Se vacciner ne sert pas à grand chose
Un retraité de 83 ans, vacciné, résidant en Ile-de-France, a déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour demander la levée du confinement pour les personnes vaccinées. Le gouvernement s’y oppose, en invoquant “l’efficacité partielle” du vaccin et une “efficacité devenue particulièrement contingente avec l’arrivée des nouveaux variants“.
Ce retraité, qui a reçu deux doses du vaccin Pfizer, ne comprend pas pourquoi il est confiné chez lui, sans pouvoir sortir à plus de 10 kilomètres de distance de son domicile.
Si l’efficacité du vaccin est partielle, voire tout à fait contingente, alors à quoi cela sert-il d’être vacciné ?…
Saint-Jean Baptiste est de retour à Perpignan
Bonne nouvelle : la ville de Perpignan retrouve son blason traditionnel.
L’ère des logos municipaux de Perpignan, inaugurée par le maire Paul Alduy dans les années 1980, reprise par ses successeurs Jean-Paul Alduy dès 1993 et Jean-Marc Pujol en 2009, a fait son temps à Perpignan. La municipalité dirigée par Louis Aliot (Rassemblement national) choisit de rendre à la ville son blason, qui tient lieu de “logo” avant l’invention des images commerciales liés aux communes. Saint-Jean Baptiste, patron de la ville, trouve sa place sur une image stylisée, devant les quatre barres du drapeau catalan. Comme sur l’insigne traditionnel abandonné par la mairie depuis plusieurs décennies, il tient une crois d’or dans la main droite et porte un agnelet d’argent au bras gauche.
Au contraire des anciennes versions qui le faisaient apparaître en version statique, celle-ci présente un saint en mouvement. Ce retour de l‘image traditionnelles de la ville est agrémentée d’un léger liseré aux couleurs de la France. Cet écusson est complété par la phrase “Perpignan la rayonnante”, et “Perpinyà la radiant”. Le slogan “Perpignan la Catalane” et “Perpinyà la Catalana”, que l’ancienne municipalité avait souhaité remiser, disparaît au profit d’un retour de catalanité implicite.
A propos de cette “nouvelle identité visuelle”, l’Hôtel de Ville revendique le statut d’une “ville méditerranéenne ancrée dans son identité catalane, enracinée dans son Roussillon historique et pleinement française !”, argumente un communiqué. Perpignan renoue ainsi avec son “identité tutélaire” et une catalanité qui “est une évidence que nous vivons tous d’ailleurs quotidiennement et librement aussi selon les sensibilités de chacun. Par exemple, en faisant apprendre ou non la langue catalane à ses enfants, en célébrant la Sant Jordi, la fête de la rose et du livre… cette catalanité s’inscrit d’ailleurs dans la République française et ceci sans ambiguïté”.
Les inscriptions au 39ème pèlerinage de Chartres sont ouvertes
Notre-Dame de Chrétienté communique :
Cette année, c’est avec enthousiasme que nous désirons renouveler l’expérience, pour marcher à la suite de Celui qui est « la Voie, la Vérité et la Vie » (thème de cette 39ème édition), sous deux formats :
- des pèlerinages locaux pour les régions de Province et de l’Etranger, avec de multiples formes possibles, à l’initiative des chefs de chapitre et chefs de régions, comme l’an passé dont les inscriptions sont ouvertes dès à présent ; l’inscription permet de recevoir le livret du pèlerin pour suivre les méditations sur le thème de l’année, et bien entendu l’autocollant annuel !
- une colonne de pèlerinage de Paris à Chartres pour les pèlerins Adultes, Pastoureaux, Enfants et Familles d’Ile de France et de la région Centre, dont le nombre dépend d’une jauge fonction des instructions gouvernementales.
Les Anges gardiens, nos pèlerins non marcheurs de France et du monde entier, complèteront cette chaîne spirituelle. L’inscription se fera également dans des conditions habituelles sur le site de Notre-Dame de Chrétienté.
Chers pèlerins des régions de Province et de l’étranger, chers Anges gardiens, le plus urgent aujourd’hui est de vous inscrire, avec tous les membres de votre famille, pour être pèlerins de chrétienté les 22, 23 et 24 mai prochains !
Le nombre des inscrits montrera notre attachement à l’œuvre de conversion que représente aujourd’hui Notre-Dame de chrétienté. Nous comptons sur votre fidélité, votre enthousiasme et votre force.
A l’ordinaire, masque et tests PCR, préférez l’extraordinaire : béret basque et fouler la bonne terre ! Pour votre conversion et celle de la France, n’attendez pas : fatale est l’hésitation, mais heureuse la décision !
Notre-Dame de Chartres, priez pour nous,
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous.
Pour la colonne Paris-Chartres, seules les inscriptions dans les services de soutien sont ouvertes. Plus d’informations ici.

Quand le planning “familial” verse dans le féminisme violent et haineux
Après avoir prôné la polygamie, le planning “familial” tombe dans l’appel à la haine et à la violence contre les hommes. Il est grand temps de dissoudre cette association nuisible. Lu sur Boulevard Voltaire sous la plume de Sabine Faivre :
Le Planning « familial » de Paris, pour illustrer l’affranchissement de l’oppression masculine, a publié, il y a cinq jours, sur son compte Facebook suivi par plus de 13.600 personnes, un épisode biblique : Salomé présentant la tête décapitée de Jean-Baptiste, avec le dialogue suivant en anglais : « Women must serve men » et Salomé, le plateau dans les mains, répondant : « Like this ? »
Cette publication a été postée avec la mention « Bonne journée ! » par l’administrateur du groupe, comme si cette apologie du meurtre était décidément la meilleure trouvaille de la journée. À quelques mois de la décapitation de Samuel Paty par un terroriste islamiste, le Planning familial croit pertinent d’utiliser une image de décapitation pour dénoncer l’oppression masculine. On s’interroge : est-ce de la bêtise, de la provocation, de l’inconscience ? Quelqu’un de normalement constitué n’aurait pas eu l’idée de publier ce genre de représentation, ne serait-ce que par respect pour toutes les victimes du terrorisme islamiste.
Mais dans le cas précis, il n’est pas sûr que cette publication n’ait pas été au contraire mûrement pensée, réfléchie. Ce n’est même pas une publication teintée d’un humour trash de troisième degré. Parce que le fond de l’idéologie qui s’exprime sur cette page Facebook est une idéologie ouvertement haineuse, quel que soit le sujet abordé. Le thème principal est une haine viscérale de l’homme, déclinée de différentes manières : l’homme violeur, l’homme violent, l’homme qui entrave la liberté des femmes… Et, face à lui, ses victimes, les femmes.
On est confronté à cette rhétorique du féminisme radical qui, aujourd’hui, ne vise pas seulement la lutte contre les inégalités, mais exprime clairement sa volonté d’anéantir le masculin et encourage l’appel à la violence (…) on se demande comment l’appel au meurtre, à l’anéantissement des hommes, peut être un levier de progrès social ?
En tout cas, c’est un levier de haine, sans aucun doute, mais une haine politiquement correcte, une haine largement subventionnée par l’État. Sur Facebook, les internautes ont réagi sainement et la publication a été signalée immédiatement pour appel à la violence. Ce lundi matin, celle-ci avait été supprimée par l’administrateur. Cependant, il faut s’inquiéter de ce virage du féminisme vers la violence qui constitue le terreau fertile pour un futur terrorisme.
Magnifique rénovation de l’église de Tiviers (Cantal)
Lu ici :
Après un chantier titanesque et plus de 4.000 heures de travail, l’église de Tiviers a retrouvé des couleurs. Grâce aux mains, et aux techniques de Baudouin Besse et de son équipe.
Le père et le maire ont le sourire. Il faut dire qu’il y a deux ans de cela, l’église de Tiviers faisait grise mine. Peintures délavées, charpente abîmée, toiture dégradée… tout refaire n’était pas qu’une question d’esthétique, mais aussi de sécurité.
Pour autant, l’abbé Franck Savornin salue « l’investissement de la municipalité, car c’est un chantier lourd pour une telle commune. Mais elle a bien pris conscience qu’une église, c’est un monument cultuel et culturel, qui remplit de vie un village. » Un investissement qui, une fois la tranche à venir (le mobilier du chœur et de la chapelle) exécutée, s’élèvera « à 250.000 €, précise Éric Gomesse, le maire. Ce n’est pas anodin pour nous, même si on est aidés à 75 %, on a dû avoir recours à un emprunt. » (…)
Fort de ses techniques, il a redonné du lustre à l’édifice. Avec son éthique, aussi. « J’essaye de respecter le travail des artistes de l’époque, pour ne pas dénaturer l’ensemble. On commence donc toujours par recopier le dessin d’origine. Par exemple, il y a une faute d’orthographe sur une inscription dans le chœur. Je l’ai conservée, ça fait partie de l’identité de l’église. » Mais il a bien mis sa patte. Dans un trompe l’œil de pilier, comme pour assurer la consolidation effectuée. Ou dans le chœur : « le ciel autour du christ, je l’ai éclairci, je trouve ça plus joli, plus lumineux. Sachant que j’essaye toujours que ça n’ait pas l’air neuf non plus, pour que quand on entre, on se sente dans un monument d’époque. » Quand au christ en lui-même « j’ai dit au curé que je l’avais ressuscité ! » rigole-t-il. Résultat, l’édifice est d’une luminosité rare et étonnante. La patte Besse. Au point que celui qui s’inspire du style italien se place dans la lignée des artistes ayant officié pour l’Église ? « Oh la, je suis pas Léonard, moi ! Je suis un artisan. »
Il n’empêche, il aura contribué à la renaissance de cette église. Qui, comme un symbôle, rouvrira ses portes pour un baptême.


C’est arrivé un 30 mars…
« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)
« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)
Alors rappelons-nous :
- le 29 mars 1707 : décès du marquis de Vauban, maréchal de France.
Sébastien Le Prestre de Vauban, est né en 1633 à Saint-Léger-de-Foucheret ; il meurt à 74 ans, à Paris.Architecte, ingénieur, urbaniste, hydraulicien, architecte militaireministre de Louis XIV et essayiste, il est le grand maître français de la poliorcétique, l’art d’assiéger une forteresse. Un proverbe datant de l’époque affirme : « Ville attaquée par Vauban, ville prise ; ville défendue par Vauban, ville imprenable.»
Il a au court de sa vie doté le Royaume de France de défenses contre les envahisseurs, en construisant des citadelles réputées inviolables : plus de 180 forteresses, créant ainsi une «une ceinture de fer» appelée le «système Vauban». Il conçoit ou améliore de nombreuses places fortes : Arras, Bellegarde et le château de Bazoches, Dunkerque, Neuf-Brisach, Longwy, Besançon, Briançon, Camaret, Saint-Malo, Concarneau, Fort Elet, Fort Louvois, Fort Fouras et Brouage (Charente Maritime), Villefranche-de-Conflent…
La stratégie consistait alors à gagner du temps en obligeant l’assaillant à immobiliser des effectifs dix fois supérieurs à ceux de l’assiégé. Il dote la France d’un glacis qui la rend inviolée durant tout le règne de Louis XIV. Douze ouvrages de Vauban, regroupés au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban ont été classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO le 7 juillet 2008.
