Composition de Jean-Baptiste Pinault (directeur de la maîtrise Saint Louis de Versailles, et vainqueur du concours lancé en 2018 par le diocèse de Lyon pour l’écriture d’une messe ‘Laudato Si’), réalisée à la demande du sanctuaire Saint Joseph de Bon Espoir (diocèse du Puy-en-Velay). Ce Je vous salue Joseph a été enregistré dans la cathédrale de Versailles, par la maîtrise Saint Louis, le 28 février dernier :
1794. Le Régime de la Terreur fait des ravages partout en France. A Orange, ce sont plusieurs centaines de martyrs, dont 32 religieuses du 6 au 26 juillet. Elles donnent leur vie par fidélité à leur foi catholique, à Jésus, à l’Eglise et leurs vœux qu’elles ont prononcés. Parmi elles Sœur Théotiste, qui peu de temps avant de monter à l’échafaud, compose une Complainte, dont les lignes sont bouleversantes.
Cette Complainte a été mise en musique et proposée sous forme de clip en ce printemps 2021, alors que les 32 Bienheureuses martyres d’Orange sont sur la voie de la canonisation.
Pour donner un témoignage d’une faveur obtenue, ou d’une grâce reçue. Pour recevoir l’image avec la prière officielle demandant la canonisation des Bienheureuses et leur intercession : [email protected]
Les 32 religieuses Bienheureuses martyres d’Orange béatifiées le 10 mai 1925, sont fêtées chaque année le 9 juillet. Un pèlerinage part de Bollène pour rejoindre la chapelle de Gabet (4 km d’Orange) où la Messe solennelle est célébrée.
Le premier ministre Jean Castex a annoncé ce soir le confinement de 16 départements (les départements d’Ile-de-France, des Hauts-de-France, des Alpes-Maritimes, la Seine-Maritime et l’Eure) à compter de vendredi minuit, et ce pour une durée de quatre semaines. Néanmoins les écoles restent ouvertes. Et le couvre-feu est repoussé à 19h pour la totalité du territoire, dès samedi.
Il a précisé que, pour ces départements, « les règles fixées pour les lieux de culte resteront inchangées ». Les messes, et notamment les offices de le Semaine Sainte, pourront se tenir selon les directives adoptées en décembre. Pour se rendre dans les lieux de culte, il faudra se munir de son Ausweis, disponible en ligne sur le site du Ministère de l’Intérieur, et cocher la case “Participation à des rassemblements autorisés dont déplacements à destination ou en provenance d’un lieu de culte“.
Avec le couvre-feu, les offices de la Semaine sainte ne pourront pas se tenir de 19h à 6h du matin. Les paroisses ont programmé les offices en fin d’après-midi, vers 16h et la Vigile pascale à l’aube…
Addendum : COMMUNIQUE DE SOS TOUT-PETITS
En raison des restrictions :
– le Chapelet à Poissy à 10:45 prévu pour le samedi 20 mars
– le Rosaire à Paris à 14:30 prévu pour le samedi 10 avril
n’auront pas lieu sur place mais, pour chacun, là où il se trouve.
Nous continuons à prier pour le respect de la Vie et contre la loi dite de bioéthique.
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a sanctionné ce jeudi CNews à une amende de 200.000 euros pour «incitation à la haine» et «à la violence». Les propos en question, datant de septembre, ont été tenus par Eric Zemmour, qui s’exprimait sur les migrants mineurs isolés. Le 29 septembre, lors de l’émission «Face à l’info» dédié à la question des mineurs isolés après l’attentat devant les ex-locaux de Charlie Hebdo, Eric Zemmour avait déclaré:
«Ils n’ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu’ils viennent».
Le Conseil a estimé que la maîtrise de l’antenne n’avait pas été assurée, d’autant plus que l’émission a été diffusée en différé et sans modification. Or, Eric Zemmour est un lanceur d’alerte et Christine Kelly avait parfaitement maitrisé l’antenne comme le demande le CSA, obligeant Eric Zemmour à préciser et nuancer son propos.
La sanction financière qui vient de tomber est une première à l’encontre d’une chaîne d’information.
Dans un communiqué, le Groupe Canal+ «déplore la décision du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel» estimant qu’elle «contrevient au principe de liberté d’expression». La chaine
«compte mettre en œuvre les voies de recours possibles dans les plus brefs délais».
Suite à la mise en examen de Jean-Pierre Maugendre pour provocation à la haine après avoir avoir cité un texte du Vatican qui proscrit les unions homosexuelles, son avocat Me Jérôme Triomphe dénonce les attaques de certaines associations LGBT qui attaquent les fondements de la foi catholique sur le sujet du mariage :
La cérémonie des Césars a sombré, repoussant les limites du militantisme politiquement correct et de la gêne. Une triste soirée.
Présidentielle : l’emprise de Macron sur les médias
Alors que l’élection présidentielle de 2022 approche, le groupe M6-RTL est en passe d’être vendu. Parmi les acheteurs potentiels, des soutiens d’Emmanuel Macron. L’occasion d’effectuer un rappel de la mainmise de certains oligarques sur le paysage médiatique français.
Revue de presse
Covid-19 : des prévisions et des questions
Sujet sensible s’il en est à aborder sur Youtube, la question des nombreuses incohérences récemment apparues autour du Covid-19 doivent pouvoir être étudiées. I-Média reviendra donc notamment sur la question d’un mystère dans les réanimations ainsi que sur les prévisions de l’Inserm qui demandait un confinement.
Réponse d’Annie Laurent dans la Petite Feuille Verte :
La rencontre interreligieuse, qui s’est déroulée à Ur en Chaldée en présence du pape François durant son voyage en Irak (5-8 mars 2021), a donné l’occasion à de nombreux commentateurs d’évoquer « la paternité commune d’Abraham pour les juifs, les chrétiens et les musulmans ».
Cette approche mérite une clarification. Elle nous est suggérée par Rémi Brague :
« En nommant “les trois religions d’Abraham”, on croit s’engager sur un terrain d’entente en invoquant un ancêtre commun. En réalité, on met plutôt le doigt sur une pomme de discorde […]. Ce n’est pas parce que les noms sont identiques que les personnages le sont[…]. Or, ce que racontent les livres saints des trois religions au sujet de ces personnages n’est pas uniforme, loin de là » (Du Dieu des chrétiens. Et d’un ou deux autres, Flammarion, 2008, p. 26-28).
[en haut] Ruines d’Ur, en Chaldée, lieu d’origine d’Abraham selon la tradition biblique ; [à gauche] le Mont Moriah à Jérusalem (Esplanade des Mosquées), lieu du sacrifice d’Abraham selon la tradition biblique et lieu du Temple (dont il reste le mur de soutènement occidental ou « mur des lamentations », au premier plan) ; [au milieu] la Kaaba à La Mecque, dont le prototype a été construit par Abraham et Ismaël selon la tradition musulmane (« Station d’Abraham » au premier plan) ; [à droite] la Station d’Abraham à La Mecque : clocheton protégeant l’empreinte des pieds d’Abraham, selon la tradition musulmane (photos Wikimedia Commons)
Les fidèles du judaïsme et du christianisme sont bien les héritiers communs du Patriarche mésopotamien puisqu’ils ont en partage toute l’histoire biblique. L’islam ne se référant pas à la Bible mais au Coran, il convient d’examiner comment Abraham (Ibrahîm en arabe) y est présenté. Le livre saint des musulmans lui donne une très grande importance. Il est question de lui dans 245 versets contenus dans 25 sourates, dont l’une, la quatorzième, a pour titre Ibrahîm, nom qui est cité 69 fois dans l’ensemble du Coran. Les références à Abraham sont dispersées un peu partout, avec des répétitions fréquentes. Certains passages ressemblent étrangement à l’Ancien Testament, notamment au livre de la Genèse, tandis que d’autres lui sont totalement étrangers. En fait, dans le Coran, selon la lecture traditionnelle islamique que nous présenterons dans ce texte, tout oriente Abraham vers Mahomet et le monothéisme islamique.
Dis : “Allah est véridique, suivez la religion d’Abraham, un vrai croyant (hanîf), qui n’était pas au nombre des polythéistes” (3, 95). Cf. aussi 16, 120.123 ; 22, 78, etc.).
ABRAHAM, PROPHÈTE MUSULMAN ?
Alors que, dans la Bible, Abraham inaugure l’histoire du salut, pour l’islam, il représente un état de religion antérieur à la Loi de Moïse et à la venue de Jésus. Le Coran ne classe pas Abraham parmi les patriarches mais le situe dans une lignée prophétique qui commence avec Adam, ce dernier professant la « religion primordiale » (le monothéisme islamique) qu’Allah a inscrite dans sa nature, qui est celle de tous les êtres humains et à laquelle Abraham s’est rallié après avoir partagé l’idolâtrie de son peuple.
Le Coran met en scène une controverse entre Abraham et son père (Azar et non Téra comme dans la Bible) au sujet de la religion. En voici quelques passages significatifs.
Abraham dit à son père Azar : “Prendras-tu des idoles pour divinités ? Je te vois, toi et ton peuple, dans un égarement manifeste” […]. Je désavoue ce que vous associez à Allah. Je tourne mon visage, comme un vrai croyant, vers celui qui a créé les cieux et la terre. Je ne suis pas au nombre des polythéistes (6, 74. 79).
“Ô mon père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend ni ne voit, et ne t’est d’aucun avantage ? Ô mon père, il m’est venu une science que tu n’as pas reçue. Suis-moi, je te guiderai sur une voie droite” (19, 42-43).
Azar répondit : “Ô Abraham, te détournes-tu de mes divinités ? Si tu ne cesses pas, je te lapiderai ! Va-t’en pour longtemps !” (19, 46). Ici, le Coran s’inspire du livre de Josué dans la Bible (24, 2).
Alors, Allah a pris Abraham pour ami (4,125) et lui a donné les premiers feuillets (Livres) comme à Moïse (87, 19).
C’est ainsi que, pour les musulmans, Abraham « est le modèle le plus prégnant de la foi monothéiste originelle à laquelle le message de Mahomet entend se référer » (Dictionnaire du Coran, Robert Laffont, 2007, p. 9). Ils suivent en cela les enseignements du Coran où Allah évoque la Religion de votre père Abraham car c’est lui qui vous a donné le nom de “Musulmans”, autrefois déjà et ici même (22, 78).
PRIMAUTÉ D’ISMAËL, CENTRALITÉ DE LA MECQUE
Alors que les juifs et les chrétiens se disent descendants d’Abraham par Isaac, fils de Sarah, l’épouse légitime (selon la chair pour les premiers, selon la foi pour les seconds), les musulmans se rattachent à lui par Ismaël, fils d’Agar, la servante égyptienne.
Le privilège d’Ismaël n’apparaît cependant pas dans les premiers temps de la prédication de Mahomet à La Mecque (610-622), comme le montrent les passages du Coran que la tradition musulmane situe à cette période.
