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Hystériques

Evoquant la réédition de son livre sur saint Joseph, Le Journal de Joseph, préfacé par Mgr Dominique Rey, Francis Lalanne a fait face hier à une bande d’hystériques, certainement sous l’emprise de stupéfiants, dans l’émission Touche pas à mon poste :

 

Le chanteur est également revenu sur son accrochage avec les pseudo-journalistes de Quotidien :

 

Paul Sugy : La révolution antispéciste mène à l’extinction de l’homme

Paul Sugy, journaliste au Figaro, évoque sur TV Libertés la révolution antispéciste dans “L’extinction de l’homme”. L’auteur rappelle que la défense de la cause animale est légitime, mais que l’antispécisme est une dérive dont le schéma idéologique est extrêmement similaire à celui du marxisme. Pour Paul Sugy,

“les animaux sont les nouveaux prolétaires de substitution du XXIème siècle !”

Le journaliste approfondit son analyse en s’intéressant aux raisonnements des penseurs de l’antispécisme. Derrière les projets farfelus : scolarisation des animaux, suppression de la prédation au sens du monde animal… se cachent des propositions choquantes : transfert des expériences scientifiques des animaux aux humains handicapés (Singer) ou zoophilie (Haraway). Paul Sugy prévient solennellement : avec l’antispécisme, il ne s’agit de rien d’autre que de remettre en cause la dignité supérieure de la vie humaine. L’antispécisme est un réquisitoire contre l’homme.

Natalité : Le problème n’est pas matériel. Il est culturel et spirituel

Lu ici :

En 1992, dans un livre de science-fiction, la romancière britannique P. D. James imaginait un monde dans lequel la natalité baisserait inexorablement. L’humanité deviendrait progressivement infertile. L’intrigue du roman, paru en français sous le titre Les Fils de l’homme, commence en 2021. C’est cette année-là, imagine l’auteure, que naît le dernier bébé humain…

La faute au Covid ?

L’an dernier pourtant, au tout début de la pandémie, j’ai bien cru que nos amis italiens, qui étaient confinés, allaient résoudre leur problème de natalité. Si nous sommes enfermés à la maison, nous aurons davantage d’occasions de faire des bébés… Autant vous dire que je m’étais complètement trompé. Les Italiens n’avaient ni le cœur à rire, ni l’esprit sous la couette. Chez eux, comme dans beaucoup de pays, la pandémie a conduit à une nouvelle chute de la natalité. J’attendais naïvement un baby-boom. On parle de « baby-flop ». Voire de « baby-crash ». Beaucoup de couples ont abandonné ou différé leur projet d’enfant.

En France, il y a eu 13 000 naissances en moins en 2020. On n’a jamais fait si peu de bébés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les morts du Covid occupent tout le débat politique. Les naissances sont passées par pertes et profits.

Mais la pandémie n’explique pas tout. Les pays développés sont tous confrontés à des problèmes de natalité. Le Japon est une société plus que vieillissante. La Chine a renoncé à sa politique de l’enfant unique. Et pourtant, elle n’a pas réussi à inverser la tendance. Le cas de la France a ceci de particulier que, longtemps, notre pays a plutôt bien résisté. Mais c’est aujourd’hui terminé. Pourquoi ? En partie, sans doute, parce que la politique familiale a été lentement détricotée. Avec, par exemple, la mise sous conditions de ressources des allocations familiales sous François Hollande. Signe de ce complet désintérêt, lorsqu’Édouard Philippe était Premier ministre, la famille ne disposait même pas d’un secrétariat d’État ! Dans ces conditions, une politique de soutien à la natalité, ce n’est même pas la peine d’en parler…

Peut-on y faire quelque chose ?

Alors, en Europe, certains gouvernements ont pris le taureau par les cornes. À vrai dire, ce ne sont pas ceux que l’on cite souvent dans les médias français pour en dire du bien. Mais L’AntiÉditorial va chercher les idées là où elles sont, sans filtre.

Prenons donc la Pologne. En 1946, ce pays comptait 23,6 millions d’habitants. Le chiffre n’a cessé de monter jusqu’à la chute du communisme, atteignant 38 millions. Mais l’ouverture des frontières a entraîné une très forte émigration, accélérée encore à partir de 2004 par l’entrée dans l’Union européenne. Et évidemment, ceux qui quittent un pays sont rarement des personnes âgées. On estime qu’il y aurait 10 % d’enfants en plus en Pologne si les frontières étaient restées closes. Depuis 2012, il y a plus de décès que de naissances. Pour renouveler une population, il faut 2,1 enfants par femme. Le pays est tombé à 1,23 en 2003. La Pologne devrait perdre 4 millions d’habitants d’ici 2050.

Alors, le gouvernement conservateur du parti Droit et justice a lancé un programme de soutien aux familles. La mesure phare s’appelle 500+. Chaque famille reçoit 500 zlotys, soit l’équivalent de 125 euros par mois, à partir du second enfant. Ce sont ces allocations familiales à la française, sans condition de ressources, que nous avons abandonnées. C’est un engagement fort, puisque ces allocations représentent autour de 7 % du budget de l’État.

En Hongrie aussi, depuis quelques années, le gouvernement multiplie les actions en faveur de la natalité. En 2015, il institue des prêts immobiliers à taux zéro et des déductions fiscales pour les familles. En février 2019, Viktor Orbán annonce plusieurs mesures incitatives. La plus médiatique est l’exonération d’impôts à vie pour les mères de quatre enfants. Quelques mois plus tard, c’est un prêt de 30 000 euros qui est proposé. Les familles mariées avec trois enfants seront dispensées de le rembourser, à condition qu’il s’agisse d’un premier mariage. Début 2020, la Hongrie lance même un « programme pour la reproduction ». Il entend soutenir les 150 000 couples du pays qui éprouvent des difficultés à procréer. Après les impôts, la science ! Budapest souhaite rendre la PMA gratuite et développer les cliniques spécialisées dans la fertilité. La Hongrie consacrerait aujourd’hui 4 à 5 % de son PIB au soutien à la natalité.

Est-ce que ça suffit ?

En fait, ces politiques familiales et ces mesures natalistes sont nécessaires, mais insuffisantes. On ne fait pas des bébés seulement parce que l’on va toucher les allocations familiales. Par exemple, la ville de Versailles offre une prime de naissance de 144 € pour le troisième enfant. Elle est versée sous forme de « tickets service », autrement dit, de bons d’achat. Je ne sais pas si les Versaillais ont plus d’enfants que les habitants des communes voisines. Mais si c’est le cas, il serait étonnant que ces bons d’achat en soient la cause principale…

En Pologne, juste après l’introduction du programme 500+, le taux de fécondité est remonté : 1,29 en 2015, 1,36 en 2016, 1,45 en 2017. Mais en 2019, il s’effritait à 1,42. En revanche, le programme a été efficace comme instrument de redistribution sociale. Il a fait chuter le nombre d’enfants pauvres, et il a même réduit de moitié le taux d’extrême pauvreté des enfants.

En Hongrie, la politique familiale a réussi à augmenter, de manière spectaculaire, incontestable, le nombre de mariages. Pour le taux de fécondité, c’est moins évident. Le pays est tombé à 1,25 enfant par femme en 2010. C’est remonté à 1,55 en 2018. Soit, c’est mieux. Mais cela reste encore un des taux les plus faibles d’Europe. Le taux serait de 1,56 en 2020, d’après les sources officielles. Cette stabilité signifierait que le pays a réussi à éviter le « baby-crash » pandémique, mais pas le baby-blues endémique. La Hongrie reste encore loin du seuil de renouvellement des générations.

Mais alors, c’est quoi le bon moyen ?

Dans une récente tribune, un géographe français avance une hypothèse peut-être sulfureuse, mais intéressante. Le problème, estime-t-il, n’est pas matériel. Il est culturel et spirituel. En gros, l’enfant est devenu un produit de consommation comme un autre. On sait le fabriquer in vitro, et c’est un magnifique progrès contre l’infertilité. On peut même se le procurer contre argent, c’est le cas avec les mères porteuses. Mais enfin, si c’est un produit, il coûte cher. Et donc, on peut préférer s’en passer, choisir autre chose. Nous sommes devenus tellement individualistes que l’idée de faire des enfants pour transmettre cette culture et cette civilisation qui nous ont été léguées ne nous vient même pas à l’esprit. C’est cela qu’il faut changer. À vrai dire, c’est un peu la stratégie du Premier ministre hongrois, telle qu’il l’a définie dès 2015. Viktor Orbán affirme alors que « la civilisation et la culture européenne » sont l’enjeu de sa politique. Il faut, dit-il, « remettre les familles au centre de la politique européenne ».

Quel est le vrai enjeu ?

En fait, tout le monde est à peu près d’accord. Certains pour s’en réjouir, d’autres pour le déplorer, certes. Mais le choix est simple : c’est soit l’immigration, soit la politique nataliste.« Si les pays riches ne peuvent pas augmenter leur taux de natalité, ils devront envisager d’autres solutions. Une plus grande ouverture aux migrants, qui sont normalement en âge de travailler lorsqu’ils arrivent, pourrait atténuer le problème. » C’est ce que je lis dans The Economist, l’hebdomadaire libéral, favorable à l’ouverture des frontières. À partir du même constat, à Budapest, on défend le choix contraire. Pour que la Hongrie reste hongroise, les Hongrois doivent faire plus de petits Hongrois.

En janvier dernier, dans une tribune publiée par Valeurs Actuelles, une vingtaine de parlementaires français menés par Laurence Trastour-Isnart, la députée LR des Alpes-Maritimes, ont appelé à une « refondation de la politique familiale ». Au « pari d’une immigration de masse », ils opposent « la transmission de notre culture et la sanctuarisation de notre civilisation ». Contre « l’hiver démographique », écrivent-ils encore, il faut prendre « des mesures fortes comme c’est le cas en Hongrie. » En somme, pour faire des bébés français, adoptez un Hongrois.

