Gérald Darmanin, le libertin pathétique
De Jean-Pierre Maugendre dans Renaissance catholique :
Gérald Darmanin est sur tous les fronts. Un jour, raide comme la justice, il édicte des consignes « d’une particulière fermeté » pour faire respecter le couvre-feu et les jauges dans les magasins (8 m2 par personne !) Un autre, après l’égorgement d’un cadre d’un centre d’accueil de migrants à Pau par un Soudanais présent depuis cinq ans sur notre territoire national, déjà plusieurs fois condamné et emprisonné, puis débouté du droit d’asile il affirme benoîtement, à propos du migrant « irascible » : « Il devait quitter le territoire national ».
Infatigable, l’ancien maire de Tourcoing alimente aussi la rubrique « faits divers » afin de déterminer si, lui, le Priape de Tourcoing est un digne émule de Don Juan ou simplement le Strauss-Kahn du pauvre. Enfin, spécialiste es-islam, ce que devrait faciliter son ascendance maternelle et son second prénom de Moussa, promoteur actif de la loi contre le séparatisme, il vient de donner à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles (No 4394 du 11 février 2021) un très long entretien qui mérite que l’on s’y arrête. Le sujet est clair et circonscrit : Darmanin au défi de l’Islam. Les questions sont pertinentes et directes. Le résultat…affligeant. Notre ministre apparaît ainsi comme un spécialiste des affirmations péremptoires, sans l’ombre d’une démonstration ni d’un raisonnement, et des pétitions de principe, sans lien avec la réalité.
D’étranges affirmations péremptoires
Ainsi : « Il n’y a évidemment pas de problème de compatibilité » (entre l’Islam et la République). Nous n’en saurons pas plus sur ces évidences si ce n’est que la solution réside dans « un long travail de gallicanisme, d’autorité et au fond d’intégration ». Voici Bossuet embarqué dans une bien étrange galère !
« Qu’importe le nombre (de musulmans en France), il n’y a que des Français ». Nous ne saurons malheureusement pas ce que signifie pour notre ministre être français. Que pense-t-il de l’affirmation de Didier Lemaire, le professeur de philosophie, démissionnaire de Trappes : « A Trappes nous ne sommes plus en France ». La démographie serait-elle pour rien dans ce constat ? M Darmanin croit-il vraiment que par une grâce républicaine, aussi agissante que mystérieuse, la détention de la Carte Nationale d’Identité ferait le Français comme le baptême fait le chrétien ?
Notre ministre est aussi théologien : « Il faut absolument que la lecture littérale du Coran devienne minoritaire, au profit de la lecture interprétative ». Est-il incongru de demander s’il est ainsi possible d’interpréter la « parole incréée de Dieu » et quelle autorité disposerait de ce pouvoir ? « Nous ne nous mêlons pas de théologie (ouf !). Ce n’est pas à la loi de dire si la Trinité existe (re ouf). » Notre ministre semble ignorer que toutes les religions ont une partie d’enseignement moral qui traite du comportement des personnes et donc de la vie en société. M Darmanin fait semblant de croire que les actes et les enseignements de la religion se limitent au culte. « Tous les cultes sont compatibles avec la République ». Ce qui lui a permis de déclarer, ailleurs : « On ne peut pas discuter avec des gens qui refusent d’écrire que la loi de la République est supérieure à la loi de Dieu ». Quel croyant ne croit pas cela ? Le ministre ne manifeste pas, ainsi un désaccord, il refuse, tout simplement, la discussion.
Enfin, comme un leitmotiv lancinant revient la déploration : « On ne parle pas assez des valeurs de la République ». L’occasion était belle de les définir. Ce sera, peut-être, pour une autre fois. La formule, cependant, claque : « La France aujourd’hui c’est la République ». C’est beau comme du cardinal Gerlier, le 19 novembre 1940 : « Pétain c’est la France et aujourd’hui la France c’est Pétain ! ».
Contre toute évidence le ministre, soutenant l’enseignement de l’arabe à l’école, nie tout lien entre le séparatisme et l’immigration : « Le séparatisme n’est pas le fruit de l’immigration » de même qu’il met en garde contre « d’autres dérives sectaires et religieuses dont nous savons à quel point elles peuvent toucher nos sociétés ». Là encore nous n’en saurons pas plus.
Une pensée bien confuse
Tous ces propos laissent le pénible sentiment d’être une succession d’éléments de langage, assez confus, n’ayant qu’un lien ténu avec la réalité. Un sommet est atteint lorsque ce petit-fils de harki nous affirme être un « fervent gaulliste ». Cette déclaration apparaît aussi cohérente que celle d’un mouton qui ferait la promotion du méchoui ! De même on s’interroge sur ce que peut bien vouloir signifier : « Il ne s’agit pas de faire cohabiter sur le même sol deux civilisations : en France, contrairement aux Anglo-saxons, nous ne contractualisons pas avec des communautés, mais avec des individus tous libres et égaux dans une même communauté nationale ». Est-ce à dire que cette communauté nationale serait en état d’apesanteur civilisationnelle ? La démonstration reste à faire. Fièrement, le plus algérien de nos ministres annonce que le taux des reconduites à la frontière a été augmenté de 50%. Comme il était officiellement à 15%, il serait donc à 22,5% ce qui inclinerait à un peu de modestie et confirme que le migrant soudanais, en situation irrégulière, de Pau n’avait, en réalité, qu’une « chance » sur cinq d’être effectivement expulsé. Alors que chaque jour se profile de manière de plus en plus prégnante le spectre hideux de la guerre civile qui vient, le ministre de l’Intérieur, que le monde nous envie, a trouvé la martingale qui devrait permettre de tout résoudre : « l’urbanisme qui permet la mixité sociale, l’éducation »…
Un discours indigent
Concrètement, le matamore- si je puis me permettre cette expression en l’occurrence bien décalée- de la place Beauvau est aujourd’hui attaché- c’est certainement la priorité pour lutter contre le séparatisme- à demander la dissolution de l’association Génération Identitaire dont on ne sache pas qu’elle ait à son passif la moindre condamnation pénale ou le moindre attentat. Il s’agit d’une décision uniquement politique. M Darmanin cherche tout simplement à faire éliminer, par la loi, des opposants déterminés à sa politique d’immigration. Il ne faut jamais oublier que depuis la « messe de sang » (Pierre Chaunu) de la Révolution française il y a toujours dans tout vrai républicain un terroriste qui sommeille, ce dont témoigne, par exemple, le fait qu’en dépit de toutes les alternances entre la gauche saumon et la droite caviar, au conseil régional des Hauts de France, le grand lycée d’Arras porte toujours le nom de Robespierre. Selon l’immortelle formule d’un de ses prédécesseurs à ce poste prestigieux- Charles Pasqua- les promesses et les engagements de M Darmanin n’engagent que ceux à qui elles sont faits. L’impression générale est que s’applique de manière particulièrement éminente au ministre de toutes nos polices la célèbre formule de l’homme politique et philosophe Louis de Bonald (1754-1840) : « L’ignorance des hommes politiques nous terrifie plus encore que leur corruption ne nous dégoûte ».
Islamo-gauchisme : même le secrétaire général de l’ONU
À l’occasion de la 46e session du Conseil des droits de l’homme, le secrétaire général de l’Onu, António Guterres, a tenu un discours visant à mettre en garde contre la résurgence du… « suprématisme blanc ». Il a notamment déclaré que
« les extrémistes — incluant les suprématistes blancs et néonazis — ont exploité la pandémie pour augmenter leur popularité au travers de la polarisation sociale, ainsi que de la manipulation culturelle et politique ».
Ces mouvements extrémistes constitueraient ainsi une « menace transnationale » à combattre puisque qu’elle serait « la première menace à la sécurité intérieure dans plusieurs pays ». António Guterres n’a pas souhaité préciser sa déclaration ni mentionner d’États pour étayer son discours. Reste que l’Onu semble terriblement inquiète du renouveau « nationaliste » que la pandémie aurait entraîné. Pour l’organisation internationale, ce sentiment aurait même pris la forme d’un « nationalisme vaccinal » à bannir. « À eux seuls, dix pays se sont partagé plus des trois quarts des doses de vaccin contre la Covid-19 administrées à ce jour », a déclaré le secrétaire général de l’Onu, fustigeant l’autoritarisme et le nationalisme. Pour lui,
« respecter les droits de l’homme en temps de crise permettra de construire des solutions plus efficaces et équitables en ce qui concerne l’urgence d’aujourd’hui ».
Ce sont les mêmes arguments que ceux utilisés par les islamo-gauchistes pour humilier l’Occident.
Décès du père Lecareux, fondateur de la Fraternité de la Transfiguration
Le 22 février 2021, le RP Bernard Lecareux, fondateur de la Fraternité de la Transfiguration (Mérigny, dans l’Indre), a rendu son âme à Dieu dans sa 88ème année.
Ordonné prêtre du diocèse de Paris en juin 1963 puis en paroisse dans le diocèse de Nanterre, l’abbé Lecareux avait obtenu de pouvoir s’installer dans le diocèse de Bourges même si les liens avec le diocèse se sont distendus en raison sa proximité avec la Fraternité Saint-Pie X, dont elle partage l’attachement à la liturgie et la doctrine . Depuis quelques années, la communauté a pour Supérieur le RP Jean-Marie.
La Fraternité de la Transfiguration, fondée par le R.P. Lecareux en 1970 à Mérigny (Indre), s’efforce de continuer son œuvre dont l’esprit se caractérise par : la vie de prière et d’adoration; la recherche de l’unité catholique pour ramener à l’unique Bercail, la sainte Eglise romaine, ceux qui s’en seraient éloignés : « Ut sint unum » (Jn 17, 21) ; le zèle missionnaire pour travailler à cette unité dans la vérité reçue de l’Eglise et dans la charité, selon l’Epître de l’apôtre st Paul aux Ephésiens (4, 15) : « Veritatem autem facientes in caritate ».
La Fraternité compte une vingtaine de membres (frères et prêtres) et une quinzaine de soeurs. Les prêtres desservent une douzaine d’apostolats paroissiaux ou écoles dans le centre et l’ouest de la France. Les membres reçoivent les ordres au Séminaire d’Ecône (FSSPX).
Les obsèques du Révérend Père Lecareux auront lieu le vendredi 26 février à 14 heures en l’église du Bois, Le Bois, 36220 Mérigny. R.I.P.
Le gouvernement veut la mort du hors-contrat : Philippe de Villiers porte plainte
Suite à la décision inique de Blanquer de soumettre les lycées dits «hors contrat» à un bac spécifique, plus difficile et contraignant, Philippe de Villiers annonce porter plainte contre Jean Castex, Jean-Michel Blanquer et Olivier Véran pour mise en danger de la vie d’autrui et incite les parents à faire de même.
Extraits de l’interview accordé à Valeurs actuelles :
Que reprochez-vous à la décision du ministère de l’Education nationale, qui décide de créer un bac à deux vitesses entre les établissements ?
Cette année, le gouvernement a prévu deux baccalauréats. Il y aura d’un côté ce qu’on pourrait appeler le bac du cocon, le bac protégé, le bac distanciel fondé sur le contrôle continu pour les lycées publics. De l’autre, il y a celui exposé au Covid pour les écoles indépendantes et les candidats libres. Pour ceux qui ne rentrent pas dans la bétaillère. Il se trouve que les meilleurs élèves sont aujourd’hui dans les écoles hors contrat. On pénalise les meilleurs élèves pour garantir dans la durée la médiocrité de l’éducation nationale. C’est extraordinaire. Pour le premier bac, on évite le risque sanitaire, en disant aux gens de rester à la maison et en appliquant le principe du contrôle continu. Pour les autres, on prend le risque maximum. S’il y a le moindre cas de Covid pendant les épreuves de nos enfants, le ministre de l’Éducation nationale devra payer et avoir le poids des morts sur la conscience.
