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C’est arrivé un 11 mars…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 11 mars 1513 : élection du pape Léon X.

Le cardinal Jean de Medicis, Giovanni di Lorenzo de Médicis, fils de Laurent de Médicis, est élu pape et devient le 217e pape de l’Église catholique, sous le nom de Léon X. Il succède à Jules II. Il meurt en 1521.

  • le 11 mars 1604 : le Roi Henri IV signe les lettres patentes pour l’appel d’offres et l’exécution du canal de Briare.
  • le 11 mars 1649 : les frondeurs signent la paix de Rueil.

La Fronde s’achève avec la paix de Rueil. Les parlementaires préfèrent accepter la paix plutôt que de s’opposer plus longtemps à l’armée royale. Ils obtiennent ainsi quelques bénéfices, mais le peuple et les bourgeois sont mécontents, car Mazarin est maintenu dans ses fonctions. La reine mère et Louis XIV retournent à Paris.

  • le 11 mars 1713 : Fénelon obtient le privilège pour publier son “Sentiments de piété”.
  • le 11 mars 1784 : Traité de Mangalore.

En Inde, la seconde guerre de Mysore, oppose la Compagnie anglaise des Indes orientales et le gouvernement de Mysore que soutiennent les Français. Avec le traité de Mangalore, les deux camps se restituent leurs conquêtes territoriales. En conséquence, le gouverneur général britannique Warren Hastings quitte, en février 1785, l’Inde qui est réaménagée.

  • le 11 mars 1793 : la révolte de Machecoul éclate ainsi que dans plus de 100 paroisses de Vendée.

Carrié avait déclaré entre deux noyades :

« Nous ferons un cimetière de la France plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière. »

Rappelons qu’il fit construire des bateaux à soupapes qui noyaient cent personnes à la fois et inventa les « mariages républicains » qui consistaient à ligoter ensemble un homme et une femme qu’on précipitait dans la Loire. On évalue ses victimes à 16 000 personnes. (*)

(*) François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et de mœurs, page 82

Depuis l’annonce de la conscription de 300 000 hommes pour aller combattre sur le front est, la région vendéenne est en proie à une agitation grandissante. Lorsque les patriotes en charge de la conscription, habillés en bleu, d’où leur surnom, arrivent à Machecoul, la population accueille les tirages au sort avec des fourches. Le conflit tourne à l’affrontement entre paysans et patriotes. En quelques jours, ce sont plusieurs villages, tels que Chemillé, Saint-Florent-le-Vieil, ou encore Tiffauges qui se rebellent. Les premiers morts se comptent surtout chez les “Bleus”, lynchés par la population. Rapidement, cette dernière s’organise.

Conscription par tirage au sort

La Convention décrète la levée en masse, mais en laissant les autorités locales libres du choix du mode de recrutement. Pour éviter une désorganisation administrative, juges, membres des municipalités, districts et départements ne sont pas recrutables. La situation à venir résulte d’un double échec: celui des paysans qui ne délogent pas les Bleus des citadelles, et celui des Bleus qui ne tiennent pas la campagne.

A partir du 11 mars 1793, à 2 ou 3 jours près, 700 paroisses sonnent le tocsin, et en 15 jours, il n’y a plus un bleu dans le pays. Le 31 mars, Pâques sont fêtées au grand jour par les réfractaires.

Au nord de la Loire, début avril, la répression du général Canclaux semble l’emporter. La révolte est populaire, rurale et religieuse. Les paysans appellent les nobles à leur tête.

3 armées se forment :

  1. l’armée d’Anjou et du Haut-Poitou: « la grande armée »: en particulier les Mauges (à l’origine de la révolte avec refus de la conscription à St Fulgent): Cathelineau écrit à sa femme:

    « Aie confiance, Dieu pour qui je vais combattre aura soin de ces innocents » (ses 6 enfants) ;

    Stofflet, garde chasse, dans l’ombre de La Rochejacquelein, Bonchamps, d’Elbée (qui fêtait la naissance d’un fils quand les paysans viennent le chercher), Lescure, La Rochejacquelein (officier de la Garde du Roi en 1791, il assiste au 10 août 1792 et se bat aux Tuileries; Il est célèbre pour sa phrase :

    « Si j’avance, suivez-moi. Si je recule, tuez-moi. Si je meurs, vengez-moi ».

  2. L’armée du Centre (bocage) que les Sapinaud (oncle et neveu) dirigent. Elle a un moindre rayonnement que les 2 autres armées, mais elle tient la seule grand-route Nantes-La Rochelle et son verrou de Pont Charron (1° combat important, près Chantonnay) qui interdit aux renforts bleus d’arriver du Sud.
  3. L’armée du Retz et du Bas-Poitou, dirigée par Charette ancien officier de marine, émigré à Coblence, revenu pour assister au massacre des Tuileries, se cache sous son lit quand les paysans viennent le chercher, leur fait promettre obéissance. Très indépendant vis à vis du reste de l’armée catholique, il ne sera ni à Clisson, ni à Cholet, ni à la virée de Galerne.

L’armée catholique et royale connaît des effectifs variables. Aux grands chocs, elle monte jusqu’à 80 000 hommes, groupés en divisions, qui rassemblent des paroisses sous les ordres d’un capitaine de paroisse. Drapeaux blancs fleurdelisés, armement de faux, fourches, piques en général mais aussi fusils, munitions, canons qui sont pris aux Bleus l’équipent. Sa cavalerie est constituée de chevaux de labours, sans selle, avec des cordes pour étriers. La tactique de l’embuscade est celle qui domine. Les paysans « s’égaillent » pour les tendre, et donnent finalement l’assaut au cri de « Rembarre, vive la religion ». (Cri de gardien de bœufs, lorsqu’il s’agit de leur interdire une direction).

Après les « chocs » (choc = bataille.), les paysans retournent aux champs s’occuper de leurs fermes et montrer à leur famille qu’ils ne sont pas morts: il sera impossible de les faire marcher sur Paris.

Il est à noter que seules 2 routes seulement traversent la Vendée: Nantes-La Rochelle et Saumur-Sables d’Olonne.

Concernant l’unité du commandement, l’abbé Bernier fait promettre aux chefs d’obéir, sous peine de mort: Marigny, non choisi comme chef de l’armée du centre, désobéira et sera exécuté sur l’insistance de l’abbé Bernier. Le Grand Conseil de la Vendée militaire, le Conseil de Châtillon est créé après la prise de Fontenay sur les conseils de l’abbé Bernier et de d’Elbée. Il administre les territoires insurgés au nom de Louis XVII. Donissens en assure la présidence effective, l’abbé, le secrétariat. Cathelineau élu 1er généralissime le 12, après Saumur, sera remplacé par d’Elbée, puis La Rochejacquelein après Cholet, puis par Fleuriot.

Marigny, chef de l’artillerie, de caractère irascible, est parfois impitoyable avec les prisonniers. En 1794, devenu chef de l’armée du Haut-Poitou, il se brouille avec Charrette et Stofflet, qui le font condamner à mort par un conseil de guerre. Dans un des plus tristes épisodes des guerres de Vendée, il est tué par les chasseurs de Stofflet à La Giradière le 10 juillet 1794. Les troupes de Marigny refusèrent le Concordat et créèrent ainsi la « Petite Eglise » qui subsiste encore: fêtes, jeûnes de l’Ancien régime, et surtout plus de prêtres…

  • le 11 mars 1794 : création de l’École polytechnique.

La Convention, sur le rapport de Barère, et à la demande de Lamblardie, décide de la création d’une Ecole Centrale de travaux publics. L’institution accueillera des élèves destinés à être formés en ingénierie civile et militaire. Appelée d’abord “Ecole des travaux publics”, elle recevra le nom « d’Ecole polytechnique » par la loi du 1er septembre 1795.

  • le 11 mars 1810 : union de Marie-Louise et de Napoléon est bénie en l’église paroissiale de la Hofburg à Vienne.

Le mariage est célébré par procuration, en présence de l’archiduc Charles et du maréchal français Berthier, mais en l’absence des époux. Pour l’Eglise l’empereur devient bigame.

  • le 11 mars 1865 : création de la Croix-Rouge française.
  • le 11 mars 1882 : Renan donne la conférence “Qu’est-ce que la nation ?”, à la Sorbonne à Paris.
  • le 11 mars 1907 : révolte des vignerons, à Argeliers.

Au XIXe siècle, la viticulture française subit plusieurs crises : l’oïdium, en 1850, puis le phylloxéra en 1877, et enfin, le mildiou. La “bouillie bordelaise” et l’introduction de plants américains, utilisés comme porte-greffes permettent de sauver la vigne. La majorité des “petits vignerons” du Languedoc et du Roussillon sont de sensibilité socialiste, voire communiste, formant ainsi un “Midi Rouge”. En 1904 et 1905, les récoltes sont extrêmement abondantes dans toute l’Europe et le vin languedocien se vend de plus en plus mal. La tension monte et Clémenceau fait tirer sur la foule, tuant 7 personnes dont un adolescent de 14 ans et une jeune fille de 20 ans.

  • le 11 mars 1932 : création des allocations familiales.

Afin de relancer la natalité, la Chambre vote la loi Landry rendant obligatoire l’affiliation aux caisses d’allocations familiales. Le secteur agricole est le seul à ne pas bénéficier de ce nouveau système de redistribution. Pendant la première guerre mondiale, plusieurs chefs d’entreprises catholiques ont ouvert la voie. Ainsi Emile Romanet, en 1916, qui décide d’accorder, au personnel de l’usine JOYA à Grenoble, des premières allocations familiales ou encore le breton Emile Marcesche, qui en janvier 1918, convainc les patrons morbihannais de créer une caisse de compensation : et crée la première caisse d’allocations familiales de France.

  • le 11 mars 1945 : proclamation de l’indépendance de l’Annam et du Tonkin.

Ayant envahi l’Indochine françaiseen 1940, le Japon pousse les États qui la composent à proclamer leur indépendance. En mars 1945, les Japonais attaquent par surprise les unités militaires françaises, prennent le pouvoir, détruisent l’administration coloniale de la France. Profitant de ce coup de force, le 11 mars 1945, l’empereur Bao Daï déclare l’indépendance de l’Annam et du Tonkin. En août, il annonce l’annexion de la Cochinchine.

  • le 11 mars 1959 : la France soustrait au commandement de l’OTAN ses forces navales en Méditerranée.
  • le 11 mars 1963 : exécution du lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry à la suite de l’attentat du Petit-Clamart contre De Gaulle.

Condamné à mort par la Cour militaire de justice, le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry est fusillé au fort d’Ivry. Défenseur de l’Algérie française, il a organisé l’attentat du Petit-Clamart contre De Gaulle, le 22 août 1962. Son avocat s’est vu refusé par ce dernier la grâce présidentielle, qui a invoqué la raison d’Etat. Bastien-Thiry est le dernier citoyen français à être exécuté pour des motifs “politiques”.

À 6h40, au fort d’Ivry, le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry tombe sous la salve d’un peloton d’exécution. Le prêtre qui l’a accompagné retire délicatement le chapelet que le supplicié tient encore entre ses doigts.

Auparavant, dans une cellule voisine de la sienne aménagée en chapelle, Jean Bastien-Thiry a servi la messe célébrée par l’aumônier. Au moment de la communion, il a partagé en deux  l’hostie donnée par le prêtre, et a demandé à celui-ci d’en remettre une moitié à son épouse qui, de son côté, veille et prie auprès de son père (Georges Lamirand, ministre de la Jeunesse du Maréchal Pétain, de septembre 1940 à mars 1943). (1)

Témoignage du docteur Petit, médecin-chef des prisons de Fresnes :

“J’ai vu beaucoup de choses, mais je n’oublierai jamais le Colonel servant sa dernière messe avec calme et simplicité – et ce qui m’a le plus stupéfié, c’est que cette messe était chantée : non seulement par le célébrant, mais par le servant… C’était d’une très, très grande beauté – et en même temps d’une extrême discrétion : nul accent dramatique. Je ne sus même pas que l’hostie du Colonel fut partagée pour être donnée aussi à sa femme, quelques heures plus tard…” (2)

Après la messe, alors que les avocats s’agitaient, téléphonaient, voulant arracher la possibilité de surseoir à l’exécution, le docteur Petit converse calmement avec le condamné : “Je le regardai : il rayonnait. Il rayonnait vraiment de bonheur. C’est peut-être fou de dire cela, mais c’est tout à fait l’impression que j’ai eue : il était déjà dans l’Au-delà… alors que nous étions de pauvres garçons déchirés de le voir mourir.” (3)

(1) Jean Bastien-Thiry, Sa vie, ses écrits. Témoignages, Paris, 1973 (disponible auprès du Cercle Jean Bastien-Thiry), p.210

(2) Ibid., p.249

(3) Ibid., p.250

(4) Ibid., p.259 et 257.

Le Valeurs Actuelles du 7 mars 2013 publie un article sur cette exécution où est souligné combien De Gaulle était habité par la fureur. Le président avait même envisagé de faire fusiller le général Jouhaud ; et ce n’est que devant la double menace de démission de Pompidou et Foyer qu’il ne donne pas cet ordre.

Lien de Valeurs Actuelles sur le sujet :

Pour ceux qui veulent lire ou relire la déclaration que fit Jean Bastien-Thiry à son procès.

Enfin, une citation de Charles De Gaulle, dont je n’ai pas trouvé la source :

“Les Français ont besoin de martyrs. II faut qu’ils les choisissent bien. J’aurais pu leur donner un de ces c…rétins de généraux qui jouent au ballon dans la cour de la prison de Tulle. Je leur ai donné Bastien-Thiry. Celui-là, ils pourront en faire un martyr, s’ils le veulent, lorsque j’aurai disparu. II le mérite.”