Note du CAP de l’ISSEP : « La Chine du XXIème siècle : enjeux et perspectives pour les Européens. »

En voici le début :

La pandémie de Covid a révélé au grand jour toute l’étendue de la puissance chinoise mais aussi, de manière plus décisive, la volonté de Xi Jinping d’affirmer cette puissance de manière désinhibée, n’hésitant plus à remettre en cause les statu quo, à contester les équilibres géopolitiques, avec pour conséquence des comportements particulièrement agressifs notamment vis-à-vis de la France.

La place dominante occupée par la zone Asie-Pacifique dans les activités économiques internationales et, en son cœur, la Chine, nous oblige à nous interroger, dans ce contexte volatile, sur notre relation avec ce pays, et sur les moyens de préserver nos intérêts nationaux. […]

Conclusion :

En réalité, la Chine est un « rival systémique » pour l’Union européenne, comme pour les Etats-Unis, et un « compétiteur systémique » pour toutes les puissances de moindre envergure, ou une simple « puissance hégémonique » pour les autres pays n’ayant que des parcelles de puissance à disposition. Pour cette raison, elle dispose d’une dimension politique incontournable dans les relations diplomatiques, qu’il convient de faire peser de façon ad hoc en fonction de nos intérêts et de ceux de nos interlocuteurs : s’il peut être utile par exemple de faire valoir des alternatives aux projets chinois des Nouvelles routes de la soie dans certains cas, il peut être utile dans d’autres cas d’appuyer des initiatives chinoises qui peuvent présenter un intérêt intrinsèque, quitte à s’opposer aux Etats-Unis. Ce fut le cas, de manière dramatique, lors de l’invasion américaine en Irak : la perspective serait alors inversée, si la Chine était à l’initiative dans une opposition de ce type. Notre intérêt national, en somme, est de peser à chaque fois le pour et le contre, sans s’enfermer dans des postures ou des systèmes rigides, et de faire jouer intelligemment une forme de concurrence, tout en évitant de créer des situations de surenchère et d’escalade qui pourraient avoir des conséquences désastreuses.

A ce titre, le cas de Taïwan est emblématique : le soutien à cette île correspond à nos intérêts mais doit dûment prendre en compte la sensibilité à fleur de peau de Pékin à ce sujet. D’un côté, forte de sa démocratie dynamique et de la transparence dans sa gestion de l’information (à l’inverse de Pékin), l’île s’est imposée comme le meilleur modèle dans le monde en matière de prévention et de lutte contre le Covid-19 avec une croissance encore supérieure à celle de la RPC en 2020 (+3.3%). Il est donc possible et dans notre intérêt de soutenir ce modèle de démocratie à la chinoise. C’est également souhaitable pour le reste du monde, si l’on en croit le chercheur français Frédéric Keck[3], les techniques de prévention des pandémies sont ainsi largement développées dans le monde chinois hors de Chine continentale, à Hong-Kong, Taïwan et Singapour et il est vraisemblable que cette pandémie de Covid-19 aurait pu être évitée si des techniques de gestion transparentes avaient été mises en place. La capture de Taïwan par la Chine continentale renverserait en effet les équilibres stratégiques régionaux, donnant un avantage crucial vis-à-vis du Japon (l’équivalent d’une plateforme d’attaque avancée comme les Américains l’avaient bien compris dans leurs propres plans d’invasion en 1945), mais également vis-à-vis des Etats-Unis dans le Pacifique et surtout de l’ensemble des autres pays de la région. Or, l’Asie-Océanie étant le poumon économique du monde, il semble absolument essentiel d’y faire prévaloir un mode de gestion non-hégémonique, donc non dominé uniquement par la Chine. D’un autre côté, un soutien trop marqué à Taïwan, notamment dans le domaine militaire ou des provocations trop inacceptables pour Pékin, pourrait également pousser Pékin hors de ses gonds et ainsi susciter une attaque militaire avec une possible escalade régionale, voire mondiale, aux effets désastreux.

De l’autre côté du spectre, on peut entrevoir pour l’avenir des dossiers pour lesquels les appétits pékinois pourraient être harnachés en phase avec nos intérêts. Pékin a déclaré, au mois de mars dernier, vouloir prendre le relais pour faire aboutir le processus de paix au Proche-Orient, c’est-à-dire principalement la conclusion d’accords de paix entre Israël et la Palestine et donc mécaniquement avec leurs voisins dans la région. Si cette perspective reste aujourd’hui purement déclaratoire, le poids économique de la RPC dans la région, son capital politique encore relativement préservé sont des éléments qui pourraient peut-être en faire un jour un acteur politique majeur au Proche-Orient, avec notamment une capacité d’investissement qui, sous certaines conditions, pourrait contribuer à stabiliser la région. Un acteur en tout cas pas moins crédible que les Etats-Unis et leur passif dans cette région du monde…

La France, puissance moyenne mais dotée d’un capital politique et diplomatique considérable, peut également jouer un rôle déterminant, en cultivant cette distance raisonnée entre Pékin et Washington, en intervenant au besoin comme un « honnête courtier » entre les deux parties. 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la réalité d’un conflit ouvert peut paraître évanescente et improbable à ce siècle encore jeune : ce n’est pourtant pas par hasard si cette perspective est évoquée avec le plus grand sérieux par tous les analystes, qu’ils soient chinois, américains ou européens. Il est donc dans notre intérêt de participer activement à la « gestion de cette compétition stratégique », concept évoqué par l’ancien Premier ministre australien (et excellent sinophone) Kevin Rudd, en février dernier lors du forum de Lanting, en Chine, en présence du conseiller aux affaires d’Etat Wang Yi (équivalent de notre ministre des affaires étrangères).

L’effet abortif des vaccins

Voilà un article intéressant du mois dernier qui s’intéresse à l’effet abortif des vaccins contre la covid chez les femmes enceintes après la 1ère et 2ème injection :

[…] l’EIG (effet indésirable grave) le plus souvent rapporté est la fausse couche (46 au total dont 37 dans le premier trimestre). La conclusion de l’article mérite d’être reproduite:

Limitations
– « Nous n’avons pas été en mesure d’évaluer les effets indésirables qui pourraient être associés à une exposition en début de grossesse, tels que les anomalies congénitales, car aucune des femmes enceintes qui ont été vaccinées en début de grossesse n’a eu de naissance vivante enregistrée dans le registre des grossesses v-safe à ce jour ; le suivi est en cours. En outre, la proportion de femmes enceintes ayant déclaré un avortement spontané peut ne pas refléter les proportions post-vaccination réelles, car les participantes peuvent avoir été vaccinées après la période de risque le plus élevé du premier trimestre, et les pertes de grossesse très précoces peuvent ne pas être reconnues.
Alors que certaines grossesses ayant fait l’objet d’une vaccination au premier et au début du deuxième trimestre ont été menées à terme, la majorité est en cours, et une comparaison directe des résultats sur la base du moment de la vaccination est nécessaire pour définir la proportion d’avortements spontanés dans cette cohorte. En raison des contraintes liées à la taille de l’échantillon, les résultats de la grossesse et de la période néonatale ont été calculés en tant que proportion plutôt qu’en tant que taux.
Parmi les affections spécifiques à la grossesse signalées au VAERS [vaccine adverse effects report system – USA] après la vaccination par Covid-19, la fausse couche était la plus fréquente. Ceci est similaire à ce qui a été observé pendant la pandémie de grippe A (H1N1) en 2009 après l’introduction du vaccin inactivé contre la grippe H1N1 2009, où la fausse couche était l’événement indésirable le plus fréquent rapporté par les femmes enceintes ayant reçu ce vaccin. »

CFTC : La faible natalité met en péril nos retraites et notre modèle social

Communiqué de la CFTC :

Fait rare, le rapport du COR [Conseil d’orientation des retraites] paru ce jour privilégie une hypothèse basse de fécondité à horizon 2070. Une hypothèse d’autant plus crédible qu’elle se fonde sur les réalités observées ces dernières années.

Notre modèle social, envié par beaucoup de nos voisins européens, s’est appuyé par le passé sur un projet clair de soutien à la natalité. Tous les dispositifs mis en place visaient à soutenir les parents dans leur désir d’enfant : politique fiscale avec le quotient familial, aides directes, allocations, prestations familiales, congés parentaux et familiaux, prise en charge de la petite enfance grâce aux différents modes d’accueil …

Mais, à partir des années 2012, la politique familiale s’est vu assigner de nouvelles missions : lutte contre la pauvreté, recentrage des aides aux familles précaires et réduction des déficits publics. Loin d’enrayer la pauvreté, ces mesures ont eu un effet délétère.

Parmi ces effets, l’indice de fécondité, qui était de 2,2 en 2010 s’est effondré à 1,83 en 2020. Le renouvellement des générations n’est plus assuré et nous faisons face à un déficit démographique important, qui risque dans un avenir proche de remettre en cause notre système de protection sociale. Au cœur de ce système, les retraites dont le financement repose aujourd’hui essentiellement sur la solidarité intergénérationnelle.

 

Pour la CFTC, seule une politique familiale digne de ce nom peut nous permettre de retrouver une pyramide des âges équilibrée. Pour ce faire, il convient rapidement de :

  • Acter le fait que, quel que soit le niveau de vie des familles, il chute systématiquement et durablement avec l’arrivée d’un enfant. Il faut donc relever le quotient familial, supprimer le plafonnement des allocations familiales pour revenir au principe d’universalité
  • Offrir aux parents un ensemble de solutions d’accueil diversifiées, en nombre suffisant, de qualité et équitablement réparties sur tout le territoire
  • Lutter contre les inégalités femmes/hommes et les stéréotypes de genre en mettant au même niveau vis-à-vis d’un employeur le « risque maternité » et le « risque paternité ».
  • Reconnaitre que la conciliation vie professionnelle/vie personnelle ne doit plus être une affaire de femmes et que les hommes sont prêts à s’impliquer davantage dans le partage des responsabilités familiales.
  • Réformer le dispositif des congés parentaux. Pour qu’ils puissent enfin être pris autant par le père que par la mère, il faut impérativement qu’ils soient mieux indemnisés. Sur ce point, c’est peut-être la France qui pourrait s’inspirer des autres : en Italie ou en Suède, le parent qui s’arrête de travailler pour élever son enfant ne touche pas un forfait dérisoire (400 euros mensuels) mais un pourcentage de son salaire… qui peut aller jusqu’à 80%.