Il s’est aussi opposé à la Révocation de l’Édit de Nantes et aux dragonnades contre les Protestants en Poitou et en Languedoc, ce qui lui valut de sérieuses frictions avec le Marquis de Louvois.
Souhaitant rationaliser le système administratif et fiscal français pour lutter contre la misère des campagnes, il expose ces théories dans trois traités ; La Description géographique de l’élection de Vézelay(1696),Le Projet de Capitation (1694) et Le Projet d’une Dîme Royale. Ce dernierdocumentayant été même lu devant Louis XIV, qui lui refuse le privilège pour le publier, Vauban y propose une répartition de l’impôt plus juste et sans exemptions.
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le 30 mars 1774 : obligation de la criée en France.
Un arrêt fixe la mise en place du « Parquet » à la Bourse de Paris, lieu réservé aux Agents de Change. Par cet arrêt les cours doivent désormais être obligatoirement criés.
- le 30 mars 1791 : uniformisation des unités de mesures en France.
Le décret relatif aux moyens d’établir l’uniformité des poids et mesure en date du 26 mars 1791 est sanctionné par Louis XVI. Le mètre est défini par deux scientifiques, Delambre et Méchain, comme étant les dix millionième parties du quart d’un méridien terrestre.
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le 30 mars 1795 : fondation de l’École des langues orientales.
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le 30 mars 1801 : le procès des chouans Saint-Réjant et Carbon, accusés de l’attentat de la rue St-Nicaise contre Bonaparte, commence.
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le 30 mars 1814 :Paris tombe aux mains des alliés.
Les quarante mille hommes de l’empereur n’ont pu arrêter les cent soixante mille coalisés. Le 30 mars, Paris arme la garde nationale, les ouvriers ont demandé des armes et des fusils mais le gouvernement ne leur en distribue pas. Schwarzenberg attaque par Pantin et Romainville, Blücher attaque Clichy et les hauteurs de Montmartre. La capitulation est signée, les royalistes essaient de provoquer une manifestation en faveur des Bourbons, mais seuls quelques aristocrates des beaux quartiers parisiens bougent.
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le 30 mars 1856 :Traité de Paris.
La fin du siège de Sébastopol en septembre 1855, sonne la défaite de la Russie qui accepte sans condition de renoncer à ses prétentions sur la Turquie et de reconnaître l’intégrité du territoire turc.Ce traité marque la fin de la guerre de Crimée, la neutralité de la mer Noire (ni navigation militaire, ni fortifications) et assure la protection de l’Empire ottoman et des détroits. La Russie cède les bouches du Danube à l’Empire ottoman.
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le 30 mars 1880 : décrets contre les congrégations.
Jules Ferry prend deux décrets : le premier contraint, dans un délai de trois mois, les Jésuites à quitter leurs établissements, alors que le second oblige les congrégations non autorisées à faire une demande d’autorisation. Le XIXe siècle est celui de l’essor des congrégations et du renouveau de la foi en France, il marque également le début d’une « persécution » de la part des gouvernements successifs aboutissant à la sécularisation forcée ou à la dispersion des congréganistes.
Républicain athée et franc-maçon, issu d’une riche famille de libres penseurs de Saint-Dié, Jules Ferry donne aux enseignants des congrégations catholiques le même délai pour se mettre en règle avec la loi nouvelle sous peine de quitter aussi l’enseignement. Cela aboutit à l’expulsion de 38 congrégations masculines soit plus de 5000 religieux.
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le 30 mars 1912 : le sultan du Maroc et la France signent un traité faisant du Maroc un protectorat français.
Le sultan Moulay Abd al-Hafid signe à Fès le traité qui place le Maroc sous protectorat français : aucune alliance, aucun emprunt ne sont possible qu’avec la France et à ne contracter qu’avec elle : En échange, la France promet de respecter le sultan et la religion musulmane. Lyautey est le premier gouverneur du Maroc.
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le 30 mars 1994 : dix marins français trouvent la mort à bord du Sous-marin nucléaire d’attaque Émeraude.
Ce drame, extrêmement rare, est dû à une voie d’eau dans le compartiment des turbo-alternateurs.
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le 30 mars 1995 : le Vatican rend publique la 11ème encyclique de Jean-Paul II, “Evangelium vitae”(« L’Évangile de la Vie »).
L’avortement et l’euthanasie sont « des crimes qu’aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer », y déclare Jean-Paul II dans une encyclique, « Evangelium Vitae ».
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le 30 mars 2012 : le groupe islamiste Ansar Eddine, appuyé par le MNLA touareg et des éléments d’AQMI, s’empare de Kidal.
L’Etat malien en pleine déliquescence ne contrôle plus rien.
L’OTAN tend aujourd’hui à devenir un danger pour l’Europe
Le Cercle de Réflexion Interarmées, qui réunit des haut gradés de l’Armée française, a publié une lettre ouverte au secrétaire général de l’OTAN, contre le projet OTAN 2030. Extraits :
Le jeudi 18 février 2021 l’étude “OTAN 2030“, produite à votre demande, vous a été présentée. Elle indique ce que doivent être les missions de l’OTAN pour les dix prochaines années. D’entrée, il apparaît que toute l’orientation de l’OTAN repose sur le paradigme d’une double menace, l’une russe, présentée comme à l’œuvre aujourd’hui, l’autre chinoise, potentielle et à venir. Deux lignes de force majeures se dégagent de cette étude.
La première, c’est l’embrigadement des Européens contre une entreprise de domination planétaire de la Chine, en échange de la protection américaine de l’Europe contre la menace russe qui pèserait sur elle.
La deuxième, c’est le contournement de la règle du consensus, de plusieurs manières: opérations en coalitions de volontaires; mise en oeuvre des décisions ne requérant plus de consensus; et surtout la délégation d’autorité au SACEUR (Commandant Suprême des Forces Alliées en Europe, officier général américain) au motif de l’efficacité et de l’accélération de la prise de décision.
Mais la lecture de ce projet «OTAN 2030» fait clairement ressortir un monument de paisible mauvaise foi, de tranquille désinformation et d’instrumentalisation de cette “menace Russe”, «menace» patiemment créée puis entretenue, de façon à «mettre au pas» les alliés européens derrière les États-Unis, en vue de la lutte qui s’annonce avec la Chine pour l’hégémonie mondiale.
C’est pourquoi, Monsieur le Secrétaire général, avant toute autre considération sur l’avenir tel qu’il est proposé dans le projet OTAN 2030, il est important de faire le point sur les causes et la réalité de cette menace russe, par les quelques rappels historiques ci-dessous.
En effet, l’histoire ne commence pas en 2014, et c’est faire preuve d’une inébranlable mauvaise foi historique concernant les relations euro et américano-russes, que de passer en une seule phrase (au tout début du paragraphe “Russie”) directement du “partenariat constructif” lancé par l’Otan au début des années 90 à l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, comme s’il ne s’était rien passé entre 1991 et 2014, entre « la gentille Russie » de l’époque, et le méchant «Ours russe» d’aujourd’hui.
C’est bien l’OTAN qui, dès les années 1990, s’est lancée à marche forcée dans son élargissement vers l’est, certes à la demande des pays concernés, mais malgré les assurances données à la Russie en 1991 lors de la signature du traité de Moscou, et qui d’année en année a rapproché ses armées des frontières de la Russie, profitant de la décomposition de l’ex URSS.
C’est bien l’OTAN qui , sans aucun mandat de l’ONU, a bombardé la Serbie pendant 78 jours, avec plus de 58 000 sorties aériennes, et ceci sur la base d’une vaste opération de manipulation et d’intoxication de certains services secrets de membres importants de l’Alliance, (le prétendu plan serbe « Potkova » et l’affaire de Racak ), initiant ainsi, contre toute légitimité internationale, la création d’un Kosovo indépendant en arrachant une partie de son territoire à un état souverain, au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, humiliant ainsi la Russie à travers son allié serbe.
Ce principe serait-il à géométrie variable, lorsqu’il s’agit de la Crimée composée à plus de 90% de Russes, et rejoignant la Russie sans un coup de feu?
C’est bien l’OTAN qui en 2008, forte de sa dynamique «conquête de l’est», refusa la main tendue par la Russie pour un nouveau « Pacte de sécurité européen » qui visait à régler les conflits non résolus à l’est de l’Europe (Transnistrie, Abkhazie, Ossétie du Sud), en échange d’une certaine neutralité de la Géorgie, de l’Ukraine, de la Moldavie – c’est à dire de l’immédiat « hinterland » russe – vis-à-vis de l’OTAN.
Et c’est toujours avec ce même esprit conquérant, perçu comme un réel étranglement par la Russie, qu’il a été choisi, en 2010, d’encourager les graves troubles de l’« Euromaïdan », véritable coup d’état qui a abouti à l’élimination du président ukrainien légalement élu, jugé trop pro-russe, en vue de continuer la politique de rapprochement de l’Ukraine avec l’OTAN.
On connaît la suite, avec les sécessions de la Crimée et du Donbass.
[…]
La vraie menace, elle réelle, est celle du terrorisme. L’étude y consacre bien un développement, mais sans jamais se départir du mot « terrorisme », ni en caractériser les sources, les ressorts, les fondements idéologiques et politiques.
Autrement dit, on n’aurait comme menace, en l’occurrence, qu’un mode d’action, puisque telle est la nature du « terrorisme ». On élude donc une réalité dérangeante, celle de l’islamisme radical et de son messianisme qui n’a rien à envier à celui du communisme d’antan. Le problème est que ce même messianisme est alimenté par l’immense chaos généré par les initiatives américaines post Guerre Froide, et qu’il est même porté au plan idéologique tant par la Turquie d’Erdogan, membre de l’Otan, que par l’Arabie Saoudite, allié indéfectible des États-Unis.
Comme on pouvait s’y attendre, il apparaît dès les premières lignes que ce document n’augure rien de bon pour l’indépendance stratégique de l’Europe, son but étant clairement de reprendre en mains les alliés européens qui auraient seulement pu imaginer avoir une once d’un début d’éveil à une autonomie européenne.
Ce n’est pas tout, car non seulement vous projetez de transformer l’OTAN, initialement alliance défensive bâtie pour protéger l’Europe face à un ennemi qui n’existe plus, en une alliance offensive contre un ennemi qui n’existe pas pour l’Europe, (même si nous ne sommes pas dupes des ambitions territoriales de la Chine, de l’impact de sa puissance économique et du caractère totalitaire de son régime) , mais ce rapport va plus loin, carrément vers une organisation à vocation politique mondiale, ayant barre sur toute autre organisation internationale. […]
Monsieur le Secrétaire général,
C’est parce que cette organisation lorsqu’elle a perdu son ennemi, n’a eu de cesse que de se lancer à corps perdu dans la justification politique de la préservation de son outil militaire, en se reforgeant son nouvel ennemi russe, qu’elle tend aujourd’hui à devenir un danger pour l’Europe.
