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Syrie : entretien croisé avec Richard Haddad et Antoine de Lacoste

Antoine de Lacoste et Richard Haddad évoquent la situation de la Syrie dans un nouvel entretien croisé publié sur Boulevard Voltaire :

Où en est la Syrie, aujourd’hui ?

Antoine de Lacoste : La Syrie va mal. Certes, grâce aux Russes et aux Iraniens, elle a gagné une guerre terrible contre la plus grande coalition islamiste internationale organisée depuis l’apparition du terrorisme. Il était essentiel que Daech, Al-Nosra et autres ne l’emportent pas, car cela aurait signifié la fin définitive des chrétiens d’Orient. De plus, une telle victoire aurait galvanisé l’islamisme sunnite dans le monde entier.

Mais le prix à payer est dramatique. Outre les morts, les destructions et les exilés, la Syrie étouffe sous les sanctions américaines. Car non contente d’avoir, par le biais de la CIA, soutenu les islamistes plusieurs années de suite, l’Amérique a mis en place un arsenal de sanctions très dures. Même les Européens aimeraient un adoucissement car c’est d’abord le peuple syrien qui souffre : aujourd’hui, la famine menace, comme en Irak il y a quelques années dans les mêmes conditions et pour les mêmes raisons fallacieuses.

Richard Haddad : La Syrie est aujourd’hui un pays occupé avec un régime sans réel pouvoir. En effet, le clan Assad ne doit sa survie qu’aux troupes russes sans lesquelles les islamistes auraient gagné la guerre. Mais la Syrie est aussi occupée par la  au nord, par des milices chiites libanaises et quelques Gardiens de la révolution iraniens au sud. Le pays est détruit, n’a plus d’infrastructures, son économie ne se relève pas faute d’investisseurs (ses alliés ne veulent pas investir un centime en Syrie).

Le président Bachar el-Assad vient d’être réélu. Dans quelles conditions ?

Richard Haddad : Cela fait des décennies qu’il y a des parodies d’élections présidentielles en Syrie où les Assad sont élus avec un score qui varie entre 95 % et 98 %. La Syrie est dirigée à la soviétique depuis 1970, donc c’est le parti unique qui détient le pouvoir, le parti Baas, et, en bon élève de l’ex-URSS, il organise des élections avec de pseudo-opposants et un candidat officiel… En réalité, la population syrienne à 70 % sunnite est violemment opposée au régime (tenu par un clan appartenant à une secte minoritaire de l’islam) et est devenue majoritairement islamiste. Face à cette réalité, les Syriens ont le choix entre un régime fondamentaliste musulman ou une dictature d’un clan mafieux. Faute de trouver un remplaçant fiable à Bachar el-Assad, les Russes, qui n’apprécient guerre son clan et encore moins le personnage pour lequel ils ont un grand mépris, le soutiennent sans grand enthousiasme. Il faudrait, un jour, que l’Occident admette que la démocratie telle qu’il la conçoit n’est pas un modèle applicable partout dans le monde. Il faut donc appeler les choses par leur nom, en l’occurrence les dictatures, sans jugement de valeur.

Antoine de Lacoste : Ce n’est pas cette élection qui est importante. Il fallait qu’elle se tienne pour respecter la Constitution, mais l’essentiel n’est pas là. De toutes façons, il n’y pas d’opposition « modérée » en Syrie, chacun le sait. Il fallait être aveugle ou hypocrite pour s’imaginer qu’un processus démocratique allait suivre le départ éventuel de Bachar el-Assad. C’était lui ou les islamistes, c’est ainsi. D’ailleurs, toutes les minorités ont soutenu l’effort militaire syrien : alaouites, chrétiens, même les Druzes à des degrés divers. Quant aux sunnites, qui représentent 70 % de la population, ils se sont coupé en deux : pour simplifier, les ruraux ont rejoint les islamistes et les citadins sont restés fidèles à Bachar. Ce sont des subtilités que nos médias choisissent d’ignorer, préférant le slogan commode et stupide : « Bachar, l’homme qui tue son propre peuple. » Si c’était vrai, il aurait rapidement été vaincu. S’il a gagné, c’est grâce aux Russes et aux Iraniens, certes, mais aussi parce que les Syriens savaient bien ce qui les attendait en cas de départ de Bachar.

Quels sont les rapports de forces entre les puissances qui occupent actuellement la Syrie ?

Richard Haddad : Les relations sont très tendues entre les trois occupants de la Syrie. Ils sont tous officiellement alliés mais n’ont pas la même stratégie ni les mêmes intérêts sur place. Les Turcs soutiennent les islamistes et les accueillent sur le territoire qu’ils occupent au nord. Les Russes voient d’un très mauvais œil la présence iranienne en Syrie et considèrent, à juste titre, qu’elle parasite leur victoire sur les islamistes et leurs efforts en faveur d’une réhabilitation du pays sur le plan international et arabe. Des accrochages ont, d’ailleurs, souvent lieu entre les troupes russes et les milices pro-iraniennes sur le territoire syrien. Par ailleurs, l’état-major russe autorise régulièrement l’aviation israélienne à survoler l’espace aérien syrien qu’il contrôle afin de bombarder des convois d’armes iraniennes transitant par la Syrie vers le Liban. Les Iraniens ont même accusé à plusieurs reprises les Russes d’avoir communiqué les positions de ces convois aux Israéliens.

Antoine de Lacoste : Il faut d’abord distinguer les puissances qui occupent la Syrie de celles qui sont venues à son invitation. L’Iran est présent depuis le début de la guerre car la grande puissance chiite ne pouvait accepter que la Syrie tombe dans l’escarcelle d’islamistes sunnites. Son soutien militaire, et celui du Hezbollah chiite libanais, engagé à la demande de l’Iran dont il dépend, a été décisif au début de la guerre. Puis la Russie est venue sauver son allié en 2015, alors que le front nord-ouest s’effondrait. Russes, Iraniens et chiites libanais sont donc présents en Syrie mais ne l’occupent pas.

Ce n’est pas le cas des autres : l’Amérique tout d’abord, intervenue pour aider les Kurdes contre Daech. Elle occupe tout l’est de la Syrie, au-delà de l’Euphrate, et protège ainsi une forme d’autonomie kurde. Elle en a profité pour accaparer le pétrole syrien. Les Américains ont également construit une grande base dans le sud, le long de la frontière jordanienne. Tout cela en toute illégalité, bien sûr.

La Turquie a profité du blanc-seing américain pour envahir le nord de la Syrie afin de contrer les Kurdes et s’est également installée dans la province d’Idleb, au nord-ouest. Son armée cohabite avec des milices islamistes à sa solde et d’autres non, comme Hayat Tahrir al-Cham, successeur d’Al-Nosra.

Ce sont les Russes qui ont obligé les Turcs à s’arrêter. Sans la Russie, la Syrie pourrait être aujourd’hui une province turque !

Tout cela est bien complexe et l’avenir est très incertain. Mais une chose est sûre : les islamistes ont perdu la guerre et l’on peut dire merci à Poutine.

Pour les LGBT, il n’y en aura jamais assez : zéro pour Macron

Dans une enquête commandée en préalable à la Gay Pride, l’Association des familles homoparentales s’en prend au « bilan d’Emmanuel Macron sur la question des droits des personnes LGBT+ », lui adressant un « Zéro pointé ». Malgré tout ce qu’a fait l’équipe LGBT du gouvernement Macron, au mépris des Français qui s’étaient exprimés contre l’extension de la PMA, le lobby LGBT estime que ce n’est pas suffisant. C’était bien la peine de se coucher devant ses exigences. Elles ne sont jamais satisfaites :

Il est vrai que le quinquennat de l’actuel président n’a pas convaincu en matière de lutte contre les discriminations à l’égard des personnes LGBT+. En dotant la DILCRAH d’un budget d’à peine 6,5 millions d’euros de crédits d’intervention et dès lors que cette institution a pour objet de lutter contre toutes les formes de discrimination dont le racisme, il était clair qu’aucune action véritable à vocation nationale ne pourrait être engagée pour endiguer la haine à l’égard des personnes LGBT+. Pourtant la DILCRAH dispose de tous les atouts nécessaires pour devenir un acteur de premier plan pour la lutte contre la haine anti-LGBT, il conviendrait de déployer un budget conséquent afin que ses actions puissent avoir une réelle portée nationale.