I-Média : Zemmour candidat, la vraie gifle pour Macron ?

L’image de la semaine

L’image de la semaine, c’est bien évidemment cette gifle reçue par Emmanuel Macron à l’entame de son “tour de France”. Un geste plus symbolique que violent qui a été largement commenté par les médias.

Les plus gros bobards médiatiques de l’année

Dans quelques jours aura lieu la cérémonie la plus attendue par les journalistes français ! La 12e cérémonie des Bobards d’Or récompensera en effet les meilleurs mensonges des médias durant l’année passée. Inscription, vote et découverte de tous les bobards à cette adresse : https://bobards-dor.fr/

Revue de presse

Zemmour candidat : ça se précise !

Dans un long entretien accordé au média “Livre Noir”, Éric Zemmour a évoqué de manière encore plus précise sa possible candidature à la présidence de la République. Ses déclarations ont mis en émoi les journalistes français.

En privant volontairement des enfants de père, le projet de loi « bioéthique » est un texte d’injustice et non d’amour

La Manif Pour Tous sera au rendez-vous pour le rappeler aux sénateurs les 15 et 24 juin à l’occasion de la poursuite du processus législatif à marche forcée 

Dans la nuit du 9 au 10 juin 2021, l’Assemblée nationale a donc voté pour la 3e fois en faveur du projet de loi dit « bioéthique ». Avec la très polémique, « PMA sans père », le texte entend priver volontairement des enfants de père toute leur vie et leur inventant une filiation fictive qui reposerait sur « deux mères » et l’effacement du père. C’est évidemment au mieux une illusion, au pire un mensonge délibéré. Ce projet de loi ni bio ni éthique autorise également l’autoconservation des gamètes sans motif médical, la création d’embryons transgéniques, de chimères animal-homme et de gamètes artificiels.

Comme l’a développé la député Danièle Obono, de la France insoumise,

« on peut être homme et femme, on peut être ni l’un ni l’autre, on peut être sur le spectre des identités de genre, très fluide, et donc ça c’est une réalité, et par rapport à cette réalité, ça ne doit pas constituer une discrimination et empêcher les personnes de pouvoir enfanter et de pouvoir réutiliser leurs gamètes. »

De tels propos, déconnectés d’une réalité qu’ils s’obstinent à refuser de voir, n’ont malheureusement pas été isolés  dans les rangs de la majorité et de ses alliés de circonstance. De l’extrême-gauche à LREM, c’est bel et bien l’affirmation du droit à l’enfant qui est voulu et qui a été voté.

« Plus c’est gros, plus ça passe »

Les pseudo-débats qui ont eu lieu, tout comme les titres et sous-titres du projet de loi, en disent long sur l’hypocrisie des militants du projet de loi.  Plus l’éthique et l’intérêt de l’enfant, qui n’est plus « supérieur », sont évoqués, moins, en réalité, ils sont respectés. Quant à l’enfant, à l’article 1er sur la PMA, qui le concerne au premier chef, il n’est plus considéré que comme un « projet parental ». Autant de mots assénés, de mots qui manquent, de manipulations qui en disent long.

La Manif Pour Tous dénonce fermement les éléments de langage répétés ad nauseam par la majorité, selon laquelle il y a aurait de longs débats, trop longs même, d’après Jean-Louis Touraine. La réalité est toute autre : il n’y a eu aucun débat de fond. La majorité a systématiquement voté contre tous les amendements proposés par l’opposition. Résultat : une caricature de démocratie, un mépris du parlement, un dialogue et un échange de vue inexistant, un abus de pouvoir complet de la majorité, laquelle profite d’être en surnombre pour piétiner au passage l’intégralité du travail du Sénat. Après trois examens successifs à l’Assemblée nationale, le projet de loi adopté est conforme à sa version initiale ! Les propositions formulées par les députés et les sénateurs ont tout simplement été rayées d’un trait de plume, avec toute la suffisance d’un gouvernement qui n’a pas brillé par se présence.

Même constat de silence du côté de Matignon et de l’Elysée : en vérité, la PMA sans père n’est pas assumée par l’Exécutif qui a cédé face à une pression militante radicale et non représentative. Depuis le début du quinquennat, toutes les enquêtes d’opinion centrées sur les premiers concernés – les enfants – montrent que 78 à 85% des Français estiment que les enfants nés par PMA ont les mêmes droits que les enfants conçus naturellement, et en particulier de ne pas être volontairement privés d’un père ou d’une mère.

GPA : une ligne rouge passée à l’orange

Les députés LREM ont prétendu que ce n’était pas le moment de parler de la GPA alors même que, dès la première lecture du texte, ils avaient eux-mêmes intégré dans le texte l’article 4bis visant à faire reconnaître la filiation d’intention dans le cadre des gestations pour autrui faites à l’étranger par des Français. Ils avaient donc eux-mêmes voulu intégrer la reconnaissance du principe même de la GPA, dès lors que celle-ci a été pratiquée à l’étranger. Vraisemblablement, LREM trouve acceptable d’exploiter des femmes vulnérables, de les réduire au statut de productrices d’enfants, dès lors que celles-ci sont d’autres pays. Cette vision éminemment sexiste et raciste est une honte pour la patrie des Droits de l’Homme. La Manif Pour Tous dénonce ces postures dangereuses et réaffirme une nouvelle fois que la dignité des femmes et des enfants n’a pas de frontière. Ce qui est intolérable et inacceptable en France, l’est tout autant ailleurs dans le monde.

Le projet de loi doit désormais passer en commission spéciale au Sénat, annoncée pour le 15 juin, puis en séance publique au Sénat, le 24 juin. Comment réagiront les sénateurs face au mépris de la majorité présidentielle à leur égard, face au piétinement du débat parlementaire, véritable pilier de notre démocratie ?

La Manif Pour Tous sera évidemment au rendez-vous et rappellera avec force qu’une loi qui prive volontairement des enfants de père n’est pas et ne sera jamais une loi d’amour, d’égalité et de fraternité.

Plongeons dans le Cœur débordant d’amour de Jésus

Le troisième vendredi après la Pentecôte, l’Eglise catholique fête le Sacré Coeur de Jésus. Plus globalement, le mois de juin est le mois associé au Cœur de Jésus. C’est donc une belle occasion de nous rapprocher de ce cœur débordant d’amour pour chacun de nous, de ce cœur qui ne bat que pour nous, de ce cœur infiniment miséricordieux.

Cette solennité, instituée suite aux demandes du Christ à sainte Marie-Marguerite Alacoque lors de ses apparitions à Paray-le-Monial, peut nous inviter à entrer plus profondément dans le mystère du Cœur Sacré de Jésus.

“Ce coeur qui a tant aimé les hommes”, pourquoi nous est-il si précieux ? Les litanies du Sacré Coeur de Jésus nous donnent pas moins de 32 raisons de l’adorer ! En voici quelques-unes :

  • “broyé à cause de nos péchés”, “percé de la lance” – comme Dieu prend soin de nous – nous pouvons nous aussi prendre soin de ses blessures. Adressons-lui une belle prière de réparation pour prendre conscience de la manière dont nous pouvons, dans notre vie de tous les jours, le soulager.
  • “sanctuaire de la justice et de l’amour”, “patient et très miséricordieux”, il est la concrétisation des désirs de nos cœurs. Nous pouvons profiter de ce mois de juin pour lui offrir un acte de consécration et nous engager à l’aimer et le servir de tout notre être.
  • “Maison de Dieu et porte du Ciel”, “source de vie et de sainteté”
    Le psalmiste dit : J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple.” (Psaume 26 ; 4). Oui, dans le cœur du Fils, nous avons trouvé la maison du Père ! C’est bien là que nous voulons vivre, tous les jours de notre vie ! Nous pouvons le demander au Seigneur au cours d’une neuvaine au Sacré Coeur.

A l’occasion de la Fête du Coeur de Jésus, inscrivez-vous à la neuvaine en ligne sur Hozana, Sacré Coeur de Jésus, viens régner dans ma famille, qui se déroulera du 2 au 10 juin !

Gérald Darmanin, ministre des cultes, croit donc en l’existence du diable…

D’un certain point de vue, c’est plutôt une bonne nouvelle à l’heure où les catéchistes n’osent plus en parler aux enfants.

 

C’est arrivé un 10 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 10 juin 1534 : Jacques Cartier est le premier européen à découvrir le Saint-Laurent.

Jacques Cartier est le premier européen à découvrir le Saint-Laurent sur le continent nord-américain. Parti de St-Malo, il arrive à Terre-Neuve, puis le10 juin, il découvre et commence l’exploration de l’estuaire d’un fleuve qu’il nomme le St-Laurent.

  • le 10 juin 1574 : prise de Saint-Lô par l’armée royale.

Les troupes royales sous le commandement du maréchal de Matignon enlèvent Saint-Lô, tenue par les Huguenot, après un siège de deux mois environ.

  • le 10 juin 1637 : naissance de Père Jacques Marquette, explorateur et missionnaire jésuite français, découvreur du Mississippi avec Louis Jolliet.

