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Jean-Yves Camus : « Cette campagne pour les élections régionales n’a été que du théâtre »

Jean-Yves Camus, politologue, a consacré un entretien avec Valeurs actuelles à propos de l’appel des libertés « contre les idées d’extrême droite » qui n’a pas rencontré de succès. Extrait :

[…] Selon la dernière note de mes collègues de la Fondation Jean Jaurès à ce sujet, une victoire de Marine Le Pen n’est possible que si trois critères sont réunis. Tout d’abord, Emmanuel Macron doit devenir « un repoussoir similaire à Marine Le Pen hors de son propre camp ». Ce n’est pas le cas. Ensuite, l’électorat de droite modérée doit se reporter « massivement sur elle ». Ce n’est pas gagné non plus. Et enfin, il faut que Marine Le Pen soit « suffisamment « dédiabolisée » pour pousser les électeurs des candidats éliminés du premier tour vers l’abstention ». J’en doute également. Or, de ces trois conditions, il faut impérativement que deux soient réunies pour envisager une victoire, dit la note.

Ainsi, je ne pense pas qu’il y ait de certitude que le barrage saute. Toutefois, il est vrai que les sondages annoncent une victoire très serrée d’Emmanuel Macron, à environ 53%-47%. Soit la marge d’erreur des sondeurs.

[…]

Pensez-vous que la droite dite « républicaine » puisse représenter une alternative au Rassemblement national dans les années à venir ?

Nous sommes un des rares pays européens où la droite conservatrice n’est plus incarnée. C’est à peine croyable ! En Allemagne, personne ne doute que la CDU survivra au départ à la retraite de la chancelière Angela Merkel. De même, il existe une droite modérée en Italie et en Suisse. Dans notre pays, les électeurs des Républicains n’ont pas de candidats. Même Xavier Bertrand ne s’est pas présenté au nom du parti.

Les LR doivent comprendre qu’ils jouent leur survie face au Rassemblement national. Renaud Muselier et Christian Jacob, respectivement président de la région PACA et président des Républicains, l’ont pourtant affirmé ces derniers jours. Le RN n’a pas l’intention de partager la droite avec eux, mais bien de l’incarner, en affirmant qu’il existe une vraie droite, celle de Marine Le Pen, et une fausse droite multiculturaliste, libérale, mondialiste… Soit un parterre d’élus voués à rejoindre la majorité présidentielle.

Loin de moi l’idée de me faire le porte-parole d’un parti qui n’est pas le mien, mais je souligne tout de même qu’il existe une grande qualité intellectuelle à droite. A droite comme à gauche, le renouvellement passera par l’idéologie. Cette campagne pour les élections régionales n’a été que du théâtre. Y a-t-il eu un véritable affrontement sur le fond ? Non. Il faudrait songer un jour à revenir à ce qui fait l’essence de la politique : proposer un projet.

Action contre le rapport Matic

Comme vous le savez, les députés du Parlement européen débattront le 23 et voteront le 24 juin sur le Rapport Matic qui concerne les « droits sexuels et reproductifs », sans doute l’un des pires de l’histoire européenne en matière sociétale.

Grâce à tous ceux qui ont déjà écrit, une première victoire a été obtenue auprès des députés du PPE (droite et centre) qui ont fini par déposer une résolution alternative dont le contenu est acceptable.

Pour que le Rapport Matic échoue, il faut que cette proposition alternative soit soutenue par une majorité des députés européens.

Or le groupe ECR (souverainiste) a déposé une autre résolution alternative. Elle est encore mieux mais, hélas, elle ne pourra pas obtenir la majorité.

Comme les députés peuvent voter en faveur de plusieurs résolutions, nous vous appelons instamment à écrire aux députés ECR en leur demandant de soutenir AUSSI la résolution PPE. Ils n’ont pas envie de le faire et cela s’entend, mais s’ils ne le font pas, la rapport Matic sera adopté, ce qui serait pire que tout, et de loin.

Nous vous proposons ci-dessous un message tout prêt, en anglais (seule langue qu’ils parlent tous) pour être le plus efficace possible :

« Dear Mr. …/Mrs …
Honourable Member of the European Parliament,

I write you to congratulate you about the very good AMR written by ECR group.

Nevertheless, you know as I that the only chance to defeat the Matic report is to have a majority of MEPs voting for the EPP alternative motion resolution.

As you may vote in favor of two AMR, I ask you to vote also for the EPP alternative motion resolution. It is certainly our only chance to defeat the Matic report. It would be a huge mistake to deny this opportunity and to let consequently the Matic report be adopted. It would be a huge mistake to refuse this chance – and to let consequently the Matic resolution be adopted – because the EPP text is not perfect enough.

I look forward for your support in this important vote.

I thank you in advance,

Signature »

Et voici les mails des députés ECR (il faut mettre en « cci » si vous écrivez à plusieurs en même temps) :

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charlie.weimers@europarl.europa.eu

Les 24h du couple : entretien avec Mgr Aillet

Mgr Marc Aillet animera le prochain week-end « les 24 heures du couple » les 10 et 11 juillet prochain à l’abbaye de Fontgombault. Depuis qu’il est prêtre, il nourrit un zèle de prédilection pour les époux et les fiancés, spécialement ceux qui peinent. Il répond à quelques questions :

Vous serez les 10/11 juillet prochain à l’abbaye de Fontgombault pour animer une session pour les couples, spécialement ceux qui cherchent un nouveau souffle. Que souhaitez-vous leur dire ?

Nul ne s’approche du Christ sans repartir consolé et fortifié. La grâce de Dieu est toujours communiquée à ceux qui aspirent à entrer humblement dans ce chemin de croissance, au jour le jour, un pas après l’autre. A ceux qui peinent et craignent de venir, car ils ont peur d’ouvrir certains dossiers, je dis : n’ayez pas peur, le Seigneur répare tout en douceur !

C’est-à-dire ?

La douceur du Christ c’est sa Mère. Elle comprend et soigne comme aucun autre les blessures intérieures. Elle est la mère des couples, elle veut les fortifier et les accompagner ! Je recommande à ce sujet la neuvaine à Marie qui guérit et refait les couples, à laquelle j’ai donné l’imprimatur, et qui porte de beaux fruits. (Pour se la procurer : https://www.life-editions.com/product-page/marie-qui-refait-les-couples)

Pourquoi un retrait de 24 heures ?

Comment souhaiter du bien à son couple sans prendre le temps de le restaurer, de le réorienter vers la lumière ? 24h c’est peu de choses, c’est aussi le rythme de la journée et l’amour se vit au quotidien, jour après jour. Vivre une coupure pour une nouvelle soudure !

Y a-t-il des situations sans issue ?

Malgré les péchés et les blessures, nous savons que le dernier mot revient toujours à la miséricorde divine. Quand tout semble impossible, que le désespoir nous brise l’âme, quand la monotonie des jours est lourde comme un ciel d’orage… Tout est encore possible avec Marie qui guérit les couples.

Un dernier mot Monseigneur ?

La France se reconstruira par ses familles et ses foyers. Si nous aspirons au redressement de notre patrie, il nous faut aussi considérer avec attention et délicatesse les plus fragiles d’entre nous. Et un jour où l’autre, nous sommes tous fragiles. Oui, les époux, les familles sont au centre de mes préoccupations de pasteur. Déjà, je porte dans ma prière ceux qui viendront à Fontgombault prochainement.

Pour s’inscrire c’est ici : www.mariequigueritlescouples.com

Michel Onfray Vs Patrick Buisson : Fin du sacré, fin de la civilisation ?

45mn de débat passionnant organisé par Sud Radio :

Les vainqueurs des Bobards d’or 2021

1°) Bobard d’or : le « bobard systémique »
Date du bobard : été 2020
Les bobardeurs : l’ensemble des médias

Après la mort de George Floyd, la quasi-totalité des médias français a dénoncé le racisme systémique de la police américaine en soutenant que les Afro-Américains étaient victimes de bavures racistes de manière largement disproportionnée. Sauf que l’analyse des données montre qu’il n’existe pas de disproportion raciste dans les tirs policiers à l’encontre des Afro-Américains !

Bobard systémique

2°) Bobard d’argent : le « bobard Lancet »
Date du bobard : mai 2021
Les bobardeurs : ensemble des médias français avec une mention spéciale pour les journaux télévisés de 20 heures de TF1 et France 2

Le samedi 23 mai 2020, c’était le branle-bas de combat dans tous les médias ! Tous reprenaient la nouvelle d’une étude démontrant la dangerosité de la chloroquine. Une étude récemment publiée dans un prestigieux journal scientifique, The Lancet. Mais, en réalité, l’étude était totalement – et grossièrement – bidonnée ! Les données étaient farfelues et l’équipe de chercheurs n’avait aucune réalité ! L’étude était rapidement retirée mais le mal médiatique était fait.

Bobard Lancet

3°) Bobard de bronze : le « bobard complot »
Date du bobard : novembre 2020
Les bobardeurs : ensemble des médias français

Pendant des semaines, les médias politiquement corrects américains et français ont martelé que les accusations de Trump quant à la fraude électorale et aux manipulations démocrates étaient des sornettes. Mais le 4 février, le magazine Time publiait un long article édifiant dans lequel était dévoilé le plan de certaines élites démocrates contre Donald Trump. Un plan qui ressemble comme deux gouttes d’eau à une manipulation électorale massive, coordonnée et surtout bien réelle.

Bobard Complot

Paris : il pleut dans l’église Saint-Augustin

Paris n’est plus la capitale des arts :

C’est arrivé un 22 juin…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 juin 431 : ouverture du Concile d’Ephèse.

