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Fête des pères

La paternité moderne n’a pas de définition, elle est la place que donne à un homme sa compagne, parfois trop grande, parfois trop petite, parfois symbolique parfois dérisoire… C’est un rôle par défaut qui ne donne aucun droit. Le rôle du père est pourtant fondateur tant pour la société que pour la famille, en tant que garant d’un ordre et des libertés, droits et responsabilités de chacun. Il est temps que les hommes réinvestissent pleinement leur rôle de père pour assurer un renouveau politique durable.

C’est arrivé un 20 juin …

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 juin 404 : nouvel exil du patriarche Jean Chrysostome, banni de Constantinople

Le patriarche est banni une première fois à cause de l’influence de l’impératrice Eudoxie, épouse d’Arcadius, dont les partisans incendient la cathédrale Sainte-Sophie. Le patriarche est rappelé, puis exilé de nouveau. L’Eglise de Rome a toujours considéré que l’évêque Jean était dans son droit. Le pape Innocent Ier lui écrit dans son exil pour le consoler et lui dire qu’il condamne le concile du Chêne l’ayant déposé. Le pape ne reconnait que Jean comme seul patriarche légitime de Constantinople.

  • le 20 juin 451 : les Huns d’Attila sont arrêtés à la Bataille des Champs Catalauniques.

En 450, après s’être fait payer un tribut par Marcien Empereur d’Orient, afin de ne pas mettre à sac Constantinople, Attila, « le Fléau de Dieu », décide de marcher sur l’Empire d’Occident moribond. Le chef des Huns rassemble une coalition, dont les Huns ne forment qu’une minorité de l’armée, et de différentes tribus germaniques; Ostrogoths de Valamir, Gépides d’Ardaric, Hérules de Bérik, Pannoniens, Ruges, Akatzires et Gélons.

Attila franchit le Rhin au début de l’année 451 et pénètre dans l’est de la Gaule, il ravage entièrement Metz et se dirige vers Lutèce. Mais pour des raisons qui restent toujours obscures pour des non chrétiens, il choisit de l’éviter: sainte Geneviève, à 28 ans, convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns. Elle encourage les Parisiens à résister à l’invasion par les paroles célèbres: « Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications.»

De fait, Attila épargne la future Paris. Attila arrive alors en vue d’Orléans (Aurelianum) ; mais l’Évêque de la ville organise hâtivement la défense. De son côté, Aetius forme une coalition gallo-romano-germanique pour chasser Attila de la Gaule avec le Burgonde Gondioc et le Franc Mérovée, grand-père de Clovis, quelques Armoricains et enfin, les Wisigoths de Théodoric Ier.

La bataille commence le 19 juin. Le 20, les Occidentaux attaquent et les Huns se replient. L’expansion s’arrête.

  • le 20 juin 840 : décès de Louis 1 er « le Pieux », fils de Charlemagne, empereur d’Occident.

Le 5 octobre 816, il est couronné et sacré par le pape Étienne IV à Reims. Il est le second monarque sacré à Reims, après Clovis, pratique suivie par presque tous les Rois de France après lui. Il avait été couronné empereur d’Occident du vivant de son père le 11 septembre 813. Il fait face aux premiers raids vikings et arrête les incursions arabes en Provence. A sa mort l’Empire est à nouveau partagé.

  • le 20 juin 1667 : Clément IX est élu pape.

Giulio Rospigliosi née le 27 janvier 1600 à Pistoia. Docteur en philosophie, il devient enseignant en théologie. En 1657, on le nomme cardinal, puis secrétaire d’Etat en 1657 ; il est élu pape le 20 juin 1667 sous le nom de Clément IX. Par la suite, il devient le médiateur pour la négociation du Traité d’Aix-la-Chapelle (1668) et fait cesser la guerre de dévolution entre la France, l’Espagne, l’Angleterre et les Pays-Bas.

  • le 20 juin 1783 : victoire de Gondelour.

Au large de Pondichéry, Charles Joseph Patissier de Bussy-Castelnau, le bailli Pierre-André de Suffren, les français et leurs alliés Cipayes battent les Anglais de James Stuart à Gondelour. Malgré une situation désespérée les Français grâce à l’énergie de leurs deux chefs, qui pourtant ne s’entendent pas, battent les Anglais sur terre avec le premier et sur mer avec le second.

  • le 20 juin 1789 : serment du Jeu de Paume à Paris, début de la Révolution française.

Louis XVI fait fermer la salle des Menus du Château de Versailles, où se tient le Tiers-Etat. Les députés se réunissent alors dans la Salle du Jeu de Paume et prêtent serment de ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution au royaume. C’est un coup d’Etat législatif auquel Louis XVI réagit peu: le Dauphin vient de mourir.

  • le 20 juin 1792 : le « peuple » attaque le palais des Tuileries où réside Louis XVI.

A l’initiative de Santerre, un brasseur du faubourg Saint-Antoine, des émeutiers parisiens marchent sur le palais des Tuileries le jour de l’anniversaire du serment du Jeu de paume. Ils veulent que le Roi retire son veto aux décrets pour la déportation des prêtres réfractaires et la création d’un camp de gardes nationaux. Le Roi coiffe le bonnet rouge et boit à la santé de la Nation mais ne cède pas. Les Parisiens reviendront en aout plus tard avec plusieurs bataillons de fédérés et prendront d’assaut le palais des Tuileries.

  • le 20 juin 1809 : Napoléon apprend son excommunication fulminée par Pie VII.

« Le pape est un fou furieux qu’il faut faire enfermer. »

  • le 20 juin 1819 : naissance de Jacques Offenbach.

Offenbach étudie le violoncelle au Conservatoire de Paris et débute comme soliste virtuose. Il joue d’abord dans l’orchestre de l’Opéra-comique, puis devient directeur musical de la Comédie-Française. Il décède le 5 octobre 1880. Voici quelques unes de ses œuvres: Barbe-Bleue, La Vie parisienne, La Belle Hélène, Bagatelle, La Grande Duchesse de Gérolstein, la Périchole, les Contes d’Hoffman ou Orphée aux enfers.

  • le 20 juin 1894 : Yersin isole le bacille de la peste.

Le bactériologiste français Alexandre Yersin découvre le bacille de la peste (Yersinia pestis) à Hong Kong. Il identifie également le rat comme vecteur de l’épidémie. A son retour à Paris, avec l’aide d’Albert Calmette et d’Emile Roux, il met au point un vaccin et un sérum contre la peste. Il fonde ensuite plusieurs filiales de l’Institut Pasteur au Vietnam et devient, en 1933, directeur honoraire de l’Institut Pasteur de Paris.

  • le 20 juin 1929 : Philippe Pétain est élu à l’Académie française.
  • le 20 juin 1940 : les communistes français profitent de l’arrivée de leurs alliés allemands en France.

Six jours après l’entrée des Allemands dans Paris, les communistes sollicitent de la »Propaganda Staffel»l’autorisation de faire reparaître L’Humanité. Le journal est interdit de parution depuis que le Parti communiste a été dissous par le gouvernement Daladier le 26 septembre 1939. Un peu plus tard, le même gouvernement Daladier a fait arrêter les 27 députés communistes ; déchus de leur mandat en février 1940, et les a internés en Algérie. Giraud les fait libérer en 1943, et en avril 1944, l’un d’entre eux entre au Comité français de Libération nationale.

Un carnet de notes saisi par la police française sur une militante communiste, Denise Ginollin, arrêtée le 20 juin 1940, et retrouvé sous scellés aux Archives de Paris donne l’argumentaire pour la négociation entre Maurice Tréand, responsable PCF, et Otto Abetz, représentant de Von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères allemand, visant la reparution de l’Humanité et la légalisation du PCF.

« Vous avez laissé paraître journaux communistes dans d’autres pays: Danemark, Norvège, Belgique. Sommes venus normalement demander autorisation… Sommes communistes, avons appliqué ligne PC. Sous Daladier, Reynaud, juif Mandel. Juif Mandel nous a emprisonnés et [a] fusillé des ouvriers qui sabotaient Défense Nationale… Pas cédé face dictature juif Mandel et du défenseur des intérêts capitalistes anglais Reynaud… Notre défense du pacte (germano-soviétique) vous a avantagé. Pour l’URSS nous avons bien travaillé, par conséquent par ricochet pour vous. »

  • le 20 juin 1960 : la Fédération du Mali, regroupant le Sénégal et le Soudan français, obtient son indépendance.

En fait le Sénégal devient indépendant le 20 aout.

  • le 20 juin 1962 : les Américains prennent acte de la puissance nucléaire française.

C’est au cours d’un entretien avec le président De Gaulle à Paris, que le secrétaire d’Etat américain Rusk reconnaît la force de frappe française comme un « fait ». Ce n’est pas faute d’avoir tout fait pour empêcher la France d’avoir cette arme. Les travaux, commencés sous la IV république ont abouti grâce à la volonté d’un homme qui y voyait un outil privilégié de la souveraineté française, le général De Gaulle. D’ailleurs, Alain Peyrefitte dans son premier tome C’était de Gaulle (tome 1), souligne une réponse que lui fait le général quand l’auteur déclare que la sécurité de la France est assuré face à l’URSS : « Urss ou Etats-Unis, car qui nous dit que dans 60 ans ce ne sont pas les Américains qui menaceront notre souveraineté ! » On peut reprocher beaucoup de choses à De Gaulle, il avait le sens de l’Etat et de l’indépendance nationale.

  • le 20 juin 2008 : Pierre Mauroy est mis en examen pour détournement de fonds publics quand il était président de la communauté urbaine de Lille.

Bioéthique : nouvelle manifestation le 24 juin

Evoquant le projet de loi bioéthique, le député Patrick Hetzel déclarait à Gènéthique, il y a quelques jours :

« Il faut toujours se battre jusqu’au bout pour ce que l’on pense être juste et conforme à ses valeurs et ses convictions. C’est l’histoire qui jugera. (…) Ne pas se battre jusqu’au bout sous prétexte que tout serait joué, reviendrait à se rendre coupable d’abandon de ses convictions. Et l’espoir est toujours permis. »

La Manif Pour Tous, vous le savez, a toujours considéré qu’il est impensable de baisser les bras et que les fruits de nos actions, visibles et invisibles, sont absolument essentiels pour nos contemporains et pour les générations à venir. En outre, au-delà du projet de loi bioéthique lui-même, nous savons tous que c’est une idéologie destructrice qui se déploie et qu’il faut combattre jusqu’au jour où, à l’instar du marxisme, elle s’effondrera.

