Blogs avec images

Poursuivi en justice pour avoir défendu la morale catholique

“Terres de mission” reçoit l’abbé Guy Pagès pour parler du voyage du pape en Irak – et particulièrement de la rencontre interreligieuse à Ur.

Puis Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, explique les raisons de sa mise en cause par la justice : le site internet de Renaissance catholique a publié un texte de plusieurs cardinaux et évêques dénonçant notamment la légalisation des unions homosexuelles – ce qui fut considéré par l’association “Stop Homophobie” comme une discrimination délictueuse. Affaire à suivre, car c’est la liberté de l’Eglise de défendre sa doctrine qui est ici en cause.

Enfin, Guillaume de Thieulloy propose quelques recensions de livres ou de DVD.

Heureux, les cœurs purs

“Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu”, cette phrase nous est donnée par Jésus lors du sermon sur la montagne. Avec cette béatitude, Jésus nous rappelle qu’au-delà des actes, des paroles, c’est la pureté des intentions qui est véritablement importante. Dieu voit dans le secret des cœurs.

Mère Térésa nous dit “On ne fait pas de grandes choses, mais simplement des petites avec un amour immense”.

Les cœurs purs, ceux qui ne sont pas ternis par le mensonge aux autres ou à eux-mêmes, sont ceux qui peuvent refléter, sans la déformer, l’image de Dieu. Les cœurs purs sont des cœurs humbles qui, vides de tout orgueil, peuvent accueillir pleinement la grâce.

Marie nous montre de manière parfaite à quel point les cœurs purs voient Dieu ; le sien, vierge de tout péché, a pu accueillir Dieu lui-même. Dans son Magnificat, cette superbe prière de louange qu’elle adresse au Seigneur, elle évoque déjà cette béatitude : “Il s’est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse.”

Sainte Thérèse de Lisieux nous montre aussi la petite voie, celle de l’humilité et du grand amour qui font d’un cœur pur une grande sainte.

Pour nous engager sur ce chemin de la pureté de cœur, ce chemin de sainteté qui nous révèle Dieu, nous devons oser poser un regard juste sur nos intentions, à chacune de nos paroles, chacun de nos gestes. Est-ce bien l’amour qui me guide ? Nous pouvons prier le Seigneur pour nous libérer de nos peurs, de nos ressentiments, de nos croyances qui troublent son image dans nos cœurs.

C’est arrivé un 13 mars…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 13 mars 483 : élection de Félix III comme pape.

Félix III est un aristocrate romain, veuf et père de famille ; il a deux enfants. Il est élu pape au décès du pape Simplice. En Afrique, sous son pontificat, les Vandales ariens déclenchent une violente persécution contre les catholiques.

  • le 13 mars 1573 : mort du Chancelier de l’Hospital.

Juriste de formation, le Chancelier de France Michel de l’Hospital a été conseiller de la Régente Catherine de Médicis pendant les règnes de François II (1559-1560) et Charles IX (1560-1574). Si sa politique de conciliation entre les partis a été un échec il est aussi à l’origine de l’Édit de Moulins (1566), qui limite le pouvoir de « remontrances » du Parlement et affirme le principe d’inaliénabilité du Royaume. Il porte une grande responsabilité dans le développement des guerres de religion en France.

  • le 13 mars 1658 : début des travaux de construction de la première chapelle du sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré au Québec.

La tradition veut que ce soit des marins bretons qui ont les premiers songé à s’établir à Sainte-Anne-de-Beaupré. Au cours d’une tempête, ils promettent d’établir un sanctuaire à Sainte-Anne, à l’endroit où ils pourront acoster. Ce qu’ils font à Saint-Anne-de-Beaupré. En mars 1658, M. Vignel est nommé, par M. de Queylus, grand vicaire de la première chapelle. Le premier miracle, celui de Louis Guimond, a lieu en cette même année 1658, date où il est certifié et reconnu comme tel. La basilique actuelle a été érigée en 1926.

  • le 13 mars 1569 : bataille de Jarnac entre l’armée royale et les huguenots français.

Le 25 août 1568, la troisième guerre de Religion vient d’éclater car Henri Duc d’Anjou, futur Henri III, a été nommé Lieutenant-Général du Royaume avec pour mission de battre les Huguenots. Ceux-ci occupent plusieurs places du Centre du Sud-ouest comme La Rochelle, où se sont réfugiés l’Amiral de France Gaspard II de Coligny et l’ambitieux Louis Ier de Bourbon-Condé.

Henri d’Anjou fait restaurer le vieux pont de Châteauneuf et réussit à passer sur la rive droite de la Charente. Les Huguenots, installés dans Jarnac sont surpris.

Condé charge avec toute sa cavalerie. Il se fait encercler et sa cavalerie est entièrement décimée. Lorsqu’il veut se rendre au Duc d’Anjou, il meurt d’un coup de mousquet. Gaspard de Coligny réussit à se replier avec ses 6 000 de ses soldats sur La Rochelle. La bataille de Jarnac se clôt finalement sur la défaite des huguenots et sur la mort de Condé.

Henri IV ayant appris la mort du prince de Condé se jette au plus fort de la mêlée et en est retiré de force par ses officiers. Ouvrant son pourpoint à cause de la chaleur il laisse entrevoir un … scapulaire à l’effigie de Notre Dame. La vue de cette image catholique stupéfait tellement son entourage que c’est sa mère la dure Jeanne d’Albret qui explique que ce scapulaire a été mis autour du cou du futur Roi le jour de sa naissance. (cf. la chronique du 13 décembre)

  • le 13 mars 1634 : l’Académie française ouvre sa première séance.

La première assemblée ayant fait l’objet d’un compte rendu signé par Conrart date du 13 mars 1634. Le nom « Académie française » est adopté huit jours plus tard. Les membres se sont nommés « académistes », puis « académiciens » à partir du 12 février 1635. Ils doivent se préoccuper de la pureté de la langue et la rendre capable de la plus haute éloquence. Le Cardinal de Richelieu est le premier protecteur de la jeune institution.

  • 13 mars 1711 : mort de Nicolas Boileau.

Admirateur des grands dramaturges du XVIIe siècle que sont Corneille et Racine, Nicolas Boileau a été l’un des théoriciens de l’esthétique classique et l’un des chefs de file des Anciens dans la célèbre querelle de lettrés dite des Anciens et des Modernes

  • le 13 mars 1815 : le Congrès de Vienne met Napoléon au ban de l’Europe.

Napoléon continue son chemin vers Paris.

  • le 13 mars 1826 : le pape Léon XII publie la lettre encyclique “Quo Graviora” contre la libre-pensée et la franc-maçonnerie.

Le sous titre est particulièrement clair : « CONDAMNATION DE LA SOCIÉTÉ DITE DES FRANCS-MAÇONS ET DES AUTRES SOCIÉTÉS SECRÈTES ».

« Notre prédécesseur, ayant vu que la secte dite des Francs-Maçons, ou appelée d’un autre nom, acquérait chaque jour une nouvelle force, et ayant appris avec certitude, par de nombreuses preuves, que cette secte était non seulement suspecte mais ouvertement ennemie de l’Église catholique, la condamna par une excellente constitution qui commence par ces mots : In eminenti publiée le 28 avril 1738, et dont voici la teneur : »

« C’est pourquoi Nous ordonnons à tous et à chaque chrétien, quels que soient leur état, leur rang, leur dignité ou leur profession, laïques ou prêtres, réguliers ou séculiers, sans qu’il soit nécessaire de les nommer ici en particulier, et, en vertu de la sainte obéissance, de ne jamais se permettre, sous quelque prétexte que ce soit, d’entrer dans les susdites sociétés, de les propager, de les favoriser ou de les recevoir ou cacher dans sa demeure ou autre part, de se faire initier à ces sociétés dans quelque grade que ce soit, de souffrir qu’elles se rassemblent ou de leur donner des conseils ou des secours ouvertement ou en secret, directement ou indirectement, ou bien d’engager d’autres, de les séduire, de les porter ou de les persuader à se faire recevoir ou initier dans ces sociétés, dans quelque grade que ce soit, ou d’assister à leurs réunions, ou de les aider ou favoriser de quelque manière que ce soit ; au contraire, qu’ils se tiennent soigneusement éloignés de ces sociétés, de leurs associations, réunions ou assemblées, sous peine d’excommunication dans laquelle ceux qui auront contrevenu à cette défense tomberont par le fait même, sans qu’ils puissent jamais en être relevés que par Nous ou Nos successeurs, si ce n’est en danger de mort.

Nous ordonnons en outre à tous et à chacun, sous peine de l’excommunication réservée à Nous et à Nos successeurs, de déclarer à l’évêque et aux autres personnes que cela concerne, dès qu’ils en auront connaissance, si quelqu’un appartient à ces sociétés ou s’est rendu coupable de quelques-uns des délits susmentionnés.

Nous condamnons surtout et Nous déclarons nul le serment impie et coupable par lequel ceux qui entrent dans ces associations s’engagent à ne révéler à personne ce qui regarde ces sectes, et à frapper de mort les membres de ces associations qui feraient des révélations à des supérieurs ecclésiastiques ou laïques. N’est-ce pas, en effet, un crime que de regarder comme un lien obligatoire, un serment, c’est-à-dire un acte qui doit se faire en toute justice, et où l’on s’engage à commettre un assassinat, et à mépriser l’autorité de ceux qui, étant chargés du pouvoir ecclésiastique ou civil, doivent connaître tout ce qui est important pour la religion et la société, et ce qui peut porter atteinte à leur tranquillité ? N’est-ce pas indigne et inique de prendre Dieu à témoin de pareils attentats ? Les Pères du Concile de Latran ont dit avec beaucoup de sagesse (can. 3) « qu’il ne faut pas considérer comme serment, mais plutôt comme parjure tout ce qui a été promis au détriment de l’Église et contre les règles de la tradition. Peut-on tolérer l’audace ou plutôt la démence de ces hommes qui, disant, non seulement en secret, mais hautement, qu’il n’y a point de Dieu, et le publiant dans leurs écrits, osent cependant exiger en son nom un serment de ceux qu’ils admettent dans leur secte ? » 

L’encyclique est accessible ici, avec en interne les liens sur les condamnations des papes précédents.

http://www.virgo-maria.org/references/references_html/Leon_XII/1826-03-13_SS_LEO_XII_QUO-GRAVIORA.html

  • le 13 mars 1902 : naissance de Marthe Robin.
  • le 13 mars 1905 : décret de renforcement du blocus de l’Allemagne.

