Covid : le Conseil national de l’Ordre des médecins veut faire taire les médecins dissidents
Tandis que l’Union européenne a donné son feu vert au vaccin contre le Covid-19 Pfizer-BioNTech, ouvrant la voie au lancement dimanche des vaccinations dans les 27 Etats membres (mais le PDG de Pfizer, Albert Bourla, a déclaré qu’il ne se fera pas vacciner en priorité), le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a porté plainte contre six médecins, dont Didier Raoult et le professeur Christian Perronne.
Didier Raoult est visé pour avoir étrillé la gestion de la crise par les autorités et les conflits d’intérêts dans la recherche internationale sur le traitement du Covid-19. Ses propos avaient poussé le conseil départemental de l’Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône à saisir la juridiction disciplinaire, et le Cnom a choisi de s’y associer.
Concernant le professeur Perronne, l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) avait annoncé jeudi avoir mis fin à ses fonctions, pour avoir notamment affirmé que les malades du Covid-19 représentaient une aubaine financière pour les médecins et également pour des propos autour de l’hydroxychloroquine. Le médecin était jusqu’ici chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches dans les Hauts-de-Seine.
Les plaintes du Cnom visent également le Pr Henri Joyeux, cancérologue à la retraite, le Dr Nicole Delépine, ancienne oncologue pédiatrique à Garches, le Dr Nicolas Zeller, médecin généraliste, et le Dr Rezeau-Frantz, également généraliste.
Nous préparent-ils une élection volée comme Joe Biden ?
Un projet de loi organique relatif à l’élection du Président de la République a été déposée hier à l’Assemblée nationale, en procédure accélérée. Qu’est-ce qui en justifie l’urgence ?
Le 5° de l’article 2 prévoit un système de vote par correspondance pour les personnes détenues. Ce dispositif, déjà mis en place pour les élections européennes de 2019, prévoit que l’ensemble des votes est centralisé dans un bureau de vote national qui procèdera au dépouillement et à la proclamation des résultats. On découvre dans ce projet de loi que
La liste des électeurs admis à voter par correspondance n’est pas communicable.
Il prévoit également que les procurations établies pour l’élection présidentielle seront « déterritorialisées », c’est‑à‑dire que le mandant pourra confier sa procuration à un mandataire qui n’est pas inscrit sur les listes électorales de la même commune.
Voyez-vous venir la fraude à l’américaine ?
Covid : le vaccin n’est pas obligatoire… mais gare à ceux qui ne seront pas vaccinés
Le Premier ministre Jean Castex vient de déposer un nouveau projet de loi liberticide (encore un !) instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires.
L’épidémie a permis l’élaboration en extrême urgence, en mars 2020, d’un cadre législatif liberticide. Le législateur avait prévu sa caducité au 1er avril 2021. Les trois lois de prorogation votées depuis n’ont pas remis en cause cette échéance. Par conséquent, ce nouveau projet de loi permet de donner au gouvernement le droit, en train de devenir permanent, de réduire nos libertés. Ce projet de loi institue ainsi un dispositif pérenne dotant les pouvoirs publics d’un champ d’action exceptionnel.
Les informations sur une nouvelle mutation du virus prépare actuellement les esprits à un 3e confinement. Et l’obligation de se faire vacciner pointe son nez, le jour même où l’Agence européenne des médicaments autorise la commercialisation du vaccin Pfizer-BioNTech. Jean Castex a annoncé que la vaccination débutera dans les 27 pays de l’UE les 27, 28 et 29 décembre.
On lit ainsi dans les motifs de ce projet de loi :
En sus des facultés associées à l’état de crise sanitaire, qui sont mobilisables sous l’état d’urgence sanitaire, le Premier ministre pourra recourir à des prérogatives de police administrative extérieures au domaine strictement sanitaire, comme le prévoit la loi actuelle : réglementation de la circulation des personnes, interdiction de la sortie du domicile, réglementation de l’ouverture des établissements recevant du public, limitation des rassemblements dans les lieux publics ainsi que toute autre mesure limitant la liberté d’entreprendre. La pérennisation de ce cadre législatif est l’occasion de confirmer l’exclusion de toute possibilité de réglementation des locaux à usage d’habitation et, d’autre part, de prévoir la possibilité de conditionner l’accès à certains lieux et l’exercice de certaines activités à la réalisation d’un dépistage ou à la prise d’un traitement préventif ou curatif, comme c’est le cas aujourd’hui par exemple pour les tests obligatoires avant un déplacement par transport aérien ou maritime.
On y lit au point 39 :
Le Premier ministre peut, le cas échéant dans le cadre des mesures prévues aux 1° à 5°, subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif. Le décret mentionné au deuxième alinéa du présent article précise l’étendue de cette obligation ainsi que ses modalités d’application s’agissant notamment des catégories de personnes concernées.
Délit de faciès : fichez-nous la paix avec la dialectique de la racisation obsessionnelle
Ce matin, sur France-Inter, une énième émission, post propos macroniens, sur les « délits de faciès » qui entraîneraient de trop nombreux et abusifs contrôles policiers. Du racisme donc.
Certes, on peut comprendre l’irritation de braves gens, arabes ou noirs, qui seraient contrôlés en raison de leur apparence physique. Soit !
Mais cela dit, est-il vraiment possible pour la police de faire autrement ? Faudrait-il contrôler beaucoup plus de blancs ou de jaunes, sans utilité, pour la seule exigence d’une égalité statistique avec les contrôlés arabes ou noirs ?
Bien évidemment, certes, que la majorité des noirs ou des arabes ne sont pas des délinquants. Mais tout de même, comment la police peut-elle agir autrement eu égard à la réalité que l’immense majorité des terroristes sont des islamistes ?
Ne suffit-il pas de regarder les photos et les noms des tueurs du Bataclan, de Charlie-Hebdo, du supermarché Casher, de Nice, et de Toulouse, et de Carcassonne, et des égorgeurs et des décapiteurs ?
Il y a bien sûr des exceptions et des terroristes jihadistes peuvent être des « blancs ».
Quant aux délinquants et criminels des « territoires perdus de la République », violeurs, dealers, incendiaires de voitures, qu’y faire si, pour l’heure, le plus grand nombre appartient à des ethnies à forte composante islamique et s’il y a les passerelles que l’on sait entre la délinquance et l’islamisme ?
Je n’ai pas entendu ce matin évoquer la question de l’attitude des policiers à l’égard des « jaunes ». Il semblerait que le nombre d’interpellés pour délits de faciès y soit infime. Macron ne s’est pas avisé de faire ce constat.
En revanche, on sait combien les paisibles habitants originaires d’Extrême-Orient de certains quartiers doivent se prémunir des rezzous racistes de délinquants parmi les populations voisines appartenant à l’oumma.
La proportion d’individus de race jaune en prison est faible. Les cultures confucéennes ou bouddhistes seraient-elles moins inspiratrices de délinquance et de violence que d’autres ?
Aussi est-il notoire que les « brebis galeuses » parmi les policiers y trouveraient moins souvent matière à « délit de faciès ».
La vérité, c’est que l’obsessionnelle racialisation de la plupart des débats de société dans les medias est devenue insupportable.
Qu’ils nous fichent donc la paix, ces antiracistes pour lesquels la race n’existe pas mais qui nous la mettent à toutes les sauces. Triste idéologie rassie que la leur !
Selon des chiffres officiels, en 2019, 63% des mis en cause pour des violences sexuelles et 93% des auteurs de vols simples dans les transports en commun en Ile de France sont de nationalités étrangères.