La Manif Pour Tous vous appelle donc à un rassemblement prévu le jeudi 24 juin devant le Sénat, rue de Tournon, à partir de 19h30.

Le fascisme n’a rien à voir avec le maintien de l’ordre, la défense des racines chrétiennes, la critique de l’immigration ou la contestation des évolutions sociétales

Diplômé de Yale, Paul Gottfried a enseigné les Sciences politiques à l’Université d’Elisabethtown. Proche de Christopher Lasch et de Murray Rothbard, il est aujourd’hui un intellectuel conservateur influent aux États-Unis. Il vient de publier un essai sur le Fascisme, histoire d’un concept. Dans le pseudo-débat politique, traiter son adversaire de « fasciste » est devenu une sorte de réflexe défensif, un mantra destiné à sidérer, diaboliser, assommer l’adversaire en l’assimilant à un sympathisant des thèses nazies.

Paul Gottfried montre dans son ouvrage à quel point ceux qui emploient ce terme n’ont rien compris au fascisme et étalent surtout leur ignorance. En convoquant tous les grands analystes du fascisme, depuis l’après-guerre jusqu’à nos jours, il retrace les errements dans l’emploi du concept et s’efforce d’en donner une définition rigoureuse. Il pose longuement la question concernant le positionnement du fascisme à la droite ou à la gauche du spectre politique.

Le nouveau modèle fasciste se répandit finalement dans des pays qui se réclamaient pourtant du communisme. L’opposition au pluralisme, les appels à la solidarité nationale et le culte du chef trouvèrent un écho au sein des élites communistes. Elles se dégageaient progressivement de la vision de la révolution prolétarienne hérité du XIXe siècle.

Il explique en quoi le nazisme n’est pas le « fascisme générique » mais bien un cas « limite » et hybride, qui a emprunté au fascisme italien, au stalinisme mais surtout à la folie meurtrière d’Hitler. En gardant à l’esprit la construction politique et idéologique de Mussolini, il sépare ensuite méticuleusement  le « fascisme générique » des différents mouvements et régimes de droite, autoritaires ou conservateurs. Enfin, il met en lumière l’importance centrale de la révolution sociale et de la violence rédemptrice au cœur du fascisme latin.

Il apparaît souvent, d’ailleurs à raison, comme une tentative maladroite pour forger une imitation contre-révolutionnaire de la gauche – c’est-à-dire comme quelque chose qui ressemblerait à la gauche révolutionnaire sans en partager l’ADN. […] Le fascisme tirait sa force de sa volonté de s’opposer à la gauche tout en en reprenant certains de ses codes. […] Ceci peut même expliquer pourquoi la gauche démocratique vit parfois en Mussolini un héros.

Evoquant le nazisme, l’auteur établit des rapprochements avec le communisme :

Nommer Hitler un « conservateur » et Staline un « gauchiste révolutionnaire » reviendrait à oublier un aspect central de ces deux personnalités et de leurs régimes, leurs inspirations croisées. Arendt fit preuve d’une diligence toute particulière pour décrire la manière dont les dirigeants totalitaires s’inspiraient mutuellement. Hitler reprit les politiques de terreur et de génocide du modèle soviétique. Après la Seconde Guerre mondiale, comme le montre Arendt, un Staline déjà triomphant soutint de manière officielle l’antisémitisme en Russie.Il en assura la diffusion dans l’ensemble du bloc soviétique. Il y voyait un instrument pour isoler un nouvel ennemi public.

Outre l’étude de la signification historique du phénomène et de ses diverses interprétations, Paul Gottfried examine la longue histoire des controverses, polémiques et disqualifications dont il est l’objet. Si l’on veut employer des mots qui ont un sens, il apparaît en définitive que le fascisme n’a strictement rien à voir avec le maintien de l’ordre, la défense des racines chrétiennes de l’Occident, la critique de l’immigration non contrôlée ou la contestation de l’évolution des valeurs sociétales.

Liberté face à l’avortement : agissez contre le rapport Matic

Mercredi prochain, au cours de la session plénière du Parlement européen, à Bruxelles, les députés se prononceront sur le rapport Matić et sa proposition de résolution.

Ce rapport est un véritable copié-collé des demandes du Planning familial européen. Il vise à faire de l’avortement un droit garanti par l’Union européenne, à interdire l’objection de conscience des professionnels de santé opposés à l’avortement et à imposer l’éducation sexuelle infantile.

L’ECLJ est mobilisé depuis plusieurs mois contre ce rapport, pour attirer l’attention des membres du Parlement européen et des autres organisations pro-vie partout en Europe. Grâce à notre travail d’analyse, de nombreuses associations ont utilisé nos informations et alerté elles aussi les députés européens.

Des initiatives encourageantes ont vu le jour, principalement une motion alternative au Rapport Matić pour rappeler l’absence de compétence de l’Union européenne en matière de santé. Comme en 2013, une telle motion alternative pourrait à nouveau être adoptée pour faire échouer le Rapport Matić.

En Slovaquie, le Parlement a adopté une Résolution qui condamne la proposition de résolution de M. Matić, en ce qu’elle outrepasse les compétences de l’Union européenne. C’est un beau signal que ces députés slovaques partagent à leurs collègues européens.

Le vote sur la proposition de résolution Matić commencera mercredi 23 juin dans l’après-midi. Il est donc encore temps d’agir. Nous encourageons particulièrement les professionnels de santé à écrire un bref courriel à un ou plusieurs députés pour leur faire part de leurs convictions, de l’importance de l’objection de conscience et à les appeler à rejeter cette proposition de résolution pro-avortement.

Selon nos informations, les députés des groupes CRE et ID devraient largement voter contre la proposition. Ce sont les membres du PPE qui sont les plus timorés face aux injonctions des promoteurs de l’avortement.

Voici les adresses courriels des président et vice-présidents de ce groupe :

M Manfred Weber, Président du PPE : [email protected]
Arnaud DANJEAN, [email protected]
Esteban GONZÁLEZ PONS, [email protected]
Andrey KOVATCHEV, [email protected]
Vangelis MEIMARAKIS, [email protected]
Jan OLBRYCHT, [email protected]
Paulo RANGEL, [email protected]
Siegfried MUREŞAN, [email protected]

C’est arrivé un 19 juin…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 juin 936 : couronnement et sacre de Louis IV d’Outremer, Roi de France, à Laon.

Louis IV, fils de Charles III, âgé de 15 ans, est ramené de son exil d’Angleterre pour être sacré Roi de Francie occidentale, à Laon par l’archevêque de Reims Artaud, après l’intervention d’Hugues le Grand. Il épouse Gerberge de Saxe, sœur d’Otton Ier de Germanie, veuve de Gislebert, duc de Lotharingie.

  • le 19 juin 1097 : prise de Nicée sur les Turcs par les croisés, lors de la première croisade.

Le siège de Nicée commence le 14 mai et s’achève le 19 juin 1097, au cours de la première Croisade. C’est la première action militaire des croisés contre les musulmans et cette victoire permet un arrêt de la progression de l’Islam dans cette région.

  • le 19 juin 1269 : saint Louis impose aux juifs le port de la rouelle.
    • le 19 juin 1299 : traité de Montreuil-sur-Mer.

Ce traité rétablit la paix entre la France, les Flandres et l’Angleterre : Philippe IV le Bel rend au roi d’Angleterre Édouard Ier la Guyenne, mais conserve la ville de Bordeaux.

  • le 19 juin 1464 : l’édit de Luxies crée les premiers services postaux au monde.

Alors que la guerre de cent ans est enfin achevée, le Roi Louis XI impose un système unique au monde: sur les grands chemins du Royaume sont postés des relais officiels distants de 7 lieues pour permettre aux courriers officiels de transiter rapidement. Depuis le « cursus publicus » d’Auguste au premier siècle, tout système de poste avait disparu.

D’abord réservé aux courriers royaux, le système s’étend aux courriers privés dès 1507. Aujourd’hui le statut « d’entreprise autonome d’état » de la Poste plonge ses racines dans ce mélange entre courrier officiel et privé permis par Louis XII, puis développé par Henri III. D’aucuns disent que les « bottes de 7 lieues » du chat botté de Perrault viennent de là.

  • le 19 juin 1522 : Traité de Windsor.

Charles Quint signe avec le roi d’Angleterre, Henri VIII, un traité à Windsor qui prévoit une invasion de la France. C’est alors la sixième guerre d’Italie (1521-1525), qui oppose principalement le Royaume de France à l’Espagne et à l’Angleterre.

  • le 19 juin 1623 : naissance de Blaise Pascal, mathématicien et physicien, philosophe, moraliste et théologien français.

Mathématicien, physicien, philosophe et écrivain Il se penche sur la théorie des probabilités et invente une machine à calculer. Il publie sous le pseudonyme de Louis de Montalte Les Provinciales, dont l’effet est désastreux : les libertins y trouvent un arsenal contre la religion et le clergé catholique. Voltaire en fera le plus grand éloge ! Pourtant, un an avant sa mort, il affirme : « Loin de m’en repentir, si j’avais à les faire, je les ferais encore plus fortes. »

De plus en plus malade, sa prodigieuse mémoire commence à lui faire défaut, il prend l’habitude de noter ses réflexions sur des petits papiers qu’on recueille avec grand soin aussitôt après sa mort, survenue le 19 août 1662. Ordonnées et classées, titrées  » Les Pensées «  étaient destinées à ses amis de Port-Royal. L’ouvrage renferme la démonstration de la crédibilité de la foi chrétienne et de la religion catholique et sont encore une source inépuisable de réflexion encore très moderne au niveau existentiel :

« Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé « . « L’Homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant « .

  • le 19 juin 1631 : décès de François Garasse, jésuite et polémiste redouté de toute la sphère littéraire.

Entré en 1601, dans la Compagnie de Jésus, François Garasse s’investit dans la prédication pour lutter contre le libertinage et l’hérésie. Il attaque en particulier l’Université de Paris qu’il juge pleine de jansénistes prônant le gallicanisme, c’est-à-dire une organisation de l’église catholique française très autonome par rapport à la papauté. Quant au libertinage, au XVIIe siècle, il s’agit pour lui de combattre une liberté de pensée qui peut entraîner un certain libertinage dans les actions et les mœurs. L’abbé Garasse est rejoint dans son jugement par le «frère trois points » François Labbé, quand il écrit :

«On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs. (Editions de Chiré, page 89)

Figure importante du conflit entre jésuites et jansénistes, il meurt le 19 juin 1631.

