler : c’est l’Église catholique, à travers la personne du pape Jean-Paul II, qui a accompagné la fondation de la FSSP en 1988, la dotant d’un droit propre fondé sur l’usage des livres de 1962. Les constitutions de la FSSP ont ensuite été approuvées de manière définitive en 2003, manifestant qu’il ne s’agissait pas là d’une disposition provisoire, mais permanente.

Les prêtres de ces instituts exercent ensuite leur mission sous l’autorité de l’évêque du lieu, et du curé territorial, parfois comme chapelain ou comme vicaire. En outre, beaucoup de nos confrères se voient confier des missions qui relèvent directement de l’autorité de l’évêque : aumôneries de cliniques, de prisons, d’écoles ; services dans les chancelleries des diocèses, au bureau des mariages… Ces prêtres participent aux réunions du presbyterium, du doyenné et aux grands évènements diocésains, nouent des amitiés sacerdotales avec le clergé local. Les fidèles de ces communautés participent au denier du culte, et selon les conventions, les quêtes sont parfois versées directement à la paroisse. Nombreuses sont les œuvres spirituelles ou caritatives où se mêlent des « réguliers » des deux formes : adorations, pèlerinages, conférences saint Vincent de Paul…

Voilà des réalités objectives : voilà la réalité d’une communion à la hiérarchie, réellement vécue.

Cependant, nous l’avons dit plus haut, la communion n’est pas l’uniformité. Aussi, les instituts comme la FSSP ont une identité propre, confirmée par l’autorité la plus haute de l’Église, qui passe par la célébration de la liturgie traditionnelle, et les méthodes traditionnelles d’enseignement de la foi par le catéchisme, entre autres. La légitimité de ces œuvres apostoliques particulières, véhiculant un charisme propre, est pleinement reconnue et protégée par l’Église. Le pape Jean-Paul II, à propos des Sociétés de vie apostolique, rappelait que leur rôle n’était pas de s’effacer mais au contraire de rayonner, selon leur charisme propre, pour enrichir la vie diocésaine[7].

Précisons cependant un point important : la communion ecclésiale peut aller de pair avec des désaccords réelset même très sérieux, liés à la période de crise de l’Église que nous traversons. Nous pensons qu’il est fondamental, pour avancer dans un sain dialogue théologique, de distinguer ce qui est nécessaire pour qu’un catholique appartienne à l’unité de l’Eglise, de ce qui est libre. Oui, l’attachement de ces prêtres et de ces fidèles à la liturgie traditionnelle n’est pas fondé seulement sur un choix esthétique ou nostalgique, ou sur une « sensibilité ». Il y a pour nous des raisons théologiques, doctrinales, selon lesquels ces prêtres et ces fidèles, en prudence, choisissent cette messe et ce catéchisme. Ces raisons prudentielles ne sont pas partagées par tous. Les choix de l’un seront vus comme une dépréciation des choix de l’autre. Mais justement, la communion dans l’Église ne réside pas dans cette uniformité. Ce qui est nécessaire, c’est l’unité dans la foi, la hiérarchie, les sacrements. Ce qui est libre, c’est d’user dans l’Eglise des moyens de sanctification qui nous semblent, à chacun, les plus aptes, pour nous sanctifier. Au contraire, pour les âmes de bonnes volontés, ces désaccords profonds qui ont leur origine dans une crise sans précédent de l’Église peuvent souvent être à l’origine de discussions franches et fructueuses, et d’évolutions significatives, faisant avancer toujours plus la communion dans la vérité.

C’est la raison pour laquelle nous avons voulu faire d’abord cette étude sur la communion ecclésiale, sans aborder, pour le moment, les raisons profondes de notre choix liturgique. Nous espérons pouvoir le faire dans une autre étude, plus tard. Mais en réalité, c’est une autre question : elle est importante, elle est même extrêmement sérieuse, mais en aucun cas, ces réserves ne remettent en cause la réelle communion à l’Eglise des catholiques traditionnels.

