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Cléricalisme, autoritarisme et mutisme

A propos des rumeurs sur une réforme du motu proprio Summorum Pontificorum et sur l’expulsion du diocèse de Dijon de la Fraternité Saint-Pierre, Constance Prazel écrit dans Liberté Politique :

L’épiscopat français est très soucieux d’afficher des objectifs de « transparence », ou de lutter, à l’invitation du pape François, contre le « cléricalisme ». Las : les méthodes employées ne sont guère le reflet de ces louables intentions. En l’espèce, autoritarisme et mutisme sont de rigueur.

Nous ne préjugeons pas des intentions profondes, des antipathies et des blocages enfouis. En surface, derrière les critiques qui pointent à l’égard de la Fraternité Saint-Pierre, une obsession est affichée par la hiérarchie, à Dijon comme dans le document de la CEF : maintenir intacte l’unité de l’Eglise. Mais l’effet obtenu est l’exact inverse de celui recherché. Comment espérer maintenir l’unité de l’Eglise, en stigmatisant ainsi des fidèles, tout juste « tolérés », quand ils ne sont pas estampillés indésirables ? La méprise est dramatique, pour ne pas dire tragique.

L’évêque a choisi de jeter comme lot de consolation aux fidèles qui fréquentaient l’apostolat de Dijon la possibilité d’une messe hebdomadaire en latin dite par un prêtre diocésain. Ce même épiscopat qui appelait, en pleine pandémie, pour certains de ses membres, à ne pas sombrer dans le fétichisme de la messe. Quelle ironie !

La présence d’un apostolat de la Fraternité Saint Pierre n’est pas « juste » une question de messe, si l’on peut s’exprimer ainsi. Il ne s’agit pas d’agiter l’encensoir tous les sept jours, comme un hochet, pour calmer quelques fidèles un peu aigris. Le renvoi de la Fraternité signifie la fin de toute une pastorale adossée à sa présence. Catéchisme, messes hebdomadaires, groupes de formation et de prière… Le document de la CEF pointait du doigt, selon elle, le peu de souci pastoral des communautés traditionnelles. Mais à qui la faute ? Quand elle existe, les fidèles se retrouvent privés de la possibilité même de développer leur pastorale, et se retrouvent limités à l’assistance, au compte-gouttes, à la messe, comme s’il s’agissait d’une pure pratique sociale facile à contenter, qui n’irriguerait pas toute une vie chrétienne autour d’elle.

Cette affaire de Dijon prouve un aveuglement de l’épiscopat, quand ce n’est pas une hostilité ouverte, vis-à-vis des communautés traditionnelles. Il y a des crispations, des incompréhensions évidentes, mais comment en serait-il autrement alors que ces communautés sont traitées comme des parias depuis des décennies, alors qu’au même moment, d’autres mouvements, d’autres figures, parfois ouvertement en contradiction avec l’enseignement de l’Eglise, sont grassement subventionnés, représentés et écoutés ?

Mais il existe une autre réalité, peut-être plus tragique encore : celle de la survie matérielle de l’Eglise, qui vient nous rappeler, à nous fidèles d’une religion de l’Incarnation, que l’esprit a besoin de la chair. Et la réalité de la chair de l’Eglise de France aujourd’hui est cruelle : elle n’a plus que la peau sur les os. Le denier du culte s’effondre, les assises financières des diocèses sont de plus en plus ténues. Le phénomène a commencé il y a longtemps, mais la pandémie est venue l’accélérer dramatiquement. Mais il se trouve que dans ce maelström, les communautés traditionnelles s’en tirent plutôt bien, comme en témoigne une récente enquête tout juste parue dans les colonnes de L’Incorrect. Les diocèses tirent la langue, alors que les communautés les plus dynamiques (traditionnelles mais pas uniquement), à des degrés divers, elles, attirent des dons, innovent, et peuvent envisager l’avenir avec une relative sérénité, voire, ont la confiance des banques pour emprunter et lancer de nouveaux projets. Flexibilité, innovation, ouverture, investissement : ces mots magiques sont aujourd’hui incarnés par ceux que certains voudraient dépeindre comme pétrifiés dans le passé.

Aussi rude cette réalité soit-elle, loin de l’idéologie, il est difficile de faire mentir les chiffres. Les fidèles donnent à aux instituts, aux monastères, aux congrégations qui représentent pour eux le dynamisme de la foi et l’espérance de l’Eglise de demain. Leurs églises sont pleines, et leurs caisses se remplissent, pour le plus grand « bénéfice » de l’annonce du Christ. Si l’urgence est aujourd’hui de « bousculer » l’Eglise installée, qu’à cela ne tienne : faisons confiance à ces prêtres, à ces religieux qui rayonnent tant avec si peu de reconnaissance. Dans notre monde en crise profonde, la respectabilité institutionnelle qui entoure des diocèses en perte de vitesse ne saurait être l’alpha et l’omega de la vie de l’Eglise, et les périphéries ne sont pas toujours celles que l’on croit.

Qu’est-ce que le ministère de la justice fait de l’argent du contribuable ?

En Commission des finances, le 9 juin, en présence de M. Éric Dupond-Moretti, Garde des sceaux, le député LR Patrick Hetzel a analysé le budget de la justice. Extraits de son intervention (vidéo plus bas) :

En 2020, la mission Justice a bénéficié de moyens en augmentation. Les engagements ont atteint 10 milliards d’euros, soit 10 % de plus en qu’en 2019 et 20 % de plus qu’en 2018. Les paiements s’élèvent à 9,2 milliards d’euros, soit 3 % de plus en 2019 et 6 % de plus qu’en 2018.

Les emplois du ministère de la justice sont également en progression, avec un plafond d’emplois réalisés à 99 %, soit 86 736 ETPT en 2020, contre 85 341 en 2019, et un schéma d’emplois de 2 419 ETP, supérieur de 49 ETP à la prévision. L’augmentation globale des moyens vaut pour chacun des programmes de la mission.

Pourtant, malgré la hausse des moyens, les indicateurs laissent entrevoir une dégradation des performances du ministère de la justice. Certes, l’exercice 2020 a été marqué par la grève des avocats en début d’année puis par la crise sanitaire, avec notamment un fort ralentissement de l’activité judiciaire durant le premier confinement. Néanmoins, les événements exceptionnels n’expliquent pas tout. Année après année, on constate un décalage croissant entre le discours de la Chancellerie et les résultats obtenus. Le ministère continue d’essayer de camoufler sa mauvaise gestion derrière un manque de moyens budgétaires et humains ; cela n’est plus acceptable !

Pour illustrer mon propos, je me concentrerai sur les deux programmes les plus importants de la mission : la justice judiciaire et l’administration pénitentiaire.

Sur le programme 166 Justice judiciaire, les dépenses de personnel ont été intégralement consommées, soit 2,4 milliards d’euros, pour 1 000 créations de postes. À cet égard, il faut noter que les recrutements de magistrats et de juristes assistants ont dépassé la prévision.

S’agissant des dépenses hors titre 2, on peut se réjouir de la maîtrise des frais de fonctionnement des juridictions. Néanmoins, le manque de pilotage des frais de justice est patent ! Malgré le ralentissement de l’activité judiciaire, ils font l’objet d’une sur-exécution de 11 %. Les sur-exécutions année après année deviennent très problématiques. Je ne suis pas le seul à le dire : la situation a conduit le CBCM à donner un avis assorti de très fortes réserves quant à la soutenabilité du programme 166. Le ministère a-t-il seulement la volonté de changer quoi que ce soit ?
Les moyens augmentent… mais les délais de jugement explosent ! Le délai moyen de traitement des procédures civiles atteint 14 mois dans les tribunaux judiciaires et 17 mois dans les cours d’appel. Le délai de convocation par un officier de police judiciaire devant le tribunal correctionnel dépasse désormais les dix mois, alors qu’il devrait être inférieur à six mois. Pas moins de 60 % des juridictions dépassent le délai de traitement cible. Ces chiffres sont très préoccupants ! Et ils ne résultent pas uniquement de la crise sanitaire. L’allongement des délais de jugement est une tendance de long terme. Et, Monsieur le ministre, ce n’est pas avec les moyens temporaires que vous avez pu annoncer que ce problème sera résolu.

En outre, je tiens à souligner qu’un certain nombre d’indicateurs prévus dans le rapport annuel de performance ne sont toujours pas renseignés. Cela est révélateur du manque de pilotage de la Chancellerie. Il s’agit aussi d’un manque de considération pour le Parlement : c’est le principe même de la LOLF que de fournir des informations au Parlement afin que celui-ci puisse exercer efficacement son rôle de contrôle. Monsieur le ministre, il est urgent que le ministère renseigne les indicateurs de performance qui ne le sont pas !

J’en viens au programme 107 Administration pénitentiaire. Là encore, l’augmentation des moyens est en décalage avec la dégradation des conditions de détention et les retards du plan de construction de 15 000 places de prison d’ici à 2027. Le niveau des engagements s’élève à 4,4 milliards d’euros en 2020 ; il est très élevé en raison de nombreux reports d’AE de 2019. On pourrait se réjouir de cette accélération des investissements. Toutefois, je regrette qu’elle soit aussi tardive et il y a fort à parier que les retards pris en début de mandat ne seront jamais rattrapés.
Quant aux paiements, ils atteignent 3,8 milliards d’euros, soit une sous exécution de 2,5 %, avec une nouvelle sous-consommation des crédits d’investissement.

En réalité, Monsieur le ministre, il est plus que probable que le plan prison connaîtra des retards. Pour les 7 000 premières places annoncées d’ici 2022, aucune nouvelle livraison n’est intervenue en 2020 et le lancement des travaux n’est effectif que pour 46 % d’entre elles – moins de la moitié à quelques mois de l’échéance. Quant aux conditions de détention, malgré la baisse de la population carcérale en 2020, elles continuent de se dégrader. La densité carcérale demeure très préoccupante pour les maisons d’arrêt, avec un taux d’occupation de 120 % et le nombre d’actes de violence contre le personnel pénitentiaire augmente.

[…]

Un nouveau livre du Cardinal Robert Sarah sur le prêtre

Dans la présentation de son livre Le soir approche et déjà le jour baisse, le cardinal Sarah écrivait :

Je suis persuadé qu’au cœur de la crise de l’Église, il y a une crise du sacerdoce. On a enlevé aux prêtres leur identité. On leur a fait croire qu’ils devaient être des hommes efficaces. Or un prêtre est fondamentalement un continuateur parmi nous de la présence du Christ. On ne doit pas le définir par ce qu’il fait, mais par ce qu’il est : ipse Christus, le Christ lui-même…Dans ce livre (Le soir approche et déjà le jour baisse), j’ai voulu encourager les prêtres. J’ai voulu leur dire : aimez votre sacerdoce ! Soyez fiers d’être crucifiés avec le Christ ! N’ayez pas peur de la haine du monde ! J’ai voulu dire mon affection de père et de frère pour les prêtres du monde entier !…Vous tous, prêtres et religieux cachés et oubliés, vous que la société méprise parfois, vous qui êtes fidèles aux promesses de votre ordination, vous faites trembler les puissances de ce monde ! Vous leur rappelez que rien ne résiste à la force du don de votre vie pour la Vérité. Votre présence est insupportable au Prince du mensonge. Vous n’êtes pas les défenseurs d’une vérité abstraite ou d’un parti. Vous avez décidé de souffrir par amour pour la Vérité, pour Jésus Christ.

Le cardinal Robert Sarah va publier un nouveau livre sur le prêtre, en italien, bientôt traduit en français et en d’autres langues… : “Au service de la vérité- Sacerdoce et vie ascétique“. Présentation :

Il ne délègue pas sa formation aux réseaux sociaux, il ne paresse pas au lit jusqu’à 11 heures du matin, il fait de bonnes lectures, il augmente sa foi, il s’intéresse au destin éternel de ses enfants, il défend avec virilité son épouse, l’Église, contre les attaques, il ne se laisse pas utiliser comme une marionnette dans les talk-shows, il conserve la liturgie et ne l’invente pas parce qu’il sait que sa tâche est de reproduire la liturgie qui existe au Ciel et il s’appelle “don” parce qu’il exerce une responsabilité. Et de temps en temps, il vide son compte en banque pour faire l’expérience de la Providence, aider les pauvres et se sentir en famille tous les 27 du mois. L’identité du vrai prêtre selon le Cardinal Sarah. Son dernier livre, “Au service de la vérité”, sort aujourd’hui.

