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Plongeons dans le Cœur débordant d’amour de Jésus

Le troisième vendredi après la Pentecôte, l’Eglise catholique fête le Sacré Coeur de Jésus. Plus globalement, le mois de juin est le mois associé au Cœur de Jésus. C’est donc une belle occasion de nous rapprocher de ce cœur débordant d’amour pour chacun de nous, de ce cœur qui ne bat que pour nous, de ce cœur infiniment miséricordieux.

Cette solennité, instituée suite aux demandes du Christ à sainte Marie-Marguerite Alacoque lors de ses apparitions à Paray-le-Monial, peut nous inviter à entrer plus profondément dans le mystère du Cœur Sacré de Jésus.

“Ce coeur qui a tant aimé les hommes”, pourquoi nous est-il si précieux ? Les litanies du Sacré Coeur de Jésus nous donnent pas moins de 32 raisons de l’adorer ! En voici quelques-unes :

  • “broyé à cause de nos péchés”, “percé de la lance” – comme Dieu prend soin de nous – nous pouvons nous aussi prendre soin de ses blessures. Adressons-lui une belle prière de réparation pour prendre conscience de la manière dont nous pouvons, dans notre vie de tous les jours, le soulager.
  • “sanctuaire de la justice et de l’amour”, “patient et très miséricordieux”, il est la concrétisation des désirs de nos cœurs. Nous pouvons profiter de ce mois de juin pour lui offrir un acte de consécration et nous engager à l’aimer et le servir de tout notre être.
  • “Maison de Dieu et porte du Ciel”, “source de vie et de sainteté” …
    Le psalmiste dit : “J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple.” (Psaume 26 ; 4). Oui, dans le cœur du Fils, nous avons trouvé la maison du Père ! C’est bien là que nous voulons vivre, tous les jours de notre vie ! Nous pouvons le demander au Seigneur au cours d’une neuvaine au Sacré Coeur.

A l’occasion de la Fête du Coeur de Jésus, inscrivez-vous à la neuvaine en ligne sur Hozana, Sacré Coeur de Jésus, viens régner dans ma famille, qui se déroulera du 2 au 10 juin !

Gérald Darmanin, ministre des cultes, croit donc en l’existence du diable…

D’un certain point de vue, c’est plutôt une bonne nouvelle à l’heure où les catéchistes n’osent plus en parler aux enfants.

 

C’est arrivé un 10 juin…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 10 juin 1534 : Jacques Cartier est le premier européen à découvrir le Saint-Laurent.

Jacques Cartier est le premier européen à découvrir le Saint-Laurent sur le continent nord-américain. Parti de St-Malo, il arrive à Terre-Neuve, puis le10 juin, il découvre et commence l’exploration de l’estuaire d’un fleuve qu’il nomme le St-Laurent.

  • le 10 juin 1574 : prise de Saint-Lô par l’armée royale.

Les troupes royales sous le commandement du maréchal de Matignon enlèvent Saint-Lô, tenue par les Huguenot, après un siège de deux mois environ.

  • le 10 juin 1637 : naissance de Père Jacques Marquette, explorateur et missionnaire jésuite français, découvreur du Mississippi avec Louis Jolliet.

Né à Laon le 1er juin 1637, Jacques Marquette est le sixième enfant de Nicolas Marquette de La Tombelle.  Il est ordonné prêtre à 29 ans et sollicite d’être envoyé en mission « ad exteras nationes ». Il embarque donc à La Rochelle au début du mois de juin 1666 et arrive à Québec le 20 septembre. Il passe un an à Trois-Rivières à étudier le montagnais et d’autres langues indiennes ; il en parle couramment une demi-douzaine. Avec Joliet, il explore le Mississippi, et y reste pour continuer l’évangélisation des indiens. Il décède  le 18 mai 1675.

  • le 10 juin 1673 : naissance de René Duguay-Trouin, corsaire français.

René Duguay-Trouin est un corsaire français né à Saint-Malo. D’une famille d’armateurs bretons, il débute sa carrière en 1689 et reçoit très tôt le commandement d’un navire. Il connaît une ascension très rapide grâce à ses qualités de chef au combat: capitaine de navire corsaire à 18 ans, capitaine des vaisseaux du Roi à 24 ans, chevalier de l’ordre de Saint-Louis à 34, anobli à 36, chef d’escadre à 42. Il siège à 50 ans en 1723 au Conseil des Indes, et est nommé lieutenant général des armées navales en 1728, pour finir par commander les ports de Brest en 1731 puis de Toulon en 1736. Ses campagnes sont parmi les plus belles de l’histoire navale française. On estime à un peu plus de quatre-vingts le nombre de combats et d’abordages auxquels Duguay-Trouin participe ou qu’il dirige de 1689 à 1711, soit en moyenne près de sept par an.

De toutes les expéditions de Duguay-Trouin, la plus célèbre est la prise de Rio de Janeiro en 1711. L’objectif est d’intercepter la flotte annuelle de l’or qui part du Brésil vers Lisbonne. En 1710 le capitaine Duclerc parti attaquer le Brésil avec 5 vaisseaux et un millier de soldats, a fini prisonnier avec plus de 600 hommes, puis assassiné. Quand René Duguay-Trouin décide de lancer cette opération, la France est en pleine Guerre de Succession d’Espagne, et le Brésil, une colonie portugaise alliée de l’Angleterre contre la France.

Le retentissement de la prise de la ville est considérable en Europe, tout particulièrement chez les nations maritimes en guerre contre la France, donc les Anglais, qui viennent d’essuyer un désastre complet dans une tentative de débarquement sur Québec. Ce succès a sans doute poussé les Anglais à signer la suspension d’armes du 17 juillet 1712. Duguay-Trouin est acclamé en héros :

Il meurt le 27 septembre 1736 à Paris ; d’abord inhumé à l’église Saint-Roch de Paris. Retrouvés, ses ossements sont, en 1973, à l’occasion du tricentenaire de sa naissance, rapatriés de Paris jusqu’à Saint-Malo, et ré-inhumé à la cathédrale Saint-Vincent.

  • le 10 juin 1794 : la Convention décrète la Terreur.

Certains historiens datent son début de la création du tribunal révolutionnaire, en mars 1793. Le 10 juin, les pleins pouvoirs sont conférés au tribunal révolutionnaire. La Terreur, la répression révolutionnaire se durcit avec la loi du 22 prairial an II. Celle-ci supprime la défense (plus d’avocats) et l’interrogatoire préalable des accusés, ne laissant au tribunal que le choix entre l’acquittement et la mort.

Ces décisions débouchent sur une accélération des procédures et une augmentation des condamnations. Pour le seul mois de juin 1794, on procède à 2 000 exécutions à Paris et la guillotine fonctionne jusqu’à six heures par jour. Les pavés parisiens disparaissent sous une couche de sang séché s’écoulant vers la Seine. La « Grande Terreur » commence.

  • le 10 juin 1810 : un Arrêté de Police assigne les 13 « cardinaux noirs », à résidence forcée.

Des 24 cardinaux français se sont les seuls qui refusèrent d’assister au 2è mariage de Napoléon. Ils sont mis en résidence forcée, éloignés les uns des autres, après leur avoir supprimé leur pension, mis leurs biens sous séquestre et scellés et interdit de porter tous vêtements pouvant rappeler leur titre de cardinal…

  • le 10 juin 1836 : décès d’André Marie Ampère, à 61 ans.

Physicien, chimiste, mathématicien, inventeur, philosophe et poète, André Marie Ampère invente le premier télégraphe électrique, l’électroaimant (avec Arago) et énonce la théorie de l’électromagnétisme en 1827. Il invente une unité de courant électrique : l’ampère qui devient par la suite l’unité internationale de cette mesure.

André-Marie Ampère est né le 20 janvier 1775 à Lyon. Il montre d’impressionnantes capacités intellectuelles dès son plus jeune âge : à 4 ans, il sait déjà lire. Tout au long de sa vie, il s’efforce de démontrer des théories sur l’électromagnétisme, sa première datant de 1827.

Napoléon le nomme, en 1808, Général de l’Université française impériale. Six ans plus tard, il devient membre de l’Académie des sciences de Paris. Il meurt le 10 juin 1836 à Marseille.

  • le 10 juin 1883 : début de l’expédition de Charles de Foucauld au Maroc.

Charles de Foucauld commence son l’expédition au Maroc. Ce jeune militaire français né en 1858, décide de démissionner de l’armée pour parcourir le territoire marocain en se faisant passer pour un juif. Il prépare minutieusement son périple depuis la Tunisie, où il a retrouvé un camarade de Saint Cyr et de Saumur, Maurice Crété, démissionnaire de l’armée d’Afrique aussi, et qui s’est installé en Tunisie pour développer le pays. Ce pionnier moderne lui donne une mule que Charles de Foucauld utilise pour son périple.

« La situation au Maroc était dangereuse pour un chrétien ; effectuer seul une telle expédition sans moyens puissants… relevait du domaine de l’impossible, même si le sultan en donnait l’autorisation, ce qui était hautement improbable et n’aurait d’ailleurs pas servi à grand-chose. »

Tunisie, pour mémoire… de Yves Pagès (Editions Marmelades, pages 97)

Il finit le tour du pays le 23 mai 1884, et publie un livre en 1888, « Reconnaissance au Maroc », dont les croquis topographiques serviront pour la pacification future du pays. Au contact du désert, il prend conscience du vide spirituel de sa vie et finit par se convertir. Il meurt assassiné en Algérie en 1916 devant son ermitage, il est béatifié en 2005.

  • le 10 juin 1940 : Mussolini déclare la guerre à la France.

L’Italie entre en guerre alors que son armée n’est pas tout à fait prête. Elle profite de la faiblesse de la France pour lui déclarer la guerre. Aux côtés de l’Allemagne nazie, avec qui elle a conclu le pacte d’Acier, elle fait de même vis-à-vis du Royaume-Uni.

