Blogs avec images

Guerrier de la paix avec SOS Chrétiens d’Orient

Kidnappé pendant 2 mois et demi en Irak au début de l’année 2020, Alexandre Goodarzy, originaire de Cholet (Maine-et-Loire) témoigne de sa détention et de son travail d’humanitaire au sein de l’association SOS Chrétiens d’Orient depuis près de 10 ans, dans un livre intitulé « Guerrier de la paix » qui paraitra le 24 mars aux éditions du Rocher. Il témoigne sur RCF Anjou.

La chorale Notre-Dame d’Arménie en tournée

Troisième partie de notre trilogie sur la Congrégation des Sœurs Arméniennes de l’Immaculée Conception

Elle a été fondée en janvier 2005 par Sœur Arousiag, la Mère Supérieure de la Congrégation des Sœurs Arméniennes de l’Immaculée Conception. Confinée, comme toutes les autres, la chorale Notre-Dame d’Arménie se prépare pour partir bientôt en tournée.

Une trentaine de jeunes filles a pris place dans la grande salle de musique, qui se situe à l’étage du couvent de Gyumri, la deuxième ville du pays, située au nord-ouest de la capitale, Erevan. Dans ce couvent, qui est aussi un foyer de vie pour les enfants orphelins et pauvres de la région, les jeunes filles sont comme chez elles. Certaines y vivent encore. Elles ont pour la plupart entre 12 et 21 ans. Etudiantes, elles viennent principalement de Gyumri et des villages environnants. Sur le côté droit de la salle se tient leur pianiste, Lilia Manoukyan, et, au milieu leur Directeur artistique, Maestro Robert Milkeyan. Le chant et la musique ? Comme il le dit lui-même,

« ce sont mes deux passions. Je connaissais, déjà, la congrégation et Sœur Arousiag. J’avais suivi de près la construction du couvent, de la salle de spectacle, du centre de jeunesse, et du lycée professionnel [lire la deuxième partie de notre trilogie déjà diffusée]. J’ai, tout de suite, adhéré à sa proposition, quand elle m’en a parlé. Les sœurs sont formidables, et, Sœur Arousiag a un dynamisme incroyable. Depuis le tremblement de terre de Spitak, en décembre 1988, elle remue terre et ciel pour cette enfance, cette jeunesse blessée. Avec la chorale, nous leur donnons le moyen d’exprimer leurs talents artistiques. Elles ont des voix magnifiques. »

Des tournées mondiales

Depuis sa création en 2005, la chorale a entrepris une tournée en France, en Belgique, en Suisse, au Liban, à Rome, au Vatican, à Florence.

« Nos meilleurs souvenirs sont d’avoir pu chanter devant le Pape François en Italie, et, ici à Gyumri, quand il est venu en 2016. Nous avons chanté devant lui du Mozart, du Haendel. C’est un souvenir que nous n’oublierons pas de sitôt. »

15 ans après la venue de saint Jean-Paul II, le pape François se rend du 24 au 26 juin 2016 à Erevan et à Gyumri. Il y prononce une homélie importante sur la paix et l’unité. Il y dénonce une nouvelle fois le génocide de 1915. Au couvent, il déjeune avec les sœurs. Sœur Rebecca, qui est la Supérieure, se souvient très bien de sa venue :

« Il était fatigué par son voyage et les célébrations. Il s’était reposé dans une petite chambre toute simple. Puis, il avait déjeuné et prié avec nous. Nous n’avons rien touché dans sa chambre. Nous avons juste ajouté des photos de son passage. »

Avant de repartir, le pape François, entouré des sœurs, prie dans la chapelle du couvent. Dehors, la foule et la chorale l’attendent pour lui dire au-revoir et lui chanter un dernier chant. L’année d’avant, en avril 2015, la chorale s’était rendue en France, à Paris. Elle avait chanté dans la Cathédrale Sainte Croix, et, dans les Eglises Saint Philippe du Roule et Saint Thomas d’Aquin.

Liana et Siranush aiment le chant sacré

Robert Milkeyan évoque la pandémie et la guerre en Artsakh. Si ces épreuves ont éprouvé l’ensemble du peuple arménien, les blessures sont toujours ouvertes. Il n’a pas cessé les cours et les répétitions. Le chef de chœur prépare toute la chorale a son premier concert de l’année qui se déroulera le 31 mars à l’Opéra d’Erevan.

« Nous serons présents lors de la semaine de la Francophonie, et, nous allons chanter du Charles Aznavour ».

Il y a quelques jours, la chorale avait chanté pour les martyrs de la guerre. Il souhaite, aussi, retourner le plus tôt possible en France. Lianna a 26 ans, elle est passionnée par la musique. Elle passe sa vie entre Erevan, la semaine et Gyumri le week-end. Elle travaille dans un restaurant.

« J’ai commencé à chanter dans la chorale à 9 ans. J’aime le chant sacré, explique-t-elle. En chantant, nous prions beaucoup, finalement. Je me souviens des tournées en France, en Belgique et en Italie. C’était très impressionnant de chanter devant le pape. »

Siranush a 20 ans, et, elle est étudiante en droit. Elle fait partie de la chorale depuis ses 8 ans. Elle a été recueillie par les sœurs quand elle avait 4 ans.

« Je me souviens de mon premier chant, c’était le Stabat Mater. Mon meilleur souvenir est notre tournée en Italie à Rome, en 2015. »

La pause-interview prend fin. Les autres choristes rejoignent Lianna et Siranush. Lilia joue les premières notes sur son piano. Le Maestro se lève et lance la chanson de Charles Aznavour : Pour toi Arménie. Les voix sont belles, elles sont pures. Du sacré au profane, il n’y a qu’une voix. Chapeau les artistes !

Reportage réalisé par notre envoyé spécial Antoine BORDIER

Jean-Frédéric Poisson présente son parcours

Durant une trentaine de minutes, Paul-Marie Couteaux interroge Jean-Frédéric Poisson sur son parcours, sa vie, ses convictions, et même sa conversion. Découvrez un homme politique hors sérail au parcours peu conventionnel :

La “croisette” de Cannes et son origine monastique

Saviez-vous que la fameuse “croisette” de Cannes a une origine monastique ? Eh oui, son nom est directement lié à la sublime abbaye de Lérins non loin de là ! Suivez le guide, Divine Box vous explique cette anecdote en 1 minute !

L’abbaye de Lérins se situe sur l’île Saint-Honorat – © Abbaye de Lérins

Replantons rapidement le décor : en 410, saint Honorat s’installe sur une île au large de Cannes, dans l’archipel de Lérins, pour y trouver la solitude. Très vite, de nombreux disciples viennent prier avec lui, et construisent rapidement un monastère.  D’ailleurs, l’île de Lérins sera renommée “île Saint-Honorat” en l’honneur du saint, signe de son rayonnement ! Avec le temps, l’île et son monastère attirent de nombreux moines, et deviennent également un lieu de pèlerinage important.

Et justement, les pèlerins qui souhaitaient rejoindre l’île de Lérins (par bateau, donc) avaient pour habitude de se rejoindre à Cannes, et plus précisément à la pointe de la presqu’île de Cannes, autour d’une petite croix qu’on appelait… “La Croisette” ! C’est cette petite croix qui donna son nom à l’avenue cannoise !

Aujourd’hui, sur l’île de Lérins, 21 moines cisterciens continuent de vivre de prière et de travail, à l’école de saint Benoît. Cliquez ici pour acheter en ligne les liqueurs de l’abbaye de Lérins.

