Les mesures pro-famille du gouvernement hongrois et leurs effets
De l’ECLJ :
Le Gouvernement hongrois a déclaré vouloir résoudre les problèmes démographiques de la Hongrie en soutenant les familles. Katalin Novák, ministre de la famille, a déclaré en tant que secrétaire d’État à la famille et à la jeunesse, en avril 2020, que le gouvernement hongrois dirigé par le Fidesz prévoit de “construire un pays favorable à la famille, visant à surmonter les obstacles rencontrés par les couples qui envisagent d’avoir un enfant”. Cette approche est également conforme à la forte politique anti-immigration de la Hongrie : le gouvernement est favorable à une résolution des problèmes démographiques au niveau national, et non grâce à l’immigration.
La population hongroise est en baisse depuis 1981, année où elle atteignait 10,7 millions d’habitants. Aujourd’hui, la population est de 9,75 millions d’habitants et elle n’a cessé de diminuer depuis 1981. À la fin des années 2010, elle est passée sous la barre des 10 millions. Il existe un consensus entre les partis politiques sur le fait que cette question sera l’un des problèmes les plus préoccupants et les plus importants du 21e siècle en Hongrie. Le présent article analyse les mesures et les effets du gouvernement dirigé par le Fidesz depuis 2010.
Exemples de mesures du gouvernement
Le gouvernement a pris de nombreuses mesures, qui apportent une aide financière aux couples pour fonder une famille. L’une des mesures phares a été prise en 2015, lorsque le gouvernement a lancé un programme financier appelé Programme d’aide au logement des familles (CSOK[1]). Le gouvernement a adopté le décret gouvernemental n° 16/2016 (II. 10.) sur l’aide au logement pour la construction et l’achat de nouvelles maisons. L’aide, qui est une subvention non remboursable, varie entre 600 000 et 10 000 000 de forints hongrois, ce qui équivaut environ à 1 690 et 28 170 euros[2] selon le nombre d’enfants et la forme de construction, car le programme n’est pas seulement un soutien pour les familles, mais il vise également à stimuler l’économie. Les familles qui ont trois enfants ou plus, peuvent également demander un prêt à taux réduit de 10.000.000 Forints.
Si le couple n’a pas d’enfant après avoir reçu la subvention ou s’il n’en a pas à temps, il doit rembourser la subvention. Les délais sont les suivants : dans le cas d’un enfant, il est de 4 ans ; dans le cas de deux enfants, il est de 8 ans ; dans le cas de trois enfants ou plus, il est de 10 ans. Le divorce peut également générer une obligation de remboursement de la subvention.
Toutefois, s’il existe une raison particulière liée aux soins de santé, le couple ne doit pas rembourser les intérêts, mais uniquement les prestations déjà versées. Pour prouver que le couple ne peut pas avoir d’enfant, un prestataire de soins de santé doit prouver que le couple a participé à la quantité maximale d’une procédure d’aide à la procréation ou qu’il existe un problème de santé particulier qui exclut de commencer la procédure, réglementée par le décret gouvernemental n° 30/1998 (VI. 24.) sur les procédures de procréation humaine. Si le couple ne participe pas, il doit également rembourser les intérêts de la subvention.
Le décret sur les allocations réglemente également des raisons particulières d’équité, telles que le décès d’un membre du couple, la naissance d’un enfant mort après la 24e semaine de grossesse ou le fait que le premier enfant présente des handicaps particuliers.
Bien qu’il s’agisse d’une mesure importante pour soutenir les familles, des critiques ont également été formulées à son égard : elle soutient principalement les familles en meilleure situation financière, puisque les prestations ne peuvent être perçues que par les couples qui peuvent verser un certain montant à l’avance. Par conséquent, elle pourrait entraîner des disparités sociales croissantes, met en garde un sociologue[3].
De 2019 à 2022, le gouvernement a également adopté un règlement sur une aide pour avoir des enfants. Dans le décret gouvernemental n° 44/2019. (III. 12.) sur l’aide pour avoir des enfants, qui consiste en un prêt librement disponible par l’État pour les couples qui s’engagent à avoir des enfants. Le montant du prêt peut aller jusqu’à 10 000 000 Forints, soit 28 170 euros. Les conditions de versement sont avantageuses : si le couple a un troisième enfant, l’État garantit une remise des intérêts dus par le couple, ils n’ont à rembourser que le capital du prêt, à très long terme. En revanche, si le couple n’a pas d’enfant, les conditions de remboursement sont similaires à celles de l’aide au logement. La même critique a été soulevée : les couples issus des groupes sociaux les plus vulnérables ne peuvent bénéficier de cette prestation. Vraisemblablement, le gouvernement tente de soutenir volontairement la classe moyenne, étant donné qu’elle est moins dépendante des revenus de l’État que les classes plus pauvres.
Outre les deux mesures phares détaillées ci-dessus, à partir de 2020, toute mère qui élève au moins 4 enfants ou qui a donné naissance à 4 enfants ou plus, ne devra pas payer d’impôt sur le revenu des personnes physiques. En outre, le gouvernement a lancé d’autres aides financières diverses pour les familles, telles que des aides pour l’achat de voitures et des allocations familiales pour les grands-parents. Le gouvernement offre également différentes allocations et prestations aux couples nouvellement mariés, telles que des abattements fiscaux.
Les effets des mesures
Ces mesures ont vraisemblablement contribué à l’évolution des données démographiques. Il est important de tenir compte du fait qu’il y a eu de nombreux effets divers sur les données concernant la démocratie, de sorte qu’elles ne sont pas exclusivement le résultat des mesures.
La première tendance, la plus importante, est que le changement de la population n’a pas été inversé par rapport à la tendance à la baisse. Toutefois, la diminution a été plus lente au cours des deux dernières années. L’analyse des données de l’Office central des statistiques hongrois (CSO)[4] montre que cela ne résulte pas d’une augmentation des naissances : en 2010, le nombre de naissances était d’environ 90 000 par an[5], et il n’y a pas eu d’augmentation significative. De 2010 à 2013, le nombre de naissances a oscillé chaque année, de 2013 à 2017, il a légèrement augmenté, de 2017 à 2019, il a de nouveau diminué. Le taux de fécondité[6], qui peut fournir une réponse pour montrer la tendance de la fécondité, a eu une légère tendance à la baisse ou a stagné avant 2010, tandis qu’en 2015-2016 il a fait un pas en avant et depuis lors il stagne à nouveau à un niveau légèrement plus élevé. Par conséquent, les mesures ne permettent pas d’expliquer le ralentissement de la baisse.
En revanche, l’immigration pourrait plutôt expliquer la nouvelle tendance au ralentissement. L’année 2016 a marqué un tournant, tant en ce qui concerne le nombre d’immigrants que de Hongrois revenus de l’étranger. Le solde du nombre total de migrations est en augmentation depuis 2016, ce qui explique mieux le ralentissement de la diminution de la population.
Nous pouvons constater une tendance assez forte dans le nombre de nouveaux mariages et divorces. Entre 2010 et 2016, ce nombre a plus ou moins stagné, avec des périodes d’augmentation et de diminution également. À partir de 2016, ce nombre a commencé à augmenter, et en 2019, il s’est traduit par un nombre étonnamment élevé de nouveaux mariages. Le nombre de divorces évolue également. De 2010 à 2018, le nombre était en baisse, à l’exception de 2014-2015. Selon le CSO, il est très difficile d’expliquer les raisons d’une telle augmentation[7], mais on peut supposer que les conditions plus positives des nouvelles prestations, telles que l’abattement fiscal pour le mariage, fournissent en partie une réponse à cette tendance.
Conclusions
Il est encore difficile de fournir une réponse claire sur les effets des mesures du gouvernement. Le ralentissement de la diminution de la population, comme nous l’avons montré dans l’article, est principalement une conséquence du solde migratoire positif, tandis que les effets des mesures de soutien aux familles ne peuvent pas encore être évalués. Sur la base des données du CSO, il est également difficile de répondre aux motivations des tendances au mariage/divorce, mais à cet égard, les conditions plus avantageuses pour recevoir des prêts de l’État et du marché peuvent expliquer en partie les tendances.
Comme la Hongrie est confrontée au problème du vieillissement de la population, il sera intéressant de voir quels types de mesures publiques pourraient apporter une réponse à ce problème, mais nous ne pouvons pas fournir une réponse précise à cette question à ce stade. Les effets à long terme de la pandémie de coronavirus et ses conséquences économiques ne sont pas non plus prévisibles à la fin de 2020.
Ouverture de 4 nouveaux Accueils Louis et Zélie
Life annonce l’ouverture de 4 nouveaux Accueils Louis et Zélie :
- Alençon 16, rue Étoupée – 61000 – 06 08 51 19 47 – [email protected]
- Saint-Martin-de-Boscherville 21, chaussée Saint-Georges – 76840 – [email protected]
- Grimisuat Rue Coméraz 105 – 1971 Suisse – 079554 74 78 – [email protected]
- Lausanne Av. Béthusy 78 – 1012 Suisse – 079554 74 78 – [email protected]
Les Accueils Louis sont des centres d’orientation ouverts à tous. Ces lieux d’écoute et d’accompagnement s’adressent à toute personne qui cherche à sortir d’une situation difficile. Ils assurent un accompagnement personnel, confidentiel et gratuit.
Chaque Accueil est constitué d’une équipe d’accompagnateurs bénévoles dont certains exercent par ailleurs une profession dans le domaine médical ou social : médecin, sage-femme, psychologue, conseiller conjugal, médiateur familial, coach… Tous accomplissent un travail de conseil et d’accompagnement gratuit dans la limite de leurs compétences avec un infini respect de chaque personne, quelles que soient ses convictions.
Les Accueils Louis et Zélie en quelques chiffres : 32 Accueils Louis et Zélie en France, Belgique, Espagne, Suisse 136 accompagnateurs – 2500 personnes accompagnées
Les soutiens :
- «Consoler les familles est un devoir… 3 nouveaux accueils dans mon diocèse» Mgr Rougé, membre du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France.
- « Accueillir, accompagner, orienter : magnifique et remarquable travail des Accueils Louis & Zélie » Mgr Rey.
- « Mon soutien aux Accueils Louis et Zélie : les blessures familiales se multiplient, à nous de multiplier la miséricorde » Père Guy Gilbert.
Enseignement de la langue turque en France : pendant que Darmanin joue les gros bras à Strasbourg, Blanquer signe un accord avec son homologue turc
Par un décret paraissant aujourd’hui au Journal Officiel est publié l’accord entre La France et la Turquie sur l’enseignement de la langue turque en France.
Il précise que l’enseignement de la langue turque se fera dans les écoles élémentaires de l’enseignement public à raison d’une heure et demie par semaine.
Il sera dispensé par des enseignants choisis et mis à disposition par la Turquie et rémunérés par celle-ci.
Le décret ne précise pas si les enseignants doivent être membres de la Confédération Islamique Millî Görüs. Il n’est pas non plus précisé si les filles doivent rester debout pendant les cours et si même elles y sont admises.
Des économistes soutiennent le programme de Marine Le Pen
Un groupe appelé “Les Financiers éveillés”, composé d’économistes et de dirigeants dans le domaine de la banque et de la gestion d’actifs, publie une tribune dans Valeurs Actuelles pour soutenir le programme économique de Marine Le Pen, estimant que “le vote pour Marine Le Pen comme le seul authentiquement raisonnable d’un point de vue économique“. Extrait :
[…] Prenons alors l’actif ciblé, une entreprise, un immeuble ou une infrastructure, et attachons-nous à étudier le cadre dans lequel il s’insère : est-il déjà « sécurisé » ? Autrement dit, si l’investisseur achète une action, qui est un titre de propriété, a-t-il l’assurance que ce droit sera respecté, c’est-à-dire qu’il ne risque pas de se le faire ôter par la force, le vol ou la prévarication, ce qui advient souvent en cas de guerre, fussent-elles des guerres civiles larvées. Cette seule question en amène une autre : qui garantit ce droit ? Est-ce l’État régalien, qui sait concentrer sa capacité d’intervention sur ce pour quoi il est conçu, c’est-à-dire le monopole de la violence légitime ? Ou bien est-ce le voisin mieux armé ? Ce doit bien être une priorité d’un candidat à la présidentielle.
Faisons le tour de l’immeuble ou des bureaux en question, et interrogeons-nous sur la qualité des relations que l’ensemble de ce que l’on appelle les parties prenantes (salariés, sous-traitants, riverains) entretiennent. Quel degré de confiance mutuelle peuvent-ils s’accorder et de quoi cette confiance procède-t-elle ? De relations de confiance, de voisinage, de respect enfin d’un nécessaire récit commun qui pourrait être, par exemple, la France ? Assurément, c’est une priorité car sans ce projet, ce substrat commun, qui ne peut se bricoler artificiellement, tous les entrepreneurs vous le diront, la société ne tient pas. Les travaux de Robert D. Putnam sur la confiance constituent à cet égard une preuve irréfutable : plus la diversité au sein d’une société est grande, moins règne la confiance.
Enfin, attachons-nous au modèle économique de l’entreprise, qui doit nécessairement être rentable, c’est-à-dire capable de générer des profits en vendant un produit ou un service à un vrai prix de marché. Autant que possible, l’investisseur souhaitera comprendre la réalité de ce modèle économique, sa vigueur, son originalité, et se méfiera des prix artificiels et/ou des fausses réglementations. Ces mêmes réglementations souvent peu respectueuses des spécificités locales, car plus inspirées par une volonté aveugle d’uniformisation, par exemple à l’échelle européenne, que par le souci de préserver un tissu économique qui doit pouvoir se régénérer naturellement par le jeu de la libre entreprise.
Finalement, l’on trouve, dans ce rapide raisonnement de l’investisseur consciencieux, les piliers du discours de Marine Le Pen qui s’articule autour de trois idées simples, à savoir que l’État doit exercer son autorité, que la communauté nationale doit être préservée de sa possible dissolution et que l’Europe uniformisée est une aberration. Car il en va tout simplement de la capacité à générer de la richesse économique dans un pays. Le reste n’est que de l’enfumage. […]
Le débat est rouvert. D’autant plus que la facture économique de la crise sanitaire s’élèverait à 424 milliards d’euros, selon le ministre des Comptes publics. C’est l’équivalent de 20 % du Produit intérieur brut (PIB) de 2020.
Joe Biden autorise la livraison de pilules abortives par courrier
L’administration Biden a levé les restrictions de la Food and Drug Administration sur les pilules abortives, permettant d’être livrées par la poste.