Le concile est ouvert par le patriarche Cyrille d’Alexandrie. Ce concile rappelle l’affirmation de Marie Mère de Dieu.

  • le 22 juin 1276 : décès du Pape Innocent V.

Pendant son court pontificat de 5 mois, il a le temps d’apaiser la querelle entre guelfes et gibelins en Italie. Après sa mort, le peuple le vénère comme saint et Léon XIII le proclame bienheureux en 1898. Il repose à Rome en la basilique Saint-Jean-de-Latran.

  • le 22 juin 1372 : victoire Navale franco-castillane de la Rochelle.

Totalement oubliée, cette bataille permet à Charles V d’avoir la maîtrise des mers de Calais à la Guyenne contre les Anglais, Elle nous est en outre connue grâce à Jehan Froissart.

Deux seigneurs locaux Arnaud d’Albret et Jean d’Armagnac, acceptent mal une levée d’impôts du Prince Noir fils d’Édouard III. Ce dernier, à qui est présentée l’affaire, ne veut rien savoir. Les Français demandent justice et appui au Roi de France le suzerain d’Edouard III. Charles V saisit l’occasion pour relancer la guerre en 1369. Bien qu’en infériorité numérique, les franco-castillans ont des navires bien plus maniables. Ils tendent une embuscade aux Anglais dont la flotte approche de La Rochelle, anglaise depuis le Traité de Brétigny. A la fin de la journée, la victoire est totale. Pembroke, le chef anglais est fait prisonnier. Ayant la maîtrise des mers, Charles V va pouvoir lancer la reconquête du Poitou. Le lendemain, le connétable Bertrand du Guesclin réussit à pénétrer dans La Rochelle.

  • le 22 juin 1476: Charles le téméraire est battu à Morat.

Les alliés de Louis XI, les membres de la Confédération suisse infligent à Charles le Téméraire une cuisante défaite à Morat. Ce dernier perd la vie peu de temps après, à Nancy.

  • le 21 juin 1627 : Richelieu, par ordre du Roi, s’attaque aux duellistes.

Le comte de Montmorency-Bouteville, 27 ans comptant 22 duels à son actif, est décapité place Royale, avec son cousin, le comte de Rosmadec des Chapelles, 29 ans. Le cardinal veut ainsi mettre un terme à l’hécatombe que provoquent les duels chez les jeunes nobles, qui privent ainsi le Roi de ses meilleurs soldats. Au XVIIème siècle, huit édits royaux condamneront le duel. Il faut rappeler que la noblesse paie l’impôt du sang; la vie d’un noble ne lui appartient pas. Entre 1589 et 1608, les duels feront environ plusieurs milliers de victimes ! Aussi Louis XIII a refusé sa grâce, malgré les supplications de nombreux grands du Royaume. Le Roi écrit même pour clore les suppliques :

« Combien de nobles et bonnes maisons ont été éteintes ! Et que l’excès en fût arrivé à ce point que les plus grands de mon royaume fussent sujets à être provoqués au combat sans nulle cause ni fondement. Tous ces désordres parvenus à cette extrémité, faute de punition, m’ont forcé de laisser agir la justice, en quoi Dieu sait combien mon esprit a été agité et combattu… »

  • le 22 juin 1633 : procès de Galilée.

La sentence est rendue au couvent dominicain de Santa-Maria, ce jour là. L’affaire devient, avant même la révolution, un exemple de désinformation pour discréditer l’Eglise catholique et montrer que la science et la foi sont incompatibles. Qu’enseigne-t-on à l’école sur le sujet ? Jean Sévillia dans son livre Historiquement incorrect, (Ed. de la loupe, page 96 à 129) rappelle ce qu’écrivait Arthur Koestler dans Les somnambules en 1961 : « Galilée n’a pas inventé le télescope. Ni le microscope, ni le thermomètre. Ni l’horloge à balancier. Il n’a pas découvert la loi d’inertie ; ni le parallélogramme de forces ou de mouvements ; ni les taches du soleil. Il n’a apporté aucune contribution à l’astronomie théorique, il n’a pas laissé tomber de poids du haut de la tour de Pise, il n’a pas démontré la vérité du système de Copernic. Il n’a pas été torturé par l’Inquisition, il n’a point langui dans ses cachots, il n’a pas dit « Eppur si muove »(*), il n’a pas été un martyr de la science. »

(*) «et pourtant elle tourne » phrase apocryphe de l’italien Giuseppe Baretti écrite à Londres en 1757, selon Jean Sévillia.

En fait au XVème siècle, Nicolas Copernic, prêtre polonais et scientifique important, énonce une théorie sans la prouver : le mouvement des planètes s’expliquerait mieux s’il était ordonné autour du soleil plutôt que de la terre. Il construit un modèle mathématique, l’héliocentrisme. Ses travaux sont très bien accueillis à Rome. Seul Luther le traite de fou. D’ailleurs, tous les réformés s’opposent à ses travaux ! Et pourtant, c’est l’Eglise catholique qui se voit intenter un procès d’obscurantisme ! Pendant plus de cent ans, c’est l’Eglise qui défend les scientifiques contre les adversaires de l’héliocentrisme ! Elle va même jusqu’à protéger les scientifiques protestants, comme l’allemand Johannes Kepler, qui trouve refuge chez les Jésuites après des découvertes complémentaires à la théorie de Copernic. Alors pourquoi la condamnation de Galilée ?

En 1609, il s’attribue la découverte d’un opticien hollandais ; mais le plus grave est que malgré la protection du cardinal Barberini, futur pape, tous ses écrits sont polémistes. Il ne démontre rien, il affirme et met ses adversaires au défi de prouver qu’il a tort. Selon Jean Sévillia, son caractère hautain et méprisant est pour beaucoup dans sa condamnation.

Par deux fois, l’Inquisition affirme qu’elle ne trouve pas d’hérésie dans les écrits de Galilée (1615). Ses détracteurs s’attaquent alors aux écrits de Copernic et, à une époque où tout le monde croit que la terre est le centre du système solaire, l’Eglise demande simplement à Galilée de présenter ses écrits, non comme la vérité, mais comme une théorie, puisque ni Copernic, ni lui, ne sont capables de prouver ce qu’ils ont avancé. Les cardinaux qui le protègent lui demandent aussi de ne pas mélanger les saintes écritures à ses écrits.

Il accepte et tient sa promesse pendant 7 ans. Pendant cette période, non seulement il n’apporte aucune preuve à ses théories, mais se met à dos les jésuites, qu’il ridiculise sur le sujet du déplacement des comètes, alors que ce sont eux, en la personne du père Grassi, astronome du Collège romain, qui ont raison : « Vous n’y pouvez rien, il a été donné à moi seul, de découvrir tous les nouveaux phénomènes du ciel, et rien aux autres. » (*)

(*)Jean Sévillia Historiquement incorrect, (Ed. de la loupe, page 113)

En 1624, son protecteur, le cardinal Barberini est élu pape. Galilée lui expose un projet de livre comparant les différents systèmes : Ptolémée, Copernic, Kepler. Le pape l’encourage en lui conseillant de les présenter tous les trois comme des théories et surtout de ne pas y mêler la religion.

Le livre terminé Galilée demande l’imprimatur au Saint Office ; ce dont il n’a pas besoin pour un livre scientifique. Il l’obtient moyennant quelques modifications et rajouts qu’il accepte. L’imprimatur signifie que le livre doit être imprimé à Rome. Il le fait imprimer à Florence et en profite pour le faire paraître avec l’imprimatur, mais en ayant totalement changé le texte.

L’inquisition se saisit bientôt du sujet et, malgré l’amitié que le pape lui accorde toujours, Galilée passe en jugement. Les règles juridiques sont grandement adoucies à la demande du Saint-Père. Le jugement tombe qui lui reproche son manque d’obéissance et son mensonge, mais aussi l’absence de preuve, dans ce qu’il présente comme la vérité et non comme une hypothèse. L’utilisation des Ecritures dans ses écrits le fait condamner aussi pour hérésie formelle.

Jean Sévillia note que la sentence du 22 juin est modérée : interdiction d’enseigner et de se livrer à l’interprétation des Ecritures, mise à l’index de son livre le Dialogue, une peine de prison sans durée fixée (il sera assigné à résidence chez l’ambassadeur de Florence 5 mois !) et la récitation hebdomadaire pendant 7 ans des psaumes de la pénitence. C’est d’ailleurs sa fille aînée religieuse qui le fera à sa place !

  • le 22 juin 1636: bataille de Tornavento et victoire des Franco-Savoyards sur les Espagnols.

Durant la Guerre de Trente ans, en 1636, le cardinal de Richelieu persuade le Duc de Savoie Victor-Amédée Ier de lancer une offensive sur le duché espagnol de Milan. Une armée française rencontre l’armée espagnole à Tornavento. Mais cette victoire est sans lendemain.

  • le 22 juin 1786 : Louis XVI arrive à Cherbourg.

Les autorités de Cherbourg l’accueillent aux portes de la ville. Un arc de triomphe est dressé en son honneur sur la place du Calvaire, aujourd’hui place de la République. Il loge dans l’ancienne abbaye du Vœu, résidence du gouverneur de Normandie, le duc d’Harcourt.

  • le 22 juin 1812 : Napoléon déclare la guerre à la Russie. Ses troupes franchissent le Niémen le lendemain.
  • le 22 juin 1815 : nouvelle abdication de Napoléon.

Quatre jours après la défaite de Waterloo, Napoléon abdique pour la seconde fois; il est déporté à Sainte-Hélène, dans l’Atlantique Sud.

  • le 22 juin 1886: loi d’exil des familles ayant régné en France.