Mais, au-delà, le gouvernement n’a pas fait montre d’un souhait véritable de corriger les discriminations existantes. Il n’a ainsi pas cru bon, dans sa réforme du congé d’accueil et de paternité de l’enfant, de supprimer la discrimination tenant au genre des parents : la conjointe salariée de la mère légale bénéficie du congé, alors que le conjoint salarié du père légal en demeure exclu.

La loi ouvrant la PMA aux femmes lesbiennes et célibataires, promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron, aurait dû entrer en vigueur en début de mandature.

Le vote final sur ce projet de loi n’interviendra finalement que dans les derniers mois de celle-ci et de manière incomplète :

-Pour les couples de femmes, nous nous félicitons de la création d’une modalité d’établissement de la filiation fondée sur l’engagement parental : la Reconnaissance Conjointe (RC), seule modalité permettant d’instituer, sans aucun déni de la grossesse ni de l’accouchement, une véritable égalité entre la mère qui accouche et celle qui n’accouche pas. Il est cependant possible de très vivement regretter que cette nouvelle modalité d’établissement de la filiation, que l’avant-projet du gouvernement avait envisagée d’appliquer à l’ensemble des familles issues de don, ait été restreinte aux seuls couples lesbiens. Telle qu’elle sera votée, la loi continuera en conséquence de priver les enfants nés d’un don au sein des couples hétérosexuels de la garantie de pouvoir exercer leur droit d’accès à leur dossier médical et à leur origines, alors que de ces droits sont simultanément consacrés par cette même loi.

Nous continuons à réclamer

– l’extension de la RC aux couples de sexe différent qui, en recourant à un don, fondent leur famille exactement de la même façon que les couples de femmes.

-la faculté pour les parents de décider, d’une part, s’ils souhaitent choisir eux-mêmes leur donneur ou s’ils préfèrent confier ce choix à des médecins et, d’autre part, s’ils souhaitent être appariés ou non.

-le droit à la technique de la FIV-ROPA (Réception des Ovocytes de la PArtenaire) revendiquée par les couples de femmes. Il en va de même des personnes transgenres, qui doivent pouvoir, sans discrimination, être prises en charge en PMA pour concevoir à l’aide de leurs propres forces procréatrices, et devenir pères ou mères en accord avec leur identité de genre figurant à l’état civil.

Olivier Véran est attendu en PACA pour coller les affiches de Renaud Muselier

Une colistière de Valérie Pécresse partisane de la dénatalité

En 9e position sur la liste de Pécresse, en Val de Marne, on trouve Marie Eve Perru. Laquelle était citée dans cet article pour promouvoir la dénatalité.

Marie-Ève Perru, coresponsable de l’association Démographie responsable, militante pour une baisse de la population mondiale déclarait :

« Mais il faudrait, idéalement, se limiter à deux bébés et leur insuffler une conscience écologique… Cette dernière ne doit pas s’éteindre face à ceux qui élèvent leurs enfants sans se préoccuper de leur devenir ni de celui de la planète. »

« Il faudrait inverser les dispositifs fiscaux et les aides diverses, pour cesser de pénaliser les couples qui n’ont pas d’enfant et, inversement, ne plus avantager ceux qui en ont plus de deux. »

Rapport Matic : une résolution pro-mort au Parlement européen

Agathe Villain, Chercheur associé à l’ECLJ, a été interrogée dans l’émission ROCK RACHON de TVP Polonia le 9 juin pour parler de la résolution Matic :

Ludovine de la Rochère face à Coralie Dubost : Avons-nous vraiment besoin d’un père ?

C’est tout de même lunaire d’avoir besoin de défendre l’idée que tout enfant a besoin d’un papa.

On ne présente plus Ludovine de La Rochère. Quant à Coralie Dubost, député de La République en marche (LREM), elle occupe les fonctions de présidente déléguée du groupe LREM chargée du travail législatif :

50 nuances de droite : Patriote ? Réactionnaire ? Conservateur ? Populiste ? Droite républicaine ?

Eric Zemmour dans Face à l’info :

« Les fascistes sont à Gauche. Benito Mussolini, inventeur du fascisme, était à gauche, c’était un socialiste… Puis, Hitler et ses lois sociales pour les ouvriers allemands… Les SA… Ce sont des gens de gauche qui veulent détruire le capitalisme…»

«Les héritiers de mai 68 sont des conservateurs dans le sens où ils veulent conserver leur pouvoir et leur système de vie»

« Je suis avant tout Patriote. C’est l’amour de la France qui me définit et me motive.»

Grégory Soodts : « remettre le réel au centre de nos vies, en créant une média géré depuis la terre »

Grégory Soodts, producteur de l’émission mensuelle Pour que vive le beaujolais (PQVLB) explique sur Le Rouge et Le Noir :

[…] Il semblait de plus en plus évident que les informations hors-sol nationales étaient vraiment déconcertantes d’irrationalité et anxiogènes. Or, en mettant tout cela en perspective via le prisme du local, cette peur n’avait plus de prise car on voyait bien que la réalité était nettement plus belle, moins dramatique ! Le bon sens de la Doctrine sociale de l’Eglise s’est offert à nous via la promotion d’une économie de proximité axée sur les circuits courts. Celle-ci était toujours empreint de bon, du bon et du vrai, une véritable et naturelle évangélisation de la culture !

Quels sont les retours du public sur votre chaîne ?

Globalement ils sont enthousiastes ! Mais ce qui est merveilleux, c’est qu’il n’existe pas de profils, au contraire, nous sommes très étonnés de voir les remerciements et félicitations, pouvant aussi bien provenir d’un vigneron, d’une personne âgée, d’une organisation socioprofessionnelle ou alors du député local, toutes sensibilités confondues. Je pourrai presque dire que, même si n’y avait pas de diffusion, le simple fait de rencontrer les personnes chez elles est déjà l’occasion de magnifiques rencontres et à suscité de chaleureux remerciements !

Les municipalités sont également très favorables, car nous sommes à leur service, et les interviews ou reportages sont vraiment l’occasion de briser la glace et de casser les préjugés les uns sur les autres.

Quels sont vos projets à venir ?

L’émission à suscité la création d’une équipe pour élargir les possibilités d’actions au service de la culture : l’association « pour que vive le Beaujolais » est ainsi née ce printemps : elle vise également à trouver les fond pour commencer à professionnaliser l’émission, tant au niveau technique (achat de meilleur matériel), qu’humain (souhait d’embaucher un permanent à mi-temps). En effet nous voyons actuellement les limites du bénévolat si nous voulons pérenniser l’émission existante et aller vers une chaîne.

Concernant la future rentrée de l’émission, en plus de l’amélioration technique, nous voulons ajouter des rubriques, qui pourraient à moyen terme devenir des émissions à proprement parler. Par exemple nous songeons à une rubrique cuisine, avec des chefs de restaurants locaux, bien sûr toujours agrémentés de vins issus du terroir local !

Nous voulons également avoir des personnalités nationales, pour élargir notre auditoire : à ce sujet, nous pourrions avoir quelques belles surprises dès la rentrée mais pour l’instant… Chut !

Une émission est en réflexion : la découverte d’une ville où d’un village local, dans un format de 2 ou 3 minutes, mêlant grande et petite histoire, le tout de manière ludique et inattendue.

Enfin personnellement, une émission politique me plairait beaucoup, car nous pourrons y poser avec courtoisie mais franchise des questions qui nous paraissent importantes et qui ne sont pas forcément posée par les médias classiques. Pourquoi ne pas animer un groupe d’interviewers représentant le tissus local qui questionnent un ou plusieurs élus ?

Vous voyez, cela semble être le début d’une belle aventure, mais surtout l’expression d’un désir de remettre le réel au centre de nos vies, en créant une média géré depuis la terre…

La coopération du gouvernement hongrois avec les églises a permis de réduire le nombre de divorces et d’avortements

Lu sur Ifamnews :

La coopération du gouvernement hongrois avec les églises a permis de réduire considérablement le nombre de divorces et d’avortements dans le pays. La Ministre hongroise de la Famille, de la Jeunesse et des Relations Internationales et Vice-Présidente du Fidesz, Katalin Novak, l’a annoncé lors d’une conférence chrétienne lundi, écrit Remix News.