  • le 11 mars 1966 : le gouvernement français adresse à ses partenaires de l’OTAN un aide-mémoire dans lequel il annonce sa décision de soustraire ses forces terrestres et aériennes du commandement intégré de l’Alliance.
  • le 11 mars 2001 :Jean-Paul II béatifie 233 religieuses, moines et laïcs, victimes de la guerre civile espagnole entre 1936 et 1939.

Jean-Paul II est le premier souverain pontife à faire autant de bienheureux d’un seul coup.Pie IX avait béatifié 206 Japonais en 1877.

  • le 11 mars 2004 : attaque terroriste à Madrid.

Des attentats sanglants frappent presque simultanément des trains et des gares madrilènes.En pleine heure de pointe, 10 bombes explosent à Madrid tuant 191 personnes et en blessant plus de 1.500.

D’abord attribué au groupe indépendantiste basque ETA par le gouvernement Aznar, cet attentat est en fait imputé au terrorisme islamiste. Trois jours plus tard, lors des élections législatives, les Espagnols ne pardonnent pas à leur gouvernement d’avoir menti et élisent José Luis Zapatero, le chef de l’opposition socialiste.

  • le 11 mars 2009 : Nicolas Sarkozy annonce le prochain retour de la France dans le commandement militaire de l’Otan.

Mgr Bordeyne va être nommé président de l’Institut pontifical Jean-Paul-II

Le nom complet est l’Institut pontifical théologique Jean-Paul-II pour les sciences du mariage et de la famille et la nomination n’est pas encore officielle mais elle a été annoncée par l’agence de presse italienne ANSA et confirmé par Mgr Vincenzo Paglia, grand chancelier de cet institut, et devrait pendre effet avant l’été :

« (…) L’Institut pontifical Jean Paul II sur le mariage et la famille est un département universitaire indépendant de l’Université pontificale du Latran, spécialisé dans les questions sociétales, théologiques et bioéthiques qui concernent le mariage et la famille. Fondée en 1981 par le pontife polonais, l’institution continue à explorer ses enseignements sur ces questions et porte son nom depuis 2006 (…)

Mgr Philippe Bordeyne, 61 ans, est un prêtre spécialiste en théologie morale, en herméneutique théologique du concile Vatican II et en œcuménisme. De 2006 à 2011, il a été élu à la tête du Theologicum – la faculté de théologie de Paris – avant d’être nommé doyen de l’Institut catholique de Paris (…)

Son arrivée à Rome n’est pas surprenante: il a été à de nombreuses reprises sollicité par le chef de l’Église catholique. En 2015, il a été nommé expert par le pape François durant le synode sur la famille. En 2018, le pontife a refait appel à lui pour le synode sur les jeunes (…) Il est l’auteur de plusieurs autres ouvrages sur ce thème, notamment Divorcés remariés: ce qui change avec François (Salvator, 2017). »

Le pape François a souhaité modifier la vocation de cet institut, créé en 1981 par saint Jean-Paul II, afin de mieux prendre en compte la complexité de l’existence et les situations concrètes des familles, en intégrant davantage les sciences humaines. Cette « refondation » avait entraîné une polémique comme le rapporte La Croix

« (…) Suivie en 2019 par la publication de nouveaux statuts, sa refondation avait suscité une vive polémique, d’autant qu’elle s’était accompagnée du non-renouvellement de certains professeurs historiques, dont l’ancien président Livio Melina. Certains avaient alors dénoncé une « épuration » tandis que George Weigel, biographe américain de Jean-Paul II, dénonçait un « nouveau sac de Rome » et fustigeait le « vandalisme intellectuel en cours ».

En creux, ces voix, soutenues par une partie des élèves, accusaient le pape François de solder l’héritage de Jean-Paul II et son enseignement sur la théologie du corps, pour lui préférer une approche fondée sur les sciences sociales et donc plus souple à l’égard des « situations irrégulières » – à commencer par le cas des personnes divorcées et remariées (…)

Pierangelo Sequeri, nommé président en 2016 et qui avait été chargé de la mise en œuvre de sa refonte (…) n’a pas réussi à arrêter l’hémorragie des étudiants qui a suivi le changement d’orientation de l’institut. Certains cours auraient perdu 90 % de leurs effectifs tandis que d’autres ont été supprimés faute d’inscrits suffisants (…) »

Cette nomination pourrait relancer la polémique en raison de certaines orientations intellectuelles de Mgr Bordeyne.

En 2017, Thibaud Collin avait longuement critiqué son livre du Père Bordeyne intitulé Divorcés remariés Ce qui change avec François (Salvator, 2017), en raison de la justification de l’admission à la réconciliation sacramentelle et à la communion eucharistique des fidèles remariés ne respectant pas les conditions énoncées par saint Jean Paul II dans Familiaris consortio. Voir la tribune complète sur Aleteia ou des extraits ici.

Mgr Bordeyne laisse d’ailleurs la porte ouverte dans certaines de ses interviews :

“(…) Interrogé sur le point de savoir si cette ouverture ira jusqu’à accorder la communion à des divorcés remariés, le recteur de l’Institut catholique de Paris, Mgr Philippe Bordeyne, s’est montré prudent : « Ce n’est pas un hasard si ce n’est pas écrit. La fin du chemin n’est pas indiquée », mais « rien n’est fermé » (…)” [source]

“(…) Jusqu’où aller ? Cela n’est pas dit. Et en ce sens, le pape reprend les conclusions du synode. En revanche, il explique ce qu’est un processus de discernement personnel et pastoral, un processus interactif entre le croyant et le prêtre. Quel est le terme du chemin ? D’une part, que chacun trouve la bonne place dans l’Eglise ; d’autre part, que chacun puisse trouver la paix devant Dieu. Et la paix se trouve dans le prolongement du sacrement de baptême (…)

Le chemin n’est pas terminé. Le pape dit clairement qu’il existerait un danger plus grand encore à éviter absolument, à savoir de se jeter les uns aux autres à la figure nos interprétations forcément partielles de la doctrine, et forcément divergentes. En partant du concret de la parole de Dieu et du concret des familles, on peut construire un chemin pragmatique qui permet de parvenir à des consensus (…)” [source]

Mgr Bordeyne avait également choqué en dénigrant clairement le modèle familial traditionnel dans une interview donnée à La Croix en 2016 :

“Traditionnellement, l’Église présente la famille comme « la cellule de base de la société », une formule assez abstraite (…)

La société a besoin de la famille – qui ne s’arrête pas au triangle petit-bourgeois d’un père, une mère et des enfants – parce qu’elle est le lieu où chaque individu grandit comme une personne en relation. Mépriser les familles différentes, ce serait aussi mépriser ce travail de socialisation (…)”

Toujours dans La Croix mais en 2015, il s’était opposé à l’Encyclique Humanae Vitae de Paul VI en ouvrant la voie à la contraception :

“(…) L’Église pourrait admettre une pluralité de chemins pour répondre à l’appel général à maintenir l’ouverture de la sexualité à la transcendance et au don de la vie. Lorsque les couples “ont exercé ou exercent une paternité raisonnable et généreuse” (Congar, 1968) et qu’ils ont discerné devant Dieu leur devoir d’espacer les naissances, une première voie consiste à limiter les rapports conjugaux aux périodes infécondes, telles que les méthodes de régulation naturelle des naissances permettent de les observer. (…)

L’autre voie, dont la licéité morale pourrait être admise et le choix confié à la sagesse des époux, consisterait à user des méthodes contraceptives non abortives. S’ils décident d’introduire cette médecine-là dans l’intimité de leur vie sexuelle, les époux seraient conviés à redoubler d’amour mutuel. Celui-ci est seul à pouvoir humaniser l’usage de la technique, au service d’une “écologie humaine de l’engendrement”.

Par ailleurs, c’est à l’occasion de déclarations polémiques de la militante d’extrême-gauche et membre d’EELV Alice Coffin, que l’on apprenait (avec effroi pour les catholiques) que cette dernière enseignait depuis 8 ans le journalisme au sein même de l’Institut catholique de Paris dirigé par Mgr Bordeyne.

L’institut s’est retrouvé contraint, par la pression médiatique, de la renvoyer. Sans cette polémique, elle y enseignerait sans doute encore puisque son militantisme était connu et assumé par la direction :

« (…) L’élue EELV, fervente activiste lesbienne et féministe est réputée pour son militantisme (…) enseigne l’écriture journaliste à l’Institut catholique de Paris et à l’Université Paris 1. Entre temps, l’activiste  est partie aux Etats-Unis « pour étudier le traitement des questions LGBT dans les médias », confie-t-elle au Parisien. En 2013, elle a cofondé l’Association des journalistes LGBT. A la rentrée, sortira son livre Le génie lesbien, aux éditions Grasset. » [source]

« (…) En 2018 déjà, l’Institut avait été interpellé sur Twitter concernant cette enseignante «qui crache sur l’Église, soutient les Femen et leurs actions pro-avortement». Ce qui n’avait pas fait ployer l’école d’enseignement supérieur, qui continuait de présenter Alice Coffin comme une spécialiste «dans le traitement médiatique des questions féministes et LGBT» (…) ». [source]

Les Antifas démasqués

Le livre d’Andy Ngo, Unmasked : Inside Antifa’s Radical Plan to Destroy Democracy (« Les Antifas démasqués – comment ils comptent détruire la démocratie ») n’était pas encore sorti que les militants antifas ont mené une violente campagne pour en empêcher la diffusion. Dans son livre, Ngo discrédite les « bonnes intentions » d’Antifa, un mouvement anarchiste qui n’est ni antifasciste, ni au service des déshérités, ni soucieux des minorités ethniques. Il décrit arsenaux, techniques de combat et clubs de tirs, analyse leur propagande, expose leur littérature.

L’auteur déclare dans l’Incorrect :

Les élus démocrates, comme Ted Wheeler, le maire de Portland, ou Jenny Durkan, le maire de Seattle, ont fermé les yeux sur les exactions antifas et laissé se développer une organisation qui était, il y a quatre ans encore, rudimentaire. Trump, qui considérait les antifas comme des terroristes, n’a pas pu les neutraliser. Aujourd’hui les antifas sont plus puissants et Biden nie leur violence. Je crois au contraire que leurs actions vont s’intensifier. Ils profiteront de la moindre étincelle pour déclencher de nouvelles émeutes. Les antifas ne sont pas si nombreux,  plusieurs milliers de militants tout au plus. Mais c’est un mouvement opaque, atomisé en un réseau d’une douzaine de cellules distinctes très organisées. Leur fonctionnement est comparable à celui des islamistes. Ils sont radicaux dans leur rejet des démocraties libérales et, bien qu’athées, sujets à une forme de fondamentalisme, selon la maxime « celui qui n’est pas avec nous est contre nous ». […]

Ce sont de jeunes adultes, entre 18 et 30 ans, blancs pour la plupart. Leur profil socio-économique est divers : les critiques des antifas ont tendance à les caricaturer comme des privilégiés de la classe moyenne. Ce n’est que partiellement vrai. Parmi les antifas arrêtés à Portland, il y avait des universitaires, des journalistes, des infirmières, des avocats, donc pas mal de cols blancs, mais aussi des vagabonds et des gens mentalement instables. Les antifas les utilisent pour gonfler leurs cortèges. Dans la zone autonome, les antifas offraient nourriture gratuite et vêtements, mettaient des logements à disposition. Il y a aussi beaucoup de transgenres parmi les militants. C’est un phénomène récent aux États-Unis : l’idéologie transgenre, extrêmement politisée, a fusionné avec l’extrême gauche.

Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Incorrect ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Encore un “juge-Soros” à la CEDH ?

La Belgique a proposé trois candidats pour siéger pendant les neuf prochaines années à la Cour européenne des droits de l’homme. Selon Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, l’élection à ce poste de Maïté De Rue, juriste salariée de l’Open Society de George Soros, viendrait renforcer à la Cour le réseau des “juges-Soros” et provoquerait de nouvelles situations de conflits d’intérêts. Extrait de sa tribune publiée dans Valeurs Actuelles :

En septembre 2021, un nouveau juge belge sera élu à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en remplacement de Paul Lemmens dont le mandat s’achève le 12 septembre 2021. Après une procédure de sélection en Belgique, trois candidats ont été choisis. Il s’agit de Maïté De Rue, Frédéric Krenc et Sylvie Sarolea. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) doit maintenant examiner ces trois candidatures et élire celui qui deviendra juge à la CEDH pour un mandat de neuf années. Elle peut aussi choisir de rejeter toute la liste, si elle estime qu’aucun des trois candidats n’est suffisamment qualifié.

Parmi les trois candidats, l’une est salariée de l’Open Society, une autre est une universitaire engagée pour les droits des étrangers, le troisième est un avocat directeur de la Revue trimestrielle des droits de l’homme. Ce dernier semble être le plus compétent et le plus raisonnable. Il est regrettable qu’aucun des candidats ne soit magistrat, à la différence du juge sortant qui fut membre du Conseil d’État belge (1994-2012) ainsi que du Groupe consultatif de la MINUK sur les droits de l’homme au Kosovo.

