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PMA sans père : « Députés godillots pour un retour à la case zéro ! »

En votant sans surprise l’article 1er du projet de loi bioéthique, les 84 députés de la majorité et leurs alliés de circonstance présents ont simplement validé le retour à la case départ pour la troisième fois. A ce stade de l’examen, le texte n’a pas bougé d’un iota par rapport à celui issu de la commission spéciale, lequel était conforme au projet initial du gouvernement présenté il y a près de deux ans et après 7 examens ! Mobilisés depuis hier aux abords de l’Assemblée nationale, les militants de La Manif Pour Tous dénoncent ce simulacre de démocratie où la majorité ne daigne pas modifier d’une virgule son projet, méprisant du même coup les parlementaires.

Mais tout est encore possible ; rien n’est joué !

Albéric Dumont, Vice-Président de La Manif Pour Tous, souligne :

« Faire volontairement des orphelins ne sera jamais une loi d’amour. Priver un enfant de son père ne sera jamais une loi d’égalité. Des parlementaires qui s’acharnent à supprimer du texte la mention « il n’existe pas de droit à l’enfant » ne seront jamais des acteurs de la fraternité. Les masques doivent tomber. Mais ce projet de loi n’est encore ni voté, ni proclamé : tout est encore possible ».

Loin du consensus qu’il appelait de ses vœux et auquel il s’était engagé en 2017, sans même se prononcer sur son contenu, Emmanuel Macron fait le choix du clivage. Tous les observateurs, politiques et éditorialistes, constatent à l’unisson depuis quelques jours ce dissensus et cette division grandissante au sein du parlement et de la société. Plus qu’une erreur, c’est une faute politique qui rompt encore davantage la confiance et la concorde entre l’Exécutif et les Français.

A grand renfort de sondages pourtant contradictoires, les militants radicalisés, qui sont d’éternels insatisfaits, cherchent à tordre le cou à la réalité pour imposer par la force et l’intimidation la PMA sans père puis la GPA et bien d’autres dérives encore inavouées. N’en déplaise à Emmanuel Macron, les Français s’opposent à ce que des enfants soient délibérément privés de leur père. Comme elle ne le cesse de le répéter depuis le retour à marche forcée du texte polémique, La Manif Pour Tous affirme une nouvelle fois que « l’égalité des droits commencent dès la naissance ».

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, dénonce :

« Au-delà de la PMA sans père, de la reconnaissance de la GPA réalisée à l’étranger, de la révolution de la filiation qui consacre le désir des parents avant l’intérêt de l’enfant, le projet de loi « ni bio ni éthique » prévoir d’autoriser les chimères animal-homme ! Comment rejeter le principe de précaution dès lors qu’il devrait s’appliquer à l’homme ? C’est inacceptable. C’est une folie ».

L’autoconservation des ovocytes sans motif médical et les embryons transgéniques figurent aussi au menu du texte que le gouvernement refuse de modifier, restant buté sur ses positions idéologiques et déconnectées de la réalité et des attentes des Français.

Nouvelle manifestation contre le projet de loi contre l’enfant et l’embryon

Pour le moment, l’Assemblée Nationale a rejeté en 3e lecture la PMA pour les personnes transsexuelles, la PMA post-mortem et la méthode ROPA, antichambre de la GPA. Ce sera sans doute pour la prochaine loi de bioéthique…

Sur Atlantico, des personnalités appellent le président à entendre la voix de la sagesse, alors que l’adoption du projet de loi serait programmé au 29 juin :

Nous faisons partie de cette catégorie de la société à laquelle l’adage populaire associe la sagesse à nos années : celle des Anciens.

Nos vies nous ont amenés à être les témoins de temps, d’évènements, de moments où la France était confrontée à l’adversité, gravement désunie, et même où son existence était en danger. Les responsabilités qui étaient les nôtres, les engagements que nous avons pris, ont pu faire de nous des acteurs, des décideurs dans ces heures délicates, cruciales ou tragiques.

Aujourd’hui, à travers cette pandémie qui dure, ses effets sociaux désastreux pour grand nombre de nos concitoyens, ses conséquences économiques tragiques pour le présent et plus encore pour l’avenir, c’est toute la Nation qui est confrontée à une crise, à des défis, à des dangers.

Nous savons d’expérience combien en de telles circonstances, il est primordial de privilégier tout ce qui contribue à l’unité de la Nation et de se concentrer sur ce qui nous permettra un de ces vigoureux rebonds dont notre Histoire est riche.

En ces moments si particuliers, il faut se recentrer sur l’essentiel, et la poursuite du processus législatif concernant des aspects fondamentalement délicats de bioéthique trouble profondément une partie importante de nos concitoyens et de nos élus. C’est ce que viennent de montrer les votes contradictoires de nos deux assemblées parlementaires représentatives. Leurs débats et leurs votes attestent qu’il n’y a pas de consensus sur ces questions de société, mais risque de fracture, de division et d’affaiblissement de la cohésion nationale.

Devant ce constat préoccupant, nous vous demandons instamment, Monsieur le Président de la République, qui êtes le garant de l’unité de la Nation, d’inviter le gouvernement à ne pas poursuivre coûte que coûte ce projet.

Signataires :

  • Geneviève de Galard (Grand-croix de la Légion d’honneur, l’ange de Dien Bien Phu)
  • Bruno Durieux (ancien ministre)
  • Jacques Godfrain (ancien ministre)
  • Françoise Hostalier (ancienne secrétaire d’Etat)
  • Charles Millon (ancien ministre)
  • Jean-Pierre Leleux (ancien sénateur)
  • Jean-Pierre Bady (Conseiller maître honoraire à la Cour des comptes)
  • Philippe de Beauregard (conseiller d’Etat honoraire)
  • Alain Briffod (Inspecteur général des finances honoraire)
  • Antoine Brunet (Président de chambre honoraire à la Cour des comptes)
  • Jean-François Chaintreau (chef de service honoraire, ministère de la Culture)
  • Bruno Dary
  • Jacques Lanxade (diplomate et ancien ambassadeur)
  • Jacques le Blanc (ancien ambassadeur)
  • Guy de Panafieu (ancien Inspecteur des finances)

Devant l’Assemblée une nouvelle manifestation a commencé :

L’article 1 vient d’être voté :

3 députés LREM ont voté contre, 3 députés LR ont voté pour (Marine Brenier, Julien Dive, Maxime Minot). Éric Ciotti s’est abstenu. Côté non inscrits, on note les votes contre de Marie-France Lorho, Emmanuelle Ménard et Catherine Pujol.

C’est arrivé un 8 juin…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 8 juin : saints du jour français ou en France.
    • St Maximin, évêque d’Aix en Provence (Ier s.)

Maximin était l’intendant de la famille de Béthanie et l’un des soixante-douze disciples du Seigneur. Il accompagna Lazare, Marthe et Marie lors de leur traversée. Il commença à évangéliser Aix-en-Provence aidé de Marie Madeleine. Il reçut la visite de saint Alexandre de Brescia dont il renforça la foi. Puis Marie Madeleine le laissa à son apostolat pour se retirer dans la solitude de la Sainte Baume. Le jour où elle sentit qu’elle allait mourir, elle descendit dans la plaine, retrouva Maximin qui venait à sa rencontre, qui lui donna la communion et l’ensevelit. Il demanda à avoir sa sépulture près de la sienne, ce qui fut fait.

Les fidèles lui offriront au IIIe ou IVe siècle un sarcophage, dit sarcophage de sainte Marcelle. Saint Sidoine lui succéda comme évêque d’Aix.

  • St Godard, évêque de Rouen († après 511)
  • St Médard de Noyon, évêque de Noyon (v. 457 – v. 545)

Médard, l’un des plus célèbres pontifes de l’Église de France au VIe siècle, naît vers l’an 457, à Salency, en Picardie, de parents profondément chrétiens. Dieu les bénit en leur donnant pour fils deux futurs saints évêques, Médard et Gildard.

La jeunesse de Médard fut remarquable par sa grande compassion pour les pauvres et les malheureux ; il s’assujettissait à des jeûnes rigoureux, afin de leur distribuer sa nourriture. Un jour, il rencontra un mendiant aveugle qui était presque nu ; il se dépouilla de son habit pour l’en revêtir ; et comme on lui demandait ce qu’il en avait fait, il dut répondre qu’il l’avait donné à un pauvre aveugle dont la misère l’avait touché.

Un autre jour, son père, revenant de la campagne avec un grand nombre de chevaux, le chargea de les conduire dans un pré et de les y garder en attendant l’arrivée de ses domestiques. Tout à coup Médard aperçut un villageois chargé de harnais qu’il portait à grand-peine : « Eh ! mon ami, lui dit l’enfant, pourquoi vous chargez-vous d’un si pesant fardeau ? – « C’est, répondit le paysan, que mon cheval vient de périr par accident ; j’emporte ses harnais, mais sans espoir de pouvoir acquérir un autre cheval. » » L’enfant, ému de compassion, prit un des chevaux confiés à sa garde et le força de l’emmener. Le Ciel témoigna par un prodige combien cet acte de charité lui était agréable ; car, après que Médard eu rendu compte à son père de son action, on trouva le nombre des chevaux complet.

De plus, tous les gens de la maison virent un aigle couvrir Médard de ses ailes pendant une grosse pluie qui était tout à coup survenue. La vie de l’étudiant et du prêtre répondit à de si admirables commencements ; toutes les œuvres de zèle auxquelles peut se livrer un ministre des âmes lui étaient connues et familières.

En 530, il fut élu évêque et sacré par saint Rémi. La dignité épiscopale ne lui fit rien retrancher de ses pénitences. On vit ce saint vieillard, à l’âge de soixante-douze ans, parcourir les villages, les bourgs et les hameaux, prêchant, consolant son peuple, administrant les sacrements avec un zèle infatigable. Il étendit le règne de la foi en quelques parties de son diocèse demeurées païennes ; et, par ses travaux comme par ses miracles, il eut la douce joie de sauver un grand nombre d’âmes. C’est de sa main que la reine Radegonde reçut le voile de religieuse.

Enfin Médard, âgé de quatre-vingt-sept ans, plus chargé encore de vertus et de mérites que d’années, rend son âme au Créateur, vers l’an 545.

  • St Cloud, évêque de Metz († v. 660)

À Metz, vers 660, saint Cloud, évêque, fils de saint Arnoul et conseiller du roi.

  • St Jacques Berthieu, prêtre s.j. et martyr (1838-1896)

Jacques Berthieu naît le 27 novembre 1838 à Montlogis (Cantal, France). Il entre, à l’âge de 15 ans, au petit séminaire de Pléaux et rejoint, en octobre 1859, le grand séminaire de Saint-Flour où il est ordonné prêtre le 21 mai 1863.

Les neuf années durant lesquelles il a été vicaire à la paroisse de Roannes-Saint-Mary ont mûri en lui la vocation religieuse et missionnaire : il entre, en 1873, dans la Compagnie de Jésus.