Que doit avoir un prêtre pour être vraiment un homme de Dieu ? La question n’est pas anodine, car nous vivons des temps de crise profonde du sacerdoce, pris entre le risque du fonctionnalisme et les tentations du monde. Selon le cardinal Robert Sarah, le zèle pour les âmes ne peut faire défaut à une personne consacrée. Qu’est-ce que le zèle ? C’est le préfet émérite du culte divin lui-même qui l’a expliqué lors des exercices spirituels de la fraternité sacerdotale Summorum Pontificum qui se sont tenus en février 2020, peu avant que le verrouillage ne perturbe la vie des prêtres : ” Le zèle, c’est l’intérêt. Une personne est aussi zélée que quelqu’un ou quelque chose l’intéresse vraiment. Le zèle pour les âmes est donc l’intérêt que le pasteur doit porter au salut éternel des brebis confiées à ses soins.”

Avec un tel critère, il suffirait d’esquisser son pasteur ou son confesseur : cet homme s’intéresse-t-il vraiment à moi et à mon salut éternel ?

Les mots de Sarah aux prêtres de l’amitié SP sont devenus un livre qui sort aujourd’hui chez Fede & Cultura. Au service de la vérité. Sacerdoce et vie ascétique, tel est le titre du livre qui recueille les méditations réalisées par l’ancien préfet à la sodalité sacerdotale qui a édité, par l’intermédiaire du Père Vincenzo Nuara, l’introduction.

C’est un livre sur le sacerdoce, ou plutôt, un guide sur le sacerdoce. Destiné aux prêtres, mais convenant également aux laïcs, afin qu’ils sachent reconnaître si quelque chose manque à leurs prêtres, ou quel aspect ils aimeraient voir mieux développé chez eux. Ou même les aider à se frayer un chemin à travers ce qui pourrait être les tentations modernes des curés.

Sarah en énumère quelques-uns avec perspicacité et connaissance du sujet : il y a tout d’abord l’éducation reçue car “souvent les prêtres n’ont pas reçu une solide éducation humaine, affective et religieuse dans la famille, ils n’ont pas été éduqués dans la foi ou dans la valeur du renoncement et du sacrifice et cela se répercute souvent dans de nombreux aspects du ministère”.

La deuxième tentation est l’organisation : “Il y a des prêtres qui se lèvent à 11 heures et ferment l’église le matin, d’autres qui restent debout tard le soir et d’autres encore qui gaspillent leur temps. La troisième est l’utilisation désordonnée d’internet : “Si nous permettons à internet de remplacer notre réflexion et notre responsabilité de discernement, alors nous devenons des automates aux mains des autres.” Le danger, selon Sarah, “est que le net détruise nos cerveaux et fasse de nous les marionnettes de quelqu’un d’autre”.

Une quatrième tentation de péché pour le prêtre est sa préparation théologique et doctrinale insuffisante ou malsaine : “Une saine doctrine est nécessaire et aide grandement le prêtre à éviter les occasions de péché. Le prêtre a le devoir de lire et d’étudier, mais de lire et d’étudier de bons livres, des livres qui l’aident.”

Cela conduit au zèle, qui est précisément cet intérêt pour l’âme qui lui est confiée. Sarah a demandé aux participants au cours d’exercices spirituels : “Avons-nous du zèle pour les âmes ? Sommes-nous intéressés par leur destin éternel ? Quelle tristesse de voir que tant d’âmes sont peut-être perdues à cause de la froideur, de l’indifférence de ceux qui ont été mandatés pour coopérer avec Dieu à leur salut ! Nous ne nous soucions peut-être pas des âmes, mais le Christ, lui, s’en soucie ! Pour nous, en fait, les âmes n’ont rien coûté, mais le Christ a payé cher pour elles !”

Le prêtre zélé doit se mettre en première ligne pour défendre son troupeau, et il “s’inquiète de savoir si les courants culturels et idéologiques de notre époque ne risquent pas de polluer l’âme de ses brebis : surtout l’âme des plus jeunes”.

Mais le zèle ne naît pas spontanément, mais seulement de la foi. Il y est ramené. Le livre traite pendant de nombreuses pages de l’aspect de la foi et de ce qui se passe lorsque le prêtre en manque.

Il y a un passage qui rend bien l’idée de foi et de Providence qu’un prêtre, selon Sarah, doit avoir. C’est une foi d’abandon total, que nous prenons souvent pour acquis chez un homme d’Église mais qui ne l’est pas. Pour les secouer, Sarah va même jusqu’à utiliser une hyperbole significative, qui n’a rien à voir avec le paupérisme, mais qui est en réalité un exercice de confiance, empruntant les mots entendus d’un évêque à ses prêtres : “De temps en temps, remettez votre compte bancaire à zéro. Prenez tout ce qu’il y a et donnez-le aux pauvres ou pour réparer l’église ou pour acheter des vêtements et des vases sacrés dignes. Réinitialisez votre compte bancaire. Vous ferez ainsi l’expérience de tant de personnes qui vivent dans l’espoir que le 27 du mois arrive bientôt, lorsque leur salaire ou leur pension sera versé. Des milliers de familles vivent ainsi et ont peut-être un sens plus vif de la Providence que de nombreux prêtres qui se taisent parce qu’ils ont beaucoup d’argent à dépenser.

Sarah dénonce la “spiritualité protestante qui a pénétré de nombreux prêtres” et “l’émotivité” dont beaucoup ont besoin pour “ressentir quelque chose”, ce qui les conduit à déformer et à s’approprier la liturgie. “C’est une dérive sentimentale, alors qu’au contraire la sainteté n’est pas un état d’esprit, mais un fait objectif” car “la liturgie, c’est ça : redonner à Dieu la primauté et à genoux l’adorer. Une liturgie anthropocentrique serait une liturgie décentralisée, la tâche du culte divin est de reproduire sur terre la liturgie céleste des anges et des saints”.

Il rappelle ensuite qu’un prêtre doit avoir la “virilité”. “La psychologie virile, dit-il en citant l’exemple de saint Joseph, consiste à prendre en charge une famille et à y subvenir.

Le prêtre “doit être un père pour ses fidèles, jamais un ami. Une familiarité excessive du prêtre avec les fidèles est toujours nuisible”, et en plus de défendre ses enfants, les fidèles, il doit aussi défendre son épouse, l’Église, “des attaques qu’elle reçoit”, ajoute-t-il, mettant en garde les prêtres invités à des talk-shows qui “sont des marionnettes utiles dans les mains de ceux qui dirigent le show-business”.

Autoritaire, mais jamais autoritaire.  En commençant par le nom. Sarah condamne l’habitude de nombreux prêtres de ne pas s’appeler “don” ou “père” mais seulement par leur nom de baptême : “Au milieu du troupeau du Christ, une fois ordonnés, nous ne nous représentons plus nous-mêmes, mais Lui. Accoler “père” ou “don” au nom n’est pas un honneur mondain, mais vise à indiquer concrètement cet aspect fondamental. Ainsi, les fidèles se souviendront implicitement de qui nous sommes : les ministres de Dieu et de l’Église. Mais pas seulement eux : nous aussi, nous nous souviendrons ! S’entendre appeler “père” ou “don”, voire demander poliment qu’on nous appelle ainsi, ne relève pas de la vanité ou de la recherche des honneurs mondains. Au contraire, c’est un appel à la responsabilité.

Il en va de même pour l’habitude de se dépouiller des vêtements sacerdotaux pour revêtir des habits bourgeois plus confortables : “Le prêtre qui ne porte pas l’habit, que propose-t-il pour approcher les gens ? Pour les évangéliser afin de les amener au Christ, ou pour se fondre dans la foule ? Au-delà des cas particuliers, nous devrions toujours être reconnus comme des pères pour nos enfants et comme des ministres de Dieu et de l’Église catholique pour les non-catholiques. Ce n’est pas du formalisme, c’est une question de fond.”

La palme d’or du festival de Cannes viendrait… d’un monastère ?

Original non ? Allez, c’est parti, Divine Box vous explique !

Nous voici donc à l’abbaye de Lérins, sur l’île Saint-Honorat, à seulement 5 kilomètres de Cannes. En 410, saint Honorat débarque donc sur l’île, qui est infestée de serpents. Ni une ni deux, après une prière, la mer se déchaîne et balaie l’île des serpents. On raconte que saint Honorat est sain et sauf, car il est monté sur un palmier pour se protéger de la mer déchaînée ! Ce détail est important, car plus tard, le blason de l’abbaye de Lérins intègrera justement cette feuille de palmier, en souvenir historique de cet événement !

Ensuite, des générations de moines et de pèlerins se succèdent sur place pendant des siècles… À tel point que l’influence de l’abbaye s’étend alors sur toute la région : sur la ville de Cannes d’abord, mais aussi sur plusieurs villes alentours : Théoule-sur-Mer, Grasse et Antibes. Avec le temps, Cannes se détache de cette influence, mais, héritière de cette histoire, la ville décide de conserver la palme de l’abbaye de Lérins sur son propre blason !

Le fameux festival de cinéma, situé à Cannes, a donc repris une partie du blason de la ville pour incarner son image ! Mais cette palme de la ville de Cannes, si vous avez bien suivi, vient donc… de l’abbaye de Lérins ! Dingue, non ?

Aujourd’hui, l’abbaye de Lérins continue d’accueillir une communauté d’une vingtaine de moines cisterciens qui vivent de prière et de travail. Vous pouvez notamment cliquez ici pour découvrir les vins et liqueurs de l’abbaye de Lérins

C’est arrivé un 11 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

    • le 11 juin 1144 : consécration de la basilique de Saint-Denis.

L’abbé Suger consacre le chevet de la basilique en présence du Roi Louis VII et de son épouse Aliénor, ainsi que de tous les grands du royaume, des évêques et archevêques. Ces derniers, émerveillés par tant de splendeur, veulent construire leur propre cathédrale dans le même esprit. Un nouveau style architectural est né : l’art gothique appelé à ses débuts le francigenum opus.

C’est à partir du règne de Louis VI que les Rois de France se rendirent à l’abbaye pour lever l’Oriflamme de Saint-Denis avant de partir en guerre ou en croisade.

    • le 11 juin 1147 : départ pour la deuxième croisade.

Louis VII et Aliénor se mettent en route, à la tête de trois cents chevaliers et d’une nombreuse armée, qui grossit peu à peu avec l’arrivée de plusieurs dizaines de milliers de pèlerins, pour participer à la deuxième croisade. (Cf. la chronique du 31 mars)

  • le 11 juin 1194 : la cathédrale de Chartres incendiée.

Un incendie brûle l’ensemble de l’église, sauf la crypte et la façade occidentale. Grâce à de nombreux dons, la reconstruction est aussitôt lancée. Les Templiers commencent la construction de Notre Dame de Chartres immédiatement. La nouvelle cathédrale est consacrée en 1260 et devient un haut lieu de pèlerinage. Elle représente le chef-d’œuvre de l’art gothique français.

    • le 11 juin 1393 : décès de Jean de Bourbon.

Jean de Bourbon, comte de La Marche entre 1362 et 1393, comte de Vendôme et de Castres de 1372 à 1393, fils de Jacques Ier, pair de France, est né en 1344. Jean de Bourbon est célèbre pour sa participation à la bataille de Poitiers, durant laquelle il est fait prisonnier. C’est également à lui que l’on doit la reconstruction des châteaux de Vendôme. C’est aussi l’ancêtre direct du Roi Henri IV.

    • le 11 juin 1430 : bataille d’Anthon aussi qualifiée d’« Embuscade d’Anthon ».

En 1420, le Dauphiné est convoité par trois couronnes : la France de Charles VII, le prince d’Orange, Louis de Chalon, vassal du Duc de Bourgogne et enfin, par le Duc de Savoie Amédée VIII. Cette bataille voit la défaite des troupes orangistes de Louis de Chalon devant l’armée du Dauphiné commandée par le gouverneur Raoul de Gaucourt. Les troupes dauphinoises mettent en déroute les forces orangistes de Louis II de Chalons-Arlay, alliées des Bourguignons de Philippe le Bon mais aussi d’Amédée VIII de Savoie. Le Dauphiné échappe ainsi aux prétentions des maisons d’Orange et de Bourgogne et demeure dans le giron du royaume de France de Charles VII. Ce dernier n’a pas envoyé beaucoup de troupes puisque l’essentiel des armées françaises est resté près du Roi après la capture de sainte Jeanne d’Arc.