Car, non contente d’avoir fait manquer à l’Europe l’occasion d’une véritable paix durable souhaitée par tous, y compris par la Russie, l’OTAN animée du seul souci de sa survie, et de sa justification par son extension, n’a fait que provoquer un vaste réarmement de part et d’autre des frontières de la Russie, de la Baltique à la Mer Noire, mettant en danger la paix dans cette Europe, qu’elle ne considère plus désormais que comme son futur champ de bataille,
Et maintenant, à travers ce document OTAN 2030, et contre la logique la plus élémentaire qui veut que ce soit la mission qui justifie l’outil et non l’inverse – les Romains ne disaient-ils pas déjà « Cedant arma togae » ? – vous voudriez, pour l’avenir, justifier l’outil militaire de cette alliance en le transformant en un instrument politique, incontournable, de gestion de vastes coalitions internationales, au profit d’une véritable gouvernance planétaire, allant même jusqu’à passer outre les décisions de l’ONU et écrasant les souverainetés nationales!
Alors non, Monsieur le Secrétaire général! Il faut stopper ce train fou, avant qu’il ne soit trop tard! La France, quant à elle, dans le droit fil des principes énoncés voici plus d’un demi-siècle par le général de Gaulle, ne saurait, sans faillir gravement, se prêter à cette entreprise d’une acceptation aventureuse de la tutelle américaine sur l’Europe.
Emmanuel Macron agent zélé de la perte de souveraineté française
Ach ! Ils se seront aimés, Mme Merkel et M.Macron.

M.Macron, c’est du pain bénit pour Mme Merkel. M.Macron ne pense que souveraineté européenne, théorisée lors de son fameux discours dit de la Sorbonne, le 26 septembre 2017 en particulier à propos de l’industrie :
« La souveraineté, enfin, c’est la puissance économique industrielle et monétaire. Faire du cœur de l’Europe une puissance économique et industrielle, cela passe bien entendu par la politique énergétique et la politique du numérique que je viens d’évoquer. C’est aussi la poursuite d’une politique spatiale ambitieuse et de la consolidation d’une industrie européenne compétitive à l’échelle mondiale ».
Ses seconds couteaux le rappellent, comme le sous-ministre aux affaires européennes à propos de quelques soubresauts vaccinaux et européens dont on sait qu’ils constitueront l’un des fleurons de la geste européenne à vingt-sept :

Toujours lors du discours de la Sorbonne, M.Macron disait aussi :
« Deux jours après les élections chez notre principal partenaire, je veux féliciter à nouveau la chancelière Angela MERKEL avec laquelle je me réjouis de continuer à travailler car nous partageons le même engagement européen et je sais son engagement européen… Aussi je propose en premier lieu à l’Allemagne un partenariat nouveau. Nous ne serons pas d’accord sur tout, ou pas tout de suite, mais nous discuterons de tout… Sur tous les sujets que j’ai évoqués, nous pouvons donner une impulsion franco-allemande décisive et concrète. Pourquoi ne pas commencer ensemble l’Agence de l’innovation de rupture, lancer un programme commun d’intelligence artificielle qui ferait de l’Europe le moteur de la croissance mondiale ? Pourquoi ne pas se donner d’ici à 2024 l’objectif d’intégrer totalement nos marchés en appliquant les mêmes règles à nos entreprises, du droit des affaires au droit des faillites ? »
Cela méritait bien un hochet de la part de Mme Merkel qui n’oublie pas, elle, qu’elle est élue par les citoyens allemands et qui l’a remis à M.Macron l’Européen en mai 2018 : « le prestigieux prix Charlemagne », récompensant « sa vision forte pour une nouvelle Europe » (c’est la photo où M.Macron exhibe ce ruban pendentif jaune, une couleur presque symbolique…).
Il en aura fallu à M.Macron des reniements de la souveraineté française pour que M. Christian Saint-Etienne, professeur titulaire de la Chaire d’économie industrielle au Conservatoire National des Arts et Métiers, esprit modéré et qui n’a rien d’un nationaliste forcené (il a publié Le joker européen [Odile Jacob, mai 2012] dans lequel il prend position pour la fédéralisation d’un noyau dur de pays membres de la zone euro pour résoudre la crise de cette zone) en arrive à publier ce tweet :

Depuis la vente des activités nucléaires d’Alstom à General Electric jusqu’au résultat futur des négociations avec l’Union européenne à propos du projet Hercule de démantèlement d’EDF, en passant par les sujets évoqués par M.Saint-Etienne et la gestion des vaccins anti-covid, M.Macron, homme public, aura avec une constance et une réussite que l’on eût espéré être appliquées à la gestion de la crise sanitaire, réussi à peu près toutes les mises en œuvre de la perte de souveraineté française.
Prêches religieux et unions homosexuelles : Marlène Schiappa a reçu le recteur de la grande Mosquée de Paris
Suite aux propos scandaleux tenus par Marlène Schiappa qui voulait que les prêches religieux reconnaissent les unions de couples homosexuels, cette dernière a précisé sa pensée sur Sud Radio :
“Sur les couples homosexuels et le mariage, la grande Mosquée de Paris a jugé les propos de Marlène Schiappa inacceptables. “J’ai reçu immédiatement après avec beaucoup de plaisir au ministère le recteur de la grande Mosquée de Paris souligne la ministre déléguée. Nous avons pu dialoguer les yeux dans les yeux sur les propos que j’ai tenus, qui ont été complètement déformés et auxquels certains ont donné un autre sens, en faisant croire que je voudrais écrire les prêches des mosquées ou d’autres religions. Ce n’est absolument pas le cas ! se défend-elle. Quand un message est mal compris c’est qu’il est mal émis reconnaît-elle, j’ai probablement manqué de clarté et je le déplore“.
“Tout simplement ce que je demande, c’est qu’on respecte les lois de la République, et dans les lois de la République, il y a le mariage de deux personnes de même sexe et je souhaite qu’on s’engage contre l’homophobie. Là-dessus, j’ai eu un dialogue très constructif et très franc avec le recteur de la grande Mosquée de Paris, qui m’a rappelé son engagement pour rejeter toutes les discriminations, y compris les haines vis-à-vis des personnes homosexuelles” assure-t-elle.”
Au sein de l’Eglise en France, seul Mgr Malle s’était exprimé. La Conférence des Evêques de France n’a donc plus besoin de s’exprimer puisque le recteur de la grande mosquée de Paris a visiblement très bien géré tout seul.
Dommage de faire sous-traiter un sujet aussi important…
Le jeux des 5 différences proposé par les médias dominants
Prenez un article concernant un futur procès pour trafic de drogue rédigé en février 2021 et comparez-le à un article sur ce même procès rédigé en mars 2021. Vous devez trouver 5 différences.
Article du télégramme du 23 février 2021 :
En ces temps de crise sanitaire, jamais le tribunal de Quimper n’a été aussi rempli qu’en ce 23 février. Dix escortes, des gendarmes en renfort mais aussi et surtout dix prévenus. Six hommes, quatre femmes, âgés de 18 à 21 ans. Tous originaires de région parisienne. Ils sont en détention provisoire depuis le 19 février (…)
Il s’agit de Kévin (*) qui serait, avec Antoine (*) à la tête du trafic. On trouve aussi Amélie (*) qui ferait office d’assistante. Âgée de 21 ans, elle est sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une affaire d’importation de 5 kg de cocaïne – « 20 kg selon la prévention », précise le procureur – depuis la Colombie. Anaïs (*), âgée de 20 ans, au casier vierge est considérée comme étant le chauffeur en titre et s’occupant de la logistique du trafic.
Le trafic compterait quatre lieutenants, dont un des deux mineurs. Parmi les quatre aussi, Alain (*), âgé de 20 ans, boxeur de haut niveau, considéré comme « un crack » chez les amateurs. Les deux autres, Antoine (*) et Henri (*) (…) sont âgés de 18 ans et sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une autre affaire de trafic de stupéfiants traitée par le parquet de Brest.
Parmi les « exécutants », il y a Héloïse (*), âgée de 20 ans et Triss (*), du même âge. Il y a aussi Matthieu (*) et Éric (*). Résidant à Massy (Essonne), ils ont été relaxés de trafic de stupéfiants, après un vice de procédure le 9 février dernier, avec un troisième larron, après un mois de détention provisoire. (…) Les dix prévenus seront jugés le 29 mars, par le tribunal de Quimper. Et ont tous été maintenus en détention provisoire.
(*) Les prénoms ont été modifiés.
Article du Télégramme du 29 mars 2021 :
« J’aime ce territoire. Il est paisible et reposé (sic) » (…). Ali, le jeune homme qui explique cela, fut interpellé une première fois le 6 février 2021, dans une voiture (…) à Quimper. (…) « Merci de faire de la publicité pour les offices de tourisme », ironise la présidente, qui s’étonne qu’il ait quitté les Mureaux, où il est boxeur pro. (…)
Le 28 janvier, les policiers croisent une voiture pleins phares (…) dans l’habitacle, une jeune femme, Anissa, est au volant. Dans son corsage, 67 g de cocaïne, 7 g de shit et de l’argent. À ses côtés, son petit ami, mineur. Sur le siège arrière, G et une liasse de 7 000 euros (…)
Ces investigations aboutissent à un coup de filet, au petit matin du 17 février. Dans un gîte de Ploudalmézeau, un jeune homme d’Argenteuil et trois femmes sont interpellés, et près de 13 kg de cannabis saisis. Dans un autre gîte, à Plouescat, trois hommes et une jeune femme, Anissa, ainsi qu’un kg de résine….l’un d’eux est Assane, alias « Us » ou « Ash », qui serait un des lieutenants de la tête du réseau. (…) Elhad (…) sortait du centre de détention de Ploemeur, après que son avocate ait obtenu une nullité dans son dossier de stupéfiants. Mohammed venait lui aussi d’être libéré
L’interdiction de l’avortement devant la Cour Suprême des Etats-Unis
La Cour Suprême américaine étudie l’affaire Dobbs c. Jackson Women’s Health Organization depuis le mois de septembre, sans qu’aucune décision n’ait encore été prise par les juges. Elle a déjà « été examinée huit fois lors des audiences » de la Cour et chaque fois « laissée de côté ». Cela « signifie probablement que moins de quatre juges ont jusqu’à présent voté pour se saisir de l’affaire ».
Celle-ci est issue de l’adoption en 2018 par le Mississippi d’une législation interdisant l’avortement après 15 semaines de grossesse. Plusieurs tribunaux ont jugé que cette loi contredisait l’arrêté historique Roe v. Wade dépénalisant l’avortement aux Etats-Unis depuis 1975. Le procureur général du Mississippi, Lynn Fitch, a fait appel devant la Cour suprême, dans l’espoir que celle-ci, devenue conservatrice depuis les trois nominations de Donald Trump, remette en cause la dépénalisation. Lynn Fitch voit dans l’affaire Dobbs un « véhicule idéal » pour « revoir et clarifier les aspects les plus obscurs de Roe », en particulier la définition de la « viabilité ». « Nous espérons que la Cour suprême profitera de cette occasion pour agir – elle ne peut pas se permettre de faire l’impasse sur cette question plus longtemps », a déclaré Mallory Quigley, vice-présidente de la communication de la Susan B. Anthony List, une importante organisation pro-vie.