  • le 10 juin 1944 : massacre d’Oradour-sur-Glane par les SS.
  • le 10 juin 1995 : agression des défenseurs de la vie.

Rassemblés devant la clinique Ordener, à Paris, à l’appel du docteur Xavier Dor, ils sont agressés par les membres de la ligue des droits de l’homme, le MRAP, le PCF, les Verts, la LCR, Sos Racisme, Ras le Front, la Cadac (coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) aux cris de « Gloire à Satan » et au chant de l’internationale.

(Voir les chroniques du 4 juillet, du 24 octobre, du 10 novembre, et du 6 décembre)

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 434)

Baccalauréat pour les élèves du hors-contrat : 3 textes d’importance sont sortis

La Fondation pour l’Ecole nous informe :

Une note de service importante vient de paraître, datée du 9 juin et se trouvant sous ce lien. Elle vient confirmer la plupart des informations qui avaient été transmises à la Fondation pour l’école par la DGESCO, notamment sur la prise en compte du contrôle continu, l’épreuve de LCA, l’harmonisation des notes, etc…

Attention : il est mentionné que les livrets scolaires et les relevés de notes doivent être remplis et envoyés à Cyclades (via le LSL) ou, pour les livrets papiers, à la direction des examens et concours de chaque académie ou au service interacadémique des examens et concours (pour les académies de Créteil, Paris et Versailles) avant le 14 juin 2021.

Dans les autres parutions au Journal Officiel, on retiendra essentiellement le décret n° 2021-737 du 9 juin 2021, qui vient confirmer que les candidats des établissements d’enseignement privés hors contrat, et des établissements d’enseignement français à l’étranger en cours d’homologation pour le cycle terminal du lycée général et technologique, verront leurs notes de moyennes annuelles inscrites dans le relevé de notes de la classe de terminale en histoire-géographie, en langue vivante A, en langue vivante B et en enseignement scientifique (dans la voie générale) ou en mathématiques (dans la voie technologique) prises en compte au titre des évaluations ponctuelles de la classe de terminale.

Pour l’épreuve de philosophie, la note obtenue à l’épreuve terminale n’est pas prise en compte lorsque cette note est inférieure à la moyenne annuelle du candidat dans l’enseignement de philosophie pour la classe de terminale. En ce cas, la note moyenne annuelle de philosophie est retenue au titre de la note de l’épreuve terminale de philosophie.

La moyenne annuelle retenue est celle figurant sur le livret scolaire ou le relevé de notes en tenant lieu, arrondie au dixième de point supérieur.

Pour les candidats du privé hors-contrat, la note moyenne annuelle d’éducation physique et sportive de l’année de terminale est prise en compte au titre de l’examen terminal d’éducation physique et sportive.

Références au Journal officiel :

  • Décret n° 2021-737 du 9 juin 2021 modifiant le décret n° 2021-209 du 25 février 2021 relatif à l’organisation de l’examen du baccalauréat général et technologique de la session 2021 pour l’année scolaire 2020-2021
  • Arrêté du 9 juin 2021 modifiant l’arrêté du 25 février 2021 relatif aux modalités d’organisation de l’examen du baccalauréat général et technologique pour la session 2021 pour l’année scolaire 2020-2021
  • Note de service du 9 juin 2021sur les modalités d’harmonisation des notes issues des moyennes annuelles de livret scolaire ou de relevés de notes

Textes parus précédemment :

  • Arrêté du 21 mai 2021 modifiant l’arrêté du 1er septembre 2009 portant création de la spécialité « bio-industries de transformation » du baccalauréat professionnel
  • Arrêté du 1er juin 2021 portant modification de l’arrêté du 4 mars 2020 modifié relatif au livret scolaire pour l’examen du baccalauréat général, du baccalauréat technologique et du baccalauréat professionnel

« Allahouakbar » ? Non merci !

De Bernard Antony :

Le néo-sultan ottoman Erdogan n’a certes pas giflé Emmanuel Macron mais il faut dire aussi qu’il n’en avait peut-être pas eu l’occasion dans la période pas si lointaine où il l’exécrait tellement qu’il mettait sur les médias injurieusement en cause sa « santé mentale ».

Mais voilà que, sans exiger des excuses, Mr Macron  rencontrera l’orgueilleux « Reis » dans les jours qui viennent à l’occasion du prochain sommet de l’Otan. Et d’ailleurs, selon les médias, les deux hommes se sont déjà entretenus par visioconférence.

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir lequel des deux retirera de leur rencontre quelque bénéfice pour son pays.

La diplomatie turco-ottomane depuis un siècle, a toujours été redoutablement efficace, sachant ruser, louvoyer, consentir à tous les replis tactiques pour pallier les échecs militaires ou économiques.

Aujourd’hui, après la période de prospérité de l’entre-deux siècles facilitée par son rôle dans l’OTAN et le constant appui américain, la Turquie est simultanément en difficile situation géopolitique mais en très mauvaise passe économique. Elle a depuis des années poussé trop loin sa stratégie de tension à but de déstabilisation : en Syrie, en Lybie, à Chypre et face à la Grèce.

De plus, et c’est tant mieux, pour l’heure, le soutien américain n’est plus ce qu’il était avec Trump.

Aussi, bien que disposant toujours du robinet des flux migratoires et donc des cartes du chantage aux réfugiés, la Turquie a néanmoins besoin de plus d’ouverture des pays de l’Union Européenne.

Aussi, son ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavusoglu s’active t-il avec des airs patelins et la main sur le cœur à prodiguer ces temps derniers à Paris, après Athènes, l’assurance que son pays ne veut que des relations paisibles et fructueuses avec l’Europe.

Et c’est ainsi qu’à Paris comme à Berlin, et surtout à Bruxelles, tout indique que l’on pourrait bien reconsidérer la question de l’adhésion de la Turquie puisqu’elle redevient si fréquentable pour l’Union Européenne.

Aussi, ni l’OTAN, ni l’UE ne demanderont à la Turquie de reconnaître enfin solennellement le génocide de 1916 des Arméniens, des Assyro-chaldéens et autres chrétiens; ni de reconnaître à l’Arménie actuelle des frontières incluant le Haut-Karabagh; ni de cesser son instrumentalisation islamiste des millions de ses ressortissants en Europe.

Du haut de ses plus de 60 000 minarets sur son territoire et des milliers encore dans les pays balkaniques islamisés et jusque dans les pays de vieille chrétienté retentira alors toujours plus le cri de mobilisation de toute l’oumma islamique: Allahou Akbar !

Mais nos médias et nos politiciens hypocrites font semblant de s’émouvoir beaucoup plus de ce qu’un malheureux trublion vaguement gilet jaune et brumeusement anarcho-royaliste quelque peu imbibé, ait proféré pâteusement en souffletant Mr Macron le cri de ralliement capétien « Montjoie- Saint-Denis ! » Comme si cela était l’annonce d’un dangereux assaut contre la République !

Pour nous, c’est plutôt l’immense menace sur notre France d’Erdogan et de ses hordes de frères musulmans, de néo-janissaires et bachi-bouzouks et autres islamo-gauchistes qui nous inquiète.

Et parce que notre département de Seine-Saint-Denis est depuis longtemps déjà un territoire d’islam, faudrait-il alors accepter la déconstruction macromaniaque de notre histoire nationale et nous interdire, à cause d’un malheureux incident, de vibrer dans la souvenance du cri d’amour des chevaliers d’antan pour un domaine royal qui allait grandir et devenir la France?

Alors ? Montjoie Saint-Denis !

Le pitoyable contre-feu de Mélenchon pour détourner l’attention de ses propos complotistes

Comprendre la polémique Papacito/Mélenchon en 6 minutes ou comment Mélenchon joue le comédie suite aux accusations de complotiste :

Réponse de Papacito :

Après trois lectures et malgré des milliers d’amendements, la boîte de Pandore est ouverte

Intervention de madame Ménard à l’occasion de l’explication de vote sur le projet de loi bioéthique la nuit dernière à l’Assemblée nationale :

Pandore, première femme humaine, née de l’argile, apporta dans ses bagages une boîte que Zeus lui interdit formellement d’ouvrir. Celle-ci contenait tous les maux de l’humanité, parmi lesquels la folie, la tromperie et l’orgueil.

Après trois lectures et malgré mes quelques 1 539 amendements déposés (mais rarement défendus du fait de votre conception du débat démocratique), cette boîte de Pandore est ouverte. En grand. Par qui ? Par vous-même. Apprentis faux dieux qui vous croyez au-dessus de tout : du bon sens, du réel, de notre nature charnelle et surtout – et c’est le plus grave – de l’intérêt supérieur de l’enfant. Enfant que vous instrumentalisez pour réaliser vos désirs d’adultes. Enfant qui ne demande rien à personne mais qui sera privé – par votre faute et votre seule faute – de son père.

Au-delà du vertige de cette décision froide, réfléchie, que vous prenez, c’est bien un naufrage éthique que vous déclenchez.

Comment nommer autrement vos tentatives – détournées ou non – de légaliser la GPA, la PMA post-mortem, la PMA pour les personnes transsexuelles, ou encore, l’avortement d’un enfant jusqu’à la veille de sa naissance pour, dites-vous, détresse psychosociale ?

Comment nommer autrement vos trop nombreuses transgressions : PMA pour toutes les femmes, chimères animal-homme, destruction de 12 000 embryons humains, refonte du droit de la filiation quitte à faire croire à un enfant qu’il peut naître de deux femmes, impossibilité pour les enfants issus de PMA d’effectuer une recherche en paternité ?

Un texte qui me noue les entrailles puisque, derrière une prétendue « égalité » entre adultes, il ne fait que créer des « discriminations » entre les enfants et nie la place du père…

Mais tout va bien puisque vous appelez ça un texte d’amour… Sauf qu’il ne s’agit pas d’amour. Mais du seul désir des adultes d’avoir un enfant. Un désir sec, glacial, insensible aux droits du tout-petit. Je voterai donc, une fois encore, contre ce projet de loi.