La commissaire par intérim de la FDA, Janet Woodcock, a déclaré lundi que l’envoi des pilules par la poste n’augmenterait pas les risques pour les femmes…
La Cour suprême a soutenu la politique de Donald Trump en janvier selon laquelle les pilules abortives ne pouvaient pas être distribuées par courrier.
Les défenseurs de la vie ont averti que la levée des restrictions ne met pas seulement les femmes en danger ; elle rend probable l’augmentation des avortements. La présidente de March for Life, Jeanne Mancini, a cité les données de la FDA de 2018 montrant «des milliers d’événements indésirables causés par les pilules abortives», dont des centaines d’hospitalisations et 24 décès.
«Avec cette action, l’administration Biden a clairement indiqué qu’elle donnerait la priorité à l’avortement par rapport à la sécurité des femmes». «Autoriser les avortements chimiques non supervisés par télémédecine, sans nécessité un accès rapide aux soins médicaux, mettra les femmes en grave danger.»
Le “prophète” Attali donne sa vision de la société de demain
Le faiseurs de président nous annonce les 7 plaies d’Egypte :
[…] il faudra se préparer à l’émergence probable de nouveaux variants résistants aux vaccins actuels, et résister au désespoir qui pourrait suivre la nécessité de nouveaux reconfinements, en attendant de produire à très grande vitesse des milliards de doses de vaccins nouveaux, et organiser des campagnes planétaires de vaccination ; il faudra prendre son parti d’avoir à le faire tous les ans, pendant des décennies ; pour cette maladie et sans doute pour bien d’autres. Il faudra alors se décider à faire enfin tout ce qu’on aurait dû déjà faire depuis un an pour préparer notre société à vivre au mieux dans un monde à pandémies multiples : la réorganisation des lieux d’études et de travail, pour qu’ils soient structurellement adaptés à ces périodes, qu’on pourrait revivre périodiquement.
Enfin, il faudra se préparer à toutes les autres menaces, aussi négligées aujourd’hui que l’était celle de cette pandémie, et tout aussi parfaitement prévisibles : le manque d’eau, le réchauffement climatique, l’aridité des sols, les invasions d’insectes, l’extinction d’innombrables espèces ; et tous les troubles politiques qui en découleront. Ces menaces sont d’une toute autre nature que celles d’une pandémie, et provoqueront beaucoup plus de dommages irréversibles. […]
S’y préparer dès maintenant, c’est tirer les vraies leçons de la pandémie actuelle ; c’est avoir le courage de se mettre en économie de guerre pour réduire massivement toutes les activités économiques qui aggravent la probabilité d’occurrence de ces catastrophes (les énergies fossiles et les moyens de transport qui les utilisent, le plastique, la chimie, les industries textiles) ; et c’est donner une priorité absolue aux autres secteurs qui conditionnent la réponse à ces menaces : les industries médicales, les hôpitaux, la formation de médecins, la recherche, l’éducation, l’hygiène, l’alimentation, l’agriculture raisonnée, le digital, la distribution, les énergies propres, l’eau propre, la sécurité, la culture, la démocratie, la finance non spéculative et l’assurance, le logement durable). Tous ces secteurs, qui forment ce que je nomme «l’économie de la vie», ne représentent aujourd’hui pas plus de la moitié de la production d’aucun pays du monde ; dans vingt ans, cela devrait représenter les deux tiers.
Cela exigera une immense reconversion ; une nouvelle vision du monde, tournée vers les générations futures ; de nouvelles valeurs, plus altruistes, de nouvelles priorités, moins futiles. Une nouvelle façon de faire de la politique.
Nous n’aurons pas de seconde chance. Si nous ne nous y mettons pas sérieusement au plus vite, nous regretterons cette pandémie, comme un de nos derniers moments heureux. […]
Instruction à domicile : le Sénat préserve une liberté familiale menacée
Communiqué des AFC de Seine et Marne :
Avec son projet de loi contre le séparatisme, le Gouvernement envisage de restreindre de façon disproportionnée la liberté des familles de choisir le mode d’enseignement de leurs enfants. En France, près de 60 000 enfants bénéficient de l’instruction en famille. Aujourd’hui, la Constitution protège cette liberté fondamentale et les familles, aux motivations diverses, qui souhaitent en bénéficier et n’ont pas à solliciter préalablement l’autorisation des pouvoirs publics. Les parents sont toutefois tenus de déclarer leur choix, ce qui permet aux autorités locales et pédagogiques d’exercer les contrôles nécessaires à l’identification des rares abus, dont les cas de déscolarisation liés au séparatisme islamiste.
C’est cet équilibre que le Gouvernement a voulu remettre en cause à travers le projet de loi destiné à lutter contre la radicalisation et le séparatisme. Le texte adopté en février prévoyait d’obliger les familles à une autorisation préalable de l’État, en lieu et place de la déclaration actuelle, le texte gouvernemental ne prévoyant que quatre motifs d’autorisation. Derrière le changement de procédure, se jouait la survie de la liberté des parents de choisir l’enseignement pour leurs enfants : une fois soumise à l’aval préfectoral, qu’en serait-il resté ? Un droit peut-il être soumis à une autorisation préalable ? Les familles faisant le choix de l’instruction à domicile sont-elles présumées coupables de séparatisme social ? La suspicion généralisée pesant sur toutes les familles aurait une seule conséquence : la rupture de la confiance entre l’État et les parents, premiers éducateurs. La lutte contre la radicalisation islamiste, fléau de notre société, n’aurait pas progressé. C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé le Conseil d’État dans un avis du 7 décembre 2020 : le Gouvernement n’a pas su démontrer de façon fiable et documentée les risques de radicalisation islamiste des nombreuses familles attachées à l’instruction à domicile. Surtout, le Conseil d’État avait prévenu que ce texte était contraire à la Constitution compte tenu de la disproportion manifeste de la restriction de la liberté fondamentale du choix d’instruction !
Nous ne pouvons que nous réjouir pour toutes les familles du vote du Sénat, le 6 avril dernier, en faveur du maintien des grands principes du régime de déclaration actuel. Les travaux parlementaires du Sénat ont fait émerger une évidence : le Gouvernement, se fondant sur un faux diagnostic, s’est trompé de cible en l’absence de lien entre l’instruction en famille et la radicalisation islamiste. C’est ce constat de bon sens qui a conduit les sénateurs à écarter l’article 21 du projet de loi confortant les principes républicains. Avec ce vote, la liberté reste la règle et la restriction limitée aux rares familles qui instrumentalisent la liberté de choisir.
Les Associations Familiales Catholiques de Seine-et-Marne tiennent à remercier les sénateurs qui ont su défendre le bien commun en s’opposant à la tentation liberticide du Gouvernement, et tout particulièrement les sénateurs de Seine-et-Marne Mesdames Mélot, Thomas et Chain-Larché et Messieurs de Belenet et Cuypers.
Nous invitons la commission mixte paritaire, qui aura à se prononcer sur ce texte dans les prochaines semaines, à se rallier à cette solution d’équilibre !
Bonne dhimmitude à tous les Français de notre pays
Le ramadan a commencé ce matin. La dhimmitude aussi. C’est le concours de celui qui s’aplatira le plus vite. Evian a déjà fait très fort et il va être difficile de faire mieux. La marque s’est excusée d’avoir osé demander qui avait bu de l’eau… On en est là, en France, en 2021.

Eric Zemmour : «Je fais de la contre-programmation idéologique, face à tous les médias qui vont dans un sens et qui fascisent toute opinion dissidente ou patriote»
Eric Zemmour a défendu l’AFD contre les accusations de nazisme.
« Il n’y a pas de nazisme s’il n’y a pas de Première guerre mondiale. Vous avez vu la Première guerre mondiale vous ? C’est terminé depuis 100 ans. Donc il n’y a pas de risque nazi »
Cardinal Walter Brandmüller : « Ce qui se passe en Allemagne est à la fois un schisme et une hérésie du point de vue dogmatique. »
Dans un entretien accordé à Il Messaggero le dimanche de Pâques, le cardinal Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical des sciences historiques, déclare :
« Le schisme en Allemagne ? En fait, il a déjà commencé. »
« Il faut faire attention à ne pas confondre deux aspects, le schisme et la dissension sur le plan doctrinal, car alors nous avons affaire à une hérésie. » « Dans le cas de l’Allemagne, nous avons ces deux aspects. »
« Ce qui se passe en Allemagne est à la fois un schisme et une hérésie du point de vue dogmatique. »
« Ils demandent depuis longtemps le sacerdoce féminin, la communion pour les divorcés remariés, l’acceptation de l’homosexualité, la bénédiction des couples gays. »
« Ceux qui adhèrent aux thèses progressistes, sont des personnes liées au Comité central des catholiques allemands. (…) La laïcité galope à toute allure et l’éloignement des fidèles de l’Eglise s’est accru. »
De son côté, Mgr Georg Gänswein, secrétaire particulier du pape émérite, dans un entretien au journal en langue espagnole Alfa y omega, souligne :
« il est tout à fait clair que la situation de l’Eglise catholique en Allemagne est actuellement caractérisée par des tensions et des confusions ». « Benoît XVI perçoit et reconnaît le manque d’unité dans de nombreux aspects fondamentaux de la foi. »
Le pape émérite souhaite « une clarification dès que possible afin d’éviter des graves conséquences pour la foi et l’Eglise en Allemagne ».
Masques sur les plages mais frontières ouvertes avec le Brésil [Add.]
Plutôt que de critiquer l’entêtement de Jair Bolsonaro qui, contrairement à Emmanuel Macron, ne peut pas se permettre d’augmenter indéfiniment la dette du Brésil, le gouvernement français devrait se rendre compte de l’absurdité de son entêtement idéologique à propos des frontières. Dernier exemple en date : le Brésil.
Alors qu’une certaine unanimité scientifique estime que le variant brésilien pourrait entraîner une relance de l’épidémie, la France continue à accueillir par milliers les voyageurs en provenance du Brésil (au moins 1 000 par semaine). Alors qu’il était facultatif jusqu’au 11 avril, le test PCR négatif devient obligatoire avec une attestation sur l’honneur d’absence de symptômes alors que la plupart des pays mettent en quarantaine ou ferment leurs frontières avec le Brésil !
Le protocole sanitaire s’est renforcé depuis dimanche 11 avril à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle pour les vols en provenance du Brésil. Jusque-là, des tests antigéniques étaient imposés de façon aléatoire aux passagers, désormais l’ensemble des voyageurs doit s’y soumettre pour entrer sur le territoire français, a indiqué le groupe ADP à France Bleu Paris.[source]
Alors que le gouvernement a imposé une dictature sanitaire aux Français en foulant au pied des libertés fondamentales, le ministre des transports explique qu’il ne peut pas fermer les frontières par respect de la liberté de circuler. Liberté de circuler pourtant foulée au pied en France avec le confinement et le couvre-feu ! Mais de qui se moque-t-on ?
“(…) Le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de Tenon à Paris, Gilles Pialoux a lui aussi insisté sur BFMTV. « On ne peut pas plaisanter avec ce variant brésilien. Personne ne peut prédire ce qu’il se passera en octobre. Ces variants ont sans doute un échappement face aux vaccins », a-t-il averti, prônant lui aussi une quatorzaine à dix jours fermes.
Et pourquoi ne pas tout simplement fermer temporairement ces lignes en provenance du Brésil ? Interrogé là-dessus, Jean-Baptiste Djebbari a rappelé que le droit imposait de les maintenir ouvertes malgré le risque encouru.
« On a gardé ces lignes parce que c’est imposé par le droit. Le Conseil d’État nous a dit que les ressortissants français et les résidents en France, au nom de la liberté de circulation, devaient pouvoir continuer à venir, ce qui n’a pas été fait par exemple au Portugal ou dans d’autres pays. », a-t-il indiqué. Le Portugal a lui totalement coupé ses liaisons avec le pays.[source]
Clément Beaune, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, a même osé déclaré :
« Il y a très peu d’arrivées : d’habitude vous avez près de 50 000 personnes qui arrivent du Brésil, on est à 1 000 par semaine aujourd’hui. On a été très sérieux sur la fermeture des frontières. »
Et le pire, c’est que certains en provenance du Brésil arrivent en France par d’autres pays européens comme le rapporte ce stewart :
Je suis steward et nos avions qui rentrent du Brésil sont pleins. J’atterris dans un grand hub européen et la plupart des passagers ont des correspondances vers Paris, Nice, Berlin ou Amsterdam. Qui les contrôle? Personne. Tout ça est une farce.
Le gouvernement n’a donc rien appris mais continue à verbaliser les citoyens français qui ne portent pas le masque sur les plages !
Addendum : Sous la pression médiatique et mis une fois de plus devant son incompétence, le gouvernement suspend les vols avec le Brésil :
La France a décidé de suspendre « jusqu’à nouvel ordre » tous les vols entre le Brésil et la France en raison des inquiétudes liées au variant brésilien du Covid-19, a annoncé le premier ministre, Jean Castex, mardi 13 avril. « Nous constatons que la situation s’aggrave et nous avons donc décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre tous les vols entre le Brésil et la France », a expliqué le chef du gouvernement lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.
C’est arrivé un 13 avril…
“L’histoire ne nous dira sans doute pas ce qu’il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »
Alors rappelons-nous :
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le 13 avril : saints du jour français ou en France.
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St Hermenegild, fils du roi Léovigild et martyr († 586)
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Leuvigild, roi des Visigoths d’Espagne, avait épousé en premières noces la reine Théodosia, tante de saint Léandre et de saint Isidore, et il en avait eu deux fils, Herménégild et Ricarède. Le roi et ses fils étaient ariens comme le peuple tout entier.
Herménégild fut uni par son père à une digne épouse, Indégonde, fille du Roi de France Sigebert. Indégonde devait être pour son mari l’instrument du salut. Par la persuasion et l’exposition de la vérité, elle conquit l’âme du jeune prince, qui reçut le baptême catholique des mains de son oncle, saint Léandre.
Dès lors, il n’y eut plus de paix dans le palais royal. Goswinde, seconde femme du roi, employa toutes les flatteries, toutes les intrigues, toutes les cruautés, pour faire adopter à Indégonde l’arianisme et pour y ramener le prince. Tout fut inutile.