Né à Laon le 1er juin 1637, Jacques Marquette est le sixième enfant de Nicolas Marquette de La Tombelle.  Il est ordonné prêtre à 29 ans et sollicite d’être envoyé en mission “ad exteras nationes”. Il embarque donc à La Rochelle au début du mois de juin 1666 et arrive à Québec le 20 septembre. Il passe un an à Trois-Rivières à étudier le montagnais et d’autres langues indiennes ; il en parle couramment une demi-douzaine. Avec Joliet, il explore le Mississippi, et y reste pour continuer l’évangélisation des indiens. Il décède  le 18 mai 1675.

  • le 10 juin 1673 : naissance de René Duguay-Trouin, corsaire français.

René Duguay-Trouin est un corsaire français né à Saint-Malo. D’une famille d’armateurs bretons, il débute sa carrière en 1689 et reçoit très tôt le commandement d’un navire. Il connaît une ascension très rapide grâce à ses qualités de chef au combat: capitaine de navire corsaire à 18 ans, capitaine des vaisseaux du Roi à 24 ans, chevalier de l’ordre de Saint-Louis à 34, anobli à 36, chef d’escadre à 42. Il siège à 50 ans en 1723 au Conseil des Indes, et est nommé lieutenant général des armées navales en 1728, pour finir par commander les ports de Brest en 1731 puis de Toulon en 1736. Ses campagnes sont parmi les plus belles de l’histoire navale française. On estime à un peu plus de quatre-vingts le nombre de combats et d’abordages auxquels Duguay-Trouin participe ou qu’il dirige de 1689 à 1711, soit en moyenne près de sept par an.

De toutes les expéditions de Duguay-Trouin, la plus célèbre est la prise de Rio de Janeiro en 1711. L’objectif est d’intercepter la flotte annuelle de l’or qui part du Brésil vers Lisbonne. En 1710 le capitaine Duclerc parti attaquer le Brésil avec 5 vaisseaux et un millier de soldats, a fini prisonnier avec plus de 600 hommes, puis assassiné. Quand René Duguay-Trouin décide de lancer cette opération, la France est en pleine Guerre de Succession d’Espagne, et le Brésil, une colonie portugaise alliée de l’Angleterre contre la France.

Le retentissement de la prise de la ville est considérable en Europe, tout particulièrement chez les nations maritimes en guerre contre la France, donc les Anglais, qui viennent d’essuyer un désastre complet dans une tentative de débarquement sur Québec. Ce succès a sans doute poussé les Anglais à signer la suspension d’armes du 17 juillet 1712. Duguay-Trouin est acclamé en héros :

Il meurt le 27 septembre 1736 à Paris ; d’abord inhumé à l’église Saint-Roch de Paris. Retrouvés, ses ossements sont, en 1973, à l’occasion du tricentenaire de sa naissance, rapatriés de Paris jusqu’à Saint-Malo, et ré-inhumé à la cathédrale Saint-Vincent.

  • le 10 juin 1794 : la Convention décrète la Terreur.

Certains historiens datent son début de la création du tribunal révolutionnaire, en mars 1793. Le 10 juin, les pleins pouvoirs sont conférés au tribunal révolutionnaire. La Terreur, la répression révolutionnaire se durcit avec la loi du 22 prairial an II. Celle-ci supprime la défense (plus d’avocats) et l’interrogatoire préalable des accusés, ne laissant au tribunal que le choix entre l’acquittement et la mort.

Ces décisions débouchent sur une accélération des procédures et une augmentation des condamnations. Pour le seul mois de juin 1794, on procède à 2 000 exécutions à Paris et la guillotine fonctionne jusqu’à six heures par jour. Les pavés parisiens disparaissent sous une couche de sang séché s’écoulant vers la Seine. La « Grande Terreur » commence.

  • le 10 juin 1810 : un Arrêté de Police assigne les 13 “cardinaux noirs”, à résidence forcée.

Des 24 cardinaux français se sont les seuls qui refusèrent d’assister au 2è mariage de Napoléon. Ils sont mis en résidence forcée, éloignés les uns des autres, après leur avoir supprimé leur pension, mis leurs biens sous séquestre et scellés et interdit de porter tous vêtements pouvant rappeler leur titre de cardinal…

  • le 10 juin 1836 : décès d’André Marie Ampère, à 61 ans.

Physicien, chimiste, mathématicien, inventeur, philosophe et poète, André Marie Ampère invente le premier télégraphe électrique, l’électroaimant (avec Arago) et énonce la théorie de l’électromagnétisme en 1827. Il invente une unité de courant électrique : l’ampère qui devient par la suite l’unité internationale de cette mesure.

André-Marie Ampère est né le 20 janvier 1775 à Lyon. Il montre d’impressionnantes capacités intellectuelles dès son plus jeune âge : à 4 ans, il sait déjà lire. Tout au long de sa vie, il s’efforce de démontrer des théories sur l’électromagnétisme, sa première datant de 1827.

Napoléon le nomme, en 1808, Général de l’Université française impériale. Six ans plus tard, il devient membre de l’Académie des sciences de Paris. Il meurt le 10 juin 1836 à Marseille.

  • le 10 juin 1883 : début de l’expédition de Charles de Foucauld au Maroc.

Charles de Foucauld commence son l’expédition au Maroc. Ce jeune militaire français né en 1858, décide de démissionner de l’armée pour parcourir le territoire marocain en se faisant passer pour un juif. Il prépare minutieusement son périple depuis la Tunisie, où il a retrouvé un camarade de Saint Cyr et de Saumur, Maurice Crété, démissionnaire de l’armée d’Afrique aussi, et qui s’est installé en Tunisie pour développer le pays. Ce pionnier moderne lui donne une mule que Charles de Foucauld utilise pour son périple.

« La situation au Maroc était dangereuse pour un chrétien ; effectuer seul une telle expédition sans moyens puissants… relevait du domaine de l’impossible, même si le sultan en donnait l’autorisation, ce qui était hautement improbable et n’aurait d’ailleurs pas servi à grand-chose. »

Tunisie, pour mémoire… de Yves Pagès (Editions Marmelades, pages 97)

Il finit le tour du pays le 23 mai 1884, et publie un livre en 1888, “Reconnaissance au Maroc”, dont les croquis topographiques serviront pour la pacification future du pays. Au contact du désert, il prend conscience du vide spirituel de sa vie et finit par se convertir. Il meurt assassiné en Algérie en 1916 devant son ermitage, il est béatifié en 2005.

  • le 10 juin 1940 : Mussolini déclare la guerre à la France.

L’Italie entre en guerre alors que son armée n’est pas tout à fait prête. Elle profite de la faiblesse de la France pour lui déclarer la guerre. Aux côtés de l’Allemagne nazie, avec qui elle a conclu le pacte d’Acier, elle fait de même vis-à-vis du Royaume-Uni.

  • le 10 juin 1944 : massacre d’Oradour-sur-Glane par les SS.
  • le 10 juin 1995 : agression des défenseurs de la vie.

Rassemblés devant la clinique Ordener, à Paris, à l’appel du docteur Xavier Dor, ils sont agressés par les membres de la ligue des droits de l’homme, le MRAP, le PCF, les Verts, la LCR, Sos Racisme, Ras le Front, la Cadac (coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) aux cris de « Gloire à Satan » et au chant de l’internationale.

(Voir les chroniques du 4 juillet, du 24 octobre, du 10 novembre, et du 6 décembre)

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 434)

Baccalauréat pour les élèves du hors-contrat : 3 textes d’importance sont sortis

La Fondation pour l’Ecole nous informe :

Une note de service importante vient de paraître, datée du 9 juin et se trouvant sous ce lien. Elle vient confirmer la plupart des informations qui avaient été transmises à la Fondation pour l’école par la DGESCO, notamment sur la prise en compte du contrôle continu, l’épreuve de LCA, l’harmonisation des notes, etc…

Attention : il est mentionné que les livrets scolaires et les relevés de notes doivent être remplis et envoyés à Cyclades (via le LSL) ou, pour les livrets papiers, à la direction des examens et concours de chaque académie ou au service interacadémique des examens et concours (pour les académies de Créteil, Paris et Versailles) avant le 14 juin 2021.

Dans les autres parutions au Journal Officiel, on retiendra essentiellement le décret n° 2021-737 du 9 juin 2021, qui vient confirmer que les candidats des établissements d’enseignement privés hors contrat, et des établissements d’enseignement français à l’étranger en cours d’homologation pour le cycle terminal du lycée général et technologique, verront leurs notes de moyennes annuelles inscrites dans le relevé de notes de la classe de terminale en histoire-géographie, en langue vivante A, en langue vivante B et en enseignement scientifique (dans la voie générale) ou en mathématiques (dans la voie technologique) prises en compte au titre des évaluations ponctuelles de la classe de terminale.

Pour l’épreuve de philosophie, la note obtenue à l’épreuve terminale n’est pas prise en compte lorsque cette note est inférieure à la moyenne annuelle du candidat dans l’enseignement de philosophie pour la classe de terminale. En ce cas, la note moyenne annuelle de philosophie est retenue au titre de la note de l’épreuve terminale de philosophie.

La moyenne annuelle retenue est celle figurant sur le livret scolaire ou le relevé de notes en tenant lieu, arrondie au dixième de point supérieur.

Pour les candidats du privé hors-contrat, la note moyenne annuelle d’éducation physique et sportive de l’année de terminale est prise en compte au titre de l’examen terminal d’éducation physique et sportive.

Références au Journal officiel :

  • Décret n° 2021-737 du 9 juin 2021 modifiant le décret n° 2021-209 du 25 février 2021 relatif à l’organisation de l’examen du baccalauréat général et technologique de la session 2021 pour l’année scolaire 2020-2021
  • Arrêté du 9 juin 2021 modifiant l’arrêté du 25 février 2021 relatif aux modalités d’organisation de l’examen du baccalauréat général et technologique pour la session 2021 pour l’année scolaire 2020-2021
  • Note de service du 9 juin 2021sur les modalités d’harmonisation des notes issues des moyennes annuelles de livret scolaire ou de relevés de notes

Textes parus précédemment :

  • Arrêté du 21 mai 2021 modifiant l’arrêté du 1er septembre 2009 portant création de la spécialité « bio-industries de transformation » du baccalauréat professionnel
  • Arrêté du 1er juin 2021 portant modification de l’arrêté du 4 mars 2020 modifié relatif au livret scolaire pour l’examen du baccalauréat général, du baccalauréat technologique et du baccalauréat professionnel

« Allahouakbar » ? Non merci !