Retour de l’apartheid dans les universités américaines

Avec la gauche américaine, c’est le retour de la ségrégation dans les universités.
L’université new-yorkaise Columbia University organisera des événements séparés selon l’identité ethnique, sexuelle, ou même selon le niveau de revenu des étudiants.

«En l’honneur des diverses communautés étudiantes de Columbia et en complément des cérémonies de remise de diplôme de l’Université, nous sommes heureux de proposer également des célébrations multiculturelles, afin d’offrir un cadre plus intime à nos étudiants qui s’auto-identifient de différentes manières. Ces événements permettent aux membres de chaque communauté de prendre davantage conscience des expériences identitaires et communautaires qui ont influé sur leur vie étudiante, depuis leur entrée sur le campus jusqu’à la remise de leur diplôme.»

Parmi les différents événements proposées aux étudiants, quatre au moins seront différenciés selon l’appartenance ethnique («Native, Asian, Latino, Black graduations»), l’attirance sexuelle (avec une célébration réservée aux LGBTQ) ou une encore en fonction du niveau de richesse.

L’historien Éric Anceau, maître de conférences à la Sorbonne, a écrit sur son compte Twitter ce matin :

«Le Ku Klux Klan en rêvait et Columbia l’a fait !»

La catastrophe selon Jean Castex

Imaginez un peu cette catastrophe : avec Marine Le Pen élue, il y aurait des manifestations populaires dans toute la France avec des rond-points occupés, des émeutes à répétition dans les banlieues, des professeurs seraient menacés ou égorgés, la liberté scolaire attaquée, ainsi que la liberté d’expression, l’avis du peuple serait méprisé, l’avortement encouragé, l’embryon humain servirait de matériel, et, comble de la catastrophe, avec Marine Le Pen, une grippe deviendrait une pandémie, provoquant des interdictions en tout genre, des limitations de circulation…

Vraiment, cette catastrophe fait froid dans le dos…

Couvre-feu : un député sollicite une dérogation pour le Triduum pascal

Le député LR de Meurthe-et-Mozelle Thibault Bazin a écrit une lettre au Premier ministre pour obtenir des dérogations au couvre-feu lors des offices de la Semaine sainte, notamment pour la vigile pascale.

La Conférence des évêques de France a décidé de ne pas négocier. Une note propose de faire débuter la Vigile à 6h30… La règle veut qu’elle soit célébrée après la nuit tombée et avant l’aube.

Thibault Bazin explique à Famille chrétienne :

« Est-ce une décision envisagée à la suite de leur discussion avec l’exécutif le 10 mars ? En tout cas, j’ai été sollicité dans ma circonscription, donc je relaie ces interrogations et ces demandes ». « Cette levée temporaire du couvre-feu a été possible à Noël dernier, et on voit bien qu’aujourd’hui les protocoles permettant de concilier la liberté de culte et protection sanitaire existent »

Le Sénat supprime le régime d’autorisation pour l’école à la maison

Après son vote en première lecture à l’Assemblée, la loi sur la nouvelle séparation est à l’examen au Sénat. Cette loi comprend notamment l’interdiction de l’école à la maison, soumise par les députés à un régime d’autorisation. Lundi 16 mars, la commission de l’Éducation et de la Culture a supprimé l’article 21 de cette loi confortant le respect des principes de la République.

À l’initiative de Stéphane Piednoir, élu LR de Maine-et-Loire, et par ailleurs agrégé de mathématiques, la commission de l’Éducation et de la Culture du Sénat a supprimé l’article 21 de ce projet de loi. Max Brisson, sénateur des Pyrénées-Atlantiques et vice-président LR de la commission, ancien inspecteur général de l’Éducation, a expliqué :

« Je dénonce la suspicion inacceptable que cet article faisait peser sur les parents. L’État n’est pas le seul juge de l’intérêt supérieur de l’enfant ».


Le 1er mars, la commission avait auditionné sept associations de parents qui pratiquent l’école à la maison (IEF). Pour ces dernières,  l’article 21 est injustifié et se trompe de cible​, puisque le droit à l’instruction des enfants est respecté : 98 % des contrôles ont un résultat positif ​et aucun chiffre n’a été présenté pour relier l’IEF à des pratiques radicalisées.

Ecologie intégrale ou alibi du globalisme ?

Sur Terre et Famille, Stéphanie Bignon écrit :

Les promoteurs de l’écologie intégrale la décrivent comme « une conception extensive de l’écologie pour sauvegarder la biodiversité … mais aussi l’être humain », ouf ! « Elle peut se résumer, selon eux, à la conviction que tout est lié », non ???, quel scoop !

Selon ces mêmes grands sophistes, l’écologie intégrale « considère les écosystèmes et la vie humaine », formidable, il fallait y penser ! « Les crises environnementales, sociales et migratoires ne sont qu’une seule crise globale. Résoudre un aspect ne se conçoit pas sans prendre en compte … l’AUTRE ! » Là nous y sommes… au pinacle de l’hypocrisie et de la bêtise.

Ces grands prêtres moralisateurs ont-ils émis une petite réserve quand l’industrie textile a été délocalisée en Chine, quand la sidérurgie française a été démantelée, quand nos paysans se sont retrouvés en compétition avec de grands groupes financiers implantés en Europe de l’Est ou en Amérique du Sud ? Se sont-ils insurgés contre la désindustrialisation systématique de notre pays, contre la vision globaliste qui visait à partager le travail entre les continents : les chaussettes pour la Chine, la technologie pour nous ? Dans les années 90, la France devait devenir un pays de haute technologie, d’innovation, de culture et de tourisme et quiconque osait poser une question sur cette perspective d’énarque se retrouvait classé comme inadapté à la marche du progrès et devant fatalement disparaitre, comme un vieux dinosaure. Et pourtant, ces imposteurs ne pouvaient ignorer qu’une nation qui ne produit plus, n’invente plus, se trouve inévitablement en état de mort cérébrale. Quant au tourisme, les commentaires sont superflus…

Seulement voilà, « tout est lié », ne s’insurger ni contre la délocalisation de nos industries ni contre la spéculation y compris sur les denrées alimentaires, équivaut à accepter l’exploitation de la pauvreté de « l’AUTRE » et de son environnement au profit de quelques poches déjà bien remplies. Pendant que d’un côté du monde, la pauvreté est utilisée, de l’autre côté elle est fabriquée par le chômage. Les coffres forts ambulants, partisans effrénés du mondialisme, sont pris dans leur logique d’empire et ne réalisent pas forcement qu’ils sont eux-mêmes à la solde d’une mystique de destruction.

Ce qui est global, intégral aujourd’hui c’est bien cette mystique de destruction et même d’autodestruction.

Ces « écologistes intégraux » ne font qu’habiller le cadavre pour lui donner un faux air de vie. Et pourtant, ce globalisme érigé en religion est à l’état cadavérique, dégoulinant d’humeurs matérialistes et grouillant des vanités de l’homme moderne.