  • le 19 juin 1790 : abolition de la noblesse et du clergé en France.

L’autoproclamée « assemblée nationale » décrète, sous l’impulsion du député Armand-Gaston Camus, que les titres de noblesse et les titres religieux sont abolis. Les nobles deviennent des « ci-devant ». La préséance du clergé sur tous les autres corps de l’Etat disparaît. De plus, un décret retire la nationalité aux Français affiliés à un ordre de chevalerie étranger.

Ce n’est pas le 4 août 1789 ! Ce n’est pas la fin des privilèges ! Voir la chronique du 4 août qui explique ce que sont les « privilèges ou privata Lex », les lois propre à chaque provinces.

  • le 19 juin 1812 : le pape Pie VII, placé par Napoléon en résidence surveillée, arrive au château de Fontainebleau.

Le 12 juin 1812 le docteur Balthazard Claraz sauve la vie du pape Pie VII, alors que, malade et épuisé, il vient de recevoir l’extrême-onction à l’hospice du col du Mont-Cenis lors de son transfert de Savone à Fontainebleau. Il reste auprès du Pape pendant les deux premiers mois de sa captivité. Elle va durer du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, période pendant laquelle le Saint-Père ne sort jamais de son appartement. Pendant ces longs mois, Pie VII appelle Napoléon :

« Mon cher fils », et il ajoute : « un fils un peu têtu, mais un fils quand même », ce qui déconcerte totalement l’Empereur.

  • le 19 juin 1987 : décès de Michel de Saint-Pierre, 71 ans, écrivain français.

Michel de Grosourdy de Saint-Pierre, naît le 12 février 1916 à Blois et meurt le 19 juin 1987 à Saint-Pierre-du-Val, dans l’Eure ; c’est un écrivain et journaliste français. Après ses études à Paris, il décide de partir pour Saint-Nazaire, où il va travailler en usine comme ouvrier métallurgiste. Il s’engage ensuite quatre ans dans la marine, comme matelot pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de rejoindre la Résistance.

Durant les années 1950, il collabore à La Nation française de Pierre Boutang et Michel Vivier. Aux éditions de la Table ronde, il assure aussi les fonctions d’agent littéraire, de directeur de collection, de conseiller et aussi d’administrateur. Au sein des éditions France-Empire, il crée et dirige une collection appelée « Catholique ». Il fait partie des fondateurs du journal Présent en 1981. Très antigaulliste, il manifeste à plusieurs reprises son intérêt pour l’action politique, en apportant publiquement son soutien par exemple à Tixier-Vignancour ou au Parti des forces nouvelles. Royaliste et catholique, défenseur de la messe traditionnelle, très antigaulliste, il se lance avec vigueur dans les grands débats qui agitent une société française en pleine transformation.

Parmi ses œuvres principales, citons : Les Nouveaux prêtres, Les Aristocrates, Églises en ruine, églises en péril, Les Nouveaux Aristocrates, Les Écrivains, La Mer à Boire, L’Accusée.

Quand est-ce que Mgr Minnerath acceptera-t-il de rencontrer les prêtres de la FSSP ?

Suite à la grogne des fidèles du diocèse, l’archevêché de Dijon a publié une mise au point, à laquelle la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre vient de répondre. En effet, l’archevêque de Dijon refuse toujours de recevoir les prêtres de la FSSP, préférant réagir par communiqué… Voici les deux communiqués l’un à la suite de l’autre.

Communiqué de Mgr Minnerath, archevêque de Dijon:

Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre – Dijon : pour remettre les choses en perspective, le Diocèse souhaite apporter quelques précisions.

1. FSSP le cahier des charges

La Fraternité Saint-Pierre (société de prêtres attachés au rite antérieur au concile Vatican II) a été accueillie dans le diocèse de Dijon en 1998 pour répondre aux demandes de quelques fidèles d’avoir la messe selon la tradition antérieure au concile Vatican II.

Il avait été convenu que le prêtre de la Fraternité devrait aussi célébrer de temps en temps avec les autres prêtres pour qu’il n’y ait pas séparation étanche entre les deux rites.

Après le départ du premier prêtre de la Fraternité en 2007 le diocèse voulait assurer lui-même ces célébrations dans l’ancien rite avec des prêtres diocésains. Le projet n’a pu se réaliser et il fut précisé à la Fraternité qu’un autre de leurs prêtres pourrait venir à Dijon à condition de ne pas refuser de concélébrer occasionnellement avec ses confrères diocésains.

Nommé en 2007, l’abbé Garban a rempli tout naturellement cette condition. Son Supérieur voulait le transférer ailleurs dès 2010. Nous avons insisté pour avoir un prêtre prêt à concélébrer. Ne lui ayant pas trouvé de remplaçant à cette condition, le Supérieur l’a prolongé jusqu’en 2016.

Depuis lors les abbés nommés par la Fraternité se refusent à ce geste de communion sacerdotale et sacramentelle. Une telle attitude est révélatrice d’une conception de leur ministère que nous ne partageons pas. L’ancien rite ne doit pas créer une communauté parallèle. Les prêtres doivent être libres de célébrer dans l’un et l’autre rite, et les fidèles font toujours partie de leur paroisse territoriale.

2. Les fidèles leur sont attachés

Les prêtres de la Fraternité ont peu à peu développé d’une manière autonome une pastorale quasi-paroissiale, ce qui va au-delà du cahier des charges de notre accord initial. Depuis 2017 ils sont même deux prêtres à se partager l’assistance d’un petit groupe de fidèles. Petit à petit ce groupe s’est consolidé autour d’eux puisqu’ils leur prodiguaient en fait tous les services normalement assurés par les paroisses.

On comprend cet attachement. Une partie des fidèles va facilement d’un rite à l’autre. Une autre partie n’admet pas la messe ordinaire et rejette ce qu’ils appellent « l’Église conciliaire ». L’autorité diocésaine doit veiller à ce que la communauté catholique ne soit pas divisée. On aura compris qu’il ne s’agit pas seulement d’une question de rite, mais de rite exclusif et de communauté séparée.

3. Proposition

Le blocage vient de l’attitude de la FSSP qui a exclu que ses prêtres célèbrent dans le rite ordinaire. Les fidèles ne comprennent pas ce blocage et se disent victimes de cet endurcissement. Le Supérieur de la Fraternité a nommé deux prêtres alors que nous en avions demandé un seul. La FSSP impose la formation d’une communauté dont une partie (les messages diffusés récemment le montrent) jette la suspicion sur l’Église diocésaine.

Comme aujourd’hui un prêtre diocésain, assisté par d’autres, s’est dit prêt à assurer le ministère selon le rite ancien auprès de cette communauté, nous restons cohérents avec la ligne que le diocèse a observée depuis 23 ans. La messe selon le rite ancien sera assurée et les services de catéchèse, aumônerie, patronage, préparation aux sacrements seront proposés par les paroisses, en particulier celles proches de Fontaine-lès-Dijon et de Dijon-Saint Bernard.

Si les prêtres de la Fraternité avaient accepté, comme leur prédécesseur, de marquer leur unité avec nous au moins dans quelques concélébrations et s’ils ne considéraient pas leur groupe de fidèles comme leur domaine exclusif, nous nous serions réjouis de leur contribution.

Communiqué de l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du district de France de la FSSP :

À propos de l’éviction de la Fraternité Saint-Pierre du diocèse de Dijon 

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) a pris connaissance du communiqué publié le 17 juin 2021 sur le site du Diocèse de Dijon. Elle regrette sincèrement qu’un tel mode de communication soit utilisé, mais devant l’impossibilité d’établir un dialogue direct avec l’archevêque de Dijon, elle se voit contrainte aujourd’hui d’utiliser ce même mode de communication afin d’apporter quelques précisions.

Informée par courrier le 17 mai dernier, sans concertation préalable ni motif invoqué, que ses prêtres étaient expulsés du diocèse de Dijon, la Fraternité Saint-Pierre ne peut comprendre que Mgr Roland Minnerath persiste dans son refus de recevoir ses supérieurs ou même de discuter avec eux.

Le communiqué du diocèse laisse entendre que, ces dernières années, les prêtres de la FSSP auraient été imposés au diocèse par les supérieurs ou qu’un deuxième prêtre se serait installé contre la volonté de l’archevêque. La Fraternité tient à rappeler que tous les prêtres nommés à Dijon depuis 1998 ont été dûment présentés et acceptés, chaque fois, par l’archevêque. Dans sa lettre du 22 mars 2017, Mgr Minnerath écrivait au Supérieur de la FSSP pour la France: « Vous souhaitez adjoindre à Monsieur l’Abbé Bruno Stemler un prêtre de la Fraternité pour le seconder dans sa mission et mener avec lui une vie fraternelle conforme à vos constitutions. Je ne peux qu’approuver votre décision et me réjouir de voir, à la rentrée de septembre 2017, un autre prêtre venir renforcer la présence sacerdotale dans notre diocèse. »

Chaque fois qu’un prêtre a été proposé pour exercer son ministère dans le diocèse, Mgr Minnerath l’a préalablement rencontré et a abordé avec lui la question de la concélébration. En acceptant dans son diocèse un prêtre de la FSSP, l’archevêque connaissait et acceptait donc la position de ce prêtre quant à la concélébration. Ainsi, la FSSP n’a pas « exclu que ses prêtres célèbrent dans le rite ordinaire » mais elle respecte la volonté de ses membres en la matière et, à propos de la concélébration de la messe, elle entend se conformer au droit de l’Église qui reconnaît que doit être « respectée la liberté pour chacun de la célébrer individuellement. » (can. 902 CIC)

Cette question de la concélébration eucharistique, présentée comme absolument indispensable pour marquer l’unité, nécessiterait un long développement qui dépasse le cadre de ce communiqué. Cependant, la Fraternité Saint-Pierre est profondément attristée lorsque la célébration d’un sacrement (en l’occurrence le Sacrifice de la messe) est instrumentalisée au point de devenir une condition pour exercer un ministère dans un diocèse.

Le diocèse laisse également entendre que la Fraternité n’aurait pas respecté un certain « cahier des charges » : malheureusement la FSSP ne dispose d’aucun document de ce genre, mais seulement de quelques échanges écrits avec Mgr Minnerath. Dans l’un d’entre eux, daté de mai 2019, Monseigneur évoque même « l’ensemble du service pastoral de la communauté Ecclesia Dei » que les prêtres de la FSSP doivent assurer.