Toute marchandise en provenance ou en direction de l’Allemagne sera interceptée. Ce traité est en fait une réponse à la décision de l’Allemagne du 4 février précédent de déclarer zone de guerre la Manche et les eaux entourant la France et le Royaume-Uni. Les britanniques ont pris la même décision que les Français dès le 9 février.

  • le 13 mars 1954 : début des assauts Viets à Đien Biên Phu.

En fin de journée vers 17h00, les 141ème et 209ème Régiment de la Division 316 se lancent à l’attaque de la colline « Béatrice », tenue par le 3e Bataillon de la 13e DBLE.

Le responsable de l’artillerie française le colonel Piroth, n’avait pris aucune mesure de protection de ses tubes, persuadé qu’il n’aurait pas d’artillerie Viet en face. Il se suicide le 15, face au poids de cette responsabilité.

Les Légionnaires de « Béatrice », sont écrasés par un tir de barrage infernal et se retrouvent livrés à eux-mêmes face aux vagues humaines communistes Vietminh. Béatrice tombe sans que l’artillerie française puisse réagir. La première conséquence qui condamne le camp : la piste d’aviation est directement sous les tirs de l’artillerie ennemie.

  • le 13 mars 1959 : la France commence à se retirer de l’Otan.

La France informe le Conseil de l’OTAN qu’un tiers de la flotte méditerranéenne française, sous commandement de l’OTAN en temps de guerre, demeurera sous commandement français.

  • le 13 mars 1979 : entrée en vigueur du système monétaire européen.

A Paris, le Conseil européen prend la décision de créer un système monétaire européen, le SME. Cette nouvelle monnaie européenne, n’est, dans un premier temps, qu’une unité de compte, est baptisée ECU.

  • le 13 mars 1996 : condamnation du trésorier du PS.

Henri Emmanuelli, ancien ministre et trésorier du Parti socialiste, est condamné à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 FF d’amende et deux ans de privation des droits civiques pour la gestion du parti.

  • le 13 mars 2013 : le pape François élu par le conclave.

C’est le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio qui est élu par les cardinaux réunis en conclave au Vatican pour succéder à Benoît XVI. Jorge Mario Bergoglio est archevêque de Buenos Aires depuis 1998. Il a été nommé cardinal par le pape Jean-Paul II, en 2001. 266ème pape de l’Église catholique romaine sous le nom de François (en latin Franciscus). Il est le premier pape jésuite et le premier issu du continent américain. Il est aussi le premier pape non européen depuis Grégoire III au VIIIe siècle.

La laïcité au cœur de l’école

Un prêtre, un imam, un pasteur, un chef de cabinet de l’Assemblée Nationale. Quatre invités qui connaissent la réalité du monde des jeunes d’aujourd’hui. Ils vivent avec les jeunes sur le terrain scolaire et dans le monde de l’animation et de l’éducation. Comment abordent-ils cette question ?

Émission présentée par Alberic de Serrant :

Nos lettres locales sont enfin opérationnelles!

Chers amis,

Pour ceux qui n’ont pas reçu la lettre d’hier (que vous pouvez retrouver ici), je suis heureux de vous annoncer que nos lettres locales, sur lesquelles nous travaillions d’arrache-pied depuis plusieurs semaines, sont enfin opérationnelles. Vous pouvez désormais voir “sur pièces” à quoi cela ressemble. L’idée générale est de soutenir toutes les initiatives locales qui vont dans le bon sens et de faciliter l’entraide entre les familles catholiques que l’Etat matraque fiscalement, abandonne aux voyous, et empêche de vivre leur foi.

Si vous n’êtes pas encore enregistré, vous pouvez le faire ici. Vous pouvez également signaler des événements ou publier des annonces susceptibles d’intéresser d’autres lecteurs du Salon beige. Et vous pouvez bien sûr diffuser ces lettres locales à vos amis: plus nous aurons de publications d’annonces et d’événements d’une part, et plus nous aurons de lecteurs de ces informations locales, plus notre réseau de catholiques de conviction sera puissant – et plus nous pourrons peser sur les destinées de notre malheureuse patrie qui agonise de rejeter le Christ.

Accessoirement, je trouve pour ma part magnifique l’incroyable travail que tant de nos amis réalisent “sous les radars”, déployant des trésors d’énergie, de patience et d’intelligence pour développer ici une école hors contrat, là une association pour promouvoir le patrimoine religieux en péril, là encore pour organiser une veillée pour la vie, ailleurs une association pour remettre l’histoire à l’endroit… Et je me réjouis que le Salon beige soit désormais capable d’aider mieux encore tous ces amis connus ou inconnus qui se retroussent les manches et ne se résignent pas à voir notre pays s’effondrer et le christianisme y devenir une curiosité archéologique, quand ce n’est l’objet de véritables persécutions. Même si ça enquiquine ceux qui prétendent nous gouverner, oui, nous sommes chez nous et nous avons bien l’intention que nos enfants puissent vivre en catholiques en France. Nous avons même l’invraisemblable culot de vouloir restaurer sur les ruines de la France apostate la Royauté sociale du Christ! Et nous y parviendrons avec l’aide de Dieu car le bon sens, le réel et le dévouement militant sont de notre côté…

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

Trois petits singes chinois

De Stéphane Buffetaut, élu local de Vendée et ancien député européen, pour le Salon Beige:

 

Rixes à Paris dans le XVIème arrondissement, à Champigny sur Marne, dans l’Essonne, où deux adolescents de 14 ans meurent poignardés par d’autres très jeunes gens, lynchage d’un garçon sur la dalle de Grenelle,  Alisha jeune fille de 14 ans battue puis noyée dans la Seine à Argenteuil. Déchainement de violences extrêmes et meurtrières du fait d’adolescents presque encore enfants. Et voici que Matignon annonce que le Premier ministre va se saisir du problème et qu’il entend que ces violences et ces crimes soient sanctionnés sans faiblesse. Est-ce de nature à rassurer le bon peuple ? 357 affrontements de ce type avaient été recensés pour 2020, année qui a connu deux confinements, soit presque une bagarre de bandes par jour, sans que les pouvoirs publics ne s’émeuvent outre mesure.

A chaque fois, ce sont les mêmes réactions et les mêmes jérémiades : émotion médiatique, indignations très politiques, mobilisation des préfets concernés, déclaration martiale du ministre de l’intérieur. Et puis rien.

Bien entendu, France info trouve un « expert » pour expliquer qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, que les bandes ont toujours existé, les « apaches » au début du XXe siècle, les blousons noirs dans les années soixante et, qu’au fond, il ne s’agissait que de simples faits divers ! On pourrait pourtant s’émouvoir du fait que sont en cause de jeunes adolescents, voire des enfants enrôlés dans de mauvaises guerres de clans. Des enfants soldats de troupes délinquantes qui s’étripent pour le contrôle d’un quartier ou d’un bloc d’immeubles. De très jeunes gens transformés en brutes violentes et sanguinaires, qui semblent incapables de mesurer la gravité de leurs actes et de canaliser leurs pulsions criminelles.

Dans le même temps, s’ouvraient les procès de voyous sans scrupules qui avaient tenté de brûler vifs des policiers coincés dans leur voiture et d’un trio barbare qui, de façon totalement gratuite, s’étaient acharnés sur un malheureux promeneur qui en porte des séquelles irréversibles.

Tout ceci est révélateur, au sens propre du terme, du délitement de notre société, de l’irruption de plus en plus criante de la violence gratuite, de la barbarie et de lâcheté dans notre vie quotidienne. Car s’acharner sur une personne à terre ou incendier une voiture dont on a bloqué les portes avec ses passagers enfermés à l’intérieur, c’est non seulement criminel, mais encore ignoble et lâche. Un comportement de meute de bêtes sauvages.

Comme de juste les nouveaux clercs médiatiques, qui sont des esprits sensibles, s’effarouchent de l’emploie des mots « ensauvagement », « barbarie », « sauvageons » et crient à l’excès, à la «  stigmatisation », tant il est vrai que ces âmes fragiles préfèreront toujours un mensonge qui rassure à une vérité qui dérange.

La nomenklatura politico-médiatique, quant à elle, se borne à dresser des constats plus ou moins alarmants et à reprendre en ritournelle des phrases creuses. Ainsi, pour lutter contre ces phénomènes, Amélie de Montchalin explique à Eric Zemmour qu’elle croit à l’éducation ! Mais, en l’occurrence, il ne s’agit pas de croyance. Ce qu’il faut, c’est poser le bon diagnostic sur la maladie sociétale qui nous ronge et y porter remède.

A chaque attentat, à chaque incident qui enflamme les banlieues, à chaque crime odieux et gratuit, comme un chœur antique, les zélotes de l’idéologie politiquement correcte entonnent le refrain de « l’école de la République » supposée être la panacée, le remède infaillible à tous les problèmes rencontrés dans « les territoires de reconquête républicaine », pour reprendre l’indigente phraséologie officielle. Or la très grande majorité des voyous, délinquants, trafiquants ou terroristes qui n’ont cure de la vie humaine, des lois et de l’ordre sont passés sur les bancs de cette fameuse « école de la république ». Par la grâce d’une loi d’acquisition de la nationalité inadaptée, du regroupement familial et du laxisme migratoire, ces « jeunes » sont, pour employer leurs propres termes, des « Français de papier ». Français de droit (et de droits), pas de cœur. Et c’est bien là le drame.

Car, enfin, s’il existe des « quartiers perdus de la République », si l’ont doit déverser des milliards sur ceux-ci au titre de la politique de la ville, s’il faut financer des zones d’éducation prioritaire, renforcer les forces de police, multiplier les places de prison et doter d’urgence la justice de plus de moyens, c’est bien parce qu’une partie des Français issus de l’immigration ne sont ni assimilés, ni même intégrés. Cette absence d’assimilation est la cause de ce que le jargon politique a baptisé le « séparatisme », c’est-à-dire le conflit entre une société française et une contre société principalement islamique, mais également mafieuse.

