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La famille de nouveau dans l’angle mort du Gouvernement

Communiqué de La Manif Pour Tous :

L’annonce du nouveau Gouvernement confirme l’absence complète d’ambition de l’Exécutif pour la famille qui n’est mentionnée dans aucun portefeuille ministériel. La Manif Pour Tous regrette cette orientation politique qui donne un avant-goût du quinquennat à venir.

Irremplaçable pour accueillir, aimer et éduquer les enfants, premier lieu de solidarité, protectrice des plus vulnérables, moteur de l’économie, la famille est plébiscitée par toutes les enquêtes d’opinion. Pourtant, elle devra une nouvelle fois se contenter de la part du pauvre des politiques publiques puisqu’aucun ministre ne se consacrera aux presque 19 millions de familles que comptent la France : leurs besoins sont pourtant urgents, nombreux et spécifiques.

La déception est d’autant plus importante que les crises qui se sont succédées ont toutes souligné l’importance de la famille. Lors de la crise des gilets jaunes, les cahiers de doléances faisaient écho à la place de la famille pour chacun, en particulier dans la solidarité intergénérationnelle. Celle-ci est bien souvent un passeport pour l’emploi dans de nombreux territoires où des jeunes doivent compter sur le soutien de leurs parents ou grands-parents pour passer leur permis de conduire et s’acheter une première voiture qui leur ouvre les portes du marché du travail. La crise du covid a aussi été un révélateur de l’importance de la famille pour les Français qui se sont confinés, en grande majorité, en famille. La douleur ressentie face à l’impossibilité d’accompagner les derniers instants des proches victimes du covid a ému la France entière autant qu’elle a suscité incompréhension voire colère.

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour tous, résume :

« L’avenir se construit avec les familles. Les laisser dans l’angle mort du gouvernement est plus qu’une erreur, c’est une faute politique. Alors que le Président de la République, Emmanuel Macron, a fait de la réforme des retraites une priorité, il est inconcevable de ne pas s’appuyer sur la famille pour soutenir la natalité, facteur indispensable pour assurer l’équilibre des retraites à moyen et long terme ».

Eric Zemmour : “Emmanuel Macron avait dit qu’il voulait déconstruire la France. Son ministre de l’éducation va le faire”

Réaction d’Eric Zemmour à l’annonce de la composition du nouveau gouvernement :

 

Thierry Mariani : “La France, présidée par un européiste fanatique, sortira comme la première victime de cette déflagration (ukrainienne)”

Tribune de Thierry Mariani, publiée dans l’Incorrect :

Vous souvenez vous de la stratégie du choc ? C’est une des techniques employées par une partie du complexe militaro industriel américain au lendemain des effroyables attentats du 11 septembre. Après qu’Al Qaeda a envoyé ses kamikazes frapper les États-Unis, Washington, au lieu de s’attaquer directement au groupe terroriste et à ses liens avec l’Arabie Saoudite, avait décidé d’attaquer l’Irak. Finalement, les contrats d’armements des États-Unis avaient explosé, entraînant dans leur course effrénée au profit la déstabilisation définitive du Proche Orient et ses centaines de milliers de morts.

C’est exactement ce qui se produit en Ukraine. L’OTAN, l’Union européenne et Washington accélèrent des agendas idéologiques totalement contraires aux volontés populaires en profitant de l’onde de choc de la guerre en Ukraine et de l’émotion qu’elle suscite.

Listons les propositions de l’Union européenne : augmentation des financements d’armements vers l’Est de l’Europe, propositions à mi-mots d’un impôt de guerre européen, suppression du vote à la majorité absolue dans les questions de souveraineté au Conseil européen, achat en groupe dans le secteur de l’énergie, création de nouvelles ressources propres, investissements communs de 300 milliards d’euros, multiplication des sanctions unilatérales. En agissant de la sorte, l’Union européenne poursuit un agenda qui va au-delà du fédéralisme puisqu’il est devenu carrément étatique. Après l’émission d’une dette collective pendant la période covid, c’est bien vers un super État européen de fait que les amis de monsieur Macron travaillent à rythme soutenu.

Ils répondent régulièrement que la souveraineté européenne est la condition de la souveraineté française. À croire que la Suisse, le Royaume-Uni ou la Norvège ne seraient pas des États indépendants. Au-delà de la mauvaise foi crasse de l’argument, c’est bien sa fausseté qui doit nous inquiéter. L’Union européenne nous entraine de plus en plus vers la guerre avec la Russie aujourd’hui, ou demain avec la Chine. Silvio Berlusconi vient d’ailleurs d’affirmer que nous devenons belligérants à force de nos livraisons d’armes démesurées à destination de monsieur Zelensky. L’intérêt bien compris de la France à travers l’histoire a pourtant toujours été de maintenir une alliance, discrète ou officielle, avec Moscou.

Pendant sept années, l’Union européenne, les États-Unis et Washington ont poussé l’Ukraine au pire. Rien n’a été fait pour que les accords de Minsk, signés en 2015 afin de permettre la paix, soient appliqués. Ils auraient empêché la guerre. La souveraineté européenne est donc tout sauf une garantie contre la guerre. Les Serbes peuvent en témoigner. Elle n’est pas non plus une assurance de prospérité économique. La déstabilisation des marchés monétaires et financiers engendrés par la gestion défaillante de la crise covid guettait déjà. Les effets du déversement de sanctions sur la Russie et le Belarus viennent la couronner. C’est l’intérêt des États-Unis de nous couper des bénéfices mutuels évidents qui surgiraient d’un réchauffement de nos relations avec Moscou.

La crise sociale qui attend notre pays et notre continent est d’une extrême dangerosité. Déjà les prix agricoles explosent, entraînant avec eux des perturbations conséquentes sur tous les autres secteurs sur fond de mondialisation financière et industrielle.

Demain, la stratégie du choc aura fonctionné : des peuples européens appauvris s’en remettront à un super État technocratique, sans assise démocratique. Bruxelles gèrera notre faillite économique et notre vassalisation stratégique au profit de Washington. La guerre en Ukraine sera alors bien loin et tout porte à croire que le sort de ce peuple est le cadet des soucis de nos dirigeants. La France, présidée par un européiste fanatique, sortira comme la première victime de cette déflagration. On se souviendra alors trop tard des leçons de l’invasion américaine de l’Irak.

Eric Zemmour : “Le clivage droite-gauche existe encore : la droite défend la France et son identité, la gauche s’est entièrement soumise à l’islamo-gauchisme”

Eric Zemmour a accordé une grande interview au Figaro pour expliquer le combat politique de reconquête! pour les législatives. Extraits

Quel est le sens des candidatures Reconquête aux législatives? 

Reconquête est un nouveau parti politique, né en quatre mois, qui compte aujourd’hui 125.000 adhérents. Avoir des candidats à toutes les élections, donc aux législatives, répond à une logique politique. Après la phase d’enthousiasme et d’effervescence, vient celle de l’implantation et de l’enracinement (…) Quant à moi, je ne me voyais pas rester derrière, alors que j’envoyais mes soldats au combat.

Ma mystique bonapartiste du pont d’Arcole me poussait et me galvanisait. J’ai hésité car beaucoup de gens m’ont dit que je devais éviter une nouvelle défaite. Finalement, j’ai écouté ma première intention qui était de me présenter. Si j’ai choisi le Var (la 4e circonscription), c’est parce que tout a commencé dans ce département. J’ai fait ma première conférence littéraire à Toulon, j’y ai accueilli Marion Maréchal. Le Var a été à chaque fois une terre de prédilection de ma campagne présidentielle. Je suis un enfant de la Méditerranée, je suis proche du tempérament de ses habitants. C’est une terre profondément de droite, sociologiquement, idéologiquement de droite (…)

Mais quelles sont les perspectives de victoires? 

Cette bataille sera difficile, comme toutes les batailles électorales. Mais je ne réfléchis pas qu’en termes de nombre d’élus. Car tout le monde sait qu’aux législatives, une autre configuration s’installe. Ceux qui ont voté pour moi, qui ont résisté à la pression terrible du vote utile, comme ceux qui n’y ont pas résisté et voulaient voter pour moi, ont des convictions chevillées au corps, rêvent d’avoir enfin des représentants qui ont le courage de défendre leurs convictions. Ils ont l’occasion de mettre du courage dans les urnes, de voter enfin pour leurs convictions, sans considération ni de vote utile, ni de vote tactique (…)

Mais n’y a-t-il pas, dans l’inconscient collectif, une forme de résignation, qui entraîne les Français, dont une grande part considère que vous avez raison, à ne pas voter pour vous? 

C’est une analyse possible. Ce décalage entre ce que les Français pensent de l’avenir de leur pays et leur sentiment d’apathie et d’effarement face à la marche du monde. Je pense qu’ils sont aidés par les médias qui les culpabilisent de ce qu’ils pensent. Avec une efficacité redoutable, que j’avais analysée depuis vingt ans et que j’avais encore sous-estimée. Il n’est pas facile de se dire qu’on va changer la face du monde, prendre son destin en main et qu’on va défendre l’idée qu’on se fait de la France. Les résistants étaient peu nombreux en 1940 (…)

Vous vous faites le chantre de l’union des droites. Est-ce toujours opportun quand les Républicains n’ont fait que 4,7 % à la présidentielle et que le RN n’en veut pas? 

Je sais qu’il est de bon ton de dire, comme Christophe Guilluy, Jérôme Sainte-Marie ou Marine Le Pen, que le clivage droite-gauche n’existe plus. Les lecteurs du  Figaro  se rappelleront que j’en ai moi-même beaucoup parlé il y a bien longtemps. Cette histoire est aussi vieille que le clivage lui-même. Le christianisme social au XIXe siècle, déjà, s’opposait au clivage droite-gauche. Tout comme le fascisme ou le gaullisme. Dans les années 1990, on pouvait rêver d’une alliance des républicains des deux rives. J’étais très favorable à cette alliance entre les partisans du non au traité de Maastricht du côté du RPR, de l’UDF et du PS, personnifiée par Philippe Séguin, Charles Pasqua, Philippe deVilliers et Jean-Pierre Chevènement. Marine Le Pen veut la refaire, alors qu’elle n’a jamais marché d’ailleurs. Mais c’était le temps de sa jeunesse et, comme disait Marcel Proust:  «L’adolescence est le seul temps où l’on ait appris quelque chose.»  Il y a eu beaucoup de changement depuis cette époque. Le clivage droite-gauche existe encore et il se réinvente sans cesse: la droite défend la France et son identité, la gauche s’est entièrement, et désormais officiellement, soumise à l’islamo-gauchisme. Pour faire l’alliance entre la droite patriote et la gauche patriote, encore faut-il qu’il y ait une gauche patriote! Elle n’existe plus. Marine Le Pen a échoué à faire l’alliance de la droite patriote et de la gauche patriote. Sinon elle aurait gagné la présidentielle contre Emmanuel Macron.

