Le projet de loi bioéthique pourrait revenir à l’Assemblée fin mai
Selon un article de L’Opinion :

Les équivoques de la lutte anti-sectes
La Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et lutte contre les dérives sectaires) définit ainsi la dérive sectaire:
Il s’agit d’un dévoiement de la liberté de pensée, d’opinion ou de religion qui porte atteinte à l’ordre public, aux lois ou aux règlements, aux droits fondamentaux, à la sécurité ou à l’intégrité des personnes. Elle se caractérise par la mise en œuvre, par un groupe organisé ou par un individu isolé, quelle que soit sa nature ou son activité, de pressions ou de techniques ayant pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter chez une personne un état de sujétion psychologique ou physique, la privant d’une partie de son libre arbitre, avec des conséquences dommageables pour cette personne, son entourage ou pour la société.
Il saute aux yeux que c’est un vaste fourre-tout et que cette notion de “lutte contre les sectes” est assez problématique dans un Etat qui refuse par principe toute idée de vérité religieuse (la seule lutte contre les “sectes” qui y soit alors possible est la lutte contre certains crimes et délits, allant de l’extorsion de fonds au viol, en passant par bien d’autres actes qui n’avaient pas besoin de la Miviludes pour êtres sanctionnés par le Code pénal).
En tout cas, depuis sa fondation (et même avant, car elle a remplacé en 2002 un organisme analogue), cette Miviludes semble être un peu “l’oeil de Moscou” pour surveiller “les religions” que l’Etat laïciste juge toujours inquiétantes pour la santé mentale de leurs adhérents (et bien sûr, cela vaut même – et peut-être surtout – pour la vraie religion que le laïcisme exècre d’une exécration de prédilection si j’ose dire!). C’est sans doute la raison pour laquelle plusieurs congrégations religieuses ou mouvements charismatiques se sont trouvés dans le collimateur de la “lutte anti-sectes”.
D’où ma surprise de lire dans le dernier rapport, récemment publié:
Sur les 2 800 saisines enregistrées en 2019, 41 % concernent le domaine de la santé et du bien-être, 24 % concernent la jeunesse ; 14 % relèvent des affaires économiques, du travail, de l’emploi ou de la formation professionnelle. Sur l’ensemble des saisines 25 % seulement ont un lien avec des croyances religieuses.
Vous avez bien lu: selon la Miviludes, seules 25% des saisines pour “dérives sectaires” ont un lien avec des croyances religieuses! (Et je serais curieux de savoir – mais je ne l’ai pas lu dans le rapport – combien parmi ces 25% concernent l’islam, combien la franc-maçonnerie et combien le christianisme.)
En tout cas, “rassurez-vous”, cette surprenante révélation n’implique aucun changement et on peut lire ensuite ce passage:
Ces petites structures peuvent se regrouper autour d’intérêts communs, organiser des évènements, des actions de lobbying, créer des portails thématiques…, faisant ainsi naître une nébuleuse d’associations ou de groupes informels aux liens complexes. Dans les mouvements religieux installés de longue date ou plus récemment sur le territoire, on observe que les discours apocalyptiques et prônant un idéal de pureté se multiplient, rencontrant une audience grandissante grâce à un prosélytisme intense. De même la théologie de la guérison et la théologie de la prospérité, prônées au sein d’organisations parfois à dimension internationale, comme dans de toutes petites structures, de plus en plus nombreuses, rencontrent un public plus large avec des risques de dérives graves (abus financiers, rupture de soins…). Trois dossiers concernant des associations religieuses, judiciarisés en 2020, illustrent des dérives perceptibles dans la mouvance chrétienne charismatique et évangélique, à mettre en lien avec l’émergence de nombreuses petites structures qui ne correspondent parfois qu’à la seule interprétation des textes par le fondateur. De même, la multiplication des lieux de retraite ou de stage de Yoga, de méditation ou d’initiation chamanique génère une augmentation du risque de dérives sectaires. L’ampleur des dons consentis, les ruptures avec l’entourage habituel, l’isolement social sont particulièrement présents dans les témoignages et il pourrait y avoir une multiplication des poursuites dans les années qui viennent. On observe aussi une banalisation des pratiques d’exorcisme qui peuvent être pour certaines extrêmement traumatisantes et dangereuses.
Une lecture superficielle donne l’impression d’un texte parfaitement anodin – et, après tout, on pourrait même se réjouir que la Miviludes s’inquiète des stages de yoga ou d’initiation chamanique qui peuvent effectivement être des moyens de prosélytisme pour le paganisme, voire des invocations démoniaques. Mais ce texte me laisse tout de même mal à l’aise: l’amalgame qui s’y trouve pratiqué risque, à terme, de disqualifier tout discours apocalyptique, toute action de lobbying, tout idéal de pureté, toute petite structure, toute retraite, tout prosélytisme, toute prière de guérison, ou tout exorcisme. Certes, cette interprétation ne s’impose pas, mais, quand on voit l’essor des prières de guérison ou la redécouverte de l’exorcisme dans certains secteurs du catholicisme, on ne peut s’empêcher de penser que l’appareil d’Etat met en place insidieusement les instruments de la répression à venir.
C’est arrivé un 16 mars…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
- le 16 mars 1185 : Baudouin IV de Jérusalem, Roi de Jérusalem, s’éteint à l’âge de 24 ans.
A son accession au trône, Baudouin IV a 13 ans. C’est le début d’un règne stupéfiant, de par l’âge du roi, mais surtout de par sa maladie : à l’adolescent on découvre qu’il est lépreux. Le petit roi accepte la croix, embrasse la Passion, et porte la charge du royaume sous la constante menace musulmane, en se fiant toujours à Dieu: « Fais ce que dois, advienne que pourra ».
A 17 ans, le roi Baudouin transforme une situation désespérée en victoire, grâce à une force de caractère surhumaine, face au redoutable Saladin (Salâh ad-Din).René Grousset a écrit:
« Le règne du malheureux jeune homme ne devait donc être qu’une longue agonie. Mais une agonie à cheval, face à l’ennemi, toute raidie dans le sentiment de la dignité royale, du devoir chrétien et des responsabilités de la couronne en ces heures tragiques, où au drame du roi répondait le drame du royaume ».
Le 24 novembre 1177, à 1 contre 20, il triomphe. Les chroniqueurs affirment que les forces des Turcs étaient « comme une mer » pendant la bataille de Mongisard. 26000 Turcs contre la petite armée de 400 chevaliers Francs. Michel le Syrien rapporte:
« Quand le Dieu qui fait paraître sa force dans les faibles, inspira le roi infirme… Il descendit de sa monture, se prosterna la face contre terre devant la Croix (les saintes reliques) et pria avec des larmes. A cette vue le cœur de tous ses soldats fut ému. Ils étendirent tous la main sur la croix et jurèrent de ne jamais fuir et, en cas de défaite, de regarder comme traître et apostat quiconque fuirait au lieu de mourir ».
Ce jour là, quelques centaines de Francs battirent la plus grande et plus forte armée jamais vue!
Saladin avait une telle estime de la qualité du jeune roi, qu’il suffit, que Baudouin IV soit annoncé pour qu’il lève le siège de Beyrouth prête à tomber entre ses mains! En décembre 1183, Saladin revient avec une puissante armée et une forte escadre égyptienne. Le roi domine alors le cadavre qu’il est devenu, convoque ses troupes et se fait porter en civière. Saladin est si effrayé qu’il choisit la fuite sans combattre. Le roi était lui-même le drapeau des Francs! La lèpre terrasse Baudouin à 24 ans. Il fut enterré au Golgotha, sur la colline où le Christ avait été crucifié.
- le 16 mars 1244 : les Cathares réfugiés dans le château de Montségur (Comté de Foix) se rendent.
En mai 1242, un détachement armé d’albigeois quitte Montségur pour Avignonet, où il massacre un groupe de religieux. En représailles, les troupes du Roi et du pape mettent le siège devant la forteresse pendant près d’un an. Au 1er mars 1244, l’armée croisée obtient la reddition de la garnison et anéantit le catharisme dans un ultime bûcher. Les assiégés ont quinze jours pour se décider individuellement. Les conditions de reddition particulièrement généreuses pour l’époque ne sont jamais évoquées par beaucoup d’historiens qui dans la lignée de Napoléon Peyrat. 200 albigeois choisissent eux-mêmes le bûcher.
Peyrat mythifie le site de Montségur par des pages romantiques et lyriques, mais sans réel fondement historique :
” Montségur est notre capitole sauvage ! Montségur est notre tabernacle aérien ! L’arche qui recueillit les débris de l’Aquitaine sur la mer de sang. Il est grand et saint, plein de mystères et de merveilles … “.
Entre autres erreur qu’il vulgarise il faut noter le fait que le catharisme n’est pas une religion populaire ni majoritaire dans le Languedoc, mais une hérésie de savants. Les documents laissés par les procès d’Inquisition montrent que les cathares étaient de petits aristocrates, de riches marchands, ou des notaires, des avocats.
Jean Guiraud, dans son excellent livre, que Jean Daujat considérait comme l’un des meilleurs livres d’histoire, Histoire-partiale-Histoire-vraie-tome-1-(Editions Beau-Chesne-Croit, pages 157 à 168) balaie rapidement toutes les erreurs historiques qui sont colportées sur les Albigeois et les deux croisades lancées contre eux.
- le 16 mars 1448 : début de la campagne de Normandie.
Le 16 mars 1448 marque, avec la reddition de la ville du Mans, le début de la campagne de Bretagne et de Normandie entre, d’un côté, le duché de Bretagne et le Royaume de France, et, de l’autre, le duché de Normandie et le Royaume d’Angleterre. Après une année de combats dans l’est de la France de 1448 à 1449, la victoire finale sera franco bretonne.
- le 16 mars 1517 : le concile du Latran déclare nulles et non avenues les résolutions prises lors du concile réuni à Pise de 1511 à 1512 à l’instigation du Roi de France et de l’Empereur.
Les deux souverains cherchaient à déposer le pape qui n’acceptait pas la main mise des pouvoirs politiques sur le clergé et es biens de l’Eglise.
- le 16 mars 1534 : l’Angleterre rompt toutes ses relations avec l’Église catholique.
Le Pape qui refuse le divorce d’Henri VIII, qui se nomme alors chef de l’Eglise d’Angleterre.
- le 16 mars 1578 : lettres patentes du Roi de France Henri III autorisant la construction du Pont Neuf sur la Seine à Paris.
Le pont Neuf est actuellement le plus vieux pont de Paris.
- le 16 mars 1608: les Jésuites obtiennent le droit de fonder les réductions du Paraguay.
Les premières Réductions furent installées au Pérou. Le but et d’évangéliser les indiens et de leur permettre d’échapper aux esclavagistes.
- le 16 mars 1649 : Jean de Brébeuf, missionnaire jésuite français au Canada, meurt martyrisé.Jean de Brébeuf est né le 25 mars 1593 à Condé-sur-Vire. En 1617, il entre chez les Jésuites, mais à cause de soucis de santé, il ne peut y rester que jusqu’à l’âge de 28 ans. C’est en 1625 qu’il arrive dans ce que l’on appelait la Nouvelle-France.
Il est capturé au cours d’une attaque. Il préfère demeurer avec ses fidèles au lieu de s’échapper et est traîné au village de Saint-Ignace où il est accueilli par une pluie de pierres, bastonné et lié au poteau de torture par les Iroquois. II subit les pires sévices avant de mourir à l’âge de 56 ans. Il a été canonisé le 29 juin 1930.Son crâne est préservé dans un reliquaire en or à l’Hôtel-Dieu de Québec. Il est un le saint patron du Canada.
- le 16 mars 1653: Lully est nommé “compositeur de la musique de chambre du Roi”
Il s’engage à composer chaque année un ballet. C’est lui qui écrivit l’hymne national français pour Louis XIV : « Grand Dieu sauve le Roi » que les Britanniques ont imité depuis.
- le 16 mars 1793 : prise de Vihiers par les Blancs.
Après la conquête de Cholet qui provoque le soulèvement de toute la Vendée entière sous les drapeaux de l’insurrection, Cathelineau s’empare de Vihiers, tenue par les gardes nationales de Saumur. Il leur enlève, près de Coron, le fameux canon donné par le Roi Louis XIII au château de Richelieu. Les Vendéens croient distinguer, sur la culasse, une image de la Vierge; ils le baptisent donc Marie-Jeanne, et ils en font leur palladium.
- le 16 mars 1808: Pie VII proteste avec véhémence en consistoire contre l’occupation de Rome par les troupes impériales.
Voir la chronique du 14 mars.
- le 16 mars 1812 : l’Autriche, alliée de la France, accepte de fournir une armée à Napoléon.
- le 16 mars 1906: suspension des inventaires des biens de l’Eglise.
À la suite de la loi de séparation de l’Église et de l’État, adoptée le 9 décembre 1905, un décret prévoyait de dresser un inventaire des biens du clergé. Mais cet inventaire suscite des tensions et des conflits. Pour faire face à ces troubles, Clemenceau, alors ministre de l’Intérieur, diffuse une circulaire confidentielle visant à faire cesser l’inventaire dans les cas où la force est nécessaire.