C’est l’immense échec de la Ve République, mais échec dû aussi au fait que jamais on n’a voulu restreindre l’immigration vers la France, ni même la choisir et la sélectionner. Dès lors, comment réussir l’assimilation si jamais le flux ne se tarit ? Monsieur Sarkozy avait beau jouer les fiers à bras et parler de nettoyage au « karcher », l’immigration a atteint des records durant son quinquennat et il n’a pas hésité à flirter avec des pays qui, comme le Qatar, sont des soutiens objectifs de l’islamisme. A l’autre bout de l’échiquier politique, les néo-marxistes se laissaient aller aux délices de l’islamo-gauchisme, trouvant dans les musulmans un prolétariat de substitution qui, de surcroît, permettait d’affaiblir les vieux ressorts chrétiens du pays.

Il est vrai que le pacte de Marrakech annonce la couleur : à l’heure de la mondialisation, l’immigration est source de prospérité et de développement durable. Ce qui, évidemment, reste à prouver, tout comme reste à déterminer pour qui ce phénomène serait source de prospérité. Pour les grandes firmes internationales qui tirent profit de cette mondialisation sans aucun doute. Et il faut être naïf comme un activiste de gauche pour croire que l’ONU promeut l’immigration par humanisme désintéressé.

La cause de cette fracture de la société, des dérives sécessionnistes réside bien dans l’incapacité d’assimiler à la sociabilité française certaines populations immigrées. Car ici encore il convient de refuser de se laisser enfermer dans la rhétorique de l’antiracisme, de la victimisation qui globalise indûment la question migratoire. Il n’existe pas une immigration mais des immigrations très différentes les unes des autres. L’immigration indochinoise n’a rien à voir avec l’immigration maghrébine, l’immigration chinoise n’est pas l’immigration turque. Et soyons clairs: certaines immigrations ne posent guère de problèmes. A-t-on jamais entendu parler de difficultés avec les Maronites du Liban, les Coptes d’Egypte, les Arméniens ou les Syro-Chaldéens d’Irak ou de Syrie? Tous pourtant des moyen-orientaux. Quant à l’immigration de l’Asie du sud-est ou de la Chine, elle ne fait la une des journaux que parce doit trop souvent subir les exactions de voyous non assimilés même s’ils possèdent la nationalité française.

Jacques Dupâquier, spécialiste de la démographie historique, homme de gauche s’il en est, longtemps membre du parti communiste, faisait du taux de nuptialité des jeunes filles et jeunes gens issus de l’immigration avec des jeunes gens et des jeunes filles d’origine française, le signe révélateur de l’assimilation des populations. Il avait ainsi comparé les populations italiennes immigrées en France avant 1914, les populations algériennes arrivées dans les années soixante et les populations turques des années quatre-vingt. Si 75% des jeunes filles d’origine italienne épousait des Français et 70% des jeunes gens d’origine italienne épousait des Françaises à la deuxième génération, la proportion tombait à moins de 2% pour les jeunes d’origine algérienne et moins de 1% pour les jeunes d’origine turque.

On constate donc que les réalités des immigrations sont diverses et qu’il existe une situation spécifique avec les populations musulmanes, car l’islam n’est pas qu’une religion mais aussi un système juridique, politique et social ainsi qu’une communauté, l’oumma, « ummat islamiyyat » (la nation islamique). Chacun le sait et nul n’ose le dire de crainte de ce faire accuser d’islamophobie ou de racisme. Outre le fait que personne n’est obligé d’aimer l’islam (envisagerait-on d’obliger à aimer le catholicisme ?), assimiler l’islam à une race est d’une absolue stupidité. Il existe des musulmans indonésiens, ce sont même les plus nombreux, chinois, arabes, turcs, iraniens, balkaniques, maghrébins, d’Afrique noire… Aurait-on l’idée absurde de prétendre que le christianisme est une race ? Et que le fait que les chrétiens soient la communauté la plus persécutée au monde relève du racisme ?

La politique est l’art du réel et la réalité est que la Ve République a largement échoué dans l’assimilation de certaines populations immigrées ou d’origine immigrée. L’assimilation, c’est le fait d’accepter de vivre avec la population du pays d’accueil et d’accepter et mieux de faire sien ses mœurs et finalement sa civilisation et son histoire.  L’intégration, qu’Erdogan dénonçait comme un crime contre l’humanité, c’est finalement vivre à côté de la population d’accueil. En attendant que cet à côté devienne un face à face. Or si, dès le premier septennat de Mitterrand, l’idée même d’assimilation à été abandonnée au profit de celle d’intégration, qui est la porte du multiculturalisme et de ses risques, nous n’en sommes même plus là car l’intégration supposerait à tout le moins le respect des lois du pays d’accueil. De reculs en lâchetés, la France est au seuil du basculement dans une forme de guerre civile larvée.

Monsieur Darmanin peut assurer crânement qu’il ne fera jamais le lien entre immigration et délinquance, mais il oublie sans doute un peu vite que Samuel Paty a justement été décapité par un immigré demandeur d’asile, que de la même façon les trois victimes de la basilique Notre Dame de Nice ont été décapitées, égorgées et poignardées par un autre pseudo réfugié Brahim Aouissaoui, tout comme le directeur du centre d’asile de Pau assassiné par un demandeur d’asile soudanais. Si toute généralisation ne peut être que trompeuse, celle à laquelle se livre le ministre de l’Intérieur l’est tout autant.

Et si, à l’évidence, l’immigration n’est pas nécessairement source de délinquance, l’absence d’assimilation, voire son refus, est clairement la source du séparatisme, du refus des règles de vie sociale de la France, de délinquance et des dérives islamiques et terroristes. Pourtant, ce qui « crève les yeux » les gouvernements, de gauche comme de droite, ont délibérément refusé de le voir. Tels les petits singes chinois, ils se sont bouchés les yeux, les oreilles et la bouche. Leur responsabilité dans l’éclatement de la société française en archipels de communautés disloquées est écrasante.

Bossuet écrivait que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets des causes qu’ils chérissent ». En regardant nos politiciens qui, depuis des décennies, conduisent la France à la partition et peut-être demain à l’affrontement, dans une lâcheté  toute « munichoise », nous avons plus envie de pleurer que de rire. Mais nous avons surtout le devoir d’agir et de réclamer une vraie politique en matière d’immigration fondée sur sa limitation, son contrôle et la liberté de choisir qui l’on souhaite accueillir, d’exiger un changement d’un mode d’acquisition de la nationalité totalement inadapté à la situation de la France et du monde, de mettre un point d’arrêt à la complaisance en matière de droit d’asile et à la lenteur de l’instruction des dossiers, de rendre effective la reconduite aux frontières des étrangers délinquants. Mais est-il encore temps ?

 

Résistance bioéthique devant l’Assemblée nationale

Samedi dernier, une mobilisation de Résistance bioéthique avait lieu devant l’Assemblée nationale pour dénoncer le projet de loi ni bio, ni éthique. L’Etudiant libre revient sur cette mobilisation – qui s’amplifie fortement, partout en France.

L’Etudiant Libre : Bonjour Lucien, tu es un jeune qui a participé à une action du groupe
Résistance Bioéthique samedi dernier. Peux-tu nous dire ce que vous avez fait et pourquoi ?

Lucien : Bonjour, en manifestant samedi dernier contre le projet de loi dit « de bioéthique »,
nous appelons les jeunes et les étudiants à nous rejoindre pour défendre le bon sens et
l’intégrité de l’homme. L’actualité, dans nos facultés et écoles, nous est rabâchée en
permanence par l’importance de l’écologie et du principe de précaution. Aujourd’hui pour
des raisons idéologique, le gouvernement balaie tout cela pour faire avancer des idées
complètement folles. Nous voulons manifester notre opposition, et surtout proposer une
autre vision de l’homme. Certains d’entre nous ont décidé de montrer cette opposition avec
une banderole devant l’Assemblée nationale, comme nous l’avions déjà fait il y a un an. Et la
police est venue arrêter quelques jeunes en les menaçant d’une amende de 135€… Se
servir du prétexte du covid pour museler la parole politique voilà un mode d’action de
répression qui semble à la mode en ce moment.

 

L’Etudiant Libre : Que craignez-vous ?

La toute puissance de certains chercheurs qui rêvent au meilleur des mondes, du
gouvernement qui veut « établir un nouveau mode de filiation », tout cela n’est que le début
d’un changement anthropologique majeur qu’ils espèrent. Mais on ne les craint pas car nous
sommes sûr d’être du bon côté de l’histoire. Nous allons leur montrer que la jeunesse veut
se battre pour défendre la nature et celle de l’homme intelligemment ! Nous voulons aussi
nous saisir de cette occasion pour avoir une réflexion sur l’écologie sans idéologie
déconnectée du réel, et préparer de futur combats.

 

L’Etudiant Libre : Comment voulez vous faire ?

C’est pour cela que nous allons continuer à nous manifester partout en France, des actions
auront lieu dans d’autres villes, pour défendre un véritable Homme Bio et naturel ! Samedi
dernier il y avait des jeunes issus de 5 mouvements différents. Ce qui prouve que beaucoup
se sentent concernés et nous souhaitons continuer à montrer notre détermination
grandissante avec l’aide de tous.
Rejoignez-nous ! Rejoignez la Résistance Bioéthique.

© Wilson pour les crédits photo.

Pour Que Vive Le Beaujolais : brasserie, vannier

Avec ce sixième opus de PQVLB de la saison 2020-2021, vous découvrirez de nouveaux trésors cachés du Beaujolais !

En ce mois de mars, vous assisterez à la naissance d’un breuvage inhabituel en Beaujolais : une bière issue de Lantignié.

Avant les vans étaient dans le vent ? Depuis les Ardillats, un vannier vous en parlera !

Histoire… un enfant du pays disait “le microbe n’est rien. C’est le terrain qui est tout”… le musée Claude Bernard de St Julien vous ouvrira ses portes pour vous le présenter.