Elle a échoué parce que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon «ne l’ont pas calculée», comme disent les jeunes. Son appel à cet électorat a échoué. Parce qu’il n’y a plus de gauche patriote. Jean-Pierre Chevènement a rallié Emmanuel Macron, alors même qu’Emmanuel Macron veut un fédéralisme européen. Arnaud Montebourg, que Mme Le Pen a lourdement supplié de la rejoindre, a rallié Jean-Luc Mélenchon. Manuel Valls a rallié Emmanuel Macron. Le PS s’est soumis à Jean-Luc Mélenchon. Il n’y a plus de gauches irréconciliables. Il y a une gauche soumise à Jean-Luc Mélenchon. La seule gauche aujourd’hui. Cette gauche recouvre deux électorats qui ont voté Mélenchon au premier tour: celui de l’extrême gauche traditionnelle – les étudiants et la jeunesse précarisée – auquel s’est ajouté l’électorat musulman ; 69 % des électeurs musulmans ont voté pour lui au premier tour. Il est majoritaire en voix dans toutes les banlieues françaises.

La campagne de Jean-Luc Mélenchon a accouché d’un peuple islamo-gauchiste. Il voit déjà plus loin quand il parle de «nouveau tiers état» en évoquant ses électeurs. Il connaît son histoire de France et particulièrement celle de la Révolution (…) Le tiers état, à l’époque, c’est le peuple français. Pour Jean-Luc Mélenchon, aujourd’hui, son électorat est un nouveau peuple. Un peuple créolisé… Il assume officiellement le grand remplacement. Marine Le Pen s’aveugle en pensant qu’elle va pouvoir lui arracher des électeurs. À moins qu’elle ne renonce elle-même à défendre l’identité de la France. C’est le sens de son entretien au  Figaro  du 13 mai où elle dit: certes, il y a l’insécurité et l’immigration, mais il y a aussi le social. Moi, j’entends le véritable sens de cette phrase, et j’ai bien suivi sa campagne: pour elle, il y a d’abord le social. Elle met une hiérarchie, en plaçant le social avant l’identitaire. Donc, quand Marine Le Pen dit qu’il y a un véritable désaccord stratégique avec moi, elle a entièrement raison. Moi, je place la nation en premier et la solidarité s’inscrit dans ce cadre. En mettant en priorité le social, elle s’inscrit dans une philosophie politique qui s’appelle le socialisme. 

Marine Le Pen ne tire-t-elle pas simplement les leçons de la présidentielle, qui a démontré que le pouvoir d’achat était le premier sujet de préoccupation des Français? 

Le pouvoir d’achat est un sujet évidemment important, et même urgent puisque nous sommes en période inflationniste. Mais là, je parle du cadre dans lequel on inscrit cette urgence, donc de philosophie politique. Qu’est-ce qui tient le haut de la hiérarchie? Pour moi, c’est la France, sa survie et son identité. Pour Marine Le Pen, c’est le socialisme. En matière sociale, le discours de Marine Le Pen est d’ailleurs le même que celui de Jean-Luc Mélenchon. Que ce soit sur la retraite à 60 ans ou le retour de l’impôt sur la fortune. Mais cela n’a pas empêché Jean-Luc Mélenchon de dire durant l’entre-deux-tours:  «Pas une voix pour Marine Le Pen.» Qu’est-ce que cela signifie? Que même pour lui, il y a quelque chose au-dessus de la question sociale. Une sorte de priorité inavouée. Et c’est la clé de son entente tacite avec Emmanuel Macron. Parce qu’Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont d’accord sur un point fondamental: l’avènement d’un «nouveau peuple» (…)

À vous écouter, votre véritable rival, votre négatif idéologique est Jean-Luc Mélenchon, et non Emmanuel Macron. 

Le débat fondamental de ces dix voire vingt prochaines années est entre moi et Jean-Luc Mélenchon. Entre ma France et la sienne. Il le sait et je le sais: regardez notre débat de septembre. Nous avons entre nous deux véritables visions qui s’opposent. Emmanuel Macron n’est qu’une étape avant le mélenchonisme. Le chef de l’État et le chef de La France insoumise ne sont pas adversaires. Ils sont simplement décalés dans le temps. Emmanuel Macron prépare la France de Jean-Luc Mélenchon. Ils sont tous les deux pour l’avènement de ce «nouveau peuple» créolisé. Seulement, Jean-Luc Mélenchon veut en accoucher par la révolution. Quand Emmanuel Macron veut l’engendrer par attentisme et fatalisme démographique. Il y a une différence de chronologie, mais pas d’idéologie. C’est pour cela que je vais continuer à me battre et à m’opposer et à Emmanuel Macron et à Jean-Luc Mélenchon. Les Français vont rapidement comprendre ce qui se joue. Ils comprendront que les vrais enjeux politiques dépassent de loin ce qu’a été la fin de cette présidentielle.

Mais avec qui souhaitez-vous porter ce combat? Vos propos sur Marine Le Pen tendent à rendre impossible toute alliance.

D’abord avec les Français. Je n’ai pas seulement tendu la main au RN mais également aux LR. Je le répète, il faut un rassemblement de toutes les droites. Pourquoi la gauche serait-elle seule capable de s’unir? Ma volonté d’union des droites trouve une actualité brûlante avec la Nupes. Je n’ai jamais voulu d’un tête-à-tête avec le RN, je ne me reconnais pas dans cette «primaire». J’ai voulu créer une force qui agrégerait une partie de ses électeurs, une partie des LR et une partie des abstentionnistes. Cela ne veut pas dire détruire le RN, mais tenter de faire ce qu’il ne parvenait pas à faire. Un parti tribunitien comme le RN ne pourra jamais gagner l’élection présidentielle. Parce qu’enfermé dans sa logique socialiste, il refuse de parler à plusieurs catégories sociales. Quand on a une logique patriote et pas une logique socialiste, on est obligé d’admettre qu’il faut une alliance avec une partie de la bourgeoisie pour défendre la France et conquérir le pouvoir. C’est une règle immuable à gauche comme à droite. On l’a vu avec François Mitterrand à gauche, et avec la victoire de Donald Trump, de Johnson ou du Brexit à droite. Seul ce rapprochement est susceptible d’empêcher l’évolution funeste de notre pays que j’ai décrite et que nous prépare la gauche qui s’unit. Je crois que ce rapprochement ne pourra passer que par Reconquête. Les électeurs doivent se rendre compte que le parti Les Républicains est macronisé et que le Rassemblement national est socialisé.

Quand, selon vous, la recomposition politique arrivera-t-elle à maturité? Lors des prochaines européennes? 

Tous les phénomènes que j’ai décrits durant la campagne présidentielle vont s’accélérer: la fédéralisation européenne, l’otanisation, l’islamisation… L’Histoire est en train de s’écrire. Les échéances électorales, et les européennes particulièrement, sont importantes pour interrompre ce cours de l’Histoire. C’est l’Histoire qui tranchera nos désaccords politiques. Le vote pour Emmanuel Macron ralentit cette nécessaire recomposition politique: c’est un vote de «boomers» vivant dans les métropoles (…).

Comment exister, qui plus est sans élus, ces cinq prochaines années? 

(…)  Je crois avoir réussi à former une jeunesse dans le sens de mes convictions, de mes idées, et de ce qu’a toujours été la France. Reconquête ne sera pas uniquement un parti qui présentera des candidats aux élections. Ce sera également une école de pensée, un lieu de formation. Cela me correspond parfaitement et j’aurai à mes côtés mes vice-présidents Marion Maréchal, Nicolas Bay et Guillaume Peltier (…) Chez Reconquête, nous pensons non seulement à la prochaine élection, mais à la prochaine génération.

La France est-elle entrée en guerre aux côtés de l’Ukraine ?

Le tweet publié par le Chef d’Etat-Major des Armées françaises (CEMA) est plus que troublant. Si les Français savent que la France livrait de l’armement à l’Ukraine, ils ignoraient que l’armée française était impliquée dans les opérations militaires. Ce genre de publication aussi forte étant rarement le fruit d’une initiative personnelle des militaires, toujours aux ordres des politiques, faut-il chercher du côté d’Emmanuel Macron, chef des armées ? Il serait temps que chacun conserve son calme. Les conseillers de l’Elysée devaient lire Henri Guaino :

 

La situation ukrainienne inquiète Henri Guaino : “Nous marchons vers la guerre comme des somnambules”

Un des rares hommes politiques qui peut se prétendre gaulliste de manière crédible a publié une tribune sur la situation internationale liée à la crise ukrainienne :

Nous marchons vers la guerre comme des somnambules. 

J’emprunte cette image au titre du livre de l’historien australien Christopher Clark sur les causes de la Première Guerre mondiale :  Les Somnambules, été 1914 : comment l’Europe a marché vers la guerre.

« Le déclenchement de la guerre de 14-18, écrit-il,  n’est pas un roman d’Agatha Christie  (…)  Il n’y a pas d’arme du crime dans cette histoire, ou plutôt il y a en a une pour chaque personnage principal. Vu sous cet angle, le déclenchement de la guerre n’a pas été un crime, mais une tragédie. » En 1914, aucun dirigeant européen n’était dément, aucun ne voulait une guerre mondiale qui ferait vingt millions de morts mais, tous ensemble, ils l’ont déclenchée. Et au moment du traité de Versailles aucun ne voulait une autre guerre mondiale qui ferait soixante millions de morts mais, tous ensemble, ils ont quand même armé la machine infernale qui allait y conduire.

Dès le 7 septembre 1914, après seulement un mois de guerre, le chef du grand état-major allemand qui avait tant plaidé pour que l’Allemagne attaquât avant d’être attaquée écrivait à sa femme : « Quels torrents de sang ont coulé (…) j’ai l’impression que je suis responsable de toutes ces horreurs et pourtant je ne pouvais agir autrement. »

« Je ne pouvais agir autrement » : tout était dit sur l’engrenage qui mène à la guerre. Engrenage qui est d’abord celui par lequel chaque peuple se met à prêter à l’autre ses propres arrière-pensées, ses desseins inavoués, les sentiments que lui-même éprouve à son égard. C’est bien ce que fait aujourd’hui l’Occident vis-à-vis de la Russie et c’est bien ce que fait la Russie vis-à-vis de l’Occident. L’Occident s’est convaincu que si la Russie gagnait en Ukraine, elle n’aurait plus de limite dans sa volonté de domination. À l’inverse, la Russie s’est convaincue que si l’Occident faisait basculer l’Ukraine dans son camp, ce serait lui qui ne contiendrait plus son ambition hégémonique.