4 – Croire à la Providence divine

En 1988, ayant quitté Mgr Lefebvre – qui s’apprêtait à sacrer quatre évêques sans mandat pontifical – pour demeurer uni au saint Père, nos fondateurs sont allés à Rome, et ont demandé au pape comment ils pourraient vivre de leur charisme traditionnel dans l’Église. Le pape Jean-Paul II leur a simplement répondu : « voici ceux qui me sont restés fidèles », et la Fraternité Saint-Pierre est née ; aucune condition, aucune exigence de célébrer selon un autre missel que celui de 1962 : seul était requis de reconnaître le Concile Vatican II, et la validité de la messe de Paul VI, ce qui ne pose aucun problème aux communautés qui reconnaissent l’autorité légitime du pape.

30 ans plus tard, le Motu Proprio Traditionis Custodes semble remettre tout cela en cause. Les commentateurs annoncent la mort de la Fraternité Saint Pierre, et de la messe traditionnelle. Dans le même élan que les fondateurs, des prêtres de la FSSP vont à Rome, rencontre le pape François, et lui soumettent le même dilemme : nous sommes prêtres traditionnels, nous souhaitons vivre de cette messe traditionnelle, tout en restant en communion avec vous : que pouvons-nous faire ? La réponse arrive quelques semaines plus tard, le 11 février 2022, jour de la consécration de la FSSP au cœur Immaculée de Marie. Le saint Père François nous confirme dans nos statuts propres, sans aucune condition, sans aucune exigence de célébrer un autre missel que celui de 1962 ; exactement comme le pape Benoît XVI et le pape Jean-Paul II avant lui.

Il nous semble donc que la ligne que nous essayons de suivre, sans être la seule ligne possible pour se sanctifier et aller au Ciel (car en fin de compte, c’est cela qui importe), est une ligne d’Église, et la Providence nous l’a montré, par deux fois. Est-ce une position facile ? Certainement pas. Il serait bien plus facile, pour le développement de nos oeuvres, soit d’accepter de changer notre identité propre, soit de nous affranchir d’une autorité qui, parfois sinon souvent, ne comprend pas nos choix. Mais nous ne le voulons pas. C’est une ligne de crête, dictée non pas par la facilité, le rendement, ou l’efficacité supposée : mais sur ce qui nous semble, en prudence, être la vérité, en conscience. L’Église nous dit que cette ligne est possible. Elle ne brise pas la communion. Telle est la liberté des enfants de Dieu, des enfants de l’Église.

Néo-nazis

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

En janvier 2021 (un an avant la guerre actuelle), le magazine Time, pour lequel aujourd’hui les soldats du régiment Azov sont des héros, publiait dans sa rubrique « monde, extrémisme », un long reportage intitulé « Comment une milice de suprématisme blanc utilise Facebook pour radicaliser et entraîner de nouveaux membres » (d’Ukraine et d’ailleurs). L’article était accompagné d’une très explicite vidéo. L’un d’eux dit notamment comment ils prêtent main forte à la police pour faire régner l’ordre ukrainien à Marioupol. (Je répète à l’intention des distraits : il s’agit de Time magazine, pas de la propagande russe.)

Les Démocrates minent l’autorité de la Cour Suprême

Le juge à la Cour Suprême Clarence Thomas était invité d’une conférence sur les inégalités raciales et la Cour suprême. Il a dit notamment :

« Une des choses que je dirai aux médias, quand ils parlent de la façon dont je fais mon travail : je quitterai résolument la Cour quand je ferai mon travail aussi mal que vous faites le vôtre. »

En février dernier, rappelle LifeSite News, le Washington Post a dû publier une « clarification » à la suite d’un article disant que les opinions de Clarence Thomas étaient analogues à celles d’un « conservateur blanc », et en 2020 une animatrice de MSNBC l’avait appelé « Uncle Clarence », en référence à Uncle Tom.