De Bernard Antony :

Le néo-sultan ottoman Erdogan n’a certes pas giflé Emmanuel Macron mais il faut dire aussi qu’il n’en avait peut-être pas eu l’occasion dans la période pas si lointaine où il l’exécrait tellement qu’il mettait sur les médias injurieusement en cause sa « santé mentale ».

Mais voilà que, sans exiger des excuses, Mr Macron  rencontrera l’orgueilleux « Reis » dans les jours qui viennent à l’occasion du prochain sommet de l’Otan. Et d’ailleurs, selon les médias, les deux hommes se sont déjà entretenus par visioconférence.

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir lequel des deux retirera de leur rencontre quelque bénéfice pour son pays.

La diplomatie turco-ottomane depuis un siècle, a toujours été redoutablement efficace, sachant ruser, louvoyer, consentir à tous les replis tactiques pour pallier les échecs militaires ou économiques.

Aujourd’hui, après la période de prospérité de l’entre-deux siècles facilitée par son rôle dans l’OTAN et le constant appui américain, la Turquie est simultanément en difficile situation géopolitique mais en très mauvaise passe économique. Elle a depuis des années poussé trop loin sa stratégie de tension à but de déstabilisation : en Syrie, en Lybie, à Chypre et face à la Grèce.

De plus, et c’est tant mieux, pour l’heure, le soutien américain n’est plus ce qu’il était avec Trump.

Aussi, bien que disposant toujours du robinet des flux migratoires et donc des cartes du chantage aux réfugiés, la Turquie a néanmoins besoin de plus d’ouverture des pays de l’Union Européenne.

Aussi, son ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavusoglu s’active t-il avec des airs patelins et la main sur le cœur à prodiguer ces temps derniers à Paris, après Athènes, l’assurance que son pays ne veut que des relations paisibles et fructueuses avec l’Europe.

Et c’est ainsi qu’à Paris comme à Berlin, et surtout à Bruxelles, tout indique que l’on pourrait bien reconsidérer la question de l’adhésion de la Turquie puisqu’elle redevient si fréquentable pour l’Union Européenne.

Aussi, ni l’OTAN, ni l’UE ne demanderont à la Turquie de reconnaître enfin solennellement le génocide de 1916 des Arméniens, des Assyro-chaldéens et autres chrétiens; ni de reconnaître à l’Arménie actuelle des frontières incluant le Haut-Karabagh; ni de cesser son instrumentalisation islamiste des millions de ses ressortissants en Europe.

Du haut de ses plus de 60 000 minarets sur son territoire et des milliers encore dans les pays balkaniques islamisés et jusque dans les pays de vieille chrétienté retentira alors toujours plus le cri de mobilisation de toute l’oumma islamique: Allahou Akbar !

Mais nos médias et nos politiciens hypocrites font semblant de s’émouvoir beaucoup plus de ce qu’un malheureux trublion vaguement gilet jaune et brumeusement anarcho-royaliste quelque peu imbibé, ait proféré pâteusement en souffletant Mr Macron le cri de ralliement capétien « Montjoie- Saint-Denis ! » Comme si cela était l’annonce d’un dangereux assaut contre la République !

Pour nous, c’est plutôt l’immense menace sur notre France d’Erdogan et de ses hordes de frères musulmans, de néo-janissaires et bachi-bouzouks et autres islamo-gauchistes qui nous inquiète.

Et parce que notre département de Seine-Saint-Denis est depuis longtemps déjà un territoire d’islam, faudrait-il alors accepter la déconstruction macromaniaque de notre histoire nationale et nous interdire, à cause d’un malheureux incident, de vibrer dans la souvenance du cri d’amour des chevaliers d’antan pour un domaine royal qui allait grandir et devenir la France?

Alors ? Montjoie Saint-Denis !

Le pitoyable contre-feu de Mélenchon pour détourner l’attention de ses propos complotistes

Comprendre la polémique Papacito/Mélenchon en 6 minutes ou comment Mélenchon joue le comédie suite aux accusations de complotiste :

Réponse de Papacito :

Après trois lectures et malgré des milliers d’amendements, la boîte de Pandore est ouverte

Intervention de madame Ménard à l’occasion de l’explication de vote sur le projet de loi bioéthique la nuit dernière à l’Assemblée nationale :

Pandore, première femme humaine, née de l’argile, apporta dans ses bagages une boîte que Zeus lui interdit formellement d’ouvrir. Celle-ci contenait tous les maux de l’humanité, parmi lesquels la folie, la tromperie et l’orgueil.

Après trois lectures et malgré mes quelques 1 539 amendements déposés (mais rarement défendus du fait de votre conception du débat démocratique), cette boîte de Pandore est ouverte. En grand. Par qui ? Par vous-même. Apprentis faux dieux qui vous croyez au-dessus de tout : du bon sens, du réel, de notre nature charnelle et surtout – et c’est le plus grave – de l’intérêt supérieur de l’enfant. Enfant que vous instrumentalisez pour réaliser vos désirs d’adultes. Enfant qui ne demande rien à personne mais qui sera privé – par votre faute et votre seule faute – de son père.

Au-delà du vertige de cette décision froide, réfléchie, que vous prenez, c’est bien un naufrage éthique que vous déclenchez.

Comment nommer autrement vos tentatives – détournées ou non – de légaliser la GPA, la PMA post-mortem, la PMA pour les personnes transsexuelles, ou encore, l’avortement d’un enfant jusqu’à la veille de sa naissance pour, dites-vous, détresse psychosociale ?

Comment nommer autrement vos trop nombreuses transgressions : PMA pour toutes les femmes, chimères animal-homme, destruction de 12 000 embryons humains, refonte du droit de la filiation quitte à faire croire à un enfant qu’il peut naître de deux femmes, impossibilité pour les enfants issus de PMA d’effectuer une recherche en paternité ?

Un texte qui me noue les entrailles puisque, derrière une prétendue « égalité » entre adultes, il ne fait que créer des « discriminations » entre les enfants et nie la place du père…

Mais tout va bien puisque vous appelez ça un texte d’amour… Sauf qu’il ne s’agit pas d’amour. Mais du seul désir des adultes d’avoir un enfant. Un désir sec, glacial, insensible aux droits du tout-petit. Je voterai donc, une fois encore, contre ce projet de loi.

Guerre civile : tout va se jouer dans l’année ou les deux ans à venir

Jean-Pierre Fabre-Bernadac, ancien capitaine de gendarmerie et officier de l’ armée de terre, a été interrogé dans Monde & Vie sur l’appel des militaires et le risque de guerre civile. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Monde & Vie ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

A quoi servent les vaccins ?

Jean Castex a été déclaré cas contact, car son épouse a été testée positive au Covid-19. Par conséquent le Premier ministre est à l’isolement pendant sept jours.

Le Premier ministre s’isole pour la troisième fois en moins d’un an, après avoir été déclaré cas contact du directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, en septembre, puis d’Emmanuel Macron en décembre, sans toutefois être jamais testé positif.

Le 19 mars, Jean Castex s’était fait vacciner contre le COVID-19 avec le vaccin d’AstraZeneca, en présence de la presse. L’Agence européenne des médicaments avait estimé que le vaccin d’AstraZeneca était sûr et efficace. Tellement efficace qu’il faut garder le masque et se mettre à l’isolement en cas de contact avec une personne positive…

Selon les chiffres officiels de l’Union européenne, on compte au 5 juin près de 14 000 décès après vaccination.

Au moins 13,5 millions de filles tuées. Mais que font les féministes ?

Lu dans Présent :

Selon une étude publiée le 8 avril dernier dans le Lancet, 13,5 millions de femmes manqueraient à l’appel en Inde à cause des avortements sélectifs motivés par le sexe de l’enfant commis entre 1987 et 2016. Et la tendance va en augmentant, avec une hausse de 60 % du nombre de féminicides de ce type entre 2007 et 2016.

La grande marche de Saint-Joseph est partie

Le pèlerinage (évoqué ici) est parti lundi 7 juin du parvis de La Défense en direction de… Cotignac, passant par Montmartre, la rue du Bac, Saint-Germain l’Auxerrois… Les Parisiens ont ainsi vu la statue du père nourricier de Jésus dans les rues :

Aujourd’hui la marche se dirige vers Evry. Vendredi elle sera à Moisenay, samedi à Fontainebleau et dimanche à Ville Saint-Jacques.

Quelles valeurs ?

Le Conseil Stratégique LR s’est réuni mercredi 9 juin pour préparer l’élection présidentielle en 3 phases :

  1. Le Conseil Stratégique charge Jean Leonetti de travailler sur un processus de sélection du candidat ou de la candidate de nos familles politiques de la droite et du centre.
  2. Christian Jacob et Gérard Larcher ont travaillé à la préparation d’enquêtes d’opinion sur la base d’un panel très large de 15 000 personnes partageant les valeurs de la droite et du centre qui auront vocation à éclairer les travaux de Jean Leonetti.
  3. Le Conseil National se réunira pour voter sur les propositions de Jean Leonetti, puis suivra un Congrès au plus tard fin septembre.

Ce travail doit permettre d’être rassemblés derrière un candidat qui portera nos valeurs devant les Français en novembre.

Il reste à définir ce que LR entend pas “nos valeurs”. Entre Renaud Muselier, Laurent Wauquiez, Guillaume Peltier, Valérie Pécresse… c’est un peu l’auberge espagnole…

En pleine nuit, l’assemblée adopte le projet de loi bioéthique, avec 84 voix

Il était environ 1h30 cette nuit lorsque, après un simulacre de débat, le projet de loi bioéthique a été mis au vote. Le détail des votes est accessible ici.