Guerre civile : tout va se jouer dans l’année ou les deux ans à venir

Jean-Pierre Fabre-Bernadac, ancien capitaine de gendarmerie et officier de l’ armée de terre, a été interrogé dans Monde & Vie sur l’appel des militaires et le risque de guerre civile. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Monde & Vie ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

A quoi servent les vaccins ?

Jean Castex a été déclaré cas contact, car son épouse a été testée positive au Covid-19. Par conséquent le Premier ministre est à l’isolement pendant sept jours.

Le Premier ministre s’isole pour la troisième fois en moins d’un an, après avoir été déclaré cas contact du directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, en septembre, puis d’Emmanuel Macron en décembre, sans toutefois être jamais testé positif.

Le 19 mars, Jean Castex s’était fait vacciner contre le COVID-19 avec le vaccin d’AstraZeneca, en présence de la presse. L’Agence européenne des médicaments avait estimé que le vaccin d’AstraZeneca était sûr et efficace. Tellement efficace qu’il faut garder le masque et se mettre à l’isolement en cas de contact avec une personne positive…

Selon les chiffres officiels de l’Union européenne, on compte au 5 juin près de 14 000 décès après vaccination.

Au moins 13,5 millions de filles tuées. Mais que font les féministes ?

Lu dans Présent :

Selon une étude publiée le 8 avril dernier dans le Lancet, 13,5 millions de femmes manqueraient à l’appel en Inde à cause des avortements sélectifs motivés par le sexe de l’enfant commis entre 1987 et 2016. Et la tendance va en augmentant, avec une hausse de 60 % du nombre de féminicides de ce type entre 2007 et 2016.

La grande marche de Saint-Joseph est partie

Le pèlerinage (évoqué ici) est parti lundi 7 juin du parvis de La Défense en direction de… Cotignac, passant par Montmartre, la rue du Bac, Saint-Germain l’Auxerrois… Les Parisiens ont ainsi vu la statue du père nourricier de Jésus dans les rues :

Aujourd’hui la marche se dirige vers Evry. Vendredi elle sera à Moisenay, samedi à Fontainebleau et dimanche à Ville Saint-Jacques.

Quelles valeurs ?

Le Conseil Stratégique LR s’est réuni mercredi 9 juin pour préparer l’élection présidentielle en 3 phases :

  1. Le Conseil Stratégique charge Jean Leonetti de travailler sur un processus de sélection du candidat ou de la candidate de nos familles politiques de la droite et du centre.
  2. Christian Jacob et Gérard Larcher ont travaillé à la préparation d’enquêtes d’opinion sur la base d’un panel très large de 15 000 personnes partageant les valeurs de la droite et du centre qui auront vocation à éclairer les travaux de Jean Leonetti.
  3. Le Conseil National se réunira pour voter sur les propositions de Jean Leonetti, puis suivra un Congrès au plus tard fin septembre.

Ce travail doit permettre d’être rassemblés derrière un candidat qui portera nos valeurs devant les Français en novembre.

Il reste à définir ce que LR entend pas « nos valeurs ». Entre Renaud Muselier, Laurent Wauquiez, Guillaume Peltier, Valérie Pécresse… c’est un peu l’auberge espagnole…

En pleine nuit, l’assemblée adopte le projet de loi bioéthique, avec 84 voix

Il était environ 1h30 cette nuit lorsque, après un simulacre de débat, le projet de loi bioéthique a été mis au vote. Le détail des votes est accessible ici.

A noter que les députés ont voté par 74 voix contre (40 pour) l’intégration dans l’IMG d’une cause de détresse psycho-sociale.

Par groupe :

Toutefois, le parcours législatif n’est pas terminé : une nouvelle lecture va suivre au Sénat à partir du 24 juin, puis retour à l’Assemblée nationale le 29 juin, et enfin saisine du Conseil constitutionnel.

Pourquoi l’archevêque de Dijon a-t-il décidé de se passer des services de la Fraternité Saint-Pierre ?

Depuis le début du mois, les fidèles catholiques de Dijon attachés à la forme extraordinaire du rite romain expriment leur incompréhension sur les réseaux sociaux (avec notamment une pétition) et auprès du secrétariat du diocèse, suite à la décision prise par l’archevêque de se passer à partir de septembre prochain des prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, après 23 années de présence dans le diocèse.

Dans une lettre adressée aux fidèles, l’abbé Roch Perrel, chargé de l’apostolat à Dijon pour la FSSP, indiquait il y a quelques jours :

le supérieur de district de France de la FSSP, M. l’abbé Benoît Paul-Joseph a demandé un rendez-vous avec Mgr Roland Minnerath et nous exposerons les raisons de notre incompréhension et de notre blessure face à une décision qui nous paraît profondément injuste.

A notre connaissance, Mgr Minnerath n’a reçu ni l’abbé Perrel, ni l’abbé Paul-Joseph. Il s’est contenté de leur envoyer un bref courrier.

Visiblement sous pression des fidèles, le diocèse a consenti à publier un communiqué le 8 juin, que voici :

Beaucoup d’incompréhension a été manifestée après l’annonce du départ des prêtres de la Fraternité Saint Pierre à Dijon.

La mutation annoncée de l’un des prêtres de la Fraternité a poussé le diocèse à assurer désormais le ministère auprès du groupe de fidèles attachés au Missel dit de Saint Pie V.

Il n’est pas question pour les fidèles de quitter leur lieu de célébration à la Maison Natale de Saint Bernard.

Le Père Christian Baud et d’autres prêtres diocésains sont prêts à assurer la célébration de la messe selon la forme extraordinaire ainsi que les autres sacrements.

Pour tous les autres services pastoraux, comme la catéchèse, le patronage, le scoutisme et les autres activités apostoliques, les familles qui le désirent trouveront le meilleur accueil auprès des paroisses locales de Saint Bernard de Fontaine et de Saint Bernard de Dijon, ou de toute autre paroisse du diocèse.

L’archevêque a expliqué ces changements à la Présidente et à des représentants de l’association des Amis de la basilique de Fontaine-lès-Dijon lors d’une rencontre le 28 mai 2021.

Le diocèse remercie les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre pour les services rendus durant ces dernières années. Le fait de confier maintenant les fidèles à des prêtres diocésains ne fera que renforcer leur communion avec l’Église diocésaine.

Nombre de messages reçus sont hélas révélateurs d’un regrettable esprit de rejet de « l’Église conciliaire ». Le changement proposé par le diocèse n’a pas d’autre but que de renforcer l’unité ecclésiale dans le respect des sensibilités légitimes.

La justification (« La mutation annoncée de l’un des prêtres de la Fraternité a poussé le diocèse à assurer désormais le ministère« ) est bien étonnante, pour ne pas dire suspecte.

Les fidèles sont les principales victimes de ce changement. Le père Christian Baud, Vicaire épiscopal du pôle « Liturgie et sacrements » et curé de la Paroisse d’Epoisses à Semur-en-Auxois, ne sera pas à temps plein, ainsi que les autres prêtres diocésains « prêts à assurer la célébration de la messe« . Les fidèles n’auront donc plus tous les services rendus par la FSSP, à commencer par la messe quotidienne. Pourquoi ces fidèles ne pourraient-ils pas avoir un pasteur fixe ? Sont-ils des chrétiens de seconde catégorie ? C’est pourquoi les fidèles ont répondu, à défaut d’être reçus :

Dans un récent entretien que nous a accordé l’abbé Paul-Joseph, nous soulignions que la FSSP n’a aucune paroisse personnelle en France, et dans certaines églises, les prêtres disposent de créneaux limités, engendrant une frustration certaine chez les fidèles. Le supérieur du district de France répondait :

Ce qui est sûr, c’est que plusieurs de nos apostolats se trouvent désormais dans une situation compliquée dans le sens où le cadre canonique ne correspond pas à la situation de fait. Je m’explique : dans plusieurs villes, la paroisse territoriale à laquelle notre apostolat est rattaché et dont il dépend, est soit de taille comparable (nombre de fidèles, activités paroissiales, ressources financières etc.) soit de taille inférieure. Dans ce dernier cas, cela crée un déséquilibre et des frictions car on veut faire rentrer de force une réalité dans un cadre impropre, car trop étroit. Immanquablement, cela génère des difficultés quasiment insolubles au plan de l’organisation, de la communication et des relations humaines. Une telle situation – a fortiori quand l’église est partagée entre deux communautés – multiplie les risques de rancœur et de ressentiment car la communauté « hébergée » a toujours le sentiment qu’elle est tolérée ou accueillie, mais en tout cas qu’elle n’est pas chez elle, alors qu’elle est plus nombreuse et plus dynamique que celle qui l’héberge. Dans un tel cas, je pense que la paroisse personnelle est la meilleure solution : la plus naturelle et la plus à même de permettre un fonctionnement apaisé (à titre de comparaison, aux Etats-Unis, la FSSP dispose de 39 paroisses personnelles).

En réalité, il s’agit bien souvent d’une forme d’anachronisme dans le sens où le statut canonique de l’apostolat (surtout dans les grandes villes), n’a pas suivi son développement. Le prêtre et les fidèles concernés donnent donc l’impression de déborder du cadre, mais parce que celui-ci n’est pas adapté ! En raison de la croissance de beaucoup de nos apostolats cette question est devenue incontournable.

PMA : quelle filiation pour la femme qui n’accouche pas?

Des Juristes pour l’enfance :

Les députés ont adopté hier l’article 1er du projet de loi bioéthique qui ouvre l’accès à la procréation médicalement assistée aux femmes célibataires et aux couples de femmes.

Notre association exprime son désaccord avec cette mesure car, en dépit de l’amour promis à l’enfant et qui lui sera prodigué, nul n’en doute, elle signifie de facto l’absence de père pour l’enfant.

Cependant, alors qu’arrive la discussion de l’article 4 consacré à la filiation, Juristes pour l’enfance souhaite signaler que le droit offre un moyen d’établir la maternité de la seconde femme tout en préservant les droits de l’enfant et en évitant de bouleverser le droit entier de la filiation.

