J’ai bien reçu l’invitation pour recevoir un vaccin ARNm contre le SRAS-CoV-2 et vous en remercie.
Avant de prendre une quelconque décision y étant relative j’aimerais que vous m’informiez (1) en me répondant par écrit (2) sur les points suivants qui me semblent fondamentaux :
Me donner la liste complète des ingrédients des vaccins mis en circulation actuellement dans notre pays ;
Me certifier que le vaccin que vous projetez de m’injecter ne contient pas de MRC5 (des cellules de fœtus avortés ou traces d’ADN humains), ce qui irait à l’encontre de mes convictions religieuses ;
Me certifier qu’il n’y a aucun risque de réactions iatrogènes ;
M’informer de toutes les contre-indications et de tous les effets secondaires potentiels, réparables ou irréparables, à court, moyen et long termes ;
Me certifier de façon sans équivoque et de bonne foi, dans le respect de l’article 13 de la Convention d’Oviedo (3), que cette technologie n’a pas le potentiel de modifier l’ADN humain grâce à ce que l’on appelle la transcriptase inverse, qui permet explicitement le transfert d’informations de l’ARNm à l’ADN ;
Me certifier que ce vaccin ne contient pas d’inserts du virus VIH ;
Me certifier que le vaccin ne contient pas de puce d’Identification par Radiofréquence (Rfid) ou de nano technologie se présentant sous une forme quelconque ;
Me certifier que tous les paramètres médicaux concernant les essais et les études requis ont été satisfaits ;
Me préciser quels sont les autres traitements possibles pour lutter contre le SRAS-CoV-2 en détaillant les avantages et les inconvénients de chaque traitement, au sens de l’article 2 du Code de Nuremberg (4)
De plus, je vous prie de bien vouloir me répondre simplement, par oui ou par non, aux questions suivantes :
Si je me fais vacciner, puis-je arrêter de porter un masque ?
Si je me fais vacciner, puis-je arrêter la distanciation sociale ?
Si je me fais vacciner, dois-je encore respecter le couvre-feu ?
Si mes parents, mes grands-parents et moi-même sommes tous vaccinés, pouvons-nous nous étreindre à nouveau ?
Si je me fais vacciner, serai-je résistant à la Covid et à ses nombreux variants et pour combien de temps ?
Si je me fais vacciner, est-ce que j’éviterai les formes graves avec hospitalisation, ainsi que la mort ?
Si je me fais vacciner, serai-je contagieux pour les autres ?
Si j’éprouve une réaction indésirable grave, des effets à long terme (encore inconnus) entraînant même la mort, serai-je (ou ma famille) indemnisé ?
D’autre part, outre vos réponses, je compte m’informer de façon contradictoire par les indications données par les laboratoires et les experts officiels du Gouvernement, mais aussi par des scientifiques indépendants et des témoignages de personnes ayant déjà été vaccinées : ce n’est que lorsque j’aurai recueilli toutes ces informations que je serai à même de vous remettre mon consentement libre et éclairé (5), après avoir évalué objectivement la balance bénéfice/risque.
Le cas échéant, je reviendrai vers vous, en ayant éventuellement sélectionné le vaccin qui me conviendrait le mieux.
Je suis en parfaite santé et n’ai nullement l’intention de voyager, ce qui me permet de prendre un peu de recul afin de prendre une décision réfléchie et responsable, ayant toujours en mémoire le serment d’Hippocrate qui reste la pierre fondatrice de notre médecine : « primum non nocere ».
Recevez, Madame, Monsieur, l’assurance de ma meilleure considération.
Références légales :
(1) « J’informerai correctement les personnes qui font appel à mes soins ». Serment d’Hippocrate, version adaptée par le Conseil national de l’Ordre des médecins de Belgique (juillet 2011)
(2) Loi du 22 août 2002 relative aux Droits du patient– article 7 §2 : « La communication avec le patient se déroule dans une langue claire. Le patient peut demander que les informations soient confirmées par écrit ».
(3) Convention sur les Droits de l’Homme et la biomédecine (STE n° 164), ouverte à la signature le 4 avril 1997 à Oviedo (Espagne). https://rm.coe.int/090000168007cf99
(4) Le Code de Nuremberg est un extrait du jugement pénal rendu en 1947 par le Tribunal militaire américain à charge de médecins du régime nazi, et constitue une jurisprudence pénale internationale. https://www.inserm.fr/sites/default/file…-
Nous avions évoqué la création du Canon français, alliance de la vigne et du patrimoine. Le principe de la cuvée-cause, c’est de sélectionner un vin et le mettre pendant quelques jours au service d’une cause (patrimoniale) définie : pour chaque bouteille commandée par le Canon Français, une partie des recettes est reversée au profit de la cause soutenue.
Cette deuxième cuvée-cause associe des vignes nantaises à la préservation d’un Fort Vauban du XVIIème situé au large de Saint-Malo. Voir ici la vidéo de présentation.
Chaque caisse commandée aidera le vigneron, Philippe Guérin, mais aussi Alain-Etienne Marcel qui se bat pour la restauration du fort du Petit Bé.
25% des bénéfices seront reversés à la restauration du fort du Petit Bé.
Fin des ventes le jeudi 1er Avril. Livraison prévue entre le 5 et le 9 Avril.
Première partie de notre trilogie : La politique en Arménie
De notre envoyés spécial Antoine Bordier
Depuis qu’il est devenu recteur de la PAARA, l’équivalent de l’ENA, Arsen Lokyan a développé ses talents de dirigeant et de diplomate. Il n’appartient à aucun parti politique, et, dans la crise politique actuelle qui secoue son pays, depuis la défaite militaire en Arsakh, il ne souhaite qu’une chose : la réconciliation. Eclairage sur un homme qui forme les futurs fonctionnaires de l’Arménie.
Comparer l’ENA et la PAARA, la Public Administration Academy of the Republic of Armenia, n’a aucun sens ou presque. D’un côté, vous avez un pays avec une population de près de 70 millions d’habitants, et, de l’autre un pays de moins de 3 millions. D’un côté, vous avez 6 millions de fonctionnaires, toute institution publique et para-publique confondue, et, de l’autre, un peu moins de 200 000. L’ENA, pour faire court, serait, cependant, la grande sœur de la PAARA.
« Nous avons des liens très importants avec l’ENA, explique Arsen Lokyan. Il faut rappeler qu’en 1990, lors de la déclaration de l’Indépendance, suite à la chute de l’ex-URSS, et le 21 septembre 1991 lors du référendum, la République d’Arménie fut proclamée. Nous avions besoin de structurer notre nouvel Etat, et, surtout de le moderniser. Nous nous sommes rapprochés de l’Etat français, de l’ENA, de Sciences Po à Aix, de Lille, et, de l’Union Européenne. Aujourd’hui, nous travaillons étroitement avec une cinquantaine de partenaires. Nous n’avons jamais été seuls. »
La PAARA a été créée en 1994, avec le soutien technique du programme TACIS de l’Union Européenne. Arsen Lokyan en est devenu le recteur 17 ans plus tard.
Un CV impressionnant
A 49 ans, Arsen est marié et à deux enfants. C’est un scientifique. Avec un doctorat en psychologie, des études de médecine en neurologie, et, en prophylactique, à Erevan, il a enrichi son cursus à l’Académie militaire de médecine de St Pétersbourg. Au départ, rien ne le destinait à une carrière académique. Sa carrière, il la démarre en 1996 comme médecin militaire. En 2007, il intègre comme expert le service de contrôle du Premier ministre. Puis, ce sera la Présidence de la République, à un poste équivalent. Il est, aussi, professeur et donne des cours de psychophysiologie. Remarqué par ses pairs et sa hiérarchie pour son expertise, son excellence (il a été plusieurs fois major de sa promotion), il devient recteur de la prestigieuse académie en juin 2011. Il fêtera ses 10 années de rectorat dans quelques mois. Il n’aime pas parler de lui. Sa timidité et son humilité semble trancher avec sa carrure massive de rugbyman. Finalement, c’est un grand serviteur de l’Etat. Comme il le dit lui-même,
« j’ai toujours voulu servir mon pays. J’ai toujours voulu avoir un impact positif pour mon pays. Ma question a toujours été : comment améliorer le fonctionnement de ses organisations ? Cela ne peut se faire que si vous êtes exigeant avec vous-même et que vous fassiez confiance à votre équipe. Il faut, aussi, la former, développer des projets innovants et être visionnaire ».
Une formation et des chiffres clés
Aujourd’hui, l’académie est structurée avec 70 collaborateurs qui administrent, gèrent, forment plus de 700 étudiants au niveau Master.
« Nous avons, aussi, plus de 150 professeurs affiliés, qui viennent régulièrement donner des cours et des conférences. Notre formation continue est très importante, elle concerne chaque année plus de 3000 stagiaires. Les matières enseignées comprennent les matières suivantes : l’administration, les finances, le droit, les sciences politiques, la psychologie. »
En Master, la durée des études est de deux ans et demi. Le recteur, qui est autonome en matière de fonctionnement, travaille au sein d’un bureau exécutif. Il a côtoyé des personnalités comme Christine Lagarde, quand elle était présidente du conseil d’administration de Sciences Po-Aix. Le bureau, c’est l’organe de direction de l’académie.
« Je trouve très importants pour le fonctionnement de l’académie d’être entouré de toutes les parties prenantes, comme celui de l’Etat, du gouvernement, et, des autres institutions publiques majeures ».
Parmi leurs enseignants, certains travaillent auprès des ministères, du Premier ministre, et de la Présidence de la République d’Arménie.
La Francophonie à l’honneur
Arsen Lokyan ne parle pas le français, mais il est très francophone, voire francophile. Il se rend en France tous les deux ans ou trois ans.
« Pour nous, la France, c’est un peu notre seconde patrie. Nous avons des enseignants qui viennent de France, notamment dans le cadre du partenariat avec Sciences Po-Aix. Nous avons développé des conventions et des partenariats d’échange. En 2014, nous avons envoyé nos étudiants pour faire leur stage à Marseille. La France est et restera une référence en ce qui concerne la formation des fonctionnaires et des futurs hauts-fonctionnaires. Nous avons des cours pour apprendre le français, et, nous avons une bibliothèque de livres en français. »
Pendant le 17è Sommet de la Francophonie, qui avait lieu en 2018 à Erevan, Arsen se souvient des échanges qu’il a pu avoir avec des délégations africaines : « Ce sommet a été l’opportunité de les rencontrer. » Chaque année la PAARA participe à la semaine de la francophonie qui se tient en mars.
« La Francophonie s’exprime, aussi, à travers nos bienfaiteurs. Certains vivent en France et gardent des activités en Arménie. Je pense en particulier à Monsieur Yezeguelian, qui s’implique dans la vie de l’académie. Nous avons une fondation, et, il y participe chaque année. Il a même financé une salle de cours. »
Une vision entre modernisation, réconciliation et solidarité
Au-delà des chiffres clés de l’académie et de son organisation, au-delà de la Francophonie, le recteur, qui n’appartient à aucun parti politique, évoque le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
« La dernière guerre a été une guerre de territoires. C’est, aussi, une guerre ethnique. Elle nous renvoie au génocide de 1915. Après la défaite, nous devons nous tourner vers l’avenir et construire la paix, la consolider. »
Ses ancêtres ont été victimes de la barbarie turque. C’est une pierre angulaire dans l’ADN de chaque arménien. De cette blessure, de ces épreuves il en est sorti plus fort, plus innovant, plus visionnaire. Il ne le cache pas,
« l’académie est très innovante. Nous avons développé notre plate-forme administrative et pédagogique digitale. Elle s’appelle EBUH. Tout le processus des formations y est décliné. Nous avons, aussi, un MBA en distanciel. C’est un peu comme Klassroom et Moodle. »
Cette académie qui forme « les futurs fonctionnaires, hauts-fonctionnaires, ministres, premiers ministres, et, présidents de l’Arménie », il veut la positionner pour qu’elle soit une référence que l’on consulte.
« Nous sommes face à un enjeu important, explique-t-il, qui est civilisationnel. Nous devons mettre toutes nos énergies, tous nos talents pour trouver des moyens et construire notre avenir. »
Pour cela, le recteur compte sur ses propres forces, celles de l’Arménie, mais, également, sur ses amies, comme la France.
Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER
Je me suis réveillé ce matin de bonne humeur. Le numéro, hier au soir, de Castex dans son rôle de premier-ministre de MicroNéron, principalement chargé de donner les nouvelles des fronts des guerres contre les virus mutants et permutants, était encore en amélioration. À ce train-là, ça va bientôt… confiner à la perfection.
Non, je ne regrette pas de l’avoir également campé dans le personnage du GDA (« Grand Dépendeur d’Andouilles ») qui était celui que l’on assignait dans notre Gascogne à de grands benêts de domestiques essentiellement chargés de la haute fonction de décrocher du plafond de la cuisine (ou du séchoir) les andouilles suspendues et autres fabrications de bonne charcuterie de l’espèce saucisson.
Cette louable activité s’apparentait d’ailleurs à celles dans les tribunaux de ces employés des archives chargés de la gestion des « affaires pendantes », ou encore « suspendues » en attente de jugement.
Par ces mots, le savez-vous, on désignait dans l’ancien temps les dossiers mis dans des sacs rangés dans les sous-sols, d’où l’expression « l’affaire est dans le sac ») et suspendus pour être à l’abri de la gloutonnerie des rats quand les chats du Palais dédaignaient de croquer ces derniers.