A propos de la fuite concernant Roe contre Wade, due évidemment à des militants pro-avortement à l’intérieur de la Cour suprême, Clarence Thomas a dit :

« Je pense vraiment que ce qui s’est passé est terriblement mauvais… Je me demande combien de temps nous allons garder ces institutions au rythme où nous les minons. »

Une majorité d’Américains en faveur d’une réglementation plus stricte de l’avortement

Les Américains sont de plus en plus pro-vie :

La majorité des Américains se prononce en faveur de l’interdiction de l’avortement après la 15e semaine de grossesse. C’est la conclusion d’une enquête commandée par la chaîne d’information américaine Fox News.

Selon cette étude, 54 % des participants ont répondu qu’ils étaient favorables à l’interdiction de l’avortement après la 15e semaine de grossesse. 41% ont répondu négativement.

De même, à la question de l’interdiction de l’avortement après la sixième semaine de grossesse, 50 % des personnes interrogées ont répondu positivement, tandis que 46 % se sont prononcées contre.

La controverse sur la législation en matière d’avortement au niveau fédéral et des Etats s’intensifie actuellement après qu’un document de travail fuité de la Cour suprême des Etats-Unis a révélé qu’une majorité de juges souhaite annuler l’arrêt Roe v. Wade rendu en 1973. Celui-ci avait déclaré l’avortement comme un droit de la femme à la vie privée.

Si la Cour constitutionnelle annule son précédent jugement, la législation sur l’avortement reviendrait aux législatures des 50 États. L’enquête de Fox News montre qu’il faut s’attendre à des réglementations plus strictes en matière d’avortement au niveau législatif dans plusieurs États.

Remigration : c’est possible en Angleterre

Lu dans VA :

Il y a un mois, la ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel, signait à Kigali un accord exceptionnel. Ce dernier permet à Londres d’envoyer au Rwanda les clandestins interpellés sur son sol afin qu’ils accomplissent, sur place, les démarches nécessaires à une migration légale. Une façon de réguler le flux migratoire au Royaume-Uni, tout en dissuadant les candidats au départ clandestin. Selon RFI, l’accord a été mis en application pour la première fois samedi 14 mai : 50 clandestins ont été informés qu’ils allaient être envoyés au Rwanda, comme l’a lui-même annoncé Boris Johnson dans un entretien accordé au Daily Mail.

L’accord signé entre Londres et Kigali est plus complexe qu’un simple retour à l’envoyeur : en réalité, il consiste à déplacer l’endroit où les migrants peuvent demander à s’installer au Royaume-Uni. Jusqu’à présent, et comme en France, c’est depuis les îles britanniques que les clandestins devaient faire leur demande, afin d’espérer recevoir l’autorisation de vivre – au moins un temps – sur place. Un système qui encourageait les entrées illégales sur le territoire britannique, dans l’espoir d’une régularisation a posteriori. Désormais, les migrants devront faire ces démarches depuis le Rwanda, où un vaste complexe et un camp ont été installés.

Particularité de l’affaire : le Rwanda accueillera non-seulement ses propres ressortissants, mais également les clandestins libyens, érythréens, syriens, etc. […]

Emmanuel Macron et Saint-Simon

Interrogé dans Permanences, Frédéric Rouvillois estime qu’Emmanuel Macron est un héritier de Saint-Simon. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Permanences ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

​Dom Geoffroy Kemlin, nouvel abbé de Solesmes

​Dom Geoffroy Kemlin, 43 ans, a été élu, mardi 17 mai, à la tête de la congrégation bénédictine de Solesmes. Il succède à Dom Philippe Dupont, 75 ans, qui avait remis sa charge le mardi de Pâques.

Effets secondaires : les informations sortent

Une maman de 32 ans enchaîne les pathologies, les pertes de mémoires et les malaises qu’elle impute à sa deuxième dose de Pfizer. Avec son avocat, elle assignera prochainement la société américaine en justice dans le but d’obtenir réparation.

Le 12 juillet 2021, elle s’est faite injecter sa seconde dose de “vaccin”. Elle est en parfaite santé. Aucune maladie sous-jacente, génétique ou même des problèmes de santé préexistants. Pourtant, dans la foulée de sa deuxième dose,

“j’ai eu des sensations que je n’ai pas eu avec la première dose. Un goût métallique dans la bouche, des jours de fièvre, une fatigue qui s’est installée et non-récupérable, et des essoufflements”.