Accusé par cette femme perfide d’attenter, de plus, à la vie de son père, Herménégild fut jeté dans un cachot et chargé de chaînes. La prison, dit saint Grégoire, devint pour lui le vestibule du Ciel. Comme si le poids des chaînes n’eût pas suffi à ses mains habituées à porter le sceptre, il voulut encore, prisonnier du Christ, se couvrir d’un cilice, cherchant force et courage dans la prière qu’il adressait sans cesse au Dieu tout-puissant. Son père vint le voir et lui fit tous les reproches imaginables ; il ne lui épargna pas même le nom d’ingrat, de parricide et de scélérat.
« Mon père, lui répondit Herménégild, mon seul crime, c’est ma foi ; eh bien! je proteste encore que je suis catholique romain ; je voudrais mourir cent fois pour la gloire d’un si beau nom. C’est trop peu d’une bouche pour louer Dieu ; qu’on déchire mon corps : les plaies que je recevrai seront comme autant de bouches avec lesquelles je bénirai mon Sauveur. »
Son père le quitta exaspéré ; mais un ange vint du Ciel consoler Herménégild et lui prédit son martyre. Au temps de Pâques, le prisonnier refusa de recevoir la communion des mains d’un évêque arien. Quand il apprit que le roi son père allait envoyer un bourreau pour lui donner la mort, il se mit en prière avec plus de ferveur, fit à Dieu le sacrifice de sa vie, pria pour son père, pour sa belle-mère et pour ses ennemis. Pendant qu’il invoquait la très Sainte Vierge et son bon ange, les meurtriers entrèrent et lui tranchèrent la tête d’un coup de hache. Le principal des miracles qui suivirent sa mort fut la prompte conversion de l’Espagne.
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Bse Ida, veuve du comte Eustache (1040-1113)
Au monastère de La Capelle près de Wast, au pays de Boulogne, en 1113, la bienheureuse Ida. Veuve du comte de Boulogne Eustache, elle s’illustra par sa libéralité envers les pauvres et son zèle pour la beauté de la maison de Dieu.
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Bx Scubilion (Jean-Bernard Rousseau), f.e.c. († 1867)
À l’île de la Réunion, en 1867, le bienheureux Scubilion (Jean-Bernard Rousseau), frère des Écoles chrétiennes, qui, sans relâche, instruisit les enfants et apporta secours aux pauvres et espérance aux esclaves.
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le 13 avril 1059 : bulle du pape Nicolas II ne permettant l’élection du pape qu’aux seuls cardinaux.
C’est sous l’influence du moine Hildebrand que la bulle, qui remet l’élection du pape dans les seules mains du collège des cardinaux, est signée. Elle confirme le synode de Melfi.
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le 13 avril 1231: le pape Grégoire IX fit publier le Parens scientiarum Parisis la grande Charte de l’université de Paris.
Par cette bulle, le pape accorde à l’Université de Paris des privilèges :
Il est question, dedans, de l’indépendance intellectuelle et juridique. Cependant, le pape rappelle tout au long du texte que cette liberté d’enseigner va de paire avec le devoir de lutter contre l’erreur et les hérésies.
Car l’erreur et la Vérité n’ont pas les mêmes droits. Elles ne peuvent être mises en balance et en comparaison dans un enseignement. N’est-ce pas l’origine de la ruine de l’intelligence en France et en Occident ?
En voici le texte :
Donné au Latran, aux Ides d’avril, en la cinquième année de notre pontificat
Grégoire Evêque, serviteur des serviteurs de Dieu,
A ses chers fils, tous les maîtres et étudiants de Paris,
Salut et bénédiction apostolique.
« Paris, mère des sciences, comme une autre Cariath Sepher, cité des lettres, brille d’un éclat précieux, grande sans doute, elle fait attendre d’elle de plus grandes choses, grâce à ceux qui apprennent et à ceux qui enseignent (…) Aussi n’est-il pas douteux que celui qui, dans la cité susdite, se sera de quelque manière efforcé de troubler une grâce aussi éclatante ou celui qui ne sera pas opposé clairement et avec force à ceux qui la troublent, ne déplaise profondément à Dieu et aux hommes. C’est pourquoi, ayant considéré attentivement les problèmes qu’on nous a soumis à propos de discorde qui est née ici à l’instigation du diable et qui trouble gravement les études, nous avons, assisté du conseil de nos frères, pensé qu’il était préférable de les résoudre par un règlement sage plutôt que par une décision judiciaire.
Ainsi, en ce qui concerne le statut des étudiants et des écoles, avons-nous décidé que l’on devra appliquer les règles suivantes: Celui qui sera choisi comme chancelier de Paris devra, lors de son institution, jurer devant l’évêque, ou à son mandement, dans le chapitre de Paris, en présence de deux maîtres convoqués pour cela et représentant de l’Université des étudiants, que pour le groupement de la théologie et des décrets, loyalement et selon sa conscience, il n’accordera la licence d’enseigner qu’à des hommes dignes en fonction du lieu et du moment, selon le statut de la cité, l’honneur et le renom des facultés, et la refusera aux indignes, toute considération de personne ou d’origine étant écarté. Avant d’accorder une licence à qui que ce soit, dans les trois mois à partir de la demande de licence, il devra faire examiner avec diligence tant par tous les maîtres en théologie présents dans la cité que par d’autres personnes honnêtes et cultivées, par lesquelles on peut connaitre la valeur, et ses ambitions et autres choses que l’on examine dans ces circonstances: ayant ainsi examiné ce qu’il convient de faire et ce qu’il parait opportun, en sous âme et conscience il donnera ou refusera au candidat la licence demandée.
Quant aux maitres en théologie et en décret, lorsqu’ils commenceront à donner des leçons, ils prêteront serment en public de porter fidèlement témoignage sur les choses susdites. Le chancelier jurera aussi de ne révéler en aucun cas le propos des maîtres à leurs détriments, la liberté et le droit des chanoines de Paris demeurant dans leur vigueur initiale. Pour les médecins, les artistes, et les autres, le chancelier promettra d’examiner loyalement les maîtres et d’admettre les gens dignes à l’exclusion des indignes. Au reste, il est vrai que le mal se glisse facilement là ou règne le désordre, nous vous accordons le pouvoir d’établir de sages constitutions ou règlements sur les méthodes et horaires des leçons, des discussions, sur la tenue souhaitée, sur les cérémonies funéraires, sur les bacheliers: qui doit leur donner des leçons, à quelle heure et quel auteur choisir; sur la taxation des loyers et l’interdiction de certaines maisons; et le pouvoir de châtier comme il faut ceux qui se rebelleront conte ces constitutions ou règlements en les excluant (…).
Celui qui aura commis un crime nécessitant l’emprisonnement sera détenu dans la prison de l’évêque, interdiction absolue étant faite au chancelier d’avoir une prison particulière. Nous interdisons en outre qu’un étudiant soit arrêté pour une dette, alors que cela est interdit par des décisions canoniques régulières. Ni l’évêque, ni son official ni le chancelier ne devront prononcer de peine pécuniaire pour relever d’une excommunication ou de quelque autre censure. Le chancelier ne devra exiger des maîtres auxquels il accorde la licence aucun serment, aucune marque de soumission ou autre caution et ne réclamera pour cet accord aucune somme d’argent ou obligation mais se contentera du serment indiqué plus haut. Nous interdisons formellement que les étudiants se déplacent en armes et que l’Université défende ceux qui troublent la paix et l’étude. Ceux qui feignent d’être étudiants sans fréquenter les écoles ni avoir de maitres ne devront pas jouir des franchises (libertas) des étudiants (…).
Que personne n’enfreigne cette décision, constitution, concession, défense et interdiction ou n’ose s’opposer à elle par une audace téméraire. Et si quelqu’un ose y attenter, qu’il sache qu’il encourra l’indignation de Dieu tout puissant et des bienheureux Pierre et Paul Apôtres.
Donné au Latran, aux Ides d’avril, en la cinquième année de notre pontificat. »
Grégoire IX, Pape.
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le 13 avril 1360 : le doigt de Dieu détruit l’armée anglaise.
1346, 30.000 Anglais mettent en déroute 100.000 Français à Crécy ; 1356, 8000 Anglais écrasent 50.000 Français à Poitiers. A titre de comparaison, à Bouvines 60.000 Français écrasèrent plus de 200.000 européens!
En 1360, la France ne ressemble bientôt plus qu’à une province anglaise. Les grandes compagnies ravagent le pays ; le roi de Navarre vient de trahir et le Roi de France est prisonnier à Londres. Les prétentions du roi d’Angleterre, lors des négociations de Brétigny sont énormes, à l’échelle de ses succès militaires et de la déliquescence française. Les négociations échouent. Edouard III veut en finit et s’apprête à mettre le siège devant Chartres. Fou de rage, Édouard III remonte vers Paris et laisse son armée commettre de nombreuses exactions : il ne s’agit plus de la simple extorsion visant à nourrir son armée, mais de la destruction systématique de toutes les ressources – les pieds de vignes sont arrachés, le bétail abattu et toute âme qui vive massacrée. Ces exactions entraînent un vif ressentiment contre les Anglais. Nombre d’entre elles ont lieu pendant le carême et la Semaine sainte et, lorsque l’armée anglaise est décimée par un violent orage de grêle, mêlé d’éclairs, le 13 avril, nombre de chroniqueurs y voient la main de Dieu, à commencer par le roi d’Angleterre, qui apercevant les flèches de Chartres, prie Notre Dame d’épargner ce qu’il lui reste d’armée.
Il promet de donner la paix à la France. La tempête s’apaise.
Reconnaissant et honnête Édouard III se décide alors à négocier ; il va même pénétrer dans Chartres, en pèlerin pour y vénérer le Saint Voile. Il signe la paix à Brétigny, où il dissout son armée de mercenaires.
Le marquis de la Franquerie, dans son livre La vierge Marie dans l’Histoire de France, (page 86) raconte cette destruction de l’armée anglaise que Français et Anglais attribuèrent à Notre Dame. Il souligne que les principaux historiens relatent le fait : Froissart, Mézeray, Daniel, Polydore, Virgile, Hamon…
- le 13 avril 1436 : prise de Paris par Arthur de Richemond.
L’armée anglaise dans Paris compte environ 3 000 hommes et est soutenue par l’université de Paris. 2000 routiers et écorcheurs la renforcent. La garnison attend également un renfort de 3 000 anglais.
L’armée française est dispersée et seul contre presque tous le duc de Bretagne, le connétable Arthur III de Richemont, soutenu par d’anciens compagnons de la Pucelle d’Orléans tels La Hire, Jehan de Dunois, cousin naturel du Roi, Jehan de Brosse Maréchal de Sainte-Sévère et Jehan Poton de Xaintrailles conduit une armée de 5000 Bretons pour reconquérir Paris. En novembre 1438, Charles VII (1403-1461) peut retrouver sa capitale, abandonnée en 1418. Richemont encercle Paris par le nord et le sud, en s’assurant le contrôle de la vallée de l’Oise, de la Champagne et de la Brie. L’Ost royal profite aussi de la révolte des Parisiens dans la capitale, des bourgeois menés par le Receveur aux Comptes Michel de Laillier. Richemont avec une petite troupe de cinq à six cents combattants réussit à se faire ouvrir la porte Saint-Jacques et pénètre dans Paris où il est accueilli en libérateur par la population enthousiaste aux cris de « vive le Roi et le duc de Bourgogne ». Débordés, les Anglais se réfugient dans la Bastide Saint-Antoine (Bastille). Richemont leur promet alors la vie sauve s’ils quittent Paris, ce qu’ils font le 15 avril 1436.
Cette libération, réalisée avec peu de pertes et sans effusion de sang ni de pillage, est célébrée le 22 avril, par une grande fête religieuse, au milieu d’une foule immense. Cette fête est renouvelée pendant trois siècles, jusqu’à la révolution, comme une victoire nationale. Dans la foulée, Creil, Meaux et Montereau sont délivrées. Mais la libération de la France commence, mais il faudra 20 ans au connétable pour l’achever.
Toile commandée par le comte d’Angiviller au nom de Louis XVI, un tableau de Jean-Simon Berthélemy commémore l’événement : “La Reprise de Paris sur les Anglais” (1787), musée du Louvre.
- le 13 avril 1519: naissance de Catherine de Médicis, reine de France.
Née à Florence, elle épouse le futur Henri II. Sa politique de contrepoids, qui est aussi celle de Michel de l’hospital, pendant la régence est certainement une des causes de la longueur des guerres de religion en France.
Mère de trois Rois de France, François II, Charles IX et d’Henri III, après qui le trône passe à la branche des Bourbons.
Elle porte une grande responsabilité, avec l’Hospital, dans l’impunité des Huguenots qui pendant plusieurs décennies vont multiplier leurs exactions sans être punis. Par un curieux revirement, elle est à l’origine d’un des plus grands massacre de protestants : la saint Barthélemy.
Jean Guiraud ne dit pas autre chose au tome 2, chapitres XVI, page 214 de son livre Histoire partiale – Histoire vraie,
« Le témoignage de Ronsard concorde avec celui de Mézeray en signalant, comme le sien, la terreur que les protestants firent régner en France, au cours des années 1561-1562. Mais ce que ne disent ni Ronsard, ni Mézeray, c’est que la reine mère Catherine de Médicis, celle-là même qui devait, dix ans plus tard, ordonner contre les réformés le massacre de la Saint-Barthélemy, était alors leur complice 539. Pour s’opposer aux Guises, tout-puissants sous le règne de François II, grâce à leur nièce la reine Marie Stuart, Catherine voulait s’appuyer sur Coligny et la noblesse protestante. Elle était, d’autre part, alléchée par les biens du clergé dont la confiscation lui était conseillée par les réformés. Enfin, elle inclinait, à l’instigation du chancelier de l’Hôpital, à imposer à la France une religion mixte, formée d’éléments catholiques et protestants, combinés par l’autorité civile, comme l’anglicanisme d’Henri VIII. »
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le 13 avril 1598 : signature de l’Edit de Nantes.
En mettant ainsi fin aux guerres de religion, Henri IV rend un grand service à la France. S’il constate et déplore dans le préambule de l’édit, que les Français ne puissent pas être unis par la religion, il essaie de le faire par l’amour de la patrie.
