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Pat et Tic en campagne : le “making of” de la “team” ambiance

Suite à nos interrogations et à une enquête minutieuse du Point, il s’avère que ces images du meeting de LREM ne sont pas le fait de leurs opposants mais bien à l’initiative de Marlène Schiappa.

Cette dernière confond d’ailleurs les régionales avec les présidentielles puisqu’elle demande à ses fans…(pardon à ses militants) d’acclamer le slogan “Macron, président !”.

« Les Noirs derrière ! » : cela ne choque personne ?

Non, car le slogan original s’en prenait aux Blancs. Ouf, on a évité de peu le racisme caractérisé (et puis les LGBT c’est le camp du Bien, ils ont tous les droits, même celui d’être racistes) :

Le Mali aux Maliens (et la France aux Français) : quand Mélenchon se met à faire du Le Pen

Le CSA en guerre contre CNews

Le CSA a mis en demeure CNews de respecter ses obligations en matière de pluralisme, reprochant à la chaîne d’info du groupe Canal+ d’avoir trop donné la parole à Jordan Bardella, candidat du Rassemblement national pour les élections régionales en Ile-de-France, par rapport aux autres listes.

Dans une décision publiée ce samedi au Journal officiel, le CSA a relevé que CNews avait invité « à neuf reprises » du 10 au 28 mai la tête de liste du RN à Paris pour les régionales.

C’est pourquoi le Conseil supérieur de l’audiovisuel a décidé de mettre en demeure la chaîne « de se conformer, à l’avenir, aux dispositions » en matière de pluralisme politique, et notamment celles applicables pour les élections régionales, qui prévoient un « accès équitable des listes en présence ». Cette mise en demeure constitue une sorte d’avertissement et expose CNews, en cas de récidive, à une sanction qui peut aller d’une amende à une suspension de la diffusion d’un programme, en passant par une privation temporaire de publicité.

En mars, le CSA avait infligé à CNews une amende de 200.000 euros pour « incitation à la haine » et « à la violence » après des propos d’Eric Zemmour.

Récemment, Stéphane Séjourné, conseiller d’Emmanuel Macron, avait proposé que le temps de parole d’Eric Zemmour soit décompté.

En revanche, le CSA ne met pas en demeure les autres chaînes concernant leur manque de pluralisme :

«CheckNews» a compté le nombre d’apparitions des responsables d’extrême droite dans les matinales depuis début avril. C’est sur la chaîne CNews qu’il y a le plus d’invitations. LCI, France info, France 2 et RTL ont moins d’un invité du RN sur six dans leurs matinales des deux derniers mois. Ainsi, au cours des trois derniers mois la part des invités “d’extrême-droite” sur CNEWS était de 26,5%, soit … leur score à la présidentielle de 2017 (~27%), contre seulement 10,7% des invités sur les autres matinales d’info…

Et on attend aussi que le CSA s’exprime sur cette photo coupée, sur laquelle manque un candidat, accessoirement donné à 28% des intentions de vote :

Repris par Twitter, France Bleu Normandie a du diffuser une autre photo, sans s’excuser :

Nouvelles réactions au projet de restriction de la célébration selon la forme extraordinaire

Réaction du cardinal Joseph Zen, évêque émérite d’Hong-Kong :

J’ai lu dans les journaux des nouvelles assez inquiétantes concernant d’éventuelles restrictions à la célébration de la messe tridentine (ce que nous appelons aujourd’hui la forme extraordinaire du rite romain).

Je tiens à préciser que je ne peux pas être considéré comme un extrémiste de cette forme liturgique et que j’ai travaillé activement, en tant que prêtre et en tant qu’évêque, pour la réforme liturgique après Vatican II, en essayant également de limiter les excès et les abus, qui n’ont malheureusement pas manqué dans mon diocèse. On ne m’accusera donc pas de facétie. Mais je ne peux pas nier, d’après mon expérience à Hong Kong, tout le bien qui a découlé du motu proprio Summorum Pontificum et de la célébration de la Messe tridentine. Il y a ici un groupe fidèle qui, depuis des décennies, participe à cette forme qui nous vient des richesses liturgiques de notre Tradition, un groupe qui n’a jamais créé de problèmes pour le diocèse et dont les participants n’ont jamais remis en question la légitimité de la Messe renouvelée. Dans la communauté qui participe à la forme extraordinaire à Hong Kong, sont passés de nombreux jeunes qui, à travers cette messe, ont redécouvert le sens de l’adoration et de la révérence que nous devons à Dieu, notre Créateur.

J’ai travaillé pour la réforme liturgique, comme je l’ai dit, mais je ne peux pas oublier la messe de mon enfance, je ne peux pas oublier quand, enfant à Shanghai, mon père, un fervent catholique, m’emmenait à la messe tous les jours et le dimanche, il me faisait assister à cinq messes ! J’ai ressenti une telle révérence, j’étais tellement fasciné (et je le suis toujours !) par la beauté du chant grégorien, que je pense que cette expérience a nourri ma vocation au sacerdoce, comme elle l’a fait pour tant d’autres. Je me souviens des nombreux fidèles chinois (et je ne pense pas qu’ils connaissaient tous le latin…) participant à ces cérémonies liturgiques avec beaucoup d’enthousiasme, tout comme je peux maintenant en témoigner dans la communauté qui participe à la Messe tridentine à Hong Kong.

La Messe tridentine ne divise pas ; au contraire, elle nous unit à nos frères et sœurs de tous les âges, aux saints et aux martyrs de tous les temps, à ceux qui ont lutté pour leur foi et qui ont trouvé en elle une nourriture spirituelle inépuisable.

Réaction du cardinal Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la Foi :

Benoît XVI a agi avec beaucoup de sagesse lorsqu’il a fait une bonne réconciliation de ces tendances. On ne peut pas agir avec autoritarisme maintenant, en introduisant des interdits, il faut de la prudence et du respect pour les groupes et les personnes qui veulent célébrer la Sainte Messe avec le rite adopté jusqu’à Jean XXIII, sans créer de nouvelles tensions.

Extrait de la réaction de Mgr Carlo Maria Viganò :

[…] Le modus operandi des Novateurs apparaît une fois de plus dans cette opération contre le Motu Proprio : d’abord, certains des adversaires les plus fanatiques de la liturgie traditionnelle lancent comme une provocation l’abrogation de Summorum Pontificum en définissant l’ancienne messe comme “source de division” ; ensuite, la Congrégation pour la doctrine de la foi demande aux Ordinaires de répondre à un questionnaire dont les réponses sont pratiquement préformatées (la carrière de l’évêque dépend de la manière dont il ira avec ce qu’il rapportera au Saint-Siège, car le contenu du questionnaire sera également connu de la Congrégation des évêques) ; puis, négligemment, lors d’une réunion à huis clos avec des membres de l’épiscopat italien, Bergoglio se dit préoccupé par les séminaristes “qui semblaient bons, mais rigides” et par la diffusion de la liturgie traditionnelle, répétant toujours que la réforme liturgique conciliaire est irréversible ; de plus, il nomme comme Préfet du Culte Divin un ennemi juré du Vetus Ordo, pour être un allié dans l’application des éventuelles restrictions ; enfin, nous apprenons que les Cardinaux Parolin et Ouellet sont parmi les premiers à vouloir ce redimensionnement du Motu Proprio : cela conduit évidemment les prélats “conservateurs” à se précipiter sur la défense du régime actuel de coexistence des deux formes ordinaire et extraordinaire, donnant à François l’occasion de se montrer comme un modérateur prudent des deux courants opposés et conduisant “seulement” à une limitation de Summorum Pontificum au lieu de son abrogation totale. Ce qui – comme nous le savons – était exactement ce qu’il avait prévu de faire dès le début de l’opération.