Allah y déclare :
En faveur de tes deux ancêtres : Abraham et Isaac (12, 6) ;
A Abraham, nous avons donné Isaac et Jacob, puis nous avons établi dans sa descendance la prophétie et le Livre (29, 27) ;
Nous avons béni Abraham et Isaac (37, 112). Cf. aussi 38, 45.
Mahomet reprend cette attestation :
J’ai suivi la religion de mes pères : Abraham, Isaac et Jacob. Nous ne pouvons associer quoi que ce soit à Allah (12, 38).
La rupture de Médine
C’est à partir de Médine, où Mahomet a vécu de 622 à 632, fuyant ainsi l’hostilité de ses compatriotes de La Mecque, qu’Ismaël occupe la première, voire l’unique, place dans l’héritage abrahamique.
Nous avions inspiré Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, les tribus… (4, 163). Cf. aussi 2, 133 ; 3, 84.
« Tous les textes coraniques qui mentionnent les rapports d’Abraham avec Ismaël, les Arabes et le Temple de La Mecque ont été chronologiquement proclamés au cours de la période médinoise de la carrière de Mahomet », note le prêtre libanais maronite, Michel Hayek, tout en précisant :
« Jamais durant la période mecquoise la combinaison Ibrahîm-Ismaël ne se trouve réalisée, les deux noms étant toujours matériellement séparés l’un de l’autre, quand ils sont mentionnés dans un même ensemble de versets » (Le mystère d’Ismaël, Mame, 1964, p. 61 et 63).
Ce tournant intervient dans un double contexte : le constat par Mahomet des désaccords doctrinaux entre juifs et chrétiens, épisodes dont le Coran se fait l’écho (2, 113), et le refus des juifs de le reconnaître comme prophète, ce qui justifie le changement d’orientation de la prière, laquelle passe, sur l’ordre d’Allah, de Jérusalem à La Mecque (2, 143-144).
Suit cette proclamation :
Abraham n’était ni juif ni chrétien mais il était un vrai croyant soumis à Dieu ; il n’était pas au nombre des polythéistes. Les hommes les plus proches d’Abraham sont vraiment ceux qui l’ont suivi, ainsi que ce Prophète [Mahomet] et ceux qui ont cru. – Dieu est le Maître des croyants – Une partie des gens du Livre aurait voulu vous égarer : ils n’égarent qu’eux-mêmes et ils n’en ont pas conscience (3, 67-69).
Ismaël, l’enfant du sacrifice ?
On lit dans la Bible : « Par ta postérité, se béniront toutes les nations de la terre parce que tu m’as obéi », dit Dieu à Abraham après que ce dernier eut accepté de sacrifier Isaac (Gn 22, 18). Le Coran reprend cet épisode (37, 101-111) avec un certain flou. Il ne désigne pas le nom de l’enfant concerné (lui aussi échappe à la mort). La tradition musulmane a opté pour Ismaël en se fondant sur le texte biblique où Dieu ordonne à Abraham « d’immoler son fils, son premier-né, son unique » (Gn 22, 2). Pour elle, il s’agit évidemment d’Ismaël mais les Juifs l’auraient échangé contre Isaac, selon l’affirmation d’un ancien rabbin converti à l’islam rapportée au calife Omar (717-720) (cf. M. Hayek, op. cit., p. 115).
Le récit coranique n’indique pas clairement l’endroit du sacrifice. La tradition musulmane a exclu le Mont Moriah à Jérusalem, mentionné dans la Bible (Gn 22, 2), et l’a fixé à La Mecque, lieu où Abraham, ayant rejoint Agar et Ismaël, aurait consacré les descendants de cette branche et construit avec son fils la Maison d’Allah (temple cubique appelé la Kaaba) vouée au pèlerinage (2, 127).
Mon Seigneur ! J’ai établi une partie de mes descendants dans une vallée stérile, auprès de ta Maison sacrée, afin qu’ils s’y acquittent de la prière (14, 35).
Par la suite, Allah demanda à Mahomet de purifier « l’antique Maison », dénaturée par des polythéistes et d’y rétablir le pèlerinage (22, 26-31).
« La précellence d’Ismaël sur Isaac prouve celle de La Mecque sur Jérusalem. Il en sera toujours ainsi pour l’Islam de tous les temps » (M. Hayek, op. cit., p. 189).
ISMAËL, BÉNÉFICIAIRE DE L’ALLIANCE ?
On lit dans la Bible, Dieu s’adressant à Abraham :
« Ismaël engendrera douze princes et je ferai de lui une grande nation. Mais mon alliance je l’établirai avec Isaac » (Gn 17, 20-21) ; « Par lui [Abraham] seront bénies toutes les nations de la terre » (Gn 18, 18).
On lit dans le Coran cette parole attribuée à Allah :
Nous avons conclu un pacte avec Abraham et Ismaël (2, 125).
Au terme d’une étude minutieuse de la sémantique arabe du Coran concernant ce sujet, Antoine Moussali, lazariste libanais, écrit :
« L’Alliance rentre, dans la perspective biblique, dans une histoire d’amour, celle que Dieu a conçue de réaliser entre lui et les hommes, pour passer d’une relation de maître à serviteurs à une relation d’amour. Perspective qui est étrangère à la vision musulmane qui conçoit les relations entre Dieu et les hommes comme une sorte de pacte conclu entre deux partenaires, dont l’un est suzerain et l’autre vassal » (Judaïsme, christianisme et islam, Éd. de Paris, 2000, p. 34-35).
Quant à la circoncision, sa pratique dans le judaïsme, voulue par Dieu, symbolise l’Alliance avec le Créateur (cf. Gn 17, 11), alors que dans l’islam il ne s’agit pas d’un signe religieux mais identitaire, d’ailleurs non prescrit par le Coran. DÉCOUVERTES RÉCENTES
Pour étayer cette filiation élective, l’islam semble s’être construit à partir de certaines traditions juives non bibliques, voire chrétiennes, présentant Ismaël comme l’ancêtre des Arabes, au motif que c’est dans le désert de Parân (Gn 21, 20-21), au nord du Sinaï, qu’il s’était réfugié avec sa mère après leur renvoi par Sarah, et où Dieu avait promis à Agar qu’Il ferait de son fils « l’ancêtre d’un grand peuple » (Gn 21, 18). Or, c’est au sein de ce peuple qu’est apparue la religion nouvelle, annoncée au VIIème siècle par Mahomet, le « sceau des prophètes ». Il fut d’ailleurs un temps où en Europe les musulmans étaient appelés « ismaélites ».
Depuis quelques années, des recherches savantes ouvrent de nouvelles pistes. Ainsi, dans une thèse de doctorat, Le Messie et son prophète, soutenue à l’Université de Strasbourg en 2004, le P. Édouard-Marie Gallez attribue l’origine de l’abrahamisme islamique à une influence judéenne (« judéonazaréenne »).
Les membres de ce courant apparu après la destruction du Temple de Jérusalem, en 70, se revendiquent à la fois comme les seuls vrais juifs et comme les seuls vrais chrétiens. Refusant de croire à la crucifixion et à la résurrection de Jésus, ainsi qu’à sa divinité, considérant donc avoir été trompés, ils attendent son retour en tant que Messie. Au VIIème siècle, les judéonazaréens réussissent à convaincre les tribus arabes voisines de s’allier à eux pour reconquérir Jérusalem, arguant pour cela de leur commune ascendance abrahamique, les uns par Isaac, les autres par Ismaël. Mais une fois la victoire acquise, le Messie, censé redescendre alors sur Terre, déclencher l’apocalypse et établir le règne de Dieu, ne revient pas. Les judéonazaréens sont éliminés dans le bouillonnement des guerres entre factions arabes revendiquant le pouvoir au nom de Dieu et la chute des empires, jusqu’à l’émergence d’une puissance nouvelle, le califat (Abd el-Malik, à la fin du VIIème siècle), expression directe du royaume d’Allah sur Terre. L’ascendance abrahamique par Ismaël devient pour elle un pivot de la légitimation divine de son pouvoir, c’est-à-dire de l’islam.
« En retranchant les judéonazaréens de l’équation, les chefs arabes présentent la nation arabe comme étant celle qui constitue la véritable descendance d’Abraham par le fils aîné Ismaël, la seule descendance élue par Dieu à l’exclusion de la branche juive issue d’Isaac », note Odon Lafontaine dans sa synthèse de la thèse précitée (Cf. Le grand secret de l’islam, Kindle-Amazon, 2020, p. 101). POUR CONCLURE
Plusieurs auteurs faisant autorité ont tiré de ce qui précède les conclusions suivantes.
Père Michel Hayek.
« Si on a raison d’accorder à Abraham une importance décisive dans la vision de l’histoire religieuse des trois monothéismes, on aurait tort de confondre les plans sur lesquels juifs, chrétiens et musulmans se situent par rapport à la foi, à l’espérance et à la charité abrahamiques. En effet, de tous les prophètes communs à la Bible, à l’Evangile et au Coran, c’est précisément Abraham qui accentue la rupture entre les trois religions » (Le mystère d’Ismaël, op. cit., p. 24).
Jacques Ellul, juriste et théologien.
« Déclarer “Nous sommes tous fils d’Abraham” ne signifie rigoureusement rien […]. On ne peut tirer aucun argument de cette filiation pour proclamer la parenté des chrétiens et des musulmans ! Le “type” de filiation n’a rien à voir avec un modèle ancestral et généalogique. Ici nous sommes entrés dans un domaine spirituel, et les œuvres préconisées par le Coran ne me paraissent pas tout à fait comparables à celles d’Abraham ! » (Islam et judéo-christianisme, PUF, 2004, p. 60).
Père François Jourdan, eudiste, historien des religions.
« Les musulmans rejettent la Bible comme falsifiée ; comment pourraient-ils s’en réclamer avec les juifs et les chrétiens comme du père commun Abraham ? » ; « La thèse de l’abrahamisme du Coran me paraît théologiquement difficile à défendre. L’apparence du même nom et des allusions à des récits bibliques a trompé beaucoup de monde » (Islam et christianisme, comprendre les différences de fond, L’Artilleur, 2015, p. 261).
Rémi Brague.
« Ainsi, l’Abraham que les trois religions auraient en commun est une vague abstraction […]. Accepter cet Abraham, ce serait pour chacune renoncer à une dimension de sa foi » (Du Dieu des chrétiens. Et d’un ou deux autres, op. cit., p. 33).
Les musées renoncent aux chiffres romains, au motif qu’un nombre grandissant de visiteurs ne sait plus lire la numérotation antique. Dans leur sketch sur la révolution, avec Louis Croix V Baton, les Inconnus étaient encore une fois visionnaires :
Le député Emmanuelle Ménard a écrit au ministre Roselyne Bachelot :
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
le 18 mars 417 : éléction du pape saint Zosime.
le 18 mars 1227 : décès du pape Honorius III.