Le Roi Henri IV et son secrétaire Pierre Forget de Fresnes signent donc avec des émissaires protestants l’édit de Nantes. Les huguenots obtiennent du Roi de France, des droits qui semblent exorbitants pour l’époque : la liberté de conscience et des garanties en matière de droits. Les protestants peuvent se vouer à leur culte dans deux villages par bailliage ainsi que dans les villes où leur religion est déjà ancrée. Jouissant de l’égalité civile, ils peuvent occuper des postes publics, et ont pour garantie la concession de plus de 100 villes françaises. Les anciens temples leur sont restitués et ils peuvent également en construire de nouveaux. Les Huguenots peuvent former un Etat dans l’Etat. Ils ne s’en privent pas ; la reconquête du Royaume par Louis XIII et Richelieu les armes à la main et les difficultés de Louis XIV avec les Camisards trouvent certainement leurs origines dans ce qu’aujourd’hui on appelle de la discrimination positive aux dépens de l’unité nationale. (Cf. la chronique sur la Révocation de l’Edit de Nantes du 18 octobre)
Jean Guiraud note ainsi dans le tome 3 de son livre Histoire partiale – Histoire vraie, (chapitres I, pages 6 à 21) :
« …mais force nous est de reconnaître : qu’il accordait des privilèges aux protestants et qu’au lieu de les fondre dans l’unité française, il les organisait en État dans l’État ; qu’ainsi organisés, les protestants, au cours du XVIIe siècle, se révoltèrent à plusieurs reprises, faisant cause commune avec les ennemis du pays, et qu’ils profitèrent trop souvent de l’édit pour continuer leur guerre au catholicisme et compromettre l’unité nationale. […] Si au lendemain des guerres de Vendée, les Vendéens et les Chouans avaient obtenu à Nantes, à Rennes, à Poitiers, à Caen, l’établissement de tribunaux composés par moitié de Blancs et de Bleus, quelles protestations n’auraient pas élevées les Bleus ! Si de nos jours, où catholiques et libres penseurs sont aussi ennemis les uns des autres que jadis protestants et catholiques, les tribunaux et les Cours d’appels étaient composés par moitié de libres penseurs nommés par le gouvernement et de catholiques agréés par les évêques, les auteurs « laïques » ne manqueraient pas de réclamer contre un pareil envahissement de la magistrature par le catholicisme. Ce qui aurait paru excessif au lendemain de la Révolution, ce qui semblerait inouï de nos jours, c’est précisément ce que l’édit de Nantes accordait aux protestants. »
Par ailleurs, l’article 22 impose à l’Eglise catholique de recevoir, soigner et héberger les malades d’une part et de former et éduquer gratuitement les protestants d’autre part, sans leur imposer la même contrepartie, à une époque où l’état ne participe absolument pas à ces frais qui ne sont pas des services publiques :
« Ordonnons qu’il ne sera fait différence ni distinction, pour le regard de ladite Religion (prétendue Réformée), à recevoir les écoliers pour être instruits ès universités, collèges et écoles ; et les malades et pauvres ès hôpitaux, maladreries et aumônes publiques ».
En dépit du serment du sacre, de combattre l’erreur et de promouvoir la Vérité, l’article 57 leur accorde d’ouvrir et d’entretenir des écoles. L’année même du sacre, des lettres patentes de 1594, autorisent la fondation des Universités protestantes de La Rochelle, Nîmes et Montélimar. L’Edit, quatre ans plus tard, en interdit l’usage pour les catholiques !
Mais pire encore, un des articles secrets de l’édit de Nantes exigés par l’Assemblée protestante de Châtellerault laisse aux mains des Réformés toutes les places, villes et châteaux qu’ils occupent fin de 1597.Henri IV en dresse la liste, à Rennes, les 12,14, 17 et 18 mai 1598 ; il y en a 142. Jean Guiraud les rappelle dans son chapitre et pose la question suivante :
« Au lendemain des guerres de Vendée, aurait-on imaginé la Convention abandonnant aux Vendéens les principales places des pays qu’ils occupaient ? Qu’aurait-on pensé d’un tel privilège? N’y aurait-on pas vu une atteinte portée à l’unité nationale ? »
Et le Roi va encore plus loin, puisqu’il s’oblige à entretenir ces places sur les finances royales, pendant toute la durée de leur concession avec 180.000 écus par ans. Et à la stupeur de tous, catholiques comme réformés, il accepte que les Eglises locales rejettent les nominations royales des gouverneurs des dites places.
Jean Guiraud conclut en citant un historien que personne ne peut qualifier de pro catholique : M. Hanotaux, ancien ministre des Affaires étrangères de la République :
« Avec ses 95 articles publiés et vérifiés, avec ses 56 articles secrets, avec son brevet réglant la somme due annuellement par le roi aux protestants, avec ses seconds articles secrets, au nombre de 23, où il est spécialement question des places de sûreté, l’édit de Nantes forme la Charte du parti réformé de France. Son objet n’est nullement d’établir le règne de la paix et de la tolérance sous un gouvernement unique, mais bien d’attribuer à une partie de la nation des libertés particulières et des privilèges qui la constituent en corps indépendant ».
Pour toutes ces raisons, les Parlements eurent beaucoup de mal à enregistrer l’Edit. Les Protestants loin de se réjouir de leurs nouveaux droits sont très mécontents du texte ; c’est en effet la matérialisation de leurs échecs à conquérir le pouvoir en France pour y détruire la religion catholique comme ils l’ont fait dans le nord de l’Europe. Et les premiers à fouler l’Edit aux pieds sont ces mêmes protestants qui continuent leurs réunions politiques alors que le texte le leur interdit. Alors que l’Edit garantit aussi la liberté religieuse des catholiques, ils s’emploient dans toutes les places fortes qu’ils tiennent à les persécuter et à interdire la pratique des sacrements.
Après la mort du Roi, ils vont même s’organiser militairement, divisant la France en 8 départements militaires, nommant généralissime Bouillon puis Rohan lequel aspire à rejeter les Bourbons qui, en se convertissant au catholicisme, avait déçu leurs espérances, pour instaurer une « République fédérale protestante comme les Provinces-Unies ».
- le 13 avril 1695 : mort de Jean de La Fontaine, fabuleux fabuliste français.
Jean de La Fontaine meurt à Paris, à l’âge de 74 ans. Le jour de sa mort on trouve sur lui un cilice.
Il est l’un des grands poètes et moralistes Français du XVIIe siècle. Il s’est toujours tenu à l’écart de la Cour du Roi Soleil. Il est reçu à l’Académie Française en 1684. Son œuvre littéraire compte près de 250 fables, recueils de contes et moult poèmes, textes en prose ou en vers.
Ses Fables (1678), dont les six premiers livres sont des adaptations de celles d’Esope, à qui il rend hommage dans sa lettre À Monseigneur le Dauphin.
« Je chante les héros dont Ésope est le père,
Troupe de qui l’histoire, encore que mensongère,
Contient des vérités qui servent de leçons.
Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons :
Ce qu’ils disent s’adresse à tous tant que nous sommes ;
Je me sers d’animaux pour instruire les hommes. »
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le 13 avril 1791 : le pape Pie VI condamne fermement la CCC avec le bref “Charitas“.
Il donne aux « assermentés » 40 jours pour se rétracter.
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Le 13 avril 1793 : les 3000 paysans de La Rochejaquelein remportent la victoire des Aubiers.
C’est avant cette bataille que La Rochejaquelein lance sa célèbre phrase: « Si j’avance, suivez-moi ; si je recule, tuez-moi ; si je meurs, vengez-moi ». Les blancs récupèrent 3 canons et 1200 fusils.
- le 13 avril 1796 : bataille de Millesimo en Italie.
Lors de la campagne d’Italie, les Français du général Augereau remportent la victoire de Millesimo contre les Sardes du général Provera.
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le 13 avril 1814 : Napoléon Ier ratifie son acte d’abdication à Fontainebleau.
Par cet acte, il renonce pour lui et sa famille aux trônes de France et d’Italie. C’est sa première abdication.
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le 13 avril 1946 : fermeture des maisons closes.
Les maisons de tolérance ont été créées par Saint Louis pour lutter contre la banalisation de la prostitution dans les rues de Paris. La loi Marthe Richard (conseillère municipale de Paris) impose la fermeture des maisons closes en France. Cela concerne environ 20 000 femmes et un millier de maisons de tolérance ferment leurs portes. Elles se retrouvent donc dans la rue.
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le 13 avril 1962 : le général Jouhaud, chef de l’OAS, est condamné à mort par le Haut Tribunal militaire.
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le 13 avril 1986 : première visite d’un pape à un lieu de culte hébraïque. Il s’agit de la synagogue de Rome.
L’idéologie communiste n’est pas d’abord un économisme mais une volonté féroce de conquête du pouvoir
De Bernard Antony à propos de l’intervention d’Eric Zemmour hier soir dans Face à l’info (émission ci-dessous) :
J’apprécie et approuve très souvent les analyses d’Eric Zemmour sur les grands phénomènes politiques.
Mais hier, ses propos sur la mort du communisme en Occident et du Parti Communiste Français, et surtout, si j’ai bien entendu, sa définition du communisme comme étant un « économisme », me sont apparus contestables.
D’abord parce que, comme je l’avais dit jadis, après la chute du Mur de Berlin, l’événement, certes formidable et très heureux, ne signifiait pas forcément que le monde occidental soit définitivement à l’abri des « virus mutants » du marxisme-léninisme.
Et en effet, si aujourd’hui en France le Parti Communiste se traîne dans une longue agonie, l’idéologie communiste, plus précisément lénino-trotskyste, imprègne encore, et même de plus en plus actuellement, de vastes secteurs de la société, « culture », universités, médias. Et surtout, l’antiracisme, « ce racisme en sens contraire », et toutes les mouvances de l’ultra-gauche et de l’islamo-gauchisme, et de l’idéologisme révolutionnaire sont des mutations du phénomène communiste et non un remplacement.
Zemmour, me semble-t-il, a par trop ramené hier le communisme à « un économisme ». Selon lui, voué à la disparition quand il n’est plus en prise avec une classe ouvrière nombreuse comme il l’était par exemple, chez nous, jadis, dans les années de Front Populaire et de la IVème République.
Mais c’est oublier que l’idéologie communiste, et ce dès le Manifeste de Karl Marx, et tout au long de sa configuration bolchevique, léniniste, lénino-troskyste et lénino-maoiste est d’abord une volonté féroce de conquête et de conservation du pouvoir.
L’important, ce n’est pas le prolétariat qui n’est qu’un support : (« Dans le prolétariat, ce qui nous intéresse, ce n’est pas qu’il est pauvre, c’est qu’il est une force ! » Engels).
L’important, c’est le Parti.
Le brillant intellectuel Jules Monnerot, dans ses ouvrages fondamentaux a superbement analysé cela. Et le grand écrivain Vladimir Volkoff, dans ses romans l’a magnifiquement illustré.
Ainsi, dans Le Retournement, le colonel Popov, personnage central, explique t-il à Marina, l’héroïne principale : « être bolchevik, c’est devenir plus grand ».
Et dans ce sens, ramener le système communisme à ce que Zemmour appelle un « économisme » me paraît bien insuffisant.
Certes, la Chine rouge est immensément puissante du fait d’être devenue « l’usine du monde ». Mais la « mystique » de Xi-Jinping comme le furent celles de Mao et de Staline c’est d’être les « Big Brother » du plus effroyable et conquérant système totalitaire de l’histoire : dans le même appétit de domination que celui de la perversion sans limite du nazisme, heureusement englouti. Monstrueuses idolâtries de la classe et de la race et du « genre » aujourd’hui reprises et mixées dans le salmigondis des dialectiques révolutionnaires néo-marxistes.
Nous aurons l’occasion, peut-être ce mercredi sur Radio-Courtoisie, de préciser encore ces réflexions.
Continuité barbaresque…
Sur l’arrogance algérienne et la soumission –trahison darmano-macronarde, notre cher Eric Zemmour a émis hier les justes indignations que partagent selon nous une grande majorité de nos compatriotes.
Il y a eu ces jours ci comme une continuité de provocations ottomano-barbaresques dans nos Affaires étrangères.
D’abord celle perpétrée à Ankara par le néo-sultan Erdogan envers les deux pitoyables pseudo-dirigeants européens et que nous avons aussitôt commentée dans les termes qui s’imposaient.
Ensuite est survenue la dernière rebuffade en date infligée par le pouvoir F.L.N à notre misérable gouvernement.
Les Algériens ont jugé en effet que la délégation française conduite par le premier ministre Castex n’était pas d’un niveau suffisant pour aborder toutes les questions qu’ils souhaitaient « traiter » : en clair, obtenir du gouvernement français encore et encore de nouvelles repentances, de nouveaux aplatissements, de nouvelles humiliations.
Les sadiques dirigeants fellaghas ont parfaitement compris que le masochisme « décolonial » était un principe de la politique algérienne et islamique de Micro-Néron inspirée par son cher conseiller Benjamin Stora.
Cent cailloux dans la chaussure de monsieur Macron
Rémy Prud’homme, diplômé d’HEC, d’Harvard et docteur en Sciences-économiques, est professeur émérite d’économie. Il a enseigné notamment à Paris XII. Il vient de publier un recueil de chroniques, publié aux éditions L’Artilleur, intitulées Cent cailloux dans la chaussure de monsieur Macron.
Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, un grand nombre de décisions ont été prises, pour donner suite aux promesses de la campagne présidentielle ou bien, plus souvent, pour réagir à une actualité économique, sociale ou sanitaire brûlante. En économiste et citoyen attentif, Rémy Prud’homme a rédigé au jour le jour, tout au long des trois dernières années, de brèves analyses au sujet des nombreuses mesures qu’il a estimées surprenantes, infondées ou carrément absurdes. Ces 99 billets, toujours étayés par des sources chiffrées, sont autant de petits cailloux qui marquent les erreurs et autres partis pris qui ont trop souvent émaillé le chemin de ce quinquennat. Parmi ces chroniques, reviennent régulièrement des sujets comme le climat et le CO2, la voiture électrique, la gestion des hôpitaux, la réforme de la SNCF, celle des retraites, l’écologisme… et au-delà de ces sujets particuliers, ce sont à la fois les médias et les décisions politiques qui sont dénoncés. Par exemple, à propos de Greta, manipulée comme une marionnette par des parents militants, l’auteur écrit :
Il s’agit là d’un évènement rare, aléatoire, qui appelle notre tristesse et notre compassion, mais qui n’a aucune signification. Ce qui a une signification, en revanche, c’est l’accueil extraordinaire fait dans le monde, ou en tout cas dans le monde occidental, à la personne de la jeune malade, à son discours irrationnel, à ses préconisations. Les plus hautes autorités civiles et religieuses, du président de la France au pape, la reçoivent, la prennent au sérieux, l’écoutent, la cajolent. […]
[…] Greta est devenue une star, une icône, un modèle, un maître (on hésite à écrire : à penser), une sainte. Une sainte. On a sans doute là un début d’explication du phénomène. Le réchauffisme est une religion. Il avait sa doctrine, son catéchisme, ses pontifes, ses clercs, ses processions, ses conciles, ses Jésuites, ses banques. Il lui manquait ses saints. Il prétendait reposer sur la science, une science officielle certes, mais une science tout de même. Il jette cette béquille aux orties. Aucun responsable du GIEC, aucun député écologiste, n’a dit – et sans doute ne dira – que la capacité de Greta à “voir à l’oeil nu” des rejets de CO2 repose sur du vent – le vent des éoliennes peut-être. Le réchauffisme préfère maintenant s’appuyer sur les miracles de sainte Greta. Il a raison : c’est plus sûr. Une tournée d’apparitions de sainte Greta fait plus pour la cause que deux ou trois COP. A un coût en CO2 bien moindre. Malraux disait : “le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas” ; il serait sans doute surpris de voir comment sa prédiction se réalise.