On sait l’importance qu’a très justement donnée Castex à l’aération après l’ère objectivement criminelle du confinement vraiment fermé imposé par le gouvernement du sinistre Edouard Philippe aux personnes âgées des Ehpad interdites de sorties de leurs chambres.
Castex, lui au moins, a inventé le confinement déconfiné, puisque permettant à chacun de vaquer à ses occupations (sauf magasins et boutiques interdits, on ne sait pourquoi ?) dans un rayon de 10 km de son domicile ; décision à faire évidemment respecter par de la gent policière experte en pareille vérification avec « mobiles ».
Pour ce qui est de l’aération ,après des mois et des mois de réflexion, Estrosi, le stupéfiant maire de Nice, qui n’est pas hélas du niveau de ses prédécesseurs à l’Hôtel de Ville, les Médecin père et fils, et notre ami Jacques Peyrat, a enfin compris. Cet Estrosi-là s’est avisé d’en finir avec l’interdiction ubuesque de la Promenade des Anglais sur laquelle les bons vents de la mer ont toujours dispersé les méchants virus.
On sait la prodigieuse inculture de ce personnage désormais politiciennement acquis au progressisme macronien. Car s’il avait lu au moins « Le hussard sur le toit » du grand écrivain jean Giono, il aurait appris que c’est dans l’enfermement des « quarantaines » que se propageaient de foudroyantes épidémies de peste ou de choléra.
Mais dans les délires de notre triste époque, on sait aussi hélas que de bons gendarmes, qui n’ont sans doute pas autre chose à surveiller, vont continuer à verbaliser, pour non port du masque, des promeneurs sur les plages ou autres grands espaces dans lesquels les grands souffles d’Éole balayent impitoyablement les plus méchants virus.
Car, à vrai dire, ceux-ci ne peuvent trouver durablement abri que sous des masques non seulement totalement inutiles en effet au grand air mais réellement pernicieux.
Nous sommes encore loin de la trêve des confiseurs mais on souhaiterait au plus vite une grève des confineurs les moins imbéciles.
L’Association Marie de Nazareth a publié un livre sur saint Joseph pour le 150ème anniversaire de sa proclamation comme “Patron de l’Eglise universelle”.
Le 8 décembre 2020, pour célébrer cet anniversaire, le pape François a publié « quelques réflexions personnelles sur cette figure exceptionnelle » dans la lettre apostolique Patris Corde (« Avec un cœur de père »). Il a alors proposé que l’année 2021 soit « une année spéciale dédiée à saint Joseph ».
En ces temps perturbés, nous serions tous bien inspirés de nous tourner en famille vers saint Joseph, gardien de la Sainte Famille, et de confier spécialement nos soucis de santé, de travail, nos églises domestiques et notre grande Église à sa protection si puissante !
Plan de la vidéo
00:35 : Saint Joseph, modèle de paternité, d’intériorité et d’incarnation
01:26 : L’inverse des valeurs du monde
03:26 : La pauvreté de Joseph est aussi une immense richesse
05:34 : Les plus riches du peuple quêteront le sourire de la Vierge Marie
07:00 : Qui est Marie ?
07’45 : Qui est Joseph ?
08:22 : L’Ecole française de spiritualité approfondit les mystères de Jésus, Marie et Joseph
09:42 : Joseph, Ombre du Père
12:40 : Dieu est Logos
14:35 : L’âge de Joseph
15:20 : La beauté de Joseph
15:40 : Fils de David, Prince de Juda
17:20 : Le Chérubin qui protège l’Arche de la Nouvelle Alliance
18:30 : Epoux de la Vierge Marie
19:00 : Educateur de Jésus
19:30 : Figuré par le Patriarche Joseph
19:52 : Patron des travailleurs, Patron de la Bonne mort, Terreur des démons
20:08 : La croissance du culte de saint Joseph
20:25 : Les prophéties d’Isidore d’Isolanis
21:45 : Patron de l’Eglise universelle
22:20 : Le Pape François et saint Joseph
22:55 : Revenir à Nazareth
24:01 : Les Vierges pèlerines et la naissance du Centre international Marie de Nazareth
25:20 : Le Tombeau du Juste et l’aide de saint Joseph
26:48 : Les homonymies dans l’Evangile
27:37 : L’aide de Joseph dans les projets de Marie de Nazareth
28:38 : Cotignac 500
30:25 : Les Congrès de Joséphologie
31:40 : L’escalier miraculeux de saint Joseph à Santa Fe
32:47 : Le sommeil du Juste
33:40 : Un saint reposant et apaisant
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
le 19 mars: saints du jour français ou en France.
Bx Marcel Callo, ouvrier et martyr († 1945)
Marcel naît à Rennes le 6 décembre 1921; il est le second d’une famille de neuf enfants. À douze ans, il entre en apprentissage dans l’imprimerie où il travaille comme typographe. Il adhère à la croisade eucharistique et entre chez les scouts. Il y restera jusqu’à son entrée à la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) où il tient à privilégier la vie spirituelle comme source de toute action, dans un monde ouvrier très déchristianisé. Devenu président de la section, il se dépense sans mesure pour assumer les responsabilités pratiques et surtout morales que cela implique.
En 1943, Marcel perd sa sœur dans un bombardement et se voit réquisitionné pour le STO (Service du Travail Obligatoire) : malgré son déchirement (il vient de se fiancer), il accepte de partir, d’une part pour éviter des représailles sur sa famille, d’autre part dans une perspective missionnaire : là-bas également l’apostolat est urgent.
Envoyé à Zella-Melhis, il travaille dans une usine de revolvers et loge dans un camp de 3000 ouvriers environ. Il surmonte une période de détresse et de découragement et organise peu à peu clandestinement la vie chrétienne du groupe. Ses activités le trahissent et il est arrêté le 19 avril 1944 parce que « trop catholique ». Transféré à la prison de Gotha avec les principaux dirigeants jocistes de Thuringe (ils seront douze), il est finalement envoyé successivement aux camps de concentration de Flossenburg (où fut pendu Dietrich Bonhoeffer) et de Mauthausen où il partage les effroyables souffrances de tous les déportés et pâtit avec eux de l’affolement des nazis devant les Alliés. Il travailla surtout à Gusen II, le pire des Kommandos.
Souffrant terriblement de l’estomac, il meurt d’épuisement le 19 mars 1945, assisté par un camarade bouleversé devant son attitude, le colonel Tibodo qui témoigne : « J’ai connu Marcel Callo pendant quelques heures seulement, celles qui ont précédé sa mort en mars 1945, un mois et demi avant la libération. Je ne l’ai connu qu’aux dernières heures de sa vie : il est mort en quelque sorte dans mes bras. Cependant cela m’a suffit pour constater que ce garçon était de beaucoup au-dessus de la nature humaine ordinaire. (…) Si j’ai gardé son souvenir, alors que j’ai passé par plusieurs camps et que j’ai connu de nombreux prisonniers, c’est que Marcel Callo avait un regard vraiment surnaturel. Le témoignage que j’ai donné est au-dessous de la réalité : le regard était plutôt un regard d’espoir, l’espoir d’une vie nouvelle. (…) Ce me fut une révélation : son regard exprimait une conviction profonde qu’il partait vers le bonheur. C’était un acte de foi et d’espérance vers une vie meilleure. Je n’ai jamais vu chez un moribond un regard comme le sien ».
Marcel Callo a été béatifié le dimanche 4 octobre 1987 par Saint Jean-Paul II, à l’occasion du synode mondial des évêques sur la vocation et la mission des laïcs dans l’Église et dans le monde. Il est fêté, dans son diocèse de Rennes, le 19 avril, date où il fut arrêté à Zella-Melhis, et le 19 mars, dies natalis, par le Martyrologe Romain.
le 19 mars : fête de St-Joseph.
Joseph, issu de la race royale de David, naît à Bethléem. Il est d’une condition modeste et a sans doute déjà un certain âge quand il devient l’époux de la Mère de Dieu. Sa haute dignité se résume en ces mots: « Père nourricier de Jésus ». La Sainte Écriture ne raconte que peu de choses à son sujet. Elle nous dit seulement qu’il était « juste ». Elle indique par là qu’il s’acquitta fidèlement de son rôle sublime de gardien envers les deux plus grands trésors de Dieu sur la terre, Jésus et Marie. Les heures les plus dures de sa vie sont, sans doute, celles où il lui fallut découvrir ce que signifiait pour lui l’irruption de l’Esprit dans le sein de sa fiancée. Ne fallait-il pas qu’il se retirât ? Devait-il assumer une paternité qui ne lui revenait pas ? Mais c’est justement dans sa décision de s’effacer devant Dieu, qu’il se montre grand. L’intervention de l’ange lui explique le plan de Dieu. Mais il était nécessaire que cette souffrance, qui fait partie de l’œuvre rédemptrice, fût supportée en vue d’un grand bien: Joseph est le témoin le moins suspect de la naissance virginale du Rédempteur. Ensuite, dans l’histoire de la Rédemption, Joseph passe modestement au second plan. L’Ecriture ne dit même rien de sa mort. Cependant, certaines indications nous font conclure qu’il est déjà mort au moment où commence la vie publique du Sauveur. Il a la plus belle mort que puissent désirer les hommes: il s’endort dans les bras de Jésus et de Marie.
Sainte Brigitte de Suède, saint Bernardin de Sienne, sainte Thérèse ont beaucoup fait pour promouvoir son culte. Il a aujourd’hui deux grandes fêtes: le 19 mars, on honore sa personne et la part qu’il prit à la Rédemption; le troisième mercredi après Pâques, on honore son rôle de protecteur de l’Église. Pie IX, en effet, le proclama patron de l’Église universelle. Il est considéré aussi comme le patron de la bonne mort.
le 19 mars 1227 : Grégoire IX est élu pape.
Son pontificat est marqué par la lutte permanente avec l’empereur. C’est lui qui canonise Élisabeth de Hongrie, Dominique de Guzmán, Antoine de Padoue, et François d’Assise et qui institue l’Inquisition en 1231, dont il confie l’exécution aux frères prêcheurs, Franciscains et Dominicains.
le 19 mars 1315 : Louis X le Hutin promulgue la Charte aux Normands.
Suite aux différentes révoltes nées des pressions fiscales de Philippe IV le Bel, Louis X le Hutin octroie des privilèges aux Normands. Elle confère une plus grande indépendance au duché concernant ses propres lois, garantit l’absence d’impôts extraordinaires et la certitude de n’être pas jugé hors de Normandie. Cette exception rappelle la puissance de la Normandie dans les siècles qui ont précédé.
19 mars 1514 : le cœur d’Anne de Bretagne est déposé au Couvent des Carmes à Nantes
le 19 mars 1563 : Paix d’Amboise.
Les protestants bénéficiant depuis longtemps de la bienveillance des puissants en France vont en profiter pour tenter d’imposer leur hérésie par la force et la violence en s’attaquant aux lieux de cultes catholiques (cf. une précédente chronique qui relate comment François 1er, qui pourtant donnait libre accès à sa cour aux hérésies, organisa personnellement des cérémonies de réparation contre les sacrilèges à Paris). Dans son livre Histoire partiale- Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 15), Jean Guiraud consacre un chapitre entier aux actes de vandalisme et aux crimes protestants contre les catholiques. Il démontre combien les premiers sont la cause des 30 années de guerre civile qui vont ensanglanter le pays, et que beaucoup étaient antérieurs à Wassy.
Face à la tolérance de la régente, que beaucoup prennent pour une criminelle complaisance, le duc de Guise s’est rapproché du connétable de Montmorency; avec le maréchal Saint-André, pour former un « triumvirat » défendant la cause catholique.
Après deux batailles, la paix d’Amboise tente de ramener la paix en France. Une amnistie complète et la liberté de leur culte dans certaines limites territoriales sont accordées aux Huguenots. Mais le conflit reprend dès 1567.
le 19 mars 1621 : première fête de St-Joseph, comme fête d’obligation.
En 1621, le pape Grégoire XV élève la fête de Saint Joseph le 19 mars au rang de fête d’obligation ; ce jour devient un jour chômé. Toutefois, cette décision pontificale n’est pas reçue partout immédiatement, l’aval des princes étant nécessaire pour qu’elle ait force de loi dans chaque Royaume.
En France, c’est au tout début du règne personnel de Louis XIV que la Saint Joseph est reconnue. Dans la nuit du 8 au 9 mars 1661, le cardinal Mazarin meurt, après plus de quinze ans de gouvernement. Le 10 mars, Louis XIV, âgé de 22 ans, annonce qu’il va gouverner seul à la surprise générale, toujours assisté de ses deux conseils, mais sans ministre principal.
La jeunesse du Roi a été marquée par la dévotion à St Joseph. Le 7 juin 1660, l’apparition de notre saint près du village de Cotignac en Provence a fait grand bruit à la Cour. L’infante Marie-Thérèse d’Espagne est entrée en France, en traversant la Bidassoa avec son futur mari Louis XIV ce même 7 juin 1660, pour le mariage royal à Saint-Jean-de-Luz. C’est aux neuvaines faites à Notre Dame et à Saint Joseph qu’est dûe la naissance du Roi. (Voir les chroniques du 3 novembre pour l’apparition de Notre Dame de Cotignac, du le 10 février pour la triple neuvaine du frère Fiacre, le vœu de Louis XIII et la Consécration de la France à Notre Dame, du 21 février pour le pèlerinage de remerciement, du 15 août pour les processions demandées par le Roi Louis XIII chaque 15 août.)
le 19 mars 1661 : consécration de la France à St Joseph par Louis XIV.