- le 16 mars 1935 : réarmement de l’Allemagne d’Adolf Hitler.
Contournant le traité de Versailles, Adolf Hitler réarme le Troisième Reich en rétablissant le service militaire obligatoire le 16 mars 1935. Quelques mois plus tard, la marine et l’armée de l’air sont réactivées sans réaction extérieure. La Wehrmacht remplace alors la Reichswehr, nom qui était donné à l’armée allemande par le traité de Versailles.
- le 16 mars 1914 : Mme Caillaux, femme de Joseph Caillaux, ministre des Finances et ancien président du Conseil, tue Gaston Calmette, directeur du Figaro.
- le 16 mars 2005 : un fonctionnaire des Impôts reconnaît être à l’origine de la disparition de dossiers fiscaux de six personnalités, dont ceux d’Hervé Gaymard et de Claude Chirac.
Face à la dérive des Césars, un cinéma catholique
De Daniel Rabourdin, réalisateur de “La rébellion cachée” et de “Promesse”, pour le Salon beige:
La triste cérémonie des Césars rappelle les privilèges dont les artistes du film approuvé par l’État bénéficient et ce qu’ils en font. Pour la plupart. Pendant ce temps, notre film PROMESSE filme du sain et du saint parmi les bêtes et dans les montagnes. Notre ambition: 3 millions de spectateurs à travers le monde et 10 000 vies de jeunes changées pour le mieux à jamais.
Un jeune descendant français de Louisiane fuit des chasseurs d’alligators et se retrouve en France à la recherche d’un grand-père disparu. Cinq jeune Français lui viennent en aide. Mais une promesse doit être faite.

Le film Promesse, qui en est au stage du « tournage du pilote », n’ira jamais aux Césars parce qu’il ne suivra jamais l’immoralité du système. Vous ne pouvez pas obtenir ces privilèges sans vous incliner auparavant devant le dogme politiquement correct. Au contraire, les valeurs de PROMESSE sont catholiques et en faveur du scoutisme authentique.
C’est pour toutes raisons, si vous voulez du film sain et saint pour vos enfants, que nous devrions tous prendre part aux films indépendants éthiques. Les chrétiens et les hommes libres (que le scoutisme a fait d’eux) doivent se réveiller. Ils doivent mettre à l’œuvre leurs forces, talents, communauté et avant cela s’en remettre au Seigneur Jésus-Christ. C’est comme pour les écoles libres.
Les chrétiens seront toujours différents. Aujourd’hui, ils ne peuvent se reposer sur “les autres”, sur “Pôle Emploi”, sur « l’étranger », sur « Mel Gibson ». Tout ceci, c’est la philosophie du “ça nous tombera tout rôti du ciel”. A quoi Kennedy répondait : « Cessons de demander ce que l’Etat fera pour nous et cherchons ce que nous pouvons faire pour le pays » . C’est peut-être ça aussi être le sel de la terre. Gardons cela en mémoire: nous n’arriverons à rien si nous restons spectateurs. Si nous voulons du film catholique et en faveur du scoutisme, nous devons agir, nous devons nous pousser, tirer et suer à de grands projets. Oui, c’est une révolution du comportement. Tout est à revoir.
Et c’est le meilleur qui pourrait nous arriver… C’est ainsi qu’on développe caractère et capacités. C’est ainsi qu’on respecte le public. C’est ainsi qu’on avance dans une vraie carrière. C’est ainsi que l’on crée des œuvres saines et saintes. C’est ainsi que sont faits des films chrétiens qui nous arrivent en France. Finalement, c’est ainsi que l’on marche avec la Providence divine.

Que pouvez-vous faire en faveur de tels films? Vis-à-vis du film PROMESSE, vous pouvez être bienfaiteur, sponsor, patron des arts, restaurateur d’équipe de tournage, figurant en août, prêteur de véhicule, conducteur, cameraman de qualité, ingénieur du son, maquilleuse, décorateur de plateau, dessinateur, designer graphique, mouvement scout qui soutient, patrouille libre qui installe des ponts sur les rivières, etc. Vous pouvez aussi rassembler d’autres soutiens sur internet, partager cet article (les “j’aime” sur Facebook ne suffisent plus à diffuser), partager par courriel à 50 amis, écrire des articles favorables, prier seul ou en groupe. Envoyez-moi un message et je vous rappelle aussitôt. Parlons peu, faisons vite, portons du fruit!
Vous en tirerez des bienfaits. Vous serez qualifiés pour l’industrie du film. Vous figurerez dans le générique d’un pilote de film vu par 200 000 personnes. Vous aurez rejoint une grande famille de gens passionnants partout dans le monde. Vous serez peut-être embauchés plus tard par des films de plus gros calibre (peut-être les nôtres!). Et votre B.A. sera accomplie!
Ne vous attendez pas au faste: nous sommes pauvres et nous travaillons ; nous ne voulons pas d’assurance chômage mais du beau travail, nous n’avalons pas le dogme d’Etat, mais nous lisons la Bible. C’est une vie dure et c’est une vie belle.
Aux spectateurs de la vie, Sainte Jeanne d’Arc disait en gros « Il est bien vrai que c’est Dieu qui donnera la victoire. Mais les hommes devront se battre d’abord». Battons-nous ! Ne perdons pas notre vie à nous battre pour la retraite. Battons-nous pour la vie éternelle, la passion scoute à transmettre aux jeunes. Voici un projet qui élèvera les plus beaux édifices pour le futur: de beaux enfants de Dieu.
Daniel Rabourdin, Directeur Catholique indépendant du film PROMESSE – un film d’aventure qu’on regarde pour se distraire et qui parlera du bon Dieu tout en valorisant le scoutisme.
Pour tout renseignement, rendez-vous ici.
Franc-maçons, assassinats, manoeuvres politiques…
Marianne a mené l’enquête sur la fameuse loge maçonnique, composée de barbouzes. On y découvre, pêle-mêle, un assassinat, deux autres tentatives, un passage à tabac, un flic à la retraite, un ancien des services de renseignement, membre de la franc-maçonnerie au sein de la loge Athanor au grade de maître au « 1er degré de maîtrise », qui communique avec la DGSE via un franc-maçon membre de ce service, un autre franc maçon, ex-journaliste et communicant, ancien vénérable de la loge Athanor, qui se présente comme « Templier », aujourd’hui dans la sécurité et l’intelligence économique, de l’argent liquide, un autre maçon de la loge Athanor, à la tête d’une école de coaching, un vol à l’arraché d’ordinateur, une fausse facture pour 10 000 euros, 70 000 euros pour un meurtre, la surveillance de messagerie, un autre « contrat » à 50 000 euros, une commande d’un maire sortant candidat à sa propre réélection, l’agression du soutien d’un opposant politique, un homme d’affaires corse, un passeport diplomatique d’un pays africain contre 75 000 euros, l’appel aux services de plusieurs fonctionnaires de police pour des consultations de fichiers administratifs protégés, trois personnalités politiques rémunérées pour effectuer du « lobbying » pour une société, parmi lesquelles un ancien député socialiste…
Il serait utile de connaître l’identité de tous les adhérents de cette loge maçonnique…
La complicité du ministère dans l’islamo-gauchisme
Malika Sorel-Sutter, essayiste et ancien membre du Haut Conseil à l’Intégration était invitée sur Sud Radio. Elle y rappelle quelques vérités :
Remettre les bénitiers en service à l’entrée des églises
La paroisse Saint-Charles à Marseille a recyclé des distributeurs automatique de savon en y mettant de l’eau bénite. Il suffit de placer sa main devant le capteur et l’eau coule…
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Eric Zemmour : « Il est curieux de rouvrir le dossier de l’euthanasie alors que depuis un an on ne parle que de sauver la vie des personnes les plus âgées »
Hier, dans l’émission Face à l’info sur CNews, Eric Zemmour a dénoncé les propositions de loi sur l’euthanasie :
« Je déteste le vocabulaire des partisans de l’euthanasie. (…) Le droit à mourir dans la dignité est une expression déplorable. Comme si les autres ne mouraient pas dans la dignité. La bataille politique est d’abord une bataille sémantique »
Il y a beaucoup d’imprécision dans cette séquence : il n’y a aucune distinction, par exemple, entre les soins nécessaires, comme l’hydratation et l’alimentation, et le fait de maintenir un agonisant en vie par un acharnement thérapeutique. Vincent Lambert, dont le cas est évoqué, n’était pas agonisant, mais lourdement handicapé.
L’Institut du Bon Pasteur souhaite acheter un presbytère à Bordeaux
L’Institut du Bon Pasteur souhaite acheter un presbytère pour sa maison mère de Bordeaux. Cependant seulement la moitié de la somme de 300 000€ a été réunie et c’est pourquoi l’IBP lance un appel aux dons.
L’institut du Bon Pasteur forme actuellement 35 séminaristes dans le diocèse de Chartres. Il rassemble 49 prêtres, au service d’une vingtaine de diocèses, en France mais aussi à l’étranger (Pologne, Colombie, Brésil, Italie, Ouganda…).
Créé en 2006 sous l’impulsion du Pape Benoit XVI et placé directement sous l’autorité du Saint-Siège, cette première implantation à Bordeaux constitue le siège de l’IBP. Or depuis 15 ans, cette Maison-Mère loue un petit appartement à fonds perdus. L’achat d’un presbytère avec un petit jardin permettra de recevoir les activités paroissiales, les prêtres et séminaristes de passage, les groupes de jeunes…
Le montant global est de 600 000 € ! L’IBP peut réunir la moitié de la somme et sollicite les fidèles pour réunir l’autre moitié.
C’est arrivé un 15 mars…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac.
Louise de Marillac naît le 12 août 1591 à Ferrières-en-Brie. On ne connaît pas sa mère mais on sait qu’elle est la fille de Louis Ier de Marillac, officier au service d’Henri III et d’Henri IV.
Après le décès de son père, Louise songe à entrer chez les Capucines du Faubourg Saint-honoré (dites « Filles de la Croix »). Elle fait tout d’abord vœu de « servir Dieu et son prochain » mais est refusée par le Provincial des Capucins.
Marié en 1612, veuve en 1625, elle vient de rencontrer le Père Vincent de Paul, qui a établi des confréries de Charité dans Paris. Elle se met sous sa direction. En 1628, son fils Pierre-Antoine entre au Séminaire de Saint Nicolas du Chardonnet. Louise dispose donc de davantage de temps pour se consacrer aux œuvres de Saint Vincent de Paul qui la charge de surveiller les Charités, de modifier leur règlement et de visiter celles des Provinces.
Le 5 février 1630, lors d’une messe, anniversaire de son mariage, en recevant la communion, elle fait l’expérience du mariage mystique avec le Christ. Elle la relate par ses mots :
« Il me sembla que Notre Seigneur me donnait pensée de Le recevoir comme l’époux de mon âme. »
Le 25 mars 1642, Louise et les quatre premières sœurs font le vœu de s’offrir totalement au Christ en la personne des pauvres. Les Filles de la Charité naissent. Très appréciées dans la France de Louis XIII, elles bénéficient de la protection d’Anne d’Autriche et de grandes familles comme les Gondi, Condé et Longueville. Les Filles de la Charité se répandent très vite dans trente villes du Royaume de France. L’ordre essaimera même jusqu’en Pologne. Le 15 mars 1660, Louise de Gras née de Marillac s’éteint, quelques mois avant Saint Vincent de Paul. Elle repose à présent dans la Maison-mère des Filles de la Charité de la Rue du Bac. Son corps, intact, y est toujours visible. L’Ordre des Filles de la Charité continuera d’attirer bien d’autres vocations et rendra d’énormes services jusqu’à la Révolution et même au-delà. Le 11 mars 1934, Pie XI la canonise.
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le 15 mars 931 : décès du pape Etienne VII.
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le 15 mars 1190 : Isabelle de Hainaut meurt en couches après avoir donné trois enfants à Philippe Auguste, dont Louis, père du futur Saint-Louis.
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le 15 mars 1371 : bataille de Bressuire.
Bertrand du Guesclin affronte les Anglais à Bressuire dans le Poitou. La bataille permet aux Français de récupérer la ville et son château fort, mais surtout l’intégralité du Poitou. Sa stratégie visant à multiplier les sièges, Bécherel, Guérande, Soubise… porte ses fruits puisque fin 1373, le Roi Charles V a également récupéré l’Aunis et la Saintonge.
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le 15 mars 1411 : la sentence d’excommunication de Jan Hus par le pape Grégoire XII est rendue publique.
L’excommunication du prêtre tchèque a été prononcée le 21 février. Ce dernier grand orateur, gonflé d’orgueil par son succès est allé jusqu’à s’opposer frontalement au pape et à rejeter plusieurs vérités de foi.
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le 15 mars 1492 : naissance d’Anne de Montmorency, connétable de France.
Militaire et homme d’état, il servira deux Rois de France, François 1er et Henri II. Ce compagnon d’armes du chevalier de Bayard est fait connétable de France en 1538.
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le 15 mars 1644 : Edit du Toisé.