Le 26 septembre 1875, il s’embarque à Marseille pour la mission à Madagascar. Dans les divers lieux qu’il a parcourus jusqu’à son arrivée en 1891 à Andrainarivo, il se mit au service de ceux qui souffrent, les réconfortant, leur enseignant le catéchisme et célébrant les sacrements. Son amour sacerdotal était tel que ceux qui l’approchaient en étaient profondément touchés : son détachement à l’égard de tout et la pauvreté dans laquelle il vivait ; son zèle et sa promptitude à accourir auprès des mourants et des besogneux ; surtout, l’ardente foi avec laquelle il parlait de la vie éternelle, suscitait l’admiration.

Il est resté avec ses malgaches, même lorsque les circonstances devenaient de plus en plus menaçantes. En juin 1896, le village fut envahi par les rebelles, qui capturèrent le Père Berthieu. Près d’Ambiatibe, leur chef fit avancer six hommes armés de fusil. Voyant cela, le père se mit à genoux et fit le signe de la croix. L’un des chefs lui dit : « renonce à ta stupide religion ; ne trompe plus les gens ; nous te prendrons pour faire de toi un chef et un conseiller parmi nous ». « Je ne peux absolument pas consentir à cela, mon fils ; je préfère mourir. »

Deux hommes tirèrent, mais manquèrent leur cible. Un autre coup de fusil atteignit le père dans le dos, mais sans le tuer. Alors le capitaine s’approcha et lui tira un coup à la nuque qui le tua : c’était le 8 juin 1896.

Jacques Berthieu fut élevé à l’honneur des autels le 17 octobre 1965, par le Bx Paul VI, pendant le Concile Vatican II, et canonisé le 21 octobre 2012, par le pape Benoît XVI , à l’occasion de la journée mondiale des missions.

  • le 8 juin, en France : journée nationale d’hommage aux « Morts pour la France » en Indochine.

Cette journée a été instituée par le décret du 26 mai 2005. Ce 8 juin est la date officielle de commémoration des victimes de la bataille de Diên Biên Phu.

  • le 1er ou le 8 juin 536: Silvère devient pape.

Silvère est le fils légitime du pape Hormisdas, né avant que son père ne fût entré dans les ordres. Il est élu le 1er ou le 8 juin 536.

  • le 8 juin 979 : sacre du Roi Louis V « Le Fainéant ».

Son père Lothaire le fait sacrer à Compiègne de son vivant.

  • le 6 juin 848 : le Roi Charles II le Chauve est sacré à Orléans

Voir les chroniques du 13 juin, du 6 octobre 877, du 25 décembre 875.

  • le 8 juin 1442 : le Roi Charles VII fait son entrée solennelle à Toulouse.

La reconquête de la Guyenne s’achève, cette terre retourne dans le giron français.

  • le 8 juin 1637 : René Descartes publie le Discours de la méthode à Leyde.

Descartes cherche à jeter les bases d’une révolution intellectuelle ; il prône le doute méthodique et le recours à la raison. Sa première certitude étant l’existence du sujet pensant : « cogito ergo sum » (« je pense donc je suis »). Voici ce qu’en écrit François Maris Algoud :

« La foi, la grande doctrine de vérité à la quelle les sociétés chrétiennes ont alimenté pendant des siècles leur énergie, leur activité, leur puissance créatrice, a reçu son premier « coup d’arrêt » d’un savoir qui prétendit «  changer le monde », et qui effectivement l’a changé. Ce n’est pas par hasard que Descartes appelait sa philosophie son Monde. A dater de Descartes, nous n’assistons à rien de moins qu’à une transformation du monde, et l’on peut dire que le « monde moderne » a eu René Descartes pour démiurge et pour créateur. C’est lui qui a semé presque tous les germes dont l’Homme faustien n’a cessé depuis trois siècles, de récolter les fruits.

Que la Science établisse donc son règne (c’est une affaire de deux ou trois siècles disait Descartes), et la Béatitude est au bout. »(*)

(*)Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs aux éditions de Chiré page 53

Il peut être considéré comme un des pères de toutes les grandes erreurs modernes. Sa devise était : « Larvata prodeo » (L’esprit profond s’avance caché). Ce qui est bien loin de la phrase du Christ dans l’évangile de Saint Jean : «  La vérité vous rendra libre. »

  • le 8 juin 1656 : Pascal témoigne devant l’official de Paris, qui enquête sur le « miracle » de la Sainte-Épine.

Marguerite Périer, la nièce de Pascal, a été guérie d’une fistule lacrymale alors qu’elle est en train de prier devant un morceau de la Couronne d’épines du Christ, dans la chapelle de Port-Royal de Paris, le 24 mars. Le 22 octobre de la même année le miracle de la Ste-Epine est authentifié par sentence. Voir les chroniques de ces deux jours.

  • le 8 juin 1794 : Robespierre conduit une fête en l’honneur de l’Etre suprême.

Rien ne manque pour marquer les esprits, artifices pyrotechniques, décorums grandiloquents etc. Tous les artifices sont bons. Robespierre marche en tête d’un cortège magnifique ordonné par le peintre David, un bouquet de fleurs et d’épis à la main, des Tuileries au Champ-de-Mars. Cet Etre suprême auquel la république, puis le Directoire, rendent un culte et qu’ils donnent à vénérer et à prier aux foules, afin de les déchristianiser plus vite, est le dieu de voltaire et Rousseau, ce n’est que le singe de Dieu, l’antique serpent.

  • 8 juin 1795 : prétendue « mort » du Dauphin dit Louis XVII.

Pour la version officielle, le Dauphin est né le 27 mars 1785, au château de Versailles ; Louis Charles duc de Normandie est le troisième enfant de Marie-Antoinette et le deuxième fils de Louis XVI. A la mort de son frère aîné Louis de France, âgé de huit ans le 4 juin 1789, il devient le Dauphin de France, puis «prince royal» à partir de 1790. A la mort de Louis XVI, il est enlevé à sa mère et confié au jacobin Simon. Il meurt de maladie à la prison du Temple. Comment la révolution, dont le but est de détruire la Monarchie, bras séculier de l’Eglise catholique, aurait-elle pu arriver à ses fins en laissant mourir le Dauphin. Rendre tout futur prétendant illégitime est un bien meilleur moyen. Et le comte de Chambord lui-même refuse le trône non pas pour un simple drapeau blanc, mais parce qu’il sait qu’il n’est pas l’héritier légitime. Et le cœur déposé en 2004, dans la crypte royale de Saint Denis ne peut pas être celui de Louis XVII car :

1° le cœur analysé en 2000 mesurait 8 cm ; celui examiné en 1894, avant sa remise à don Carlos et présenté comme étant celui de l’enfant du Temple mesurait 6 cm ;

2° l’affirmation selon laquelle la technique de conservation utilisée en 1789 pour le cœur du frère aîné (supposée être l’embaumement) aurait été différente de celle utilisée en 1795 pour Louis XVII lui-même (mélange alcool/eau), est erronée. Dès le début du XVIIIe siècle, l’inefficacité de la méthode employée encore au siècle précédent, pousse à utiliser la conservation par le mélange hydro-alcoolique (celle-ci impliquant, notons-le, une dessiccation complète du viscère, ainsi qu’une forte réduction de taille). Au demeurant, le cœur de Louis-Joseph, avant d’être remisé dans une boîte de plomb au Val de Grâce, puis à la bibliothèque de l’archevêché de Paris, avait été placé lui aussi dans une urne, comme le souligne Reynald Secher en 1998, ce qui confirme l’utilisation d’une solution liquide pour la conservation.

Enfin lorsqu’en 1894 sont exhumés les restes de l’enfant mort au Temple et enterré au cimetière Sainte-Marguerite à Paris, les médecins affirment qu’il s’agit d’un enfant d’au moins quatre ans plus âgé que ne l’était Louis XVII. Si le résultat des analyses ADN pratiquées en 2000 est incontestable, le cœur analysé peut donc être aussi bien celui de Louis-Joseph, frère aîné de Louis XVII, que celui de Louis-Charles, Louis XVII lui-même.

Il existe un document qui permet de clarifier ce « mystère », vérité à la quelle ont droit tous les Français : le Testament de la duchesse d’Angoulême que détient l’Etat du Vatican.

  • le 8 juin1795 : annonce de la mort Louis XVII.

La Bretagne se soulève de nouveau alors que la paix avait été signée le 21 avril 1795 en échange de la liberté de culte en Bretagne.

  • le 8 juin 1880 : suppression de l’aumônerie militaire instituée en 1874.
  • le 8 juin 1940 : le général Vuillemin lance un appel désespéré pour obtenir un appui aérien des Britanniques, qui ne daignent pas répondre.

Le général Vuillemin est le commandant en chef des forces aériennes françaises. Au mépris des accords passés entre les deux pays de combattre jusqu’au bout ensemble et de ne pas signer de paix séparée Churchill refuse toute aide militaire aux troupes françaises et donne l’ordre d’évacuer.

  • le 8 juin 1941 : déclenchement de l’opération « franco »-britannique en Syrie.

Il faut préciser qu’il s’agit des FFL. Les Anglais trompés par De Gaulle vont attaquer des positions françaises pensant attaquer des Allemands. Contre toute attente, pour De Gaulle, l’armée d’armistice ne le rejoint pas, se bat, et contre attaque victorieusement. Son illégitimité éclate ainsi au grand jour aux yeux des Anglais.

Un excellent livre raconte cet épisode que l’histoire officielle occulte : Syrie, 1941, la guerre occultée : vichystes contre gaullistes » d’Henri de Wailly, enseignant à Saint-Cyr-Coëtquidan, aux Editions Perrin.

Il montre un armistice inévitable, mais qui permet de préserver les outils d’une victoire future, et une armée divisée sur l’attitude présente à avoir. Le ralliement aux gaullistes est inexistant : 900 hommes sur 40 000 avant l’assaut du 8 juin. Tout d’abord on fréquente les Anglais ; mais après les drames de Dakar et de Mers el-Kébir, où les Anglais attaquent leurs anciens alliés, on ne dialogue plus. Il y a deux France !

L’auteur décrit la violence de la propagande gaulliste envers Vichy. Il brosse un portrait du général De Gaulle, où ce dernier paraît méfiant à l’égard des Anglais, autant qu’il est irritant pour eux, et autoritaire (on le surnomme « Képi Ier). La propagande gaulliste finit par être contre-productive jusqu’aux Etats-Unis.

Vichy est réticent face à l’Allemagne dès 1940 ; Hitler impose des conditions très dures : chantage à la faim ou au froid. La France est étranglée. Au Levant, les Allemands soufflent sur les braises de la révolte arabe et le général Dentz fait face au désordre. Il y a des morts. Cette agitation inquiète l’Angleterre qui est favorable au maintien de l’ordre par peur de la « contamination ». De Gaulle ne pèse rien dans l’affaire. Les Allemands encouragent l’agitation arabe, il y a conjonction d’intérêts. Le grand mufti de Jérusalem adresse une lettre de félicitation à Hitler au moment de la défaite française. Les Anglais sont presque dix fois inférieurs en nombre aux Italiens. Rapidement les Italiens sont battus et ne doivent leur salut qu’à l’intervention allemande. Mais c’est l’affaire irakienne qui met le feu aux poudres.