Depuis le début de l’année 2021, plus de 500 lois différentes ont été déposées dans les Etats américains avec l’objectif de limiter les possibilités légales d’avortement.
Une famille catholique polonaise en voie de béatification : ils mettaient la loi de Dieu au premier plan chaque jour
Le 29 mars, les catholiques polonais ont célébré l’anniversaire de la mort de la famille Ulma lors d’une messe matinale dans la paroisse St. Dorothy à Markowa, dans l’archidiocèse de Przemyśl. Cela coïncidait avec le jour de la Journée nationale du souvenir des Polonais sauvant les juifs sous l’occupation allemande :
Tôt le 24 mars 1944, une patrouille nazie a encerclé la maison de Józef et de Wiktoria Ulma à la périphérie du village de Markowa, dans le sud-est de la Pologne. Ils ont découvert huit Juifs qui avaient trouvé refuge auprès du couple et les ont exécutés.
La police nazie a ensuite tué la femme enceinte Wiktoria, âgée de 32 ans, et son mari de 44 ans. Comme les enfants du couple ont commencé à hurler à la vue de leurs parents assassinés, les nazis les ont abattus aussi: Stanisława, 8, Barbara, 7, Władysław, 6, Franciszek, 4, Antoni, 3, et Maria, 2 ans (…)
L’archevêque s’est réjoui des progrès accomplis dans les causes du couple, actuellement connu sous le nom de Serviteurs de Dieu, titre utilisé au début des processus de canonisation.
«Nous rendons grâce pour l’exemple de la vie de la famille Ulma. Leur don de vie est pour nous un signe que nous devons parfois sacrifier nos vies pour sauver d’autres personnes. Aujourd’hui, nous demandons le don de leur béatification », a-t-il dit.
Dans son homélie, le P. Witold Burda, postulateur des causes, a fait l’éloge de Józef et de Wiktoria comme modèle pour les chrétiens.
«Les Ulmas mettent la loi de Dieu au premier plan chaque jour», a-t-il dit. Se référant aux photos survivantes de la famille, il a déclaré: «Le sourire des enfants sur les photos me touche. Ces enfants se sentaient en sécurité, aimés par maman et papa. »
En juillet 2016, le Pape François avait pris connaissance de l’extermination de la famille Ulma lors de sa visite au camp de Birkenau :
Lors de l’audience générale en salle Paul VI, dans son salut aux fidèles polonais, le Pape a évoqué l’ouverture ce mardi d’une exposition dédiée à la famille Ulma au sein de l’université formant le clergé missionnaire. Le Pape a prié pour que «cette famille nombreuse de Servants de Dieu, qui attend sa béatification soit pour tous un exemple de fidélité à Dieu et ses commandements, d’amour du prochain et de respect pour la dignité humaine.» (…) Une histoire qui témoigne du martyr silencieux de nombreux chrétiens lors de la Seconde Guerre mondiale.
Et maintenant, c’est le climat qui est sexiste…
La députée Albane Gaillot plaide pour “l’intégration de la dimension de genre” dans les débats sur l’urgence climatique :
“Les effets du changement climatique ont un impact différent sur les hommes et sur les femmes”, affirme @AlbaneGaillot. Elle plaide pour “l’intégration de la dimension de genre” dans les débats sur l’urgence climatique.
> https://t.co/5shMV2vyCm#DirectAN #ClimatRésilience pic.twitter.com/8C9kh6ZMpK— LCP (@LCP) March 29, 2021
Des manifestants de SOS Tout-Petits victimes d’une agression
Lettre ouverte d’un militant de SOS Tout-Petits aux manifestants de la « Marche contre les violences sexuelles et sexistes dans l’enseignement supérieur et secondaire » du 6 mars 2021
Mesdames, Mesdemoiselles, et quelques Messieurs,
Vous étiez si nombreuses le 6 mars devant nous, boulevard du Montparnasse, avec quelques hommes seulement, que c’est surtout à vous que nous nous adressons.
Vous ne voulez pas de violences sexuelles et sexistes dans l’enseignement. Nous non plus. Nous ne pouvons que vous approuver.
Dès lors, pourquoi nous avoir agressés, nous, qui voulons défendre contre la violence et la mort les plus faibles des êtres humains ?
Qu’est-ce qui vous gênait ? Etait-ce la critique de l’avortement ? Le voyez-vous comme un bien ?
Madame Veil disait elle-même de l’avortement (devant l’Assemblée Nationale le 26 novembre 1974) :
« C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame. » Elle n’espérait donc même pas que sa législation permissive puisse empêcher le « drame » de l’avortement quand il a lieu.
C’est pourquoi nous voulons que les avortements régressent radicalement, même dans le cadre absurde de la législation actuelle.
Madame Veil était horrifiée par les conditions déplorables et les malheurs des avortements clandestins. Nous aussi.
Elle a souligné cela pour faire légaliser l’avortement volontaire, puis d’autres se sont engouffrés pour le présenter comme un bien à promouvoir !
Puisque, propagande aidant, la confusion est souvent totale dans les esprits, nous demandons que l’on verse à chaque naissance à la mère une prime de 6000 euros afin que les femmes enceintes en difficulté, qu’elles soient dépendantes par les pressions de l’entourage ou par le manque d’argent, d’appartement ou de soutien, aient une vraie liberté qui leur permette d’agir pour le bien : pas de conditions de ressources pour éviter l’injustice de l’effet de seuil mais, pour ne pas trop enrichir les riches, une réduction de la prime selon la tranche marginale de l’impôt sur le revenu ; ainsi les gains qui en résulteront pour la collectivité resteront dans les caisses d’allocations familiales sans aller dans le panier plus ou moins percé, hélas, du budget de l’Etat.
Le coût annuel serait ainsi un peu inférieur à 4 milliards ; « une paille » à côté du déficit annuel des comptes publics qui était de l’ordre de 60 milliards avant même les misères du covid.
Une telle prime sauverait assurément des milliers d’êtres humains.
Il s’agit bien de cela : nous avons tous été celui-là ou celle-là, non pas « un amas de cellules », selon une expression stupide et mensongère, mais un être doué de vie, avec tout son patrimoine génétique et pleinement organisé pour se développer de façon continue jusqu’à ce que nous sommes.
Une telle prime représenterait une vraie politique sociale répondant à peu de frais à un grand besoin, y compris pour les toutes jeunes mères mineures qui subissent souvent des pressions insoutenables.
N’en voulez-vous pas ?
Nous voulons aussi que le gâchis phénoménal d’êtres humains des PMA avec fécondation in vitro ( au moins 5 à 10 morts en moyenne) et des manipulations de toutes sortes de la loi dite de bioéthique nous soient épargnés, comme aussi la conception d’enfants sans père pour les élever.
Etes-vous contre ?
Peut-être votre agacement venait-il du fait que nous étions en prière ? Alors, essayez de comprendre.
Deux mille ans de chrétienté ont apporté progressivement, avec toutes sortes d’allers et retours et combien de faiblesses et de vicissitudes, des progrès radicaux de civilisation qui constituent le meilleur de ce qu’on appelle aujourd’hui liberté, égalité, fraternité et droits de l’Homme.
Dieu, que beaucoup veulent ignorer, a manifesté sa présence, sa toute-puissance et sa bienveillance, de façon éclatante par de nombreux miracles de guérison depuis deux mille ans, interventions directes qu’on n’est pas près d’expliquer par les lois de la nature (qui sont aussi son oeuvre).
Voyez-vous un chirurgien recoller instantanément avec guérison définitive et immédiate une fracture double (tibia et péroné) ouverte et purulente depuis huit ans ? Cela s’est fait en priant avec confiance il n’y a pas si longtemps (Pierre De Rudder, en Belgique, 1875) et c’est un exemple avéré et incontestable parmi beaucoup d’autres, certains très récents.
Renseignez-vous et « allez y voir » au lieu, par simple préjugé, de prendre nos convictions chrétiennes pour des élucubrations mentales.
Si la science avait ignoré les faits, comme ainsi beaucoup le font par aveuglement, nous en serions encore au néolithique !
Vous nous avez émus, plutôt que véritablement inquiétés, bien que vous ayez détruit notre banderole. Sauf vos emportements, vous nous avez fait penser à nos soeurs, à nos filles ou à nos petites-filles et nous voulons pour vous toutes que vous ne soyez pas victimes de bourrages de crâne pervers et absurdes, qui vous perdent et vous fassent souffrir.
Vous avez donné un surcroît de travail aux forces de l’ordre, peu nombreuses et qui ont fait ce qu’elles ont pu pour qu’il n’y ait pas d’accident de personnes. Ne croyez-vous pas qu’elles ont d’autres choses à faire que d’endiguer vos débordements ?
Avez-vous perçu que vous étiez des délinquantes et que la police, ou la gendarmerie, aurait pu vous appréhender en flagrant délit (article 431-1 du Code Pénal : 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende) ? Les forces de l’ordre, trop peu nombreuses et non équipées contre les rixes y ont renoncé…
Que pensez-vous d’un Etat qui ne réprime pas la délinquance en flagrant délit, et de vous, qui concourez à ce qu’il soit débordé ? Avez-vous donc perdu toute conscience morale ?
Ne voyez-vous pas, enfin, combien les mensonges et les tromperies, au service de la vénalité et d’entraînements pervers, sont partout à l’oeuvre, qu’il s’agisse de la bioéthique et de l’écologie qui devraient être de bien belles choses si elles n’étaient souvent contrôlées par des lobbies doctrinaires qui manipulent tout pour faire, de citoyens prétendus libres, des esclaves ? Vous ne trouverez pas souvent à la télévision et dans les réseaux sociaux des informations exemptes de ces travers. Alors, faites l’effort de vous informer véritablement, c’est un travail méritoire, et soyez véritablement libres.
Parmi nos militantes il y a eu des femmes qui s’étaient fait avorter et le regrettaient. Notre Président d’alors, le Docteur Dor, aujourd’hui décédé du covid, les accueillait toujours avec sollicitude et affection. Certaines venaient une ou deux fois, d’autres plus durablement…
Alors, à moins qu’un sectarisme agressif et borné, au mépris des droits des autres, vous rende complètement aveugles, une autre fois venez nous voir sans rien casser. Nous vous accueillerons avec faveur et nous pourrons échanger, dans l’amitié si vous le voulez bien. Ce sera tout de même autre chose…
Jacques Bay
Vice-président de SOS Tout-Petits
La persécution que subissent en France les personnes issues d’un milieu musulman suite à une conversion au christianisme.
Après plusieurs semaines d’enquête, l’ECLJ publie un rapport (13 pages) et un reportage faisant état de la persécution que subissent en France les personnes issues d’un milieu musulman suite à une conversion au christianisme.
Il ressort de cette enquête qu’une écrasante majorité de personnes quittant l’islam pour rejoindre le christianisme subit une persécution familiale et communautaire. Que le converti soit un homme ou une femme, jeune ou âgé, célibataire ou marié, l’atteinte à la liberté religieuse est patente dans la totalité des cas. Ces chrétiens sont empêchés de vivre librement leur foi, vivent dans le secret et dans la peur, menant bien souvent une double vie.