En étendant l’Otan à tous les anciens pays de l’Est jusqu’aux pays Baltes, en transformant l’Alliance atlantique en alliance anti-Russe, en repoussant les frontières de l’Union européenne jusqu’à celles de la Russie, les États-Unis et l’Union européenne ont réveillé chez les Russes le sentiment d’encerclement qui a été à l’origine de tant de guerres européennes. Le soutien occidental à la révolution de Maïdan, en 2014, contre un gouvernement ukrainien prorusse a été la preuve pour les Russes que leurs craintes étaient fondées. L’annexion de la Crimée par la Russie et son soutien aux séparatistes du Donbass ont à leur tour donné à l’Occident le sentiment que la menace russe était réelle et qu’il fallait armer l’Ukraine, ce qui persuada la Russie un peu plus que l’Occident la menaçait. L’accord de partenariat stratégique conclu entre les États-Unis et l’Ukraine le 10 novembre 2021, scellant une alliance des deux pays dirigée explicitement contre la Russie et promettant l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan, a achevé de convaincre la Russie qu’elle devait attaquer avant que l’adversaire supposé soit en mesure de le faire. C’est l’engrenage de 1914 dans toute son effrayante pureté. 

Comme toujours, c’est dans les mentalités, l’imaginaire et la psychologie des peuples, qu’il faut en chercher l’origine. Comment la Pologne, quatre fois démembrée, quatre fois partagée en trois siècles, comment la Lituanie annexée deux siècles durant à la Russie, la Finlande amputée en 1939, comment tous les pays qui ont vécu un demi-siècle sous le joug soviétique ne seraient-ils pas angoissés à la première menace qui pointe à l’Est ? Et de son côté, comment la Russie, qui a dû si souvent se battre pour contenir la poussée de l’Occident vers l’Est et qui est déchirée depuis des siècles entre sa fascination et sa répulsion pour la civilisation occidentale, pourrait-elle ne pas éprouver une angoisse existentielle face à une Ukraine en train de devenir la tête de pont de l’occidentalisation du monde russe ?  « Ce ne sont pas les différences, mais leur perte qui entraîne la rivalité démente, la lutte à outrance entre les hommes » , dit René Girard. Menacer ce par quoi le Russe veut rester russe, n’est-ce pas prendre le risque de cette « rivalité démente » ? L’Occident voit trop la nostalgie de l’URSS et pas assez, le slavophilisme, c’est-à-dire la Russie éternelle telle qu’elle se pense avec ses mythes. Alexandre Koyré a consacré un livre profond (1), à ce courant dont sont nées la grande littérature et la conscience nationale russes au début du XIXe siècle quand  « le nationalisme instinctif aidant, un nationalisme conscient avait fini par voir entre la Russie et l’Occident une opposition d’essence »  . Le slavophilisme, ce sentiment de supériorité spirituelle et morale face à l’Occident, est dans le cri du coeur de Soljenitsyne devant les étudiants de Harvard en 1978 :  « Non, je ne prendrais pas votre socie´te´ comme mode`le pour la transformation de la mienne. » Cette Russie-là ne voit peut-être pas la guerre en Ukraine comme une guerre d’invasion mais comme une guerre de sécession. Sécession du berceau du monde russe, de la terre où s’est joué tant de fois le sort de la Russie, où elle a repoussé les Polonais et les armées de Hitler. Sécession politique, culturelle et même spirituelle depuis qu’en 2018 l’Église orthodoxe ukrainienne s’est affranchie de la tutelle du patriarcat de Moscou. Et les guerres de sécession sont les pires. Une chose en tout cas est certaine : cette guerre est, à travers l’Ukraine martyrisée, une guerre entre l’Occident et la Russie qui peut déboucher sur un affrontement direct par une escalade incontrôlée. La guerre, c’est, depuis toujours, la libération de tout ce qu’il y a dans la nature humaine de sauvagerie et d’instinct meurtrier, une montée aux extrêmes qui finit toujours par emporter malgré eux les combattants comme les dirigeants. Ni Churchill, ni Roosevelt, n’avaient pensé qu’un jour ils ordonneraient de bombarder massivement les villes allemandes pour casser le moral de la population, ni Truman qu’il finirait en 1945 par recourir à la bombe atomique pour casser la résistance japonaise. Kennedy en envoyant quelques centaines de conseillers militaires au Vietnam en 1961 ne pensait pas que huit ans plus tard l’Amérique y engagerait plus d’un demi-million d’hommes, y effectuerait des bombardements massifs au napalm, et serait responsable du massacre de villages entiers.

Si la guerre froide n’a pas débouché sur la troisième guerre mondiale, c’est d’abord parce qu’aucun de ses protagonistes n’a jamais cherché à acculer l’autre. Dans les crises les plus graves, chacun a toujours fait en sorte que l’autre ait une porte de sortie. Aujourd’hui, au contraire, les États-Unis, et leurs alliés, veulent acculer la Russie. 

Quand on agite devant elle la perspective de l’adhésion à l’Otan de la Finlande, de la Suède, de la Moldavie et de la Géorgie en plus de celle de l’Ukraine, quand le secrétaire américain à la Défense déclare que les États-Unis  « souhaitent voir la Russie affaiblie au point qu’elle ne puisse plus faire le genre de choses qu’elle a faites en envahissant l’Ukraine »  , quand le président des États-Unis se laisse aller à traiter le président russe de boucher, à déclarer que  « pour l’amour de Dieu, cet homme ne peut pas rester au pouvoir »  et demande au Congrès 20 milliards de dollars en plus des 3 milliards et demi déjà dépensés par les États-Unis pour fournir en masse des chars, des avions, des missiles, des canons, des drones aux Ukrainiens, on comprend que la stratégie qui vise à acculer la Russie n’a plus de limite. Mais elle sous-estime la résilience du peuple russe, comme les Russes ont sous estimé la résilience des Ukrainiens. Acculer la Russie, c’est la pousser à surenchérir dans la violence. Jusqu’où ? La guerre totale, chimique, nucléaire ? Jusqu’à provoquer une nouvelle guerre froide entre l’Occident et tous ceux qui, dans le monde, se souvenant du Kosovo, de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Libye, pensent que si la Russie est acculée, ils le seront aussi parce qu’il n’y aura plus de limite à la tentation hégémonique des États-Unis : l’Inde qui ne condamne pas la Russie et qui pense au Cachemire, la Chine qui dénonce violemment « les politiques coercitives » de l’Occident parce qu’elle sait que si la Russie s’effondre elle se retrouvera en première ligne, le Brésil qui, par la voix de Lula, dit  « une guerre n’a jamais un seul responsable »  , et tous les autres en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique qui refusent de sanctionner la Russie. Tout faire pour acculer la Russie, ce n’est pas sauver l’ordre mondial, c’est le dynamiter. Quand la Russie aura été chassée de toutes les instances internationales et que celles-ci se seront désintégrées comme la SDN au début des années 1930, que restera-t-il de l’ordre mondial ?

Trouver un coupable nous conforte dans le bien-fondé de notre attitude, et dans le cas présent, nous en avons un tout désigné, un autocrate impitoyable, incarnation du mal. Mais le bien contre le mal, c’est l’esprit de croisade :  « Tuez-les tous et Dieu reconnaîtra les siens. »  Au lieu de faire entendre sa voix pour éviter cette folie et arrêter les massacres, l’Union européenne emboîte le pas des États-Unis dans l’escalade de leur guerre par procuration. Mais que feront les Européens et les États-Unis au pied du mur de la guerre totale ? Avec les obus nucléaires et les armes nucléaires tactiques de faible puissance, la marche n’est plus si haute. Et après ? Après, tout peut arriver : l’engrenage tragique de la violence mimétique que personne n’aurait voulu mais auquel tout le monde aurait contribué et qui pourrait détruire l’Europe et peut-être l’humanité ou la capitulation munichoise des puissances occidentales qui ne voudrons peut-être pas risquer le pire pour l’Ukraine, ni même peut-être pour les pays Baltes ou la Pologne. Souvenons-nous de l’avertissement du général de Gaulle en 1966 lors de la sortie du commandement intégré de l’Otan :  « La Russie soviétique s’est dotée d’un armement nucléaire capable de frapper directement les États-Unis, ce qui a naturellement rendu pour le moins indéterminées les décisions des Américains, quant à l’emploi éventuel de leur bombe. »

Où est la voix de la France, de ce  « vieux pays, d’un vieux continent qui a connu les guerres, l’occupation, la barbarie » , qui le 14 février 2003 à l’ONU disait non à la guerre en Irak, qui en 2008 sauvait la Géorgie et s’opposait à l’adhésion de celle-ci et de l’Ukraine à l’Otan et qui plaiderait aujourd’hui pour la neutralisation d’une Ukraine qui n’aurait vocation à n’entrer ni dans l’Otan, ni dans l’Union européenne, en écho à l’avertissement lancé en 2014 par Henry Kissinger :  « Si l’Ukraine doit survivre et prospérer, elle ne doit pas être l’avant-poste de l’une des parties contre l’autre. Elle doit être un pont entre elles. L’Occident doit comprendre que pour la Russie l’Ukraine ne pourra jamais être un simple pays étranger. »  C’est par sa neutralisation que la Finlande a pu demeurer libre et souveraine entre les deux blocs pendant la guerre froide. C’est par sa neutralisation que l’Autriche est redevenue en 1955 un pays libre et souverain.

Faire aujourd’hui des concessions à la Russie, c’est se plier à la loi du plus fort. N’en faire aucune, c’est se plier à la loi du plus fou. Tragique dilemme. Un dilemme comme celui-ci, vécu dans la Résistance par le poète René Char (2) :

« J’ai assisté, distant de quelque cent mètres, à l’exécution de B. Je n’avais qu’à presser la détente du fusil-mitrailleur et il pouvait être sauvé ! Nous étions sur les hauteurs de Céreste (…) au moins égaux en nombre aux SS. Eux ignorant que nous étions là. Aux yeux qui imploraient partout autour de moi le signal d’ouvrir le feu, j’ai répondu non de la tête  (…) Je n’ai pas donné le signal parce que ce village devait être épargné à tout prix. Qu’est-ce qu’un village ? Un village pareil à un autre ? »  Et nous, que répondrons-nous aux regards qui nous imploreront d’arrêter le malheur quand nous l’aurons fabriqué ?

Nous marchons vers la guerre comme des somnambules.

(1) « La philosophie et le problème national en Russie au début du XIXe siècle » (1978). (2) « Feuillets d’Hypnos » , fragment 138 (Gallimard, 1946)

A propos du décès d’Eric Angier de Lohéac

De Cécile Edel, présidente de Choisir la vie :

Il y a quelques mois, notre présidente Odile Guinnepain, décédait brutalement à l’âge de 47 ans, après avoir offert sa vie au service des plus fragiles. Aujourd’hui, avec une profonde tristesse, nous vous faisons part du décès d’Eric Angier de Lohéac, fondateur et président des veillées pour la Vie, qui a remis son âme à Dieu dans la soirée du 17 au 18 mai, jour de la saint Éric, après avoir reçu les derniers sacrements, à l’âge de 37 ans.