La liberté éducative face au droit européen et international
L’ECLJ publie une nouvelle étude sur : « Liberté éducative et droits de l’homme ».
Cette étude présente l’origine et l’interprétation du « droit des parents d’assurer l’éducation et l’enseignement de leurs enfants conformément à leurs convictions » garanti en droit européen et international. La lecture des discussions des rédacteurs de la Déclaration universelle et de la Convention européenne des droits de l’homme est particulièrement éclairante quant à leur intention initiale. Elle révèle comment les « pères fondateurs » de ces grands textes, au sortir de la guerre, ont voulu protéger les familles de l’emprise idéologique des États. Pour eux, le respect des « libertés familiales » est la condition à toute société juste et proprement libérale, et la meilleure protection contre la dérive totalitaire du pouvoir politique.
La seconde partie de cette étude porte sur l’interprétation et la portée qui ont été données à ce droit par la Cour européenne des droits de l’homme, s’agissant en particulier de l’instruction en famille. Elle montre comment le « pluralisme éducatif » est « essentiel pour la préservation d’une société démocratique » et pour le respect des libertés familiales. Cette étude démontre aussi « l’effet cliquet » de la CEDH, suivant lequel un État ne peut abroger un droit ou une liberté qu’il a librement reconnus dès lors qu’ils entrent dans le champ de la Convention, alors même que celle-ci ne contient pas l’obligation explicite de les reconnaître. Il en résulte que si la France n’était certes pas obligée de légaliser l’instruction à domicile, une fois cette liberté accordée le Gouvernement ne peut plus l’abroger de façon générale et absolue, ou arbitraire.
Enfin, une annexe présente une sélection de citations édifiantes des rédacteurs du « droit des parents » ; les références pertinentes de droit international ; ainsi que le droit en vigueur au sein des États membres du Conseil de l’Europe.
Il ressort de cette étude que la suppression de la liberté de l’instruction à domicile serait une régression grave de la liberté, contraire à l’intention de la plupart des rédacteurs de la Déclaration universelle et de la Convention européenne des droits de l’homme. Elle serait aussi contraire au choix opéré par la majorité des États européens.
L’étau se resserre autour de notre liberté de parole
Anne-Sophie Chazaud vient de publier Liberté d’inexpression, nouvelles formes de la censure contemporaine. Elle démonte la domination des outils de la censure, alors que la liberté d’expression voit son champ se réduire à vitesse grand “V” : livres de François Hollande déchirés en public, pétition pour demander le départ d’un journaliste, blocage d’université pour empêcher une intellectuelle de débattre, loi sur les fake news… Quelques décennies à peine après l’« interdiction d’interdire » de mai 68, la liberté d’expression est devenue la cible d’attaques très préoccupantes en France.
Anne-Sophie Chazaud montre que cette fragilisation tient à de nombreux facteurs qui, le plus souvent, loin de s’opposer, se complètent. Libéralisation et privatisation du marché de la censure, catéchisme bien-pensant devenu dominant, pudibonderie post-moderne selon le paradigme anglo-saxon de l’ « offense » victimaire, pression islamiste au besoin terroriste, intolérance du dogme néo-progressiste, rigidification de l’Histoire, groupes de pression identitaires ou sexuels, etc.
Elle décrypte ainsi la généalogie de la censure :
Il semble en l’occurrence que trois principaux phénomènes se soient conjugués pour former une redoutable machine infernale. La spécificité française est lourde tout d’abord d’un rapport volontiers liberticide à l’expression pour des raisons idéologiques qui trouvent leur fondement historique et leur légitimation tutélaire dans la célèbre formule révolutionnaire de Saint-Just : “Pas de liberté pour les ennemis de la liberté.” L’on assiste par ailleurs à une incontestable privatisation de la censure, sorte d’externalisation de l’inquisition par l’Etat aux bons soins des nouvelles ligues de vertu et de l’action militante. Enfin, le contexte actuel induit une instrumentalisation de la justice à des fins de jihad judiciaire sur fond d’activisme islamiste. Ces différents facteurs associés pèsent lourdement sur un climat tendu particulièrement délétère pour quiconque est attaché à la liberté.
Le trésor c’est la Tradition
Dans son traditionnel discours à la Curie romaine, le pape François est longuement revenu sur la crise que nous vivons actuellement, notamment la crise sanitaire. Extrait :
[…] Enfin, je voudrais vous exhorter à ne pas confondre la crise avec le conflit. La crise a généralement une issue positive alors que le conflit crée toujours une contradiction, une compétition, un antagonisme apparemment sans solution entre amis à aimer et ennemis à combattre, avec la victoire qui en découle d’une des parties. La logique du conflit cherche toujours les “coupables” à stigmatiser et à mépriser et les “justes” à justifier pour introduire la conscience – très souvent magique – que telle ou telle situation ne nous appartient pas. Cette perte de sens d’une appartenance commune favorise le développement où l’affirmation de certaines attitudes à caractère élitiste et de “groupes clos” qui promeuvent des logiques limitatives et partielles, qui appauvrissent l’universalité de notre mission. « Quand nous nous arrêtons à une situation de conflit, nous perdons le sens de l’unité profonde de la réalité » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 226).
Lire l’Eglise selon les catégories du conflit – droite et gauche, progressistes et traditionalistes – fragmente, polarise, pervertit et trahit sa véritable nature : elle est un corps toujours en crise justement parce qu’il est vivant, mais elle ne doit jamais devenir un corps en conflit avec des vainqueurs et des vaincus. Car, de cette manière, elle répandra la crainte, elle deviendra plus rigide, moins synodale et imposera une logique uniforme et uniformisante, bien loin de la richesse et de la diversité que l’Esprit a donné à son Eglise. La nouveauté introduite par la crise voulue par l’Esprit n’est jamais une nouveauté en opposition à ce qui est ancien, mais une nouveauté qui germe de l’ancien et le rend toujours fécond. Jésus utilise une expression qui exprime de manière simple et claire ce passage : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). L’acte de mourir de la semence est un acte ambivalent parce qu’il marque en même temps la fin de quelque chose et le début de quelque chose d’autre. Nous appelons le même moment mort-pourrir et naissance-germer car ils sont une même chose : nous voyons sous nos yeux une fin et, en même temps, dans cette fin se manifeste un nouveau commencement.
En ce sens, toutes les résistances que nous mettons à entrer dans la crise, en refusant de nous laisser conduire par l’Esprit durant le temps d’épreuve, nous condamnent à rester seuls et stériles. En nous défendant de la crise, nous faisons obstacle à l’œuvre de la grâce de Dieu qui veut se manifester en nous et à travers nous. Par conséquent, si un certain réalisme nous montre notre histoire récente seulement comme la somme de tentatives pas toujours réussis, de scandales, de chutes, de péchés, de contradictions, de court-circuits dans le témoignage, nous ne devons pas nous effrayer. Et nous ne devons pas non plus nier l’évidence de tout ce qui en nous et dans nos communautés est affecté par la mort et a besoin de conversion. Tout le mal, le contradictoire, le faible et le fragile qui se manifestent ouvertement nous rappellent avec encore plus de force la nécessité de mourir à une manière d’être, de réfléchir et d’agir qui ne reflète pas l’Evangile. C’est seulement en mourant à une certaine mentalité que nous réussirons à faire place à la nouveauté que l’Esprit suscite constamment dans le cœur de l’Eglise.