La conversion, impliquant l’apostasie de l’islam, est systématiquement perçue par la communauté musulmane dans son ensemble comme une forme de trahison, justifiant des représailles. Cette persécution des convertis prend des formes variées et des intensités graduées. Ces formes de persécutions, listées par l’ECLJ dans son rapport, ont pu être déterminées suite à des entretiens avec des convertis et des responsables associatifs. Les plus communes étant le mépris, les agressions verbales ou physiques, les menaces allant jusqu’au harcèlement et au rejet de la part de la communauté, pour les inciter à revenir à l’islam.
Cette persécution est plus importante chez les femmes et les jeunes filles, en raison du déshonneur et de l’opprobre qu’elles infligeraient à leur famille. De fait, aucune n’a souhaité apparaître avec son visage et son vrai nom dans notre reportage vidéo, de peur de cette « mort sociale » ou d’une réaction violente de la famille et de la communauté. Bien qu’habitant en France, une part significative des femmes converties sont menacées d’être mariées de force, envoyées dans leur pays d’origine de leurs parents ou encore séquestrées aussi longtemps qu’elles ne reviendraient pas à l’islam. Dans des cas peu fréquents mais de moins en moins rares, les convertis sont lynchés, voire tués par des islamistes. Face aux menaces très présentes dans les banlieues islamisées et sur les réseaux sociaux, le déménagement ou la fugue est souvent la seule solution pour le converti d’échapper à la violence.
Les responsables d’associations françaises engagées auprès des ex-musulmans constatent malheureusement que la plupart des instances étatiques mais aussi chrétiennes n’assument pas leurs responsabilités d’aide et d’accueil des convertis.
À l’heure actuelle, la France ne garantit pas effectivement la liberté fondamentale de choisir sa religion. Selon l’ECLJ, le projet de loi contre le séparatisme est une occasion favorable à une meilleure garantie de la liberté religieuse, en renforçant les peines encourues par ceux qui cherchent à entraver une conversion. La Charte des principes pour l’islam en France dans son article 3, paragraphe 2 condamne de tels agissements. Il est donc grand temps d’agir pour faire connaître la persécution de ces convertis ex-musulmans, pour améliorer leur accueil et lutter réellement contre le repli communautaire et le développement de l’islamisme.
Interdiction pour les gendarmes de la messe de la Sainte Geneviève : échec des laïcistes
La Libre Pensée du Gard souhaitait interdire aux gendarmes de participer à la Sainte-Geneviève sur leur temps de travail. Sainte Geneviève est la patronne des gendarmes. Le 6 novembre 2018, comme chaque année, le chef du groupement de gendarmerie du Gard publie une note de service faisant état de l’organisation, le vendredi 30 novembre, de la cérémonie : discours du préfet, cocktail au mess de l’escadron mobile, et office religieux dans une église de Nîmes, célébré par un prêtre et un aumônier militaire. Les participants viennent en uniforme mais ont le choix d’assister ou pas à la cérémonie, « dans la limite des effectifs nécessaires à la continuité du service public ».
Le 14 novembre 2018, La Libre Pensée du Gard écrit à la gendarmerie et demande à ce que soit rappelé aux militaires leur « devoir de réserve, notamment en matière religieuse ». Puis elle dépose une requête pour faire annuler l’autorisation donnée par le patron des gendarmes à ses hommes d’assister, « pendant les heures de service et en uniforme, à la cérémonie religieuse de la Sainte-Geneviève ».
Les juges du tribunal administratif de Nîmes, dans un jugement rendu le 19 février, estiment :
« Eu égard à son contexte et à ses conditions d’organisation, la “cérémonie de la Sainte-Geneviève” revêt le caractère d’un événement collectif, traditionnel et festif de type fête patronale annuelle. Le fait pour des militaires de la gendarmerie d’assister au cours d’un tel événement à un office religieux, organisé par la compagnie elle-même dans une église, ne peut, à lui seul, être regardé comme la manifestation de convictions religieuses dans le cadre du service public ni comme relevant de l’exercice d’un culte. »
Le Conseil d’Etat rejette l’aménagement du couvre-feu pour le Triduum pascal
Deux associations, Civitas et Via la voix du Peuple de Jean-Frédéric Poisson, avaient déposé un recours devant le Conseil d’État afin de permettre aux catholiques de se rendre dans un lieu de culte après 19h pendant la semaine sainte.
Le juge des référés du Conseil d’État a rejeté cette demande d’adaptation du couvre-feu et explique (ordonnance en pdf) :
La liberté du culte est une liberté fondamentale qui inclut notamment le droit de participer collectivement à une cérémonie. Dans le contexte sanitaire actuel, cette liberté doit cependant être conciliée avec l’enjeu de protection de la santé de la population.
Le juge des référés observe tout d’abord que la circulation du virus sur le territoire métropolitain s’est amplifiée ces dernières semaines avec une nette aggravation de la crise sanitaire (augmentation continue du nombre de nouveaux cas, occupation de 90 % des lits de réanimation). La mesure de couvre-feu adoptée en mars en Guyane puis sur tout le territoire national en novembre 2020 semble [sic] avoir montré son efficacité pour freiner la transmission du virus. C’est pourquoi, au regard de la dégradation actuelle de la situation, le maintien d’une mesure d’interdiction des déplacements, entre 19 heures et 6 heures du matin, est justifié.
Le juge relève en outre que contrairement à ce qui avait été décidé lors du premier confinement les établissements de culte sont autorisés à rester ouverts et les cérémonies religieuses peuvent se tenir dans le respect d’un protocole sanitaire entre 6 heures et 19 heures.
De nombreuses paroisses ont adapté leurs horaires pour tenir compte de ce couvre-feu en multipliant les offices et en avançant l’horaire des cérémonies se déroulant l’après-midi, notamment pendant la semaine de Pâques. La conférence des évêques de France a également proposé des aménagements liturgiques permettant de célébrer la veillée pascale du 3 avril, en tenant compte des restrictions liées au couvre-feu.
Dans ces conditions, l’impossibilité de se rendre dans un lieu de culte pendant le couvre-feu, y compris pendant la semaine de Pâques [sic], ne porte pas une atteinte manifestement disproportionnée à la liberté de culte au regard de l’objectif de préservation de la santé publique.
La semaine de Pâques c’est la semaine qui suit le dimanche de Pâques, appelée aussi l’Octave de Pâques. Ici il s’agit de la semaine sainte ou 2e semaine de la Passion.
Un ancien otage des islamistes répond à vos questions
Alexandre Goodarzy, volontaire de SOS Chrétiens d’Orient, a été enlevé à Bagdad et a été otage de milices islamistes pendant deux mois. Il a raconté son aventure dans un récent ouvrage: Guerrier de la paix. Les éditions du Rocher organisent demain un séminaire autour de lui – pour lequel les lecteurs de Salon beige ont 200 places gratuites (les 200 premières inscriptions naturellement). Ce webinaire aura lieu demain mardi 30 mars à 21 heures.
Pour vous inscrire, c’est ici (en donnant le code promotion suivant pour les lecteurs du Salon beige: CD1686F2).
Ouverture du Puy du Fou : 3 200 visiteurs conquis qui “en ont pris plein les yeux”
C’est en Espagne,au cœur des monts de Tolède, que le parc d’attraction français a ouvert le week-end dernier. Les espagnols ont beaucoup de chance :
“(…) Le projet, qui s’étend sur 30 hectares, a coûté 183 millions d’euros. Comme en France, les décors sont à couper le souffle et nous transportent à travers l’histoire espagnole, un véritable retour au XVIᵉ siècle. Malgré la crise sanitaire, le parc a pu ouvrir ses portes. “C’est un privilège d’être ici en temps de pandémie alors que nous avons très peu de choses à faire. Là, on est à l’air libre et c’est très appréciable, vraiment super”, témoigne une femme dans le reportage en tête de cet article.
En effet, en Espagne, les parcs d’attractions et restaurants peuvent accueillir du public. 3200 places ont été vendues, soit 30% de la capacité totale du parc. Le succès est immédiat, les visiteurs, petits et grands sont conquis. “On en a vraiment pris plein les yeux”, affirme un père de famille après un spectacle. Pourtant, le concept n’existait pas en Espagne auparavant.
Démonstrations de cape et d’épée, oiseaux de fauconneries, spectacles équestres, les parcs espagnol et français se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Seule différence, les personnages français ont été remplacés par des figures emblématiques qui parlent aux espagnols. Ainsi, La Fontaine laisse sa place à Cervantès et la Pérouse à Christophe Colomb (…)
Christophe Castaner favorable à une union LR-LREM en PACA
Depuis que les sondages montrent que Thierry Mariani (RN) pourrait l’emporter en PACA, c’est sauve-qui-peur chez LREM et LR :
“(…) Le patron des députés LREM, Christophe Castaner, a estimé dimanche que La République en marche pouvait soutenir aux régionales le président sortant de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, le LR Renaud Muselier, “si nous construisons un projet commun et s’il veut porter le dépassement”.
“Est-ce qu’il faut faire (alliance) au premier tour?” s’est interrogé Christophe Castaner sur BFMTV. “Si nous construisons un projet commun et si Renaud Muselier veut porter le dépassement politique en s’appuyant et en travaillant avec nous, pourquoi pas?“, a-t-il répondu (…)”
L’hebdomadaire Le Point offre une publicité à une agence américaine de GPA
Alors que la GPA est interdite en France, la pression se fait clairement sentir.
Après que Elisabeth Moreno, ministre déléguée à l’égalité Femmes-Hommes s’est déclaré favorable à la GPA, Le Point offre une tribune à Sam Hyde, président de Circle Surrogacy, qui est l’une des principales agences de GPA aux États-Unis, dont la principale communauté de parents hors USA est française (…) 52,7 % de LGBTQ+.
C’est arrivé un 29 mars…
« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)
« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)
Alors rappelons-nous :
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le 29 mars 487 (date peu sûre): naissance de Saint Malo (en latin Maclovius, Maclou), l’un des sept saints fondateurs de la Bretagne.
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le 29 mars 1058 : décès du pape Étienne IX (Fréderic de Lorraine).
Étienne IX élu pape le 3 août 1057 est le fils de Gothelon Ier, de la famille des ducs de Lorraine. Il est également le frère de Godefroi II le Barbu, le duc de Toscane. Avant d’être pape, il est bénédictin et abbé du Mont-Cassin. Désigné pape sans l’aval de l’empereur, il meurt, probablement assassiné, à Florence, après huit mois de pontificat.
Premier pape à s’émanciper de la tutelle de l’empereur, il propose que le souverain pontife soit élu par un collège de cardinaux, mode d’élection qui sera institué par son successeur. Canonisé, il est fêté le 29 mars, jour de sa mort.
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le 29 mars 1139 : le pape Innocent II fulmine la bulle Omne datum optimum, qui accorde certains privilèges à l’Ordre du Temple.