Honorius III, né Cencio Savelli est pape de 1216 à 1227. Il avait pour projet de relancer la Cinquième croisade, commencée en vain par son prédécesseur, mais la mauvaise volonté de l’empereur fait qu’Il meurt sans avoir vu ses projets de croisade menés à bien. C’est son successeur Grégoire IX, qui s’occupera de sa réalisation
Honorius donne la bénédiction pontificale aux règles des dominicains en 1216 et des franciscains en 1223. Il accorde des privilèges aux universités de Paris et de Bologne, les deux plus grands centres d’études à cette époque.
le 18 mars 1285 : décès du pape Martin IV.
le 18 mars 1314 : supplice de Jacques de Molay, grand maître des Templiers, et de Geoffroy de Charnay, commandeur de Normandie, sur l’île de la Cité à Paris.
Jacques de Molay, grand maître du Temple et Geoffroy de Charnay, commandeur de Normandie, condamnés par la justice royale du Roi Philippe IV le Bel, sont brûlés vifs, le soir même, dans l’Île de la Cité à Paris. Au moment de mourir, il maudit le Roi et le pape Clément V, leur prédisant qu’ils mourraient eux aussi avant la fin de l’année. L’ordre est supprimé le 3 avril 1312 par la bulle papale “Vox in excelso”.
le 18 mars 1523 : création du Trésor de l’Epargne.
Créé sous l’Ancien Régime par le Roi François Ier, cette institution a pour mission de concentrer en une seule caisse, les recettes et les dépenses de la monarchie. En 1664, le Trésor de l’Epargne est remplacé par Colbert par le Trésor Royal.
le 18 mars 1563 : Jean Poltrot de Méré, l’assassin du duc François de Guise, est écartelé place de Grève, à Paris.
Voir la chronique du 24 février sur l’assassinat du duc de Guise et le rôle infame joué par l’amiral de Coligny.
le 16 mars 1662 : inauguration du premier transport en commun parisien entre la Porte St Antoine et la Porte du Luxembourg.
Il s’agit de carrosses publics. Blaise Pascal en est l’instigateur. Le trajet coute 5 sols. Certains affirment que le trajet allait de la porte St Martin à la Porte du Luxembourg.
le 18 mars 1793 : défaite de Neerwinden.
L’armée autrichienne sous les ordres du Prince de Cobourg bat l’armée française commandée par le général Dumouriez.
le 18 mars 1793 : la Convention vote un décret qui oblige tout citoyen à dénoncer les émigrés et les prêtres qui sont passibles de déportation.
le 18 mars 1796 : l’assignat qui a perdu toute sa valeur est remplacé par un autre papier monnaie, le mandat territorial qui subit en un an le même sort que l’assignat.
le 18 mars 1800 : adoption de la loi réorganisant la justice.
Les juges appointés deviennent inamovibles à vie, après un stage.
le 18 mars 1830 : naissance de Fustel de Coulanges, historien français.
« Le passé ne meurt jamais complètement pour l’homme. L’homme peut bien l’oublier, mais il le garde toujours en lui. » (Dans : La Cité antique)
« L’état social et politique d’une nation est toujours en rapport avec la nature et la composition de ses armées. » (Dans : La Cité antique)
“Les hommes sentent dans leur cœur qu’ils sont un même peuple lorsqu’ils ont une communauté d’idées, d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances.” (Dans Questions contemporaines)
le 18 mars 1863 : l’encerclement de Puebla par les Français est effectif.
Cf. la chronique du 29 mars.
le 18 mars 1871 : début du soulèvement de la Commune de Paris.
Jean Sévillia, dans Historiquement correct (Edition Perrin page 209), note que les grands travaux d’Haussmann ont coupé Paris en deux; à l’ouest les riches, à l’est les pauvres. Le développement industriel de la ville a attiré près d’un 1,5 millions de nouveaux habitants par rapport à 1800. Cette population laborieuse et miséreuse souffre de conditions de vie déplorables Et alors que la foi catholique connaît un renouveau extraordinaire partout en France, elle est en fort recul à Paris.
Le mois de mars est très agité à Paris, Thiers a fait remonter l’Assemblée de Bordeaux à Versailles. Le gouvernement s’installe au quai d’Orsay. Le 18 mars une opération est engagée pour récupérer 200 canons placés sur la butte Montmartre. Montée en dépit du bon sens elle tourne mal. Les généraux Lecomte et Thomas sont exécutés par les émeutiers, dans une orgie de sang, à Montmartre, sous les yeux du maire Clemenceau.
Thiers évacue la capitale et à minuit le drapeau rouge flotte sur l’Hôtel de Ville que le comité central des fédérés vient d’occuper. Thiers choisit de laisser monter l’insurrection pour mieux la réprimer. La ville est abandonnée aux extrémistes et aux idéologues socialistes les plus violents : Delescluze, Rigault, Blanqui, Louise Michel « la pétroleuse » initiée en maçonnerie etc.…
le 18 mars 1903 : dissolution des congrégations religieuses non autorisées en France.
le 18 mars 1915 : une tentative de débarquement des marines française et anglaise dans les Dardanelles échoue avec de sévères pertes.
le 18 mars 1946 : les troupes du général Leclerc entrent à Hanoi.
Voilà plus d’un an que les Japonais, inquiets des menaces et provocations des gaullistes, ont cru devoir mettre un terme au protectorat de la France sur l’Indochine, protectorat miraculeusement maintenu par l’amiral Decoux depuis juillet 1940 : le 9 mars 1945, toutes les garnisons françaises ont été soudainement attaquées. La disproportion des forces était telle qu’il n’a fallu aux Japonais que quelques jours pour anéantir la présence administrative et militaire française en Indochine. Aidés par les Japonais (et un peu plus tard par les Américains !), les communistes, qui ne représentaient quasiment rien sous l’administration Decoux, vont combler ce vide administratif. En quelques mois, la plus grande partie du Nord Annam sera définitivement sous leur contrôle. Jamais des civils français ne pourront se réinstaller au Tonkin en dehors de quelques grands centres urbains. À de rares exceptions près, la brousse, la jungle et la rizière, contrôlées par le Vietminh, leur sont interdites.
« Après avoir vu “la chute de l’homme blanc et son humiliation par des Asiatiques, […] la population vietnamienne se retourne brusquement contre les colonisateurs. Les Européens sont désormais soumis à toutes sortes de brimades, vexations, vols, attentats et agressions diverses. On risque sa vie en allant simplement faire les courses. La marchande de légumes, si aimable autrefois, vous injurie et refuse de vous servir. Les enfants de la rue, si gais et si souriants avant le 9 mars, volent les bicyclettes arrachent les montres, les bijoux et les sacs. » (Paul Rignac, La désinformation autour de la fin de l’Indochine française, p.200-201)
Quand Leclerc arrive à Hanoï, ce 18 mars 1946, ces Français du Tonkin, qui ont vécu un véritable enfer, demandent en grand nombre leur rapatriement. Pour ajouter au malheur de la péninsule, les émissaires gaullistes, arrivés de métropole après la défaite finale du Japon, n’ont rien de plus urgent à faire que de transposer en Indochine les sinistres mœurs qui sévissent en France : organiser une épuration massive. Cette épuration va causer :
“[…] une fracture irréparable entre la quasi-totalité des anciens Français d’Indochine et les nouveaux arrivants nommés par le GPRF, […] priver l’Indochine de cadres compétents, et compromettre l’image de l’ensemble des Français aux yeux des Indochinois. La négation de cette épuration est un grand sujet de désinformation.” (Ibid., pp.211 et 198)
Les populations d’Indochine allaient souffrir trente années de martyre. L’armée française, elle, laisserait sur le terrain plus de cinquante mille morts, dont chaque année un nombre d’officiers équivalents à une promotion de Saint-Cyr. Le général De Gaulle voulait instamment du “sang versé” : il y en aura, versé à profusion. Mais il ne vaudra jamais à la France auprès de ses “Alliés” le “titre imposant” que le chef de la France libre en attendait.
“Pour pénible que dût être localement cet aboutissement, je dois dire que, du point de vue de l’intérêt national, j’envisageais volontiers qu’on en vînt aux mains en Indochine. Je tenais pour essentiel que le conflit ne s’y achevât pas sans que nous fussions, là aussi, devenus des belligérants. […] Si nous prenions part à la lutte, fût-elle près de son terme, le sang versé sur le sol de l’Indochine nous serait un titre imposant. […] Je voulais que nos troupes se battent, en dépit de ce que leur situation aurait de désespéré.” Charles De Gaulle, Mémoires de guerre.
Quand le cynisme le plus cruel se mêle à l’aveuglement le plus obtus…
Le 18 mars 1962, les Accords d’Evian sont signés par les autorités françaises et mettent officiellement un terme à la guerre d’Algérie.
Quand les mêmes causes reproduisent les mêmes effets. La France (Louis Joxe) et le FLN (Krim Belkacem) signent à Evian un traité qui reconnaît la souveraineté de l’Etat algérien et instaure un cessez-le-feu dans tout le pays. Le cessez-le-feu intervient le 19 mars à midi. Cette guerre s’achève par la proclamation de l’indépendance de l’Algérie le 5 juillet 1962.
Malgré la signature des accords, la guerre va continuer à faire rage. Le FLN totalement battu sur le terrain va s’attaquer aux populations civiles, autochtones et pieds-noirs que l’Etat français ne protège plus sur ordre du chef de l’Etat. Combien de disparitions, de crimes et d’assassinats commis devant les forces de l’ordre françaises qui ne bougèrent pas et laissèrent leur compatriotes sans défense ?
le 18 mars 1997 : Mgr Ratzinger, futur pape Benoît XVI publie “Le Sel de la terre”.
le 18 mars 2002 : la première pierre du mémorial parisien dédié aux militaires morts ou disparus en Afrique du Nord de 1952 à 1962 est posée au Cimetière du Père-Lachaise.
Le site mizane.info, « site d’information, d’éclairage et de décryptage consacré à l’islam et au monde musulman » propose une conférence de 28 minutes au titre alléchant : l’islam est-il une religion d’amour ?
Alléchant par ce que traînent quand même à l’esprit ces informations (certainement contraires au vivre-ensemble) sur des Allah Akbar à la pelle, des terroristes comme par hasard musulmans, des haineux qui s’embrigadent à la mosquée, des chrétiens d’Orient (ceux qui n’ont pas encore été chassés) dont le calvaire est toujours renouvelé, des chrétiens brimés dans leurs droits civiques et religieux là où l’islam est majoritaire. Donc, nous allions savoir, grâce à un théologien musulman, M.Mohamed Bajrafil, ce qu’il est en est vraiment.