Derrière toute crise se trouve toujours une juste exigence de mise à jour. Mais si nous voulons vraiment une mise à jour, nous devons avoir le courage d’une disponibilité tous azimuts. Nous devons cesser de penser à la réforme de l’Eglise comme une pièce sur un vieux vêtement, ou à la simple rédaction d’une nouvelle Constitution Apostolique. Il ne s’agit pas de “rapiécer un vêtement” car l’Eglise n’est pas un simple “vêtement” du Christ, mais elle est son corps qui embrasse toute l’histoire (cf. 1 Co 12, 27). Nous ne sommes pas appelés à changer ou à réformer le Corps du Christ – « Jésus Christ, hier et aujourd’hui, est le même, il l’est pour l’éternité » (He 13, 8) – mais nous sommes appelés à revêtir d’un vêtement nouveau ce même corps pour qu’il apparaisse clairement que la grâce que nous possédons ne vient pas de nous mais de Dieu. En effet, « ce trésor, nous le portons comme dans des vases d’argile ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire appartient à Dieu et ne vient pas de nous » (2 Co 4, 7). L’Eglise est toujours un vase d’argile, précieux en raison de ce qu’il contient et non en raison de ce qu’il montre parfois de lui-même. Ces temps-ci, il semble évident que l’argile dont nous sommes faits est ébréchée, fissurée, brisée. Nous devons nous efforcer à ce que notre fragilité ne devienne pas un obstacle à l’annonce de l’Evangile, mais le lieu où se manifeste le grand amour dont Dieu, riche en miséricorde, nous a aimés et nous aime (cf. Ep 2, 4).
Pendant le temps de la crise, Jésus nous met en garde contre certaines tentatives pour en sortir qui sont au départ destinées à échouer, comme celui qui « déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement ». Le résultat est prévisible : le neuf sera déchiré parce que « le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux ». De la même manière, « personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves » (Lc 5, 36-38). L’attitude juste, en revanche, est celle du « scribe devenu disciple du royaume des Cieux [qui] est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien » (Mt 13, 52). Le trésor c’est la Tradition qui, comme le rappelait Benoît XVI, « est le fleuve vivant qui nous relie aux origines, le fleuve vivant dans lequel les origines sont toujours présentes. Le grand fleuve qui nous conduit au port de l’éternité » (Catéchèse, 26 avril 2006). Ce qui est “ancien” est constitué de la vérité et de la grâce que nous possédons déjà. Ce qui est “neuf”, ce sont les différents aspects de la vérité que nous comprenons peu à peu. Aucune manière historique de vivre l’Evangile n’en épuise la compréhension. Si nous nous laissons guider par l’Esprit, nous nous approcherons chaque jour davantage de la « vérité tout entière » (Jn16, 13). Au contraire, sans la grâce de l’Esprit Saint, on peut bien commencer à penser l’Eglise sous forme synodale mais qui, au lieu de faire référence à la communion en arrive à se concevoir comme une assemblée démocratique quelconque faite de majorités et de minorités. Seule la présence de l’Esprit Saint fait la différence. […]
La gouvernance par numéro vert
Avant, lorsque le gouvernement avait un souci, il créait une commission pour mieux l’enterrer. Aujourd’hui, il crée des numéros verts… Dernier en date, pour signaler les dealers : le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, demande à ses services de concevoir une plate-forme sur Internet qui permettra aux citoyens d’aider les forces de l’ordre à chasser les dealers.

Souvenez-vous : “Fermer les frontières n’est pas efficace, les virus n’ont pas de passeport”
En février dernier, face à avancé du virus, la France estimait qu’il ne fallait pas fermer les frontières. L’épidémiologiste Antoine Flahault justifiant sur une radio d’Etat :
Les travaux réalisés, plutôt pour le virus du sida, montraient que, dans les années 80, fermer les frontières, ce que voulaient ou préconisaient certains Etats, voire certains partis politiques, n’était pas efficace. Nous avons traité cette question d’une façon très scientifique, sans a priori, sans préjugé, et fermer les frontières n’est pas efficace. Ou pour que cela soit un petit peu efficace, cela nécessiterait une mise en oeuvre très compliquée à réaliser parce que les virus n’ont pas de passeport et peuvent passer les frontières.
Nous sommes au mois de décembre, et Jean Castex vient d’annoncer la fermeture de la frontière avec la Grande-Bretagne, en raison de la résurgence du virus :
Compte tenu du risque sanitaire nouveau, et dans l’attente de son évaluation, l’ensemble des flux de personnes du Royaume-Uni vers la France sont suspendus à partir de ce soir minuit, pour 48 heures, et pour tous les moyens de transport. pic.twitter.com/nvIfb41Ila
— Jean Castex (@JeanCASTEX) December 20, 2020
Et contre le virus de l’immigration, peut-on faire pareil ?
Marion Maréchal : “Le combat identitaire va être le grand levier de la recomposition politique”
Marion Maréchal a été longuement interrogée sur Atlantico. Extrait :
[…] S’il y a eu une recomposition de la vie politique depuis 2017, elle ne me paraît pas définitive. Jusque récemment, deux grands partis structuraient la vie politique française, le PS et le RPR. Dans ces deux partis, toutes les strates sociales étaient représentées. Au PS comme au RPR, vous aviez des ouvriers, des classes moyennes, des classes populaires, une partie de l’élite, une partie de la haute administration.
Cela contraignait ces partis à avoir une vision relativement globale de la société, à porter un projet qui puisse être équilibré pour tous et englober tout le monde. Avec la mort de ces partis, nous avons connu une recomposition totale des motifs de vote. Ce qui fait que les grands partis qui dominent aujourd’hui avec LREM et le Rassemblement National sont des partis qui sont construits sur une mécanique sociale. Une forme de lutte des classes s’est réinstaurée qui je trouve est absolument dramatique car la lutte des classes c’est la mort de la Nation. On ne mobilise plus les gens sur une vision commune de la société et de la Nation mais par rapport à leurs intérêts de classe, classe supérieure ou classe populaire. Et le drame, c’est que, sur ce constat Jérôme Sainte-Marie a raison, nous avons d’une part un bloc élitaire porté par Emmanuel Macron et regroupant une partie de la haute administration, une partie de la haute finance, des retraités et des cadres et de l’autre un bloc dit populaire que porte en partie le Rassemblement National mais qui est très disloqué puisque le bloc populaire est beaucoup plus hétérogène sur le plan idéologique, sur le plan social, sur le plan territorial. Tandis que le bloc élitaire est plus homogène socialement et son vote est moins éparpillé. Par ailleurs le bloc populaire s’abstient bien davantage que le bloc dit élitaire. Cette configuration se fait donc au bénéfice d’Emmanuel Macron qui se garantit un socle d’environ 25 % renforcé par des alliances quant le RN isolé tourne autour de 25-30 % sans réussir à réunir l’ensemble du bloc populaire ( objectif qui me semble utopique) ni à pénétrer le bloc élitaire.
Le problème, c’est que les partis en question au lieu d’essayer de casser cette structuration par classes sociales de la vie politique l’ont alimentée. Certains ont joué la campagne contre la ville, la métropole contre la France périphérique, les bourgeois contre les pauvres. C’est ce que fait Emmanuel Macron en jouant le progressisme contre le populisme qui n’est que la traduction dans sa bouche de la fracture entre les élites et le peuple.
Nous sommes dans une phase antinomique qui donne l’impression que nous ne pouvons pas réconcilier les gagnants et les perdants de la mondialisation.