Quel que soit le résultat final, le deus ex machina de cette pièce prévisible est et reste Bergoglio, prêt à s’attribuer le mérite d’un geste d’indulgence envers les conservateurs, ainsi qu’à se décharger de la responsabilité d’une application restrictive sur le nouveau préfet, Mgr Arthur Roche et ses sbires. Ainsi, en cas de protestation chorale des fidèles et de réaction désordonnée du Préfet ou d’autres prélats, on profitera à nouveau de l’affrontement entre progressistes et traditionalistes pour affirmer, en disposant alors d’excellents arguments, que la coexistence des deux formes du rite romain conduit à des divisions dans l’Église et qu’il est donc plus prudent de revenir à la pax montiniana, c’est-à-dire à la proscription totale de la messe de toujours.

J’exhorte mes Confrères dans l’épiscopat, prêtres et laïcs, à défendre énergiquement leur droit à la liturgie catholique, solennellement sanctionnée par la bulle Quo primum de saint Pie V ; et à défendre avec elle la Sainte Église et la Papauté, l’une et l’autre exposées au discrédit et au ridicule par les Pasteurs eux-mêmes. La question du Motu Proprio n’est pas du tout négociable, car en lui est réaffirmée la légitimité d’un rite jamais abrogé ni abrogeable. De plus, outre les dommages certains que ces nouveautés fumeuses vont causer aux âmes et l’avantage certain qui sera donné au Diable et à ses serviteurs, il y a de la part de Bergoglio un manque de respect inconvenant à l’égard de Benoît XVI, toujours vivant. Il doit savoir que l’autorité que le Pontife Romain exerce sur l’Église est celle de Vicaire, et que le pouvoir qu’il détient vient de Notre Seigneur Jésus-Christ, unique Tête du Corps Mystique : abuser de l’autorité apostolique et du pouvoir des Saintes Clés dans un but opposé à celui pour lequel elles ont été instituées par le Seigneur est une offense sans précédent à la Majesté de Dieu, un déshonneur pour l’Église et une faute dont il devra répondre devant Celui dont il est le Vicaire. Et celui qui refuse le titre de Vicaire du Christ doit savoir qu’avec lui, la légitimité de son autorité est également perdue.

Il n’est pas acceptable que l’autorité suprême de l’Église se permette d’annuler, dans une troublante opération de cancel culture en matière religieuse, l’héritage qu’elle a reçu de ses Pères ; il n’est pas non plus admissible de considérer hors de l’Église ceux qui ne sont pas disposés à accepter la privation de la Messe et des Sacrements célébrés sous la forme qui a forgé près de deux mille ans de saints. L’Église n’est pas une entreprise dans laquelle le département marketing décide de supprimer les anciens produits du catalogue et d’en proposer de nouveaux, en fonction des demandes de la clientèle. Il a déjà été douloureux d’imposer par la force aux prêtres et aux fidèles la révolution liturgique, au nom de l’obéissance au Concile, en leur arrachant l’âme même de la vie chrétienne pour la remplacer par un rite que le maçon Bugnini avait copié du Book of Common Prayer de Cranmer. Cet abus, partiellement réparé par Benoît XVI avec le Motu Proprio, ne peut en aucun cas se répéter maintenant, en présence d’éléments qui sont tous largement en faveur de la libéralisation de l’ancienne liturgie. Si l’on voulait vraiment aider le peuple de Dieu dans cette crise, il aurait fallu abolir la liturgie réformée, qui en cinquante ans a causé plus de dégâts que le calvinisme. […]

« L’éthique » de 2021 consacre l’égoïsme comme nouvelle notion du Bien

Extrait de l’éditorial d’Epoch Times à propos de la loi de bioéthique :

[…] La conséquence à court terme est une loi de bioéthique que l’ancien président du comité national d’éthique, Didier Sicard, décrit comme « du théâtre » plutôt qu’un travail sérieux. L’opinion qui a été suivie par l’Assemblée nationale n’est même pas de façon justifiable celle du peuple, mais plutôt celle d’un microcosme parisien militant : la majorité des contributions aux États Généraux de la bioéthique en 2018 était opposée à la généralisation de l’aide médicale à la procréation, opposée à la manipulation génétique des embryons humains, opposée aux « partenariats » médicaux avec les grandes dictatures comme la Chine. Les résultats de cette consultation populaire ont été balayés, mis sous le tapis pour laisser place au besoin de tenir la « promesse présidentielle ». Des centaines de propositions d’amendement au texte de loi voulu par le gouvernement ont ensuite été jetées aux archives parlementaires sans même être débattues ; seuls les sénateurs ont pu tenter d’influer un peu sur le cours du courant en modifiant le texte.

L’accès à toutes à la procréation médicalement assistée va donc être permis, satisfaisant le désir d’enfant de femmes lesbiennes, que les outils de l’adoption ne semblait pouvoir combler. Le choix du législateur, pour adresser la souffrance psychologique exprimée par ces femmes, est de mettre à terre le concept même de filiation et de l’inscription de l’enfant dans une lignée. Face à la détresse de femmes en désir d’enfant, celle à venir d’enfants déracinés qui se considéreront comme nés de rien n’a pas compté dans le travail parlementaire.

Comme le disait le philosophe Dominique Folscheid, « notre monde est devenu une technosphère, peuplée d’individus mus par des désirs de nature consumériste – dont fait partie l’enfant. Il est devenu le fruit d’un désir produit par la technique, ce qui fait de lui un objet de consommation. Qu’on en refuse l’accès à certains apparaît impensable puisque la technique le permet. »

Conséquence immédiate, des demandes de moyens supplémentaires remontent déjà des CECOS, les centres de fertilité : il va falloir plus de techniciens, plus de donneurs de sperme pour mieux industrialiser la procréation, plus de moyens aussi pour la congélation d’ovocytes, afin qu’il soit aussi possible d’avoir des enfants après ménopause et après avoir fait carrière. La femme moderne devant répondre à la violente injonction d’être d’abord une combattante, la technique médicale interviendra ensuite pour répondre à sa souffrance d’avoir atteint ces objectifs sans être plus heureuse pour cela.

Le chemin va maintenant s’ouvrir, puisque la loi de bio-éthique n’était qu’une première étape, pour la location ou l’achat du ventre des femmes. Celles et ceux qui dénoncent avec tant de vigueur le patriarcat comme oppresseur des femmes parce qu’il s’approprierait leur matrice, acceptent par contre de s’approprier aujourd’hui une semence, demain la matrice d’une autre. L’ancien système l’inscrivait dans un engagement partagé, chacun prenant soin de l’autre ; le nouveau dans le seul accès à sa propre satisfaction.

À moyen terme, l’approche de relativisme moral suivie par le gouvernement implique que, si l’opinion publique ou des groupes de pression suffisamment puissants se mettaient à penser qu’il est bon de greffer dans le cerveau de tous les enfants des électrodes pour les calmer lorsqu’ils sont agités, ceci deviendrait un nouveau « Bien »… que la loi suivrait pour l’autoriser. L’exemple n’est pas ingénu puisqu’Elon Musk comme Jeff Bezos ou Mark Zuckerberg investissent massivement dans le développement de technologies agissant sur le fonctionnement du cerveau et que leur métier est d’influencer, voire manipuler l’opinion, pour ensuite vendre leurs produits.