M. Novak a souligné que pour les Européens, le christianisme n’est pas une question de choix, mais de prédestination, et qu’en Hongrie “ils ne se sont pas contentés de proclamer et de parler d’une sorte de renouveau chrétien, mais ont décidé de prendre des mesures décisives au nom du gouvernement.”

Ainsi, selon les données d’Eurostat, de tous les pays de l’Union Européenne, c’est la Hongrie qui consacre la plus grande partie de ses fonds au soutien des églises et des établissements d’enseignement religieux. Au cours des dix dernières années, le nombre de citoyens hongrois qui soutiennent l’Église avec 1 % de leur impôt sur le revenu a augmenté de 400 000, le nombre de baptêmes a inversé la tendance à la baisse, les mariages religieux ont augmenté et un demi-million d’enfants se sont inscrits à l’enseignement religieux. En outre, a ajouté M. Novak, l’État a doublé le nombre d’institutions éducatives confessionnelles dans lesquelles fonctionnent des crèches, des jardins d’enfants et des écoles, et par conséquent le nombre d’enfants qui les fréquentent.

Selon elle, depuis 2010, de plus en plus d’enfants hongrois naissent dans le cadre du mariage, le nombre d’avortements dans le cadre du mariage a presque diminué de moitié, et le nombre de naissances illégitimes a diminué de deux tiers. Dans le même temps, le taux de divorce est le plus bas depuis 60 ans. Katalin Novak a également évoqué l’introduction de l’éthique religieuse dans le système d’enseignement public, la restauration de 3 000 églises et la construction de 130 nouvelles. Elle a souligné qu’aucune église n’a été fermée ou transformée en centre commercial.

Les LGBT « agissent comme la Gestapo. Ils fliquent tout le monde »

Famille chrétienne dénonce l’idéologie LGBT, qui a envahi les établissements scolaires :

En 2015, [l’Education nationale] a lancé une première campagne de sensibilisation dans les collèges et lycées aux discriminations contre les LGBT. En 2019, la campagne « Tous égaux, tous alliés » s’accompagne de tracts qui invitent les élèves à se faire les alliés des LGBT et à veiller aux propos ou attitudes « LGBTphobes ». Les associations qui interviennent pour parler de sexualité sont de plus en plus militantes : parmi elles, SOS homophobie, le Planning familial, ou encore Au-delà du genre, « qui accompagne les personnes trans ». Le souci légitime que les jeunes ne soient pas maltraités à cause de leur « orientation sexuelle » a fait place à une véritable propagande qui détruit l’existence même des identités sexuelles.

À Lille, par exemple, au lycée Angellier, la fondation Le Refuge est intervenue le 25 mars dans le cadre d’une journée de formation LGBT. Auparavant, une exposition se tenait dans le hall, où on pouvait lire que l’hétéronormativité « structure la société en hiérarchisant la société ». […]

Les élèves sont nombreux à se plaindre que la propagande LGBT ait envahi leurs cours, comme Thomas, en terminale dans un lycée public d’une petite ville de l’ouest de la France.

« En anglais, depuis la quatrième, en boucle et en boucle, on ne parle qu’inclusion, diversité, sexisme, féminicide, raconte-t-il. En géopolitique ? « La place des femmes » ; en spécialité Humanités et philosophie ? « L’émancipation féminine », et le professeur a « réussi à associer l’item les métamorphoses du moi au transgenre ». »

[…] Au CDI,

« on a, en entrant, des drapeaux LGBT et, sur chaque porte du couloir, des feuilles imprimées sur l’évolution des droits LGBT et trans ».

La propagande est relayée par les lycéens eux-mêmes, et surtout leurs délégués.

« Les CVL [conseils des délégués pour la vie lycéenne, Ndlr] sont une dizaine, dont quatre lesbiennes, et deux gays, et ils agissent comme la Gestapo. Ils fliquent tout le monde sur ces questions. Ils vous dénoncent aux CPE et directeurs si vos propos sont non conformes. »

Fin mai, ils ont organisé un jeu et fait gagner des préservatifs multicolores aux lycéens. L’administration partage la même obsession.

« En quatrième, on nous avait fermé les toilettes des garçons. J’avais utilisé celles des filles, raconte Thomas. Un surveillant m’avait vu, j’ai eu un jour d’exclusion. J’étais identifié comme un agresseur potentiel. Un an après, la directrice du collège a fait construire des toilettes mixtes ! »

Sans doute pour ne pas discriminer les élèves qui s’identifient trans.

[…] selon Alain, chef d’un établissement privé du sud-est de la France, les programmes scolaires favorisent ce militantisme. Certaines parties de ces derniers

« n’ont plus de visées scientifiques mais des visées dites citoyennes ou éducatives, en fait idéologiques. Par exemple, le programme de 2009 de l’option droit en filière littéraire impose l’homoparentalité, alors qu’elle n’a pas d’existence juridique ; le programme de SVT de première ES en 2012 expose l’orientation sexuelle comme seule construction sociale et personnelle ; et les nouveaux programmes de lettres et d’histoire de 2020 inondent les élèves de la voie professionnelle avec des considérations sur le genre ou les discriminations ».

[…] Constance, mère d’un garçon de 12 ans, envisage même de scolariser celui-ci dans le public.

« Tous les jours, quelque chose l’a heurté, un camarade qui regarde du porno dans la cour, un autre qui le traite d’homophobe. En SVT, ils ont fait des exposés sur les moyens contraceptifs. En EMC ou en anglais, ils ont eu des cours sur les discriminations avec comme exemple le fait de ne pas applaudir si quelqu’un est gay, ou transgenre. »

Constance en a parlé au directeur. Pour lui,

« expliquer aux enseignants qu’il faut traiter ces sujets de façon différente est inaudible. À demi-mot, il nous a dit qu’il risquait de perdre son poste s’il avait un mot là-dessus. Que ces sujets sont au programme. Mais quand on feuillette le manuel histoire-géo, on voit que les cours d’EMC ne vont pas aussi loin. »

On comprend que la Hongrie veuille préserver sa jeunesse de cette propagande. Dans une déclaration, 13 pays expriment leur « profonde inquiétude » quant à l’adoption, par le Parlement hongrois, d’un texte interdisant la « promotion » LGBT auprès des mineurs. La France a, par la voix de son secrétaire d’Etat aux affaires européennes, le LGBT Clément Beaune, « regretté » le refus de l’UEFA de permettre l’illumination du stade de Munich aux couleurs de la communauté LGBTQIA+ pour le match Allemagne-Hongrie.

La déclaration a été signée par les Pays-Bas, le Luxembourg, la France, l’Allemagne, l’Irlande, l’Espagne, le Danemark, la Finlande, la Suède, ainsi que les trois pays baltes.

« Nous demandons instamment à la Commission européenne, en tant que gardienne des traités, d’utiliser tous les outils à sa disposition pour garantir le plein respect du droit européen, y compris en saisissant la Cour de justice de l’UE ».

« L’Europe des valeurs n’est pas un menu à la carte », a souligné le ministre belge des affaires étrangères, Sophie Wilmès. Sic.

La loi hongroise prévoit que « les contenus qui promeuvent la déviation de l’identité de genre, le changement de sexe et l’homosexualité ne doivent pas être accessibles aux moins de 18 ans ». Le chef de la diplomatie hongroise, Peter Szijjarto, a dénoncé des « “fake news” », assurant que cette loi « n’était dirigée contre aucune communauté en Hongrie, [mais] seulement contre les pédophiles ». La loi « indique seulement que tant que les enfants ont moins de 18 ans, leur éducation sexuelle relève exclusivement de leurs parents ».

Le Saint-Siège s’oppose un projet de loi LGBT en Italie

Le Vatican s’est formellement opposé à un projet de loi consacré à la propagande LGBT, sous couvert de lutte contre l’homophobie. Le projet de loi en discussion au Sénat vise à punir les actes de discrimination et d’incitation à la violence contre les gays, les lesbiennes, les transgenres et les handicapés.

Une « note verbale » diplomatique a été remise par Mgr Paul Gallagher -chargé des relations avec les autres Etats- à l’ambassade italienne auprès du Saint-Siège le 17 juin dernier. Cette note, non signée, estime que certaines parties du projet de loi italien contreviennent au traité bilatéral en vigueur entre l’Italie et le Saint-Siège, remettant en cause la liberté garantie à l’Eglise catholique en matière d’organisation et d’exercice du culte, ainsi que la liberté d’expression consentie aux fidèles et aux associations catholiques.