    • le 11 juin 1572 : aménagement du port de Bayonne.

Le Roi Charles IX passe contrat avec Louis de Foix pour l’aménagement du port de Bayonne, suivant les plans de l’ingénieur Yparaguire. On doit aussi à Louis de Foix la construction du phare de Cordouan, à l’embouchure de l’estuaire de la Gironde.

    • le 11 juin 1726 : le cardinal de Fleury est nommé ministre d’Etat.

André Hercule de Fleury, homme d’Eglise et homme d’Etat, est le principal ministre d’Etat de Louis XV de 1726 à 1743, après avoir été son précepteur. En septembre 1726, il est nommé cardinal. Modéré dans son train de vie, il rétablit l’équilibre budgétaire et gouverne avec sagesse et modération. Sa politique extérieure est basée sur le compromis et la recherche de la paix. Voir les chroniques du 29 janvier et du 1er avril et du 22 juin.

    • le 11 juin 1775 : le sacre de Louis XVI à Reims.

Louis XVI est sacré à Reims par l’archevêque de Reims, Monseigneur de La Roche-Aymon. Bernard Basse dans son livre La constitution de l’ancienne France décrit la cérémonie du sacre (Editions Perrin, pages 102 à 109) :

« Le matin, l’archevêque qui a pris place dans la cathédrale députe l’évêque-duc de Laon et l’évêque-comte de Beauvais pour aller quérir le Roi à l’archevêché. Le chantre qui les accompagne, une fois arrivé, frappe à la porte : « Que demandez-vous ?» Questionne le grand Chambellan  L’évêque de Laon répond : « Le Roi. » Le grand Chambellan réplique : le Roi dort ». Le chantre ayant frappé de nouveau, l’évêque demande une seconde fois le Roi. Même réponse du grand Chambellan, mais à la troisième fois, le chantre ayant frappé et le grand Chambellan ayant fait la réponse habituelle, l’évêque de Laon intervient : « Nous demandons Louis, que Dieu nous a donné pour Roi. » Aussitôt la porte s’ouvre, les évêques sont conduits auprès du Roi qui le ramène à la cathédrale.

« La réclusion du Roi et son sommeil paraissent être l’image de ce que l’Ecriture sainte rapporte de Saül. Le choix du peuple hébreux venait de l’appeler au trône ; or Saül redoute la royauté et se cache. Mais Dieu fait connaître qu’il s’est renfermé dans sa maison. On va l’y chercher ; on l’enlève de sa retraite et on l’amène au milieu du peuple ». Telle est la signification du sommeil du Roi.

Arrivé au milieu de la nef, l’évêque de Beauvais prononce l’oraison suivante, qui rappelle l’origine divine et la finalité du pouvoir royal : «  O Dieu !… Accordez votre secours à Louis votre serviteur, que vous avez mis à la tête de votre peuple afin qu’il puisse lui-même secourir et protéger ceux qui lui sont soumis. »

Après diverses oraisons le grand prieur de l’abbaye de Saint Rémi apporte la sainte ampoule contenant le baume utilisé pour l’onction royale. En la remettant à l’archevêque le grand prieur lui fait cette recommandation : « Monseigneur, je mets entre vos mains ce précieux trésor envoyé du Ciel à Saint Rémi pour le sacre de Clovis et des Rois ses successeurs ; […] Notons en passant que, par ce texte, la liturgie reconnaît officiellement l’origine miraculeuse du chrême de la sainte ampoule. Même reconnaissance dans la prière suivante récitée par l’archevêque qui commence ainsi : « Dieu tout-puissant qui, par un effet de votre bonté, avez voulu que la race des Rois de France reçût l’onction sainte avec le baume qui est ici présent et que vous avez envoyé du Ciel au saint évêque Rémi… » […] La tradition raconte qu’elle fut apportée miraculeusement à saint Rémi par une colombe lors du baptême de Clovis. […] »

Puis la cérémonie du sacre commence. Son déroulement comprend les quatre phases suivantes les serments du Roi, la consécration, le couronnement et l’intronisation et enfin la messe. Le Roi promet sur l’évangile à l’épiscopat français de défendre l’Eglise, de lui conserver ses privilèges canoniques et ses droits de juridiction ; aux peuples de France de faire régner la paix et la justice dans le royaume, d’être bon chrétien et digne fils de l’Eglise, d’exterminer les hérétiques (le verbe exterminer n’est pas pris dans le sens littéral, mais signifie que l’erreur et la Vérité ne peuvent pas avoir la même place, et que le Roi s’engage à lutter contre les hérésies dans son royaume). Enfin il jure de mourir dans la foi catholique et de défendre les deux ordres dont il est grand maître : l’ordre du saint Esprit et l’ordre de Saint Louis.

La seconde phase est celle de la consécration du Roi, point culminant du sacre. Elle est la conséquence de la loi de sacralité (ou inversement). Après les bénédictions des ornements et habits royaux (habits royaux, couronnes, sceptre, main de justice…). L’épée, symbole de la défense du peuple et de l’Eglise bénéficie d’une bénédiction spéciale. Le Roi, qui ne porte qu’une tunique fendue à divers endroits pour recevoir l’onction, à genoux, reçoit cette dernière des mains de l’évêque en neufs points. Le saint chrême (le même que celui utilisé pour le sacre épiscopal, mais dans lequel ont été mélangées quelques gouttes du baume miraculeux de la sainte Ampoule. L’évêque dépose l’onction sur la tête, l’estomac, entre les épaules, puis sur chacune, aux plis des bras et sur chaque main.

Outre le fait que la cérémonie du choix par le peuple est symboliquement répétée au début du sacre (le peuple accepte à plusieurs reprises le Roi, porté sur un pavois par les grands du Royaume), Bernard Basse relève plusieurs versets des prières dites par l’évêque qui rappellent que depuis longtemps en France, c’est bien le sacre qui fait le Roi et non l’hérédité seule:

« Nous vous prions de bénir, d’élever au trône et de consacrer votre serviteur Louis, ici présent, que nous allons couronner Roi […] O Christ, sacrez vous-même ce roi pour le gouvernement.»(*)

Il est bon de rappeler ici les efforts de Sainte Jeanne d’Arc pour faire sacrer Charles VII, et les efforts opposés de la maçonnerie pour faire renoncer tant Louis XV que Louis XVI à cette cérémonie. Les habits royaux (dont certains sont des habits épiscopaux) et les insignes royaux sont ensuite remis au Roi.

Puis ont lieu le couronnement et l’intronisation proprement dits. Entouré du chancelier de France et des 12 pairs du Royaume l’évêque pose, un peu au dessus de la tête du Roi, la couronne de Charlemagne que les pairs soutiennent d’une main la couronne. Puis, l’évêque couronne le Roi en disant : «  Recevez la couronne de votre royaume au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit… et sachez que c’est par elle que vous participez à notre ministère, et que de même qu’on nous regarde comme les pasteurs et les conducteurs des âmes dans les choses spirituelles, de même vous preniez notre défense contre les ennemis de l’Eglise…, que vous vous montriez le protecteur et le ministre fidèle du royaume qui est confié à vos soins ». (**)

Après le baiser au Roi et l’acclamation, les portes de la cathédrale s’ouvrent un Te Deum est entonné. Commence la messe du couronnement, au cours de laquelle sont célébrées les noces mystiques du Roi et de la nation. Le Roi, comme les prêtres, communie sous les deux espèces. Le surlendemain, après avoir prié sur le tombeau de Saint Marchouf (cf. la chronique du 1er mai a lieu le toucher des écrouelles, sorte de preuve palpable de l’engagement divin auprès du Roi, pour ceux de ses sujets qui douteraient ou lui seraient opposés.

(*) La constitution de l’ancienne France (Editions Perrin, pages 105)

(**) La constitution de l’ancienne France (Editions Perrin, pages 105 et 106)

    • le 11 juin 1792 : le ministre des Affaires religieuses Roland envoie à Louis XVI une lettre comminatoire.

Il cherche à le forcer à signer les décrets contre les prêtres réfractaires. Trois jours plus tard le ministre est renvoyé.

    • le 11 juin 1804 : Cadoudal, Armand de Polignac, Rivière, Lajolais et 16 complices sont condamnés à mort.

Moreau est condamné à 2 ans de prison. Bonaparte est furieux du verdict. Moreau est “condamné comme un voleur de mouchoirs” alors qu’une condamnation capitale lui aurait permis de le grâcier.

    • le 11 juin 1809 : Pie VII excommunie Napoléon 1er par la bulle Quum memoranda.

Le pape Pie VII réagit à l’annexion des Etats pontificaux par Napoléon par l’excommunication, sans toutefois nommer l’empereur. La bulle Quum memoranda, fulminée dans la nuit du 10 au 11 juin 1809, excommunie tous ceux qui ont :

« donné l’ordre, tous les fauteurs, conseillers ou adhérents, tous ceux enfin qui [ont] facilité l’exécution » de la violation de la souveraineté politique du Saint Siège »

En réaction, Napoléon fait arrêter le pape ; dans la nuit du 5 au 6 juillet 1809, le général Radet, à la tête de quelques hommes, entre dans le Vatican pour arrêter le cardinal Pacca, et le Saint Père.

    • le 11 juin 1893 : naissance de Jules-André Peugeot.

Jules-André Peugeot est un caporal de l’armée française. Il est le premier mort militaire français de la Première Guerre mondiale, le 2 août 1914 à 10h07.

    • le 11 juin 1899 : consécration du genre humain au Sacré-Cœur du Jésus par le pape Léon XIII.

Cette consécration est faite par le Pape Léon XIII, en complément de l’encyclique « Annum Sacrum » du 25 mai 1899. Dans ce dernier document, il a prescrit que la consécration doit être faite dans toutes les églises de l’univers catholique à l’occasion d’un triduum solennel célébré à l’occasion de la fête du Sacré-Cœur de Jésus, les 9, 10 et 11 juin suivants. Par la suite, Saint Pie X décrète que cette consécration doit être renouvelée chaque année, devant le Saint Sacrement exposé, à l’occasion de la fête du Sacré-Cœur. Rappelons-le à nos évêques. Voici le texte de la consécration  que le Saint Père a demandé de réciter dans le monde entier:

« Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard favorable sur nous, qui sommes humblement prosternés au pied de votre autel.

Nous sommes et nous voulons être à vous ; mais, pour que nous puissions vous être unis par des liens plus solides, voici qu’en ce jour chacun de nous renouvelle spontanément sa consécration à votre Sacré Cœur.

Beaucoup d’hommes ne vous ont jamais connu ; beaucoup vous ont méprisé en transgressant vos commandements ; ayez pitié des uns et des autres, ô très bon Jésus, et entraînez-les tous vers votre Sacré Cœur.

O Seigneur, soyez le Roi, non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonnés. Faites que ceux-ci se hâtent de regagner la maison paternelle pour ne pas périr de misère et de faim.

Soyez le Roi de ceux que des opinions erronées ont trompés ou qu’un désaccord a séparés de l’Eglise ; ramenez-les au port de la vérité et à l’unité de la foi, afin qu’il n’y ait bientôt qu’un troupeau et qu’un Pasteur.

Soyez enfin le Roi de tous ceux qui sont plongés dans les antiques superstitions du paganisme, et ne refusez pas de les arracher aux ténèbres pour les ramener dans la lumière et le royaume de Dieu. Donnez, Seigneur, à votre Eglise la liberté et le salut. Accordez à toutes les nations l’ordre et la paix, et faites que, d’une extrémité à l’autre de la terre, résonne une seule parole : Louange au divin Coeur qui nous a donné le salut ; à lui soient honneur et gloire dans tous les siècles.

Ainsi soit-il! »

    • le 11 juin 1931 : élection du général Weygand à l’Académie Française, suite à son élection.

Le général connaît une élection de « Maréchal », à l’unanimité ! Il faut dire qu’il succède au maréchal Joffre. La cérémonie d’accueil a lieu le 19 mai 1932.