On doit donc malheureusement conclure que « l’éthique » de 2021 consacre l’égoïsme comme nouvelle notion du Bien. Avec la validation de la manipulation génétique des embryons humains, elle fait disparaître un peu plus la notion du sacré de la vie, réduisant celle-ci à un paquet de cellules plus ou moins bien assemblées, et que la technique peut manipuler comme elle veut, puis attribuer à qui elle veut. Pour reprendre l’intitulé d’une banderole d’une manifestation de personnes opposées à la loi de bioéthique dans son format final, ceci ne mènera pas à un monde meilleur mais très certainement au « meilleur des mondes ».

Chronique des cinglés

La chambre des députés argentine a adopté une loi qui réserve 1% des postes de l’administration publique aux personnes transgenres.

En plus de ce quota, le texte prévoit des incitations à l’embauche pour les personnes LGBT+ dans les entreprises privées. Cette loi a été adoptée avec 207 votes favorables, 11 votes défavorables et 7 abstentions.

S’agissant des incitations dans le secteur privé, les charges patronales correspondant à l’emploi de personnes transgenres seront déductibles des impôts des entreprises.

Ce texte doit maintenant être examiné et approuvé par le Sénat avant d’entrer en vigueur.

Réaction de l’Ambassadeur arménien après l’agression de l’Azerbaïdjan

Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a été reçu mardi 1er juin par le président Emmanuel Macron pour parler de la situation difficile entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie.

Les deux pays étaient en conflit armé jusqu’au cessez-le-feu du 10 novembre 2020, mais la situation demeure instable, particulièrement à la frontière entre ces deux pays. Pour en parler, S.E. M. Paruyr Hovhannisyan, Ambassadeur et Représentant permanent de l’Arménie auprès du Conseil de l’Europe, à Strasbourg, est interrogé par Gregor Puppinck sur RCF :

Opération “Mes propres pas”, en hommage à Jean Raspail

Communiqué du chancelier de Patagonie, à l’occasion de l’anniversaire de la mort de Jean Raspail :

La Chancellerie de Patagonie adresse ses plus vives félicitations aux 7 cavaliers qui dans la nuit du 12 au 13 juin 2021, ont conduit à Paris l’opération “Mes propres pas”, en hommage au consul général Jean Raspail.

La fine équipe a procédé au collage d’une très belle affiche de 2m sur 3m, qui domine depuis cette nuit le périphérique parisien, dans le 17ème arrondissement, au niveau de la porte d’Asnières (accès par le boulevard de Reims, à partir duquel une passerelle permet d’aller admirer l’affiche). A cet endroit passait un tronçon de la route départementale n°11, dite de la Révolte, créée vers 1750 sur l’emplacement d’un ancien chemin conduisant à Saint-Denis.

​Cette affiche représente Jean Raspail, reproduit la devise chevaleresque de la famille Pikkendorff “Je suis d’abord mes propres pas”, et est signée “Jean Raspail, 5 juillet 1925 – 13 juin 2020”.

Symboliquement et en souvenir de l’opération “Boulevard Raspail” de l’année dernière, une plaque “Boulevard Jean Raspail” a été posée au cours de cette même nuit, sur la façade de l’hôtel Lutétia au carrefour de Sèvres Babylone dans le 6ème arrondissement de Paris.

Pour que le souvenir reste !

C’est arrivé un 13 juin…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

    • le 13 juin : fête de saint Antoine de Padoue, franciscain.
    • le 13 juin 313 : l’édit de Milan.

L’édit confirme la liberté de culte pour les chrétiens et la restitution des biens chrétiens confisqués ; il autorise l’exercice public de la religion chrétienne. La liberté religieuse devient ainsi totale dans l’Empire romain. Quand la république française reconnaîtra-t-elle ainsi sa dette vis-à-vis de l’Eglise catholique et des catholiques français ?

    • le 13 juin 1231 : mort de saint Antoine de Padoue.

En 1220, les restes d’un groupe de Franciscains martyrs sont ramenés du Maroc. Cet événement le conduit à joindre l’ordre de François d’Assise, où il reçoit le prénom Antoine. Il part en mission, à sa demande, au Maroc, mais doit être rapatrié en Europe dès 1221 pour raisons de santé. En 1231, il meurt d’épuisement à Arcelle, près de Padoue en pleine prêche de Carême.

De nombreux faits surnaturels lui sont attribués, comme celui d’avoir tenu une nuit l’Enfant Jésus dans ses bras. À partir du XVIIe siècle, saint Antoine de Padoue est invoqué pour retrouver les objets perdus (depuis qu’un voleur qui lui avait dérobé ses commentaires sur les Psaumes se sentit obligé de les lui rendre), pour recouvrer la santé. Voir la chronique du 30 mai.

    • le 13 juin 823 : naissance de Charles II le Chauve, Roi de France et empereur d’Occident.

Petit fils de Charlemagne, il reçoit, en 843 au traité de Verdun qui divise l’empire, la Francie occidentale. C’est lui qui va perdre la Bretagne en 845. A la bataille de Ballon, Nominoë remporte en effet une victoire sur Charles le Chauve. Un premier traité est conclu en 846 : Nominoë devient le premier souverain indépendant de Bretagne. Les victoires successives des Bretons vont leur permettre d’étendre le royaume breton au-delà du Cotentin. Charles II est sacré à Orléans le 6 juin 848, puis empereur d’Occident par le pape Jean VIII à Rome le 25 décembre 875. Il meurt le 6 octobre 877, sur la route retour d’une croisade faite à l’appel du pape contre les Sarrasins dans le sud de l’Europe. Voir les chroniques correspondantes.

Voir les chroniques du 6 juin, du 6 octobre 877, du 25 décembre 875.

    • le 13 juin 1564 : le Roi Charles IX entre à Lyon.

Voici comment Jean Guiraud dans Histoire partiale- Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2 chapitre 15 page 191) résume les crimes huguenots dans la ville durant les deux années précédentes :

«Lyon. Pendant plusieurs mois, c’est, une suite ininterrompue de massacres, de pillages et d’incendies. Le sang coule à flots… Le 19 avril 1562, Lyon tombe au pouvoir des protestants. C’est le sac d’une ville prise d’assaut. Plusieurs églises sont détruites, les images martelées, les reliques jetées au vent, ou confondues avec les ossements des animaux, les sépultures violées. Rien n’échappe à la férocité de ces hordes auxquelles les chefs abandonnent le pillage pour se réserver la meilleure part du butin : l’or et l’argent des églises. »

Par peur des vengeances, le Roi fait interdire les rassemblements de catholiques avant sa venue. La visite royale se déroule bien, mais ne résout rien.

    • le 13 juin 1611 : Champlain franchit les rapides de Lachine.

Samuel de Champlain épate ses alliés autochtones en franchissant les dangereux rapides de Lachine à bord d’un canoë. La 1ère guerre franco-iroquoise débute. 200 Hurons et Algonquins arrivent à Mont Royal en provenance des pays d’en Haut. C’est avec eux, que Champlain franchit les rapides en canot.