Maïté De Rue est juriste salariée de l’Open Society Justice Initiative à New York, depuis 2018. Cette organisation, fondée et financée par George Soros, est spécialisée dans le contentieux stratégique auprès des juridictions nationales et internationales, notamment la CEDH. Au sein de cette organisation, Maïté De Rue a notamment soumis un mémoire à la CEDH relatif à la révocation du procureur en chef anticorruption de Roumanie. Auparavant, elle a travaillé douze ans au ministère de la justice belge, notamment en tant qu’adjoint au procureur général,. Maïté De Rue fut membre du cabinet ministériel de Laurette Onkelinx (socialiste), pendant 6 ans. A cette même époque, elle a siégé au sein du Comité européen pour la prévention de la torture du Conseil de l’Europe entre 2011 et 2018. D’après la presse belge, sa candidature a été soutenue par le PS alors que « d’autres candidats aient été invités à ne pas se présenter pour lui laisser toutes ses chances. Parallèlement à cela, son CV est extrêmement faible en comparaison avec d’autres candidats qui sont de véritables maîtres du droit, mais qui n’ont pas été retenus sans raison précise. » (La Libre Belgique, 9 janvier 2021).

Maïté De Rue a publié peu d’articles. En 2014, elle écrivait contre la prison à perpétuité. Dans un article de mai 2020, elle se félicite de la décision prise par certains États de libérer des prisonniers pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Toujours sur cette question carcérale, elle estime que « les prisons devraient être prioritaires pour le vaccin contre le coronavirus ». Elle a aussi critiqué la décision d’une Cour d’appel américaine de rejeter les accusations contre Michael Flynn.

Frédéric Krenc est avocat au barreau de Bruxelles depuis 2002 et juge-arbitre au sein de la Cour belge d’arbitrage pour le sport depuis 2013. En 2005, il est devenu Secrétaire général de l’Institut des droits de l’homme du barreau de Bruxelles. Depuis 2015, il est aussi directeur de la Revue trimestrielle des droits de l’homme, une revue spécialisée dans la présentation quasi officielle de la jurisprudence de la CEDH et dont le comité de rédaction et le conseil scientifique comptent des proches et des membres de la CEDH, dont les trois derniers présidents de la CEDH. Frédéric Krenc est l’auteur de plusieurs livres et de nombreux articles scientifiques dans le domaine des droits fondamentaux. Entre 2011 et 2016, il était co-directeur de la collection Droit et Justice chez Anthemis, une maison d’édition juridique belge.

Sylvie Sarolea est professeur de droit à l’Université catholique de Louvain depuis 2005. Elle est spécialisée en droit des étrangers et de l’immigration à propos desquels elle a milité et publié plusieurs livres et de nombreux articles. Depuis octobre 2004, elle est aussi avocate au Barreau de Nivelles où elle défend souvent les réfugiés et les migrants, jusque devant la CEDH. Elle s’est exprimée publiquement en faveur d’une plus grande immigration légale. Elle a eu plusieurs engagements notables. Elle a fondé et coordonne depuis 2011 l’Équipe Droits Européens et Migrations (EDEM), une équipe de recherche cofinancée par le fonds européen pour les réfugiés. Elle fut aussi candidate sur une liste écologistes en 2007, Présidente de la Commission étrangers de la Ligue des droits de l’homme (1997-2002) ; Présidente de l’Association pour le droit des étrangers (2002 – 2012) ; Vice-Présidente d’Ulysse, une ONG soutenant la santé mentale des migrants, et membre du Collectif des femmes ASBL, un lieu de rencontres interculturelles entre femmes et de formation « dans une perspective d’égalité des chances ».

Les candidats proposés par le Gouvernement belge sont décevants. Aucun n’est magistrat, et a fortiori n’est issu d’une juridiction suprême. La Belgique compte pourtant des magistrats et des universitaires spécialistes de renommée mondiale, tels Olivier De Schutter et Louis-Léon Christians, mais peut-être ne sont-ils pas assez progressistes pour l’actuel Gouvernement belge. […]

Les évêques canadiens (et américains) déconseillent les vaccins Astra Zeneca et Johnson & Johnson

La Conférence des évêques catholiques du Canada déconseillent l’utilisation des vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson, ces derniers ayant été conçus à partir de “lignées cellulaires dérivées de l’avortement” :

«Le fait que Santé Canada a récemment autorisé les vaccins d’Astra Zeneca et de Johnson & Johnson contre la COVID-19 incite des catholiques à se demander s’il est moralement acceptable de recevoir des vaccins dont le développement, la production ou l’expérimentation clinique ont comporté l’utilisation de lignées cellulaires dérivées de l’avortement», a-t-elle souligné dans une déclaration qui prône «le caractère sacré de la vie humaine et sa dignité intrinsèque».

La conférence des évêques du Canada a tout aussi bien reproché aux fabricants des vaccins de Pfizer et de Moderna d’avoir fait usage de «lignées cellulaires non éthiques» dans certaines procédures d’expérimentation clinique. Cependant, elle a estimé que ces deux vaccins étaient «néanmoins moralement acceptables pour les catholiques, car le lien avec l’avortement est extrêmement minime».

«Si l’on a le choix entre différents vaccins, il faut toujours préférer et choisir le vaccin le moins lié à des lignées cellulaires dérivées de l’avortement, lorsque c’est possible», a recommandé la CECC, tout en reconnaissant que «la décision de recevoir un vaccin relève de la conscience personnelle».

Aux Etats-Unis, certains évêques déconseillent quant à eux le vaccin Johnson & Johnson :

“(…) La Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis (…) conseille dans un communiqué aux fidèles de favoriser, lorsque cela est possible, les sérums développés par Moderna et Pfizer/BioNTech.

Comme l’explique CNN qui se fait écho de l’affaire, six diocèses du pays se sont rangé derrière l’avis de la Conférence. En cause, des “préoccupations morales” à propos de l’utilisation lors du processus de création du vaccin Johnson & Johnson de cellules cultivées en laboratoire prélevées dans des tissus de foetus avortés. Dans ce même communiqué, les hommes de foi soulignent cependant qu’il serait tout de même “moralement acceptable” de se faire immuniser par ce biais si aucun autre choix n’était possible”

La Congrégation de la Doctrine de la Foi s’est prononcé sur ce sujet dans un communiqué du 2 mars. 

“Les vaccins de Pfizer et Moderna soulèvent des questions parce que des cellules dérivées de fœtus ont été utilisées pour les tester, mais pas dans leur production. Le vaccin Johnson & Johnson lui, a été testé et produit avec ces cellules, ce qui est à l’origine de préoccupations morales” écrit la Congrégation de la Doctrine de la Foi (…)

En l’absence d’un vaccin ”qui soit responsable du point de vue éthique” disponible sur le sol américain pour l’instant, la Congrégation précise qu’il est “moralement acceptable” d’en recevoir un qui ait un lien avec des cellules de fœtus. Elle encourage à se faire vacciner, au nom du “bien commun” pour endiguer la pandémie.

Mais, ajoute-t-elle dans la foulée, “s’il est possible de choisir entre des vaccins équivalents en termes d’efficacité, le vaccin le moins en relation possible avec des cellules de fœtus doit être préféré. Ainsi, si quelqu’un a la possibilité de choisir son vaccin, ceux de Pfizer et Moderna doivent être privilégiés face à celui de Johnson & Johnson.”

 

Loi confortant les principes de la République : les églises chrétiennes dénoncent une atteinte aux libertés fondamentales

Mgr  Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, et le métropolite (orthodoxe) Emmanuel Adamakis signent une tribune dans le Figaro pour exprimer leur inquiétude d’une remise en cause de la liberté religieuse et même une atteinte aux libertés fondamentales dans le projet de loi «qui vise à conforter les principes de la République», anciennement dénommé «projet de loi séparatisme». Extraits :

“(…) Par sa logique interne […] ce projet de loi risque de porter atteinte aux libertés fondamentales que sont la liberté de culte, d’association, d’enseignement et même à la liberté d’opinion malmenée déjà par une police de la pensée qui s’installe de plus en plus dans l’espace commun (…) Tournant le dos à la séparation des Eglises et de l’Etat opérée par la loi de 1905, l’État en vient à s’immiscer dans la qualification de ce qui est cultuel et dans son fonctionnement (…)

D’une loi de 1905 qui laisse la liberté de culte s’exercer, on fait une loi de contraintes et de contrôles multipliés : contrôle systématique par le préfet tous les cinq ans de la qualité cultuelle (d’une association, ndlr), contrôle redoublé des activités et des propos tenus au-delà de celui qui s’exerce dans les autres secteurs de la vie associative, contrôle des financements venus de l’étranger et des ressources des associations cultuelles, redoublement de l’engagement républicain de quiconque voudra mener une activité avec l’aide de subventions publiques (…)

A quoi sert-il de compliquer la vie des associations cultuelles prévues par la loi de 1905 ? Pense-t-on sérieusement que ceux et celles qui veulent vivre à part dans la République en en contestant les fondements vont rejoindre un statut officiel, soumis perpétuellement au regard des préfets ? (…) la loi de 1905 a […] prévu des limites, des contrôles et des peines. On peut réaffirmer les premières, mettre en œuvre les seconds, adapter les dernières (…)

Découvrir les Psaumes

L’abbé Patrick Troadec, qui a enseigné en séminaire, a déjà publié chez Via Romana une douzaine de livrets pour méditer avec les saints et les temps de l’année liturgique. Il vient de publier Prier avec les Psaumes, pour nous aider à lire les psaumes. Ce petit manuel s’appuie sur les commentaires des Pères de l’Église et de théologiens pour décrypter le langage, pas toujours évident, des psaumes. Il commente ainsi des versets décrivant la Passion, la Résurrection et l’Ascension de Jésus-Christ. Il décrit également le mystère de l’Église, de l’Eucharistie, les merveilles du Ciel et la perception que le Psalmiste a de la Loi de Dieu.

Il permet ainsi au lecteur pénétrer plus profondément dans la signification de l’Ecriture Sainte, rappelant notamment que la Sainte Ecriture se lit avec… la Sainte Ecriture, ce qui permet de goûter la richesse de l’Office divin tout en approfondissant de façon agréable les bases du catéchisme puisque l’on y parle des articles du Credo, des vertus chrétiennes, mais aussi de la prière, des sacrements et des fins dernières…

Au fil des pages, le lecteur mesure à quel point les psaumes sont prophétiques, inspirés, et est ainsi encouragé à mieux aimer l’Église et à chanter avec le Psalmiste les louanges de Dieu.

La France est sous le seuil de renouvellement des générations depuis 40 ans mais a pourtant gagné 10 millions d’habitants

Marion Maréchal était invitée à débattre au sein de la prestigieuse école HEC et a pu donner des éléments de réponse à ce fait démographique étrange qui n’a rien à voir avec le grand remplacement :

« L’Église aime les femmes parce qu’elle a toujours vu dans l’idéal féminin le lieu propre de l’accueil et du don »

Le père Danziec offre aux lecteurs de Valeurs actuelles un très beau texte sur les femmes, le féminisme et sa place dans l’Eglise. Extraits :

Nous sommes près de vingt ans en arrière. Quasiment une génération. Le pape Jean-Paul II effectue alors son dernier pèlerinage à Lourdes. Lors de son homélie, à l’occasion de la messe du 15 août qui fête l’Assomption de la Vierge Marie, il souligne avec force la mission particulière qui revient à la femme : « Être dans la société actuelle témoin des valeurs essentielles qui ne peuvent se percevoir qu’avec les yeux du cœur. » En une époque déjà passablement traversée par le matérialisme et la sécularisation, le pape polonais lançait, en prophète, à la foule : « A vous, les femmes, il revient d’être des sentinelles de l’Invisible ! »

Sentinelles de l’Invisible. Protectrices d’un trésor. Veilleuses qui se tiennent debout. Qui couvent et qui protègent. Qui transmettent aussi. La grandeur de la femme, n’en déplaise aux féministes les plus radicales, ne se mesure pas à ses droits mais aux privilèges de son cœur. Un cœur que la gent féminine possède large, et souvent généreux. Le bon sens populaire – auquel il est toujours précieux de se référer lorsque les repères deviennent flous – ne parle-t-il pas de sensibilité féminine ou d’intuition maternelle ? Cette dynamique de tendresse et de justice à la fois, ce mélange de capacité contemplative et de disponibilité à se tourner vers les autres dit beaucoup de l’identité féminine. Le défi présent de la condition de la femme ne réside pas tant dans la défense exacerbée de ses droits que dans l’affirmation apaisée de sa vocation. Une vocation à l’amour, à la douceur et au service. La définition du sacré donnée par Gustave Thibon pourrait tout à fait convenir à la femme : « Ce que l’on n’ose toucher et qui pourtant nous saisit tout entier. » Oui, l’Eglise aime les femmes parce qu’elle a toujours vu dans l’idéal féminin le lieu propre de l’accueil et du don. C’est en se donnant aux autres dans la vie de tous les jours que la femme réalise la vocation profonde de son existence. Son identité intime, qui fait d’elle un écrin dans le but de donner la vie, la structure en profondeur.

A l’inverse, vouloir faire de la femme un “homme comme un autre” revient non seulement à nier leurs différences de nature, mais, plus dramatiquement, à se dresser contre elles (…) Si la guerre des sexes consiste à établir une parité forcée dans de (trop) nombreux corps de métier, l’écueil principal de la condition féminine se situe dans la négation, ou la mise sous le boisseau, de ce qui lui est anthropologiquement propre : la maternité. Cet apanage incontestable, le professeur Jérôme Lejeune l’évoquait avec poésie : « Les femmes ont toujours su qu’il y avait une sorte de contrée souterraine, une sorte d’abri voûté avec une lueur rougeâtre et un bruit rythmé dans lequel de tout petits humains menaient une vie étrange et merveilleuse. »

(…) Comment l’Eglise ne pourrait-elle pas apprécier la capacité si instinctive des femmes à mettre du sacré dans l’amour ? A l’élever et le préserver avec naturel ? Sainte Hélène, mère de Constantin, et sainte Monique, mère d’Augustin d’Hippone, peuvent, par leurs larmes, en témoigner.