A vrai dire, l’audition de cette présentation est un peu difficile : le théologien linguiste de surcroît s’ingénie à multiplier –plus qu’à l’accoutumée dans ce genre de prestation- des citations en arabe accompagnées d’un décorticage de mots dont nous ne savons apprécier le sel (celui par exemple de la racine bi-consonnotique [sic] d’un mot arabe…). Et puis, il doit y avoir, supposons-nous, une part liée à une poétique arabo-musulmane parfois déconcertante. Par exemple, M. Bajrafil cite un
« verset dans lequel Allah dit au prophète : « tu ne guides pas qui tu connais ». La plupart des exégètes disent qu’il s’agit là de l’oncle du prophète. L’oncle paternel qui a aimé le prophète, qui l’a protégé, qui lui a donné cette chaleur de la matrice. « Tu ne guides pas qui tu aimes » : le sens déductible de cela, c’est qu’il aimait son oncle ».
Légèrement abscons quand même.
Mais, en bon disciple d’Achille Talon, nous avions décidé de ne pas désespérer, et voici, avant remarques et commentaires, quelques extraits représentatifs de cette conférence :
M.Bajrafil commence par souligner l’importance de la matrice(déjà citée plus haut ; une sorte d’utérus maternel ?) :
« L’homme a été créé dans et pour l’amour. Ce n’est pas un hasard que la chose la plus importante dans la vie de l’homme est la chaleur maternelle. La matrice. La chose la plus importante du capital humain, l’amour…. [dans le Coran figure] 113 fois le terme ou l’expression « au nom de Dieu le clément, le très miséricordieux ». En arabe, clémence et miséricorde sont toutes les deux extraites de la matrice. La matrice sans quoi elle ne viendrait pas à la vie. La matrice indiscutablement le lieu de protection, l’enveloppe la plus importante dans la vie de l’homme… L’islam est aussi une religion d’amour parce que le terme[émis en arabe] revient au minimum à 84 reprises dans le coran. C’est pour parler d’une chose autre que l’amour des hommes. C’est lié à cette notion de matrice, de consanguinité ».
M.Bajrafil continue en nous rassurant : se convertir à l’islam ne signifie pas être obligé de détester ses parents.
« L’amour ou l’islam ne vous demande jamais de faire quelque chose que naturellement nous ne serions pas capables de faire. Or le fait d’aimer quiconque vous veut du bien, le fait de lui tendre la main, le fait de se retrouver attaché à lui est quelque chose de naturel. Et demander à quelqu’un de détester son père, sa mère, son professeur, c’est contre-nature. Cela crée une schizophrénie sans nom. Si vous devenez musulman, l’islam ne vous demande pas de détester vos parents, ne vous demande pas de rompre avec vos amis ».
Puis il déploie quelques généralités bienfaisantes :
« La religion, c’est l’union, le regroupement. Allah dit au prophète : reste auprès des priants. Comme pour dire que la religion, c’est d’abord une communauté, au sens de foi ; des gens qui partagent une foi commune, vont se retrouver en priant, en jeunant. Mais ce n’est pas de l’ordre de l’exclusion. La foi ne peut pas être quelque chose qui s’impose à vous. La foi est d’abord de l’amour. Imposer sa foi à quelqu’un est de l’ordre du viol. Les répercussions psychologiques de la notion de viol sont beaucoup plus graves que les natures physiques, et c’est la raison pour laquelle imposer sa foi à quelqu’un est de l’ordre du viol. Et c’est pourquoi on dit il n’y a pas de contrainte en religion. .. Donc,l’islam, chers amis, en tant que foi, en tant que religion, ne peut-être qu’amour. Et là-dessus, il y a tellement de choses à raconter, d’une beauté incomparable ».
Et pour appuyer sa démonstration, il sélectionne « deux récits prophétiques d’une grande beauté (dans les traditions) » :
« Dans une expédition, il y a un souci, on a pris des prisonniers. L’un des prisonniers dit : « je ne suis pas de cette cité contre laquelle vous avez combattu. . Je suis venu déclarer ma flamme à une femme. Alors, laissez-moi me déclarer et ensuite, prenez-moi et tuez-moi ». Les compagnons accèdent à cette requête : après, ils l’ont tué. La femme s’est allongée à côté de lui, a poussé deux grands cris et elle est morte également. Le hadith dit que les compagnons ont raconté ça au prophète. Et quelle a été sa réponse ? « n’y avait-il pas parmi vous quelqu’un de miséricordieux pour laisser cet amour se perpétrer [sic]? ». Parce que l’amour est beau », conclut M.Bajrafil.
« Le prophète voit sa belle-sœur : C’est recueilli dans plusieurs récits. Quand il la voyait, il se levait et étalait son écharpe pour que la sœur de son amour s’asseoit. Lui-même était une boule d’amour».
M.Bajrafil ajoute même un troisième passage tout aussi exemplaire :
« une autre fois, on a fracassé la tête de Mahomet, il était ensanglanté. On est venu lui dire : ô toi messager de Dieu, prie Dieu contre eux. Et il a répondu : « je n’ai pas été envoyé médisant, maudissant, insultant ». Est-ce qu’on veut un amour au-delà de ça ? »
Enfin, en approchant de sa péroraison, il assène une référence jugée irréfutable pour sa démonstration : il fait référence au Coran dans lequel Allah aurait dit à Mahomet que
« nous ne t’avons envoyé que comme miséricordieux, envoyé aux univers. Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde ».
Et donc de continuer :
« coraniquement parlant, tout ce qui fera du prophète, tout ce qui déroge à cette définition restrictive, doit être considéré comme un mensonge que l’on met sur le dos du prophète. Tu ne seras envoyé que comme miséricorde : c’est la définition que le Coran a donné au prophète. Une définition d’amour. Et si ça ne cadre pas avec cette définition, on le met de côté [sic]. L’islam est une religion d’amour…. Cette boule d’amour, cet être qui n’est que miséricorde».
Son envoi final est « soyez au nom de l’islam des boules d’amour et de miséricorde ».
Faisons donc maintenant quelques remarques :
L’islam est une religion d’amour semble ressortir d’une affirmation tautologique, d’autopersuasion : « l’islam ne peut être que de l’amour». Le conférencier dit encore à un autre moment : « Si tu as une dette, c’est envers quelqu’un. J’avais envie de dire « une dette d’amour », quelle belle expression ! »
A aucun moment il n’est indiqué qu’Allah est amour. En fait, dans l’exposé, au-delà de cette matrice énigmatique, c’est Mahomet qui est étroitement associé à l’amour. C’est lui la boule d’amour.
Boule d’amour, Mahomet est miséricordieux (cf : « n’y avait-il pas parmi vous quelqu’un de miséricordieux pour laisser cet amour se perpétrer ? »). Et quel est l’effet de sa miséricorde ? Epargner la vie, autrement dit ne pas exécuter (comme visiblement Mahomet semble parfaitement l’accepter pour les autres prisonniers sans doute exécutés pareillement dans le passage cité plus haut. Au moins, plus de souci!).
En effet, l’islam a ceci de particulier comme religion que la première manifestation de la miséricorde (la seule ?), c’est en fait accepter de ne pas tuer. On connait plus fraternel. A titre d’illustration, nous citerons aussi cet extrait d’un article du philosophe M.R.Brague Le pouvoir en islam:
« Seul Mahomet a osé revendiquer une association au pouvoir divin…. Les miracles par lesquels Mahomet authentifie sa mission sont avant tout des signes de puissance. Ces pouvoirs se concrétisent éventuellement par des destructions. A la différence du Christ des Evangiles rendant la vue aux aveugles et le mouvement aux paralytiques, aucun des prodiges attribués à Mahomet ne consiste en une guérison. Au contraire, sa biographie rapporte qu’il aurait miraculeusement provoqué la mort de ses adversaires en suscitant ou réactivant des blessures ou maladies » (Commentaire n°173 – Printemps 2021).
Et qu’en est-il de cette boule d’amour confrontée à sa biographie (on considèrera que la précision apportée par le Dictionnaire encyclopédique d’histoire MOURRE « [à Médine] Mahomet pratiqua une véritable politique matrimoniale et, après la mort de Khadidja [sa première épouse], il n’épousa pas moins de douze femmes » ne rentre pas dans le propos de l’exposé) ?
Les quelques précisions qui suivent sont issues d’un site animé par M.Sami Aldeeb. La fiche Wikipedia de M.Sami Aldeeb, juriste suisse et chrétien, précise qu’il a été pendant 30 ans responsable du droit arabe et musulman à l’Institut suisse de droit comparé, mais aussi professeur des Universités en France, auteur d’ouvrages et d’articles sur le droit arabe et musulman. Il a notamment publié en 2008 une édition bilingue du Coran, en arabe et en français restituant le texte en classant les sourates par ordre chronologique selon l’Azhar. Un érudit en quelque sorte.
Dans un article publié sur son site, M.Aldeeb a dressé la « liste non exhaustive des expéditions de Mahomet de 623 [un an après son arrivée à Médine] à 632 [année de sa mort]. Il n’y en a que… 38 (pour certaines d’entre elles, sans réelle bataille. Beaucoup sont des sortes de guérillas locales contre des tribus environnantes, des « polythéistes », des « associateurs » ou des habitants de La Mecque) ! Sur dix ans, cela faitcomme un petit business trimestriel.
Extrayons les informations concernant quelques unes de ces expéditions :
« 7èmeexpédition de Nakhla au 7ème mois de l’An II : Mahomet envoie une expédition supposée rapporter des renseignements, mais le groupe attaqua les quatre caravaniers et tua l’un d’entre eux. Cette attaque eut lieu durant un des 4 mois sacrés où les arabes du Hedjaz s’interdisaient de faire la guerre. Pour faire faire face à la réprobation des polythéistes, la réponse de Mahomet vint par l’intermédiaire du verset S2 V217 du Coran qui affirma, entre autres, que l’association est plus grave que le meurtre. Ce verset vient donc légitimer une violation délibérée d’une trêve sacrée et encourager le meurtre de toute personne considérée comme associatrice. Mahomet paya le prix du sang de la victime, remis en liberté les deux prisonniers, mais les textes ne font pas mention de la remise du butin à leurs propriétaires ».
« En l’an V, après la bataille du fossé par laquelle les polythéistes de La Mecque se coalisèrent avec les Ghatafan, une tribu située au Nord de Médine dans le Nejd, pour attaquer les musulmans, perdue par les coalisés, Mahomet assiégea durant une vingtaine de jours la tribu juive des Banu Qurayza en lui reprochant de l’avoir trahi alors qu’elle n’avait pas pris part au combat et était restée neutre. Tous les mâles de cette tribu furent égorgés, les femmes et les enfants vendus en tant qu’esclaves».
Cet épisode visiblement peu miséricordieux met fin un peu brutalement à la période d’arrangement négociée par Mahomet avec les tribus juives au début de son installation à Médine.