    • le 11 juin 1940 : Churchill refuse d’apporter un appui aérien à la France, lors du Conseil des ministres franco-britannique, au château du Muguet à Briare

Le même jour, Paris est déclaré ville ouverte par le général Weygand. Churchill demande que Paris soit le tombeau de l’armée allemande rappelant le slogan de radio Stuttgart :

    • le 11 juin 1940 : le gouvernement Reynaud et les Parlementaires fuient discrètement Paris pour Tours.

De Gaulle a approché le général Huntziger pour relever Weygand. Le premier n’a pas le courage du second et décline la proposition. Reynaud veut en effet se débarrasser du généralissime qui lui refuse la capitulation de l’armée, car dit-il l’honneur est plus du côté des militaires que des politiques et car la capitulation est punis de la peine de mort !

    • le 11 juin 1942 : fin de la bataille de Bir Hakeim.

L’Afrikakorps, corps expéditionnaire allemand sous les ordres du maréchal Rommel, s’empare, enfin, de Bir Hakeim, point d’eau stratégique dans le désert de Libye. La position est vide. Les forces françaises libres (FFL) du général Koenig y ont résisté 16 jours à l’offensive allemande, avec pour mission de la retarder et de permettre ainsi aux Alliés de préparer la riposte. C’est un succès français.

    • le 11 juin 2004 : église Notre-Dame de Toute Grâce du Plateau d’Assy.

L’Église Notre-Dame de Toute Grâce du Plateau d’Assy, construite par Maurice Novarina de 1937 à 1947, dont la décoration a été réalisée par quelques-uns des plus grands artistes de la première moitié du XXe siècle est classée au titre des monuments historiques.

2 nominations épiscopales

Le pape François a nommé ce jour, vendredi 11 juin, Monseigneur Didier Noblot, évêque de Saint-Flour suite à l’acceptation de la démission que lui a présentée Monseigneur Bruno Grua. Monseigneur Didier Noblot était jusqu’à présent curé de Nogent-sur-Seine (diocèse de Troyes).

Le pape a également nommé Monseigneur François Fonlupt, archevêque d’Avignon. Jusqu’à présent, Monseigneur François Fonlupt était évêque de Rodez.

L’abbaye Saint-Joseph de Clairval fonde à Solignac

L’abbaye de Solignac, en Haute-Vienne, a été vendue par le diocèse aux moines bénédictins de Saint-Joseph de Clairval (Flavigny-sur-Ozerain, Bourgogne). Ils prendront possession des lieux dès le 1er août 2021 mais ne s’y installeront que fin novembre. Les moines ont décidé de fonder un prieuré saint Joseph.

Fondée en Suisse en 1972, l’Abbaye saint Joseph de Clairval s’est installée en 1976 à Flavigny dans l’ancien Petit Séminaire. C’est en souvenir de ses premières années en Suisse que l’Abbaye garde le nom de Clairval. Le 2 février 1988, en la fête de la Présentation de L’enfant Jésus au Temple, la communauté obtient la reconnaissance canonique par l’évêque de Dijon comme monastère bénédictin de droit diocésain. L’abbaye été fondée dans la mouvance de Mgr Lefebvre. Depuis son transfert en Bourgogne, elle a demandé sa reconnaissance canonique. L’évêque de Dijon avait demandé qu’au moins la messe conventuelle fût célébrée selon le missel de Paul VI. Les messes basses sont célébrées pour la plupart selon la forme extraordinaire. La messe conventuelle, selon la forme ordinaire, est célébrée en latin, orientée vers l’Orient.

En 1992, le monastère est érigé en abbaye à la demande du Saint-Siège et, le 21 mars de la même année, a lieu la bénédiction abbatiale de son fondateur, Dom Augustin Marie Joly, rappelé à Dieu le 16 janvier 2006 dans sa 89ème année. L’Abbé actuel, Dom Jean-Bernard Marie Bories, a reçu la bénédiction abbatiale le 6 septembre 2020. La communauté compte actuellement une cinquantaine de moines.

Restrictions de nos libertés : Le nouveau voleur chinois

L’abbé Bourrat (FSSPX) décrypte la dictature sanitaire, acceptée par la plupart ;

On connaissait la tactique du « voleur chi­nois ». Lorsque celui-ci veut subtiliser un objet, il le déplace chaque jour de quelques centimètres. Son propriétaire s’habitue à voir l’objet quitter progressivement son champ visuel, au point de ne plus en mémoriser la place initiale. Il suffit ensuite au voleur de s’em­parer de l’objet convoité et son propriétaire n’en perçoit même pas la disparition.

Quelle que soit l’évolution des pratiques contem­poraines des techniques de vol, il est un do­maine où le procédé décrit est manifestement revisité. Depuis 2020, nous avons été spoliés de nombreuses libertés, à des degrés divers et se­lon des contraintes variables et cycliques qui en­traînent chez beaucoup l’oubli des libertés dont ils jouissaient auparavant. Interdiction de visiter les personnes âgées, de se déplacer au-delà d’un périmètre ridicule, réduction de la liberté de culte, impossibilité d’acheter et de vendre cer­tains produits considérés comme non-essentiels près de chez soi, et même d’aller à l’école. Ainsi, se faire couper les cheveux, acheter des vête­ments, offrir des fleurs ont été considérés, lors des premiers confinements, comme des activités dangereuses et propices à la contamination de virus, tandis qu’acheter du tabac et en fumer, jouer aux jeux de la Française des jeux ne comportaient bien évidemment aucun danger… pour les caisses de l’Etat.

C’est désormais par le biais d’une dictature sanitaire que se profi­lent les plus grandes contraintes et pertes de liberté à venir. Pour plaire aux sociétés pharmaceutiques et informatiques qui dictent leur loi de profit et de contrôle de la population, sous l’autorité d’instances scienti­fiques dont les con­flits d’intérêts sont sur la place pu­blique, il s’agit de culpabiliser ceux qui refuseraient de se laisser volontaire­ment vacciner et enrôler dans une dérive où l’Etat pré­voit le contrôle de tout et de tous. Et comme l’adhésion au processus de vaccination rencontrait en France une forte opposition, on procéda par étapes. Le nouveau « voleur chinois » opère différemment de son ancêtre : il subtilise les libertés, mais les restitue, les subtilise de nouveau et ainsi de suite. A l’arrivée, on croit avoir recouvré ses biens mais, dans le soulagement des quelques libertés retrouvées, on oublie que l’on en possédait beaucoup plus que l’on ne nous en a rendus. Le vo­leur les garde jalousement et renouvelle un mécanisme bien rôdé.

  • Etape 1 : Confinement, fermeture des commerces déclarés non- essentiels, des lieux de loisirs, perte de libertés en tous genres, chaos économique pour certains métiers, chaos scolaire et univer­sitaire, explosion du mal être d’un grand nombre, violences, gâchis général pour beaucoup mais profits insolents pour l’oligarchie qui diligente l’opération.
  • Etape 2 : promesse d’un desserrement de l’étau et des contraintes, moyennant une vaccination massive.
  • Etape 3 : retour à une vie plus libre mais conservation de nom­breuses contraintes pour susciter un sentiment de soulagement et maintenir en même temps une tension d’attente craintive.
  • Etape 4 : nouveau confinement, fermetures, pertes de libertés.
  • Etape 5 : promesse d’un vrai desserrement de l’étau et des contraintes, moyennant une plus grande bonne volonté des populations réfrac­taires.
  • Etape 6 : etc.

A chaque étape, beaucoup de ré­sistances s’é­moussent, la lassi­tude prend le des­sus et le désir de ne plus souffrir de nouveau la con­trainte fait bascu­ler dans le con­sentement. On veut vivre en paix, comme avant. Et l’on finit par en vouloir à ceux qui n’entreraient pas dans le jeu. On les accuse de retarder le processus de libérali­sation et de retour à la normale, sans se rendre compte qu’il s’agit d’une dépossession définitive de libertés qui n’a rien à voir avec un danger sanitaire : on assiste à un contrôle de la population sous couvert de protection sanitaire. On est alors prêt à tout accepter : les vaccins à répétition, les tests, le « pass(sic) sanitaire », la perte de l’anonymat pour toutes ses activités publiques : restaurants, ci­némas, voyages, loisirs… tout fera l’objet d’un contrôle, d’une identification, d’un marquage, sous prétexte d’un danger sanitaire qui se révèle inférieur à bien des causes constantes de mort dans la population (cancers, maladies cardiovasculaires dues au tabac, à la drogue, etc.). La disproportion entre le danger encouru et la réponse apportée par les gouvernements est flagrante mais la pro­pagande est telle qu’elle aboutit à un phénomène de sidération mentale qui paralyse toute réflexion de bon sens.

A cela s’ajoute le discrédit médiatique et la censure portés sur toute voix qui cherche à alerter la population sur les enjeux de la situation. La « fabrique du consentement », comme disait Noam Chomsky[1], marche à plein. Le résultat paradoxal est là : on sera heureux si l’on n’est plus libre. Pour le coup, ce n’est pas le « voleur chinois » mais le gouvernement chinois qui a testé et ins­tauré cette pratique de contrôle permanent de ses citoyens. On sait par ce grand pays ce qui nous attend.

Allons-nous nous habituer à perdre toutes ces libertés fondamen­tales que, jusque-là, les fictions d’Aldous Huxley (Le Meilleur des Mondes) et de George Orwell (1984) nous faisaient craindre sans trop y croire ?

Simultanément, la restriction du droit d’éduquer ses enfants à la maison et la mise sous contrôle permanent des écoles jusque-là encore un peu libres de leurs pédagogies font partie de cet arsenal de régressions sociales dont on ne mesure pas toujours suffisam­ment la dynamique totalitaire. Lorsque la vie se réduit à la santé, lorsque la religion, la pensée et l’éducation des enfants dépendent du seul bon vouloir de l’Etat, le processus de propagande étant à son service, on n’est pas loin de voir disparaître à jamais les biens que l’on possédait. La liberté d’enseignement que l’on croyait sa­cralisée dans la Constitution de la Ve République deviendra un souvenir du temps « d’avant la crise sanitaire ». Les voleurs de li­bertés sont passés par là.

Le voleur chinois de 2021 est allé vite en besogne. Mais il devra un jour restituer ce qu’il a volé. A moins que nous renoncions à lui en réclamer le dû parce que nous préférerions finalement le con­fort de la servitude, le soulagement de ne plus avoir à défendre cette part d’humanité qui était notre trésor, un trésor prêté par Dieu pour nous conduire à Lui.

Un juge fédéral argentin ordonne la suspension de la loi sur l’avortement

Le président du Tribunal fédéral n° 4 de Mar del Plata, Alfredo Eugenio López, a décrété une mesure conservatoire ordonnant à l’État national de suspendre l’application de la loi sur l’avortement au motif qu’elle viole la protection intégrale de la vie dès la conception.

Dans sa décision, le magistrat a usé d’un arrêt de la Cour suprême datant de 1980, selon lequel

« la vie est le premier droit de la personne humaine qui est reconnu et garanti par la Constitution nationale ».

Il a considéré qu’en raison de l’intérêt supérieur de l’enfant et de la capacité juridique que la loi n° 26.061 reconnaît à tout citoyen d’engager une action en justice pour sa protection, les conditions requises pour l’établissement d’un cas litigieux étaient réalisées.

D’autre part, le magistrat a déclaré l’inconstitutionnalité de la loi n° 26.854 sur les mesures de précaution contre l’État, au motif qu’elle viole la séparation des pouvoirs et la protection judiciaire.

Le juge a également fait valoir que la mesure de précaution était appropriée car la prise en charge complète des personnes ayant droit à l’interruption légale de grossesse

« affecte et met en danger la vie, la dignité et les droits de l’enfant à naître, ainsi que ceux de la mère enceinte ».

Il a ainsi conclu que le droit à la vie reconnu dans la Constitution nationale, dans la Convention internationale des droits de l’enfant et dans la Convention américaine des droits de l’homme est en danger.

Le recours se poursuivra après que l’État national aura présenté ses rapports, demandés après l’émission de l’injonction.