En plaçant sur les autels reines et princesses, qui ont contenu ou combattu les excès de leur mari ou de leurs fils, l’Eglise s’est attachée par-là à honorer la noblesse de caractère de ces femmes fortes. Clotilde qui dompte Clovis, Mathilde qui adoucit le duc de Saxe, Cunégonde qui participe à la sainteté d’Henri de Bavière, Blanche de Castille cheville ouvrière dans l’édification de saint Louis, Elisabeth du Portugal qui pardonne les errements de son époux Denis 1er et pacifie son fils Alphonse révolté, les exemples sont nombreux. Pour compléter le tableau, il n’y aurait qu’à se reporter au florilège d’envergure que Benoît XVI a offert au cours de ses audiences du mercredi, entre 2010 et 2011, sur la sainteté féminine, de sainte Hildegarde à Thérèse d’Avila en passant par Jeanne d’Arc et tant d’autres.

A dire vrai, la vision chrétienne de la femme lui garantit d’être considérée à sa juste valeur. Le progressisme voudrait faire de la femme l’égale de l’homme, le féminisme s’évertue à en faire sa rivale. Le christianisme se limite, de son côté, à chanter la complémentarité des sexes. Celle où s’exercent les vertus de renoncement et d’oubli de soi, les joies du dépassement et de l’émerveillement, les plaisirs de la transmission et des échanges. La femme adoucit l’homme et le pousse à se transcender. L’homme la protège et lui offre la sécurité affective en la respectant. Plus que les droits de la femme ou les errements des hommes, il s’agirait plutôt de rappeler les devoirs de chacun d’eux. Ceux de courtoisie et de délicatesse, d’oubli de soi et d’amour chaste (…)

Pour cette journaliste du Monde, combattre l’islamisme c’est « incendier la société française »

Jordan Bardella a remis en place Françoise Fressoz, journaliste au Monde, qui l’accusait de vouloir « incendier la société française » avec les propositions du RN contre l’islamisme.

Ces « journalistes » se rendent-ils compte qu’ils sont dans un déni incroyable de la réalité que vivent les Français et que leur « journalisme » n’est que du militantisme d’extrême gauche ?

« Le localisme, ça finit par le racisme » : la nouvelle bêtise est signée Eric Dupond-Moretti

Eric Dupond-Moretti ressent une telle haine à l’égard du RN qu’il en arrive à dire vraiment n’importe quoi.

 

Marianne l’a démasqué :

Il faudra trouver mieux pour « rediaboliser » le Rassemblement national. Invité d’Europe 1 ce mardi 9 mars, le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, a fait un sort aux propositions écologiques de Marine Le Pen, que la présidente du Rassemblement national a présenté devant la presse ce matin. Dans le collimateur de l’ancien avocat pénaliste : le localisme, cette doctrine consistant à privilégier des produits de proximité, par exemple concrétisée par les fameux circuits courts. « Ça commence par le localisme, ça finit par le racisme« , lance Eric Dupond-Moretti. Une attaque à l’emporte-pièce, à ce point caricaturale qu’elle finit par totalement par manquer sa cible (…)

La réaction du ministre de la Justice n’en est pas moins pavlovienne. « En réalité, on sent là l’ADN du Front national – pardon, du Rassemblement national. Le localisme, c’est l’autarcie, le repli sur soi, la fermeture, d’accord ? Et la xénophobie n’est jamais très loin de tout ça« , assure-t-il. Comme chacun sait, l’importation d’avocats d’Amérique latine est d’ailleurs un instrument puissant de fraternisation entre les peuples, tandis que les carottes du coin instillent dans les cœurs une vision maurrassienne de la société (…)

Il faut surtout souligner que c’est donc parce que l’idée est émise par le Rassemblement national qu’elle est mauvaise, et non parce qu’elle l’est en soi. De là à y voir un signe de l’inquiétude de la macronie quant à la fin du barrage électoral systématique de la gauche contre le Rassemblement national, il n’y a qu’un pas (…)

« C’est une vision microscopique des problèmes environnementaux, insiste encore le garde des Sceaux. Je vais vous donner un exemple : les vidéos en streaming génèrent plus de gaz à effet de serre que l’Espagne toute entière. Alors vous m’expliquerez comment avec du localisme on règle ces questions. » Réguler les effets environnementaux de la mondialisation ne semble pas être un enjeu à la hauteur de l’ambition environnementale d’Eric Dupond-Moretti. Rappelons tout de même qu’entre l’interdiction du plastique jetable en 2040, les piétinements sur l’interdiction des pesticides et les concessions sur l’interdiction des vols intérieurs, le bilan écologique du gouvernement est lui aussi « microscopique« .

Europe Écologie Les Verts (EELV) : derniers dinosaures de l’écologisme radical ?

Alors que certains écologistes européens commencent à modifier leur approche du nucléaire ou des OGM, EELV semble s’arque-bouter sur des positions caricaturales et désastreuses pour l’avenir de la France. Extrait d’une tribune de Nathalie MP Meyer :

« (…) nos élus Europe Écologie Les Verts sont en bonne voie de devenir les derniers dinosaures d’un écologisme ridicule et radical dont d’autres partis verts européens commencent à s’éloigner, notamment sur les questions fondamentales du nucléaire et des OGM.

Tout ragaillardis d’avoir fait déferler l’apparence d’une vague verte historique sur les élections européennes de 2019 et municipales de 2020, nos écologistes français ont brillamment réussi à installer l’écologie nationale dans tout ce qu’elle a de plus bouffonnement dogmatique, à grand renfort de mesures d’affichage plus navrantes les unes que les autres sur la fin de « l’arbre mort » de Noël à Bordeaux ou l’instauration d’un « budget genré » à Lyon. Il va sans dire que derrière ces distrayantes galéjades municipales, les grandes luttes de l’écologisme radical qui donnent des raisons de vivre à José Bové, Nicolas Hulot et Barbara Pompili sont plus que jamais d’actualité.

Pour nos écologistes de combat, c’est-à-dire pour tous ceux qui répètent en boucle et en substance : « le climat est en danger, les abeilles sont en danger, la fin du monde est proche et il faut d’urgence sauver ce qui peut encore l’être », rien n’est pire que le nucléaire, les OGM, le glyphosate et, naturellement le terrible CO2 qui détermine le non moins effroyable réchauffement qui va tous nous engloutir à brève échéance dans les eaux tumultueuses des océans ou la fournaise accablante de terres en désertification croissante.

Petit problème de cohérence cependant, qui trahit la nature essentiellement idéologique de ce combat : il se trouve que l’électricité nucléaire est justement une énergie idéalement décarbonée et pilotable qui devrait intéresser quiconque aurait le projet sérieux de faire baisser la part des énergies fossiles dans le mix énergétique sans compromettre la sécurité de l’approvisionnement électrique des entreprises et des ménages. De plus, les catastrophes nucléaires sont rares, même si Greenpeace France persiste à citer faussement comme tel le tsunami de Fukushima, et le traitement des déchets est de mieux en mieux appréhendé, même si le même Greenpeace et EELV s’opposent furieusement à la technique de l’enfouissement des plus radioactifs d’entre eux en couche géologique profonde.

Quant aux OGM, il se pourrait bien qu’ils soient tout indiqués dans une optique d’améliorations génétiques des plantes afin de leur permettre de résister à la chaleur et à la sécheresse annoncées, sans compter leurs multiples avantages pour le développement humain, par exemple le riz doré pour combattre les carences graves en vitamine A (…)

Il apparaît aujourd’hui que le nucléaire comme les OGM sont jugés dignes d’être reconsidérés à l’aune des vrais objectifs poursuivis par deux partis écologistes européens de premier plan – l’allemand pour les OGM et le finlandais pour le nucléaire. Donc en juin 2020, plusieurs élus de premier plan du parti Vert allemand ont publié une tribune commentée par la Süddeutsche Zeitung demandant à leur parti de repenser son attitude trop bloquée vis-à-vis du génie génétique et aussi en ce qui concerne l’interprétation du principe de précaution. Faute de quoi, ont-ils écrit, « l’avenir sera discuté sans nous. » (…) Puis en novembre 2020, ce sont les Verts finlandais qui ont fait part de leur intérêt pour l’énergie nucléaire. L’idée serait de sortir du charbon à l’horizon 2030 en faisant passer le nucléaire de 30 % à 50 % de la production d’électricité.

S’ils restent opposés aux installations les plus vastes telles que l’EPR en cours de construction par Areva, ils ont expliqué qu’ils « n’étaient pas catégoriquement contre la construction de petits réacteurs nucléaires comme moyen de lutter contre le changement climatique ». Plusieurs candidats verts aux élections municipales d’avril prochain encouragent même le remplacement du chauffage urbain au charbon ou au fuel par des mini-centrales nucléaires modulaires. Quant aux déchets hautement radioactifs, pas de problème, ils sont d’accord pour qu’ils soient enterrés en couche géologique profonde sur le site d’Onkalo (à proximité de l’EPR d’Areva) dont la construction devrait démarrer sous peu.

Pendant ce temps, en France, l’influence des écologistes a abouti à la situation inverse :

  • Fermeture définitive des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim, équipement financièrement amorti et en parfait état de marche, quitte à avoir dû rallumer cet automne nos quatre centrales à charbon pour compenser ce manque, ainsi que l’absence de vent ayant réduit nos éoliennes à l’inactivité.
  • Réduction du nucléaire de 75 % à 50 % de l’électricité à l’horizon 2035, soit 14 réacteurs au total, au profit du solaire et de l’éolien, énergies très intermittentes, non pilotables et pas si écologiques que ça.
  • Enlisement du projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires qui a tourné en outre à la catastrophe budgétaire étatique.
  • Et, comble de la démagogie, mise sur pied d’une Convention prétendument citoyenne sur le climat qui recrache bien gentiment tous les poncifs écolos les plus rétrogrades dans des effusions d’autoritarisme des plus inquiétantes.

Le constat final est tristement évident : la France et ses Verts vont finir par prendre un retard considérable par rapport à des pays qui sont en train d’inscrire leur préoccupation écologique dans une perspective de développement compatible avec les évolutions scientifiques et technologiques les plus avancées. Ça promet.

François-Xavier Bellamy : “L’État ne réformera pas l’islam”

Interrogé dans l’Incorrect, François-Xavier Bellamy dénonce la nouvelle loi de séparation :

L’État ne réformera pas l’islam. L’État n’organisera pas l’islam. Projeter cela, ce serait se méprendre sur la nature de cette religion, qui ne connaît pas une structuration semblable à celle de l’Eglise par exemple. Par ailleurs, il y aurait un abus de pouvoir dans l’idée que l’on va intervenir de l’extérieur dans le culte musulman : nous n’avons pas à dire ce qu’un musulman a le droit de croire ou de ne pas croire, ce qu’il doit penser ou ne pas penser. Sans compter que cet abus de pouvoir ne fonctionnera pas. Je l’ai vécu comme prof et comme élu local : la montée de la radicalité chez beaucoup de jeunes musulmans fait que les responsables qui s’accordent avec les institutions se trouvent de facto discrédités. Une immense majorité des croyants refuseront logiquement d’adhérer à des dogmes négociés avec l’Etat… Nous n’avons rien à gagner à entrer dans cette logique. […]

Je ne me suis pas engagé en politique parce que tout allait bien, et je ne me suis pas engagé à droite parce que la droite avait tout réussi. Je me suis engagé justement parce que je crois qu’il est nécessaire que cette prise de conscience puisse avoir lieu à l’intérieur de la droite. La grande fragilité de la droite aujourd’hui, sa fragilité politique et électorale, vient de la profonde déception de beaucoup d’électeurs qui lui reprochent de ne pas avoir tenu ses promesses. Pendant toute la campagne des élections européennes, j’ai entendu des gens me dire : « Ce que vous dites est très bien, mais on ne se fera pas avoir une nouvelle fois ». Il y a une corrélation très claire entre le fait que la droite, lorsqu’elle était au pouvoir, n’a pas été à la hauteur des engagements qu’elle avait pris, et le discrédit qu’elle subit aujourd’hui.

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Avortement : témoignage, Planning familial, liberté, pilules… Un dossier complet de L’Incorrect

Le numéro de mars de L’Incorrect consacre un dossier conséquent sur l’avortement. On y trouve des témoignages de mères, poussées à avorter, faute d’alternative ou de soutien, réduisant le slogan “mon corps mon choix” à un mensonge :

« J’y suis allée : à l’intérieur tout était rose et vert, très “girly”. J’ai expliqué que mon compagnon voulait que l’on garde l’enfant, mais que je ne savais pas quoi faire, car j’étais complètement paniquée. Je lui ai dit que j’avais peur d’une rupture et de me retrouver seule avec l’enfant. Durant tout l’entretien, la conseillère me répétait qu’elle ne voulait pas me pousser à l’IVG, que c’était “mon corps, mon choix”, mais elle ne me présentait aucune aide sociale, ni aucun recours ».

« J’ai été reçue par une animatrice. Je lui ai dit que j’étais là car je n’avais pas le choix, mais que je ne voulais pas avorter. Elle m’a dit plusieurs fois que personne ne pouvait m’y obliger, que légalement la décision m’appartenait. “Vous avez le choix, c’est votre corps, c’est vous qui décidez de le garder ou de ne pas le garder”. Elle a ajouté qu’il fallait considérer la situation dans laquelle je garderais l’enfant et a terminé : “a priori toute seule, sans soutien” ».