Un violeur libéré de manière anticipée dans le cadre des mesures contre le Covid : plainte contre l’Etat
Il est nécessaire que les responsables paient pour ce scandale :
Anne-Lise, une jeune Iséroise de 18 ans, et ses parents ont annoncé ce mardi avoir déposé un recours pour faute lourde contre l’État, a appris franceinfo auprès de leur avocat, Fabien Rajon. Cette plainte survient après le viol en octobre dernier de la jeune femme, alors âgée de 17 ans. Selon maître Rajon, le suspect présumé, condamné à huit reprises, avait été libéré de manière anticipée quelques semaines avant l’agression dans le cadre des mesures liées à la lutte contre le Covid.
Il dénonce un “scandale judiciaire” alors que le casier de cet homme portait de nombreuses condamnations, dont une prononcée en 2018 pour violences, agression sexuelle ainsi que arrestation, enlèvement, séquestration sur sa compagne. Il avait été condamné à cinq ans de prison, dont quatre fermes, et il n’était en théorie libérable qu’en novembre 2021. Selon maître Rajon, cet homme est finalement sorti de prison au début du mois de mai 2020. Pour lui, les motifs de cette libération, sans débat contradictoire, sont clairement liés à la situation dans les prisons lors de la première vague de l’épidémie de Covid-19 au printemps dernier, alors même que, toujours selon lui, le risque de récidive de cet individu avait été soulevé.
Jean-Marie Le Pen et Jacques Bompard parlent d’unité
Communiqué commun de Jean-Marie Le Pen et Jacques Bompard :
Comme rapporté dans Le Figaro, Jean-Marie Le Pen et Jacques Bompard se sont entretenus par visioconférence vendredi 19 mars.
Par la grâce et la mémoire des années d’engagement commun, l’incompréhension durable entre le président d’honneur du Front national et le maire d’Orange a été mise au ban des souvenirs. « Nous sommes d’accord sur l’essentiel. C’est déplorable de voir des listes du RN face à des candidats de sensibilité parallèle. Il faut favoriser les axes d’unité. Le plus dur est devant nous, et nous allons vivre des moments difficiles. Il est nécessaire, plus que jamais, de réunir les gens de bonne volonté », affirme Jean-Marie Le Pen. Il a donc été convenu de tout tenter pour éviter de reproduire l’erreur de Tarascon sur les cantons d’Orange et de Bollène lors des prochaines départementales. « Le localisme que j’ai toujours pratiqué est une volonté de maintien dans le département des idées nationales, et impose de respecter ceux qui se battent sur le terrain depuis des décennies à Orange et à Bollène », ajoute Jacques Bompard. A côté des vœux électoraux formés, c’est une conversation entre deux militants de la cause nationale qui a repris ce jour-là. Comme si elle avait été interrompue la veille.
En Floride, enfermer les gens chez eux n’est pas une solution, mais un problème
La presse française s’extasie devant la réouverture des restaurants et des bars en Angleterre, alors que la gestion de la crise sanitaire par Boris Johnson avait été largement critiquée… IFamNews évoque de son côté la vie en Floride, où le couvre-feu vient d’être levé :
La date que les citoyens de Miami, en Floride, ont soulignées en rouge sur leurs calendriers est le 12 avril. À partir de lundi, en effet, la dernière restriction anti-CoViD-19 tombera également : adieu le couvre-feu, actuellement en vigueur de minuit à 6 heures du matin dans tout le comté. Dans une ville célèbre pour son tourisme et ses boîtes de nuit, la nouvelle est attendue comme une aubaine. Pourtant, sous ces latitudes, la présence du virus n’a pas perturbé la vie quotidienne par rapport à ce qu’elle était avant la pandémie. Les rues et les plages sont bondées, les gens sont détendus et les divertissements ne manquent pas.
Dans une déclaration pour iFamNews, Enza Michienzi, un journaliste italien qui vit à Miami depuis douze ans, et qui est le fondateur et le directeur de Italy Report USA le principal journalen ligne pour les Italiens de Floride, a déclaré : “Nous avons eu des fermetures au printemps dernier, y compris une interdiction de plage, et ensuite il y a eu quelques restrictions laissées sur les lieux publics, mais elles ont été levées dans les mois suivants.” L’atmosphère, cependant, a toujours été détendue. Aucun drone n’a été envoyé pour trouver des familles en train de faire des barbecues, et il n’y a pas eu de peur parmi les citoyens. “Ici, le comté de Miami a introduit un mandat pour les masques, mais il y a eu beaucoup d’élasticité, surtout à l’extérieur, je n’ai pas entendu parler de quelqu’un qui a été verbalisé ou pris en photo par les forces de l’ordre parce qu’il ne couvrait pas son nez et sa bouche.”
“La liberté pour tous” est ensuite arrivée en septembre, lorsque le gouverneur de Floride, le Républicain Ron DeSantis, a supprimé toutes les restrictions sur les bars et les restaurants. Plusieurs observateurs, partisans des fermetures, avaient prédit une catastrophe sur le plan des contagions, mais les données d’aujourd’hui semblent donner raison à DeSantis. “Fermer les gens chez eux n’est pas une solution, mais un problème, commente Michienzi, car, en plus de l’urgence sanitaire, cela crée aussi une urgence économique et une urgence sociale.” […]
Divine liturgie en Arménie
De notre envoyé spécial Antoine Bordier
En 301, l’Arménie devient la première nation du monde à embrasser le christianisme. Aujourd’hui, soit 1720 années plus tard, ce petit pays coincé entre la Turquie, à l’ouest, l’Iran au sud, l’Azerbaïdjan à l’est, et, la Géorgie au nord, respire toujours de ses deux poumons : le poumon apostolique et le poumon catholique. Eclairage sur cette liturgie unique qui serait l’une des plus anciennes au monde.
Les fêtes pascales en Arménie sont très différentes de celles qui sont fêtées en Europe. Le dimanche des Rameaux, les palmes à la main qui accueillaient la venue du Christ sur son âne devant les portes de Jérusalem, sont ici représentées par des couronnes de rameaux tressés, que les enfants portent sur la tête, et, par des fleurs tenues à la main. A Etchmiadzin, la Cité Sainte de l’Eglise apostolique, qui se situe à une vingtaine de kilomètres de la capitale, Erevan, une centaine d’enfants des environs entourent le Catholicos, Sa Sainteté Karekine II, qui procède à leur bénédiction ainsi qu’à celle des rameaux. Cette bénédiction est identique à Kanaker. Chez les catholiques comme chez les apostoliques, une même liturgie unie les deux Eglises, à la virgule près.
« Il n’y a pas de division théologique entre-nous explique l’archevêque de l’Eglise catholique arménienne, Mgr Raphaël Minassian. Et, il n’y a pas de différences entre nos deux liturgies. Elles se ressemblent. La division est venue par après, pendant les guerres. »
Une histoire commune
C’est l’histoire et le pouvoir qui ont, finalement, divisé l’Eglise. Quand on relit l’Histoire de l’Eglise, et, des textes apocryphes, comme les Actes de Thaddée, on suit le parcours incroyable accompli par les premiers évangélisateurs de la première heure. Thaddée et Barthélemy (le Christ les envoyait deux par deux) évangélisent pendant une vingtaine d’années la Mésopotamie, la Syrie et le sud de l’Arménie. A l’époque le territoire de l’Arménie est 3 à 5 fois plus grand que sa géographie actuelle. Il s’étend de la mer Caspienne à l’est (actuellement l’Azerbaïdjan) jusqu’à la Cilicie et à la Mésopotamie (le nord de l’Irak). Les deux apôtres finiront martyrisés. Thaddée aurait été martyrisé dans le nord de l’Iran, dans la ville de Makou, qui fait partie, à l’époque, du Royaume d’Arménie. Tous les deux, ils ont réussi à implanter des petites communautés chrétiennes. Ces implantations se font par le sang donné et versé. Les persécutions de ces premières communautés sont nombreuses, comme le relate le livre du Patriarche Jean VI d’Arménie (mort en 715). Après les Perses et les Romains, ce sont les Arabes qui lancent des razzias contre les populations chrétiennes arméniennes. En 301, le futur Saint Grégoire l’Illuminateur obtient la conversion du roi Tiridate III, qui se convertit avec tout son peuple. L’Arménie devient ainsi la première nation chrétienne. Avant d’en arriver-là, le saint a subi les affres du roi et a été enfermé pendant 14 ans dans un cachot. Ce-dernier se trouve aujourd’hui encore visible dans le monastère de Khor Virap, dans l’ouest de l’actuel Arménie, à une quarantaine de kilomètres d’Erevan.
Une division, deux Eglises
Au départ, l’Eglise est donc unie, apostolique, dans le sens où elle remonte aux premiers apôtres. Entre 301 et 303, saint Grégoire fait bâtir la première cathédrale du monde, à St Etchmiadzin, qui devient par conséquent la Cité Sainte de l’Eglise apostolique arménienne. C’est l’équivalent du Vatican. Pendant les trois premiers conciles, l’Eglise apostolique arménienne est en pleine communion avec les autres communautés. C’est en novembre 451, au concile de Chalcédoine, qu’apparaissent les premières divisions. L’Eglise arménienne refusant d’y participer pour des raisons politiques. Elle vient, également, de subir une persécution, et, de perdre une guerre contre les Perses. Enfin, la division se fera sur le fond théologique avec la doctrine du monophysisme qui déclare que le Christ n’a qu’une nature divine. C’est la principale source de division. Cette hérésie est condamnée par les centaines d’évêques conciliaires. Les Arméniens la condamneront à leur tour, mais plus tard. En 726, la doctrine est, définitivement, fixée au synode de Manazkert :
« L’unique nature du Verbe de Dieu s’est faite homme, en prenant une chair corruptible et mortelle, comparable à celle d’Adam après la chute ; mais, par le feu de sa divinité, le Verbe a rendu cette chair immortelle et incorruptible, comme celle du premier homme au paradis. En conséquence, le Christ est naturellement impassible. S’il est mort sur la croix, après avoir souffert, ce n’est pas l’effet de sa nature, mais la décision de sa volonté, en vue de notre salut. »
L’Eglise apostolique arménienne gardera son autonomie. En 1439, lorsque le Catholicos de l’Eglise apostolique arménienne accepte de rejoindre l’Eglise romaine, l’Eglise arménienne se divise. Aujourd’hui l’Eglise apostolique arménienne représente entre 90 et 92% de la population (en Arménie et dans toute la diaspora), et, l’Eglise catholique entre 5 et 7%. L’Eglise protestante représente, elle, entre 2 et 3%.

Une divine liturgie belle et unique
Le rite arménien, qu’il soit apostolique ou catholique, a subi l’influence des rites byzantins, et, des rites occidentaux. Les langues liturgiques, au 4è siècle et au début du 5è siècle furent le grec et le syriaque. L’Arménie se dote d’un alphabet propre grâce aux travaux de saint Mesrop Machdots, au début du 5è siècle. L’Eglise arménienne s’émancipe, dès lors, de l’influence grecque et syriaque. Parmi les caractéristiques liturgiques, il faut noter, tout d’abord, la durée des célébrations. La Messe qui dure entre 50 minutes et 1 heure, en Europe de l’ouest, dure, ici, entre 1h30 et 2 heures. La célébration eucharistique avec le pain azyme, et, avec le vin sans mélange d’eau est unique. La Messe est célébrée dos au peuple, et, la plupart du temps, hormis les grandes fêtes liturgiques, comme à Pâques, derrière un grand rideau rouge, ornée en son centre de croix arméniennes. Les fidèles communient au corps et au sang du Christ, sur la bouche. L’architecture de la liturgie est fondée sur deux piliers : la liturgie de la parole, qui est précédée d’un rite d’introduction, avec des psaumes et des prières pénitentielles, puis, la liturgie eucharistique. De nombreux signes de croix, (une quarantaine), signes de bénédiction, sont officiés par le prêtre célébrant qui tient souvent une croix dans sa main. L’encens y est répandu en abondance. Les chants, notamment, celui du Sanctus vous indiquent le chemin de la communion eucharistique. Les femmes portent un voile. Après la communion, la bénédiction finale est, aussi, le temps d’une prière nationale pour l’Arménie et pour son unité avec l’Artsakh, cette terre arménienne, qui se situe dans le Haut-Karabakh. Auto-proclamée République en 1991, elle a perdu lors de la deuxième guerre, le 10 novembre 2020, 70% de son territoire au profit de l’Azerbaïdjan. Actuellement, à coup d’explosifs, de pillages et de rafales de kalachnikov, les Azéris, après s’être attaqués aux populations, s’attaquent maintenant au patrimoine religieux, en détruisant les célèbres croix arméniennes, les khachkars, les cathédrales, les églises et les monastères. L’Arménie, une fois de plus, vit son martyr dans une certaine indifférence. Et, l’Eglise, finalement, grâce à sa divine liturgie, confrontée à cette nouvelle épreuve, semble retrouver son unité.

Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER
Le cardinal Sarah salue l’édition et souhaite la diffusion du “Bref examen critique de la communion dans la main”
Message du Préfet émérite de la Congrégation pour la culte divin et la discipline des sacrements à Renaissance catholique :
Je vous remercie de m’avoir remis l’ouvrage: Bref examen de la Communion dans la main (…). Je l’ai lu attentivement, car les auteurs abordent une question à la fois essentielle et douloureuse au sujet de laquelle je me suis prononcé à diverses reprises, notamment dans une conférence adressée aux membres de Sacra Liturgia, à Milan, le 6 juin 2017 : j’avais dit notamment :
“Au sujet de la communion dans la main, je suggère humblement que cette question soit, en toute sérénité et honnêtement, examinée par les évêques, individuellement ou d’une manière collégiale. Nous savons que le rejet ou l’abandon de l’expérience et des valeurs du passé n’ont pas toujours produit de bons fruits chez beaucoup de nos contemporains. Il me semble que la communion dans la main est une pratique qu’il faut fortement déconseiller, en nous appuyant sur des dispositions antérieures de l’Eglise. Abandonner sans discernement ou par pure attitude idéologique, l’héritage de l’Eglise peut provoquer de grands dommages spirituels dans les âmes. La communion dans la main comporte de grands dangers de profanation et des cas de regrettables manques de respect à l’égard de la Sainte Eucharistie. Il y a surtout le risque d’exposer le Corps du Christ au sacrilège”.
Comme vous pouvez le constater les préoccupations des personnes qui ont rédigé cet ouvrage rejoignent les miennes. Il est d’ailleurs dommage qu’un prêtre célébrant habituellement selon la forme ordinaire du Rite romain n’ait pas été associé à la composition de ce livre, même si certains d’entre eux ont été cités, comme l’abbé Christophe Kruijen. Surtout, je voudrais souligner la qualité du travail accompli : les trois prêtres étudient cette question sous des angles qui se complètent : historique (chanoine de Guillebon), liturgique (abbé Barthe) et canonique (R. Père Rivoir). Leurs contributions sont très précieuses et irréfutables : il s’agit, pour chacun d’entre eux, d’un travail précis, complet, bien documenté, avec citations des sources en notes. La conclusion de Jeanne Smits, dans laquelle celle-ci cite une liste impressionnante de faits déplorables, pourrait sembler, au premier abord, assez polémique, et pourtant celle-ci, se faisant le porte-parole de très nombreux fidèles, a le mérite de montrer les conséquences au niveau universel de cette pratique délétère. En conclusion, je pense que cet ouvrage constituera un élément important de la réflexion que je souhaite sur ce sujet en vue d’un retour à la pratique traditionnelle de la communion sur les lèvres au sujet de laquelle je disais dans cette même conférence de Milan :
« Sainte Mère Teresa de Calcutta recevait Jésus-Eucharistie dans sa bouche, comme un petit enfant qui se laisse humblement nourrir par son Dieu. Elle était triste et peinée de voir les chrétiens recevoir la sainte communion dans leurs mains. Voici ses propres paroles : “Partout où je vais dans le monde, ce qui m’attriste le plus, c’est de regarder les gens recevoir la communion dans la main”. Quand on lui a posé la question: “Selon vous, quelle est le plus grand problème du monde d’aujourd’hui? “, elle a donné cette même réponse sans une seconde d’hésitation».
Est-ce une tentation contre la foi orthodoxe que de vouloir chercher la vérité catholique ?
Par Guillaume d’Alançon
L’adhésion à une croyance s’appuie particulièrement sur des phénomènes d’ordre psychologique. Nous pourrions évoquer le besoin de sécurité au plan cognitif ou encore celui de faire corps avec une communauté humaine.
Dans l’ordre de l’attente religieuse, c’est la personne toute entière qui est impliquée, jusque dans son rapport intime au Logos, à la Vérité.
Lorsqu’un catholique se rend dans un monastère orthodoxe par amitié, qu’il essaie de découvrir ce que vivent les moines et partage avec eux le quotidien des offices, repas, travaux, récréations, il fait une expérience forte qui pourrait remettre en cause certains de ses enracinements.
En effet, si la semaine précédente, ce même catholique a séjourné dans un monastère catholique et a vécu à peu près les mêmes événements, son intelligence est soumise à un questionnement, sans doute pour une part d’origine psychologique, mais radical dans l’ordre du rapport à la vérité.
Rentré chez lui, il peut alors mesurer avec la distance nécessaire les écarts parcourus. Sans doute ne lui est-il pas demandé d’entrer dans une démarche sceptique, relativiste ou bien nihiliste, pour espérer comprendre ce qui s’est passé au niveau de son ressenti émotionnel et de son approche rationnelle. Une telle remise en cause serait inhumaine ou en tous cas contraire à une saine démarche de recherche de la vérité.
Toute croissance intérieure progresse de manière organique y compris sur le chemin de Damas, lorsque saint Paul est saisi vigoureusement par le Christ. De manière lointaine, Dieu l’avait préparé.
En effet, les différences entre les deux traditions sont suffisamment significatives pour provoquer en l’âme une secousse importante. Et c’est vrai dans les deux sens. Ne trouve-t-on pas, d’ailleurs, des orthodoxes qui deviennent catholiques et à l’inverse des catholiques qui basculent dans l’orthodoxie ? C’est le mystère de l’âme humaine et de ses connexions avec Dieu, de ses doutes, de ses attentes, de son péché aussi.
Nous pouvons nous interroger sur le primat actuel de la subjectivité sur ce qui est objectif, sur ce qui demeure, au sens johannique du terme. Aussi, le travail de la raison est-il essentiel si l’on veut chercher la vérité et demeurer avec elle en amitié profonde, sans oublier que la foi est un don de Dieu.
Cette dictature de la subjectivité se manifeste aussi chez certains catholiques par une fragmentation dans la conscience du bien et du mal. Le recours à la loi d’exception en ce qui concerne des points non négociables de la loi morale, au nom d’une vision erronée de la mission du pasteur, est en réalité de même nature que le rigorisme nominaliste qui consacre la capitulation de cette même conscience au bénéfice d’un code extérieur qui viendrait supplanter la responsabilité personnelle. On fait du cas par cas et l’on renvoie les gens à leur conscience parce qu’on ne sait plus où se trouve la loi morale. Vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà. Cette crise du magistère est une conséquence directe des schismes.
La tradition catholique recèle un document majeur en l’encyclique Veritatis Splendor, et il n’est pas surprenant que des théologiens orthodoxes en quête de cohérence doctrinale et morale nous aient confié se référer à ce texte majeur. C’est sans doute pour cela qu’elle fait l’objet d’une attaque vigoureuse de toute part et parfois même du dedans de l’Eglise catholique.
Parmi les freins qui retiennent ceux qui éprouvent un attrait pour une autre tradition, on pourra relever la peur de perdre pied dans un autre environnement social et culturel. Au fond, ce qui est intéressant, c’est d’évaluer de quel ordre est cet attrait. Est-il nourri par des phénomènes d’ordre psychologique ou est-il plus profond, convoquant à la même table, foi et raison ?
En ce qui concerne la foi et la raison, la tradition catholique est allée très loin, et cela a commencé peu après la grande rupture de 1054. Notons qu’aujourd’hui, dans le monde orthodoxe, les références dogmatiques se rattachent essentiellement au premier millénaire chrétien. En effet, la tradition doctrinale byzantine s’est comme figée à cette période regardant comme suspect tout corpus doctrinal postérieur.
Dans l’Eglise catholique, on continue toujours de proclamer des dogmes, sporadiquement sans doute, mais c’est un fait. L’exégèse historico-critique de la fonction pontificale effectuée par les non-catholiques ne peut en aucun cas relativiser les 1000 ans de l’Eglise indivise reliée à Pierre. Les écrits des Pères du premier millénaire et parmi eux des martyrs, en sont la preuve.
Les divisions, les excommunications mutuelles ou la recherche de leadership des grands patriarches, révèlent en négatif un besoin de primauté. Une question sous-tend ce constat : sur quelle base scripturale et traditionnelle peut-on s’appuyer pour affirmer que la primauté pontificale est une invention politico-religieuse latine et non fondée dans les textes des Pères et des Saintes Ecritures ? Cette question est essentielle car elle dépasse les blessures de l’Histoire, elle surplombe l’horizontalité des débats contradictoires. En d’autres termes, elle nous met en prise directe avec la Parole du Christ.
Les faits historiques indiquent que la mission du successeur de Pierre, Vicaire du Christ, est la clef de voûte de l’Eglise militante unie. Sans doute, les faits le prouvent aussi, cette primauté pontificale n’a pas toujours été harmonieuse ; des tendances, des mouvements de balancier ont pu faire tanguer la barque.
Les orthodoxes reprochent aux catholiques de renoncer souvent à la grande tradition latine. Ils nous le disent. Et ils ont tellement raison. Ils nous en veulent d’avoir sacrifié le rapport sincère à la vérité au bénéfice d’un oecuménisme mondain sans grands effets. Et ils ont raison. Pourquoi n’entendons-nous pas cet appel qu’ils nous lancent ? Ils attendent de nous que nous soyons ce que nous sommes… “Si le sel n’est plus du sel, avec quoi salera-t-on ?” interroge Jésus.
Au nom de la diplomatie, d’une conception déviante de la charité, nous prenons souvent le parti de ne pas assumer la vérité nue de l’Evangile, la doctrine catholique. “Je ne suis pas chargé de vous le faire croire mais seulement de vous le dire” affirme paisiblement sainte Bernadette Soubirous… Si cette humble paysanne ose avec le peu de théologie dont elle dispose, pourquoi n’oserions-nous pas ? Quel respect humain nous retient ? Le souci de plaire, d’être aimé ? Mais n’y a-t-il pas plus digne d’être aimé que la vérité dans sa beauté, dans sa pureté, dans sa lumière ? Et nos contemporains qui cherchent le bonheur, qui meurent de ne pas rencontrer la lumière, pourquoi manquons-nous tant de charité à leur égard ?
Au soir de notre vie, nous serons face à Dieu. Nous serons nus sur la cendre et le cours de notre vie repassera devant nos yeux. Nous assisterons impuissants au film de notre existence. Si nous n’avons pas pris conscience de notre mission d’annoncer l’Evangile à temps et à contretemps, par notre vie mais aussi par nos paroles, il sera bien tard. Rappelons-nous la parabole des vierges sages et des vierges folles. Alors, n’hésitons plus, levons-nous et allons.
Si le venin de la division, élixir diabolique composé à base d’orgueil et de mensonge, s’est accentué significativement entre Orient et Occident il y a mille ans. Il continue de passer dans nos cœurs comme un poison mortel. C’est la raison pour laquelle, un vieux moine bénédictin, contemplant ce qui demeure, a pris la plume pour écrire à un orthodoxe. Et sa lettre commence ainsi :
« Cher frère, cher Père,
J’ai laissé jaillir, tout en suivant quelques documents anciens. C’est une contemplation de l’œuvre de Dieu, que les divisions venant des hommes ne peuvent atteindre en elle-même ni ne doivent faire oublier… »
Pour lire la suite : c’est ici
Seule l’expérience de la pauvreté radicale, celle du Christ, peut nous disposer à recevoir en plénitude le don de la foi. Retrouvons-le dans la paille de la crèche et sur les chemins de Galilée, lorsqu’il n’avait point de pierre où reposer sa tête. C’est alors que, crucifié avec lui, nous verrons la lumière et notre joie sera parfaite.

Sud Radio menacé par Youtube
Alors que Sud Radio a 78,3 millions de vues en 2020 (trois fois plus qu’en 2019) et a dépassé les 300 000 abonnés sur YouTube, ce qui la classe 5ème radio derrière France Inter, RTL, Europe 1 et Skyrock, YouTube menace.
Le directeur général de la station, Patrick Roger, a écrit fin mars à ses équipes :
“pour Youtube, il nous [faut] conserver une rigueur dans la sélection des invités sous peine de se voir sous la menace d’une suppression purement et simplement de la chaîne”.
YouTube souhaite censurer le discours sur le Covid tenu à l’antenne de Sud Radio. La filiale de Google interdit désormais les “informations médicales incorrectes contredisant celles des autorités sanitaires locales ou de l’OMS”.
YouTube a déjà supprimé une vidéo avec le professeur Christian Perrone datant du 2 décembre. Dans cet entretien, toujours disponible sur le site de Sud Radio, l’infectiologue affirme que les vaccins contre le Covid, “faits à la va vite”, sont “très dangereux” et inutiles car “le virus ne tue plus”. Il ajoute que les vaccins à ARN messager ne sont
“pas du tout des vaccins, mais des produits de thérapie génique. Il y a supercherie. On joue aux apprentis sorciers… Je suis terrorisé… Ce n’est pas possible”.
Sud Radio a invité à nouveau Christian Perronne le 1er avril, toutefois, pour limiter les risques, Sud Radio n’a pas mis l’entretien sur YouTube mais seulement sur Dailymotion.
LR débordé par sa jeune droite
LR votait lundi pour désigner la nouvelle direction des Jeunes LR. Les adhérents de 16-35 ans pouvaient voter.
La liste « Nouv’LR » menée par le Tarnais Guilhem Carayon l’a emportée avec 62 % des voix contre « Jeunesse Rassemblée » du Toulousain Sébastien Canovas (38 %). Ce dernier avait le soutien d’une bonne partie de la direction de LR, dont celui du numéro 3 du parti Aurélien Pradié, ainsi que Pierre-Henri Dumont, secrétaire général adjoint à la Jeunesse et chargé de la réforme de l’organisation de jeunesse.
La candidature de Guilhem Carayon, ostensiblement marquée à la droite du parti, soutenu par Sébastien Meurant, Bruno Retailleau, Julien Aubert et David Lisnard, lui a permis d’emporter une large victoire. Responsable de l’UNI à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, cofondateur des Jeunes avec Aubert, il expliquait dans un entretien :
La souveraineté est à mon sens l’enjeu principal. Il n’y a rien de plus naturel pour un peuple que de souhaiter recouvrer son autonomie, son indépendance et sa liberté. Ces idées sont majoritaires aujourd’hui dans l’opinion (déjà il y a 15 ans les Français disaient Non au traité constitutionnel européen) et minoritaires chez nos représentants. La souveraineté est consubstantielle à l’idée même du “Politique”, puisque la souveraineté, c’est notre capacité de faire des choix, de décider de notre avenir.
Après un siècle de crimes communistes, un candidat communiste à l’élection présidentielle
Bernard Antony communique :
Cent millions de morts dans le monde : c’était le chiffre présenté il y a un quart de siècle comme une estimation minimale par les historiens du Livre noir du communisme sous la direction de Stéphane Courtois.
Le grand Soljenitsyne établissait en effet pour sa part un bilan de 150 millions de victimes des régimes des Lénine, Staline, Mao, Pol Pot et des dizaines de leurs émules sur tous les continents. En France, le parti communiste a tout approuvé des abominations, des tortures et liquidations lénino-staliniennes par la Tchéka, des hécatombes dans les goulags.