Le projet de loi n’exempterait pas les écoles catholiques italiennes d’une obligation de participer à des activités pour la journée nationale contre l’homophobie. La note diplomatique s’inquiète tout particulièrement du fait que la loi pourrait mener à des poursuites judiciaires.

Le projet de loi sur « les mesures de prévention et de lutte contre les discriminations et la violence pour un motif basé sur le sexe, le genre, sur l’orientation sexuelle, sur l’identité de genre et sur le handicap », porté par le député du parti démocrate Alessandro Zan, a été approuvé à la chambre des députés en novembre. Déjà la Conférence épiscopale italienne avait dénoncé :

« Soumettre par exemple à une procédure pénale ceux qui estiment que la famille exige un père et une mère, et non la duplication de la même figure, reviendrait à introduire un délit d’opinion. Cela limite de fait la liberté personnelle, les choix éducatifs, la façon de penser et d’être, l’exercice de la critique et de la dissidence ».

Couple chaldéen disparu en Turquie : Une disparition forcée qui indiffère les autorités ?

Les 11 enfants d’une famille chaldéenne en Turquie cherchent depuis plus d’un an leurs parents disparus. Cette tragédie de la disparition est encore plus difficile à vivre lorsque plusieurs indices indiquent qu’il s’agit de disparitions forcées, que ce couple a probablement été tué et que la police turque se désintéresse de l’enquête.

Entretien avec Me Triomphe qui aide les enfants à faire avancer les recherches :

C’est arrivé un 23 juin…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 23 juin 964 : décès du pape Benoit V.
  • le 23 juin 1101 : les armées croisées prennent Ankara.

La ville était occupée par les troupes du sultan Seljûqide Qilij Arslân Dâwûd.

  • le 23 juin 1659 : Hugues de Lionne nommé Ministre d’Etat.

Hugues de Lionne, marquis de Fresnes, est nommé Ministre d’Etat dans le gouvernement formé par Mazarin. Né le 11 octobre 1611, Hugues de Lionne est d’abord diplomate et devient rapidement un proche de Mazarin et de Louis XIII. C’est lui qui négocie le traité des Pyrénées, début 1659, qui met fin à la guerre de Trente ans. Il meurt le 1er septembre 1671.

  • le 23 juin 1668 : naissance Louis François Marie Le Tellier, marquis de Barbezieux.
  • le 23 juin 1675 : un bureau breton du papier timbré est pillé par les paysans en colère.

Le pays Bigouden s’enflamme.

  • le 23 juin 1714 : le maréchal de Villars est reçu à l’Académie française.
  • le 23 juin 1784 : vol réussi de Pilâtre et Proust.

Le ballon « La Marie-Antoinette » s’élève devant le Roi Louis XVI et le roi suédois Gustave, à Versailles, emmenant Jean-François Pilâtre de Rozier et le chimiste Louis Joseph Proust. Ils montent régulièrement, se dirigent vers le nord, traversent les nuages, atteignent 3km et décident de redescendre : ils parcourent 52km et se posent avant la forêt de Chantilly.

  • le 23 juin 1786 : voyage Louis XVI en Normandie.

Après la messe matinale, le Roi Louis XVI commence par décorer les héros français de la Guerre d’indépendance américaine. À bord d’un canot conduit par vingt rameurs et mené par La Bretonnière, puis à bord du Patriote, vaisseau à 74 canons, il assiste à l’immersion du neuvième cône de pierre. Il visite ensuite le fort de l’île Pelée qu’il baptise Fort-Royal.

« Partout, la population ovationne follement ce bon Roi, si simple, et se montrant, par ses questions, si soucieux du bonheur de tous. En route il interroge ses compagnons :

Pourquoi reçois-je ici des témoignages d’amour auxquels je ne suis point habitué ? Les interpellés gardent le silence. Alors son regard se voile : Je vois, il faut qu’on m’ait fait une mauvaise réputation à Versailles. »

Jean François Chiappe dans Louis XVI, (édit. Perrin, Tome II, page 363).

  • le 23 juin 1789 : coup de force législatif, et renoncement royal.

Au cours d’une séance des Etats généraux ouverte le 4 mai 1789, le marquis de Dreux-Brézé, grand maître des cérémonies du Roi, veut faire sortir le Tiers-Etat de la salle. Les députés du Tiers-Etat, galvanisés par Mirabeau, refusent l’ordre de dispersion de l’Assemblée constituante du Roi Louis XVI. Ce dernier très affecté par la mort du Dauphin s’écrie : « Ils veulent rester, qu’ils y restent. »

  • le 23 juin 1786 : l’expédition La Pérouse aperçoit la terre d’Alaska.

« Une longue chaîne de montagnes couvertes de neige… »

  • le 23 juin 1795 : victoire navale britannique à la bataille de Groix.

La bataille de Groix oppose la France et la Grande-Bretagne. Plusieurs escarmouches ont lieu début juin. Le véritable combat débute le 23 juin. L’armée britannique remporte la victoire.

  • le 23 juin 1795 : débarquement de Quiberon.

Une troupe d’émigrés, venus pour appuyer les Français rejetant la république se battant pour leur Dieu et leur Roi débarquent. Les Chouans sont prêts et rejoignent rapidement les émigrés. Faute de débarquement en Vendée, les troupes de Charette et Stofflet mènent des actions non coordonnées. Mal organisée et rongée par les dissensions, l’armée d’émigrés, après une brève avancée, est repoussée et vaincue.

Aucun prince de sang ne participe. Il est loin le temps où le Roi Henri IV se jetait au plus fort de la mêlée, risquant à chaque seconde sa vie et forçant par là ses subordonnés à donner pour la France le meilleur d’eux-mêmes…

  • le 23 juin 1796 : armistice de Bologne.

Bonaparte signe un armistice avec le pape Pie VI. Le pape doit verser à la France 21 millions de lires, livrer des œuvres d’art et des manuscrits précieux, céder Ancône, Ferrare et Bologne. La France, de son côté, renonce à l’idée de détrôner Pie VI.

  • le 23 juin 1812 : Napoléon marche sur Moscou.

L’invasion commence le 23 juin 1812. Une dernière offre de paix de Napoléon est restée sans réponse ; il ordonne d’avancer en Pologne russe. Il ne rencontre aucune ou peu de résistance et avance rapidement en territoire ennemi. La Grande Armée avec 700 000 hommes, la plus grande armée européenne jamais rassemblée, franchit la rivière Niémen pour se diriger vers Moscou.

Le corps d’armée principal de 250 000 hommes est aux ordres de l’Empereur, les deux autres commandés par Eugène de Beauharnais (80 000 hommes) et Jérôme Bonaparte (70 000 hommes). En second échelon, se trouvent deux corps d’armée commandés par Macdonald (32 500 hommes) et Karl Schwarzenberg (34 000 Autrichiens) et une réserve de 225 000 hommes, s’y ajoutent 80 000 Gardes. Le 30 décembre, l’armée, réduite à environ 50 000 hommes, repasse le Niémen…

  • le 23 juin 1894 : fermeture du premier Congrès Olympique.

Le premier Congrès olympique international (CIO) de l’ère contemporaine dont l’objectif est le rétablissement des Jeux Olympiques antiques, a lieu à l’Université de la Sorbonne à Paris. Il s’est ouvert le 16 juin. Le baron Pierre de Coubertin réalise ainsi son rêve. A sa demande, le premier président du CIO est un Grec. Coubertin sera lui-même président de 1896 à 1925.

  • le 23 juin 1956 : loi cadre Defferre.

Gaston Defferre, alors ministre de la France de l’Outre-mer, fait adopter une loi qui reconnaît l’autonomie interne des territoires d’outre-mer. C’est la fin de l’AOF et l’AEF. Cette loi prévoit, par ailleurs, la création de républiques autonomes dans les colonies africaines.