Le 12 mars, trois jours après avoir pris le pouvoir, Louis XIV décide de solenniser sans retard le culte de saint Joseph, en faisant chômer sa fête dans tout le Royaume. Les rares évêques qui purent être contactés à temps donnent leur accord. Le lendemain, 13 mars, pendant la réunion du Conseil d’En-Haut, le Roi interdit donc tout commerce et tout travail tous les 19 mars à partir de 1661. Ce fait est connu et rapporté par les historiens du Grand Siècle, qui ne s’étonnent pourtant pas de la rapidité de la décision.
Et le matin du samedi 19 mars 1661, dans la chapelle du Louvre, le Roi Louis XIV consacre la France à Saint Joseph.
Après les vêpres, Bossuet célèbre les gloires du nouveau protecteur de la patrie, en présence d’Anne d’ Autriche :
« Joseph a mérité les plus grands honneurs, parce qu’il n’a jamais été touché de l’honneur ; l’Eglise n’a rien de plus illustre, parce qu’elle n’a rien de plus caché. Je rends grâces au Roi d’avoir voulu honorer sa sainte mémoire avec une nouvelle solennité. Fasse le Dieu tout-puissant, que toujours, il révèle ainsi la vertu cachée ; mais qu’il ne se contente pas de l’honorer dans le ciel, qu’il la chérisse aussi sur la terre. Qu’à l’exemple des rois pieux, il aille quelquefois la forcer dans sa retraite… Si votre Majesté, Madame, inspire au Roi ces sages pensées, elle aura pour sa récompense la félicité ».
Jusqu’à la Révolution la consécration de la France est célébrée dans tout le Royaume. Depuis elle n’a JAMAIS été reprise ni renouvelée. Le 19 mars 2014, se fête le 353ème anniversaire de cette consécration.
le 19 mars 1682 : Déclaration des Quatre Articles.
Bossuet fait adopter par l’Assemblée du clergé sa Déclaration sur la puissance ecclésiastique dite Déclaration des Quatre Articles, manifestation de protestation gallicane contre le pouvoir papal.
Le Roi reconnaît au pape le pouvoir sur les affaires spirituelles, concernant le salut, mais pas sur les affaires temporelles. Cette déclaration constitue la charte du gallicanisme politique, à savoir le Roi est le maître de l’Église de France et les décisions du Concile sont supérieures à celles du pape. Selon Bernard Basse, dans son livre la Constitution de l’ancienne France, l’erreur du gallicanisme est une des sources éloignées de la révolution, puisque la monarchie perd peu à peu son caractère tempéré par les lois civiles et religieuses. Cette tendance est ancienne. Elle date de Philippe le bel ; le concordat de 1515 plaçait François 1er comme chef de l’Eglise de France ! L’autre grande erreur qui affaiblira la monarchie et préparera la révolution est l’absolutisme, déformation de la doctrine chrétienne du droit divin et du principe monarchique.
le 19 mars 1687 : assassinat de René Robert Cavelier de La Salle.
En 1667, il réalise son premier voyage et débarque en Nouvelle-France à Montréal, où il explore les lacs Ontario et Érié. Par la suite, il parcourt le Mississippi, occupe de nouveaux territoires et leurs attribue le nom de Louisiane à l’égard de Louis XIV. La Salle est victime d’un meurtre le 19 mars 1687, près de Navasota. Sa nouvelle expédition, ayant l’aval royal, tourne au cauchemar entre les pirates espagnols, les naufrages, les maladies et les querelles, il perd 3 de ses 4 navires. Et un de ses hommes le tue d’une balle dans la tête alors qu’il descendait vers le golfe du Mexique.
le 19 mars 1721 : décès du pape Clément XI (Gian Francesco Albani).
Il émet les bulles Vineam Domini (1705) et Unigenitus(1713) contre le jansénisme. Il fait de la fête de la conception de la Vierge Marie une fête d’obligation et canonise entre autres, Pie V. Dans une lettre du 23 avril 1718, Clément XI institue canoniquement à Rome l’Académie pontificale de théologie.
le 19 mars 1783 : un arrêt royal crée l’Ecole des Mines.
le 19 mars 1792 : Pie VI menace d’excommunication ceux qui ne rétractent pas le serment à la Constitution Civile du Clergé.
Le pape met à exécution ses menaces qui datent du 10 mars 1791 avec son bref « Quod Aliquantum » adressé au Cardinal de La Rouchefoucault.
le 19 mars 1796 : proclamation de la liberté de la presse en France.
Et pour cause ! Alors que la vieille monarchie dite « absolue » est morte, elle était pourtant un modèle de liberté et de démocratie en comparaison avec la Révolution. Outre le fait que toutes les élections se faisaient au suffrage universel sans restriction, la presse était aussi libre. Deux libertés fondamentales qui disparaissent avec la Convention et la Terreur. Avant les livres s’éditent en quantité ; les journaux pullulent, après tout est contrôlé et ce qui est opposé à la minorité au pouvoir est interdit. Renée Casin le rappelle dans les premiers chapitres de son livre les Catholiques et la Révolution Française.
le 19 mars 1799 : Bonaparte assiège Saint-Jean d’Acre, en Palestine, défendue par les Turcs.
Mais les Français sont sans artillerie ni provisions. Leur flottille, partie de Damiette avec les gros canons de siège et les vivres, est prise par les Anglais.
le 19 mars 1804 : Bonaparte examine les papiers saisis sur le duc d’Enghien à Ettenheim.
Il n’y trouve aucune trace de sa participation au complot mais une abondante correspondance avec l’Angleterre établissant notamment son désir de servir contre la France sous le drapeau anglais. Il convoque Murat et lui donne ses instructions pour composer une commission militaire.
le 19 mars 1815 : Louis XVIII fuit la France.
Face à l’avancée de Napoléon vers Paris et aux défections des généraux de l’armée, Louis XVIII préfère ne pas risquer sa tête. Les Français attendent de voir ce qui va se passer. L’Empereur ne rencontre donc aucune résistance quand il arrive à la capitale le lendemain pour y prendre le pouvoir, mais l’accueil ne suscite pas la ferveur passée.
Après les Cents jours, Louis XVIII va recevoir un message du Ciel lui enjoignant de rendre le Trône à l’héritier légitime, le fils du Roi Louis XVI. Mais Louis XVIII ne va pas écouter les demandes du Ciel transmises par Martin de Gallardon. Voir la chronique du 2 avril et du 2 août.
le 19 mars 1895 : les frères Lumière, inventeurs et industriels en photographie, tournent à Lyon leur premier film, La sortie des usines Lumière.
le 19 mars 1937 : publication de l’encyclique Divini Redemptoris, de Pie XI.
Cette lettre adressée aux évêques condamne le communisme athée comme « intrinsèquement pervers ». L’Allemagne nazie et tous les autres gouvernements de l’Axe souhaitaient profiter de cette position de l’Église pour envahir l’URSS, mais Pie XI s’y oppose. Et quelques jours plus tôt, il a publié une encyclique nommée « Mit brennen der Sorge »condamnant le nazisme.
le 19 mars 1945 : mort en camp de concentration du Bienheureux Marcel Callo, parce que « trop catholique » !
« Chaque soir aussi, ma pensée va vers la France; Dieu, Famille, Patrie, trois mots qu’on ne devrait jamais séparer ».
Le 6 décembre 1921, naît à Rennes le second garçon d’une fratrie de 9 enfants. A 8 ans, Marcel est croisé de la Croisade Eucharistique. Chaque matin, il sert une Messe ; il se confesse tous les quinze jours, fidèle à la devise des croisés: «Prie, communie, sacrifie-toi, sois apôtre.»
Apprenti typographe à 12 ans, ouvrier à 14 ans il est surnommé par les ouvriers « l’autre Jésus ».
Un de ces chefs scouts dira : « il est monté à la route faisant de son activité à la JOC son service routier ». Ce qui sera confirmé par une plaque mise par les scouts autrichiens sur un mur du camp de concentration de Mauthausen :
« fidèle à sa promesse scoute, il a témoigné pour le Christ, par son action dans le monde de la jeunesse ouvrière jusqu’à en perdre la vie ».
Le 19 mars 1943, il est requis au STO en Thuringe. « Je ne pars pas comme travailleur, mais comme missionnaire. »
De fin 1942 à mai 1943, le cardinal Suhard négocie avec les Allemands pour officialiser la présence d’aumôniers parmi les déportés du STO : refus du régime Nazi.
Le ministère auprès des étrangers est interdit aux prêtres allemands. Le cardinal-archevêque de Paris, Emmanuel Suhard, et son vicaire, l’abbé Jean Rodhain, s’efforcent d’édifier, sur la modèle de l’Aumônerie Générale des Prisonniers de Guerre, une institution pour les travailleurs civils. Les négociations avec le Régime Nazi échouent. Aucun envoi de prêtres français en Allemagne n’est autorisé.
Des prêtres partent pourtant en Allemagne avec des identités cachées d’ouvrier. L’abbé Hadrien Bousquet est un de ces pionnier. Il arrive à Berlin le 15 janvier 1943. L’abbé Rodhain lance une opération illégale: la « Mission Saint Paul» et dans l’« expérience des Catacombes ».
À la suite du Père Hadrien Bousquet, 25 prêtres sélectionnés par le père Jean Rodhain, aumônier national des prisonniers de guerre et futur fondateur du Secours Catholique, sont envoyés clandestinement dans le Reich. Puis d’autres prêtres sont requis au STO sans que leur qualité de religieux soit repérée. 273 prêtres prisonniers de guerre, acceptent le statut de «travailleurs libres » et rejoignent le STO. 3 200 séminaristes et militants de l’Action catholique partent contraints ou volontaires
L’Eglise dispose d’une organisation de quelque 10 000 militants dans les 400 camps de travail à travers l’Allemagne.
Ces hommes ont renoncés ainsi à la protection que la Convention de Genève garantit aux prisonniers de guerre et ils sont livrés, comme travailleurs civils, à l’arbitraire de la Gestapo. Par cette action secrète, la France est la seule nation qui réussit à édifier dans le Reich allemand sa propre organisation pour le soutien des travailleurs forcés.
Le 19 avril 1944, vers onze heures, Marcel Callo revient au baraquement. Joël qui travaille de nuit, s’étonne de le voir revenir si tôt:
– «Alors Marcel, tu es malade ?
– Je suis arrêté.»
Un agent de la Gestapo entre aussitôt, fouille les affaires de Marcel et examine avec attention, livres et papiers. Joël lui demande les raisons de cette arrestation.
– «Monsieur est beaucoup trop catholique», répond froidement le policier qui ordonne à Marcel de le suivre. Le jeune homme prend son chapelet, serre la main de Joël et lui recommande:
– «Tu écriras à mes parents et à ma fiancée que je suis arrêté.»
Arrêté par la Gestapo le 19 avril 1944, emprisonné à Gotha, il écrit à son frère aîné qui vient d’être ordonné prêtre:
“Heureusement, il est un Ami qui ne me quitte pas un instant et qui sait me soutenir et me consoler. Durant les heures pénibles et accablantes, avec Lui on supporte tout. Combien je remercie le Christ de m’avoir tracé le chemin que je suis en ce moment”.
“Le 16 juillet, dans un débarras de maraîcher, il reçoit l’Eucharistie pour la dernière fois. Il écrit : “Communion, joie immense!”
Sa condamnation à mort tombe: « Par son action catholique auprès de ses camarades du Service du travail obligatoire, a été un danger pour l’Etat et le peuple allemand »,
Il est alors déporté au camp de concentration de Flossenburg le 6 octobre, puis à Mauthausen le 20 octobre 1944. Le 19 mars 1945, dévoré par la dysenterie, qui ravage le camp, Marcel se traîne vers la fosse qui sert de toilettes. A bout de forces, il tombe dans la fosse, comme tant d’autres. Il a 23 ans. Le Colonel Albert Tibodo compagnon de misère et bon samaritain, l’arrache à la fosse, le lave, l’habille de guenille et le transporte sur son grabat. Il témoigne: “C’est alors que j’ai vu que ce n’était pas un garçon comme les autres… il n’avait plus qu’un regard qui voyait autre chose… Son regard exprimait la conviction profonde qu’il partait vers le bonheur…”
Les 51 victimes du décret de persécution eurent la grâce d’avoir part à la Passion de Jésus.
Dans la souffrance, la prière, l’Eucharistie reçue en secret mûrit leur vie spirituelle, passant d’un apostolat militant à un apostolat de rédemption. Ils n’envisageaient pas l’approche de la mort comme un échec mais comme l’accomplissement de leur mission.
Ils offraient leurs souffrances et leur vie pour la libération de leurs frères et pour la rechristianisation de la France.
« Si quelqu’un subit la mort à cause du bien commun sans le rapporter au Christ, il ne mérite pas l’auréole.
Mais s’il se réfère au Christ il mérite l’auréole et est martyr en défendant la cité contre l’attaque des ennemis qui veulent corrompre la foi au Christ, et en trouvant la mort en une telle défense. » Saint Thomas d’Aquin
Le pape Jean Paul II le béatifie le 4 octobre 1987.
le 19 mars 1962 : un cessez-le-feu précaire s’instaure en Algérie après la signature des accords d’Évian, qui mettent fin à sept ans de guerre.