A partir de là, sa vie bascule. Une cascade de pathologies importantes s’abat sur elle : pyélonéphrite aiguë – une infection bactérienne du rein, malaise sur son lieu de travail, arythmie cardiaque, phlébectomies des veines profondes dans les jambes, incontinence totale. Elle subit deux opérations chirurgicales sous anesthésie générale les 5 et 19 novembre 2021.

Elle continue à enchaîner les malaises, les essoufflements, et à avoir des oppressions au niveau de la poitrine. On lui diagnostique une myocardite le 1er mars 2022. S’ajoutent à cela une grande fatigue, des problèmes neurologiques, une vingtaine de malaises, des maux de têtes, des pertes de mémoire des mécanismes de la vie quotidienne. Son cycle menstruel est aussi affecté : absence de règles depuis onze mois.

Elle a créé un comité fin mars sur Instagram à des fins d’informations “pour que l’ensemble des victimes d’effets secondaires liés au vaccin puisse se manifester”. Elle indique recenser “450 témoignages en moins de deux semaines et demie”.

La profession de foi, premier critère de communion

Dans la suite de sa série sur la communion, l’abbé de Massia écrit sur Claves :

[…] Si l’Église est une « expansion du Christ Dieu », la communion de l’Église aura une forme particulière, une dimension incarnée, visible et extérieure qui n’est en aucun cas accidentelle ou secondaire, mais qui découle de la nature même de l’Église que Jésus-Christ a voulu fonder comme société visible, hiérarchique, sacramentelle.

Les différents aspects de cette communion visible, présentés à plusieurs reprises par le Magistère[1], peuvent être ramenés à trois points : 1) communion dans la profession de la foi ; 2) communion dans la reconnaissance de la même hiérarchie ; 3) communion dans les mêmes sacrements[2]. On reconnaîtra ici les tria vincula (les trois liens, ou attaches) de saint Robert Bellarmin, selon lequel « l’Église est la communauté des Hommes rassemblés par la profession de la vraie foi chrétienne, et la communion des mêmes sacrements, sous le gouvernement des pasteurs légitimes et principalement de l’unique vicaire du Christ sur la terre, le pontife romain[3] ».

Ces trois liens renvoient aux trois titres du Christ, prophète, prêtre et roi, lui qui donne à son Église les trois missions d’enseigner, de sanctifier et de gouverner.

Nous regarderons dans cet article le premier « lien », la communion de la profession de foi, comme un prolongement extérieur et sensible de ce nous disions sur la communion dans la vérité dans l’article précédent ; dans les articles suivants, les deux autres liens.

1 – La communion dans la profession de foi et le symbole des apôtres

Le symbole, en grec σ́υμϐολον, dérivé du verbe συμϐ́αλλω (qui signifie « je joins »), était à l’origine un objet coupé en deux, permettant aux deux propriétaires de chacune des parts de se reconnaître instantanément, et de se réunir. Petit à petit, le mot symbole en est venu à désigner une réalité sensible, mais incomplète, qui nous renvoie vers ou signifie l’existence d’une autre réalité, invisible ou abstraite, qui « complète » le symbole[4].

Le « symbole » des apôtres, connu aussi sous le nom de Credo (je crois) assume cette double fonction : expression concrète de la foi qui, professée extérieurement, nous relie à Dieu ; et moyen de reconnaissance et d’union entre tous les chrétiens confessant la même foi[5]. Le pape Benoît XVI avait conscience du caractère tout à fait essentiel et même primordial de ce signe de communion qu’est la confession de foi commune, lui qui indiquait aux prêtres de l’Église patriotique de Chine souhaitant « revenir dans la pleine communion » :

 « Et, comme signe de la réconciliation espérée, je pense qu’il n’y a pas de geste plus significatif que celui de renouveler sous forme communautaire – à l’occasion de la journée sacerdotale du Jeudi saint, comme cela se fait dans l’Église universelle, ou dans une autre circonstance qui sera retenue plus opportune – la profession de foi, comme témoignage de la pleine communion retrouvée, pour l’édification du peuple saint de Dieu confié à votre soin pastoral, et à la louange de la Très Sainte Trinité[6] ».