Dans le passé, les écologistes intégraux ne se sont manifestés ni contre l’exploitation de la terre et des êtres humains ni contre la pollution du corps des femmes et de notre environnement par « la pilule à dépeupler ». Aujourd’hui, ils ne sont toujours pas présents dans le combat, peut-être final, contre l’avortement et l’exploitation de notre ADN. Les cellules d’embryons avortés ont été utilisées comme matériel de recherche, considérées comme une ressource ! La véritable bombe à fusion nucléaire et à fragmentation, la véritable arme de destruction massive est la destruction de la filiation par la marchandisation de nos cellules reproductrices et autres. Cette bombe est dotée d’une mèche lente allumée en 1974 par la loi Veil. Nous avons alors accepté la désacralisation, la chosification de la vie, comment ne pouvions-nous pas prévoir que nous deviendrions une ressource consommable et jetable à notre tour ?

Tout comme l’idée de sécurité sociale est un pale sous-produit de la charité chrétienne, l’écologie intégrale est un sous-produit frelaté de la religion chrétienne.

Evoquons, pour finir, l’écologie selon Saint François d’Assise. Les moines de Morgon la définissent parfaitement :

« Les instances internationales, au service de la Révolution, utilisent les problèmes écologiques bien réels pour imposer une nouvelle manière d’envisager la nature : il ne s’agit plus de l’ordre chrétien selon lequel les créatures inférieures sont mises par Dieu au service des hommes dont la tête est le Christ Roi; il s’agit au contraire de renverser toute souveraineté, tant celle du Christ que celle des hommes pour en arriver à l’adoration des éléments, au panthéisme. Ainsi le joug écologique fait plier les esprits devant la nature objet d’un culte universel, et tend par là à une synthèse à la fois politique et religieuse pour instaurer un gouvernement mondial et une religion mondiale.

Bien loin d’être révolutionnaire Saint François est le héraut de la vérité : c’est l’ordre magnifique tel qu’il fut créé par Dieu que Saint François loue et chante ; insatiable qu’il est de rendre grâce au Très-Haut d’avoir créé l’homme à son image t avec lui tant de créatures bienfaisantes ; il les invite toutes en son divin concert pour louer et servir le Seigneur. » (in L’Archet de Saint François n°1,Couvent Saint François Morgon.)

Je suis catholique, j’aime mon pays et je le défendrai intégralement.

Interview de la présidente de l’UNEF : islamo-gauchisme et discrimination anti-blancs assumés

Bravo au courage de Sonia Mabrouk pour cette interview-vérité sur Europe 1 de Mélanie Luce, présidente du syndicat étudiant d’extrême-gauche, l’UNEF :

 

Il faut sortir de cette « malédiction française » qui veut que la droite soit toujours condamnée à n’être qu’une « ancienne gauche »

L’Incorrect publie une longue tribune de Jacques Bompard défendant la candidature d’Eric Zemmour en 2022. Au-delà de ses arguments pour soutenir l’idée de cette candidature, Jacques Bompard offre une analyse très pertinente du paysage politique français et en particulier de la droite. N’oublions pas, non plus, qu’une candidature d’Eric Zemmour, pourrait paradoxalement aider Marine Le Pen à gagner tout en la faisant revenir plus à droite.

L’intégrale de la tribune, dont voici des extraits significatifs, est à lire sur le site de l’Incorrect :

(…) Entre 13 et 17 %, en concurrence avec les trios de tête régulièrement testés (…) devant toutes les candidatures de la gauche et de l’extrême-gauche. Car c’est aussi là un enseignement de ces sondages que de révéler l’humeur profonde d’un pays en phase avec le sens des réalités (…) Cette France ne veut pas vivre dans le cauchemar du « vivre-ensemble » (…) Pendant que caméras et micros du service public sont braqués sur les Traoré et Camélia Jordana, il demeure cette France invisible, ignorée, méprisée, à qui le Système désigne comme seul échappatoire le Rassemblement national, soit un parti normalisé composé d’apparatchiks alimentaires sans formation politique solide, jouisseurs et donc faibles.

Résultat, le jeu démocratique se ferme sur une dialectique progressisme/populisme dans laquelle la seconde alternative est volontairement représentée par une formation médiocre et docile afin de détourner l’électeur. Le RN est au populisme ce que Les Verts sont au progressisme : une caricature de lui-même dont la capacité de séduction doit toujours demeurer en-deçà de sa force de dissuasion électorale. Il ne reste alors pour les Français que la résignation ou la fuite en avant par l’abstention, laquelle n’entame pas la légitimité d’un Système qui a verrouillé le droit à son avantage.

La force de l’hypothèse Zemmour réside justement dans la possibilité de rendre le pouvoir de leurs voix à ces 70% de Français qui ne voient dans l’urne que déception, trahison et vanité (…)

Autre raison de croire en l’hypothèse Zemmour : le champ de ruines des droites sur l’échiquier politique. Cette droite en mal de chef qui espérait le retour de Sarko comme celui du Messie, et qui se retrouve le nez dans le caniveau du fait des ennuis judiciaires de l’ancien président. En effet, des indiscrétions savamment fuitées laissent entendre que Nicolas Sarkozy serait prêt à soutenir Emmanuel Macron en échange d’une indulgence des juges. « Après les juppéistes, ce serait donc au tour des sarkozystes de rejoindre le camp macronien. LR en mourra et ceux qui ne veulent pas de Macron devront se trouver un autre champion », affirme avec justesse Eric Zemmour lui-même (…). Prisonniers de leur incapacité à incarner une droite de combat face à Macron qui occupe les positions du centre libéral, les LR ne représentent aucune alternative. Le RN ne profite pas de l’aubaine, et navigue à vue entre la tentation de tout abandonner pour une respectabilité illusoire et un positionnement économique, social et sociétal désormais à gauche. Pire, sur les questions essentielles des frontières et de l’islamisme, le message est brouillé par des déclarations favorables à l’Espace Schengen et complaisantes envers l’islam. Cette absence de cohérence déstabilise les derniers électeurs motivés, et laisse le champ libre au surgissement d’une nouvelle figure.

Cette surprise ne doit pas en être vraiment une. Il faut qu’elle soit attendue et comme désirée, car nous n’aimons que ce que nous connaissons. Cet homme à la fois neuf et médiatique ne peut-être qu’Eric Zemmour. Un profil hors parti et même hors politique qui ajoute les vertus de courage et d’intelligence nécessaires à la réussite d’une telle entreprise (…)

A ceux qui craignent qu’une candidature d’Eric Zemmour divise le camp national, je leur retourne une simple question : quels sont ceux qui s’en offusquent ? (…) Il suffit de se pencher sur le CV des inquiets, et qu’y voyons-nous ? Non pas la marque des hommes libres, mais celle d’une défense corporatiste et d’intérêts si fragiles que la moindre idée en dehors de la boutique leur fait craindre de les perdre… Décidément non, on ne redresse pas un pays avec quelques affidés qui doivent certainement tout à la marque, mais qui en ont oublié l’esprit de service et l’ascèse que réclame le combat pour le Bien commun. Cela n’empêche pas la permanence d’hommes de valeur dans le parti de la Reine, mais ce ne sont pas ceux qu’on entend sur le sujet.

C’est le vide monopolisateur qui maintient faussement le RN en respiration artificielle, mais l’empêche aussi de gagner en émulation et de provoquer les remises en cause salutaires. Ironiquement, Marine Le Pen n’est forte que de sa solitude et c’est là aussi sa profonde faiblesse. Car, comme l’a souvent rappelé Robert Ménard, Marine Le Pen ne pourra jamais gagner seule (…)

Comme Eric Zemmour, je pense donc qu’il faut sortir de cette « malédiction française » qui veut que la droite soit toujours condamnée à n’être qu’une « ancienne gauche » alors même que le pays n’a jamais été autant en phase avec les revendications et les analyses de la droite du réel. Il n’y a qu’à voir les enquêtes d’opinion sur le travail, sur l’immigration, sur la place de l’islam en France, sur la nécessité de la lutte contre les fraudes fiscales et sociales, ou sur le sentiment enraciné de déclassement des classes moyennes et populaires. A l’instar du diagnostic révélé par la colère des Gilets Jaunes, jamais le fossé n’a été aussi grand entre les aspirations du peuple de France et sa représentation nationale, laquelle enferrée dans ses barrières idéologiques est incapable de comprendre et de répondre aux attentes de celui-ci.