Le communiqué souligne enfin l’attachement des fidèles aux prêtres de la Fraternité, ce qui est bien compréhensible et même souhaitable. Il pointe du doigt le fait que certains fidèles se placeraient en dehors de l’Église diocésaine. La FSSP cherche à travailler au bien des âmes, dans l’unique Église du Christ. Elle tient à rappeler qu’elle a toujours eu le souci de servir l’unité ecclésiale, dans sa diversité légitime, et ce depuis sa fondation voulue par le Pape Jean-Paul II en 1988 pour servir la communion des fidèles attachés aux formes liturgiques anciennes. Jusqu’à ce communiqué du 17 juin 2021, aucune remarque n’a été formulée de la part du diocèse de Dijon pour remettre en cause le service de l’unité accompli localement par les prêtres de la FSSP.

La Fraternité tient publiquement à remercier ses différents prêtres qui, depuis plus de vingt ans, se dévouent au service des fidèles dans le diocèse de Dijon. Contrairement à ce qui leur est reproché, ils ont toujours pris soin d’entretenir de bonnes relations avec les prêtres diocésains, en participant notamment aux différentes réunions proposées. Comme ailleurs, ils ont eu à cœur d’offrir aux fidèles dont ils ont reçu de l’évêque la charge, non seulement la messe, mais aussi tout ce qui en découle et prépare à en accueillir les grâces avec fruits. Comme dans les 146 autres diocèses à travers le monde où des membres de la FSSP exercent un ministère, ces prêtres ont cherché ainsi à être fidèles au charisme propre de la Fraternité, que l’Église a officiellement approuvé.

Il semble anachronique, à une époque où le nombre de prêtres ne cesse de diminuer, de préférer se passer des services de deux d’entre eux, au motif qu’ils ne sont pas assez polyvalents (ne célébrant qu’une seule forme liturgique), quitte à surcharger encore davantage les prêtres diocésains.

La Fraternité Saint-Pierre espère que ces prochaines semaines permettront d’engager une discussion avec le diocèse de Dijon, afin de retrouver une situation apaisée.

« Il y a diversité de dons, mais c’est le même Esprit ; diversité de services, mais c’est le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais c’est le même Dieu qui agit tout en tous. » (1 Co 12, 4-6)

Michel Onfray, un athée qui regrette le déclin de la civilisation judéo-chrétienne

Michel Onfray est interrogé dans Le Figaro à propos de son dernier livre consacré à « l’art d’être français ». Extrait :

Vous affirmez que la France a incontestablement des « racines chrétiennes » . Qu’entendez-vous par là ? Bien qu’athée et anticlérical, vous reconnaissez-vous dans cet héritage et regrettez-vous son affaiblissement ? Pourquoi ?

Avant le christianisme, la France a bien évidemment des racines gauloises, romaines, celtes, vikings. Mais la conversion de Clovis, qui procède d’un schéma intellectuel déjà utilisé avec Constantin qui veut que la conversion d’un homme induise celle de la terre sur laquelle il règne, installe la France dans une configuration d’héritière : la civilisation gréco-romaine tuile avec la civilisation judéo-chrétienne. De sorte que la France est un feuilletage civilisationnel qui mélange l’idéalisme platonicien pour la théologie, l’esprit pratique romain pour le droit, le monothéisme juif pour la religion, le catholicisme pour le césaro-papisme. Ensuite, la Renaissance infléchit la courbe civilisationnelle via l’effacement du sacré incarné par les Lumières, dont le bras armé est la Révolution française. La fin du sacré tuile avec la prochaine civilisation qui sera probablement post-humaniste. Rien ne pourra moralement interdire son avènement qui s’effectue avec d’actuelles transgressions qu’aucune éthique, aucune morale, ne saurait arrêter. L’intelligence artificielle qui crée des chimères faites d’humain et d’animaux, la marchandisation du vivant, l’abolition de la nature naturelle au profit de l’artifice culturel, constitue une barbarie, qui, un jour, sera nommée civilisation, car toute civilisation nouvelle est dite un jour barbare par les témoins de ceux qui voient la leur s’effondrer. Nous sommes dans le temps nihiliste du tuilage qui tuile la décomposition et le vivant.

Je suis un fils de cette vieille civilisation plus proche du pot-au-feu que de la viande cellulaire clonée vers laquelle nous cheminons à grand pas. Le Christophe Colomb de cette nouvelle civilisation a pour nom Elon Musk. Eu égard à ce qui nous attend, et en regard de l’idéologie « woke » qui travaille à l’avènement de ce nouveau paradigme civilisationnel, bien sûr que je regrette la civilisation judéo-chrétienne. Pour l’heure, je me bats pour elle.

[…]

Vous ne cessez de répéter que notre civilisation est condamnée. Alors pourquoi écrire ce livre de transmission adressé à des jeunes de 20 ans ?

Parce que sur le Titanic , quand il a été annoncé par le commandant de bord que le navire allait couler, il a bien fallu tout de même vivre le naufrage. Il ne servait alors à rien de couiner… Ce qui nous reste dans ces cas-là, c’est de sombrer avec élégance. Le bateau coule à un moment, il emporte tout, mais, du moins, on meurt vivant. J’ai envie de mourir vivant à l’heure où le bateau commence à s’enfoncer dans les flots. Je souhaite que ceux qui vivront plus que moi cette coulée dantesque de notre civilisation disposent ainsi d’un cordial utile.

La traite négrière arabo-musulmane : un génocide par castration

De Bernard Antony :

Il semble que l’on doive encore supporter quelques temps le salmigondis des nouvelles idéologies révolutionnaires concomitantes :

  • de la racialisation et de la pensée décoloniale en Europe,
  • du mouvement « woke » et de la « cancel culture » en Amérique.

Leur fusion transatlantique n’est pourtant rendue possible que par une insigne escroquerie mémorielle qui devrait soulever l’indignation des populations noires en Afrique et en Europe.

L’esclavagisme qui a été dans le passé le fait de tous les peuples a certes été notamment pratiqué par les nations européennes après la découverte de l’Amérique selon le triste système dit de « la traite négrière » consistant à acheter aux roitelets africains de la main d’œuvre servile pour les colonies d’Amérique. C’est ce qui a été désigné par le terme de « traite occidentale ».

Cet abominable commerce, qui a duré près de trois siècles, a transplanté dans les Amériques une population d’environ 12 à 15 millions d’esclaves. Par les mariages, toujours autorisés et par la démographie qui en a résulté, cette population afro-américaine de l’Amérique du Nord à l’Amérique du Sud dépasse largement aujourd’hui le chiffre de cent millions.

Elle a sécrété ses traditions culturelles, ses formes de chant et de musique, (jazz, etc…), ses littératures, fait émerger des élites et même un président des États-Unis, exemple emblématique des rencontres d’un fréquent métissage.

En regard du phénomène de cette traite « occidentale » et des sociétés qui en ont résulté, il faut considérer la traite dite « orientale », c’est-à-dire les traites, pas seulement négrières, pratiquées par les esclavagistes arabo-musulmans dès la naissance de l’islam et quasiment jusqu’à nos jours, soit sur plus de douze siècles !

Car des millions d’hommes, de femmes, d’enfants européens ont été également enlevés et vendus sur tous les marchés islamiques. Et d’ailleurs on sait bien l’étymologie du mot « esclavage » : « ex slaves », les populations slaves étant très recherchées par les caravaniers du prophète…

Mais pour nous en tenir au seul esclavage islamique des africains, portant sur un chiffre également estimé à quelque quinze millions de personnes, qu’en résulte-t-il aujourd’hui ? Un simple chiffre : un million environ, un million à peine de noirs dans les populations arabo-islamiques. Soit beaucoup moins d’un pour cent de celle des noirs afro-américains !

Et ce, sans aucune émergence de quelque jazz, de quelque musique originale, de quelque littérature nouvelle…

Alors pourquoi cette infime population ? Pourquoi cette éradication culturelle ? Cela tient en un mot : « castration » !

Les hommes en effet achetés aux esclavagistes africains étaient systématiquement castrés. Les maîtres arabo-musulmans ne voulaient que des eunuques. Et les eunuques n’ont pas de progéniture ! Voilà pourquoi  il n’y a guère de descendants des esclaves noirs  dans les nations arabes, turques ou iraniennes !

Et c’est ainsi que la castration systématique des esclaves noirs ne peut être qualifiée que de génocidaire !

Ce dont madame Houria Bouteldja, admiratrice inconditionnelle de l’Algérie des barbaresques, ne parle guère.

Ce dont ne parle pas non plus madame Assa Traoré, issue de la plus grande tribu de chasseurs et vendeurs d’esclaves du Sahel : les Soninké.

Voilà pourquoi madame Houria Bouteldja n’a pas accepté le débat que nous lui avons proposé sur Radio-Courtoisie. Car la vérité, c’est que son idéologie dite « décoloniale » est une escroquerie !

Voilà pourquoi l’AGRIF dénonce le négationnisme raciste de la castration génocidaire des esclaves noirs dans l’islam. Il faut que cela soit enseigné dans les écoles !

Une mère sent son bébé donner des coups de pied au moment où le médecin suggère l’avortement

Extraordinaire :

[…] Un scanner effectué à 22 semaines de grossesse a révélé aux parents Angela et Michael Bakker, de Reno, Nevada, dans le sud des États-Unis, que leur enfant à naître souffrait d’un retard de croissance intra-utérin. Des amis leur ont alors conseillé de se rendre à San Francisco pour obtenir un deuxième avis.

« Ils nous ont dit à peu près la même chose que ce que nous avions entendu à Reno », a déclaré Michael à Epoch Times dans une interview vidéo.

« Ils ont estimé qu’elle pesait environ 350 grammes, et ils ont dit qu’il fallait peser environ 500 grammes pour survivre à la naissance. »

Il a été déterminé qu’Angela présentait les prémices d’une prééclampsie (une complication de la grossesse liée à l’hypertension artérielle) ; et bien qu’elle ne se souvienne pas que ses médecins aient utilisé le mot « avortement », celui-ci était implicite.

Ils ont en quelque sorte dit : « Nous pouvons toujours mettre fin à cette grossesse plus tôt », a-t-elle déclaré.