On ne saurait donc minimiser l’importance de ce signe pour la communion de l’Église. Il ne s’agit pas de rentrer dans des comparaisons stériles pour savoir qui est « le plus en communion » ; mais nous ne pouvons cacher notre douleur et notre incompréhension lorsque l’on reproche à certaines communautés – qui essayent vaille que vaille de transmettre fidèlement la foi de Jésus-Christ – leur manque de communion, alors que l’Église que nous aimons traverse une crise profonde de l’expression de la foi, et que par endroits certaines vérités divines sont tues, diminuées voire même niées sans aucune réaction, blessant ainsi gravement et objectivement la communion. Devant un tel décalage, comme devant ce qui semble aujourd’hui se dérouler dans « l’Église d’Allemagne », le sensus fidei des chrétiens se révolte naturellement, et il est bien difficile de leur en tenir rigueur.

Car en vérité, on aura beau multiplier les signes, les gestes, les partages : aucune tentative de communion ecclésiale ne sera vraie, si elle n’est pas fondée sur la Vérité, qu’est le Christ. S’il manque la communion dans la foi, tous les autres signes seront des signes factices et mensongers.

Le chemin pour retrouver le véritable sens de la communion ecclésiale passe nécessairement par une valorisation renouvelée de la profession de foi, et peut-être, vu l’état dramatique de la situation, par des discussions doctrinales sur les points centraux de la foi, comme la doctrine du Salut universel par le Christ et l’Église, les fins dernières, la théologie eucharistique ou la mariologie, pour retrouver une communion réelle entre pasteurs et fidèles sur l’enseignement de Jésus-Christ ; sans quoi, les chrétiens ne se reconnaissent plus entre eux, le symbole est brisé, et le sentiment de n’avoir plus la même foi couvre l’Église d’obscurité. Si nous pouvions retrouver, entre chrétiens cette unité extérieure, proclamée, claire et lumineuse, sur les mystères de notre sainte foi, quelle joie ce serait ! Celle des ténèbres dissipées et d’une aube renaissante. Ce serait la preuve la plus éclatante de la communion.

A peine nommée, Elisabeth Borne se soumet au lobby LGBT : nous sommes prévenus !

Le tweet du nouveau premier ministre, Elisabeth Borne, le 17 mai à 18h00 est raccord avec ceux du RN :

 

Le RN à la remorque du politiquement correct

Le compte Twitter des Jeunes avec Marine Le Pen ne peut pas s’empêcher de publier un tweet homosexualiste. Les Jeunes avec Marine est dirigé par Aleksandar Nikolic, Président du groupe RN au conseil régional du Centre – Val de Loire, ancien militant du Parti communiste.

 

Jean-Philippe Tanguy, directeur adjoint de campagne de MLP, investi aux législatives dans une très bonne circonscription (la 4e de la Somme), ne peut pas s’empêcher d’en rajouter :

“Regardons ce qui se passe depuis 33 ans dans le paysage de nos villes. Notre France est défigurée”

L’ancien député-maire de Vénissieux André Gerin quitte le PCF et s’en explique en dénonçant l’islamo-gauchisme :

[…] Jean-Luc Mélenchon assure l’ambiguite ethnico-religieuse avec sa nouvelle démarche politique qu’il contribue à la victimisation des musulmans, une façon de les infantiliser et de les rendre passifs. Elle correspond de plus en plus à une forme identitaire à l’américaine.

Rappelons-nous un fait marquant : en novembre 2019, il participe à la marche contre l’islamophobie programmée par les organisations islamistes. C’est une démarche plus qu’inquiétante face à la France populaire, ouvriers, employés et tous les oubliés de la France périphérique et rurale, qui ont fait le choix de voter massivement pour Marine Le Pen ou de s’abstenir. A vouloir suivre cette stratégie, on voit bien que les questions sociales et l’appartenance de classe deviennent négligeables.