La nécessité de porter Eric Zemmour jusqu’à la candidature demeure donc entière, et n’a jamais été aussi proche d’aboutir tant des milliers de personnes espèrent déjà en lui. C’est là notre première bataille. Continuons le combat jusqu’à la victoire !

C’est arrivé un 17 mars…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 mars: saints du jour français ou en France.
    • St Agricole, évêque de Chalon-sur-Saône († 580)

À Chalon-sur-Saône, l’an 580, saint Agricole, évêque, qui gouverna cette Église pendant près de cinquante ans et souscrivit à divers conciles.

  • St Gabriel Lalemant, prêtre s.j. et martyr († 1649)

Gabriel Lalemant naît à Paris le 03 octobre 1610; son père était avocat au parlement.

Il avait 20 ans quand, le 24 mars 1630, il entrait au noviciat de Paris. Deux ans plus tard, il obtenait de ses supérieurs la permission d’ajouter aux trois vœux ordinaires de religion celui de se consacrer aux missions étrangères ; 14 ans s’écouleront entre l’émission de ce vœu et l’arrivée de Gabriel au Canada.

Dans l’intervalle, il est professeur au collège de Moulins (1632-1635), étudie la théologie à Bourges (1635-1639), il est ministre des pensionnaires au collège de La Flèche (1639-1641), professeur de philosophie au collège de Moulins (1641-1644), préfet du collège de Bourges (1644-1646).

Le Journal des Jésuites note son arrivée à la date du 20 septembre 1646. Sur son séjour à Québec (1646-1648) nous savons peu de choses. Au début de septembre 1648, il arrivait à Sainte-Marie-des-Hurons, et il était appliqué à l’étude de la langue. Les succès furent si rapides qu’en février 1649 il remplaçait à la mission Saint-Louis le père Chabanel, appelé ailleurs.

Le 16 mars 1649, une armée de 1000 Iroquois envahit le bourg Saint-Ignace et s’en empare presque sans coup férir, avant le lever du soleil. De là, elle se rend à la mission Saint-Louis, distante d’une lieue (distance qu’on peut parcourir à pied en une heure). Ici ,les Hurons se défendent énergiquement, repoussent un premier et un second assaut. Mais les Iroquois, étant supérieurs en nombre, gagnent.

À Jean de Brébeuf et à Gabriel Lalemant, qui étaient à la mission Saint-Louis,  on leur conseille de fuir mais ils refusent. Dès qu’ils sont fait captifs, on les dépouille de leurs vêtements, on leur arrache les ongles et on les conduit au bourg Saint-Ignace (à mi-chemin entre Coldwater et Vasey, dans le comté de Simcoe, en Ontario).

Le P. Brébeuf mourut le 16 mars, à quatre heures de l’après-midi. Lalemant a-t-il eu connaissance des souffrances de son confrère ? Nous ne le savons pas. Quant à lui, son martyre commença le 16 mars, à six heures du soir, et dura jusqu’au lendemain matin. Voici ce que la Relation à retenu : « Dans le plus fort de ces tourments, le Père Gabriel Lallement levait les yeux au Ciel, joignant les mains et jetant des soupirs à Dieu qu’il invoquait à son secours …».

Son corps, enterré avec celui de Brébeuf, sous la chapelle de la résidence Sainte-Marie, était levé et transporté à Québec au printemps de 1650.

Gabriel Lalemant et 7 sept autres missionnaires jésuites, ont été béatifiés le 21 juin 1925 et canonisés, le 29 juin 1930, par Pie XI. Le Vénérable Pie XII  a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.

  • le 17 mars 458 ou 461 : décès et fête de Saint-Patrick (date présumée), saint patron de l’Irlande.

Patrick est né en fait au pays de Galles, à la fin de l’époque romaine. Enlevé par des pirates, l’enfant est emmené en esclavage en Irlande, où il devient gardien de cochons. Il réussit à s’évader, retrouve ses parents, puis gagne la Gaule. A Auxerre, auprès de l’évêque Germain, il reçoit la prêtrise. Devenu évêque, il obtient de revenir en Irlande pour convertir les païens. Le trèfle à trois feuilles lui permet d’expliquer le mystère de la Trinité (un Dieu en trois personnes). La plante deviendra le symbole de l’île. Infatigable dans son apostolat, il meurt en 461 ou 458 à près de quatre-vingts ans.

On dit aussi de lui qu’il convertit l’Irlande au catholicisme… et au whiskey. On raconte que des moines missionnaires, emmenés par saint Patrick, auraient rapporté de leurs voyages évangélisateurs l’art de la distillation en Irlande.

  • le 17 mars 1431 : sixième séance d’interrogatoire dans la prison pour Jeanne d’Arc.

Le procès a débuté le 9 janvier. Ont eu lieu jusqu’à présent 15 séances d’interrogatoires dont 6 publiques. Pour ceux qui souhaitent relire les minutes du procès, elles se trouvent en versions latine, français de l’époque et d’aujourd’hui, ici.

http://www.stejeannedarc.net/condamnation/proces_index.php

Interrogée si elle veut s’en remettre, en tous ses dits et faits, soit bien ou mal, à la détermination de notre sainte mère l’Église, Jeanne répond que :

«Quant à l’Église, elle l’aime et la voudrait soutenir de tout son pouvoir pour notre foi chrétienne : et ce n’est pas elle qu’on devrait empêcher d’aller à l’église ni d’entendre la messe ! Et quant aux bonnes œuvres qu’elle a faites, et de sa venue, il faut qu’elle s’en attende au Roi du ciel qui l’a envoyée à Charles, fils du Roi Charles, qui sera Roi de France:

– Et verrez, dit-elle, que les Français gagneront bientôt une grande besogne que Dieu enverra aux Français, et tant qu’Il ébranlera presque tout le royaume de France.   Et dit qu’elle le dit afin que, quand ce sera advenu, on ait mémoire qu’elle l’a dit.   Requise de dire le terme de cet événement, répondit : – Je m’en attends à Notre Seigneur. »

  • le 17 mars 1526 : le Roi François Ier est échangé, par les Espagnols, au milieu de la Bidassoa contre ses fils le Dauphin François et Henri, futur Henri II.

Au Traité de Madrid signé le 14 janvier, contre sa libération, le Roi a laissé la Bourgogne et Tournais à l’Espagne, le milanais au connétable de Bourbon et abandonne sa suzeraineté sur la Flandre et l’Artois. Une fois en France, il dénonce le traité qu’il estime avoir été signé sous la contrainte.

Il se parjure et par là ne se grandit pas. Cependant, quand on relit la Constitution de l’ancienne France de Bernard Basse, il faut noter que le Roi n’est que le dépositaire du Royaume. La monarchie est légitime, c’est-à-dire que le pouvoir royal est limité légalement, limité par la loi.