Jusqu’au bout et depuis 12 ans, et ce malgré la rechute de son cancer à l’automne dernier, il a tenu bon et a persévéré dans son apostolat en ne cessant de porter les veillées pour la Vie et de faire croître ce grand mouvement de veilleurs. Sa foi était profonde et ancrée. C’est dans l’eucharistie et dans son chapelet quotidien qu’il puisait sa force et le courage dans l’adversité.

À nos côtés pour la Marche pour la Vie, et également pour l’organisation de la Journée pour la Vie, nous ne pouvons que témoigner de sa grande humilité dans sa remarquable fidélité à sa vocation. Nous venons de perdre sur cette terre un ardent défenseur de la Vie mais sans nul doute, nous gagnons au Ciel un remarquable intercesseur auprès de Dieu. Nous ne pouvons que rendre grâce pour cette vie offerte. Qu’elle soit pour chacun de nous un exemple de vie féconde, engagée et donnée au service d’une cause qui nous dépasse.

Nous pouvons rendre hommage à Eric et à toutes les si belles âmes qui l’ont précédé en continuant d’oeuvrer et de prier sans relâche pour la Vie, dans la communion des Saints.

Puisses-tu cher Eric, toi qui a tant veillé pour la Vie ici-bas, aux côtés du Père où tu te tiens désormais, veiller dorénavant sur nous et sur tous ces petits.

En 2018, sur le plateau d’Un Coeur qui écoute, sur KTO, Eric partageait avec bonne humeur les raisons et les circonstances de son engagement dans les Veillées pour la Vie dont il est président. Le trentenaire, joueur de cornemuse, ingénieur géomètre et hydrographe, nous parle aussi de son cancer qui lui a permis de mieux comprendre de l’intérieur l’urgence de ce combat pour la vie, “de sa conception à sa fin naturelle”.

En octobre 2018, Terres de Mission recevait Eric Angier de Lohéac :

A l’été 2021, Éric Angier de Lohéac et son équipage, alertés par un article publié sur Voiles et voiliers, avaient sauvé un catamaran à la dérive dans le Golfe de Gascogne. Ils avaient filmé leur exploit :

Terrorisme LGBT

Dans un communiqué au vitriol publié jeudi soir, la Fédération Sénégalaise de Football prend fait et cause pour le milieu international sénégalais du Paris Saint-Germain, sous le feu de la critique depuis samedi dernier :

Quand l’éthique se base sur l’hypothétique et le diktat, la liberté individuelle est en péril.

C’est avec une grande surprise (et une grande inquiétude sur le traitement de certains joueurs essentiellement d’origine africaine, disons le clairement) que la Fédération Sénégalaise de Football a pris connaissance de la lettre du 17 mai 2022 portant en-tête de la FFF(Fédération Française de Football) et censée venir de son Conseil National de l’Ethique.

S’il est difficile de trouver les bases légales, statutaires ou réglementaires d’une telle démarche dans les textes du Football ou du sport en général , sa finalité est par contre claire : contraindre le joueur à faire ce que son libre arbitre ne l’incline à faire.

Est-on vraiment dans cette France que l’on nous avait contée et racontée dans nos écoles, celle qui a comme devise la liberté, la fraternité et de l’égalité pour tous ?

Comment une instance qui prétend promouvoir l’éthique dans le Football peut se fonder sur des supputations pour s’adresser à une personne pour lui enjoindre de s’exprimer et pire encore de s’afficher avec le maillot aux couleurs LGBTQI+ pour mettre fin aux dites supputations ?

Cela ne rappelle-t-il pas ces pratiques d’un autre temps dans les salles de classes des écoles où pour punir l’élève « insoumis », le maître ou le professeur le mettait au supplice de l’humiliation devant ses autres camarades de classe pour la sanction comme pour l’exemple ?

Il est un principe élémentaire en droit qui dit que nul ne peut être tenu à apporter la preuve d’un fait négatif.

Pourquoi le dit Conseil national d’éthique n’a-t-il pas commencé par demander aux médias français qui ont porté l’accusation d’apporter la preuve de leurs allégations ?

Mieux, pourquoi ne s’est-elle pas adressée au club du joueur qui a communiqué sur les raisons de la non participation d’Idrissa Gana Guéye au match de la polémique ?

La tournure de la correspondance est d’autant plus inquiétante en ce qui concerne le respect des droits élémentaires du joueur Idrissa Gana Guéye qu’on y lit cette phrase qui sonne comme une sentence comminatoire sans jugement préalable : « en ne participant pas à cette opération, vous validez le comportement discriminatoire, le refus de l’autre et pas seulement de la communauté LGBTQI+. »

La suite est sans commentaire car elle traduit en elle-même toute la dimension des préjugés de l’auteur de cette lettre éthique :  »Nous devons tous nous sentir concernés par toutes les discriminations et pas seulement celles qui nous touchent personnellement. »

Manifestement et inconsciemment, au moment d’écrire sa lettre, le sieur Patrick Anton n’a pas pu s’empêcher de mettre en lien la situation qu’il décrit ou déplore avec la couleur (ou la religion) de Mr Idrissa Gana Guéye.

Ce faisant, s’est-il rendu compte qu’il est en train de stigmatiser le dit joueur en le classant d’emblée et sans son avis dans la catégorie des personnes discriminées ?

Ainsi se présente toute la problématique des libertés de nos jours, elles ne sont plus universelles : il y a celles que l’ont promeut voire impose, même au forceps s’il le faut, d’autres pour lesquels on détourne la tête et qui ne bénéficieront jamais d’une journée de championnat dédiée malheureusement.

S’il ya quelqu’un qui doit clarifier sa situation ou faire amende honorable, ce n’est point Idrissa Gana Guéye mais bien Mr Patrice Anton du Conseil National d’éthique de la FFF qui non content de chercher de la fumée là il n ya point de feu est pris en flagrant délit de menaces voilées et de propos discriminatoires à l’encontre d’un joueur professionnel dont le seul tort est de ne pas avoir joué un match de championnat, ce qui au demeurant jusqu’à plus ample informer est un fait courant et ne concerne que les relations entre ce dernier et son club employeur.

La Fédération Sénégalaise de Football se voit obligée dans de telles circonstances et sans préjudicier en aucune manière aux règles qui régissent le Football dans une association sœur, d’exprimer toute sa solidarité au Joueur Idrissa Gana Guéye, membre de l’équipe nationale du Sénégal et dont elle peut témoigner des qualités humaines exceptionnelles et de son sens poussé du respect de l’autre sans concession sur le respect qu’on lui doit lui-même en tant personne jouissant d’une totale liberté de conscience.

Elle se réserve également le droit de saisir les instances internationales compétentes dans le domaine du sport ou en matière de droits de l’homme pour que ce qui ressemble à un harcèlement institutionnalisé cesse.

L’Oklahoma vote une loi qui interdit l’avortement dès la conception

Les députés de l’Oklahoma ont adopté hier par 73 voix contre 16 (seulement !) une loi qui interdit l’avortement dès la conception. Le texte avait été adopté par les sénateurs le 28 février par 35 voix contre 10. Le gouverneur s’était engagé à signer tout texte limitant l’avortement afin que son Etat « devienne le plus pro-vie du pays ».

Planned Parenthood a annoncé vouloir « assigner l’Oklahoma en justice ». Dans le contexte de la remise en cause par la Cour suprême de l’arrêt libéralisant l’avortement, l’Oklahoma a toutes les chances de gagner.

Un remaniement pour ne rien changer

Voici la liste du gouvernement :

  • Bruno Le Maire reste à Bercy, au poste de ministre de l’économie et des finances, et de la souveraineté industrielle et numérique.
  • Gérald Darmanin reste ministre de l’intérieur.
  • Catherine Colonna remplace Le Drian en tant que ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
  • Eric Dupond-Moretti reste au ministère de la justice.
  • L’historien Pap Ndiaye est nommé ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse.
  • Sébastien Lecornu remplace Florence Parly et est nommé ministre des armées
  • Brigitte Bourguignon est nommée ministre de la santé et de la prévention.
  • Olivier Dussopt est nommé ministre du travail, du plein-emploi et de l’insertion.
  • Damien Abad est nommé ministre des solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées.
  • Marc Fesneau est nommé ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire.
  • Stanislas Guerini est nommé ministre de la fonction publique
  • Yaël Braun-Pivet est nommée ministre des outre-mer
  • Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires
  • Agnès Pannier-Runacher est nommée aussi ministre de la transition énergétique.
  • Amélie Oudéa-Castéra est nommée ministre des sports et des Jeux olympiques.
  • Olivier Véran est nommé secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement et de la vie démocratique
  • Gabriel Attal est nommé ministre délégué chargé des comptes publics.
  • Franck Riester est nommé ministre chargé du commerce extérieur.
  • Olivia Grégoire remplace G. Attal et est nommée porte-parole du gouvernement
  • Clément Beaune est nommé secrétaire d’état chargé de l’Europe.
  • Rima Abdul Malak prend la place de R. Bachelot et est nommée ministre de la culture. C’est une ancienne conseillère culture de Bertrand Delanoë à Paris et de Macron à l’Elysée.
  • Isabelle Rome, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances.

Pap Ndiaye, jusqu’ici Directeur du Musée de l’histoire de l’immigration, est donc le nouveau ministre de l’Education nationale. En mars 2021, il déclarait

« Notre mission, c’est faire de l’immigration un élément central de l’histoire nationale »

Eric Zemmour dénonçait le grand remplacement. Le nouveau gouvernement veut l’accentuer.

Quant à Damien Abad, qui passe de LR à EM, son nom vient d’apparaître dans une histoire sordide de barbouzerie. Au meilleur moment…

“Quand Dieu efface, c’est qu’Il veut écrire” : quand Patrick Buisson commente Bossuet

Conférence de Patrick Buisson à la Fête du Livre 2021 de Renaissance catholique à Villepreux :

Saint Charles de Foucauld, une chance pour la France

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles

Macron a démontré tout au long de la crise du Covid son absence de respect des droits fondamentaux

Jorge Buxadé est vice-président du parti libéral-conservateur espagnol Vox, président de la délégation de Vox au Parlement européen (groupe Conservateurs et Réformistes européens). Il a été interrogé par Olivier Bault dans Présent. Extrait :

La réélection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République française est-elle selon vous une bonne nouvelle pour l’Europe, par rapport à une éventuelle victoire de Marine Le Pen ?

Je ne pense pas que ce soit une bonne nouvelle pour l’Europe. Emmanuel Macron s’est caractérisé par des déclarations comme celle sur sa volonté d’inclure le faux droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux, et c’est un dirigeant qui rejoint ces élites, ces oligarchies de Bruxelles contre les intérêts des travailleurs et des classes populaires. Nous pensons chez Vox que Macron a également démontré tout au long de la crise du Covid son absence de respect des droits fondamentaux, tout comme en Espagne Pedro Sánchez quand il a déclaré deux mois d’état d’alerte que notre Cour constitutionnelle a jugés contraires à notre constitution. Nous voulons une Europe qui respecte les droits des individus et les droits des familles et qui travaille pour les entreprises européennes et les travailleurs de nos nations. Nous ne voyons pas en Macron quelqu’un prêt à défendre la souveraineté des Etats membres.