Un besoin de terroir supplémentaire ? La maison du terroir de Beaujeu vous expliquera comment elle est à votre service pour parfaire votre connaissance à ce sujet !

L’Église doit-elle se mêler de politique ?

Cette semaine, le Club des Hommes en Noir, composé des abbés Celier, Tanouärn, Benoit, ainsi que Jean-Pierre Maugendre et dirigé par Philippe Maxence, se penche sur les rapports entre l’Église et la politique.

Avortement et conflits d’intérêts à la Cour interaméricaine des droits de l’homme

La Cour interaméricaine des droits de l’homme a tenu son audience dans l’affaire Manuela et autres contre le Salvador. Alors que cette femme avait été condamnée pour homicide aggravé sur un nouveau-né, des ONG pro-avortement contestent cette conclusion et affirment à présent qu’il s’agissait d’un avortement.

La Cour interaméricaine des droits de l’homme va-t-elle requalifier les faits ? Est-ce que la présidente de cette Cour sera vraiment impartiale dans cette affaire ? Emission avec Nicolas Bauer, Chercheur associé à l’ECLJ :

La génération pro vie se lève et danse pour la Vie à Paris

La génération Pro Vie se lève et se mobilise. A Lyon, Paris et dans plusieurs villes de France, des jeunes pro vie dansent pour la vie, pour faire entendre la voix des sans voix :

Un proche de Macron nommé au service politique de France Télévisions

L’élection présidentielle se prépare dans les médias. Muriel Pleynet vient d’être remplacée (moins de 2 ans après son arrivée) par Cyril Graziani, ancien de France Inter passé à France Télévisions en septembre dernier. Selon Le Monde

Cet éditorialiste de la chaîne France Info avait fait part de sa future prise de fonction à certains membres du service avant même que sa prédécesseure ne soit informée de sa prochaine éviction.

Cyril Graziani est l’un des rares journalistes avec lequel Emmanuel Macron échange volontiers (il se vante lui-même de commenter The Voice avec le président, le samedi soir, par texto).

Son arrivée à ce poste clé à un an de l’élection présidentiel fait grincer des dents.

C’est arrivé un 12 mars…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • St Paul Aurélien, évêque en Bretagne au VIe s.

Au pays de Léon en Bretagne Armorique, au VIe siècle, saint Paul Aurélien, premier évêque de la cité.

  • le 12 mars 417 : le pape Innocent 1ermeurt.

Le pontificat de saint Innocent a été surtout un affermissement de la juridiction romaine en Occident comme le montrent les 36 lettres qu’il a écrites.

  • le 12 mars 604 : décès du pape saint Grégoire 1er le Grand.

Le peuple de Rome pleure la mort du pape Grégoire Ier le Grand, monté sur le trône de saint Pierre en 590, alors que la peste ravage Rome. Docteur de l’Église, son influence durant le Moyen Âge est considérable.

Très cultivé, Grégoire Ier le Grand sait le grec, le droit et l’art d’administrer. Ayant reçu la charge de préfet de la ville de Rome, il l’exerce pendant deux ans puis, vers 575, à 35 ans, il abandonne honneurs et richesses pour entrer dans un monastère qu’il a fondé quelques années auparavant. Il ne veut plus que prier et obéir. Grégoire, le 3 septembre 590, « est élu pape par l’acclamation unanime du clergé et du peuple». Il essaie de se dérober, faisant même appel à l’empereur, mais c’est en vain. Cet épisode est raconté dans la Légende dorée, de Jacques de Voragine, écrit vers 1250.

En cette période troublée par les invasions et les épidémies comme la peste, quand Grégoire le Grand monte sur le trône de Saint Pierre, il compare l’Eglise à un navire battu par la tempête et sur le point de sombrer. Il se dévoue auprès des pestiférés et des misérables. En même temps, il réorganise l’Eglise romaine, défendant les prérogatives du siège de Pierre. Il fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l’ordre bénédictin, envoie des missionnaires en Angleterre, après une solide préparation sur les mœurs locales. Voir la chronique du 3 septembre.

  • le 12 mars 1088 : élection pape Urbain II.

Eudes de Châtillon, né à Chatillon-sur-Marne en 1042, et mort à Rome le 29 juillet 1099, est élu 157e pape sous le nom d’Urbain II. Il succède à Victor. Son premier acte est d’affirmer solennellement sa fidélité à l’œuvre de Grégoire VII.

Pierre Ier, roi d’Aragon (1094-1104), offre son royaume, par le biais d’un de ses légats, à Urbain II, comme obole de St. Pierre

  • le 12 mars 1144 : élection du pape Lucius II.

Gherardo Caccianemici dal Orso est né à Bologne. Après avoir été cardinal de Sainte-Croix de Jérusalem, il devient pape le 12 mars 1144 et meurt le 15 février 1145.

Sommé par les partisans d’Arnaud de Brescia de renoncer à toute souveraineté temporelle, il réclame l’appui de l’empereur Conrad III et marche lui-même contre Rome avec quelques troupes ; mais est blessé à mort en montant à l’assaut du Capitole.

  • le 12 mars 1178 : le pape Alexandre III revient à Rome.

Son conflit avec l’empereur Barberousse s’achève suite aux négociations entamées après la victoire papale de Legnano. Elles s’achèvent sur la paix de Constance, l’empereur reconnaît ensuite le pape Alexandre III par le traité de Venise.

  • le 12 mars 1268 : Eudes Rigaud, archevêque de Rouen, prêche la Croisade aux halles de la Vieille Tour.

     

  • le 12 mars 1303: Nogaret prononce un discours contre le pape Boniface VIII devant le Conseil Royal au Louvre.

En présence du Roi Philippe le Bel, au cours d’une assemblée qui se tient au Louvre Guillaume de Nogaret prononce un discours où il accuse le pape Boniface VIII d’hérésie et réclame la convocation d’un concile général pour examiner son cas.

  • le 12 mars 1376 : prorogation de la trêve de Bruges.

La trêve de Bruges, signée le 27 juin 1375 pour un an est prorogée jusqu’au 24 juin 1377. Quelques mois plus tard, de nouvelles négociations ont lieu entre les conseillers des rois de France et d’Angleterre. Toutefois, le refus d’Édouard III, puis son décès le 21 juin 1377 entraînent la reprise des hostilités.

  • le 12 mars 1613 : naissance d’André Le Nôtre.

André Le Nôtre est jardinier du Roi Louis XIV de 1645 à 1700. Il reçoit pour tâche de concevoir l’aménagement du parc du palais de Versailles, après avoir fait celui de Vaux-le-Vicomte et Chantilly.

  • le 12 mars 1622 : Ignace de Loyola et François Xavier sont canonisés par le pape Grégoire XV.
  • le 12 mars 1776 : Louis XVI lance un lit de justice pour imposer aux parlementaires d’enregistrer les réformes de Turgot.
  • le 12 mars 1799 : la France déclare la guerre à l’Autriche.
  • le 12 mars 1807 : Napoléon ordonne à Talleyrand, resté à Varsovie, de prendre en main le ravitaillement de l’armée.

“Battre les Russes, si j’ai du pain, c’est un enfantillage. L’importance de ce dont je vous charge là est plus grande que toutes les négociations diplomatiques”.

  • le 12 mars 1811 : le maréchal français Ney défait les Anglais à Redinha, au Portugal.
  • le 10 mars 1818 : loi Gouvion Saint-Cyr.

La conscription, abolie par la Charte de 1814, ne sert plus de base au recrutement des troupes. Louis XVIII souhaite voir la France se doter d’une puissante armée digne de son rang dans l’Europe du Traité de Vienne. Cette loi de réforme militaire est promulguée le 12 mars 1818. Elle marque un retour aux méthodes révolutionnaires :

  • Les conscrits sont en fait recrutés par tirage au sort, mais les plus fortunés qui ne souhaitent pas faire leur service, peuvent acheter un « remplaçant », comme du temps de la Loi Jourdan de 1798.Ceux qui ont tiré le « bon numéro », les fils de veuve, les frères de soldats et les aînés orphelins en sont exemptés.
  • Fin des privilèges de la noblesse concernant le recrutement et la promotion. Les officiers doivent passer par les Écoles Militaires pour leur formation.
  • L’armée d’active est portée à 240 000 hommes par un contingent annuel de 40 000 hommes recrutés sur volontariat, puis sur tirage au sort.
  • A l’issue du service, les soldats sont décrétés disponibles pour l’Armée de Réserve.
  • le 12 mars 1918 : Paris est bombardé par des avions allemands.
  • le 12 mars 1930 : Gandhi commence la marche du sel.

Gandhi se lance dans une campagne de désobéissance civile contre le pouvoir britannique en s’attaquant aux impôts sur le sel. C’est une de ses actions symboliques pour arracher aux Anglais l’indépendance de l’Inde.Au bout de 350 km et de 24 jours, il atteint la mer où symboliquement il viole le monopole de l’Etat colonial en ramassant une poignée de sel. Il est arrêté sur l’ordre du vice-roi le 5 mai. 60 000 personnes sont mises en prison, mais l’Inde devient indépendante.

  • le 12 mars 1938 : début de l’Anchluss.

L’Autriche, devient le nouvel objectif des nazis dans la marche de l’Est du Reich, “l’Ostmark”. Ce rapprochement entre les deux pays est interdit par les traités de Versailles et de Saint-Germain, pourtant les démocraties occidentales laissent faire.

  • le 12 mars 1945 : la 2ème DB se regroupe dans la région de Châteauroux.

Elle se remet en condition après la dure campagne d’Alsace et avant de franchir le Rhin pour s’empare du Nid d’Aigle d’Hitler à Berchtesgaden.

  • le 12 mars 1956 : le Parlement français accorde à Guy Mollet les pouvoirs spéciaux en Algérie.

     

  • le 12 mars 2000 : Jean-Paul II demande pardon pour tous les péchés commis par les catholiques au cours des siècles.
  • le 12 mars 2009 : le pape Benoît XVI, dans une lettre aux évêques explique la levée de l’excommunication des évêques de la Fraternité Saint Pie X.

Les loups (et les lionnes) se dévorent entre eux!