Hystériques

Evoquant la réédition de son livre sur saint Joseph, Le Journal de Joseph, préfacé par Mgr Dominique Rey, Francis Lalanne a fait face hier à une bande d’hystériques, certainement sous l’emprise de stupéfiants, dans l’émission Touche pas à mon poste :

 

Le chanteur est également revenu sur son accrochage avec les pseudo-journalistes de Quotidien :

 

Paul Sugy : La révolution antispéciste mène à l’extinction de l’homme

Paul Sugy, journaliste au Figaro, évoque sur TV Libertés la révolution antispéciste dans “L’extinction de l’homme”. L’auteur rappelle que la défense de la cause animale est légitime, mais que l’antispécisme est une dérive dont le schéma idéologique est extrêmement similaire à celui du marxisme. Pour Paul Sugy,

“les animaux sont les nouveaux prolétaires de substitution du XXIème siècle !”

Le journaliste approfondit son analyse en s’intéressant aux raisonnements des penseurs de l’antispécisme. Derrière les projets farfelus : scolarisation des animaux, suppression de la prédation au sens du monde animal… se cachent des propositions choquantes : transfert des expériences scientifiques des animaux aux humains handicapés (Singer) ou zoophilie (Haraway). Paul Sugy prévient solennellement : avec l’antispécisme, il ne s’agit de rien d’autre que de remettre en cause la dignité supérieure de la vie humaine. L’antispécisme est un réquisitoire contre l’homme.

Natalité : Le problème n’est pas matériel. Il est culturel et spirituel

Lu ici :

En 1992, dans un livre de science-fiction, la romancière britannique P. D. James imaginait un monde dans lequel la natalité baisserait inexorablement. L’humanité deviendrait progressivement infertile. L’intrigue du roman, paru en français sous le titre Les Fils de l’homme, commence en 2021. C’est cette année-là, imagine l’auteure, que naît le dernier bébé humain…

La faute au Covid ?

L’an dernier pourtant, au tout début de la pandémie, j’ai bien cru que nos amis italiens, qui étaient confinés, allaient résoudre leur problème de natalité. Si nous sommes enfermés à la maison, nous aurons davantage d’occasions de faire des bébés… Autant vous dire que je m’étais complètement trompé. Les Italiens n’avaient ni le cœur à rire, ni l’esprit sous la couette. Chez eux, comme dans beaucoup de pays, la pandémie a conduit à une nouvelle chute de la natalité. J’attendais naïvement un baby-boom. On parle de « baby-flop ». Voire de « baby-crash ». Beaucoup de couples ont abandonné ou différé leur projet d’enfant.

En France, il y a eu 13 000 naissances en moins en 2020. On n’a jamais fait si peu de bébés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les morts du Covid occupent tout le débat politique. Les naissances sont passées par pertes et profits.

Mais la pandémie n’explique pas tout. Les pays développés sont tous confrontés à des problèmes de natalité. Le Japon est une société plus que vieillissante. La Chine a renoncé à sa politique de l’enfant unique. Et pourtant, elle n’a pas réussi à inverser la tendance. Le cas de la France a ceci de particulier que, longtemps, notre pays a plutôt bien résisté. Mais c’est aujourd’hui terminé. Pourquoi ? En partie, sans doute, parce que la politique familiale a été lentement détricotée. Avec, par exemple, la mise sous conditions de ressources des allocations familiales sous François Hollande. Signe de ce complet désintérêt, lorsqu’Édouard Philippe était Premier ministre, la famille ne disposait même pas d’un secrétariat d’État ! Dans ces conditions, une politique de soutien à la natalité, ce n’est même pas la peine d’en parler…

Peut-on y faire quelque chose ?

Alors, en Europe, certains gouvernements ont pris le taureau par les cornes. À vrai dire, ce ne sont pas ceux que l’on cite souvent dans les médias français pour en dire du bien. Mais L’AntiÉditorial va chercher les idées là où elles sont, sans filtre.

Prenons donc la Pologne. En 1946, ce pays comptait 23,6 millions d’habitants. Le chiffre n’a cessé de monter jusqu’à la chute du communisme, atteignant 38 millions. Mais l’ouverture des frontières a entraîné une très forte émigration, accélérée encore à partir de 2004 par l’entrée dans l’Union européenne. Et évidemment, ceux qui quittent un pays sont rarement des personnes âgées. On estime qu’il y aurait 10 % d’enfants en plus en Pologne si les frontières étaient restées closes. Depuis 2012, il y a plus de décès que de naissances. Pour renouveler une population, il faut 2,1 enfants par femme. Le pays est tombé à 1,23 en 2003. La Pologne devrait perdre 4 millions d’habitants d’ici 2050.

Alors, le gouvernement conservateur du parti Droit et justice a lancé un programme de soutien aux familles. La mesure phare s’appelle 500+. Chaque famille reçoit 500 zlotys, soit l’équivalent de 125 euros par mois, à partir du second enfant. Ce sont ces allocations familiales à la française, sans condition de ressources, que nous avons abandonnées. C’est un engagement fort, puisque ces allocations représentent autour de 7 % du budget de l’État.

En Hongrie aussi, depuis quelques années, le gouvernement multiplie les actions en faveur de la natalité. En 2015, il institue des prêts immobiliers à taux zéro et des déductions fiscales pour les familles. En février 2019, Viktor Orbán annonce plusieurs mesures incitatives. La plus médiatique est l’exonération d’impôts à vie pour les mères de quatre enfants. Quelques mois plus tard, c’est un prêt de 30 000 euros qui est proposé. Les familles mariées avec trois enfants seront dispensées de le rembourser, à condition qu’il s’agisse d’un premier mariage. Début 2020, la Hongrie lance même un « programme pour la reproduction ». Il entend soutenir les 150 000 couples du pays qui éprouvent des difficultés à procréer. Après les impôts, la science ! Budapest souhaite rendre la PMA gratuite et développer les cliniques spécialisées dans la fertilité. La Hongrie consacrerait aujourd’hui 4 à 5 % de son PIB au soutien à la natalité.

Est-ce que ça suffit ?

En fait, ces politiques familiales et ces mesures natalistes sont nécessaires, mais insuffisantes. On ne fait pas des bébés seulement parce que l’on va toucher les allocations familiales. Par exemple, la ville de Versailles offre une prime de naissance de 144 € pour le troisième enfant. Elle est versée sous forme de « tickets service », autrement dit, de bons d’achat. Je ne sais pas si les Versaillais ont plus d’enfants que les habitants des communes voisines. Mais si c’est le cas, il serait étonnant que ces bons d’achat en soient la cause principale…

En Pologne, juste après l’introduction du programme 500+, le taux de fécondité est remonté : 1,29 en 2015, 1,36 en 2016, 1,45 en 2017. Mais en 2019, il s’effritait à 1,42. En revanche, le programme a été efficace comme instrument de redistribution sociale. Il a fait chuter le nombre d’enfants pauvres, et il a même réduit de moitié le taux d’extrême pauvreté des enfants.

En Hongrie, la politique familiale a réussi à augmenter, de manière spectaculaire, incontestable, le nombre de mariages. Pour le taux de fécondité, c’est moins évident. Le pays est tombé à 1,25 enfant par femme en 2010. C’est remonté à 1,55 en 2018. Soit, c’est mieux. Mais cela reste encore un des taux les plus faibles d’Europe. Le taux serait de 1,56 en 2020, d’après les sources officielles. Cette stabilité signifierait que le pays a réussi à éviter le « baby-crash » pandémique, mais pas le baby-blues endémique. La Hongrie reste encore loin du seuil de renouvellement des générations.

Mais alors, c’est quoi le bon moyen ?

Dans une récente tribune, un géographe français avance une hypothèse peut-être sulfureuse, mais intéressante. Le problème, estime-t-il, n’est pas matériel. Il est culturel et spirituel. En gros, l’enfant est devenu un produit de consommation comme un autre. On sait le fabriquer in vitro, et c’est un magnifique progrès contre l’infertilité. On peut même se le procurer contre argent, c’est le cas avec les mères porteuses. Mais enfin, si c’est un produit, il coûte cher. Et donc, on peut préférer s’en passer, choisir autre chose. Nous sommes devenus tellement individualistes que l’idée de faire des enfants pour transmettre cette culture et cette civilisation qui nous ont été léguées ne nous vient même pas à l’esprit. C’est cela qu’il faut changer. À vrai dire, c’est un peu la stratégie du Premier ministre hongrois, telle qu’il l’a définie dès 2015. Viktor Orbán affirme alors que « la civilisation et la culture européenne » sont l’enjeu de sa politique. Il faut, dit-il, « remettre les familles au centre de la politique européenne ».

Quel est le vrai enjeu ?

En fait, tout le monde est à peu près d’accord. Certains pour s’en réjouir, d’autres pour le déplorer, certes. Mais le choix est simple : c’est soit l’immigration, soit la politique nataliste.« Si les pays riches ne peuvent pas augmenter leur taux de natalité, ils devront envisager d’autres solutions. Une plus grande ouverture aux migrants, qui sont normalement en âge de travailler lorsqu’ils arrivent, pourrait atténuer le problème. » C’est ce que je lis dans The Economist, l’hebdomadaire libéral, favorable à l’ouverture des frontières. À partir du même constat, à Budapest, on défend le choix contraire. Pour que la Hongrie reste hongroise, les Hongrois doivent faire plus de petits Hongrois.

En janvier dernier, dans une tribune publiée par Valeurs Actuelles, une vingtaine de parlementaires français menés par Laurence Trastour-Isnart, la députée LR des Alpes-Maritimes, ont appelé à une « refondation de la politique familiale ». Au « pari d’une immigration de masse », ils opposent « la transmission de notre culture et la sanctuarisation de notre civilisation ». Contre « l’hiver démographique », écrivent-ils encore, il faut prendre « des mesures fortes comme c’est le cas en Hongrie. » En somme, pour faire des bébés français, adoptez un Hongrois.

Note du CAP de l’ISSEP : « La Chine du XXIème siècle : enjeux et perspectives pour les Européens. »

En voici le début :

La pandémie de Covid a révélé au grand jour toute l’étendue de la puissance chinoise mais aussi, de manière plus décisive, la volonté de Xi Jinping d’affirmer cette puissance de manière désinhibée, n’hésitant plus à remettre en cause les statu quo, à contester les équilibres géopolitiques, avec pour conséquence des comportements particulièrement agressifs notamment vis-à-vis de la France.

La place dominante occupée par la zone Asie-Pacifique dans les activités économiques internationales et, en son cœur, la Chine, nous oblige à nous interroger, dans ce contexte volatile, sur notre relation avec ce pays, et sur les moyens de préserver nos intérêts nationaux. […]

Conclusion :

En réalité, la Chine est un « rival systémique » pour l’Union européenne, comme pour les Etats-Unis, et un « compétiteur systémique » pour toutes les puissances de moindre envergure, ou une simple « puissance hégémonique » pour les autres pays n’ayant que des parcelles de puissance à disposition. Pour cette raison, elle dispose d’une dimension politique incontournable dans les relations diplomatiques, qu’il convient de faire peser de façon ad hoc en fonction de nos intérêts et de ceux de nos interlocuteurs : s’il peut être utile par exemple de faire valoir des alternatives aux projets chinois des Nouvelles routes de la soie dans certains cas, il peut être utile dans d’autres cas d’appuyer des initiatives chinoises qui peuvent présenter un intérêt intrinsèque, quitte à s’opposer aux Etats-Unis. Ce fut le cas, de manière dramatique, lors de l’invasion américaine en Irak : la perspective serait alors inversée, si la Chine était à l’initiative dans une opposition de ce type. Notre intérêt national, en somme, est de peser à chaque fois le pour et le contre, sans s’enfermer dans des postures ou des systèmes rigides, et de faire jouer intelligemment une forme de concurrence, tout en évitant de créer des situations de surenchère et d’escalade qui pourraient avoir des conséquences désastreuses.