Ne trouvez-vous pas dommage que Marine Le Pen et Eric Zemmour ne puissent pas s’allier pour les élections législatives en France et que seule la gauche le fasse, ce qui en fera probablement la principale opposition à Macron dans le prochain parlement après les élections de juin ?

Chez Vox, nous ne voulons pas dire aux Français comment ils doivent s’organiser. Nous avons un maximum de respect pour nos amis français. Marine Le Pen a montré qu’elle était capable de rassembler plus de 40 % des électeurs français lors d’un second tour et le projet de Zemmour a introduit dans la politique française des débats qui n’étaient peut-être pas au premier plan. C’est une bonne chose. Et donc nous aimerions qu’ils puissent se développer au mieux de leurs capacités, mais je le répète : Vox est très respectueux des décisions de ces organisations politiques.

En France, il y a une forte diabolisation de Le Pen et de Zemmour à droite, tandis que la gauche, bien que regroupée autour de l’islamo-gauchiste radical Mélenchon, y compris avec les communistes comme en Espagne, n’est pas présentée comme une menace pour la démocratie. Est-ce la même chose chez vous ?

Oui, il se passe la même chose en Espagne et c’est fondamentalement parce que, pendant plus de cinquante ans, la droite n’a pas mené le combat. La droite politique partout en Europe, ou du moins en Espagne et en France, et aussi en Italie, n’a eu de cesse de céder du terrain à la gauche. Or, dans des mouvements comme Vox, nous sommes prêts à nous battre sur tous les fronts : pour défendre la personne, la famille, la nation, la liberté, le droit de propriété, l’ordre, les frontières… Du fait des renoncements de la droite traditionnelle, la gauche se croit aujourd’hui en position de supériorité, mais nous sommes en train de renverser la situation. Dans toute l’Europe, il y a un renouveau des mouvements qui revendiquent le respect de la nation, de ses droits, de ses compétences, et aussi une renaissance des sentiments en faveur de l’individu et de la famille face à la politique communautariste de la gauche qui veut diviser les nations et nous opposer les uns aux autres. Pour nous, ce qui constitue notre identité, c’est d’être Espagnols. La gauche met en avant d’autres caractéristiques telles que le fait d’être un homme ou une femme, la sexualité ou d’autres identités qui divisent la nation. Ils nous divisent depuis des années, en se faisant les alliés des partis séparatistes et mondialistes qui veulent briser l’unité de l’Espagne, alors que cette unité est pour nous quelque chose d’extrêmement précieux.

La communion ecclésiale est objective

Suite et fin des articles sur la communion, par l’abbé de Massia (FSSP) et que vous pouvez retrouver en intégralité au format pdf.

1 – Peut-il y avoir unité de culte s’il y a des rites différents ?

Avant de conclure cette première étude, disons un mot de cette objection étonnante qui est revenue plusieurs fois ces derniers mois : le fait de célébrer une liturgie différente, au sein de l’Église latine, constituerait un risque pour la communion de culte. On a pu ainsi lire, récemment :

Revendiquer un autre rite que le rite commun contredit le sens même de l’eucharistie parce que celle-ci requiert le rassemblement dans l’unité […] L’unité du rite n’est sans doute pas une condition suffisante pour que l’Église vive dans l’unité, mais elle est nécessaire[1]

Ou bien :

[Les traditionalistes] oublient un élément, essentiel : le “ensemble”. Si l’on a chacun son rite particulier, défini en fonction de ses options politiques ou théologiques, la liturgie devient le moyen de marquer sa différence, et donc d’exclure. […] Quid de la communion de tous que permet la foi, à travers la liturgie[2] ?

Sur le fond, nous avons déjà répondu dans l’article précédent : la communion sacramentelle ne requiert en aucun cas, de célébrer « ensemble », ou « de la même manière » : l’unité de culte n’est pas réalisée par un effort humain, mais par le Christ qui est partout le même et s’offre une seule fois dans toutes les messes valides du monde célébrées par des prêtres unis au pape.

En guise de confirmation, cette objection – qui s’appuyait sans doute sur une interprétation trop stricte du Motu Proprio Traditionis Custodes – est désormais invalidée par le décret du pape François confirmant la Fraternité Saint-Pierre dans son droit propre. On voit mal comment, depuis 1988, trois papes successifs aient pu autoriser la liturgie traditionnelle, si sa simple existence constituait une rupture de communion.

Il existe ainsi dans l’Église catholique vingt-deux Églises rituelles sui juris : l’Église latine (qui conserve plusieurs rites liturgiques autres que le rite romain, comme le rite dominicain et le rite ambrosien par exemple) et vingt-et-une Églises catholiques orientales dotées de rites liturgiques propres. Le concile Vatican II lui-même reconnaît expressément, dans sa constitution sur la liturgie, que la diversité des rites n’est pas une menace pour l’unité de l’Église[3].

On pourrait nous objecter que la diversité des rites est légitime dans l’Église universelle, mais que le rite romain lui-même doit être unifié. Mais cela non plus ne tient pas. Le pape François lui-même n’a pas considéré cette uniformité du rite romain comme une condition nécessaire de communion, puisqu’il existe au sein même du rite romain au moins trois missels différents (sans compter le missel de 1962). Outre le missel romain :

un missel à l’usage des ex-Anglicans (Divine Worship) a été promulgué en 2015 par le pape François. Il était souhaité par Benoit XVI qui conférait en 2009 au nouvel ordinariat

« la faculté de célébrer l’Eucharistie […] selon les livres liturgiques propres à la tradition anglicane qui auront été approuvés par le Saint-Siège, de manière à ce que soient maintenues au sein de l’Église catholique les traditions liturgiques, spirituelles et pastorales de la communion anglicane[4]. »

Ce missel est présenté comme étant clairement une expression du rite romain[5], et on y notera d’ailleurs la présence de l’offertoire ancien.

– Donnons un deuxième exemple : le Missel Romain pour les diocèses du Zaïre, approuvé en 1988 par la Congrégation pour le Culte divin. Dans la préface d’un livre présentant ce missel[6], qui a pour sous-titre « un rite prometteur pour d’autres cultures », le Pape François, écrit que

« le cas du rite zaïrois suggère une voie prometteuse également pour l’élaboration éventuelle d’un rite amazonien, dans la mesure où les besoins culturels d’une zone spécifique du contexte africain sont pris en compte, sans bouleverser la nature du Missel romain, comme garantie de continuité avec la tradition ancienne et universelle de l’Église ».

On le voit, sur le simple plan du droit liturgique, le Missel romain n’a pas, de fait, la rigidité que certains voudraient aujourd’hui lui prêter.

« À moins de confondre unité de culte et unité de rite, on ne saurait faire de la célébration d’un rite ou d’une forme rituelle un critère nécessaire de la communion catholique

2 – Conclusion générale

Koinonia est au cœur de toutes les ecclésiologies contemporaines. Et pourtant, jamais auparavant l’Église, du moins en Europe occidentale, n’avait offert aussi peu de véritable communion. Nous parlons le langage de la communion, mais nous la vivons rarement. Le langage et la réalité sont séparés[8].

Dans notre civilisation médiatique, qui cultive l’instantané et l’émotionnel, « le signe paraît occuper tout l’espace mental, au détriment de ce qu’il doit signifier. […] Même dans l’Église, le geste et le verbe peuvent inconsciemment prendre le pas sur la réalité[9]. » C’est pourquoi il était si important de définir clairement la notion de communion ecclésiale, et les signes requis pour l’exprimer. La tentation est grande, en effet, d’appliquer à l’Église les codes de la communion mondaine, et de transformer la communion ecclésiale en un sentiment de communion, qui se construit humainement par une addition de « temps forts », de « moments de qualité », « d’expériences communes ». Ces réalités ne sont pas en soi mauvaises, mais elles sont vraiment insuffisantes si elles ne sont pas ancrées sur l’essentiel : une communion de foi, de sacrements, de hiérarchie. Et lorsque l’essentiel manque, on se complaît dans l’invention de signes toujours nouveaux, toujours humains, toujours insuffisants, et l’on s’enfonce dans une boucle sans fin dans laquelle la réalité s’efface au profit de la seule apparence : c’est l’hypertrophie du signe.

La communion ecclésiale est objective : elle a des critères précis, et la sagesse de l’Église, consciente des différences légitimes qu’elle ne veut ni abolir ni contraindre, a toujours su se montrer prudente dans les signes de communion qu’elle demandait aux chrétiens ; le Christ, rien que le Christ, pas plus que le Christ.

À propos de l’unité à rechercher avec les Orientaux séparés, le concile Vatican II s’était appuyé sur une belle parole de l’Écriture :

Tout cela étant bien examiné, le saint Concile renouvelle ce qui a été déclaré par les saints Conciles antérieurs, ainsi que par les Pontifes romains : pour rétablir ou garder la communion et l’unité, il ne faut “rien imposer qui ne soit nécessaire”(Ac 15, 28) [10].

Les points nécessaires, ce sont ces fameux trois liens, les tria vincula : professer la même foi, vivre des mêmes sacrements, reconnaître la même hiérarchie. Quant aux points libres, en voici quelques-uns que le Concile énumère, toujours en vue de la communion à rechercher avec les Orientaux séparés :

Conservant l’unité dans ce qui est nécessaire, que tous, dans l’Église, chacun selon la charge qui lui est confiée, gardent la liberté qui leur est due, qu’il s’agisse des formes diverses de la vie spirituelle et de la discipline, de la variété des rites liturgiques, et même de l’élaboration théologique de la vérité révélée ; et qu’en tout ils pratiquent la charité. De la sorte, ils manifesteront toujours plus pleinement la véritable catholicité et apostolicité de l’Église[11].

On aura reconnu, comme en filigrane, la belle sentence souvent attribuée à saint Augustin : « In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas[12] ». Cet équilibre entre le nécessaire et le libre, éclairé en permanence par la charité et l’amour des âmes, voilà qui résume au mieux la notion de communion dans l’Église. Dom Gérard la décrivait en parlant de « la grande respiration catholique ». Tout ce dont le chrétien a besoin, c’est de pouvoir respirer dans l’Église.