Comment allez-vous lutter contre ces mesures ?
J’ai décidé, en tant que parent, de déposer une plainte à titre conservatoire contre Jean Castex, Jean-Michel Blanquer et Olivier Véran pour mise en danger de la vie d’autrui. Et j’appelle tous les parents qui veulent donner à leurs enfants une éducation fondée sur la liberté de ne pas accepter l’inacceptable. Et donc de porter plainte devant la Cour de Justice de la République. J’ai des petits-enfants et je porte plainte en leur nom pour mise en danger de la vie de mes petits-enfants. J’ai eu le ministre de l’Éducation nationale ce matin. Face à mes interrogations, il m’a répondu que « c’était comme ça ». Jean-Michel Blanquer en a marre du hors contrat car c’est là que sont les meilleurs élèves. Sous la pression des syndicats et des apparatchiks Moloch, il veut en finir avec le hors contrat. Il espère qu’en rendant l’épreuve plus difficile, il va décourager les familles d’inscrire leurs enfants dans ces établissements. Voici la manœuvre de l’Éducation nationale. Je le tiens de la bouche du cheval.
(…) Ce qui se passe est très grave. C’est une honte. Le gouvernement pactise en sous-main avec l’islam, parce qu’il en a peur. Ses membres s’acharnent sur ce qu’ils considèrent comme le vrai séparatisme : celui de notre civilisation. Il traque la vieille civilisation chrétienne qui se trouve chez elle, chez nous.
Mgr Aillet : “La loi de Dieu est supérieure à la République”
Merci à Mgr Aillet d’avoir le courage de dire les choses avec discernement et vérité. Ce n’est parce que l’islam confond spirituel et temporel et veut imposer, non pas une loi religieuse mais une loi politique, que les catholiques doivent se coucher devant ce diktat laïciste.
Un catholique peut très bien contester moralement une loi contraire à sa foi sans pour autant devenir hors-la-loi. Extraits de l’interview paru dans France-Catholique :
Interrogé au sujet du respect de « la charte des principes de l’islam de France », le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré que les croyants devaient considérer la loi de la République comme supérieure à la loi de Dieu. Comment réagissez-vous ?
Sans doute est-ce l’islamisme qui était visé ici, en tant qu’il réclame l’application chez nous de la « charia », que l’islam revendique comme une loi divine, s’imposant aux musulmans dans la cité. Il faut dire que, dans l’islam, le politique et le religieux sont totalement imbriqués. Toutefois quand, sous le feu des critiques, il assume pleinement son propos, alors le ministre de l’Intérieur semble l’étendre à toutes les religions. Rompant avec la neutralité de l’État, il nous conduirait ainsi à passer d’un régime de séparation à un régime de subordination.
Ce propos est en ce sens inacceptable car il conduit tout bonnement à nier la liberté de conscience. En effet, si Dieu existe, ce que croient un nombre important de citoyens, toutes religions confondues, sa loi ne saurait être soumise à la République, au risque d’entraver la liberté de conscience, par ailleurs garantie par la Constitution et le discours officiel. Pour nous, catholiques, la loi de Dieu est inscrite dans la conscience de l’homme, elle ne se substitue pas à la loi humaine, mais elle en constitue la mesure ultime.
Considérer la loi de la République comme « supérieure » à la loi de Dieu : en quoi est-ce dangereux ?
La République est essentiellement un mode d’organisation du pouvoir politique, qui coïncide généralement aujourd’hui avec la démocratie. Mais ici, elle deviendrait une sorte d’hypostase, voire une véritable « déesse » qui pourrait imposer aux citoyens une idéologie totalisante de leur vie. Or, la République ne saurait en aucun cas embrasser le tout de la vie de l’homme, sans attenter gravement à ses libertés fondamentales.
La fin dernière de la société humaine est le bien commun, c’est-à-dire l’ensemble des conditions sociales, économiques, culturelles qui permettent précisément à chacun de rechercher sa fin ultime, laquelle transcende toute forme d’organisation sociale et dépasse nécessairement l’horizon de la société politique.
Cette attitude est révélatrice d’une culture marquée par une sorte d’humanisme immanentiste fermé à la transcendance, où l’État prétend régir toute la vie des citoyens, au risque de les enfermer définitivement dans les limites de la cité terrestre. Mais aussi d’une conception positiviste de la loi où l’appréciation du bien et du mal dépendrait du seul arbitraire du Prince ou d’une majorité démocratiquement élue. Le vénérable Pie XII dénonçait ce positivisme juridique comme une « erreur qui est à la base de l’absolutisme d’État et qui équivaut à une déification de l’État lui-même » (Discours au Tribunal de la Rote, 13 novembre 1949).
“Elle garde en mémoire, toujours dans un coin de la tête, l’âge qu’aurait ce bébé garçon avorté”
Le magazine Elle publie un article sur l’avortement et ses conséquences intitulé : “Douloureux ou anodin : l’avortement par celles qui l’ont vécu“. L’article adopte bien évidemment un ton pro-avortement essayant d’équilibrer les témoignages. Mais quand il s’agit de supprimer une vie à naître, certaines vérités sont difficiles à cacher :
(…) Pudiques et gênés, ses parents avaient prestement organisé son IVG à l’hôpital. Dès la sortie, son père dit : « Nous n’en parlerons plus. » Elle leur en a longtemps voulu, avant de comprendre, dans ce livre où elle leur donne aussi la parole, qu’ils avaient maladroitement cherché à la préserver. Mais elle a aussi réalisé autre chose : plus que l’acte en lui-même, c’est ce « putain de silence » qui avait pesé sur ses épaules. De cet « événement », elle garde en mémoire, toujours dans un coin de la tête, l’âge qu’aurait ce bébé garçon avorté (…)
Lila, par exemple. Elle a 18 ans, et une gynéco glaciale la prend par surprise lors de l’échographie : « Vous voulez le voir ? » Plus tard, au moment de l’expulsion, elle est prise de panique, seule sous la douche : personne n’avait pris soin de lui préciser combien ce moment peut être parfois éprouvant (…)
Ludivine, 42 ans, a avorté cinq fois. La première « vers 20 ans », la dernière à 36 ans. Aucun doute, pas de douleur, zéro remords, fin de l’histoire (…)
Et puis il y a Delphine (…) 35 ans. Elle traîne une « tristesse insondable » depuis qu’elle a avorté à regret, découvrant que le père, cet homme qu’elle aime et déjà père de leur fille de 5 ans, ne voulait pas de cet enfant.
Sophie l’a fait à 36 ans. Même si elle vivait avec un musicien avec lequel elle savait ne rien pouvoir construire, elle en garde le souvenir « du jour le plus triste de sa vie ». Comme d’autres, elle a conservé les clichés de l’échographie (…)
Et puis il y a encore Rachel, 39 ans, deux enfants, et un mec dont elle est très amoureuse. Elle tombe enceinte par accident en plein retour de couche, lessivée par la reprise d’un boulot éprouvant. Et avorte en automate, sans vraiment l’avoir décidé. Depuis, la blessure ne se referme pas. « C’était un garçon et il a un prénom. Quand je regarde mon fils et ma fille assis sur un canapé, il est là, à côté d’eux. » (…)
Laurent Wauquiez : la nouvelle bête à abattre pour le PS et EELV ?
Laurent Wauquiez se concentrait sur la gestion de la région Auvergne-Rhône-Alpes et préférait rester discret au plan national. Donné gagnant des futures régionales dans toutes les configurations dans un sondage de novembre 2020, la donne semble évoluer avec un début de campagne très agressif de la part du PS et des khmers rouges d’EELV, qui vient de s’offrir un sondage que l’on pourrait qualifier de bidon pour sa propre autopromotion.
Il ne faut pas oublier que Laurent Wauquiez reste, à tord ou à raison, le symbole de la frange droitière au sein de LR (ce qui est de plus en plus rare). Récemment, il confirmait son soutien à la Manif pour Tous assurant que ses convictions n’avaient pas changé. Il aurait même rencontré Eric Zemmour très récemment :
Quelques jours plus tôt, fin janvier, un autre homme ouvre la porte de ce même appartement. C’est Laurent Wauquiez. Devant lui, toujours Eric Zemmour. En sortant, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ancien patron des Républicains (LR), se dit qu’il n’a pas assisté à une simple conversation politique de comptoir. « C’était une conversation de haut niveau », raconte un proche de Wauquiez, qui précise, au cas où : « Eric Zemmour n’a pas essayé d’enrôler Laurent, et vice-versa. »
Certains lui donnent donc des ambitions nationales avec deux axes politiques majeurs : la lutte contre l’islamisme et l’arrêt de l’écologie punitive :
Un ministre prédit que dans six mois, “l’homme fort à droite, ce sera Laurent Wauquiez. Il peut revenir très fort, avec deux axes : l’anti-islamisme, et l’anti-écologie punitive.”
Tout cela est donc de trop pour la gauche sectaire version Parti socialiste et les khmers rouges d’EELV. L’objectif devient donc d’abattre Laurent Wauquiez et de prendre la région, ce qui n’est pas aisé tellement la gauche est divisée entre une liste PS qui serait menée par Najat Vallaud-Belkacem, qui ferait son grand retour, une liste EELV menée par Fabienne Grebert et une liste LFI-communistes en cours de discussion… Et tous les coups sont permis :
Najat Vallaud-Belkacem traite Laurent Wauquiez de mini-Trump :
« La question essentielle, c’est de mettre fin à la mandature d’un mini-Trump, Laurent Wauquiez », assène-t-elle, torpillant un président de région qui « vomit l’écologie » et pratique « une laïcité à géométrie variable ».
Quand à EELV, ils rêvent d’un duel entre Laurent Wauquiez et la liste EELV :
Fabienne Grebert, prendrait presque comme un hommage : “Il nous considère comme ses adversaires les plus sérieux et il a raison : nous allons le battre. Je serai la prochaine présidente de Région.” Les écologistes “sont les seuls qui peuvent espérer le battre”, juge un proche du président de Région, qui poursuit : “La campagne va se résumer à un duel entre Wauquiez et les écolo-gauchos. Le but est de montrer ce qui nous différencie d’eux.”
C’est pourquoi les écologistes viennent de lancer leur stratégie préférée : celle du pourrissement de projets de développement économique au nom d’une écologie érigée en dogme. Tout à coup les articles fleurissent et les recours pleuvent à quelques mois des régionales contre un projet de contournement de route en Haute-Loire, le département de Laurent Wauquiez. Et avec tous les mots pour attendrir :
Finie la tranquillité de ce coin de prairies et de bosquets, où ne se trouvent que deux maisons : celle de son grand-père, et la sienne. Une nouvelle portion de la route nationale 88 doit passer à quelques dizaines de mètres des bâtiments de la ferme familiale (…)
Francis Collet, adhérent France Nature Environnement (FNE), affirme : « Il était clairement dit que l’abattage ne devait pas se faire lorsque les températures nocturnes étaient inférieures à 5 degrés parce que la petite faune est complètement paralysée. En abattant à ce moment-là, il n’y a aucune possibilité de fuite pour elle ».
Et avec les recours qui suivent :
En Haute-Loire, les travaux de mise à 2X2 voies de la RN 88 entre Saint-Hostien et Le Pertuis viennent de démarrer. Mais 4 associations de défense de l’environnement demandent leur suspension. Elles ont saisi le tribunal administratif de Clermont-Ferrand. Une audience aura lieu le mardi 23 février (…)
La bonne nouvelle, c’est que Laurent Wauquiez reste très haut dans les sondages avec plus de 30% et que c’est le RN qui serait derrière avec 20%. Mais l’union des droites est une autre histoire…
Vers une belle union des droites en Occitanie pour les régionales ?
L’ex-député UMP et soutien de François Fillon, Jean-Paul Garraud a été désigné comme tête de liste RN pour les régionales en Occitanie où il aura la difficile mission de détrôner l’intolérante Carole Delga (PS). Cette désignation s’est faite au détriment du très courageux maire RN de Beaucaire, Julien Sanchez, mais elle permet d’envisager un soutien très fort de Robert Ménard, ce que souhaitait vivement Louis Aliot.