    • le 13 juin 1721 : signature du traité de Madrid, triple alliance entre la France, l’Espagne et l’Angleterre.

Le 13 juin 1721, la France, la Grande-Bretagne et l’Espagne signent le traité de Madrid. Cet accord est essentiellement commercial, et territorial. Le ministre d’Etat français Guillaume Dubois s’engage à restituer la base de Pensacola, prise à l’Espagne et intégrée à la Louisiane. D’autre part, la traite des esclaves, jusqu’alors monopolisée par la France et l’Espagne, est ouverte au Britanniques. Enfin, les trois puissances se garantissent une assistance mutuelle en cas de conflit.

    • le 13 juin 1917 : deuxième apparition de Fatima.

Les enfants accompagnés de plusieurs centaines de fidèles sont au rendez-vous. C’est ainsi, qu’après la prière collective, l’Immaculée Conception se présente à nouveau et annonce à Lucie :

“J’emmènerai bientôt François et Jacinthe au ciel, mais toi tu resteras encore ici quelque temps, Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer “. ”……Jésus veut se servir de toi pour me faire connaitre et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé……”

Elle demande aussi à la jeune Lucie d’apprendre à lire et écrire afin de mieux rapporter sa parole auprès des hommes et surtout que DIEU VEUT ETABLIR DANS LE MONDE LA DEVOTION A SON COEUR IMMACULE. Notre Dame précise à Lucie

Au cours de l’apparition du 13 juillet 1917, Notre-Dame parle pour la première fois des premiers samedis du mois en révélant aux petits voyants : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. »

Notons que la Sainte Vierge parle des premiers samedis du mois de façon générale, sans en préciser le nombre. Ce n’est que le 10 décembre 1925 à Pontevedra qu’elle le fait. Voici les paroles de Notre-Dame que sœur Lucie entend ce jour-là (tirées d’une lettre à son confesseur, le père Aparicio) :

« Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m’enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui,

– pendant cinq mois, le premier samedi,

– se confesseront,

– recevront la sainte Communion,

– réciteront un chapelet

– et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire

– en esprit de réparation,

je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

    • le 13 juin 1929: Notre Dame apparaît à sœur Lucie de Fatima à Tuy.

Notre Dame lui dit :

« Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen ».

En effet, Dans le cadre de la seconde partie du secret confié aux voyants, Notre Dame à Fatima le 13 juillet 1917 avait précisé :

« Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis »

Plusieurs dizaine d’années auparavant Notre Seigneur avait demandé, à Paray le Monial une consécration à son Sacré-Cœur pour le royaume de France. (Voir la chronique du 17 juin).

Pat et Tic en campagne

Pour respecter l’égalité du temps de parole des candidats, je me permets de relayer cet extrait de la campagne LREM en Ile-de-France… (à moins que ce ne soit un montage astucieux, réalisé par des opposants politiques) :

Le Grand Oral du baccalauréat 2021 s’annonce sous les meilleurs auspices

Le ministère de l’Education nationale est une grande machine à produire du règlement, de la norme, de la procédure et du protocole. De la connaissance ? On n’est pas vraiment sûr.

Il n’y avait aucune raison pour que le fameux « grand oral », cette nouvelle épreuve du baccalauréat qui voit un élève présenter et soutenir une question préparée à l’avance, un summum de nouveauté progressiste…, échappât à la règle.

Le ministère, ou ses pisse-copies, a donc pondu un « Guide pour le grand oral », à destination du jury. Très important qu’un professeur de lycée soit quand même capable de comprendre pourquoi et comment faire passer un oral à un élève de lycée (comme il en voit à longueur de journée).

Et l’on y voit se déployer tous les chatoiements pédagogiques dont le ministère est capable dans un document de cinq pages, hautement réfléchi quoique la description de l’épreuve (durée de préparation -20 minutes, durée de l’oral -20 minutes) soit répétée inutilement à douze lignes d’écart.

L’épreuve est d’une difficulté redoutable : le candidat doit présenter un total de… deux questions. Ces deux questions ont été « préparées avec ses professeurs et éventuellement avec d’autres élèves ». Elles portent sur les deux spécialités choisies par l’élève pendant son cycle terminal. De toutes façons, il est expliqué ensuite que « ce qui est important, ce n’est pas tant la question telle qu’elle est écrite et présentée au jury mais bien la façon dont elle est traitée » !

Ainsi, l’élève doit être capable de « produire une parole synthétique, structurée et savante, basée sur un contenu qu’il s’approprie et ainsi habiter [sic] une parole plus spontanée que celle de l’exposé ». En même temps, il doit être capable de« dépasser le langage spécifique inhérent à la spécialité concernée ». Le résultat consiste alors en « des productions orales » [sic], évaluées bien sûr selon une grille.

A propos de parole synthétique, voilà la phrase de présentation du deuxième temps de l’entretien, celui de l’échange avec le candidat, telle que rédigée par les pisse-copies :

« Il importe que le candidat puisse entrer dans un dialogue constructif avec le jury à partir de sa question et de la réponse qu’il en a donnée afin d’identifier sa capacité à adopter un recul critique sur son savoir (et la construction de ce savoir), ce qui suppose de pouvoir parler à un non-spécialiste de ce que l’on sait et de ce sur quoi l’on a réfléchi, sans se réfugier dans un jargon qui escamote certains arguments, et pour autant sans s’affranchir des exigences de rigueur et de précision d’un discours bien informé ».

Enfin, il y a le Rappel des attendus pour les membres du jury du « Grand oral » ; en clair, ce que les professeurs doivent accomplir :

  • Premier attendu : Avoir « une posture professionnelle d’accueil et d’accompagnement de la parole des élèves». Les modalités d’interrogation doivent « s’ajuster le plus possible à la singularité de chaque candidat », l’attitude doit –forcément, comme eût dit Marguerite Duras- être bienveillante. « Les jurys appréhendent ainsi l’exercice dans sa dimension informée et argumentative, mais aussi en prenant conscience [sic] de sa dimension corporelle ou émotionnelle… c’est bien un échange oral et authentique qui est visé ».
  • Le deuxième attendu s’intitule : « Des littératies disciplinaires à dépasser». Pour être honnête, on a d’abord cru à une coquille. Apparemment, rien ni dans le Larousse, ni dans le Robert à propos de littératie. Mais le site de l’Académie de Poitiers propose la définition de l’OCDE : « l’aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances et ses capacités ». C’est donc du pédago-verbiage. Mais qui induit curieusement que la littératie est parfois associée à l’analphabétisme quand l’aptitude sus-mentionnée est nulle ! De toutes façons, il faut dépasser cette littératie disciplinaire et c’est tant mieux puisqu’on apprend en même temps que le fait, pour un des deux professeurs, de ne pas enseigner la spécialité retenue pour la question choisie, « soustrait le discours à un échange entre initiés ». Même le professeur non-spécialiste pourra comprendre.
  • Les attendus continuent de s’ajouter. On rappelle que l’oral est un espace de dialogue, y compris « entre les membres du jury eux-mêmes». Les professeurs doivent tirer de l’expérience « une analyse réflexive de leur pratique de l’oral, pour mieux en cerner l’efficacité et les fragilités » [« les fragilités » : pratique ministérielle de la bienveillance à l’égard des professeurs, sans doute]. Les enseignants doivent identifier les biais (sociaux, de genre…), pour « accueillir la diversité des voix des candidats ».  Les professeurs sont enjoints à « ne pas forcément parler avec une assurance impérieuse de [leur] sujet ».
  • L’évaluation est essentielle [il faut bien atteindre les objectifs gouvernementaux]. Alors, « objectiver l’évaluation ne doit pas se ramener à la juxtaposition d’observables parcellaires» [bon sang, mais c’est bien sûr !].
  • Enfin, et on terminera là-dessus, le temps de présentation de son projet d’orientation par l’élève lui permettra « de montrer que des préoccupations socialement vives sont également devenues personnellement vives». Qui en aurait douté ?