Il est en effet possible d’établir la maternité de la seconde femme au moyen de l’adoption simple.

  • L’adoption simple est une filiation à part entière, et la femme ainsi déclarée mère ne sera pas moins mère.
  • L’adoption correspond à la réalité de la situation puisqu’elle a pour objet l’établissement d’une filiation en marge du lien biologique.
  • L’adoption simple, surtout, présente l’immense avantage de ne pas fermer à l’enfant toute possibilité d’avoir une lignée paternelle : si l’enfant devenu majeur noue un lien avec le donneur et que tous les deux souhaitent consacrer juridiquement ce lien, la double filiation maternelle n’y fera pas obstacle. De même, la seconde maternité ne sera pas remise en cause par un possible lien entre l’enfant et le donneur puisque les deux pourront co-exister.

L’adoption simple par la seconde femme laisse ainsi la porte ouverte à une éventuelle paternité du donneur si celle-ci était recherchée et réclamée par tous les protagonistes, l’enfant, le donneur mais aussi les mères de l’enfant. Cette hypothèse n’est pas une supposition irréelle ; des demandes dans ce sens sont déjà rapportées à l’étranger mais aussi en France et venant de donneurs notamment : pourquoi dans ce cas s’opposer à la consécration d’une relation vécue, fondée sur un lien biologique et réclamée par tous les protagonistes ? Il y aurait là certainement une atteinte disproportionnée à leur vie familiale, car il n’y a aucune raison de s’opposer à cette demande et par ailleurs le droit offre l’outil qui le permet, à savoir l’adoption simple pour désigner la femme qui n’a pas accouché comme mère.

Enfin, l’établissement de la seconde maternité au moyen de l’adoption laisserait intacte la filiation de droit commun, alors que la reconnaissance conjointe des deux femmes introduit une fragilité pour toutes les familles : en effet, si la loi détache la filiation de droit commun (non adoptive) de la réalité charnelle pour la fonder sur la seule intention, elle donne un fondement légal à la contestation de leur paternité par des hommes qui refusent l’enfant issu de leurs œuvres sous prétexte qu’ils n’avaient pas de projet parental (voir la tribune d’Aude Mirkovic hier : Ils ne veulent pas être pères et le PJL bioéthique leur donne raison).

Pour toutes ces raisons, nous  demandons de remplacer la reconnaissance conjointe des deux femmes devant notaire par le consentement conjoint à l’adoption simple donné dans les mêmes conditions. 

Remarque. Afin de permettre l’adoption simple y compris dans un couple de femmes non marié, ces amendements prévoient des adaptations de la procédure (tout en sachant que la condition de mariage est en passe d’être supprimée par la proposition de loi relative à l’adoption en cours d’examen) :

  • la condition d’âge de 28 ans (art. 343-1) n’est pas applicable,
  • la condition d’accueil au foyer de l’adoptant depuis au moins six mois prévue (art. 345) n’est pas exigée,
  • le délai de six mois pour prononcer l’adoption (art. 353) est ramené à un mois.
  • l’adoption entraine le partage de l’autorité parentale entre les deux femmes.

La Ville de Paris ne donnera pas les 50 millions promis pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame

Au lendemain de l’incendie de Notre-Dame de Paris, Anne Hidalgo, maire de Paris, avait promis 50 millions d’euros de la Ville pour la restauration de la cathédrale.

Deux ans plus tard, Anne Hidalgo a finalement décidé que les 50 millions d’euros serviront à un projet de réaménagement et de valorisation des abords de la cathédrale. Les élus en ont décidé ainsi le 15 avril sur proposition d’Anne Hidalgo et de sa majorité.

La volonté de réaménager les abords de la cathédrale ne date pas de l’incendie. L’idée avait déjà été longuement étudiée quelques années auparavant. A la demande de François Hollande et d’Anne Hidalgo, un premier projet de rénovation urbanistique avait été élaboré en décembre 2016…

La dette de la ville de Paris devrait atteindre 7,1 milliards d’euros fin 2021, soit une hausse de 15% en un an. La durée de désendettement pourrait exploser, passant de 9 à 18 ans. La faute aux emprunts massifs que la Ville s’apprête à réaliser pour boucler son budget.

Fitch, l’une des trois agences de notation, a dégradé la note de la ville de Paris le 3 mai de AA à AA-.

Projet de loi inhumain : Invitation au jeûne et à la prière par Mgr de Germay pendant tout le mois de juin

En vue du vote de la loi bioéthique, Mgr Olivier de Germay propose d’avoir une intention lors de la prière universelle dominicale et de jeûner le vendredi pendant tout le mois de juin.

Voici trois propositions d’intentions de prière universelle.

En cette période de discussion des lois bioéthiques, nous te prions Seigneur pour les parlementaires et les politiques de notre pays. Qu’au-delà des luttes partisanes, ils puissent discerner au mieux ce qui est bon pour notre société, et en particulier pour les plus petits.

Nous te prions Seigneur pour toutes les personnes qui doivent faire un choix bioéthique difficile. Donne-leur ton Esprit d’amour pour les aider à discerner.

Dieu Tout-Puissant
qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté.
(Prière pour notre Terre, Laudato Si)

Patrick Hetzel : Ces débats sociétaux et bioéthiques doivent être remis à plus tard et ne pas se dérouler durant une période d’état d’urgence

Intervention du député Patrick Hetzel, orateur du Groupe Les Républicains, lors de l’examen du projet de loi bioéthique, le 7 juin :

En version écrite :

Le 17 février dernier, une Commission mixte paritaire (CMP) s’est tenue à la demande du Premier ministre afin de trouver un accord entre députés et sénateurs sur le projet de loi bioéthique. Notre collègue, Agnès Firmin Le Bodo, Présidente de la CMP, n’a eu besoin que de vingt minutes pour constater l’impossibilité d’une convergence sur ce texte et je reprends ses propos : « les divergences qui ont été exposées témoignent de la vitalité de notre débat démocratique. Elles sont cependant très profondes et nous empêchent de parvenir à un accord. » Les deux chambres, en effet, ont voté en première comme en seconde lectures, des versions très différentes du projet de loi. En octobre 2019 et en juillet 2020, l’Assemblée nationale a voté en faveur de la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes, c’est-à-dire l’institutionnalisation par la loi d’enfants sans père, l’autoconservation des gamètes sans motif médical, une filiation nouvelle consistant à inscrire deux mères sur l’acte de naissance d’un enfant, l’autorisation de créer des embryons transgéniques, des embryons chimères ( animal-homme) et des gamètes artificiels ou encore l’introduction d’un motif de « détresse psycho-sociale » pour l’interruption médicale de grossesse (qui serait possible jusqu’à neuf mois).

De son côté, le Sénat, en février 2020 et en février 2021, a limité – et même supprimé en seconde lecture – la possibilité d’une PMA sans motif médical, maintenu la condition d’un motif médical pour l’autoconservation des gamètes, remplacé la filiation fictive envisagée par l’adoption de l’enfant par la conjointe de la mère, réintroduit l’interdiction de la création d’embryons transgéniques, de chimères et de gamètes artificiels et supprimé le motif de « détresse psycho-sociale » pour l’I.M.G. (interruption médicale de grossesse).

Dans ce contexte, le gouvernement, au lieu de retirer le texte a décidé d’une troisième lecture dans les deux chambres. Comme cela ne permettra pas de parvenir à un texte commun tant le clivage est profond, il sait pertinemment que c’est l’Assemblée nationale qui aura le dernier mot. Autant dire que la majorité présidentielle aura alors les mains libres : faisant fi du travail du Sénat, de l’opposition de nombreux députés aux mesures les plus clivantes, des conclusions des Etats généraux de la bioéthique organisés en 2018 ou encore de très récents sondages comme celui de l’IFOP de ce jour qui mettent en lumière le souhait d’une large majorité de Français d’appliquer un principe de précaution en matière de bioéthique et que soient bien posées des limites aux recherches qui mettent en cause l’intégrité de l’être humain (63% des personnes interrogées parmi celles qui se déclarent en soutien à la République en Marche).

Non content de ses manœuvres, l’exécutif fait ainsi preuve d’une absence catastrophique de sens des priorités et des responsabilités. Actuellement, les Français vivent d’immenses difficultés et la crise sanitaire n’est pas terminée. Loin de là. Ses conséquences sont largement devant nous : le plan de relance est à revoir, la pauvreté a considérablement augmenté, des secteurs entiers de notre économie et de notre société sont laminés, près de 10% des élèves ont décroché depuis le premier confinement, les étudiants et les nouveaux diplômés sont au bord du désespoir, … A tout cela s’ajoute une situation d’insécurité préoccupante, ainsi que des actes récurrents de terrorisme. La gravité de l’état de la France implique des mesures d’urgence et d’ampleur, pour lesquelles le Parlement est incontournable.

L’embouteillage législatif est par conséquent impressionnant : projets de loi relatifs à l’état d’urgence sanitaire, à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement, au respect des principes de la République, mais aussi débats et votes sur les très nombreuses ordonnances liées à la crise afin de permettre le contrôle parlementaire minimal qui s’impose en la matière.

Le gouvernement veut passer en force sur ce projet de loi bioéthique, ce qui est inconcevable pour un sujet aussi sensible. Pourquoi parler de passage en force ? Actuellement les Français regardent ailleurs et c’est légitime. Pourtant, face aux possibilités vertigineuses des biotechnologies, ces débats les concernent au premier chef. Il s’agit de savoir comment utiliser ces biotechnologies tout en respectant la dignité de la personne humaine. Alors que la pandémie nous rappelle plus que jamais notre fragilité et que beaucoup se mobilisent légitimement sans compter pour protéger l’environnement et la biodiversité, nous devrions nous pas être beaucoup plus soucieux de l’espèce humaine ?