Un article est consacré à la nébuleuse du Planning familial :

[…] Comment trouve-t-elle l’argent nécessaire à son fonctionnement ? En tant qu’association recevant plus de 153 000 € de subventions de la part d’une administration, le Planning familial est dans l’obligation de publier ses comptes. Or, il est impossible d’y avoir accès, ni sur le site de l’association ni nulle part ailleurs. Premier problème. Le planning n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations, impossible d’en savoir plus en se renseignant directement à la source. Deuxième problème. […] L’impossibilité de trouver les comptes du Planning familial pose des questions plus graves. L’association toucherait-elle de l’argent de la part de laboratoires ? Clara une sage-femme qui a travaillé dans un planning familial nous explique « Une fois le fœtus avorté, on le met dans un sac jaune “déchets biologiques” qui est ensuite récupéré par un laboratoire ». Rappelez-vous le scandale de 2015 : le Planning familial américain avait été pris en flagrant délit de trafic d’organes de fœtus avortés avec des laboratoires. […]

Autre témoignage glaçant :

« Quelque chose est tombé sur le carrelage. On m’avait dit “à ce stade c’est juste un amas de cellules”. Mais en réalité ce que j’ai vu c’était bien un mini bébé avec une petite tête, des petites mains, des débuts de pieds, et deux points noirs pour les yeux ». Elle ramène son enfant à l’hôpital dans le flacon de recueillement et demande aux infirmières s’il s’agit bien de son enfant. « Elles m’ont ri au nez et l’ont jeté à la poubelle. C’était mon premier enfant qui a été jeté dans une poubelle ». À la suite de cela, Rose plonge en enfer. Elle tombe en grave dépression, et pleure nuit et jour durant neuf mois. Elle est abandonnée par son compagnon. Sa vie sera parsemée de périodes de grande souffrance dont une fausse couche lors de sa deuxième grossesse.

Un autre article se penche sur la sociologie des mères qui avortent :

En l’occurrence, les femmes jeunes, célibataires, à faibles revenus et vivant dans des régions pauvres.

Liberté de choix ? C’est bidon :

La même étude établit une corrélation très claire entre le niveau de revenus et le taux de recours à l’avortement : plus une personne est pauvre, plus elle a de chance d’avorter – ceci n’étant que peu lié à un difficile accès à la contraception, puisque trois femmes avortant sur quatre sont sous contraception.

Contraception, parlons-en.

Le paradoxe contraceptif est donc entier : comment expliquer que la plus grande couverture contraceptive s’accompagne ces trente dernières années d’une hausse très claire du recours à l’avortement ? En d’autres termes, comment une meilleure maîtrise de la procréation – donc une part moins importante de grossesses imprévues,  qui sont passées de 60 % en 1975 à 35 % en 2014 – peut-elle déboucher sur une hausse en absolu du nombre d’avortements ? Ce paradoxe apparent est d’ailleurs partagé dans les autres pays européens, où il y a corrélation claire entre taux de contraception et recours à l’avortement. Plutôt que de le réduire, la contraception pourrait bien favoriser l’avortement par l’évolution des comportements qu’elle provoque. En ce sens, l’argument avancé par le Planning familial d’un difficile accès matériel à la contraception est marginal, d’autant que près de 75 % des femmes qui avortent sont tombées enceintes tout en ayant recours à la contraception en 2010 d’après l’Inspection générale des affaires sociales. La raison statistique est claire : une hausse de la propension à recourir à l’avortement en cas de grossesse imprévue, de sorte que la diminution du nombre de grossesses imprévues est statistiquement compensée par l’augmentation du recours à l’avortement dans ces situations. […]

Dès lors, toute grossesse subie, qui n’est pas le fruit du bon vouloir et qui échappe à la pleine maîtrise individuelle, est jugée inacceptable, car affront fait à l’individu libre et à sa pleine dignité. En ce sens, il y a encore continuité entre contraception et avortement, puisque poursuite d’une même logique – celle de la « maternité lucide » avancée par de Gaulle et Neuwirth – avec des moyens ex-post autrement différents, rendus possibles par la négation des droits naturels de l’embryon. Toute grossesse imprévue doit alors de facto être avortée, avortement qui n’est plus même considéré comme un mal en soi puisqu’aboutissement « d’un monde où la fertilité est maîtrisée », ce qui explique qu’« aucune politique de prévention qui essayerait de faire baisser le nombre d’avortements ne soit mise en place ».

Le mensuel s’intéresse à Frederik Paulsen, milliardaire suédois, spécialiste de la lutte contre l’infertilité, résident fiscal suisse et ami de Poutine, qui détient 100 % du marché français des pilules abortives : Ferring, Linepharma, Nordic Pharma et Amring.

Enfin, un reportage clôt le dossier sur l’association Magnificat, qui accueille des futures mères en difficulté, pour leur permettre une grossesse sereine et une vraie préparation à la vie de maman.

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Teresita, 10 ans, missionnaire sur son lit d’hôpital

Teresita Castillo de Diego, 10 ans, était atteinte d’une tumeur à la tête. La petite fille est décédée dimanche 7 mars à Madrid, mais son histoire, son témoignage de foi et d’amour pour l’Église et sa mission ont ému l’Espagne.

Le vicaire épiscopal de l’archidiocèse de Madrid, qui l’a visitée à l’hôpital, raconte dans une lettre adressée à tous les fidèles, que ce jour-là, après avoir célébré la messe à l’hôpital, les aumôniers  lui ont proposé de rendre visite à une jeune fille gravement malade qui avait une opération programmée le lendemain pour enlever une tumeur à la tête.

«Nous sommes arrivés à l’USI correctement équipés, j’ai salué les médecins et les infirmières, puis ils m’ont emmené dans la chambre de Teresita, qui était à côté de sa mère Teresa. Un bandage blanc entourait toute sa tête, mais son visage était suffisamment dénudé pour percevoir un visage vraiment brillant et exceptionnel ».

La fille a demandé:

«Vous m’apportez Jésus, n’est-ce pas?» «Vous savez quoi? J’aime beaucoup Jésus ».

À ce moment-là, la mère est intervenue dans la conversation et a dit à sa fille:

“Dis à Ángel ce que tu veux être.”

Teresita a répondu:

“Je veux être missionnaire.”

Le Père Ángel a été choqué par la réponse, «totalement inattendue pour moi».

“Prenant de la force là où je n’avais pas, à cause de l’émotion que la réponse a produit en moi, je lui dis: ‘Teresita, je fais de vous une missionnaire de l’Eglise en ce moment, et cet après-midi je vous apporterai le document qui l’accrédite ainsi que la croix missionnaire.'”

Le père Ángel a ensuite administré le sacrement des malades et lui a donné la communion et la bénédiction apostolique du pape François.

«C’était un moment de prière, extrêmement simple, mais profondément surnaturel. Nous avons été rejoints par des infirmières qui ont spontanément pris des photos de nous, totalement inattendues pour moi, et qui resteront comme un souvenir indélébile. Nous nous sommes dit au revoir pendant qu’elle, avec sa mère, continuait à prier et à remercier ».

Le même jour, le Père Ángel élabore l’office missionnaire «sous un parchemin». Puis il a pris la croix du missionnaire «et à cinq heures de l’après-midi, je suis retournée à l’hôpital de La Paz. Les aumôniers m’attendaient et nous sommes allés directement à l’USI ».

«Dès que sa mère me voit, elle dit à voix haute:« Teresita, je ne peux pas y croire! M. Vicario vient avec le cadeau pour vous »». La fille a pris le document et la croix dans ses mains, et a demandé à sa mère de l’accrocher près du lit: «Mettez cette croix sur la barre pour que je puisse bien la voir, et demain je l’emmènerai au bloc opératoire. Je suis déjà missionnaire ».

La maladie de Teresita a commencé en 2015, lorsque la tumeur a été détectée. Le traitement initial, avec une intervention chirurgicale pour enlever la tumeur et une chimiothérapie pendant un an, a été un succès. Cependant, en 2018, la tumeur a de nouveau augmenté. Elle a dû subir une nouvelle opération et un nouveau traitement en Suisse. Un accident de jeu à la fin de 2020 l’a ramenée à l’hôpital et le 2 janvier, elle a été à nouveau admise en raison de graves maux de tête. Cependant, la chirurgie n’a pas pu être réalisée en raison d’une complication médicale. Sa tête a dû être drainée pour réduire l’hydrocéphalie. Comme si cela ne suffisait pas, Teresita et sa mère ont été testées positives au coronavirus, elles ont donc dû être isolées. La valve a commencé à tomber en panne, elle était bouchée et cela lui a causé une grande douleur. Pendant ce temps, la tumeur a continué à se développer sans possibilité de chirurgie. Teresita a vécu cette situation avec sa forte spiritualité. Sa mère indique :

“Comme elle lui avait offert ses souffrances, elle pensait que Jésus en profitait pour sauver plus d’âmes”

Elle cite ces paroles de la jeune fille:

“J’offre pour les gens; par exemple, pour quelqu’un qui est malade, pour les prêtres ».

Dans ses dernières semaines de vie, Teresita «était comme une femme crucifiée», a exprimé la mère, une sensation qui s’est prononcée lorsque, étant donné son incapacité à boire de l’eau, les infirmières lui ont mis de la gaze imbibée d’eau dans sa bouche. Mais, en même temps, son empressement à être missionnaire s’est accru: «Je veux être missionnaire», «Je veux vivre pour Jésus».

Carmen Apounts, une femme au service de sa famille, de la Francophonie et des réfugiés

Deuxième partie de notre trilogie : Le F de la Femme, de la Foi, et, de la Francophonie

De notre envoyé spécial Antoine Bordier

En Arménie, à 38 ans, Carmen est responsable du Centre Culturel Francophone de Goris. Elle se passionne pour la culture et la langue française depuis toute petite. En cette journée internationale de la femme, elle donne sa vision de la femme au service de la famille, de la Francophonie et des réfugiés.

Sur la vieille place de Goris, où une représentation de la Tour Eiffel d’une hauteur de 5 m est exposée en guise de bienvenue, se trouve le Centre Culturel Francophone. A l’intérieur une dizaine d’enfants est venue suivre les cours de langue française, et, développer leur connaissance culturelle et historique. Carmen entourée de son équipe anime l’ensemble. Née à Goris, cette mère de famille de trois enfants est fière de présenter le centre. « Ici, dit-elle, nous sommes dans la capitale de la francophonie en Arménie. Le français est enseigné dans toutes les écoles de la ville et dans la dizaine de villages alentours. » Carmen est toujours restée au pays. Elle est née dans cette ville de 23 000 habitants. Goris est reconnue pour être un petit paradis pour les touristes, qui normalement viennent par milliers chaque été. Mais depuis la pandémie, et, la guerre contre l’Azerbaïdjan, la ville s’est endormie, presque repliée sur elle-même.

« La femme est forte en Arménie »

Carmen se rappelle avoir hébergé une dizaine de réfugiés dans son appartement familial.

« Ici, à Goris, nous entendions les bombardements, et, nous avons vu les premiers réfugiés arriver. Nous avons hébergé 13 personnes de 3 familles différentes. Cette guerre a été terrible, rapide et a fait des dizaines de milliers de réfugiés qui ont dû quitter leurs terres ancestrales. »

A l’heure où le monde entier fête la journée internationale de la femme, Carmen, qui a vu des femmes seules avec leurs enfants s’interroge.

« Quand j’ai vu ces femmes arriver sans leur mari, de Chuchi et des environs, avec leurs enfants, ma souffrance était à son comble. J’ai vécu les trois guerres contre l’Artsakh, celle de 1992 était victorieuse. Mais la dernière est une véritable défaite pour l’Arménie, avec son lot de familles brisées, de morts, et, de blessés ».

En Arménie, la femme est devenue forte, au crible des épreuves.

« Son rôle est de plus en plus important. C’est elle qui assure la continuité de la vie. D’ailleurs, elle la donne, elle la nourrit. Naturellement, elle est éducatrice. Les épreuves, les injustices et les tragédies n’ont fait que renforcer notre féminité, finalement. En Arménie, la femme est loin des stéréotypes où il faut qu’elle soit autonome parce que c’est idéologique ou à la mode, et, qu’elle s’émancipe de tout, même de leur mari. Ici, la femme est devenue autonome et indépendante à cause des épreuves. Elle n’avait pas le choix. »

La Francophonie, une porte vers la liberté

Les femmes sont le pivot de la famille. Le rocher où elle s’abrite. Elles ont un rôle social et politique indéniable. Elles ont un sens du sacrifice hors-du-commun.

« Pendant la guerre, raconte-t-elle, des femmes risquaient leur vie pour apporter de la nourriture aux soldats ».

Ces nouvelles héroïnes de l’ombre la ramènent à ses souvenirs de France. Car, avant de devenir responsable du centre culturel, Carmen y a réalisé son rêve. Goris étant jumelée avec la ville de Vienne, en France, elle part faire un double cursus à Lyon, en 2014. Là, elle y découvre les résistantes de la Seconde Guerre Mondiale. A Lyon, elle a aimé la douceur de vivre, et, a gardé de très bonnes amies.

« Les femmes ont l’air plus libre, là-bas. Mais, elles sont trop autonomes, trop indépendantes. »

Dans son antenne de Goris, qui se trouve au sein d’une école, elle travaille avec la ville de Vienne, suite au jumelage, et, des associations comme l’Oeuvre d’Orient, Solidarité Arménie, Terres et Cultures, SOS Chrétiens d’Orient.