Le contrôleur des Finances, un italien nommé Particelli, tente avec l’Édit du Toisé, de mettre en place un impôt foncier. S’appuyant sur le fait que les interdictions de construire dans les faubourgs de Paris n’ont pas été respectées, l’édit oblige les propriétaires desdits immeubles à payer un impôt de 50 sous par toise construite (une toise équivaut à environ 2 mètres). Il est abandonné en 1645.
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le 15 mars 1649 : le projet de paix de Rueil est accepté par l’Hôtel de ville de Paris.
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le 15 mars 1765 : l’Ecole de la Marine est renommée l’Ecole du Génie maritime.
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le 15 mars 1793 : prise de Vihiers par les Blancs.
Après la conquête de Cholet qui provoque le soulèvement de toute la Vendée sous les drapeaux de l’insurrection, Cathelineau s’empare de Vihiers, tenue par les gardes nationales de Saumur. Il leur enlève, près de Coron, le fameux canon donné par le Roi Louis XIII au château de Richelieu. Les Vendéens croient distinguer, sur la culasse, une image de la Vierge; ils le baptisent donc Marie-Jeanne, et en font leur palladium.
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le 15 mars 1850 : vote de la Loi Falloux, sur l’instruction publique.
Cette loi restaure en partie la liberté de l’enseignement. Les congrégations se voient faciliter l’ouverture d’établissement et les municipalités peuvent choisir des religieux comme enseignants dans leurs écoles primaires.
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le 15 mars 1874 : la France signe avec l’Annam un traité à Saigon.
Ce traité reconnaît la présence de la France en basse Cochinchine et lui accorde la liberté de navigation.
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le 15 mars 1879 : Jules Ferry présente deux projets de lois visant à retirer à l’Eglise catholique le droit d’enseigner.
« Jules Ferry détient le portefeuille de l’Instruction publique. Six semaines après son entrée en fonctions, le 15 mars 1879, il dépose deux projets de loi. Leur inspiration commune est la réduction de droits jusqu’alors reconnus à l’Église. Le premier projet exclut les membres du clergé du Conseil supérieur de l’Instruction publique et des conseils académiques institués par la loi Falloux. Le second, réformant la loi de 1875 sur l’enseignement supérieur, supprime les jurys universitaires mixtes (composés de représentants de l’enseignement public et de l’enseignement libre), et instaure le monopole de l’État sur la collation des grades.
Le second projet de loi contient une disposition vouée à déchaîner les passions, car elle prétend ôter aux religieux le droit d’enseigner. « Nul n’est admis, précise l’article 7, à diriger un établissement d’enseignement public ou privé, de quelque ordre qu’il soit, ni à y donner l’enseignement, s’il appartient à une congrégation non autorisée. » Cette ségrégation est ainsi justifiée par l’exposé des motifs : « La liberté d’enseignement n’existe pas pour les étrangers ; pourquoi serait-elle reconnue aux affiliés d’un ordre essentiellement étranger par le caractère de ses doctrines, la nature et le but de ses statuts et l’autorité de ses chefs ? » L’ordre stigmatisé par l’article 7, ce sont les jésuites. Au cours du débat parlementaire, Ferry le reconnaîtra explicitement. « Ce que nous visons, dira-t-il, ce sont uniquement les congrégations non autorisées, et parmi elles une congrégation qui non seulement n’est pas autorisée, mais qui est prohibée par toute notre histoire, la Compagnie de Jésus. Oui, c’est à elle que nous voulons arracher l’âme de la jeunesse française. »
[…] Cherchant à retirer la liberté d’enseigner à une catégorie de citoyens français, cette loi constitue, au sens le plus littéral, une loi d’exclusion.
Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 35)
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le 15 mars 1891 : Lyautey publie l’article “Du rôle social de l’Officier dans le service militaire universel” dans la “Revue des Deux Mondes”.
Lyautey publie anonymement son article.
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le 15 mars 1894 : la France et l’Allemagne fixent le tracé de la frontière entre le Congo et le Cameroun, et le long du fleuve Chari.
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le 15 mars 1939 : l’Allemagne occupe la Bohème Moravie.
Après les accords de Munich, l’annexion de territoire par la Pologne et la Hongrie, puis la sécession de la Slovaquie qui adopte un régime fascisant, Hitler poursuit son expansion territoriale.La Bohème Moravie est envahie par l’Allemagne nazie. C’est la fin de la Tchécoslovaquie ainsi que des Traités de Versailles et de Saint-Germain-en-Laye.
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le 15 mars 2012 : Merah, à scooter, tue à Montauban 2 militaires du 17èmeRGP, régiment de génie parachutiste.
Portugal : la Cour constitutionnelle rejette la loi sur l’euthanasie
La Cour constitutionnelle du Portugal, saisie par le président Marcelo Rebelo de Sousa, a retoqué lundi la loi dépénalisant l’euthanasie votée fin janvier par la majorité de gauche au Parlement, qui pourra toutefois la reformuler.
La Cour a jugé que les situations ouvrant la voie au suicide médicalement assisté n’étaient pas encadrées “avec l’indispensable rigueur”.
Voltaire, Proudhon, Marx et Engels, racistes et antisémites : quid de leurs statues ?
De Bernard Antony :
En Europe comme en Amérique s’amplifie un hystérique « antiracisme » anti-blanc, expression d’un furieux racisme en sens contraire.
Les fanatiques de la révolution culturelle entendent démolir tout ce qu’ils désignent comme faisant partie de la « cancel culture », nouvelle application du cri de l’Internationale : « Du passé faisons table rase ».
Il n’y a guère de grands personnages de notre histoire à échapper à leur frénésie d’en détruire ou pour le moins d’en souiller les monuments. Leur haine mémoricide s’est ainsi notamment portée en Angleterre contre une statue de Churchill, bien qu’il ait été le plus grand ennemi d’Hitler.
En France c’est, entre autres, contre l’évocation positive de l’œuvre du grand ministre Colbert qu’ils ont vitupéré et voilà que c’est maintenant du bicentenaire de la mort de Napoléon (5 mai 1821) dont ils veulent interdire toute commémoration patriotique.
Étonnamment pourtant, il y a pour le moment encore de très grands oubliés par l’Inquisition mémorielle.
- Le premier est Voltaire, toujours louangé dans les écoles en raison de ses combats pour la tolérance dont on ne cite guère certains propos :
-sur les « gens de couleur » : « les nègres, leurs yeux ronds, leur nez épaté et la mesure même de leur intelligence mettent entre eux et les autres espèces d’hommes des différences prodigieuses » ; ou encore « des nègres et des négresses transportés dans les pays les plus froids y produisent toujours des animaux de leur espèce » ( in « Essai sur les mœurs et l’Esprit des nations ». Ed Garnier 1969 – t 1, p 6).
– sur les femmes : « La supériorité de l’homme sur la femme est une chose entièrement naturelle ; c’est l’effet de la force du corps et même de l’esprit » (in « Dictionnaire philosophique » 1764, Ed Garnier-Flammarion 1964, puis 1997 – p 210).
Ce Voltaire enfin aussi obsessionnellement antisémite que férocement anti-catholique. Contentons-nous ici de citer un seul mot sur Jésus-Christ : « Né dans un village juif, et donc d’une race de voleurs et de prostituées » (in « Questions sur l’Encyclopédie » 1770, p 1380).
- Nous mettrons en second Proudhon, le père du socialisme à la française : « Le Juif est l’ennemi du genre humain », « Il faut au plus tôt renvoyer cette race en Asie ou l’exterminer » ( in « Marx et son époque » par Arthur Conte – Ed Fernand Nathan).
- Marx et Engels
Les pères fondateurs du communisme moderne (Lénine fera le trio) ont toujours leur monument en bronze à Berlin au Marx-Engels-Forum, un parc public créé en leur honneur temps de la RDA. Karl Marx avait pour gendre (mari de sa fille Laura) le journaliste et économiste socialiste Paul Lafargue. Il fallait que ce dernier soit un homme de bonne composition. En effet, comme il était un mulâtre, (né à Cuba) les deux grands rédacteurs du « Manifeste du Parti communiste », imprégnés d’évolutionnisme darwinien, ne lui épargnaient pas des sarcasmes de mauvais goût.
Ainsi, le 26 avril 1887, Engels, apprenant que Lafargue est candidat aux élections municipales à Paris dans le 5° arrondissement, écrit à Laura : « Mes félicitations à Paul, le candidat du jardin des Plantes et des animaux. En tant que nègre, d’un degré plus proche du règne animal que nous tous, il est sans doute le représentant le plus qualifié de ce quartier » (in « Friedrich Engels, Paul et Laura Lafargue », Correspondance. Ed sociales).
De l’humour bien sûr, au deuxième degré, bien sûr. Mais comment réagirait aujourd’hui M. Edwy Plenel découvrant une semblable lettre ?
Et pour terminer, on n’aurait que l’embarras du choix dans l’ample prose antisémite de Karl Marx qui, bien que lui-même d’origine juive, abhorrait le peuple de la Bible.
La haine des juifs, c’était peut-être le seul point sur lequel il ne s’opposait pas à Proudhon !
Mais quand il écrivait à propos du révolutionnaire Ferdinand Lassalle (qui l’exaspérait en raison de son activisme débridé) qu’il était « un nègre juif », n’y avait-il pas l’expression de sa double charge de mépris raciste et antisémite ?
Observons que pourtant les « islamo-gauchistes » ne s’en sont pas encore pris aux statues de glorification de Marx et Engels, que ce soit à Berlin ou à Trèves.
L’explication ne réside-t-elle pas dans le fait que l’antisémitisme de Karl Marx ne leur est pas secrètement antipathique ?
Le pape François serait inquiet des risques de voir Marine Le Pen gagner en 2022
Le pape François prend à nouveau le risque de troubler ou même de diviser les catholiques français avec une telle prise de position bien éloignée du jugement prudentiel demandé au laïcs.
Après s’en être pris violemment à Matteo Salvini en août 2019, en mettant sur le même plan souverainisme et totalitarisme nazi, le pape François vient de s’immiscer dans la politique française en exprimant sa crainte de voir Marine le Pen élue en 2022. Il s’est exprimé lors d’une audience accordée à des activistes écologistes, qui se sont empressés de médiatiser les propos tenus :
Le pape François s’invite dans le débat politique en France. Lors d’une audience de quarante minutes, le souverain pontife a reçu, ce lundi 15 mars, le « gardien » de la Convention citoyenne pour le climat, Cyril Dion, l’entrepreneuse engagée Eva Sadoun et le fondateur du mouvement Coexister Samuel Grzybowski (…)
“Au cours de la réunion, le pape s’est notamment inquiété des risques de voir le Rassemblement national remporter remporter la prochaine élection présidentielle : « Un ami m’a dit : “En France, si on continue comme ça, on aura Marine Le Pen présidente”. Je ne veux pas être désagréable ou dire à votre pays ce qu’il doit faire. Mais c’est inquiétant. […] Je suis inquiet de la montée des populismes. Mais l’antidote, c’est un mouvement populaire. Et écouter ce mouvement. Il faut opposer au populisme le “popularisme”. », a-t-il confié. Selon le souverain pontife, le parti de Marine le Pen présenterait des idéologies qui « enferment les peuples et limitent leur créativité spontanée (…)
Le pape François demande donc de s’opposer au “populisme” par le “popularisme” alors même qu’il avait déclaré se méfier des termes en “isme” :
Les populismes nous mènent aux souverainismes : ce suffixe en “isme”ne fait jamais du bien
Marine Le Pen a immédiatement réagi en publiant un tweet tout à fait légitime :
“Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu”…
Je suis convaincue que de nombreux croyants seraient ravis que le Pape s’occupe de ce qui se passe dans les églises plutôt que dans les urnes. Que chacun fasse ce pour quoi il est destiné. MLP https://t.co/44Lta4oS1H
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) March 15, 2021
Marine Le Pen devrait plutôt se réjouir de constater que la probabilité de sa victoire en 2022 est évoqué au plus haut sommet du Vatican…
Philippe de Villiers : “On est censé sauver les personnes âgées dans les EHPAD et on propose désormais de les euthanasier”
Philippe de Villiers commente la cérémonie des Césars pour Boulevard Voltaire :
Quand on perd le sens du beau, du bien et du vrai, on va lentement vers le pourrissement dans une atmosphère mortifère. Nous sommes dans une époque glauque, avec un gouvernement qui entretient la mort ambiante au nom de la protection de la vie.
En ce moment même où on est censé protéger la vie, il y a une proposition de loi qui est en train de passer au Sénat et à l’Assemblée nationale de la part de En Marche pour prévoir l’euthanasie. On est censé sauver les personnes âgées dans les EHPAD et on propose désormais de les euthanasier. Ces gens sont horribles. Je ne peux plus les voir. Il faut qu’ils s’en aillent tous.
Est-ce l’époque tout entière qui est à jeter ?
C’est une époque glauque. Il faut retrouver ce qui relève de l’absolu. Lorsqu’on est Français, la France. Lorsqu’on est humain, le beau. Sans la France et sans le beau, on se vautre. Vendredi soir, c’était la décomposition du cadavre.