Je pense pourtant que ces blocs peuvent être remis en cause aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que je suis absolument convaincue qu’une partie des CSP+, des cadres supérieurs, une partie des retraités, une partie de la haute administration peuvent se retrouver dans un discours national et identitaire. Le combat identitaire va être à mon avis le grand levier de la recomposition politique de ces prochaines années. Sur la question économique, je pense que l’on peut tout à fait défendre une forme de libéralisme entrepreneurial dans un cadre national préservé des excès de la compétition internationale. C’est là où à mon avis il y a un point d’équilibre à trouver qui peut rassembler une partie des électeurs de droite ayant voté Macron avec ceux de la droite populaire. Moins d’Etat à l’intérieur des frontières, plus d’Etat à l’extérieur, c’est la vision qui peut réunir des droites divisées.
Une fracture peut-être plus difficile à dépasser est celle qui s’est installée entre la France du public et la France du privé. Car il n’y aura pas de redressement de la France sans que nous soyons capables de rendre nos entreprises plus compétitives. La réponse est à la fois macroéconique et microéconomique. Comment baisser les charges qui pèsent sur les entreprises si nous continuons à entretenir voire à développer une bureaucratie, notamment une fonction territoriale obèse ? Comment continuer avec un Etat social qui par le poids qu’il a atteint (environ 700 milliards d’euros par an) est en train de rogner à la fois l’Etat régalien et l’Etat stratège en annihilant toutes nos marges de manœuvre budgétaires ?. Nous ne pourrons pas échapper à ces choix. Soit nous voulons un Etat nounou -avec toute l’administration qui va avec- et qui distribue des chèques à tout va, notamment aux populations issues de l’immigration et dans ce cas-là, il ne faudra pas se plaindre d’avoir moins de stratèges et moins d’Etat régalien. Soit on réduit l’Etat social notamment par les marges de manœuvre que nous pourrions regagner sur la question migratoire et de la fraude sociale. Et dans ce cas-là, nous nous donnons les moyens de reconstruire le régalien et l’Etat stratège. Mais il faut être lucide et ne pas faire de démagogie, cela veut dire remettre en cause une partie de l’administration publique et du périmètre du statut de la fonction publique. Si vous ne réduisez pas en partie les dépenses publiques vous ne pouvez pas espérer un peu libérer les énergies du privé.
La vraie fracture politique, celle autour de laquelle va finir par se réorganiser la vie politique française, c’est celle-ci. Nous devons définir un nouvel équilibre entre la France publique qui est évidemment nécessaire et la France privée, celle des forces vives de la Nation et de la création de richesses. Curieusement, c’est une tentation très française que de d’oublier que c’est le privé qui fait la création de richesse et qui permet de financer le public.
Hommage à Daniel Hamiche sur TV Libertés
Le 20 décembre, Terre de missions reçoit Guillaume d’Alançon, directeur de l’Institut pour la Famille en Europe, qui vient d’éditer un petit livre d’un moine bénédictin à un moine orthodoxe. C’est l’occasion de parler de ce qui a progressé dans les relations oecuméniques au cours des dernières décennies et de ce qui bloque encore.
Puis Guillaume de Thieulloy rend hommage à Daniel Hamiche. Journaliste catholique récemment disparu, Daniel Hamiche animait notamment la rédaction de l’Observatoire de la christianophobie et avait participé au lancement de Terre de missions.
Enfin Gregor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, présente son nouveau livre sur l’objection de conscience.
En Quête d’esprit : Pourquoi une Terre sainte ?
Aymeric Pourbaix reçoit la père Olivier-Thomas Venard, frère dominicain et professeur à Jerusalem, ainsi que les journalistes Bernard Lecomte et Véronique Jacquier :
Universalisme chrétien : un prêtre répond à Zemmour et Onfray
Un prêtre du diocèse de Valence réagit au dernier débat entre Eric Zemmour et Michel Onfray :
La souffrance des victimes de l’avortement
La Fondation polonaise “Pour le Droit à la Vie” met en ligne des courtes vidéos sur la réalité de l’avortement. Certaines sont sous-titrées en français, comme celle-ci sur la souffrance des enfants victimes d’avortement. Il faut préciser que certaines images et certaines descriptions sont difficilement soutenables – mais c’est, hélas, l’effroyable réalité de ce “crime abominable” que dénonçait Vatican II:
Les grilles de la liberté ou le Carmel dévoilé
Ces temps derniers, le Salon Beige a publié « A la lueur de la bougie, pistes pour discerner sa voie ». Aussi, nous allons vous proposer durant ce mois un voyage dans différents monastères. Ce voyage durera quelques instants, à chacun de le vivre en ouvrant son cœur, comme une invitation à approfondir notre lien avec le Christ, et pour certains, à tenter l’aventure monastique… Une neuvaine pourra aider.
Le chant d’un oiseau, un pas léger, un murmure. On pourrait dire que le visiteur qui pénètre dans la chapelle du carmel fait irruption dans une conversation… céleste. Tout est silence, et le moindre bruit résonne à l’infini. On dirait bien que le monastère est désert ; les sens font l’expérience de l’absence.

Hormis aux heures des offices, on pourrait se demander si une âme vit dans les bâtiments. Ah si ! Un semblant de vie, minérale celle-ci : l’eau sommeille dans le bénitier ; un autre, davantage visible la nuit, une flamme de bougie sur l’autel. Serions-nous à Gethsémani ? tandis que le sommeil avait gagné les corps engourdis des proches de Jésus, à l’agonie…
Dans sa contemplation des mystères du salut, Pascal écrit :
« Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde. Il ne faut pas dormir pendant ce temps‑là »
C’est ce qu’essaient de faire les carmélites, ces moniales dont la vie rapproche l’Ancien et le Nouveau Testament. Étonnante destinée d’un ordre monastique qui a pour fondateur le prophète Elie !
Blaise Pascal continue :
« Jésus au milieu de ce délaissement universel et de ses amis choisis pour veiller avec lui, les trouvant dormant, s’en fâche à cause du péril où ils exposent non lui, mais eux‑mêmes, et les avertit de leur propre salut et de leur bien avec une tendresse cordiale pour eux pendant leur ingratitude, et les avertit que l’esprit est prompt et la chair infirme. »
A une heure de faiblesse religieuse, nous sommes en Espagne au XVIème siècle, un trait de lumière traverse l’Ordre du Carmel. Deux plutôt, car Thérèse d’Avila n’est pas seule, Saint Jean de la Croix la soutient par sa prière, sa souffrance. Dans le cachot sombre où il réside, mis de côté -c’est peu de le dire- par ses frères carmes, il connaît à la fois l’incandescence de la souffrance et le triomphe de la lumière. La brutalité de sa mise au tombeau vif lui fait rencontrer le Christ qui ne dort pas. Lui non plus ne dort pas, d’ailleurs, qui souffre et offre pour ses frères, pour l’Eglise. Veilleur avant l’aube, il accueille le calice, le saisit avec le Christ, un avec Lui.
La grande Thérèse (d’Avila) en est sûre, Dieu fait tout et c’est lui qui nous sauve alors même que nous croyons être utile à quelque chose. Il veut seulement notre volonté et que nous accueillions dans l’amitié filiale sa présence qui fait en nous toute chose nouvelle, par l’inhabitation de la Sainte Trinité ; mystère d’oraison et de silence. Pour apprendre à entrer dans l’oraison.