La bulle reconnaît la règle du Temple, accorde à ses membres tout butin conquis sur les Sarrasins en Terre Sainte et place l’ordre sous la protection directe du Saint Siège. Le Temple est donc libre de toute dîme et de tout hommage. Les Templiers, relevant directement de l’autorité papale, ne peuvent contracter un hommage envers un seigneur, qui était un laïc.
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le 29 mars 1179 : élection de l’antipape Innocent III.
Il est élu en tant que successeur de Calixte III par quelques cardinaux voulant continuer à s’opposer à Alexandre III, mais personne ne le reconnaît, ce qui explique la brièveté de son règne. Il est déposé en juin 1180, ce qui met donc fin au schisme né avec Victor IV.
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le 29 mars 1382 : entrée triomphale de Charles VI à Rouen.
Il vient, plus d’un mois après la révolte de la Harelle, pour rétablir l’autorité royale bafouée et sanctionner les coupables. Il décide de supprimer Rouen afin de mettre en place une municipalité régie par l’autorité du bailli royal. Finalement, il accorde son pardon à la ville le jour de Pâques, se contentant de détruire plusieurs bâtiments, d’augmenter les impôts et de supprimer certains privilèges.
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le 29 mars 1632 : Traité de Saint-Germain en Laye.
L’Angleterre reconnaît l’Acadie et le Canada, la Nouvelle France, possession française, par le Traité de St-Germain, elle rend la ville de Québec. La ville avait été conquise par les frères Kirke trois mois après la fin des hostilités. (Cf. les chroniques du 5 décembre et du 1 mars sur Samuel Champlain, et du 19 juillet sur la chute de Québec.)
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le 29 mars
1790 : Pie VI, dans une allocution, « le Syllabus » condamne les principes de la Révolution française.
Le pape condamne le texte de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et manifeste son inquiétude en présence des principes de la Révolution et des projets de la Constituante en matière religieuse. Extraits :
« Quand la religion est bannie de la société civile, quand la doctrine et l’autorité de la révélation divine sont rejetées, la vraie justice ou plutôt la vraie notion de la justice et du droit humain s’obscurcit, se perd, et la force matérielle prend la place de la justice et du vrai droit. Qui ne voit, qui ne sent très bien qu’une société soustraite aux lois de la religion et de la vraie justice ne peut avoir d’autre but que d’amasser, d’accumuler des richesses et, dans tous ses actes, d’autre loi que l’indomptable désir de satisfaire ses passions et de se procurer des jouissances ? Voilà pourquoi les hommes de ce caractère poursuivent d’une haine cruelle les ordres religieux, sans avoir égard aux immenses services rendus par eux à la religion, à la société et aux lettres. Non contents de bannir la religion de la société, ils veulent l’exclure de la famille. Enseignant et professant la funeste erreur du Communisme et du Socialisme, ils affirment que « la société domestique ou la famille emprunte toute sa raison d’être du droit purement civil et, en conséquence, que de la loi civile découlent et dépendent tous les droits des parents sur les enfants, même le droit d’instruction et d’éducation ». Tous ceux qui ont entrepris de bouleverser l’ordre religieux et l’ordre social, et d’anéantir toutes les lois divines et humaines, ont toujours fait conspirer leurs conseils coupables, leur activité et leurs efforts à tromper et à dépraver surtout la jeunesse. Voilà pourquoi le clergé régulier et séculier, malgré les plus indubitables et les plus illustres témoignages rendus par l’histoire à ses immenses services est, de leur part, l’objet d’atroces et incessantes persécutions, et pourquoi ils disent que « le clergé étant ennemi du véritable et utile progrès dans la science et la civilisation, il faut lui ôter l’instruction et l’éducation de la jeunesse » …
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le 29 mars 1796 : le général François-Athanase Charette de La Contrie, dit «Charrette», chef de l’Armée catholique et royale du Bas-Poitou et du Pays de Retz, est fusillé à Nantes, sur la place Viarme.
Exécution de François Athanase de Charette de La Contrie en 1796 à Nantes, par B. Van Deschamp (1866).
Ayant prononcédistinctement un acte de contrition, il embrasse son confesseur, l’abbé Guibert l’exhorte au courage. Charrette lui répond :
“Monsieur l’abbé, j’ai bravé cent fois la mort. J’y vais pour la dernière fois, sans la braver, sans la craindre.”
Il s’avance, la tête haute, vers l’emplacement de l’exécution, s’arrête devant son cercueil avec un sourire ironique avant de hocher la tête d’un air approbateur, obtient de mourir debout, sans avoir les yeux bandés, et donne lui-même l’ordre du tir. Les soldats chargés d’exécuter la sentence de la mort, prononcée le matin même par le tribunal ont été choisis dans le bataillon de chasseurs qui avait réussi à le capturer le 23 mars dans le bois de la Chabotterie. Les autorités viennent constater la mort et vont le déterrer deux jours plus tard pour s’en assurer encore !
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le 29 mars 1863 : les Français de Forey lancent le 1er assaut sur le fort San-Javier de Puebla au Mexique.
Après l’échec du 5 mai 1862, les Français, dont le général a été « limogé » (verbe créé suite à la purge de près de 90% des généraux français après les débuts catastrophiques de la guerre de 1914), se lancent, aux ordres du général Forey, de nouveau à l’assaut de la ville de Puebla.
L’encerclement de la ville, débuté le 16 mars et achevé le 22 mars. Le 29 mars le fort San Javier tombe après 20h00 de combats. A partir du 31 mars les Français doivent conquérir la ville maison par maison, avant de recevoir un renfort d’artillerie. Bazaine repousse une tentative mexicaine de rompre le siège, le 5 mai. Aussi le 16 les assiégés demandent l’armistice et la ville se rend le 19 mai. La route de Mexico est ouverte.
L’épisode de Camerone où un convoi logistique de 62 hommes de la Légion va se sacrifier pour retarder une colonne mexicaine, a lieu dans le cadre de cette campagne, et permettre au ravitaillement d’arriver aux assiégeants.
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le 29 mars 1880 : Jules Ferry institue en France l’enseignement laïc, gratuit et obligatoire, il en profite pour faire passer deux décrets contre les congrégations.
Jules Ferry prend deux décrets : le premier contraint, dans un délai de trois mois, les Jésuites à quitter leurs établissements, alors que le second oblige les congrégations non autorisées à faire une demande d’autorisation. Le XIXe siècle est celui de l’essor des congrégations et du renouveau de la foi en France, il marque également le début d’une « persécution » de la part des gouvernements successifs aboutissant à la sécularisation forcée ou à la dispersion des congréganistes.
Républicain athée et franc-maçon, issu d’une riche famille de libres penseurs de Saint-Dié, Jules Ferry donne aux enseignants des congrégations catholiques le même délai pour se mettre en règle avec la loi nouvelle sous peine de quitter aussi l’enseignement. Cela aboutit à l’expulsion de 38 congrégations masculines soit plus de 5000 religieux.
Voulant « arracher l’âme de la jeunesse française », Jules Ferry engage la lutte contre les congrégations religieuses. La veille Jules Ferry propose une loi instituant l’obligation scolaire de 6 à 13 ans. Déjà un premier décret a imposé aux jésuites d’évacuer les établissements scolaires d’ici à trois mois. Un second va inviter les compagnies non autorisées à régulariser leur situation dans le même délai. L’application de ses décrets aboutit à la dispersion de cinq mille congréganistes.
Jean Guiraud rejoint les écrits de Renée Casin dans son livre Les Catholiques et la révolution française. En effet, avec le tome 3 de son livre Histoire partiale – Histoire vraie, au chapitre XIII, il rétablit la vérité sur l’état de l’enseignement en France avant la révolution :
« La légende révolutionnaire s’évanouit devant les constatations de la science historique. Les nombreux érudits qui, dans toutes les régions de la France, ont interrogé les archives locales, sont unanimes à proclamer qu’avant 1789, et en général pendant les deux siècles qui ont précédé la Révolution, les écoles populaires ont été multipliées dans les villes et les campagnes dispensant l’instruction aux ouvriers et aux paysans, le plus souvent gratuitement. »
Son chapitre s’appuie sur de nombreuses sources officielles entre autres les rapports alarmistes des préfets pour Napoléon Bonaparte. Beaucoup comparent la situation de l’enseignement d’avant la révolution pour la louer en comparaison du désert intellectuel d’alors. Surtout, l’enseignement, très souvent gratuit, n’était pas assumé par l’Etat mais par l’Eglise sans aucune contrepartie financière.
Et Jean GUIRAUD de conclure sur une citation du fondateur de l’école positiviste, Auguste Comte :
« Le catholicisme fut le promoteur le plus efficace du développement populaire de l’intelligence humaine. […] C’était d’ailleurs ce que lui reprochaient les philosophes du XVIIIe siècle. Dans une lettre à son ami Damilaville datée du 1er avril 1766 et se terminant par son cri habituel de guerre contre le christianisme « Ecrasons l’infâme ! » Voltaire déplore le développement de l’instruction populaire de son temps : « Je crois que nous ne nous entendons pas sur l’article du peuple que vous croyez digne d’être instruit. J’entends par peuple la populace qui n’a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s’instruire… Il me paraît essentiel qu’il y ait des gueux ignorants. Si vous faisiez valoir, comme moi, une terre et si vous aviez des charrues, vous seriez bien de mon avis. Ce n’est pas le manœuvre qu’il faut instruire, c’est le bon bourgeois, c’est l’habitant des villes ; cette entreprise est assez forte et assez grande. ». […] Un autre philosophe, le procureur général La Chalotais, reprochait aux Frères de la Doctrine chrétienne l’enseignement qu’ils donnaient au peuple : « Les Frères de la Doctrine chrétienne qu’on appelle ignorantins sont survenus pour achever de tout perdre. Ils apprennent à lire et à écrire à des gens qui n’eussent dû apprendre qu’à dessiner et à manier le rabot. Le bien de la Société demande que les connaissances du peuple ne s’étendent pas plus loin que ses occupations. Parmi les gens du peuple il n’est presque nécessaire de savoir lire et écrire qu’à « ceux qui vivent par ces arts ou que ces arts font vivre ».
Et Voltaire écrivait à La Chalotais pour le féliciter de penser ainsi. »
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le 29 mars 1880 encore: le capitaine Gallieni arrive à Bafoulabé, au Mali.
Il obtient un traité avec les chefs locaux et établit un protectorat.
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le 29 mars 1896 : le commandant Esterhazy est identifié comme le traitre de l’affaire Dreyfus.
Un télégramme, dit ” petit bleu “, émanant de l’ambassade d’Allemagne et adressé au commandant Walsin-Esterhazy, est intercepté par la Section de Statistique en mars. Picquart, après consultation du ” dossier secret ” de 1894, acquiert la conviction que le bordereau qui a fait condamner Dreyfus émane en réalité d’Esterhazy. Ce dernier est à l’origine des fuites dont a été rendu responsable le capitaine Dreyfus, condamné au bagne.
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le 29 mars 1901 : vote de la loi de 1901 qui régit le fonctionnement des associations.
Elle entre en vigueur le 1er juillet suivant.