L’UEFA résiste (un peu) au lobby LGBT contrairement au gouvernement français

Alors que la ville de Munich voulait illuminer son stade aux couleurs LGBT, pour le match de l’Euro opposant Allemagne et Hongrie, en protestation contre une loi hongroise qui interdirait la « promotion » de l’homosexualité auprès des mineurs, l’UEFA a refusé cette provocation et le mélange des genres entre politique et sport :

«De par ses statuts, l’UEFA est une organisation politiquement et religieusement neutre», explique la confédération européenne dans un communiqué. «Etant donné le contexte politique de cette demande – un message visant une décision prise par le parlement national hongrois -, l’UEFA doit refuser cette requête», ajoute-t-elle.

Bien évidemment, le gouvernement français, plus soumis que jamais au lobby LGBT, a critiqué cette décision :

Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes Clément Beaune a dit «regretter» ce refus de l’UEFA. «Je regrette cette décision, je crois que cela aurait été un symbole très fort», a-t-il déclaré à l’AFP, «on est au-delà d’un message politique, c’est un message de valeurs profondes». M. Beaune, qui s’exprimait à son arrivée à une réunion avec ses homologues européens à Luxembourg, a fait part de «la très forte préoccupation française» à propos de la loi récemment votée en Hongrie interdisant la «promotion» de l’homosexualité auprès des mineurs.

La Hongrie s’est félicitée de ce rejet de l’UEFA :

«Dieu merci, les dirigeants du football européen ont fait preuve de bon sens (…) en ne participant pas à ce qui aurait été une provocation politique envers la Hongrie», a réagi le ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto (…)

Le texte, adopté le 15 juin, stipule que « la pornographie et les contenus qui représentent la sexualité ou promeuvent la déviation de l’identité de genre, le changement de sexe et l’homosexualité ne doivent pas être accessibles aux moins de 18 ans« . Selon le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjartoloi, « cette loi ne dit rien sur l’orientation sexuelle des adultes. Elle dit seulement que tant que les enfants ont moins de 18 ans, leur éducation sexuelle relève exclusivement de leurs parents, c’est tout », s’est-il défendu [source]

L’Évolution en 100 questions réponses

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L’auteur précise qu’il a longtemps cru aux thèses évolutionnistes et que ce n’est donc pas une vision dogmatique qui l’a conduit à les contester.

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Ce qui manque à Marine le Pen et par conséquent à ses sympathisants : une ligne claire portée avec assurance.

C’est la conclusion de l’article que Grégory Roose vient de publier dans Valeurs actuelles. Depuis sa publication, l’essayiste déclare recevoir « des critiques de hauts responsables du RN dont certains n’ont même pas lu l’article, mais simplement le titre » et ajoute que « ça reflète la problématique que je traite : la difficulté d’émettre une critique, même constructive, du fonctionnement du parti et de sa ligne idéologique ».

Il précise même :

Je ne vote pas pour une posture, mais des idées. Je ne vote pas pour un discours lissé, mais pour des propositions d’actions curatives. Je ne vote pas pour programme à la carte, mais pour une ligne claire. Je ne suis pas un presse-bouton.

La critique n’est utile que pendant le temps de action. Le RN est la seule structure politique capable de faire gagner nos idées. Encore faut-il qu’elle clarifie sa ligne. Il faut le faire pendant cet entre-deux tours.

Voici des extraits de son article intitulé « RN : Marine Le Pen doit-elle partir ? » :

Dans un contexte de très forte abstention, le RN a subi un échec relatif, mais inquiétant à un an d’une échéance capitale pour l’avenir du pays. La première cause de cet échec, c’est l’abstention (…)

La deuxième cause de cet échec est la difficulté du RN à rassembler. Combien de listes regroupant toutes les sensibilités de gauche ont-elles été présentées au suffrage, avec des résultats honorables, alors qu’elles n’auraient pas atteint plus de 2-3 % séparément ? LR ne souhaite pas s’allier au RN, et inversement. Pourtant, sur le papier, une telle union des droites aurait provoqué un raz-de-marée bleu aux élections : 78 % en PACA, 66 % dans les Hauts-de-France et entre 50 et 55 % en IDF, AURA et Normandie. Et voici que nous abordons le cœur du problème.

La troisième cause de cet échec est l’absence de ligne idéologique claire de Marine le Pen (…) Plutôt que de maintenir et clarifier sa ligne idéologique sur les questions fondamentales de l’immigration, de l’islam et de la place de la France dans le monde, (…) afin de rallier les électeurs mécontents de la droite historique, il semble que le parti de Marine le Pen ait choisi de la brouiller. Le RN est-il d’extrême droite ? Non, il n’est « ni de droite, ni de gauche ». L’islam ? Compatible avec la République. L’Union Européenne ? Il ne faut plus en sortir. Eric Zemmour ? Marine Le Pen le considère parfois trop radical et ne souhaite pas y être assimilée. Ce flou idéologique, quand il n’est pas accompagné de revirement à 180 degrés, donne l’impression que le RN est pris au piège de sa volonté de rassemblement à gauche comme à droite. Pourtant, la doctrine du clivage « nationaux contre mondialistes », chère à Marine le Pen, peine à convaincre et donc à rassembler. A force d’atténuer ses positions en recherchant l’équilibre, le RN risque de porter le même discours illisible et insipide que LREM.

Signe d’un malaise plus profond, certaines attitudes de Marine le Pen depuis la défaite de 2017 ne passent pas chez nombre de ses sympathisants. Danse de la défaite au soir du second tour, passion pour les chats au point de suivre une formation en plein confinement, parachutage de candidats en lieu et place de militants de longue date, défection de cadres historiques devenus trop à droite pour le nouveau FN… Beaucoup de militants déçus préfèrent ne plus voter en attendant mieux, au point que certains la traitent exagérément de gauchiste pour marquer leur désapprobation ou masquer leur désespoir. La stratégie de Marine le Pen pour 2022 semble être la dernière marche de sa stratégie de dédiabolisation en privilégiant la forme au fond, le projet « à la carte » au courage politique, la quête de respectabilité à l’autorité, le social à l’identitaire.

Donnée en pole position au premier tour, elle rêve de rassembler un front « anti-Macron ». Nouvelle erreur. Les Français n’ont pas besoin d’un parti contestataire fourre-tout, le RN, pour s’opposer à un parti consensuel fourre-tout, LREM. Les Français ont besoin d’une offre politique claire, assumée, chiffrée qui réponde aux enjeux de notre siècle au premier rang desquels se trouve la question migratoire. Encore une erreur, Marine le Pen a lancé une plateforme collaborative sur son projet, inspirée par la démarche de Ségolène Royal, baptisée « M L’avenir », pour faire émerger des propositions qu’elle pourrait reprendre dans son programme. La première responsabilité d’un chef de file politique est pourtant d’impulser une doctrine, de la porter et de la faire vivre. Voici ce qui semble cruellement manquer à Marine le Pen et par conséquent à ses sympathisants : une ligne claire portée avec assurance.

Cette ligne claire a fait gagner Trump aux Etats-Unis, Orban en Hongrie, Salvini en Italie. Porter une ligne claire, c’est prendre position, gage de stabilité inspirant la confiance. Marine Le Pen ne doit cependant pas quitter le navire RN avant 2022. Personne n’est prêt, aujourd’hui, à prendre sa relève. Mais la patronne du RN pourrait préparer l’avenir en conservant et valorisant ses meilleurs atouts qui finissent au contraire par quitter l’aventure, déchus ou déçus, pour préparer 2027. Le diagnostic est posé sur l’état de la France. Quiconque prétend vouloir la soigner doit avoir le courage d’annoncer un remède de choc, pas des mesures à la carte pour séduire un électorat élargi.

Si Marine le Pen veut gagner en 2022, elle doit assumer une ligne claire.