A ce titre, le cas de Taïwan est emblématique : le soutien à cette île correspond à nos intérêts mais doit dûment prendre en compte la sensibilité à fleur de peau de Pékin à ce sujet. D’un côté, forte de sa démocratie dynamique et de la transparence dans sa gestion de l’information (à l’inverse de Pékin), l’île s’est imposée comme le meilleur modèle dans le monde en matière de prévention et de lutte contre le Covid-19 avec une croissance encore supérieure à celle de la RPC en 2020 (+3.3%). Il est donc possible et dans notre intérêt de soutenir ce modèle de démocratie à la chinoise. C’est également souhaitable pour le reste du monde, si l’on en croit le chercheur français Frédéric Keck[3], les techniques de prévention des pandémies sont ainsi largement développées dans le monde chinois hors de Chine continentale, à Hong-Kong, Taïwan et Singapour et il est vraisemblable que cette pandémie de Covid-19 aurait pu être évitée si des techniques de gestion transparentes avaient été mises en place. La capture de Taïwan par la Chine continentale renverserait en effet les équilibres stratégiques régionaux, donnant un avantage crucial vis-à-vis du Japon (l’équivalent d’une plateforme d’attaque avancée comme les Américains l’avaient bien compris dans leurs propres plans d’invasion en 1945), mais également vis-à-vis des Etats-Unis dans le Pacifique et surtout de l’ensemble des autres pays de la région. Or, l’Asie-Océanie étant le poumon économique du monde, il semble absolument essentiel d’y faire prévaloir un mode de gestion non-hégémonique, donc non dominé uniquement par la Chine. D’un autre côté, un soutien trop marqué à Taïwan, notamment dans le domaine militaire ou des provocations trop inacceptables pour Pékin, pourrait également pousser Pékin hors de ses gonds et ainsi susciter une attaque militaire avec une possible escalade régionale, voire mondiale, aux effets désastreux.

De l’autre côté du spectre, on peut entrevoir pour l’avenir des dossiers pour lesquels les appétits pékinois pourraient être harnachés en phase avec nos intérêts. Pékin a déclaré, au mois de mars dernier, vouloir prendre le relais pour faire aboutir le processus de paix au Proche-Orient, c’est-à-dire principalement la conclusion d’accords de paix entre Israël et la Palestine et donc mécaniquement avec leurs voisins dans la région. Si cette perspective reste aujourd’hui purement déclaratoire, le poids économique de la RPC dans la région, son capital politique encore relativement préservé sont des éléments qui pourraient peut-être en faire un jour un acteur politique majeur au Proche-Orient, avec notamment une capacité d’investissement qui, sous certaines conditions, pourrait contribuer à stabiliser la région. Un acteur en tout cas pas moins crédible que les Etats-Unis et leur passif dans cette région du monde…

La France, puissance moyenne mais dotée d’un capital politique et diplomatique considérable, peut également jouer un rôle déterminant, en cultivant cette distance raisonnée entre Pékin et Washington, en intervenant au besoin comme un « honnête courtier » entre les deux parties. 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la réalité d’un conflit ouvert peut paraître évanescente et improbable à ce siècle encore jeune : ce n’est pourtant pas par hasard si cette perspective est évoquée avec le plus grand sérieux par tous les analystes, qu’ils soient chinois, américains ou européens. Il est donc dans notre intérêt de participer activement à la « gestion de cette compétition stratégique », concept évoqué par l’ancien Premier ministre australien (et excellent sinophone) Kevin Rudd, en février dernier lors du forum de Lanting, en Chine, en présence du conseiller aux affaires d’Etat Wang Yi (équivalent de notre ministre des affaires étrangères).

L’effet abortif des vaccins

Voilà un article intéressant du mois dernier qui s’intéresse à l’effet abortif des vaccins contre la covid chez les femmes enceintes après la 1ère et 2ème injection :

[…] l’EIG (effet indésirable grave) le plus souvent rapporté est la fausse couche (46 au total dont 37 dans le premier trimestre). La conclusion de l’article mérite d’être reproduite:

Limitations
– « Nous n’avons pas été en mesure d’évaluer les effets indésirables qui pourraient être associés à une exposition en début de grossesse, tels que les anomalies congénitales, car aucune des femmes enceintes qui ont été vaccinées en début de grossesse n’a eu de naissance vivante enregistrée dans le registre des grossesses v-safe à ce jour ; le suivi est en cours. En outre, la proportion de femmes enceintes ayant déclaré un avortement spontané peut ne pas refléter les proportions post-vaccination réelles, car les participantes peuvent avoir été vaccinées après la période de risque le plus élevé du premier trimestre, et les pertes de grossesse très précoces peuvent ne pas être reconnues.
Alors que certaines grossesses ayant fait l’objet d’une vaccination au premier et au début du deuxième trimestre ont été menées à terme, la majorité est en cours, et une comparaison directe des résultats sur la base du moment de la vaccination est nécessaire pour définir la proportion d’avortements spontanés dans cette cohorte. En raison des contraintes liées à la taille de l’échantillon, les résultats de la grossesse et de la période néonatale ont été calculés en tant que proportion plutôt qu’en tant que taux.
Parmi les affections spécifiques à la grossesse signalées au VAERS [vaccine adverse effects report system – USA] après la vaccination par Covid-19, la fausse couche était la plus fréquente. Ceci est similaire à ce qui a été observé pendant la pandémie de grippe A (H1N1) en 2009 après l’introduction du vaccin inactivé contre la grippe H1N1 2009, où la fausse couche était l’événement indésirable le plus fréquent rapporté par les femmes enceintes ayant reçu ce vaccin. »

CFTC : La faible natalité met en péril nos retraites et notre modèle social

Communiqué de la CFTC :

Fait rare, le rapport du COR [Conseil d’orientation des retraites] paru ce jour privilégie une hypothèse basse de fécondité à horizon 2070. Une hypothèse d’autant plus crédible qu’elle se fonde sur les réalités observées ces dernières années.

Notre modèle social, envié par beaucoup de nos voisins européens, s’est appuyé par le passé sur un projet clair de soutien à la natalité. Tous les dispositifs mis en place visaient à soutenir les parents dans leur désir d’enfant : politique fiscale avec le quotient familial, aides directes, allocations, prestations familiales, congés parentaux et familiaux, prise en charge de la petite enfance grâce aux différents modes d’accueil …

Mais, à partir des années 2012, la politique familiale s’est vu assigner de nouvelles missions : lutte contre la pauvreté, recentrage des aides aux familles précaires et réduction des déficits publics. Loin d’enrayer la pauvreté, ces mesures ont eu un effet délétère.

Parmi ces effets, l’indice de fécondité, qui était de 2,2 en 2010 s’est effondré à 1,83 en 2020. Le renouvellement des générations n’est plus assuré et nous faisons face à un déficit démographique important, qui risque dans un avenir proche de remettre en cause notre système de protection sociale. Au cœur de ce système, les retraites dont le financement repose aujourd’hui essentiellement sur la solidarité intergénérationnelle.

 

Pour la CFTC, seule une politique familiale digne de ce nom peut nous permettre de retrouver une pyramide des âges équilibrée. Pour ce faire, il convient rapidement de :

  • Acter le fait que, quel que soit le niveau de vie des familles, il chute systématiquement et durablement avec l’arrivée d’un enfant. Il faut donc relever le quotient familial, supprimer le plafonnement des allocations familiales pour revenir au principe d’universalité
  • Offrir aux parents un ensemble de solutions d’accueil diversifiées, en nombre suffisant, de qualité et équitablement réparties sur tout le territoire
  • Lutter contre les inégalités femmes/hommes et les stéréotypes de genre en mettant au même niveau vis-à-vis d’un employeur le « risque maternité » et le « risque paternité ».
  • Reconnaitre que la conciliation vie professionnelle/vie personnelle ne doit plus être une affaire de femmes et que les hommes sont prêts à s’impliquer davantage dans le partage des responsabilités familiales.
  • Réformer le dispositif des congés parentaux. Pour qu’ils puissent enfin être pris autant par le père que par la mère, il faut impérativement qu’ils soient mieux indemnisés. Sur ce point, c’est peut-être la France qui pourrait s’inspirer des autres : en Italie ou en Suède, le parent qui s’arrête de travailler pour élever son enfant ne touche pas un forfait dérisoire (400 euros mensuels) mais un pourcentage de son salaire… qui peut aller jusqu’à 80%.

I-Média : Zemmour candidat, la vraie gifle pour Macron ?

L’image de la semaine

L’image de la semaine, c’est bien évidemment cette gifle reçue par Emmanuel Macron à l’entame de son “tour de France”. Un geste plus symbolique que violent qui a été largement commenté par les médias.

Les plus gros bobards médiatiques de l’année

Dans quelques jours aura lieu la cérémonie la plus attendue par les journalistes français ! La 12e cérémonie des Bobards d’Or récompensera en effet les meilleurs mensonges des médias durant l’année passée. Inscription, vote et découverte de tous les bobards à cette adresse : https://bobards-dor.fr/

Revue de presse

Zemmour candidat : ça se précise !

Dans un long entretien accordé au média “Livre Noir”, Éric Zemmour a évoqué de manière encore plus précise sa possible candidature à la présidence de la République. Ses déclarations ont mis en émoi les journalistes français.

En privant volontairement des enfants de père, le projet de loi « bioéthique » est un texte d’injustice et non d’amour

La Manif Pour Tous sera au rendez-vous pour le rappeler aux sénateurs les 15 et 24 juin à l’occasion de la poursuite du processus législatif à marche forcée 

Dans la nuit du 9 au 10 juin 2021, l’Assemblée nationale a donc voté pour la 3e fois en faveur du projet de loi dit « bioéthique ». Avec la très polémique, « PMA sans père », le texte entend priver volontairement des enfants de père toute leur vie et leur inventant une filiation fictive qui reposerait sur « deux mères » et l’effacement du père. C’est évidemment au mieux une illusion, au pire un mensonge délibéré. Ce projet de loi ni bio ni éthique autorise également l’autoconservation des gamètes sans motif médical, la création d’embryons transgéniques, de chimères animal-homme et de gamètes artificiels.

Comme l’a développé la député Danièle Obono, de la France insoumise,

« on peut être homme et femme, on peut être ni l’un ni l’autre, on peut être sur le spectre des identités de genre, très fluide, et donc ça c’est une réalité, et par rapport à cette réalité, ça ne doit pas constituer une discrimination et empêcher les personnes de pouvoir enfanter et de pouvoir réutiliser leurs gamètes. »

De tels propos, déconnectés d’une réalité qu’ils s’obstinent à refuser de voir, n’ont malheureusement pas été isolés  dans les rangs de la majorité et de ses alliés de circonstance. De l’extrême-gauche à LREM, c’est bel et bien l’affirmation du droit à l’enfant qui est voulu et qui a été voté.

« Plus c’est gros, plus ça passe »

Les pseudo-débats qui ont eu lieu, tout comme les titres et sous-titres du projet de loi, en disent long sur l’hypocrisie des militants du projet de loi.  Plus l’éthique et l’intérêt de l’enfant, qui n’est plus « supérieur », sont évoqués, moins, en réalité, ils sont respectés. Quant à l’enfant, à l’article 1er sur la PMA, qui le concerne au premier chef, il n’est plus considéré que comme un « projet parental ». Autant de mots assénés, de mots qui manquent, de manipulations qui en disent long.

La Manif Pour Tous dénonce fermement les éléments de langage répétés ad nauseam par la majorité, selon laquelle il y a aurait de longs débats, trop longs même, d’après Jean-Louis Touraine. La réalité est toute autre : il n’y a eu aucun débat de fond. La majorité a systématiquement voté contre tous les amendements proposés par l’opposition. Résultat : une caricature de démocratie, un mépris du parlement, un dialogue et un échange de vue inexistant, un abus de pouvoir complet de la majorité, laquelle profite d’être en surnombre pour piétiner au passage l’intégralité du travail du Sénat. Après trois examens successifs à l’Assemblée nationale, le projet de loi adopté est conforme à sa version initiale ! Les propositions formulées par les députés et les sénateurs ont tout simplement été rayées d’un trait de plume, avec toute la suffisance d’un gouvernement qui n’a pas brillé par se présence.

Même constat de silence du côté de Matignon et de l’Elysée : en vérité, la PMA sans père n’est pas assumée par l’Exécutif qui a cédé face à une pression militante radicale et non représentative. Depuis le début du quinquennat, toutes les enquêtes d’opinion centrées sur les premiers concernés – les enfants – montrent que 78 à 85% des Français estiment que les enfants nés par PMA ont les mêmes droits que les enfants conçus naturellement, et en particulier de ne pas être volontairement privés d’un père ou d’une mère.