Le changement sociétal profond que renferme ce texte implique de prendre le temps, de construire un minimum de consensus, loin des postures idéologiques et surtout cela n’est pas compatible avec un pays qui est en état d’urgence sanitaire ou qui est juste en train d’en sortir progressivement. En outre, les projets de loi étant d’initiative gouvernementale, les ministres concernés sont tenus de suivre les débats et de répondre aux interrogations des parlementaires… ce que, précisément, Olivier Véran, ministre de la Santé, a été incapable de faire lors de la deuxième lecture à l’Assemblée nationale puis au Sénat car mobilisé par la gestion de la crise sanitaire.

Ce projet de loi doit être également revu à l’aune de cette crise sanitaire. La nécessité de confiner à trois reprises est notamment venue des difficultés et du manque de moyens de notre système de santé. Ministres, médecins et chercheurs doivent en priorité s’occuper de la santé des Français. La tâche est immense et incompatible avec la satisfaction de désirs individuels qui n’ont aucun rapport avec leur mission de soins et de préventions des maladies.

Si j’insiste autant sur le passage en force c’est que je considère que ce texte de loi n’a pas permis d’aller au fond de certaines graves questions et interrogations que nous avons. Cela est lié au mélange de deux dimensions très différentes dans ce texte : la PMA qui est une question sociétale d’une part et les questions bioéthiques d’autre part. Non seulement, nous n’avons pas pu avoir un débat juridique de fond pour la PMA mais par ailleurs, le gouvernement cherche à diluer les questions bioéthiques dans un débat scientiste où la loi devrait se réduire à rendre possible en matière de recherche ce que rendrait possible les biotechnologies.

Lors des lois précédentes, sans atteindre l’unanimité, les lois de bioéthiques françaises étaient montrées en exemple, notamment à l’étranger, car elles étaient élaborées autour, d’un consensus. Le fait même que la majorité se soit mise, dès le départ, dans une posture de non recherche de consensus, est et sera une tache indélébile car contraire à ce que doit être une loi de bioéthique.

Et vous aller même créer une rupture supplémentaire avec cette loi ne pas douter car ne pas chercher à répondre un minimum aux interrogations de l’opposition et de certains députés de la majorité, c’est empêcher cette loi de bioéthique d’être partagée par tous. Or, une loi de bioéthique devrait contribuer à faire Nation, pas à accentuer les clivages, pas à créer des tensions. Elle devrait être source d’apaisement car elle devrait rassurer par les garde-fous qu’elle établit ou maintient. Pour le moment, c’est exactement le contraire qui se passe. Cette loi inquiète, elle nous conduit à un moins-disant éthique. Là où il y avait autorisation, on met une simple déclaration, là où l’on avait interdit, on rend possible sans savoir ce qui va se passer. Les lois de bioéthiques devraient pourtant être des lois d’équilibre.  Elles devraient trouver l’équilibre juste et légitime qui permet aux chercheurs d’effectuer des travaux de recherche tout en permettant à la société de garder le contrôle de ce qui se fait dans les laboratoires de recherche, cela d’autant plus lorsque l’on mobilise pour cela des financements publics. Ainsi, il serait sage que l’on applique pour les recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines au moins les règles que l’on applique pour encadrer les recherches sur l’animal-vivant.

Une loi de bioéthique doit protéger, prévoir des garde-fous éthiques justement. Ce projet de loi pose bien plus de questions qu’il n’apporte de réponse. Si le questionnement en la matière est légitime, il ne faut pas qu’il se transforme en flou et en laisser faire. Bien au contraire. Mais comble de tout cela, en matière sociétale, alors qu’elle prétend supprimer des discriminations, cette loi va hélas en créer de nouvelles.

Pour toutes ces raisons nous invitons l’exécutif à la raison et au respect des Français. Ces débats sociétaux et bioéthiques doivent être remis à plus tard et ne pas se dérouler durant une période d’état d’urgence. Et puisque nous sommes à un an de la présidentielle, laissons la place à un vrai débat démocratique en 2022. Les candidats qui le souhaitent pourront alors, officiellement cette fois-ci, inscrire ou non la PMA « pour toutes » et leur volonté de reconnaître la GPA dans leurs programmes en vue d’un vrai débat citoyen et politique. Cette clarté et cette transparence sont le seul moyen de parvenir à un large consensus sur des questions sensibles qui nous dépassent tous.

C’est arrivé un 9 juin …

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 9 juin 721 : le duc d’Aquitaine Eudes défait les Arabes du gouverneur Al-Samh près de Toulouse.

Le duc met par la suite deux fois encore en déroute l’émir Anbasa ibn Suhaym Al-Kalbi, en 725 et en 726.

  • le 9 juin 1348 : le pape Clément VI achète Avignon à la reine Jeanne de Naples, qui est également comtesse de Provence.

Pour 80 000 florins.

  • le 9 juin 1537 : publication de la bulle Sublimus Dei, du pape Paul III condamnant l’esclavage.

Par cette bulle, le pape interdit l’esclavage des Indiens d’Amérique « et de tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts« . Paul III dénonce une telle pratique comme directement inspirée par l’Ennemi du genre humain (Satan).

  • le 9 juin 1660 : mariage de Louis XIV, Roi de France, et de Marie-Thérèse d’Autriche, infante d’Espagne, à Saint-Jean-de-Luz.

Œuvre diplomatique du Cardinal Mazarin, pour renforcer le Traité des Pyrénées, le mariage de Louis XIV et de l’Infante Marie-Thérèse d’Espagne est célébré le 9 juin 1660 en l’église Saint Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz, village du Pays Basque situé à la frontière des deux grands royaumes. Voir la chronique de la veille.

 

Louis XIV épouse Marie-Thérèse

Marie-Thérèse donne six enfants à Louis XIV, dont malheureusement un seul survit, le Grand Dauphin. Le Roi de France Louis XIV et l’infante d’Autriche Marie-Thérèse sont tous deux âgés de 21 ans. Cette union scelle la paix signée dans les Pyrénées, sept mois plus tôt, qui a mit fin à l’interminable guerre opposant la dynastie française des Bourbons et la dynastie espagnole des Habsbourg.

  • le 9 juin 1756 : Louis XV déclare officiellement la guerre à l’Angleterre.

C’est le début de la guerre de 7 ans. Elle fait suite aux agressions multipliées des Anglais contre les vaisseaux ou les forts français ; et surtout au renversement des alliances, donc à l’alliance défensive avec l’Autriche, l’autre grande puissance catholique en Europe, conclue le 1er mai 1756. Relire Jean de Viguerie et son Histoire et dictionnaire du temps des lumières, 1715-1789, (Editions R. Laffont p. 181). Voir la chronique du 9 juin.

  • le 10 juin 1793 : l’armée Royale Catholique prend Saumur.

Les Républicains regroupent leurs forces sur Saumur et Doué en vue d’une attaque sur Cholet. Apprenant cette nouvelle la Grande Armée Royale Catholique se reforme au son du tocsin et marche le 2 juin sur Saumur. Le 9 juin la bataille de Saumur s’engage. La colonne de Lescure à gauche prend à revers les redoutes Républicaines, et est violemment accrochée par un régiment de cuirassiers qu’elle finit par repousser ; mais Lescure est blessé. Au centre la colonne de Stofflet est refoulée dans les faubourgs de la ville, seul La Rochejaquelein réussit à rallier sa division et à contre-attaquer. A droite Cathelineau affronte le futur maréchal Berthier qui par chance n’est pourvu, ce jour là, que de mauvaises troupes. Les troupes républicaines reculent finalement et la ville se rend, la victoire est totale. L’armé royale s’empare de 15 000 fusils et de 50 à 80 canons, fait 3 à 11 000 prisonniers bleus qui sont relâchés sous serment et conduits sur Tours.

Les Vendéens bénéficient maintenant d’un point de passage sur la Loire. Deux solutions s’offrent à eux, marcher sur Tours, puis sur Paris comme le souhaitent La Rochejaquelein ou Stofflet pour menacer directement le pouvoir Conventionnel ou bien se joindre aux chouans de Bretagne comme le préconise Bonchamps. C’est malheureusement la décision de marcher sur Nantes qui est prise. Angers tombera sans poser trop de difficultés, mais Nantes résistera fermement aux Vendéens.

  • le 9 juin 1800 : victoire française à la Bataille de Montebello.

Cette victoire française s’inscrit dans le cadre de la Seconde Campagne d’Italie menée par Napoléon.

Pendant près de cinq heures, malgré l’infériorité numérique, Lannes tient face aux attaques autrichiennes entre Montebello et Casteggio, avant que la Division Chambarlhac (Riveaud) n’arrive en renfort depuis la Stradella. Ott et O’Reilly doivent se replier.

  • le 9 juin 1811 : le roi de Rome, Napoléon II, est baptisé par le cardinal Fesch à Notre-Dame de Paris, devant 7000 invités.
  • le 9 juin 1815 : fin du Congrès de Vienne.

Entre octobre 1814 et juin 1815, au congrès de Vienne, les puissances européennes victorieuses redessinent la carte de l’Europe en annulant la plus grande partie des transformations géopolitiques provoquées par les guerres révolutionnaires et napoléoniennes. Ce congrès consacre la défaite de la France, dont les frontières sont ramenées à celles de 1792. Une nouvelle Confédération germanique composée de 39 Etats est créée ; l’Angleterre agrandit considérablement son empire colonial.

  • le 9 juin 1938 : Maurras est élu à l’Académie française.

« Dans les conditions où il est prêté, le serment maçonnique n’oblige aucune conscience, mais il faut, pour en bien sentir la nullité, un esprit pénétrant et un caractère très ferme. » Enquête sur la monarchie (1900)

« Les idées des partis, les idées diviseuses ont, en République, des agents passionnés; mais l’idée unitaire, l’idée de la patrie n’y possède ni serviteur dévoué ni gardien armé. » Mes idées politiques (1937)

« La volonté, la décision, l’entreprise sortent du petit nombre; l’assentiment, l’acceptation, de la majorité. C’est aux minorités qu’appartiennent la vertu, l’audace, la puissance et la conception. » Enquête sur la monarchie

« Quand un régime tombe en pourriture, il devient pourrisseur: sa décomposition perd tout ce qui l’approche. » La Dentelle du rempart

« Une espérance collective ne peut … pas être domptée. Chaque touffe tranchée reverdit plus forte et plus belle. Tout désespoir en politique est une sottise absolue. » L’Avenir de l’intelligence

  • le 9 juin 1944 : massacre de Tulle.