« Nous étions à 24 semaines de grossesse et il est illégal de le faire après ce délai », ajoute Michael. Mais ils ont dit : « Nous pouvons toujours faire des exceptions dans votre cas. »

Au moment même où ces mots ont été prononcés, Angela a senti le bébé annoncer sa présence en donnant des coups de pieds. Le couple a décidé que l’interruption de grossesse ne serait pas une avenue.

Pourtant, la maman et le bébé peinaient à tenir jusqu’à 28 semaines, moment charnière où un bébé est considéré bien apte à survivre après la naissance.

En juillet 2015, la prééclampsie d’Angela s’est aggravée et les battements de cœur du bébé sont devenus irréguliers. Ils l’ont emmenée d’urgence au Renown Regional Medical Center ; et Naomi Joy Bakker a été mise au monde par césarienne à 25 semaines de gestation.

(Avec l’aimable autorisation d’Angela Bakker)

Avec 16 médecins sur place, la prématurée est née silencieusement, car elle était trop petite pour que sa voix soit développée. Pourtant, lorsque les médecins ont réussi à l’intuber, la pièce était pleine d’excitation.

Les yeux de Naomi étaient encore fermés et elle pesait moins de 364 grammes, mais elle était vivante. Elle a été transportée d’urgence à l’unité de soins intensifs néonatals, laissant ses parents accablés par tout ce qui s’était passé.

Selon les médecins, les chances que Naomi soit une « enfant normale » étaient inférieures à 1 %, ce qui laissait présager une surdité, une cécité et des hémorragies cérébrales. Les 24 premières heures ont été son plus grand défi, ont-ils dit.

(Avec l’aimable autorisation d’Angela Bakker)
(Avec l’aimable autorisation d’Angela Bakker)
(Avec l’aimable autorisation d’Angela Bakker)

 

[…]

À l’approche de son 6e anniversaire, Naomi est une enfant normale, qui sait lire, écrire et même faire du snowboard comme son grand frère. Elle aime les morceaux de poulet pané, les plaisanteries et n’a jamais perdu son esprit fougueux. […]

La Cour Suprême des Etats-Unis défend la liberté de refuser l’adoption par des homosexuels

La Cour suprême des Etats-Unis a donné raison jeudi à un organisme catholique qui refusait de placer des enfants dans des familles homosexuelles. La haute cour a jugé à l’unanimité que la ville de Philadelphie, gérée par des Démocrates, avait eu tort de rompre, en 2018, un contrat qui la liait à un de ses prestataires en matière d’aide à l’enfance, l’agence Catholic Social Services (CSS). La décision est en ligne ici.

La mairie avait décidé de ne plus lui confier d’enfants parce qu’un de ses responsables avait déclaré qu’elle refuserait de placer des mineurs dans des foyers de couple de même sexe.

Ainsi, la Cour a montré que la liberté religieuse est plus importante que le principe de non-discrimination, avancé par les LGBT.

Trois des neuf sages de la cour ont ajouté, dans une opinion distincte, qu’un arrêt plus large était nécessaire pour renforcer les droits des groupes religieux.

Le juge Roberts, président de la Cour Suprême, a écrit qu’en forçant CSS à restreindre sa mission ou à violer ses croyances religieuses, la ville a violé la clause d’exercice libre du premier amendement. L’Église catholique est au service des orphelins et autres enfants nécessiteux de Philadelphie depuis plus de deux siècles.

Cette décision est importante sur le fond, mais aussi sur la forme puisqu’elle a été prise à l’unanimité des 9 juges.

L’association Lazare, un « concept disruptif révolutionnaire »

Lazare est une association qui anime et développe des appartements partagés, non mixtes, de 6 à 10 personnes. Chaque appartement est habité par des personnes qui ont vécu à la rue et des jeunes actifs bénévoles. Les personnes accueillies sont des personnes sans logement, soit « à la rue », soit en foyer d’hébergement collectif ou encore hébergées provisoirement à l’hôtel. Ces personnes sont orientées par des associations spécialisées qui s’engagent à continuer leur accompagnement social (démarches administratives, recherche d’emploi…). Les volontaires s’engagent, à côté de leur travail et de leurs activités personnelles, à être présents et disponibles à l’appartement. La durée de séjour des personnes au sein d’un appartement n’est pas limitée a priori, mais adaptée au besoin de chacun et à ses capacités d’autonomie.

Des membres de l’association ont présenté de façon originale leur association, façon Start-up :

Face aux accusations, Poutine s’explique

Le 16 juin à Genève, les chefs d’Etat russe et américain se sont rencontrés pour la première fois. A l’issue, Vladimir Poutine a tenu une conférence de presse lors de laquelle il a répondu aux accusations dont il est régulièrement l’objet dans la presse occidentale. Il est intéressant d’avoir son son de cloche :

Concernant l’emprisonnement et la mort d’opposants russes, Vladimir Poutine a déclaré :

«400 personnes sont aujourd’hui menacées de prison car elles sont déclarées terroristes de l’intérieur. Certaines sont actuellement en prison et on ne comprend pas bien pourquoi». «Nous ne voulons pas que ce qui est arrivé au Capitole puisse se produire en Russie».

Le chef d’Etat russe a souligné que les accusations visant la Russie sur le volet des droits de l’Homme étaient purement «politiques», expliquant que lui aussi pourrait, s’il le voulait, dénoncer l’existence de meurtres politiques sur le sol américain ou encore la torture à Guantanamo et dans d’autres prisons de la CIA : «Est-ce ça, les droits de l’Homme ?».

Revenant sur les manifestations liées au mouvement Black Lives Matter, le président russe a déclaré :

«Ce que nous avons vu, c’est du désordre, des perturbations, des violations de la loi, etc. Nous éprouvons de la sympathie pour les Etats-Unis d’Amérique, mais nous ne voulons pas que cela se produise sur notre territoire et nous ferons tout notre possible pour que cela ne se produise pas…»

Amené à s’exprimer sur l’affaire Navalny, qui purge actuellement une peine de deux ans et demi de prison ferme en Russie, Vladimir Poutine a déclaré que l’opposant Alexeï Navalny savait qu’il enfreignait la loi russe, et qu’il serait détenu à son retour en Russie et qu’il avait décidé de venir quand même. Navalny avait été condamné pour détournements.

Estimant que le plus grand nombre de cyberattaques dans le monde provenait de l’espace américain, le président russe a critiqué l’absence de coopération de la part de Washington. Au mois de mai, Washington a soupçonné des hackeurs russes dans des cyberattaques ayant visé aux Etats-Unis le géant mondial de la viande JBS et l’opérateur d’un immense oléoduc américain. Lors d’une intervention au Forum de Saint Pétersbourg le 4 juin, Vladimir Poutine avait déjà évoqué des accusations «absurdes» :

«Les services américains compétents doivent trouver l’extorqueur. Ce n’est certainement pas la Russie».

Concernant l’Ukraine :

«Les accords de Minsk devraient être au cœur du règlement en Ukraine, Biden est d’accord avec cela». «En ce qui concerne les obligations vis-à-vis de l’Ukraine, nous n’avons qu’une obligation : promouvoir la mise en œuvre des accords de Minsk. Si la partie ukrainienne est prête à cela, nous suivrons cette voie, sans aucun doute.»

La COVID-19 moins mortelle que les grosses grippes de 2015 ou 2017 ?

Un lecteur du Salon beige a réalisé une étude à partir de données officielles de l’INSEE pour comparer de façon très factuelle la mortalité des fortes grippes 2015 et 2017 avec celle de la COVID-19. Il constaté que, quel que soit l’âge, la période d’épidémie COVID-19 est moins dangereuse que celles de chacune de ces 2 grippes !

Notre lecteur explique que l’excès de décès en 2020 apparait au-delà de 70 ans. Pourquoi, alors que le taux de mortalité est inférieur ? L’explication vient de l’écart de pyramide des âges : rien que dans la tranche 68-76 ans, il y a 1,35 million de personnes vivantes en plus, et comme le taux de mortalité est significatif à partir de 70 ans, il y a mécaniquement plus de décès.

Télécharger cette étude de 14 pages (pdf)

En voici la conclusion :

Cette étude purement factuelle (et notamment non biaisée par les labels Covid posés à tort ou à raison sur les décès) confirme que, contrairement à l’idée très (trop !) répandue, même s’il y a eu plus de morts en 2020, il a été moins dangereux de vivre en 2020 avec la Covid-19 que si on avait eu la grippe de 2015.

L’écart de pyramide des âges est la principale explication du nombre de morts plus élevé pendant l’année 2020 par rapport à l’année 2015. Ainsi, si nous avions eu la grippe 2015 en 2020, nous aurions eu plus de 5% de morts supplémentaires (soit 32.364 décès supplémentaires).

Bien sûr, on va me dire que c’est grâce au confinement et aux autres mesures sanitaires qu’on a obtenu ce résultat. Je n’ai pas vu de démonstration probante de l’efficacité du confinement, mais, si le but du confinement de mars-avril 2020 était que la COVID19 ne soit pas plus dangereuse que la grippe 2015, alors l’objectif a été franchement dépassé !

Dans l’industrie, on appellerait cela de la sur-qualité (on sur-paye pour un résultat au-delà de l’attendu).

Zemmour : « En politique, il faut prévoir le pire, non pas le meilleur, mais le pire, pour que le pire ne se produise pas et que l’on se donne les moyens de le battre ! »

Dans Face à l’info, Eric Zemmour a traité l’un des sujets de philosophie proposé au Bac, « sommes-nous responsables de l’avenir ? » :

Le Mans : manifestation contre le projet de loi bioéthique

Environ 60 personnes se sont rassemblées devant la préfecture du Mans mercredi 16 juin, à l’appel du collectif Marchons enfants, pour protester contre le projet de loi ni bio ni éthique. Philippe Turenne, responsable de la Manif pour tous 72, a déclaré :

« L’Assemblée nationale a voté le texte pour la troisième fois  en revenant à sa version initiale. C’est comme si tout le travail effectué depuis deux ans par les élus, en concertation avec les associations, avait été mis par terre. »

 

C’est arrivé un 18 juin…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 18 mai 1429 : victoire de Jeanne d’Arc à Patay.

La bataille de Patay est un événement majeur de la guerre de Cent Ans. Les Français écrasent les Anglais. 2 000 Anglais y sont tués, là où 5 Français seulement meurent, à ce, une époque où l’on combat un contre un. Patay est une victoire miraculeuse et efface Azincourt.