GPA : une ligne rouge passée à l’orange

Les députés LREM ont prétendu que ce n’était pas le moment de parler de la GPA alors même que, dès la première lecture du texte, ils avaient eux-mêmes intégré dans le texte l’article 4bis visant à faire reconnaître la filiation d’intention dans le cadre des gestations pour autrui faites à l’étranger par des Français. Ils avaient donc eux-mêmes voulu intégrer la reconnaissance du principe même de la GPA, dès lors que celle-ci a été pratiquée à l’étranger. Vraisemblablement, LREM trouve acceptable d’exploiter des femmes vulnérables, de les réduire au statut de productrices d’enfants, dès lors que celles-ci sont d’autres pays. Cette vision éminemment sexiste et raciste est une honte pour la patrie des Droits de l’Homme. La Manif Pour Tous dénonce ces postures dangereuses et réaffirme une nouvelle fois que la dignité des femmes et des enfants n’a pas de frontière. Ce qui est intolérable et inacceptable en France, l’est tout autant ailleurs dans le monde.

Le projet de loi doit désormais passer en commission spéciale au Sénat, annoncée pour le 15 juin, puis en séance publique au Sénat, le 24 juin. Comment réagiront les sénateurs face au mépris de la majorité présidentielle à leur égard, face au piétinement du débat parlementaire, véritable pilier de notre démocratie ?

La Manif Pour Tous sera évidemment au rendez-vous et rappellera avec force qu’une loi qui prive volontairement des enfants de père n’est pas et ne sera jamais une loi d’amour, d’égalité et de fraternité.

Plongeons dans le Cœur débordant d’amour de Jésus

Le troisième vendredi après la Pentecôte, l’Eglise catholique fête le Sacré Coeur de Jésus. Plus globalement, le mois de juin est le mois associé au Cœur de Jésus. C’est donc une belle occasion de nous rapprocher de ce cœur débordant d’amour pour chacun de nous, de ce cœur qui ne bat que pour nous, de ce cœur infiniment miséricordieux.

Cette solennité, instituée suite aux demandes du Christ à sainte Marie-Marguerite Alacoque lors de ses apparitions à Paray-le-Monial, peut nous inviter à entrer plus profondément dans le mystère du Cœur Sacré de Jésus.

“Ce coeur qui a tant aimé les hommes”, pourquoi nous est-il si précieux ? Les litanies du Sacré Coeur de Jésus nous donnent pas moins de 32 raisons de l’adorer ! En voici quelques-unes :

  • “broyé à cause de nos péchés”, “percé de la lance” – comme Dieu prend soin de nous – nous pouvons nous aussi prendre soin de ses blessures. Adressons-lui une belle prière de réparation pour prendre conscience de la manière dont nous pouvons, dans notre vie de tous les jours, le soulager.
  • “sanctuaire de la justice et de l’amour”, “patient et très miséricordieux”, il est la concrétisation des désirs de nos cœurs. Nous pouvons profiter de ce mois de juin pour lui offrir un acte de consécration et nous engager à l’aimer et le servir de tout notre être.
  • “Maison de Dieu et porte du Ciel”, “source de vie et de sainteté”
    Le psalmiste dit : J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple.” (Psaume 26 ; 4). Oui, dans le cœur du Fils, nous avons trouvé la maison du Père ! C’est bien là que nous voulons vivre, tous les jours de notre vie ! Nous pouvons le demander au Seigneur au cours d’une neuvaine au Sacré Coeur.

A l’occasion de la Fête du Coeur de Jésus, inscrivez-vous à la neuvaine en ligne sur Hozana, Sacré Coeur de Jésus, viens régner dans ma famille, qui se déroulera du 2 au 10 juin !

Gérald Darmanin, ministre des cultes, croit donc en l’existence du diable…

D’un certain point de vue, c’est plutôt une bonne nouvelle à l’heure où les catéchistes n’osent plus en parler aux enfants.

 

C’est arrivé un 10 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 10 juin 1534 : Jacques Cartier est le premier européen à découvrir le Saint-Laurent.

Jacques Cartier est le premier européen à découvrir le Saint-Laurent sur le continent nord-américain. Parti de St-Malo, il arrive à Terre-Neuve, puis le10 juin, il découvre et commence l’exploration de l’estuaire d’un fleuve qu’il nomme le St-Laurent.

  • le 10 juin 1574 : prise de Saint-Lô par l’armée royale.

Les troupes royales sous le commandement du maréchal de Matignon enlèvent Saint-Lô, tenue par les Huguenot, après un siège de deux mois environ.

  • le 10 juin 1637 : naissance de Père Jacques Marquette, explorateur et missionnaire jésuite français, découvreur du Mississippi avec Louis Jolliet.

Né à Laon le 1er juin 1637, Jacques Marquette est le sixième enfant de Nicolas Marquette de La Tombelle.  Il est ordonné prêtre à 29 ans et sollicite d’être envoyé en mission “ad exteras nationes”. Il embarque donc à La Rochelle au début du mois de juin 1666 et arrive à Québec le 20 septembre. Il passe un an à Trois-Rivières à étudier le montagnais et d’autres langues indiennes ; il en parle couramment une demi-douzaine. Avec Joliet, il explore le Mississippi, et y reste pour continuer l’évangélisation des indiens. Il décède  le 18 mai 1675.

  • le 10 juin 1673 : naissance de René Duguay-Trouin, corsaire français.

René Duguay-Trouin est un corsaire français né à Saint-Malo. D’une famille d’armateurs bretons, il débute sa carrière en 1689 et reçoit très tôt le commandement d’un navire. Il connaît une ascension très rapide grâce à ses qualités de chef au combat: capitaine de navire corsaire à 18 ans, capitaine des vaisseaux du Roi à 24 ans, chevalier de l’ordre de Saint-Louis à 34, anobli à 36, chef d’escadre à 42. Il siège à 50 ans en 1723 au Conseil des Indes, et est nommé lieutenant général des armées navales en 1728, pour finir par commander les ports de Brest en 1731 puis de Toulon en 1736. Ses campagnes sont parmi les plus belles de l’histoire navale française. On estime à un peu plus de quatre-vingts le nombre de combats et d’abordages auxquels Duguay-Trouin participe ou qu’il dirige de 1689 à 1711, soit en moyenne près de sept par an.

De toutes les expéditions de Duguay-Trouin, la plus célèbre est la prise de Rio de Janeiro en 1711. L’objectif est d’intercepter la flotte annuelle de l’or qui part du Brésil vers Lisbonne. En 1710 le capitaine Duclerc parti attaquer le Brésil avec 5 vaisseaux et un millier de soldats, a fini prisonnier avec plus de 600 hommes, puis assassiné. Quand René Duguay-Trouin décide de lancer cette opération, la France est en pleine Guerre de Succession d’Espagne, et le Brésil, une colonie portugaise alliée de l’Angleterre contre la France.

Le retentissement de la prise de la ville est considérable en Europe, tout particulièrement chez les nations maritimes en guerre contre la France, donc les Anglais, qui viennent d’essuyer un désastre complet dans une tentative de débarquement sur Québec. Ce succès a sans doute poussé les Anglais à signer la suspension d’armes du 17 juillet 1712. Duguay-Trouin est acclamé en héros :

Il meurt le 27 septembre 1736 à Paris ; d’abord inhumé à l’église Saint-Roch de Paris. Retrouvés, ses ossements sont, en 1973, à l’occasion du tricentenaire de sa naissance, rapatriés de Paris jusqu’à Saint-Malo, et ré-inhumé à la cathédrale Saint-Vincent.

  • le 10 juin 1794 : la Convention décrète la Terreur.

Certains historiens datent son début de la création du tribunal révolutionnaire, en mars 1793. Le 10 juin, les pleins pouvoirs sont conférés au tribunal révolutionnaire. La Terreur, la répression révolutionnaire se durcit avec la loi du 22 prairial an II. Celle-ci supprime la défense (plus d’avocats) et l’interrogatoire préalable des accusés, ne laissant au tribunal que le choix entre l’acquittement et la mort.

Ces décisions débouchent sur une accélération des procédures et une augmentation des condamnations. Pour le seul mois de juin 1794, on procède à 2 000 exécutions à Paris et la guillotine fonctionne jusqu’à six heures par jour. Les pavés parisiens disparaissent sous une couche de sang séché s’écoulant vers la Seine. La « Grande Terreur » commence.

  • le 10 juin 1810 : un Arrêté de Police assigne les 13 “cardinaux noirs”, à résidence forcée.

Des 24 cardinaux français se sont les seuls qui refusèrent d’assister au 2è mariage de Napoléon. Ils sont mis en résidence forcée, éloignés les uns des autres, après leur avoir supprimé leur pension, mis leurs biens sous séquestre et scellés et interdit de porter tous vêtements pouvant rappeler leur titre de cardinal…

  • le 10 juin 1836 : décès d’André Marie Ampère, à 61 ans.

Physicien, chimiste, mathématicien, inventeur, philosophe et poète, André Marie Ampère invente le premier télégraphe électrique, l’électroaimant (avec Arago) et énonce la théorie de l’électromagnétisme en 1827. Il invente une unité de courant électrique : l’ampère qui devient par la suite l’unité internationale de cette mesure.

André-Marie Ampère est né le 20 janvier 1775 à Lyon. Il montre d’impressionnantes capacités intellectuelles dès son plus jeune âge : à 4 ans, il sait déjà lire. Tout au long de sa vie, il s’efforce de démontrer des théories sur l’électromagnétisme, sa première datant de 1827.

Napoléon le nomme, en 1808, Général de l’Université française impériale. Six ans plus tard, il devient membre de l’Académie des sciences de Paris. Il meurt le 10 juin 1836 à Marseille.

  • le 10 juin 1883 : début de l’expédition de Charles de Foucauld au Maroc.

Charles de Foucauld commence son l’expédition au Maroc. Ce jeune militaire français né en 1858, décide de démissionner de l’armée pour parcourir le territoire marocain en se faisant passer pour un juif. Il prépare minutieusement son périple depuis la Tunisie, où il a retrouvé un camarade de Saint Cyr et de Saumur, Maurice Crété, démissionnaire de l’armée d’Afrique aussi, et qui s’est installé en Tunisie pour développer le pays. Ce pionnier moderne lui donne une mule que Charles de Foucauld utilise pour son périple.

« La situation au Maroc était dangereuse pour un chrétien ; effectuer seul une telle expédition sans moyens puissants… relevait du domaine de l’impossible, même si le sultan en donnait l’autorisation, ce qui était hautement improbable et n’aurait d’ailleurs pas servi à grand-chose. »

Tunisie, pour mémoire… de Yves Pagès (Editions Marmelades, pages 97)

Il finit le tour du pays le 23 mai 1884, et publie un livre en 1888, “Reconnaissance au Maroc”, dont les croquis topographiques serviront pour la pacification future du pays. Au contact du désert, il prend conscience du vide spirituel de sa vie et finit par se convertir. Il meurt assassiné en Algérie en 1916 devant son ermitage, il est béatifié en 2005.

  • le 10 juin 1940 : Mussolini déclare la guerre à la France.

L’Italie entre en guerre alors que son armée n’est pas tout à fait prête. Elle profite de la faiblesse de la France pour lui déclarer la guerre. Aux côtés de l’Allemagne nazie, avec qui elle a conclu le pacte d’Acier, elle fait de même vis-à-vis du Royaume-Uni.

  • le 10 juin 1944 : massacre d’Oradour-sur-Glane par les SS.
  • le 10 juin 1995 : agression des défenseurs de la vie.

Rassemblés devant la clinique Ordener, à Paris, à l’appel du docteur Xavier Dor, ils sont agressés par les membres de la ligue des droits de l’homme, le MRAP, le PCF, les Verts, la LCR, Sos Racisme, Ras le Front, la Cadac (coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) aux cris de « Gloire à Satan » et au chant de l’internationale.