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le 29 mars 1918 : tirs des Pariser Kanonen ou Parisgeschütz (canon de Paris).
Tiré de cent kilomètres de Paris par l’artillerie allemande, un obus atteint l’église Saint-Gervais; la voûte s’écroule et quatre-vingt-onze fidèles sont tués, lors de l’office du Vendredi Saint.
En tout, 367 obus tombent sur Paris, causant la mort de 256 personnes dont 91 dans la seule église Saint-Gervais le 29 mars 1918.
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le 29 mars 1933 : déclaration de Fulda.
Par cette déclarationles évêques allemands affirment que le christianisme est incompatible avec le nazisme. Les catholiques ne peuvent donc pas adhérer au parti national-socialiste
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le 29 mars 1967 : la France lance le “Redoutable”.
Le premier sous-marin nucléaire français est mis à l’eau dans le port de Cherbourg. Le vaisseau de 7 500 tonnes possède 16 missiles. De la même classe que le “Redoutable” un deuxième sous-marin nucléaire est lancé en décembre 1969, le “Terrible”.
Chronique des cinglés
…en Espagne :
En Espagne, un texte de loi provoque de vives tensions au sein de la coalition des deux partis de gauche qui gouvernent le pays. Il s’agit d’un brouillon de la « loi pour l’égalité réelle et effective des personnes trans ».
Le document a été présenté mardi 2 février, rapporte Slate. L’article 29 du projet de loi indique que « les personnes trans ayant la capacité de porter un enfant pourront être réceptrices des techniques d’assistance médicale à la procréation ».
Autrement dit, une autorisation d’accès à la PMA (procréation médicalement assistée) pour les personnes transgenres. Sont notamment concernés les hommes trans qui n’ont pas reçu d’opération de réassignation et conservent un utérus. Ces derniers ont été exclus de la loi bioéthique en France et de la PMA pour toutes.
N’y-a-t-il que Mgr Malle et maître Triomphe pour s’offusquer des propos de Marlène Schiappa sur les unions homosexuelles et les prêches religieux?
Suite aux propos de Marlène Schiappa tendant à intégrer les unions homosexuelles aux principes républicains, il ne semble que les seules réactions catholiques aient été celles de maître Triomphe et de Mgr Malle (Famille chrétienne) :
“(…) « Les principes républicains deviennent un dogme au-dessus de tout. Or c’est bien notre foi, notre conscience qui doit rester première ! » s’insurge Mgr Xavier Malle, évêque de Gap et d’Embrun, un des premiers à avoir condamné l’assertion de Marlène Schiappa. « Bien sûr qu’on ne peut pas dire n’importe quoi dans une église ou dans une mosquée, et qu’on ne peut pas promouvoir la discrimination de certaines personnes, LGBT ou autres. Mais aurons-nous encore le droit de rappeler la position de l’Eglise sur le mariage homosexuel ? Si c’est interdit, il y aura alors un certain nombre de pages dans la Bible qu’il faudra que je déchire », s’inquiète l’évêque. Pour lui, « sous couvert d’une lutte contre l’islam radical, on assiste à une véritable offensive idéologique contre la religion catholique et toutes les autres. »
« Le laïcisme agressif que Marlène Schiappa impute à cette charte est très inquiétant », dénonce pour sa part l’avocat Me Jérôme Triomphe, qui a récemment défendu un client mis en examen pour discrimination après avoir rappelé la position de l’Église catholique sur le mariage homosexuel.
Mais qui a dit que les forces de sécurité intérieures n’étaient pas assez formées ?
La gendarmerie a visiblement le temps de former ses gendarmes aux violences dans les couples LGBT :
Christophe Desportes-Guilloux lance à l’adresse de la salle : «Vous avez face à vous une personne qui s’appelle Robert, mais qui a le sexe féminin inscrit sur sa carte d’identité, comment vous l’appelez ?» Une voix glisse : «C’est compliqué…» D’autres proposent, de concert : «On lui demande : “Comment voulez-vous que je vous appelle ?”»
Face à 25 polos bleu ciel assis à des tables individuelles, le référent «Prévention des discriminations anti-LGBT+» du Groupe action gay et lesbien du Loiret (GAGL45) fait le point sur des concepts liés au genre, au sexe, à l’orientation sexuelle. C’est la quatrième fois qu’il fait le trajet (…) pour former des gendarmes aux violences conjugales dans les couples lesbiens, gays, bis et trans (…)”
Mgr Marc Beaumont nommé évêque de Moulins
Le pape François a nommé aujourd’hui Monseigneur Marc Beaumont, nouvel évêque de Moulins suite au transfert de Monseigneur Laurent Percerou au siège de Nantes en août 2020.
Jusqu’à présent, Monseigneur Marc Beaumont était dans le diocèse de Cambrai. Son ordination épiscopale aura lieu le dimanche 16 mai à 15h en la cathédrale Notre-Dame-de-l ’Annonciation de Moulins.
Le cardinal Sarah demande au pape de révoquer l’interdiction des Messes « individuelles » à Saint-Pierre
Je voudrais spontanément ajouter ma voix à celle des cardinaux Raymond L. Burke, Gerhard L. Müller et Walter Brandmüller, qui ont déjà exprimé leur propre opinion concernant les dispositions prises le 12 mars dernier par le Secrétairerie d’État du Vatican, qui interdit la célébration individuelle de l’Eucharistie sur les autels latéraux de la basilique Saint-Pierre.
Mes confrères cardinaux que je viens de citer ont déjà mis en évidence plusieurs problématiques légales concernant le texte de la Secrétairerie d’État.
Le cardinal Burke, en excellent canoniste qu’il est, a mis en évidence les importants problèmes juridiques, non sans apporter d’autres considérations pertinentes.
Le cardinal Müller a également remarqué un certain défaut de compétence, c’est-à-dire d’autorité, de la part de la Secrétairerie d’État concernant la décision en question. Son Éminence, qui est un théologien célèbre, a également fait quelques allusions rapides mais substantielles à certaines questions théologiques pertinentes.
Le cardinal Brandmüller s’est concentré sur la question de la légitimité d’un tel usage de l’autorité et a également émis l’hypothèse – sur base de sa sensibilité de grand historien de l’Église – que la décision concernant les Messes dans la basilique pourrait représenter un « ballon d’essai » en vue de futures décisions qui pourraient concerner l’Église universelle.
Si cela était avéré, il semble d’autant plus nécessaire qu’aussi bien nous les évêques, les prêtres et tout le saint peuple de Dieu fassions entendre respectueusement notre voix. Je propose donc ci-dessous quelques brèves réflexions.
1. Le Concile Vatican II a clairement manifesté la préférence de l’Église pour la célébration communautaire de la liturgie. La constitution « Sacrosanctum concilium » enseigne au n°27 : « Chaque fois que les rites, selon la nature propre de chacun, comportent une célébration communautaire avec fréquentation et participation active des fidèles, on soulignera que celle-ci, dans la mesure du possible, doit l’emporter sur leur célébration individuelle et quasi privée. »
Immédiatement après, dans le même paragraphe, les Pères conciliaires – prévoyant sans doute l’usage qu’on aurait pu faire de leurs déclarations après le Concile – ajoutent « Ceci vaut surtout pour la célébration de la Messe (bien que la Messe garde toujours sa nature publique et sociale), et pour l’administration des sacrements ». Donc la Messe, même si elle n’est célébrée que par le prêtre seul, n’est jamais un acte privé et ne constitue pas pour autant une célébration moins digne.
Il faut ajouter, entre parenthèses, qu’il existe des concélébrations peu dignes avec une participation médiocre et des célébrations individuelles très belles et avec une grande participation, en fonction aussi bien de l’apparat externe que de la dévotion personnelle du célébrant comme des fidèles, quand ils sont présents. La beauté de la célébration ne s’obtient donc pas automatiquement en interdisant purement et simplement la célébration individuelle de la Messe ni en imposant la concélébration.
En outre, dans le décret « Presbyterum ordinis », Vatican II enseigne ceci : « Dans le mystère du sacrifice eucharistique, où les prêtres exercent leur fonction principale, c’est l’œuvre de notre Rédemption qui s’accomplit sans cesse. C’est pourquoi il leur est vivement recommandé de célébrer la Messe tous les jours ; même si les fidèles ne peuvent y être présents, c’est un acte du Christ et de l’Église » (n°13).
Ce passage confirme non seulement que, même quand le prêtre célèbre sans le peuple, la Messe reste une action du Christ et de l’Église, mais en recommande également la célébration quotidienne. San Paul VI, dans l’encyclique « Mysterium fidei », a repris ceux deux aspects et les a confirmés en des termes encore plus incisifs : « S’il est hautement convenable qu’à la célébration de la Messe les fidèles participent activement en grand nombre, il n’y a pas à blâmer mais au contraire à approuver la célébration de la Messe en privé, conformément aux prescriptions et aux traditions de la Sainte Église, par un prêtre avec un seul ministre pour la servir. C’est que cette Messe assure une grande abondance de grâces particulières au bénéfice soit du prêtre lui-même soit du peuple fidèle et de toute l’Église et même du monde entier, grâces qui ne pourraient être obtenues aussi largement par la seule Communion. » (n°33). Tout cela est reconfirmé par le canon 904 du Code de Droit Canonique.
En résumé : quand c’est possible, on privilégie la célébration communautaire, mais la célébration individuelle par un prêtre reste l’œuvre du Christ et de l’Église. Non seulement le magistère ne le défend pas, mais il l’approuve, et recommande aux prêtres de célébrer la Sainte Messe chaque jour, parce que de chaque Messe jaillit une grande quantité de grâces pour le monde entier.
2. Au niveau théologique, les experts soutiennent au moins deux positions, concernant la multiplication des fruits de la grâce que l’on doit à la célébration de la Messe.
Selon une opinion qui s’est développée dans la seconde moitié du XXe siècle, que dix prêtres concélèbrent la même Messe ou qu’ils célèbrent individuellement dix Messes, cela ne fait aucune différence quant au don de la grâce venant de Dieu, offerte à l’Église et au monde.
L’autre opinion, qui se base entre autres sur la théologie de saint Thomas d’Aquin et sur le magistère, particulièrement celui de Pie XII, soutient au contraire qu’en concélébrant une seule Messe, on réduit le don de la grâce parce que « dans plusieurs Messes, on multiplie l’oblation du sacrifice et donc on multiplie l’effet du sacrifice et du sacrement » (Summa Theologiae, III, q. 79, a. 7 ad 3 ; cf. q82, a. 2 ; cf. également Pie XII « Mediator Dei », partie II ; Allocution du 2/11/1954 ; Allocution du 22/9/1956).
Je n’entends pas ici trancher la question de savoir laquelle de ces deux thèses serait la plus crédible. La seconde thèse a quand même plusieurs arguments en sa faveur et ne devrait pas être ignorée. Il faut garder à l’esprit qu’il est sérieusement possible qu’en contraignant les prêtres à concélébrer et donc en réduisant le nombre de Messes célébrées, on obtienne une diminution du don de la grâce fait à l’Église et au monde.
S’il en était ainsi, le dommage spirituel serait incalculable.