Une loi bannissant du territoire national tous les membres de familles royales ou impériales ayant régné en France est votée. Ces derniers ont également interdiction d’intégrer l’armée de terre ou bien la marine.

  • le 22 juin 1940 : la France signe l’armistice avec l’Allemagne.

Le général Charles Huntziger, le chef de la délégation française, envoyé par le maréchal Pétain, signe l’armistice à Rethondes, et à la demande d’Hitler dans le même wagon, où a été signé l’armistice allemand le 11 novembre 1918. L’armistice prévoit notamment l’occupation des 3/5 du territoire français et fixe le tracé de la ligne de démarcation qui coupe la France en 2 zones : occupation de l’Ouest, du Nord et de l’Est par la Wehrmacht aux frais de la France, maintien d’une zone libre au sud de la Loire.

Rethondes 1940

  • le 22 juin 1942 : création du STO.

Un discours radiodiffusé de Laval annonce la relève des prisonniers français par les travailleurs volontaires et souhaite publiquement « la victoire de l’Allemagne, car sans elle, le communisme s’installera partout en Europe. »

  • le 22 juin 1980 : béatification de Kateri Tekakwitha, de Mgr François de Laval et de Mère Marie de l’Incarnation.

Kateri Tekakwitha, une Mohawk, est la première Amérindienne du Nord à être béatifiée. Sa mère, convertie au catholicisme, est algonquine alors que son père est agnier. À l’âge de quatre ans, elle perd toute sa famille suite à une épidémie de petite vérole. Elle désire devenir chrétienne, et est baptisée par Jacques de Lambertville, un jésuite, le jour de Pâques en 1676. Sa piété impressionne l’historien François-Xavier Charlevoix, en mission en Nouvelle-France, sous les ordres du Roi Louis XIV. Elle meurt le 17 avril 1680, à l’âge de 23 ou 24 ans. Voir la chronique du jour.

François de Laval est né à Montigny-sur-Avre, en France, le 30 avril 1623. Désigné évêque de la Nouvelle France, à la demande de Louis XIV, Mgr de Laval s’embarque pour la Nouvelle France le 19 avril 1659 et y arrive le 16 juin. Sa piété profonde, sa charité, son humilité sont connues par toute la colonie. Après 15 années de lourdes fonctions, en 1688, il se retire à Saint-Joachim, tout près de Québec, où il passe les dernières 20 années de sa vie. Mgr de Laval est béatifié en 1980 et canonisé le 30 avril. Voir les chroniques du 30 avril, 6 mai et 16 juin

Marie de l’Incarnation est née le 28 octobre 1599. En janvier 1631, elle entre au couvent des Ursulines de Tours. En 1639, elle part avec deux autres Ursulines pour fonder un monastère à Québec.

Elle meurt d’épuisement le 30 avril 1672 à Québec. Ses écrits remarquables et son œuvre de missionnaire au XVIIe siècle en font une de ces femmes pionnières sans qui la colonie française aurait périclité.

  • le 22 juin 1994 : opération Turquoise au Rwanda.

Le conseil de sécurité de l’ONU autorise l’opération française au Rwanda. Les casques bleus français ont pour mission de protéger les civils et de participer à la distribution de l’aide humanitaire. Depuis la mort du président Juvénal Habyarimana en avril, un génocide est en cours qui fait entre 500 000 et 1 million de victimes, pour une population de 7 millions d’habitants.

Une des rares voix à clamer la vérité sur cette période horrible est Bernard Lugan. Il défend en plus l’honneur des soldats français que le pouvoir rwandais actuel traîne régulièrement dans la boue, sans que les gouvernements français n’interviennent pour faire cesser ce scandale.

Plus la girouette tourne, moins l’électeur se déplace

En PACA, le candidat de la gauche (l’autre gauche) Jean-Laurent Félizia était en capacité de se maintenir à l’issue du 1er tour : Face à la pression pour se retirer, hier soir, il opposait sa volonté de se maintenir :

La girouette n’aura pas tenue longtemps. Aujourd’hui, il s’est retiré de la course :


Et il ajoute :

Et après ils s’étonnent que les électeurs ne se déplacent plus.

Eric Zemmour : Il n’y a plus de différence aujourd’hui entre le discours de Marine Le Pen et celui d’Emmanuel Macron ou Xavier Bertrand

Éric Zemmour sur le faible score du Rassemblement National :

«C’est un discrédit de toute la classe politique mais du Rassemblement National encore plus» (…) Marine Le Pen a renoncé à ce qui faisait l’offre politique originale du Front National»

« Depuis quelques mois, Marine Le Pen a renoncé à tout un pan des idées du Front national. Souverainisme, sortie de la CEDH… Elle a même tenu un discours sur l’immigration qui aurait pû plaire à Macron… Les électeurs lui ont répondu avec l’abstention…»

« Vous avez un parti qui a une ligne nationale et qui n’a aucun enracinement (LREM) et un parti qui n’est qu’enracinement et qui n’a aucune ligne nationale (LR). Et au milieu vous avez RN qui n’a ni l’un ni l’autre. »

Zemmour sur l’attitude des dirigeants RN hier :

« On avait l’impression de rentiers qui réclament leurs dividendes. »

L’Europe servira-t-elle les intérêts du business de l’avortement ?

Tribune de

  • Vincenzo Bassi, Président de la FAFCE (Fédération des Associations Familiales Catholique en Europe)
  • Françoise Caron, Présidente de la Fédération Nationale des Associations Familiales Protestantes
  • Guillaume Drago, Président de l’Institut Famille et République
  • Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune
  • Franck Meyer, Président du Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine (CPDH)
  • Aude Mirkovic, Porte-parole de Juristes pour l’Enfance
  • Pascale Morinière, Présidente de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques
  • Benoit Sévillia, Président des Eveilleurs
  • Nicolas Tardy-Joubert, Président de la Marche pour la Vie

Une grave offensive pour la reconnaissance d’un « droit » à l’avortement en Europe et la suppression de l’objection de conscience pour le personnel médical est en cours au Parlement européen. Le député croate Matic, aligné idéologiquement avec le lobby des industriels de l’avortement, soutient la résolution du même nom. Cette résolution, si elle n’est pas une loi, est un texte politique majeur. Elle amènerait, si elle était votée, le Parlement européen, la Commission, les juridictions et les parlements nationaux à y faire référence. Elle serait très largement exploitée par les promoteurs du tout avortement.

Celle-ci, votée en commission le 11 mai dernier, sera examinée le 23 juin par l’Assemblée plénière à Strasbourg. Pourtant ces questions de « santé reproductive » ne sont pas de la compétence européenne mais nationale.

Le rapport Estrela portant sur le même sujet avait été rejeté en 2013 car l’Union européenne n’a pas cette compétence, mais le lobby de l’avortement recommence son offensive pour tenter d’arriver à ses fins. Le projet est poussé notamment par la Fédération Internationale du Planning Familial, principal entrepreneur mondial de l’industrie de l’avortement. Ce Mouvement espère bien ensuite pouvoir récupérer des financements pour déployer partout où il le pourra, son approche mortifère.

Or faire croire qu’il existerait un « droit » à l’avortement ne correspond en rien aux conventions internationales. La Déclaration du Caire de 1994, confirmée par le programme d’actions de Beijing (ONU) de 2014 indiquent que l’avortement ne doit pas être considéré comme un moyen légitime de planification familiale. Il est prévu expressément que les Etats mettent en place des politiques de prévention. Hélas, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.  La prévention est légitime, le « droit à l’avortement » une idée fausse.

A cela s’ajouterait l’interdiction de la liberté de conscience pour le personnel médical. Projet liberticide s’il en est, il contrevient à la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et à de nombreux textes. L’Assemblée parlementaire a à nouveau appelé en 2013 les Etats à « garantir le droit à une objection de conscience en rapport avec des questions sensibles du point de vue éthique, comme les services liés aux soins de santé ». La suppression prévue de la clause de conscience entraînerait de surcroit des discriminations majeures pour toute personne pro-vie souhaitant exercer dans le domaine de la santé.

C’est dire que cette offensive est décalée et inquiétante.  Elle est soutenue par de puissantes organisations pour lesquelles l’avortement doit pouvoir être réalisé jusqu’au terme des neuf mois, sans opposition, ni objection. Si la séquence post- avortement génère pour la femme des risques élevés en matière de santé, et la douloureuse élimination d’un enfant dans le sein de sa mère, le business est juteux et il doit le rester. Mieux pour ses promoteurs, le business doit se développer.

Nous interpellons nos députés européens pour qu’ils s’opposent clairement à cette nouvelle tentative inique et contraire à nos textes fondateurs. La liberté de conscience est reconnue comme un droit fondamental. Elle doit le rester.

Nos députés devraient par contre s’intéresser à la prévention de l’avortement qui, elle, est une obligation bien peu soutenue ou mise en valeur, ce qui pourrait amener à un printemps démographique dans notre pays et en Europe.

Jean-Yves Le Gallou sur le RN : « La pasteurisation du discours mène à l’abstention ! »

Compilation remaniée des tweets de Jean-Yves Le Gallou :

La forte abstention favorise toujours les partis qui ont des clientèles. Elle défavorise donc le Rassemblement national. La seule manière de limiter la casse, c’est de porter un discours capable de mobiliser. Une attitude à l’inverse de la pasteurisation voulue par Marine Le Pen, dont la stratégie est désastreuse.

La forte abstention a toujours pénalisé le vote Rassemblement national mais la stratégie de Marine Le Pen a amplifié le phénomène :

  • mépris de tout enracinement local ;
  • purges permanentes ;
  • condamnations des  plus courageux ;
  • discours de plus en plus pasteurisé par peur des vagues ;
  • invisibilité dans les assemblées.