Vaccin AstraZenica : Il ne restera bientôt plus que la France pour l’injecter… [Add.]
L’Allemagne vient rejoindre aujourd’hui la liste des 15 pays, dont 13 en Europe (Pays-Bas, Norvège, Danemark, Islande, Bulgarie, Italie, Estonie, Lituanie, Lettonie, Luxembourg, Roumanie et Autriche) qui ont déjà totalement ou partiellement suspendu la vaccination avec le vaccin AstraZeneca :
Les turbulences se multiplient pour le vaccin anti- Covid-19 d’astraZeneca. L’Allemagne vient d’annoncer suspendre son utilisation. Et ce “à titre préventif” après le signalement d’effets secondaires, a annoncé lundi le ministère de la Santé. L’institut médical Paul-Ehrlich, qui conseille le gouvernement, “estime que d’autres examens (sont) nécessaires”, après des cas de formation de caillots sanguins chez des personnes vaccinées en Europe, a précisé un porte-parole du ministère.
En France, les pompiers des Bouches-du-Rhône refusent désormais ce vaccin tandis que Jean Castex appelle à avoir confiance car il ne veut pas prendre de retard dans la campagne de vaccination.
“À ce stade, il faut avoir confiance dans ce vaccin et se faire vacciner, je le dis de la façon la plus solennelle, sinon on aura des retards dans la vaccination, les Françaises et Français seront moins protégés et la crise sanitaire durera longtemps. On n’a pas suspendu parce que nous ne disposons pas, au contraire, d’éléments qui nous conduisent en France à suspendre cette vaccination”
C’est à se demander si ce ne sont pas les “abrutis” du dessin de Xavier Gorce qui avaient raison…

Addendum :
Emmanuel Macron a finalement annoncé aujourd’hui la suspension de la campagne de vaccination avec le vaccin AztraZenica au moins pendant 24 heures :
Emmanuel Macron a annoncé lundi 15 mars depuis Montauban (Tarn-et-Garonne) que la France suspendait également l’administration de ce vaccin contre le Covid-19. “La décision qui a été prise(…) est de suspendre, par précaution, la vaccination avec AstraZeneca, en espérant la reprendre vite si l’avis de l’EMA le permet“, a déclaré le président de la République. L’avis de l’Agence européenne des médicaments sur le sérum d’Astrazeneca doit intervenir “demain après-midi” selon lui.
American First : Joe Biden refuse de livrer 30 millions de doses du vaccin Astrazeneca commandées pour l’UE
Si Donald Trump était encore président des Etats-Unis, que n’aurait-on pas entendu comme critiques devant cette décision :
Selon le quotidien américain New York Times, environ 30 millions de doses du vaccin Astrazeneca commandées par l’Europe dorment dans le site de production de West Chester dans l’Ohio, aux États-Unis. Des dizaines de millions d’autres attendent d’être mises en flacon cette fois dans le Maryland. Une situation qui pèse pour l’Europe, qui manque de doses pour vacciner sa population, à cause des retards de livraison d’AstraZeneca.
Malgré les demandes de l’Europe, les États-Unis refusent de partager le stock inutilisé alors que le vaccin n’est pas encore autorisé sur le territoire par les autorités sanitaires américaines.
Selon l’agence Reuters, la Commission européenne aurait été directement informée par les autorités américaines jeudi 11 mars. Le président américain Joe Biden souhaite d’abord prioriser sa population selon le New York Times : “Si nous avons un surplus, nous le partagerons avec le reste du monde. Nous voulons d’abord être sûr que tous les américains ont été vaccinés”
Le Vatican répond officiellement : “La bénédiction des unions homosexuelles ne peut être considérée comme licite”
Le Vatican répond officiellement à une “dubia” formulée ainsi : “L’Église dispose-t-elle du pouvoir de bénir des unions de personnes du même sexe ?” La réponse a été publiée aujourd’hui sur le site du Vatican qui précise que la réponse figure dans la Note explicative de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, datée du 22 février 2021, à la publication de laquelle le pape François lui-même a consenti.
Dans le préambule du texte publié du 22 février, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi reconnait que « Dans certains milieux ecclésiaux se diffusent aujourd’hui des projets et des propositions de bénédictions pour les unions entre personnes du même sexe ». Une clarification était donc nécessaire :
La présente intervention de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi est une réponse à une question – en termes classiques, à un dubium – soulevée, comme c’est normalement le cas, par des pasteurs et des fidèles qui ont besoin d’une clarification de principe sur un sujet controversé. Face à l’incertitude suscitée par des déclarations ou des pratiques problématiques dans des domaines décisifs pour la vie chrétienne, il est demandé de répondre par l’affirmative ou la négative, puis d’exposer les arguments qui soutiennent la position adoptée. Le but de l’intervention est de soutenir l’Église universelle pour mieux correspondre aux exigences de l’Évangile, de régler les controverses et de favoriser une saine communion dans le peuple saint de Dieu.
La question disputée intervient dans le cadre de la « volonté sincère d’accueil et d’accompagnement des personnes homosexuelles, auxquelles sont proposés des cheminements de croissance dans la foi » (Note explicative), comme l’a indiqué le Saint-Père François, à l’issue de deux Assemblées synodales sur la famille : « afin que ceux qui manifestent une tendance homosexuelle puissent bénéficier de l’aide nécessaire pour comprendre et réaliser pleinement la volonté de Dieu dans leur vie » (Exhortation apostolique Amoris laetitia, n. 250). Il s’agit d’une invitation à évaluer avec un discernement approprié les projets et les propositions pastorales proposés à cet égard. Dans ce cadre, il y a aussi les bénédictions données aux unions de personnes du même sexe. Il est dès lors demandé si l’Église a le pouvoir de donner sa bénédiction : c’est la formule contenue dans le quaesitum.
La réponse – le Responsum ad dubium – est expliquée et motivée dans la Note explicative ci-jointe de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, datée du 22 février 2021, à la publication de laquelle le pape François lui-même a consenti.
La Note est centrée sur la distinction fondamentale et décisive entre les personnes et l’union. De sorte que le jugement négatif sur la bénédiction des unions de personnes du même sexe n’implique pas un jugement sur les personnes.
Les personnes avant tout. Vaut pour elles, et c’est un point de non-retour, ce qui est déclaré au n. 4 des Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles de la même Congrégation et rappelé par le Catéchisme de l’Église catholique : « Selon l’enseignement de l’Église, les hommes et les femmes avec des tendances homosexuelles “doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste” (2358) ». Cet enseignement est rappelé et réitéré par la Note.
Quant aux unions de personnes du même sexe, la réponse au dubium « déclare illicite toute forme de bénédiction qui tend à reconnaître leurs unions ». Illicéité que la Note explicative renvoie à un triple ordre de raisons, en relation les unes avec les autres.
La première est donnée par la vérité et la valeur des bénédictions. Celles-ci appartiennent au genre des sacramentaux, lesquels sont des « actions liturgiques de l’Église » qui demandent une cohérence de vie avec ce qu’ils signifient et engendrent. Significations et effets de la grâce que la Note expose de manière concise. Par conséquent, une bénédiction sur une relation humaine exige que celle-ci soit ordonnée à la réception et à l’expression du bien qui lui est dit et donné.
Nous en arrivons ainsi à la deuxième raison : l’ordre qui rend apte à recevoir le don est fonction des « desseins de Dieu inscrits dans la Création et pleinement révélés par le Christ Seigneur ». Desseins auxquels ne répondent pas les « relations ou partenariats, même stables, qui impliquent une pratique sexuelle hors mariage », c’est-à-dire « hors de l’union indissoluble d’un homme et d’une femme, ouverte en soi à la transmission de la vie ». C’est le cas des unions entre personnes du même sexe. Pas seulement de celles-ci, cependant, comme si le problème ne se posait que pour de telles unions, mais de toute union qui entraîne l’exercice de la sexualité en dehors du mariage, ce qui est illicite du point de vue moral, selon l’enseignement continu du Magistère de l’Église.
Cela suppose un pouvoir que l’Église n’a pas, car elle ne peut pas disposer des desseins de Dieu, qui seraient autrement désavoués et niés. L’Église n’est pas l’arbitre de ces desseins et des vérités de vie qu’ils expriment, mais leur fidèle interprète et messagère.
La troisième raison est donnée par l’erreur, à laquelle on serait facilement conduit, d’assimiler la bénédiction des unions de personnes du même sexe à celle des unions matrimoniales. En raison de la relation que les bénédictions sur les personnes entretiennent avec les sacrements, la bénédiction de telles unions pourrait d’une certaine manière constituer « une imitation ou un renvoi analogique à la bénédiction nuptiale », donnée à l’homme et à la femme unis dans le sacrement du mariage. Ce qui serait erroné et fallacieux.
Pour les raisons indiquées ci-dessus, « la bénédiction des unions homosexuelles ne peut être considérée comme licite ». Cette déclaration ne porte en rien préjudice à la considération humaine et chrétienne dans laquelle l’Église tient chaque personne. À tel point que la réponse au dubium « n’exclut pas l’octroi de bénédictions individuelles aux personnes à tendance homosexuelle, qui manifestent le désir de vivre en fidélité aux desseins révélés de Dieu, comme le propose l’enseignement de l’Église ».
Hommage à Traoré, vulgarité, propagande politique : la pitoyable soirée des Césars des bourgeois bohèmes narcissiques
Alors que le cinéma français, hors crise COVID, ne survit que grâce aux subventions et pour faire, le plus souvent, des films inintéressants, vulgaires ou engagés, il devient insupportable que des “acteurs” de seconde zone essaient de se faire un nom ou tentent de passer des messages politiques et transgressifs à l’occasion des cérémonies des Césars.
Voici la vision de Michel Taube :
“(…) Pour que les vieux qui ont eu le droit de sortir de l’EHPAD à Noël aillent à la messe puisqu’on est un pays laïque… (…) Évidemment, une certaine presse de la bienpensance s’est empressée de féliciter Marina Foïs, comme elle trouva de la grandeur et de la beauté dans une cérémonie d’un mauvais goût prononcé (…)
Islamo-gauchisme revendiqué, violences policières, hommage à Adama Traoré, loi de sécurité intérieure accusée de fascisme, allusion déplacée à la commémoration de Napoléon et légitimation du déboulonnage des statues, glorification des minorités, notamment racisées, vulgarité scatologique, médiocrité à tous les étages…C’est à cela que se résume la 46ème cérémonie des Césars du Cinéma. Du cinéma, vraiment ? La médiocrité, comme le talent, n’a pas de couleur. Mais quand la couleur, ou l’idéologie deviennent le critère dominant de l’expression artistique, elle ne peut que favoriser la médiocrité (…)
Y’aura-t-il une prise de conscience de la part du vrai monde du cinéma ? Ou ce déplorable « spectacle » n’est-il que la première étape de la décadence et de la mort du cinéma français ? (…)
L’an passé, nous avons eu droit aux Césars de l’hypocrisie. Cette année, la médiocrité excrémentielle fut donc à l’honneur.”
Concluons donc… Jamais film primé n’avait été mieux choisi pour dire ce que l’on pense de cette cérémonie des Césars, à oublier très vite : « Adieu les cons » !
Gérard Jugnot, malgré un prix reçu, n’a pas apprécié le nombrilisme du milieu :
Ce n’est pas ça qui va donner envie aux gens de retourner au cinéma. La soirée aurait pu être militante et politique avec un peu de légèreté et d’humour. C’est vrai qu’on souffre mais nous ne sommes pas les seuls. Il ne faudrait pas faire croire aux gens qu’il n’y a que les artistes qui souffrent dans cette période.
Jean-Marie Bigard, rappelant qu’il n’est «jamais invité aux Césars» à cause de son côté «trop beauf, trop vulgaire», en a profité pour faire une critique acerbe de l’intellectualisme du cinéma français (voir son tweet) :
Je ne corresponds pas à l’image que le milieu parisien se fait de la véritable Culture. Je les comprends
Mais c’est Gilles-William Goldnadel qui a trouvé les mots les plus justes pour décrire cette soirée pitoyable des Césars :
“L’académie des César porte très bien son nom, tant son esprit académique, qui se caractérise par son conformisme bourgeois bohème, est arrivé à son point extrême. Très sincèrement, je pense aujourd’hui que l’acteur français moyen, très moyen même, n’impressionne plus grand monde. En dépit de ses efforts pathétiques, le spectateur ordinaire ne considère pas celui-ci comme disposant d’une intelligence, d’une culture ou d’une générosité extraordinaires. Je suis même persuadé qu’après la prestation de vendredi soir, il sera même assuré du contraire. Avec un excellent dossier à l’appui (…)
Cette année, un acteur coloré, dont je n’avais jamais entendu parler, et qui venait d’être récompensé, a cru devoir, sous les applaudissements, rendre un hommage appuyé à Adama Traoré. Au-delà du fait que la vérité judiciaire sur son prétendu calvaire policier soit parfaitement contestable et contestée et, au demeurant, en cours de contestation, chacun sait également que le défunt délinquant a été mis en cause pour avoir forcé l’un de ses co-détenus à pratiquer sur lui une fellation sous la menace d’une fourchette. J’ajoute qu’il ne s’agit pas d’une simple spéculation puisque la victime, ne pouvant plus s’en prendre à feu le précité, a obtenu une indemnisation judiciaire pour prix de son préjudice (…)
Pour le reste, nos bourgeois bohèmes narcissiques eurent droit, à titre complémentaire, aux péroraisons prolétariennes de Mlle Balibar en tailleur Chanel, aux plaisanteries scatologiques de Mlle Foïs, ainsi qu’à un strip-tease au profit de ces intermittents du spectacle, bien plus choyés que beaucoup de travailleurs permanents, et qui se voulait sans doute transgressif, par une dame à la fesse triste qui, l’an passé, s’en prenait courageusement aux blancs catholiques de droite. Elle s’appelle, je crois, Masiero et s’est fait un petit nom à la télévision. La seule chose de prémonitoire dans cette soirée crépusculaire qui signe l’agonie du septième art français et qui sera le mot de la fin : Mort aux cons !”