Nous apprenons par l’hebdomadaire Challenges qu’une nouvelle affaire de harcèlement déchire la gauche bien-pensante: Christelle Delarue, fondatrice de l’agence de publicité Mad&Women et ex-présidente de l’association féministe les Lionnes (association ironiquement dédiée à la lutte contre le sexisme dans la publicité), est accusée par plusieurs anciennes salariées de faits de harcèlement moral au travail, de remarques à caractère sexiste répétées (!), ainsi que de “féminisme washing” (ce terme abscons désigne le fait que Christelle Delarue se trouve accusée d’avoir utilisé son image de militante féministe pour se dispenser de traiter dignement les femmes qui travaillaient avec elle).

Un nouveau président pour le Mouvement catholique des familles

Communiqué du Mouvement catholique des familles (MCF) :

Le Général (2s) Christian Thiébault, nouveau Président du Mouvement Catholique des Familles

Après seize années passées à la tête du MCF, François Legrier avait souhaité ne pas renouveler son mandat. Le Conseil d’Administration a élu Christian Thiébault comme nouveau Président. Il a pris ses fonctions à l’occasion de l’Assemblée Générale le 6 février dernier. Né en 1959, Christian Thiébault a servi 37 ans dans l’armée de Terre, principalement au sein de la Légion étrangère, participant à onze opérations extérieures. Comme officier général, il a tenu les fonctions d’adjoint aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, chef d’état-major de la mission de l’ONU au Mali, directeur du projet de réforme des réserves au Cabinet du ministre, puis commandant les éléments français et chef d’état-major de la force de l’ONU au Sud-Liban. Marié, il est père de 8 enfants, dont 3 religieuses dominicaines enseignantes, et grand-père de 10 petits-enfants. S’inscrivant résolument dans la continuité de son prédécesseur, Christian Thiébault a confirmé la vocation du mouvement à « unir les familles » autour de trois dimensions : la formation, l’entraide, l’action.

Le site internet du MCF précise que le mouvement a été fondé en 2001 et compte aujourd’hui plus de 1000 familles dans sur toute la France, unies par une charte pour défendre et promouvoir la famille, cellule mère de la société. Son action s’inscrit dans le combat de la Tradition Catholique pour Tout restaurer dans le Christ. La direction doctrinale, pour ce qui relève de l’autorité de l’Eglise, est assurée par la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X ou localement par des prêtres en accord avec elle.

Bac 2021 : des avancées concrètes, mais encore insuffisantes

D’Hervé Rolland, président de la Fondation pour l’école :

Une note de service du 11 mars 2021, confirmée ce matin-même ​à la ​​Fondation​ pour l’école par ​​la DGESCO​​​​, vient entériner une demande portée à l’attention du Ministère lors de nos derniers rendez-vous sur l’organisation du Bac 2021 pour les élèves du hors-contrat.

En effet, lors de ses entretiens des 22 décembre et 18 février, la Fondation avait, entre autres revendications, demandé à ce que les épreuves ne portent que sur le programme de Terminale (comme c’est le cas pour les élèves du public et du privé sous contrat), et non sur les deux ans de Première et Terminale.

C’est désormais chose faite.

La ​Fondation salue cet allègement des programmes des épreuves ponctuelles du Bac 2021 pour les candidats des établissements indépendants : histoire-géographie, langues vivantes A et B, enseignement scientifique (pour le bac général), et mathématiques (pour le bac technologique).

Mais le chemin vers l’égalité est encore long.

La Fondation continuera, notamment lors de son prochain RV du 16 mars avec le Ministère, à être force de propositions pour obtenir l’égalité de traitement de tous les candidats au Bac, quelle que soit leur origine (établissement hors contrat, CNED…).

La reconnaissance du livret scolaire de ces élèves et leur accès égalitaire à ParcoursSup restent des sujets déterminants à clarifier. Quant au refus du bénéfice du contrôle continu pour ces élèves, l’incompréhension demeure.

Rappelons-le : quand les élèves du public et du privé sous-contrat passeront la quasi-totalité de leurs épreuves en contrôle continu pour échapper à la possible contamination par la Covid-19 en salles d’examen, les candidats du hors-contrat, eux, les passeront toutes en présentiel.

La santé des élèves des lycées indépendants serait-elle considérée par le Ministère comme moins prioritaire que celle des autres élèves ?

La France malade de l’Algérie

De Constance Prazel sur Liberté politique :

Le 20 janvier, Benjamin Stora remettait à Emmanuel Macron son rapport sur « la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie », au terme d’une mission confiée par le président de la République et destinée à « réparer le passé ». En fait de réparations, malheureusement, le compte n’y est pas. Pouvait-on s’attendre à autre chose, à l’heure où triomphent le discours décolonial et indigéniste, le wokisme et autres joyeusetés ?

Le choix de Stora pour diriger cette entreprise n’était pas anodin : sa carrière d’historien s’est accompagnée d’engagements politiques toujours plus à gauche, et même très à gauche, avec une sympathie saillante pour les indépendantistes algériens du FLN.

L’esprit du rapport est faussé par un postulat de départ : il faut davantage répondre aux récriminations algériennes sur le passé français que bâtir une vérité équilibrée. La France sera donc toujours dans le mauvais camp, celui du colonialisme. Sans surprise, le rapport témoigne donc dans l’ensemble d’une mémoire partielle et imparfaite, idéologiquement orientée. Sartre l’emporte définitivement sur Camus, et la repentance ne peut profiter qu’à ceux qui ont la chance de défendre la cause du bien.

On ne connaît que trop bien les biais qui empêchent toujours une histoire réaliste de la guerre d’Algérie : l’armée a nécessairement tort, contre les Algériens, contre les porteurs de valise ; la torture de l’armée française n’est ainsi jamais mise en regard du terrorisme fou du FLN. Le maire de Perpignan, Louis Aliot, de famille pied-noir, a ainsi organisé dans sa ville une exposition pour y convier Benjamin Stora : à la lecture du rapport, vient évidemment l’envie de rappeler à l’historien, photos à l’appui, une réalité qu’il tend un peu trop vite à passer sous silence, celle de la violence et de la sauvagerie insoutenables des meurtres du FLN perpétrés à l’encontre des harkis ou des pieds-noirs, avant comme après le 19 mars 1962.

Tout n’est pourtant pas à mettre au feu dans le rapport Stora. On s’indignera de ce qu’il envisage la panthéonisation d’une porteuse de valise, Gisèle Halimi, mais on saluera, en revanche, son appel à la réhabilitation des cimetières juifs et européens d’Algérie : leur abandon, leur pillage, leur profanation restent aujourd’hui un scandale pour trop de familles meurtries. On appréciera aussi qu’il réfute la notion « d’excuses » à faire formuler par la France.

Le véritable problème est que pour pardonner et surmonter, il faut être deux. La France se complaît dans l’idée qu’elle doive se justifier de ses soi-disants égarements, mais les Algériens, pour leur part, sont à des milliers de lieues de reconnaître leurs torts. Le régime aujourd’hui en place s’estime l’héritier direct des combattants de l’indépendance. De ce fait, le rapport ne fait qu’alimenter pour nombre d’entre eux leur vindicte intarissable.

A la suite des débats autour de la publication du rapport, un journaliste algérien, Mohammed Allal, a trouvé le moyen de réclamer des excuses de la part de la France pour avoir utilisé du fer algérien pour construire la tour Eiffel. Il est impensable, non pas tant qu’il tienne ses propos, mais qu’on daigne leur donner un écho. Malheureusement pour ce triste sire, le fer dont est faite la dame de fer vient de la terre de Lorraine. A ce jour, il ne semble pas que les Lorrains, annexés au royaume de France par un tour de passe-passe diplomatique au XVIIIe siècle, aient fait connaître leur désapprobation et demandé réparation pour la spoliation : ce sont des gens bien élevés. A contrario, l’Algérie remerciera-t-elle la France de lui avoir livré sur un plateau avec l’indépendance le pétrole saharien, alors que rien ne l’y obligeait ?

Comme le prouvent les polémiques pathétiques autour de la commémoration du bicentenaire de la mort de Napoléon, notre pays, empêtré dans un avatar de cancel culture et de repentance mal digérée, est aujourd’hui plus que jamais incapable d’assumer son passé avec ses grandeurs et ses faiblesses. Concernant l’Algérie, il ne s’agit pas d’une querelle d’historiens, destinée à s’apaiser avec le temps, ni d’un débat anecdotique : l’ensemble de notre politique, notre rapport à l’intégration ou à l’assimilation, notre regard sur l’immigration et sur l’islam, la vision de l’armée et de son rapport à l’Etat, la gestion de l’héritage gaulliste, tout cela reste aujourd’hui encore marqué par l’expérience terrible de la guerre d’Algérie et par une absence de vision claire des responsabilités partagées. La France n’en finit pas d’être malade de l’Algérie, et le paie quotidiennement. Tant de maux découlent aujourd’hui de cette maladie infantile de la Ve République qui n’est toujours pas guérie, et le docteur Stora n’apporte certainement pas le remède attendu.

L’insurrection syrienne a 10 ans : SOS Chrétiens d’Orient dresse un bilan humanitaire tragique

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

Le 15 mars 2021 marque le dixième anniversaire de l’insurrection syrienne. SOS Chrétiens d’Orient, présente depuis 2013 en Syrie, alerte sur le bilan humanitaire tragique de cette terrible guerre, et appelle la communauté internationale à lever les sanctions qui prolongent  inutilement les souffrances du peuple syrien. 

Depuis le 15 mars 2011, le bilan ne cesse de s’alourdir pour la Syrie : près de 390 000 morts, des dizaines de milliers de disparus et près de 10 millions de déplacés et réfugiés. En termes de destructions, on estime que plus d’un tiers des immeubles ont été détruits et près de la moitié des établissements scolaires et des hôpitaux ont été endommagés ou détruits.  

Au total, ce sont presque les deux-tiers de la population syrienne qui ont été amenés à fuir leur foyer, provoquant la plus grande crise de réfugiés depuis la Seconde guerre mondiale. A un taux de chômage qui atteignait déjà les 50% de la population active en 2017 et l’inflation de la monnaie (+ 300% en un an) est venue s’ajouter en 2020 l’aggravation de la crise économique et financière au Liban voisin et l’épidémie du nouveau coronavirus et ses terribles conséquences économiques.