« Jésus, pendant que ses disciples dormaient, a opéré leur salut » finit par conclure Pascal… « Je devais me désoler de dormir pendant mes oraisons et mes actions de grâce ; eh bien, je ne me désole pas… Je pense que les petits enfants plaisent autant à leurs parents lorsqu’ils dorment que lorsqu’ils sont éveillés… » ajoute la petite Thérèse (de Lisieux). Elle accueille les paroles du Verbe Divin : « Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur. Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé. » (Dt 6, 4-7)
Sans doute dormait-elle de temps à autre parce que l’ascèse de sa vie intimidait sa nature, elle qui par amour avait tout donné, si jeune, elle avait 15 ans. Oui Thérèse nous rejoint, elle nous tutoie comme elle tutoie le Christ, tellement l’amour étreint son âme. A nous qui tutoyons allègrement notre Dieu, sommes-nous si intimes avec Lui pour oser pareille familiarité ? Espérons que oui.
En tout cas, qu’on se le dise, il est un lieu où l’âme en silence tutoie l’Epoux Divin, c’est dans la paix de la cellule d’une carmélite. Mystère d’épousailles, trait de lumière qui pénètre le cœur et l’aimante vers l’amour, dirait sainte Thérèse d’Avila.

A 15 ans, Notre-Dame accueillait en elle l’embryon Jésus; un bel âge pour la maturité spirituelle. Et vous, jeune fille, qui aspirez au bonheur profond, à la relation idéale et parfaite, avez-vous songé au Carmel ? Savez-vous qu’entre ses murs resserrés, derrière les grilles entrelacées comme une tresse virginale, des âmes sont forgées par le feu du divin amour ?
Oui, les grilles du Carmel ne retiennent que ce qui freine la joie. C’était l’expérience de saint Louis Martin lorsqu’il rendait visite à sa reine Thérèse. C’était l’expérience de sainte Elisabeth de la Trinité qui osait dire : « J’ai trouvé mon Ciel sur la terre puisque le Ciel c’est Dieu, et Dieu c’est mon âme. »
PS : Voici quelques contacts de Carmels pour les aventurières, celles qui seraient prêtes à aller au bout du monde pour trouver l’amour de leur vie ou tout simplement faire une retraite :
Carmel d’Alençon : https://carmel-alencon.fr/
Carmel Notre-Dame de la Rencontre à Simacourbe – 05 59 62 90 21
Carmel de Cognac : 05 45 82 09 60
Carmel d’Ars : 04 74 00 71 24
Carmel de Saint Sever : 05 58 76 00 15
Carmel de Figeac : 06 14 32 05 51
Carmel de Lourdes : 05 62 94 26 67
Carmel de Créteil : 69 av Ceinture 94000 Créteil
Et pour les très grandes aventurières :
Carmel de la Theotokos et de l’Unité
Rue Saint-Joseph
Harissa
Liban
Tél. + 961 – 9 – 263889
Fax + 961 – 9 – 260792
Courriel [email protected]
Carmel de la Theotokos et de Saint Joseph
Kfarmasshoun – Jbeil
Liban
Tél. et fax + 961 – 9 – 738202.
Courriel [email protected]
Invitation de la sainte famille pour Noel
Que nous puissions ou non nous réunir avec nos proches cette année, nous ne passerons pas Noël seul. Si nous décidons de le passer dans l’étable de Bethléem, il y aura de la place pour tout le monde !
Nous sommes tous invités par la sainte famille à vivre ce moment de joie et de paix avec eux.
Le réveillon du 24 décembre : retrouvons-nous dans le silence rempli d’espérance de la crèche. Partageons l’attente joyeuse et fébrile qui devance la naissance de l’enfant avec Marie et Joseph. Accompagnons-les par nos prières et demandons leur de prier pour nous, dans nos attentes et pour tout ce que nous portons en nous, avec un Je vous salue Joseph, ou en commençant une neuvaine à la sainte Famille.
Le jour de Noël : Nous sommes invités à la grande fête qui réunit le Ciel et la Terre ! Fêtons la naissance du Christ et ressentons la joie du monde en vivant ce temps fraternel en communion de prière et d’esprit !
- Ce sont les anges qui sont venus nous annoncer cette naissance et ils viennent nous rejoindre là où nous sommes. Avec les anges, ce jour-là, prions et chantons le Gloria. Et envoyons chacun de nos anges former un chœur céleste à la gloire du Sauveur.
- Remplissons nos hottes de bénédictions et distribuons les comme autant de cadeaux à ceux qui sont prêts de nous – et à ceux qui sont loin -, pour le monde et pour tous les hommes !
Joyeux Noël à Bethléem et à bientôt autour de l’enfant Jésus !
Eric Zemmour face à Michel Onfray sur le génie français
Débat de très grande qualité, agréable à regarder :
Crèches et calvaires dans l’espace public
Voici l’émission de l’ECLJ sur RCF à propos des crèches et calvaires dans l’espace public et de la loi de 1905.
Deux sujets sont abordés :
- la décision du tribunal administratif de Rennes demandant la démolition du calvaire de Plorec-sur-Arguenon (Côtes d’Armor)
- la jurisprudence sur les crèches dans les bâtiments publics et sur les places publiques.
L’émission traite également des solutions à explorer pour maintenir les calvaires et les crèches dans l’espace public.
L’héritage pro-vie du président Donald Trump
Nicolas Bauer estime que l’héritage pro-life de la présidence Trump sera difficilement détricotable par l’administration Biden :
[…] Le 22 octobre 2020, 35 États des Nations-unies ont signé la Déclaration de consensus de Genève sur la promotion de la santé de la femme et le renforcement de la famille. Ces États de toutes les régions du monde ont été réunis à l’initiative des États-Unis, en marge de l’Assemblée mondiale de la santé à Genève (OMS). En s’appuyant sur le droit international, cette Déclaration rappelle que le droit à la vie est inhérent à la personne humaine, que l’enfant a besoin d’une protection spéciale avant sa naissance et que
« l’avortement ne devrait, en aucun cas, être promu comme méthode de planification familiale ».
La liste des signataires de ce texte s’allonge régulièrement depuis octobre et représente 20% de la population mondiale. Elle comporte trois pays du Conseil de l’Europe (Pologne, Hongrie et Géorgie), de nombreux États africains, des États arabes du Golfe, le Brésil, le Paraguay, la Biélorussie, l’Indonésie ou encore Nauru (Océanie). Cette alliance d’États très variés est exceptionnelle sur le plan géopolitique. Certains États signataires sont en effet fortement divisés entre eux sur d’autres sujets. C’est le cas par exemple des États-Unis et du Pakistan, du Soudan et du Soudan du Sud, ou encore de l’Arabie Saoudite et du Qatar. L’alliance actuelle de ces 35 États est prometteuse. Elle pourrait se renforcer et peser durablement aux Nations-unies. Joe Biden, qui compte s’opposer à cette Déclaration, ne pourra pas enrayer cette dynamique pro-vie à lui seul.
Au niveau fédéral, les nominations de juges pro-life par Donald Trump auront probablement la plus grande portée pro-vie à long terme. D’après l’avocat Jordan Sekulow,
« les juges qui sont nommés à vie dans les juridictions fédérales représentent l’un des héritages les plus durables de toute administration ».
En effet, tous les juges fédéraux sont nommés par le Président des États-Unis, avec l’approbation du Sénat. Cette nomination à vie (hors destitution ou démission) permet d’influencer l’interprétation de la Constitution sur des décennies.
Environ 250 juges fédéraux ont été nommés pendant le dernier mandat présidentiel, en particulier un quart des juges des cours de district (première instance) et environ 30% des juges des cours d’appel fédérales. Ces cours tranchent la grande majorité des litiges. Ainsi, après avoir été censurée par une cour de district, une loi du Tennessee interdisant l’avortement eugénique a été validée en appel. C’est un panel de trois juges, dont l’un nommé par Donald Trump, qui a donné raison à l’État du Tennessee fin novembre 2020.