Si nos choix personnels et politiques sont déterminés par la volonté d’éviter la mort, nous ne ferons qu’empêcher la vie.
Dans le numéro de la Nef du mois de mars, François-Xavier Bellamy évoque le recul des liberté dans nos démocraties. A propos de la crise sanitaire, il bat en brèche cette idée que Macron défendrait la vie à tout prix ce qui ferait de lui le premier président pro-vie.
“(…) Je suis frappé cependant de constater que notre État s’est distingué par des restrictions de liberté bien plus contraignantes qu’ailleurs, jusqu’à l’absurde – quel autre gouvernement aurait pu imaginer une jauge de trente personnes pour la plus petite chapelle comme pour la cathédrale de Chartres ? Et cela sans résultat probant, puisque nous avons autant de morts par habitant que la Suède, qui n’a jamais confiné…
Le plus préoccupant, c’est avant tout l’état d’esprit dont cela témoigne. Nous n’avons pas le sentiment que nos dirigeants aient eu la main tremblante au moment de suspendre nos libertés fondamentales ; au Royaume-Uni, Boris Johnson a consacré ses vœux du 31 décembre à une réflexion sur le caractère dangereux et exceptionnel de cette période dans laquelle les pouvoirs publics ont dû fermer les restaurants et expliquer aux citoyens comment bien éternuer ; en France au contraire, le gouvernement n’a eu aucun complexe pour multiplier les contraintes, certaines contradictoires, d’autres manifestement inutiles comme le port du masque en extérieur… La « guerre » déclarée au virus a justifié un « quoiqu’il en coûte » qui a totalement désinhibé l’intervention publique dans l’économie, mais aussi dans nos vies.
Il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir, en effet, car ces choix révèlent un problème de fond : le président déclarait que « rien n’est plus important qu’une vie humaine ». D’un point de vue éthique, il est juste de reconnaître à la vie humaine une valeur absolue, de ne pas la faire entrer dans un calcul.
Mais cela suppose de reconnaître ce qui fait qu’une vie est pleinement humaine, et pas seulement une persistance organique… Si nos choix personnels et politiques sont déterminés par la volonté d’éviter la mort, nous ne ferons qu’empêcher la vie. Il faudra interdire le travail, qui fatigue, les déplacements, qui exposent à bien des risques, tout contact, source de contamination possible. Et finalement renoncer à la liberté, qui, comme le rappelait Hegel, aura toujours besoin d’être défendue un jour au péril de la vie… (…)”
Les conséquences économiques, sociales, psychologiques risquent de causer plus de dégâts que le Covid-19
Extrait d’une tribune de Jean-Loup Bonnamy dans le dernier numéro de la Nef (intégrale ici). La partie que nous reproduisons reflète assez bien la situation :
“73ème.
Telle est notre exécrable position dans le classement des pays au regard de leur gestion de la crise du Covid-19 publié par l’institut australien Lowy. Triste contre-performance pour la sixième puissance mondiale. Et le journal allemand Die Zeit qualifiait la France confinée « d’Absurdistan ». L’erreur de la France a été d’axer toute sa stratégie sur une approche punitive et restrictive (confinement, couvre-feu, fermeture des bars et restaurants…) destinée à faire baisser la circulation du virus.
Or, cette logique pose deux graves problèmes. D’une part, le remède pourrait être pire que le mal. Les conséquences économiques, sociales, psychologiques risquent de causer plus de dégâts que le Covid-19. Ainsi on justifie les restrictions par la nécessité de sauver l’hôpital. Mais les effets économiques du confinement menacent notre système hospitalier. En effet, c’est l’activité économique qui, grâce à des impôts et à des cotisations, finance notre système hospitalier. Si on contracte l’activité, il y aura moins de rentrées fiscales et sociales et donc moins d’hôpitaux, moins de lits, moins de respirateurs avec des soignants moins nombreux et moins bien payés !
D’autre part, rien ne prouve l’efficacité sanitaire du confinement. Taïwan n’a pas confiné et n’a eu que sept morts. L’Argentine et le Pérou ont opté pour des confinements très longs et très durs, mais affichent un nombre de morts record. La Suède, sans confinement ni couvre-feu, n’a pas plus de morts par habitant que la France : les deux pays ont connu le même recul de l’épidémie à l’été 2020 puis le même rebond. Le 29 janvier, le Président Macron décidait de ne pas reconfiner. Trois semaines plus tard, les cas de Covid étaient toujours en baisse.
Le virus est un phénomène naturel, il évolue en partie indépendamment des efforts humains. Sa circulation est influencée par des facteurs sur lesquels l’action humaine n’a pas de prise (climat, degré d’immunité de la population…), voire par des facteurs qui échappent à notre compréhension. La stratégie du tout-restrictif n’est donc peut-être pas optimale.
En plus de cela, le conformisme et les obsessions réglementaires de l’administration nous ont rendus incapables de réagir avec rapidité, pragmatisme et efficacité à la crise. Ainsi, durant le premier confinement, nous avons entendu dire à longueur de journée que nous manquions de place dans les hôpitaux. C’était hélas tout à fait vrai. Pourtant, les cliniques privées proposaient des chambres pour accueillir des patients. Mais, fin mars, au bout de quinze jours de confinement, l’offre n’était toujours pas saisie par le ministère de la Santé, dont la technostructure méprise les cliniques privées. Sur les réseaux sociaux, certains infirmiers en cliniques privées déclaraient même être au chômage partiel tandis que leurs établissements étaient déserts. Le contribuable a payé des TGV pour évacuer des malades à l’autre bout du pays alors que des cliniques vides étaient disponibles à quelques centaines de mètres. Nous vivons donc dans une situation ubuesque où l’État a imposé des mesures coûteuses et à l’efficacité douteuse mais n’a pas été en mesure de fournir rapidement ce qui marche (lits supplémentaires, tests, vaccins…).”
Voir (enfin) ce que l’on voit
Hervé Rolland écrit dans le nouveau numéro de l’Appel de Chartres :
“Il faut toujours dire ce que l’on voit. Surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit.” (Charles Péguy in Notre jeunesse, 1910).
Phrase qui pourrait surprendre. Et pourtant, Péguy a raison ! Le mal d’aujourd’hui, c’est l’incapacité de certaines personnes de voir… ce qu’elles voient. Un glissement s’opère depuis quelques décennies qui affecte responsables politiques, journalistes, enseignants, chefs d’entreprise même et, à la fin, chacun de nous, tous victimes d’un étrange problème de vision.
Ce glissement nous vient des universités américaines et des « penseurs » de la nouvelle modernité. Rappelons- nous, cela a subtilement commencé avec le politiquement correct : il y avait les bonnes idées et les mauvaises, « politiquement incorrectes ». Sur quel critère ? Les bonnes étaient progressistes, les autres conservatrices, donc à rejeter. Le terrorisme intellectuel soft.
Au début, on n’y prête pas attention et on a tort. Car, à force de répétition par la classe médiatique qui œuvre en caisse de résonance, on finit par s’y habituer. Et on finit aussi par craindre de défendre les positions qu’on sait justes, parce qu’elles sont qualifiées de “non politiquement correctes”. Résultat : on s’auto-censure.
Progressistes toujours insatisfaits, les universitaires américains en pointe et leurs suiveurs européens n’en sont évidemment pas restés là. En pratique, le glissement idéologique s’est poursuivi avec un biais systématique : un refus de voir toute la réalité.
Un exemple récent : Nancy Pelosi, puissante présidente démocrate de la Chambre des Représentants des États- Unis, confrontée aux chiffres factuels alarmants de l’immigration a ce mot inouï : “I reject your facts“. Rejeter les faits, la meilleure façon de ne pas voir ce que l’on voit. On croit relire le père Ubu : “Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple“.
Du reste, on se rappelle la stupeur (et la fureur) des progressistes devant le vote britannique en faveur du Brexit ou l’élection de Donald Trump. Ils ne voulaient absolument pas voir ce qu’ils voyaient ! Trump élu ? C’est sûrement un coup informatique de Poutine !
Aujourd’hui, la pensée unique va un cran plus loin : pour éviter un autre “Trump”, il faut faire taire ceux qui “pensent mal”. Des entreprises (Twitter, Facebook, Google, YouTube, etc.) décident de bloquer ou d’annuler leurs comptes. Le glissement est brutal : ce ne sont plus les États et les tribunaux mais des entreprises privées qui inventent désormais le droit (selon la doxa progressiste) et décident de la liberté d’expression (ou pas). Là, c’est le terrorisme intellectuel hard, mené par le secteur privé (conseillé par les politiques) !
C’est la « cancel culture », en d’autres termes, la censure pure et simple. On supprime ce (et ceux) qui gêne(nt), on réécrit les textes, on déboulonne les statues de personnalités réputées violentes, racistes ou simplement pas assez modernes. Les exemples de cette purge sont légion, chaque jour apporte son lot d’inepties : les anciens films de Disney, Winston Churchill, Abraham Lincoln (qui a pourtant lutté contre l’esclavage), de Gaulle, Jules Ferry, la réécriture de Molière, la culpabilité de l’homme blanc, etc.
« Cancel culture » d’un côté et, de l’autre, refus de voir ce que tout le monde voit, comme la montée de l’islamisme ou de la violence. Les commentaires récents des médias « mainstream » sur la ville de Trappes, par exemple, feraient presque sourire : c’est la nouvelle Pravda.
Toute cette agitation vise un but précis : une pensée rétrécie, conditionnée, surveillée, éloignée de la réalité, afin de formater les futurs électeurs, mieux, les dégoûter de voter. Les politiques voient-ils ce qu’ils voient ? Ou ferment-ils les yeux parce que tacitement complices ?
Heureusement, la ficelle est grosse et une immense majorité de citoyens en a assez : ils voient ce qu’ils voient et ils le disent de plus en plus fort. Le remède aux petits censeurs de la pensée unique ? Tout simplement ce que le bon sens nous dicte : voir ce que l’on voit (la réalité) et proclamer la vérité, dont nous savons qu’elle libère.
C’est le mot d’ordre d’aujourd’hui : en finir avec le terrorisme hard ou soft, autrement dit en bon anglais : « Cancel the cancel culture » !
Aliette Espieux : “Le cycle de la femme a un impact sur notre quotidien”
Aliette Espieux, porte-parole de La Marche pour la Vie, répond aux questions de Boulevard Voltaire :
Rossignol (argot) : marchandise invendue, défraîchie, avariée, de rebut
Mme Laurence Rossignol est oratrice éminente du groupe socialiste au Sénat et même vice-présidente de cette assemblée. Un petit détour par sa notice biographique wikipediesque nous apprend qu’elle a fait partie du comité central de la Ligue communiste révolutionnaire (on sait qu’une faute de goût de jeunesse est toujours pardonnée pourvu qu’elle ne concerne que l’extrême-gauche) quittée en 1981 pour intégrer le PS. C’est sans doute ce mouvement opportun qui lui a permis entre autres de devenir, en 1993,
« chargée d’étude à la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF), devenue La Mutuelle des étudiants (LMDE), dont elle percevra une rémunération de 1100 euros pendant dix-huit ans pour 2 jours de travail partiel par semaines. Sans parler ouvertement d’emploi bidon, Que choisir, s’interroge : « Si Mme Rossignol a vraiment été au service de la santé des étudiants ». À ce titre, elle est impliquée dans l’affaire de la MNEF ».
Rien que du propre.
Le 11 février 2016, Mme Rossignol devient ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes, titre prestement modifié le 3 mars en « ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes » : c’était plus progressiste.
Depuis le début de la crise sanitaire, Mme Rossignol a eu une obsession face à toutes les mesures diverses prises pour mettre le pays, ses activités, ses relations humaines et ses libertés publiques en mode consigné : assurer une continuité harmonieuse à la production d’avortements en France, tâche considérée comme vitale. Mais il est vrai que, en début 2017, Mme Rossignol alors ministre avait indiqué lors de la discussion du texte de loi sur le délit d’entrave à IVG : « Une femme qui avorte n’interrompt pas une vie ». Reconnaissons que le terme “interruption” est impropre : il s’agit plutôt d’élimination.