 Cette victoire s’inscrit dans la continuité de la libération d’Orléans et des victoires de Jargeau, Meung-sur-Loire et Beaugency.

C’est d’ailleurs après la dernière bataille où Jehan II d’Alençon, le « Gentil duc », Jehan de Brosse, maréchal de Sainte-Sévère et Sénéchal du Limousin, Ambroise de Loré, Jehan de Dunois «Bâtard d’Orléans », le défenseur d’Orléans, Jehan Poton de Saintrailles (ou Xaintrailles) et Étienne de Vignolles dit «La Hire» se trouvent sous les ordres renforcé par les Bretons d’Arthur de Richemont

2 000 Anglais sont tués contre moins de dix Français. Talbot, leur chef est fait prisonnier. La route de Reims est totalement libérée. Voir les chroniques du 8 mai, du 12, du 15 et du 17 juin.

  • le 18 juin 1538 : Traité ou Paix de Nice entre Charles Quint roi d’Espagne et François Ier Roi de France.

C’est le pape Paul III qui fait signer la Paix de Nice, le 18 juin 1538 au Couvent Ste-Croix hors les murs à Nice, à François 1er et Charles Quint. Le Roi de France et l’empereur d’Espagne s’affrontaient pour s’approprier les terres du duché de Milan suite à la mort de François II Sforza. Le pape leur demande de s’allier, et de lancer une croisade contre l’Angleterre et les Turcs. Le traité prévoit donc que la France conserve ses conquêtes : Bresse, Bugey et une grande partie du Piémont, le Saint Empire Germanique obtient le Milanais et la majeure partie de la Savoie ; une trêve de 10 ans est conclue.

  •  le 18 juin 1574 : Henri Ier de Pologne quitte la Pologne pour devenir Roi de France sous le nom d’Henri III.

Cf. la chronique du 13 février.

  • le 18 juin 1694 : victoire défensive française à Camaret.

L’amiral Osborne commandant une flotte anglo-hollandaise est repoussé par Vauban dans sa tentative de débarquement à Camaret, la pointe ouest de la Bretagne. Une fois de plus le « proverbe » se vérifie : «  Ville attaquée par Vauban, ville prise. Ville défendue par Vauban, ville imprenable. Les anglo hollandais ne peuvent pas atteindre la flotte française stationnée à Brest qu’ils souhaitaient détruire.

La Tour Vauban à Camaret, presqu’île de Crozon.

  • le 18 juin 1742 : Benoît XIV béatifie Jeanne de France.

Cf. les chroniques du 6 février, des 16 et 30 mai.

  • le 18 juin 1793 : les troupes vendéennes menées par Stofflet et d’Elbée prennent Angers.

De Saumur, ce qui reste de la grande armée se met en route par les deux rives de la Loire, sous la conduite de Stofflet et de d’Elbée. La terreur qu’inspirent ses récents succès brise d’avance toute résistance. A son approche, la garnison d’Angers, le Directoire, la municipalité prennent la fuite. Les Vendéens entrent dans la ville sans coup férir, et en prirent possession au nom du Roi, le 17 juin 1793. Le 18 juin une messe d’action de grâce est célébrée en présence de toute la population.

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C’est arrivé un 17 juin…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

    • le 17 juin 334 : loi de Constantin Ier sur la tutelle des veuves et des orphelins.
    • le 17 juin 676 : mort du pape Adéodat II.
    • le 17 juin 1374 : décès de Bertrand de Cosnac, dit le « Cardinal de Comminges », cardinal et juriste français.
    • le 17 juin 1429 : victoire de sainte Jeanne d’Arc à Beaugency.
L’Anglais contrôle pratiquement tout le nord de la France fin de 1428. Le pont d’Orléans a été détruit peu de temps avant la levée du siège. Les Français ont en outre perdu le contrôle de tous les autres points de passage du fleuve.

La bataille de Beaugency se déroule les 16 et 17 juin 1429. Beaugency est alors une petite ville sur la côte nord de la Loire qui contrôle un pont devenu stratégique. Les Anglais en sont les maîtres. L’attaque française vise à reprendre le pont et la ville, pour redonner une ligne de communication vitale vers Reims. Ce pont avait été conquis par les Anglais quelques années plus tôt, comme une tête de pont pour une future invasion du Sud de la France. Cette campagne française de la Loire compte cinq actions majeures : le siège d’Orléans, la bataille de Jargeau, la bataille de Meung-sur-Loire, la bataille de Beaugency, la bataille de Patay. Contrairement à Meung-sur-Loire, la place forte de Beaugency se trouve dans les murs de la ville. Cette place existe toujours et forme une imposante citadelle rectangulaire. Dès le premier jour de la bataille, les Anglais abandonnent la ville pour se réfugier dans le château. Les Français bombardent le château avec leur artillerie, le même soir de Richemont arrive avec ses hommes, malgré sa disgrâce royale il vient porter secours aux Français. C’est le premier grand ralliement à la cause royale. Beaucoup vont suivre les Bretons. Cette campagne tue, capture ou met hors de combat environ un tiers des officiers anglais et de l’élite militaire anglaise, les fameux archers aux arcs longs.

    • le 17 juin 1647 : fin du siège de Lérida.

C’est le 12 mai 1647 que débute le siège de Lérida avec l’arrivée de Louis II de Bourbon-Condé, dit Le Grand Condé. Mazarin, voulant l’éloigner de France, lui a fait miroiter la victoire, là où Henri de Lorraine-Harcourt avait échoué l’année précédente : Lérida. Le Grand Condé se fait un plaisir de le relever. Mais les pertes immenses et les désertions font que le siège est levé le 17 juin 1647. C’est un échec.

    • le 17 juin 1689 : apparition du Sacré Cœur à sainte Marguerite Marie Alacoque.

Sainte Marguerite Marie a bénéficié de nombreuses apparitions, à tel point que les sœurs de sa communauté l’ont longtemps prise pour une possédée. Le 17 juin le Christ lui apparaît pour lui donner un message pour la France et pour Louis XIV.

Le premier message s’adresse au Roi :

« Il désire entrer avec pompe et magnificence dans la maison des princes et du Roi, pour y être honoré, autant qu’il y a été outragé, méprisé et humilié en sa passion « 

Mais plus spécifiquement à Louis XIV :

<< Fais savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur que, comme sa naissance a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle par la consécration qu’ il fera de lui-même à mon cœur adorable qui veut triompher du sien et, par son entremise, de celui des grands de la terre… pour le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte Église »

Le deuxième message :  » Le Père Éternel voulant réparer les amertumes et angoisses que l’adorable Cœur de son divin Fils a reçues dans la maison des princes de la terre veut établir son empire dans le cœur de notre Grand monarque, duquel il veut se servir pour l’exécution de ses desseins. « 

Le Roi est fils aîné du Sacré-Cœur en qualité de chef d’État de même que la France est fille aînée de l’Église.

Le troisième message demande au Roi :  » d’être peint sur ses étendards et gravé sur ses armes pour le rendre victorieux de tous ses ennemis, en abattant à ses pieds les têtes orgueilleuses et superbes, afin de le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte-Eglise « .

Le quatrième message est : de  » faire construire un édifice où sera le tableau de ce divin Cœur, pour y recevoir la consécration et les hommages du Roi et de toute la cour. Dans cet édifice le chef de la nation française reconnaîtra l’empire du divin Cœur sur lui-même et la nation, il proclamera sa royauté, se dira lieutenant du Christ « .

Sainte Marguerite-Marie résume les conséquences du culte public au Sacré-Cœur :  » Je prépare à la France un déluge de grâces lorsqu’elle sera consacrée à mon divin cœur. « 

Voir la chronique du 27 juin.

L’information est transmise au Roi qui ne fait pas la consécration demandée. Louis XVI la fera, mais alors il n’est plus Roi.

    • le 17 juin 1714 : naissance César-François Cassini, astronome français.

César-François Cassini est aussi connu sous les noms de Cassini III ou Cassini de Thury. Dès son plus jeune âge il montre un intérêt profond pour l’astronomie. En 1735, il fait son entrée à l’Académie des sciences en tant qu’adjoint astronome. Ses travaux sont relativement peu connus. On lui reconnaît aujourd’hui sa célèbre carte de France. Il décède le 4 septembre 1784.

    • le 17 juin 1789 : les États généraux, sur proposition de Sieyès, se transforment en Assemblée nationale.

Cent ans jour pour jour après la demande de Notre Seigneur, le Tiers-Etat se proclame Assemblée Nationale. C’est la fin de la monarchie capétienne et le début de la révolution française.

C’est un véritable coup d’état législatif qui se passe ce jour là. Le Tiers état décide par 490 voix contre 90 de se constituer une Assemblée nationale, sans avoir aucune compétence légale pour cette décision. Les pouvoirs et les droits du monarque, ainsi que ceux des deux autres corps le clergé et la noblesse sont foulés au pied. Cette assemblée dénie au Roi le droit de veto sur ses décisions. Le 19 juin, le clergé et la noblesse sont abolis. Le 9 juillet, l’assemblée est déclarée « constituante ». Cent ans jours pour jour après la demande, jamais réalisée, du Sacré Cœur de figurer sur les étendards du Roi de France !

Par deux fois, le ciel a fait des promesses de salut et des demandes de consécration, l’une à Paray le Monial, par Notre Seigneur et son Sacré Cœur, (voir éphéméride du 13 juin), l’autre par Notre Dame à Fatima et son Cœur Immaculé.

Pour en savoir plus sur les liens entre ces deux Cœurs, consulter le site du centenaire des apparitions de Fatima : www.fatima100.fr

    • le 17 juin 1793 : allocution du Pape Pie VI au sujet de l’assassinat de sa Majesté Très Chrétienne Louis XVI, Roi de France.

Le livre est téléchargeable sur internet ici :

http://books.google.fr/books?id=0MhBAAAAcAAJ&pg=PA7&dq=le+pie+VI+au+sujet+de+la+mort+de+louis+xvi&hl=fr&sa=X&ei=DPumU6DDF46b0wW3g4GICQ&ved=0CB8Q6AEwAA

En voici des extraits :

« Le Roi très-chrétien Louis XVI a été condamné au dernier supplice par une conjuration impie; et ce jugement s’est exécuté.