La loi est le contre-poids au pouvoir royal. Le Roi détient tout le pouvoir, mais ne peut l’exercer que dans un certain cadre préétabli. Sa compétence est illimitée, mais à l’intérieur d’une zone limitée. La limite est ce qu’on a appelé les lois fondamentales qui sont l’œuvre et des Rois et de la nation. C’est cet équilibre entre l’autorité – le Roi, et la liberté – la loi, qui explique l’exceptionnelle longévité du régime.

Le Roi est à la fois le grand législateur, le grand policier et le grand justicier. C’est le « monarque ». Cette puissance est canalisée par la loi que le Roi ne peut changer seul, sans l’assentiment de la nation. Ces lois fondamentales sont les suivantes :

  • La couronne est indisponible: nul ne peut en disposer, ni le Roi, ni la nation. Elle ne peut être ni vendue ni cédée. C’est de là que la constitution actuelle interdit qu’une parcelle du territoire français soit cédée.
  • La couronne est indépendante: tant vis-à-vis de l’extérieur que des puissances intérieures (fiefs, corps d’Etats, villes corporations etc.). C’est aussi pour cela que seul le Roi de France avait avec l’empereur et le pape une couronne ou une tiare entièrement fermées. Au dessus d’eux, il n’y avait pas de suzerain, pas d’autre souveraineté supérieure. La France se soumet à la papauté dans le domaine spirituel, pas dans le domaine temporel. La royauté n’est pas une théocratie.
  • La couronne est dévolue suivant des règles précises; entre autres l’hérédité de père en fils. Cette hérédité est légale et non patrimoniale. C’est par la loi que le fils hérite du père, pas par la transmission d’un bien.
  • La loi de nationalité: seul un prince français peut recevoir la couronne. Le fait de partir à l’étranger pour une autre couronne ne lui retire pas ses droits, cas de Philippe V d’Espagne qui conserve ses droits à la couronne de France selon les lois fondamentales du royaume. Le traité d’Utrecht, imposé par les Anglais, est inconstitutionnel et donc non valide.
  • La loi de Catholicité qui impose au Roi d’être catholique et de prêter, lors du sacre, le serment de défendre la foi catholique.
  • le 17 mars 1560 : échec de la conjuration d’Amboise.

La conjuration d’Amboise, montée par les Huguenots, échoue et le prince de Condé est emprisonné par le duc de Guise.

  • le 17 mars 1751 : Louis XV et le Sacré-Cœur.

La reine Marie Leckzinska suggère, en 1751, l’adoration perpétuelle du Sacré-Cœur dans le Saint Sacrement. Elle obtient du pape Clément XIII, la fête du Sacré-Cœur dans tous les diocèses de France le 17 juillet 1765. Une lettre de la Mère Marie-Hélène Coing, supérieure de la visitation de Paray-le-Monial, adressée le 17 mars 1744 relance le message de 1689. Louis XV serait resté sourd au message, mais son fils le dauphin Louis fait dédier, dans l’église du Château de Versailles, en 1773, une chapelle au Cœur de Jésus dans la tradition eudiste à laquelle la famille royale participe.

  • le 17 mars 1799 : le savant italien Alessandro Volta essaye avec succès la première pile électrique.

Volta met au point la pile voltaïque: un empilement de couples de disques zinc-cuivre en contact direct. Le 7 novembre 1801, il présente sa pile devant l’Institut de France et y énonce la loi des tensions, ainsi que la valeur des tensions de contact des métaux classés par ordre d’électropositivité décroissante.

  • le 17 mars 1805 : Napoléon se proclame roi d’Italie.

La République italienne est supprimée. Royaume héréditaire, l’Italie reste toutefois indépendante. Couronné à Milan le 28 mai, il nomme son beau-fils Eugène de Beauharnais, le fils de Joséphine vice-roi.

  • le 17 mars 1808 : création du Baccalauréat par Napoléon Ier.

L’empereur signe le décret organisant l’Université impériale. Pendant ce temps éclate à Aranjuez, au sud de Madrid, une émeute contre le ministre espagnol Godoy.

  • le 17 mars 1811 : Napoléon, aux Tuileries, interroge le Comité ecclésiastique.

« Comment punir un pape qui m’excommunie et ainsi pourrait pousser des Ravaillac.

Seul Emery intervient: “La réponse est dans votre catéchisme impérial. Les 4 articles gallicans demandent l’obéissance au pape. »

  • le 17 mars 1813 : Frédéric-Guillaume III de Prusse déclare la guerre à la France.
  • le 17 mars 1830 : Frédéric Chopin donne son second concert.
  • le 17 mars 1896 : la Cathédrale Notre-Dame de Grâce de Cambrai, dans le Nord, est érigée en basilique mineure par le pape Léon XIII.
  • le 17 mars 1948 : signature du Traité de Bruxelles.

Les représentants du Benelux, de la Grande-Bretagne et de la France signent le traité de Bruxelles qui institue l’UEO (Union de l’Europe occidentale). Il s’agit d’un pacte régional d’assistance militaire et économique valable sur une période de 50 ans auquel d’autres pays peuvent se rallier. A la demande de la France, l’Allemagne est désignée comme adversaire potentiel dans la partie du traité concernant la défense commune. Les instances militaires du traité de Bruxelles seront incorporées à celles de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en décembre 1950.

  • le 17 mars 2006 : la béatification du pape Jean Paul II avance.

Le procès catholique du miracle de la religieuse française, guérie de la maladie de Parkinson en juin 2005, débute.

Pourquoi la surmortalité en 2020 n’a augmenté “que” de 42 000 alors que 68 000 personnes seraient mortes du Covid ?

Ce que beaucoup pressentaient est confirmé par étude démographique publiée mercredi 17 mars sur le site de l’Ined (à télécharger ici) : une partie des morts du Covid seraient de toute façon décédés d’une autre cause et la crise sanitaire a également fait diminuer le nombre de morts sur la route.

Quelque 68 000 personnes sont mortes du Covid-19 en France l’an dernier, mais le nombre de décès total n’a augmenté “que” de 55 000. La raison : une partie des morts du Covid “seraient de toute façon” décédés d’une autre cause, et la grippe et les accidents de la route ont été moins meurtriers (…)

Sur les 55 000 décès supplémentaires, toutes causes confondues, constatés par les services d’état-civil en 2020 (par rapport à 2019), 13 000 sont statistiquement imputables au vieillissement de la population “qui s’observe chaque année en l’absence de gain d’espérance de vie”, ce qui entraîne mécaniquement une hausse annuelle du nombre de décès, indépendamment de tout contexte épidémique.

Restent donc 42 000 décès supplémentaires en 2020, liés à la pandémie de Covid-19“, observent les auteurs de cette étude, Gilles Pison et France Meslé, de l’Institut national d’études démographiques (Ined). Comment expliquer ce décalage ? D’une part, la grippe saisonnière a été beaucoup moins meurtrière début 2020 que début 2019, et les accidents de la route ont également fait nettement moins de victimes, conséquence des restrictions de circulation pendant les périodes de confinement.

D’autre part, “d’autres causes de décès ont aussi probablement reculé comme le diabète, les maladies cardiovasculaires et l’insuffisance respiratoire chronique”, observent les auteurs. Une partie des personnes fragiles souffrant de ces maladies sont en effet mortes de Covid-19″, alors que, sans la pandémie, “elles seraient de toute façon décédées en 2020” de l’une de ces pathologies.