Sans même insister sur l’idée centrale que les bons sentiments feraient les bons oraux et donc les bonnes notes, on remarque quand même que le ministère (et ses pisse-copies) prennent vraiment les professeurs pour des demeurés. En fait, un peu comme le gouvernement vis-à-vis des Français dans  la période covidienne.

Il est certain qu’un oral gommera au moins un certain manque de maîtrise de littératie orthographique, comme illustré ce jour sur son compte Twitter par M.René Chiche, professeur de philosophie et auteur de La désinstruction nationale (ed. Ovadia) :

A l’oral, les professeurs, dûment préparés, auront certainement à cœur d’y voir l’expression d’une préoccupation socialement vive…

En quête d’esprit : Le sport, nouvelle religion ?

Aymeric Pourbaix reçoit Guillaume Warmuz, ancien gardien du RC Lens et oblat de Saint Benoît, Sébastien Destremau, navigateur, Arnaud Bouthéon, consultant et cofondateur du congrès mission, et Véronique Jacquier :

 

Le curé d’Ars, patron des curés du monde

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier & le Père Jean-François Thomas, jésuite, nous font (re)découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne. Le Curé d’Ars, patron des prêtres du monde :

 

La vocation contemplative dans l’Eglise

Le 13 juin, Guillaume d’Alançon, directeur de l’association LIFE, présente sur  Terre de missions deux livres liés à la vocation contemplative dans l’Eglise: l’un d’un ermite, Une lumière sur la montagne; l’autre de lui-même sur saint Bruno, fondateur des chartreux.

Puis Jean-Baptiste Salmon évoque par Skype les nouveaux projets des studios Saint Louis.

Enfin Guillaume de Thieulloy présente quelques conseils de lecture.

Méditer le rosaire

Prêtre jésuite né en 1957, Jean-François Thomas fut professeur de philosophie et missionnaire aux Philippines où il se consacra à la sauvegarde des enfants des rues. Il a notamment publié chez Via Romana Les Mangeurs de cendres (2015) et Le Goût des myrtilles (2018). Il publie des Méditations des mystères du Rosaire.

La Vierge Sainte possède moins de couronnes que les souverains de ce monde. La seule qu’elle accepte de porter est la couronne d’épines qui a ensanglanté le front de son Fils. Elle ne peut tourner le dos à la souffrance des hommes, en dépit de leur brutalité. Lorsque les anges eurent balayé les cours pour ramasser les fleurs fanées après le couronnement, lorsque les décorateurs eurent défait les estrades et rangé les tapisseries, la vie éternelle reprit son cours en Paradis. La Sainte Vierge se remit à l’ouvrage et elle n’a pas cessé de le faire depuis ce temps-là. Notre Reine ne rechigne pas à la tâche. Ceci est notre chance, une chance providentielle sans laquelle nous aurions péri, emportés par l’abîme.

À travers la méditation de son rosaire, notre souveraine nous protège et nous sourit, ici et maintenant, jusqu’à l’heure de notre mort où elle nous accueillera avec son Fils en son royaume.

Consacrer la Russie à Notre-Dame

D’un lecteur :

Aujourd’hui, dimanche 13 juin, est à la fois la solennité de la fête du Sacré-Cœur et le 92eanniversaire de la demande de consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, demande adressée par la Sainte Vierge à sœur Lucie à Tuy le 13 juin 1929.

Plusieurs consécrations du monde au Cœur Immaculé de Marie ont été faites depuis, lesquelles ont produit des fruits remarquables comme le retournement de la deuxième guerre mondiale en 1943 ou la chute du mur de Berlin en 1989. Toutefois, aucune de ces consécrations n’a rempli toutes les conditions demandées par Notre-Dame.

Il y a quatre ans, au cours du Forum pour la Vie qui s’est tenu à Rome le 19 mai 2017, le cardinal Burke a demandé aux catholiques de « travailler à la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie » dans la fidélité à la demande faite par Notre-Dame à Fatima. Et Monseigneur Schneider qui était présent à cette journée, a appuyé la proposition du cardinal Burke, expliquant qu’une consécration remplissant « plus complètement et plus parfaitement la demande de Notre-Dame (…) procurera de nombreuses grâces à l’Église » ainsi que « à la Russie et à l’Église de Russie ».

Pour répondre à la demande du cardinal, Yves de Lassus, fondateur de l’association Cap Fatima (www.fatima100.fr), a rédigé un petit argumentaire expliquant ce qu’a demandé très exactement Notre-Dame, comment les différents papes ont répondu à cette demande et pourquoi il est urgent de continuer à réclamer au Saint-Siège cette consécration, comme nous y incite le cardinal Burke et Mgr Schneider. Le lire et le diffuser autour de nous est une bonne façon de répondre, nous aussi, à la demande du cardinal.

Le livre est à commander par le site Livre en familles.

Pour que l’espèce humaine soit respectée et que vive la France !

Communiqué de SOS Tout-Petits :

Sommes-nous fiers de vivre dans un pays dont l’Etat organise depuis plus de 40 ans la mise à mort massive d’êtres humains ( et ceci de son propre aveu : art. 2211-1 et 2211-2 du Code de la Santé publique),  l’Assemblée Nationale ayant même proclamé, le 26 nov. 2014, sans vergogne…et sans valeur législative, une résolution selon laquelle, pour une femme, c’est un « droit fondamental » de tuer le petit être qu’elle porte, et qu’elle a d’abord pour mission de développer et de protéger ?

C’est l’incitation inverse qu’il faut établir et développer, y compris financièrement, afin qu’aucune femme enceinte en difficulté ne renonce à sa belle mission. 

Le père, dans cette affaire, ne peut même pas juridiquement s’opposer à l’avortement. Les hommes sont bons pour alimenter « le stock de gamètes » selon l’expression poétique du ministre de la Santé ( le 16 janvier 2021 devant des sénateurs).

On envisage ainsi de se passer du père dès le début ;  par la suite, il n’élèvera pas l’enfant… qui rejoindra peut-être, selon les aléas de la vie, la cohorte déjà bien fournie des adolescents révoltés, voire délinquants, devant leur mère débordée.

Tout cela se paye en désordres et en faiblesse. La population française ne s’accroît plus que par la survie des plus âgés et l’immigration…

Les avortements légaux représentent environ 30% des naissances. Quant aux petits êtres jetés du nid par le stérilet et les pilules, notamment dites « du lendemain » et « du surlendemain », ou conçus in vitro pour mourir, ils sont bien plus nombreux, innombrables en vérité…

C’est pour une large part le résultat net de plus de 200 ans d’athéisme militant au pouvoir et dans les classes «supérieures », comme on dit, avec un festival de propagande, de faux-semblants et de morts organisées !

N’est-il pas temps d’en sortir en commençant par rejeter l’odieuse loi dite de bioéthique qu’on nous prépare ?