En Irak, en avril 1941, Rachid Ali prend le pouvoir et appelle à la guerre sainte contre les Anglais. Il demande l’appui allemand. Or, le pétrole passe par l’Irak. Pour les Britanniques la menace est sérieuse. Hitler, surpris, n’a d’autre choix que d’expédier les armes saisies au Levant français par les italiens. Pour cela, il a besoin de Vichy. Il faut que des avions allemands transitent par la Syrie pour aller aider la révolte. Darlan, le dauphin de Pétain, négocie au moment précis où la France est étranglée. Contre de vagues promesses orales, il accorde l’autorisation écrite aux Allemands de faire transiter leurs avions par la Syrie. Dentz doit laisser faire et s’opposer par la force à toute intervention anglaise. Le choix est fait ! De Gaulle saute sur l’occasion pour obtenir une attaque sur la Syrie en prétendant qu’elle est livrée aux Allemands ! Les Anglais attaquent les avions allemands et les Français s’écartent. Les deux anciens alliés s’évitent. Churchill prend alors la décision d’intervenir en Syrie, à la grande satisfaction du général De Gaulle. Le général Wilson commande l’attaque. Des 34 400 combattants: une majorité d’Australiens, dont 5000 Français libres… Face à la menace Vichy demande aux Allemands de se retirer et, à sa grande surprise, Hitler obtempère. Pourtant une foule de fausses informations circule : les Allemands s’installent en Syrie !

Le 8 juin 1941 l’attaque se déclenche. Les troupes anglaises croient affronter des Allemands. Vichy ne pense pas que Dentz pourra résister plus de quatre jours, mais Darlan lui demande de résister à outrance. Les Français de Vichy se révèlent d’une opiniâtreté qui puise ses racines dans le désastre de 1940 et dans la volonté de maintenir la France en l’Afrique du Nord. Ils en arrivent même à monter des contre-offensives victorieuses. Dentz, isolé, ne demande pourtant l’arrêt des combats que le 9 juillet ! Le 12 les combats cessent. Les Français libres ne sont pas en bonne position. Les Anglais sont amers de n’avoir pas combattu des Allemands. Les Français n’ont fait que révéler leur guerre civile larvée. Les Français libres font tout pour séduire les troupes vichystes et les dissuader de demander leur rapatriement. Le succès est mitigé : 5688 ralliements sur 37000 !

Voir les chroniques des 7 et 14 juillet.

  • le 8 juin 1949 : publication du roman de George Orwell « 1984″.

Quelques mois avant sa mort précoce, l’écrivain britannique George Orwell publie son livre « 1984 ». Cet ouvrage de science-fiction politique s’impose immédiatement comme un best-seller mondial. 400 000 exemplaires seront vendus dans l’année en Angleterre et aux Etats-Unis, Orwell fait une satire des idées totalitaires. Ce livre trouve aujourd’hui d’étranges résonances en Europe en général et en France en particulier.

  • le 8 juin 2004 : dépôt du soit disant « cœur de Louis XVII » dans la crypte royale de la basilique Saint-Denis.
    • le 8 juin 2014 : fête de la Pentecôte.

La fête de la Pentecôte célèbre la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres le cinquantième jour après Pâques (en grec, pentêkostê signifie « cinquantième »). Avant l’Ascension, le Christ avait annoncé aux apôtres : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ».

« Ce jour-là, les apôtres se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain, il vint du ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit Saint. Ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. (…) Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue. »

Ainsi se réalisait la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »

L’objectif d’un projet de loi bioéthique devrait être de protéger l’enfant

Intervention du député Emmanuelle Ménard lors du projet de loi bioéthique :

Et une vidéo pour regretter que le texte soit étudié sous temps législatif programmé et empêche désormais madame le député d’intervenir :

Une nouvelle manifestation aura lieu ce soir à 19h devant l’Assemblée nationale :

Sébastien Pilard : L’arbre Paca cache la forêt d’innombrables compromissions entre LR et LREM

Conseiller régional LR de la région Pays de la Loire, Sébastien Pilard, ancien président de Sens Commun, ne se représentera pas le 20 juin. Il explique dans Valeurs Actuelles :

Je ne me présente pas car je ne veux pas participer à la confusion entretenue par les instances nationales, qui laissent des alliances entre LR et LREM se nouer pour les élections départementales et régionales. Je suis engagé en politique pour défendre des valeurs de droite authentiques qui sont incompatibles avec celles portées par la majorité présidentielle. Il y a une nécessité de transparence et de clarté envers les électeurs. Dans de nombreuses régions ou départements, des électeurs souhaitant voter pour la droite  vont aussi contribuer à élire des personnes soutenant le Président Macron et la majorité gouvernementale. Il y a tromperie sur la marchandise ! C’est le déploiement à grande échelle de ce que j’avais dénoncé en bureau politique il y a un an lors des élections municipales à Toulouse, Nice ou Angers par exemple. Macron, incapable de gagner seul, en est réduit à la stratégie du coucou : se mettre dans le nid des autres. Il est donc incompréhensible que le président des Républicains lui facilite la tâche, en laissant ces alliances contre nature se nouer entre LR et En Marche se construire presque partout sur le territoire. Aujourd’hui, l’arbre Paca cache la forêt d’innombrables compromissions. Dans ce contexte, quelle cohérence et quelle crédibilité aurais-je en dénonçant ces alliances de fait tout en y contribuant moi-même ? Je joins mes actes à la parole en renonçant à mon mandat pour me projeter vers l’avenir : la reconstruction de la droite, une droite qui n’est pas macron-compatible.

Vous avez signé une lettre d’élus LR adressée à Christian Jacob qui dénonce la macronisation de la droite. Pourquoi l’avoir signée ?

Cette lettre ouverte est un cri de la base à une direction qui n’écoute plus les militants. La base ne veut pas de ces alliances entre la droite et En Marche ! Les militants donnent leur avis mais ils ne sont jamais pris en considération par la direction. Lors d’une consultation, les adhérents de la fédération des Alpes-Maritimes ont condamné à 80% les alliances entre Muselier et En Marche mais Christian Jacob maintient son soutien à cette liste d’alliance entre LR et LREM. La semaine dernière, Christian Jacob annonce dans un quotidien qu’il condamne fermement les alliances avec En Marche mais il se déplace le samedi en Paca pour soutenir Muselier et Estrosi. Ce «En même temps » n’est pas tenable et discrédite la droite. Des personnes de notre famille politique comme Bruno Retailleau, Eric Ciotti ou Nadine Morano ont dénoncé ces alliances au sein des instances de notre parti. Manifestement ils n’ont pas été entendus alors qu’ils font écho à ce que pense une majorité de militants, sympathisants ou élus de droite. Cette lettre ouverte lancée par des militants, des élus et cadres de droite est donc l’occasion de nous mobiliser pour faire entendre notre voix et redire que l’alliance avec Macron n’est pas une option. En seulement une semaine, il y a déjà 3 000 signatures sans réelle médiatisation. C’est une belle dynamique. Je soutiens donc cette formidable initiative qui est partie de la base militante et j’invite tous les militants, sympathisants, élus de droite qui sont opposés à ces alliances avec En Marche à signer cette lettre ouverte sur droitepourlafrance.fr pour faire entendre leur voix. Nous devons être nombreux. Ce qu’il se passe est très grave. A cause de ce manque de clarté, cette ambiguïté fautive, Macron continue de faire prospérer son OPA sur la droite. Etant de droite et non macron-compatible, je ne peux pas m’y résoudre et m’y résigner. Il faut sonner la révolte en pesant. Signer cette lettre ouverte est une première étape.

Les polémiques successives en région Paca et Grand-Est ont-elles motivé votre décision ?

Ces polémiques ont eu le mérite de mettre le sujet sur le devant de la scène. Mais depuis quelques semaines, les observateurs attentifs ont vu que des alliances prospéraient sur l’ensemble du territoire pour les élections départementales et régionales. Il y a des arrangements entre amis partout. Rares seront les régions où un électeur de droite votant pour la liste de droite, ne contribuera pas à faire élire des personnes issues des rangs d’En Marche, Agir ou le Modem qui soutiennent la majorité gouvernementale. Par ailleurs, rares sont les têtes de liste qui ont pris clairement l’engagement qu’ils ne s’allieraient pas avec En Marche au deuxième tour. Des personnes comme Laurent Wauquiez ou Gilles Platret sauvent notre honneur. Mais ils sont bien isolés. Dans beaucoup de régions et de départements, ces élections prennent en otage tous les électeurs de droite qui ne sont pas macron-compatibles. Ces personnes doivent être représentées et leurs voix entendues. […]

Emmanuel Macron ne respecte pas les gestes barrières et s’en prend une

Un homme a giflé le président de la République à Tain-l’Hermitage. Il a été interpellé et placé en garde à vue par les gendarmes :

Le président de la République a pris le bras d’un homme. Toutefois, l’homme ne s’est pas laissé faire et les journalistes ont retenu la deuxième partie de l’histoire :

Damien T., auteur présumé de la gifle du président de la République, et Arthur C. ont été interpellés par les gendarmes du Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie de Valence. Ils sont présentés comme des «gilets jaunes». On les soupçonne d’avoir participé à un rassemblement non déclaré qui a eu lieu vers midi qui réunissaient des agriculteurs, des gilets jaunes et des militants d’ultra-gauche. Ces manifestants ont été repoussés et sont partis vers Tain-l’Hermitage, là ou a eu lieu la visite.

Grandeur et décadences de l´Europe

« Voici les célèbres éditoriaux de l’historien Dominique Venner publiés dans Enquête sur l’histoire puis La Nouvelle Revue d’Histoire de 1991 à 2013. L’observation aiguë de l’actualité est prétexte à méditer l’éternel retour de l’Histoire, là où à l’imprévu se mêlent volontiers l’ambiguïté des apparences, le mensonge des beaux discours et les retournements de situation. Alors que le débarquement américain de novembre 1942 révèle la mort de la puissance française, l’Afrique du Nord met vingt ans à entériner sa chute. La guerre d’Algérie entraînant par ailleurs des flux migratoires toujours d’actualité. La chute du Mur en 1989 ouvre à nouveau les perspectives d’une alliance avec la Russie, occidentale dès ses origines, pour pallier le jeu américain de division de l’Europe. Déclin de la civilisation européenne, perte des repères, islamisation de nos sociétés, montée du terrorisme, Dominique Venner n’est dupe d’aucun piège de l’Histoire. Convaincu de la vitalité des civilisations, il affirme la nécessité de rester fidèle à nous-mêmes et à l’esprit critique hérité de nos racines. « La culture se rapporte à la permanence des mentalités profondes. Elle est créatrice de sens. […] La tradition est l’âme d’une culture et d’une civilisation. » Comment ainsi traiter à la légère le fait religieux qui fonde la civilisation ? On ne peut, quand on aborde le rôle du christianisme, faire l’économie des liens étroits et conflictuels établis au cours des âges entre l’Église et l’État, le Sacerdoce et l’Empire, le Trône et l’Autel. C’est également parce qu’il porte son regard sur le cycle des empires et des conquêtes que Dominique Venner ne craint pas la mort. « La part romaine de la civilisation européenne avait semblé mourir quand lui fut imposé le christianisme. Mais un regard non convenu repère sa survivance en Occident durant les siècles chrétiens et au-delà. Les révolutionnaires et Napoléon ne se voulaient-ils pas romains jusqu’à la caricature ? S’il se méfie de l’esprit de système ou des utopies qui engendrent Révolution et Terreur, l’historien appelle à un renouveau spirituel comme en témoigne notamment sa lecture de Jeanne d’Arc, archétype de l’héroïne européenne et de la reconquête qui vient.