Dans ce contexte, les sanctions appliquées par les Etats-Unis et l’Union européenne à l’encontre de la Syrie tendent à affamer le peuple syrien et dont peser sur lui une terrible injustice. Ces sanctions ont été dénoncées en décembre dernier par le rapporteur spécial de l’ONU qui affirme qu’elles « violent les droits de l’homme du peuple syrien ». Présente sur le terrain, SOS Chrétiens d’Orient témoigne et alerte sans relâche sur les conséquences pour la population de ces sanctions iniques qui poussent le pays tout entier vers une catastrophe humanitaire sans précédent.

Les équipes de SOS Chrétiens d’Orient sont présentes en première ligne depuis le début de la crise pour secourir les populations syriennes les plus défavorisées, et sont à disposition des journalistes pour témoigner, à l’occasion des 10 ans de l’insurrection syrienne, de la situation humanitaire.  

Un an après le rapport sur Les ONG et les juges de la CEDH : État des lieux

Il y a un an, le 20 février 2020, le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) publiait le rapport « Les ONG et les juges de la CEDH ». Ce rapport a révélé un problème grave de conflits d’intérêts au sein de la CEDH entre certains juges et ONG. Ce rapport a en effet démontré qu’au moins 22 des 100 juges permanents de la Cour européenne des droits de l’homme qui ont siégé entre 2009 et 2019 sont d’anciens fondateurs, collaborateurs ou dirigeants de sept ONG actives devant cette même Cour, comme requérantes, représentantes ou tiers intervenantes. 12 de ces juges sont étroitement liés à l’Open Society de George Soros, six en furent même des responsables nationaux et internationaux[1]. L’Open Society finance en outre les 6 autres organisations identifiées dans ce rapport.

La présence massive de juges issus d’un même réseau d’ONG témoigne de l’emprise de grandes fondations et ONG privées sur le système européen de protection des droits de l’homme et met en cause son impartialité. À 88 reprises entre 2009 et 2019, 18 des 22 juges issus d’ONG ont siégé dans une affaire impliquant « leur » propre ONG, ce qui constitue un conflit d’intérêts manifeste. Durant cette même période, les sept ONG ont été officiellement impliquées dans au moins 185 affaires devant le CEDH.

Cette situation met donc en cause non seulement l’indépendance de la Cour, mais aussi l’impartialité de ses juges ; elle est contraire aux règles que la CEDH impose elle-même aux États en la matière.

Ce rapport a provoqué de très nombreuses réactions, et son exactitude n’a jamais été contestée. Il s’est malheureusement heurté au premier confinement, ainsi qu’au silence et à l’inertie d’autorités politiques et médiatiques désireuses avant tout de protéger l’autorité de la CEDH, et le fonctionnement des instances de la gouvernance mondiale.

Voici un résumé des principales réactions connues à ce jour.

Les réactions dans la société

Les réactions de juristes

Ce rapport a fait le tour du monde des juristes. Il fut traduit notamment en anglais, polonais, espagnol, russe, croate ou hongrois. Avant sa publication, le rapport fut soumis confidentiellement à l’appréciation de juristes éminents, dont plusieurs anciens juges de la CEDH, qui ont tous estimé sa publication nécessaire pour le bien de la Cour. Le rapport fut aussi adressé, avant sa publication, au Président de la Cour, M. Sicilianos, à son vice-président, M. Spano (actuel président), ainsi qu’à M. Jean-Paul Costa (ancien président). Ils ne firent aucun commentaire public.

Le 4 mars 2020, l’ancien juge Boštjan Zupančič a déclaré à la presse ne pas être surpris par cette situation et aurait « aimé que le contenu de ce rapport soit connu plus tôt. »

En mai 2020, plus d’une centaine de juristes, professionnels du droit, universitaires et magistrats nationaux, dont des membres de juridictions suprêmes nationales, ont publié une tribune collective exprimant leur inquiétude devant les situations de conflits d’intérêts à la CEDH, et appelant la Cour à prendre les mesures qui s’imposent pour remédier à cette situation.

Deux universitaires seulement ont tenté, sans pouvoir nié la véracité des faits, de minorer l’impact des conflits d’intérêts. C’est le cas de Martin Scheinin[2]. Une autre autre, Mme Laurence Burgorgue-Larsen, a falsifié les conclusions du rapport de l’ECLJ, en prétendant que : « il fut reproché, notamment, à la Cour d’admettre trop d’ONG dites « libérales » au titre de la tierce intervention[3] ». Cela est faux, et tandis que l’auteur précise « notamment », elle prend soin de ne pas citer les reproches formulés par l’ECLJ dans son rapport.

Plusieurs conférences universitaires, prévues pour se tenir au Printemps 2020 à Paris, Strasbourg, Varsovie et en Espagne ont été annulées à cause de la pandémie.

Les réactions médiatiques

L’hebdomadaire Valeurs actuelles a consacré sa couverture à un dossier présentant le rapport de l’ECLJ. Plusieurs centaines d’articles ont été publiés en Europe et dans le monde. Ils sont trop nombreux pour être tous cités. Pour la plupart, ils rendent compte de ce rapport de façon objective et positive. En France, des personnalités telles que Éric Zemmour, Michel Onfray, Gilles-William Goldnadel ont évoqué ce rapport. Toutefois, assez peu de grands journaux nationaux ont présenté le rapport de façon précise.

L’organisation Open democracy, du réseau de l’Open society, a organisé une campagne de presse contre l’ECLJ en réaction à la publication du rapport, à travers une cinquantaine de journaux à travers le monde, dont Time Magazine et EuroNews.

Les réactions de parlementaires

De nombreux responsables politiques ont fait des déclarations publiques, interpellant leur gouvernement ou les instances européennes. En France, il s’agit notamment de Philippe de Villiers, François-Xavier Bellamy, Julien Aubert, Valérie Boyer, Xavier Breton, Bérangère Poletti, Guy Teissier, Marine Le Pen, Jean Paul Garraud, Gilles Le Breton, Nicolas Bay, Jérôme Rivière…

Des débats ont été organisés dans plusieurs parlements nationaux. C’est le cas, entre autres, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Danemark. D’autres débats et conférences, prévus pour se dérouler au printemps 2020, ont été annulés ou reportés à cause de la pandémie.

Diverses questions parlementaires ont été posées par des députés nationaux à leurs gouvernements, ainsi que par des députés membres du Parlement européen et de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

Trois députés membres de l’APCE ont déposé chacun une question écrite au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. La portugaise Isabel Meirelles (PPE) demande « Comment remédier à de potentiels conflits d’intérêts des juges de la Cour européenne des droits de l’homme? » Le monténégrain Milan Knezevic (NI) demande comment « Restaurer l’intégrité de la Cour européenne des droits de l’homme », et le hongrois Barna Pál Zsigmond (PPE) dénonce « Le problème systémique des conflits d’intérêts entre ONG et juges de la Cour européenne des droits de l’homme ». Les travaux au sein du Comité de Ministres sont confidentiels. Il apparaît toutefois que les 47 ambassadeurs ne parviennent pas à s’accorder sur une réponse. Ils ont largement dépassé le délai de trois mois prévu pour cette procédure pour répondre, et ont décidé, durant leur réunion du 14 janvier 2021 de reporter l’examen de ces questions « à l’une des prochaines réunions des Délégués des Ministres », c’est-à-dire, sine die.

Cette question pourra toutefois revenir à l’agenda du bureau de l’APCE lors du dépôt de la pétition « Mettre fin aux conflits d’intérêts à la CEDH » par laquelle plus de 50.000 citoyens européens demandent au Président de l’APCE, conformément à l’article 67 du Règlement de l’Assemblée, d’inscrire cette question à l’ordre du jour de l’Assemblée, « afin qu’une enquête soit diligentée et que des solutions à ces dysfonctionnements soient recommandées au Comité des Ministres. »

Entretemps, l’ECLJ a découvert à la lecture des rapports financiers annuels du Conseil de l’Europe, que l’Open Society de George Soros et Microsoft de Bill Gates sont les deux plus gros donateurs privés de l’organisation. Ces deux organisations ont donné respectivement au Conseil de l’Europe près de 1.400.000€ entre 2004 et 2013 et près de 690.000€ entre 2006 et 2014. L’Open Society soutient par ailleurs des initiatives du Conseil de l’Europe, notamment l’Institut européen des arts et de la culture roms. Depuis 2015, il n’y a plus trace de ces financements directs, en revanche, le Conseil de l’Europe a institué un fond spécial pour recevoir de telles contributions volontaires extra-budgétaires. Ces versements n’ont pas manqué de questionner, car il est étonnant qu’une organisation politique intergouvernementale soit ainsi perméable aux financements privés. Un député de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a saisi le Comité des Ministres à ce sujet pour demander que soient rendus publics tous les documents relatifs à ces financements.

Des députés au Parlement européen ont aussi adressé des questions à la Commission et au Conseil européens. C’est le cas notamment des députés Izabela-Helena Kloc (ECR) Maximilian Krah (ID)Jérôme Rivière (ID) et Robert Roos (ECR). La Commission européenne a répondu par la voix de Věra Jourová que « La Commission n’a aucun doute quant à l’intégrité et à l’indépendance de la Cour européenne des Droits de l’homme. » Le Commissaire européen Johannes Hahn, compléta cette réponse de façon lapidaire. Quant au Conseil européen, il déclara ne pas avoir à commenter un rapport d’une ONG. Il est apparu, lors de la publication de ces réponses, que l’Open Society a bénéficié du soutien explicite des commissaires Hahn et Jourová, cette dernière déclarant, en posant aux côtés de M. Soros, que « les valeurs d’Open society sont au cœur de l’action de l’UE ». Johannes Hahn, posant lui aussi avec George Soros, déclare qu’« il est toujours bon de rencontrer George Soros pour discuter de nos efforts joints pour accélérer les réformes et les sociétés ouvertes dans les Balkans et l’Europe de l’Est ». Entre 2014 et 2018, George Soros et ses lobbyistes ont bénéficié de pas moins de 64 entretiens avec des Commissaires et des hauts responsables de la Commission européenne, ce qui est considérable.