Tous les espoirs sont donc permis pour que la droite emporte cette région, à condition que LR ne laisse pas la gauche gagner :
Une figure d’ouverture préférée à un élu canal historique. Pressenti pour mener la liste du Rassemblement national aux élections régionales en Occitanie, l’ex-député UMP Jean-Paul Garraud a été confirmé ce mardi 23 février (…)
Ancien soutien de François Fillon au premier tour de l’élection présidentielle 2017, l’eurodéputé a été préféré au maire de Beaucaire (Gard) Julien Sanchez, qui n’a pourtant jamais manqué une occasion de monter au créneau contre l’actuelle présidente socialiste Carole Delga. Le transfuge de la droite a notamment reçu le soutien du maire de Perpignan Louis Aliot, pour lequel il s’était mobilisé lors des municipales, avec l’objectif de faire campagne au-delà de la seule étiquette RN. “Son avis compte”, selon un haut cadre du parti lepéniste cité par l’AFP.
Ancien magistrat, Jean-Paul Garraud est l’auteur principal de la contre-proposition du RN sur le séparatisme. Il a été aussi rapporteur de la loi de 2010 qui interdit la dissimulation du visage dans l’espace public, comme avec le voile intégral. Cette candidature permet notamment de rallier le maire de Béziers Robert Ménard, fervent partisan de “l’union des droites”, qui avait songé à se présenter (…)
Bac : Le mépris de Blanquer pour les lycées indépendants
Hervé Rolland, président de la Fondation pour l’école, publie une tribune dans Le Figarovox :
En choisissant de soumettre les lycées des établissements indépendants, dits «hors contrat» à un bac spécifique, plus difficile et contraignant que celui qu’auront à passer les élèves du public ou du privé sous contrat, Jean-Michel Banquer ne rend pas justice au travail des enseignants et des élèves de ces lycées.
En outre, sa décision est contre-productive pour les établissements d’enseignement supérieurs qui savent la qualité académique de la très grande majorité des élèves qui sortent des lycées indépendants ; ils devront probablement patienter pour identifier ces élèves et leurs établissements d’origine (tant que cela est encore possible…) dans le cadre de Parcoursup.
Après un rendez-vous avec le Ministère le jeudi 18 février, les craintes de la Fondation pour l’école se confirment effectivement pour le bac 2021 de ces élèves.
Bien qu’ils soient, comme les autres, touchés de plein fouet par la crise sanitaire, le bénéfice du contrôle continu leur est refusé contrairement à leurs homologues de l’enseignement public ou privé sous contrat. Ils devraient apprendre seulement dans les prochains jours de manière officielle que les épreuves de spécialité, qu’ils devaient passer à la mi-mars, sont finalement annulées. Annulées? Oui et non, car elles seront en fait reportées pour la mi-juin!
Pour mémoire, ces mêmes épreuves de spécialité ont été annulées pour les élèves du public et du sous-contrat. Eux en ont été informés il y a plusieurs semaines. Mais surtout, pour eux et seulement pour eux, ces épreuves ne sont pas reportées mais remplacées par les moyennes de leurs bulletins scolaires !
Pourquoi? Pour «permettre aux élèves et aux professeurs de préparer sereinement les épreuves de juin et la suite de leurs études supérieures et de disposer d’une plus grande prévisibilité sur la deuxième moitié de l’année scolaire dans un contexte sanitaire incertain.»(extrait du site du Ministère de l’éducation nationale).
À ce jour les élèves du hors-contrat, scolarisés dans des établissements scolaires indépendants régulièrement déclarés et contrôlés, se sont inscrits en début d’année pour obtenir, comme les autres, le diplôme national du baccalauréat. Contrairement aux autres candidats qui sont scolarisés en établissements public ou privé sous contrat, ils n’auront cependant droit ni à la sérénité, ni à la prévisibilité. Le seul droit qu’on leur reconnaîtrait aujourd’hui serait-il celui de garder leurs incertitudes liées à la crise sanitaire?
Cette discrimination est-elle acceptable? Cette inégalité de traitement est-elle seulement audible? Pense-t-on réellement que les élèves des lycées indépendants bénéficieraient d’une immunité collective face au virus? Ou plutôt considère-t-on que la liberté de l’enseignement doit se payer au prix fort: au prix de la santé tant physique que morale d’une catégorie d’élèves qui semble oubliée voire méprisée en l’espèce?
Pendant que les élèves de terminale du public et du privé sous-contrat auront, pour obtenir leur baccalauréat général ou technologique, à réviser les seules épreuves du grand oral et de philosophie, qui seront donc leurs seuls examens de toute l’année scolaire 2020-2021, les élèves de terminale du privé hors-contrat auront, quant à eux, à réviser, en plus du grand oral et de la philosophie, l’histoire-géographie (programmes de première et terminale!), l’enseignement scientifique ou les mathématiques (programmes de première et terminale!), leurs deux langues vivantes (programmes de première et terminale!) ainsi que leurs deux épreuves de spécialité.
Et d’ailleurs, qui les corrigera? Des enseignants du public et du privé sous contrat qui apprécieront moyennement ce travail qui leur sera demandé en plus alors qu’ils n’auront pas été mobilisés pour leurs propres élèves…
Ces mêmes élèves du hors-contrat n’auront pas leurs matières optionnelles à réviser. Mais ce n’est pas une bonne nouvelle. En effet, là encore, pour ces seuls élèves, qu’ils suivent des cours de maths experts, de musique ou de langues anciennes, aucune de leurs options ne sera prise en compte pour l’obtention de leur bac: une discrimination de plus à leur égard.
Ainsi, pour obtenir leur baccalauréat cette année, les élèves de terminale du hors-contrat devront donc présenter 8 épreuves (dont la moitié recouvrent les programmes de première et de terminale) à passer entre mai et juin tandis que les élèves du sous contrat et du public n’en auront que 2! En termes de coefficients, le bac 2021 des uns s’obtiendra avec 85 % d’épreuves tandis que le bac des autres s’obtiendra quasi exclusivement sur la base de leurs bulletins scolaires de terminale avec 82 % de contrôle continu!
Ce diplôme du baccalauréat, pourtant national, tel qu’il se profile aujourd’hui aurait donc deux visages bien différents pour des candidats, pourtant tous issus d’établissements scolaires déclarés et reconnus.
Pour le ministre, ce choix d’un traitement discriminatoire serait motivé par des défaillances constatées dans une petite minorité de lycées hors contrat. Pourtant, tous les dossiers d’élèves issus des établissements indépendants sont analysés par les jurys académiques ; ne peut-on leur faire confiance pour apprécier le réel niveau académique des élèves à l’aune de l’établissement dont ils proviennent?
Pour le bac 2020 post confinement, le contrôle continu des lycées des établissements indépendants avait été pris en compte ; les choses s’étaient bien passées et les jurys avaient même rehaussé les notes (issues du contrôle continu) des élèves à l’aune des excellents résultats du bac de l’année précédente. Pourquoi donc revenir, cette année, sur une mesure qui a été appliquée de façon satisfaisante l’année dernière?
À l’heure où le respect des principes républicains est sur toutes les lèvres, qu’en est-il de l’égalité des chances devant un examen national? Comment ces élèves de la République pourront-ils comprendre et accepter une telle discrimination, qui plus est dans ce contexte sanitaire particulièrement hostile? Liberté, égalité, fraternité?
Utilisation des lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans le cadre du développement de vaccins contre la Covid-19
D’Esther Louis pour Le Salon beige :
Tiré de A.L., courrier des lecteurs de Science & Foi n°138, avec l’aimable autorisation de l’auteur et de la rédaction.
Un article publié récemment par le Charlotte Lozier Institute (Prentice, 2021) fait le point sur l’utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés (Figure 1) dans le cadre de l’élaboration des vaccins contre la Covid-19.

Figure 1 : Obtention de lignées cellulaires à partir d’un fœtus avorté. Ici il s’agit de lignées cellulaires issues du rein de ce fœtus. Reproduction d’une image publiée sur un rapport « Fact sheet : COVID vaccines and Fetal cell lines » du Charlotte Lozier Institute.
De telles lignées cellulaires peuvent, rappelle cet article, être utilisées à trois étapes clés de l’élaboration des vaccins :
- L’étape Design & Développement : conceptualisation, expériences préparatoires, spécification du vaccin.
- L’étape Production : industrialisation et fabrication des vaccins.
- L’étape Tests de confirmation du produit en laboratoire : tests d’analyse de la qualité, des acides nucléiques ou séquences protéiques, de réaction des anticorps, sur le produit fini.
Le Tableau 1 est un résumé du tableau publié par le Charlotte Lozier Institute (Prentice, 2021), concernant l’utilisation de ce type de lignées cellulaires dans les différentes étapes d’élaboration des 6 vaccins commandés par l’Union Européenne (European Commission Decision, 15/12/2020). Le vaccin Spoutnik 5 du Gamaleya Research Institute a été ajouté également à cette liste. Le signe « x » indique l’utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés à l’étape désignée (pour les tests de confirmation en laboratoires sur produits finis, cela implique qu’au moins certains tests ont été menés sur de telles lignées cellulaires). Le signe « v » indique qu’il n’y a pas eu utilisation de lignées cellulaires de fœtus avortés. Le signe « ? » indique une absence de données fiables ou publiées sur la question. Lorsque cela était possible, les sources bibliographiques ont été indiquées. Les sources de certaines données publiées par le Charlotte Lozier Institute n’ont pas été retrouvées.
| Vaccin | Design & Développement | Production | Tests de confirmation | Sources |
| AstraZeneca | X
(HEK 293) |
X
(HEK 293) |
X
|
Van Doremalen et al. (2020) |
| Sanofi Pasteur & Glaxosmithkline Biologicals | V | V
(Cellules d’insectes Sf9) |
? | – |
| Janssen Pharmaceutica | X
(PER.C6) |
X
(PER.C6) |
X
|
Tostanoski et al. (2020)
Mercado et al.(2020) |
| Pfizer & BioNTech Manufacturing | V
(Séquence définie par ordinateur) |
V
(Pas d’utilisation de cellules) |
X
(Tests protéiques et pseudovirus sur HEK 293) |
Vogel et al.(2020) |
| CureVac | V
(Séquence définie par ordinateur) |
V
(Pas d’utilisation de cellules) |
V
(Test protéiques lysats de réticulocytes, lignée cellulaire humaine HeLa) |
Rauch et al.(2020) |
| Moderna Switzerland | V
(Séquence définie par ordinateur) |
V
(Pas d’utilisation de cellules)
|
X
(Tests protéiques et pseudovirus sur HEK 293) |
Corbett et al.(2020) |
| Gamaleya Research Institute
(Spoutnik 5) |
X
(HEK 293) |
X
(HEK 293) |
X | – |
Tableau 1 : Utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés lors de l’élaboration des 6 vaccins commandés par L’Union Européenne. Données issues de l’étude de Prentice (2021).
Il est donc clair, d’après ce tableau, que sur les six vaccins commandés par l’Union Européenne, quatre d’entre eux utilisent des lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans au moins une des phases de l’élaboration du vaccin. C’est également le cas du vaccin russe Spoutnik 5. Pour le vaccin Sanofi/GSK, certaines données sont manquantes et il n’est donc pas possible de conclure ou non sur l’utilisation de telles lignées cellulaires. Le vaccin CureVac n’utilise à aucune étape des lignées cellulaires issues de fœtus avortés. Il utilise en revanche des lignées cellulaires développées à partir d’un prélèvement de métastase d’une patiente adulte atteinte d’un cancer du col de l’utérus. Tout comme les vaccins Moderna et Pfizer, le vaccin CureVac est un vaccin à ARN. Cette nouvelle technologie est utilisée pour la première fois chez l’homme.