Avec l’actualité, le problème du burkini est revenu sur le devant de la scène. Je rappelle que le maire de Grenoble, Eric Piolle est un proche de Mélenchon. Il fait ainsi en sorte d’accélérer les accommodements avec les islamistes.

Il faut se rappeler 1989, à propos du foulard au collège de Creil. Devant le refus courageux du principal, le ministre Jospin se défausse et la gauche ferme les yeux. Jean-Luc Mélenchon est à son image. Il y a beaucoup de complaisance de sa part aussi.

Regardons ce qui se passe depuis 33 ans dans le paysage de nos villes. Notre France est défigurée. Les habitants ont le sentiment de n’être plus au pays des Lumières. Pire, avec des trafiquants de drogue et les intégristes, dans certains quartiers, il est de plus en plus difficile d’exercer son activité professionnelle tout à fait normalement, que l’on soit médecin, artisan, où travailleur de première ligne.

Un des plus grands marchés de l’agglomération lyonnaise se situe aux Minguettes à Vénissieux. Il a été ghettoïsé. Pour exemple, les boucheries traditionnelles ont disparu.

Lorsque j’ai pris l’initiative parlementaire de m’opposer publiquement au voile intégral, à la burqa, comme un paria, j’ai été mis à l’écart du groupe communiste alors que j’avais un dossier alarmant, très préoccupant. En effet, en 2009, mes services municipaux à l’état civil subissent de graves menaces. On me rapporte qu’un gourou refuse que l’on puisse voir le visage d’une femme pour établir ses papiers d’identité. J’apprends aussi les dangers auxquels sont soumis les médecins hommes. Ces mêmes gourous leur interdisent d’accoucher leur femme. Mais le pire, ce sont les jeunes filles qui le subissent, interdiction de se rendre au planning familial, de s’habiller à la française. Concernant les adolescentes, des certificats de complaisance leur sont délivrés pour les exonérer d’activité sportive. Dans les collèges, des garçons adolescents montent la fronde en contestant les cours de biologie, d’histoire et de sciences naturelles. Les exemples sont pléthores à ce sujet.

Aujourd’hui, treize ans plus tard, la situation se dégrade même si les choses se font un peu différemment et plus discrètement.

Certains quartiers où l’on a habité sont méconnaissables. Il serait impossible d’y vivre à présent. Le mode de vie, les tenues vestimentaires confirment l’incrustation du ghetto ethnique. Cette ambiance culturelle a obligé ceux que l’on appelle « les français de souche » à fuir vers d’autres villes et autres quartiers. Rajoutons à cela, les singulières menaces que subissent les familles de confession juive.

Il se trouve que j’ai largement pu observer un phénomène depuis une vingtaine d’années. Un racisme anti blanc et anti France s’est développé. D’ailleurs, l’imam Bouziane (que j’ai fait expulser en 2004) était à la pointe de ce combat en exerçant un travail de taupe dans les quartiers.

Oui je connais parfaitement cette réalité. Je la vois, je la vis douloureusement. Ce sont devenu des espaces de « mal vivre » qui pourrissent le quotidien des habitants. […]

Les ghettos sociaux deviennent des ghettos ethniques et se transforment inévitablement en, ce que l’on nomme désormais « les territoires perdus de la République ». C’est le résultat des politiques menées depuis François Mitterrand qui ont conduit à l’islamisation, au communautarisme et à l’atomisation de la France.

J’ose dire que c’est une crise de civilisation qui concerne l’identité de la France. Elle met des mots sur les colères, le refus de l’immigration illégale, le désarroi face à l’appauvrissement, la désindustrialisation et l’insécurité permanente. Beaucoup de français ont le sentiment que la France se délite de manière chaotique. Ils ont une inquiétude grandissante face à l’islam radical.