Mme Rossignol s’est tout récemment rappelée à notre bon souvenir par un tweet émis au moment d’une succession d’attaques et de meurtres commis par des adolescents :

Où sont les pères ? Question bien étrange de la part de celle qui n’a eu de cesse de les faire disparaître : elle est un soutien sans faille à la PMA sans père et de son remboursement par la sécurité sociale (avec des discussions au cours desquelles on avait pourtant appris qu’une tante, une grand-mère pouvaient faire office de père et qu’en plus toute femme était richement environnée de référents masculins).
Et déjà, elle avait porté une proposition de loi analogue à celle ayant abouti au vote de la loi interdisant les violences éducatives ordinaires (la fessée normale….).

Et donc tout d’un coup, Mme Rossignol s’aperçoit que les pères ne sont plus là et s’en émeut ! Peut-être eût-elle pu y penser avant. Le Salon beige avait de son côté rappelé que « dans L’imparfait du présent, A.Finkielkraut a écrit : « La maman est l’avenir de l’homme ». Pas sûr que cela soit vraiment rassurant ».
De ce fait, il a paru judicieux de faire comme une petite plongée dans le compte twitter de Madame Rossignol.
Et nous avons trouvé les deux tweets suivants. Aucun n’est d’elle. Mais elle les a tous des deux réacheminés ce qui donne à penser qu’elle leur a trouvé quelque intérêt. Les deux ont été émis le même jour, 19 octobre 2020, c’est-à-dire au moment de l’assassinat du professeur S.Paty.
Vous pouvez constater que Mme Rossignol met sur le même plan le rappel des assassinats par un terroriste musulman dans l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse et le rappel de la campagne « contre les ABCD de l’égalité menée par intégristes de tous bords ».
Un rossignol, marchandise avariée, de rebut ; article de peu de valeur, voire défectueux ? Finalement, l’argot apparaît un peu faible au regard de ce qui s’apparente plutôt à du chaos mental. Vice-présidente du Sénat, rappelons-le !

Assassinat pour tous : la bonne méthode LREM c’est d’organiser une concertation puis s’asseoir dessus
Sur l’euthanasie, le député LREM Stanislas Guérini propose d’employer la même méthode sur la PMA. Organiser des Etats-Généraux puis, suite au rejet massif des participants à cette concertation, ignorer les résultats, mépriser les aspirations du peuple et imposer l’assassinat pour tous :
Sur la fin de vie, je pense que la bonne méthode est celle que nous avons employée pour la PMA pour toutes : un calendrier partagé et transparent et un moment de concertation.
Il serait utile de mettre en place une convention citoyenne sur le sujet, pour créer un consensus. pic.twitter.com/B1zOp1zS8G— Stanislas Guerini (@StanGuerini) March 14, 2021
Pourquoi la morale sexuelle est plus importante que vous ne le pensiez
Voici la traduction d’un article bien intéressant, dont l’auteur est un enseignant de philosophie canadien, et aussi pasteur.
Un après-midi d’hiver, je me détendais avec une demi-douzaine d’étudiants en philosophie qui discutaient des théories du droit et du châtiment. Après environ une heure de discussion, il m’est apparu que certaines lois morales pouvaient limiter le plaisir et la jouissance à court terme, mais qu’à long terme, elles minimisaient la souffrance et maximisaient l’épanouissement humain.
Il y a quelques jours, j’ai terminé mes études sur « Sexe et Culture » pour la deuxième fois. Il s’agit d’un livre remarquable qui résume une vie entière de recherches menées par l’anthropologue social d’Oxford J.D. Unwin[1]. Ce livre de plus de 600 pages n’est, selon les termes d’Unwin, qu’un “résumé” de ses recherches – sept volumes suffiraient pour tout exposer[2]. Ses écrits suggèrent qu’il était un rationaliste, croyant que la science est notre outil ultime de recherche (il semble qu’il n’était pas croyant). En parcourant ce qu’il a trouvé, je me suis rappelé à plusieurs reprises la pensée que j’avais en tant qu’étudiant de philosophie : certaines lois morales peuvent être conçues pour minimiser la souffrance humaine et maximiser l’épanouissement humain à long terme.
Unwin examine les données de quatre-vingt-six sociétés et civilisations pour voir s’il existe une relation entre la liberté sexuelle et l’épanouissement des cultures. Ce qui rend le livre particulièrement intéressant, c’est que nous, en Occident, avons connu une révolution sexuelle à la fin des années 60, 70 et 80 et que nous sommes maintenant en mesure de tester les conclusions auxquelles il est parvenu plus de quarante ans plus tôt.
Les catégories culturelles d’Unwin
Unwin a décrit quatre “grands modèles de culture humaine” et des degrés d’épanouissement mesurés en termes d’architecture, d’art, d’ingénierie, de littérature, d’agriculture, etc. Le premier critère de classification était la façon dont ils étaient liés au monde naturel et aux forces qu’il contient[3].
- Culture « zoïste » : Entièrement centrée sur la vie quotidienne, les désirs et les besoins, sans aucun intérêt pour la compréhension de la nature. Décrite comme une “culture morte” ou “inerte”.
- Culture moniste : Elle acquiert des croyances superstitieuses et/ou un traitement spécial des morts pour faire face au monde naturel.
- Culture déiste : Elle attribue les pouvoirs de la nature à un ou plusieurs dieux
- Culture rationaliste : Elle utilise la pensée rationnelle pour comprendre la nature et prendre des décisions au quotidien.
Les degrés de contrainte sexuelle d’Unwin
Les degrés de contrainte sexuelle ont été divisés en deux grandes catégories : pré-matrimoniales et post-matrimoniales. Les catégories pré-matrimoniales étaient :[4]
- Liberté sexuelle totale : aucune restriction pré-matrimoniale
- Restrictions irrégulières ou occasionnelles : les normes culturelles exigent une période d’abstinence occasionnelle
- Chasteté stricte : rester vierge jusqu’au mariage
Les catégories post-matrimoniales étaient : [5]
- Monogamie modifiée : un conjoint à la fois, mais l’association peut être résiliée par l’une ou l’autre des parties.
- Polygamie modifiée : les hommes peuvent avoir plus d’une épouse, mais une épouse est libre de quitter son mari.
- Monogamie absolue : un seul conjoint est autorisé à vie (ou jusqu’à la mort dans certaines cultures).
- Polygamie absolue : les hommes peuvent avoir plus d’une épouse, mais les épouses doivent “limiter leurs qualités sexuelles (c’est-à-dire leur activité) à leur mari pendant toute leur vie”.
Qu’a-t-il trouvé ?
Voici quelques-unes de ses découvertes les plus significatives :
- L’effet des contraintes sexuelles : L’augmentation des contraintes sexuelles, que ce soit avant ou après le mariage, a toujours conduit à un épanouissement accru d’une culture. Inversement, une liberté sexuelle accrue a toujours conduit à l’effondrement d’une culture trois générations plus tard.
- Facteur unique le plus influent : Étonnamment, les données ont révélé que la corrélation la plus importante avec l’épanouissement d’une culture était de savoir si la chasteté pré-matrimoniale était requise ou non. Elle avait un effet très significatif dans les deux cas.
- Le plus grand épanouissement de la culture : La combinaison la plus puissante était la chasteté pré-matrimoniale unie à la “monogamie absolue”. Les cultures rationalistes qui ont conservé cette combinaison pendant au moins trois générations ont dépassé toutes les autres cultures dans tous les domaines, y compris la littérature, l’art, la science, le mobilier, l’architecture, l’ingénierie et l’agriculture. Seules trois des quatre-vingt-six cultures étudiées n’ont jamais atteint ce niveau.
- Effet de l’abandon de la chasteté pré-matrimoniale : Lorsque la stricte chasteté pré-matrimoniale n’a plus été la norme, la monogamie absolue, le déisme et la pensée rationnelle ont également disparu en trois générations.
- Liberté sexuelle totale : Si la liberté sexuelle totale était adoptée par une culture, cette culture s’effondrait en trois générations au plus bas niveau d’épanouissement. Unwin la décrit comme “inerte” et à un “niveau de conception mort”. Caractérisée par des personnes qui ne s’intéressent guère à autre chose qu’à leurs propres désirs et besoins. À ce niveau, la culture est généralement conquise ou prise en charge par une autre culture dotée d’une plus grande énergie sociale.
- Décalage temporel : S’il y a un changement dans les contraintes sexuelles, soit une augmentation ou une diminution des contraintes, le plein effet de ce changement n’est pas réalisé avant la troisième génération. (Note : Voir la note de clarification, n°13 en bas de page)
Comment cela se compare-t-il avec notre culture actuelle ?
Unwin a publié ses conclusions en 1936, bien avant la révolution sexuelle qui a eu lieu en Occident. Nous avons maintenant l’occasion de tester ses conclusions en observant si notre propre culture suit le modèle prédit. La “génération” d’Unwin semble avoir environ trente-trois ans, il devrait donc nous falloir environ un siècle pour voir les changements culturels prendre pleinement effet, mais nous sommes suffisamment avancés dans le processus pour pouvoir observer certains effets prédits.
Nous avons maintenant l’occasion de tester ses conclusions en observant si notre propre culture suit le modèle prévu.
Avant la révolution sexuelle qui a commencé à la fin des années 1960, la chasteté pré-matrimoniale était encore très appréciée dans la culture occidentale. Mais, à partir des années 1970, la liberté sexuelle pré-matrimoniale est devenue de plus en plus acceptable. Au début des années 2000, la majorité des adolescents étaient sexuellement actifs, à tel point que le fait de rester vierge jusqu’au mariage était considéré avec incrédulité, voire ridicule. Dans le même temps, notre culture est passée d’une norme sociale de monogamie absolue à une “monogamie modifiée”.
Les prédictions d’Unwin pour notre culture :
Grâce aux générations rationalistes qui les ont précédées, la première génération d’une société qui met de côté ses contraintes sexuelles peut encore jouir de sa liberté sexuelle retrouvée avant tout déclin significatif de la culture, mais les données montrent que cette phase “avoir le beurre et l’argent du beurre” dure au maximum une génération avant que le déclin ne s’installe. Unwin a écrit :
« L’histoire de ces sociétés consiste en une série de répétitions monotones ; et il est difficile de décider quel aspect de l’histoire est le plus significatif : le manque lamentable de pensée originale dont ont fait preuve dans chaque cas les réformateurs, ou l’étonnant empressement avec lequel, après une période de continence obligatoire intense (retenue sexuelle), l’organisme humain saisit la première occasion de satisfaire ses désirs innés de manière directe ou perverse. On a parfois entendu un homme déclarer qu’il souhaitait à la fois profiter des avantages de la haute culture et abolir la continence obligatoire. Mais la nature inhérente à l’organisme humain semble être telle que ces désirs sont incompatibles, voire contradictoires. Le réformateur peut être comparé au garçon immature qui désire à la fois garder son gâteau et le consommer. Toute société humaine est libre de choisir soit de faire preuve d’une grande énergie, soit de jouir d’une liberté sexuelle ; il est évident qu’elle ne peut faire les deux pendant plus d’une génération »[6].
Si l’on considère notre propre révolution sexuelle, la phase “avoir le beurre et l’argent du beurre” aurait duré jusqu’au début des années 2000. Nous en sommes maintenant à un stade où nous devrions commencer à observer la vérification ou non vérification des prédictions d’Unwin.
Unwin a constaté que lorsque la stricte chasteté pré-matrimoniale a été abandonnée, la monogamie absolue, le déisme et la pensée rationnelle ont disparu dans les trois générations qui ont suivi le changement de la liberté sexuelle. Alors, où en sommes-nous en entrant dans la deuxième génération depuis notre propre révolution sexuelle à la fin du 20e siècle ?
1. Comme prévu, la monogamie absolue a déjà été remplacée par la monogamie modifiée. Les unions de fait deviennent la norme. Bien que le divorce ait eu lieu avant les années 1970 (aux États-Unis, note du traducteur), le courant dominant de notre culture maintenait encore l’idée que le mariage devait être pour la vie, et les unions de fait étaient considérées avec un certain dégoût. Cela a clairement changé. Ceux qui pratiquent réellement l’engagement à vie dans le mariage sont devenus minoritaires, les couples nés avant la révolution sexuelle étant beaucoup plus susceptibles de maintenir un engagement à vie dans le mariage.
2. Le déisme est déjà en déclin rapide, exactement comme prévu. Avant les années 1960, la combinaison du rationalisme et de la croyance en Dieu était la norme dans la culture dominante. Non seulement la croyance en Dieu a fortement diminué depuis les années 1960, mais on a également constaté une tendance à retirer le concept de Dieu du gouvernement, du système éducatif et du débat public. Ceux qui croient encore en Dieu ressentent une forte pression sociétale pour garder privées les croyances déistes. À la place, on assiste à une montée surprenante de la superstition[7], classée par Unwin comme une culture “moniste”, deux niveaux en dessous de la culture rationaliste que nous avions avant la révolution sexuelle. Il y a également eu une énorme augmentation du pourcentage de la population qui se classe comme non religieuse, un symptôme du niveau le plus bas, “zoïste”, des catégories d’Unwin[8].
