Des milliers de personnes ont participé samedi à Rome à une nouvelle édition de la Manifestation Nationale pour la Vie, un rendez-vous qui rassemble des associations pro-vie de toute l’Italie.

L’appel, soutenu par plus d’une centaine d’organisations, a traversé le centre de la capitale italienne depuis la Place de la République jusqu’à la basilique Saint-Jean-de-Latran.
Bien que la marche ait lieu chaque année, l’édition 2026 est marquée par la relance d’initiatives législatives sur le suicide assisté en Italie. Les organisateurs estiment que la manifestation vise à rappeler que la protection de la vie humaine reste une question fondamentale pour la société contemporaine, notamment dans un contexte où prolifèrent des propositions législatives liées à l’avortement, à l’euthanasie et à d’autres pratiques affectant les plus vulnérables.
« Nous sommes 20 000 à défiler dans les rues de Rome pour rappeler qu’une société ne peut être considérée comme pleinement juste si elle “laisse dans l’ombre l’enfant à naître, les personnes âgées, les malades, ceux qui souffrent en silence”, car “la défense de la vie humaine est un but de la civilisation”, comme l’a déclaré le pape Léon XIV il y a quelques jours lors de sa visite au Parlement espagnol. Aujourd’hui, nous réaffirmons qu’une société véritablement saine est celle qui protège la vie de la conception à la mort naturelle, et nous sommes fermement convaincus de vouloir abroger toute loi qui autorise la violation de ces droits. »
Tels étaient les mots des organisateurs de la manifestation nationale « Choisissons la vie ».
Les deux porte-parole, Massimo Gandolfini et Maria Rachele Ruiu, se sont adressés aux sphères politique, culturelle et médiatique, lançant un appel à soutenir la natalité, à interdire la pilule du lendemain, à abroger la circulaire « Speranza » légalisant l’avortement médicamenteux par la RU486 prescrite en clinique, et à abolir les techniques de manipulation de l’être humain par la production, la sélection, la congélation et l’élimination d’embryons.
La défense de la vie naissante implique également la création d’un fonds dédié au droit de ne pas avorter, le soutien à la présence d’associations spécialisées dans l’accompagnement maternel au sein des centres de conseil et dans toute la communauté, ainsi que l’aide aux jeunes couples et aux familles nombreuses par des politiques structurelles.
Concernant les soins de fin de vie, le rassemblement appelle politiquement à « s’abstenir de toute législation relative au suicide assisté ou à l’euthanasie et à financer adéquatement le programme de soins palliatifs prévu, mais jamais véritablement mis en œuvre, par la loi 38/2010, qui constitue le véritable remède aux demandes de suicide assisté ».
Parallèlement, il réclame également « des mesures politiques visant à protéger pleinement le bien-être des enfants et, par conséquent, à bloquer les transitions hormonales et chirurgicales chez les mineurs ».
De nombreux responsables politiques étaient présents à la marche, notamment le député européen Paolo Inselvini, le député Maddalena Morgante, la conseillère régionale du Latium chargée de la jeunesse et des politiques familiales Simona Baldassarre, la conseillère régionale du Latium Chiara Iannarelli et l’ancien sénateur Simone Pillon. Le président de la Chambre des députés, Lorenzo Fontana, a adressé un message aux participants :
« Il est essentiel de renforcer les dispositifs de soutien à la maternité par des mesures favorisant l’emploi stable, la flexibilité organisationnelle et la valorisation du rôle parental. Choisir la vie, c’est promouvoir une culture qui s’oppose à la logique de sélection et de marginalisation, et construire une société capable de reconnaître, en toute circonstance, même la plus difficile et la plus douloureuse, un don précieux à accueillir et à protéger. Cela, a-t-il ajouté, exige un engagement constant pour lever les obstacles économiques et sociaux qui entravent souvent les choix individuels. »
Un message écrit a également été envoyé par Monseigneur Renzo Pegoraro, président de l’Académie pontificale pour la vie :
« Notre témoignage, en choisissant la vie vulnérable, est important, depuis la vie naissante dans le ventre de la mère jusqu’à la vie qui s’ouvre à l’éternité sur un lit d’hôpital ». « Prendre soin des plus petits et des plus démunis, des rejetés et des indésirables, tel est le défi qui nous attend. »
La manifestation a également été marquée par les témoignages de divers militants et personnalités. Parmi eux, Andrea Bocelli a évoqué la décision de sa mère, « dont les médecins avaient déconseillé la poursuite de la grossesse, mais qui a choisi de faire confiance à la vie et de ne pas se laisser abattre ». La vie, « lorsqu’elle est accueillie et non crainte, se multiplie », et, a ajouté Bocelli, « les civilisations qui ont prospéré l’ont compris en se tournant vers l’avenir, en investissant dans les nouvelles générations, en choisissant l’acceptation comme voie à suivre ».
Faisant écho à ses propos, présent sur scène et dans la procession, Monseigneur Antonio Suetta, évêque de Vintimille-San Remo et promoteur de l’initiative « Les Cloches de la Vie » :
« Nous sommes dans la rue car, parmi toutes les belles et importantes choses que nous voulons dire, nous voulons aussi nous opposer au complot du silence de ceux qui voudraient nous faire oublier nos idées, les garder pour nous. Au contraire, nous avons le devoir de dire que nous devons toujours protéger la vie. »
Ils ont également partagé leurs témoignages, notamment avec Stefano et Giovanna Mariani, les parents d’Arturo Mariani et d’Emmanuel Cosmin Stoica, écrivain et militant en situation de handicap. L’événement s’est conclu par un concert du groupe « The Sun » avec Angelo Maugeri.
Grazie al vescovo di Sanremo Ventimiglia mons. Suetta, che oggi alla marcia per la vita canta con noi “per sempre si”, insieme all’assessore Baldassarre, all’on. Inselvini e a molte migliaia di amici e famiglie da tutta Italia.
Per sempre si alla vita.
No all’aborto.
ScegliAmo… pic.twitter.com/alqtFwS5me— Simone Pillon (@SimoPillon) June 13, 2026