« Tous sont les bienvenues, dit-elle. Nous travaillons pour l’avenir de nos enfants. Une nouvelle génération arrive, celle de nos enfants. Nous travaillons pour eux. »

Avec son équipe, elle développe de nombreux projets : des cours de français, d’informatique, de psychologie, et, une pièce de théâtre. « Nous avons, aussi, des projets écologiques. »

« Si tu veux vivre, avance »

Carmen parle de sa foi. Elle a beaucoup prié avec d’autres femmes et les enfants pendant cette période difficile. Elle aime redire le dicton : « Si tu veux vivre, avance ». Dans la classe, Carmen présente Mariam, une jeune fille de 15 ans, qui sert de traductrice aux journalistes de passage. Elle veut en faire son métier. Toutes les deux, elles n’ont pas eu peur d’aller au contact des réfugiés. Le cœur sur la main, elles ont accueilli Ruben, et, toute sa famille. En tout, 8 personnes qui ont été chassées par l’armée Azerbaïdjanaise, dans la nuit du 8 au 9 novembre 2020.

« Là-bas, explique Carmen, ils ont tout perdu, ils ont dû abandonner leur maison familiale. Et, sont arrivés à Goris. Ils sont logés dans un deux pièces que leur prête la ville. Et, nous essayons de nous occuper d’eux. »

Il est tard, Mariam est repartie chez elle. Carmen range les deux pièces principales qui lui servent de salles d’atelier, et, de cours. Ses deux petits derniers jouent au ballon. Avant de rentrer à la maison, elle a une pensée pour la France :

« Je remercie la France d’être toujours présente dans ses moments difficiles. Parfois, nous avons l’impression d’être abandonnées. Mais nous ne sommes pas seules. Même si la femme en Arménie est forte, elle a besoin d’aide. Et, la France, nous apporte son aide humanitaire. Le jumelage et le soutien des autres associations à nos côtés, sont très importants. Quand nous sommes désespérées, nous regardons vers la France, et, nous nous remettons debout. »

Reportage réalisé par notre envoyé spécial Antoine BORDIER

Elevée en France comme une étrangère, elle choisit l’assimilation et est rejetée

Arrivée en France à l’âge de 1 an, Claire Koç, turque d’origine, a été interrogé sur RTL pour évoquer son livre Claire, le prénom de la honte (ed. Albin Michel). Elle explique avoir été tiraillée entre une enfance en France et

l’identité que mes parents voulaient que j’ai. J’étais élevée comme une étrangère. Ma culture française, elle était à l’école, elle n’était pas à la maison”.

En 2008, Claire Koç fait une demande de naturalisation et, au passage, de changement de prénom (elle s’appelait à l’origine Çigdem).

“L’identité et l’origine sont deux choses différentes. L’origine, on naît avec, l’identité, c’est quelque chose que l’on construit tout au long de sa vie. Moi, ma quête identitaire, elle allait jusqu’à mon prénom”.

Après la cérémonie à la préfecture, fière de sa nouvelle carte d’identité, Claire est refroidie par la réaction de son entourage familial. Confirmant ainsi les propos d’Eric Zemmour sur les prénoms.

“C’était d’une violence, je ne sais pas comment on peut faire ça à son propre enfant. J’étais fière de montrer ma carte d’identité et que j’avais changé de prénom”.

Sa famille rejette cette nouvelle identité et lui reproche de rejeter ses origines. Elle explique pourquoi elle avait besoin de changer de prénom (vers la 5e mn) :

Gérad Larcher (LR) annonce (déjà) qu’il votera Macron au 2ème tour en 2022

Gérard Larcher donne dès maintenant un coup de poignard dans le dos de ceux qui voudraient ancrer LR à droite. C’était sur France Inter le 9 mars à 8h20 , il déclare qu’il votera Emmanuel Macron face à Marine Le Pen au second tour. L’extrait publié initialement sur le fil twitter de France Inter aurait été retiré. Mais on peut réécouter l’émission en replay et notamment le passage considéré à partir 13’20” :

« Je voterai Emmanuel Macron. Je ne m’abstiendrai pas. Moi je sais ce qui est le plus à craindre pour les valeurs qui sont les miennes. Je n’aurai aucune hésitation, je l’ai déjà fait en 2017 (…) »

François Fillon avait au moins attendu 20h05 le soir du 1er tour en 2017 pour se rallier à Macron…

Neuvaine à saint Joseph

A cause de ces problèmes informatiques, nous n’avons pas vous avertir plus tôt, mais nous nous associons bien volontiers à la neuvaine à saint Joseph que lancent nos amis d’Hozana. Que nous le priions en tant que protecteur de la sainte Eglise, en tant que chef de la Sainte Famille, en tant que modèle de chasteté, en tant que patron des travailleurs (ou bien d’autres titres encore), l’intercession de saint Joseph est tout particulièrement utile en notre temps troublé. La neuvaine commence demain, mais vous pouvez encore vous inscrire pendant toute la journée du 11 mars.

Alors n’hésitez pas à vous inscrire (et si vous pouvez en profiter pour vos blogueurs préférés par la même occasion, nous sommes preneurs!). C’est ici.

Nouvelles du Salon beige

Chers amis,

Beaucoup d’entre vous nous ont demandé pourquoi le Salon beige était indisponible une bonne partie de la journée. Nos serveurs français étaient dans le data center d’OVH à Strasbourg qui a brûlé cette nuit. Grâce à Dieu, nous avions un “back up” comme on dit dans le jargon de la “tech” (je veux dire une sauvegarde ailleurs). Nous ignorons à ce stade les causes de l’incendie. Mais nous pouvons remercier la Providence: pour nous, cette affaire ne se termine pas trop mal. Cependant, cela me rend encore plus impatient d’avancer sur les nombreux chantiers que nous avons lancés ces derniers mois pour être moins vulnérables à une attaque ou à un tel accident – et pour être plus efficace en matière de diffusion.

Comme je le disais aux abonnés à notre lettre hebdomadaire, je devrais être en mesure de vous annoncer de bonnes nouvelles dès la semaine prochaine (nous faisons en ce moment les derniers test techniques pour nos lettres locales et nous allons bientôt pouvoir vous montrer concrètement comment cela fonctionne et à quoi cela va servir).

Merci à tous pour vos prières et votre soutien.

Et sainte deuxième moitié de Carême!

Guillaume de Thieulloy

L’apostasie silencieuse de l’Eglise en Allemagne

Suite à sa renonciation, le cardinal Sarah a accordé un entretien à Il Foglio, qu’il a souhaité voir publié en France par L’Homme Nouveau. En voici un extrait :

L’Église vit aujourd’hui un Vendredi saint. Le bateau semble prendre l’eau de toutes parts. Certains la trahissent de l’intérieur. Je pense au drame et aux crimes horribles des prêtres pédophiles. Comment la mission pourrait-elle être féconde alors que tant de mensonges couvrent la beauté du visage de Jésus ? D’autres sont tentés de trahir en quittant le navire pour se mettre à la remorque des puissances à la mode. Je pense aux tentations à l’œuvre en Allemagne dans le chemin synodal. On se demande ce qu’il restera de l’Évangile si tout cela va jusqu’au bout : une véritable apostasie silencieuse. Mais la victoire du Christ passe toujours par la croix. L’Église doit aller vers la croix et vers le grand silence du Samedi saint. Nous devons prier avec Marie auprès du corps de Jésus. Veiller, prier, faire pénitence et réparer pour pouvoir mieux annoncer la victoire du Christ ressuscité !

Pour expliciter les craintes du cardinal concernant l’Allemagne, il faut savoir que certains y prônent notamment l’élection des évêques et des prêtres et l’ordination des femmes.

Bayard fait la promotion de l’avortement auprès des enfants

Bayard fait la promotion de l’avortement auprès des enfants via son magazine Astrapi. Bayard Presse est une entreprise de presse propriété de la congrégation religieuse catholique des Augustins de l’Assomption.

Rappelons que Astrapi s’adresse aux enfants qui sont déjà nés et n’ont pas été victimes d’un avortement.

Le dernier numéro de Astrapi a pour thème les “20 femmes qui ont changé le Monde”. Parmi ces 20 femmes : Simone Veil.

“Ministre de la Santé, elle s’est battue pour que les femmes aient le droit d’interrompre leur grossesse si elles le souhaitaient. Un combat courageux qui qui lui a valu beaucoup d’insultes à l’époque.”

Un radicalisé a eu accès aux données personnelles de policiers catholiques

A Chartres, une policière convoque un homme à la suite de violences sur mineurs. Elle se rend compte que l’individu fait l’objet d’une fiche S pour « individu dangereux susceptible d’être armé, en lien avec un réseau logistique et avec la mouvance islamique ».

C’est alors que l’homme lui parle de sa famille, ses enfants, son mari et le fait qu’elle est une catholique pratiquante. Et il avoue qu’il détient ces informations de sa voisine, qui n’est autre que la patronne de brigade de nuit du XIVe arrondissement de la capitale.

Les faits sont remontés jusqu’à la préfecture de Paris et mis à l’attention de l’IGPN qui va mener une enquête. Les officiers du commissariat du XIVe vont également mener une enquête administrative. 20 des 23 officiers vont rédiger un rapport, ne sachant pas si leur patronne a divulgué des informations personnelles les concernant.

Au final, un an après les faits, l’individu n’est plus fiché S, mais seulement « connu défavorablement de services de police ». La préfecture de police s’est fendue d’un communiqué laconique :

« Une enquête administrative a été ouverte, aucun manquement grave de divulgation d’information à un tiers n’a pu être imputé à la fonctionnaire mise en cause, un avertissement lui a été notifié ».

Qu’est-ce qui motive réellement JM Blanquer à discriminer les lycéens du hors contrat ?

Anne Coffinier, présidente de l’association Créer son école, dénonce, dans une tribune au « Monde », le fait que les lycéens scolarisés dans les établissements privés hors contrat n’aient pas le droit cette année au contrôle continu au baccalauréat, comme leurs camarades du public et du privé sous contrat avec l’Etat. Extrait :

[…] Sam Piter, athlète de haut niveau et membre de l’équipe de France de surf, est scolarisé à l’institut Hackschooling à Soorts-Hossegor dans les Landes depuis sa classe de 3e. Cet établissement privé hors contrat lui permet de mener au plus haut niveau sa carrière sportive et sa scolarité. Sam est bon élève et mène de front ces deux projets qui lui tiennent à cœur. Mais en juin, il sera condamné à choisir entre passer son bac ou concourir lors d’importantes compétitions sportives qui se déroulent au même moment. Mérite-t-il ce traitement punitif uniquement parce qu’il étudie dans un lycée privé hors contrat ?

Ils sont des centaines à se joindre au référé-suspension doublé d’un recours pour excès de pouvoir organisé par l’association Créer son école devant le Conseil d’Etat, afin de tenter d’obtenir le droit de valider eux aussi un maximum de matières en contrôle continu.

La situation sanitaire étant la même pour tous, qu’est-ce qui peut justifier d’exposer à un risque accru de contamination une catégorie de jeunes, qui, pour composer leurs épreuves, devront converger vers des centres d’examen de grande taille et souvent éloignés de leur domicile quand les autres candidats obtiendront leur bac « en restant au chaud » ?

[…]

Mais il y a les inspecteurs, me direz-vous… Les enseignants de l’éducation nationale sont inspectés par l’éducation nationale, qui garantit ainsi leur aptitude à bien évaluer les élèves. Qui peut toutefois croire que cela constitue réellement une garantie lorsque l’on sait que ces enseignants sont inspectés moins de quatre fois dans leur carrière en moyenne ? A contrario, depuis la loi Gatel de 2018, les établissements privés hors contrat subissent contrôle sur contrôle, de façon inopinée la plupart du temps, et portant sur les diplômes et la moralité des enseignants autant que des directeurs ainsi que, bien entendu, sur la bonne acquisition des connaissances. A quoi bon monopoliser tant d’inspecteurs de l’éducation nationale pour inspecter autant les établissements hors contrat, si les contrôles qu’ils diligentent ne servent aucunement à en garantir le sérieux académique et la moralité ?

La motivation réelle pour imposer à ces milliers de jeunes de passer un bac plus difficile et plus dangereux en pleine pandémie reste bien énigmatique. Il semblerait si naturel de reproduire cette année la solution de bon sens retenue l’an dernier par Jean-Michel Blanquer, en permettant aux lycéens ayant un dossier de contrôle continu de présenter les épreuves de spécialité, voire tout le bac, en contrôle continu. Le Conseil d’Etat tranchera d’ici quelques jours.

C’est arrivé un 10 mars…

« Pour comprendre l’Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n’en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu’elle doit accomplir. Celle de la France est d’exécuter la Geste de Dieu, “Gesta Dei per Francos”. » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 10 mars 1098 : Baudouin de Boulogne fonde le comté d’Édesse.

Ce comté est au nord du Royaume de Jérusalem. C’est la position la plus avancée tenue par les croisés. Son but est de protéger les lieux Saints.

  • le 10 mars 1465 : publication du « Manifeste », base de la Ligue du Bien Public.

Cette ligue est une révolte nobiliaire contre le Roi de France Louis XI. Le Roi qui restaure le pouvoir royal après les désordres de la guerre de 100 ans se heurte rapidement au soulèvement de la haute noblesse. C’est la défense des privilèges, de l’indépendance et des coutumes contre le gouvernement des Valois plus centralisateur, et affermi par Charles VII avec la victoire sur les Anglais.

Les révoltés affirment dans le Manifeste, vouloir remédier au « désordonné et piteux gouvernement masquant leurs intérêts féodaux ».