3. La rapidité avec laquelle la pensée rationnelle a décliné après les années 1970 est stupéfiante. À sa place est apparu le post-modernisme, caractérisé par “le scepticisme, le subjectivisme ou le relativisme” et “une suspicion générale de la raison”[9]. Mais il y a pire encore … le post-modernisme cède la place à la “post-vérité”. En contraste direct avec la pensée rationnelle, la « culture post-vérité » abandonne les “normes objectives communes de vérité” et s’appuie plutôt sur des appels aux sentiments et aux émotions, et sur ce que l’on veut croire[10]. Les gens peuvent maintenant “s’identifier” à quelque chose qui contredit carrément la science et la pensée rationnelle et, dans de nombreux cas, ils reçoivent le soutien et l’appui total des gouvernements et des systèmes éducatifs. Non seulement les gens estiment avoir le droit de croire ce qu’ils veulent, mais toute contestation de cette croyance, même si elle est soutenue par la vérité et la logique, est inacceptable et offensante. Voici une citation de Unwin qui est devenue particulièrement pertinente au cours des deux dernières décennies, depuis notre propre révolution sexuelle …
« Si l’on me demandait de définir un sophiste, je le décrirais comme un homme dont la conclusion ne découle pas de sa prémisse. Le sophisme n’est apprécié que par ceux parmi lesquels l’entropie humaine est en train de disparaître ; ils le prennent pour un raisonnement solide. Il s’épanouit chez les personnes qui ont prolongé leurs possibilités sexuelles après une période de continence obligatoire intense. » [11]
Résumé de la direction que prend notre culture, compte tenu des conclusions d’Unwin :
Pendant la première partie des années 1900, la culture occidentale dominante était rationaliste et a connu d’énormes progrès technologiques. Du cheval aux voitures ; des montgolfières aux vols supersoniques et aux vaisseaux spatiaux qui font atterrir des gens sur la lune ; des règles à calcul aux ordinateurs. Les trois principales prédictions d’Unwin ; l’abandon du rationalisme, du déisme et de la monogamie absolue ; sont toutes en bonne voie, ce qui rend la prédiction ultime crédible … l’effondrement de la civilisation occidentale à la troisième génération, quelque part dans le dernier tiers de ce siècle.
Les trois principales prédictions d’Unwin ; l’abandon du rationalisme, du déisme et de la monogamie absolue ; sont toutes en bonne voie, ce qui rend la prédiction ultime crédible… l’effondrement de la civilisation occidentale à la troisième génération
Notre culture sera-t-elle l’exception ?
Je suppose que nous pouvons espérer, mais il y a toujours une tendance à vouloir croire que “cela ne peut pas nous arriver”. Unwin décrit cette attitude comme un “égocentrisme pardonnable” et une “doctrine désuète et confortable”, qui va à l’encontre des données, qui indiquent que le schéma de déclin se produit avec une régularité “monotone”. C’est une autre façon de dire que “la folie consiste à faire encore la même chose mais à attendre des résultats différents”. Les principales prévisions se réalisent déjà avec un “empressement” alarmant.
Pourquoi existe-t-il une corrélation inverse parfaite si “monotone” ?
Le vieil adage selon lequel “la corrélation n’implique pas de causalité” est probablement vrai ici aussi. Unwin dit clairement qu’il ne sait pas pourquoi la liberté sexuelle conduit directement au déclin et à l’effondrement des cultures, bien qu’il suggère que lorsque l’énergie sexuelle est restreinte par le célibat ou la monogamie, elle est détournée vers une énergie sociale plus productive.
Peut-être, mais je trouve difficile de l’accepter comme une cause première. Les récentes recherches de Mary Eberstadt sur les meurtres de masse, l’augmentation substantielle des problèmes de santé mentale, y compris la dépression, et l’explosion de la politique identitaire sont un “cri primal” dû à la perte d’identité qu’entraînait autrefois le fait de grandir dans une famille immédiate à long terme avec des frères et soeurs et un groupe important de cousins, tantes et oncles, qui fournissaient tous une identité essentielle au bien-être. Eberstadt montre et documente, à partir de diverses études, que cette décimation de la famille était une conséquence directe de la révolution sexuelle de la fin du XXe siècle[11].
Ses recherches indiquent que l’accroissement de la liberté sexuelle a entraîné la décimation de la famille, ce qui a entraîné la perte de l’identité familiale, laquelle produit les “cris primitifs” d’Eberstadt – une augmentation massive des problèmes de santé mentale, des meurtres de masse et la montée de groupes identitaires extrêmes en guerre les uns contre les autres … tous les symptômes d’une société qui s’effondre rapidement. Cela semble avoir un plus grand pouvoir explicatif que la suggestion psychologique d’Unwin, bien que les deux puissent en fait être étroitement liés, étant donné ce que montre Eberstadt.
Unwin et Eberstadt fournissent tous deux des preuves substantielles qu’une révolution sexuelle a des conséquences dévastatrices à long terme pour la culture et la civilisation. Comme le dit Unwin, “l’histoire de ces sociétés consiste en une série de répétitions monotones”, et il semble que notre civilisation suive le même chemin, bien tracé, vers l’effondrement.
Retour à la pensée philosophique :
Revenons donc à cet après-midi du séminaire de philosophie où il m’est apparu que certaines lois morales sembleront limiter le plaisir humain à court terme, mais qu’elles empêcheront de grandes souffrances ou maximiseront le bonheur et l’épanouissement à long terme. Pendant des années, j’ai pensé que les lois morales de Dieu ne sont pas simplement un ensemble de règles arbitraires données pour restreindre la liberté de l’humanité. Au contraire, elles sont comme des instructions d’utilisation conçues pour épargner aux gens la souffrance tout en maximisant l’épanouissement humain. Les recherches d’Unwin et d’Eberstadt fournissent une solide justification rationnelle à la conclusion que les lois morales de Dieu relatives à notre sexualité, bien qu’elles puissent nous empêcher d’éprouver un certain plaisir immédiat, nous protègent d’énormes souffrances à long terme tout en maximisant notre épanouissement à long terme.
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C’est arrivé un 14 mars…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 14 mars: saints du jour français ou en France.
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St Lubin, évêque de Chartres († v. 557)
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Lubin naquit, sous le règne de Clovis, à la fin du V siècle, près de Poitiers, dans une famille d’agriculteurs. Il gardait les bœufs de ses parents quand il rencontra un moine de Nouaillé, Novigile, auquel il demanda d’écrire les lettres de l’alphabet sur sa ceinture pour qu’il pût les apprendre. Ayant ainsi appris à lire et à écrire, encouragé par son père, il entra à l’abbaye de Ligugé dont il devint réglementaire et cellérier, tout en continuant à étudier, singulièrement la nuit où il voilait la fenêtre de sa cellule pour ne pas déranger le sommeil de ses frères.
Après huit ans de vie monastique, il obtint, sur les conseils du diacre Nileffus, la permission d’aller dans le Perche pour visiter le saint ermite Avite près duquel il rencontra le saint diacre Calais qui lui conseilla de ne pas s’attacher à une église particulière, ni d’entrer dans un petit monastère.
Lubin conçut le projet d’imiter Avite en se retirant dans quelque solitude, mais le saint ermite lui conseilla d’attendre encore quelques temps dans un cloître avant de s’y résoudre. Lubin, sur la route du monastère de Lérins, rencontra un moine de cette abbaye qui le dissuada de s’y présenter et l’emmena à l’abbaye de Javoux, puis à l’abbaye de l’Ile-Barbe, près de Lyon, où il demeura cinq ans.
L’évêque Ethérius de Chartres, connaissant la réputation de sainteté de Lubin, qui avait miraculeusement arrêté un ouragan et un incendie, l’ordonna diacre et l’établit abbé du monastère de Brou où, devenu prêtre, il continuait à faire des miracles. A la mort de l’évêque Ethérius (544), Lubin fut, contre sa volonté, élu évêque de Chartres, avec le consentement du roi Childebert.
Lubin fut un évêque attentif qui, après avoir organisé le service divin dans sa cathédrale confiée, dit-on, à soixante-douze chanoines, visita maintes fois son diocèse.
La grâce des santés rendit fort recommandable l’évêque Lubin. Il n’y eut en effet point de malades dans son diocèse qu’il ne guérît par le crédit qu’il avait auprès de Dieu. Par sa seule prière : il remit en santé un hydropique désespéré des médecins ; un aveugle qui avait perdu la vue depuis huit ans, la recouvra aussitôt qu’il se fut mis en oraison pour lui ; une fille possédée du malin esprit fut délivrée en touchant avec foi le bord de son habit. Deux jeunes garçons possédés aussi du démon en furent garantis en usant d’un aliment que le saint avait béni. Il guérit encore par la prière et en la présence du Roi Childebert plusieurs fébricitants et d’autres malades; par le seul signe de la Croix, il éteignit un grand incendie qui s’était allumé dans Paris. Par ce même signe redoutable, il détourna de sa demeure et de toute la campagne voisine un horrible tourbillon qui ravageait les champs d’alentour.
Le bréviaire de Chartres dit qu’il ressuscita une fille de Châteaudun et la rendit en pleine santé à Baudelin son père.
Les sept dernières années de la vie de Lubin furent affligées d’une longue maladie qui ne l’empêcha pas de continuer ses visites pastorales ni de participer au cinquième Concile d’Orléans (28 octobre 549) et au second concile de Paris (552). Il mourut le 14 mars 557 et fut inhumé dans l’église Saint-Martin du Val, dans les faubourgs de Chartres.
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le 14 mars 1369 : la victoire de Montiel.
Du Guesclin, à la tête des armées françaises et castillanes, remporte la victoire de Montiel, dans le sud-est de la Castille sur une coalition pro-anglaise, conduite par le Portugal et les partisans de Pierre Ier le Cruel. La victoire franco-castillane de Montiel met définitivement fin à la guerre civile qui oppose Henri de Trastamare et les bâtards de son père. Cette expédition réussit aussi à débarrasser le Royaume de la menace des Grandes Compagnies qui sévissaient dans plusieurs provinces à l’avènement de Charles V, les routiers étant allés combattre en Espagne.
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le 14 mars 1484 : les Etats généraux s’achèvent à Tours.
Les États généraux, réunis depuis le 15 janvier, exposent un programme politique complet des subsides au pouvoir royal en échange de libertés civiles et commerciales, et le rétablissement de la Pragmatique Sanction, l’indépendance des États provinciaux. Pour la première fois, les actes officiels des États contiennent les termes « Tiers État » et « États généraux ».
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le 14 mars 1590 : bataille d’Ivry.
En aout 1589, le Roi Henri III est assassiné. L’héritier du Trône a promis de maintenir la foi catholique en France, mais ne s’est pas encore converti. Cette seule promesse a suffi à lui faire perdre de nombreux appuis protestants. Son armée est amoindrie. C’est au cours de cette dernière bataille que le futur Henri IV de France, qui a failli être tué plusieurs fois pendant le combat, aurait lancé son apostrophe célèbre :
« Ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de l’honneur et de la victoire ! ».
L’armée ligueuse de Paris est complètement défaite. Les troupes du futur Roi ramènent de nombreux trophées dont cinq canons, tous les drapeaux ennemis, la cornette de Mayenne et l’étendard du comte d’Egmont. Cette bataille sonne le glas de l’armée de la Ligue, déjà amoindrie par la bataille d’Arques de septembre 1589.
Musée du Louvre
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le 14 mars 1593 : naissance de Georges de La Tour, peintre lorrain.
Le peintre français Georges de La Tour naît à Vic-sur-Seille. Il est redécouvert au tout début du XXe siècle ; ses origines restent mystérieuses. Les historiens ne sont pas sûrs de sa naissance, peut-être du 13 mars, mais son acte de baptême est daté du 14 mars.
C’est en admirant son Saint-Sébastien, que Louis XIII en fait peintre ordinaire du Roi. L’art de Georges de La Tour se caractérise par une maîtrise des techniques de l’éclairage nocturne, ses thèmes préférés sont d’inspiration religieuse, avec des visages recueillis et sereins simplement illuminés d’une bougie (La Madeleine à la veilleuse, L’Adoration des bergers, Le Nouveau-Né) ; tandis que ses œuvres profanes demeurent « diurnes » (Le Tricheur à l’as de carreau). Cf. la chronique du 30 janvier.
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le 14 mars 1793 : Cholet tombe aux mains des Vendéens.
Plus de 700 paroisses se sont levées contre la conscription, en quelques jours seulement les paysans vendéens sont parvenus à s’organiser et à se trouver un chef en la personne de Jacques Cathelineau, simple colporteur et sacristain de Pin en Mauges. La future armée royale Catholique parvient à s’emparer de Cholet. Rapidement, ils progressent vers Chalonnes-sur-Loire (au sud d’Angers) puis Thouars. La Guerre de Vendée commence ainsi par une succession de victoires des “Blancs”.
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le 14 mars 1800 : le pape Pie VII succède à Pie VI, décédé en 1799.