Le calvaire des pieds-noirs et des Algériens fidèles à la France commence. Le slogan « la valise ou le cercueil » prend chaque jour une consistance plus dramatique…
100 000 harkis sont abandonnés et massacrés dans les mois qui suivent. Voir les chroniques du 26 mars, des 11, 13, 17, 25 septembre, du 05 juillet, du 30 octobre,
le 19 mars 2003 : Dominique de Villepin prononce, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, un discours marquant l’opposition de la France à la guerre en Irak.
le 19 mars 2012 : Merah tue, à Toulouse, devant le collège juif OzarHatorah, un professeur d’hébreu, ses 2 enfants de 2 et 6 ans et la fille du directeur.
le 19 mars 2013 : inauguration solennelle du pontificat du pape François.
Le garde des Sceaux Eric Dupont-Moretti a quitté avant-hier le Sénat à l’issue d’un échange tendu avec la sénatrice (PS) de l’Oise Laurence Rossignol.
Cette dernière faisait remarquer au gouvernement que
“l’ancien ministre et actuel maire (de Draveil) Georges Tron a été condamné à 5 ans de prison pour viol. Il est en prison, mais refuse de démissionner”. “Vous avez le pouvoir en conseil des ministres, de démettre ce maire. Qu’attendez-vous pour le faire ?”.
Le 17 février 2021, il a en effet été reconnu coupable de viol et d’agressions sexuelles sur l’une des deux plaignantes. Il a été condamné à cinq ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis, assortis d’une peine d’inéligibilité de six ans et d’une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles. Cette décision valant mandat de dépôt, il est placé en détention à la prison de la Santé. Son avocat annonce le lendemain que Georges Tron se pourvoit en cassation : il reste donc maire de Draveil dans l’attente de la décision.
Réponse du ministre :
“Vous demandez à l’exécutif d’intervenir dans le cadre de décisions juridictionnelles, qui dépendent uniquement des magistrats. Franchement, quelle hérésie !”.
Laurence Rossignol a rétorqué :
“le gouvernement envoie pour répondre à ma question l’avocat de George Tron, celui qui a traité de menteuses les victimes pendant tout le procès”.
Diplômé de l’Institut de thérapies informationnelles de Paris, Hubert le Roux (D.Po.), qui exerce la fonction de thérapeute manuel en méthode Poyet, vient de publier un ouvrage intitulé Ostéopathie : se soigner autrement. La symphonie du mouvement.
La France est le pays au monde qui compte aujourd’hui le plus de praticiens ostéopathes par rapport au nombre d’habitants… La question se pose pour le patient : à qui se fier ? Toutes les méthodes se valent-elles ? Quel thérapeute choisir ? Pour se soigner autrement, mais pas à n’importe quel prix, ce livre n’évite aucun tabou et, pour la première fois, place l’ostéopathie dans sa triple dimension : technique, philosophique et spirituelle. Une approche originale, illustrée de nombreux exemples, au profit du choix du patient.
L’auteur, catholique, met en garde contre les praticiens qui utilisent des phénomènes occultes :
Vous entendrez, par exemple, parler des chakras, du fait qu’il est bon de les ouvrir pour se rendre disponible aux énergies. Mais de quelles énergies parle-t-on ? S’ouvrir à l’influence d’une force qu’on ne connait pas est extrêmement dangereux, bien plus qu’il n’y paraît. Personne ne laisserait ainsi sa voiture ou sa maison grandes ouvertes et sans surveillance ni contrôle. Mais son corps et son esprit si ? Curieux… Que les adeptes du yoga y songent bien avant de se laisser aller à cette mode ou à cette tentation : on ne joue pas avec soi-même.
Lorsqu’on rejette la prééminence de Dieu sur toute chose, allant jusqu’à refuser d’accepter son existence même, il faut bien trouver une explication différente aux phénomènes inexpliqués dont je parle. C’est ici que s’ouvre la porte aux incohérences : appel aux théories New-Age, inféodation à la pratique bouddhiste, recours aux ésotérismes les plus farfelus, évocation des forces de l’univers (c’est vague, ça ne signifie pas grand chose de concret, mais ça remplit le vide), ancrage tellurique […].
Je le dis sans précaution inutile : ces pratiques sont à fuir. […]
Nous avions évoqué fin février le roman scout de Christophe de Sansal. L’auteur a bien voulu répondre à nos questions :
Vous publiez un premier roman sur le scoutisme catholique : pourquoi avoir choisi cet univers particulièrement ?
J’ai été scout sur le tard. J’ai prononcé ma promesse à 17 ans, en tant qu’assistant chef de meute. Le virus m’a pris immédiatement. J’ai été assistant chef de troupe, puis chef de troupe deux années durant, et enfin routier pendant trois ans, avec pour apothéose, mon départ routier. En huit ans, j’ai été transformé. Par le souffle des amis que j’ai côtoyés, par la joie omniprésente d’une simple sortie comme celle d’un camp d’été, par le dynamisme spirituel proposé et enfin, par la beauté de la nature. Qui plus est, j’ai été bercé, dès mon enfance, par la lecture des romans Signe de Piste. Alors, tout naturellement, quand un projet d’écriture s’est invité dans mon esprit, conter une aventure scoute tombait sous le sens !
Au dos de l’ouvrage, il est précisé “à partir de 16 ans”, alors que l’aventure scoute commence dès 12 ans : pourquoi cette réserve ?
J’ai voulu écrire pour les adultes. Tout d’abord parce qu’écrire pour les plus jeunes me paraissait un exercice plus difficile, et ensuite parce que je voulais faire ressurgir du fond des cœurs quarantenaires une madeleine de Proust : la saveur résineuse d’un roman scout. Pour créer cette nostalgie tout en intéressant mes lecteurs seniors, j’ai souhaité garder la fraîcheur et le rythme d’un Signe de Piste, tout en adaptant le message principal à la psychologie des adultes. Cela donne, je pense, une intrigue un peu plus dramatique. Autant la première partie pourrait convenir à des jeunes de douze ans, autant la seconde partie traite de sujets qui pourraient ne pas les intéresser : les héros ont grandi ! ils ont vingt ans.
Cependant, j’ai eu quelques bons retours de jeunes gens de onze-douze ans, alors peut-être suis-je mauvais juge de cet âge conseillé !
Vous êtes ingénieur, docteur en mécanique – et l’on voit que cette spécialité vous a servi pour décrire précisément les chars de la 2e guerre mondiale -, mais comment un ingénieur devient-il écrivain ?
Un jour, terrassé par des problèmes techniques et humains insolubles, l’ingénieur a levé les yeux de son écran, puis levé le pied quelques mois et s’est pris à rêver. Lors d’une session de diagnostic de talents, mon formateur, un homme remarquable, me posa cette question : « Qu’est-ce qui vous fait vibrer ?» . Ce n’était qu’une question, elle n’engageait pas, elle ne posait ni conditions ni limites : c’était une invitation à rêver. J’ai discerné à ce moment qu’écrire était un désir enfoui au plus profond de moi et j’ai voulu intégrer cette activité dans mon rythme professionnel. J’avais depuis longtemps en mémoire, des images et des actions, plongées dans l’histoire de France, qui me faisaient vibrer et j’ai ressenti le brûlant désir de les partager. Je suis un homme qui aime les défis : j’ai regardé quelques tutoriels sur youtube, j’ai acheté un beau cahier vierge et une grammaire méthodique, et je me suis lancé. Des proches, au pedigree littéraire irréprochable, m’ont guidé par leurs conseils et leurs relectures. Ils m’ont fait toucher du doigt que je n’aurais peut-être pas dû dormir au collège, pendant les cours de Français. Tout en avançant, je me disais intérieurement que si cela ne valait rien, on me le dirait vite et, au moins, j’aurai essayé. Je suis convaincu que tout désir profond est révélateur d’un talent. Dieu a un plan pour chacun de nous. Celui-ci est toujours taillé à notre humble mesure et il ne peut être mis en œuvre que par l’exercice de nos talents propres. Ecrire est, je l’espère du fond du cœur, un des miens. Je le mesurerai à l’aune du succès de ce livre.
Par un nouveau projet de loi, le gouvernement danois veut limiter la part de la population d’origine « non-occidentale » à 30% maximum dans les quartiers difficiles. Au total, 11% des 5,8 millions d’habitants est étrangère, dont 58% de citoyens « non-occidentaux ».
Le ministre de l’Intérieur Kaare Dybvad Bek a estimé qu’une proportion trop importante d’étrangers de pays non-occidentaux « augmente le risque de voir grandir une société parallèle religieuse et culturelle ». En France, pour ce genre de propos, il serait condamné.
15 quartiers danois sont concernés par cette mesure, et 25 autres sont considérés comme « exposés ».
Le gouvernement danois envisage d’y limiter à 40% d’ici à 2030 le nombre de logements sociaux occupés par des familles étrangères.
A l’occasion du 150 ème anniversaire de la proclamation de saint Joseph comme patron de l’Eglise universelle, le pape François a déclaré cette année comme étant une année “spéciale saint Joseph”. Quelle belle occasion de se rapprocher du père nourricier de Jésus ; cet homme humble, tendre, courageux !
C’est dans le quotidien d’un père de famille qu’il a accepté l’extraordinaire de Dieu et déroulé son chemin de sainteté. Saint Joseph a pris soin de Marie et de Jésus, jour après jour, étape après étape. Il a “charpenté” le Christ comme le souligne Charles Péguy qui écrivait que Jésus c’est “Trente ans de charpente, trois ans de paroles”.
Avec autant de discrétion, de tendresse et de force, saint Joseph est prêt à nous aider dans notre quotidien, à prendre soin de ceux que Dieu lui confie. Comme l’évoque la très belle prière du Je vous salue Joseph, nous pouvons lui confier nos soucis de travail, de santé, de famille afin qu’il intercède auprès du Seigneur. Cette année, prions avec saint Joseph :
en récitant le rosaire de saint Joseph ; une belle manière de méditer des moments de la vie de Jésus, à travers les yeux de Joseph,
en cheminant un temps avec lui à travers une neuvaine (prière de neuf jours) ou même un trentain (prière de trente jours) !
Doux saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort.
Né à Goris, une ville située dans le sud-est de l’Arménie, Benjamin Ghahramanyan a fait le choix de rester vivre au pays. D’autres, de guerre lasse, ont dû partir, craignant une énième guerre. Portrait d’un amoureux, qui a risqué sa vie pour défendre son pays.
Il y est né en 1976. Goris, avec ses 23 000 habitants, c’est un peu l’équivalent de Cahors, de Lisieux ou de Saint Pol sur Mer, en France. Située à 10 km de la frontière avec l’Azerbaïdjan et du corridor de Latchin, qui est la route principale pour accéder en Artsakh, la République auto-proclamée du Haut-Karabakh, Goris ressemble à s’y méprendre, par sa situation géographique frontalière et montagneuse, à Gex, près de la frontière suisse. D’Erevan, la capitale, il faut, en temps normal, près de 4h par la route pour s’y rendre. En hiver, il en faut 6. Car il faut traverser les montagnes. Et, la route est souvent enneigée et gelée. Benjamin a passé toute son enfance dans cette ville, dont les origines remonteraient à plus de 2 000 ans.
« J’ai, vraiment, été heureux ici, confie-t-il en ouvrant la porte de l’appartement familial. Je suis le second de la famille, et, j’ai deux sœurs. En Arménie, les valeurs familiales traditionnelles, et, les valeurs religieuses sont très importantes. Ce sont nos fondations. »
Il referme la porte et embrasse sa maman, Seda. Il a perdu son papa, Rafayel, en 2015. Dans le salon un portrait représente son beau-frère en uniforme. Il est mort au combat, lors de la dernière guerre contre l’Azerbaïdjan. « C’est un héros national, confie Benjamin très ému. » Sa sœur est silencieuse, elle porte encore le deuil, et, son neveu, Arthur semble plus animé. Entrepreneur, il a ouvert son restaurant de Sushi l’année dernière, à Goris.
« Je voulais servir mon pays »
Après ses études à l’école Polytechnique, en cybernétique, Benjamin travaille dans l’ombre de l’Etat et du gouvernement.
« J’ai travaillé pendant une vingtaine d’années au sein de la Sécurité Nationale. Puis, je suis devenu conseiller de députés au Parlement, et, maintenant je travaille au sein de la municipalité d’Erevan. Je supervise un département. »
Il n’en dira pas plus sur ses activités « secrètes ». Le visage rond et souriant, on a du mal à le voir en James Bond, 007. Il préfère parler du KGB que du MI6 ou de la CIA. Il ressemblerait plutôt à Mr Bean, sans les grimaces. Plus petit et rond, il est loin d’être maladroit. Pendant la guerre, il avait l’habitude de se rendre sur la ligne de front pour soutenir les soldats. Après la guerre, il a servi de chauffeur et de guide à des journalistes étrangers.