Au cours de cette campagne, le Rassemblement national de Marine Le Pen n’a cessé de donner des gages :

  • désaveu des identitaires (Poitiers, Escufon) ;
  • absence sur les votes sociétaux au Parlement ;
  • affirmation selon laquelle un islam républicain serait possible ;
  • Soumission à une assesseur voilée.
  • [ajoutons la critique des propos d’Eric Zemmour, NDMJ]

Malgré un minimum d’expérience, je reste scotché par la capacité de Marine Le Pen à transformer l’or des situations en plomb électoral. La pasteurisation du Rassemblement national s’avère être un désastre. En contexte d’abstention, seuls les discours forts sont audibles.

Dommage qu’il n’y ait eu personne au Rassemblement national pour expliquer à Marine Le Pen :

  • qu’avant le 2e tour de la présidentielle il y avait le 1er ;
  • qu’avant la présidentielle il y avait les régionales ;
  • que c’est la clarté et la radicalité qui permettent de mobiliser, non la pasteurisation.

L’abstention, prétexte au vote par internet

Après le télétravail, le télévote… Comme LREM n’arrivera visiblement pas à conserver le pouvoir l’an prochain, ils commencent à évoquer un changement des modalités de vote. Il faut reconnaître que cette méthode a très bien marché pour élire Joe Biden.

Rapprochement entre Europe 1 et CNews

Gros changements sur Europe 1 à partir de la rentrée :

  • Laurence Ferrari rejoindra Europe 1 pendant 3 heures de 17 heures à 20 heures pour des émissions communes avec CNEWS. La première heure, elle animera son émission sur CNews en direct des studios d’Europe 1. Puis entre 1 8 heures et 19 heures, elle animera une tranche d’information commune à CNews et Europe 1 avant de continuer entre 19h et 20h sur la seule antenne d’Europe 1.
  • Arnaud Lagardère, président du groupe, a officialisé l’arrivée de Dimitri Pavlenko (ex-Radio Classique) à la matinale. Dimitri Pavlenko officie déjà sur Cnews, dans l’émission Face à l’info, avec Eric Zemmour.
  • Sonia Mabrouk conserve son interview politique dans la matinale et reprend Le Grand Rendez-vous politique du dimanche en partenariat avec CNews et Les Échos.
  • Christophe Hondelatte va prendre plus de place en allongeant son émission «Hondelatte Raconte» de 14h à 16 heures, juste avant de passer l’antenne à Stéphane Bern et Matthieu Noël.
  • Louis de Raguenel, ancien de Valeurs Actuelles, est officiellement nommé chef du service politique, neuf mois après son arrivée mouvementée en tant qu’adjoint de ce service.

Voilà de quoi concurrencer, à l’approche de la présidentielle, le robinet d’eau tiède du couple BFM/RMC.

Une énorme abstention faute de choix possible pour des candidats défenseurs des valeurs fondamentales

De Bernard Antony :

On cherchait en vain certains mots dans les professions de foi pour ce dernier scrutin.

La défense de la famille naturelle, le respect de la vie innocente n’y figuraient pas.

Pas davantage la protection de la France face à la tsunamigration continue, face à l’islamisation galopante, à la déconstruction de notre civilisation, de notre langue, et de notre culture française. Rien non plus sur l’effondrement de l’école dite de la République.

Bref, rien sur la défense et la promotion des valeurs fondamentales de la personne humaine et de la société, c’est-à-dire de l’écologie véritable.

Et pourtant, tout cela est bien du ressort des Conseils régionaux,  (politiques de la ville, des lycées, de la formation professionnelle, de la culture, des transports…).

Les électeurs partisans des idéologies marxistes-léninistes, islamo-gauchistes, nihilistes, déconstructionnistes, n’avaient que l’embarras du choix entre les candidats de gauche, d’extrême-gauche et de l’écologisme dénaturé.

Mais globalement, les électeurs de la droite de conviction n’ont pas eu une offre répondant à leurs aspirations essentielles.

Ainsi, pour ne considérer que ces deux-là, rien d’une politique de la vie et de l’enracinement chez un Xavier Bertrand, franc-maçon du Grand Orient de France, et pas davantage chez la conformiste Valérie Pécresse.

Mais, plus tristement, car on aurait pu attendre autre chose, les professions de foi du RN étaient d’une désolante médiocrité, somme toute semblables à celles des UMP ou RPR de jadis : rien sur la défense de la vie, et nullité totale sur la question de l’islam. Marine Le Pen n’arrive pas à comprendre que l’on peut à la fois respecter les musulmans en tant que personnes mais combattre nécessairement la perniciosité de l’islam en tant qu’idéologie politico-religieuse, expansionniste. Car les formes de l’islamisme n’en sont que des variantes extrémistes dans une différence de degrés mais pas de nature.

À moins d’une revigoration politique et doctrinale, assez improbable, le RN de Marine Le Pen semble n’être pas prêt à incarner les valeurs fondamentales nécessaires pour que survive la France. L’élection d’hier pose donc la question majeure d’une reconstruction d’une droite de conviction.

Confinement

Thomas Flichy de La Neuville, agrégé d’histoire, titulaire de la chaire de géopolitique de Rennes Schooi of Business, professeur invité aux Universités d’Oxford, de Saint-Petersbourg ainsi qu’à l’académie diplomatique de Vienne, publie un petit ouvrage sur L’Enfermement ou l’humanité sous cocon, dans lequel il revient sur la symbolique du confinement. L’enfermement du corps et du visage comporte une dimension symbolique primitive de premier ordre : cette mise au tombeau se présente en effet comme la résurgence d’un rite archaïque d’une grande puissance présidant à la naissance d’une cité nouvelle et à la purification de ses habitants. Pour naître à nouveau, un fantasme primitif suggère en effet qu’il faille retourner dans le sein de sa mère. Toutes les mises en scènes de séduction publicitaire ne sont que les déclinaisons à l’infini du fantasme de retour dans le ventre maternel. Cette régression n’est toutefois possible qu’à l’occasion d’un choc traumatique, tel l’irruption d’une épidémie. Or ce danger n’est pas perçu de la même manière par les élites et les masses. Lors de l’épidémie de choléra en 1832, les gens des classes supérieures s’alarmèrent les premiers. Quant au peuple, il buvait à la santé du choléra, le prétendait inventé par le gouvernement afin de détourner les regards de la politique et placardait en lettres rouges : on empoisonne dans les hôpitaux.

L’auteur souligne ainsi que les épidémies traumatisent d’abord les élites avant de faire paniquer les masses.

Délinquance et immigration

L’Institut pour la Justice (IPJ) a publié une note révélant des chiffres alarmants sur la délinquance et les étrangers en France.

Les seuls chiffres officiels dont nous disposions sont ceux relatifs à la délinquance des étrangers. Nous savons par exemple que, au 1er octobre 2020, les étrangers représentaient 24% des détenus dans les établissements pénitentiaires français. Ils sont donc surreprésentés parmi les détenus dans une proportion supérieure à trois.

Parmi les détenus étrangers, ceux originaires du continent africain représentaient 54% et ceux originaires du continent européen 33%, soit respectivement 13% et 7,6% de l’ensemble des détenus. Les étrangers originaires du continent africain représentaient en 2019 presque 44% des étrangers présents en France et 3,2% de la population française totale tandis que les étrangers originaires du continent européen représentaient respectivement 38% et 2,8%.

On peut donc constater que les étrangers originaires du continent africain sont surreprésentés parmi les détenus, aussi bien par rapport à leur part dans la population générale (quatre fois plus nombreux) que par rapport à leur part dans la population des étrangers (1,2 fois plus).

Si nous passons maintenant aux personnes mises en cause par la police et la gendarmerie en 2019, nous avons les chiffres suivants :

  • Homicides – Étrangers : 17% des mis en cause. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 9%.
  • Coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus – Étrangers : 15%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 10%.
  • Crimes et délits à caractère sexuel – Étrangers : 14%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 9%.
  • Vols avec arme – Etrangers : 18%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 13%.
  • Vols violents sans arme – Étrangers : 31%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 25%.
  • Vols sans violence – Étrangers : 30%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 21%.
  • Cambriolages – Étrangers : 29%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 15%.
  • Vols de véhicule – Étrangers : 8%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 4%.
  • Vols d’accessoires et dans les véhicules – Étrangers : 27%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 19%
  • Escroqueries – Étrangers : 13%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 8%.

Irlande : messes en plein air sur les autels du temps des persécutions

L’Aide à l’Eglise en détresse a décidé de faire célébrer une messe dans chacun des diocèses d’Irlande pendant les jours qui mènent au 20 juin, fête des martyrs d’Irlande, afin d’obtenir par leur intercession un retour et un renouvellement de la foi. Des messes célébrées sur les autels de pierre qui parsèment la campagne en Irlande, témoins des temps de persécution du XVIIe siècle où les catholiques se retrouvaient dans des lieux isolés pour assister clandestinement à la messe en plein air.

Avec le COVID, une nouvelle forme de persécution s’est installée avec l’interdiction des messes publiques.

Russie : la propagande anti-famille vient de l’étranger

La propagande dirigée contre la famille et les valeurs familiales en Russie est activement soutenue depuis l’étranger par des États et des organisations dont les politiques sont hostiles à la Russie. Les ambassades des États-Unis et du Royaume-Uni affichent des drapeaux “arc-en-ciel” “LGBT” sur leurs bâtiments, des organisations affiliées au réseau de George Soros veulent imposer une loi féministe sur la “prévention de la violence domestique”, qui en réalité est ouvertement dirigée contre la famille en tant que telle. De nombreuses ONG financées par l’étranger promeuvent les idées féministes en Russie.