3 – Questions en suspens

Le lecteur attentif parvenu à la fin de ce travail aura bien remarqué que tout n’est pas résolu, loin de là. Deux questions, en particulier, se posent encore :

– Première question : « Vous acceptez le Concile, vous dites que la Messe de Paul VI est valide, et que l’autorité qui a édicté ce missel est légitime. Pourquoi alors ne jamais la célébrer » ? Nous avons juste cherché, dans le présent article, à déterminer ce qui est nécessaire pour la communion ecclésiale, et ce qui est libre. Notre conclusion est celle-ci : on peut ne pas célébrer la messe de Paul VI, on peut ne pas concélébrer, tout en étant parfaitement en communion avec l’Église. Admettre cela est déjà faire un grand pas : un pas nécessaire pour aborder plus sereinement, entre catholiques unis par la communion ecclésiale, la deuxième étape. Celle-ci consistera à expliquer pourquoi, de fait, certains prêtres catholiques décident de ne pas célébrer selon le missel réformé tout en le reconnaissant valide, et donc sanctifiant. Ce sera l’objet d’une autre étude, en raison de son ampleur, de son importance à nos yeux, et des difficultés qu’elle soulève.

– Deuxième question : « Vous vous réfugiez derrière le fait que la messe traditionnelle est autorisée par l’Église. Mais que se passera-t-il lorsque le pape François interdira complètement la liturgie traditionnelle ? Ne faudra-t-il pas choisir, alors, entre votre attachement à la liturgie traditionnelle et votre obéissance au pape ? » Nous ferons remarquer à notre aimable objectant que cela n’est pas arrivé. La « théologie-fiction » n’a jamais été une bonne méthode pour éclairer les esprits et nourrir les cœurs : tout au plus est-elle utile pour inquiéter et troubler les âmes. Tous annonçaient l’interdiction définitive de la liturgie traditionnelle. Or, il semble bien que, pour l’heure, la Providence a toujours proposé un chemin à ceux qui voulaient tenir fidèlement et honnêtement ce double attachement à la liturgie traditionnelle et au Saint Père, au cœur même des deux crises de 1988 et de 2022. Et comme la grâce n’agit que dans le présent, il est bien périlleux de vouloir savoir à l’avance ce que Dieu nous inspirera de faire dans une situation future, et totalement hypothétique. Peut-être sommes-nous bien naïfs. Mais peut-être aussi y a-t-il une bonne raison pour laquelle la liturgie traditionnelle a encore, aujourd’hui, droit de cité dans l’Église. Peut-être est-il impossible qu’elle disparaisse, parce que l’Église ne peut se couper de ses racines, et que pour être en communion (diachronique) avec elle-même, avec son passé, autrement dit pour rester l’Église, il faut qu’elle accueille en son sein, d’une manière ou d’une autre et selon les voies impénétrables de l’Esprit Saint, la liturgie de tous les temps. J. Ratzinger s’est longuement penché sur ce thème, lui qui écrivait :

Pour souligner qu’il n’y a pas de rupture essentielle, que la continuité et l’identité de l’Église existent, il me semble indispensable de maintenir la possibilité de célébrer selon l’ancien Missel comme signe de l’identité permanente de l’Église. C’est pour moi la raison fondamentale : ce qui était jusqu’en 1969 la liturgie de l’Église, la chose la plus sacrée pour nous tous, ne peut pas devenir après 1969 – avec un positivisme incroyable – la chose la plus inacceptable […]. Il n’y a pas de doute qu’un rite vénérable comme le rite romain en vigueur jusqu’en 69 est un rite de l’Église, un bien de l’Église, un trésor de l’Église, et donc à conserver dans l’Église[13]. »

Nous espérons, dans cette seconde étude, approfondir un jour ce point.

Le pape doit démettre les évêques coupables d’hérésie

Selon le cardinal Raymond Burke, le pape François doit démettre les évêques allemands de leur fonction s’ils ne se distancient pas des erreurs du Chemin synodal qu’ils ont initié en 2019 et qui ne cesse d’attaquer la doctrine catholique. En effet, un certain nombre d’évêques se sont prononcés en faveur de changements dans la doctrine de l’Eglise (homosexualité, célibat des prêtres ou l’ordination des femmes), tandis que d’autres ne se sont pas opposés explicitement à de telles propositions. Dans un entretien publié le 11 mai par Catholic Action for Faith and Family, le cardinal Burke déclare que François

« doit interpeller ces évêques et leur demander d’abjurer les hérésies et même les positions qui vont à l’encontre de la discipline de l’Eglise ». « Et s’ils n’abjurent pas leurs erreurs et ne se corrigent pas, alors il doit les démettre de leurs fonctions. C’est la situation dans laquelle nous sommes arrivés. »

« Le pontife romain, successeur de Pierre, est par définition le principe de l’unité dans l’Eglise ». « C’est à lui de corriger ces évêques. Et s’ils n’acceptent pas la correction fraternelle, s’ils n’acceptent pas sa correction hiérarchique en tant qu’évêque de l’église universelle, alors des mesures appropriées doivent être appliquées pour que les fidèles sachent que ces évêques ne les guident pas dans la foi catholique ».

« Malheureusement, la confusion est provoquée et poussée par ceux qui sont appelés à être des enseignants de la foi et des bergers du troupeau avec clarté et courage ».

Ces évêques

« abandonnent le troupeau et ne se révèlent pas être des bergers, mais des mercenaires qui tentent d’adapter la doctrine de l’Eglise à la vision du monde, à une vision du monde séculière, une vision du monde sans Dieu ».

Le compositeur Vangelis est décédé, RIP

Le compositeur grec, de son vrai nom Evangelos Odysseas Papathanassiou, est mort mardi 17 mai dans un hôpital français, à l’âge de 79 ans. Compositeur de musiques de films, il est célèbre pour les bandes originales des films Les Chariots de feu et Christophe Colomb :

Chantilly : un individu tente d’égorger une femme en criant « Allah Akbar »

Une jeune femme a été attaquée au couteau dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 mai un individu de type africain.

Pris en stop par un couple pour l’emmener à l’hôtel, la situation a dégénéré. Le parquet indique :

« Faute de pouvoir présenter une pièce d’identité auprès du personnel d’accueil, il n’y était pas accueilli. Pour des raisons qui restent à éclaircir, ce même individu s’en serait alors physiquement pris à la jeune femme, en portant un couteau au niveau de son cou ».

Le compagnon de la victime est alors intervenu et il aurait été frappé à de multiples reprises. Les victimes et les gendarmes ont indiqué qu’il semblait réciter des prières en arabe lors des faits et au moment de son interpellation.

Le burkini, une pièce dans une stratégie de conquête : la France est en état d’auto-dhimmitude

Annie Laurent, spécialiste de l’islam, est interrogée par Gabrielle Cluzel dans Boulevard Voltaire à propos du burkini. Extrait :

On a coutume d’entendre que le burkini n’est pas une prescription islamique et que la mesure d’autorisation dans les piscines grenobloises ne concernera que très peu de femmes. Pourtant, un sondage IFOP récent montre que 72 % des musulmans y sont favorables (à rebours du reste de la population). Comment expliquez-vous cette contradiction ?

Il est exact que le Coran ne prescrit pas le port du burkini, qui est d’ailleurs une invention récente, tout comme il ne prescrit pas la dissimulation des cheveux et du visage des femmes. Il se contente de leur recommander de cacher leurs atours, sans préciser de quelle partie du corps il s’agit. Malgré tout, ce type de vêtement féminin s’est imposé comme inséparable de la religion. Lors de mes premiers voyages au Proche-Orient, au début des années 1980, je ne voyais aucune femme voilée, et peu à peu le voilement s’est répandu partout. Il est le signe de la réislamisation des sociétés musulmanes et, à cet égard, il revêt une dimension politique et même géopolitique. Il s’inscrit donc dans une stratégie de conquête.

Il en va de même pour le burkini. Il est exact que la mixité entre adultes de sexes différents, et n’ayant pas de liens familiaux entre eux, est interdite en islam, mais jusqu’à présent, les musulmanes en France se contentaient d’horaires séparés dans les piscines lorsque cela leur était concédé. Avec l’autorisation du burkini, on franchit un seuil supplémentaire dans l’islamisation des mœurs et, donc, dans la conquête. Je note d’ailleurs que ce vêtement couvrant est légal dans plusieurs autres pays d’Europe. Cela permet de comprendre qu’une majorité de musulmans interrogés par le sondage que vous citez se prononcent en sa faveur. Ils y voient une nouvelle étape dans l’affirmation identitaire.

Personnellement, je suis très choquée par une autre disposition contenue dans l’arrêté de la municipalité de Grenoble, à savoir l’autorisation accordée aux femmes de se baigner les seins nus dans les piscines publiques ! Avec une telle mesure, comment veut-on persuader les musulmans, hommes et femmes, de la supériorité de la civilisation européenne et leur donner envie d’y adhérer ?

Comment qualifieriez-vous cette autorisation ? Anecdotique, préoccupante, dramatique… ?

Certainement pas anecdotique puisqu’elle s’inscrit dans un long processus comme je viens de le montrer, mais préoccupante, oui, absolument.

Il y a longtemps que je le dis : la France est en état d’auto-dhimmitude. La complaisance envers le burkini en est une nouvelle marque après tant d’autres. Qu’est-ce que la dhimmitude ? Il s’agit d’un statut juridico-politique applicable aux ressortissants non musulmans dans un État gouverné par l’islam selon une prescription du Coran (9, 29). Ceux-ci ne bénéficient pas de l’égalité citoyenne avec les « vrais croyants » que sont les musulmans. Les dhimmis peuvent conserver leur identité religieuse mais ils doivent se soumettre à une série de mesures discriminatoires qui peuvent affecter tous les aspects de la vie, publique, sociale et privée. Aujourd’hui l’ensemble des Etats musulmans n’appliquent pas l’intégralité de ces dispositions mais elles sont en vigueur dans certains pays. Quoi qu’il en soit, le principe demeure puisqu’il repose sur un ordre « divin ».

Les musulmans traduisent « dhimmitude » par protection, ce qui tend à nous rassurer, mais la traduction la plus appropriée est « protection-assujettissement » : en contrepartie des libertés de culte ou autres qui leur sont plus ou moins consenties, ils peuvent être soumis à dispositions spéciales, voire à la charia, l’objectif étant de leur faire prendre conscience de leur infériorité.

Si je parle d’auto-dhimmitude, c’est pour exprimer l’idée que la France, par complexe et culpabilité coloniale, anticipe une situation juridique et politique qui ne lui est pas (encore) imposée mais qui pourrait l’être le jour où l’islam sera majoritaire et donc en mesure de gouverner notre pays. Il convient, d’ailleurs, d’observer que l’islam prospère sur la faiblesse des sociétés dans lesquelles il s’installe. L’Histoire illustre amplement cette réalité. La journaliste Zineb El-Rhazoui a donc raison de voir dans la décision de Grenoble « une avancée majeure de l’idéologie islamiste » (Le Figaro, 19 mai 2022).