Grâce à ces nominations, les défenseurs des enfants à naître peuvent au moins limiter la portée de l’arrêt Roe v. Wade, qui garantit depuis 1973 l’accès à l’avortement au nom du droit à la vie privée. Ils espèrent aussi obtenir de la Cour suprême des États-Unis une décision revenant définitivement sur cette jurisprudence. C’est aujourd’hui réaliste, car trois des neufs juges de la Cour suprême nommés par le président Trump affichent chacun de fortes convictions pro-vie : Neil Gorsuch (2017), Brett Kavanaugh (2018) et Amy Coney Barrett (2020).
Dans la misère de la crèche, le Christ enseigne que l’évangélisation consiste à mettre sa peau au bout de ses idées
Voici la chronique du père Danziec sur Noël, dans Valeurs Actuelles :
Le bonheur m’a souvent dilaté. Seule la souffrance m’a fait grandir. Si l’on en croit Gustave Thibon, les catholiques sortiront de 2020 plus grands qu’ils ne l’auront jamais été ces dernières années. En guise de troubles, de tourments et d’afflictions, il faut le dire, peu aura été épargné ces derniers mois à ceux qui se réclament du Christ.
À commencer par les troubles intérieurs de l’Église qui ne sont un secret pour personne. Luttes intestines entre ceux qui voient la défense des vérités authentiques du catéchisme comme le meilleur service à rendre à un monde déboussolé et ceux qui souhaitent, à l’inverse, mettre le corpus doctrinal (et moral) de l’Église à la page. Comme un symbole, l’ouvrage du cardinal Sarah et du pape émérite Benoît XVI, Des profondeurs de nos coeurs, défendant avec ténacité le célibat sacerdotal, a mis sous les yeux des croyants du monde entier que le combat de la foi se déclinait parfois plus vivement à Rome qu’en terre d’Orient, où les chrétiens sont pourtant persécutés.
Au-delà de ces troubles internes, qui peuvent paraître à certains des querelles d’initiés, les catholiques ont ensuite vécu de plein fouet les tourments d’un confinement inédit. À la pénibilité d’un cloisonnement contraint et aux inquiétudes liées à une crise sanitaire semblant annoncer une crise économique sans précédent, douleurs partagées par tous, devait s’ajouter la blessure d’être sevrés de l’essentiel : la messe, la semaine sainte, Pâques. Ce sacrifice inexprimable, parce qu’il touche l’intime, se trouvait accentué en ce qu’il était devenu inaudible et incompris par la masse. Et un sujet de division entre catholiques eux-mêmes. Terrible aveu d’un pays qui a cessé d’être chrétien, jusqu’à séculariser une partie des croyants.
Après les troubles et les tourments, l’affliction provoquée par l’attentat islamiste à Nice parachevait les souffrances d’une année à oublier. La décapitation et les égorgements de fidèles priant dans une basilique renvoyaient les catholiques à la réalité funeste du “dénislamisme” qui frappe ceux qui nous gouvernent et contamine, hélas, aussi des membres du clergé, au point de les empêcher d’offrir la clairvoyance que l’on serait en droit d’attendre d’eux.
Et si Noël 2020 rappelait finalement aux croyants cette vérité souvent oubliée, et pourtant si fondatrice : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive » (Marc 8, 34) ? Dans la misère de la crèche et la solitude de Bethléem, le Christ enseigne à l’humanité que l’évangélisation ne consiste pas à s’installer dans des chaussons mais à mettre sa peau au bout de ses idées. Surtout, l’Enfant Jésus nous rassure. Uni aux hommes dans le dénuement et la détresse, il semble leur murmurer : « Courage petit troupeau. […] Vous avez des tribulations dans le monde, mais prenez confiance, j’ai vaincu le monde. » (Luc 12, 32 et Jean 16, 33.) Déjà la chaleur des bergers, l’adoration des Mages et la farandole des santons préviennent les hommes de foi d’une vérité merveilleuse : l’espérance obtient tout. L’espérance a un visage. Et ce visage, c’est celui du Divin Enfant. Pour cette raison, au-delà de toutes nos inquiétudes, un Noël ne peut qu’être joyeux. Alors : joyeux Noël à tous !
Le mensuel La Nef fête ses 30 ans
La Nef, avec son numéro de décembre paru en début de mois, vient de fêter son 30e anniversaire. Ce n’est pas tous les jours qu’une publication fête un tel anniversaire !
Pour cette occasion, le PDF de ce numéro anniversaire est offert. Pour l’obtenir, il suffit de cliquer ICI et de le télécharger (attention, ce lien ne sera plus actif fin décembre).
Vous y trouverez les éditoriaux de Christophe Geffroy et Jacques de Guillebon sur ce trentième anniversaire, ainsi que les articles de Philippe Maxence, Mgr Marc Aillet et Mgr Dominique Rey sur le même sujet.
Du côté de l’actualité, Stéphane Courtois revient sur le centenaire du PCF, de quoi rafraichir la mémoire d’Audrey Pulvar :
Le @PCF aura bientôt 100 ans. Ce grand parti a tant compté dans l’histoire de l’émancipation et celle de la conquête des droits des travailleuses et travailleurs… La caricature dont il fait parfois l’objet résiste peu à l’examen des faits. Bon anniversaire cher.e.s camarades ! pic.twitter.com/UjNQfpPYXg
— Audrey PULVAR (@AudreyPulvar) December 17, 2020
Rod Dreher et Paul-Marie Coûteaux évoquent les Etats-Unis. Mgr Matthieu Rougé est interrogé sur son dernier ouvrage.
Le dossier du mois est consacré à la morale, avec les articles d’Yves Chiron, Christophe Geffroy, du Père Luc-Thomas Somme, de l’abbé Denis le Pivain et Denis Sureau.
Pour l’ouverture de son lycée à Meyzieu, Sainte-Marie Lyon innove dans son financement
Fondé en 1893, Sainte-Marie Lyon est un établissement scolaire catholique sous contrat. Il accueille 4 800 élèves, allant de la maternelle au bac+3, répartis entre quatre sites sur les communes de Lyon et La Verpillière (Isère) et prochainement Meyzieu (septembre 2021). L’établissement, qui emploie 300 enseignants et 250 collaborateurs, accueille tous les élèves et dispense un enseignement d’excellence, largement reconnu au travers de ses résultats au baccalauréat et aux concours d’entrée aux grandes écoles.
Sainte-Marie Lyon va ouvrir en septembre 2021 un nouveau lycée à Meyzieu. Le lycée accueillera 15 classes pour 500 lycéens dans un bâtiment de 5500m2. Le budget global (construction + équipements) est de 16M€. Sainte-Marie Lyon apporte 2M€ en fonds propres et emprunte 8M € pour cette opération. Le diocèse de Lyon et la Région Auvergne-Rhône-Alpes soutiennent l’établissement à hauteur 2 millions d’euros chacun. Enfin, il est nécessaire de collecter 2M€ par du mécénat privé pour mener à bien le projet.
Ainsi, Sainte Marie Lyon compte sur le financement participatif grâce aux dons et propose une offre innovante de prêt éthique et social à des investisseurs soucieux d’œuvrer pour le bien commun, sans négliger leur patrimoine.