Nous vous rappellerons en peu de mots les dispositions et les motifs de cette sentence. La convention nationale n’avait ni droit ni autorité pour la prononcer. En effet, après avoir abrogé la monarchie, le meilleur des gouvernements (1), elle avait transporté toute la puissance publique au peuple qui ne se conduit ni par raison ni par conseil, ne se forme sur aucun point des idées justes, apprécie peu de choses par la vérité, et en évalue un grand nombre d’après l’opinion ; qui est toujours inconstant, facile à être trompé et entraîné à tous les excès […] » (page 5)

  1. Bossuet

« Eh! Qui pourra jamais douter que ce monarque n’ait été principalement immolé en haine de la foi et par un esprit de fureur contre les dogmes catholiques? Déjà depuis longtemps les Calvinistes avaient commencé à conjurer en France la ruine de la religion catholique. Mais pour y parvenir il fallait auparavant préparer les esprits et abreuver les peuples de ces principes impies que les Novateurs n’ont ensuite cessé de répandre dans des livres qui ne respiraient que la perfidie et la sédition.[…]» (Pages 15-16)

On s’est efforcé, il est vrai, de charger ce prince de plusieurs délits d’ordre purement politique ; mais le principal reproche qu’on ait élevé contre lui, portait sur l’inaltérable fermeté avec laquelle il refusa d’approuver et de sanctionner le décret de déportation des prêtres, et sur la lettre qu’il écrivit à l’évêque de Clermont pour lui annoncer qu’il était bien résolu de rétablir en France, dès qu’il le pourrait, le culte catholique. Tout cela ne suffit-il pas pour qu’on puisse croire et soutenir sans témérité que Louis fut un martyr ? […] » (Pages 27-29)

Et le Saint Père termine en s’adressant à la France avec des accents qui ressemblent à ceux du pape Jean Paul II au Bourget en 1980 :

« Ah France ! Ah France ! Toi que nos prédécesseurs appelaient le miroir de toute la chrétienté et l’inébranlable appui de la foi ; toi qui par ton zèle pour la croyance chrétienne et par ta piété filiale envers le Siège apostolique, ne marche pas à la suite des autres nations, mais les précède toutes, que tu nous es contraire aujourd’hui ! De quel esprit d’hostilité tu parais animée contre la véritable religion ! Combien la fureur que tu lui témoignes surpasse déjà les excès de tous ceux qui se sont montrés jusqu’à présent les persécuteurs les plus implacables ! Et cependant, tu ne peux pas ignorer, quand même tu le voudrais, que la religion est la gardienne la plus sûre, et le plus solide fondement des empires, puisqu’elle réprime également, et les abus dans les princes qui gouvernent et les écarts de la licence dans les sujets qui obéissent. Eh ! C’est pour cela même que tous les factieux adversaires des prérogatives royales cherchent à les anéantir, en s’efforçant de renverser d’abord la foi catholique.

Ah ! Encore une fois France ! Tu demandais toi-même auparavant un Roi catholique ; tu disais que les lois fondamentales du Royaume ne permettaient point de reconnaître un Roi qui ne fût catholique. Et voilà maintenant que tu l’avais ce Roi catholique ; et c’est précisément parce qu’il était catholique que tu viens de l’assassiner.

Ta rage contre ce monarque s’est montrée telle, que son supplice même n’a pu l’assouvir, ni l’apaiser. Tu as voulu la signaler encore après la mort sur ses tristes dépouilles ; car tu as ordonné que son cadavre fût transporté et inhumé, sans aucun appareil d’une honorable sépulture. Ah ! Du moins on respecta encore la majesté royale dans Marie Stuart après la mort. Son corps fut embaumé, rapporté dans la citadelle et placé dans un dépôt pour le recevoir. On donna l’ordre à ses officiers et à ses domestiques de rester auprès du cercueil, aves toutes les marques de leurs dignités, jusqu’à ce qu’on eût destiné à cette princesse une sépulture convenable. Qu’as-tu gagné en te livrant à une animosité que tu n’as pu satisfaire, si ce n’est de t’attirer plus de honte, plus d’infamie, et de provoquer le ressentiment et l’indignation générale des souverains, beaucoup plus irrités contre toi qu’ils ne le furent jamais contre Elisabeth d’Angleterre.

Oh jour de Triomphe pour Louis XVI, à qui Dieu a donné la patience dans les tribulations, et la victoire au milieu de son supplice… (Pages 33-37)

    • le 17 juin 1795 : assassinat du chef chouan de Boishardy de Moncontour, en Bretagne.

Amateur-Jérôme Le Bras des Forges de Boishardy chevalier de Boishardy, est un chef chouan des Côtes-du-Nord. Né à Bréhand, il appartient à la petite noblesse bretonne.

Il entre au Royal-Marine en 1780, qu’il quitte le 9 juillet 1792, s’opposant au départ de son régiment pour Saint-Domingue. Mais c’est la levée des 300 000 hommes en mars 1793 qui le pousse vers la Chouannerie. Boishardy, charismatique et accessible s’impose naturellement comme chef de la chouannerie dans la région. Il prend part à la première insurrection, celle de La Rouërie, qui le désigne pour commander les forces militaires de l’Association bretonne sur les Côtes-du-Nord. Il est reconnu ailleurs aussi, puisqu’il est en contact avec le Vendéen François de Charette.

La prise de Jugon-les lacs une petite ville entre Lamballe et Dinan, où il abat l’arbre de la liberté, et déambule avec ses hommes tout en parlant avec les habitants, lui vaut le surnom de Sorcier, donné par les bleux, car la prise ne fait aucun mort et tous les soldats républicains sont capturés.

Les républicains ayant été instruits qu’il se trouverait le 15 juin 1795 dans son château de Villehemet, une compagnie de grenadiers l’y attaque. Il devait en effet se marier dans la nuit du 16 au 17 juin. Il est trahi par un jeune homme qu’il avait recueilli.

Atteint et achevé à coups de sabre par deux soldats sur la route de Bréhand à Moncontour, près de la chapelle Saint-Malo, où un calvaire marque le lieu encore aujourd’hui, en présence de sa fiancée Joséphine de Kercadio, sa tête sanglante est promenée dans les rues de Lamballe et de Moncontour puis jetée dans l’étang de Launay.

    • le 17 juin 1818 : naissance de Charles Gounod, compositeur français.
    • le 17 juin 1884 : renforcement du protectorat du Cambodge par la France.

Le traité de protectorat date du 5 juillet 1863. Après vingt ans d’administration indirecte, les autorités du Protectorat souhaitent rationaliser le système d’exploitation et l’étendre au pays tout entier. Le roi Norodom 1er ne le souhaite pas. Le gouverneur de Cochinchine Charles Thomson se rend à Phnom Penh, pénètre de force dans le palais royal et, le 17 juin 1884, impose au roi la signature d’une convention qui renforce le protectorat en donnant la gestion des affaires intérieures aux Français. Des révoltes vont éclater tout au long des deux années suivantes et un nouvel accord est signé en 1886.

    • le 17 juin 1885 : la Statue de la Liberté arrive à New York.

La statue, don des Français, est transportée par bateau en deux mois. Elle arrive en morceaux détachés empaquetés en 210 caisses par le navire français Isère, parti du port de Rouen. Cette statue de bronze de 46 mètres de haut est l’œuvre du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi, franc-maçon, l’armature de fer a été conçue par Gustave Eiffel, autre maçon. Le socle, à la charge des Américains, n’étant pas achevé, la statue n’est inaugurée que le 28 octobre 1886.

    • le 17 juin 1909 : naissance de Régine Pernoud, historienne, archiviste et paléographe française.

Historien de renom, spécialiste du Moyen-âge, c’est un des premiers écrivains qui ose braver les mensonges officiels que diffusent l’éducation nationale et les médias sur la vie des Français au Moyen-âge. Elle prouve que loin d’être une période sombre et trouble c’est une des périodes phares de l’histoire de notre pays ; la place de la femme dans la société étant bien plus enviable et respectée que de nos jours.

Parmi les principales œuvres se trouvent : La femme aux temps des cathédrales ; Pour en finir avec le Moyen-âge ; Vie et mort de Jeanne d’Arc ; les témoignages du procès de réhabilitation; Les Croisades; Jeanne devant les Cauchons

    • le 17 juin 1923 : consécration de l’Église Notre-Dame du Raincy.

L’église Notre-Dame du Raincy est une église moderne construite en 1922-1923 par les architectes français Auguste et Gustave Perret, en Seine-Saint-Denis. Elle est considérée comme un monument emblématique de l’architecture moderne, et doit sa célébrité au fait qu’il s’agit de la première église construite en béton armé en France. À ce titre, elle a été classée comme monument historique par un arrêté du 29 juin 1966. On la surnomme parfois la « Sainte-Chapelle du béton armé ».

    • le 17 juin 1940 : Philippe Pétain demande l’armistice.

« Français ! A l’appel de Monsieur le Président de la République, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du gouvernement de la France. …C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat. Je me suis adressé cette nuit à l’adversaire pour lui demander s’il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l’Honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités. »

    • 17 juin 1944 : le secret de Fatima est connu de l’Eglise catholique.

Sœur Lucie remet une enveloppe cachetée contenant la troisième partie du secret à Monseigneur Feirrera da Silva, lequel la remet le soir-même à l’évêque de Leiria.

Voir le site www.fatima100.fr

Le CCNE regrette que l’annonce gouvernementale d’ouverture de la vaccination aux adolescents ait été faite avant que son avis ait été rendu

Le gouvernement s’est encore assis sur l’avis du CCNE. Il devrait être logique et dissoudre ce Comité.

A propos de vaccin, un groupe de chercheurs de l’université Thomas Jefferson a apporté la première preuve que des segments d’ARN peuvent être réinscrits dans l’ADN. Encore un mythe complotiste qui se réalise. Cela dit, cette découverte pourrait être utile pour de futures thérapies anticancéreuses.

Le 21 mai, l’anthropologue de la santé genevois Jean-Dominique Michel é développé une réflexion pour l’IHU Méditerranée-Infection de Marseille, sur les conséquences de la gestion de la crise du Covid notamment sur la santé mentale et la santé physique d’un point de vue anthropologique :

Sentiment d’insécurité ? Sordide

Elle avait survécu à l’Occupation nazie. Elle n’a pas survécu à l’Occupation islamiste.

Vendredi 11 juin, une femme de 91 ans, une petite dame qui ne se déplaçait qu’avec son déambulateur, est décédée à la suite d’un cambriolage.