Bibliographie
A.L., Courrier des lecteurs paru dans Science & Foi, n°138, Janvier 2021.
Charlotte Lozier Institute, « Fact Sheet: COVID Vaccines & Fetal Cell Lines », téléchargé 24/01/2021.
Corbett et al., « SARS-CoV-2 mRNA vaccine design enabled by prototype pathogen preparedness », Nature, Volume 586, Pages 567–571, 05/08/2020.
European Commission, « COMMISSION DECISION of 15.12.2020 on implementing Advance Purchase Agreements on COVID-19 vaccines », Brussels, C(2020) 9309 final, 15/12/2020.
Mercado et al., « Single-shot Ad26 vaccine protects against SARS-CoV-2 in rhesus macaques », Nature, Volume 586, Pages 583–588, 2020.
Prentice, D., « Update: COVID-19 Vaccine Candidates and Abortion-Derived Cell Lines », updated 04/01/2021.
Prentice, D., Sander Lee, T., « A Visual Aid to Viral Infection and Vaccine Production », Charlotte Lozier Institute, 15/06/2020.
Rauch et al., « mRNA based SARS-CoV-2 vaccine candidate CVnCoV induces high levels of virus neutralizing antibodies and mediates protection in rodents », bioRχiv, 23/10/2020.
Tostanoski et al., « Ad26 vaccine protects against SARS-CoV-2 severe clinical disease in hamsters », Nature Medicine, Volume 26, Pages 1694–1700, 2020.
Van Doremalen et al., « ChAdOx1 nCoV-19 vaccine prevents SARS-CoV-2 pneumonia in rhesus macaques », Nature, Volume 586, Pages 578–582, 30/07/2020.
Vogel et al., « A prefusion SARS-CoV-2 spike RNA vaccine is highly immunogenic and 2 prevents lung infection in non-human primates », bioRχiv, 08/09/2020.
C’est arrivé un 22 février…
- le 22 février : saints catholiques du jour.
Isabelle de France (1225-1270), Française, vierge, sœur du roi saint Louis, fondatrice d’un monastère de Clarisses à Longchamp, près de Paris. C’est le neuvième enfant de Louis VIII le Lion et de Blanche de Castille, elle est instruite dans une très forte foi chrétienne, marquée par la prière, l’obéissance et la Charité.
Sa biographie nous est parvenue grâce à Agnès d’Harcourt, qui fut l’une de ses dames d’honneurs et qui rédigea la vie d’Isabelle à la demande de Charles d’Anjou, frère de Saint Louis.
Isabelle préféra vouer sa vie à Dieu. Le Pape Innocent IV l’approuva et l’autorisa à se placer sous la tutelle de religieux franciscains. Elle demanda ensuite la permission de faire bâtir une maison dans la forêt de Rouvray (Bois de Boulogne) qui fonctionnerait selon la règle des Religieuses Clarisses. Ce fut Saint Bonaventure, grand religieux franciscain de son temps, qui rédigea la règle de la nouvelle communauté qui deviendra après un second remaniement, la règle des Clarisses Urbanistes.
Le Monastère de Long-champs fut bâti grâce au soutien de Saint Louis.
Elle a été béatifiée en 1521 par Léon X.
- le 22 février 1198 : élection d’Innocent III comme 174ème
À la mort de Célestin III, il est élu, à l’âge de 37 ans. Il sera le plus puissant des papes du Moyen Âge, proclamant l’indépendance et la suprématie du Saint-Siège par rapport aux souverains. Il développe une importante administration ecclésiastique et fait progresser la fiscalité pontificale. Il encourage la conquête et la christianisation des régions d’Occident restées aux mains des Infidèles (Espagne) ou des païens (Prusse). Il interdit tout mauvais traitement contre les Juifs de Rome. À noter qu’un antipape portait aussi le nom d’Innocent III.
- le 22 février 1281 : le cardinal français Simon de Brion est élu 187e pape, il choisit le nom de Martin IV.
- le 22 février 1288 : élection de Nicolas IV, 189ème pape.
- le 22 février 1358 : Etienne Marcel fait assassiner les conseillers du Roi.
Les émeutiers parisiens, sous la conduite d’Étienne Marcel, le prévôt des marchands, pénètrent dans la chambre du dauphin Charles, futur Charles V, qui gère le Royaume en l’absence de son père, Jean II le Bon, captif en Angleterre. Les conseillers du prince, Jean de Conflans et Robert de Clermont, sont égorgés sous ses yeux au Palais de la Cité.
En l’absence du Roi Jean II, prisonnier des anglais depuis septembre 1356, le dauphin, futur Charles V, se soumet aux exigences d’Etienne Marcel, qui sera lui-même assassiné par les parisiens en aout de la même année.
- le 22 février 1403 : naissance de Charles VII, Roi de France.
Charles VII de France, dit Charles le Victorieux ou encore Charles le Bien Servi, né à Paris le 22 février 1403 et mort à Mehun-sur-Yèvre le 22 juillet 1461, est Roi de France de 1422 à 1461.
Son nom reste principalement attaché à l’épopée de Jeanne d’Arc qui délivre Orléans et conduit Charles, non sans réticences ou hésitations de sa part, à la cérémonie du sacre à Reims. Charles VII fut souvent critiqué par la postérité pour avoir ralenti la reconquête de la France initiée par Jeanne et pour l’avoir abandonnée à son sort après sa capture à Compiègne (1430). Néanmoins, il la fit aussi réhabiliter solennellement en 1456 et laver de toute accusation d’hérésie. En 1453, il met fin à la guerre de Cent Ans sur une victoire française.
- le 22 février 1495 : entrée de Charles VIII dans Naples.
Le Roi de France, Charles VIII, entre dans Naples sans bataille. C’est le terme de la campagne qu’il a menée depuis l’année précédente en Italie pour faire reconnaître ses droits sur le royaume de Naples, fondés sur la cession faite à son père, le Roi Louis XI, par Charles d’Anjou, héritier de son oncle René, roi de Naples et de Sicile. La première Guerre d’Italie (1494-1495) qu’il a lui-même déclenchée s’achève, Charles VIII se proclame Roi de Naples et de Jérusalem. Les murailles du Château Neuf et de celui de l’Œuf n’ont pas résisté longtemps à la supériorité de l’artillerie française. Le roi Ferdinand II d’Aragon, s’est enfui deux jours plus tôt.
- le 22 février 1550 : élection de Jules III comme 219éme pape.
- le 22 février 1619: évasion de Blois de la reine-mère Marie de Médicis.
Marie de Médicis s’évade du château de Blois et gagne Loches où l’attend le duc d’Epernon accompagné d’une escorte. Ils fuient vers Angoulême. La nouvelle parvient rapidement à la Cour, semant la consternation. Louis XIII est furieux. En avril, Louis XIII trouvera un compromis avec sa mère en signant le traité d’Angoulême. Marie de Médicis obtiendra le gouvernement de l’Anjou en échange de la Normandie, mais ne sera pas autorisée à revenir au Conseil
- le 22 février 1652: Condé remporte une victoire à Miradoux.
- le 22 février 1652, encore : Turenne accepte sa nomination au poste de commandant en chef de l’armée royale.
- le 22 février 1680 : Catherine Deshayes, veuve Montvoisin, dite La Voisin, mêlée à l’affaire des poisons, est brûlée en Place de Grève.
Catherine Deshayes, une avorteuse, devineresse et sorcière surnommée “la Voisin”, est brûlée vive en place de Grève à Paris. Elle fut mêlée à l’affaire des poisons
- le 22 février 1698: Bossuet publie “Divers écrits ou mémoires sur le livre intitulé Explication des maximes des saints” de Fénelon.
- le 22 février 1744: fin de la bataille de Toulon.
La bataille du cap Sicié, ou bataille de Toulon, est une victoire navale franco-espagnole sur la marine britannique. Elle présente la particularité d’avoir été livrée avant la déclaration de guerre officielle entre la France et la Grande-Bretagne.
- le 22 février 1759 : les Français abandonnent le siège de Madras, en Inde, à l’arrivée de la flotte anglaise.
- le 22 février 1775 : élection de Pie VI comme 248ème pape.
Le cardinal Braschi devient pape sous le nom de Pie VI.
- le 22 février 1797 : les troupes françaises débarquent en Grande-Bretagne, mais doivent capituler deux jours plus tard.
- le 22 février 1821: création de l’école des chartes.
L’Ecole des chartes est créée par une ordonnance de Louis XVIII, pour former des jeunes gens capables d’organiser les dépôts de documents issus des confiscations révolutionnaires et de renouveler l’histoire nationale.
- le 22 février 1848 : Paris se soulève contre la Monarchie de Juillet.
Le roi des Français, Louis-Philippe, est renversé et abdique le 24 février.Une gigantesque manifestation où se retrouvent des gens comme Odilon Barrot, Louis Blancou Lamartine part de la Madeleine au Palais-Bourbon et finit par des incidents en fin d’après-midi. Un manifestant est tué. La Garde nationale n’obéit plus aux ordres du roi et se joint au peuple le lendemain. Louis-Philippe abdique le 24 en faveur de son petit-fils, le comte de Paris. Mais l’insurrection se poursuit jusqu’à l’entrée des insurgés dans le Palais-Bourbon et la proclamation de la République par Lamartine, qui s’est déshonoré le lendemain en refusant de proclamer roi le jeune comte de Paris sous la régence de sa mère, au cours d’une séance où il s’est montré particulièrement ignoble.
- le 22 février 1945 : le général De Gaulle institue par ordonnance les comités d’entreprise.
- le 22 février 1954: les Français évacuent Hoa Binh.
Afin de défendre le Delta, le général Salan dégage des unités d’élites encore basées au nord de l’Indochine. L’opération, commencée par des manœuvres de diversion le 1 février, s’achève le 24. Le 24 février la 13eme DBLE, en arrière garde, se fraie un passage et traverse la Ligne de Lattre à Xuan Mai. Bien qu’aucunes des actions eurent pour résultat des pertes insupportables, les pertes continuelles de l’offensive sur Hoa Binh s’avèrent aussi coûteuse que l’opération le long de la ligne de crêtes de Cao Bang en 1950. Les Français eurent 436 tués, 2060 blessés et 458 disparus, tandis que le Viet Minh afficha 3500 tués, de 7500 à 8000 blessés et 307 prisonniers. Cette manœuvre de désengagement, qui est la plus délicate, fut un réel succès français.
- le 22 février 1980 : une fusée française Ariane 1 lance le satellite suédois de recherches scientifiques Viking.
- le 22 février 1987: le Préfet de la Congrégation de la Foi, le cardinal Ratzinger, publie l’instruction “Donum vitae” qui condamne toute forme de procréation médicalement assistée.
- le 22 février 1996 : mise en place de l’armée de métier.
Et face au terrorisme, chaque geste compte aussi ?
Avec la complicité involontaire de l’en-tête du compte Twitter de M.Macron :

Le président fait “en même temps” la guerre à un virus, une guerre pour laquelle “chaque geste compte”, et ne fait pas la guerre au terrorisme…
Gérard Larcher prêt à soutenir Jean-Frédéric Poisson ?
Gérard Larcher, le président du Sénat, ne voit « aucun problème » à un candidat de la droite qui ne serait pas un membre de son parti à l’élection présidentielle de 2022.
Xavier Bertrand n’étant pas de droite, il ne reste plus grand monde.
Eric Zemmour et Marine Le Pen ont toute leur chance. Mais surtout Jean-Frédéric Poisson, qui lui avait succédé à à la mairie de Rambouillet.
Le nouveau maire de Lyon impose le carême sans viande à tous les élèves !
Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a décidé d’instaurer dans la ville un menu unique et sans viande, dans les cantines des 200 écoles. La mairie explique qu’à la demande de l’Éducation nationale, une distanciation de deux mètres doit être respectée entre les enfants à la cantine, ce qui revient à faire manger moins d’élèves en même temps. Le recours au menu unique vise à fluidifier le service afin que tous les repas puissent être servis durant le temps du déjeuner.