Un prêt solidaire pour soutenir l’association familiale Sainte-Marie Lyon qui s’engage à des remboursements tous les 6 mois avec un taux d’intérêt annuel de 0,75% (sur 5 ans). Un bon moyen d’allier rendement et sens pour une épargne féconde.
Pour donner : https://www.sainte-marie-lyon.fr/faire-un-don-a-sainte-marie-lyon/
Pour prêter : https://www.credofunding.fr/fr/sainte-marie-meyzieu-5ans
Sainte-Marie Lyon répond à un appel de la Région Auvergne-Rhône-Alpes
L’école répond ainsi à un appel de la Région Auvergne Rhône-Alpes comme à celui des familles de l’Est lyonnais souvent démunies à cause de l’absence de lycée dans ce secteur. Plus de 300 familles ont déjà fait une demande d’inscription aujourd’hui, ce qui prouve si cela était nécessaire, l’attente impatiente des familles de voir ce lycée ouvrir. L’ouverture de ce lycée permettra d’offrir aux familles un nouveau lieu où transmettre le goût du travail et l’importance de la culture générale, un lieu de développement pour les jeunes dans toutes leurs dimensions, dans un cadre permettant une belle mixité sociale et dans une optique de complémentarité entre l’offre publique et privée.
Par ailleurs, le désengorgement des axes routiers résultant de la proximité de ce lycée avec le lieu de vie des familles et les normes HQE respectées lors de la construction permettent d’avoir un impact écologique fort.
Cette nouvelle implantation contribuera aussi au rayonnement et à l’attractivité du territoire et plus généralement à la dynamique d’aménagement du territoire en termes économique, culturel, social et d’urbanisme.
Mis à l’écart, le Pr Christian Perronne estime que la France d’aujourd’hui est digne de la Russie de Staline
Le Pr Fourtillan, interné en hôpital psychiatrique, vient d’être libéré : le juge des libertés de la détention a considéré que cet homme n’avait pas sa place à l’hôpital psychiatrique.
De son côté, le Pr Perronne a été démis de ses fonctions. Interrogé sur France Soir, il déclare que la France d’aujourd’hui est digne de la Russie de Staline :
Des pissenlits dans la Constitution, par référendum ?
Jean-Frédéric Poisson, dont le recours en référé-liberté contre les décrets autorisant le fichage sur les opinion vient d’être déclaré recevable et sera plaidé le 22 décembre, évoque aujourd’hui le référendum sur la Constitution :
Famille Lefèvre : la victoire en chantant
De Constance Prazel sur Liberté Politique :
Depuis mardi, la France jusque là engourdie par le coronavirus est en émoi : la famille Lefèvre a remporté la finale de l’émission « La France a un incroyable talent ». Dans le paysage sinistré de la culture dans notre beau pays, l’événement est de taille : une famille bien sous tous rapports, traditionnelle, avec un père et une mère dignes d’être inscrits dans la constitution hongroise, et six charmants petits et grands, catholique par surcroît, s’est distinguée à la télévision et a vu ses mérites célébrés sur une chaîne nationale à une heure de grande écoute, grâce à une émouvante performance familiale de chant choral.
Depuis la proclamation des résultats, dans la presse et sur les réseaux sociaux, c’est un déchaînement de toute part. De la part des familles cathos, qui s’émerveillent de ce que l’une des leurs soit passée entre les mailles du filet du système. De la part d’un ensemble non négligeable de gens aigris et fielleux, qui vitupèrent contre un choix qu’ils jugent médiocre et ringard, et qui s’indignent, précisément, de ce que le système ait laissé filer un tel poisson.
Beaucoup d’enseignements sont à tirer de cet épisode.
Dans l’ensemble, la programmation de l’émission cochait toutes les cases du politiquement correct : de l’anglais, beaucoup d’anglais, ce qu’il faut de noms issus de la diversité, de volonté de « casser les codes », pour être branché et à la pointe des combats du moment, entre les « Wesombe », les « Messoudi Brothers » ou la « Lemonade Dance Company » dansant « contre le racisme ». Mais il faut croire que tout cela ne fait pas rêver, et ne parvient pas à toucher les cœurs, à la différence de la voix pure des enfants Lefèvre, qui a permis de remporter cette belle victoire. Bien sûr, nous pouvons nous réjouir de la mobilisation en force du réseau catho et assimilé, qui a amplement voté pour les soutenir et les encourager. Il n’en reste pas moins qu’ils ont su, de façon inattendue, authentiquement toucher le cœur des jurés pourtant peu enclins à jouer une carte comme la leur, à l’image de la jazzwoman Marianne James.
La hargne dont font preuve les détracteurs des lauréats fait apparaître, en creux, le degré d’appauvrissement culturel auquel nous sommes parvenus. Ces critiques acerbes estiment que chanter comme cela n’est pas du talent. Ils peuvent oser ces jugements à l’emporte-pièce sans peur d’être contredits, car aujourd’hui plus personne ne sait ce que c’est que la culture des arts classiques et ce qu’elle représente de travail, de rigueur, d’exigence, d’intériorité. Elle a été remplacée par la culture du spectaculaire et de l’épate, à mille lieux des exercices ingrats, lents et patients de ceux qui exercent leur voix pour le chant lyrique. Chapeau bas aux Lefèvre d’avoir incarné cela, même si la performance de la finale fut réalisée dans des conditions difficiles, et qu’ils ont pu offrir en d’autres circonstances de meilleures prestations.
Néanmoins, il ne nous paraît pas suffisant de nous arrêter à cette victoire d’un soir, et il faut prendre garde de s’arrêter en si bon chemin. La famille Lefèvre a touché les cœurs par son caractère unique – trop unique, y compris et surtout dans nos milieux. L’idée n’est pas de former partout des chorales familiales, mais combien se soucient, chez les cathos, chez les conservateurs, de transmettre en profondeur à leurs enfants le goût du beau, et de leur donner les moyens de l’excellence ? Trop souvent, en la matière, on se limite à un honnête vernis sociologique (un peu de piano, c’est mignon quand on est petit), mais qui sautera joyeusement à l’adolescence, sous les coups de boutoir du jean, du rock de bas étage et de l’obsession d’être dans le vent. Combien estiment comme essentiel le fait de se battre pour proposer et incarner un modèle culturel alternatif, par rapport à la culture de gauche qui nous assaille et nous submerge ?
Selon nous, deux conclusions s’imposent et nous indiquent la voie à suivre. Premièrement, il faut (re)prendre conscience de la capacité de mobilisation des réseaux cathos / pro-famille survenue à cette occasion et en tirer profit. Ce plébiscite médiatique ne doit pas rester isolé : il nous prouve que nous avons les moyens, pour peu que nous le voulions, d’exercer une pression déterminée contre le rouleau compresseur médiatique, culturel, social qui veut nous faire croire que nous sommes minoritaires et en voie de disparition y compris sur le plan culturel. Deuxièmement, la victoire des Lefèvre vient apporter la preuve que la culture « de droite » a un potentiel fabuleux pour toucher les cœurs, quand elle s’assume comme telle et non quand elle se met à la remorque d’une modernité qui ne veut pas d’elle. La beauté classique n’est pas une affaire de mode, elle est un chemin d’éternité pour peu qu’on la serve pleinement. La beauté sauvera le monde… pas les crèches en matériaux recyclés, ni les chants liturgiques à la mélodie pauvrette et aux harmonies inexistantes, ni le rock de soirée. A nous tous de nous mettre à son service !
Nicolas Dupont-Aignan, ministre de la Défense d’Alain Juppé ?