Pour ma part, redonner ses lettres de noblesse à l’idée de Nation et de patriotisme est primordial car un pays sans frontières n’est pas un pays. Je le dis et je l’assume. […]

Un candidat antifa aux législatives

Raphaël Arnault, leader du mouvement antifa Jeune Garde, a annoncé être candidat dissident de la Nupes à Lyon. Son mouvement est accusé de violences par un collectif de femmes également antifas.

Le collectif nomme Raphaël Arnault comme l’un des responsables indirects de ces violences, dénonçant son « mépris » lorsque lesdites violences lui ont été rapportées.

« Nous déplorons que l’agression d’une femme par trois militants de ses rangs soit soutenue par la Jeune Garde qui non seulement refuse de s’expliquer, frappe à nouveaux des femmes lorsque celles-ci demandent des comptes, colporte des mensonges et travaille à la division de notre camp à l’heure où l’extrême-droite continue de progresser ».

Présent indique que la dissolution d’un groupe antifa par le gouvernement a été annulée par le Conseil d’Etat :

Voilà qui vient corroborer l’ouvrage de Thierry Bouclier.

Mauvaise raison

Certes, Catherine Vautrin n’avait pas crevé l’écran du côté des convictions au vu de son classement par votre blog.

Pour autant, les raisons de son non-recrutement sont inquiétantes et en disent long sur l’infiltration de certains lobbys :

« Elle a eu une levée de boucliers des technos, de l’aile gauche et des réseaux LGBT ».

Il faut donc désormais ne pas leur déplaire pour passer le cap de fonctions politiques éminentes.

Les grandes entreprises ne pratiquent pas assez le grand remplacement

Le Monde fait son flic :

[…] au sein du SBF 120, l’indice boursier qui regroupe 120 grandes entreprises françaises (dont font partie celles du CAC 40), seulement 3,5 % des dirigeants des comités exécutifs (Comex) et 4,2 % des membres des conseils d’administration (CA) sont des personnes issues des minorités visibles (identifiées comme non blanches), ou portant un nom à consonance africaine, maghrébine ou asiatique. Le SBF 120 ne compte par ailleurs que quatre chief executive officers (« directeur général ou président-directeur général ») issus des minorités visibles, deux ont une nationalité extra-européenne et deux sont binationaux. C’est ce que révèle l’étude sur la diversité ethnoculturelle dans les instances dirigeantes du SBF 120 publiée lundi 16 mai et réalisée par Mozaïk RH, cabinet de recrutement spécialisé dans l’inclusion, et Me and You Too, qui lutte contre les discriminations au travail.

Et au sein du Monde, ça se passe comment le grand remplacement ?

Eco-anxieux ou hypocondriaque ?

Bienvenue chez les cinglés :

Howard Breen est un « éco-activiste » de 68 ans, membre du groupe Extinction Rebellion. En 2017, son médecin lui diagnostique « une éco-anxiété clinique et une dépression liée à la biosphère ». Une inquiétude liée au changement climatique qui lui cause dépression et crises de panique.

En février 2021, Howard Breen demande l’« aide médicale à mourir », avec « le soutien de son médecin généraliste et de sa famille ». Sa demande est refusée, l’« éco-anxiété » ne figurant pas parmi les maladies « admissibles » par le programme canadien.

En 2016, l’« aide médicale à mourir » a été autorisée par le Canada pour les patients en phase terminale. Depuis, les conditions d’accès ont été modifiées et plusieurs Canadiens sans maladie terminale ont eu recours à l’« aide médicale à mourir ».

Le pays envisage à présent de l’autoriser en cas de maladies mentales. Ce qui devrait être mis en œuvre à compter du mois de mars 2023, mais Howard Breen ne veut pas attendre. Il a déjà soumis une deuxième demande. « Si l’on y réfléchit, l’urgence climatique dépasse tout ce que l’humanité a connu auparavant », a-t-il déclaré.

“J’ai vu des crimes abominables commis par Azov.”

Adrien Bocquet, ancien fusilier de l’armée française, auteur de “Lève-toi et marche grâce à la science” aux éditions Max Milo, revient de 3 semaines en Ukraine. Il a été interrogé sur Sud Radio. A écouter vers la 18e minute :

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