Le 10 juin, une personne de son entourage lui rendant visite, a découvert la dame dans son appartement, gravement blessée, mais encore vivante. Hospitalisée et placée sous respirateur artificiel, elle est morte le lendemain. Ses blessures témoignent de la barbarie de son agresseur : traumatisme crânien, multiples fractures et hématomes, et viol.

Mardi 15 juin, un Pakistanais d’une vingtaine d’années a été arrêté à Sarcelles. Ses empreintes correspondent à celles retrouvées dans l’appartement de la victime. Le violeur est connu des services de police sous plusieurs identités et « change très souvent de date de naissance ».

Parlement européen : l’objection de conscience à l’avortement en danger

Le rapport du député croate Predrag MATIĆ « sur la situation concernant la santé et les droits génésiques et sexuels dans l’Union, dans le cadre de la santé des femmes » devrait être mis aux voix le 23 juin au Parlement européen. C’est l’occasion pour Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, de présenter le contenu et les graves enjeux de ce rapport et de la proposition de résolution qui l’accompagne.

L’excellent bilan pornographique de la région Ile-de-France

De François Billot de Lochner, président de Liberté Politique, France Audace et Stop au porno, Constance Prazel, délégué général de Liberté Politique, et Vivien Marc, délégué général de Stop au porno :

Bravo à Valérie Pécresse et à toute son équipe ! Alors que s’achève leur mandat en Ile-de-France, Liberté Politique et Stop au porno tiennent à souligner leur admirable bilan en matière de promotion de la pornographie. Retour sur cet exploit accompli en si peu de temps.

Les Solidays, le Festival du porno

Le contribuable sera heureux de savoir qu’il a financé à hauteur de 800 000€ par an les Solidays. Ce festival de musique, qui récolte des fonds pour « la lutte contre le sida », est très fréquenté par la jeunesse francilienne. Sur les stands de ce festival engagé, on trouve des préservatifs – distribués par Durex, et des tracts pour aborder le sexe, « sans tabous ».

Le climax de la fête a été atteint en 2019 avec les expos « Happy Sex » et « Sex in the City ». Dans la première, on pouvait admirer des planches de dessins pornographiques sur lesquelles un « diplômé youporn » (référence à un site pornographique) insulte une jeune femme et reçoit une faveur sexuelle, et où un couple s’adonne à des pratiques sadomasochistes.

Dans la seconde exposition, déconseillée aux moins de 16 ans non-accompagnés (donc librement accessibles aux mineurs), le festivalier pouvait suivre un parcours de conseils sur la sexualité : initiation à la masturbation sous toutes formes, seul ou à plusieurs, invitation à l’utilisation de jouets sexuels, car il faut faire de son corps « une machine à plaisir » (sic), et autres conseils du même acabit, considérant que les « pistes pour l’exploration du plaisir et du désir sont infinies ».

Nous mettons ces éléments à la disposition du lecteur (attention images choquantes) ICI.

Nos félicitations à l’égard de Valérie Pécresse et de son équipe seraient certainement incomplètes si nous n’évoquions pas le CRIPS !

Le CRIPS, ou les « bonnes » pratiques sexuelles

La région Ile-de-France finance aux 2/3, et à hauteur de 3 millions d’euros par an le CRIPS (Centre régional d’information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes), qui est un « acteur reconnu de la prévention et de la promotion de la santé » (sic). Dans son rapport d’activité 2019, qui contient d’ailleurs une belle photo de Valérie Pécresse, couverte d’éloges pour son « discours d’ouverture réaffirmant avec force son engagement », le CRIPS revendique plus de 100 000 bénéficiaires de ses actions. Parmi lesquels nous pouvons compter des lycéens, des apprentis, des collégiens… et des écoles primaires !

D’aucuns pourraient croire que nous ironisons sur les prouesses de notre région en matière de propagande sexuelle : leur intuition va surement être renforcée par ce qui suit.

Ces dernières années, le CRIPS a produit une série de documents pour former les jeunes à la sexualité. A défaut de tous les évoquer, parlons au moins du « Cocktail de plaisir », renommé « Milkshake de plaisir » en 2021, jeu de cartes, dont l’une des compétences mobilisées est la « pensée créative » (sic), qui consiste à imaginer la chronologie d’un rapport sexuel avec tous les détails que cela comprend. Les cartes de jeu, distribuées aux collégiens et lycéens, détaillent par le menu tous les gestes que l’on n’a pas besoin d’imaginer.

Le CRIPS tient également une chaîne Youtube intitulée « atelierprev ». Une vidéo dont le thème est l’orgasme, évoque les « personnes à vulve » et les « personnes à pénis » pour ne pas avoir à prononcer les mots « femme » ou « homme ». Et une autre vidéo, dédiée à l’intersexualité, annonce que les participants vont « beaucoup déconstruire l’hétérosexualité ». Un programme, sans idéologie aucune !  Au moins, le contribuable peut se réjouir de la bonne utilisation de ses deniers.

Enfin, et pour tous ceux qui sont plutôt auditifs, le CRIPS a produit une série de podcasts, sobrement intitulée « Sur du cul ». Le lecteur peut facilement en imaginer le contenu.

Nous mettons à nouveau ces éléments (sous forme de capture d’écran) à la disposition du lecteur ICI.

Notons que certains contenus ont été supprimés à l’approche des élections régionales. Ce que nous croyons évidemment fortuit, alors que seule une poignée de conservateurs ose encore contester le bienfait de ces contenus éducatifs !

Le contribuable francilien n’avait sûrement pas connaissance de tous ces éléments, et cela est bien regrettable : Valérie Pécresse et son équipe ne devraient pas rougir d’un si bon bilan ! La pornographie a de beaux jours devant elle.

Encore une fois, bravo à nos élus !

L’Assemblée débat de l’Aide Médicale d’Etat

Votre blog appelle depuis quelques semaines à un référendum sur l’Aide Médicale d’Etat (le dépôt d’une proposition de loi référendaire doit être signée par 200 parlementaires et 4,5 millions d’électeurs). L’Assemblée vient de s’emparer du coût de l’AME, soit environ 1,5 milliards d’euros pas an. Voici quelques tweets de députés :

 

Au détour d’un rapport de l’Inspection générale des Affaires sociales, page 101, on apprend que les Hauts-de-Seine évaluent le coût des Mineurs immigrés non accompagnés (MNA) à « 2100 euros par mois », soit 25 000 euros par an. Dans l’entourage du Secrétaire d’État en charge de la protection de l’Enfance, on parle d’une fourchette entre 30 000 et 40 000 euros.

I-Média : Genou à terre face au bobard du racisme systémique

L’image de la semaine

La ségrégation raciale et sexuelle dans les rues de Paris, une image que vous ne verrez pas dans les médias… Et pour cause, c’était lors d’une manifestation de l’extrême gauche LGBT.

Footballeurs, genou à terre et Bobard d’Or 2021

C’était l’un des débats médiatiques de la semaine : les joueurs de l’équipe de France de football avaient prévu de mettre un genou à terre au début des matchs de l’Euro. S’ils ont finalement renoncé devant la mobilisation populaire, ils ont failli se prosterner devant le concept de racisme systémique de la police américaine. Un Bobard médiatique qui a remporté le Bobard d’Or lors de l’édition 2021 de la cérémonie des Bobards d’Or qui avait lieu en début de semaine.

Revue de presse

CNews attaqué : une histoire de pluralité

Libération reproche à CNews d’accorder trop de temps de parole à la droite et « l’extrême droite ». Un reproche absurde sur la forme comme sur le fond qui montre que la presse de gauche est prête à tout pour attaquer ses opposants.

Terroriste avec des fleurs

Alice Coffin, la militante LGBT (qui enseigna à l’Institut catholique de Paris) qui n’aime pas les hommes et tout ce qui vient des hommes (ellene regarde plus de films faits par des hommes et n’écoute plus de musique faite par des hommes), a subi hier une tentative d’attentat sur sa personne. Tout la gratin politico-LGBT est outré : un jeune homme a osé lui offrir des fleurs :

« Un jeune homme s’est mis à genou en tendant un bouquet de fleurs et a dit : ‘Je sais que vous n’êtes pas de ce bord-là, mais pourquoi n’aimez vous pas les hommes ?’»

Les réactions mériteraient de figurer dans la chronique des cinglés :

Addendum : le terroriste à fleurs a été interrogé dans L’Incorrect.

Défendre les chrétiens d’Arménie

Quelques mois après la fin de la guerre qui a frappé le Haut-Karabagh, l’Arménie panse ses plaies et se relève. François-Xavier Bellamy, député européen et Hovannès Guévorkian, représentant de la République d’Artsakh ou Haut-Karabagh, reviennent pour les Éveilleurs sur les enjeux de ce conflit qui vit l’Azerbaïdjan, pays musulman soutenu par la Turquie d’Erdogan, attaquer et envahir ce pays très chrétien.

 

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Petite manoeuvre électorale de bas étage

Ah oui c’est vrai, dimanche il y a le premier tour des élections régionales…

A propos d’élection, le dernier sondage sur la présidentielle est intéressant. D’abord on apprend qu’Eric Zemmour pourrait faire (sans s’être encore déclaré) 5,5% sans prendre de voix à Marine Le Pen, toujours en tête à 28%. Autrement dit, le journaliste prend ses électeurs d’abord chez LR. On constate aussi que Nicolas Dupont-Aignan rassemble 3,5% et Jean Lassalle 0,5%. Soit un total de plus de 37% à la droite de Xavier Bertrand dès le premier tour… et de ratisser plus large qu’avec une candidature RN monopolistique.

Mais où vont-ils chercher tout cet argent ?

Le « European Parliamentary Forum for Sexual and Reproductive Rights » (ONG pro-avortement et pro-LGBT financée par les Planning familiaux, la Fondation Gates, l’Open Society de Soros…) a publié un rapport sur le financement de « l’extrémisme religieux ». La Manif Pour Tous est largement mentionnée, comme la COMECE (Commission des Episcopats de l’Union européenne). Page 12, on lit que la Fondation Lejeune aurait dépensé 120 millions d’euros (!) en 10 ans à Bruxelles :

Quand on lit le dernier rapport d’activité de la Fondation Lejeune, on lit que le total des recettes de l’année 2018-2019 s’est élevé à 13,3 M€, en hausse de 34% par rapport à l’exercice 2017-2018 (9,9M€).

LMPT est décrite comme organisation homophobe financée par l’oligarque russe Konstantin Malofeev, ce que dément la présidente de LMPT.

Ces idéologues jouent à faire peur en écrivant n’importe quoi.