Jusqu’où irons-nous ? Je l’ignore, bien sûr, mais la situation est vraiment préoccupante. Avant qu’elle ne devienne dramatique, il est urgent d’en finir avec les concessions que nous multiplions à l’islamisme en nous cachant derrière nos valeurs. Car ce faisant, nous effaçons du même coup notre propre civilisation.

Le système libanais ébranlé par les élections législatives

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Les élections législatives du 15 mai ont été riches d’enseignement dans un Liban ravagé par la crise et les blocages institutionnels et communautaristes.

Les observateurs craignaient tout d’abord une abstention massive. Avec près de 50 % de participation, la participation est finalement conforme à ses scores habituels. Mais c’est surtout la poursuite de l’immobilisme qui suscitait les plus grandes inquiétudes.

Or, d’importantes évolutions se sont produites au cours de ce scrutin. Tout d’abord, et c’est le plus spectaculaire, 13 sièges (sur 128) sont allés à de nouveaux venus issus de la contestation populaire d’octobre 2019. On se rappelle que pour protester contre l’incurie des pouvoirs publics et sa corruption généralisée, un grand mouvement populaire avait secoué tout le pays. Sa manifestation la plus spectaculaire avait été la constitution d’une chaîne humaine ininterrompue du nord au sud du pays. Toutes communautés confondues, les Libanais s’étaient donné la main pour qu’enfin les choses changent.

Mais le système, s’il est incapable de remplir ses missions de service public les plus élémentaires, sait se défendre et rien n’avait bougé.

Puis il y eut la terrible explosion du 4 août 2020 et, enfin, la crise financière suivie d’une crise économique qui semble tout emporter sur son passage.

On pouvait craindre que le découragement empêche le succès de ces listes hors partis et en rupture avec le communautarisme. Ces 13 sièges constituent une surprise et sont peut-être (mais peut-être seulement) l’amorce d’une évolution plus profonde.

L’autre enseignement important est le recul du Hezbollah (13 sièges) et de ses alliés, ce qui va l’empêcher d’avoir la majorité au Parlement. L’autre mouvement chiite, Amal, obtient 15 sièges et la question est de savoir si son chef, Nabih Berri, va conserver son poste de président de la Chambre des députés qu’il occupe depuis 1992. Il est à lui seul le symbole de l’immobilisme sclérosant qui détruit le Liban.

Dans le camp chrétien, on assiste également à une recomposition. Le CPL (Courant patriotique libre), dirigé par Gebran Bassil, recule légèrement et n’a plus que 17 sièges. Il laisse la première place aux Forces libanaises (FL) de Samir Geagea, qui obtiennent 19 sièges.

Il s’agit là d’un changement important. Tout d’abord, cela remet en cause l’ambition présidentielle de Bassil, qui rêve de succéder à son beau-père, le général Aoun, dont le mandat, très décevant, s’achève cette année.

Surtout, cela met les FL en première ligne face au Hezbollah. On sait que la milice chiite est la seule à avoir conservé ses armes à l’issue de la guerre qui a ravagé le Liban de 1975 à 1990. Or, Samir Geagea a fait de ce sujet son cheval de bataille et exige le désarmement de la milice chiite. Il veut également contrer l’influence iranienne, ce qui promet de belles empoignades.

En octobre dernier, un épisode sanglant s’était produit à Beyrouth, dans le quartier de Tayouné. Une manifestation organisée par le Hezbollah et Amal, avec de nombreux militants armés, se dirigeait vers le palais de justice pour protester contre l’enquête du juge Bitar sur l’explosion du 4 août. Des hommes armés les en ont empêchés et ont ouvert le feu, tuant six miliciens chiites. Les FL ont été accusées par le Hezbollah et ont démenti, mais toute la communauté chrétienne est convaincue que ce sont bien les FL qui ont défendu le palais de justice et les quartiers chrétiens que la manifestation devait traverser.

Le mouvement des Forces libanaises est aujourd’hui perçu comme le protecteur de la communauté chrétienne et de l’indépendance du Liban. Le clan Aoun est en perte de vitesse et une recomposition est en cours.

C’est ce monde qui est vétuste et sans joie

De Philippe Maxence dans L’Homme Nouveau :

[…] Trois jours après avoir salué « La Voie romaine », François s’est exprimé devant les membres de l’Institut pontifical Saint-Anselme de Rome. Selon Vatican News, il aurait alors « déploré la volonté de certains de “rechercher les formes, les formalités plutôt que la réalité, comme nous le voyons aujourd’hui dans ces mouvements qui tentent de revenir en arrière et de nier le concile Vatican II”. L’évêque de Rome a ainsi regretté que certaines liturgies antéconciliaires soient “quelque chose sans vie, sans joie” ».

Sans vie et sans joie ? Ceux qui ont pèleriné depuis quarante ans, et qui pèlerineront encore à la Pentecôte prochaine, vers Chartres, seront quelque peu étonnés de cette affirmation. La vie et la joie habitent ces milliers de chrétiens en marche, dont les plus jeunes ont entre 6 et 12 ans. Des jeunes pèlerins parfois bruyants, en tous les cas bien vivants et le montrant tout au long du parcours. Ce qui ne les empêche pas, malgré la fatigue et l’effort, d’assister à de très belles liturgies, permettant d’entrer dans le grand sacrifice du Christ.

L’association qui organise chaque année cet événement de trois jours (une véritable ville en mouvement) fête en 2022 les quarante ans de son existence. Née dans l’esprit  de Péguy, et à l’exemple du grand frère polonais de Częstochowa, cette longue procession entre Paris et Chartres exprime, selon le sermon de la Pentecôte 1985 de dom Gérard, le fondateur de Sainte-Madeleine du Barroux, « la condition même de la vie chrétienne qui est d’être un long pèlerinage et une longue marche vers le Paradis ». Une démarche spirituelle qui, à l’image de l’homme incarné, ne rechigne pas au secours des supports temporels. Dom Gérard le rappelait encore dans le même sermon :

« La chrétienté est une alliance du sol et du ciel ; un pacte, scellé par le sang des martyrs, entre la terre des hommes et le paradis de Dieu ; un jeu candide et sérieux, un humble commencement de la vie éternelle. La chré- tienté, mes chers frères, c’est la lumière de l’Évangile projetée sur nos patries, sur nos fa- milles, sur nos mœurs et sur nos métiers. La chrétienté, c’est le corps charnel de l’Église, son rempart, son inscription temporelle. »

Luca Volontè, membre du conseil d’administration de l’Organisation Internationale pour la Famille, innocenté de toutes accusations

Après une bataille épuisante de huit ans devant les tribunaux, M. Luca Volontè, collaborateur principal d’iFamNews et membre du conseil d’administration de l’Organisation Internationale pour la Famille (OIF), a été innocenté de toutes les accusations portées contre lui.

Brian Brown, Président de l’OIF, a publié la déclaration suivante sur l’acquittement :

“Nous sommes très heureux que notre cher ami et membre du conseil d’administration Luca Volontè ait été acquitté de toutes les charges par les tribunaux italiens cette semaine. Nous n’avons jamais retiré Luca de notre conseil d’administration et nous n’avons jamais hésité à le soutenir, car nous avons toujours su qu’il était innocent et que ces accusations étaient purement motivées par des préjugés anti-vie et anti-famille. Luca et sa famille ont énormément souffert. Il a été accusé et a traversé une épreuve de huit ans qui lui a coûté de l’argent, du temps et sa réputation. Il a été puni et marginalisé et sa famille a reçu de nombreuses attaques calomnieuses, mais maintenant justice est faite. Nous remarquons que la presse libérale a été, comme on pouvait s’y attendre, silencieuse à l’annonce de l’acquittement de Luca. Nous ne le serons pas. Nous vous en dirons plus. Mais pour l’instant, nous offrons nos prières et notre soutien à Luca et à sa famille. Nous prions également pour ceux qui ont calomnié son nom et sa réputation, afin qu’ils corrigent leurs mensonges et s’excusent pour leurs erreurs.”

Les allégations formulées contre M. Volontè par le parquet du tribunal de Milan étaient liées à ses activités à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) à Strasbourg. En janvier 2010, Luca Volontè a été élu président du groupe parlementaire du Parti Populaire Européen (PPE) et depuis lors, Luca et le PPE ont rejeté les propositions anti-famille (comme le Rapport McCafferty) qui ont été soutenus par les fleurons de l’industrie de l’avortement, notamment la Fédération Internationale pour le Planning Familial, Human Rights Watch et le Center for Reproductive Rights. Le rapport McCafferty visait à limiter la liberté des professionnels de la santé et des hôpitaux d’invoquer l’objection de conscience à l’égard de pratiques controversées, telles que l’avortement et l’euthanasie.

Les trois années d’activité de Volontè (2010-2013) lui ont valu la fureur du lobby LGBT, ce qui s’est traduit par une enquête fallacieuse lancée contre lui en juin 2014, après qu’une banque italienne a signalé une “transaction suspecte” – qui était en fait le paiement de factures régulières par la société de conseil Luca Volontè, pour lesquelles des taxes étaient régulièrement payées au gouvernement (35%). Volontè a d’abord été accusé de corruption, puis de blanchiment d’argent.

Les “enquêtes” de l’Open Society Foundation de Soros, de l’ESI et d’Open Democracy ont fourni du fourrage aux ONG et à la presse de gauche pour monter une campagne visant à détruire l’image de Luca, sa famille, son activité parlementaire et son honneur.

Bruxelles : les églises 53 fois plus vandalisées que les mosquées

Lu sur Breizh.info :

Entre 2019 et 2022, pas moins de 53 dégradations d’églises ou de chapelles ont été constatées dans toute la région. En comparaison, une seule mosquée a été la cible de vandales au cours de la même période.

le Président du Vlaams Belang à Bruxelles, le Sénateur Bob De Brabandere commente :

« A Bruxelles, les partis de gauche parlent de racisme et de discrimination. Pourtant, ces chiffres montrent que la haine n’est pas là où certains pensent qu’elle se niche. Le binôme médiatico-politique refuse d’aborder la question du racisme anti-blancs, antichrétien et anti-occidental en général. Pourtant il existe bel et bien, et il est même quantifiable. «Le fait qu’une seule mosquée ait été endommagée au cours de la même période contre 53 églises le prouve»

Les marchands de GPA peuvent se réjouir de la guerre en Ukraine

L’association Juristes pour l’enfance a déposé cinq plaintes contre X, notamment pour « incitation à abandon d’enfant », suite à des GPA réalisées en Ukraine. Les mères porteuses viennent accoucher en France.

Les plaintes, adressées aux procureurs de la République à Amiens, La Roche-sur-Yon, Lyon, Saintes et Aix-en-Provence, visent des faits d’« incitation à abandon d’enfant », de « détournement de l’accouchement sous X » et de « délit de simulation portant atteinte à l’état civil de l’enfant ».

Le ministère de la justice demande aux parquets de ne pas engager de poursuites contre les parents d’intention, compte tenu du contexte de guerre en Ukraine. Le « contexte » permet d’être légalement hors la loi. En attendant que l’exception devienne la règle.