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Paru dans les 4 Vérités hebdo

Méconnaissance quasi absolue des mesures du projet de loi ni bio ni éthique

Au moment où le projet de loi ni bio ni éthique revient en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale, Alliance VITA a commandité un sondage auprès de l’IFOP sur le regard des Français sur le projet de loi bioéthique :

  • Les résultats sont révélateurs de la forte méconnaissance du contenu du projet de loi par le grand public.
  • Ils mettent en lumière le souhait des Français d’appliquer un principe de précaution en matière de bioéthique et que soient posées des limites aux recherches qui mettent en cause l’intégrité de l’être humain.

Quand on l’interroge sur des mesures précises du projet de loi en matière de procréation, de droit des enfants, ou encore de manipulation des embryons humains, la majorité des sondés avoue ne pas savoir qu’elles y figurent :

A peine un quart des Français savent que le projet de loi autoriserait la procréation d’enfants sans aucun lien biologique avec leurs parents via le double don de gamètes, que la PMA serait remboursée par la sécurité sociale, y compris pour les personnes sans problème d’infertilité, ou encore que des établissements lucratifs pourraient être autorisés à prélever et conserver des gamètes.

On constate surtout une méconnaissance quasi absolue par les Français des mesures liées à la manipulation des embryons humains. Ils ne sont que :

  • 9% à savoir que la loi autoriserait à apporter des modifications génétiques aux embryons
  • 7% la création de chimères animal-homme par l’introduction de cellules souches embryonnaires humaines dans des embryons animaux.

Ces deux dernières dispositions ne sont pas seulement méconnues, elles semblent incongrues ou inimaginables.

Les Français sont majoritairement favorables (57%) à l’application du principe de précaution aux humains en matière de décision bioéthique, comme c’est le cas pour la nature et l’environnement.

Ce soutien traverse les classes d’âge (55% des moins de 35 ans et 58% des plus de 35 ans), et les orientations politiques : 62% des personnes se classant à gauche, 63% des soutiens de la majorité LREM et 65% des personnes se classant à droite. Il n’y a pas non plus de différence notable en fonction des régions et des lieux d’habitation : 53% des personnes de l’agglomération parisienne, 58% des habitants urbains de province et 57% des habitants de commune rurale.

Un soutien massif des partisans de la majorité présidentielle pour interdire la création de chimères et la modification génétique d’embryons humains pour la recherche

Cette adhésion des Français au principe de précaution est encore plus importante quand on les interroge sur son application dans le but d’interdire l’utilisation des embryons humains modifiés génétiquement pour la recherche, (72% en moyenne – 82% des soutiens de la majorité présidentielle) ou la création de chimère animal-homme (76% en moyenne et 87 % pour les soutiens de la majorité présidentielle). Les soutiens de la majorité présidentielle sont donc encore plus favorables à l’application d’un principe de précaution que la moyenne des Français !

« Pour Alliance VITA, alors que le débat s’est injustement focalisé sur la seule PMA, que les Français en soient arrivés à ce degré d’ignorance marque l’échec du processus qu’on prétendait participatif et consensuel. Ce sondage montre clairement le décalage entre les mesures en cours d’adoption dans le projet de loi bioéthique et les véritables attentes des Français dans leur ensemble. Ils attendent de leurs responsables politiques de la cohérence pour une écologie globale qui intègre le respect de l’humanité. Cette réalité devrait interroger le Président de la République et son gouvernement tant qu’il est encore temps de réorienter la loi, voire de suspendre le processus législatif. »

C’est l’occasion de commander (gratuitement) et de diffuser le nouveau manuel de la Fondation Lejeune sur l’embryon.

Jean-Pax Méfret, le chanteur de l’Occident sur CNews

A regarder à partir de la 46e minute environ. Jean-Pax Méfret, catalogué comme étant d’extrême-droite par Laurent Joffrin, est arrivé un peu tendu sur le plateau. Il revient sur son parcours de chanteur engagé à droite et sur le drame des rapatriés d’Algérie :

Connaissez-vous la Carto scoute et le Patriologe ?

A l’approche des camps d’été, le Laboratoire scout de Riaumont a mis à disposition en ligne deux initiatives, en histoire et géographie.

  • Un Patriologe qui rassemble de nombreuses évocations pour les veillées, ou étoffer les cérémonies des couleurs de chaque jour. Un travail réalisé à partir de celui de notre confrère Lors Spalwer.
  • Une Cartoscout géolocalisant plus d’un millier de lieux de mémoire pouvant intéresser des scouts en exploration régionale.
Deux outils pratiques avec d’innombrables liens hypertextes, à mettre dans ses marque pages pour tout chef soucieux de faire découvrir et transmettre ce patrimoine français.

A propos du cocktail explosif covid/HCQ/Raoult : conversation stimulante avec le « blanc-bec »

Le 4 juin, le Salon beige publiait un article décrivant une nouvelle concentration d’attaques contre le Professeur Raoult, les travaux de l’IHM qu’il dirige  et leurs conclusions à propos de l’usage de l’hydroxychloroquine (HCQ) dans le traitement du covid. Parmi les auteurs des attaques était cité M.Hervé Seitz que nous affublions du mot de blanc-bec, eu égard à son allure juvénile relevée dans les vidéos qu’il met en consultation libre.

Il se trouve que, suite à cet article, M.Seitz, chercheur au CNRS, a fort courtoisement transmis ses coordonnées au Salon beige en se disant disponible pour un échange. S’en est suivi une conversation téléphonique de près d’1h30, également courtoise, intéressante et roborative. Peut-être un peu courte, mais les coordonnées sont soigneusement conservées…

Le Salon beige n’a ni vocation, ni compétence, à prôner un traitement médical particulier. Il cherche à être en état de discernement et donc d’investigation. Il se méfie des unanimités qui peuvent paraître suspectes, surtout quand elles heurtent le sens commun et paraissent assujetties à des considérations de politique gouvernementale qui, en ces temps macroniens, donne tant d’exemples de mensonge, d’incohérence, d’incompétence, d’iniquité , de traites démesurées tirées sur l’avenir des plus jeunes, voire de désordre mental pur.

D’où le souhait de suivre tout ce qui relève des traitements de l’épidémie de covid (nos renvois par exemple fréquents au blog du Dr Maudrux, mieux armé pour une veille scientifique), moyen traditionnel de lutte contre les épidémies ; curieusement oublié contre le covid sauf peut-être avec l’épisode étonnant du Remdesivir ou l’annonce claironnée par M.Véran d’anticorps monoclonaux qui ne semblent plus d’actualité. Il y a longtemps que, pour le gouvernement, au-delà du trompettage à haute dose autour de la réanimation, la solution unique est la vaccination y compris étendue aux enfants et adolescents, comme symbolisé par des annonces du site officiel de l’Elysée (vue capturée le 29 mai), et à rebours de tout principe de précaution si généreusement brandi dans les épisodes tant de l’HCQ et de l’azythromycine que de l’ivermectine.

C’est la raison pour laquelle la conversation avec M.Seitz a été stimulante : une appréciation très différenciée tout à la fois de la personnalité et de l’action du Professeur Raoult ; un échange attentif et voulant être argumenté.

D’ailleurs, dans le courriel adressé au Salon beige, M.Seitz (dont la spécialité est la biologie expérimentale enrichie d’analyses informatiques, exercée dans un laboratoire spécialiste des petits ARn répresseurs – nous avouons ne rien savoir à propos de ces animaux… sauf à comprendre que M.Seitz peut avoir un avis autorisé sur les vaccins à ARn messager) référençait un article qu’il a écrit récemment : Hydroxychloroquine et Covid-19 : résumé d’un an de controverse, publié le 20 mai 2021.

C’est donc un article de synthèse. Sa conclusion reprend les éléments qu’il affirme depuis un an :

« Dans l’état d’affolement collectif où se trouvait la population française au printemps 2020, ces rumeurs d’efficacité du traitement à l’HCQ ont rapidement trouvé un large écho, et sont sorties du champ médical et scientifique pour occuper le débat public. Dans une sorte de « boulangisme médical », un mouvement informel s’est cristallisé autour de thématiques politiques empruntées à la fois aux traditions de gauche et de droite (méfiance envers les multinationales pharmaceutiques, traditionalisme dans la pratique médicale, tiers-mondisme teinté de nationalisme, …), et polarisée par le culte d’une personnalité perçue comme un vieux héros rassurant, le directeur de l’IHU de Marseille, le professeur Raoult. La totalité du débat a été monopolisée par des politiciens et des médecins médiatiques, qui discutaient des mérites potentiels de ce traitement sans jamais aborder le fond du sujet : la falsification de la preuve d’efficacité, pourtant manifeste à la lecture de ces articles scientifiques que tous ces experts auto-proclamés commentaient publiquement. Un an plus tard, la controverse est essentiellement éteinte, l’HCQ n’est plus perçue comme le traitement efficace et bon marché qu’elle avait paru être au printemps 2020. Outre la succession d’échecs de ce traitement en essais cliniques, il est apparu que sa mise en œuvre était coûteuse, nécessitant une surveillance hospitalière, dont la facturation a soulevé une nouvelle polémique [25]. Dans cet épisode, où l’intérêt soudain du grand public pour la biologie moléculaire a souvent été alimenté par des informations douteuses, le monde médical et scientifique aura douloureusement expérimenté les principes de la communication à l’heure de la post-vérité : à court terme, un mensonge asséné avec suffisamment de conviction rend inaudible le discours rationnel et honnête de l’approche scientifique ».