« En février, j’ai emmené un journaliste français. Il avait rendez-vous dans la capitale à Stepanakert. Il voulait rencontrer des habitants francophones, et, avait rendez-vous dans une école technologique réputée qui s’appelle TUMO. Il voulait, aussi, faire un reportage sur les églises du Haut-Karabakh. Il avait tous ses papiers, son visa, sa lettre d’enregistrement, et, son accréditation presse l’attendait à Stepanakert. Malgré toutes les autorisations, c’est le ministère azerbaïdjanais des affaires étrangères qui a refusé à deux reprises son entrée. Ce n’est pas le premier, ni le dernier. »
Servir son pays, c’est une seconde peau chez lui. « Je tiens cela de mes parents, explique-t-il. Ils ne se sont jamais plaints de rien et ont toujours servi notre pays. »
« J’ai risqué ma vie »
Benjamin reste très mystérieux et pudique sur ses actions dans les terres arméniennes de l’Artsakh. Pendant les 44 jours qu’a duré cette guerre, qui a commencé le dimanche 27 septembre au matin, il était présent, presque tous les week-ends. Père de deux enfants, une fille et un garçon, Heghine et Mickaël (23 et 14 ans), Benjamin a pris des risques importants. Sur des photos (certaines ne sont pas publiables) on le voit le fusil d’assaut à la main ou en bandoulière, en tenue militaire, entouré d’autres militaires. « J’ai vu beaucoup de morts », confie-t-il la tête baissée, comme s’il revivait les scènes une par une, et, qu’il voulait les chasser de sa mémoire. En tout, il est resté une dizaine de jours avec ses frères d’armes. Il n’oubliera pas la barbarie des soldats azerbaïdjanais et de leurs chefs qui donnaient l’ordre de « couper les têtes des soldats morts au combat. Ce sont des barbares, rage-t-il presqu’en colère. Ils n’ont pas d’humanité. Ici, en Artsakh, les terres sont arméniennes depuis toujours. Ce n’est pas d’abord une guerre de religion, c’est une guerre ethnique et de territoire. Puis, nous sommes devenus la première nation chrétienne d’Europe et d’Asie. Et, c’est vrai qu’ils nous appellent les infidèles au combat. Cette guerre est devenue une guerre contre la religion chrétienne. » Benjamin a la foi, mais il n’est plus pratiquant. « Je crois toujours en Dieu, confie-t-il, cependant j’ai vu trop d’horreurs. » Apostolique, Benjamin déclare sa foi « universelle ». L’un de ses meilleurs amis, n’est autre que Mgr Raphaël Minassian, l’archevêque de l’Eglise catholique arménienne.
Son rêve pour l’Arménie
Benjamin connaît Goris, par cœur. Sa famille a accueilli des réfugiés, pendant leur exode. Aujourd’hui, confronté à l’instabilité politique de son pays, à la défaite militaire, à ces dizaines de milliers de réfugiés qui ont tout perdu, il veut rester optimiste.
« Je crois qu’il n’y aura pas de nouvelle guerre. S’il y en avait une, cela voudrait dire que la Russie nous aura abandonné. Mais je n’y crois pas du tout. L’Arménie est stratégique pour la Russie, et, pour l’Europe. Non, je ne pense pas que la Turquie, qui veut rentrer dans l’Europe (avec tous les crimes qu’elle a commis c’est inimaginable), et l’Azerbaïdjan se risqueront à une nouvelle guerre. Maintenant, il faut se tourner vers l’avenir. »
En sortant de l’appartement de sa maman, Benjamin lui glisse : « nous allons faire un tour de la ville et montrer nos trésors ». Dehors, avec sa Toyota, il s’arrête devant une reproduction de la Tour Eiffel, posée sur la place francophone de la ville, non loin du Centre Culturel Francophone. Puis, il repart et se gare sur les hauteurs enneigées de la ville.
« N’est-ce pas magnifique, dit-il en pointant du doigt la ville en contre-bas. Au printemps, c’est encore plus joli. Chaque été nous avons des milliers de touristes, qui viennent en vacances. Nous sommes un lieu très choyé. Quand vous avez vu Goris une première fois, vous y revenez. »
Avec la pandémie, le nombre de touristes a chuté en 2020. La guerre a eu, aussi, pour conséquence d’augmenter considérablement le nombre de malades, avec l’afflux des réfugiés. Trois mois après, les chiffres sont au plus bas. Benjamin, en regardant Goris de haut, semble rêver. Il croit beaucoup au tourisme.
« Merci aux Français »
A ses heures perdues, et, pendant les vacances, il organise des tours dans toute l’Arménie. Bien entendu, il fait visiter Goris. Et, héberge les touristes dans sa maison pour plusieurs nuits. Selon lui,
« l’avenir de l’Arménie, passera bien entendu par la paix intérieure et extérieure, l’amélioration de ses infrastructures et de son économie. Et, surtout par le tourisme. »
Il se souvient avoir accueilli des allemands, des anglais, des russes, et, quelques français. « Ils ne sont pas assez nombreux à venir, explique-t-il. » Il est tard, la nuit vient de tomber. Les routes sont encore plus glissantes que la veille. Benjamin s’arrête devant une échoppe de fabrication artisanale de lavash. C’est le pain traditionnel, qui ressemble à une grande crêpe, une fine galette cuite dans un four enterré, le tandoor. Il en achète et remonte dans sa voiture. Retour à Erevan. Le patriote, qui risque sa vie, est bel et bien amoureux de son pays. C’est aussi un fin cuisinier. Son rêve pour l’Arménie est de la transformer « en petit paradis, en pays des merveilles gastronomiques et touristiques ». Et, ce petit paradis semble commencer à Goris. Elle n’est pas nommée pour rien « la capitale de la Francophonie d’Arménie ». Dans toutes les écoles on y apprend le français. Dans sa voiture, Benjamin abaisse sa vitre et lance :
« quand vous rentrerez en France dites-bien que nous l’aimons. Merci aux Français, merci à Macron de nous aider. Même si nous aimerions qu’il en fasse plus ! »
Il ne le dira pas ouvertement, mais Benjamin aurait aimé que la France intervienne militairement aux côtés de l’Arménie. Son rêve ne s’est pas réalisé. Il s’interroge sur le droit d’une telle intervention.
« Elle en avait, en tout cas, la légitimité puisqu’elle intervient au Sahel contre le terrorisme. Ici, en Artsakh, nous nous sommes battus contre des milices terroristes, des mercenaires qui venaient de Syrie. »
Composition de Jean-Baptiste Pinault (directeur de la maîtrise Saint Louis de Versailles, et vainqueur du concours lancé en 2018 par le diocèse de Lyon pour l’écriture d’une messe ‘Laudato Si’), réalisée à la demande du sanctuaire Saint Joseph de Bon Espoir (diocèse du Puy-en-Velay). Ce Je vous salue Joseph a été enregistré dans la cathédrale de Versailles, par la maîtrise Saint Louis, le 28 février dernier :
1794. Le Régime de la Terreur fait des ravages partout en France. A Orange, ce sont plusieurs centaines de martyrs, dont 32 religieuses du 6 au 26 juillet. Elles donnent leur vie par fidélité à leur foi catholique, à Jésus, à l’Eglise et leurs vœux qu’elles ont prononcés. Parmi elles Sœur Théotiste, qui peu de temps avant de monter à l’échafaud, compose une Complainte, dont les lignes sont bouleversantes.
Cette Complainte a été mise en musique et proposée sous forme de clip en ce printemps 2021, alors que les 32 Bienheureuses martyres d’Orange sont sur la voie de la canonisation.
Pour donner un témoignage d’une faveur obtenue, ou d’une grâce reçue. Pour recevoir l’image avec la prière officielle demandant la canonisation des Bienheureuses et leur intercession : [email protected]
Les 32 religieuses Bienheureuses martyres d’Orange béatifiées le 10 mai 1925, sont fêtées chaque année le 9 juillet. Un pèlerinage part de Bollène pour rejoindre la chapelle de Gabet (4 km d’Orange) où la Messe solennelle est célébrée.
Le premier ministre Jean Castex a annoncé ce soir le confinement de 16 départements (les départements d’Ile-de-France, des Hauts-de-France, des Alpes-Maritimes, la Seine-Maritime et l’Eure) à compter de vendredi minuit, et ce pour une durée de quatre semaines. Néanmoins les écoles restent ouvertes. Et le couvre-feu est repoussé à 19h pour la totalité du territoire, dès samedi.
Il a précisé que, pour ces départements, « les règles fixées pour les lieux de culte resteront inchangées ». Les messes, et notamment les offices de le Semaine Sainte, pourront se tenir selon les directives adoptées en décembre. Pour se rendre dans les lieux de culte, il faudra se munir de son Ausweis, disponible en ligne sur le site du Ministère de l’Intérieur, et cocher la case “Participation à des rassemblements autorisés dont déplacements à destination ou en provenance d’un lieu de culte“.
Avec le couvre-feu, les offices de la Semaine sainte ne pourront pas se tenir de 19h à 6h du matin. Les paroisses ont programmé les offices en fin d’après-midi, vers 16h et la Vigile pascale à l’aube…
Addendum : COMMUNIQUE DE SOS TOUT-PETITS
En raison des restrictions :
– le Chapelet à Poissy à 10:45 prévu pour le samedi 20 mars
– le Rosaire à Paris à 14:30 prévu pour le samedi 10 avril
n’auront pas lieu sur place mais, pour chacun, là où il se trouve.
Nous continuons à prier pour le respect de la Vie et contre la loi dite de bioéthique.
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a sanctionné ce jeudi CNews à une amende de 200.000 euros pour «incitation à la haine» et «à la violence». Les propos en question, datant de septembre, ont été tenus par Eric Zemmour, qui s’exprimait sur les migrants mineurs isolés. Le 29 septembre, lors de l’émission «Face à l’info» dédié à la question des mineurs isolés après l’attentat devant les ex-locaux de Charlie Hebdo, Eric Zemmour avait déclaré:
«Ils n’ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu’ils viennent».
Le Conseil a estimé que la maîtrise de l’antenne n’avait pas été assurée, d’autant plus que l’émission a été diffusée en différé et sans modification. Or, Eric Zemmour est un lanceur d’alerte et Christine Kelly avait parfaitement maitrisé l’antenne comme le demande le CSA, obligeant Eric Zemmour à préciser et nuancer son propos.
La sanction financière qui vient de tomber est une première à l’encontre d’une chaîne d’information.
Dans un communiqué, le Groupe Canal+ «déplore la décision du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel» estimant qu’elle «contrevient au principe de liberté d’expression». La chaine
«compte mettre en œuvre les voies de recours possibles dans les plus brefs délais».
Suite à la mise en examen de Jean-Pierre Maugendre pour provocation à la haine après avoir avoir cité un texte du Vatican qui proscrit les unions homosexuelles, son avocat Me Jérôme Triomphe dénonce les attaques de certaines associations LGBT qui attaquent les fondements de la foi catholique sur le sujet du mariage :
La cérémonie des Césars a sombré, repoussant les limites du militantisme politiquement correct et de la gêne. Une triste soirée.
Présidentielle : l’emprise de Macron sur les médias
Alors que l’élection présidentielle de 2022 approche, le groupe M6-RTL est en passe d’être vendu. Parmi les acheteurs potentiels, des soutiens d’Emmanuel Macron. L’occasion d’effectuer un rappel de la mainmise de certains oligarques sur le paysage médiatique français.
Revue de presse
Covid-19 : des prévisions et des questions
Sujet sensible s’il en est à aborder sur Youtube, la question des nombreuses incohérences récemment apparues autour du Covid-19 doivent pouvoir être étudiées. I-Média reviendra donc notamment sur la question d’un mystère dans les réanimations ainsi que sur les prévisions de l’Inserm qui demandait un confinement.
Réponse d’Annie Laurent dans la Petite Feuille Verte :
La rencontre interreligieuse, qui s’est déroulée à Ur en Chaldée en présence du pape François durant son voyage en Irak (5-8 mars 2021), a donné l’occasion à de nombreux commentateurs d’évoquer « la paternité commune d’Abraham pour les juifs, les chrétiens et les musulmans ».
Cette approche mérite une clarification. Elle nous est suggérée par Rémi Brague :
« En nommant “les trois religions d’Abraham”, on croit s’engager sur un terrain d’entente en invoquant un ancêtre commun. En réalité, on met plutôt le doigt sur une pomme de discorde […]. Ce n’est pas parce que les noms sont identiques que les personnages le sont[…]. Or, ce que racontent les livres saints des trois religions au sujet de ces personnages n’est pas uniforme, loin de là » (Du Dieu des chrétiens. Et d’un ou deux autres, Flammarion, 2008, p. 26-28).
[en haut] Ruines d’Ur, en Chaldée, lieu d’origine d’Abraham selon la tradition biblique ; [à gauche] le Mont Moriah à Jérusalem (Esplanade des Mosquées), lieu du sacrifice d’Abraham selon la tradition biblique et lieu du Temple (dont il reste le mur de soutènement occidental ou « mur des lamentations », au premier plan) ; [au milieu] la Kaaba à La Mecque, dont le prototype a été construit par Abraham et Ismaël selon la tradition musulmane (« Station d’Abraham » au premier plan) ; [à droite] la Station d’Abraham à La Mecque : clocheton protégeant l’empreinte des pieds d’Abraham, selon la tradition musulmane (photos Wikimedia Commons)
Les fidèles du judaïsme et du christianisme sont bien les héritiers communs du Patriarche mésopotamien puisqu’ils ont en partage toute l’histoire biblique. L’islam ne se référant pas à la Bible mais au Coran, il convient d’examiner comment Abraham (Ibrahîm en arabe) y est présenté. Le livre saint des musulmans lui donne une très grande importance. Il est question de lui dans 245 versets contenus dans 25 sourates, dont l’une, la quatorzième, a pour titre Ibrahîm, nom qui est cité 69 fois dans l’ensemble du Coran. Les références à Abraham sont dispersées un peu partout, avec des répétitions fréquentes. Certains passages ressemblent étrangement à l’Ancien Testament, notamment au livre de la Genèse, tandis que d’autres lui sont totalement étrangers. En fait, dans le Coran, selon la lecture traditionnelle islamique que nous présenterons dans ce texte, tout oriente Abraham vers Mahomet et le monothéisme islamique.