Sans viande mais avec oeufs et poisson, ce menu “reste équilibré” et permet “de n’exclure aucun enfant“, affirme l’adjointe à l’Éducation, Stéphanie Léger. “C’est tout simplement du bon sens pratique“, justifie le maire EELV, Grégory Doucet.
Cette mesure de menu unique est prise pour des raisons sanitaires.
On ne vous a d’ailleurs pas entendu tenir ces propos à Gérard Collomb, membre de votre famille politique et qui avait pris exactement la même mesure lors de la première vague.
— Grégory Doucet (@Gregorydoucet) February 21, 2021
Soumission au halal ? Véganisme ? La vérité est ailleurs selon ce blog, qui ironise tout en trichant avec le calendrier (le carême a commencé le 17 et non le 15) :
La période chrétienne du Carême a débuté le mercredi des Cendres 15 février, le jour même de l’annonce municipale. Les quarante journées d’abstinence et de prières durent jusqu’à Pâques, dimanche 4 avril. Justement, la mairie a prévu que les repas sans viande seront servis jusqu’aux vacances de Pâques… qui débuteront le samedi 3 avril.
Le maire n’avait pas voulu participer au traditionnel vœu des échevins en septembre mais maintenant les coïncidences sont trop évidentes : il se soumet à l’Eglise. Pourquoi les associations laïques ne protestent-elles pas ?
Nous nous attendons à ce que M. Doucet souhaite de bonnes Pâques à ses concitoyens le 4 avril. Il est dommage qu’il ait oublié, comme d’ailleurs le président de la République et de nombreux maires, de saluer l’entrée en Carême le 15 février. Mais nous n’avons aucune crainte qu’il oublie le début du ramadan.
Pour une fois, si Caroline Fourest pouvait avoir raison…
Caroline Fourest s’est interrogée sur le plateau de C à vous, le 19 février :
Moi je ne sais pas si on aura pas un second tour Eric Zemmour – Marine Le Pen
Je n’en sais rien au jour d’aujourd’hui.
Je préfère penser à tout, moi, franchement
Selon Caroline Fourest, la crise économique que l’on risque de vivre l’année à venir, ajoutée aux attentats passés et à la fatigue post-pandémie pourraient faciliter un tel scénario.
Ce serait amusant.
L’islamo-gauchiste Saïd Bouamama, sociologue à Lille
A notre connaissance, ni Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale, ni Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur n’ont encore réagi à propos de l’islamo-gauchisme dans la « recherche », sur le cas très emblématique de Saïd Bouamama mentor d’Houria Bouteldja qu’avec l’Agrif nous n’avons cessé de mettre en évidence.
Alors voici les questions que les enquêteurs d’un organisme sans doute autre que le CNRS pourraient poser:
– Mr Saïd Bouamama, le principal rédacteur de l’ouvrage « Nique la France », présenté comme « l’expression d’un Devoir d’insolence », est-il toujours ce « sociologue, docteur en socio-économie, militant engagé depuis de nombreuses années dans les luttes de l’immigration pour l’égalité réelle des droits en France; directeur de recherche à l’IFAR (Institut de Formation d’Animateurs de Recherche) à Villeneuve-d’Ascq (université de Lille) » ?
-Par quel organisme Mr Bouamama est-il payé ?
-Sur la couverture est la photo d’Houria Bouteldja faisant un « doigt d’honneur » illustrant l’appel « Nique la France ». Au long du texte sont de même celles de plusieurs dizaines de personnages dans la même posture. En pages centrales, l’un d’eux est revêtu d’une chemise portant l’inscription «Solidarité avec les militants d’Action Directe » or ces « militants » sont des terroristes emprisonnés pour assassinats.
L’ouvrage est édité par Z.E.P (Zone d’Expression Populaire) et par « Darna édition ».
De quel organisme dépend Z.E.P ? Darna Edition ?
D’où Z.E.P tire t-elle son budget ?
Quels sont les liens entre Z.E.P, Darna et l’IFAR ?
-Le service de contrôle de gestion du ministère de l’enseignement supérieur a-t-il vérifié sur quelle ligne budgétaire a été payé « Nique la France » ?
Bref, le brulot islamo-gauchiste « Nique la France » du « chercheur » Saïd Bouamama, comportant en outre un CD du rappeur Saïdou a-t-il été financé par les ventes au prix indiqué de 12 euros ?
Si oui, sur quelle comptabilité cela figure t-il ?
Celle de Z.E.P, celle de Darna édition, celle de l’IFAR ?
-Enfin, à combien d’ « animateurs de recherche », le sociologue militant engagé Bouamama a-t-il dispensé son enseignement ?
Déni d’idéologie : après le gender, l’islamo-gauchisme
Souvenez-vous : quand nous dénoncions l’idéologie du genre, le lobby LGBT et ses alliés nous riaient au nez, estimant qu’il s’agissait d’une invention. Nous leur avions mis sous les yeux toutes les preuves de leur délire : les livres pour enfants répandus dans les bibliothèques municipales, les spectacles, loisirs, tribunes, articles… Aujourd’hui, l’ONU et ses officines promeuvent les droits LGBT et proposent de dénoncer et ficher les opposants à la théorie du genre et aux droits LGBT… Un article du Monde publié hier estime même que l’écriture inclusive est héritée de la théologie protestante.
Aujourd’hui, ils nous jouent le même cinéma avec l’islamo-gauchisme, pourtant bien présent à l’université. De fait, il y a un lien entre l’idéologie du genre et l’islamo-gauchisme. C’est le nouveau racisme : le racisme anti-blanc, anti-chrétien, anti-français, dénoncé par l’Agrif.
Nicolas Beytout, le directeur du journal “L’Opinion”, estime que le ministre a raison de persévérer :
[…] Sa faute ? Avoir dit tout haut ce que nombre de témoignages affirment déjà depuis des mois : dans les facs françaises, la liberté de pensée est menacée. Et elle l’est par ceux-là mêmes qui vocifèrent contre la ministre. A l’université, un courant de plus en plus puissant propose de regarder tout l’enseignement sous l’angle de la remise en cause du colonialisme, avec un prisme de races, auquel s‘ajoute la question du genre. L’intersectionnalité fait des ravages…
L’intersectionnalité ?
Oui, c’est le fait d’analyser le monde et toutes les matières par le biais de la race, du genre et de la classe sociale. Ca donne un regard très partial sur les sciences et sur l’enseignement. C’est ce que dénonce Frédérique Vidal et c’est ce qu’elle veut analyser. Sauf que la Conférence des présidents d’université l’a mal pris : elle rappelle “que la recherche n’est pas responsable des maux de la société, mais qu’elle doit les analyser”.
Ce qui est parfaitement exact. Mais à condition que ceux qui enseignent les théories du genre ou de la race n’empêchent pas les autres enseignants et chercheurs de continuer à voir le monde comme ils l’entendent. Or c’est là toute la question : des facs sont en train de passer sous contrôle de ces prophètes de l’exclusion, qui commencent à interdire toute expression divergente de la leur. C’est d’ailleurs un clivage très politique, très tranché gauche-droite. La gauche, en particulier l’extrême-gauche, est souvent islamo-gauchiste : elle voit l’islam comme la religion d’une minorité opprimée par la classe et la religion dominantes. Et elle pactise souvent, sur le plan électoral, avec leurs représentants. On voit beaucoup ça chez certains maires, comme à Trappes, par exemple. […]
Questions de genre et de race : “On voit une nouvelle génération de jeunes chercheurs, fascinés par ces thèmes de recherche” même s’ils offrent “très peu de débouchés professionnels”, juge le politologue Olivier Roy #le79Inter pic.twitter.com/9ZJcvyUhvE
— France Inter (@franceinter) February 22, 2021
Marion Maréchal et Jordan Bardella censurés par Facebook, locaux de Génération identitaire vandalisés…
Circulez, il n’y a rien à voir. Aucune personnalité politique ne semble préoccupée par ces dérives totalitaires :
Le vice-président du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella et la directrice de l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP) Marion Maréchal se sont fait bloquer leurs pages Facebook après avoir soutenu Génération identitaire que le gouvernement envisage de dissoudre.
«Suite à mon message de soutien à Génération identitaire, Facebook a bloqué ma page, je ne peux plus publier. Les GAFAM sont dans une démarche de censure idéologique et politique en dehors de tout cadre judiciaire», a écrit Mme Maréchal sur Twitter (…)
Situation identique pour Jordan Bardella. «Facebook s’arroge le droit de supprimer mes publications défendant la liberté d’expression et dénonçant la dérive liberticide du gouvernement! Jusqu’à la censure pure et simple de ma page sans recours possible?», s’est-il interrogé, lui aussi sur Twitter (…)
Selon Le Figaro, M.Bardella avait relayé sur Facebook le communiqué de son parti en réaction à la procédure de dissolution du mouvement, dénonçant une «dérive liberticide du gouvernement». «Je n’ai rien publié qui pouvait prêter à la polémique», a-t-il déclaré au Figaro. «Les réseaux sociaux se sont octroyé le droit de contrôler la parole publique. Après avoir censuré le Président des États-Unis, ils n’ont plus de limite. Nous entrons dans un climat de mise sous tutelle des libertés d’expression. C’est très inquiétant!»
Marion Maréchal a ensuite indiqué que sa page avait été débloquée «alors que les restrictions étaient prévues pour plusieurs jours. Les censeurs se rendraient-ils compte qu’ils vont trop loin?»
Et il n’y a rien de complotiste à souligner que le directeur général de Facebook France est Laurent Solly et qu’il est marié à Caroline Roux, journaliste bien connue du service public pour son conformisme et son adhésion au système :
Laurent Solly (…) est un haut fonctionnaire et un dirigeant de l’audiovisuel français. Après avoir fait partie de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy notamment en tant que directeur adjoint de sa campagne présidentielle en 2007, il entre à TF1 puis à Facebook France où il devient directeur général (…) Il est marié avec Caroline Roux, journaliste politique à France 5 (…)
Et pendant ce temps-là, des voyous peuvent saccager les locaux de Génération identitaire à Lyon sans que cela n’émeuve le moins du monde notre cher ministre de l’intérieur :
La façade du bar associatif La Traboule Maison de l’identité qui héberge les locaux lyonnais du mouvement Génération identitaire a été une nouvelle fois pris pour cible par un groupe d’antifascistes. Les tags et détériorations sur la porte ont été commis durant la manifestation parisienne contre la dissolution du mouvement.
On pouvait notamment lire sur les murs du numéro 5 de la Montée du Change à Lyon 5 : « Fachos hors de nos villes ». « Cela montre une nouvelle fois le vrai visage de violence et de haine de ces groupes fascistes qui prônent le droit d’expression et qui veulent nous faire taire, nous nuire », réagit Arnaud Payre, membre du bureau politique de Génération identitaire.
Le local est régulièrement visé au grand regret du voisinage. « Nous allons une fois de plus porter plainte et comme d’habitude, il ne se passera rien », ajoute Arnaud Payre qui était encore, ce dimanche matin, dans la capitale avec une cinquantaine de Lyonnais montés à Paris défendre leur mouvement.
Communisme et démocratie libérale : des idéologies parallèles
Professeur de philosophie, ancien ministre de l’éducation, le polonais Ryszard legutko est député européen et président du groupe des conservateurs et réformistes européens. Son ouvrage Le Diable dans la démocratie, tentations totalitaires au coeur des sociétés libres, a rencontré un grand succès et a été traduit en plusieurs langues.