Reconstruire avec la Doctrine sociale de l’Eglise

L’Homme Nouveau entend ne pas subir l’air contraire d’une époque déboussolée. C’est pourquoi le bimensuel publie une nouvelle lettre intitulée Reconstruire, dédiée à la doctrine sociale de l’Église. C’est, en effet, tout un monde qu’il faut refaire depuis les fondations. Comme l’écrit Philippe Maxence, directeur de la publication, “plus que jamais, il est temps de sortir de la grande peur des bien-portants” :

Pour les chrétiens, et singulièrement pour les laïcs, la reconstruction de la cité ne peut passer que par l’application des principes sociaux chrétiens qui trouvent leurs racines à la fois dans la Révélation et dans la loi naturelle, unissant ainsi les lumières du Salut à celles de la sagesse humaine.

Encore est-il nécessaire de les connaître, non seulement dans leur singularité, mais dans l’harmonie du tout et dans la perspective de leur finalité. À la place qu’elle ambitionne, Reconstruire sera donc une « Lettre mensuelle de formation et d’information sur la doctrine sociale de l’Église ». Chaque mois, en quatre pages, elle entend expliquer les principes sociaux chrétiens, donner la parole aux acteurs qui s’en inspirent et offrir des textes de réflexion. Elle s’adresse évidemment à tous, même si nous espérons que les plus jeunes, espérance de la société de demain, prendront leur avenir en main, en se formant et s’informant à ce sujet.

Le premier numéro rappelle ce qu’est la DSE :

Loin d’être une idéologie, un système clos sur lui-même sans rapport avec la nature des choses, la doctrine sociale catholique contient donc les principes sociaux et politiques nécessaires à la vie des hommes en société en étant clairement ordonnée au règne social du Christ.

Secrétaire confédéral de la CFTC, président de l’Union départementale de Paris, Joseph Thouvenel, répond à Philippe Maxence :

Plus la société se rapproche de la doctrine sociale de l’Église mieux elle se porte, plus elle s’en éloigne, plus les injustices gagnent du terrain. L’immense malheur de la classe ouvrière au XIXe siècle est largement dû à l’abandon et au rejet des règles économiques et sociales issues de la civilisation chrétienne. Le nazisme et le communisme, idéologies à l’opposé de la pensée chrétienne, ont broyé des millions d’hommes et de femmes dans des conditions abominables. Aujourd’hui, le matérialisme dominant participe de façon majeure à la destruction de la famille, socle de toute société, premier lieu d’éducation, de socialisation, d’amour reçu et donné.

La doctrine sociale chrétienne est, heureusement, constituée de bons sentiments. C’est-à-dire de sentiments « justes » au service des personnes et du bien commun. En matière sociale et économique ce sont, par exemple, les notions de responsabilité, d’équilibre entre droits et devoirs, de rejet de la lutte des classes, d’affirmation du caractère sacré de tout être humain ou d’utilisation de la grève en dernier recours. Au niveau de l’efficacité, au quotidien nous réglons des milliers de problèmes dans les entreprises par la concertation et le dialogue. Évidemment sans grève et violence nous n’existons pas pour les médias.

Que serait la France sans les grandes avancées sociales obtenues par les chrétiens comme : l’interdiction du travail des enfants, le congé maternité, la reconnaissance des accidents du travail, le repos dominical ? Ou plus récemment la participation financière dans les entreprises de plus de 50 salariés, la formation professionnelle continue et le droit individuel à la formation, le conseiller du salarié, la reconnaissance par le patronat de l’existence de pénibilité psychique liés au travail.

Pour s’abonner, c’est par ici.

Zemmour : “Il faut détruire le ministère de la Culture et recréer un secrétariat aux Beaux-Arts”

Dans Face à l’Info sur CNews, Eric Zemmour revient sur la guerre en Syrie et notamment sur la diplomatie française qui s’est ridiculisée avec Alain Juppé et Laurent Fabius. En fin d’émission, il évoque le cinéma français, après la pitoyable cérémonie des Césars, qui n’est que l’émanation de ce que produit le 7e art à la française. Il souligne que le cinéma français est devenu une machine de propagande payée par nos impôts et, c’est pourquoi, il demande la suppression du ministère actuellement occupé par Roselyne Bachelot :

 

Grand remplacement : 109 800 personnes ont reçu la nationalité française en 2019

Heureusement que la presse marocaine donne des chiffres, que l’on a bien du mal à connaître de ce côté de la Méditerranée (pourtant diffusées par Eurostat) :

  • 66.800 Marocains ont reçu une nationalité européenne en 2019.
  • les États membres de l’UE ont accordé la citoyenneté à 706 400 personnes en 2019, contre 672 300 en 2018 et 700 600 en 2017
  • la France est concernée par un immigré sur 6 (16%) : 109 800.

On apprend aussi :

Il convient également de souligner que la plupart des nouvelles nationalités ont été accordées par l’Allemagne (132.000, soit 19% du total de l’UE), l’Italie (127.000, 18%), la France (109.800, 16%), l’Espagne (99.000, 14%) et la Suède (64.200, soit 9%), représentant 75% des nouvelles nationalités accordées dans l’UE en 2019.

Le «vaccin» à ARN messager contre la Covid-19… Pour ou contre ?

Le reportage d’Armel Joubert des Ouches, annoncé il y a quelques jours, est en ligne. A vous de vous faire un avis :

Consultation du CESE : 67,1% des participants se sont déclarés très défavorables à la mise en place d’un passeport vaccinal

Nous avions appelé les lecteurs à participer à la consultation du CESE sur le passeport vaccinal. Cela vaut ce que ça vaut avec cet organisme qui avait mis 700 000 pétitions en faveur du mariage à la poubelle, mais les chiffres sont là :

Parmi les 110 507 participants à la consultation :

  • 67,1% se déclarent très défavorables ;
  • 20,2% se déclarent très favorables ;
  • 5,6% se déclarent défavorables ;
  • 5,1% se déclarent favorables ;
  • 2% se déclarent mitigés.

Les participants qui se déclarent défavorables au passeport vaccinal pointent principalement l’atteinte aux libertés privées, l’incertitude concernant l’efficacité et la sûreté des vaccins, ou encore la discrimination entre les citoyens que créerait ce dispositif.

Interruption provisoire des confessions à la chapelle de la médaille miraculeuse [Add.]

Addendum :

Un lecteur nous donne l’information suivante expliquant aisément la situation : Parmi les prêtres qui se relaient au confessionnal, huit ont attrapé la Covid et deux d’entre eux ont été hospitalisés. Le chapelain fait tout pour que les confessions puissent reprendre lundi 22 mars. Nous leur souhaitons donc un prompt rétablissement et modifions le titre du post.

 

.

uer

Après avoir dissous Génération identitaire, Darmanin demande la réouverture de la mosquée de Pantin

Il suffisait que l’association gestionnaire de la mosquée de Pantin change ses dirigeants :

Gérald Darmanin a demandé lundi la réouverture de la mosquée de Pantin (Seine-Saint-Denis) après la démission de son recteur M’hammed Henniche que réclamait le ministre de l’Intérieur. “L’association gestionnaire de la mosquée de Pantin a changé ses dirigeants. Je demande au préfet” de Seine-Saint-Denis “de se mettre en rapport avec la nouvelle équipe pour envisager la réouverture de la mosquée dans les meilleurs délais”, a écrit sur Twitter le ministre, qui avait obtenu le 21 octobre la fermeture pour six mois de ce lieu de culte dans le sillage de l’assassinat du professeur Samuel Paty.