On connaissait Nicolas Dupont-Aignan probable président de la république ou potentiel premier ministre de Marine Le Pen. On apprend ces derniers jours de la bouche du vice-président de Debout La France, qu’il aurait discuté avec Alain Juppé en 2016, quand ce dernier était donné comme vainqueur de la primaire de la droite et du centre, pour devenir son ministre de la défense en échange d’un soutien électoral :
Philippe Torre, avocat et vice-président de DLF jusqu’au 3 décembre, a une autre vision des choses : « Nicolas est sincère dans ses idées. Le problème, c’est qu’il a aussi sa gamelle : sa circonscription de l’Essonne et sa ville d’Yerres, qui votent largement Macron. » Torre soupçonne donc Dupont-Aignan d’avoir tourné le dos à Marine Le Pen pour préserver son électorat local.
Et pour pimenter un peu la situation, il compte porter lors du bureau national de jeudi une accusation censée, selon lui, prouver la duplicité du candidat : « J’ai appris qu’en juin 2016, pendant la primaire de la droite, Nicolas Dupont-Aignan était allé se vendre à Alain Juppé lorsque tous les médias le donnaient gagnant, en lui proposant son ralliement contre un poste de ministre de la Défense. Thierry Solère a servi de messager, il me l’a confirmé. Je respecte la personne et la stature d’Alain Juppé, mais il est le fossoyeur du mouvement conservateur et populaire créé par le général de Gaulle, qu’il a transformé en parti européiste et mondialiste. »
Il faut dire que cela ne tourne pas très rond au sein de DLF actuellement, on apprend que les positions au sein de DLF pour les régionales sont très variées entre autonomie, accords avec le RN ou alliance avec LR :
Le malaise couvait depuis plusieurs mois chez DLF, où la course en solitaire du double candidat à la présidentielle en exaspérait plus d’un. Les esprits se sont échauffés à l’approche des élections régionales, prévues en juin. « À part quelques groupies, tout le monde au bureau national veut sortir de l’isolement. Personne n’entend présenter à nouveau des listes autonomes aux régionales. Ça n’a plus de sens », assure Jean-Philippe Tanguy. L’ex-numéro deux ne supportait plus les zigzags de son mentor. Après avoir rallié Marine Le Pen entre les deux tours de la présidentielle en 2017, Dupont-Aignan avait finalement tourné le dos à un accord pour les législatives. Et en 2019, après avoir mis sur pied une alliance pour les européennes avec Jean-Frédéric Poisson, du Parti chrétien-démocrate, la députée Emmanuelle Ménard (épouse de Robert), ou encore le Centre national des indépendants et paysans (CNIP), il avait tout envoyé valser pour se présenter à la tête d’une liste autonome, qui a obtenu un piteux 3,5 %.
Les démissionnaires ne voulaient pas rééditer l’expérience aux régionales. Les cadres partis derrière Jean-Philippe Tanguy préfèrent des alliances avec Marine Le Pen (…) Signe du tiraillement chez DLF, d’autres lieutenants de Nicolas Dupont-Aignan lorgnent, eux, du côté de LR. Ou en tout cas vers les présidents de région jugés les plus compatibles, c’est-à-dire les plus à droite. C’est le cas en Auvergne-Rhône-Alpes, la région de Laurent Wauquiez, et en Pays de la Loire, présidée par Christelle Morançais, mais toujours supervisée par Bruno Retailleau
Nous avons vraiment la droite la plus bête et la plus égocentrique du monde.
Précisions sur l’appel du carmel d’Alençon
Nous avons relayé voici quelques jours un appel du carmel d’Alençon, mais il n’était pas très clair: contrairement à ce que nous avions compris, le déménagement avait déjà eu lieu, et l’appel portait sur la construction d’une nouvelle chapelle. Les carmélites nous demandent de publier ce tract de présentation qui précise mieux le projet (pour l’ouvrir, cliquez sur le lien):
Manifestation provie à Lyon, pour dénoncer la suppression de la clause de conscience des médecins
Comme annoncé, des Lyonnais ont manifesté pour le respect de la vie hier soir :


L’audace du gouvernement quand il s’agit de nous infliger des “gestes frontières” contraste avec le laxisme pratiqué à l’égard des islamistes
Philippe de Villiers a été longuement interrogé dans Valeurs Actuelles. Extraits :
[…] L’impéritie de nos gouvernants, censés mener, sous les ordres de M. Macron, deux guerres à la fois, tourne au flagrant délit d’incompétence… Cette impéritie affleure dans le traitement différentiel des deux virus, le coronavirus et le virus islamiste. Le premier relève de la sécurité sanitaire : pour protéger la population de cet ennemi viral, au nom du « nous sommes en guerre » , on a choisi de nous assigner à résidence, d’inventer la fameuse frontière domestique. On a fait dans le raffinement des mesures liberticides, jusqu’à verbaliser les simples promeneurs, on a mis à plat l’économie, déchiré les tissus conjonctifs de la France industrieuse. Chacun aura compris que la protection sanitaire était jugée plus importante que toutes nos libertés.
Face à l’autre virus – le virus islamiste -, qui relève d’une véritable agression invasive, on a refusé de prendre des mesures qui relèvent du domaine de la guerre, au motif qu’elles pourraient être jugées liberticides, au sens des maniaques du juridisme, c’est-à-dire qu’elles pourraient être exposées à la censure juridictionnelle. Ainsi se retient-on de toucher au regroupement familial, aux 500 mosquées islamistes, etc. On récuse la chaîne fatale, qui est pourtant une évidence à portée d’un gosse de 10 ans : l’immigration est le terreau de l’islam, qui est le terreau de l’islamisme, qui est le terreau du terrorisme. Et on n’ose pas se donner les moyens de garantir la sécurité physique des Français. L’audace du gouvernement quand il s’agit de nous bâillonner dans la rue et de nous infliger des “gestes frontières” dans notre quotidien contraste avec le laxisme pratiqué à l’égard des islamistes. On ne protège pas nos frontières extérieures, on sanctuarise le droit d’asile… La France est devenue un caravansérail, pis, le carrefour planétaire des assassins de la civilisation.
[…]
Nous sommes gouvernés par une bande d’amateurs : le titre de Die Zeit est le mot juste : nous vivons en Absurdistan. L’Absurdistan, ce n’est pas seulement la bureaucratie sanitaire, c’est également le fait de prendre un marteau-pilon pour écraser une mouche. Au bon sens, nos autorités ont préféré l’absurde. Absurde, la tentation saint-simonienne de l’hygiénisme d’État qui met les savants au pouvoir – les politiques font désormais de la médecine et les médecins de la politique, depuis que M. Macron a remis les pleins pouvoirs, le 11 mars dernier, au maréchal Delfraissy, qui a fait don de ses erreurs à la France… Absurde, le primat de la survie sur la vie. Absurde, le confinement généralisé des bien-portants. On dit parfois que le confinement est d’inspiration médiévale, c’est faux. Au Moyen Âge, on confinait les mal-portants par la quarantaine et le lazaret, aujourd’hui on confine les bien-portants. Absurde, l’infantilisation de la parole publique, qui configure la famille à Noël, décrète les parts de gâteau, la vente des sapins et invite Papi et Mamie à manger à la cuisine. Absurde, la traque inouïe des attestations orwelliennes quand on veut sortir de chez soi. Absurde, la dialectique des “essentiels” et des “non essentiels” – ce sommet anthropologique d’une angoissante préfiguration de la société posthumaniste où les uns ont le droit de vivre et pas les autres.