Pour cela nous prions et nous manifestons publiquement… et nous avons aussi notre bulletin de vote, moyen bien imparfait en vérité, qu’il faut utiliser au mieux, au plus proche de nos convictions et de l’utilité à en attendre.

Toutes ces horreurs n’auront qu’un temps.

Les femmes qui se sont fait avorter peuvent trouver la paix dans le pardon de Dieu et l’espérance chrétienne.

Dieu protège la France et toute l’humanité !

Jacques Bay

Vice-président de SOS Tout-Petits

Avortement : Les femmes ont-elles vraiment “le choix” ? Pas vraiment

Depuis quelques jours, la presse féministe s’acharne sur l’association SOS Mamans — liée à la FSSPX —, qui vient au secours des femmes enceintes souhaitant garder leur bébé. Serait-il devenu interdit de proposer des alternatives à l’avortement ? Virginie Vota répond à cette question dans sa dernière vidéo :

«Pitbull à Rolex» : Dupond-Moretti remis publiquement à sa place

Par Damien Rieu, candidat RN aux élections départementales à Péronne (80)

Après la gifle, la farine

François de Rugy, tête de liste LREM aux régionales en Pays de la Loire, a été enfariné. Alors qu’il ses tenait avec des colistiers et des militants dans le centre de Nantes, une jeune femme lui a jeté de la farine au visage, avant de prendre la fuite. Elle a été interpellée quelques instants plus tard.

Jean-Luc Melenchon a été enfariné au début de la manifestation à Paris contre les idées de l’extrême droite.

C’est arrivé un 12 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

    • le 12 juin 816 : décès du pape Saint Léon III.
Léon III, né en 750, est élu pape le 26 décembre 795. Aussitôt après son couronnement, il envoie à Charlemagne une lettre l’informant de son élection. Charlemagne, dans sa réponse, rappelle qu’il est le défenseur de l’Église. Il joint à sa missive une partie du trésor pris aux Avars. Le 25 décembre 800, Léon III couronne Charlemagne empereur d’Occident, dans la basilique Saint-Pierre (voir la chronique du jour). Léon III est canonisé au XVIIème siècle. Saint Léon est l’objet d’un miracle éclatant. Dans leur fureur, les familles nobles romaines qui l’attaquent à la fin du 8ème siècle lui coupent la langue et lui crèvent les yeux. Miraculeusement, Dieu le guérit et il retrouve un vue dite « 7 fois meilleure et une langue 7 fois plus éloquente ». Voir la chronique du 25 avril.
    • le 12 juin 816 : saint Étienne IV est élu pape.

C’est lui qui sacre le Roi de France, Louis 1er le Pieux, empereur d’Occident à Reims le 5 octobre 816. Voir la chronique du jour.

    • le 12 juin 1147 : le Roi Louis VII quitte Metz, afin de lancer une nouvelle croisade, en confiant la régence à l’abbé Suger.
    • le 12 juin 1248 : le Roi Louis IX va à la basilique royale de Saint Denis prendre l’oriflamme, il entre en croisade.

La septième croisade commence.

    • le 12 juin 1418 : assassinat de Bernard VII d’Armagnac, comte d’Armagnac, comte de Charolais et connétable de France.

En 1418, les Bourguignons organisent une insurrection dans Paris, qui éclate le 12 juin, et au cours de laquelle Bernard d’Armagnac est massacré par les gens du duc de Bourgogne, Jean sans Peur, dirigés par le tueur Capeluche. En réponse, a lieu le meurtre de Jean sans Peur, trois mois plus tard. La guerre civile, qui oppose depuis 1407, les Armagnacs, garants des intérêts français à la Maison de Bourgogne, alliée des Anglais, connaît un tournant décisif.

    • le 12 juin 1429 : bataille de Jargeau.

Cette bataille fait partie des cinq victoires successives de Sainte Jeanne d’Arc qui libèrent la route de Reims : Orléans, Jargeau; Meung-sur-Loire, Beaugency, Patay.

    • le 12 juin 1451 : signature du traité de capitulation de Bordeaux.

Ce traité est conclu entre les représentants du Roi de France et ceux du roi d’Angleterre. En pleine guerre de Cent Ans, la ville de Bordeaux est remise aux Français, qui l’occupent le 29 juin, avant que l’anglais John Talbot ne vienne la reprendre en 1452.

    • Le 12 janvier 1633 : par la bulle « Salvatori nostri » le pape accorde la reconnaissance apostolique à la congrégation des prêtres Lazaristes.

La congrégation prend le nom du prieuré de St Lazare, mis à la disposition de saint Vincent de Paul pour accueillir les très nombreux prêtres qui viennent le rejoindre.

« Par son équilibre, par sa délicatesse, son bon sens son élan missionnaire, Vincent de Paul incarne toutes les qualités de la « fille aînée ». Parce qu’il a compris très tôt que la grande affaire de sa vie n’est pas de se faire aimer mais d’aimer, il a jeté à lui tout seul, tous les fondements de la vraie révolution française, celle des mœurs sociales, celle qui n’est pas accomplie une fois pour toutes. Lorsque la France est dans sa vocation voilà à quoi elle ressemble. »

Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l’Escalade P229 + P 231)

    • le 12 juin 1672 : les armées françaises franchissent le Rhin.

Lors de la guerre de Hollande (Cf. les chroniques du 6 avril et du 10 aout), les troupes françaises passent le cours à plusieurs reprises. Ici elles franchissent près de Tolhuis, et sont commandées par le vicomte de Turenne et Louis II de Bourbon-Condé, ce dernier est sévèrement blessé en forçant le passage du fleuve.

    • le 12 juin 1709 : le Roi Louis XIV adresse un appel à la nation française.

A la mort du roi d’Espagne, Charles II, le 1er novembre 1700, ce dernier, sans descendance, désigne le petit fils de Louis XIV comme successeur. Le Roi de France peut effectivement doublement hériter du trône. Seulement l’Europe en général et les Habsbourg en particulier, qui eux aussi prétendent au trône, ne veulent pas des Bourbons en Espagne. France et Espagne sont les deux plus puissants pays d’Europe.

Tous ces royaumes d’Europe se coalisent donc contre la France et l’Espagne. C’est une véritable guerre mondiale. Longtemps indécis le conflit semble tourner en défaveur des hispano-français et en décembre 1708 Louis XIV demande la paix. Les Alliés posent des conditions inacceptables : Philippe V devait se retirer d’Espagne sans aucune compensation, la France rendrait la majeure partie de l’Alsace, ainsi que Lille et Dunkerque, elle ne pourrait plus commercer avec l’Amérique espagnole…

Sachant la nation épuisée et lasse, le Roi s’adresse a elle de façon inédite. L’appel qui suit est lu dans les 39.000 paroisses du royaume et impressionne les peuples de France. Cet appel au soutien de la politique royale et à l’unité nationale trouve un écho extraordinaire. Le Roi demande avant tout un effort spirituel au Français. L’année 1709 est celle du retournement du rapport de force : bataille de Malplaquet, où l’armée française sous le commandement de Villars, bien que vaincue, inflige de telles pertes aux Anglo-Prussiens que ceux-ci doivent se retirer et renoncer à envahir la France. En 1710, à la bataille de Brihuega et à la bataille de Villaviciosa, en Espagne, les forces britanniques et autrichiennes sont écrasées ; en 1711 à Denain, le maréchal de Villars remporte contre les forces impériales une victoire qui permet à Louis XIV de repasser à l’offensive dès 1713, lorsque les armées françaises, menées par Villars, repassent le Rhin et prennent Fribourg-en-Brisgau.