L’auteur, qui a vécu une partie de son existence dans la Pologne communiste, fut stupéfait, après la chute du Mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS, de voir les ex-communistes s’adapter bien mieux que les anciens dissidents à la démocratie libérale et aux affaires. Il voulut comprendre les raisons de cette étonnante compatibilité. En étudiant dans les détails les évolutions récentes de la démocratie libérale, il a découvert qu’elle partage en fait de nombreux traits inquiétants avec le communisme : Culte du « progrès », « sens de l’Histoire », volonté de transformer la société en luttant contre les adversaires de « l’émancipation et de l’égalité », soumission du suffrage populaire à des instances non élues, et incapacité à tolérer aucune opinion contraire…
Le rapprochement qu’il fait entre l’idéologie marxiste et l’idéologie libérale ne surprendra que ceux qui ignorent que ces deux systèmes sont issus de la même modernité. Cette modernité qui refuse par principe la transcendance et place son espérance dans le matérialisme. Dans l’avant-propos de l’ouvrage, John O’Sullivan, éditeur à la National Review, montre les ressemblances entre le communisme et la démocratie libérale :
Les deux systèmes sont sortis du moule de l’utopie et aspirent à atteindre une “fin de l’histoire” qui verrait leurs constructions l’emporter pour forger un état de stase permanent. Les deux régimes adoptent une approche historiciste et martèlent que l’histoire avance inéluctablement dans leur direction. Tous deux exigent par conséquent que l’ensemble des institutions sociales – la famille, les églises, les acteurs privés – se conforment aux règles dans leur fonctionnement interne. Et quand la réalité diverge des attentes, tous deux utilisent l’ingénierie sociale pour mener la transformation à son terme.
Et l’auteur souligne de son côté :
Le communisme et la démocratie libérale sont par conséquent perçus de l’intérieur comme n’ayant pas d’alternative. Le moindre changement ne signifierait pas une détérioration mineure, mais bien un désastre. Le communiste dirait : si le communisme est rejeté ou empêché, alors la société continuera à être soumise à l’exploitation de classe, au capitalisme, à l’impérialisme et au fascisme. Les démocrates libéraux diraient : si la démocratie libérale n’est pas acceptée, alors la société succombera à l’autoritarisme, au fascisme et à la théocratie. Dans les deux cas, la quête d’une solution alternative est, au mieux, dénuée de sens et en mérite même pas d’être considérée ; et au pire, un jeu profondément irresponsable et téméraire.
Au regard de l’histoire, il apparaît même que la complicité entre le système libéral et le communisme est dénué d’ambiguïté :
Au XXe siècle, ils flirtèrent pendant longtemps avec le socialisme, y compris dans sa version soviétique, sans doute du fait de constats communs. Même les plus libéraux des libéraux furent très compréhensifs vis-à-vis de de l’URSS et du communisme soviétique, défendant parfois même l’idée d’un désarmement unilatéral de l’Ouest – comme le faisaient les libértariens – au nom de la liberté. Les libéraux ont également fait preuve d’une certaine faiblesse contre le terrorisme et les dictatures de gauche dans le tiers-monde, mais beaucoup ont clairement dénoncé les activités anti-communistes de groupes à l’intérieur des pays du bloc soviétique.
Utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans le cadre de l’élaboration des vaccins contre la Covid-19
D’Esther Louis pour Le Salon beige :
“Les vaccins dérivés de cellules d’enfants non nés, cruellement tués, sont clairement de caractère apocalyptique et peuvent possiblement préfigurer la marque de la bête » (cf. Apocalypse 13 :16) (Lettre du 12/12/2020, signée par le cardinal Pujats et Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland).
Alors qu’aux Etats-Unis la question morale de la vaccination contre la Covid-19 est un des grands sujets d’actualité, en France, en revanche, l’utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans le développement de la plupart des vaccins reste très méconnue. L’objectif de cet article est donc de proposer un résumé des données concernant l’utilisation de telles lignées cellulaires dans l’élaboration de ces vaccins, l’origine de ces lignées, ainsi que la position de quelques évêques sur la question. Quelques réflexions viennent ensuite.
Utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans le développement des vaccins contre la Covid-19 (cf. courrier des lecteurs de Science & Foi n°138)
Aujourd’hui, parmi les 6 vaccins commandés par l’UE (European Commission Decision, 15/12/2020) :
- 4 (AstraZeneca, Janssen, Pfizer, Moderna) utilisent des lignées cellulaires issues de fœtus avortés, dans au moins une des phases de l’élaboration du vaccin (Design & développement, production, tests de confirmation sur produit fini) (cf. Prentice, 2021).
- 1 (Sanofi/GSK) : il n’existe pas suffisamment de données publiées pour conclure sur cette question (cf. Prentice, 2021). Ce vaccin ne sera pas sur le marché avant fin 2021.
- 1 (CureVac) n’utilise pas de lignées cellulaires issues de fœtus avortés (cf. Prentice, 2021). En revanche, il s’agit, tout comme pour les vaccins Moderna & Pfizer, d’un vaccin à ARN. Cette nouvelle technologie est utilisée pour la première fois chez l’homme. Il est possible que ce vaccin engendre des hybridations épigénétiques, qui pourraient alors potentiellement être transmissibles aux descendants (Henrion-Caude, 2020). Ce vaccin arrivera probablement sur le marché au 2e trimestre 2021.
Par ailleurs, le vaccin russe Spoutnik V, du Gamaleya Research Institute, auquel l’Europe s’est intéressée dernièrement, utilise des lignées cellulaires issues de fœtus avortés à toutes les phases de l’élaboration du vaccin (cf. Prentice, 2021).
Origine des lignées cellulaires (cf. courrier des lecteurs de Science & Foi n°138)
Les deux lignées cellulaires issues de fœtus avortés et utilisées dans le cadre du développement de certains des 6 vaccins contre la Covid-19 commandés par l’UE, et de celui développé par le Gamaleya Research Institute (Spoutnik 5) sont :
- La lignée cellulaire HEK 293, utilisée en particulier par AstraZeneca. Elle a été développée, vers 1973, à partir de cellules embryonnaires humaines fœtales de rein. Si l’origine de cette lignée cellulaire n’est pas certaine, il semble cependant probable que cette lignée provienne d’un avortement volontaire et non d’une fausse couche ou d’une fécondation in-vitro (Wong, 2006 ; Acker, 2021).
- La lignée cellulaire PER.C6, qui a été développée à partir de cellules embryonnaires humaines rétiniennes, obtenues sur un fœtus âgé de 18 semaines. Cette lignée cellulaire provient d’un avortement volontaire réalisé en 1985 (Wong, 2006).
Pour obtenir ces lignées cellulaires il a fallu a priori plusieurs avortements (de l’ordre de quelques centaines). Par exemple, il a fallu 293 expérimentations (≠ avortements) pour obtenir la lignée HEK 293, ce qui a en toute probabilité nécessité plusieurs avortements (Acker, 2021).
Une procédure possible d’avortement, permettant de prélever les organes du fœtus, est la suivante : les foetus sont extraits par une procédure semblable à une césarienne (hystérotomie), découpés, parfois vivants, et sans anesthésie (Acker, 2021).
Les positions de quelques prélats
Le cardinal Burke a été le Préfet du Tribunal suprême de la Signature Apostolique. Le cardinal Müller a été le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Le cardinal Zen est un cardinal chinois, membre de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements. Le cardinal Pujats est un cardinal letton, archevêque émérite de Riga. Mgr Vigano a été nonce apostolique pour le Saint-Siège (ambassadeur) auprès des Etats-Unis, et il a également occupé le poste de Secrétaire Général pour le gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican. Mgr Strickland est évêque du diocèse de Tyler (Etats-Unis). Mgr Peta est archevêque d’Astana (Kazakhstan). Mgr Schneider est évêque auxiliaire de l’archidiocèse d’Astana (Kazakhstan). Mgr Lenga est archevêque de l’Eglise catholique, aujourd’hui à la retraite.
- Mgr Strickland : « Je vous conjure de rejeter tout vaccin qui utilise les restes d’enfants avortés en recherche, test, développement ou production. », lettre « Stand for an ethical Covid-19 vaccine », 08/12/2020.
- Mgr Vigano, Cardinal Müller, Cardinal Zen, Cardinal Pujats, Mgr Schneider : ” Nous rappelons également, en tant que Pasteurs, que pour les Catholiques, il est moralement inacceptable de recevoir des vaccins dans lesquels du matériau provenant de fœtus avortés est utilisé. “, « Appel pour l’Eglise et pour le monde », 8 mai 2020.
- Cardinal Burke : “Il doit être clair que développer un vaccin en utilisant des lignées cellulaires issues de fœtus avortés n’est jamais moralement justifiable. […] La pensée d’introduire un tel vaccin dans son corps est particulièrement abominable.”, Rome Life Forum, mai 2020.
- Mgr Schneider (il est bien précisé qu’il s’agit d’une supposition mais qui lui paraît réaliste) : « C’est pour moi la dernière étape du satanisme: que Satan et le gouvernement mondial – en définitive le gouvernement maçonnique mondial – obligeront tout le monde, même l’Eglise, à accepter l’avortement de cette manière. Et donc nous devons résister très fortement à cela, si cela arrive. Nous devons même accepter de devenir martyrs. » », interview écrite accordée à LifeSiteNews, 02/10/2020.
- Mgr Strickland : « Tout le positionnement politique sur les vaccins est réellement répugnant. Le fait demeure que TOUS les vaccins existants aujourd’hui impliquent l’utilisation d’enfants tués avant même leur naissance. Je renouvelle mon engagement. Je n’allongerai pas ma vie en UTILISANT des enfants tués. C’est mal. REVEILLEZ-VOUS ! », Tweeter, 22/01/2021.
- Cardinal Pujats et Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland : « Nous avons ici une double violation de l’ordre saint voulu par Dieu : d’une part via l’avortement en lui-même, et d’autre part via le business abominable de traite et vente d’enfants avortés. Cependant, ce double mépris de l’Ordre divin de la Création ne peut jamais être justifié, même dans l’objectif de préserver la santé d’une personne ou d’une société au travers de tels vaccins », lettre du 12/12/2020.
- Cardinal Pujats et Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland : « Le Seigneur a dit qu’à la fin des temps, même les élus seraient séduits (cf. Marc 13 :22). Aujourd’hui L’Eglise entière et tous les fidèles catholiques doivent chercher de manière urgente à se solidifier dans la doctrine et la pratique de la Foi. Face au mal de l’avortement, les catholiques doivent plus que jamais « s’abstenir de toute espèce de mal » (1 Thessaloniciens 5 :22). La santé du corps n’est pas une valeur absolue. Il faut donner la suprématie à l’obéissance à la loi divine et au salut éternel des âmes. », lettre du 12/12/2020.
Pour des réponses très complètes sur un certain nombre de sujets, je conseille : « Bishop Schneider explains why Christians must never take abortion-tainted COVID vaccine », interview vidéo de Mgr Schneider réalisée par J.H. Westen (en anglais), LifeSiteNews, 21/12/2020.
Réponses à quelques questions
- Le bébé n’a pas été avorté dans le but de faire des vaccins.
Sans doute vrai pour l’avortement en lui-même. En revanche, la méthode d’avortement a possiblement été modifiée, avec une souffrance accrue pour le bébé. Par exemple, le bébé a pu être extrait et découpé vivant pour prélever ses organes (Acker, 2021).
- Le principe de coopération morale ou matérielle
Réponse de Mgr Schneider : certains bons évêques et prêtres « font une importante explication, qui, selon moi est un sophisme, du principe de coopération morale seulement, sans votre volonté et sans votre consentement. Mais pour moi il s’agit d’un sophisme, puisque c’est évident pour le simple bon sens commun, que quand vous savez cela – que le vaccin est fait à partir de bébés avortés – alors, vous ne pouvez pas appliquer ce principe moral, ou théorie, à ce cas concret. Et nous devons donc être très prudents à ne pas nous laisser induire en erreur à cause de cet argument sophistique, même s’il vient de bons prêtres traditionnels. C’est le danger et nous devons y résister », interview écrite accordée à LifeSiteNews, 02/10/2020.