La division « Das Reich », plus connue par la suite pour le massacre d’Oradour-sur-Glane, pénètre dans la ville « libérée » la veille par les FTP. 99 habitants sont pendus, et 149 autres déportés à Dachau.

Eric Zemmour a des positions plus radicales et plus claires que celles de Marine Le Pen

Marine le Pen pense qu’une candidature d ‘Eric Zemmour favoriserait Emmanuel Macron…au premier tour. Elle la redoute même. Bien au contraire, certains pensent que cela pourrait favoriser son élection en lui offrant un réservoir de voix pour le deuxième tour (voir notre article ici).

Jean-Yves Le Gallou, qui a déjà exprimé une position proche de la nôtre ici, précise sa pensée dans une interview accordée à Boulevard Voltaire :

 » Je crois que si la candidature Zemmour a lieu, elle apporterait un élément important de novation dans un paysage politique très sclérosé depuis cinq, dix, vingt, quarante ans autour du front républicain entre, d’un côté le Front national et tous les autres. Beaucoup redoutent que l’on en remette une couche supplémentaire en 2022. L’éventuelle candidature de Zemmour redistribuerait les cartes. Ce serait une candidature en dehors du Rassemblement national, mais pas hostile au Rassemblement national et qui ne se réinscrirait absolument pas dans la logique que l’on a toujours connue du barrage républicain, où tout le monde s’allie contre le fameux Rassemblement national au deuxième tour (…)

Le Rassemblement national ne se retrouverait plus tout seul. Il peut intéresser des électeurs souverainistes, des électeurs de la droite hors les murs ou des électeurs de LR (…) Or, une partie des électeurs n’a pas envie de rejoindre Macron et les macronistes. Par conséquent, ils sont orphelins. Ils pourraient donc trouver un candidat tout à fait attractif avec Zemmour. Les abstentionnistes ne sont pas satisfaits de l’offre des Républicains et ne sont pas non plus totalement satisfaits de l’offre de Marine Le Pen. Je crois qu’il y a un potentiel.

Zemmour a un pied hors du système et un pied dedans. En même temps, il a des positions plus radicales et plus claires que celles de Marine, qui peut parfois donner l’impression de répéter en plus affadi ce qui se disait il y a dix ou vingt ans (…)

Manifestement, Marine toute seule n’aurait pas de voix en réserve. Peut-être que certains, autour d’elle, craignent pour ses qualifications du premier tour. Ce qui prouve qu’ils n’ont pas confiance. D’autres devraient pouvoir se dire que c’est peut-être la chance de gagner au second tour. C’est tout de même le plus important, si on ne veut pas se contenter de faire de la figuration (…) »

Victoire possible du RN dans les Hauts-de-France : vers une alliance entre Xavier Bertrand et LREM ?

A l’heure où tous les sondages donnent le RN en progression et en tête dans toutes les régions sauf deux (Auvergne-Rhône-Alpes et Ile-de France) et à l’heure où le président des LR, Christian Jacob, vient en renfort des listes d’alliance LR-LREM comme à Saint-Raphaël récemment, le dernier sondage réalisé dans les Haut-de-France donne des sueurs froides à Xavier Bertrand et à LR.

Pour empêcher Sébastien Chenu (RN) de remporter un victoire désormais à portée de bulletin de vote, une alliance formelle ou implicite (même secrète) entre Xavier Bertrand et LREM semble la seule issue probable, compromettant ainsi la trajectoire personnelle de Xavier Bertrand :

Le président sortant Xavier Bertrand poursuit sa course en tête (34 %), talonné par la liste RN de Sébastien Chenu (32 %), mais les deux points qui les séparent correspondent à la marge d’erreur (…) Mais en cas de quadrangulaire, la liste de Sébastien Chenu pourrait faire jeu égal avec celle de Xavier Bertrand au second tour, à 35 % des suffrages chacune. « C’est l’enseignement majeur de ce sondage », écrit Frédéric Dabi, directeur général opinion d’Ifop.

Or, dans le même temps, à 10 %, la liste LREM serait théoriquement qualifiée (10 % est le seuil de qualification). Mais le secrétaire d’État aux retraites et, derrière lui, Emmanuel Macron, peut-il prendre le risque d’une victoire du RN au détriment de son adversaire Xavier Bertrand ? Sans jamais dire explicitement qu’il se retirerait, Laurent Pietraszewski nous a tout de même déclaré dans une interview à paraître : « Nous ferons tout pour que jamais le RN ne soit aux responsabilités dans notre région. Il n’y a pas d’ambiguïté. »

L’heure est venue de répondre aux défis de l’islam et de cesser de criminaliser la liberté scolaire

Tribune d’Anne Coffinier, présidente de l’association Créer son école, dans Le Figaro :

La mairie du Mans a publiquement déclaré vendredi qu’elle était opposée à la création d’écoles hors contrat sur son territoire. C’est-à-dire à toute création d’école libre, par principe. Cette déclaration survient alors que la commission spéciale de l’Assemblée nationale commence à examiner en deuxième lecture le projet de loi confortant le respect des principes républicains, dont les articles 22 à 24 concernent les écoles privées hors contrat.
Comme l’article L. 441-1 du Code de l’éducation donne au maire le pouvoir de s’opposer à l’ouverture d’une école libre seulement pour quatre raisons limitativement définies, une opposition systématique de « principe », autrement dit politique, est donc tout simplement contraire aux lois de la République. Elle est même inconstitutionnelle, depuis la décision de 1977 des Sages du Palais-Royal qui ont consacré expressément la liberté de créer un établissement privé hors contrat.

La déclaration d’hostilité aux écoles hors contrat formulée par la mairie du Mans témoigne en réalité d’un profond malaise des élus de terrain. Cette collectivité locale a cherché le moyen de s’opposer à l’ouverture d’une école privée musulmane de crainte qu’elle soit communautariste, islamiste et séparatiste, mais comme elle a eu peur d’être taxée d’islamophobie, la mairie du Mans a préféré s’opposer à toute création d’école libre en général, quelle qu’elle soit ! Et tant pis si la ville de Stéphane le Foll se pénalise en s’empêchant d’accueillir demain une école Montessori laïque ou une école bilingue franco-chinoise. À ne pas nommer clairement ce que l’on combat, on fait reculer les libertés de tous. Évidemment, il y a moins de danger physique et politique à tacler les créateurs d’école privée qu’à se frotter aux islamistes et à leurs soutiens. Mais personne ne sera dupe de son hypocrite et anachronique « La liberté scolaire, voilà l’ennemi ! » Comme si en 2021 les écoles hors contrat catholiques, Montessori, bilingue, juives, ou protestantes posaient sérieusement des problèmes à la République !

À sa décharge, il n’est pas le seul à se livrer à ce type de camouflage et de déplacement sémantique. Que dire ainsi du gouvernement qui présente en ce moment même au vote des assemblées un projet de loi dont l’affadissement du nom annonce le renoncement qu’il porte ? L’intitulé de la loi n’a pas gardé trace de la volonté initiale de lutter contre l’islamisme clairement affirmée par le président Emmanuel Macron dans le discours de Mureaux, ni même contre le séparatisme. Le gouvernement se propose finalement simplement de « renforcer le respect des principes de la République ». Au lieu de combattre l’islamisme en commençant par le définir, le projet de loi jette le discrédit sur la religion en général et multiplie les atteintes aux libertés proprement… républicaines que sont la liberté de religion, de culte, d’enseignement, d’association etc ! Les saisines se préparent, les portes étroites vont atteindre un nombre record pour cette loi et l’on s’attend à une censure au moins partielle du Conseil constitutionnel.

Parce que les pouvoirs exécutif et législatif n’osent pas désigner clairement et traiter le problème que nous pose l’islam radical, c’est une fois de plus les juges qui décideront à leur place de questions qui appellent pourtant un traitement avant tout politique. La conséquence n’en sera jamais qu’un énième recul de la démocratie, dans une indifférence croissante et particulièrement inquiétante.

On gagnera donc à s’émanciper de cette hypocrisie, en nommant clairement les problèmes, et en rompant résolument avec les logiques de boucs émissaires. Ce n’est évidemment pas avec la liberté d’enseignement que notre époque a un problème, mais bien avec l’instrumentalisation par les islamistes de nos libertés, pour gagner à leurs vues les personnes comme les territoires.

L’heure est venue de répondre aux défis que l’islam politique pose à notre pays, et de cesser de criminaliser toujours et encore la liberté d’enseignement. Nous avons collectivement besoin que de nouvelles écoles se créent pour innover et mieux transmettre, et pour accueillir les enfants dans leur singularité et donner corps à des projets éducatifs novateurs. Même l’école publique et laïque a été incubée en son temps dans une école privée : l’école alsacienne. Paul Bert, le collaborateur le plus direct de Jules Ferry et qui fut lui-même ministre de l’Instruction Publique, proclamait le 9 juin 1891, dans un discours dans cette école privée : «Vous êtes les auxiliaires de l’Université, faisant pour elle des expériences qu’elle ne peut tenter elle-même». Alors ce n’est pas le moment d’être lâches ou amnésiques.

El-Azhar, « phare de l’islam sunnite »

La dernière lettre de Clarifier est consacrée au phare de la pensée musulmane…

Depuis sa fondation au Xème siècle, El-Azhar n’a jamais été dotée d’un statut universel et d’une fonction magistérielle comparables à ceux de la papauté. Cette dernière, représentée par le Vatican à Rome, fonde sa légitimité et son autorité doctrinale sur son origine divine (cf. PFV n° 79 – El-Azhar, Vatican de l’islam ?), mais aussi sur l’indépendance que lui assure le Saint-Siège, entité juridique reconnue comme un État souverain.