Le problème a été soulevé au niveau du Conseil de la Fédération. C’est ce qu’a déclaré la sénatrice Margarita Pavlova (photo), membre de la commission du Conseil de la Fédération pour la protection de la souveraineté de l’État, lors d’une réunion élargie de la commission le 31 mai :

“Il convient de garder à l’esprit que les forces extérieures et les États inamicaux qui soutiennent les conflits interethniques et interreligieux dans notre pays et l’extrémisme qui se développe sur leur base apportent également un soutien global à la promotion en Russie d’idéologies destructrices de la famille et des valeurs familiales traditionnelles protégées par notre Constitution. Nous parlons de la propagande contre la famille et les droits des parents, du féminisme radical, de la promotion de l’avortement et de l’absence d’enfants, et de l’idéologie du genre et des LGBT. Tout cela menace aussi directement la sécurité nationale de la Russie en sapant l’un de ses fondements les plus importants – la famille.

Je suis convaincu que le sujet de la protection de la famille et des valeurs familiales traditionnelles dans le contexte de la garantie de la sécurité nationale de la Russie doit faire l’objet d’une attention particulière. Ce n’est pas un hasard si c’est exactement ce qu’a dit le président russe V. V. Poutine dans ses récentes directives au gouvernement.

Je voudrais également attirer l’attention sur le fait qu’aujourd’hui, les représentants des forces destructrices tentent souvent de détourner l’attention d’eux-mêmes, en s’efforçant de faire passer pour des “extrémistes” les forces civiques saines, les citoyens qui défendent leurs droits et nos valeurs les plus importantes et qui agissent dans le strict respect de la loi. C’est ainsi que les quelques partisans d’idéologies destructrices, agissant avec le soutien de forces étrangères hostiles à la Russie, tentent d’accrocher l’étiquette d’”extrémistes” aux défenseurs de la famille et des valeurs traditionnelles russes, spirituelles et morales, et même à l’Église orthodoxe russe.

Giorgia Meloni, présidente de Fratelli d’Italia : priorité aux principes non négociables

Giorgia Meloni, présidente de Fratelli d’Italia (FdI), vient de publier un ouvrage, Je m’appelle Georgia. Mes racines, mes idées dans lequel elle écrit :

” Je suis Giorgia. Je suis une femme, je suis une mère, je suis italienne, je suis chrétienne. Vous ne m’enlèverez pas ça.”

Elle répond à IFamnews :

Madame Meloni, est-il plus difficile aujourd’hui d’être une femme, une mère, une Italienne ou une chrétienne ?

En ce moment, le défi consiste à défendre l’identité, à 360 degrés et sous toutes les formes dans lesquelles elle se manifeste. Tout ce qui nous définit est attaqué : la famille, la patrie, la liberté religieuse, l’identité sexuelle sont menacées. L’identité est un danger pour la pensée unique et pour les grandes concentrations économico-financières, car ce que nous sommes exprime une vision du monde, a une histoire derrière elle, exprime un ensemble d’idées et de valeurs. Sans ces idées et ces valeurs, sans notre identité, nous ne sommes plus rien : c’est le “citoyen X” qui ne croit en rien et, comme le dirait Michael Ende, auteur de The Neverending Story, “il est plus facile de dominer ceux qui ne croient en rien”.

Dans votre livre, vous écrivez que “aux yeux de la pensée dominante, je suis une bigote”. Est-il possible de défendre certaines valeurs malmenées par la pensée dominante ?

Absolument, et nous ne devons pas avoir peur. Il faut se baser non pas sur le plan confessionnel, qui est subjectif, mais sur la logique pure, sur le bon sens séculaire de nos arguments. Certains gauchistes et certaines intelligentsia nous désignent comme des monstres juste pour échapper à la confrontation : comme ils ne savent pas comment nous répondre sur le fond, ils nous attribuent toutes sortes d’étiquettes. Vous défendez la famille naturelle basée sur le mariage ? Vous êtes rétrograde. Vous vous battez pour donner aux femmes une alternative à l’avortement ? Vous êtes obscurantiste. Vous êtes contre l’idéologie du genre dans les écoles? Vous n’êtes pas présentable. Si défendre la famille, la vie et la liberté d’enseignement signifie être obscurantiste, rétrograde et peu présentable, alors je suis fier d’être tout cela.

Votre opposition à l’avortement vient du fait que votre mère a changé d’avis in extremis sur l’avortement alors qu’elle était enceinte de vous.

Je dois tout à ma mère. Elle m’a également appris combien la vie est précieuse et sacrée et combien il est nécessaire de la défendre. On l’a presque convaincue de se faire avorter, mais elle ne l’a pas fait. Elle a décidé de prendre un pari, de jeter tout son cœur dans la bataille, d’avoir du courage. Même si la situation qu’elle vivait disait exactement le contraire. Elle a décidé de franchir le pas et de faire le choix le moins conventionnel qui soit : mettre un enfant au monde. Son histoire, qui est aussi la mienne, m’a surtout appris que beaucoup de femmes qui avortent n’excluent pas un autre choix dans leur cœur, et qu’un État juste se préoccuperait de savoir comment les aider, au lieu de faire passer l’avortement pour la meilleure option possible. […]

Si le FdI gouvernait l’Italie, interviendrait-il de quelque manière que ce soit sur la question de l’avortement ?

Nous continuerons à soutenir la pleine application de la loi 194, qui, dans son article premier, stipule que l’État défend et protège la vie humaine dès son commencement. Parce que pour nous, chaque être conçu, le plus petit et le plus pauvre des êtres humains, est l’un des nôtres et doit être défendu. L’État et les institutions, à tous les niveaux, doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour aider les femmes qui considèrent l’avortement comme le seul choix possible. Je pense, par exemple, à l’aide et au soutien économique et psychologique aux femmes qui veulent mener leur grossesse à terme, même si elles veulent donner l’enfant en adoption, ou au renforcement des Centri di Aiuto alla Vita (CAV) (Centres d’aide à la vie) et de ces organisations qui soutiennent la maternité difficile. Ce qu’il faut, c’est un changement de cap radical qui mettra également un terme aux mesures, telles que la directive Speranza sur la pilule RU486, qui banalisent l’avortement pour en faire un bricolage et exposent les femmes à de grands risques pour leur santé.

Nous avons aujourd’hui le “Texte unique Zan’ (un projet de loi contre la phobie des “homo/bi/trans”). Avec quels arguments pouvez-vous expliquer au public que s’opposer à ce projet de loi n’est pas synonyme d’homophobie ?

Le “texte unique Zan” ne sert pas à combattre les discriminations mais à punir par de nouveaux délits d’opinion ceux qui ne courbent pas l’échine devant la pensée unique. Et nous l’avons constaté dans des pays où une législation similaire est entrée en vigueur. Il s’agit d’une proposition libertaire que la gauche veut imposer pour cibler ceux qui s’opposent à l’adoption par les homosexuels ou à la maternité de substitution. Il s’agit d’une mesure qui nie la différence sexuelle et qui finira par discriminer les femmes en particulier, en niant les réalisations qu’elles ont accomplies pendant tant d’années. Soutenir que l’identité sexuelle d’une personne est complètement déconnectée de son identité biologique conduit exactement à cela. Et ce n’est pas moi qui le dis, mais ces féministes historiques qui sont aujourd’hui même accusées d’homophobie parce qu’elles revendiquent la spécificité féminine. Le “texte unique Zan” sert aussi à ouvrir grand les portes de nos écoles à l’idéologie du genre, dès l’école primaire.

Les unions civiles ont été approuvées en 2016, malgré l’opposition même farouche d’une grande partie de la société. L’adoption de lois définies comme progressistes est-elle inévitable ?

Rien n’est inévitable. Mais il est fondamental que les citoyens fassent toujours entendre leur voix, comme cela s’est produit par exemple lors des deux grandes journées de la famille à San Giovanni et au Circus Maximus, deux manifestations massives et populaires. Si les citoyens se font entendre, il est plus difficile pour le Gouvernement de ne pas les écouter.

C’est en 2006 que le pape Benoît XVI a énoncé les fameux principes non négociables lors d’une conférence parrainée par le Parti Populaire Européen. Ces principes sont-ils aujourd’hui au cœur du Parti des Conservateurs et Réformistes Européens, dont vous êtes la présidente ?

La défense de la vie de la conception à la mort naturelle, la culture de la vie par opposition à la culture délétère de la mort et du rejet typique d’un certain progressisme amoral, la défense de la famille naturelle comme pivot de la société et comme rempart éducatif. Ces principes non négociables, énoncés avec beaucoup de profondeur par Benoît XVI, sont une partie inséparable de l’héritage politique et culturel des conservateurs européens. Et ils représentent les priorités de mon mandat de présidente. Car c’est à partir de ces valeurs que l’Europe doit repartir, pour avoir un avenir et ne pas trahir son histoire millénaire.

Mgr Lebrun inaugure un lieu d’écoute Louis et Zélie près de Rouen

Les Accueils Louis & Zélie, en référence aux saints époux Martin, sont des lieux accueillants et missionnaires, ouverts à tous, assuré par des catholiques compétents, pour aider les personnes à faire le choix de la vie et de l’amour véritable. Ces lieux d’écoute et d’accompagnement aident toute personne, jeune ou âgée, en couple ou célibataire, à sortir d’une situation affective ou familiale difficile.

Mgr Lebrun a inauguré un nouveau lieu samedi 19 juin à Saint-Martin-de-Boscherville.

Abstention record : les Français croient-ils encore au système électoral ?