Dis : “Allah est véridique, suivez la religion d’Abraham, un vrai croyant (hanîf), qui n’était pas au nombre des polythéistes” (3, 95). Cf. aussi 16, 120.123 ; 22, 78, etc.).
ABRAHAM, PROPHÈTE MUSULMAN ?
Alors que, dans la Bible, Abraham inaugure l’histoire du salut, pour l’islam, il représente un état de religion antérieur à la Loi de Moïse et à la venue de Jésus. Le Coran ne classe pas Abraham parmi les patriarches mais le situe dans une lignée prophétique qui commence avec Adam, ce dernier professant la « religion primordiale » (le monothéisme islamique) qu’Allah a inscrite dans sa nature, qui est celle de tous les êtres humains et à laquelle Abraham s’est rallié après avoir partagé l’idolâtrie de son peuple.
Le Coran met en scène une controverse entre Abraham et son père (Azar et non Téra comme dans la Bible) au sujet de la religion. En voici quelques passages significatifs.
Abraham dit à son père Azar : “Prendras-tu des idoles pour divinités ? Je te vois, toi et ton peuple, dans un égarement manifeste” […]. Je désavoue ce que vous associez à Allah. Je tourne mon visage, comme un vrai croyant, vers celui qui a créé les cieux et la terre. Je ne suis pas au nombre des polythéistes (6, 74. 79).
“Ô mon père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend ni ne voit, et ne t’est d’aucun avantage ? Ô mon père, il m’est venu une science que tu n’as pas reçue. Suis-moi, je te guiderai sur une voie droite” (19, 42-43).
Azar répondit : “Ô Abraham, te détournes-tu de mes divinités ? Si tu ne cesses pas, je te lapiderai ! Va-t’en pour longtemps !” (19, 46). Ici, le Coran s’inspire du livre de Josué dans la Bible (24, 2).
Alors, Allah a pris Abraham pour ami (4,125) et lui a donné les premiers feuillets (Livres) comme à Moïse (87, 19).
C’est ainsi que, pour les musulmans, Abraham « est le modèle le plus prégnant de la foi monothéiste originelle à laquelle le message de Mahomet entend se référer » (Dictionnaire du Coran, Robert Laffont, 2007, p. 9). Ils suivent en cela les enseignements du Coran où Allah évoque la Religion de votre père Abraham car c’est lui qui vous a donné le nom de “Musulmans”, autrefois déjà et ici même (22, 78).
PRIMAUTÉ D’ISMAËL, CENTRALITÉ DE LA MECQUE
Alors que les juifs et les chrétiens se disent descendants d’Abraham par Isaac, fils de Sarah, l’épouse légitime (selon la chair pour les premiers, selon la foi pour les seconds), les musulmans se rattachent à lui par Ismaël, fils d’Agar, la servante égyptienne.
Le privilège d’Ismaël n’apparaît cependant pas dans les premiers temps de la prédication de Mahomet à La Mecque (610-622), comme le montrent les passages du Coran que la tradition musulmane situe à cette période.
Allah y déclare :
En faveur de tes deux ancêtres : Abraham et Isaac (12, 6) ;
A Abraham, nous avons donné Isaac et Jacob, puis nous avons établi dans sa descendance la prophétie et le Livre (29, 27) ;
Nous avons béni Abraham et Isaac (37, 112). Cf. aussi 38, 45.
Mahomet reprend cette attestation :
J’ai suivi la religion de mes pères : Abraham, Isaac et Jacob. Nous ne pouvons associer quoi que ce soit à Allah (12, 38).
La rupture de Médine
C’est à partir de Médine, où Mahomet a vécu de 622 à 632, fuyant ainsi l’hostilité de ses compatriotes de La Mecque, qu’Ismaël occupe la première, voire l’unique, place dans l’héritage abrahamique.
Nous avions inspiré Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, les tribus… (4, 163). Cf. aussi 2, 133 ; 3, 84.
« Tous les textes coraniques qui mentionnent les rapports d’Abraham avec Ismaël, les Arabes et le Temple de La Mecque ont été chronologiquement proclamés au cours de la période médinoise de la carrière de Mahomet », note le prêtre libanais maronite, Michel Hayek, tout en précisant :
« Jamais durant la période mecquoise la combinaison Ibrahîm-Ismaël ne se trouve réalisée, les deux noms étant toujours matériellement séparés l’un de l’autre, quand ils sont mentionnés dans un même ensemble de versets » (Le mystère d’Ismaël, Mame, 1964, p. 61 et 63).
Ce tournant intervient dans un double contexte : le constat par Mahomet des désaccords doctrinaux entre juifs et chrétiens, épisodes dont le Coran se fait l’écho (2, 113), et le refus des juifs de le reconnaître comme prophète, ce qui justifie le changement d’orientation de la prière, laquelle passe, sur l’ordre d’Allah, de Jérusalem à La Mecque (2, 143-144).
Suit cette proclamation :
Abraham n’était ni juif ni chrétien mais il était un vrai croyant soumis à Dieu ; il n’était pas au nombre des polythéistes. Les hommes les plus proches d’Abraham sont vraiment ceux qui l’ont suivi, ainsi que ce Prophète [Mahomet] et ceux qui ont cru. – Dieu est le Maître des croyants – Une partie des gens du Livre aurait voulu vous égarer : ils n’égarent qu’eux-mêmes et ils n’en ont pas conscience (3, 67-69).
Ismaël, l’enfant du sacrifice ?
On lit dans la Bible : « Par ta postérité, se béniront toutes les nations de la terre parce que tu m’as obéi », dit Dieu à Abraham après que ce dernier eut accepté de sacrifier Isaac (Gn 22, 18). Le Coran reprend cet épisode (37, 101-111) avec un certain flou. Il ne désigne pas le nom de l’enfant concerné (lui aussi échappe à la mort). La tradition musulmane a opté pour Ismaël en se fondant sur le texte biblique où Dieu ordonne à Abraham « d’immoler son fils, son premier-né, son unique » (Gn 22, 2). Pour elle, il s’agit évidemment d’Ismaël mais les Juifs l’auraient échangé contre Isaac, selon l’affirmation d’un ancien rabbin converti à l’islam rapportée au calife Omar (717-720) (cf. M. Hayek, op. cit., p. 115).
Le récit coranique n’indique pas clairement l’endroit du sacrifice. La tradition musulmane a exclu le Mont Moriah à Jérusalem, mentionné dans la Bible (Gn 22, 2), et l’a fixé à La Mecque, lieu où Abraham, ayant rejoint Agar et Ismaël, aurait consacré les descendants de cette branche et construit avec son fils la Maison d’Allah (temple cubique appelé la Kaaba) vouée au pèlerinage (2, 127).
Mon Seigneur ! J’ai établi une partie de mes descendants dans une vallée stérile, auprès de ta Maison sacrée, afin qu’ils s’y acquittent de la prière (14, 35).
Par la suite, Allah demanda à Mahomet de purifier « l’antique Maison », dénaturée par des polythéistes et d’y rétablir le pèlerinage (22, 26-31).
« La précellence d’Ismaël sur Isaac prouve celle de La Mecque sur Jérusalem. Il en sera toujours ainsi pour l’Islam de tous les temps » (M. Hayek, op. cit., p. 189).
ISMAËL, BÉNÉFICIAIRE DE L’ALLIANCE ?
On lit dans la Bible, Dieu s’adressant à Abraham :
« Ismaël engendrera douze princes et je ferai de lui une grande nation. Mais mon alliance je l’établirai avec Isaac » (Gn 17, 20-21) ; « Par lui [Abraham] seront bénies toutes les nations de la terre » (Gn 18, 18).
On lit dans le Coran cette parole attribuée à Allah :
Nous avons conclu un pacte avec Abraham et Ismaël (2, 125).
Au terme d’une étude minutieuse de la sémantique arabe du Coran concernant ce sujet, Antoine Moussali, lazariste libanais, écrit :
« L’Alliance rentre, dans la perspective biblique, dans une histoire d’amour, celle que Dieu a conçue de réaliser entre lui et les hommes, pour passer d’une relation de maître à serviteurs à une relation d’amour. Perspective qui est étrangère à la vision musulmane qui conçoit les relations entre Dieu et les hommes comme une sorte de pacte conclu entre deux partenaires, dont l’un est suzerain et l’autre vassal » (Judaïsme, christianisme et islam, Éd. de Paris, 2000, p. 34-35).
Quant à la circoncision, sa pratique dans le judaïsme, voulue par Dieu, symbolise l’Alliance avec le Créateur (cf. Gn 17, 11), alors que dans l’islam il ne s’agit pas d’un signe religieux mais identitaire, d’ailleurs non prescrit par le Coran. DÉCOUVERTES RÉCENTES
Pour étayer cette filiation élective, l’islam semble s’être construit à partir de certaines traditions juives non bibliques, voire chrétiennes, présentant Ismaël comme l’ancêtre des Arabes, au motif que c’est dans le désert de Parân (Gn 21, 20-21), au nord du Sinaï, qu’il s’était réfugié avec sa mère après leur renvoi par Sarah, et où Dieu avait promis à Agar qu’Il ferait de son fils « l’ancêtre d’un grand peuple » (Gn 21, 18). Or, c’est au sein de ce peuple qu’est apparue la religion nouvelle, annoncée au VIIème siècle par Mahomet, le « sceau des prophètes ». Il fut d’ailleurs un temps où en Europe les musulmans étaient appelés « ismaélites ».
Depuis quelques années, des recherches savantes ouvrent de nouvelles pistes. Ainsi, dans une thèse de doctorat, Le Messie et son prophète, soutenue à l’Université de Strasbourg en 2004, le P. Édouard-Marie Gallez attribue l’origine de l’abrahamisme islamique à une influence judéenne (« judéonazaréenne »).
Les membres de ce courant apparu après la destruction du Temple de Jérusalem, en 70, se revendiquent à la fois comme les seuls vrais juifs et comme les seuls vrais chrétiens. Refusant de croire à la crucifixion et à la résurrection de Jésus, ainsi qu’à sa divinité, considérant donc avoir été trompés, ils attendent son retour en tant que Messie. Au VIIème siècle, les judéonazaréens réussissent à convaincre les tribus arabes voisines de s’allier à eux pour reconquérir Jérusalem, arguant pour cela de leur commune ascendance abrahamique, les uns par Isaac, les autres par Ismaël. Mais une fois la victoire acquise, le Messie, censé redescendre alors sur Terre, déclencher l’apocalypse et établir le règne de Dieu, ne revient pas. Les judéonazaréens sont éliminés dans le bouillonnement des guerres entre factions arabes revendiquant le pouvoir au nom de Dieu et la chute des empires, jusqu’à l’émergence d’une puissance nouvelle, le califat (Abd el-Malik, à la fin du VIIème siècle), expression directe du royaume d’Allah sur Terre. L’ascendance abrahamique par Ismaël devient pour elle un pivot de la légitimation divine de son pouvoir, c’est-à-dire de l’islam.
« En retranchant les judéonazaréens de l’équation, les chefs arabes présentent la nation arabe comme étant celle qui constitue la véritable descendance d’Abraham par le fils aîné Ismaël, la seule descendance élue par Dieu à l’exclusion de la branche juive issue d’Isaac », note Odon Lafontaine dans sa synthèse de la thèse précitée (Cf. Le grand secret de l’islam, Kindle-Amazon, 2020, p. 101). POUR CONCLURE
Plusieurs auteurs faisant autorité ont tiré de ce qui précède les conclusions suivantes.
Père Michel Hayek.
« Si on a raison d’accorder à Abraham une importance décisive dans la vision de l’histoire religieuse des trois monothéismes, on aurait tort de confondre les plans sur lesquels juifs, chrétiens et musulmans se situent par rapport à la foi, à l’espérance et à la charité abrahamiques. En effet, de tous les prophètes communs à la Bible, à l’Evangile et au Coran, c’est précisément Abraham qui accentue la rupture entre les trois religions » (Le mystère d’Ismaël, op. cit., p. 24).
Jacques Ellul, juriste et théologien.
« Déclarer “Nous sommes tous fils d’Abraham” ne signifie rigoureusement rien […]. On ne peut tirer aucun argument de cette filiation pour proclamer la parenté des chrétiens et des musulmans ! Le “type” de filiation n’a rien à voir avec un modèle ancestral et généalogique. Ici nous sommes entrés dans un domaine spirituel, et les œuvres préconisées par le Coran ne me paraissent pas tout à fait comparables à celles d’Abraham ! » (Islam et judéo-christianisme, PUF, 2004, p. 60).
Père François Jourdan, eudiste, historien des religions.
« Les musulmans rejettent la Bible comme falsifiée ; comment pourraient-ils s’en réclamer avec les juifs et les chrétiens comme du père commun Abraham ? » ; « La thèse de l’abrahamisme du Coran me paraît théologiquement difficile à défendre. L’apparence du même nom et des allusions à des récits bibliques a trompé beaucoup de monde » (Islam et christianisme, comprendre les différences de fond, L’Artilleur, 2015, p. 261).
Rémi Brague.
« Ainsi, l’Abraham que les trois religions auraient en commun est une vague abstraction […]. Accepter cet Abraham, ce serait pour chacune renoncer à une dimension de sa foi » (Du Dieu des chrétiens. Et d’un ou deux autres, op. cit., p. 33).