A noter que les députés ont voté par 74 voix contre (40 pour) l’intégration dans l’IMG d’une cause de détresse psycho-sociale.

Par groupe :

Toutefois, le parcours législatif n’est pas terminé : une nouvelle lecture va suivre au Sénat à partir du 24 juin, puis retour à l’Assemblée nationale le 29 juin, et enfin saisine du Conseil constitutionnel.

Pourquoi l’archevêque de Dijon a-t-il décidé de se passer des services de la Fraternité Saint-Pierre ?

Depuis le début du mois, les fidèles catholiques de Dijon attachés à la forme extraordinaire du rite romain expriment leur incompréhension sur les réseaux sociaux (avec notamment une pétition) et auprès du secrétariat du diocèse, suite à la décision prise par l’archevêque de se passer à partir de septembre prochain des prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, après 23 années de présence dans le diocèse.

Dans une lettre adressée aux fidèles, l’abbé Roch Perrel, chargé de l’apostolat à Dijon pour la FSSP, indiquait il y a quelques jours :

le supérieur de district de France de la FSSP, M. l’abbé Benoît Paul-Joseph a demandé un rendez-vous avec Mgr Roland Minnerath et nous exposerons les raisons de notre incompréhension et de notre blessure face à une décision qui nous paraît profondément injuste.

A notre connaissance, Mgr Minnerath n’a reçu ni l’abbé Perrel, ni l’abbé Paul-Joseph. Il s’est contenté de leur envoyer un bref courrier.

Visiblement sous pression des fidèles, le diocèse a consenti à publier un communiqué le 8 juin, que voici :

Beaucoup d’incompréhension a été manifestée après l’annonce du départ des prêtres de la Fraternité Saint Pierre à Dijon.

La mutation annoncée de l’un des prêtres de la Fraternité a poussé le diocèse à assurer désormais le ministère auprès du groupe de fidèles attachés au Missel dit de Saint Pie V.

Il n’est pas question pour les fidèles de quitter leur lieu de célébration à la Maison Natale de Saint Bernard.

Le Père Christian Baud et d’autres prêtres diocésains sont prêts à assurer la célébration de la messe selon la forme extraordinaire ainsi que les autres sacrements.

Pour tous les autres services pastoraux, comme la catéchèse, le patronage, le scoutisme et les autres activités apostoliques, les familles qui le désirent trouveront le meilleur accueil auprès des paroisses locales de Saint Bernard de Fontaine et de Saint Bernard de Dijon, ou de toute autre paroisse du diocèse.

L’archevêque a expliqué ces changements à la Présidente et à des représentants de l’association des Amis de la basilique de Fontaine-lès-Dijon lors d’une rencontre le 28 mai 2021.

Le diocèse remercie les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre pour les services rendus durant ces dernières années. Le fait de confier maintenant les fidèles à des prêtres diocésains ne fera que renforcer leur communion avec l’Église diocésaine.

Nombre de messages reçus sont hélas révélateurs d’un regrettable esprit de rejet de « l’Église conciliaire ». Le changement proposé par le diocèse n’a pas d’autre but que de renforcer l’unité ecclésiale dans le respect des sensibilités légitimes.

La justification (“La mutation annoncée de l’un des prêtres de la Fraternité a poussé le diocèse à assurer désormais le ministère“) est bien étonnante, pour ne pas dire suspecte.

Les fidèles sont les principales victimes de ce changement. Le père Christian Baud, Vicaire épiscopal du pôle « Liturgie et sacrements » et curé de la Paroisse d’Epoisses à Semur-en-Auxois, ne sera pas à temps plein, ainsi que les autres prêtres diocésains “prêts à assurer la célébration de la messe“. Les fidèles n’auront donc plus tous les services rendus par la FSSP, à commencer par la messe quotidienne. Pourquoi ces fidèles ne pourraient-ils pas avoir un pasteur fixe ? Sont-ils des chrétiens de seconde catégorie ? C’est pourquoi les fidèles ont répondu, à défaut d’être reçus :

Dans un récent entretien que nous a accordé l’abbé Paul-Joseph, nous soulignions que la FSSP n’a aucune paroisse personnelle en France, et dans certaines églises, les prêtres disposent de créneaux limités, engendrant une frustration certaine chez les fidèles. Le supérieur du district de France répondait :

Ce qui est sûr, c’est que plusieurs de nos apostolats se trouvent désormais dans une situation compliquée dans le sens où le cadre canonique ne correspond pas à la situation de fait. Je m’explique : dans plusieurs villes, la paroisse territoriale à laquelle notre apostolat est rattaché et dont il dépend, est soit de taille comparable (nombre de fidèles, activités paroissiales, ressources financières etc.) soit de taille inférieure. Dans ce dernier cas, cela crée un déséquilibre et des frictions car on veut faire rentrer de force une réalité dans un cadre impropre, car trop étroit. Immanquablement, cela génère des difficultés quasiment insolubles au plan de l’organisation, de la communication et des relations humaines. Une telle situation – a fortiori quand l’église est partagée entre deux communautés – multiplie les risques de rancœur et de ressentiment car la communauté « hébergée » a toujours le sentiment qu’elle est tolérée ou accueillie, mais en tout cas qu’elle n’est pas chez elle, alors qu’elle est plus nombreuse et plus dynamique que celle qui l’héberge. Dans un tel cas, je pense que la paroisse personnelle est la meilleure solution : la plus naturelle et la plus à même de permettre un fonctionnement apaisé (à titre de comparaison, aux Etats-Unis, la FSSP dispose de 39 paroisses personnelles).

En réalité, il s’agit bien souvent d’une forme d’anachronisme dans le sens où le statut canonique de l’apostolat (surtout dans les grandes villes), n’a pas suivi son développement. Le prêtre et les fidèles concernés donnent donc l’impression de déborder du cadre, mais parce que celui-ci n’est pas adapté ! En raison de la croissance de beaucoup de nos apostolats cette question est devenue incontournable.

PMA : quelle filiation pour la femme qui n’accouche pas?

Des Juristes pour l’enfance :

Les députés ont adopté hier l’article 1er du projet de loi bioéthique qui ouvre l’accès à la procréation médicalement assistée aux femmes célibataires et aux couples de femmes.

Notre association exprime son désaccord avec cette mesure car, en dépit de l’amour promis à l’enfant et qui lui sera prodigué, nul n’en doute, elle signifie de facto l’absence de père pour l’enfant.

Cependant, alors qu’arrive la discussion de l’article 4 consacré à la filiation, Juristes pour l’enfance souhaite signaler que le droit offre un moyen d’établir la maternité de la seconde femme tout en préservant les droits de l’enfant et en évitant de bouleverser le droit entier de la filiation.

Il est en effet possible d’établir la maternité de la seconde femme au moyen de l’adoption simple.

  • L’adoption simple est une filiation à part entière, et la femme ainsi déclarée mère ne sera pas moins mère.
  • L’adoption correspond à la réalité de la situation puisqu’elle a pour objet l’établissement d’une filiation en marge du lien biologique.
  • L’adoption simple, surtout, présente l’immense avantage de ne pas fermer à l’enfant toute possibilité d’avoir une lignée paternelle : si l’enfant devenu majeur noue un lien avec le donneur et que tous les deux souhaitent consacrer juridiquement ce lien, la double filiation maternelle n’y fera pas obstacle. De même, la seconde maternité ne sera pas remise en cause par un possible lien entre l’enfant et le donneur puisque les deux pourront co-exister.

L’adoption simple par la seconde femme laisse ainsi la porte ouverte à une éventuelle paternité du donneur si celle-ci était recherchée et réclamée par tous les protagonistes, l’enfant, le donneur mais aussi les mères de l’enfant. Cette hypothèse n’est pas une supposition irréelle ; des demandes dans ce sens sont déjà rapportées à l’étranger mais aussi en France et venant de donneurs notamment : pourquoi dans ce cas s’opposer à la consécration d’une relation vécue, fondée sur un lien biologique et réclamée par tous les protagonistes ? Il y aurait là certainement une atteinte disproportionnée à leur vie familiale, car il n’y a aucune raison de s’opposer à cette demande et par ailleurs le droit offre l’outil qui le permet, à savoir l’adoption simple pour désigner la femme qui n’a pas accouché comme mère.

Enfin, l’établissement de la seconde maternité au moyen de l’adoption laisserait intacte la filiation de droit commun, alors que la reconnaissance conjointe des deux femmes introduit une fragilité pour toutes les familles : en effet, si la loi détache la filiation de droit commun (non adoptive) de la réalité charnelle pour la fonder sur la seule intention, elle donne un fondement légal à la contestation de leur paternité par des hommes qui refusent l’enfant issu de leurs œuvres sous prétexte qu’ils n’avaient pas de projet parental (voir la tribune d’Aude Mirkovic hier : Ils ne veulent pas être pères et le PJL bioéthique leur donne raison).

Pour toutes ces raisons, nous  demandons de remplacer la reconnaissance conjointe des deux femmes devant notaire par le consentement conjoint à l’adoption simple donné dans les mêmes conditions. 

Remarque. Afin de permettre l’adoption simple y compris dans un couple de femmes non marié, ces amendements prévoient des adaptations de la procédure (tout en sachant que la condition de mariage est en passe d’être supprimée par la proposition de loi relative à l’adoption en cours d’examen) :

  • la condition d’âge de 28 ans (art. 343-1) n’est pas applicable,
  • la condition d’accueil au foyer de l’adoptant depuis au moins six mois prévue (art. 345) n’est pas exigée,
  • le délai de six mois pour prononcer l’adoption (art. 353) est ramené à un mois.
  • l’adoption entraine le partage de l’autorité parentale entre les deux femmes.