M’hammed Henniche, qui était à la tête de la fédération musulmane de Pantin depuis 2013 et récemment réélu, a annoncé dimanche avoir présenté la veille sa démission au conseil d’administration de la mosquée(…) Musulman conservateur de 50 ans, M’hammed Henniche, entrepreneur de profession, fut pendant une vingtaine d’années un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, y compris de Nicolas Sarkozy quand il était président. Il garde ses fonctions de secrétaire général de l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93).”

Circulez, il n’y a rien à voir. Et dire qu’il aurait simplement fallu à Génération identitaire de changer de président pour ne pas être dissous….

Macron pourrait inclure l’euthanasie dans ses promesses de campagne

C’est le bruit de fond récurrent d’une option qui pourrait prendre forme d’ici la campagne présidentielle selon Jean Leonetti dans le Figaro :

“Après l’utilisation d’un premier marqueur sociétal comme la PMA (procréation médicalement assistée élargie aux couples de femmes) , le gouvernement n’a aucun intérêt aujourd’hui à sortir de la ligne avec laquelle il a conquis une partie de l’électorat de droite. Mais on ne peut pas exclure qu’il envisage de revenir sur l’euthanasie dans un prochain mandat pour en faire un nouveau marqueur”

160 députés de la majorité viennent de déposer une proposition de loi allant dans ce sens. Pour faire pression sur Macron ?

Et si la France rejoignait l’Espagne et le Portugal, qui viennent d’autoriser, dans certaines situations, l’euthanasie ? En ce début février, ils sont désormais 160 députés de la majorité à avoir cosigné la proposition de la loi, portée par Jean-Louis Touraine, pour une aide active à mourir. Avec l’appui des députés de gauche mais aussi de quelques députés Les Républicains, ce texte serait logiquement adopté. Mais encore faut-il qu’il soit inscrit à l’agenda. Et ça, c’est une autre affaire.

«Je reste optimiste», nous affirme Jean-Louis Touraine, ancien socialiste devenu député la République en marche, qui a fait de l’euthanasie depuis dix ans un combat personnel. Aujourd’hui, le ministre de la Santé, Olivier Véran fait, semble-t-il, la sourde oreille sur le sujet, mais il n’est pas décisionnaire : si feu vert il y a, il viendra de l’Elysée. Et là, la réponse est incertaine. «Il y a quelque temps, nous raconte le député Touraine, Emmanuel Macron avait dit qu’il voudrait choisir sa fin de vie, mais il pose la question de l’opportunité du moment : quand

L’Express fait la même analyse :

“(…) On peine à déchiffrer un point sur la carte de voeux, griffonnée à l’encre bleue, qu’Emmanuel Macron a adressée à Jean-Luc Romero-Michel. Au président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, qui formulait le souhait d’avancer sur le dossier de la fin de vie en 2021, le chef de l’Etat a-t-il répondu “Oui, agissons !” ou “Oui, agissons ?” ? Si l’on en est réduit à se perdre en conjectures sur la graphie de fils de médecins du président de la République, ce n’est pas par plaisir de couper les cheveux en quatre, mais tout simplement car ses convictions sur l’euthanasie restent, dans tous les sens du terme, illisibles (…)

Si ça n’a pas été mis dans le programme d’Emmanuel Macron en 2017, c’est parce qu’il a été très marqué par la Manif pour tous”, assure un familier du siège de campagne à l’époque. Hors de question d’offenser cette France conservatrice dont Emmanuel Macron regrette alors dans L’Obs qu’elle ait été “humiliée” au moment du vote pour le mariage homosexuel. Interrogé sur la fin de vie sur C8, le 26 mars 2017, le candidat répond qu’il souhaite “faire pleinement appliquer” la loi Claeys-Leonetti, qu’il est favorable à un débat “dans un temps apaisé”, mais qu’il ne fera pas de loi en arrivant à l’Elysée. Relancé sur son cas personnel, il lâche une petite phrase dont se réclament encore aujourd’hui les pro-euthanasie : “Moi, je souhaite choisir ma fin de vie.” (…)

Ni pour, ni contre, bien au contraire. En début de quinquennat, François de Rugy a rendez-vous avec Emmanuel Macron. Le président de l’Assemblée nationale de l’époque, partisan de longue date de l’aide médicale à mourir, propose deux options pour porter le dossier : soumettre un projet de loi à référendum, ou laisser des parlementaires de différents partis rédiger une proposition de loi que l’exécutif laisserait prospérer. “Une démarche transpartisane est conforme à l’esprit d’En Marche”, fait-il valoir. Rugy ne perçoit aucun enthousiasme chez son interlocuteur. “Peut-être que tu es contre ?” s’enquiert-il. “Il ne faut pas croire ça !” réplique aussitôt Macron. Sans donner suite (…)

Quid du macronisme ? “Aux yeux des gens, cela fait partie de l’identité politique du président de la République d’être moderniste et tourné vers le futur”, observe François de Rugy. “La dépénalisation ou la légalisation, sous certaines conditions, de l’euthanasie et du suicide assisté devrait faire partie d’un programme progressiste“, insiste le philosophe libéral André Comte-Sponville, investi de longue date sur la question. Alors que le gouvernement juge impossible de légiférer à la hâte sur un tel sujet de société au cours de la dernière année du quinquennat, plusieurs dirigeants de la majorité invitent à en faire un marqueur pour les élections de 2022 (…)”

Certains gynécologues expriment une saturation psychologique et émotionnelle par rapport à la pratique récurrente de l’avortement

En Belgique, la Commission nationale d’évaluation de l’avortement a remis son rapport pour les années 2018-2019 et on y trouve des constats intéressants concernant ce drame inacceptable et une démonstration que la mentalité contraceptive aboutit à l’avortement :

“(…) De plus en plus de femmes qui demandent un avortement ont déjà interrompu une grossesse dans le passé » (…)

53% des femmes ayant recouru à l’avortement utilisaient une méthode de contraception (…)

Certains gynécologues, soumis à de très nombreuses interruptions de grossesse, expriment une saturation psychologique et émotionnelle par rapport à la ‘pratique récurrente de l’acte, parfois lourde à porter (…)

 

Elle survit à l’avortement, se fait adopter et pardonne à sa mère biologique

Magnifique témoignage de Claire Culwell, une Américaine pro-vie qui a survécut à un avortement, contrairement à sa soeur jumelle :

Non seulement j’avais besoin de pardonner à ma mère biologique pour qu’elle puisse guérir, mais j’ai appris que je n’étais pas seule, que la personne qui avait été touchée par l’avortement était quelqu’un comme moi et quelqu’un comme vous. »

Claire Culwell, activiste pro-vie américaine, était l’invitée d’un podcast pour témoigner de l’histoire de sa naissance. Cette militante a survécu à l’avortement qui a mis fin à la vie de sa sœur jumelle. Mais ce n’est que quand elle a vu sa mère biologique pour la première fois que Claire a découvert toute cette histoire.

Quand Claire parle de la rencontre avec sa mère, elle parle d’un jour révélateur.