Pour sa part, El-Azhar, malgré sa prétention récente à représenter l’islam sunnite et la réputation qui lui en est souvent consentie au sein d’un catholicisme soucieux d’avoir un interlocuteur officiel et crédible du côté musulman, n’a jamais connu une stabilité définitive quant à son identité et son rôle, aussi bien en Égypte que dans l’ensemble de l’Oumma (la Communauté mondiale des musulmans). En fait, son statut, sa fonction et ses orientations ont toujours été tributaires des rapports de forces politico-religieux, aussi bien internes qu’externes au pays qui l’abrite. C’est pourquoi l’attribut « phare de l’islam sunnite » que certains accolent à El-Azhar mérite une clarification.

EL-AZHAR AU FIL DE L’HISTOIRE

Pour comprendre l’importance que l’Égypte et une partie du monde musulman accordent aujourd’hui à El-Azhar, quelques repères historiques sont nécessaires.

Du Xème au XIXème siècle

Au Xème siècle, la dynastie chiite des Fatimides, alors titulaire d’un des califats, fonda la ville du Caire en Égypte (cf. PFV n° 79). Tout près du palais califal, une grande mosquée fut édifiée en 972 ; elle reçut le nom d’El-Azhar (« La brillante »), qui semble avoir été choisi en hommage à Fatima el-Zahra, fille de Mahomet et épouse d’Ali, cousin germain du « prophète de l’islam » et quatrième calife (il gouverna l’Oumma de 656 à 661) dont les chiites affirment être les héritiers. Le sermon du vendredi y était lu au nom du calife régnant.

Un collège, spécialisé dans l’étude de la doctrine religieuse chiite, lui fut rapidement accolé. En 1171, le sunnite Saladin, vainqueur des Croisés et conquérant de l’Égypte, ferma la mosquée et fit incendier sa bibliothèque. El-Azhar fut rouverte et embellie sous la dynastie des Mamelouks, eux aussi sunnites (1250-1382). Des cheikhs (notables religieux), nommés par le pouvoir, furent chargés d’y enseigner la doctrine sunnite. « Le règne des Mamelouks constitue une période faste pour la culture égyptienne et El-Azhar se trouvait au cœur de cette dynamique » (Oriane Huchon, Les clés du Moyen-Orient, 21 avril 2017).

La prise de pouvoir par les Ottomans, à partir du XVIème siècle, permit à El-Azhar d’accroître son rayonnement. « A cette époque, El-Azhar était considérée comme le plus important centre d’enseignement religieux du monde arabe. Ses champs disciplinaires se concentraient sur la grammaire, la rhétorique, l’éloquence, la littérature et les affaires juridiques ». Son recteur était aussi consulté par le régime turc pour les affaires politiques concernant les provinces arabes de l’Empire (O. Huchon, id.).

Lors de la campagne d’Égypte (1798-1801), Napoléon Bonaparte, découvrant l’influence des cheikhs d’El-Azhar, y institua un Conseil (Diwan) composé de sept membres choisis parmi eux. Le séjour de l’armée et de savants français au pays du Nil inspira à Méhémet-Ali, sujet ottoman natif de Macédoine, vice-roi d’Egypte de 1805 à 1849, une politique d’ouverture d’où surgira la Nahda (Renaissance culturelle arabe) dont profitèrent des étudiants d’El-Azhar envoyés poursuivre leurs recherches en Europe.

A partir du XXème siècle

L’accession de l’Égypte à l’indépendance et la levée du protectorat britannique (1922) ont constitué un tournant dans l’histoire d’El-Azhar.

Sous le règne du roi Farouk (1937-1952) et le régime républicain de Gamal Abdel Nasser (1952-1970), l’institution a connu un développement important grâce à l’introduction d’enseignements profanes (médecine, agronomie, mathématiques, sciences naturelles, ingénierie, langues étrangères, etc.) et même d’une école de droit chiite. Elle ne conserva cependant pas le monopole de l’enseignement supérieur en Égypte puisque d’autres établissements publics, sans identité confessionnelle, furent créés à cette époque.

L’œuvre de Mustafâ El-Marâghi (1881-1945)

Deux fois recteur d’El-Azhar (1928-1929 et 1935-1945), Marâghi conçut un projet visant à son internationalisation. Il organisa pour cela l’envoi d’enseignants hors d’Égypte et l’octroi de bourses d’études à des étrangers accueillis au Caire.

Ce plan et la série d’actions dans lesquelles s’engagea ce dignitaire avaient surtout pour but de conférer à l’Égypte la prééminence au sein de l’Oumma (cf. à ce sujet Francine Costet-Tardieu, Un réformiste à l’université El-Azhar, éd. Karthala, 2005).

En accord avec Farouk dont il était proche (il avait été son précepteur), Marâghi militait pour la restauration du Califat (abrogé en 1924 par Atatürk, cf. PFV n° 79) au profit de la monarchie égyptienne. « L’Égypte deviendrait ainsi le phare et le guide des nations musulmanes, rôle éminent qu’El-Marâghi rêvera toujours de lui voir jouer » (op. cit., p. 121). Il convenait aussi de renforcer l’emprise de l’islam partout où cela était possible. « Le Coran répond à tous les besoins de l’individu et de la société. Il a tout prévu et je me faisfort de le démontrer », assurait-il (p. 134).

Finalement, tenant compte du nouveau contexte international, notamment l’émergence des Etats-nations, Marâghi semble avoir pris acte de l’utopie que présentait un retour à l’institution califale et renonça à agir dans ce sens (p. 144). Nasser entreprit alors de doter El-Azhar d’un statut juridique spécifique, sans pour autant lui consentir une indépendance totale par rapport à l’État.

EL-AZHAR AU XXIème SIÈCLE

Une loi votée le 5 juillet 1961 a octroyé à El-Azhar le statut officiel d’Université tout en la plaçant sous la tutelle directe du pouvoir politique. Cette loi réservait au chef de l’État la prérogative concernant la nomination du recteur. Une réforme adoptée en 2013 a apporté une modification importante à cette règle (cf. infra).

Une organisation structurée

Sous son titre de « grand imam », le recteur détient l’autorité de ce qui est devenu un complexe dépassant le strict cadre universitaire puisqu’y sont incorporées la mosquée et des institutions propres :

Un Conseil suprême responsable de la planification et de l’élaboration des politiques publiques et éducatives.

Un Comité supérieur pour la prédication islamique, qui organise les missions de sensibilisation religieuse.

Une Académie de la recherche islamique, habilitée à produire des fatwas et des avis, sollicités ou non par le gouvernement. Elle peut recommander la censure de toute œuvre concernant l’islam (livres, films, œuvres d’art).

Un Rectorat, chargé de la gestion de 7 500 instituts d’enseignement religieux primaire et secondaire suivi par des garçons et des filles dans des écoles séparées ; également responsable de la nomination d’oulémas destinés à enseigner la religion à l’étranger. (Cf. El-Ahram hebdo, 17-23 avril 2013).

L’Université

L’ensemble universitaire comporte aujourd’hui 16 000 enseignants pour 70 facultés (43 masculines, 26 féminines). Réparties sur l’ensemble du territoire égyptien, elles accueillent 500 000 étudiants dont beaucoup d’étrangers, venus de 106 pays (Cf. La Croix, 28-29 avril 2012).

Compte tenu de la nature de l’Université, tous les étudiants doivent y recevoir un enseignement religieux islamique en plus de leurs qualifications professionnelles et académiques. C’est la raison pour laquelle, même si aucune prescription juridique ne s’y oppose, il est de facto impossible à des chrétiens de s’inscrire dans les facultés azhariennes et d’y obtenir des diplômes, y compris pour des matières profanes. En mars 2017, l’annonce par le député Mohammed Abou Hamed de son intention de présenter une proposition de loi autorisant les chrétiens à fréquenter l’Université a suscité un débat au sein des instances dirigeantes de l’institution. Les responsables en ont conclu que les études et les cours dans cette Université « ne sont pas adaptés aux chrétiens parce qu’ils présupposent comme condition d’admission une connaissance approfondie ainsi qu’une mémorisation d’amples sections du Coran » (Agence Fides, 10 mars 2017).

Le grand imam

En 2010, le président Hosni Moubarak a désigné comme 44ème grand imam un francophone, titulaire d’un doctorat en philosophie islamique obtenu à la Sorbonne, Ahmed El-Tayyeb, né en 1946. C’est avec lui que le pape François a signé à Abou Dhabi la Déclaration sur la fraternité humaine (février 2019), document sur lequel nous reviendrons dans une prochaine PFV qui sera consacrée aux relations entre le Saint-Siège et El-Azhar.

Dans la mouvance des « printemps arabes », démarrés en Tunisie en décembre 2010, et auxquels l’Égypte s’est jointe rapidement dès la fin du mois de janvier 2011, une importante réforme a été adoptée à la demande d’El-Azhar : elle prévoit l’élection du recteur par le Conseil des grands oulémas, organisme qui est rétabli après avoir été supprimé par la loi de 1961. Le grand imam est désormais inamovible et son poste ne peut être considéré comme vacant qu’à la suite de sa démission volontaire ou de son décès. Ce mode de désignation s’appliquera donc au successeur d’Ahmed El-Tayyeb.

Les deux prochaines PFV traiteront des implications politiques et idéologiques qui ont toujours accompagné l’histoire d’El-Azhar, ce qui permettra de saisir ses orientations relatives à l’islam, dans ses dimensions religieuses et temporelles. Nous nous attarderons notamment sur les promesses de réformes du début du XXème siècle puis sur l’attitude d’El-Azhar durant la révolution de 2011, en particulier face à l’islamisme, et enfin sur l’impact suscité par l’arrivée au pouvoir du maréchal Abdelfattah El-Sissi en 2013.

Annie LAURENT

Pour que vive le Beaujolais

Dans cet opus de juin, une fois encore, soyons fiers du terroir beaujolais, forts de sa culture !