C’est sans appel. Chaque lecteur peut se référer à l’ensemble de l’article. Pour notre part, nous soulignerons trois points :

  1. Seitz entend démonter les fraudes qui seraient contenues dans les publications de l’IHM concernant l’efficacité de l’HCQ contre le covid. Pour ce faire, il fait, étrangement au premier abord, référence au fameux article du Lancet, tellement clairement frauduleux qu’il avait été ensuite dépublié, mais qui avait exactement l’objectif opposé : à savoir discréditer l’HCQ. Mais c’est en fait pour permettre à l’auteur de mieux mettre exactement sur le même plan ce qu’il appelle les fraudes de l’IHM et la fraude de cet article. Rappelons que le Pr Raoult appelle l’escroquerie scientifique du siècle la parution de cet article du Lancet. C’est dire le caractère extrême du rapprochement proposé.
  2. Le fondement analytique de la condamnation pour fraude faite par M.Seitz se fonde sur l’analyse d’un article de mars 2020, portant sur une première cohorte de l’IHM de 26 malades. Il relève par exemple : « Le taux de létalité de la Covid-19 en France au printemps 2020 a été évalué entre 0,7 et 0,8%. De son côté, l’équipe de l’IHU de Marseille a publié un article où elle annonçait un taux de létalité de 0,75% dans la cohorte qu’elle avait traitée avec la bithérapie HCQ+AZI [11]. En réalité, une note de bas de page en fin d’article [NDLR : en fin d’article de la référence [11] précitée] précise que, pendant la rédaction de l’article, deux patients traités supplémentaires sont décédés, amenant le taux de létalité à 0,9%». Le covid étant une maladie très peu létale (eh oui, malgré les litanies salomonesques et terrorisantes sur les morts quotidiennes – en oubliant, on ne le rappellera jamais assez- qu’il meurt en moyenne 1650 personnes par jour en France …),  toute modification unitaire sur les décès pour un si petit nombre de malades entraîne une modification importante sur les pourcentages.

Il serait intéressant de voir M.Seitz appliquer ses hypothèses de travail et ses conclusions précédentes à des nombres plus grands et à des articles publiés par l’IHM plus récemment.

Parce que, avec obstination (ou ténacité), l’IHM continue de soigner. Le Pr Raoult, dans un entretien du 26 mai 2021 avec Radio Canada énumérait 600 000 tests PCR effectués sur 200 000 personnes, 40 000 personnes diagnostiquées positives et 25 000 personnes traitées. Avec ténacité (ou obstination), l’IHM met en forme les données recueillies pour publier des statistiques mises à disposition d’analyse par la communauté scientifique. Ainsi, le 27 mai, le Pr Raoult parle d’une étude sur 10 429 patients.

Le 4 juin, il annonce la mise en ligne d’un article portant sur 2111 patients hospitalisés à l’IHM (« Outcomes of 2,111 COVID-19 hospitalised patients treated with hydroxychloroquine/azithromycin and other regimens in Marseille, France : a monocentric retrospective analysis ») :

3. Pour ce qui concerne ces nombres, avant même de les avoir analysés, M.Seitz en fait remet en cause pour partie leur légitimité en critiquant les pratiques hospitalières supposées de l’IHM : comme le traitement HCQ + AZT nécessite une surveillance médicale en particulier cardiaque, les patients qui se présentent sont soumis à des examens médicaux. Selon M.Seitz, c’est le moment où l’IHM pratiquerait un tri, permettant d’évacuer en quelque sorte les patients à risque, pour ne garder dans la cohorte effectivement soignée à l’HCQ+AZT, et ensuite analysée, que ceux présentant les meilleures chances de guérison et les plus faibles chances de complication grave voire de décès. Selon lui, l’IHM, après les trois premiers jours de traitement, pratiquerait au surplus une nouvelle étape d’évaluation pour encore évacuer quelques cas mal détectés et qui pourraient porter préjudice à leurs statistiques.

Remarquons deux choses :

  • Cette accusation de pratique d’un tri des patients pour ne garder que ceux ayant un diagnostic le plus favorable est assez fréquente. A tel point que l’IHM est constamment obligée de rappeler que ce n’est pas ce qu’elle pratique. C’est par exemple le tweet épinglé figurant sur le compte Twitter du M.E. Chabrière (professeur de biochimie à l’IHU de Marseille et l’un de ses fervents défenseurs sur Twitter):

Qui d’ailleurs a été encore réaffirmé dans un tweet récent :

 

  • Cette pratique d’examens médicaux préalables pour en particulier définir la population à laquelle sera proposée le traitement HCQ+AZT (soumis encore à l’acceptation du patient) et proposer des traitements alternatifs aux autres est précisément documentée par l’IHM dans ses articles, en particulier celui portant sur 2111 patients. Comprendre l’impact potentiel sur les cohortes analysées par l’IHM à la suite de cet aiguillage médical nécessaire pour la pertinence des soins est une question qui a sa validité.

Il y a un point qui peut déjà être esquissé concernant la cohorte des 2111 patients : c’est la répartition par classes d’âge des personnes dites « hospitalisées » à l’IHM qui figure dans l’étude faite  (NB : cette information n’est pas fournie dans l’étude sur les 10429 patients).

Nous avons rapproché deux séries de données dans le croquis ci-dessous :

1° Le schéma fourni par l’IHM de répartition par âges des patients hospitalisés (barres blanches). On voit nettement une prédominance des âges entre 55 et 70 ans (les 50-70 ans représentent 39% des hospitalisés).

2° Un schéma fourni par l’application covidtracker : nous avons en effet recherché sur différents sites (sans grand succès) une répartition des hospitalisés en France par tranches d’âge. Covidtracker proposait ce schéma au 27/10/2020, date qui a l’avantage d’être inclus dans la période (mars à décembre) couverte par l’étude de l’IHM. Nous l’avons donc retenu. Il pourrait utilement être complété par d’autres données.

A cette date, nous voyons clairement une prédominance de la classe d’âge de 70 à 90 ans (qui représente 53% des hospitalisés, contre 37% pour les données de l’IHM) ; a contrario, les 50-70 ans ne représentent que 25 % (contre les 39% ci-dessus) des hospitalisés français au 27/10/2020.

Sur ces bases imparfaites, on peut avancer que la cohorte des patients hospitalisés à l’IHM paraît en moyenne nettement plus jeune que la cohorte de tous les patients hospitalisés en France (toujours pour cause de covid, bien sûr). Or, on sait que la gravité du covid est particulièrement corrélée avec l’âge.

A partir de là, on passe évidemment du constat aux hypothèses et commentaires/vocabulaire associés :

  • Certains y verront sans doute une validation de l’affirmation de fraude formulée par M.Seitz.
  • D’autres s’interrogeront d’abord sur la notion d’ « hospitalisation» : hospitalisation de jour et/ou hospitalisation de nuit (cf les différences de pratique entre l’IHM qui par exemple n’a pas de lit de réanimation, et les autres hôpitaux), qui pourraient entraîner des différences d’âge de prise en charge.
  • D’autres s’interrogeront sur les processus d’arrivée des personnes hospitalisées : malades se déplaçant volontairement à l’IHM pour être diagnostiqués puis soignés comme nécessaire ; ou bien malades hospitalisés dans les hôpitaux français en état déjà critique à la suite de la mise en pratique de la préconisation gouvernementale bien connue « Domicile/Dodo/Doliprane» ? Pouvant également expliquer des différences d’âge, puisque, rappelons-le encore, le taux de létalité du covid est intrinsèquement très faible.

Pendant ce temps-là (on dit ça, on dit rien), un tableau statistique fourni par l’INSEE concernant l’évolution des décès totaux par région montre, pour les régions françaises largement métropolisées (Île-de-France, Rhône-Alpes, Grand-Est, Hauts-de-France), un taux d’excédent de mortalité en 2020 par rapport à 2019 nettement plus élevé pour ces régions qu’en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, lieu d’influence plus importante de l’IHM.

Toute information capable d’établir des causalités un peu précises sera la bienvenue…

Au final, une différence sensible entre M.Seitz et nous nous paraît être la suivante : clairement, pour M.Seitz, la messe est dite quant à l’inefficacité du traitement à l’HCQ et à la dangerosité du traitement HCQ + AZT, ainsi qu’à propos de l’application consciente d’une volonté de frauder. Pour nous, la volonté de discernement reste intacte. De plus, nous constatons que l’apport du Pr. Raoult à la question générale des soins relatifs à l’épidémie de covid dépasse, de très loin, le seul aspect de l’HCQ. Enfin, il est vraiment difficile de croire que « le culte d’une personnalité perçue comme un vieux héros rassurant » [le Pr Raoult quasiment intronisé maréchal de France…] puisse suffire à expliquer qu’une institution de plus de 600 professionnels de santé continue sans broncher de soigner avec un cocktail inefficace au mieux, dangereux au pire, et soit entraînée dans une fraude statistique de grande ampleur (chaque publication de l’IHM est cosignée par une trentaine de scientifiques de l’Institut).

Soyons honnêtes : nous n’arrivons pas non plus à expliquer l’aveuglement de toutes ces élites gouvernementales et de santé publique à l’égard des soins en stade précoce et le mépris à l’égard des médecins, en particulier généralistes, qui ont essayé de faire part de leurs expériences.

Deux points communs relient cependant le Pr Raoult et M.Seitz :

  • La constance : chacun tient ferme sur ses conclusions depuis plus d’un an.
  • La capacité à gérer le temps long. Le Professeur Raoult aime rappeler que la science est la fille du temps (reformulation élégante du célèbre c’est à la fin du marché qu’on compte les bouses…) et que, pour le traitement HCQ + AZT d’une part, pour la folie gouvernementalo-covidesque d’autre part, il faudra peut-être des années pour arriver à des jugements qui seront alors plus clairement étayés et communément acceptés. M.Seitz est un coureur sur très longues distances : il a gagné les 100 km de Millau en 2015.

Il sera intéressant de continuer à confronter leurs avis et articles.

P.S. : A propos des variants, nous rappelions dans l’article du Salon beige « l’intérêt  –ne croyant pas à un rebond de l’épidémie- qu’il [le Pr Raoult] a porté aux variants dès juillet 2020 ». M.Seitz nous a fait observer :

« les scientifiques suivaient, depuis le tout début de l’épidémie, les émergences et propagations des différents variants, et que j’avais d’ailleurs eu l’occasion d’en parler lors d’une interview sur LCI le 12 avril 2020. … en ce qui me concerne, c’est au début du mois de février 2020 que j’ai, pour la première fois, téléchargé la collection de séquences de génomes de variants du SARS-CoV-2 de la banque de données GISAID ; à ce moment-là, début février 2020 donc, il y avait déjà 58 variants dans la base de données ; la dernière fois que je l’ai téléchargée, c’était en janvier 2021, et il y en avait plus de 300 000 ».

Dont acte. Et la vidéo d’avril 2020 nous apprend aussi que M.Seitz décrivait l’injection de plasma comme un traitement potentiellement prometteur. Il serait également intéressant d’avoir une actualisation de cette piste.

En immersion avec la police, le député découvre le caillassage

Le député LREM de la 6e circonscription de Maine-et-Loire, Nicole Dubré-Chirat a suivi, durant quatre heures, un équipage de la brigade anticriminalité.

« J’avais déjà suivi, durant plusieurs jours, un équipage de police secours. Mais là, je voulais me rendre compte du travail des policiers la nuit ».

Au milieu de la nuit, l’équipage de la bac a été appelé dans le quartier de la Roseraie pour des rodéos.