« 27èmeexpédition de Banu Jadhima : Mahomet envoya Khalid ibn al-Walid afin de convier la tribu Banu Jadhimah à l’Islam. Ils acceptèrent mais une partie d’entre eux fut massacrée seulement pour avoir dit « nous sommes devenus sabéens ». Mis au courant de ce massacre, Mahomet se contenta de dire à Khalid ibn al-Walid : « je suis innocent de ce que tu as fait ». »
« 28èmeexpédition de Hunayn et 29ème expedition d’Awtas au 10ème mois de l’an VIII : Mahomet, à la tête de 10 000 musulmans auxquels s’ajoutèrent les 2 000 nouveaux musulmans de la Mecque partit en campagne pour s’opposer à plusieurs tribus polythéistes qui décidèrent de marcher contre les musulmans. Après leur défaite, une partie de ces tribus se réfugia à Taïf à 80 km de La Mecque. A l’occasion de cette bataille, Mahomet cautionna le viol des captives mariées ».
« 36èmeexpédition de Khalid ibn al-Walid à Najran (Yémen) vers juin 631 (5ème mois de l’An X) pour convertir la tribu des Banu harith ben ka’b de force s’ils refusent l’islam. En les recevant, Mahomet leur dit :« Si Khalid ibn al-Walid ne m’avait pas écrit que vous aviez embrassé l’islam, j’aurais mis vos têtes sous vos pieds » (épisode cité par plusieurs auteurs) ».
Du même article toujours, parmi les hadiths (faits rapportés de la vie de Mahomet) cités, on peut extraire aussi celui-ci :
« huit hommes ont volé les chamelles du prophète et tuèrent son berger. Après qu’ils furent rattrapés, il donna l’ordre de leur couper les mains et les pieds et de leur crever les yeux avec des clous chauffés pour avoir volé, tué, apostasié et combattu Allah et son messager » (plusieurs hadiths du Sahih Bukhari) ;
ou encore le fait que, durant ces dix années de djihad guerrier, Mahomet aurait conforté l’esclavagisme.
Première conclusion toujours d’actualité : il est nécessaire d’aller aux sources de l’islam pour décortiquer tout argument. Car le premier problème, ce n’est pas un soi-disant islamisme, c’est l’islam comme démontré par les faits et textes cités.
Deuxième conclusion : il est au premier abord sympathique bien sûr d’entendre un théologien souhaiter aux gens qui l’écoutent d’être des boules d’amour et de miséricorde. Le problème réside juste dans le modèle donné. Au surplus, on n’est jamais très sûr du résultat comme le démontre cette autre vidéo d’un jeune imam français qui condamne l’exécution d’un apostat mais seulement si la sentence est injuste.
Enfin, dernier élément de conclusion, les chrétiens passionnés du dialogue dit interreligieux avec l’islam pourraient peut-être méditer cette sorte de différence substantielle entre une religion dans laquelle Dieu est amour et pour laquelle il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Evangile de St Jean, chapitre 15) et une autre religion dans laquelle Dieu est miséricordieux et la plus grande miséricorde qui peut être accordée est d’accepter de ne pas tuer une personne qu’on aura au préalable définie comme son ennemi. Ne peut-on pas penser alors que, quand le Pape et un dignitaire musulman prient ensemble « le Dieu très miséricordieux », il y a comme tromperie sur la marchandise ?
La Fondation Jérôme Lejeune lance sa campagne pour la journée mondiale de la trisomie 21, qui a lieu le dimanche 21 mars 2021, avec une campagne d’affichage historique dans plus de 132 stations du métro parisien, du 18 au 24 mars 2021 :
Cette campagne « Laissez-nous entrer dans l’histoire » s’inspire de cinq personnages célèbres qui ont marqué l’histoire : Charlie Chaplin, le Général De Gaulle, Edith Piaf, Napoléon et une joueuse de l’équipe de France de football dont les visages ont été remplacés par ceux d’enfants porteurs de trisomie 21.
Affichée dans le métro parisien, mais aussi sur les réseaux sociaux, elle invite les voyageurs à s’interroger sur la place qui est laissée aux personnes porteuses de trisomie 21 dans notre société.
Les personnes trisomiques ne sont pas encore entrées dans l’Histoire, au sens où jamais, encore, la société ne leur a fait une véritable place. Leurs naissances se font de plus en plus rares. L’intégration dans le système scolaire pose encore de nombreuses difficultés. La plupart des filières professionnelles ne leurs sont pas ouvertes.
À travers cette action de grande ampleur, la fondation rend visible les rêves intimes de ceux qui sont de moins en moins visibles dans notre société…
Forte de ses missions de soin (1er centre médical d’Europe spécialisé dans la trisomie 21) et de recherche (1er financeur de la recherche sur la trisomie 21), la fondation revendique le droit de défendre l’honneur et la dignité de ces personnes handicapées, à tous les âges de leur vie.
Il est temps d’offrir aux personnes porteuses de trisomie 21 les moyens et la chance d’entrer dans l’histoire.
Kidnappé pendant 2 mois et demi en Irak au début de l’année 2020, Alexandre Goodarzy, originaire de Cholet (Maine-et-Loire) témoigne de sa détention et de son travail d’humanitaire au sein de l’association SOS Chrétiens d’Orient depuis près de 10 ans, dans un livre intitulé « Guerrier de la paix » qui paraitra le 24 mars aux éditions du Rocher. Il témoigne sur RCF Anjou.
Troisième partie de notre trilogie sur la Congrégation des Sœurs Arméniennes de l’Immaculée Conception
Elle a été fondée en janvier 2005 par Sœur Arousiag, la Mère Supérieure de la Congrégation des Sœurs Arméniennes de l’Immaculée Conception. Confinée, comme toutes les autres, la chorale Notre-Dame d’Arménie se prépare pour partir bientôt en tournée.
Une trentaine de jeunes filles a pris place dans la grande salle de musique, qui se situe à l’étage du couvent de Gyumri, la deuxième ville du pays, située au nord-ouest de la capitale, Erevan. Dans ce couvent, qui est aussi un foyer de vie pour les enfants orphelins et pauvres de la région, les jeunes filles sont comme chez elles. Certaines y vivent encore. Elles ont pour la plupart entre 12 et 21 ans. Etudiantes, elles viennent principalement de Gyumri et des villages environnants. Sur le côté droit de la salle se tient leur pianiste, Lilia Manoukyan, et, au milieu leur Directeur artistique, Maestro Robert Milkeyan. Le chant et la musique ? Comme il le dit lui-même,
« ce sont mes deux passions. Je connaissais, déjà, la congrégation et Sœur Arousiag. J’avais suivi de près la construction du couvent, de la salle de spectacle, du centre de jeunesse, et du lycée professionnel [lire la deuxième partie de notre trilogie déjà diffusée]. J’ai, tout de suite, adhéré à sa proposition, quand elle m’en a parlé. Les sœurs sont formidables, et, Sœur Arousiag a un dynamisme incroyable. Depuis le tremblement de terre de Spitak, en décembre 1988, elle remue terre et ciel pour cette enfance, cette jeunesse blessée. Avec la chorale, nous leur donnons le moyen d’exprimer leurs talents artistiques. Elles ont des voix magnifiques. »
Des tournées mondiales
Depuis sa création en 2005, la chorale a entrepris une tournée en France, en Belgique, en Suisse, au Liban, à Rome, au Vatican, à Florence.
« Nos meilleurs souvenirs sont d’avoir pu chanter devant le Pape François en Italie, et, ici à Gyumri, quand il est venu en 2016. Nous avons chanté devant lui du Mozart, du Haendel. C’est un souvenir que nous n’oublierons pas de sitôt. »
15 ans après la venue de saint Jean-Paul II, le pape François se rend du 24 au 26 juin 2016 à Erevan et à Gyumri. Il y prononce une homélie importante sur la paix et l’unité. Il y dénonce une nouvelle fois le génocide de 1915. Au couvent, il déjeune avec les sœurs. Sœur Rebecca, qui est la Supérieure, se souvient très bien de sa venue :
« Il était fatigué par son voyage et les célébrations. Il s’était reposé dans une petite chambre toute simple. Puis, il avait déjeuné et prié avec nous. Nous n’avons rien touché dans sa chambre. Nous avons juste ajouté des photos de son passage. »
Avant de repartir, le pape François, entouré des sœurs, prie dans la chapelle du couvent. Dehors, la foule et la chorale l’attendent pour lui dire au-revoir et lui chanter un dernier chant. L’année d’avant, en avril 2015, la chorale s’était rendue en France, à Paris. Elle avait chanté dans la Cathédrale Sainte Croix, et, dans les Eglises Saint Philippe du Roule et Saint Thomas d’Aquin.
Liana et Siranush aiment le chant sacré
Robert Milkeyan évoque la pandémie et la guerre en Artsakh. Si ces épreuves ont éprouvé l’ensemble du peuple arménien, les blessures sont toujours ouvertes. Il n’a pas cessé les cours et les répétitions. Le chef de chœur prépare toute la chorale a son premier concert de l’année qui se déroulera le 31 mars à l’Opéra d’Erevan.
« Nous serons présents lors de la semaine de la Francophonie, et, nous allons chanter du Charles Aznavour ».
Il y a quelques jours, la chorale avait chanté pour les martyrs de la guerre. Il souhaite, aussi, retourner le plus tôt possible en France. Lianna a 26 ans, elle est passionnée par la musique. Elle passe sa vie entre Erevan, la semaine et Gyumri le week-end. Elle travaille dans un restaurant.
« J’ai commencé à chanter dans la chorale à 9 ans. J’aime le chant sacré, explique-t-elle. En chantant, nous prions beaucoup, finalement. Je me souviens des tournées en France, en Belgique et en Italie. C’était très impressionnant de chanter devant le pape. »
Siranush a 20 ans, et, elle est étudiante en droit. Elle fait partie de la chorale depuis ses 8 ans. Elle a été recueillie par les sœurs quand elle avait 4 ans.
« Je me souviens de mon premier chant, c’était le Stabat Mater. Mon meilleur souvenir est notre tournée en Italie à Rome, en 2015. »
La pause-interview prend fin. Les autres choristes rejoignent Lianna et Siranush. Lilia joue les premières notes sur son piano. Le Maestro se lève et lance la chanson de Charles Aznavour : Pour toi Arménie. Les voix sont belles, elles sont pures. Du sacré au profane, il n’y a qu’une voix. Chapeau les artistes !
Reportage réalisé par notre envoyé spécial Antoine BORDIER
Durant une trentaine de minutes, Paul-Marie Couteaux interroge Jean-Frédéric Poisson sur son parcours, sa vie, ses convictions, et même sa conversion. Découvrez un homme politique hors sérail au parcours peu conventionnel :
Saviez-vous que la fameuse “croisette” de Cannes a une origine monastique ? Eh oui, son nom est directement lié à la sublime abbaye de Lérins non loin de là ! Suivez le guide, Divine Box vous explique cette anecdote en 1 minute !
Replantons rapidement le décor : en 410, saint Honorat s’installe sur une île au large de Cannes, dans l’archipel de Lérins, pour y trouver la solitude. Très vite, de nombreux disciples viennent prier avec lui, et construisent rapidement un monastère. D’ailleurs, l’île de Lérins sera renommée “île Saint-Honorat” en l’honneur du saint, signe de son rayonnement ! Avec le temps, l’île et son monastère attirent de nombreux moines, et deviennent également un lieu de pèlerinage important.