« Ce jour-là, alors que je regardais dans les yeux de ma mère biologique en voyant ses larmes en voyant ce que l’avortement lui avait fait, j’ai choisi de pardonner à ma première mère. Et je lui ai demandé si je pouvais partager cette histoire avec les gens parce que je savais que les empreintes digitales de Dieu étaient partout. Je savais qu’il y avait quelque chose de puissant chez une survivante d’un avortement. »

(…) Sa mère n’avait que 13 ans quand elle est tombée enceinte de jumelles. Au cours du cinquième mois de grossesse, elle subit un avortement tardif au cours duquel un des foetus survit. Un deuxième avortement tardif ne sera pas possible. Claire naîtra quelques mois plus tard. Elle sera adoptée par une famille chrétienne et ne connaîtra rien de cette histoire jusqu’à ce qu’elle rencontre à nouveau sa mère biologique.

« Non seulement j’avais besoin de pardonner à ma mère biologique pour qu’elle puisse guérir, mais j’ai appris que je n’étais pas seule, que la personne qui avait été touchée par l’avortement était quelqu’un comme moi et quelqu’un comme vous. »

Un jour, alors que Claire témoigne de son histoire, et que sa mère biologique fait partie de l’assistance, elle l’invite à monter sur l’estrade.

« Je l’ai amenée sur scène et nous avons pleuré. Je l’ai présentée aux gens pour la première fois et elle a saisi ma main et nous les avons soulevées ensemble. J’adore ce moment parce que c’était comme une victoire. La victoire sur ce qui nous est arrivé, la victoire sur ce que l’avortement a essayé de nous faire, a essayé de nous prendre. »

Et cette victoire revient à Dieu selon cette militante pro-vie :

« Dieu a vraiment transformé quelque chose qui a été fait pour le mal – pour mon mal, pour prendre ma vie, pour démembrer mon jumeau, pour blesser ma mère biologique. Il a pris ce mal et Il l’a transformé en quelque chose de bien. »

Ce jour-là, Claire a fait le choix de pardonner à sa mère biologique.

« Je choisis de pardonner, et je choisis de me concentrer sur le bien et l’espoir de l’histoire. »

Préparer la journée de la trisomie 21 par la prière

Hozana nous invite à préparer la journée mondiale de la trisomie 21 par 7 jours de prière en union avec les plus petits. Cette prière aura lieu du 21 mars (jour de cette journée mondiale) au 28. Une bonne occasion de réparer les graves péchés d’eugénisme commis par notre société et de nous mettre à l’école de ces âmes d’enfants.

Vous pouvez vous inscrire ici.

Dr Gérard Lefranc, RIP

On nous signale le rappel à Dieu, le 9 mars dernier, du Professeur Gérard Lefranc, à l’âge de 86 ans.
Professeur d’histologie à la Faculté de Médecine de Nantes, le Pr Lefranc a été un fervent défenseur de la vie de la conception à la mort naturelle.
Ses obsèques ont été célébrées au prieuré Saint Louis de Nantes le 12 mars, avant son inhumation dans le caveau familial (dans l’Yonne).

Requiescat in pace

Non à l’écologie punitive

Dans une tribune publiée sur Le Figarovox, une vingtaine de députés LR s’opposent au projet de loi constitutionnelle inscrivant la préservation de l’environnement à l’article 1er de la Constitution.

[…] Cette «écologie» qui se dessine a posteriori ne peut être que punitive: une association agréée fera un recours, réclamera des dommages et intérêts, et pouvoirs publics, entreprises, agriculteurs seront – après coup – jugés coupables d’avoir entrepris ou laissé se dérouler une action contribuant au réchauffement climatique.

Surtout, sur quels critères principaux le respect de ces nouvelles obligations constitutionnelles va-t-il être apprécié? Prenons l’exemple de l’implantation d’une usine sur un territoire: sera-t-elle perçue comme une nouvelle source d’artificialisation des sols et de pollution? Ou bien sera-t-elle considérée comme une relocalisation vertueuse qui abaissera les émissions de CO2 induites par le commerce international?

Au jeu des questions prioritaires de constitutionnalité (procédure qui permet à un justiciable de demander au Conseil constitutionnel de statuer sur une disposition législative qu’on prétend lui opposer lors d’un procès et qui, selon le requérant, porterait atteinte à un droit ou à une liberté garantie par la Constitution, NDLR), c’est tout notre droit qui pourra être révisé à l’aune de ces nouveaux impératifs, de façon totalement imprévisible.

Cette conception d’une écologie punitive est celle que Mme Pompili a inscrite dans l’autre texte en débat au Parlement: le projet de loi «portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets», ou projet de loi «climat», qui crée cinq nouvelles taxes et ne pose pas moins de huit interdictions. Ce projet de loi est une bombe à retardement sociale, puisqu’il assigne à résidence le monde rural et nos concitoyens les plus modestes et veut figer à jamais le développement économique.

Les mêmes qui limitent l’activité économique tolèrent toutes les agressions à nos paysages et à notre biodiversité lorsqu’elles viennent de l’éolien. […]

Comment l’épiscopat allemand va accueillir la note sur la bénédiction illicite des unions homosexuelles ?

La réponse publiée hier sur le site du Vatican, et la Note explicative de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui y est associée, pourrait faire un peu de bruit en Allemagne.

L’évêque de Mayence, Mgr Peter Kohlgraf, avait approuvé un recueil de bénédictions pour les couples de même sexe. Il précise :

« les célébrations ont eu lieu. En tant qu’évêque, puis-je annuler une bénédiction ? »

Mais il n’est pas seul. Il prend appui sur une réunion de la Commission pour le mariage et la famille de la Conférence épiscopale allemande, tenue le mercredi 4 décembre 2019 à Berlin. Au cours de cette réunion, un consensus s’était dégagé sur le fait que

« l’orientation sexuelle humaine s’exprime à la puberté et suppose une orientation hétérosexuelle ou homosexuelle [sic]. Les deux appartiennent aux formes normales de prédisposition sexuelle, qui ne peuvent ou ne doivent pas être modifiées par une socialisation spécifique. »

Le communiqué de la commission continuait :

« La question de savoir si l’interdiction de l’homosexualité par les autorités enseignantes [de l’Eglise] est toujours appropriée aujourd’hui, a fait l’objet d’une controverse. »

Hier, le président de la Conférence épiscopale allemande, Mgr Georg Bätzing, a réagi :

“Les points de vue avancés par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi doivent et vont bien sûr trouver leur place dans les discussions de la Voie Synodale”.

Dans sa lettre, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

“reflète l’état de l’enseignement de l’Église tel qu’il se reflète dans plusieurs documents romains”.

En Allemagne et dans d’autres parties de l’Église mondiale, il y a eu des discussions

“sur la manière dont ce développement de l’enseignement et de l’enseignement peut généralement être avancé avec des arguments solides – sur la base de vérités fondamentales de foi et de moralité, d’une réflexion théologique continue et également dans l’ouverture aux résultats récents des sciences humaines et aux conditions de vie des gens d’aujourd’hui ».

Il n’y a pas de réponses faciles à des questions comme celle-ci, a déclaré l’évêque. Sic.

Lundi après-midi, Mgr Bätzing a ajouté qu’il n’était “pas content” que le Vatican se soit impliqué dans le débat sur une bénédiction pour les couples de même sexe.

“Cela donne l’impression que le débat théologique, qui est actuellement débattu dans différentes parties de l’Église universelle, y compris ici en Allemagne, doit se terminer le plus rapidement possible”. “Parce que la discussion est menée de manière intensive et avec de bons arguments dans de nombreux endroits, et que les enquêtes théologiques sur la pratique pastorale aujourd’hui ne peuvent être simplement éliminées avec un mot de pouvoir”.

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services