Réactions gouvernementales

Plusieurs membres de gouvernements se sont également exprimés publiquement sur le rapport.

Le Ministre russe des affaires étrangères a publié un communiqué officiel relatif au rapport de l’ECLJ. Dans ce texte, il s’inquiète de « l’influence cachée » de certaines ONG occidentales au sein de la CEDH et déclare que cette influence « affecte directement la qualité, l’impartialité et l’équité des jugements de la Cour ». La Russie estime en outre qu’un « examen approprié » de ces dysfonctionnements par les États membres du Conseil de l’Europe, dans le cadre du processus de réforme de la Cour, permettrait de corriger et de réduire « les interférences politiques » exercées par ces ONG dans le processus judiciaire.

Le Ministre bulgare de la Justice, Danail Kirilov, a aussi fait une déclaration en ce sens, indiquant que le juge bulgare, gravement mis en cause dans le rapport, pourrait être destitué par la CEDH. Depuis, c’est Danail Kirilov qui a finalement été contraint à la démission pour avoir défendu l’indépendance du Procureur général de Bulgarie.

En réponse à des questions écrites adressées par des parlementaires nationaux, des gouvernements nationaux ont également réagi. C’est le cas notamment en France et en Suisse.

En France, le député José Evrard a posé une question au gouvernement, qui lui a répondu en rappelant les règles de nomination des juges à la CEDH. En Suisse, le conseiller Jean-Luc Addor a interrogé le Conseil fédéral sur le rapport de l’ ECLJ. Le Conseil, tout comme les autres autorités publiques interrogées, a omis de répondre sur les conflits d’intérêts, se bornant à rappeler, pour l’essentiel, la procédure de nomination des juges, et estimant qu’il est bénéfique que certains d’entre eux proviennent d’ONG.

La réaction de la Cour

La réaction au rapport

D’après le journal Le Monde, le rapport a provoqué « la colère » de la CEDH, celle-ci a toutefois décidé de ne pas réagir publiquement et de ne pas répondre à la presse après avoir constaté l’exactitude des faits relevés dans le rapport. Le 22 avril 2020, durant un échange de vues entre le Comité des Ministres et M. Linos-AlexandreSicilianos, alors Président de la CEDH, celui-ci fut interrogé par l’ambassadeur de Russie sur le rapport, soutenu par son homologue turc. Le Président Sicilianos, ne contesta pas le rapport, mais chercha à limiter la responsabilité de la Cour, indiquant que l’existence de juges issus d’ONG est le fait des États qui sont responsables de proposer des candidats à la fonction de juges. Il n’aurait pas nié les cas de conflits d’intérêts, mais tenté de les relativiser en indiquant que la Cour juges des milliers d’affaires chaque année.

Plus tard, la Cour aurait refusé de répondre à une demande d’informations émise par le secrétariat du Comité des Ministres ; demande formulée pour servir à la réponse aux trois questions écrites posées par des membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Le 20 novembre 2020, M. Robert Spano, successeur de M. Sicilianos à la présidence de la CEDH, fut à son tour interrogé lors d’un échange de vues avec l’APCE. Interrogé précisément sur la question des conflits d’intérêts, il répondit sur le lien entre juges et ONG, mais sans parler de la question centrale des conflits d’intérêts. Il déclara en effet :

« Je vais vous faire la même réponse que j’ai faite et que mon prédécesseur a faite au Comité des ministres au mois de mai. Il n’y a pas d’allégations crédibles à nos yeux d’influences d’organisations non gouvernementales sur le travail de la Cour. Des juges de la Cour ont, parfois dans leur vie professionnelle antérieure, eu une expérience, ou reçu une formation en matière de droit relatif aux droits de l’homme en travaillant dans des organisations non gouvernementales. Cela montre la diversité de leur parcours professionnel, c’est essentiel pour une Cour internationale. Mais la question essentielle, c’est que c’est l’Assemblée parlementaire qui élit les juges. Le Curriculum Vitae des juges avec tout leur parcours professionnel, toute leurs expériences et soumis à l’Assemblée parlementaire lorsqu’elle élit les juges. C’est donc à vous de décider de la diversité du groupe des juges qui siègent à la Cour. Personnellement, je n’accepte pas, je le dis très clairement, les allégations qui ont été faites et je ne varie pas sur ce point de l’avis de mon prédécesseur Alexandre Sicilianos. »

Rappelons que le problème principal pointé par le rapport n’est pas que des juges aient travaillé pour des ONG avant leur élection, mais bien qu’ils siègent dans des affaires en situation de conflit d’intérêts ave ces ONG. À cette question, le président Spano n’apporte aucune réponse.

Le comportement de la Cour depuis la publication du rapport

Moins de juges issus d’ONG

Aucun des 4 nouveaux juges élus à la CEDH en 2020 n’a de lien significatif avec les sept ONG en cause[4], tandis que deux juges liés aux ONG ont terminé leur mandat[5]. Ainsi, le nombre de juges anciens collaborateurs ou dirigeants d’ONG actives à la CEDH est passé de 13 à 11 durant l’année 2020. En mars 2021, il est à noter que la Belgique propose parmi ses candidats à la Cour une membre du Conseil d’administration de l’Open Society Justice Initiative[6].

Une augmentation significative de l’action des ONG auprès de la CEDH

41 jugements publiés en 2020 indiquent une participation d’au moins une des sept ONG en cause comme requérante ou intervenante, contre 18,8 jugements en moyenne par an entre 2009 et 2019, alors même que le nombre de requêtes jugées pour l’année 2020 a diminué.

Des situations de conflits d’intérêts persistants

Dans 13 de ces 41 affaires jugées en 2020, un juge au moins a siégé en situation de conflit d’intérêts direct[7] alors que sa propre ONG était partie ou tierce partie. Cela représente 35 % des affaires impliquant ces ONG, contre 48 %[8] sur la période de 2009 – 2019.

La juge ukrainienne Ganna Yudkivska, dont le mandat aurait dû se terminer en 2019, se distingue pour avoir siégé à sept reprises en situation de conflit d’intérêts direct en 2020, dans des affaires impliquant des Comités Helsinki.

Il faut aussi noter le refus de Yonko Grozev de se déporter spontanément de l’affaire D.K. c. Bulgarie (n° 76336/16), alors même que « Le 9 mars 2020, le Gouvernement a demandé le déport du juge Grozev parce qu’il était fondateur du Comité Helsinki de Bulgarie et son membre entre 1992 et 2013 ». Ce Comité représente les requérants dans l’affaire en cause. Yonko Grozev soumit ensuite cette demande de déport à l’appréciation de la Chambre (qu’il préside) et qui la rejeta le 17 novembre 2020.

Dans une autre affaire jugée en 2020, Khadija Ismayilova c. Azerbaïdjan (n° 2) (n° 30778/15), Yonko Grozev a siégé malgré la présence de la Fondation Helsinki pour les droits de l’homme parmi les tierces-parties. En revanche, M. Grozev s’est déporté dans quatre autres affaires initiées par le Comité Helsinki bulgare[9] et représentées par des avocats dont il est très proche (Natasha Dobreva et Krasimir Kanev), dont ce dernier a d’ailleurs contribué à sa sélection comme candidat à la CEDH[10]. M. Grozev s’est aussi déporté dans une affaire initiée par le Comité Helsinki Macédoine du Nord[11].

Avant 2020, le juge Grozev a été à neuf reprises en situation de conflit d’intérêts, alors même qu’à neuf autres reprises il s’était déporté pour éviter une telle situation.

Conclusions

Ni la véracité, ni l’importance des faits révélés dans le rapport n’ont été démenties. Toutefois, à ce jour, aucune action visible n’a été initiée pour remédier à la situation.

Voici, pour rappel, les recommandations formulées par l’ECLJ et un groupe de juristes pour résoudre les problèmes structurels à l’origine de cette situation.

Nous estimons que la Cour devrait :

  • prescrire aux juges la publication de déclarations d’intérêts ;
  • prescrire aux candidats à la fonction de juge l’obligation de publier tout lien présent ou passé avec des ONG actives auprès de la CEDH ;
  • informer à l’avance les parties de la composition de la formation de jugement afin qu’elles puissent exercer leur droit de récusation ;
  • établir des procédures effectives de déport et de récusation respectueuse des règles que la CEDH impose aux juridictions nationales ;
  • imposer aux juges l’obligation, et non plus seulement la faculté, d’informer le Président en cas de doute quant à leur indépendance ou leur impartialité ;
  • établir un formulaire de demande de tierce intervention faisant apparaître les liens éventuels avec les parties principales ;
  • insérer dans le formulaire de requête une rubrique demandant au requérant de déclarer si sa requête est introduite avec la collaboration d’ONG, et si oui lesquelles.

I-Média – Féminisme : propagande médiatique et occultations

L’image de la semaine

C’était l’un des événements médiatiques les plus commentés des derniers jours, Meghan Markle et Harry étaient interrogés par la star américaine des médias Oprah Winfrey. Le couple a attaqué la famille royale créant l’émoi.

Féminisme : propagande médiatique et occultations

Le 8 mars avait lieu la journée des droits des femmes. Les médias ont évidemment fêté cette date… tout en omettant plusieurs éléments troublants sur cette journée.

Revue de presse

Sciences Po Grenoble : l’islamo-gauchisme en action

Sciences Po Grenoble est secouée par une grosse polémique. Les noms de deux professeurs de l’établissement accusés d’islamophobie ont été placardés sur les murs de l’école. Les réactions médiatiques ont été timides… sauf sur CNews.

Le Texas songe à faire sécession

Le député républicain Kyle Biedermann a déposé un projet de loi visant à proclamer l’indépendance du Texas.

“J’aime l’Amérique, mais l’Amérique est perdue”. «Le Texas doit être leader, soit pour résoudre ce problème, soit nous allons nous occuper de ce que nous devons faire.»

Biedermann est devenu le premier législateur américain en près d’un siècle – et seulement le deuxième depuis la guerre civile – à déposer une loi appelant à la sécession, 6 jours après l’investiture de Joe Biden.