Réponse du cardinal Pujats et de Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland : « le principe théologique de coopération matérielle est certainement valide et peut-être appliqué à un certain nombre de cas (ex : payer ses impôts, utilisation de produits fabriqués par une main d’œuvre esclavagisée, etc). Cependant ce principe ne peut que difficilement être appliqué au cas de vaccins fait à partir de lignées cellulaires issues de fœtus, parce que ceux qui en connaissance de cause, et volontairement, reçoivent de tels vaccins, entrent dans une sorte de chaîne (concaténation), quoique de manière très éloignée, en lien avec l’industrie de l’avortement. Le crime de l’avortement est tellement monstrueux, que toute participation (concaténation) à ce crime, même très éloignée, est immorale et ne peut pas être acceptée, quelles que soient les circonstances, par un catholique, une fois qu’il en a pris pleinement conscience. Celui qui utilise le vaccin doit réaliser que son corps bénéficie des « fruits » (bien que de manière éloignée, à travers un certain nombre de procédés chimiques) de l’un des plus grands crimes de l’humanité », lettre du 12/12/2020.
- C’est arrivé il y a plusieurs dizaines d’années. C’est trop lointain.
“Je renouvelle mon appel à rejeter tout vaccin qui est développé en utilisant des enfants avortés. Même si cela est arrivé il y a des dizaines d’années, cela signifie tout de même qu’on a mis fin à la vie d’un enfant avant sa naissance, et que son corps a été utilisé comme pièces détachées. Nous ne mettrons jamais fin à l’avortement si nous ne nous mettons pas fin à ce mal.”, Mgr Strickland, Twitter, 1 août 2020.
« Nous pouvons nous convaincre que tout cela est arrivé il y a bien longtemps ou que c’est tellement lointain que cela n’a aucune conséquence, mais les faits ébranlent nos confortables déviances. Nous devons immédiatement demander l’arrêt de ces pratiques diaboliques. Dieu est l’auteur de la vie. », Mgr Strickland, Twitter, 13/01/2021.
- Il n’y a pas d’autre alternative.
Réponse du cardinal Pujats et de Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland : « Argumenter que de tels vaccins sont moralement licites s’il n’y a pas d’autre alternative est en soi contradictoire et ne peut pas être acceptable pour les catholiques. (…) Nous devons résister au mythe selon lequel “il n’y a pas d’alternative”. Au contraire, nous devons avancer avec l’espoir et la conviction que des alternatives existent et que l’ingéniosité humaine, avec l’aide de Dieu, peut les découvrir. C’est le seul moyen de passer des ténèbres à la lumière et de la mort à la vie. (…) Certains hommes d’Eglise rassurent les fidèles en affirmant que recevoir un vaccin contre la Covid dérivé de cellules issues d’un fœtus avorté est moralement licite s’il n’y a pas d’alternative disponible. Ils justifient leur affirmation en se fondant sur le principe de « coopération matérielle éloignée » avec le mal. De telles affirmations sont extrêmement anti-pastorale et contreproductive, particulièrement lorsque l’on considère le caractère apocalyptique de l’industrie de l’avortement et la nature inhumaine de certaines recherches dans le biomédical et la technologie embryonnaire. Maintenant plus que jamais, les catholiques ne peuvent absolument pas encourager et promouvoir le péché d’avortement, même de manière infime, en acceptant ces vaccins. », lettre du 12/12/2020.
- Certains vaccins n’utilisent des lignées cellulaires issues de fœtus avortés qu’à l’étape de tests, et pas dans la production où dans la phase de Design & développement. Est-ce moins grave de recourir à ces vaccins ?
Réponse de Mgr Schneider : « C’est bien sûr, objectivement moins grave (…) Mais même si ce (les lignées cellulaires) n’est (utilisé) que pour les tests, nous ne pouvons pas du tout coopérer avec ces crimes horribles, même de manière lointaine. Même d’utiliser des cellules d’enfants avortés pour les tests, c’est déjà immoral. (…) Il y a une accumulation de crimes horribles. Le premier crime horrible est de tuer un enfant, ensuite développer ses cellules est aussi un crime, et ensuite faire des tests sur ces cellules, c’est un autre crime encore. Donc nous ne pouvons pas collaborer avec cette accumulation de crimes », interview vidéo accordée à LifeSiteNews, 21/12/2020.
Quelques méditations autour de déclarations d’évêques
- Mgr Vigano : « Par une inspection plus approfondie, il semble que les bébés innocents, avortés au troisième mois de grossesse, forment une sorte de sacrifice humain, destiné à se concilier les puissances infernales, dans une parodie terrifiante, que seuls les vicieux peuvent prétendre ne pas voir. », « Archbishop Vigano reacts to Pope Francis saying all must take the COVID vaccine », LifeSiteNews, 15/01/2021.
- Mgr Schneider : « J’ai peut-être tort, mais j’ai la suspicion que cette situation autour du COVID a été créée non seulement pour implémenter une nouvelle dictature et le contrôle de la population, mais dans un certain sens pour légaliser l’avortement mondialement. De telle manière à ce que la planète entière collabore au processus de meurtre de bébés, au travers du vaccin qui utilisera des parties de ces enfants avortés. », interview écrite accordée à LifeSiteNews, 02/10/2020.
- Lettre du cardinal Pujats et de Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland : « la recherche biomédicale qui exploite les bébés non nés, innocents, et utilise leur corps comme de la matière première pour des vaccins semble davantage comparable au cannibalisme qu’à la médecine », lettre du 12/12/2020.
- Mgr Schneider : « Mais j’espère que cela (nb :la vaccination forcée) n’arrivera pas à un niveau mondial. Si cela arrivait, nous entrerions alors dans le temps de l’Apocalypse. » Ou encore : « le vaccin sera (nb : Mgr Schneider précise qu’il s’agit de suppositions) imposé et obligatoire, de telle manière que vous ne pourrez pas travailler, voyager ou aller à l’école sans être vacciné ; ce qui obligera toute la population à recevoir le vaccin. » », interview écrite accordée à LifeSiteNews, 02/10/2020. « (…) accepter d’une certaine manière les fruits de l’avortement et tous ces horribles tests et la production de lignées cellulaires, c’est vraiment horrible, et ensuite, tous les peuples de la terre auront cette marque dans leur corps, qui, en fin de compte, est une marque de mort. Puisque sans le premier acte de mort, de meurtre de cet enfant, ils n’auraient pas cette marque dans leur corps, avec ce vaccin. Donc c’est une connexion à la mort. », interview vidéo accordée à LifeSiteNews, 21/12/2020. « Ecoute le sang de ton frère crier vers moi du sol ! (…) Et YHWH mit un signe sur Caïn. » (Genèse 4 : 10-15). Pour rejoindre Mgr Schneider sur le temps de l’Apocalypse, la « marque sur leur main droite ou sur leur front » (Apocalypse 13:16) peut faire référence à la marque de Caïn (Genèse 4:15), marque du 1e meurtrier. Cette marque à la main ou front pourrait alors indiquer que toute la population coopère à un meurtre (ici avortement).
L’éducation sur En Quête d’esprit
« L’éducation chrétienne : un trésor pour aujourd’hui ? », avec l’ abbé Gordien, Jean-François Chemain, Philippe Vandercamère, du groupe scolaire Don Bosco, et Véronique Jacquier
Terres de mission : Annoncer l’Evangile au XXIe siècle
L’abbé Matthieu Raffray, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur et coordinateur d’un récent colloque sur la pastorale 50 ans après Vatican II, nous propose quelques réflexions sur la pastorale et l’annonce de l’Evangile dans un contexte profondément différent de l’optimisme qui avait marqué le concile.
Puis, nous nous entretenons par téléphone avec l’historien Jean-François Chemain qui évoque pour nous le mouvement des silencieux de l’Eglise et les terribles années 1970, au cours desquelles trop de prêtres et de laïcs se sont vus marginaliser pour leur fidélité à la foi de l’Eglise.
Enfin, Guillaume de Thieulloy présente quelques livres récents.
C’est arrivé un 21 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 21 février: saints du jour français ou en France.
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Bx Noël Pinot, prêtre et martyr (1747-1794)
Né à Angers, seizième enfant d’une famille très croyante, Noël devint prêtre en 1771. Il en est l’archétype dans la campagne du Louroux où il officia.
Comme de nombreux saints prêtres, il refusa de prêter serment à la Constitution de 1789, rappelant que ses pouvoirs spirituels ne lui viennent que de Dieu et non d’une loi civile. Il fut arrêté dans la nuit du 8 février alors qu’il s’apprêtait à célébrer clandestinement la messe.
Condamné à mort, il fut guillotiné le 21 février 1794, encore vêtu de ses ornements de messe.
Il a été béatifié par Pie XI le 31 octobre 1926.
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le 21 février 1322 : Charles IV le Bel, est sacré Roi de France à Reims et devient également roi de Navarre.
Troisième et dernier fils de Philippe IV le bel à régner sur la France. Il ne répare pas les erreurs de son père et la lignée des Capétiens directs s’éteint. Selon le Testament de Saint REMI, le trône passe à un autre. Voir la chronique du 13 janvier.
Charles IV est sacré à Reims le 21 février 1322 par l’archevêque Robert de Courtenay. En tant qu’héritier de sa mère Jeanne de Navarre, il ajoute au titre de Roi de France celui de Roi de Navarre. Voir la chronique du 1er février, jour de sa mort en 1328.
Voir aussi la chronique du 18 juin.
- le 21 février 1513 : décès du pape Jules II.
Giuliano della Rovere, né le 5 décembre 1443, est élu pape de 1503 à 1513 sous le nom de Jules II. Il veut faire de l’État pontifical une grande puissance, ce qui lui vaut le surnom de Jules César II par ses admirateurs. Il rétablit son autorité sur les États de l’Église, oblige César Borgia à restituer ses forteresses, à se réfugier en France. Sous son pontificat, est convoqué le Ve concile du Latran, créée la Garde suisse en 1505, posée la première pierre de l’actuelle basilique Saint-Pierre de Rome, que commence Bramante. Le pape fait de Raphaël son peintre favori, mais apprécie également Michel-Ange, qui peint les grandes fresques de la Sixtine. (cf. la chronique du 18 avril).
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le 21 février 1574 : Henri Ier de Pologne, futur Henri III de France, monte sur le trône de Pologne.
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le 21 février 1578 : Louis II de Guise, archevêque-Duc de Reims depuis 1574, est créé cardinal par le Pape Grégoire XIII.
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le 21 février 1604 : arrêt du Parlement de Paris concernant des impôts.
Le Parlement de Paris rend un arrêt au profit des habitants des villes basses et faubourgs de Bar et bourg de Longueville faisant appel d’une décision du duc de Lorraine au sujet de l’imposition de certaines taxes, qui avaient été décidées par une assemblée du clergé et de la noblesse à laquelle le tiers-état n’avait pas été convoqué.
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le 21 février 1622 : Clérac est repris par les protestants.
Littré parle de Nérac dans son dictionnaire…
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le 21 février 1660 : Louis XIV grimpe le Mont Verdaille jusqu’au sanctuaire de Notre Dame de Grâces à Cotignac.
A l’âge de 22 ans, en présence de sa mère Anne d’Autriche le Roi se rend sur le lieu de l’apparition de NOTRE-DAME DE GRACES ; vocable d’une des trois neuvaines faites à la demande du Ciel pour sa venue au monde.
Cotignac, est aussi le seul lieu au monde, où St Joseph et la Ste Vierge ont apparu à des dates différentes : apparition de Notre-Dame et l’Enfant Jésus dans ses bras, qu’entourent Saint Bernard de Clairvaux, Sainte Catherine martyre, et l’Archange Saint Michel, le 10 aout 1519 à Jean de la Baume, bucheron provençal à qui elle dit :
« Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de NOTRE-DAME DE GRACES: et qu’on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre ».