« Nous avons reçu des projectiles sur la voiture. Nous recevions des pierres mais aussi des pommes de terre congelées. Il y a eu des impacts sur la voiture de police ».

Le député reste près de deux heures sur place avec les policiers, qui auraient aussi reçu de tirs de mortier avant un retour au calme.

« Je voulais voir comment la police travaillait, avec quels moyens. On sait qu’en ce moment, elle est sollicitée quotidiennement et parfois mise en cause. Je sais aussi que les habitants du quartier ont peur. Là, j’ai tout vu en direct. »

« Il faut des effectifs en plus dans ces quartiers ».

Elle n’a pas encore tout vu. Dans le Vaucluse, des dealers d’une cité de Cavaillon ont construit en une nuit deux dos d’âne en béton armé au beau milieu de la chaussée. En plus des descentes de police, les trafiquants de drogue cherchaient aussi à freiner d’éventuelles bandes rivales voulant pénétrer dans ce quartier.

François-Xavier Clément : Je ne crois pas à la réforme du système scolaire

Professeur de philosophie et ancien chef d’établissements scolaires, François-Xavier Clément donnera une conférence mercredi à Nantes sur l’éducation intégrale. Il explique dans Ouest-France :

En quoi l’éducation intégrale serait-elle plus opportune que le système éducatif actuel ? Était-ce vraiment mieux avant ?

Alors, donnez-moi les fruits de tout cela ! On pouvait se permettre de douter quand il n’y avait pas de « thermomètre » pour éclairer la situation. Or, les enquêtes internationales démontrent malheureusement que le système scolaire français est devenu profondément inégalitaire. Il y a désormais un déterminisme scolaire qui est intolérable. Dans l’enquête PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), la France est classée en 23e position sur 70 ; pour l’enquête TIMSS (évaluer les compétences des élèves de CM1 et de 4e en mathématiques et en science), la France est 45e sur 70 ; quant à l’enquête PIRSL sur les capacités de lecture, la France est le 34e pays sur 50…

Or, le système scolaire éducatif français a une telle inertie qu’il est très difficile de le dévier de son orientation, cela empêche de le réformer. Il y a eu des tentatives avec la grammaire, les mathématiques. Mais la dégradation du niveau n’a jamais été aussi grave. Il y a de quoi être tremblant… La France est un berceau de la culture, du rayonnement occidental, au moins sur le plan littéraire. Oui, je pense que la dégradation s’aggrave et que ça n’a jamais été aussi loin. Je ne crois pas à la réforme du système, plutôt aux initiatives.

Vous êtes enseignant vous-même, vous avez dirigé des établissements. Outre le constat que vous faites, êtes-vous aussi porteur d’initiatives ?

Je suis en train de créer un réseau, Saint-Joseph éducation, avec l’idée de le proposer comme alternative au système général. Je travaille avec des mécènes pour créer des écoles ou affilier des écoles, soit des établissements privés sous contrat, soit des établissements hors contrat. Mais des écoles ouvertes à tous dans l’exigence de l’éducation intégrale. Nous allons initier un label de l’éducation intégrale et une certification de formations. […]

A 23 ans, elle a déjà acheté 13 enfants par GPA

Dans les médias, ça donne :

« A 23 ans, j’ai déjà 14 enfants et nous voulons une famille très nombreuse »

La russe Christina Öztürk a eu un bébé quand elle avait 17 ans. A 21 ans elle rencontre un magnat de l’immobilier et des transports originaire de Turquie âgé de 56 ans et père de 8 enfants déjà adultes. Ils veulent avoir le plus d’enfants possible. Un bébé chaque année !

Ils font donc appel à des mères porteuses ! C’est autorisé en Géorgie et une GPA y coûte environ 8 000 € par grossesse :

La clinique de Batoumi [Géorgie] choisit les mères porteuses pour nous et assume l’entière responsabilité du processus. Nous ne connaissons pas personnellement les mères porteuses et n’avons pas de contact direct avec elles afin d’éviter tout problème après la grossesse. Toute la communication passe par la clinique et nous ne faisons que surveiller les indicateurs de santé.

Combien de bébés refusés pour mauvaise santé ?

Ainsi 13 bébés sont nés en l’espace de quatorze mois et Christina a donc quatorze enfants à seulement 23 ans !

Sans doute un modèle pour Olivier Véran et Marlène Schiappa.

Neuvaine à saint Joseph pour le maintien du Motu proprio Summorum Pontificum

Lancée par Notre-Dame de Chrétienté :

Nous vous proposons la neuvaine ci-dessous. Le titre est assez explicite, et nous espérons que vous voudrez bien vous joindre à cette mobilisation spirituelle. La prière ne fait pas tout, certes. Mais rien ne s’obtient sans la prière.

L’actualité récente de la vie de l’Eglise montre un projet de restriction concernant la place de la messe traditionnelle (ou forme extraordinaire) dans l’Eglise. Et autour de la Messe, c’est le rapport au Magistère, la pastorale, un ensemble large et cohérent, que certains souhaiteraient voir remis en cause.

Tradidi quod et accepi. J’ai transmis ce que j’avais reçu. Voilà la définition de la « pastorale tradie », s’il faut se risquer à expliquer ce concept. Voilà ce que nous voulons être, essentiellement ; de fidèles récepteurs de la foi catholique, et ensuite de fidèles transmetteurs.

On nous reproche une pastorale d’enfermement et de conservation, une formation « parallèle » aux directives de l’autorité, un problème d’obéissance. On nous soupçonne d’un esprit de raideur.

Nous aimons réaffirmer simplement que le courant traditionnel n’est peut-être pas la seule solution de la crise dans l’Eglise, mais il est une part de la solution. Nous aimons à croire que nous ne sommes pas réductibles à un « problème ».

Nous croyons à la force de l’autorité quand elle est bienveillante et paternelle. Nous croyons aussi au risque, souvent vérifié dans l’histoire, d’une réduction de l’autorité au pouvoir, et d’une tentation de faire sentir ce pouvoir au risque du droit et de la justice. Mais alors, au-delà des discours, que deviendront les conditions d’une authentique communion et d’une paix dans l’Eglise? Or c’est absolument nécessaire dans notre époque agitée.

Nous essayons humblement, chaque jour, de ne pas confondre la souplesse et la fermeté d’âme qu’inspire le Saint Esprit avec la faiblesse, la soumission aveugle, ou la raideur.

Nous savons également, avec le père Clerissac, que l’on peut avoir à souffrir non seulement pour l’Eglise mais par elle.

Ce que nous demandons, dans la pleine et visible communion de l’Eglise, c’est de pouvoir continuer à faire l’expérience pleine et sereine de la Tradition vivante. Ce n’est pas seulement un drapeau, c’est un pilier. C’est une source. La liturgie traditionnelle est un des canaux de cette source. Nous en avons besoin, nous en avons soif. C’est vital.

Nous pensons que le Motu Proprio Summorum Pontificum a créé dans l’Eglise les conditions favorables pour cela.

« Ne soyez préoccupés de rien. Mais que vos demandes soient portées devant Dieu dans la supplication et l’action de grâce, par la prière » (St Paul, Philippiens). Nous faisons donc connaître par la prière ce besoin à notre Père du ciel, en passant par celui qui en est la meilleure image sur la terre ; Saint Joseph.  « Toujours l’Eglise a exalté et honoré saint Joseph d’un culte exceptionnel, (…) ; toujours, dans les heures critiques, elle a imploré son assistance » (Pie IX, Décret Quemadmodum Deus). »

La neuvaine commencera le jeudi 10 juin, date de la Messe d’action de grâce célébrée à Ste Odile. Avec les présents, nous dirons cette prière ensemble en direct sur place. Nous serons unis par la force de la prière et de la communion des saints à tous ceux et celles qui le veulent ! Voulez-vous vous joindre à nous? Alors rendez-vous le 10 juin, seul ou en groupe, en famille, en paroisse, en communauté. Sursum corda, dans la confiance !

Neuvaine à Saint-Joseph

pour demander le maintien sans restriction dans l’Eglise du Motu Proprio Summorum Pontificum

Prière du frère André, l’Apôtre de St Joseph, 1845 – 1937 (Chaque jour de la neuvaine)

Saint-Joseph, père nourricier si fidèle de l’Enfant divin, époux virginal de la Mère de Dieu, protecteur puissant de la sainte Église, nous venons vers vous pour nous recommander à votre protection spéciale.

Vous n’avez rien cherché en ce monde sinon la gloire de Dieu et le bien du prochain. Tout donné au Sauveur, c’était votre joie de prier, de travailler, de vous sacrifier, de souffrir, de mourir pour lui.

Vous étiez inconnu en ce monde et cependant connu de Jésus, ses regards reposaient avec complaisance sur votre vie simple et cachée en lui.

Saint Joseph, vous avez déjà aidé tant d’hommes, nous venons vers vous avec une grande confiance.

Vous voyez dans la lumière de Dieu ce qui nous manque, vous connaissez nos soucis, nos difficultés, nos peines.

Nous recommandons à votre sollicitude paternelle cette affaire particulière, le maintien sans restriction du motu proprio Summorum Pontificum dans l’Eglise.

Nous la mettons entre vos mains qui ont sauvé Jésus Enfant, mais avant tout implorez pour nous la grâce de ne jamais nous séparer de Jésus par le péché mortel, de le connaître et de l’aimer toujours plus, ainsi que sa sainte Mère, de vivre toujours en présence de Dieu, de tout faire pour sa gloire et le bien des âmes, et d’arriver à un jour à la vision bienheureuse de Dieu pour le louer éternellement avec vous.

 

Prière du Pape François pour l’année jubilaire à St Joseph (chaque jour de la neuvaine)

Salut, gardien du Rédempteur,
époux de la Vierge Marie.
À vous Dieu a confié son Fils ;
en vous Marie a remis sa confiance ;
avec vous le Christ est devenu homme.

O bienheureux Joseph,
montrez-vous aussi un père pour nous,
et conduisez-nous sur le chemin de la vie.
Obtenez-nous grâce, miséricorde et courage,
et défendez-nous de tout mal. Amen.

 

Quelques extraits de la Lettre apostolique Patris Corde (à lire et méditer au cours de la neuvaine)

La confiance du peuple en saint Joseph est résumée dans l’expression « ite ad Joseph » qui fait référence au temps de la famine en Égypte quand les gens demandaient du pain au pharaon, et il répondait : « Allez trouver Joseph, et faites ce qu’il vous dira » (Gn 41, 55). Il s’agit de Joseph, le fils de Jacob qui par jalousie avait été vendu par ses frères (cf. Gn 37, 11-28) et qui – selon le récit biblique – est devenu par la suite vice-roi d’Égypte (cf. Gn 41, 41-44).

Joseph n’est pas un homme passivement résigné. Il est fortement et courageusement engagé. L’accueil est un moyen par lequel le don de force qui nous vient du Saint Esprit se manifeste dans notre vie. Seul le Seigneur peut nous donner la force d’accueillir la vie telle qu’elle est, de faire aussi place à cette partie contradictoire, inattendue, décevante de l’existence.