Thierry Mariani : « Renaud Muselier est le candidat d’Emmanuel Macron »

Alors que toute la gauche la plus extrémiste et l’ensemble de la Macronie appelle à voter Muselier, Thierry Mariani tient ferme et déclare :

La première étape de Renaud Muselier, c’était d’aller chercher le soutien d’Emmanuel Macron. Aujourd’hui, celui de la gauche. On a désormais le candidat de la droite républicaine, d’En marche, du centre, des socialistes et des communistes. Il s’agit d’alliances contre-nature pour empêcher les électeurs de s’exprimer (…)

« S’il est élu, Renaud Muselier appliquera le programme de qui ? Moi, je ne ferai aucune compromission avec mes adversaires. (…) Je ne vais pas chercher les socialistes, les communistes, les écolo dingos... Je suis le seul à proposer une autre politique, sans compromission ni arrangement (…) Renaud Muselier est le candidat d’Emmanuel Macron et de tous les partis qui veulent que rien ne change. »

De son côté, Renaud Muselier rend hommage à Jean-Laurent Felizia en le qualifiant d’homme de convictions : convictions qui ont duré à peine une demi-journée… et fait des promesses à la gauche, selon la même méthode que Christian Estrosi en 2015 :

S’il est réélu dimanche, Renaud Muselier promet à la gauche qu’elle pourra s’exprimer dans l’hémicycle, quand bien même elle n’aura pas le moindre élu pour la seconde fois d’affilée: « On va mettre en place un dispositif pour ceux qui se sont présentés. Avec des possibilités de présenter des délibérations ou des vœux. »

Et Renaud Muselier ment comme un arracheur de dents en multipliant les annonces non vérifiables comme le soutien que lui apporterait désormais Eric Ciotti :

Interrogé sur ses rapports avec Eric Ciotti, qui avait indiqué pendant la campagne qu’il ne voterait pas Muselier au premier tour, le président sortant a indiqué « l’avoir eu au téléphone hier [lundi]. Il me soutient très clairement. ». Renaud Muselier a également fait part de ses contacts « très réguliers » avec Nicolas Sarkozy, qu’il a aussi « eu au téléphone et qui suit la situation de la région avec beaucoup d’attention. »

Mais lorsqu’on regarde le compte twitter d’Eric Ciotti, on constate qu’il n’est pas avare de gestes de soutien…mais uniquement pour les candidats aux départementales. En revanche, on trouve ce tweet très explicite publié après le résultat du 1er tour :

 

 

 

Le grand oral du Bac ou le grand bazar

Hier commençait le Grand-Oral du Bac pour tous les lycéens de France. Voici le courriel qu’ont reçu des établissements privés hors contrat hier. Des élèves sont venus pour passer le Grand-Oral…. mais leurs examinateurs n’étaient pas là !

Mesdames, Messieurs, les chefs d’établissement,

En raison de l’absence de certains membres de jury du Grand Oral, des candidats n’ont pas pu passer leur épreuve ce lundi 21 juin et le cas échéant, les prochains jours.

Afin de reconvoquer les candidats au plus vite, je vous remercie de bien vouloir nous faire parvenir un récapitulatif des élèves empêchés avec les informations suivantes :

NOM CANDIDAT

PRENOM CANDIDAT

DATE DE CONVOCATION INITIALE

NUMERO DE COMMISSION

A noter que seuls les candidats qui n’ont pas pu se présenter au Grand Oral au motif que les examinateurs etaient absents sont concernés par ce dispositif.

Pour les élèves du public, c’est également le grand bazar, comme le montrent ces messages d’élèves et de professeurs :

Charlotte d’Ornellas : « On veut faire croire à un enfant qu’il vient de deux femmes : c’est un mensonge ! »

Heureusement qu’il existe des éditorialistes sur CNews pour s’opposer à la PMA de manière argumentée et intelligente :

 

SOS Tout-Petits appelle à manifester le 24 juin contre la loi dite de bio-éthique

De Jacques Bay, Vice-président de SOS Tout-Petits :

Très probablement, le pouvoir va obtenir le vote, par la seule Assemblée Nationale, de la loi dite de bioéthique qui est rejetée par le Sénat, et par une grande partie de la population. Celle-ci doit subir ainsi une pandémie, des restrictions aux libertés, des désordres économiques, une propagande aux ordres et, comme si cela ne suffisait pas, les obsessions morbides d’idéologues pressés de « casser » un peu plus ce qui reste de notre civilisation en s’attaquant à l’espèce humaine.

Citons notre président le docteur Philippe Piloquet, maître de conférences en histologie, embryologie et cytogénétique, praticien hospitalier :

« Cette volonté politique progresse sous couvert d’un pseudo humanisme athée. Certains souhaitent modifier le génome humain, imparfait selon eux. Ces manipulations génétiques ont déjà commencé en Chine avec un objectif clair : le contrôle de l’espèce humaine. Nos futures lois de bioéthique permettront des modifications du génome embryonnaire, point de départ de l’Homme asservi au pouvoir politique. »

Cela vient s’ajouter à une politique violemment anti-sociale par laquelle on pousse les femmes enceintes en difficulté à avorter quand, faute de soutien, d’argent ou de logement, elles sont tentées de le faire, alors qu’on pourrait, par une importante prime de naissance, leur permettre de faire aboutir sereinement leur maternité, ce qu’elles souhaitent le plus souvent.

La promotion de manipulations en tous genres, contestables dans leur principe et qui mettent en cause la structure même des familles, entraîne la mise à mort massive d’êtres humains :

Un avortement volontaire = 1 mort
Une PMA avec fécondation in vitro = 5 à 10 morts en moyenne.

Nous ne pouvons que nous répéter :

« Quels droits ont nos gouvernants de légiférer si radicalement dans des domaines qui touchent si profondément à la nature humaine et aux libertés fondamentales ? Ce sont ceux qu’ils s’arrogent par une interprétation extensive des textes en collaboration avec le Conseil Constitutionnel et les juridictions administratives et judiciaires. De tels abus pourraient conduire à une sanction directe par le peuple, en application d’une disposition constitutionnelle d’interprétation difficile et combien lourde de menaces, l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui cite, parmi les « droits naturels et imprescriptibles de l’homme », « la résistance à l’oppression ». Les « Gilets jaunes » en ont donné un avant-goût ».

Venez nombreux à la manifestation de « La Manif pour tous » le jeudi 24 juin à 19 h. 30 devant le Sénat, rue de Tournon.

Rendez-vous de SOS Tout-Petits à 19 h.15 au croisement de la rue saint Sulpice et de la rue de Tournon

Nous devons inlassablement protester et prier dans l’espérance chrétienne.

« …Continuez votre bonne bataille » disait le pape saint Jean Paul II au docteur Xavier Dor, notre président d’honneur.

Pascal Gannat à propos du RN : « La dédiabolisation est devenue la dilution qui précède la dissolution électorale »

Comme pour Jean-Yves Le Gallou, voici une compilation remaniée des tweets de Pascal Gannat, ancien chef de cabinet de Jean-Marie Le Pen (1988-1992) et président du groupe RN au sein de la région Pays-de-Loire (2015-2019), exclu du RN pour sa proximité avec Marion Maréchal et Robert Ménard :

Sur les purges répétitives au sein du RN et les parachutages :

A Laurent Jacobelli se disant désolé par la présence de 5 ministres dans les Hauts-de-France, Pascal Gannat répond :

« Non, ce qui est désolant c’est qu’un clan de médiocres communautaires dont vous êtes membre ait cru qu’il fallait chasser en quelques années tous les élus et cadres de droite de convictions pour les remplacer par des ignorants sans expérience ».

« Dans chacune des régions françaises le RN a viré des élus compétents, cadres locconfirmés et efficaces renvoyés de leurs responsabilités locales, qui avaient réussi les dernières élections régionales et participé efficacement à la vie de leurs groupes régionaux et fédérations. »
« Le doute critique peut être constructif, s’il est autorisé. Or au RN seules l’obéissance aveugle et l’adulation systématique sont autorisées. Faire preuve d’indépendance de jugement vaut condamnation politique, dégradation et expulsion du parti. »
« Entre 2014 et 2021, le RN a nommé et destitué 5 Secrétaires Départementaux, dont deux élus régionaux, dont le Président du groupe élus régionaux : cette brillante gestion des cadres conduit à l’implosion électorale RN, dans ce département (Sarthe) qui faisait les meilleurs scores à l’Ouest de Paris ».
« Choisir comme têtes de liste des jeunes gens inexpérimentés et sans consistance comme on choisit une photo de magazine ou en reprenant de vieux politiciens usés ayant combattu les idées RN est moins efficace que de promouvoir des cadres implantés avec des réseaux locaux ».
A propos d’Hervé Juvin :
« Preuve est faite que le  »localisme » déconnecté défendu par un candidat bobo parisien parachuté issu de la gauche, tête d’une liste dont 50 % des éligibles sont parachutés ou de gauche n’attire pas les électeurs RN: ils exigent authenticité et méritent respect.
De plus parler de localisme quand on est actionnaire d’un grand importateur de produits chinois (Amazon) ou de Total Energies qui finance l’éolien quand il dit y être opposé, cela crée une distorsion de crédibilité qui contribue à démobiliser l’électorat de la France périphérique »