La Ville de Paris ne donnera pas les 50 millions promis pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame

Au lendemain de l’incendie de Notre-Dame de Paris, Anne Hidalgo, maire de Paris, avait promis 50 millions d’euros de la Ville pour la restauration de la cathédrale.

Deux ans plus tard, Anne Hidalgo a finalement décidé que les 50 millions d’euros serviront à un projet de réaménagement et de valorisation des abords de la cathédrale. Les élus en ont décidé ainsi le 15 avril sur proposition d’Anne Hidalgo et de sa majorité.

La volonté de réaménager les abords de la cathédrale ne date pas de l’incendie. L’idée avait déjà été longuement étudiée quelques années auparavant. A la demande de François Hollande et d’Anne Hidalgo, un premier projet de rénovation urbanistique avait été élaboré en décembre 2016…

La dette de la ville de Paris devrait atteindre 7,1 milliards d’euros fin 2021, soit une hausse de 15% en un an. La durée de désendettement pourrait exploser, passant de 9 à 18 ans. La faute aux emprunts massifs que la Ville s’apprête à réaliser pour boucler son budget.

Fitch, l’une des trois agences de notation, a dégradé la note de la ville de Paris le 3 mai de AA à AA-.

Projet de loi inhumain : Invitation au jeûne et à la prière par Mgr de Germay pendant tout le mois de juin

En vue du vote de la loi bioéthique, Mgr Olivier de Germay propose d’avoir une intention lors de la prière universelle dominicale et de jeûner le vendredi pendant tout le mois de juin.

Voici trois propositions d’intentions de prière universelle.

En cette période de discussion des lois bioéthiques, nous te prions Seigneur pour les parlementaires et les politiques de notre pays. Qu’au-delà des luttes partisanes, ils puissent discerner au mieux ce qui est bon pour notre société, et en particulier pour les plus petits.

Nous te prions Seigneur pour toutes les personnes qui doivent faire un choix bioéthique difficile. Donne-leur ton Esprit d’amour pour les aider à discerner.

Dieu Tout-Puissant
qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté.
(Prière pour notre Terre, Laudato Si)

Patrick Hetzel : Ces débats sociétaux et bioéthiques doivent être remis à plus tard et ne pas se dérouler durant une période d’état d’urgence

Intervention du député Patrick Hetzel, orateur du Groupe Les Républicains, lors de l’examen du projet de loi bioéthique, le 7 juin :

En version écrite :

Le 17 février dernier, une Commission mixte paritaire (CMP) s’est tenue à la demande du Premier ministre afin de trouver un accord entre députés et sénateurs sur le projet de loi bioéthique. Notre collègue, Agnès Firmin Le Bodo, Présidente de la CMP, n’a eu besoin que de vingt minutes pour constater l’impossibilité d’une convergence sur ce texte et je reprends ses propos : « les divergences qui ont été exposées témoignent de la vitalité de notre débat démocratique. Elles sont cependant très profondes et nous empêchent de parvenir à un accord. » Les deux chambres, en effet, ont voté en première comme en seconde lectures, des versions très différentes du projet de loi. En octobre 2019 et en juillet 2020, l’Assemblée nationale a voté en faveur de la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes, c’est-à-dire l’institutionnalisation par la loi d’enfants sans père, l’autoconservation des gamètes sans motif médical, une filiation nouvelle consistant à inscrire deux mères sur l’acte de naissance d’un enfant, l’autorisation de créer des embryons transgéniques, des embryons chimères ( animal-homme) et des gamètes artificiels ou encore l’introduction d’un motif de « détresse psycho-sociale » pour l’interruption médicale de grossesse (qui serait possible jusqu’à neuf mois).

De son côté, le Sénat, en février 2020 et en février 2021, a limité – et même supprimé en seconde lecture – la possibilité d’une PMA sans motif médical, maintenu la condition d’un motif médical pour l’autoconservation des gamètes, remplacé la filiation fictive envisagée par l’adoption de l’enfant par la conjointe de la mère, réintroduit l’interdiction de la création d’embryons transgéniques, de chimères et de gamètes artificiels et supprimé le motif de « détresse psycho-sociale » pour l’I.M.G. (interruption médicale de grossesse).

Dans ce contexte, le gouvernement, au lieu de retirer le texte a décidé d’une troisième lecture dans les deux chambres. Comme cela ne permettra pas de parvenir à un texte commun tant le clivage est profond, il sait pertinemment que c’est l’Assemblée nationale qui aura le dernier mot. Autant dire que la majorité présidentielle aura alors les mains libres : faisant fi du travail du Sénat, de l’opposition de nombreux députés aux mesures les plus clivantes, des conclusions des Etats généraux de la bioéthique organisés en 2018 ou encore de très récents sondages comme celui de l’IFOP de ce jour qui mettent en lumière le souhait d’une large majorité de Français d’appliquer un principe de précaution en matière de bioéthique et que soient bien posées des limites aux recherches qui mettent en cause l’intégrité de l’être humain (63% des personnes interrogées parmi celles qui se déclarent en soutien à la République en Marche).

Non content de ses manœuvres, l’exécutif fait ainsi preuve d’une absence catastrophique de sens des priorités et des responsabilités. Actuellement, les Français vivent d’immenses difficultés et la crise sanitaire n’est pas terminée. Loin de là. Ses conséquences sont largement devant nous : le plan de relance est à revoir, la pauvreté a considérablement augmenté, des secteurs entiers de notre économie et de notre société sont laminés, près de 10% des élèves ont décroché depuis le premier confinement, les étudiants et les nouveaux diplômés sont au bord du désespoir, … A tout cela s’ajoute une situation d’insécurité préoccupante, ainsi que des actes récurrents de terrorisme. La gravité de l’état de la France implique des mesures d’urgence et d’ampleur, pour lesquelles le Parlement est incontournable.

L’embouteillage législatif est par conséquent impressionnant : projets de loi relatifs à l’état d’urgence sanitaire, à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement, au respect des principes de la République, mais aussi débats et votes sur les très nombreuses ordonnances liées à la crise afin de permettre le contrôle parlementaire minimal qui s’impose en la matière.

Le gouvernement veut passer en force sur ce projet de loi bioéthique, ce qui est inconcevable pour un sujet aussi sensible. Pourquoi parler de passage en force ? Actuellement les Français regardent ailleurs et c’est légitime. Pourtant, face aux possibilités vertigineuses des biotechnologies, ces débats les concernent au premier chef. Il s’agit de savoir comment utiliser ces biotechnologies tout en respectant la dignité de la personne humaine. Alors que la pandémie nous rappelle plus que jamais notre fragilité et que beaucoup se mobilisent légitimement sans compter pour protéger l’environnement et la biodiversité, nous devrions nous pas être beaucoup plus soucieux de l’espèce humaine ?

Le changement sociétal profond que renferme ce texte implique de prendre le temps, de construire un minimum de consensus, loin des postures idéologiques et surtout cela n’est pas compatible avec un pays qui est en état d’urgence sanitaire ou qui est juste en train d’en sortir progressivement. En outre, les projets de loi étant d’initiative gouvernementale, les ministres concernés sont tenus de suivre les débats et de répondre aux interrogations des parlementaires… ce que, précisément, Olivier Véran, ministre de la Santé, a été incapable de faire lors de la deuxième lecture à l’Assemblée nationale puis au Sénat car mobilisé par la gestion de la crise sanitaire.

Ce projet de loi doit être également revu à l’aune de cette crise sanitaire. La nécessité de confiner à trois reprises est notamment venue des difficultés et du manque de moyens de notre système de santé. Ministres, médecins et chercheurs doivent en priorité s’occuper de la santé des Français. La tâche est immense et incompatible avec la satisfaction de désirs individuels qui n’ont aucun rapport avec leur mission de soins et de préventions des maladies.

Si j’insiste autant sur le passage en force c’est que je considère que ce texte de loi n’a pas permis d’aller au fond de certaines graves questions et interrogations que nous avons. Cela est lié au mélange de deux dimensions très différentes dans ce texte : la PMA qui est une question sociétale d’une part et les questions bioéthiques d’autre part. Non seulement, nous n’avons pas pu avoir un débat juridique de fond pour la PMA mais par ailleurs, le gouvernement cherche à diluer les questions bioéthiques dans un débat scientiste où la loi devrait se réduire à rendre possible en matière de recherche ce que rendrait possible les biotechnologies.

Lors des lois précédentes, sans atteindre l’unanimité, les lois de bioéthiques françaises étaient montrées en exemple, notamment à l’étranger, car elles étaient élaborées autour, d’un consensus. Le fait même que la majorité se soit mise, dès le départ, dans une posture de non recherche de consensus, est et sera une tache indélébile car contraire à ce que doit être une loi de bioéthique.

Et vous aller même créer une rupture supplémentaire avec cette loi ne pas douter car ne pas chercher à répondre un minimum aux interrogations de l’opposition et de certains députés de la majorité, c’est empêcher cette loi de bioéthique d’être partagée par tous. Or, une loi de bioéthique devrait contribuer à faire Nation, pas à accentuer les clivages, pas à créer des tensions. Elle devrait être source d’apaisement car elle devrait rassurer par les garde-fous qu’elle établit ou maintient. Pour le moment, c’est exactement le contraire qui se passe. Cette loi inquiète, elle nous conduit à un moins-disant éthique. Là où il y avait autorisation, on met une simple déclaration, là où l’on avait interdit, on rend possible sans savoir ce qui va se passer. Les lois de bioéthiques devraient pourtant être des lois d’équilibre.  Elles devraient trouver l’équilibre juste et légitime qui permet aux chercheurs d’effectuer des travaux de recherche tout en permettant à la société de garder le contrôle de ce qui se fait dans les laboratoires de recherche, cela d’autant plus lorsque l’on mobilise pour cela des financements publics. Ainsi, il serait sage que l’on applique pour les recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines au moins les règles que l’on applique pour encadrer les recherches sur l’animal-vivant.