Et justement, les pèlerins qui souhaitaient rejoindre l’île de Lérins (par bateau, donc) avaient pour habitude de se rejoindre à Cannes, et plus précisément à la pointe de la presqu’île de Cannes, autour d’une petite croix qu’on appelait… “La Croisette” ! C’est cette petite croix qui donna son nom à l’avenue cannoise !
Avec la gauche américaine, c’est le retour de la ségrégation dans les universités.
L’université new-yorkaise Columbia University organiserades événements séparés selon l’identité ethnique, sexuelle, ou même selon le niveau de revenu des étudiants.
«En l’honneur des diverses communautés étudiantes de Columbia et en complément des cérémonies de remise de diplôme de l’Université, nous sommes heureux de proposer également des célébrations multiculturelles, afin d’offrir un cadre plus intime à nos étudiants qui s’auto-identifient de différentes manières. Ces événements permettent aux membres de chaque communauté de prendre davantage conscience des expériences identitaires et communautaires qui ont influé sur leur vie étudiante, depuis leur entrée sur le campus jusqu’à la remise de leur diplôme.»
Parmi les différents événements proposées aux étudiants, quatre au moins seront différenciés selon l’appartenance ethnique («Native, Asian, Latino, Black graduations»), l’attirance sexuelle (avec une célébration réservée aux LGBTQ) ou une encore en fonction du niveau de richesse.
L’historien Éric Anceau, maître de conférences à la Sorbonne, a écrit sur son compte Twitter ce matin :
«Le Ku Klux Klan en rêvait et Columbia l’a fait !»
Imaginez un peu cette catastrophe : avec Marine Le Pen élue, il y aurait des manifestations populaires dans toute la France avec des rond-points occupés, des émeutes à répétition dans les banlieues, des professeurs seraient menacés ou égorgés, la liberté scolaire attaquée, ainsi que la liberté d’expression, l’avis du peuple serait méprisé, l’avortement encouragé, l’embryon humain servirait de matériel, et, comble de la catastrophe, avec Marine Le Pen, une grippe deviendrait une pandémie, provoquant des interdictions en tout genre, des limitations de circulation…
Vraiment, cette catastrophe fait froid dans le dos…
Le député LR de Meurthe-et-Mozelle Thibault Bazin a écrit une lettre au Premier ministre pour obtenir des dérogations au couvre-feu lors des offices de la Semaine sainte, notamment pour la vigile pascale.
La Conférence des évêques de France a décidé de ne pas négocier. Une note propose de faire débuter la Vigile à 6h30… La règle veut qu’elle soit célébrée après la nuit tombée et avant l’aube.
« Est-ce une décision envisagée à la suite de leur discussion avec l’exécutif le 10 mars ? En tout cas, j’ai été sollicité dans ma circonscription, donc je relaie ces interrogations et ces demandes ». « Cette levée temporaire du couvre-feu a été possible à Noël dernier, et on voit bien qu’aujourd’hui les protocoles permettant de concilier la liberté de culte et protection sanitaire existent »
Après son vote en première lecture à l’Assemblée, la loi sur la nouvelle séparation est à l’examen au Sénat. Cette loi comprend notamment l’interdiction de l’école à la maison, soumise par les députés à un régime d’autorisation. Lundi 16 mars, la commission de l’Éducation et de la Culture a supprimé l’article 21 de cette loi confortant le respect des principes de la République.
À l’initiative de Stéphane Piednoir, élu LR de Maine-et-Loire, et par ailleurs agrégé de mathématiques, la commission de l’Éducation et de la Culture du Sénat a supprimé l’article 21 de ce projet de loi. Max Brisson, sénateur des Pyrénées-Atlantiques et vice-président LR de la commission, ancien inspecteur général de l’Éducation, a expliqué :
« Je dénonce la suspicion inacceptable que cet article faisait peser sur les parents. L’État n’est pas le seul juge de l’intérêt supérieur de l’enfant ».
📝Après plus d’une 30aine d’auditions, présentation de mon rapport en commission Culture sur les thématiques Éducation et Sport du #PjlPrincipesRepublicains
➡️Sur ma proposition, nous supprimons l’art. 21 qui prévoyait un régime d’autorisation pour l’instruction en famille #IEFpic.twitter.com/W8LEUhSsBU
La #ComCultSenat supprime l’article 21 du #PjlPrincipesRepublicains soumettant l’instruction en famille au régime d’autorisation. Je dénonce la suspicion inacceptable que cet article faisait peser sur les parents. L’Etat n’est pas le seul juge de l’intérêt supérieur de l’enfant. pic.twitter.com/lpHacbVbhD
Le 1er mars, la commission avait auditionné sept associations de parents qui pratiquent l’école à la maison (IEF). Pour ces dernières, l’article 21 est injustifié et se trompe de cible, puisque le droit à l’instruction des enfants est respecté : 98 % des contrôles ont un résultat positif et aucun chiffre n’a été présenté pour relier l’IEF à des pratiques radicalisées.
Les promoteurs de l’écologie intégrale la décrivent comme « une conception extensive de l’écologie pour sauvegarder la biodiversité … mais aussi l’être humain », ouf ! « Elle peut se résumer, selon eux, à la conviction que tout est lié », non ???, quel scoop !
Selon ces mêmes grands sophistes, l’écologie intégrale « considère les écosystèmes et la vie humaine », formidable, il fallait y penser ! « Les crises environnementales, sociales et migratoires ne sont qu’une seule crise globale. Résoudre un aspect ne se conçoit pas sans prendre en compte … l’AUTRE ! » Là nous y sommes… au pinacle de l’hypocrisie et de la bêtise.
Ces grands prêtres moralisateurs ont-ils émis une petite réserve quand l’industrie textile a été délocalisée en Chine, quand la sidérurgie française a été démantelée, quand nos paysans se sont retrouvés en compétition avec de grands groupes financiers implantés en Europe de l’Est ou en Amérique du Sud ? Se sont-ils insurgés contre la désindustrialisation systématique de notre pays, contre la vision globaliste qui visait à partager le travail entre les continents : les chaussettes pour la Chine, la technologie pour nous ? Dans les années 90, la France devait devenir un pays de haute technologie, d’innovation, de culture et de tourisme et quiconque osait poser une question sur cette perspective d’énarque se retrouvait classé comme inadapté à la marche du progrès et devant fatalement disparaitre, comme un vieux dinosaure. Et pourtant, ces imposteurs ne pouvaient ignorer qu’une nation qui ne produit plus, n’invente plus, se trouve inévitablement en état de mort cérébrale. Quant au tourisme, les commentaires sont superflus…
Seulement voilà, « tout est lié », ne s’insurger ni contre la délocalisation de nos industries ni contre la spéculation y compris sur les denrées alimentaires, équivaut à accepter l’exploitation de la pauvreté de « l’AUTRE » et de son environnement au profit de quelques poches déjà bien remplies. Pendant que d’un côté du monde, la pauvreté est utilisée, de l’autre côté elle est fabriquée par le chômage. Les coffres forts ambulants, partisans effrénés du mondialisme, sont pris dans leur logique d’empire et ne réalisent pas forcement qu’ils sont eux-mêmes à la solde d’une mystique de destruction.
Ce qui est global, intégral aujourd’hui c’est bien cette mystique de destruction et même d’autodestruction.
Ces « écologistes intégraux » ne font qu’habiller le cadavre pour lui donner un faux air de vie. Et pourtant, ce globalisme érigé en religion est à l’état cadavérique, dégoulinant d’humeurs matérialistes et grouillant des vanités de l’homme moderne.
Dans le passé, les écologistes intégraux ne se sont manifestés ni contre l’exploitation de la terre et des êtres humains ni contre la pollution du corps des femmes et de notre environnement par « la pilule à dépeupler ».Aujourd’hui, ils ne sont toujours pas présents dans le combat, peut-être final, contre l’avortement et l’exploitation de notre ADN. Les cellules d’embryons avortés ont été utilisées comme matériel de recherche, considérées comme une ressource ! La véritable bombe à fusion nucléaire et à fragmentation, la véritable arme de destruction massive est la destruction de la filiation par la marchandisation de nos cellules reproductrices et autres. Cette bombe est dotée d’une mèche lente allumée en 1974 par la loi Veil. Nous avons alors accepté la désacralisation, la chosification de la vie, comment ne pouvions-nous pas prévoir que nous deviendrions une ressource consommable et jetable à notre tour ?
Tout comme l’idée de sécurité sociale est un pale sous-produit de la charité chrétienne, l’écologie intégrale est un sous-produit frelaté de la religion chrétienne.
Evoquons, pour finir, l’écologie selon Saint François d’Assise. Les moines de Morgon la définissent parfaitement :
« Les instances internationales, au service de la Révolution, utilisent les problèmes écologiques bien réels pour imposer une nouvelle manière d’envisager la nature : il ne s’agit plus de l’ordre chrétien selon lequel les créatures inférieures sont mises par Dieu au service des hommes dont la tête est le Christ Roi; il s’agit au contraire de renverser toute souveraineté, tant celle du Christ que celle des hommes pour en arriver à l’adoration des éléments, au panthéisme. Ainsi le joug écologique fait plier les esprits devant la nature objet d’un culte universel, et tend par là à une synthèse à la fois politique et religieuse pour instaurer un gouvernement mondial et une religion mondiale.
Bien loin d’être révolutionnaire Saint François est le héraut de la vérité : c’est l’ordre magnifique tel qu’il fut créé par Dieu que Saint François loue et chante ; insatiable qu’il est de rendre grâce au Très-Haut d’avoir créé l’homme à son image t avec lui tant de créatures bienfaisantes ; il les invite toutes en son divin concert pour louer et servir le Seigneur. » (in L’Archet de Saint François n°1,Couvent Saint François Morgon.)
Je suis catholique, j’aime mon pays et je le défendrai intégralement.
L’Incorrect publie une longue tribune de Jacques Bompard défendant la candidature d’Eric Zemmour en 2022. Au-delà de ses arguments pour soutenir l’idée de cette candidature, Jacques Bompard offre une analyse très pertinente du paysage politique français et en particulier de la droite. N’oublions pas, non plus, qu’une candidature d’Eric Zemmour, pourrait paradoxalement aider Marine Le Pen à gagner tout en la faisant revenir plus à droite.
L’intégrale de la tribune, dont voici des extraits significatifs, est à lire sur le site de l’Incorrect :
“(…) Entre 13 et 17 %, en concurrence avec les trios de tête régulièrement testés (…) devant toutes les candidatures de la gauche et de l’extrême-gauche. Car c’est aussi là un enseignement de ces sondages que de révéler l’humeur profonde d’un pays en phase avec le sens des réalités (…) Cette France ne veut pas vivre dans le cauchemar du « vivre-ensemble » (…) Pendant que caméras et micros du service public sont braqués sur les Traoré et Camélia Jordana, il demeure cette France invisible, ignorée, méprisée, à qui le Système désigne comme seul échappatoire le Rassemblement national, soit un parti normalisé composé d’apparatchiks alimentaires sans formation politique solide, jouisseurs et donc faibles.