Si la première étape de toute vraie guérison intérieure consiste à accueillir sa propre histoire, (…) il faut cependant ajouter une autre caractéristique importante : le courage créatif, surtout quand on rencontre des difficultés. En effet, devant une difficulté on peut s’arrêter et abandonner la partie, ou bien on peut se donner de la peine. Ce sont parfois les difficultés qui tirent de nous des ressources que nous ne pensons même pas avoir.

Une lecture superficielle de ces récits [de l’Evangile de l’enfance de Jésus] donne toujours l’impression que le monde est à la merci des forts et des puissants. Mais la “bonne nouvelle” de l’Évangile est de montrer comment, malgré l’arrogance et la violence des dominateurs terrestres, Dieu trouve toujours un moyen pour réaliser son plan de salut. Même notre vie semble parfois à la merci des pouvoirs forts. Mais l’Évangile nous dit que, ce qui compte, Dieu réussit toujours à le sauver à condition que nous ayons le courage créatif du charpentier de Nazareth qui sait transformer un problème en opportunité, faisant toujours confiance à la Providence.

Si quelquefois Dieu semble ne pas nous aider, cela ne signifie pas qu’il nous a abandonnés, mais qu’il nous fait confiance, qu’il fait confiance en ce que nous pouvons projeter, inventer, trouver.

Entre Mélenchon et Le Pen, Raphaël Enthoven vote Le Pen

Interrogé par les internautes sur le choix qu’il ferait en cas de second tour Marine Le Pen vs Jean-Luc Mélenchon, le philosophe Raphaël Enthoven a rédigé un fil sur Twitter, pointant l’incompétence de l’une et les reniements du seconds, pour finir par avouer :

C’est une nouvelle partie du plafond de verre qui s’effondre… Le complotisme de Jean-Luc Mélenchon est devenu son « point de détail » (en référence à celui qui a permis d’ostraciser Jean-Marie Le Pen). Son islamo-gauchisme fait de lui le nouveau croque-mitaine de la vie politique française. C’est un basculement.

Henri Leroy, sénateur LR des Alpes-Maritimes, vante la droiture de Thierry Mariani (RN) et d’Alexandra Masson (RN)

Les LR macron-compatibles s’étranglent de ce commentaire de Henri Leroy, sénateur LR des Alpes-Maritimes et maire honoraire de Mandelieu :

Laurent Wauquiez partage avec le responsable RN de sa région « la volonté du redressement de notre pays »

Et Laurent Wauquiez ajoute même qu’il est « convaincu que cela peut commencer par notre région« . Bien entendu, la gauche s’offusque de cette perspective d’union des droites :

« (…) Lors de la dernière session du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes (AURA), le 29 avril. Entre deux délibérations, Laurent Wauquiez (Les Républicains, LR) rend un vibrant hommage à Charles Perrot, président du groupe du Rassemblement national (RN). « Nous partageons la volonté du redressement de notre pays. Je suis convaincu que cela peut commencer par notre région », dit l’ancien porte-parole du gouvernement Fillon à l’élu RN de l’Isère. Pas d’incompatibilité majeure, une perspective nationale.

Pour sa dernière séance avant la campagne, M. Wauquiez, 46 ans, trace les lignes de la droite : ouverte à l’extrême droite. L’allégeance ne semble émouvoir personne, dans cette assemblée qui a vu chuter Charles Millon en 1998. A l’époque, l’élu (UDF) avait provoqué un séisme et plombé sa carrière politique en passant un accord avec le frontiste Bruno Gollnisch, pour tenter de sauvegarder son fauteuil régional. Un quart de siècle plus tard, le durcissement de la droite se banalise dans la deuxième région de France.

Avec 36 % d’intentions de vote, Laurent Wauquiez devancerait de seize points le RN au premier tour, selon une enquête IFOP-Fiducial menée du 17 au 21 mai auprès d’un échantillon de 993 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1 101 personnes, représentatif de la population Auvergne-Rhône-Alpes, pour Lyon Capitale et Sud Radio.

L’autre information qui fait beaucoup parler dans les milieux de gauche localement, c’est que la gauche pourrait, avec encore un petit effort, frôler l’élimination complète et ne pas être présente au 2ème tour. Il suffirait que les deux listes PS et EELV perdent encore quelues points et passent en dessous des 10% :

« La liste de La République en marche (LRM) est située en troisième position à 14 %, suivie des écologistes (12 %), du Parti socialiste (11 %), et de la liste communistes- « insoumis » (6 %). »

Manifestation contre le projet de loi ni bio ni éthique

La séance sur le projet de loi bioéthique a commencé à 16h en plénière à l’Assemblée nationale. De son côté, le lobby LGBt a commandé un sondage pour faire avancer la légalisation de la vente d’enfants par GPA, prochaine étape liberticide. Et en séance, le ministre de la justice a avoué qu’il y a bien un lien entre PMA et GPA :

Combien de temps durera cette ligne rouge ?

La Manif Pour Tous manifeste en ce moment à côté de l’Assemblée Nationale :

Motion de rejet déposée par le député Emmanuelle Ménard sur le projet de loi bioéthique

Voici la motion de rejet déposée par le député Emmanuelle Ménard sur le projet de loi bioéthique.

Emmanuelle Ménard a déposé 210 amendements pour cette nouvelle lecture en séance.

« Osons l’optimisme » : le nouvel indécent slogan de Macro-Néron, le grand déconstructeur

De Bernard Antony :

Sens : c’est dans cette petite ville que s’est déroulée dans la nuit de ce samedi la dernière en date des émeutes urbaines, parfaitement préparée selon la police avec saccages de magasins, pillages et destructions diverses.

C’est du moins cette émeute qui a retenu l’attention des medias. Car dans d’innombrables quartiers on ne saurait dire que les nuits sont calmes, livrées à tous les trafics, à toutes les perturbations sonores, à tous les rodéos imaginables.

Mais observons qu’il se produit à peu près dans notre pays une émeute chaque semaine méritant médiatisation.

C’est ainsi que s’est instaurée une sorte de reprise, moins pacifique, des spectacles d’arènes organisés jadis de ville en ville, dans les années d’avant 1968 par le gentil et dynamique animateur Guy Lux. C’était « Intervilles ».

C’était retransmis sur la télévision au temps où il n’y avait qu’une seule chaîne puis deux. Mais à la sortie de l’arène ou du stade, la fête continuait très tard dans les places et les rues avec l’animation des fanfares ou des « bandas » locales. Sans grands incidents sauf quelques phénomènes d’ébriété dus à la soif, ce que suffisaient à contrôler les polices municipales. Sans incendies de voitures, sans autre explosions que celles de pétards de magasins de farces et attrapes.

On pèse combien cela ne serait plus possible aujourd’hui.

Pourquoi ? Parce que la composition sociologique de notre société s’est modifiée et que les phénomènes de « grand remplacement » ont conduit aussi en bien des lieux à beaucoup « d’ensauvagement ».

Mais cela n’émeut pas M. Macron. Comme lui-même et son épouse Brigitte sont à l’abri d’à peu près toutes les agressions, alors le voilà qui ose proférer sa dernière trouvaille pour séduire les électeurs : « Osons l’optimisme ! ».

Que voilà un propos parfaitement néronien !

Néron, dit-on, chantait en contemplant le grand incendie de Rome. Macron, lui, ce Macro-Néron qui se croit sans doute le divin artiste de toutes les déconstructions qu’il appelle de ses vœux, appelle à « oser l’optimisme ». Et il est optimiste !

  • « Optimiste » parce qu’il a décisivement proclamé que « la culture française, ça n’existe pas ». Et il s’emploie en effet à soutenir tout ce qui la détruit.
  • « Optimiste » car ne rencontrant pas beaucoup de réactions, après ces propos, il a pu glorieusement annoncer qu’il entendait « déconstruire l’histoire de France ».
  • « Optimiste » parce qu’il avait déjà dans ce registre frétillé de contentement de lui-même en assénant l’abjecte énormité que la colonisation de l’Algérie avait été un « crime contre l’humanité ». Et qu’il va ainsi pouvoir un peu œuvrer comme le Général De Gaulle en organisant le largage de la Nouvelle-Calédonie.
  • « Optimiste » parce que le triomphe de la langue inclusive et le recul, sans cesse, de l’emploi de la langue française, vont parfaitement s’harmoniser dans la révolution culturelle intercontinentale. Ainsi, en effet, aura-t-il été le grand annonciateur d’une culture française qui n’existe pas puisqu’il l’aura détruite.
  • « Optimiste » parce que, avec la loi mensongèrement qualifiée de « bioéthique », c’est un nouveau pas dans la déconstruction de la famille et la culture de mort qu’il aura fait franchir.

Macro-Néron peut déjà s’enorgueillir du superbe bilan de ses quatre premières années à l’Elysée. N’a-t-il pas déjà réalisé une grande partie de son « imaginaire », ce mot qu’il chérit tant ? L’imaginaire d’une sublime multiple déconstruction : de la culture, de l’histoire, de l’identité française, de l’économie française, de la famille française selon la loi naturelle.

Magnifique réalisation génocidaire en vérité de ce Macro-Néron dans les yeux duquel brillent souvent comme les démoniaques flammes de toutes les « déconstructions ».

Mais combien de Français pèsent-ils que cet artiste en déconstruction est tout simplement un calamiteux destructeur ?

C’est arrivé un 7 juin…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 juin : saints du jour français ou en France.
    • Bse Anne de Saint-Barthélémy, carmélite (1549-1626)

À Anvers en Belgique, en 1626, la bienheureuse Anne de Saint-Barthélemy, vierge, moniale de l’Ordre des Carmélites déchaussées. Disciple et secrétaire de sainte Thérèse de Jésus, dotée de grâces mystiques, elle diffusa et rénova sans relâche l’Ordre en France.

  • Bse Marie-Thérèse de Soubiran la Louvière, vierge et fondatrice :« Congrégation de Marie Auxiliatrice » (1834-1889)

Marie-Thérèse de Soubiran La Louvière naît le 16 mai 1834 à Castelnaudary. Elle est issue d’une ancienne famille du Midi de la France. Élevée par des parents profondément chrétiens, elle désire très jeune répondre à l’appel de Dieu et lui consacrer sa vie.

À 20 ans, elle essaie une vie religieuse dans un béguinage de Gand en Belgique, mais cette expérience ne dure qu’un an et elle revient en France, où elle voudrait l’adapter. En 1854, avec quelques compagnes, elle ébauche une première forme de vie religieuse. Pendant plusieurs années, les sœurs partagent une vie de pauvreté dans la prière et le travail. Elles construisent une maison pour accueillir les fillettes pauvres, mais, à peine achevée, la maison est détruite par un incendie.

Afin de mieux discerner le dessein de Dieu, Marie-Thérèse part à Toulouse en 1864 pour faire une retraite de trente jours. Dans la prière, elle comprend que Dieu lui demande de continuer la fondation ébauchée, mais en lui donnant une autre base, et qu’elle doit y demeurer pour en assurer la croissance. Elle consacre alors la jeune congrégation à Marie, dont désormais toutes les Sœurs porteront le nom.