En plus de Charles le Téméraire, on trouve dans cette Ligue du Bien Public : François II de Bretagne, duc de Bretagne. Jean II de Bourbon Comte de Clermont, ancien favori de Charles VII et vainqueur de la bataille de Formigny (1450), mécontent de la politique du nouveau souverain, de grands féodaux de Province comme Louis de Luxembourg Comte de Saint-Pol, le Connétable Jean V d’Armagnac, Jacques d’Armagnac-Nemours Comte de la Marche et Charles II d’Albret, et enfin, de grands soldats de la Guerre de Cent-Ans comme Jean de Dunois bâtard d’Orléans, le compagnon de Sainte Jeanne d’Arc, ou encore André de Montmorency-Laval Comte de Lohéac vainqueur des Anglais à Castillon en 1453.

De son côté, le Roi de France peut compter sur le loyal et efficace soutien de Gaston IV de Grailly Comte de Foix et Béarn qui peut mobiliser, nombre considérable pour l’époque près de 30 000 hommes afin de défendre la Couronne et le Royaume.

Le Roi, après une bataille indécise à Montléry s’appuie sur Paris et la Normandie restés fidèles. Il restaure la paix et son autorité par trois traités successifs: le Traité de Conflans avec le Charles le Téméraire et Charles de France le 5 octobre 1465; le Traité de Saint-Maur avec les princes 29 octobre 1465  et le Traité de Caen avec le duc François II de Bretagne le 23 décembre 1465. Louis XI est le premier Roi de France à porter le titre de « Roi Très Chrétien », reçu du pape Paul II.

  • le 10 mars 1661 : Louis XIV convoque ses ministres et leur annonce sa volonté de prendre les rênes du pouvoir.

“Jusqu’à présent j’ai bien voulu laisser gouverner mes affaires par feu M. le Cardinal (Mazarin), il est temps que je les gouverne moi-même.”

  • le 10 mars 1791 : Pie VI condamne la Constitution Civile du Clergé.

Le pape publie le bref “Quod aliquantum” qu’il adresse aux archevêques français.

  • le 10 mars 1793 encore : création du Tribunal révolutionnaire en France.

Le Tribunal révolutionnaire est créé pour juger les crimes contre-révolutionnaires, sans appel ni recours : la défense et l’interrogatoire préalable des accusés sont supprimés, les jurés peuvent se contenter de preuves morales, le tribunal n’a le choix qu’entre l’acquittement ou la mort. Le tribunal dépend directement de l’accusateur public, Fouquier-Tinville, qui décide si les suspects doivent être traduits ou non en justice. Ses sentences seront souvent radicales. La loi qui le crée le nomme : «Tribunal criminel extraordinaire ».

Le but de cette cour de justice est selon les révolutionnaires de lutter contre “toute entreprise contre-révolutionnaire, tout attentat contre la liberté.” (Sic)

Le tribunal révolutionnaire fonctionne à plein régime jusqu’au 31 mai 1795, date à laquelle il est définitivement supprimé.

  • le 10 mars 1804 : Bonaparte consulte Cambacérès, Lebrun, Régnier, Talleyrand, Fouché et Murat réunis en conseil à propos de l’affaire du duc d’Enghien. (Tous francs-maçons)

Il ordonne son enlèvement et celui de Dumouriez et en règle les détails avec Berthier, Ordener et Caulaincourt. Cet assassinat est le gage qu’il donne aux loges sur ses intentions. Peu de temps après il aura les mains libre pour se sacrer empereur et fonder une dynastie de remplacement…

  • le 10 mars 1814 : Napoléon Ier est contraint de battre en retraite à la bataille de Laon.
  • le 10 mars 1831 : le roi Louis-Philippe signe l’ordonnance créant la Légion étrangère, votée la veille.

Ce corps à recrutement étranger est destiné à servir hors du territoire français. Formée d’abord à partir du Régiment de Hohenlohe (allemand) et des Suisses, la Légion va d’abord intégrer des exclus, des mendiants, des immigrés et des criminels de droit commun, tout en ouvrant ses bureaux de recrutement à des ressortissants italiens, sardes, polonais, allemands, autrichiens, belges et bataves. Reformée, mieux équipée et disciplinée, la nouvelle Légion Étrangère va connaître son baptême du feu dans la conquête de l’Algérie.

  • le 10 mars 1885 : naissance de Pierre-Jules Boulanger, inventeur français de la 2CV Citroën.

La fiche technique donnée aux ingénieurs pour construire cette voiture tenait en une phrase.

« Construire une voiture qui permette à un paysan de traverser ses champs avec un panier d’œufs sans en casser un seul. »

  • le 10 mars 1893 : la Guinée et la Côte d’Ivoire deviennent colonies françaises.
  • le 10 mars 1898 : décès de Sainte Marie-Eugénie de Jésus, religieuse catholique française.

Sainte Marie-Eugénie de Jésus, née Anne-Eugénie Milleret de Brou (née à Metz le 26 août 1817 et morte à Paris le 10 mars 1898), est une religieuse catholique française, fondatrice de la congrégation apostolique des Religieuses de l’Assomption. Elle est béatifiée en 1975 par le Pape Paul VI, puis canonisée par le Pape Benoît XVI le 3 juin 2007. Elle est fêtée le 10 mars, jour de sa mort, c’est-à-dire de sa naissance au ciel, son « Dies natalis ».

  • le 10 mars 1906 : plus importante catastrophe minière en France à Courrières.

Des explosions dans les fosses de la Cie des mines de houille de Courrières, dans le Pas-de-Calais, font 1 200 morts.

  • le 10 mars 1911 : l’heure du méridien de Greenwich est adoptée dans tous les pays d’Europe.

La France s’aligne sur l’heure du méridien de Greenwich et abandonne le méridien de Paris. Pour les Français la nouvelle heure retarde de 9 minutes et 21 secondes sur l’ancienne.

  • le 10 mars 1934 : incendie de l’église Saint-Nicaise de Rouen.

Cette église connue à cet emplacement depuis le VIIe siècle, a été déjà reconstruite au XVIe siècle.

  • le 10 mars 1943 : bataille de Ksar Ghilane – campagne de Tunisie.

Depuis 1943, la Tunisie est devenue le champ de bataille sur lequel s’affrontent les forces alliées et les forces de l’Axe. La Seconde Guerre mondiale s’étend ainsi à l’Afrique du Nord. Les troupes françaises ont dissimulé des bataillons venus de Nouvelle-Zélande derrière la ligne Mareth, fortifications construites par les Français entre les villes de Mareth et Tataouine. La colonne Leclerc remporte la bataille de Ksar Ghilane contre les 15ème et 21ème divisions de Panzer et les stukas allemands, les empêchant ainsi de découvrir les troupes néo-zélandaises.

  • 10 mars 1944 : mort du lieutenant Tom Morel, héros des Glières.

La Milice et la Wehrmacht vont bientôt lancer une opération dans la Vercors pour supprimer le maquis des Glières. Peu de temps avant lors d’un assaut contre le QG du GMR (groupe mobile de réserve de la police) à Entremont Tom Morel meurt au combat ; une promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr, le choisira comme parrain de promotion.

  • le 10 mars 1946 : la France et la Grande-Bretagne commencent à évacuer le Liban.
  • le 10 mars 1948 : le Laos entre dans l’Union Française.
  • le 10 mars 1987 : le Vatican rappelle l’opposition de la hiérarchie catholique aux manipulations génétiques, en rejetant la procréation artificielle.

Selon l’Église catholique, tout ovule fécondé est déjà un être humain, et la fécondation in vitro entraîne la destruction de plusieurs embryons.

  • le 10 mars 1997 : malgré les menaces américaines, le Vatican annonce l’ouverture de relations diplomatiques avec la Libye où vivent environ 50 000 catholiques.
  • le 10 mars 2003 : le président Chirac annonce que la France s’opposera ” quelles que soient les circonstances “ à une nouvelle résolution américano-britannique sur l’Irak.

L’empreinte de Soros à la Cour interaméricaine des droits de l’homme

De l’ECLJ :

L’audience de l’affaire Manuela y otros Vs. El Salvador (n° 13.069) aura lieu les 10 et 11 mars 2021 à San José au Costa Rica. Nous avions déjà fait le point sur le fond de cette affaire pendante à la Cour interaméricaine des droits de l’homme, dans laquelle l’ECLJ est intervenu en tant qu’amicus curiae (voir nos observations écrites).

La Cour interaméricaine se prononcera notamment sur les deux questions suivantes :

  • le droit à la vie privée implique-t-il la reconnaissance d’un « droit à l’avortement » ? 
  • les États ont-ils l’obligation de dépénaliser l’infanticide néonatal en cas de détresse sociale de la mère ?

Avant cette audience, l’ECLJ souhaite rendre publique une lettre que nous avons envoyée le 5 février 2021 à la Présidente de la Cour. Elle met en lumière de potentiels conflits d’intérêts à la Cour interaméricaine dans cette affaire et demande des éclaircissements sur cette situation.

Un contentieux stratégique d’extrême gauche

La principale ONG requérante, le Center for Reproductive Rights, instrumentalise l’histoire personnelle dramatique de « Manuela », afin de promouvoir son programme sociétal d’extrême gauche. Cette ONG, dont le siège social est à New York, cherche à imposer aux États du continent américain la légalisation de l’avortement, ainsi que la dépénalisation de l’infanticide néonatal, c’est-à-dire l’homicide d’un nouveau-né. Cette revendication, après avoir fait l’objet d’une campagne politique et médiatique au Salvador, est aujourd’hui devant l’institution judiciaire de l’Organisation des États américains (OEA).

L’ECLJ connaît bien ce procédé dit de « contentieux stratégique », par lequel des ONG progressistes multiplient les recours judiciaires comme moyens pour atteindre un objectif plus global de nature politique. Les arrêts et décisions rendus à l’issue de contentieux stratégiques sont en général les plus controversés idéologiquement. Ce sont aussi ceux qui posent des questions quant à l’impartialité de la justice. C’est par exemple le cas en Europe, à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), comme nous l’avions montré dans le rapport « Les ONG et les juges de la CEDH 2009 – 2019 » (G. Puppinck, février 2020).

La Présidente de la Cour en situation de conflit d’intérêts 

La situation est pire outre-Atlantique, à la Cour interaméricaine. L’Open Society Foundations (OSF) est, plus encore qu’en Europe, au cœur du problème. Dans l’affaire Manuela contre le Salvador, plusieurs éléments font peser des soupçons sur l’impartialité de la Cour interaméricaine. C’est pourquoi, après avoir étayé ces soupçons, l’ECLJ a envoyé une lettre à la Présidente de la Cour interaméricaine afin de lui faire part de ses inquiétudes. Ce que nous avançons ci-dessous s’appuie sur des sources publiques et officielles, dont les liens sont indiqués dans la lettre.

La Présidente de la Cour interaméricaine, Mme Elizabeth Odio Benito, est actuellement membre de la Commission Internationale des Juristes (CIJ), après avoir fait partie de son Conseil d’administration. Cette ONG est financée par l’OSF (≈ $ 1 300 000 / an). L’Open Society Justice Initiative (OSJI), intégralement financée par l’OSF, a également remis un prix à Mme Benito, que cette dernière a reçu publiquement avec fierté.

Ces liens entre Mme Benito et le réseau de l’OSF sont problématiques pour les raisons suivantes :

  • L’OSF finance également le Center for Reproductive Rights (≈ $ 100 000 – $ 500 000 ou > $ 500 000 / an), ONG requérante de l’affaire Manuela.
  • L’OSF finance par ailleurs de nombreux amici curiae intervenus dans la procédure à la Cour au soutien des requérants : Philip G. Alston, Rapporteur spécial des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme (= $ 200 000 / an par l’Université de New York), cinq universités américaines (≈ $ 1 300 000 / an) et l’ONG Women’s Link Worldwide (≈ $ 300 000 / an). Deux amici curiae individuels, Joanne Csete et Joanna Erdman, étaient ou sont toujours membres de certains programmes ou comités de l’OSF. Deux autres, Deena R. Hurwitz et Bert Lockwood, ont été conseillers officiels de la CIJ.

Mme Benito a de forts liens d’intérêts avec l’une des deux parties, ce qui ne lui permet pas de trancher en toute impartialité le litige entre les ONG progressistes et le Salvador. La Présidente de la Cour n’a à ce jour pas répondu à la lettre de l’ECLJ, mais il est permis d’espérer qu’elle se retire de cette affaire, dans un souci d’éthique judiciaire.

Des soupçons plus généraux relatifs à l’impartialité

D’autres questions plus générales d’impartialité se posent à la Cour interaméricaine, toujours en lien avec le réseau d’Open society. Elles sont plus graves, car systémiques. En particulier, l’OSJI s’est octroyée un rôle d’apparence quasi-officielle dans le processus de nomination des juges. En effet, cette ONG choisit et convoque un panel d’experts auditionnant les candidats à la fonction de juge à la Cour interaméricaine. Ce processus est soutenu par de nombreuses autres ONG, dont font partie les trois requérantes dans l’affaire Manuela contre le Salvador. À l’issue des auditions, l’OSJI évalue les candidats et fait des recommandations à l’Assemblée générale de l’Organisation des États américains (OEA), qui élit les juges.

Le processus mené par l’OSJI n’a absolument rien d’officiel : il n’est prévu ni par la Convention américaine des droits de l’homme, ni par le Règlement de la Cour interaméricaine. Pour autant, la plupart des candidats à la fonction de juge se soumet à ce processus d’audition et d’évaluation de l’Open society, en amont du processus officiel de l’Assemblée générale de l’OEA. Les candidats à la fonction de juge avalisent ainsi le rôle dont l’OSJI s’est auto-investie, en participant au processus qu’elle met en place. Ce qui est encore plus grave, dans l’affaire Manuela contre le Salvador, c’est que les trois ONG requérantes soutiennent officiellement ce processus d’audition – évaluation.