Premier enseignement du scrutin d’hier, les Français doutent de la démocratie à la française. Jamais n’avait-on connu une telle abstention lors d’un scrutin sous la Vème République. Plus de 66% des électeurs ne se sont pas rendus aux urnes. Une façon de laisser les magouilleurs électoraux à leurs tripatouillages ? Le précédent record d’abstention était celui des élections européennes de 2009, avec 59,4%. Il manque une offre politique qui motive les Français.

Deuxième enseignement du scrutin : les ministres LREM ont pris une claque. La République en marche n’a obtenu que 10,4% des suffrages au niveau national, à l’issue du premier tour des élections régionales dimanche 20 juin. Le parti fondé par Emmanuel Macron en 2016 n’est arrivé en tête dans aucune des 13 régions de France métropolitaine. Aucun des 15 ministres ou secrétaires d’Etat candidats ne sera présent au second tour. En Ile-de-France, Laurent Saint-Martin, épaulé par Marlène Schiappa, Amélie de Montchalin et Emmanuelle Wargon, est arrivé en quatrième position avec 11,8% des suffrages. Dans les Hauts-de France, la liste menée par Laurent Pietraszewski, secrétaire d’Etat chargé des Retraites, est éliminée dès le premier tour avec 9,1%, en dépit des renforts d’Eric Dupond-Moretti et d’Agnès Pannier-Runacher, ministres de la Justice et de l’Industrie. En Centre-Val de Loire, le ministre Marc Fesneau arrive à la quatrième place avec 16,3% des voix.

Troisième enseignement, le RN réalise une contre-performance avec 19,3% des suffrages. Un fossé s’est creusé entre un électorat qui se radicalise et un parti qui se modère à outrance (désaveu des identitaires, absence au Parlement sur les votes sociétaux, affirmation selon laquelle un islam républicain serait possible).

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la liste soutenue par LREM de Renaud Muselier arrive certes en deuxième position derrière le Rassemblement national avec 33%. Mais le Rassemblement national emmené par Thierry Mariani ne réalise que 34,8% (contre 40% au 1er tour de 2015). Le RN dévisse dans les Hauts-de-France, 6 ans après la performance de Marine Le Pen (40,64%), le député RN Sébastien Chenu ne capte que 24% des voix. En Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez devance très largement ses concurrents avec 43,9% des suffrages. Le RN tombe à 12,2% (contre 25% au 1er tour en 2015), derrière l’écologiste Fabienne Grébert (EELV, 14,8%), et devant Najat Vallaud-Belkacem (PS, 11,3%). En Occitanie, Jean-Paul Garraud réalise 22,6% contre 32% pour Louis Aliot en 2015.

Conséquence prévisible : il est de moins en moins sûr que M. Macron et Mme Le Pen soient au second tour en 2022.

C’est arrivé un 21 juin…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 juin 1054 : décès de Bruno d’Eguisheim-Dagsbourg, connu comme pape sous le nom de saint Léon IX.
  • le 21 juin 1429 : la triple donation du Royaume de France.

Peu avant le sacre de Charles VII, à Reims, le 17 juillet 1429, Jeanne par un pacte officiel et public renouvelle le pacte conclu entre Dieu et le Royaume de France naissant à Reims en 496. Qui connaît, aujourd’hui, ce qui s’est passé le mardi 21 juin 1429 à 16 heures en l’abbaye de Fleury-sur-Loire, appelée ensuite Saint-Benoît-sur-Loire ? C’est pourtant là qu’a lieu un évènement central de toute l’histoire de France.

Alors que la confusion la plus grande règne en France où « il y a grande pitié », Dieu se manifeste à notre nation. Débauche, immoralité, trahison des clercs et des élites intellectuelles de l’université de Paris, politique qui avec la reine Isabeau de Bavière, ont vendue la France par le traité de Troyes, qui la donne à Henri V Roi d’Angleterre, scandale de la filiation du Dauphin, le futur Charles VII, que sa propre mère appelle « batard » ; tout semble annoncer la disparition de la Fille Ainée de l’Eglise.

La triple donation du Royaume de France est racontée dans le Breviarium historiale, texte rédigé peu après, au cours de l’été 1429, qui est consultable à la Bibliothèque Vaticane.

Jehanne dit à Charles : «Sire, me promettez-vous de me donner ce que je vous demanderai?» Le Roi hésite, puis consent. «Sire, donnez-moi votre royaume».

Le Roi, stupéfait, hésite de nouveau ; mais, tenu par sa promesse et subjugué par l’ascendant surnaturel de la jeune fille : «Jehanne, lui répondit-il, je vous donne mon royaume». Après quoi, voyant celui-ci tout interdit et embarrassé de ce qu’il avait fait : «Voici le plus pauvre chevalier de France : il n’a plus rien».

Cela ne suffit pas : la Pucelle exige qu’un acte notarié en soit solennellement dressé et signé par les quatre secrétaires du Roi. « Notaire, écrivez dit la pucelle inspirée : le 21 juin de l’an de Jésus christ 1429, à 4 heures du soir, Charles VII donne son royaume à Jeanne. Ecrivez encore : Jeanne donne à son tour la France à  Jésus-Christ. -Nos Seigneurs dit-elle d’une voix forte, à présent, c’est Jésus-Christ qui parle : « moi, Seigneur éternel je la donne au Roi Charles ».

Que signifie cet événement capital ?

– que ce Dauphin, que l’enseignement républicain nous présente comme un indécis et un demeuré, voire le digne fils d’un fou, mais que ses contemporains appellent le «bien-servi» (ce qui signifie qu’il savait juger les hommes), montre en cette occasion une foi extraordinaire en la Sainte Providence. Toute sa vie est d’ailleurs un exemple remarquable de Roi très chrétien.

– qu’il n’y a qu’un seul Roi qui mérite d’être aimé et servi : c’est le vrai Roi de France, Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et que C’est Notre Seigneur JÉSUS-CHRIST qui a VOULU ÊTRE, ET EST, ROI DE FRANCE; et le Christ a voulu nous le faire savoir par l’entremise d’une fille de 17 ans.

– que la raison d’être de notre pays est de proclamer à la face de l’univers non seulement la royauté universelle du Christ sur le monde, c’est sa mission « d’éducatrice des nations » ;

– que cet acte officiel et capital consacre le Roi de France comme le lieutenant du Christ ; si les successeurs de Charles VII avaient compris, ils auraient considéré ce document comme le plus grand de leurs trésors; ils l’auraient relu et médité tous les jours et seraient encore aujourd’hui sur le trône ;

Dès le lendemain, le Dauphin décide d’aller à Reims pour se faire sacrer, malgré plusieurs opposants et grâce à l’insistance de Jeanne. Le pacte de Reims se renouvelle alors que tout semblait perdu. Or A-t-on vu un vrai Roi abandonner ses sujets ? Peut-on penser une minute qu’après avoir tant châtiée la France, il ne puisse ne pas répondre aux prières le suppliant de convertir le pays?

  • le 21 juin 1667 : pose de la première pierre de l’Observatoire Royal à Paris.

En 1666, le Roi a créé, en compagnie de Colbert, l’Académie royale des sciences. C’est le Roi qui pousse à la création de l’observatoire royal. Le jour du solstice d’été, les scientifiques de l’Académie royale décident de l’emplacement du monument, en fonction du méridien de Paris. Claude Perrault en assure la construction. Colbert propose à l’astronome néerlandais Christiaan Huygens et au Franco-Italien Jean-Dominique Cassini de venir y travailler. Ce dernier y découvre deux satellites de Saturne et étudie la division qui porte son nom. Au cours du XXe siècle, les observatoires de Meudon et de Nancy sont rattachés à celui de Paris.

  • le 21 juin 1786 : exécution de la condamnation de Mme Lamotte instigatrice de l’affaire du collier.

Le Cardinal de Rohan est pleinement acquitté et sort rapidement de la Bastille ; Mme Lamotte a été condamnée à être fouettée, marquée et enfermée. L’acte deux de la manœuvre, qui vise à détruire l’image de la Reine dans l’esprit des Français, consiste à faire de la voleuse un parangon de vertus. Le maçon Louis Blanc raconte sa réaction à l’énoncé de la sentence dans son livre : Histoire de la Révolution, (édit. de Bruxelles, 1848, t. II, p. 132.)

« Pour ce qui est de Mme de La Motte, elle tomba, en apprenant son sort, dans d’inexprimables accès de rage. Pendant qu’on lui lisait la sentence, on fut obligé de la tenir en l’air, personne n’ayant pu, par violence, la faire mettre à genoux. Liée avec des cordes et traînée dans la cour du Palais de Justice, elle se mit à pousser des cris, non d’épouvante, mais de fureur. S’adressant au peuple : « Si l’on traite ainsi le sang des Valois, quel est donc le sort réservé au sang des Bourbons ? »… Comme elle se débattait avec désespoir entre les mains du bourreau, le fer qui la devait marquer sur l’épaule la marqua sur le sein. On la transporta à la Salpêtrière, échevelée, le visage couvert de sang, demi-nue, et exhalant en imprécations ce qui lui restait encore de force. »

« C’est le 21 juin 1786 qu’eut lieu cette exécution. Mais les magistrats l’avaient annoncée pour le 13 et, apprenant qu’elle était retardée, l’opposition (c’est-à-dire la Maçonnerie) commença aussitôt, en faveur de la coquine que le Parlement venait de condamner à l’unanimité, un concert tout pareil à ceux qu’on entendra pendant l’Affaire Dreyfus, un siècle plus tard : « Et les nouvellistes de répéter que la Comtesse serait graciée par le Roi; que la Cour avait décidément honte de l’iniquité commise, que la Reine rougissait de laisser flétrir une innocente – sa victime. Le vent est à présent fixé dans sa direction. Quoi que la Reine fasse ou ne fasse pas, quoi qu’il advienne, le vent soufflera contre elle. » (M. Funck-Brentano, L’Affaire du Collier, 6e édit., pp. 363, 364.)