Sur l’abstention et le duel Macron/Le Pen :

« C’est très exactement ce que l’on entendait depuis le début de cette campagne : les partis n’ont rien entendu, ni rien compris. Et cela bouleverse déjà les présidentielles : le duel annoncé Macron/LePen n’aura pas lieu. »
« Il est clair que chacun des deux protagonistes de ce duel prématurément annoncé vient de connaître un terrible échec : rien ne justifie plus leur leadership dans leurs camps respectifs, ni leur candidature  »obligatoire » de second tour. Ce qui pose la question du premier tour. »
« Les électeurs souverainistes et populistes ne sont pas la propriété privée du RN et de ses dirigeants : pour convaincre ses électeurs de voter, il faut leur proposer ce qui les motivent. L’alignement du RN sur la doxa progressiste et le politiquement correct a cassé le lien. »
Sur la stratégie du RN :
« Et OUI, la dédiabolisation est devenue la dilution qui précède la dissolution électorale. »
« Les élus de terrain savaient. Les états majors parisiens coupés du peuple, et particulièrement celui du RN, ont exigé le maintien d’un scrutin qui ne pouvait que lasser les Français en colère contre ces partis, dont encore le RN, qui ont soutenu la politique Covid de Macron »
« Les cadres du RN désavoués électoralement dès ce 1er tour avaient bruyamment réclamé le maintien des élections avant l’été, sans comprendre ni ressentir que le soutien inconditionnel du RN à la politique sanitaire Macron produirait un effet boomerang dévastateur. »
« Aveugle et sourd. Cadre RN bien dans la ligne officielle : aux cantonales, désastre, aux régionales, échec. Le navire prend l’eau, mais on explique qu’il est insubmersible, comme le fit le capitaine du Titanic. »
« Vu le résultat électoral du RN sous la direction stratégique de Marine Le Pen et en Pays de la Loire avec Hervé Juvin qui a été la tête de liste la plus catastrophique de France (2021: – 9 %/ 2015 : 21%) un peu d’intellectualité zemmourienne sera déterminante contre LREM en 2022.« 
« Le RN n’a cessé de trahir la Manif Pour Tous, de pourchasser ses cadres et élus qui en étaient proches, puis s’est méfié des Gilets Jaunes parce qu’ils pourraient devenir des concurrents électoraux : il a humilié ces Français et les a perdus pour longtemps, y compris 2022. »
« Le vide de la pensée et des idées RN nécessite en effet une autre voie politique. C’était visible en filigrane à chaque scrutin depuis 2017 (européennes 2019 et municipales 2020) : le peuple populiste et souverainiste de la France périphérique a largement abandonné le vote  RN. »
« Et on accepte Schengen, la loi Taubira, l’IVG sans limites, la PMA sans père en attendant la GPA avec esclave maternel biologique, tout en nommant des têtes de liste (Garraud, Mariani) ayant voté le Traité de Lisbonne contre la majorité des Français. »
Le RN a mis son message historique en sourdine : inaudible pour son électorat. Depuis 2017, il n’y a pas eu de vraie refondation, juste des figures de style et des éléments de langage avec postures médiatiques, ce qui ne remplit pas les bureaux de vote et les urnes. »
« Comment Bardella député européen RN a t il pu accepter de voter face à une assesseur ayant le visage illégalement voilé ? Cette image dit tout de l’état du RN : abandon des fondamentaux intellectuels, alignement sur la pensée dominante, et, corollaire, perte de l’électorat. »

Les quatre évangiles en un seul

Les éditions Clovis viennent de rééditer Les Quatre Evangiles en un seul, par le chanoine Weber, travail de compilation exceptionnel des 4 récits de la vie de Jésus en un seul, réalisé à la fin du XIXe siècle. Il remporta un immense succès : plus d’un million d’exemplaires vendus. Son travail a été salué par les papes Léon XIII et saint Pie X.

C’est un livre relié avec une couverture en cuir, une mise en page élégante et des gravures de Gustave Doré, dans un format poche très pratique.

Mais surtout, c’est une édition complète, avec l’introduction aux Actes des Apôtres, aux Epitres et à l’Apocalypse, que le chanoine Weber avait aussi rédigées. Il y ajoutait même un supplément aux Actes des Apôtres relatant l’histoire de la toute primitive Église, notamment à travers le ministère et les épîtres de saint Pierre, saint Jean et saint Paul, jusqu’aux derniers temps de leurs vies terrestres.

Ce livre est certainement un outil d’évangélisation appréciable. Un cadeau idéal pour un baptême d’adulte, une profession de foi ou une confirmation.

C’est Sébastien Chenu (RN) qui a fait licencier Thaïs d’Escufon (Génération identitaire)

Non seulement, Sébastien Chenu a fait licencier Thaïs d’Escufon lorsqu’il a découvert qu’elle était porte-parole de Génération identitaire, mais il a « balancé » son vrai nom dans les médias.

Thaïs d’Escufon, étudiante de 21 ans, visage de l’ultradroite et du groupuscule Génération identitaire dissous en mars, a travaillé pour Sébastien Chenu en tant que « prestataire auto-entrepreneure », en qualité de « community manager » entre septembre 2020 et janvier 2021, a précisé le directeur de campagne de Sébastien Chenu pour les régionales dans les Hauts-de-France, Jean-Philippe Tanguy, confirmant des informations publiées dans la lettre de Politico.

« Je n’ai jamais rencontré cette demoiselle. J’ai cherché un community manager et le CV d’une jeune fille, qui s’appelait [xxxx], me proposant ses services, (…) est arrivé », a expliqué mercredi matin Sébastien Chenu, en marge d’une conférence de presse à Roubaix (Nord). Nous lui avions confié pendant quatre mois, pour 800 euros, l’animation de la page Facebook et du live tweet. (…) Un jour, on a vu en janvier que cette jeune fille était arrivée dans l’émission de Cyril Hanouna se présentant comme Thaïs d’Escufon (…) et nous lui avons dit ‘mademoiselle, nous ne vous connaissons pas’», a poursuivi Sébastien Chenu.

Si elle est connue sous le nom de Thaïs d’Escufon, son vrai nom à l’état civil est [xxxx]. Elle « s’était présentée formellement comme Anne du Tertre, puis avait inscrit dans la facture [xxxx] (…) nous n’avions pas fait le lien », a affirmé Jean-PhilippeTanguy.(…)

« Dès qu’ils ont su que j’étais militante à Génération identitaire, ils m’ont dit que ça les dérangeait que je m’occupe de la communication(…) Je l’ai bien pris », a ajouté l’ancienne porte-parole de GI, co-fondé par Damien Rieu, désormais candidat RN aux départementales dans la Somme. « Ils sont tout à fait dans leur droit de ne pas souhaiter m’avoir dans l’équipe à partir du moment où je m’expose, j’exprime des opinions qui ne sont peut-être pas les leurs. Donc je comprends leur décision », a-t-elle poursuivi.

Pour elle, ce n’était pas un travail militant, « c’était simplement pour pouvoir payer mes études, mon appart’. J’avais besoin de sous, c’est tout ». « À partir du moment où votre nom n’est pas celui que nous connaissons dans le contrat, et où vous avez un engagement qui n’est pas le nôtre, (…) et qui nous déplaît, nous arrêtons », a insisté Sébastien Chenu. »

Et après ça, Sébastien Chenu et Jean-Philippe Tanguy s’étonnent que les électeurs, qui ont des convictions, ne se déplacent pas pour voter RN.

Pour mémoire, Sébastien Chenu a été éliminé dès le premier tour lors des municipales à Denain, ce qui interroge sur le bien -fondé de sa nomination comme tête de liste pour les régionales. Quant à Jean-Philippe Tanguy, il est connu pour ses positions pro-LGBT tout comme d’ailleurs Sébastien Chenu, fondateur de GayLib lorsqu’il était à l’UMP.

La venue de Sébastien Chenu en 2014, imposée par Marine Le Pen, avait créé de gros remous au sein du FN. La présence d’un nombre démesuré de personnes affiliées à cette communauté LGBT, qui n’existe pas, dans l’entourage immédiat de Marine Le Pen  explique bien évidemment l’abandon par le RN des valeurs traditionnelles. Ce qui se passe aujourd’hui ne nous surprend donc pas.