Ce parti s’est réjoui du pacte Hitler-Staline du 23 août 1939, de leur alliance massacreuse, en Pologne et ailleurs jusqu’en juin 1941.
Pendant toute cette période, au long de près de deux années, il a été non pas le parti de la résistance mais celui de la collaboration avec l’Allemagne, approuvant ensuite inconditionnellement tout, des années durant, de la monstruosité stalinienne tant encensée par un Aragon et autres et autres intellectuels serviles. Il a ensuite systématiquement défendu les occupations et répressions soviétiques en Hongrie, en Tchécoslovaquie, en Allemagne de l’Est, en Pologne, dans les Pays Baltes, en Afghanistan…
Trahissant aussi par ses œuvres de sabotage l’armée française en Indochine.
Le parti communiste français a été ainsi le parti le plus criminellement « collabo » de toute l’histoire de France. Que dirait-on aujourd’hui d’un quidam qui se présenterait comme le candidat nazi présenté par un parti nazi français, aux élections présidentielles ?
C’est pourtant la même chose que va faire le camarade communiste Fabien Roussel. Car, selon l’expression du grand historien Pierre Chaunu, le communisme et le nazisme ont été « les monstrueux jumeaux hétérozygotes » accouchés de la même perversion totalitaire.
À ce qu’il puisse encore y avoir en France un candidat explicitement communiste, on peut mesurer les effets de l’immense et odieux déséquilibre mémoriel sans cesse entretenu par une mémorisation culturelle, universitaire, médiatique, et propagandiste qui consacre cent fois plus de temps et de moyens pour évoquer la perversion et les horreurs du nazisme que pour rappeler celles du communisme.
Car, comme le rappelait Soljenitsyne, « le communisme tuait avant que le nazisme ne tue, il tuait pendant que le nazisme tuait, il a continué à tuer après que le nazisme ait été heureusement vaincu ».
Il y aura donc un Fabien Roussel pour être lors des prochaines élections présidentielles le candidat porteur de l’étiquette d’un parti communiste traînant derrière lui la mémoire d’un siècle de collaboration avec « le bolchevisme moderne, la plus gigantesque entreprise de dépravation de l’homme qui ait jamais existé », ainsi que le qualifiait le 16 novembre 1948, devant l’Assemblée Nationale, le grand ministre de l’Intérieur, le socialiste Jules Moch.
Ce dernier, juif, grand résistant, père d’un fils tué par la Gestapo, pesait bien ses mots. Et pourtant, alors, le communisme n’en était qu’à la 28° année de ses œuvres de mal et de mort. Qu’aurait-il dit depuis ?
Nous appelons donc à faire de la candidature du communiste Fabien Roussel une grande occasion de rappel de la vérité sur cent ans de communisme.
Diffusion d’un film complotiste sur TF1…
Le Remplaçant est une mini-série télévisée française, en deux épisodes, dans laquelle Joey Star jour le rôle d’un professeur remplaçant.
Et Renaud Camus n’y est pour rien dans le casting…

12ème Veillée de prière en présence des évêques d’Ile de France
En direct de l’église Saint-Sulpice :
C’est arrivé un 12 avril…
“L’histoire ne nous dira sans doute pas ce qu’il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »
Alors rappelons-nous :
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le 12 avril 352: décès de Jules Ier, 35e pape.
Voir la chronique du 6 février.
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le 12 avril 1204 : la quatrième croisade s’empare de Constantinople.
Lancée de Venise en 1202, elle a pour but initial de reconquérir les lieux Saints. Mais les croisés n’arrivent pas à réunir la somme demandée par Venise pour les transporter. Finalement, Dandolo, le Doge, accepte de reporter la dette, en échange de la conquête du port de Zara, ancienne possession vénitienne en Dalmatie. Le doge de Venise prend donc la tête de l’armée.
Bien qu’elle soit catholique, les croisés assiègent quand même la ville de Zara, et la prennent. Les Vénitiens et les croisés sont immédiatement excommuniés pour cet acte, par le pape Innocent III. Poussés par les Vénitiens les croisés se dirigent ensuite vers Constantinople.
Bien qu’Innocent III demande encore de ne pas attaquer, les croisés mettent le siège et la ville tombe le 12 avril 1204.
Les Vénitiens et les seigneurs croisés se partagent l’essentiel de l’empire byzantin selon un traité conclu entre les deux parties ; c’est la naissance de l’Empire latin de Constantinople.
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le 12 avril 1229 : fin de la croisade contre les albigeois, le traité de Meaux.
La date de notre calendrier est le 12 Avril 1229 ; cependant, le document est daté selon le cycle pascal, si bien qu’au 12 Avril de l’époque on est encore en 1228. Ce traité règle les problèmes consécutifs à l’intervention en Languedoc des seigneurs du Nord et du Roi de France, à la suite de l’hérésie albigeoise. (cf. la chronique du 16 mars sur la chute de Montségur)
Alors que le pape souhaite depuis 1212, arrêter la croisade contre les Albigeois, celle-ci continue jusqu’en 1229. Jean Guiraud cite une lettre du pape Innocent III, en date du 15 janvier 1213, à l’archevêque de Narbonne :
« Des renards détruisaient dans le Languedoc la vigne du Seigneur, on les a capturés. Par la grâce de Dieu et la vertu des opérations de la guerre, l’affaire de la foi a pris fin en ce pays avec un succès très suffisant…. En conséquence, nous t’engageons à t’entendre avec notre cher fils, l’illustre roi d’Aragon, et avec les comtes, barons et autres personnes avisées dont l’aide te paraîtra nécessaire pour arrêter des conventions de trêve et de paix. Applique-toi avec zèle à pacifier tout le Languedoc ; cesse de provoquer le peuple chrétien à la guerre contre l’hérésie et ne le fatigue plus par la prédication des indulgences que le Siège apostolique a promises autrefois pour cet objet ». (*)
Et Jean Guiraud de continuer :
« La croisade, à dater de 1213, n’était plus qu’une guerre poursuivie par les seigneurs du Nord, pour déposséder les seigneurs du Midi, par les Rois de France pour réunir à la couronne la magnifique province qu’était le Languedoc. »
Le traité est signé à Paris entre Blanche de Castille, régente mère de Louis IX, et Raymond VII, comte de Toulouse. Il met fin à la croisade menée contre les albigeois, ou cathares, depuis 1209. Le comte doit céder une trentaine de places fortes, mais conserve le comté de Toulouse et le Lauragais. Il s’engage également à marier sa fille Jeanne, son héritière, à Alphonse de Poitiers, frère cadet du Roi. Ainsi, à sa mort, le reste de son territoire revient définitivement au Royaume de France.
(*) Histoire partiale- Histoire vraie, tome 1, chapitres XXII, page 166.
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le 12 avril 1365 : traité de Guérande.
Par ce traité est mis fin à la première guerre de succession de Bretagne ; Jean de Montfort devient Jean IV, duc de Bretagne à condition qu’il prête hommage au Roi de France, Charles V. Les Penthièvre ne sont pas exclus de la loi successorale, puisqu’en cas d’absence d’héritier mâle chez les Montfort, le duché passe à la famille Penthièvre. Voir la chronique du 15 janvier.
- le 12 avril 1550 : décès de Claude de Lorraine, duc de Guise.
Claude de Lorraine ou Claude de Guise, née le 20 octobre 1496 à Condé, en Lorraine et meurt le 12 avril 1550 à Joinville, en Champagne. C’est un militaire français et le fondateur de la Maison de Guise. En 1520, il combat les Anglais en Picardie, puis les Espagnols. Placé à la tête de 6500 lansquenets, il fait preuve d’une audace peu commune et met en déroute l’ennemi à Fontarabie.
- le 12 avril 1579 : naissance de François de Bassompierre, maréchal de France.
Grand seigneur, fier de sa naissance et de son rang, soldat courageux et fin diplomate, il s’intéresse aussi aux choses de l’esprit et laisse des Mémoires publiées sous le titre Journal de ma vie, en 1655.
Se distinguant dans la plupart des guerres que mènent Henri IV, puis Louis XIII, telles que lors des sièges de La Rochelle ou de Saint-Jean-d’Angély, il est nommé en 1614 colonel général des Suisses et, en 1622, maréchal de France. Louis XIII l’emploie également dans diverses ambassades, en Espagne, en Suisse et en Angleterre.
- le 12 avril 1633 : début du procès de Galilée.
Galilée est convoqué par le Saint-Office, le 1er octobre 1632. Ce qui lui est reproché n’est pas sa thèse elle-même, mais le détournement d’une mission commanditée ; ce qui justifie des sanctions pénales. En effet, de ses recherches scientifiques, il tire des conclusions religieuses qui, elles, sont condamnées. Ce qui a été écrit sur ce procès constitue, très souvent de pures inventions. En peu de mots, Jean Daujat rappelle les faits :
« En revanche on ne peut pas attribuer à Galilée d’avoir découvert que la Terre tourne autour du Soleil et sur elle-même car il n’a fait là que reprendre la théorie déjà soutenue par Copernic et il ne la soutenait que par de mauvais arguments. Mais c’est à ce propos qu’ont eu lieu ses célèbres démêlés avec l’Église. Celle-ci n’avait jamais inquiété Copernic ni aucun de ceux qui à sa suite s’étaient prononcés en faveur du système héliocentrique parce qu’ils étaient restés sur le terrain de l’astronomie. Mais en 1616 Galilée a publié un livre qui accompagnait ce système astronomique de considérations philosophiques, théologiques et même exégétiques que l’Église l’a obligé à supprimer de son livre. Saint Robert Bellarmin, grand théologien jésuite d’alors, a précisé que Galilée avait le droit de soutenir ce qu’il jugeait bon sur le terrain de l’astronomie, mais à condition qu’il ne prétende pas en tirer des conclusions philosophiques, théologiques et exégétiques. Les choses en seraient restées là si, en 1633, Galilée, croyant pouvoir profiter d’un changement de pape, n’avait pas donné une nouvelle édition de son livre en y réintroduisant les considérations philosophiques, théologiques et exégétiques qu’on lui avait fait supprimer.
C’est alors que ce livre fut brûlé sur la place publique et interdit. Quant à prétendre que Galilée aurait été torturé et obligé par la torture à nier la rotation de la terre, c’est une pure légende dont on ne trouve trace qu’en 1738, c’est-à-dire plus d’un siècle après, ce qui lui enlève tout fondement historique : Galilée n’a même pas été emprisonné ; pendant toute la durée de son procès il logeait dans le palais de l’ambassadeur de Florence à Rome et il a terminé sa vie paisiblement à Florence. »
La face interne de l’HISTOIRE de Jean Daujat, Editions Téqui, page 166.
Voir la chronique du 22 juin.
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le 12 avril 1704 : décès de Jacques Bénigne Bossuet, évêque et écrivain français.
Jacques-Bénigne Bossuet est ordonné prêtre en 1652. Il écrit les “Discours sur l’histoire universelle” à l’intention du Dauphin de France, Louis de France, fils de Louis XIV, dont il est le précepteur de 1670 à 1680.
Prélat, théologien et écrivain, reconnu comme un orateur exceptionnel dans ses sermons et ses oraisons funèbres, il est nommé évêque de Condom en 1670, puis de Meaux en 1681. Il participe activement à la lutte théologique contre les protestants. Il prêche à la cour de Louis XIV et convertit des protestants, parmi lesquels le maréchal général des camps et armées du Roi, Turenne (cf. la chronique du 23 octobre). Ardent combattant de la foi, il fait preuve de la plus grande charité pour les protestants, qui n’ont pas à souffrir des dragonnades dans son diocèse.
« Quoique ayant approuvé la Révocation, l’évêque de Meaux, Bossuet, épargna aux protestants les rigueurs des dragonnades. On ne mit des troupes, dans toute l’étendue de son diocèse, que dans un seul château ; et encore fait remarquer Gaillardin, c’était chez un seigneur qui avait offensé le Roi, et Bossuet les fit partir en donnant asile au persécuté dans son palais épiscopal. Dans une lettre pastorale, il pouvait dire aux protestants de son diocèse : ”Loin d’avoir souffert des tourments, vous n’en avez pas seulement entendu parler ; aucun de vous n’a subi de violence ni dans ses biens ni dans sa personne”. » (*)
Il est l’auteur de la “Déclaration du clergé de France”, “Histoire des variations des Églises protestantes”, “Défense de l’Histoire des variations”, et “Relation sur le quiétisme”. Il est élu à l’Académie française en 1671. Atteint de la maladie de la pierre, il décède le 12 avril 1704, à Paris.
(*) Histoire partiale- Histoire vraie, tome 3, chapitres III, page 53.
- le 12 avril 1803 : la Loi du 22 germinal de l’an X.
Elle réglemente le fonctionnement des manufactures et des ateliers, renouvelle l’interdiction des coalitions ouvrières”, établit la protection des marques de fabrique et réinstaure le livret d’ouvrier.
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le 12 avril 1828 : création de lignes de voitures à chevaux à Paris.
Après la Restauration, Stanislas Baudry, colonel d’Empire en demi-solde à Nantes, ouvre en 1825, des bains-douches publics à Richebourg, dans les faubourgs de Nantes. Mais aucun client ne se présente. Aussi met-il à la disposition des Nantais un moyen de transport pour venir à Richebourg. Il établit donc une navette avec une voiture à cheval. Si ses bains restent vides le succès des omnibus est immédiat. Il étend son entreprise à la ville de Paris et en 1828, il ouvre des lignes à Paris.
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le 12 avril 1850 : le pape Pie IX rentre à Rome.
Chassé de Rome en 1848 suite à l’attaque du palais papal par les républicains de Giuseppe Mazzini, Pie IX se réfugie à Gaète, dans le royaume des Deux-Siciles. Il lance un appel aux puissances européennes pour retrouver son trône. L’Autriche, le royaume des Deux-Siciles et la France lui apportent leur soutien. C’est cependant la France qui est la plus active, elle envoie un corps expéditionnaire commandé par le général Oudinot qui libère Rome à l’été 1849.
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le 12 avril 1903: la république met en œuvre sa haine de l’Eglise catholique : expulsion des Congrégations.