Et le 7 juin 1660, à Cotignac, sur le mont Besillon, un jeune berger assoiffé de 22 ans, Gaspard Ricard qui voit apparaître devant lui un homme d’imposante stature qui lui indique un rocher en disant :
« Je suis Joseph; enlève-le et tu boiras ».
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le 21 février 1717 : Jacques III, fils de Jacques II et prétendant au trône d’Angleterre, vient chercher refuge en France.
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le 21février 1730 : décès de Benoît XIII, 245ème pape.
Pietro Francesco Orsini nait le 2 février 1649, et devient pape le 29 mai 1724, sous le nom de Benoît XIII, alors qu’il est évêque de Césène.
Pieux simple et humble, il lutte pour les bonnes mœurs du clergé, les pouvoirs du Saint-Siège et contre le jansénisme.
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le 21 février 1793 : la Convention supprime la dignité de Maréchal de France.
Nivellement par le bas, même dans l’armée.
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le 21 février 1795 : la liberté des cultes est restaurée en France.
Première conséquence du Traité de La Jaunay. Nous devons notre liberté religieuse, au sang et au sacrifice de nos ancêtres de l’ouest de la France, entre autres.
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le 21 février 1858 : sixième apparition de Notre Dame à Lourdes.
Notre Dame se manifeste à Bernadette le matin de bonne heure. Une centaine de personnes l’accompagnent. Elle est ensuite interrogée par le commissaire de police Jacomet.
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le 21 février 1916 : début de la bataille de Verdun.
Les Allemands pilonnent les positions françaises avec 1225 pièces d’artillerie. Le lundi 21 février 1916 vers 7 heures, un obus explose dans la cour du palais épiscopal de Verdun. C’est le début d’une bataille inhumaine, l’opération, baptisée Gericht (tribunal) par les Allemands, va durer dix mois. A 7h30 du matin, les fantassins allemands, commandés par le chef d’état-major Erich von Falkenhayn, se lancent à l’assaut des forts et des tranchées de Verdun. Les trois divisions françaises présentes sont pilonnées par l’artillerie allemande pendant neuf heures et sur près de quinze kilomètres. La puissance de feu est telle que la colline appelée “Côte 304” perd sept mètres de hauteur. Les premières positions de la rive Sud de la Meuse sont prises par les troupes allemandes. Des déserteurs allemands ont parlé de 100 heures de bombardement. Le 3ème bureau français (conduite des opérations) se moquera éperdument des renseignements recueillis par le 2ème bureau.
Toutefois la veille, le dimanche 20, le général de Castelnau alerté par Jacquand, son ancien subordonné, suivant sa propre logique, prenant au sérieux les renseignements reçus, et à contre-courant de tous, fait prélever dans les Vosges le 20e CA pour le faire diriger sur Bar-le-Duc et promet l’arrivée du 1er en provenance de Vitry.
Adjoint de Joffre au GQG, il arrive en urgence à Verdun où l’état-major est en pleine débandade. C’est lui, et non Pétain arrivé plus tard, qui donne au nom du commandant en chef, les premiers ordres pour organiser la résistance à Verdun en février 1916. La riposte française est ensuite dirigée par le général Philippe Pétain. La bataille de Verdun prend fin 10 mois plus tard, le 15 décembre 1916. Le bilan est un des plus lourds de la Première Guerre mondiale : 700 000 morts.
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le 21 février 1946 : la durée du travail est ramenée à 40 heures hebdomadaires, en France.
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le 21 février 1946, encore : De Gaulle écrit une lettre à son fils.
Il tire la morale de la crise qui l’a poussé à démissionner de la présidence :
« Il faut choisir, et l’on ne peut être à la fois l’homme des grandes tempêtes et celui des basses combinaisons ».
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le 21 février 1966 : la France annonce qu’elle quitte le commandement intégré de l’OTAN.
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le 21 février 1995 : Jeanne Calment fête ses 120 ans et devient la doyenne du monde.
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le 21 février 1998 : Simone Veil est nommée membre du Conseil constitutionnel par le président du Sénat René Monory.
2 petits livres pour accompagner vos soirées à partir de 18h
Proposés par l’abbé Lelièvre :

Pour recevoir ces deux ouvrages : à commander avec votre règement 20€ de AD-Evangile de la Vie 32 Cours de la République 84500 Bollène.
L’abbé Montarien, un prêtre fervent, zélé et joyeux
L’abbé Grégoire Celier, prêtre (FSSPX), ancien professeur de philosophie, a été interrogé par Anne Le Pape dans Présent à propos de la biographie de Jean-François Chemain consacrée à l’abbé Montarien. Extrait :
— J’ai commencé à servir la messe avec lui. La première fois, c’était dans son appartement, et j’ai fait tomber par terre le missel d’autel. Il s’agissait encore (mais je ne l’ai compris que plus tard) du rite traditionnel. Malgré le fiasco de ce premier essai, j’ai repris le service de messe à la Polo (la chapelle polonaise). C’était le nouveau rite (mais je ne l’ai compris aussi que plus tard), célébré en latin, face à Dieu, avec du grégorien et une bonne doctrine. Il faut comprendre qu’à l’époque la question liturgique me passait largement au-dessus de la tête.
— Pensez-vous que l’exemple de l’abbé a joué un rôle dans votre vocation ?
— Je dirais que son influence a surtout été indirecte, à travers le scoutisme, dont il a été le médiateur. Le scoutisme, d’ailleurs, n’a eu lui-même aussi qu’une influence indirecte. C’est en effet par le scoutisme que j’ai fait en février 1973 une retraite pendant laquelle le Seigneur m’a appelé à son service. C’est par le scoutisme que j’ai rejoint, le 1er mars 1977, l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, « libérée » deux jours plus tôt, afin de participer à la « garde », et c’est à Saint-Nicolas que j’ai découvert au sens plénier la Tradition.
Si l’abbé Montarien a eu une influence directe, c’est, si je puis dire, a contrario. En 1977, alors que je découvrais chaque dimanche matin la liturgie traditionnelle, je continuais à servir la messe de l’abbé le dimanche soir. Comme je l’ai dit, c’était la plus pieuse, la plus fervente messe de Paul VI qu’on puisse imaginer. Quand donc j’ai choisi définitivement et exclusivement la liturgie traditionnelle, ou plutôt quand elle m’a fait la grâce de me choisir, ce n’était pas premièrement à cause de liturgies « foutoirs » ou scabreuses : c’était simplement la victoire incontestée et incontestable d’une liturgie venue des entrailles de la Tradition catholique, à l’encontre d’une liturgie bricolée à la hâte et fortement ambiguë.
Mais, évidemment, l’exemple du prêtre fervent, zélé et joyeux que fut l’abbé Montarien constitue pour moi, chaque jour, une ardente lumière dans ma propre vie sacerdotale. […]
Le Saint Suaire de Turin : un signe pour notre temps
Un lecteur me signale 3 vidéos sur le Saint-Suaire.
La première partie est une présentation qui se veut accessible à tous, des principales avancées scientifiques et historiques sur cet objet unique qu’est le Saint Suaire de Turin. Cette présentation s’appuie sur de multiples publications scientifiques :
- « Le Saint Suaire » de Pierre de RIEDMATTEN, fidélité, 2020
- « La Passion de N.S. Jésus Christ selon le chirurgien » de Perre BARBET, Mediaspaul 14ème édition en 2003
- « 101 Questions sur le Saint Suaire » de Pierluigi BAIMA BOLLONE, Saint-Augustin, 2001
- « Il Mistero della Sindone » de Giulio FANTI et Savero GAETA, Rizzoli, 2013
- « Apologie pour le Suaire de Turin par deux scientifiques non croyants » d’André CHERPILLOD etSerge MOURAVIEV, Mymekia, 1998
- « Geoffroy de Charny » de Philippe CONTAMINE, revue histoire et société, Université de Provence, 1992
- « Histoire d’Abgar et de Jésus » d’Alain DESREUMAUX, Brepols, 1993
- « Le Suaire de Jésus de Nazareth » de Barbara FRALE, BAYARD, 2011
- « Le Linceul de Jésus enfin authentifié ? » de Jean-Baptiste RINAUDO et Claude GAVACH, Guibert, 2010
- « La science à l’épreuve du Linceul… » d’Arnaud-Aaron UPINSKY, Guibert, 1996
- « Nouvelles découvertes sur le Suaire de Turin » d’André MARION et Anne-Laure COURAGE, Albin Michel, 1997
- « Neuf années d’études palynologiques sur le Linceul » de Max FREI, revue Shroud Spectrum n°3, 1982
- « Synthèse de l’affaire C14, vingt ans après le test de 1988 » de Pierre de RIEDMATTEN MNTV, 2010
- « Le Saint Suaire revisité » de Jean LEVEQUE et René PUGEAUT, Ed. du Jubilé, 2003
2 autre vidéos complètent cette présentation :
- Une contemplation (2ème partie) des meilleures photos du Saint Suaire qui s’appuie sur des textes et musiques sacrés
- Une méditation (3ème partie) autour des principales questions que ce signe nous inspire.
Présentation :
Contemplation :
Méditation :
Forme extraordinaire et vocations : le cas du Carmel d’Alançon
Les carmélites d’Alençon ont été interrogée dans le dernier numéro de L’Homme Nouveau. Extrait :
Quelles sont les spécificités propres des carmélites d’Alençon ?
Sœur M-I : Nous faisons partie de ces carmels qui, après le concile Vatican II, alors que le décret Perfectæ caritatis demandait aux communautés de réviser leurs règles et constitutions, ont considéré qu’il n’y avait rien de désuet dans les dispositions écrites par sainte Thérèse d’Avila. Il fallait seulement un ajustement au nouveau Code du droit canonique publié en 1983. Mais pour le reste, nous pouvions continuer à vivre comme toujours.
Sœur A-M : Il s’agit véritablement d’un carmel traditionnel qui cherche à vivre le charisme thérésien de manière authentique.
En 2013, vous décidez de suivre la messe dans la forme extraordinaire du rite romain. Pourquoi ce changement ?
Sœur M-I : En fait, dès 2007, avec le Motu proprio de Benoît XVI, nous avons demandé à avoir la messe en forme extraordinaire. Nous trouvions que la dimension sacrificielle de la messe était peu exprimée dans la messe célébrée face au peuple, tandis que la forme extraordinaire exprime parfaitement la doctrine catholique. Il faut noter que la communauté a été unanime dans ce changement. Notre évêque, Mgr Habert qui a toujours été extrêmement bienveillant, n’y était pas du tout opposé. Pour garder une certaine cohésion dans son diocèse, il nous avait simplement demandé de le faire progressivement. Nous avons donc commencé par avoir la messe sous la forme extraordinaire grâce à la Fraternité Saint-Pierre. C’est à eux que nous devons d’avoir beaucoup de vocations. En effet, nous sommes l’un des seuls carmels en Europe à avoir complètement adopté la forme extraordinaire et nous nous sommes rendu compte que beaucoup de jeunes étaient en recherche de cet aspect.
Sœur A-M : Au début, nous avions pensé garder les offices tels quels, mais cela posait des problèmes de cohérence. Depuis quatre ans, nous avons donc repris l’office divin selon le calendrier de 1962.
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Laurent Solly (…) est un haut fonctionnaire et un dirigeant de l’audiovisuel français. Après avoir fait partie de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy notamment en tant que directeur adjoint de sa campagne présidentielle en 2007, il entre à TF1 puis à Facebook France où il devient directeur général (…) Il est marié avec Caroline Roux, journaliste politique à France 5 (…)
On pouvait notamment lire sur les murs du numéro 5 de la Montée du Change à Lyon 5 : « Fachos hors de nos villes ». « Cela montre une nouvelle fois le vrai visage de violence et de haine de ces groupes fascistes qui prônent le droit d’expression et qui veulent nous faire taire, nous nuire », réagit Arnaud Payre, membre du bureau politique de Génération identitaire.