À titre d’illustration, le juge colombien Humberto Antonio Sierra Porto s’est soumis à l’évaluation du panel d’experts de l’Open society en 2018, en répondant à un interrogatoire. Sa candidature a été soutenue par ce panel d’experts, qui a publié cinq pages élogieuses sur son profil, concluant qu’il est « hautement qualifié pour être à nouveau élu juge à la Cour interaméricaine »[1]. Étant donné que ce processus est organisé par l’OSJI et soutenu par les trois ONG requérantes dans l’affaire Manuela, le juge Sierra Porto peut-il juger avec impartialité un litige entre ces trois ONG et un État ? Sur ce point également, l’ECLJ espère recevoir une réponse à sa lettre et considère que M. Sierra Porto ne devrait pas siéger dans l’affaire Manuela.

Le financement privé de l’Organisation des États américains

Il y a trois mois, l’ECLJ révélait le fait que le Conseil de l’Europe, dont dépend la CEDH, recevait des financements privés, notamment de l’Open society. L’Organisation des États américains (OEA), dont dépend la Cour interaméricaine, reçoit également de tels financements privés. L’OSF a ainsi versé plus de $ 410 000 à l’OEA entre 2017 et 2019[2]. Ce versement ne manque pas de questionner : d’une part il est étonnant que l’OEA soit ainsi perméable aux financements privés ; d’autre part le fait qu’une même ONG finance à la fois des requêtes devant une institution judiciaire et l’organisation dont dépend cette même institution judiciaire soulève une problématique supplémentaire.

L’influence politique de l’OSF, par sa puissance financière, mène à ce que Gaëtan Cliquennois appelle une « privatisation » du système des droits de l’homme. En l’absence d’explications de la Cour interaméricaine sur les questions d’éthique judiciaire soulevées ici, le futur jugement Manuela contre le Salvador sera dépourvu d’autorité.

« Laissez venir à moi les petits enfants »

Deuxième partie de notre trilogie sur la Congrégation des Sœurs Arméniennes de l’Immaculée Conception

De notre envoyé spécial Antoine Bordier

Telle est la devise de la Congrégation des Sœurs Arméniennes de l’Immaculée Conception. A Gyumri, il fait – 7°C ce dimanche matin. La ville, située dans le nord-ouest de l’Arménie est à deux heures de route de la capitale, Erevan. Immersion au cœur d’une communauté religieuse au service de l’enfance.

Avant de faire la route avec sœur Rebecca, la Supérieure du Couvent de la congrégation à Gyumri, nous avons rencontré Mgr Vahan Hovhanessian, le Primat du Diocèse Arménien Apostolique de France. Il venait de passer la semaine à Etchmiadzin, avec ses confrères du monde entier, autour de Sa Sainteté Karekine II. Un samedi haut en couleurs, donc, où les drapeaux bleu-blanc-rouge et rouge-bleu-abricot, se rejoignent sous le regard de Dieu, pour célébrer l’amitié ancestrale franco-arménienne. Quittons le monde des adultes. Avec sœur Rebecca, direction celui de l’éducation et de la jeunesse.

A l’école de la charité

Sœur Rebecca n’aime pas parler d’elle. Son aller-retour Gyumri-Erevan n’était pas prévu à son agenda. Dans la journée de ce samedi 27 février, elle a fait près de 5 heures de route. A l’origine, à la place de ce couvent, qui a été construit entre 1995 et 1998, date de son inauguration, il n’y avait qu’une friche abandonnée. Les bâtiments actuels regroupent le Centre Educatif Boghossian, le Lycée professionnel Raymond et Ani Kouyoumjian, et, le Centre de jour pour les personnes âgées Nadine Basmadjian. Sœur Rebecca se souvient des débuts difficiles : « C’est sœur Arousiag qui a initié notre implantation en Arménie. Tout est partie du tremblement de terre du 7 décembre 1988, qui a détruit Spitak et ses environs. Nous avons commencé là au milieu des décombres. Nous sommes restées quelques jours pour aider la population en détresse. Nous avons dû repartir car sœur Arousiag vivait à Rome, et, moi en Iran. Sœur Arousiag et sœur Archagouhie sont venues en 1991 et moi en 1992. Nous nous sommes installées à Spitak. Nous vivions dans la pauvreté. Nous avions très peu de moyens. Notre logement était un simple bureau. Nous n’avions ni eau, ni électricité. Je me souviens être allée me réchauffer dans un hôpital, celui d’Ashotsk, qui a été construit par le pape Jean-Paul II. Puis, nous avons eu une petite maison à Gyumri. Et, enfin, nos généreux donateurs de la diaspora sont entrés en action. » Dans le quartier Ani, qui se situe dans le nord de la ville, après le rond-point Charles Aznavour, les friches ont été transformées en couvent et en centre éducatif où vivent les 4 sœurs et une trentaine d’enfants. « Le plus petit a 1 an et 4 mois, explique sœur Rebecca. Après leurs 18 ans, nos jeunes peuvent rester jusqu’à temps qu’ils deviennent autonomes professionnellement. ».

Le bonheur à Gyumri 

Avec sœur Mariam, qui est la responsable des vocations, sœur Narine qui s’envolera bientôt pour Los Angeles, sœur Arpine, responsable de la chapelle et de la cuisine, sœur Srpouhi, responsable des enfants, sœur Rebecca est bien entourée. Parmi les 33 enfants qu’elles accueillent, il y a des orphelins, des enfants abandonnés, des fratries dont le papa est, par exemple, parti vivre à Moscou. Autre exemple, une des mamans a confié son petit enfant d’un an et demi (cité plus haut) à la communauté, le plus jeune d’une fratrie de trois. Les enfants revivent dans ce « nid d’amour ». Les trois frères et sœur sont de Spitak. Dans le réfectoire, un autre enfant ne mange pas tout son repas. Il garde de la nourriture pour sa maman. C’est devenu une habitude, même s’il sait qu’il ne peut pas lui rendre visite. A 7 ans, il a grandi trop vite. Ici, les sœurs redonnent une onction d’enfance et d’innocence à tous ces enfants blessés par la vie. Les enfants sont logés, nourris, et, habillés gratuitement, grâce aux bienfaiteurs. « Même si nous n’avions plus rien, explique la sœur, nous leur donnerions ce qu’il nous reste. » Elles leur donnent tout : l’amour, la discipline, l’éducation, la présence du Christ et la sécurité du lendemain. Elles ont un sens inné de la maternité, creusé à travers leur vie quotidienne centrée sur l’adoration, le chapelet, et, la Messe. Elles sont comme leurs secondes mamans.

Une vie familiale sous le regard de Dieu

Les enfants connaissent leurs prières par cœur. Vu de France, cela pourrait paraître incroyable à beaucoup d’enfants, qui se rendent dans des écoles privées dites catholiques. Ici, la prière est leur pain quotidien. Tous les matins, ils se lèvent vers 7h15, et, se rendent dans la chapelle du couvent pour la prière de 7h45. Dans la chapelle, les sœurs viennent de terminer les laudes. Les enfants prennent place calmement et dans le silence. Puis, entonnent des chants. Après, direction le réfectoire, où un petit-déjeuner copieux les attend. Le silence est de rigueur, pendant le carême. Au menu de ce mardi matin, des œufs, du pain brioché et un peu de charcuterie locale. Une atmosphère monastique règne. A tour de rôle, trois enfants effectuent leurs services de table. Covid-19 oblige, ils prennent la température de tous, y compris des sœurs. Clémence et Marie, deux jeunes françaises volontaires de 25 et 24 ans, sont assises au milieu des enfants. Volontaires de l’Œuvre d’Orient, elles viennent donner 3 à 6 mois de leurs temps. Dehors, le vieux bus jaune scolaire, rafistolé de toute part, attend les enfants. Il est 8h53. Direction l’école. Au couvent, la Messe est célébrée à 9h00. C’est le père Joseph, venu accompagné de son fils, qui officie. Dans l’Eglise Arménienne Catholique, les candidats à la prêtrise peuvent choisir entre le célibat et le mariage. Comme à l’époque des premiers apôtres. Après la Messe, les sœurs font un temps d’action de grâces, puis, vaquent à leurs occupations.

Le centre pour personnes âgées et le lycée professionnel

Dans l’après-midi, sœur Rebecca sort du couvent, traverse la cour enneigée, longe le bâtiment principal, et, se rend dans celui du Centre de jour pour les personnes âgées. A l’intérieur, près d’une vingtaine de personnes sont assises dans le salon. Parmi elles, comme l’explique la responsable de gestion, Sahakanouche, « la plus âgée à 93 ans. Elle s’appelle Dikranouhie. Comme les autres, elle vient au centre pour se ressourcer, et, ne pas rester seule. Née en Russie, elle termine sa vie ici à Gyumri. Elle a un petit appartement en ville. Elle parle souvent de son petit-fils, qui a été blessé à la guerre. » Il n’y a qu’un homme qui joue aux cartes. Les autres demi-pensionnaires regardent la télévision, tricotent ou jouent au loto. En Arménie, la retraite ne permet pas de vivre convenablement (70 euros de pension pour un coût de la vie estimé à 140 euros), c’est pour cela que les sœurs ont ouvert ce centre qui accueille gratuitement les retraités. Les repas leurs sont offerts. Sœur Rebecca salue tout le monde, discute un instant avec Sahakanouche, qui feuillette le registre des inscrits. Elle repart en direction du Lycée professionnel, qui se situe à une centaine de mètres dans l’enceinte du couvent. Le bâtiment est impressionnant et dénote. Moderne, grand, il a été inauguré en 2009. Il est le fruit d’une collaboration entre les sœurs, des bienfaiteurs, comme Raymond et Ani Kouyoumjian, l’Oeuvre d’Orient, et, d’autres comme les Orphelins Apprentis d’Auteuil. Au rez-de-chaussée se trouve une grande salle de théâtre, qui peut accueillir 500 personnes. Au sous-sol sont situées les salles de cours et d’apprentissage du Lycée professionnel Diramayr.

A l’école de la gastronomie franco-arménienne

Arpenik Mikayelyan a 22 ans, lorsqu’elle part à Paris. Nous sommes en 2011, elle va suivre un stage intensif de formation de cuisine auprès du grand chef Jean Jacques. Elle veut devenir chef, elle aussi. Sa passion, c’est la cuisine. A ses 18 ans, elle s’oriente vers les métiers de la gastronomie. « En France, j’ai appris les techniques françaises. Ce sont les meilleures techniques pour apprendre à cuisiner. » Aujourd’hui, elle enseigne ces techniques au lycée professionnel. La gastronomie arménienne gagnerait à être connue du monde entier. Plus tard, les plats que sont en train de préparer ses étudiants, Armine, Paylak, Lusine, Robert et leurs autres camarades, seront servis au couvent. Au menu : ratatouille et quiche lorraine. Arpenik évoque les meilleurs plats arméniens, comme « la dolma, la ghapama, et, la parlava. Le premier est à base de choux et de légumes farcis. C’est un délice », dit-elle avec ses grands yeux noirs qui invitent à la dégustation. Le second est à base de citrouille, de riz d’amande et de miel. Et, le dernier est un dessert feuilleté, avec de la noix et du miel. A l’issue de la formation qui dure 1 ou deux ans, les étudiants reçoivent un certificat professionnel. Puis, c’est l’entrée dans la vie active. Arpenik retourne voir ses élèves. Elle glisse en guise d’au-revoir : « Je suis très heureuse ici ». Sœur Rebecca ressort et s’arrête devant une sculpture qui représente la devise des enfants : le Christ, entouré d’enfants. La devise : « Laissez venir à moi les petits enfants » est écrit en arménien. Au couvent, les plus jeunes sont rentrés de l’école, il est 17h00. Ils sont excités. Le repas du soir est le temps de raconter sa journée. Dehors, la neige qui est tombée la veille persiste encore par endroit. Il fait – 5°C. Elle entoure de sa blancheur immaculée, ce petit paradis en terre arménienne où la jeunesse un temps délaissée revit.

Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER

Un rapport de l’ONU met en valeur la liberté religieuse des seuls musulmans

L’observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’ONU à Genève a tenu à souligner qu’il fallait défendre la liberté religieuse et de croyance pour tous les groupes et communautés, et non pour un seul. Mgr Ivan Jurkovič est intervenu le 4 mars lors de la 46e session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU :

«Dans le scénario actuel, alors que la liberté religieuse est de plus en plus mise à mal par la nécessité de protéger des vies humaines contre la propagation de la pandémie de Covid-19, il est essentiel que les autorités civiles s’engagent à la respecter, protéger et défendre, en tant que dimension de la dignité de la personne humaine».

L’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à Genève a fait référence au rapport présenté par le relateur spécial sur la liberté religieuse de l’ONU, notant «avec préoccupation» la portée «limitée» du thème choisi, à savoir “La haine anti-musulmane / l’islamophobie”.

«Le Saint-Siège ne peut que déplorer le fait que le rapport ne prenne pas suffisamment en compte le contexte de la persécution de toutes les personnes de foi, ou de celles qui n’ont pas de foi du tout».

«Toute législation ou pratique qui exclut un groupe spécifique sur la base, au moins en partie, de critères religieux, représente une forme subtile de discrimination, quels que soient les effets escomptés ou le résultat réel de ces lois ou pratiques».

Pour cette raison, l’archevêque a exprimé sa «profonde inquiétude»: parce que ce rapport qui

«devrait défendre le droit humain fondamental et universel de la liberté religieuse et de croyance, était en fait axé sur un seul groupe religieux à l’exclusion des autres, avec le risque de polariser la communauté internationale et de créer encore plus de conflits».

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