Kyle Biedermann a déposé le House Bill 1359, également connu sous le nom de Texas Independence Referendum Act, qui permettrait aux citoyens du Texas de voter sur la question de savoir si l’Assemblée du Texas peut créer un comité pour élaborer un plan d’indépendance du Texas. Il ne s’agit pas d’une résolution permettant une indépendance immédiate. Cette législation demandera au peuple par référendum si les Texans ont le droit de discuter, de débattre et de voter sur l’indépendance du Texas.

Biedermann a déclaré:

«Cette loi permet simplement aux Texans de voter. Cette décision est trop importante pour être monopolisée uniquement par les courtiers en puissance de notre Capitole. Nous devons faire entendre la voix des Texans! Les électeurs de toutes tendances politiques au Texas peuvent s’entendre sur une chose, Washington DC est et a été brisé. Notre gouvernement fédéral laisse continuellement tomber nos familles de travailleurs, nos aînés, nos contribuables, nos anciens combattants et nos propriétaires de petites entreprises. Depuis des décennies, les promesses de l’Amérique et nos libertés individuelles s’érodent. Il est maintenant temps que les habitants du Texas aient le droit de décider de leur propre avenir. Ce n’est pas une question politique de gauche ou de droite. Laissez les Texans voter! »

Chaque année, des milliers de personnes déménagent au Texas pour échapper au climat de sur-réglementation et d’imposition. Le Texas est considéré comme le bastion de la liberté, qui a bâti une économie robuste, une solvabilité financière et une capacité de production d’énergie massive digne de la scène mondiale.

Cette loi vise donc à organiser un référendum pour l’indépendance. Si une majorité vote «oui», un comité rédigerait alors un plan dans un délai d’un an sur la manière dont le Texas quitterait les États-Unis d’ici 2026.

Le Texas a rejoint l’Union en 1845, pour faire sécession seize ans plus tard et rejoindre la Confédération.

En décembre, le président du parti républicain du Texas, Allen West, avait également suggéré que «les États respectueux de la loi devraient s’unir et former une Union d’États qui respecteront la Constitution» avant de revenir sur sa déclaration.

Biedermann a toutefois indiqué qu’il ne voudrait pas réellement se séparer de l’Union aujourd’hui, mais il souhaite que les Texans en fassent une option. Les Texans sont fatigués de sentir que leurs droits – à la liberté d’expression et à détenir des armes – sont menacés. La sécession pourrait être utilisée comme levier pour négocier ce que le Texas attend du gouvernement fédéral.

Le Texas est jaloux de ses libertés et compte bien le montrer. Le gouverneur du Texas a déjà annoncé la réouverture de tous les commerces, et la fin du port du masque obligatoire.

Une crise sanitaire qui fait tomber les masques

L’Homme Nouveau a consacré un dossier à la crise de foi, révélée par la crise sanitaire. Anne Bernet, après avoir rappelé dans un article l’attitude de l’Eglise au cours des pandémies de l’Histoire, termine par l’attitude des chrétiens aujourd’hui, face à une pandémie pas vraiment terrible par rapport à la peste ou le choléra :

[…] Il est bien plus inquiétant, en revanche, de constater, autre révélation cruelle de la pandémie, l’effondrement des vérités de la foi dans les rangs catholiques. Si l’on ne peut guère demander à un ministre de l’Intérieur de saisir le sens de la messe, la Présence réelle et la nécessité vitale, pour un croyant, d’avoir accès à l’eucharistie, il faut s’interroger sur ce que la messe et l’eucharistie signifient pour un clergé, un épiscopat, qui les ont si facilement supprimées, sans mesurer la souffrance qu’ils infligeaient aux âmes, accusées d’immaturité par certains hauts prélats sous prétexte qu’elles réclamaient le Pain de vie et criaient leur faim, et pour des catholiques « pratiquants » qui ont adopté une messe virtuelle moins contraignante et une « communion spirituelle » soudain magnifiée alors que, depuis cinquante ans, l’accès au sacrement s’était désacralisé…

Un tiers des « messalisants » n’aurait pas remis les pieds à l’église après le déconfinement, preuve que la messe ne signifiait plus grand-chose pour eux. Quant à ceux que l’Église aurait pu reconquérir, en leur apportant le message évangélique et leur enseignant que le Christ, à la différence des médecins, avait, une fois pour toutes, vaincu la mort, nul n’a songé à s’adresser à eux. Une autre leçon de la pandémie aura été de mettre en lumière l’incapacité d’une partie du monde catholique à fournir à ces gens terrifiés les grandes réponses, les grands remèdes qui fu- rent, toujours, ceux de l’Église. Pourquoi, sinon parce que ceux auxquels il appartient de les enseigner n’ont plus foi dans les moyens et les vérités surnaturelles ?

« Je crois en Dieu, le Père tout- puissant… » Vraiment ? !

Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Homme Nouveau ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Victoire pour la vie à Quintana Roo

L’Etat du Quintana Roo, situé sur la péninsule du Yucatan, a été l’objet d’énormes pressions pour légaliser l’avortement. Mais le congrès local vient de montrer qu’il n’existait aucun sens de l’histoire: par 13 voix contre 7, il a rejeté la réforme.

Parmi les 13 législateurs qui ont défendu les droits de l’innocent à naître, figurent 3 femmes.

Eduquer intégralement la personne humaine avec le scoutisme

François-Xavier Clément, père de famille, philosophe de formation, enseignant, puis chef d’établissements scolaires du second degré, a été directeur de l’enseignement catholique de la Loire. Ancien chef d’établissement coordonnateur du groupe scolaire Saint-Jean-de-Passy à Paris durant cinq ans, il vient de publier La Voie de l’éducation intégrale, ouvrage dans lequel il explique, avec de nombreux exemples concrets, que l’enfant n’est pas seulement un cerveau avec un cartable, et qu’il ne se réduit pas à une boîte à savoirs. Tout parent doit désirer l’épanouissement de son enfant dans toutes ses dimensions. Par conséquent l’éducation ne se réduit pas à la scolarité, elle est quotidienne et doit se pratiquer, certes à l’école, mais d’abord en famille et les activités complémentaires sont au service de cette éducation intégrale de la personne, le tout devant être marquée d’une certaine cohésion.

François-Xavier Clément prend l’exemple du scoutisme, qui ne limite pas l’application de la loi scoute aux seules activités sous l’uniforme :

L’application de ces recommandations du fondateur du scoutisme a pour effet de conserver l’engagement à servir bien au-delà des contours des activités scoutes. En effet, le scout l’est partout et à tout moment, puisqu’à la question qui lui a été posée lors du cérémonial de la promesse – “Combien de temps es-tu prêt à servir ? -, le scout a répondu : “S’il plaît à Dieu, toujours !”.

Le scoutisme regroupe les trois dimensions de l’éducation intégrale :

une éducation qui intègre en même temps la croissance personnelle, la vie communautaire et la perspective de la vie éternelle. Le scoutisme développe une pédagogie profondément intégrale.

La proposition de loi de Marie-Pierre de La Gontrie a été euthanasiée par le Sénat

La proposition de loi (PPL) de Marie-Pierre de La Gontrie, examiné dans le cadre d’une “niche” parlementaire du groupe PS, visant “à établir le droit à mourir dans la dignité” était discutée hier au Sénat. Les sénateurs de droite ont supprimé sa principale mesure et, par conséquent, la sénatrice PS a annoncé le retrait de son texte, “vidé de sa substance”.

A l’issue d’un débat, les esprits se sont quelque peu échauffés au moment du vote d’un amendement de Pierre Médevielle (Indépendants) visant à supprimer l’article 1er du texte. L’article posait le droit à bénéficier, sous conditions, de l’aide active à mourir, selon deux modalités: l’assistance médicale au suicide et l’euthanasie. L’amendement visant à supprimer ce 1er article du texte a été adopté par 161 voix contre 142 contre, lors d’un scrutin public à la demande du groupe Les Républicains.

La proposition de loi avait reçu un avis “défavorable” du ministre de la Santé Olivier Véran, pour qui “aujourd’hui, cinq ans après la loi Claeys-Leonetti le principal enjeu n’est pas tant de la faire évoluer que de la faire connaître“. Le ministre a annoncé le lancement dès avril d’un 5e “plan national de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie”.

La sénatrice communiste Apourceau-Poly est intervenue dans le débat pour proposer l’euthanasie des personnes handicapées mentales afin de déculpabiliser les familles…

Le sénateur Stéphane Ravier a dénoncé ce projet abject :

Pour Tugdual Derville, l’un des porte-parole de Soulager mais pas tuer, parrainé par Philippe Pozzo di Borgo :

« Comme beaucoup d’observateurs, nous sommes choqués que les partisans de l’euthanasie aient choisi cette période de crise sanitaire pour lancer cette nouvelle offensive au Parlement. Avec pas moins de quatre textes déposés, cette technique de harcèlement législatif nous semble particulièrement indécente au moment où tant de soignants se battent pour sauver des vies, dans un contexte difficile.

L’annonce gouvernementale d’un plan de développement des soins palliatifs, que nous saluons, est bienvenue bien que tardive : la culture palliative doit impérativement s’étendre dans tous les services hospitaliers, pour que les Français ne croient plus qu’ils auront, un jour, à choisir entre souffrir et mourir. Il est grand temps que des moyens sérieux soient donnés aux soins palliatifs et à l’accompagnement des personnes gravement malades, dépendantes et âgées. A ce titre, nous déplorons le report sine die de la loi Grand âge et autonomie. Trop de nos concitoyens âgés subissent une forme de « mort sociale » – aggravée par la pandémie – qui accroit leur désespérance. Nous communiquerons demain sur la grande campagne solidaire lancée par Alliance VITA pour témoigner qu’elles ont toute leur place dans la société. »

Le prochain débat sur l’euthanasie aura lieu à l’Assemblée nationale le 8 avril avec l’examen de la PPL d’Olivier Falorni (PS)

Marine Le Pen contre la GPA : “C’est une dérive mortelle pour notre société”

Marine Le Pen était l’invitée de BFM :

 

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services