Résultat, le jeu démocratique se ferme sur une dialectique progressisme/populisme dans laquelle la seconde alternative est volontairement représentée par une formation médiocre et docile afin de détourner l’électeur. Le RN est au populisme ce que Les Verts sont au progressisme : une caricature de lui-même dont la capacité de séduction doit toujours demeurer en-deçà de sa force de dissuasion électorale. Il ne reste alors pour les Français que la résignation ou la fuite en avant par l’abstention, laquelle n’entame pas la légitimité d’un Système qui a verrouillé le droit à son avantage.
La force de l’hypothèse Zemmour réside justement dans la possibilité de rendre le pouvoir de leurs voix à ces 70% de Français qui ne voient dans l’urne que déception, trahison et vanité (…)
Autre raison de croire en l’hypothèse Zemmour : le champ de ruines des droites sur l’échiquier politique. Cette droite en mal de chef qui espérait le retour de Sarko comme celui du Messie, et qui se retrouve le nez dans le caniveau du fait des ennuis judiciaires de l’ancien président. En effet, des indiscrétions savamment fuitées laissent entendre que Nicolas Sarkozy serait prêt à soutenir Emmanuel Macron en échange d’une indulgence des juges. « Après les juppéistes, ce serait donc au tour des sarkozystes de rejoindre le camp macronien. LR en mourra et ceux qui ne veulent pas de Macron devront se trouver un autre champion », affirme avec justesse Eric Zemmour lui-même (…). Prisonniers de leur incapacité à incarner une droite de combat face à Macron qui occupe les positions du centre libéral, les LR ne représentent aucune alternative. Le RN ne profite pas de l’aubaine, et navigue à vue entre la tentation de tout abandonner pour une respectabilité illusoire et un positionnement économique, social et sociétal désormais à gauche. Pire, sur les questions essentielles des frontières et de l’islamisme, le message est brouillé par des déclarations favorables à l’Espace Schengen et complaisantes envers l’islam. Cette absence de cohérence déstabilise les derniers électeurs motivés, et laisse le champ libre au surgissement d’une nouvelle figure.
Cette surprise ne doit pas en être vraiment une. Il faut qu’elle soit attendue et comme désirée, car nous n’aimons que ce que nous connaissons. Cet homme à la fois neuf et médiatique ne peut-être qu’Eric Zemmour. Un profil hors parti et même hors politique qui ajoute les vertus de courage et d’intelligence nécessaires à la réussite d’une telle entreprise (…)
A ceux qui craignent qu’une candidature d’Eric Zemmour divise le camp national, je leur retourne une simple question : quels sont ceux qui s’en offusquent ? (…) Il suffit de se pencher sur le CV des inquiets, et qu’y voyons-nous ? Non pas la marque des hommes libres, mais celle d’une défense corporatiste et d’intérêts si fragiles que la moindre idée en dehors de la boutique leur fait craindre de les perdre… Décidément non, on ne redresse pas un pays avec quelques affidés qui doivent certainement tout à la marque, mais qui en ont oublié l’esprit de service et l’ascèse que réclame le combat pour le Bien commun. Cela n’empêche pas la permanence d’hommes de valeur dans le parti de la Reine, mais ce ne sont pas ceux qu’on entend sur le sujet.
C’est le vide monopolisateur qui maintient faussement le RN en respiration artificielle, mais l’empêche aussi de gagner en émulation et de provoquer les remises en cause salutaires. Ironiquement, Marine Le Pen n’est forte que de sa solitude et c’est là aussi sa profonde faiblesse. Car, comme l’a souvent rappelé Robert Ménard, Marine Le Pen ne pourra jamais gagner seule (…)
Comme Eric Zemmour, je pense donc qu’il faut sortir de cette « malédiction française » qui veut que la droite soit toujours condamnée à n’être qu’une « ancienne gauche » alors même que le pays n’a jamais été autant en phase avec les revendications et les analyses de la droite du réel. Il n’y a qu’à voir les enquêtes d’opinion sur le travail, sur l’immigration, sur la place de l’islam en France, sur la nécessité de la lutte contre les fraudes fiscales et sociales, ou sur le sentiment enraciné de déclassement des classes moyennes et populaires. A l’instar du diagnostic révélé par la colère des Gilets Jaunes, jamais le fossé n’a été aussi grand entre les aspirations du peuple de France et sa représentation nationale, laquelle enferrée dans ses barrières idéologiques est incapable de comprendre et de répondre aux attentes de celui-ci.
La nécessité de porter Eric Zemmour jusqu’à la candidature demeure donc entière, et n’a jamais été aussi proche d’aboutir tant des milliers de personnes espèrent déjà en lui. C’est là notre première bataille. Continuons le combat jusqu’à la victoire !
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
le 17 mars: saints du jour français ou en France.
St Agricole, évêque de Chalon-sur-Saône († 580)
À Chalon-sur-Saône, l’an 580, saint Agricole, évêque, qui gouverna cette Église pendant près de cinquante ans et souscrivit à divers conciles.
St Gabriel Lalemant, prêtre s.j. et martyr († 1649)
Gabriel Lalemant naît à Paris le 03 octobre 1610; son père était avocat au parlement.
Il avait 20 ans quand, le 24 mars 1630, il entrait au noviciat de Paris. Deux ans plus tard, il obtenait de ses supérieurs la permission d’ajouter aux trois vœux ordinaires de religion celui de se consacrer aux missions étrangères ; 14 ans s’écouleront entre l’émission de ce vœu et l’arrivée de Gabriel au Canada.
Dans l’intervalle, il est professeur au collège de Moulins (1632-1635), étudie la théologie à Bourges (1635-1639), il est ministre des pensionnaires au collège de La Flèche (1639-1641), professeur de philosophie au collège de Moulins (1641-1644), préfet du collège de Bourges (1644-1646).
Le Journal des Jésuites note son arrivée à la date du 20 septembre 1646. Sur son séjour à Québec (1646-1648) nous savons peu de choses. Au début de septembre 1648, il arrivait à Sainte-Marie-des-Hurons, et il était appliqué à l’étude de la langue. Les succès furent si rapides qu’en février 1649 il remplaçait à la mission Saint-Louis le père Chabanel, appelé ailleurs.
Le 16 mars 1649, une armée de 1000 Iroquois envahit le bourg Saint-Ignace et s’en empare presque sans coup férir, avant le lever du soleil. De là, elle se rend à la mission Saint-Louis, distante d’une lieue (distance qu’on peut parcourir à pied en une heure). Ici ,les Hurons se défendent énergiquement, repoussent un premier et un second assaut. Mais les Iroquois, étant supérieurs en nombre, gagnent.
À Jean de Brébeuf et à Gabriel Lalemant, qui étaient à la mission Saint-Louis, on leur conseille de fuir mais ils refusent. Dès qu’ils sont fait captifs, on les dépouille de leurs vêtements, on leur arrache les ongles et on les conduit au bourg Saint-Ignace (à mi-chemin entre Coldwater et Vasey, dans le comté de Simcoe, en Ontario).
Le P. Brébeuf mourut le 16 mars, à quatre heures de l’après-midi. Lalemant a-t-il eu connaissance des souffrances de son confrère ? Nous ne le savons pas. Quant à lui, son martyre commença le 16 mars, à six heures du soir, et dura jusqu’au lendemain matin. Voici ce que la Relation à retenu : « Dans le plus fort de ces tourments, le Père Gabriel Lallement levait les yeux au Ciel, joignant les mains et jetant des soupirs à Dieu qu’il invoquait à son secours …».
Son corps, enterré avec celui de Brébeuf, sous la chapelle de la résidence Sainte-Marie, était levé et transporté à Québec au printemps de 1650.
Gabriel Lalemant et 7 sept autres missionnaires jésuites, ont été béatifiés le 21 juin 1925 et canonisés, le 29 juin 1930, par Pie XI. Le Vénérable Pie XII a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.
le 17 mars 458 ou 461 : décès et fête de Saint-Patrick (date présumée), saint patron de l’Irlande.
Patrick est né en fait au pays de Galles, à la fin de l’époque romaine. Enlevé par des pirates, l’enfant est emmené en esclavage en Irlande, où il devient gardien de cochons. Il réussit à s’évader, retrouve ses parents, puis gagne la Gaule. A Auxerre, auprès de l’évêque Germain, il reçoit la prêtrise. Devenu évêque, il obtient de revenir en Irlande pour convertir les païens. Le trèfle à trois feuilles lui permet d’expliquer le mystère de la Trinité (un Dieu en trois personnes). La plante deviendra le symbole de l’île. Infatigable dans son apostolat, il meurt en 461 ou 458 à près de quatre-vingts ans.
On dit aussi de lui qu’il convertit l’Irlande au catholicisme… et au whiskey. On raconte que des moines missionnaires, emmenés par saint Patrick, auraient rapporté de leurs voyages évangélisateurs l’art de la distillation en Irlande.
le 17 mars 1431 : sixième séance d’interrogatoire dans la prison pour Jeanne d’Arc.
Le procès a débuté le 9 janvier. Ont eu lieu jusqu’à présent 15 séances d’interrogatoires dont 6 publiques. Pour ceux qui souhaitent relire les minutes du procès, elles se trouvent en versions latine, français de l’époque et d’aujourd’hui, ici.
Interrogée si elle veut s’en remettre, en tous ses dits et faits, soit bien ou mal, à la détermination de notre sainte mère l’Église, Jeanne répond que :
«Quant à l’Église, elle l’aime et la voudrait soutenir de tout son pouvoir pour notre foi chrétienne : et ce n’est pas elle qu’on devrait empêcher d’aller à l’église ni d’entendre la messe ! Et quant aux bonnes œuvres qu’elle a faites, et de sa venue, il faut qu’elle s’en attende au Roi du ciel qui l’a envoyée à Charles, fils du Roi Charles, qui sera Roi de France:
– Et verrez, dit-elle, que les Français gagneront bientôt une grande besogne que Dieu enverra aux Français, et tant qu’Il ébranlera presque tout le royaume de France. Et dit qu’elle le dit afin que, quand ce sera advenu, on ait mémoire qu’elle l’a dit. Requise de dire le terme de cet événement, répondit : – Je m’en attends à Notre Seigneur. »
le 17 mars 1526 : le Roi François Ier est échangé, par les Espagnols, au milieu de la Bidassoa contre ses fils le Dauphin François et Henri, futur Henri II.
Au Traité de Madrid signé le 14 janvier, contre sa libération, le Roi a laissé la Bourgogne et Tournais à l’Espagne, le milanais au connétable de Bourbon et abandonne sa suzeraineté sur la Flandre et l’Artois. Une fois en France, il dénonce le traité qu’il estime avoir été signé sous la contrainte.