Quand l’Allemagne confond sport et politique

Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a dénoncé la proposition de la ville de Munich d’illuminer son stade aux couleurs LGBT, pour le match de l’Euro opposant Allemagne et Hongrie :

«C’est extrêmement nuisible et dangereux de mélanger sports et politique». «L’expérience historique montre que c’est une mauvaise chose et plus que quiconque, les Allemands le savent bien».

«Nous avons adopté une loi pour protéger les enfants hongrois, et voilà que maintenant ils la combattent en Europe de l’ouest».

Jean-Yves Camus : « Cette campagne pour les élections régionales n’a été que du théâtre »

Jean-Yves Camus, politologue, a consacré un entretien avec Valeurs actuelles à propos de l’appel des libertés « contre les idées d’extrême droite » qui n’a pas rencontré de succès. Extrait :

[…] Selon la dernière note de mes collègues de la Fondation Jean Jaurès à ce sujet, une victoire de Marine Le Pen n’est possible que si trois critères sont réunis. Tout d’abord, Emmanuel Macron doit devenir « un repoussoir similaire à Marine Le Pen hors de son propre camp ». Ce n’est pas le cas. Ensuite, l’électorat de droite modérée doit se reporter « massivement sur elle ». Ce n’est pas gagné non plus. Et enfin, il faut que Marine Le Pen soit « suffisamment « dédiabolisée » pour pousser les électeurs des candidats éliminés du premier tour vers l’abstention ». J’en doute également. Or, de ces trois conditions, il faut impérativement que deux soient réunies pour envisager une victoire, dit la note.

Ainsi, je ne pense pas qu’il y ait de certitude que le barrage saute. Toutefois, il est vrai que les sondages annoncent une victoire très serrée d’Emmanuel Macron, à environ 53%-47%. Soit la marge d’erreur des sondeurs.

[…]

Pensez-vous que la droite dite « républicaine » puisse représenter une alternative au Rassemblement national dans les années à venir ?

Nous sommes un des rares pays européens où la droite conservatrice n’est plus incarnée. C’est à peine croyable ! En Allemagne, personne ne doute que la CDU survivra au départ à la retraite de la chancelière Angela Merkel. De même, il existe une droite modérée en Italie et en Suisse. Dans notre pays, les électeurs des Républicains n’ont pas de candidats. Même Xavier Bertrand ne s’est pas présenté au nom du parti.

Les LR doivent comprendre qu’ils jouent leur survie face au Rassemblement national. Renaud Muselier et Christian Jacob, respectivement président de la région PACA et président des Républicains, l’ont pourtant affirmé ces derniers jours. Le RN n’a pas l’intention de partager la droite avec eux, mais bien de l’incarner, en affirmant qu’il existe une vraie droite, celle de Marine Le Pen, et une fausse droite multiculturaliste, libérale, mondialiste… Soit un parterre d’élus voués à rejoindre la majorité présidentielle.

Loin de moi l’idée de me faire le porte-parole d’un parti qui n’est pas le mien, mais je souligne tout de même qu’il existe une grande qualité intellectuelle à droite. A droite comme à gauche, le renouvellement passera par l’idéologie. Cette campagne pour les élections régionales n’a été que du théâtre. Y a-t-il eu un véritable affrontement sur le fond ? Non. Il faudrait songer un jour à revenir à ce qui fait l’essence de la politique : proposer un projet.

Action contre le rapport Matic

Comme vous le savez, les députés du Parlement européen débattront le 23 et voteront le 24 juin sur le Rapport Matic qui concerne les « droits sexuels et reproductifs », sans doute l’un des pires de l’histoire européenne en matière sociétale.

Grâce à tous ceux qui ont déjà écrit, une première victoire a été obtenue auprès des députés du PPE (droite et centre) qui ont fini par déposer une résolution alternative dont le contenu est acceptable.

Pour que le Rapport Matic échoue, il faut que cette proposition alternative soit soutenue par une majorité des députés européens.

Or le groupe ECR (souverainiste) a déposé une autre résolution alternative. Elle est encore mieux mais, hélas, elle ne pourra pas obtenir la majorité.

Comme les députés peuvent voter en faveur de plusieurs résolutions, nous vous appelons instamment à écrire aux députés ECR en leur demandant de soutenir AUSSI la résolution PPE. Ils n’ont pas envie de le faire et cela s’entend, mais s’ils ne le font pas, la rapport Matic sera adopté, ce qui serait pire que tout, et de loin.

Nous vous proposons ci-dessous un message tout prêt, en anglais (seule langue qu’ils parlent tous) pour être le plus efficace possible :

« Dear Mr. …/Mrs …
Honourable Member of the European Parliament,

I write you to congratulate you about the very good AMR written by ECR group.

Nevertheless, you know as I that the only chance to defeat the Matic report is to have a majority of MEPs voting for the EPP alternative motion resolution.

As you may vote in favor of two AMR, I ask you to vote also for the EPP alternative motion resolution. It is certainly our only chance to defeat the Matic report. It would be a huge mistake to deny this opportunity and to let consequently the Matic report be adopted. It would be a huge mistake to refuse this chance – and to let consequently the Matic resolution be adopted – because the EPP text is not perfect enough.

I look forward for your support in this important vote.

I thank you in advance,

Signature »

Et voici les mails des députés ECR (il faut mettre en « cci » si vous écrivez à plusieurs en même temps) :

[email protected]
[email protected]
[email protected]
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charlie.weimers@europarl.europa.eu

Les 24h du couple : entretien avec Mgr Aillet

Mgr Marc Aillet animera le prochain week-end « les 24 heures du couple » les 10 et 11 juillet prochain à l’abbaye de Fontgombault. Depuis qu’il est prêtre, il nourrit un zèle de prédilection pour les époux et les fiancés, spécialement ceux qui peinent. Il répond à quelques questions :

Vous serez les 10/11 juillet prochain à l’abbaye de Fontgombault pour animer une session pour les couples, spécialement ceux qui cherchent un nouveau souffle. Que souhaitez-vous leur dire ?

Nul ne s’approche du Christ sans repartir consolé et fortifié. La grâce de Dieu est toujours communiquée à ceux qui aspirent à entrer humblement dans ce chemin de croissance, au jour le jour, un pas après l’autre. A ceux qui peinent et craignent de venir, car ils ont peur d’ouvrir certains dossiers, je dis : n’ayez pas peur, le Seigneur répare tout en douceur !

C’est-à-dire ?

La douceur du Christ c’est sa Mère. Elle comprend et soigne comme aucun autre les blessures intérieures. Elle est la mère des couples, elle veut les fortifier et les accompagner ! Je recommande à ce sujet la neuvaine à Marie qui guérit et refait les couples, à laquelle j’ai donné l’imprimatur, et qui porte de beaux fruits. (Pour se la procurer : https://www.life-editions.com/product-page/marie-qui-refait-les-couples)

Pourquoi un retrait de 24 heures ?

Comment souhaiter du bien à son couple sans prendre le temps de le restaurer, de le réorienter vers la lumière ? 24h c’est peu de choses, c’est aussi le rythme de la journée et l’amour se vit au quotidien, jour après jour. Vivre une coupure pour une nouvelle soudure !

Y a-t-il des situations sans issue ?

Malgré les péchés et les blessures, nous savons que le dernier mot revient toujours à la miséricorde divine. Quand tout semble impossible, que le désespoir nous brise l’âme, quand la monotonie des jours est lourde comme un ciel d’orage… Tout est encore possible avec Marie qui guérit les couples.

Un dernier mot Monseigneur ?

La France se reconstruira par ses familles et ses foyers. Si nous aspirons au redressement de notre patrie, il nous faut aussi considérer avec attention et délicatesse les plus fragiles d’entre nous. Et un jour où l’autre, nous sommes tous fragiles. Oui, les époux, les familles sont au centre de mes préoccupations de pasteur. Déjà, je porte dans ma prière ceux qui viendront à Fontgombault prochainement.

Pour s’inscrire c’est ici : www.mariequigueritlescouples.com

Michel Onfray Vs Patrick Buisson : Fin du sacré, fin de la civilisation ?

45mn de débat passionnant organisé par Sud Radio :