« L’espérance d’une paix prochaine était si généralement répandue dans mon royaume que je crois devoir à la fidélité que mes peuples m’ont témoignée pendant le cours de mon règne, la consolation de les informer des raisons qui empêchent encore qu’ils ne jouissent du repos que j’avais dessein de leur procurer.

J’avais accepté, pour le rétablir, des conditions bien opposées à la sûreté de mes provinces frontières ; mais, plus j’ai témoigné de facilité et d’envie de dissiper les ombrages que mes ennemis affectent de conserver de ma puissance et de mes desseins, plus ils ont multiplié leurs prétentions ; en sorte que, ajoutant par degrés de nouvelles demandes aux premières et se servant, ou du nom du duc de Savoie, ou du prétexte de l’intérêt des princes de l’Empire, ils m’ont également fait voir que leur intention était seulement d’accroître aux dépens de ma couronne les États voisins de la France et de s’ouvrir des voies faciles pour pénétrer dans l’intérieur du royaume toutes les fois qu’il conviendrait à leurs intérêts de commencer une nouvelle guerre […].

Je passe sous silence les insinuations qu’ils ont faites de joindre mes forces à celles de La Ligue, et de contraindre le roi, mon petit-fils, à descendre du trône, s’il ne consentait pas volontairement à vivre désormais sans États, à se réduire à la condition d’un simple particulier. Il est contre l’humanité de croire qu’ils aient seulement eu la pensée de m’engager à former avec eux une pareille alliance. Mais, quoique ma tendresse pour mes peuples ne soit pas moins vive que celle que j’ai pour mes propres enfants ; quoique je partage tous les maux que la guerre fait souffrir à des sujets aussi fidèles, et que j’aie fait voir à toute l’Europe que je désirais sincèrement de les faire jouir de la paix, je suis persuadé qu’ils s’opposeraient eux-mêmes à la recevoir à des conditions également contraires à la justice et à l’honneur du nom FRANCAIS.

[…] J’écris aux archevêques et évêques de mon royaume d’exciter encore la ferveur des prières dans leurs diocèses ; et je veux en même temps que mes peuples, dans l’étendue de votre gouvernement, sachent de vous qu’ils jouiraient de la paix, s’il eût dépendu seulement de ma volonté de leur procurer un bien qu’ils désirent avec raison, mais qu’il faut acquérir par de nouveaux efforts, puisque les conditions immenses que j’aurais accordées sont inutiles pour le rétablissement de la tranquillité publique… »

Louis XIV, le 12 juin 1709

Voir les chroniques du 1 février, du 6 mars, du 1 novembre, des 8 et 10 décembre, du 24 juillet,

    • le 12 juin 1790 : Avignon rejoint la France après cinq siècles d’administration pontificale.
    • le 12 juin 1793 : la ville de Marseille se révolte contre la Convention.

Ce que l’Education nationale cache depuis trop longtemps, est que la France ne voulait pas de la révolution. Le peuple aimait son Roi et aspirait à la paix. Toutes les provinces se sont soulevées tour à tour contre les folies parisiennes. Toulon, sous l’influence des royalistes est sur le point d’imiter Marseille. La flotte anglaise croise au large, prête à soutenir l’insurrection. Suite à cette révolte, Marseille est officiellement débaptisée et désignée comme la ville « sans nom ».

    • le 12 juin 1793 : comment les fondateurs de la république française envisagent un régime démocratique, estiment la liberté et la souveraineté du peuple:

Le 12 juin 1793, Barère explique :

« Le scrutin doit être surveillé, car j’observe que le scrutin secret donnerait aux hommes faibles ou corrompus la faculté de déposer trop souvent dans l’urne de mauvais choix »

Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des moeurs par François Marie ALGOUD (Edition de Chiré, page 79°

On retire l’origine divine du pouvoir des textes fondamentaux du régime pour soit disant la donner au peuple ; et l’on s’empresse de s’asseoir dessus et de bafouer la souveraineté du peuple.

    • le 12 juin 1793 : Cathelineau est choisi généralissime de la grande armée catholique et royale.

Le 12 juin les généraux Vendéens se réunissent pour désigner leur généralissime et élisent Cathelineau à l’unanimité. Le choix d’un simple voiturier est surprenant. Mais Cathelineau fait l’unanimité de tous les insurgés quand à son désintéressement, sa simplicité et sa grande piété.

    • le 12 juin 1813 : victoire de Suchet sur l’armée britannique sous les murs de Tarragone en Espagne.

Les Anglais échouent dans le siège de la ville et perdent dans l’opération toute leur artillerie lourde et une grande quantité de matériel.

    • le 12 juin 1845 : le Pape Grégoire XVI protège les Jésuites des Français.

Il refuse en effet la demande du gouvernement français de séculariser les jésuites français et de fermer leurs maisons.

    • le 12 juin 1872 : création à Paris de La Princesse Jaune.

La Princesse Jaune est un opéra-comique de Camille Saint-Saëns, créé ce jour au théâtre national de l’Opéra-comique

    • le 12 juin 1940 : Weygand demande l’armistice.

Le général Weygand, Commandant en chef, réclame, en conseil des ministres, un armistice. Reynaud, Président du Conseil, s’y oppose catégoriquement en vertu notamment de l’accord franco-britannique de non-négociation séparée avec l’ennemi. Rappelons que la veille les Anglais ont refusé d’appuyer les forces française au sol de leurs avions, malgré les demandes désespérée du général Vuillemin (cf. les chroniques du 8 et 11 juin).

Paul Reynaud rappelle à Weygand que la décision d’un armistice est d’ordre politique et ne relève pas du généralissime. Reynaud propose à Weygand de capituler, ce que ce dernier refuse car cela aurait pour effet d’exempter le politique de ses responsabilités.

Faut-il lever l’excommunication de Luther ?

Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé des abbés Barthe, Viot, du Père Thomas sj et de Jean-Pierre Maugendre, sous la direction de Philippe Maxence se penche sur la demande d’un groupe de théologiens qui souhaite la levée de l’excommunication de Luther.

Parlement européen : l’objection de conscience à l’avortement en danger

Le rapport du député croate Predrag MATIĆ “sur la situation concernant la santé et les droits génésiques et sexuels dans l’Union, dans le cadre de la santé des femmes” devrait être mis aux voix le 23 juin 2021 au Parlement européen. C’est l’occasion pour Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, de présenter le contenu et les graves enjeux de ce rapport et de la proposition de résolution qui l’accompagne.

 

Patrick Hetzel : Bioéthique, explication du vote final du groupe LR

Avec le texte :

Au terme de cette troisième lecture, je voudrais insister sur la lourde responsabilité que porte le Gouvernement. Vous avez fait le choix politique d’associer au sein d’un même texte deux sujets, ou du moins deux catégories de sujets, de nature différente. L’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes seules constitue un sujet sociétal, qui aurait dû être traité en tant que tel et non adjoint à un débat d’une tout autre nature, encore une fois, puisque portant sur la bioéthique. Or les sujets bioéthiques sont avant tout des occasions de questionnement, de quête d’un équilibre fragile entre les possibilités de recherche existantes et le fait que la société dispose de garde-fous, de dispositifs de contrôle de ce qui se pratique en son nom.