Louis Dasté dans, Marie Antoinette et le Complot Maçonnique, continue à décrire le montage patiemment élaboré pour détruire la Reine. Pour cela, il s’appuie sur les écrits de M. Funck-Brentano et surtout de Louis Blanc, le fameux maçon avec son livre Histoire de la Révolution :

« On cuisina si bien ce qu’on appelle l’opinion publique que, dès le lendemain de l’exécution de l’arrêt, la voleuse du collier devint sympathique ! Les détails de l’exécution de Mme de La Motte avaient été horribles… Ils se répandirent dans Paris. La foule en fut impressionnée. On redisait ses imprécations à la Reine et au cardinal de Rohan, ses accusations contre eux, ses reproches au Parlement, tout de miel et d’indulgence pour les personnages d’importance, toujours prêt à servir la Cour, la noblesse et le clergé. […] « La situation de la Comtesse, dit la Gazette d’Utrecht, commence à intéresser jusqu’aux personnes qui étaient le plus insensibles à son châtiment. […] « La dame de la Motte, note la Gazette de Leyde, devient de plus en plus stoïque et résignée à son sort. Elle s’occupe, la plus grande partie de la journée, à lire et à méditer le livre ascétique de l’Imitation de Jésus-Christ… » « … La plus grande partie de la journée à méditer le livre ascétique… », et la Reine osait dire qu’elle était une criminelle ! C’était une sainte. » (M. Funck-Brentano, La Mort… pp. 15 à 17.)

Qui menait le mouvement d’opinion destiné à sortir Mme de la Motte de la boue tandis qu’on y plongerait la Reine ? – La Franc-maçonnerie : « Le duc d’Orléans, qui dirigeait la Franc-maçonnerie et préparait son rôle révolutionnaire, vit dès lors le parti qu’il pourrait tirer de l’aventure et la duchesse d’Orléans prit la tête de ce joli mouvement de compassion. (M. Funck-Brentano, La Mort…, p. 18.)

Sa femme, la Sérénissime Sœur*** duchesse d’Orléans, et sa belle-sœur, l’infortunée amie de la Reine, la Sérénissime S*** Princesse de Lamballe, donnent l’exemple des visites à Mme de la Motte, et le parloir de la Salpêtrière devient le rendez-vous des femmes de la plus haute noblesse dont la plupart, hélas ! ont été enrôlées dans la Maçonnerie féminine.

Si l’on songe qu’en collaborant aux intrigues de la Maçonnerie, les Frères*** et les Sœurs*** de l’aristocratie française creusaient leurs propres tombeaux, en même temps que les tombeaux de Louis XVI, de Marie-Antoinette, de la Monarchie tout entière, – on voit se dessiner en lettres de feu les lignes, cruelles du F*** Louis Blanc : « Grâce au mécanisme habile de l’institution, la Franc-maçonnerie trouva dans les princes et les nobles moins d’ennemis que de protecteurs… Il arriva, par une juste et remarquable disposition de la Providence, que les plus orgueilleux contempteurs du peuple furent amenés à couvrir de leur nom, à servir aveuglément de leur influence les entreprises latentes dirigées contre eux-mêmes. » (F*** L. Blanc, Histoire de la Révolution, t. II, p. 71.)

Marie Antoinette et le Complot Maçonnique, Louis Dasté (éditions La Renaissance Française, pages 65 à 67 et suivantes)

  • le 21 juin 1791 : arrestation du Roi Louis XVI à Varennes.

Louis XVI, Marie-Antoinette, et leurs deux enfants sont arrêtés dans la bourgade de Varennes-en-Argonne. Ils ont fui le palais des Tuileries la veille afin de rejoindre l’armée du marquis de Bouillé à Metz. Mais le cortège royal est reconnu à Sainte-Menehould par le maître de poste Drouet qui donne l’alerte. Une fois la disparition du Roi constatée, et l’alerte donnée, La Fayette, commandant la garde nationale, envoie des courriers dans toutes les directions pour ordonner l’arrestation de son souverain. On ne peut avoir deux maîtres, or La Fayette est maçon.

Bloqué une partie de la nuit, le Roi refuse que la force soit employée, des hussards et une partie de la population sont prêts à couvrir son départ, Louis XVI attendant, en vain, le renfort de Bouillé, qui aurait dû arriver.

  • le 21 juin 1804 : Napoléon veut gracier Cadoudal et ses seconds.

Non seulement le Breton refuse par fierté la « lettre de grâce », mais il demande à mourir le premier, pour montrer à ses compagnons qu’il n’a rien négocié avec Bonaparte.

« Ce bougre-là ! Il n’est pas content de me couper la tête, il voudrait encore me déshonorer ».

Il meurt avec ses amis. Néanmoins, il exprime une dernière volonté à l’exécuteur de Paris, son bourreau :

« Vous saurez que je veux être exécuté le premier. C’est à moi à donner à mes camarades l’exemple du courage et de la résignation ; d’ailleurs, je ne veux pas que l’un d’eux s’en aille de ce monde avec l’idée que je pourrais lui survivre ». Refusée. L’ordre d’exécution est fixé et sa tête tombe la dernière  Voir les chroniques du 1er janvier et du 25 juin.

  • le 21 juin 1848 : fermeture des Ateliers nationaux à Paris.

Créé à Paris au lendemain de la révolution de février 1848, pour les ouvriers au chômage, le projet n’avait aucune viabilité économique. La dissolution des Ateliers nationaux provoque une insurrection populaire contre une bourgeoisie plus préoccupée de ses profits que de justice sociale. La répression de la révolte ouvrière fait plusieurs milliers victimes.

  • le 21 juin 1871 : une loi concède 100000 ha de terres aux Alsaciens et Lorrains désireux de s’installer en Algérie.
  • le 21 juin 1925 : béatification de huit martyrs de la Nouvelle-France.

Il s’agit de huit Jésuites qui sont les pères Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil et Jean de Lalande, martyrs français pour l’évangélisation de la Nouvelle France ; selon le souhait et les ordres du Roi François 1er quand il finança les premières expéditions.

  • le 21 juin 1963 : élection du pape Paul Vl.

Giovanni Battista Montini, alors archevêque de Milan, succède à Jean XXIII sur le trône de Saint Pierre. Paul VI est le premier pape de l’époque contemporaine à voyager hors d’Italie. Son premier voyage est pour Jérusalem, en janvier 1964 (Voir la chronique du 5 janvier). Sa béatification est faite le 19 octobre 2014. Voir aussi les chroniques du 6 aout, 26 septembre.

En Quête d’esprit : La beauté sauvera-t-elle le monde ?

Aymeric Pourbaix reçoit l’Abbé Thomas Chapuis, prêtre du diocèse de Beauvais, François Peltier, artiste peintre, Robin Galhac, philosophe, ainsi que Véronique Jacquier :

Nouvelle réforme du droit canon

Eglise universelle: Nouvelle réforme du droit canon

La constitution apostolique du 23 mai 2021 Pascite gregem dei- Paissez le troupeau du Christ- a très sensiblement modifié les dispositions du code de droit canon de 1983. Le chanoine Benoît Merly, docteur en droit canon et official du diocèse de Bayonne, après avoir rappelé le rôle de l’officialité dans un diocèse, explique ce qu’est le droit canon, en quoi il concerne les laïcs et ce qu’apporte de nouveau cette constitution par rapport au code de 1983.

Eglise en France: abbaye de Pontigny.

L’évêque préfère un hôtel de luxe à un séminaire « tradi » A 15 kms d’Auxerre l’abbaye cistercienne de Pontigny a été mise en vente par la Région Bourgogne-Franche-Comté. Jacques Chanard, ancien maire de Chevannes dénonce la collusion de la présidente de Région Marie Guite Dufay et de l’évêque du lieu, Mgr Hervé Giraud, pour faire échouer l’offre de reprise des bâtiments par la Fraternité Saint Pierre qui souhaitait y installer son séminaire francophone. L’offre de M Schneider, qui proposait 300 k€ de moins que la Fraternité Saint Pierre pour bâtir un hôtel de luxe a été retenue. La colère gronde.

Eglise en Marche: Naissance d’une religion: l’écolo-hygiénisme

La 29 éme Université d’été de Renaissance catholique aura lieu du 27 au 29 août à l’abbaye du pin, à 15 kms de Poitiers. Victoire De Jaeghere présente le programme de cette Université ainsi que les principaux intervenants: Philippe de Villiers, Patrick Buisson, Jean-Yves Le Gallou, etc. Trois journées d’amitié française et chrétienne, en famille et entre amis, dans un cadre superbe chargé d’histoire.

Des réponses à la hausse inquiétante de la violence commise par des mineurs

Maurice Berger, pédopsychiatre, ex-professeur associé de psychologie de l’enfant, enseignant à l’Ecole Nationale de la Magistrature, a créé le seul service de pédopsychiatrie dédié à la prise en charge des enfants violents. Il vient de publier un rapport intitulé Faire face à la violence gratuite en France, dans lequel synthétise ses 40 années d’expérience avec la violence commise par des mineurs.

Il cite le cas de ce jeune de 16 ans, qui a blessé plusieurs personnes, et qui lui affirme :

« Même si ce que je fais est grave, je sais que je n’irai pas en prison ».