Une loi de bioéthique doit protéger, prévoir des garde-fous éthiques justement. Ce projet de loi pose bien plus de questions qu’il n’apporte de réponse. Si le questionnement en la matière est légitime, il ne faut pas qu’il se transforme en flou et en laisser faire. Bien au contraire. Mais comble de tout cela, en matière sociétale, alors qu’elle prétend supprimer des discriminations, cette loi va hélas en créer de nouvelles.

Pour toutes ces raisons nous invitons l’exécutif à la raison et au respect des Français. Ces débats sociétaux et bioéthiques doivent être remis à plus tard et ne pas se dérouler durant une période d’état d’urgence. Et puisque nous sommes à un an de la présidentielle, laissons la place à un vrai débat démocratique en 2022. Les candidats qui le souhaitent pourront alors, officiellement cette fois-ci, inscrire ou non la PMA « pour toutes » et leur volonté de reconnaître la GPA dans leurs programmes en vue d’un vrai débat citoyen et politique. Cette clarté et cette transparence sont le seul moyen de parvenir à un large consensus sur des questions sensibles qui nous dépassent tous.

C’est arrivé un 9 juin …

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 9 juin 721 : le duc d’Aquitaine Eudes défait les Arabes du gouverneur Al-Samh près de Toulouse.

Le duc met par la suite deux fois encore en déroute l’émir Anbasa ibn Suhaym Al-Kalbi, en 725 et en 726.

  • le 9 juin 1348 : le pape Clément VI achète Avignon à la reine Jeanne de Naples, qui est également comtesse de Provence.

Pour 80 000 florins.

  • le 9 juin 1537 : publication de la bulle Sublimus Dei, du pape Paul III condamnant l’esclavage.

Par cette bulle, le pape interdit l’esclavage des Indiens d’Amérique “et de tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts“. Paul III dénonce une telle pratique comme directement inspirée par l’Ennemi du genre humain (Satan).

  • le 9 juin 1660 : mariage de Louis XIV, Roi de France, et de Marie-Thérèse d’Autriche, infante d’Espagne, à Saint-Jean-de-Luz.

Œuvre diplomatique du Cardinal Mazarin, pour renforcer le Traité des Pyrénées, le mariage de Louis XIV et de l’Infante Marie-Thérèse d’Espagne est célébré le 9 juin 1660 en l’église Saint Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz, village du Pays Basque situé à la frontière des deux grands royaumes. Voir la chronique de la veille.

 

Louis XIV épouse Marie-Thérèse

Marie-Thérèse donne six enfants à Louis XIV, dont malheureusement un seul survit, le Grand Dauphin. Le Roi de France Louis XIV et l’infante d’Autriche Marie-Thérèse sont tous deux âgés de 21 ans. Cette union scelle la paix signée dans les Pyrénées, sept mois plus tôt, qui a mit fin à l’interminable guerre opposant la dynastie française des Bourbons et la dynastie espagnole des Habsbourg.

  • le 9 juin 1756 : Louis XV déclare officiellement la guerre à l’Angleterre.

C’est le début de la guerre de 7 ans. Elle fait suite aux agressions multipliées des Anglais contre les vaisseaux ou les forts français ; et surtout au renversement des alliances, donc à l’alliance défensive avec l’Autriche, l’autre grande puissance catholique en Europe, conclue le 1er mai 1756. Relire Jean de Viguerie et son Histoire et dictionnaire du temps des lumières, 1715-1789, (Editions R. Laffont p. 181). Voir la chronique du 9 juin.

  • le 10 juin 1793 : l’armée Royale Catholique prend Saumur.

Les Républicains regroupent leurs forces sur Saumur et Doué en vue d’une attaque sur Cholet. Apprenant cette nouvelle la Grande Armée Royale Catholique se reforme au son du tocsin et marche le 2 juin sur Saumur. Le 9 juin la bataille de Saumur s’engage. La colonne de Lescure à gauche prend à revers les redoutes Républicaines, et est violemment accrochée par un régiment de cuirassiers qu’elle finit par repousser ; mais Lescure est blessé. Au centre la colonne de Stofflet est refoulée dans les faubourgs de la ville, seul La Rochejaquelein réussit à rallier sa division et à contre-attaquer. A droite Cathelineau affronte le futur maréchal Berthier qui par chance n’est pourvu, ce jour là, que de mauvaises troupes. Les troupes républicaines reculent finalement et la ville se rend, la victoire est totale. L’armé royale s’empare de 15 000 fusils et de 50 à 80 canons, fait 3 à 11 000 prisonniers bleus qui sont relâchés sous serment et conduits sur Tours.

Les Vendéens bénéficient maintenant d’un point de passage sur la Loire. Deux solutions s’offrent à eux, marcher sur Tours, puis sur Paris comme le souhaitent La Rochejaquelein ou Stofflet pour menacer directement le pouvoir Conventionnel ou bien se joindre aux chouans de Bretagne comme le préconise Bonchamps. C’est malheureusement la décision de marcher sur Nantes qui est prise. Angers tombera sans poser trop de difficultés, mais Nantes résistera fermement aux Vendéens.

  • le 9 juin 1800 : victoire française à la Bataille de Montebello.

Cette victoire française s’inscrit dans le cadre de la Seconde Campagne d’Italie menée par Napoléon.

Pendant près de cinq heures, malgré l’infériorité numérique, Lannes tient face aux attaques autrichiennes entre Montebello et Casteggio, avant que la Division Chambarlhac (Riveaud) n’arrive en renfort depuis la Stradella. Ott et O’Reilly doivent se replier.

  • le 9 juin 1811 : le roi de Rome, Napoléon II, est baptisé par le cardinal Fesch à Notre-Dame de Paris, devant 7000 invités.
  • le 9 juin 1815 : fin du Congrès de Vienne.

Entre octobre 1814 et juin 1815, au congrès de Vienne, les puissances européennes victorieuses redessinent la carte de l’Europe en annulant la plus grande partie des transformations géopolitiques provoquées par les guerres révolutionnaires et napoléoniennes. Ce congrès consacre la défaite de la France, dont les frontières sont ramenées à celles de 1792. Une nouvelle Confédération germanique composée de 39 Etats est créée ; l’Angleterre agrandit considérablement son empire colonial.

  • le 9 juin 1938 : Maurras est élu à l’Académie française.

« Dans les conditions où il est prêté, le serment maçonnique n’oblige aucune conscience, mais il faut, pour en bien sentir la nullité, un esprit pénétrant et un caractère très ferme. » Enquête sur la monarchie (1900)

« Les idées des partis, les idées diviseuses ont, en République, des agents passionnés; mais l’idée unitaire, l’idée de la patrie n’y possède ni serviteur dévoué ni gardien armé. » Mes idées politiques (1937)

« La volonté, la décision, l’entreprise sortent du petit nombre; l’assentiment, l’acceptation, de la majorité. C’est aux minorités qu’appartiennent la vertu, l’audace, la puissance et la conception. » Enquête sur la monarchie

« Quand un régime tombe en pourriture, il devient pourrisseur: sa décomposition perd tout ce qui l’approche. » La Dentelle du rempart

« Une espérance collective ne peut … pas être domptée. Chaque touffe tranchée reverdit plus forte et plus belle. Tout désespoir en politique est une sottise absolue. » L’Avenir de l’intelligence

  • le 9 juin 1944 : massacre de Tulle.

La division « Das Reich », plus connue par la suite pour le massacre d’Oradour-sur-Glane, pénètre dans la ville “libérée” la veille par les FTP. 99 habitants sont pendus, et 149 autres déportés à Dachau.

Eric Zemmour a des positions plus radicales et plus claires que celles de Marine Le Pen

Marine le Pen pense qu’une candidature d ‘Eric Zemmour favoriserait Emmanuel Macron…au premier tour. Elle la redoute même. Bien au contraire, certains pensent que cela pourrait favoriser son élection en lui offrant un réservoir de voix pour le deuxième tour (voir notre article ici).

Jean-Yves Le Gallou, qui a déjà exprimé une position proche de la nôtre ici, précise sa pensée dans une interview accordée à Boulevard Voltaire :

” Je crois que si la candidature Zemmour a lieu, elle apporterait un élément important de novation dans un paysage politique très sclérosé depuis cinq, dix, vingt, quarante ans autour du front républicain entre, d’un côté le Front national et tous les autres. Beaucoup redoutent que l’on en remette une couche supplémentaire en 2022. L’éventuelle candidature de Zemmour redistribuerait les cartes. Ce serait une candidature en dehors du Rassemblement national, mais pas hostile au Rassemblement national et qui ne se réinscrirait absolument pas dans la logique que l’on a toujours connue du barrage républicain, où tout le monde s’allie contre le fameux Rassemblement national au deuxième tour (…)

Le Rassemblement national ne se retrouverait plus tout seul. Il peut intéresser des électeurs souverainistes, des électeurs de la droite hors les murs ou des électeurs de LR (…) Or, une partie des électeurs n’a pas envie de rejoindre Macron et les macronistes. Par conséquent, ils sont orphelins. Ils pourraient donc trouver un candidat tout à fait attractif avec Zemmour. Les abstentionnistes ne sont pas satisfaits de l’offre des Républicains et ne sont pas non plus totalement satisfaits de l’offre de Marine Le Pen. Je crois qu’il y a un potentiel.

Zemmour a un pied hors du système et un pied dedans. En même temps, il a des positions plus radicales et plus claires que celles de Marine, qui peut parfois donner l’impression de répéter en plus affadi ce qui se disait il y a dix ou vingt ans (…)

Manifestement, Marine toute seule n’aurait pas de voix en réserve. Peut-être que certains, autour d’elle, craignent pour ses qualifications du premier tour. Ce qui prouve qu’ils n’ont pas confiance. D’autres devraient pouvoir se dire que c’est peut-être la chance de gagner au second tour. C’est tout de même le plus important, si on ne veut pas se contenter de faire de la figuration (…)”

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