Fiers et forts comme ces bénévoles qui retracent l’histoire du beaujolais cet été au château de Nervers, Odenas !

Fiers et forts comme cette équipe qui pose ces actes concrets pour préserver et entretenir le « vaisseau de Fleurie », cette église dans son magnifique écrin viticole !

Fiers et forts comme à pu le redevenir Humbert III dans son gouvernement après avoir fait repentance…

Fiers et forts comme Jean Boggio, orfèvre du hameau St Joseph qui se bat pour que la beauté ait toujours sa place en Beaujolais, une beauté si loin d’un chaos subventionné…

Fiers et forts comme toutes ces personnes qui lancent des initiatives culturelles cette été ! N’oublions jamais, le Beaujolais reste et doit rester « Fort ! Fort ! »

La messe traditionnelle est aussi la plus anti-Covid

Le Journal of Religion and Health a publié un article de l’Université de Bergen, qui évaluait que les éléments de la Forme Extraordinaire

« réduisent le risque de transmission (du virus) : participation verbale réduite de l’assemblée, chants d’une chorale choisie, pas de concélébration, orientation  Ad orientem, pas de ministres extraordinaires et de Sainte Communion à genoux et sur la langue ».

Le 24 mai, le Journal of Religion and Health a publié un article intéressant par Sergey Budaev, chercheur au Département de biologie de l’Université de Bergen, Norvège, avec le titre éloquent Sécurité et révérence : Comment la liturgie catholique romaine peut répondre à la pandémie de COVID-19. L’auteur a évalué

« les principaux risques de transmission du virus SARS-CoV-2 et a énuméré quelques mesures pour accroître la sécurité de la liturgie catholique romaine sans compromettre sa beauté intrinsèque et sa vénération spirituelle. Cet objectif peut être atteint par l’assimilation de divers éléments traditionnels dans la liturgie moderne ». 

La littérature scientifique disponible permet de croire que la transmission du SRAS-CoV-2 se produit principalement via des gouttelettes lors de rencontres en face à face ou via des aérosols ; au contraire, la transmission via « de la nourriture ou des fournitures sur des surfaces inanimées n’est pas un facteur de risque important dans les situations communautaires ». Pour atténuer la transmission du virus lors de la célébration de la liturgie, Budaev suggère quelques précautions, déjà abondamment observées dans les églises, comme le maintien de la distance, la signalisation des sièges, jusqu’à l’itinéraire indiqué par des flèches (qui, de l’avis de qui écrit, très peu se réconcilie avec le respect de la bienséance et du caractère sacré du lieu, finissant par transformer l’église en hôpital…). Quant aux masques, leur usage est important lorsque les gens s’interfacent, par exemple entrer et sortir de l’église ; tandis que, d’autre part, il n’y a pas de risques significatifs

« si les masques sont retirés du visage alors que tous les participants à la messe se tiennent en silence à leur place, prudemment à distance. Par conséquent, la célébration de la messe peut avoir lieu sans le visage couvert, tant que les autres mesures d’atténuation des risques sont respectées ».

Selon Budaev, les concélébrations devraient être réduites au minimum, ainsi que le nombre de ministres et l’utilisation de ministres extraordinaires dans la distribution de la communion. De plus, dans les petites églises et chapelles,

« une mesure de protection consiste à effectuer le service liturgique devant l’autel : Ad orientem. Cette mesure non seulement renforce notre focalisation sur le Seigneur et a un symbolisme profond, mais pourrait réduire l’exposition du célébrant aux aérosols et aux gouttelettes produits par l’assemblée, qui la plupart du temps reste derrière le célébrant ».

Quelles sont les conclusions de l’auteur par rapport au problème séculaire de la distribution de la Sainte Communion ? Budaev reconnaît que la décision d’interdire ou de limiter la manière universelle de recevoir l’Eucharistie

« manque généralement de transparence, de discussion et d’accord avec l’ensemble de la communauté et est motivée par une hygiène générique, sans preuves scientifiques ». 

Ce n’est pas la première fois que la distribution de Communion est accusée de favoriser les infections. L’auteur rapporte quelques études qui ont porté notamment sur l’utilisation du même verre, études qui ont permis de conclure qu’il n’y a pas de risque accru de transmission d’infections. Par conséquent, si boire dans le même verre n’entraînait aucune augmentation du risque, encore moins la distribution de la particule sur la langue. 

« Les Espèces Sacrées utilisées dans le Rite Latin sont pratiquement sèches et par conséquent un contact minimum en dehors des particules est probable, réduisant le risque d’infection. En recevant le Pain Sacré, le communiant tend normalement la langue vers l’avant, ce qui nécessite de retenir son souffle pendant un moment. Cela réduit les émissions respiratoires possibles. Il est donc peu probable qu’il supporte un risque élevé de transmission de l’infection de la manière traditionnelle de recevoir la communion sur la langue ».

Par conséquent, la communion sur la langue n’est pas un facteur de risque. Mais il y a plus. Si la communion est reçue à genoux, la distance entre le prêtre et les fidèles augmente, mais surtout

« le visage du communiant est au niveau de la poitrine du ministre eucharistique. A condition que le communiant reste silencieux, utilise la respiration nasale et que la durée de l’interaction soit courte (quelques secondes), cette pratique ne comporte pas de risque élevé pour le Ministre de l’Eucharistie […]. De plus, la réponse verbale réduite du communiquant dirige les gouttelettes et l’aérosol vers la poitrine du ministre, ce qui représente un risque beaucoup plus faible que de les recevoir directement en face. Au contraire, la position typique du communiant pour la communion sur la main est de se tenir debout, ce qui constitue une interaction directe, proche et face à face. Toute communication verbale entre le ministre eucharistique et le communiant dirigerait les gouttelettes et l’aérosol directement vers le visage du ministre et des hôtes. L’inhalation de cet aérosol pourrait être risquée.

La position agenouillée facilite également le prêtre dans l’ acte de placer l’hostie sur la langue du fidèle, lui permettant « une meilleure vue et une position plus facile des mains », lui permettant ainsi de reposer en toute sécurité l’hostie « sur la langue, en évitant le contact avec muqueuses et salive ».

En résumé, conclut Budaev, il existe de nombreux éléments de la forme extraordinaire

« qui réduisent le risque de transmission d’infections par voie aérienne : une participation verbale plus réduite de l’assemblée, le chant par la partie exclusive d’un chœur choisi, pas de concélébration, Ad positionnement orienté, pas de ministres extraordinaires et réception de la Sainte Communion à genoux et sur la langue, sans réponse verbale ». 

Selon l’auteur, toutes ces spécificités du rite antique sont sans doute le résultat d’un profond respect pour le Mystère de l’Eucharistie et d’un sens profond du symbole ; mais ils sont aussi le résultat d’un rituel qui a traversé des siècles de peste et de maladie.

Pour être conséquent, le Summorum Pontificum devrait être réformé, mais pour étendre davantage l’ancien Rite. Au moins pour des raisons de santé !

C8 va diffuser le téléfilm en 2 épisodes sur Jean-Paul II

1ère partie à 21 H

Jean-Paul II – premier Pape depuis 1522 à ne pas être italien – est né en Pologne sous le nom de Karol Wojtyla. Après avoir étudié la philosophie, la littérature et le théâtre, il enseigne l’éthique et la théologie. Ordonné prêtre en 1946, ses grandes qualités lui valent d’être rapidement nommé Archevêque puis Cardinal… Ce film est également une exploration de sa vie dans les coulisses : comment il a touché des millions de personnes et a changé le visage de l’Eglise et du monde, mais également comment il a défendu la dignité de l’humanité.

2ème partie à 23 H

Toute la vie du pape Jean-Paul II est retracée, de sa prise de conscience lors de l’invasion de la Pologne à son dernier jour en passant par son long pontificat, où il a accompli 104 voyages apostoliques hors d’Italie, et ses années comme Evêque de Rome, il a visité 317 des 333 paroisses de son diocèse. Le film explore la vie de l’homme et ses mystères : pourquoi s’est-il engagé en religion ? Comment a-t-il pu toucher le cœur de millions d’hommes ? Comment a-t-il transformé la face de l’Eglise ? Quel fut son combat contre le nazisme puis le communisme ? Pourquoi a-t-il été si important pour le Monde ?

Quand Xavier Bertrand demandait à Emmanuel Macron… d’être à « portée de baffe »

« Liberté » religieuse en islam

Lekbir Kotbi, recteur marocain de la Grande mosquée de Reims (UOIF/MF) nous explique la liberté religieuse en islam. Pour lui, en terre d’islam, on peut croire en autre chose que l’islam mais devenir un « vecteur de diffusion de sa mécréance » est interdit. Autrement dit, le fait d’être prosélyte , évangéliser dans les rues par exemple, pourrait « perturber la société musulmane ». On comprend mieux pourquoi le Maroc et l’Algérie arrêtent chaque année des chrétiens accusés de diffuser des Bibles ou des CDs. (article 220 du code pénal au Maroc, lois de 2006 en Algérie).

Source : compte Facebook de la grande mosquée, conférence du 10 mai 2021

Quelle est la différence entre un bon président et un mauvais président ?

Un mauvais président, c’est un président qui voit un virus, et qui dit « peut-être ce virus s’est échappé d’un laboratoire ». Voilà, tout de suite, ça c’est le mauvais président !

Un bon président, c’est un président qui voit un virus. Bon, il le voit, il réfléchit et il dit « peut-être ce virus s’est échappé d’un laboratoire ». mais bon, c’est un bon président, quoi… !

Cette distinction existe aussi sur l’immigration :

Un mauvais président, c’est un président qui, face à l’immigration, dit «Si vous venez à notre frontière, vous serez renvoyés, ne venez pas». C’est un président xénophobe.

Un bon président, c’est un président qui, face à l’immigration, réfléchit et dit «Si vous venez à notre frontière, vous serez renvoyés, ne venez pas». C’est un président humaniste.