Les musées renoncent aux chiffres romains, au motif qu’un nombre grandissant de visiteurs ne sait plus lire la numérotation antique. Dans leur sketch sur la révolution, avec Louis Croix V Baton, les Inconnus étaient encore une fois visionnaires :
Le député Emmanuelle Ménard a écrit au ministre Roselyne Bachelot :
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
le 18 mars 417 : éléction du pape saint Zosime.
le 18 mars 1227 : décès du pape Honorius III.
Honorius III, né Cencio Savelli est pape de 1216 à 1227. Il avait pour projet de relancer la Cinquième croisade, commencée en vain par son prédécesseur, mais la mauvaise volonté de l’empereur fait qu’Il meurt sans avoir vu ses projets de croisade menés à bien. C’est son successeur Grégoire IX, qui s’occupera de sa réalisation
Honorius donne la bénédiction pontificale aux règles des dominicains en 1216 et des franciscains en 1223. Il accorde des privilèges aux universités de Paris et de Bologne, les deux plus grands centres d’études à cette époque.
le 18 mars 1285 : décès du pape Martin IV.
le 18 mars 1314 : supplice de Jacques de Molay, grand maître des Templiers, et de Geoffroy de Charnay, commandeur de Normandie, sur l’île de la Cité à Paris.
Jacques de Molay, grand maître du Temple et Geoffroy de Charnay, commandeur de Normandie, condamnés par la justice royale du Roi Philippe IV le Bel, sont brûlés vifs, le soir même, dans l’Île de la Cité à Paris. Au moment de mourir, il maudit le Roi et le pape Clément V, leur prédisant qu’ils mourraient eux aussi avant la fin de l’année. L’ordre est supprimé le 3 avril 1312 par la bulle papale “Vox in excelso”.
le 18 mars 1523 : création du Trésor de l’Epargne.
Créé sous l’Ancien Régime par le Roi François Ier, cette institution a pour mission de concentrer en une seule caisse, les recettes et les dépenses de la monarchie. En 1664, le Trésor de l’Epargne est remplacé par Colbert par le Trésor Royal.
le 18 mars 1563 : Jean Poltrot de Méré, l’assassin du duc François de Guise, est écartelé place de Grève, à Paris.
Voir la chronique du 24 février sur l’assassinat du duc de Guise et le rôle infame joué par l’amiral de Coligny.
le 16 mars 1662 : inauguration du premier transport en commun parisien entre la Porte St Antoine et la Porte du Luxembourg.
Il s’agit de carrosses publics. Blaise Pascal en est l’instigateur. Le trajet coute 5 sols. Certains affirment que le trajet allait de la porte St Martin à la Porte du Luxembourg.
le 18 mars 1793 : défaite de Neerwinden.
L’armée autrichienne sous les ordres du Prince de Cobourg bat l’armée française commandée par le général Dumouriez.
le 18 mars 1793 : la Convention vote un décret qui oblige tout citoyen à dénoncer les émigrés et les prêtres qui sont passibles de déportation.
le 18 mars 1796 : l’assignat qui a perdu toute sa valeur est remplacé par un autre papier monnaie, le mandat territorial qui subit en un an le même sort que l’assignat.
le 18 mars 1800 : adoption de la loi réorganisant la justice.
Les juges appointés deviennent inamovibles à vie, après un stage.
le 18 mars 1830 : naissance de Fustel de Coulanges, historien français.
« Le passé ne meurt jamais complètement pour l’homme. L’homme peut bien l’oublier, mais il le garde toujours en lui. » (Dans : La Cité antique)
« L’état social et politique d’une nation est toujours en rapport avec la nature et la composition de ses armées. » (Dans : La Cité antique)
“Les hommes sentent dans leur cœur qu’ils sont un même peuple lorsqu’ils ont une communauté d’idées, d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances.” (Dans Questions contemporaines)
le 18 mars 1863 : l’encerclement de Puebla par les Français est effectif.
Cf. la chronique du 29 mars.
le 18 mars 1871 : début du soulèvement de la Commune de Paris.
Jean Sévillia, dans Historiquement correct (Edition Perrin page 209), note que les grands travaux d’Haussmann ont coupé Paris en deux; à l’ouest les riches, à l’est les pauvres. Le développement industriel de la ville a attiré près d’un 1,5 millions de nouveaux habitants par rapport à 1800. Cette population laborieuse et miséreuse souffre de conditions de vie déplorables Et alors que la foi catholique connaît un renouveau extraordinaire partout en France, elle est en fort recul à Paris.
Le mois de mars est très agité à Paris, Thiers a fait remonter l’Assemblée de Bordeaux à Versailles. Le gouvernement s’installe au quai d’Orsay. Le 18 mars une opération est engagée pour récupérer 200 canons placés sur la butte Montmartre. Montée en dépit du bon sens elle tourne mal. Les généraux Lecomte et Thomas sont exécutés par les émeutiers, dans une orgie de sang, à Montmartre, sous les yeux du maire Clemenceau.
Thiers évacue la capitale et à minuit le drapeau rouge flotte sur l’Hôtel de Ville que le comité central des fédérés vient d’occuper. Thiers choisit de laisser monter l’insurrection pour mieux la réprimer. La ville est abandonnée aux extrémistes et aux idéologues socialistes les plus violents : Delescluze, Rigault, Blanqui, Louise Michel « la pétroleuse » initiée en maçonnerie etc.…
le 18 mars 1903 : dissolution des congrégations religieuses non autorisées en France.
le 18 mars 1915 : une tentative de débarquement des marines française et anglaise dans les Dardanelles échoue avec de sévères pertes.
le 18 mars 1946 : les troupes du général Leclerc entrent à Hanoi.
Voilà plus d’un an que les Japonais, inquiets des menaces et provocations des gaullistes, ont cru devoir mettre un terme au protectorat de la France sur l’Indochine, protectorat miraculeusement maintenu par l’amiral Decoux depuis juillet 1940 : le 9 mars 1945, toutes les garnisons françaises ont été soudainement attaquées. La disproportion des forces était telle qu’il n’a fallu aux Japonais que quelques jours pour anéantir la présence administrative et militaire française en Indochine. Aidés par les Japonais (et un peu plus tard par les Américains !), les communistes, qui ne représentaient quasiment rien sous l’administration Decoux, vont combler ce vide administratif. En quelques mois, la plus grande partie du Nord Annam sera définitivement sous leur contrôle. Jamais des civils français ne pourront se réinstaller au Tonkin en dehors de quelques grands centres urbains. À de rares exceptions près, la brousse, la jungle et la rizière, contrôlées par le Vietminh, leur sont interdites.
« Après avoir vu “la chute de l’homme blanc et son humiliation par des Asiatiques, […] la population vietnamienne se retourne brusquement contre les colonisateurs. Les Européens sont désormais soumis à toutes sortes de brimades, vexations, vols, attentats et agressions diverses. On risque sa vie en allant simplement faire les courses. La marchande de légumes, si aimable autrefois, vous injurie et refuse de vous servir. Les enfants de la rue, si gais et si souriants avant le 9 mars, volent les bicyclettes arrachent les montres, les bijoux et les sacs. » (Paul Rignac, La désinformation autour de la fin de l’Indochine française, p.200-201)
Quand Leclerc arrive à Hanoï, ce 18 mars 1946, ces Français du Tonkin, qui ont vécu un véritable enfer, demandent en grand nombre leur rapatriement. Pour ajouter au malheur de la péninsule, les émissaires gaullistes, arrivés de métropole après la défaite finale du Japon, n’ont rien de plus urgent à faire que de transposer en Indochine les sinistres mœurs qui sévissent en France : organiser une épuration massive. Cette épuration va causer :
“[…] une fracture irréparable entre la quasi-totalité des anciens Français d’Indochine et les nouveaux arrivants nommés par le GPRF, […] priver l’Indochine de cadres compétents, et compromettre l’image de l’ensemble des Français aux yeux des Indochinois. La négation de cette épuration est un grand sujet de désinformation.” (Ibid., pp.211 et 198)
Les populations d’Indochine allaient souffrir trente années de martyre. L’armée française, elle, laisserait sur le terrain plus de cinquante mille morts, dont chaque année un nombre d’officiers équivalents à une promotion de Saint-Cyr. Le général De Gaulle voulait instamment du “sang versé” : il y en aura, versé à profusion. Mais il ne vaudra jamais à la France auprès de ses “Alliés” le “titre imposant” que le chef de la France libre en attendait.
“Pour pénible que dût être localement cet aboutissement, je dois dire que, du point de vue de l’intérêt national, j’envisageais volontiers qu’on en vînt aux mains en Indochine. Je tenais pour essentiel que le conflit ne s’y achevât pas sans que nous fussions, là aussi, devenus des belligérants. […] Si nous prenions part à la lutte, fût-elle près de son terme, le sang versé sur le sol de l’Indochine nous serait un titre imposant. […] Je voulais que nos troupes se battent, en dépit de ce que leur situation aurait de désespéré.” Charles De Gaulle, Mémoires de guerre.
Quand le cynisme le plus cruel se mêle à l’aveuglement le plus obtus…
Le 18 mars 1962, les Accords d’Evian sont signés par les autorités françaises et mettent officiellement un terme à la guerre d’Algérie.
Quand les mêmes causes reproduisent les mêmes effets. La France (Louis Joxe) et le FLN (Krim Belkacem) signent à Evian un traité qui reconnaît la souveraineté de l’Etat algérien et instaure un cessez-le-feu dans tout le pays. Le cessez-le-feu intervient le 19 mars à midi. Cette guerre s’achève par la proclamation de l’indépendance de l’Algérie le 5 juillet 1962.
Malgré la signature des accords, la guerre va continuer à faire rage. Le FLN totalement battu sur le terrain va s’attaquer aux populations civiles, autochtones et pieds-noirs que l’Etat français ne protège plus sur ordre du chef de l’Etat. Combien de disparitions, de crimes et d’assassinats commis devant les forces de l’ordre françaises qui ne bougèrent pas et laissèrent leur compatriotes sans défense ?
le 18 mars 1997 : Mgr Ratzinger, futur pape Benoît XVI publie “Le Sel de la terre”.
le 18 mars 2002 : la première pierre du mémorial parisien dédié aux militaires morts ou disparus en Afrique du Nord de 1952 à 1962 est posée au Cimetière du Père-Lachaise.
Le site mizane.info, « site d’information, d’éclairage et de décryptage consacré à l’islam et au monde musulman » propose une conférence de 28 minutes au titre alléchant : l’islam est-il une religion d’amour ?
Alléchant par ce que traînent quand même à l’esprit ces informations (certainement contraires au vivre-ensemble) sur des Allah Akbar à la pelle, des terroristes comme par hasard musulmans, des haineux qui s’embrigadent à la mosquée, des chrétiens d’Orient (ceux qui n’ont pas encore été chassés) dont le calvaire est toujours renouvelé, des chrétiens brimés dans leurs droits civiques et religieux là où l’islam est majoritaire. Donc, nous allions savoir, grâce à un théologien musulman, M.Mohamed Bajrafil, ce qu’il est en est vraiment.
A vrai dire, l’audition de cette présentation est un peu difficile : le théologien linguiste de surcroît s’ingénie à multiplier –plus qu’à l’accoutumée dans ce genre de prestation- des citations en arabe accompagnées d’un décorticage de mots dont nous ne savons apprécier le sel (celui par exemple de la racine bi-consonnotique [sic] d’un mot arabe…). Et puis, il doit y avoir, supposons-nous, une part liée à une poétique arabo-musulmane parfois déconcertante. Par exemple, M. Bajrafil cite un
« verset dans lequel Allah dit au prophète : « tu ne guides pas qui tu connais ». La plupart des exégètes disent qu’il s’agit là de l’oncle du prophète. L’oncle paternel qui a aimé le prophète, qui l’a protégé, qui lui a donné cette chaleur de la matrice. « Tu ne guides pas qui tu aimes » : le sens déductible de cela, c’est qu’il aimait son oncle ».
Légèrement abscons quand même.
Mais, en bon disciple d’Achille Talon, nous avions décidé de ne pas désespérer, et voici, avant remarques et commentaires, quelques extraits représentatifs de cette conférence :
M.Bajrafil commence par souligner l’importance de la matrice(déjà citée plus haut ; une sorte d’utérus maternel ?) :
« L’homme a été créé dans et pour l’amour. Ce n’est pas un hasard que la chose la plus importante dans la vie de l’homme est la chaleur maternelle. La matrice. La chose la plus importante du capital humain, l’amour…. [dans le Coran figure] 113 fois le terme ou l’expression « au nom de Dieu le clément, le très miséricordieux ». En arabe, clémence et miséricorde sont toutes les deux extraites de la matrice. La matrice sans quoi elle ne viendrait pas à la vie. La matrice indiscutablement le lieu de protection, l’enveloppe la plus importante dans la vie de l’homme… L’islam est aussi une religion d’amour parce que le terme[émis en arabe] revient au minimum à 84 reprises dans le coran. C’est pour parler d’une chose autre que l’amour des hommes. C’est lié à cette notion de matrice, de consanguinité ».
M.Bajrafil continue en nous rassurant : se convertir à l’islam ne signifie pas être obligé de détester ses parents.