« Le 12 avril, le révérend père général des chartreux, Dom Michel, a écrit à Combes afin de lui faire part de son refus de quitter les murs d’un monastère fondé au XIe siècle. Lui accordant son pardon pour « les procédés si peu dignes d’un chef de gouvernement », le prieur l’a toutefois averti de se préparer à comparaître « devant le tribunal de Dieu ». La conclusion prouvait qu’on peut être un vieux moine et pratiquer l’impertinence : « À bientôt, monsieur le Président du Conseil ! Je ne suis plus jeune et vous avez un pied dans la tombe. Préparez-vous, la confrontation que je vous annonce vous réserve des émotions inattendues. »
Le 20, le procureur de la République a fait apposer les scellés sur les accès au monastère. Mais pour défendre « ses » chartreux, la population s’est mobilisée. Sous la neige et dans le froid, des hommes et des femmes sont arrivés de partout. La nuit, autour de feux de bois, ils se chauffent comme ils le peuvent. Le 28 avril, ils doivent être 5 000. Certains chantent des cantiques ou récitent leur chapelet, mais quand les troupes se profilent sur la route, le 29 avril, à 2 heures du matin, c’est La Marseillaise que les manifestants entonnent. Et ils crient : « Vive l’armée ! Vive les chartreux ! Vive la liberté ! »
Dans les derniers kilomètres, les soldats ont dû déblayer des barrages dressés avec des arbres ou des charrettes renversées. Devant eux sont massés les milliers de manifestants qui bloquent le passage. Il faut une bonne heure pour que les fantassins, mètre par mètre, fendent la foule. Les cavaliers les suivent, de même que les trois calèches qui, encadrées par une cinquantaine de gendarmes, transportent les magistrats. À l’intérieur du monastère, à trois heures et demie, pendant que les cloches sonnent le glas, les moines se regroupent dans l’église et rejoignent leur stalle. Le prieur entame la lecture de l’office du jour.
Dehors, la foule est toujours aussi compacte. On fait charger les chevaux pour briser la chaîne humaine qui interdit l’accès aux portes. En vain. Les manifestants crient toujours : « Vive les chartreux ! », « Vive l’armée ! », « Vive la République ! » Si les soldats —qui sont des appelés— s’efforcent de ne blesser personne, les gendarmes ont moins de scrupules. À quatre heures du matin, l’entrée du monastère est dégagée. S’approchant du grand portail, un magistrat sonne trois fois : « Je suis le juge d’instruction, ouvrez. » « Non », répond une voix derrière le guichet. « Nous sommes ici au nom de la loi. » « Il n’y a plus de loi », rétorque le moine.
Le procureur ordonne au capitaine de gendarmerie de faire enfoncer la porte de service. Vingt minutes sont nécessaires aux sapeurs du génie, sous les sifflets de la foule, pour accomplir leur besogne. À 5 heures, alors que les premières lueurs du jour dévoilent les montagnes, les forces de l’ordre pénètrent dans l’enceinte. Elles défoncent la porte de l’hôtellerie, puis la grille du cloître, et débouchent au premier étage, au niveau de la tribune de l’église. Dans leurs stalles, les moines se tiennent immobiles. Le juge d’instruction aperçoit Jean-François Pichat, député de Grenoble, et Me Poncet, avocat à la cour d’appel, venus assister les chartreux. « Je vous somme d’ouvrir, clame le magistrat, au nom de la loi ! »
Faute de réponse, le juge et le procureur descendent l’escalier qui mène au rez-de-chaussée, et commandent aux gendarmes de défoncer la porte de l’église. Ils y pénètrent enfin, le chapeau sur la tête.
Les moines entonnent le Sub tuum, un chant d’invocation à la Vierge. Il reste à franchir la grille de bois qui sépare les stalles du reste de la nef. Un caporal escalade le jubé, et l’ouvre. Vingt-deux chartreux sont là. Pour le prieur et pour chacun d’entre eux, un mandat d’amener est rédigé. Puis chacun des religieux est empoigné par deux gendarmes. À 7 heures du matin, tout est fini.
Après un ultime interrogatoire à l’hôtellerie des Dames, face au monastère. Le lendemain, le commandant de Coubertin, commandant du 2e Dragon, envoie sa démission au ministre de la Guerre.
Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 9)
Voir les chroniques du 5, 6 et 7 novembre du 6 et 26 mars, du 12 avril.
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le 12 avril 1911 : Prier effectue la 1ère liaison sans escale Londres-Paris.
Il vole sur un Blériot.
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le 12 avril 1912 : décès d’Ernest Duchesne, médecin français, précurseur de la thérapie sur les antibiotiques.
Ernest Duchesne est un médecin militaire français, qui a découvert, avant tout le monde, que certaines moisissures peuvent neutraliser la prolifération des bactéries. Il fait cette découverte, qui reste inappliquée pendant trente-deux ans, avant celle d’Alexander Fleming ; lequel montre les propriétés antibiotiques de la pénicilline, substance dérivée de ces moisissures. Duchesne prouve également qu’un animal inoculé avec une dose mortelle de bacilles de la typhoïde est exempt de maladie, s’il a été préalablement inoculé avec le Penicillium glaucum.
On peut se demander pourquoi cette thèse remarquable et remarquée par un jury compétent, sombre dans l’indifférence totale.
Si on met des prêtres en garde à vue, on met aussi le directeur de la RATP en garde à vue
Intervention très pertinente de Jean-Christophe Buisson, directeur-adjoint du Figaro, au cours d’un débat sur le thème : “Dîners clandestins, messes sans masques: des gardes à vue bien nécessaires?”
“Ce qui m’inquiète, c’est cette atmosphère non seulement de défiance mais de délation (…) Cette cérémonie, c’était 10 personnes qui se faisaient baptiser, qui entraient dans le baptême, qui acceptaient d’entrer dans la foi catholique. Il y avait un juif, un musulman et des athées. Cela aurait pu être une grande fête pour le Christianisme qui manque de chrétiens et c’est devenu quasiment une affaire d’Etat. Et surtout c’est parti du témoignage d’un des frères du baptisé – comme acte de charité chrétienne pour accompagner son frère dans la maison de Dieu, il y a mieux – qui envoie une vidéo au Parisien. Cette ambiance (de délation) me désole (…)
Si il y a des gens qui sortent des rails, c’est qu’il y a vraiment une fatigue. Au sein l’Eglise, on est des gens responsables. On est dans une église qui fait 50 mètres de long et 25 mètres de large et ils sont 200 ! Il me semble que l’espace est assez vaste et pas dans un lieu clos. Donc on en profite pour faire du catho-bashing, c’est de bonne guerre.
Ces scènes-là, je pense qu’il y en a des dizaines, des centaines dans toute la France. Les gens ont besoin de se dire que la vie ne consiste pas à passer son temps masqué.
Mais de là à mettre des prêtres en garde à vue comme de dangereux criminels, ayant mis la vie d’autrui en danger ! Alors on met le directeur de la RATP en garde à vue car je dois prendre le métro bondé, parfois il y a des gens qui n’ont pas leur masque (…) Les directeurs de supermarché dont les caissières doivent subir des gens qui n’ont pas leur masque, on ne les met pas en garde à vue. il y a une forme de souplesse à avoir même si je conçois que les services publics soient obligés de faire respecter la loi (…)
C’est une église qui fait 1000 m² et 50 mètres de haut. Ce n’est pas comme ce studio où nous sommes à 1,85 mètres les uns des autres (…) La semaine prochaine commence le Ramadan. On va peut-être trouver des imams qui ne se tiennent pas correctement, qu’on va vouloir mettre en garde à vue comme les prêtres, il n’y a pas de raison mais j’en doute (…)”
Dictature sanitaire : Attention au réveil de la jeunesse !
Extraits d’une tribune intéressante de Pierre Robert, agrégé de Sciences Economiques et Sociales, ancien professeur de Chaire Supérieure et des classes préparatoires aux Grandes Ecoles :
Depuis plus d’un an, il vous a en effet été retiré tout ce qui fait le sel de la vie pour ceux de votre âge. Un carcan de mesures restrictives de vos libertés élémentaires vous interdit de sortir, d’avoir une vie amoureuse ou de trouver un boulot saisonnier. Vous êtes privé de cinéma, de théâtre, d’expositions, de musées, de voyages, de piscines, de salles de sport, de lieux de rencontre, de séjours linguistiques à l’étranger, de programme Erasmus. Les stages ont été annulés ou interrompus, vous avez été condamné à suivre des cours à distance enfermé pendant des heures dans un espace restreint, votre dépendance envers vos parents s’est accrue et parfois vous avez même décroché de l’université. Le confinement a donc coûté très cher à votre classe d’âge.
Pour les 25-34 ans la situation n’est guère meilleure. Les difficultés pour trouver un emploi ou pour accéder à un logement se sont accrues et sur la carrière des jeunes diplômés l’effet « cicatrice » risque de jouer à plein (…)
En se conjuguant, tous ces éléments contribuent à expliquer que, selon toutes les enquêtes disponibles, les moins de 35 ans sont plus nombreux que la moyenne à avoir connu un état dépressif. Ils sont aussi plus nombreux à avoir subi une baisse de leur pouvoir d’achat (alors que les retraités ont été épargnés) (…)
Ce qui vous a conduit dans une telle impasse, c’est une pandémie aux effets potentiellement mortels pour les plus de 65 ans mais qui ne sont pour vous guère plus dangereux que ceux d’une banale grippe.
Si le pays a été mis sous cloche, et vous avec, c’est pour freiner la circulation d’un virus que craignent surtout ceux qui occupent le haut de la pyramide des âges et en particulier les baby-boomers, c’est-à- dire un catégorie de personnes qui en tout état de cause n’a pas dans votre esprit une très bonne image : pollueurs invétérés, ils détiennent les plus gros patrimoines et s’accrochent sans vergogne à leurs positions de pouvoir en bloquant des réformes qui sont à vos yeux indispensables.
Si vous subissez une série ininterrompue de mesures liberticides, ce n’est donc pas une fatalité mais le fruit d’un choix politique qui a consisté à refuser délibérément que le confinement soit limité à ceux qui présentent des risques réels de développer une forme grave de la maladie. De ce choix politique dont vous pensez faire les frais, les raisons électoralistes ne vous échappent pas car il est notoirement connu que ce sont les plus âgés qui décident du sort des élections. Or, manifestement, les seniors ne sont pas prêts à consentir beaucoup d’efforts pour améliorer la situation des plus jeunes qui sont pourtant l’avenir du pays.
La situation qui vous empêche de vivre librement s’éternisant, l’énervement monte, et même si vous aimez bien votre grand-mère, vous finissez par avoir la conviction qu’on a choisi de sacrifier les plus jeunes pour sauver les plus âgés.
Au sein de votre classe d’âge, avec l’anxiété face à l’avenir grandit la tentation de briser le statu quo, le désaveu du champ politique tel qu’il fonctionne, l’hostilité envers les élites et l’envie de faire table rase.
« En quoi Marine Le Pen serait-elle pire ? » : vous devenez de plus en plus réceptif à ce que dit son parti. Adhérer à ses positions est un moyen d’exprimer votre exaspération lors des élections à venir. Si un duel devait y opposer un candidat dit républicain et un représentant de la droite extrême, la nécessité de faire barrage à ce dernier n’a pour vous plus rien d’évident.
Au sein de la jeunesse, le tabou anti-RN semble de fait avoir en grande partie disparu comme le montrent les analyses du CEVIPOF, le Centre de recherches politiques de Sciences Po. De plus en plus de jeunes semblent séduits par la ligne patriote que défend ce parti et par son projet d’aider « les Français d’abord » (…) Le RN est devenu le premier parti au sein d’un groupe d’âge dont les membres sont capables de se mobiliser fortement et qui se déplacent pour voter (…)
La seule issue, outre une campagne massive et rapide de vaccination, est de restaurer le plus vite possible les libertés fondamentales en abandonnant toute idée de retour en arrière. Il est impératif de mettre fin à ce mouvement de stop and go qui empêche de se projeter dans l’avenir. En cas de nouvelle dégradation, la liberté de la jeunesse doit donc être sanctuarisée, il ne faut plus rien décider qui puisse la pénaliser.
Pour le reste, la ligne directrice devrait être de récompenser les moins de 35 ans après leur avoir donné le sentiment qu’ils ont été punis. Cela passe par toute une série d’incitations pour stimuler la création d’emplois en mettant entre parenthèses les règles, charges et taxes qui pénalisent les jeunes actifs sur le marché du travail. Il faudrait aussi favoriser les dons intrafamiliaux dans une situation où manifestement les ménages ont beaucoup épargné et inciter énergiquement à la reprise d’une vie universitaire normale en poussant les établissements d’enseignement supérieur à sortir rapidement de leur léthargie (…)”
C’est par le pouvoir de l’argent qu’ils veulent museler les idées dissidentes
Après la scandaleuse amende de 200 000€ infligée par le CSA à CNews pour des propos tenus par Eric Zemmour, c’est au tour de Valeurs actuelles de subir des pertes financières pour avoir usé du droit fondamental qu’est la liberté d’expression :
Selon les informations de Capital, Taboola, qui commercialise la grande majorité des espaces publicitaires du site de l’hebdomadaire, a résilié son contrat. Motif invoqué : la publication fin août 2020 par l’hebdomadaire d’un roman fiction représentant en esclave la députée LFI Danièle Obono. Pour la régie en ligne, cet article est “ouvertement raciste, discriminatoire, offensant” et “se trouve en parfaite contradiction avec les valeurs de Taboola”.
Valeurs actuelles a indiqué à la justice qu’une telle résiliation le “prive de tous ses revenus publicitaires sur internet, représentant plus d’un tiers de ses revenus publicitaires globaux” (…=)
Valeurs actuelles avait déjà des difficultés à engranger des annonceurs depuis qu’il est dans le collimateur de Sleeping Giants. Ce collectif d’activistes a pour objectif d’assécher les ressources publicitaires des médias relayant des “discours de haine”. Pour cela, il repère les annonceurs présents sur ces médias, puis les interpelle sur Twitter selon le principe du name and shame.
En l’espèce, ces ‘géants endormis’ estiment que“Valeurs Actuelles a quitté la simple ligne politique très, très à droite, pour s’embourber de plus en plus dans le discours purement idéologique, intolérant, anxiogène, complotiste et victimaire”. Ils affirment que 59 annonceurs se sont retirés suite à sa campagne lancée fin 2019, dont 36 ont accepté de l’assumer publiquement, parmi lesquels Coca Cola, But, Carrefour, Lidl, Asus, PSA Banque, Red by SFR, Nespresso, Hyundai...
La bonne nouvelle, c’est que le chiffre d’affaire de Valeurs actuelles est en hausse constante depuis 10 ans.
Pour marquer sa solidarité et favoriser le développement des idées défendues par Valeurs actuelles, il n’y a pas de solution plus simple et efficace que de vous abonner. C’est par ici.