Là est bien le problème. Les jeunes voyous, apprentis criminels, n’ont aucune conscience de ce qu’est l’obéissance à l’autorité ou à la loi et c’est pourquoi ils considèrent que toute intrusion de la police comme une agression. Pire, ils n’ont absolument aucune empathie envers leurs victimes, de plus en plus souvent agressées gratuitement, par envie de frapper, parfois jusqu’à la mort.

Aucune des 140 mineurs violents que j’ai reçus en entretien depuis sept ans n’éprouvait de l’empathie pour ses victimes, et ne mesurait la gravité de ses actes.

Le Dr Berger juge que nous sommes doublement désarmés :

  • Moralement, avec des textes légaux inadaptés
  • Physiquement, avec l’absence de volonté de construire des lieux réellement efficaces pour contenir la violence.

Comment faire en sorte qu’il y ait moins de victimes et moins d’auteurs d’actes de sauvagerie en France ?

Pour le Dr Berger, ces mineurs dangereux ont impérativement besoin de rencontrer une butée concrète à leurs actes si l’on veut espérer un changement de comportement. Pour cela, il constate la nécessité de modifier nos lois actuelles qui entravent, plutôt qu’elles ne favorisent, toute possibilité d’amélioration de la situation. Il propose dans ce livre, écrit avec les conseils de juristes, des dispositifs à mettre en œuvre, dans 3 domaines complémentaires. Si un de ces trois registres n’est pas pris en compte, les mesures prises dans les deux autres seront inefficaces :

  • une réponse judiciaire adaptée. Il est anormal qu’un mineur violent ne connaisse la prison qu’à sa 25e condamnation. Maurice Berger propose des peines de prison, même pour 15 jours. Il dénonce l’idéologie de nombreux magistrats qui protègent plus le coupable que la victime, ainsi que le Code de justice pénale des mineurs de mars 2019, un texte délictogène et criminogène. Une loi ferme et efficace doit mettre une butée aux actes, avec une publication sur internet des peines prononcées et l’instauration d’une indemnisation à la charge de la famille du mineur.
  • une politique de prévention contre les bandes
  • stopper l’immigration : seuls 8% des mineurs admis en Centre Educatif Renforcé appartiennent à des familles françaises de souche, dont 2% de gens du voyage… Les adolescents issus de familles originaires du Sahel sont 3 à 4 fois plus souvent impliqués comme auteurs de délits, et ceux éduqués dans les familles maghrébines deux fois plus…

Saint Thomas d’Aquin, patron de l’université

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier & le Père Jean-François Thomas, jésuite, nous font (re)découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne. Cette semaine : Saint Thomas d’Aquin, patron de l’université.

 

Le retour de Jim Caviezel sur les écrans

Jim Caviezel, ce grand acteur, profondément catholique, dont l’interprétation de Jésus-Christ dans le film de Mel Gibson (LA PASSION DU CHRIST – 2004) a marqué durablement les mémoires, avait tourné un film sorti en 2018, dans le rôle de l’Evangéliste Luc, pour le film PAUL, APÔTRE DU CHRIST.

Cette année, vous aurez l’occasion de le découvrir dans un thriller haletant, dans lequel il joue le rôle d’un blogueur chrétien célèbre, enlevé par des terroristes islamiques à l’occasion d’une conférence au Caire. Le film s’intitule INFIDEL et est réalisé par Cyrus Nowrasteh, à qui l’on doit également LE JEUNE MESSIE, qui figure aussi au catalogue de SAJE.

A suivre.

Extrait :

On peut avoir voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et être Vénérable

Le Pape a autorisé la promulgation du décret reconnaissant les vertus héroïques de Robert Schuman, avec la reconnaissance du martyre de 10 religieuses tuées en Pologne par des soldats soviétiques à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Né le 29 juin 1886 dans la cité luxembourgeoise de Clausen, fils de Jean-Pierre Schuman et d’Eugénie Duren, Robert Schuman baigne dès son plus jeune âge dans la diversité culturelle. Père français de langue maternelle luxembourgeoise, devenu allemand lors de l’annexion d’une partie de la Lorraine ; mère luxembourgeoise, allemande par alliance, Robert Schuman est allemand de naissance. Il étudie dans le Grand-Duché où il apprend la langue française. Son enfance et ses premiers pas dans la vie adulte sont marqués par la mort de ses parents: son père d’abord, en 1900, puis sa mère en 1910. Au cours de ses années d’étude, il rejoint l’association Unitas, formée par des étudiants catholiques et fondée sur trois principes «virtus, scientia, amicitia» (vertu, savoir, amitié). En juin 1912 il obtient un diplôme en droit à Strasbourg et ouvre un cabinet d’avocat à Metz. La même année, il se voit confier par Mgr Benzler, futur évêque de Metz, la charge de président de la Fédération diocésaine des associations de la jeunesse catholique. Il consacre aussi une partie de son temps aux enfants abandonnés et aux délinquants. En 1913, il prend part à l’organisation du 60e Katholikentag, le congrès des catholiques allemands, célébré à Metz cette année-là.

Sa carrière politique débute six ans plus tard, lorsqu’en 1919, au lendemain de la Première Guerre mondiale, il est élu pour la première fois député de la Moselle. Un mandat qu’il consacre à l’intégration législative de l’Alsace et de la Lorraine après leur retour à la France, s’engageant en faveur du Concordat avec le Saint-Siège et dans la défense de la justice sociale. Ses activités sont interrompues par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Bien qu’il ait voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et qu’il ait été membre du premier gouvernement Pétain, il est arrêté et emprisonné par la Gestapo du 14 septembre 1940 au 12 avril 1941, dans une résidence surveillée à Neustadt. Il parvient à s’échapper le 1er août et reste dans la clandestinité jusqu’à la fin de la guerre, se réfugiant principalement dans des couvents et des monastères. La paix rétablie, il est élu à l’Assemblée constituante en 1945 et 1946, puis est à nouveau élu député et occupe des postes importants au sein du gouvernement français. De juin 1946 à novembre 1947, il est ministre des Finances ; de novembre 1947 à juillet 1948, il est président du Conseil ; de juillet 1948 à janvier 1953, il est ministre des Affaires étrangères ; à partir de 1953, il est garde des Sceaux, référence morale du pays. Il s’engage intensément pour la création d’un système commun de croissance économique et sociale. Robert Schuman a largement contribué à la rédaction de la Déclaration du 9 mai 1950, considérée comme l’acte fondateur de la nouvelle Europe.

Il revient au gouvernement en 1955 en tant que ministre de la Justice jusqu’en 1956. Au cours de ces années, il devient un pèlerin de la paix et de la détente en Europe, collaborant toujours plus étroitement avec Konrad Adenauer et Alcide De Gasperi, avec lesquels il est salué comme «père, apôtre de l’Europe unie, pèlerin, architecte, précurseur de l’unité européenne», ou, comme l’a appelé Paul VI, «pionnier infatigable de l’Europe unie». Les travaux de Schuman, Adenauer et De Gasperi ont abouti au traité de Rome, signé le 25 mars 1957. Un an plus tard, le 19 mars 1958, Robert Schuman, président du Mouvement européen, est élu par acclamation premier président du nouveau Parlement européen.

En 1959, frappé par la maladie, il renonce à ses engagements. Il est nommé président d’honneur de l’Assemblée parlementaire européenne. Il meurt à Scy-Chazelles, en France, le 4 septembre 1963.

L’exercice de la charité envers Dieu et son prochain est resté constant tout au long de sa vie. Il exprimait le plus profond respect pour chacune des personnes qu’il rencontrait, et plus particulièrement les plus humbles. Il nourrissait de l’amour pour les pauvres : aucun de ceux qui frappaient à sa porte ne repartait les mains vides. Au lendemain du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il s’est activement engagé pour garantir l’assistance aux centaines de milliers de personnes déplacées d’Alsace-Lorraine expulsées de leurs territoires, dépossédées de tout. Il a toujours fait preuve de proximité et de grande gentillesse envers les orphelins. Il a apporté un soutien financier aussi à de nombreuses institutions charitables pour les lépreux, les réfugiés et les invalides.

Joe Biden bientôt privé de communion

La conférence des évêques catholiques américaine (USCCB) a voté le 18 juin pour un texte qui devrait permettre de refuser la communion aux politiciens qui soutiennent publiquement les lois sur l’avortement, au nom de la «cohérence eucharistique».

168 évêques ont voté pour cette mesure contre seulement 55, et 6 abstentions. Pour les évêques hostiles à ce sujet, qui risque de compliquer leurs relations avec le nouveau pouvoir “Démocrate”, c’est une défaite. Pour être adoptée, cette disposition devait remporter la majorité simple – à l’inverse des autres votes de cette assemblée, qui devaient atteindre la majorité des deux tiers. Ce document devrait entrer en phase de rédaction dans les prochaines semaines, et être ensuite approuvé par les évêques. La Conférence des évêques n’a pas le pouvoir de forcer un évêque à excommunier les politiciens de son diocèse, chaque évêque ayant la liberté de décider pour son propre diocèse. Mais l’approbation de ce document aura des conséquences pour l’Église catholique américaine et pour Joe Biden, qui se rend à la messe tous les dimanches, malgré son soutien au Planning familial, à la recherche destructrice d’embryons, et à la secte LGBT. Il a annulé la décision de Donald Trump de priver de fonds publics les organisations militant pour le droit à avorter, et il a nommé des militants homosexuels et transgenres au gouvernement.

Pendant que Joe Biden promeut l’avortement, le gouverneur du Texas Greg Abbott a signé mercredi une loi interdisant tout avortement, qui entrera en vigueur dès que la Cour suprême aura annulé l’arrêt Roe contre Wade. Pas moins de 28 villes du Texas se sont déclarées jusqu’ici « sanctuaire de l’enfant à naître ».