Et il faut ajouter qu’en plus des aspects objectifs, du point de vue spirituel, le ton péremptoire avec lequel le texte de la Secrétairerie d’État décrète que « les Messes individuelles soient supprimées » est blessant. Il ressort d’une telle affirmation, surtout dans le choix du verbe, une forme de violence inhabituelle.
3. À cause des dispositions qui ont été publiées, les prêtres qui voudraient célébrer la Messe selon la forme ordinaire du rite romain seront désormais contraints à concélébrer.
Forcer les prêtres à concélébrer est un fait singulier. Les prêtres sont les bienvenus pour concélébrer s’ils le souhaitent, mais peut-on leur imposer la concélébration ? On dira : s’ils ne veulent pas concélébrer, qu’ils aillent ailleurs ! Mais est-ce là l’esprit accueillant de l’Église que nous voudrions incarner ? Est-ce là le symbolisme exprimé par la colonnade du Bernin devant la basilique, qui représente idéalement les bras grands ouverts de la Mère Église qui accueille ses enfants ?
Combien de prêtres viennent à Rome en pèlerinage ! Et il est bien normal que ces derniers, mêmes s’ils n’ont pas avec eux un groupe de fidèles, nourrissent le désir de pouvoir célébrer la Messe à Saint-Pierre, peut-être sur l’autel consacré dédié à un saint pour lequel ils nourrissent une dévotion particulière. Depuis combien de siècles la basilique accueille de tels prêtres ? Et aujourd’hui, on refuserait de les accueillir à moins qu’ils n’acceptent l’imposition de la concélébration ?
D’un autre côté, par sa nature, la concélébration – telle qu’elle a été pensée et approuvée par la réforme liturgique de Paul VI – est plutôt une concélébration des prêtres avec l’évêque et pas (à tout le moins ordinairement, quotidiennement) une concélébration de prêtres seuls. Je ferais également remarquer en passant qu’une telle imposition survient alors que l’humanité est en train de combattre le Covid-19 qui rend la concélébration plus risquée.
4. Que feront ces prêtres qui viennent à Rome et qui ne parlent pas l’italien ? Comment feront-ils pour concélébrer à Saint-Pierre, où les concélébrations ne se déroulent qu’en langue italienne ? D’un autre côté, même si on décidait de remédier à ce problème en admettant l’usage de trois ou quatre langues, cela ne pourrait jamais répondre au vaste nombre de langues dans lesquelles il reste possible de célébrer la sainte Messe.
Les trois confrères que j’ai mentionnés ci-dessus ont déjà cité le canon 902 du Code de Droit Canonique qui se réfère au n°57 de « Sacrosanctum concilium » qui garantit aux prêtres la possibilité de célébrer personnellement l’Eucharistie. Et sur ce point également, il serait triste de dire : ils veulent se prévaloir de ce droit ? Qu’ils aillent voir ailleurs !
Je voudrais encore ajouter que la référence au canon 928 : « La célébration eucharistique se fera en latin, ou dans une autre langue pourvu que les textes liturgiques aient été légitimement approuvés ».
Ce canon prévoit avant tout que l’on célèbre la Messe également en latin. Mais cela ne peut se faire dans la basilique, si l’on excepte la célébration en forme extraordinaire, sur laquelle je reviendrai plus loin.
En second lieu, le canon prévoit que l’on puisse célébrer dans une autre langue, pourvu que les livres liturgiques aient été approuvés. Mais cela non plus ne peut se faire à Saint-Pierre, à moins que le célébrant n’ait un groupe de fidèles avec lui, auquel cas, en vertu des nouvelles normes, il sera de toute façon renvoyé vers les Grottes vaticanes, en imposant donc dans les faits l’italien comme unique langue admise dans la basilique.
La basilique de Saint-Pierre devrait pourtant servir d’exemple pour la liturgie de toute l’Église. Mais avec ces nouvelles règles, on impose des critères qui ne seraient tolérés nulle part ailleurs, tant ils violent le bon sens aussi bien que les lois de l’Église.
Dans tous les cas, il ne s’agit pas uniquement d’une question de lois, il ne s’agit pas d’un simple formalisme. En plus du respect nécessaire des canons, ce qui est ici en jeu, c’est le bien de l’Église ainsi que le respect que l’Église a toujours eu pour les variétés légitimes. Le choix de la part d’un prêtre de ne pas concélébrer est légitime et devrait être respecté. Et la possibilité de pouvoir célébrer individuellement la Messe devrait être garantie à Saint-Pierre, non seulement en vertu du droit commun mais également de la très haute valeur symbolique de cette basilique pour toute l’Eglise.
5. Les décisions prises par la Secrétairerie d’État donnent également lieu à une hétérogenèse des fins. Par exemple, il ne semble pas que le texte vise à favoriser l’usage de la forme extraordinaire du rite romain, dont la célébration est reléguée, en vertu des récentes dispositions, dans les Grottes situées sous la basilique.
Mais sur base des nouvelles règles, que devrait faire un prêtre qui voudrait légitimement continuer à célébrer la Messe individuellement ? Il n’aura pas d’autre choix que de la célébrer dans la forme extraordinaire, étant donné qu’on lui empêche de célébrer individuellement dans la forme ordinaire.
Pourquoi est-il interdit de célébrer la Messe de Paul VI en forme individuelle dans la basilique de Saint-Pierre alors que – comme nous l’avons mentionné ci-dessus – le Pape Montini lui-même, dans « Mysterium fidei » a approuvé cette façon de célébrer ?
6. L’alternance des prêtres chaque matin sur les autels de la basilique pour offrir le saint sacrifice de la Messe constitue une coutume ancienne et vénérable. Était-il vraiment nécessaire de la rompre ? Une telle décision produira-t-elle vraiment un plus grand bien pour l’Église et une plus grande beauté dans la liturgie ?
Combien de saints n’ont-ils pas perpétué à travers les siècles cette belle tradition ! Pensons aux saints qui travaillaient à Rome, ou qui venaient séjourner quelque temps dans la Ville éternelle. Ils avaient l’habitude de se rendre à Saint-Pierre pour célébrer. Pourquoi refuser aux saint d’aujourd’hui – qui grâce à Dieu existent, se trouvent parmi nous et visitent Rome au moins de temps en temps – ainsi qu’à tous les autres prêtres une telle expérience, aussi profondément spirituelle ? Sur base de quel critère et pour quel hypothétique progrès méprise-t-on de la sorte une tradition multiséculaire et refuse-t-on à tant de prêtres de célébrer la Messe à Saint-Pierre ?
Si, comme l’affirme le document, le but est que les célébrations soient « animées liturgiquement, avec le concours de lecteurs et de chanteurs », un tel résultat pourrait facilement être obtenu avec un minimum d’organisation, de manière moins dramatique et surtout moins injuste. Le Saint-Père a tant de fois regretté l’injustice présente dans le monde d’aujourd’hui. Pour appuyer cet enseignement, Sa Sainteté a même créé un néologisme, celui d’« inéquité ». La récente décision de la Secrétairerie d’État est-elle une expression de l’équité ? Est-elle une expression de magnanimité, d’accueil, de sensibilité pastorale, liturgique et spirituelle ?
Puisque j’ai parlé des saints qui ont célébré à Saint-Pierre, n’oublions pas que la basilique contient les reliques de nombre d’entre eux et que plusieurs autels sont dédiés au saint dont ils renferment les restes mortels. Les nouvelles normes disposent qu’on ne pourra plus célébrer sur ces autels. Le maximum qui sera autorisé sera d’une Messe par an, le jour où l’on célèbre la mémoire liturgique de ce saint. Ainsi, ces autels sont pratiquement condamnés à mort.
Le rôle principal – pour ne pas dire le seul – d’un autel, c’est en fait qu’on y offre le sacrifice eucharistique. La présence des reliques des saints sous les autels a une valeur biblique, théologique et spirituelle d’une telle portée qu’il n’est nul besoin d’y faire allusion. Avec la nouvelle réglementation, les autels de Saint-Pierre sont destinés à faire seulement office, sauf une fois par an, de tombes des saints, voire de simples œuvres d’art. Ces autels devraient en revanche vivre, et leur vie c’est la célébration quotidienne de la sainte Messe.
7. La décision concernant la forme extraordinaire du rite romain est également singulière. A partir d’aujourd’hui, elle ne sera plus autorisée, dans une limite maximale de quatre célébrations par jour, que dans la Chapelle Clémentine des Grottes vaticanes, et sera totalement interdite sur tout autre autel de la basilique et des Grottes.
Il est également précisé que de telles célébrations ne pourront être effectuées que par des prêtres « autorisés ». Cette indication, outre le fait qu’elle ne respecte pas les normes contenues dans le Motu Proprio « Summorum Pontifical » de Benoît XVI, est également ambigüe : qui devrait autoriser ces prêtres ? Pour quelle raison ne faudrait-il plus jamais célébrer la forme extraordinaire dans la basilique ? Quel danger représente-t-elle pour la dignité de la liturgie ?
Imaginons qu’un jour, un prêtre catholique d’un autre rite que le rite romain se présente à la sacristie de Saint-Pierre. On ne pourrait bien sûr pas lui imposer de concélébrer dans le rite romain, il faudrait donc se demander : ce prêtre pourra-t-il célébrer dans son propre rite ? La basilique Saint-Pierre représente le centre de la catholicité, il vient donc spontanément à l’esprit qu’une telle célébration soit permise. Mais si une célébration effectuée selon l’un des autres rites catholiques peut avoir lieu, en vertu de l’égalité des droits, il faudrait à plus forte raison reconnaître aux prêtres de rite romain la liberté de célébrer dans la forme extraordinaire de ce dernier.
Pour toutes les raisons exposées ici et pour bien d’autres raisons encore, avec un nombre immense de baptisés (dont beaucoup veulent pas ou ne peuvent pas manifester leur propre opinion), je supplie humblement le Saint-Père de décider du retrait des récentes normes décrétées par la Secrétairerie d’État, qui manquent autant de justice que d’amour, qui ne correspondent pas à la vérité ni au droit, qui ne contribuent pas à la dignité de la célébration, à la participation dévote à la Messe ni à la liberté des enfants de Dieu mais les mettent plutôt en péril. »
Rome, le 29 mars 2021
86% des Français estiment que la France est un pays de culture chrétienne
Un sondage Ifop-Fiducial portant sur la radioscopie de l’électorat RN a été réalisé à la demande du JDD et de Sud Radio. Au-delà des questions portant sur l’électorat RN, certaines questions ont été posées à l’ensemble des sondés quelle que soit leur orientation politique.
Les réponses montrent que, sur de nombreux sujets, les Français résistent plutôt bien à la désinformation ambiante. Ainsi, 86% des Français continuent de penser que la France est un pays de culture chrétienne.

On constate notamment que seulement 33% des sondés pensent que l’immigration est une “chance” pour la France.
Nous regrettons que seuls 25% des sondés pensent qu’il n’est pas normal que les couples homosexuels puissent se marier. Des années de propagande LGBT sont passées par là accompagnées par une démission de la droite sur ce sujet…