A la mort du pape Pie VI, les cardinaux se réunissent en conclave à Venise. Monseigneur Chiaramonti est alors élu sous le nom de Pie VII. Il arrive au moment où Napoléon est à l’apogée de sa gloire et est tout puissant.
Avant-dernier enfant du comte Scipione Chiaramonti et de Giovanna Coronata Ghini, il appartient à une famille de vieille noblesse d’origine française, (les Clermont-Tonnerre ?). Sa famille est noble, mais assez pauvre.
Il est ordonné prêtre en 1765, nommé confesseur du Pape Pie VI en 1773, qui le nomme prieur de l’abbaye romaine de Saint-Paul-hors-les-Murs, puis évêque de Tivoli puis d’Imola. Pie VI, meurt le 29 août 1799 prisonnier des Français à Valence. L’élection de Pie VII se déroule sous l’occupation française de Rome ; les Etats pontificaux annexés à l’empire. Il est élu après 227 jours de vacance.
Bonaparte décide de reconnaître le nouveau pape et de restaurer les États Pontificaux dans les limites du traité de Tolentino. Pie VII retrouve Rome.
Le 15 juillet, la France reconnaît officiellement le catholicisme comme la religion de la majorité de ses citoyens, mais non comme une religion d’État. Par le concordat de 1801, les États de l’Église sont reconnus et est restitué ce qui avait été confisqué ou vendu pendant leur occupation (traité de Lunéville de 1803).
Néanmoins, la promulgation unilatérale des 77 Articles Organiques, le 18 avril 1802, tend à faire de l’Église de France une Église nationale, soumise au pouvoir civil. C’est pour tenter d’en obtenir l’abrogation qu’il accepte, contre l’avis de la Curie, de venir sacrer Napoléon Bonaparte empereur des Français à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804, mais il rentre à Rome sans avoir obtenu gain de cause.
Après le refus du pape d’annuler le mariage entre Jérôme Bonaparte et Elizabeth Patterson en 1805 les relations se tendent. Les États pontificaux sont annexés à l’Empire le 17 mai 1809; Pie VII répond, le 10 juin 1809, par une bulle d’excommunication Quum memoranda, où il fustige les « voleurs du patrimoine de Pierre, usurpateurs, fauteurs, conseillants, exécutants », ce qui lui attire de nouvelles rigueurs. Dans la nuit du 5 au 6 juillet, le général Etienne Radet, pénètre par la force au palais du Quirinal, et exige du pape de renoncer à la souveraineté temporelle des États de l’Église.
Le pape lui rétorque ces mots restés célèbres :
« Non possiamo. Non dobbiamo. Non vogliamo » (Nous ne le pouvons pas. Nous ne le devons pas. Nous ne le voulons pas).
Le pape est fait prisonnier et sera gardé comme un véritable prisonnier d’État jusqu’en juin 1812.
Avant de quitter le Quirinal, il avait ordonné de détruire son anneau du pêcheur afin qu’aucun usurpateur ne pût s’en servir à son insu. C’est l’unique occasion en 2000 ans où l’anneau du Pêcheur sera détruit du vivant d’un pape encore régnant.
En 1812, avant de partir pour sa campagne de Russie, Napoléon fait transférer secrètement Pie VII à Fontainebleau. Le souverain pontife y reste enfermé pendant les dix-neuf mois que dure sa déportation. Du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, le Saint-Père n’est jamais sorti de son appartement. Pendant ces longs mois, Pie VII appelle Napoléon « mon cher fils », et il ajoute : « un fils un peu têtu, mais un fils quand même », ce qui déconcerte totalement l’Empereur.
Napoléon entreprend en 1813 des contacts directs avec son prisonnier, alternant flatteries et menaces. Pour toute réponse, le pontife, qui a cerné son jeu, lui répond : « Commediante ! Tragediante » (« Comédien ! Tragédien ! »).
Le 19 janvier 1814, Napoléon, qui accumule les défaites militaires, est contraint de restituer ses États au pape. Le 23 janvier, Pie VII quitte Fontainebleau et les cardinaux sont disséminés dans différentes villes de France. Il est le dernier Pape avant Jean-Paul II à fouler le sol français.
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le 14 mars 1923 : deux soldats des troupes d’occupation françaises de la Ruhr sont assassinés.
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le 14 mars 1937 : publication de l’encyclique Dans ma poignante inquiétude, ou MIT BRENNENDER SORGE en allemand.
Pie XI montre par là le souci qu’éveillent à Rome les procédés employés par le régime hitlérien à l’encontre des catholiques allemands ainsi que les violations répétées du Concordat. L’idéologie nazie, assimilée à une idolâtrie, est condamnée. La Gestapo fait respecter dans le Reich l’interdiction de diffusion de l’encyclique.
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le 14 mars 1954 : bataille de Dien Bien Phu.
Le Viêt-Minh attaque le poste Gabrielle défendu par le 5e bataillon du 7e régiment de tirailleurs algériens (V/7e RTA) que commande le chef de bataillon de Mecquenem. Les “Turcos”, surnom donné aux tirailleurs, se défendent toute la nuit et réussissent à repousser plusieurs assauts. Giap ordonne le repli à 2h30.
Quand l’attaque reprend à 3h30 après une nouvelle préparation d’artillerie, avec les troupes fraîches de la division 312. Le V/7eRTA est submergé et doit finalement abandonner la position le 15 mars au petit matin. La contre-attaque de 6 chars du 1er régiment de chasseurs à cheval, d’éléments du 1er BEP et du 5e BPVN parachuté en renfort dans l’après-midi du 14 mars arrive trop tard.
Les pertes des Viet sont telles que Giap est obligé de faire une pause de 15 jours. Le « bataillon Bigeard » est parachuté dans l’après-midi du 16 mars sur la cuvette.
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le 14 mars 1964 : la France est découpée en 21 régions.
Puis il y en a eu 22 en métropole et 4 outre-mer ; à compter du 1er janvier 2016 il ne reste que 12 régions en métropole, plus la Corse qui exerce les compétences sans l’appellation et les 5 DOM et région d’outre-mer.
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le 14 mars 1976 : le gouvernement français annonce le retrait du franc du Serpent monétaire européen.
Notre-Dame de Chrétienté a décidé de démultiplier le pèlerinage de chrétienté
Jean de Tauriers, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, communique :
Chers pèlerins,
Après de nombreuses discussions avec les autorités ces dernières semaines, Notre-Dame de Chrétienté a décidé de démultiplier le pèlerinage de chrétienté les 22, 23 et 24 mai 2021 prochains :
- de Paris à Chartres pour les chapitres d’Ile-de-France et de la région Centre,
- par des pèlerinages locaux pour les chapitres des autres régions.
Ce choix est guidé par le souci de maintenir ces trois jours de chrétienté bénéfiques en grâces en s’adaptant à la situation sanitaire de cette année.
Dans cette période difficile, nous sommes confiants dans votre enthousiasme à être des pèlerins actifs témoignant que l’unique Espérance repose dans Celui qui a dit « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie ». Le pire serait cette année que la bannière de votre chapitre ne soit pas déployée, nous vous demandons donc, chers pèlerins, dans l’esprit de Tradition, de Chrétienté et de Mission qui nous unit de bien vouloir respecter scrupuleusement nos consignes.
Les chapitres Adultes, Pastoureaux, Enfants, Familles de l’Ile-de-France et du Centre pourront s’inscrire dans les conditions habituelles. La date d’inscription dépendra des instructions gouvernementales. Nous vous remercions de consulter notre site régulièrement où toutes ces informations seront données. Nous retiendrons les premiers inscrits dans un souci d’équité et selon les quotas qui nous seront alors fixés.
Tous les chapitres des autres régions de Province et des pays étrangers sont vivement invités à organiser des pèlerinages locaux comme l’an passé et bien évidemment dans le respect des règlementations en vigueur. Les pèlerins peuvent dès maintenant prendre contact avec l’association ou le responsable régional de Notre-Dame de Chrétienté. Chaque région aura à cœur de s’unir aux prières des pèlerins de Chartres par différentes activités spirituelles et pèlerinages. Nous demandons aux pèlerins des chapitres des régions de l’étranger et de Province (excepté ceux de la région Centre) qui souhaitent participer à ces différentes activités de s’inscrire en grand nombre comme l’année passée sur le site afin de recevoir livret du pèlerin et bracelet.
Les Anges gardiens, nos pèlerins non marcheurs de France et du monde entier, complèteront cette chaîne spirituelle. L’inscription se fera également dans des conditions habituelles sur le site de Notre-Dame de Chrétienté.
En vous remerciant de vos prières pour que le trente-neuvième pèlerinage de chrétienté puisse avoir lieu dans ces conditions, je vous remercie infiniment de votre compréhension, votre fidélité et votre engagement.
Notre-Dame de Paris, priez pour nous
Notre-Dame de Chartres, priez pour nous
Saint Joseph, protégez-nous
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous
Pour ceux qui souhaitent retrouver cette année la route de Chartres, il est aussi possible de rejoindre les équipes soutien, en cours de constitution. Pour tout renseignement, contacter [email protected]
Abus clérical à la basilique Saint-Pierre de Rome
Une lettre de la première section de la secrétairerie d’Etat du Vatican, division des affaires générales, vient restreindre la liberté de célébrer la messe au sein de la Basilique Saint-Pierre de Rome.

La raison de la décision est « de donner une place plus centrale à l’écoute de la parole de Dieu et à la célébration eucharistique », et « pour assurer une atmosphère de recueillement et de décorum liturgique » aux messes célébrées dan la basilique.
Ces dispositions doivent entrer en vigueur le 22 mars.
Dès le lendemain de la parution de cette note, le cardinal Burke a demandé la révocation immédiate de ce document, invoquant des raisons de fond et de forme (“La Secrétairerie d’État n’est pas compétente pour la discipline liturgique de l’Église“). Jeanne Smits a traduit le texte du cardinal, dont voici un extrait :
3. En ce qui concerne la célébration individuelle de la Sainte Messe, il faut observer qu’il ne s’agit pas seulement d’un droit du prêtre, mais que celle-ci porte également un grand fruit spirituel pour toute l’Eglise, puisque les mérites infinis du Saint Sacrifice de la Messe sont plus largement appliqués d’une manière adaptée à notre nature finie et temporelle. Il est utile de réfléchir à l’enseignement du Concile de Trente, concernant la situation d’un prêtre qui célèbre la Sainte Messe sans qu’aucun fidèle ne reçoive la Sainte Communion. En ce qui concerne la participation des fidèles à la Sainte Messe, le Concile enseigne : « Le saint concile souhaiterait à la vérité qu’à chaque messe tous les fidèles qui y assisteraient communiassent non seulement spirituellement et par un sentiment intérieur de dévotion, mais aussi par la réception sacramentelle de l’Eucharistie, afin qu’ils participassent plus abondamment au fruit de ce très-saint sacrifice. » Il poursuit : « Cependant, encore que cela ne se fasse pas toujours, il ne condamne pas pour cela comme illicites et à titre de particulières les messes auxquelles le prêtre seul communie sacramentellement ; mais il les approuve et les autorise même, puisque ces mêmes messes doivent être estimées véritablement communes, et parce que le peuple y communie spirituellement, et parce qu’elles sont célébrées par un ministre public de l’Eglise, non seulement pour lui, mais aussi pour tous les fidèles qui appartiennent au corps de Jésus-Christ » (Session XXII, chapitre 6). Il faut en outre observer que le prêtre ne célèbre jamais seul la sainte Messe, même s’il n’y a personne d’autre physiquement présent, car les anges et les saints assistent à chaque offrande de la sainte Messe (can. 903).
[…]
6. Pour le bien de la foi catholique et pour le bon ordre de la Sainte Liturgie, l’expression la plus élevée et la plus parfaite de la vie de l’Église dans le Christ, le document en question devrait être révoqué immédiatement, c’est-à-dire avant sa date supposée d’entrée en vigueur, le 22 mars prochain. En outre, la pensée qui sous-tend un tel document devra être corrigée, en même temps que la discipline de l’Église universelle et la doctrine liturgique qui la sous-tend seront exposées aux fidèles.
En conclusion, la discipline de l’Église reconnaît le droit, et même le devoir, des fidèles chrétiens de faire connaître à leurs pasteurs leurs préoccupations sur les questions qui concernent le bien de l’Église et, de même, de faire connaître ces préoccupations à tous les fidèles chrétiens (can. 212 §3). Étant donné la gravité de la situation représentée par le document en question, j’espère que de nombreux fidèles chrétiens pour qui la basilique Saint-Pierre est, dans un sens tout particulier, leur église mère, et, surtout, de nombreux prêtres du monde entier feront connaître au pape François et à sa Secrétairerie d’État leur forte objection au document en question.

“(…) Je suis frappé cependant de constater que notre État s’est distingué par des restrictions de liberté bien plus contraignantes qu’ailleurs, jusqu’à l’absurde – quel autre gouvernement aurait pu imaginer une jauge de trente personnes pour la plus petite chapelle comme pour la cathédrale de Chartres ? Et cela sans résultat probant, puisque nous avons autant de morts par habitant que la Suède, qui n’a jamais confiné…