(Voir les chroniques du 4 juillet, du 24 octobre, du 10 novembre, et du 6 décembre)

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 434)

Baccalauréat pour les élèves du hors-contrat : 3 textes d’importance sont sortis

La Fondation pour l’Ecole nous informe :

Une note de service importante vient de paraître, datée du 9 juin et se trouvant sous ce lien. Elle vient confirmer la plupart des informations qui avaient été transmises à la Fondation pour l’école par la DGESCO, notamment sur la prise en compte du contrôle continu, l’épreuve de LCA, l’harmonisation des notes, etc…

Attention : il est mentionné que les livrets scolaires et les relevés de notes doivent être remplis et envoyés à Cyclades (via le LSL) ou, pour les livrets papiers, à la direction des examens et concours de chaque académie ou au service interacadémique des examens et concours (pour les académies de Créteil, Paris et Versailles) avant le 14 juin 2021.

Dans les autres parutions au Journal Officiel, on retiendra essentiellement le décret n° 2021-737 du 9 juin 2021, qui vient confirmer que les candidats des établissements d’enseignement privés hors contrat, et des établissements d’enseignement français à l’étranger en cours d’homologation pour le cycle terminal du lycée général et technologique, verront leurs notes de moyennes annuelles inscrites dans le relevé de notes de la classe de terminale en histoire-géographie, en langue vivante A, en langue vivante B et en enseignement scientifique (dans la voie générale) ou en mathématiques (dans la voie technologique) prises en compte au titre des évaluations ponctuelles de la classe de terminale.

Pour l’épreuve de philosophie, la note obtenue à l’épreuve terminale n’est pas prise en compte lorsque cette note est inférieure à la moyenne annuelle du candidat dans l’enseignement de philosophie pour la classe de terminale. En ce cas, la note moyenne annuelle de philosophie est retenue au titre de la note de l’épreuve terminale de philosophie.

La moyenne annuelle retenue est celle figurant sur le livret scolaire ou le relevé de notes en tenant lieu, arrondie au dixième de point supérieur.

Pour les candidats du privé hors-contrat, la note moyenne annuelle d’éducation physique et sportive de l’année de terminale est prise en compte au titre de l’examen terminal d’éducation physique et sportive.

Références au Journal officiel :

  • Décret n° 2021-737 du 9 juin 2021 modifiant le décret n° 2021-209 du 25 février 2021 relatif à l’organisation de l’examen du baccalauréat général et technologique de la session 2021 pour l’année scolaire 2020-2021
  • Arrêté du 9 juin 2021 modifiant l’arrêté du 25 février 2021 relatif aux modalités d’organisation de l’examen du baccalauréat général et technologique pour la session 2021 pour l’année scolaire 2020-2021
  • Note de service du 9 juin 2021sur les modalités d’harmonisation des notes issues des moyennes annuelles de livret scolaire ou de relevés de notes

Textes parus précédemment :

  • Arrêté du 21 mai 2021 modifiant l’arrêté du 1er septembre 2009 portant création de la spécialité « bio-industries de transformation » du baccalauréat professionnel
  • Arrêté du 1er juin 2021 portant modification de l’arrêté du 4 mars 2020 modifié relatif au livret scolaire pour l’examen du baccalauréat général, du baccalauréat technologique et du baccalauréat professionnel

« Allahouakbar » ? Non merci !

De Bernard Antony :

Le néo-sultan ottoman Erdogan n’a certes pas giflé Emmanuel Macron mais il faut dire aussi qu’il n’en avait peut-être pas eu l’occasion dans la période pas si lointaine où il l’exécrait tellement qu’il mettait sur les médias injurieusement en cause sa « santé mentale ».

Mais voilà que, sans exiger des excuses, Mr Macron  rencontrera l’orgueilleux « Reis » dans les jours qui viennent à l’occasion du prochain sommet de l’Otan. Et d’ailleurs, selon les médias, les deux hommes se sont déjà entretenus par visioconférence.

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir lequel des deux retirera de leur rencontre quelque bénéfice pour son pays.

La diplomatie turco-ottomane depuis un siècle, a toujours été redoutablement efficace, sachant ruser, louvoyer, consentir à tous les replis tactiques pour pallier les échecs militaires ou économiques.

Aujourd’hui, après la période de prospérité de l’entre-deux siècles facilitée par son rôle dans l’OTAN et le constant appui américain, la Turquie est simultanément en difficile situation géopolitique mais en très mauvaise passe économique. Elle a depuis des années poussé trop loin sa stratégie de tension à but de déstabilisation : en Syrie, en Lybie, à Chypre et face à la Grèce.

De plus, et c’est tant mieux, pour l’heure, le soutien américain n’est plus ce qu’il était avec Trump.

Aussi, bien que disposant toujours du robinet des flux migratoires et donc des cartes du chantage aux réfugiés, la Turquie a néanmoins besoin de plus d’ouverture des pays de l’Union Européenne.

Aussi, son ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavusoglu s’active t-il avec des airs patelins et la main sur le cœur à prodiguer ces temps derniers à Paris, après Athènes, l’assurance que son pays ne veut que des relations paisibles et fructueuses avec l’Europe.

Et c’est ainsi qu’à Paris comme à Berlin, et surtout à Bruxelles, tout indique que l’on pourrait bien reconsidérer la question de l’adhésion de la Turquie puisqu’elle redevient si fréquentable pour l’Union Européenne.

Aussi, ni l’OTAN, ni l’UE ne demanderont à la Turquie de reconnaître enfin solennellement le génocide de 1916 des Arméniens, des Assyro-chaldéens et autres chrétiens; ni de reconnaître à l’Arménie actuelle des frontières incluant le Haut-Karabagh; ni de cesser son instrumentalisation islamiste des millions de ses ressortissants en Europe.

Du haut de ses plus de 60 000 minarets sur son territoire et des milliers encore dans les pays balkaniques islamisés et jusque dans les pays de vieille chrétienté retentira alors toujours plus le cri de mobilisation de toute l’oumma islamique: Allahou Akbar !

Mais nos médias et nos politiciens hypocrites font semblant de s’émouvoir beaucoup plus de ce qu’un malheureux trublion vaguement gilet jaune et brumeusement anarcho-royaliste quelque peu imbibé, ait proféré pâteusement en souffletant Mr Macron le cri de ralliement capétien « Montjoie- Saint-Denis ! » Comme si cela était l’annonce d’un dangereux assaut contre la République !

Pour nous, c’est plutôt l’immense menace sur notre France d’Erdogan et de ses hordes de frères musulmans, de néo-janissaires et bachi-bouzouks et autres islamo-gauchistes qui nous inquiète.

Et parce que notre département de Seine-Saint-Denis est depuis longtemps déjà un territoire d’islam, faudrait-il alors accepter la déconstruction macromaniaque de notre histoire nationale et nous interdire, à cause d’un malheureux incident, de vibrer dans la souvenance du cri d’amour des chevaliers d’antan pour un domaine royal qui allait grandir et devenir la France?

Alors ? Montjoie Saint-Denis !

Le pitoyable contre-feu de Mélenchon pour détourner l’attention de ses propos complotistes

Comprendre la polémique Papacito/Mélenchon en 6 minutes ou comment Mélenchon joue le comédie suite aux accusations de complotiste :

Réponse de Papacito :

Après trois lectures et malgré des milliers d’amendements, la boîte de Pandore est ouverte

Intervention de madame Ménard à l’occasion de l’explication de vote sur le projet de loi bioéthique la nuit dernière à l’Assemblée nationale :

Pandore, première femme humaine, née de l’argile, apporta dans ses bagages une boîte que Zeus lui interdit formellement d’ouvrir. Celle-ci contenait tous les maux de l’humanité, parmi lesquels la folie, la tromperie et l’orgueil.

Après trois lectures et malgré mes quelques 1 539 amendements déposés (mais rarement défendus du fait de votre conception du débat démocratique), cette boîte de Pandore est ouverte. En grand. Par qui ? Par vous-même. Apprentis faux dieux qui vous croyez au-dessus de tout : du bon sens, du réel, de notre nature charnelle et surtout – et c’est le plus grave – de l’intérêt supérieur de l’enfant. Enfant que vous instrumentalisez pour réaliser vos désirs d’adultes. Enfant qui ne demande rien à personne mais qui sera privé – par votre faute et votre seule faute – de son père.

Au-delà du vertige de cette décision froide, réfléchie, que vous prenez, c’est bien un naufrage éthique que vous déclenchez.

Comment nommer autrement vos tentatives – détournées ou non – de légaliser la GPA, la PMA post-mortem, la PMA pour les personnes transsexuelles, ou encore, l’avortement d’un enfant jusqu’à la veille de sa naissance pour, dites-vous, détresse psychosociale ?

Comment nommer autrement vos trop nombreuses transgressions : PMA pour toutes les femmes, chimères animal-homme, destruction de 12 000 embryons humains, refonte du droit de la filiation quitte à faire croire à un enfant qu’il peut naître de deux femmes, impossibilité pour les enfants issus de PMA d’effectuer une recherche en paternité ?

Un texte qui me noue les entrailles puisque, derrière une prétendue « égalité » entre adultes, il ne fait que créer des « discriminations » entre les enfants et nie la place du père…

Mais tout va bien puisque vous appelez ça un texte d’amour… Sauf qu’il ne s’agit pas d’amour. Mais du seul désir des adultes d’avoir un enfant. Un désir sec, glacial, insensible aux droits du tout-petit. Je voterai donc, une fois encore, contre ce projet de loi.

Guerre civile : tout va se jouer dans l’année ou les deux ans à venir

Jean-Pierre Fabre-Bernadac, ancien capitaine de gendarmerie et officier de l’ armée de terre, a été interrogé dans Monde & Vie sur l’appel des militaires et le risque de guerre civile. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Monde & Vie ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

A quoi servent les vaccins ?

Jean Castex a été déclaré cas contact, car son épouse a été testée positive au Covid-19. Par conséquent le Premier ministre est à l’isolement pendant sept jours.

Le Premier ministre s’isole pour la troisième fois en moins d’un an, après avoir été déclaré cas contact du directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, en septembre, puis d’Emmanuel Macron en décembre, sans toutefois être jamais testé positif.

Le 19 mars, Jean Castex s’était fait vacciner contre le COVID-19 avec le vaccin d’AstraZeneca, en présence de la presse. L’Agence européenne des médicaments avait estimé que le vaccin d’AstraZeneca était sûr et efficace. Tellement efficace qu’il faut garder le masque et se mettre à l’isolement en cas de contact avec une personne positive…

Selon les chiffres officiels de l’Union européenne, on compte au 5 juin près de 14 000 décès après vaccination.

Au moins 13,5 millions de filles tuées. Mais que font les féministes ?

Lu dans Présent :

Selon une étude publiée le 8 avril dernier dans le Lancet, 13,5 millions de femmes manqueraient à l’appel en Inde à cause des avortements sélectifs motivés par le sexe de l’enfant commis entre 1987 et 2016. Et la tendance va en augmentant, avec une hausse de 60 % du nombre de féminicides de ce type entre 2007 et 2016.

La grande marche de Saint-Joseph est partie

Le pèlerinage (évoqué ici) est parti lundi 7 juin du parvis de La Défense en direction de… Cotignac, passant par Montmartre, la rue du Bac, Saint-Germain l’Auxerrois… Les Parisiens ont ainsi vu la statue du père nourricier de Jésus dans les rues :

Aujourd’hui la marche se dirige vers Evry. Vendredi elle sera à Moisenay, samedi à Fontainebleau et dimanche à Ville Saint-Jacques.

Quelles valeurs ?

Le Conseil Stratégique LR s’est réuni mercredi 9 juin pour préparer l’élection présidentielle en 3 phases :

  1. Le Conseil Stratégique charge Jean Leonetti de travailler sur un processus de sélection du candidat ou de la candidate de nos familles politiques de la droite et du centre.
  2. Christian Jacob et Gérard Larcher ont travaillé à la préparation d’enquêtes d’opinion sur la base d’un panel très large de 15 000 personnes partageant les valeurs de la droite et du centre qui auront vocation à éclairer les travaux de Jean Leonetti.
  3. Le Conseil National se réunira pour voter sur les propositions de Jean Leonetti, puis suivra un Congrès au plus tard fin septembre.

Ce travail doit permettre d’être rassemblés derrière un candidat qui portera nos valeurs devant les Français en novembre.

Il reste à définir ce que LR entend pas “nos valeurs”. Entre Renaud Muselier, Laurent Wauquiez, Guillaume Peltier, Valérie Pécresse… c’est un peu l’auberge espagnole…

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