Vos prières seront bienvenues!

Chers amis,

Un mot rapide pour me confier à vos prières – ainsi que l’excellent Jérôme Triomphe, mon avocat (qui fut surtout l’infatigable avocat de Vincent Lambert). Comme vous le savez, c’est tout à l’heure qu’a lieu mon audience pour diffamation contre l’Eglise de la République (et sans doute aussi pour avoir commis le crime de lèse-marianne de ne pas être suffisamment enthousiaste pour la culture de mort!).

Si vous voulez diffuser le “corps du délit”, si j’ose dire, n’hésitez pas: c’est pour la publication de ce détournement potache d’une campagne de propagande du gouvernement Hollande que je suis mis en examen.

Hier soir, je songeais à ce que me disait systématiquement le cher camarade Hamiche à la veille d’une bagarre de ce type: citant le Petit livre rouge de Mao (qui lui rappelait ses erreurs de jeunesse, dont il s’était si bien détourné), il affirmait: “Etre attaqué par l’ennemi est une bonne chose et pas une mauvaise chose.” Et, en l’occurrence, je crois en effet que ce procès est une paradoxale bénédiction car il montre qu’il existe toujours un débat sur l’avortement et que cet acte effroyable n’est toujours pas, comme le voudraient les hystériques de la culture de mort, un “acte médical comme un autre”.

En tout cas, vos prières seront bienvenues. D’abord pour que l’Esprit-Saint nous donne sagesse et force (surtout à Jérôme Triomphe à vrai dire, puisqu’il parlera beaucoup plus que moi!). Et aussi pour que le Bon Dieu utilise cette occasion totalement absurde pour toucher les coeurs car il nous faut aussi prier pour nos adversaires: bien des francs-maçons, par le passé, se sont convertis au vrai Dieu et ont été ensuite de fidèles catholiques. C’est tout le mal que je souhaite à nos interlocuteurs. Pour cela, personnellement, je réciterais à leur intention (et d’abord à la mienne, je l’avoue!) avant d’entrer dans la salle d’audience la prière à saint Michel, l’archange qui combat Lucifer. N’hésitez pas à en faire autant!

Sancte Michael Archangele,
defende nos in proelio;
contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium.
Imperet illi Deus, supplices deprecamur:
tuque, Princeps militiae caelestis,
Satanam aliosque spiritus malignos,
qui ad perditionem animarum pervagantur in mundo,
divina virtute in infernum detrude.
Amen.

Ou, en français:

Saint Michel Archange,
défendez-nous dans le combat
et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon.
Que Dieu lui commande, nous vous en supplions :
et vous, Prince de la Milice céleste,
par le pouvoir divin qui vous a été confié,
précipitez au fond des enfers Satan
et les autres esprits mauvais qui
parcourent le monde pour la perte des âmes.
Amen.

Merci à tous pour votre soutien et vos prières

Guillaume de Thieulloy

Vous avez aimé les “vaccins” contre le Covid ? Vous aimerez le vaccin contre la variole

Après le Royaume-Uni, l’Espagne et le Portugal ont annoncé mercredi à leur tour avoir recensé plus d’une quarantaine de cas suspects ou confirmés de variole du singe.

Face à la multiplication des cas (23 cas), l’Espagne a commencé à préparer la commande de milliers de vaccins contre la variole traditionnelle, également utiles pour endiguer la transmission du virus “monkeypox”, contre lequel il n’existe pas de sérum spécifique homologué en Europe.

Ce vaccin ne serait pas destiné à être administré à la population générale, mais uniquement aux malades dont l’infection est confirmée. Carlos Maluquer, professeur de virologie moléculaire à l’Université de Surrey (Royaume-Uni), explique :

“C’est un vaccin basé sur un type atténué d’un virus apparenté à la variole. Il est très sûr et peut également être administré aux personnes immunodéprimées, en plus d’avoir moins d’effets secondaires que les vaccins antivarioliques traditionnels”.

Ils vont mettre combien de temps pour nous expliquer qu’on ne peut pas prendre le train si on n’a pas ce vaccin ?

Nota : ce post est uniquement destiné à alimenter les bases de données de Conspiracy Watch (on espère faire mieux l’an prochain). Ou pas.

En 2021, dans un entretien accordé au média britannique Policy Exchange, Bill Gates incitait les gouvernements du monde à débloquer des milliards de dollars afin de mettre en place une Task-Force mondiale :

“J’espère que dans cinq ans, je pourrai écrire un livre intitulé ‘nous sommes prêts pour la prochaine pandémie’, mais cela nécessitera des milliards de dollars de R&D (Recherche et Développement). Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne en feront partie. Il faudra probablement 1 milliard de dollars par an pour qu’une Task-Force dédiée à la pandémie puisse voir le jour au niveau de l’OMS”.

“cette task-force aura pour mission de surveiller et de mener ce que j’appelle des “germ games” où l’on pratique. On pourra se dire : ‘tiens, et si un bioterroriste transportait des varioles dans 10 aéroports? Comment réagirait le monde? Il y a des épidémies qui tirent leurs origines de la nature, et d’autres qui sont causées par le bioterrorisme qui pourraient être pires que celles que nous avons connues jusqu’ici”.

Ces propos de Bill Gates ont été prononcés en novembre 2021.

Profanation dans une église à Amiens

message du curé de la paroisse Notre-Dame de Pentecôte à Amiens :

Chers paroissiens de Notre Dame de Pentecôte,

Un acte de profanation vient d’être commis dans l’église du Cœur Immaculé de Marie ce mercredi 18 mai 2022.

Le tabernacle, la lampe rouge, le voile blanc ainsi que le support du tabernacle ont été volés. Le ciboire a été ouvert et les hosties du Saint Sacrement ont été répandues sur le sol.

L’article 1211 du droit canonique précise :

“Les lieux sacrés sont profanés par des actions gravement injurieuses qui y sont commises au scandale des fidèles et qui, au jugement de l’Ordinaire du lieu, sont si graves et contraires à la sainteté du lieu qu’il ne soit pas permis d’y célébrer le culte tant que l’injure n’a pas été réparée par le rite pénitentiel prévu par les livres liturgiques.”

Par conséquent, Je vous annonce la fermeture temporaire de l’Eglise du CIM, jusqu’à ce qu’une messe de réparation selon le rituel pénitentiel soit célébrée par l’évêque lui-même ou par le vicaire général. La date de cette messe de réparation n’est pas encore fixée.

La paroisse porte plainte à la police dès aujourd’hui.

Personnellement je ne trouve pas les mots pour m’exprimer par rapport à cet acte de sacrilège. Je vous encourage à prier et à ne pas perdre courage.

Fraternellement

Vincent Changbeom JEON

Curé, Paroisse Notre-Dame de Pentecôte

Au top !

Conspiracy Watch a établi un classement des dix sites conspirationnistes francophones les plus consultés au cours de l’année 2021. C’est la mise à jour, sans nouveauté, d’un classement de la “complosphère” réalisé l’an dernier.

Le Salon Beige siège à la huitième place avec près de 900 000 visiteurs mensuels.

C’est promis, nous essaierons de faire mieux la prochaine fois.

Ni empaquettement burkinal ni exhibition

De Bernard Antony :

Il faut vraiment des pseudo-écologistes tels que Eric Piolle le maire EELV de Grenoble et la majorité de ses conseillers municipaux soumis aux diktats de l’islamo-gauchisme pour avoir commis la mauvaise farce de légaliser dans les piscines municipales l’enveloppement de personnes de sexe féminin dans des sortes de sacs appelés « burkinis ».

Il n’est pas besoin de nous étendre ici dans des précisions scabreuses sur ce que ces burkinis peuvent dissimuler de contraire aux règles d’hygiène les plus élémentaires.

La lecture des livres des « hadiths » du prophète, que ce soient notamment ceux d’Al-Boukhari ou de Muslim, est d’ailleurs, en maints passages, pas toujours ragoutante.

Quoiqu’il en soit, les burkinis peuvent non seulement recouvrir des centres d’incubation microbienne qu’il n’est point besoin de détailler ici mais d’autre part, on le sait, l’imprégnation par le chlore des tissus de la vêture islamo-compatible entraîne des réactions chimiques qui peuvent être désagréables pour le commun des baigneurs.

Le très givré Eric Piolle, en bon dialecticien marxiste, s’est également prononcé pour en quelque sorte l’antithèse de la baignade burkinale: celle de la liberté d’un déshabillement plus complet des naïades municipales pouvant faire montre de la variété de leurs seins nus.

On peut certes ne pas se priver de goguenardiser marxistement sur cela :

-Thèse : le burkini

-Antithèse : le naturisme plus ou moins intégral

Mais le drame, c’est qu’on voit mal ou serait la synthèse de cette dialectique ?

Trêve de plaisanterie, comment cet imbécile de Piolle ne voit-il pas qu’inéluctablement, les islamistes pro-burkinis exigeront que leur pudeur ne soit pas offensée par les adeptes de la poitrine découverte ?

Les piscines municipales deviendront-elles ainsi soit des territoires du « dar-el-islam » soit des espaces de triomphe des mécréantes et mécréants ?

Burkinis d’un côté ; de l’autre : « j’enlève le haut ». Détails diront certains. Que nenni ! Le diable ne se cache t-il pas dans les détails ?

L’Agrif défend simplement les traditions de l’identité française qui en l’occurrence appellent simplement au refus symétrique de l’empaquettement burkinal et des exhibitions affligeantes, c’est tout simplement le modèle de la femme française de notre civilisation.

I-Média – Le suprémaciste blanc cache la forêt

Image de la semaine
Portrait du nouveau premier ministre français. Ou devrions-nous dire “première” ministre ?

Le suprémaciste blanc cache la forêt 
La tuerie de Buffalo ayant fait dix morts dans une communauté afro-américaine est le fait d’un suprémaciste blanc auto-revendiqué. Les médias ont sur-médiatisé le drame dans le but de l’instrumentaliser politiquement. Dans ce cas particulier, un train peut en cacher un autre, ou disons qu’un arbre peut cacher une forêt … Jean-Yves Le Gallou vous explique ce qui se trame vraiment dans les rédactions lorsque le sang jaillit.

Revue de presse 
Un chauve obtient gain de cause, Marioupol tombe aux mains des russes, une épidémie de transgenrisme se répand par les médias et les publicités, le burkini est autorisé à Grenoble, la rock-star pardonne au terroriste et la justice française déraille.

OTAN en emporte l’Eurovision
Une victoire méritée, politique, symbolique ou truquée? Quoiqu’il en soit, l’Ukraine sort vainqueur de l’Eurovision. Jean-Yves Le Gallou revient avec Jules Blaiseau sur les dix dernières années de propagande progressiste et atlantiste du concours de chant.

Vénal ?

Les convictions, c’est selon les offres :

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