« L’amour ou l’islam ne vous demande jamais de faire quelque chose que naturellement nous ne serions pas capables de faire. Or le fait d’aimer quiconque vous veut du bien, le fait de lui tendre la main, le fait de se retrouver attaché à lui est quelque chose de naturel. Et demander à quelqu’un de détester son père, sa mère, son professeur, c’est contre-nature. Cela crée une schizophrénie sans nom. Si vous devenez musulman, l’islam ne vous demande pas de détester vos parents, ne vous demande pas de rompre avec vos amis ».
Puis il déploie quelques généralités bienfaisantes :
« La religion, c’est l’union, le regroupement. Allah dit au prophète : reste auprès des priants. Comme pour dire que la religion, c’est d’abord une communauté, au sens de foi ; des gens qui partagent une foi commune, vont se retrouver en priant, en jeunant. Mais ce n’est pas de l’ordre de l’exclusion. La foi ne peut pas être quelque chose qui s’impose à vous. La foi est d’abord de l’amour. Imposer sa foi à quelqu’un est de l’ordre du viol. Les répercussions psychologiques de la notion de viol sont beaucoup plus graves que les natures physiques, et c’est la raison pour laquelle imposer sa foi à quelqu’un est de l’ordre du viol. Et c’est pourquoi on dit il n’y a pas de contrainte en religion. .. Donc,l’islam, chers amis, en tant que foi, en tant que religion, ne peut-être qu’amour. Et là-dessus, il y a tellement de choses à raconter, d’une beauté incomparable ».
Et pour appuyer sa démonstration, il sélectionne « deux récits prophétiques d’une grande beauté (dans les traditions) » :
« Dans une expédition, il y a un souci, on a pris des prisonniers. L’un des prisonniers dit : « je ne suis pas de cette cité contre laquelle vous avez combattu. . Je suis venu déclarer ma flamme à une femme. Alors, laissez-moi me déclarer et ensuite, prenez-moi et tuez-moi ». Les compagnons accèdent à cette requête : après, ils l’ont tué. La femme s’est allongée à côté de lui, a poussé deux grands cris et elle est morte également. Le hadith dit que les compagnons ont raconté ça au prophète. Et quelle a été sa réponse ? « n’y avait-il pas parmi vous quelqu’un de miséricordieux pour laisser cet amour se perpétrer [sic]? ». Parce que l’amour est beau », conclut M.Bajrafil.
« Le prophète voit sa belle-sœur : C’est recueilli dans plusieurs récits. Quand il la voyait, il se levait et étalait son écharpe pour que la sœur de son amour s’asseoit. Lui-même était une boule d’amour».
M.Bajrafil ajoute même un troisième passage tout aussi exemplaire :
« une autre fois, on a fracassé la tête de Mahomet, il était ensanglanté. On est venu lui dire : ô toi messager de Dieu, prie Dieu contre eux. Et il a répondu : « je n’ai pas été envoyé médisant, maudissant, insultant ». Est-ce qu’on veut un amour au-delà de ça ? »
Enfin, en approchant de sa péroraison, il assène une référence jugée irréfutable pour sa démonstration : il fait référence au Coran dans lequel Allah aurait dit à Mahomet que
« nous ne t’avons envoyé que comme miséricordieux, envoyé aux univers. Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde ».
Et donc de continuer :
« coraniquement parlant, tout ce qui fera du prophète, tout ce qui déroge à cette définition restrictive, doit être considéré comme un mensonge que l’on met sur le dos du prophète. Tu ne seras envoyé que comme miséricorde : c’est la définition que le Coran a donné au prophète. Une définition d’amour. Et si ça ne cadre pas avec cette définition, on le met de côté [sic]. L’islam est une religion d’amour…. Cette boule d’amour, cet être qui n’est que miséricorde».
Son envoi final est « soyez au nom de l’islam des boules d’amour et de miséricorde ».
Faisons donc maintenant quelques remarques :
L’islam est une religion d’amour semble ressortir d’une affirmation tautologique, d’autopersuasion : « l’islam ne peut être que de l’amour». Le conférencier dit encore à un autre moment : « Si tu as une dette, c’est envers quelqu’un. J’avais envie de dire « une dette d’amour », quelle belle expression ! »
A aucun moment il n’est indiqué qu’Allah est amour. En fait, dans l’exposé, au-delà de cette matrice énigmatique, c’est Mahomet qui est étroitement associé à l’amour. C’est lui la boule d’amour.
Boule d’amour, Mahomet est miséricordieux (cf : « n’y avait-il pas parmi vous quelqu’un de miséricordieux pour laisser cet amour se perpétrer ? »). Et quel est l’effet de sa miséricorde ? Epargner la vie, autrement dit ne pas exécuter (comme visiblement Mahomet semble parfaitement l’accepter pour les autres prisonniers sans doute exécutés pareillement dans le passage cité plus haut. Au moins, plus de souci!).
En effet, l’islam a ceci de particulier comme religion que la première manifestation de la miséricorde (la seule ?), c’est en fait accepter de ne pas tuer. On connait plus fraternel. A titre d’illustration, nous citerons aussi cet extrait d’un article du philosophe M.R.Brague Le pouvoir en islam:
« Seul Mahomet a osé revendiquer une association au pouvoir divin…. Les miracles par lesquels Mahomet authentifie sa mission sont avant tout des signes de puissance. Ces pouvoirs se concrétisent éventuellement par des destructions. A la différence du Christ des Evangiles rendant la vue aux aveugles et le mouvement aux paralytiques, aucun des prodiges attribués à Mahomet ne consiste en une guérison. Au contraire, sa biographie rapporte qu’il aurait miraculeusement provoqué la mort de ses adversaires en suscitant ou réactivant des blessures ou maladies » (Commentaire n°173 – Printemps 2021).
Et qu’en est-il de cette boule d’amour confrontée à sa biographie (on considèrera que la précision apportée par le Dictionnaire encyclopédique d’histoire MOURRE « [à Médine] Mahomet pratiqua une véritable politique matrimoniale et, après la mort de Khadidja [sa première épouse], il n’épousa pas moins de douze femmes » ne rentre pas dans le propos de l’exposé) ?
Les quelques précisions qui suivent sont issues d’un site animé par M.Sami Aldeeb. La fiche Wikipedia de M.Sami Aldeeb, juriste suisse et chrétien, précise qu’il a été pendant 30 ans responsable du droit arabe et musulman à l’Institut suisse de droit comparé, mais aussi professeur des Universités en France, auteur d’ouvrages et d’articles sur le droit arabe et musulman. Il a notamment publié en 2008 une édition bilingue du Coran, en arabe et en français restituant le texte en classant les sourates par ordre chronologique selon l’Azhar. Un érudit en quelque sorte.
Dans un article publié sur son site, M.Aldeeb a dressé la « liste non exhaustive des expéditions de Mahomet de 623 [un an après son arrivée à Médine] à 632 [année de sa mort]. Il n’y en a que… 38 (pour certaines d’entre elles, sans réelle bataille. Beaucoup sont des sortes de guérillas locales contre des tribus environnantes, des « polythéistes », des « associateurs » ou des habitants de La Mecque) ! Sur dix ans, cela faitcomme un petit business trimestriel.
Extrayons les informations concernant quelques unes de ces expéditions :
« 7èmeexpédition de Nakhla au 7ème mois de l’An II : Mahomet envoie une expédition supposée rapporter des renseignements, mais le groupe attaqua les quatre caravaniers et tua l’un d’entre eux. Cette attaque eut lieu durant un des 4 mois sacrés où les arabes du Hedjaz s’interdisaient de faire la guerre. Pour faire faire face à la réprobation des polythéistes, la réponse de Mahomet vint par l’intermédiaire du verset S2 V217 du Coran qui affirma, entre autres, que l’association est plus grave que le meurtre. Ce verset vient donc légitimer une violation délibérée d’une trêve sacrée et encourager le meurtre de toute personne considérée comme associatrice. Mahomet paya le prix du sang de la victime, remis en liberté les deux prisonniers, mais les textes ne font pas mention de la remise du butin à leurs propriétaires ».
« En l’an V, après la bataille du fossé par laquelle les polythéistes de La Mecque se coalisèrent avec les Ghatafan, une tribu située au Nord de Médine dans le Nejd, pour attaquer les musulmans, perdue par les coalisés, Mahomet assiégea durant une vingtaine de jours la tribu juive des Banu Qurayza en lui reprochant de l’avoir trahi alors qu’elle n’avait pas pris part au combat et était restée neutre. Tous les mâles de cette tribu furent égorgés, les femmes et les enfants vendus en tant qu’esclaves».
Cet épisode visiblement peu miséricordieux met fin un peu brutalement à la période d’arrangement négociée par Mahomet avec les tribus juives au début de son installation à Médine.
« 27èmeexpédition de Banu Jadhima : Mahomet envoya Khalid ibn al-Walid afin de convier la tribu Banu Jadhimah à l’Islam. Ils acceptèrent mais une partie d’entre eux fut massacrée seulement pour avoir dit « nous sommes devenus sabéens ». Mis au courant de ce massacre, Mahomet se contenta de dire à Khalid ibn al-Walid : « je suis innocent de ce que tu as fait ». »
« 28èmeexpédition de Hunayn et 29ème expedition d’Awtas au 10ème mois de l’an VIII : Mahomet, à la tête de 10 000 musulmans auxquels s’ajoutèrent les 2 000 nouveaux musulmans de la Mecque partit en campagne pour s’opposer à plusieurs tribus polythéistes qui décidèrent de marcher contre les musulmans. Après leur défaite, une partie de ces tribus se réfugia à Taïf à 80 km de La Mecque. A l’occasion de cette bataille, Mahomet cautionna le viol des captives mariées ».
« 36èmeexpédition de Khalid ibn al-Walid à Najran (Yémen) vers juin 631 (5ème mois de l’An X) pour convertir la tribu des Banu harith ben ka’b de force s’ils refusent l’islam. En les recevant, Mahomet leur dit :« Si Khalid ibn al-Walid ne m’avait pas écrit que vous aviez embrassé l’islam, j’aurais mis vos têtes sous vos pieds » (épisode cité par plusieurs auteurs) ».
Du même article toujours, parmi les hadiths (faits rapportés de la vie de Mahomet) cités, on peut extraire aussi celui-ci :
« huit hommes ont volé les chamelles du prophète et tuèrent son berger. Après qu’ils furent rattrapés, il donna l’ordre de leur couper les mains et les pieds et de leur crever les yeux avec des clous chauffés pour avoir volé, tué, apostasié et combattu Allah et son messager » (plusieurs hadiths du Sahih Bukhari) ;
ou encore le fait que, durant ces dix années de djihad guerrier, Mahomet aurait conforté l’esclavagisme.
Première conclusion toujours d’actualité : il est nécessaire d’aller aux sources de l’islam pour décortiquer tout argument. Car le premier problème, ce n’est pas un soi-disant islamisme, c’est l’islam comme démontré par les faits et textes cités.
Deuxième conclusion : il est au premier abord sympathique bien sûr d’entendre un théologien souhaiter aux gens qui l’écoutent d’être des boules d’amour et de miséricorde. Le problème réside juste dans le modèle donné. Au surplus, on n’est jamais très sûr du résultat comme le démontre cette autre vidéo d’un jeune imam français qui condamne l’exécution d’un apostat mais seulement si la sentence est injuste.
Enfin, dernier élément de conclusion, les chrétiens passionnés du dialogue dit interreligieux avec l’islam pourraient peut-être méditer cette sorte de différence substantielle entre une religion dans laquelle Dieu est amour et pour laquelle il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Evangile de St Jean, chapitre 15) et une autre religion dans laquelle Dieu est miséricordieux et la plus grande miséricorde qui peut être accordée est d’accepter de ne pas tuer une personne qu’on aura au préalable définie comme son ennemi. Ne peut-on pas penser alors que, quand le Pape et un dignitaire musulman prient ensemble « le Dieu très miséricordieux », il y a comme tromperie sur la marchandise ?
La Fondation Jérôme Lejeune lance sa campagne pour la journée mondiale de la trisomie 21, qui a lieu le dimanche 21 mars 2021, avec une campagne d’affichage historique dans plus de 132 stations du métro parisien, du 18 au 24 mars 2021 :
Cette campagne « Laissez-nous entrer dans l’histoire » s’inspire de cinq personnages célèbres qui ont marqué l’histoire : Charlie Chaplin, le Général De Gaulle, Edith Piaf, Napoléon et une joueuse de l’équipe de France de football dont les visages ont été remplacés par ceux d’enfants porteurs de trisomie 21.
Affichée dans le métro parisien, mais aussi sur les réseaux sociaux, elle invite les voyageurs à s’interroger sur la place qui est laissée aux personnes porteuses de trisomie 21 dans notre société.
Les personnes trisomiques ne sont pas encore entrées dans l’Histoire, au sens où jamais, encore, la société ne leur a fait une véritable place. Leurs naissances se font de plus en plus rares. L’intégration dans le système scolaire pose encore de nombreuses difficultés. La plupart des filières professionnelles ne leurs sont pas ouvertes.
À travers cette action de grande ampleur, la fondation rend visible les rêves intimes de ceux qui sont de moins en moins visibles dans notre société…
Forte de ses missions de soin (1er centre médical d’Europe spécialisé dans la trisomie 21) et de recherche (1er financeur de la recherche sur la trisomie 21), la fondation revendique le droit de défendre l’honneur et la dignité de ces personnes handicapées, à tous les âges de leur vie.
Il est temps d’offrir aux personnes porteuses de trisomie 21 les moyens et la chance d’entrer dans l’histoire.
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