En réalité, la marque de fabrique des lois de bioéthique développées au fil du temps fut toujours la volonté du législateur d’atteindre, à défaut de l’unanimité, un large accord. Celui-ci constitue en effet le substrat qui, dans un second temps, assure l’acceptabilité de la loi en question. Or, à voir comment les débats se sont déroulés, on constate qu’au fil des lectures successives, les portes closes ne se sont pas entrouvertes. Il n’y a pas eu de véritable dialogue, mais un simulacre. Vous porterez désormais une tache indélébile : n’avoir absolument pas tenu compte de ce que pouvaient dire ceux qui pensaient autrement, qui se posaient d’autres questions, qui souhaitaient aussi faire évoluer les choses, mais dans le respect des uns et des autres.

Le travail du Sénat n’aura servi à rien : en balayant systématiquement ses apports, vous bafouez le dialogue parlementaire. Vous niez ce qui, jusqu’à présent, était l’essence même des lois de bioéthique ! En cela, sans doute sommes-nous parvenus à un point de rupture. Vous avez sûrement lu l’excellente interview, parue hier dans la presse quotidienne, du professeur Didier Sicard. Il a des mots très durs : « Ce n’est pas de la bioéthique, c’est du théâtre. » Encore une fois, vous êtes responsables de ce théâtre, vous l’avez instauré ; ce qui est inquiétant, c’est qu’il risque de devenir un théâtre d’ombres, car il s’agit ici d’anthropologie, et la manière dont nos interrogations ont été évacuées montre que vous n’avez pas compris ce que devait être une loi de bioéthique à la française.

Beaucoup de déception, donc. Je m’exprime ici au nom du groupe Les Républicains, au sein duquel, il est important de le rappeler, règne une liberté de vote totale. Toutefois, en raison de la manière dont les choses se sont passées, ce texte ne réalise pas l’équilibre : c’est pourquoi nous voterons très majoritairement contre. D’une certaine façon, nous le ferons à contrecœur : lorsqu’on parle de bioéthique, c’est de l’intérêt de la France qu’il est question, ainsi que d’un certain nombre d’intérêts supérieurs. Vous ne les avez pas pris en considération. Il est d’ailleurs frappant que, lors de l’examen de la partie sociétale du texte, nous avons beaucoup entendu parler de désirs individuels, beaucoup moins du collectif. Peut-être faut-il y voir une dérive de notre époque. Toujours est-il que l’enfant fut le grand oublié du débat – chosifié lorsqu’il faudrait plus que jamais, au contraire, le considérer comme l’être faible à protéger. Mais avez-vous seulement conscience de ce qu’est le faible, aujourd’hui, dans notre société ?

 

Voici le détail des votes LR :

Pour:

  • Maxime Minot
  • Laurence Trastour-Isnart
  • Pierre Vatin

Contre: 32

  • Emmanuelle Anthoine
  • Julien Aubert
  • Thibault Bazin
  • Valérie Beauvais
  • Philippe Benassaya
  • Anne-Laure Blin
  • Xavier Breton
  • Gérard Cherpion
  • Josiane Corneloup
  • François Cornut-Gentille
  • Nicolas Forissier
  • Claude de Ganay
  • Annie Genevard
  • Philippe Gosselin
  • Patrick Hetzel
  • Sébastien Huyghe
  • Brigitte Kuster
  • Guillaume Larrivé
  • Marc Le Fur
  • Constance Le Grip
  • Olivier Marleix
  • Jean-François Parigi
  • Alain Ramadier
  • Julien Ravier
  • Jean-Luc Reitzer
  • Jean-Marie Sermier
  • Michèle Tabarot
  • Robert Therry
  • Jean-Louis Thiériot
  • Charles de la Verpillière
  • Stéphane Viry
  • Éric Woerth

La Croix des Bretons, un nouveau mensuel breton et catholique

Le Salon beige a interrogé Augustin Debacker, rédacteur en chef de la nouvelle revue bretonne Kroaz ar Vretoned, dont, le premier numéro est en accès libre sur le site internet :

Pourquoi lancer une nouvelle publication ? D’où vient ce nom Kroaz ar Vretoned et que signifie-t-il ?  

Depuis quelques années maintenant, il n’existe malheureusement plus de journaux catholiques bretons, hormis les journaux diocésains que nous pouvons connaître. C’est pourquoi notre journal a été créé : pour combler un trou dans la presse bretonne, pour faire entendre la voix des catholiques bretons et faire découvrir la Foi bretonne et l’ensemble du patrimoine catholique breton.

Kroaz ar Vretoned (La Croix des Bretons) était un hebdomadaire créé en 1898 par François Vallée pour répondre à une demande bretonne, et plus spécifiquement des Côtes d’Armor. Le journal était en breton, et présentait des articles sur des sujets variés, comme la religion, la langue, l’histoire de la Bretagne ou encore sur certains sujets sociaux et économiques. C’est en hommage à ce premier journal, et notamment à François Vallée, que nous avons choisi de prendre ce nom.

Toutefois, parce qu’aujourd’hui seule une petite partie des bretons parlent encore la langue bretonne malheureusement, notre journal est en français et souhaite plutôt faire “transpirer” la langue bretonne, comme une invitation à la découverte de cette belle langue lancée à nos lecteurs.

Cette publication bretonne est-elle identitaire ?

Kroaz ar Vretoned n’est pas un journal politique, et souhaite simplement défendre la Foi et l’inculturation en Bretagne, c’est à dire l’annonce de l’Evangile via l’ensemble du patrimoine breton. En ce sens, notre journal souhaite présenter et faire connaître notre spécificité catholique bretonne pour qu’elle puisse rayonner au sein de l’ensemble français.

Nous sommes profondément attachés à la France, mais nous sommes également conscients de l’importance de la subsidiarité et la protection des particularités locales, à commencer par notre belle culture catholique bretonne, pour pouvoir avancer tous ensemble vers le Bien Commun.

Vous déclarez vouloir participer à la formation des catholiques sur la Doctrine Sociale de l’Eglise. En quoi cette doctrine est-elle encore pertinente aujourd’hui ?

La Doctrine Sociale de l’Eglise, par de nombreux aspects, possèdent des clés de compréhension uniques pour analyser les actuelles dynamiques politiques, sociales et économiques, et les éclairer à la lumière de l’Evangile.

Plus concrètement, nous avons par exemple fêté en Mai le 130°anniversaire de l’Encyclique Rerum Novarum, considérée comme le premier texte de l’enseignement social de l’Eglise. Que ce soit sur la protection des plus faibles et la charité chrétienne, sur les risques de dérives mercantilistes, sur l’importance de la subsidiarité ou encore la place de l’autorité parentale, cette encyclique garde toute son actualité aujourd’hui, notamment sur des questions telles que la bioéthique ou encore la place de la famille.

En ce sens, nous souhaitons donc apporter notre pierre à l’édifice de la formation des catholiques à la Doctrine Sociale de l’Eglise, en montrant également par des exemples concrets sa pertinence au quotidien.

Quel est votre rythme de publication ? Combien de personnes y participent ?

Kroaz ar Vretoned est publié tous les mois. Je suis actuellement le principal contributeur avec l’aide de deux amis, mais toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour soutenir notre journal, et participer à son rayonnement !

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