Il se parjure et par là ne se grandit pas. Cependant, quand on relit la Constitution de l’ancienne France de Bernard Basse, il faut noter que le Roi n’est que le dépositaire du Royaume. La monarchie est légitime, c’est-à-dire que le pouvoir royal est limité légalement, limité par la loi.
La loi est le contre-poids au pouvoir royal. Le Roi détient tout le pouvoir, mais ne peut l’exercer que dans un certain cadre préétabli. Sa compétence est illimitée, mais à l’intérieur d’une zone limitée. La limite est ce qu’on a appelé les lois fondamentales qui sont l’œuvre et des Rois et de la nation. C’est cet équilibre entre l’autorité – le Roi, et la liberté – la loi, qui explique l’exceptionnelle longévité du régime.
Le Roi est à la fois le grand législateur, le grand policier et le grand justicier. C’est le « monarque ». Cette puissance est canalisée par la loi que le Roi ne peut changer seul, sans l’assentiment de la nation. Ces lois fondamentales sont les suivantes :
La couronne est indisponible: nul ne peut en disposer, ni le Roi, ni la nation. Elle ne peut être ni vendue ni cédée. C’est de là que la constitution actuelle interdit qu’une parcelle du territoire français soit cédée.
La couronne est indépendante: tant vis-à-vis de l’extérieur que des puissances intérieures (fiefs, corps d’Etats, villes corporations etc.). C’est aussi pour cela que seul le Roi de France avait avec l’empereur et le pape une couronne ou une tiare entièrement fermées. Au dessus d’eux, il n’y avait pas de suzerain, pas d’autre souveraineté supérieure. La France se soumet à la papauté dans le domaine spirituel, pas dans le domaine temporel. La royauté n’est pas une théocratie.
La couronne est dévolue suivant des règles précises; entre autres l’hérédité de père en fils. Cette hérédité est légale et non patrimoniale. C’est par la loi que le fils hérite du père, pas par la transmission d’un bien.
La loi de nationalité: seul un prince français peut recevoir la couronne. Le fait de partir à l’étranger pour une autre couronne ne lui retire pas ses droits, cas de Philippe V d’Espagne qui conserve ses droits à la couronne de France selon les lois fondamentales du royaume. Le traité d’Utrecht, imposé par les Anglais, est inconstitutionnel et donc non valide.
La loi de Catholicité qui impose au Roi d’être catholique et de prêter, lors du sacre, le serment de défendre la foi catholique.
le 17 mars 1560 : échec de la conjuration d’Amboise.
La conjuration d’Amboise, montée par les Huguenots, échoue et le prince de Condé est emprisonné par le duc de Guise.
le 17 mars 1751 : Louis XV et le Sacré-Cœur.
La reine Marie Leckzinska suggère, en 1751, l’adoration perpétuelle du Sacré-Cœur dans le Saint Sacrement. Elle obtient du pape Clément XIII, la fête du Sacré-Cœur dans tous les diocèses de France le 17 juillet 1765. Une lettre de la Mère Marie-Hélène Coing, supérieure de la visitation de Paray-le-Monial, adressée le 17 mars 1744 relance le message de 1689. Louis XV serait resté sourd au message, mais son fils le dauphin Louis fait dédier, dans l’église du Château de Versailles, en 1773, une chapelle au Cœur de Jésus dans la tradition eudiste à laquelle la famille royale participe.
le 17 mars 1799 : le savant italien Alessandro Volta essaye avec succès la première pile électrique.
Volta met au point la pile voltaïque: un empilement de couples de disques zinc-cuivre en contact direct. Le 7 novembre 1801, il présente sa pile devant l’Institut de France et y énonce la loi des tensions, ainsi que la valeur des tensions de contact des métaux classés par ordre d’électropositivité décroissante.
le 17 mars 1805 : Napoléon se proclame roi d’Italie.
La République italienne est supprimée. Royaume héréditaire, l’Italie reste toutefois indépendante. Couronné à Milan le 28 mai, il nomme son beau-fils Eugène de Beauharnais, le fils de Joséphine vice-roi.
le 17 mars 1808 : création du Baccalauréat par Napoléon Ier.
L’empereur signe le décret organisant l’Université impériale. Pendant ce temps éclate à Aranjuez, au sud de Madrid, une émeute contre le ministre espagnol Godoy.
le 17 mars 1811 : Napoléon, aux Tuileries, interroge le Comité ecclésiastique.
« Comment punir un pape qui m’excommunie et ainsi pourrait pousser des Ravaillac.
Seul Emery intervient: “La réponse est dans votre catéchisme impérial. Les 4 articles gallicans demandent l’obéissance au pape. »
le 17 mars 1813 : Frédéric-Guillaume III de Prusse déclare la guerre à la France.
le 17 mars 1830 : Frédéric Chopin donne son second concert.
le 17 mars 1896 : la Cathédrale Notre-Dame de Grâce de Cambrai, dans le Nord, est érigée en basilique mineure par le pape Léon XIII.
le 17 mars 1948 : signature du Traité de Bruxelles.
Les représentants du Benelux, de la Grande-Bretagne et de la France signent le traité de Bruxelles qui institue l’UEO (Union de l’Europe occidentale). Il s’agit d’un pacte régional d’assistance militaire et économique valable sur une période de 50 ans auquel d’autres pays peuvent se rallier. A la demande de la France, l’Allemagne est désignée comme adversaire potentiel dans la partie du traité concernant la défense commune. Les instances militaires du traité de Bruxelles seront incorporées à celles de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en décembre 1950.
le 17 mars 2006 : la béatification du pape Jean Paul II avance.
Le procès catholique du miracle de la religieuse française, guérie de la maladie de Parkinson en juin 2005, débute.
Ce que beaucoup pressentaient est confirmé par étude démographique publiée mercredi 17 mars sur le site de l’Ined (à télécharger ici) : une partie des morts du Covid seraient de toute façon décédés d’une autre cause et la crise sanitaire a également fait diminuer le nombre de morts sur la route.
Quelque 68 000 personnes sont mortes du Covid-19 en France l’an dernier, mais le nombre de décès total n’a augmenté “que” de 55 000. La raison : une partie des morts du Covid “seraient de toute façon” décédés d’une autre cause, et la grippe et les accidents de la route ont été moins meurtriers (…)
Sur les 55 000 décès supplémentaires, toutes causes confondues, constatés par les services d’état-civil en 2020 (par rapport à 2019), 13 000 sont statistiquement imputables au vieillissement de la population“qui s’observe chaque année en l’absence de gain d’espérance de vie”, ce qui entraîne mécaniquement une hausse annuelle du nombre de décès, indépendamment de tout contexte épidémique.
“Restent donc 42 000 décès supplémentaires en 2020, liés à la pandémie de Covid-19“, observent les auteurs de cette étude, Gilles Pison et France Meslé, de l’Institut national d’études démographiques (Ined). Comment expliquer ce décalage ? D’une part, la grippe saisonnière a été beaucoup moins meurtrière début 2020 que début 2019, et les accidents de la route ont également fait nettement moins de victimes, conséquence des restrictions de circulation pendant les périodes de confinement.
D’autre part, “d’autres causes de décès ont aussi probablement reculé comme le diabète, les maladies cardiovasculaires et l’insuffisance respiratoire chronique”, observent les auteurs. “Une partie des personnes fragiles souffrant de ces maladies sont en effet mortes de Covid-19″, alors que, sans la pandémie, “elles seraient de toute façon décédées en 2020” de l’une de ces pathologies.
L’Homme Nouveau entend ne pas subir l’air contraire d’une époque déboussolée. C’est pourquoi le bimensuel publie une nouvelle lettre intitulée Reconstruire, dédiée à la doctrine sociale de l’Église. C’est, en effet, tout un monde qu’il faut refaire depuis les fondations. Comme l’écrit Philippe Maxence, directeur de la publication, “plus que jamais, il est temps de sortir de la grande peur des bien-portants” :
Pour les chrétiens, et singulièrement pour les laïcs, la reconstruction de la cité ne peut passer que par l’application des principes sociaux chrétiens qui trouvent leurs racines à la fois dans la Révélation et dans la loi naturelle, unissant ainsi les lumières du Salut à celles de la sagesse humaine.
Encore est-il nécessaire de les connaître, non seulement dans leur singularité, mais dans l’harmonie du tout et dans la perspective de leur finalité. À la place qu’elle ambitionne, Reconstruire sera donc une « Lettre mensuelle de formation et d’information sur la doctrine sociale de l’Église ». Chaque mois, en quatre pages, elle entend expliquer les principes sociaux chrétiens, donner la parole aux acteurs qui s’en inspirent et offrir des textes de réflexion. Elle s’adresse évidemment à tous, même si nous espérons que les plus jeunes, espérance de la société de demain, prendront leur avenir en main, en se formant et s’informant à ce sujet.
Le premier numéro rappelle ce qu’est la DSE :
Loin d’être une idéologie, un système clos sur lui-même sans rapport avec la nature des choses, la doctrine sociale catholique contient donc les principes sociaux et politiques nécessaires à la vie des hommes en société en étant clairement ordonnée au règne social du Christ.
Secrétaire confédéral de la CFTC, président de l’Union départementale de Paris, Joseph Thouvenel, répond à Philippe Maxence :
Plus la société se rapproche de la doctrine sociale de l’Église mieux elle se porte, plus elle s’en éloigne, plus les injustices gagnent du terrain. L’immense malheur de la classe ouvrière au XIXe siècle est largement dû à l’abandon et au rejet des règles économiques et sociales issues de la civilisation chrétienne. Le nazisme et le communisme, idéologies à l’opposé de la pensée chrétienne, ont broyé des millions d’hommes et de femmes dans des conditions abominables. Aujourd’hui, le matérialisme dominant participe de façon majeure à la destruction de la famille, socle de toute société, premier lieu d’éducation, de socialisation, d’amour reçu et donné.
La doctrine sociale chrétienne est, heureusement, constituée de bons sentiments. C’est-à-dire de sentiments « justes » au service des personnes et du bien commun. En matière sociale et économique ce sont, par exemple, les notions de responsabilité, d’équilibre entre droits et devoirs, de rejet de la lutte des classes, d’affirmation du caractère sacré de tout être humain ou d’utilisation de la grève en dernier recours. Au niveau de l’efficacité, au quotidien nous réglons des milliers de problèmes dans les entreprises par la concertation et le dialogue. Évidemment sans grève et violence nous n’existons pas pour les médias.
Que serait la France sans les grandes avancées sociales obtenues par les chrétiens comme : l’interdiction du travail des enfants, le congé maternité, la reconnaissance des accidents du travail, le repos dominical ? Ou plus récemment la participation financière dans les entreprises de plus de 50 salariés, la formation professionnelle continue et le droit individuel à la formation, le conseiller du salarié, la reconnaissance par le patronat de l’existence de pénibilité psychique liés au travail.
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