La « Congrégation de Marie Auxiliatrice » est née. Les Sœurs adopteront la spiritualité ignatienne et trouveront Dieu aussi bien dans la prière que dans l’action apostolique. La maison mère de Toulouse essaime bientôt dans toute la France et même, après la guerre de 1870, en Angleterre.

Mère Marie-Thérèse constate l’exode rural des jeunes vers la ville où l’industrialisation commence à se développer. Le projet apostolique de la Congrégation sera donc de « Soutenir les jeunes filles de l’âge de quatorze ans à vingt-cinq ans environ. Très spécialement cette partie de la jeunesse qui, sans famille, réside dans les grandes villes, fréquente l’atelier et les fabriques. Ce but étant un besoin de nos sociétés modernes qui centralisent tout et remplacent les familles chrétiennes par des masses d’individus… »

Pour mieux se mettre entre les mains de Dieu, « pour ne faire fond que sur Lui », Marie-Thérèse renonce à tous ses biens personnels par un vœu de pauvreté radical : Dieu lui donne une tâche à accomplir, elle compte uniquement sur Lui pour la réaliser. « Celui qui met sa confiance en Dieu est fort de la force même de Dieu ».

Mais une sœur la supplante à la tête de la congrégation et la chasse. En 1874, elle échoue à Paris où elle est recueillie par les sœurs de Notre-Dame de Charité. Elle mène alors une vie très effacée jusqu’à sa mort le 7 juin 1889. Un an plus tard, une nouvelle supérieure est élue à la tête de la Congrégation de Marie-Auxiliatrice et Mère Marie-Thérèse est réhabilitée.

Marie-Thérèse de Soubiran est proclamée bienheureuse le 20 octobre 1946 par le Vénérable Pie XII.

  • le 7 juin 555 : mort du pape Vigile.
  • le 7 juin 1099 : début du siège de Jérusalem, par les Croisés de la première Croisade.

Les Croisés pénètrent dans la ville le 14 juillet suivant (voir la chronique du jour) ; la ville est totalement libérée le 15.

  • le 7 juin 1441 : le pape Eugène IV signe à Florence une bulle qui crée l’Université de Bordeaux.
  • le 7 juin 1494 : Traité de Tordesillas.

Ce traité est signé entre l’Espagne et le Portugal, pour se partager le Nouveau Monde et la délimitation de leurs futures possessions coloniales. L’année précédente, la bulle Inter caetera du pape Alexandre VI a déjà partagé le globe en deux (Voir la chronique du 4 mai. Le traité de Tordesillas repousse vers l’ouest cette ligne de démarcation qui passe maintenant à 2 000 kilomètres à l’ouest des îles du Cap-Vert. Toutes les terres nouvellement découvertes à l’est de cette ligne appartiendront au Portugal, l’Espagne ayant les terres situées à l’ouest. La France et l’Angleterre n’acceptent évidemment pas ce partage..

  • le 7 juin 1520 : l’entrevue du Camp du Drap d’or débute.

La rencontre se déroule du 7 au 24 juin 1520 entre François 1er et Henri VIII d’Angleterre, près de Calais. Cette entrevue porte essentiellement sur le maintien de l’équilibre entre les nations européennes et l’élection du roi d’Espagne comme empereur du Saint Empire romain germanique, sous le nom de Charles Quint un an plus tôt.

Le Roi de France espère une alliance avec l’Angleterre. Il déploie pour cela tout le luxe et le prestige possible pour la réception. C’est un échec pour François Ier, qui ne parvient pas à sceller d’alliance. Le rapprochement d’Henri VIII avec Charles Quint deux semaines plus tard efface tout le bénéfice que François Ier pensait tirer de cette rencontre.

  • le 7 juin 1546 : les Rois François Ier et Henry VIII d’Angleterre signent un traité de paix à Adres.

Par ce traité l’Angleterre, qui l’occupe depuis 1542, est censée restituer Boulogne-sur-Mer à la France, dans un délai de 8 ans contre la somme de 800 000 écus d’or. En 1550, Edouard VI remet la place contre 400 000 écus d’or seulement.

  • le 7 juin 1654 : sacre de Louis XIV en la cathédrale Notre-Dame de Reims.

Le 7 juin 1654, le jeune Louis XIV est officiellement sacré Roi de France, dans la cathédrale de Reims. Le Roi, qui a 16 ans et qui a subi la Fronde, laisse Mazarin diriger le pays malgré son couronnement, préférant parfaire ses compétences guerrières auprès de son ami Turenne.

Mazarin écrit de lui : « Il y a en lui assez d’étoffe pour faire quatre Rois et un honnête homme. »

Le jeune Roi sait très bien que sa naissance est miraculeuse (cf. les chroniques du 10 et 21 février) ; son père en remerciement consacre la France à Notre Dame. Le siècle qui suit est le siècle français. Les arts, les armées, la littérature, l’esprit français sont la référence, la gloire habite notre pays, où la foi catholique triomphe au point qu’il est courant d’entendre en Europe le dicton « Heureux comme Dieu en France ». Le bon goût, la courtoisie et l’art de vivre français sont imités partout. De 1684 à 1709, Notre Dame apparaît régulièrement à Benoite Rencurel pour lui révéler les dangers qui entourent le Roi et faire prier pour lui. Le 17 juin 1689, le Sacré Cœur apparaît à Sainte Marguerite Marie Alacoque et rappelle Au Roi et au Pape la mission divine de la France et de la race des Capétiens :

«Fais savoir au fils aîné de mon Sacré cœur que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma Sainte Enfance, de même il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle par la consécration qu’il fera de lui-même à mon Cœur Adorable, qui veut triompher du sien, et par son entremise, de celui des grands de la terre.

Je veux régner dans son palais ; être peint dans ses étendards et gravé dans ses armes, pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis en abattant à ses pieds ces têtes orgueilleuses et superbes pour le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte Eglise.

Dis lui de faire un édifice où serait le tableau de mon divin Cœur, pour y recevoir les hommages du Roi et de la cour. Je veux protéger et défendre la personne du Roi contre tous ses ennemis visibles et invisibles dont je veux le défendre et mettre son salut en assurance par ce moyen. »

Le Roi ne recevra pas cette demande ou ne la suivra pas. Dès lors la seconde partie de son règne n’est plus aussi éclatante. Pour autant sa piété n’est pas mise en défaut. Ainsi il répond à son confesseur le père Larue qui le trouve récitant son chapelet :

«  N’en soyez pas tant étonné, mon père, je tiens cette pratique de la Reine ma mère, j’en fais gloire, et je serai fâché d’y manquer un seul jour. »

Avec sa mort en 1715, s’achève un règne de 72 ans, qui reste le plus long de l’histoire de France.

Voir les chroniques des 1er et 5 septembre.

  • le 7 juin 1660 : apparition de saint Joseph à Cotignac.

Les apparitions de Saint Joseph sont rares. Il apparaît avec la Vierge et l’Enfant Jésus à Fatima le 13 octobre 1917, mais il est particulièrement vénéré à Cotignac (diocèse de Fréjus dans le Var). La Vierge était apparue sur le mont Verdaille au bûcheron Jean de La Baume (10 et 11 août 1519), ce qui avait entraîné la construction d’une église dédiée à Notre-Dame de Grâces, lieu de miracles dont les papes firent mention.

Cotignac est connu suite à une apparition de Notre Dame le 10 aout 1519 (voir la chronique du jour). Plus tard, la naissance du Roi Louis XIV est liée à ce haut lieu spirituel. En effet, à Paris le frère augustin déchaussé Fiacre de Saine Marguerite (né Denis Antheaume) prie suite à une locution intérieure la Vierge pour que Anne d’Autriche ait un héritier.

La Vierge lui a demandé trois neuvaines, la première à Notre-Dame de Grâces de Cotignac, la deuxième à Notre-Dame de Paris et la troisième à Notre-Dame des Victoires de la même ville (voir la chronique du 10 février). C’est ainsi que naît Louis XIV, le frère Fiacre a été envoyé par Louis XIII et Anne d’Autriche à Cotignac pour y faire la neuvaine voulue ; peu de jours après son départ, Louis XIII déclare vouloir consacrer la France à la Vierge, et le Dauphin tant désiré naît le 5 septembre 1638, neuf mois, jours pour jour, après la fin des trois neuvaines. En 1644, la régente Anne d’Autriche envoie à nouveau le frère Fiacre à Cotignac pour demander à la Vierge de protéger son fils. Louis XIV vient en pèlerinage le 21 février 1660, en compagnie de sa mère, de son frère le duc d’Anjou (futur duc d’Orléans), de sa cousine la Grande Mademoiselle, du cardinal Mazarin (voir la chronique du jour).

Il donne de somptueux cadeaux à l’église de Cotignac, et envoie une dernière fois le frère Fiacre vers Marie en 1661.Dieu permit encore que saint Joseph apparaisse le 7 juin 1660 à un berger assoiffé, Gaspard Ricard. Il lui ordonne de déplacer une trop lourde pierre, ce qu’il fait, une source apparaît.

Ce jour là, en pleine chaleur, Gaspard Ricard, un jeune berger de 22 ans, garde son troupeau sur le mont Bessillon. Il a soif quand soudain, il aperçoit « un homme à ses côtés » qui lui désigne un lourd rocher en lui disant «  Je suis Joseph, enlève-le et tu boiras ».

Devant la surprise et l’hésitation du jeune berger, l’apparition réitère son conseil. Gaspard soulève alors sans peine le rocher et découvre une source. Il boit alors à satiété et court porter la nouvelle au village. En un lieu que tous savent dépourvu de source, coule désormais une eau fraîche. Ainsi Cotignac mérite bien d’être appelé le village de la Sainte Famille !

Cette eau s’avère bien vite miraculeuse ; s’en suit la construction d’une chapelle Saint-Joseph, approuvée par l’évêque. C’est ainsi qu’on honore à Cotignac la Vierge et son époux. La nouvelle église Notre-Dame de Grâces conserve l’inscription signalant la visite royale de 1660 (ex-voto de marbre noir, 1667), l’ancienne statue de la Vierge et le cœur du frère Fiacre ; à 3 km de là, une église bâtie au pied du Grand-Bessillon est sur le lieu de la source et de l’apparition de saint Joseph. Le 12 mars 1661, Louis XIV invite les évêques de France à faire chômer la fête de saint Joseph, le 19 suivant, interdisant tout commerce et travaux en ce jour, ce qui est immédiatement ratifié par les vicaires généraux de l’archevêque de Paris le 14 (voir la chronique du 19 mars). On remarque que le 7 juin 1660 est aussi le jour où l’infante Marie-Thérèse entre en France pour y épouser Louis XIV en personne (elle était déjà mariée par procuration, voir la chronique du 19 mars). Ce jour reste chômé en France, jusqu’à la révolution, en l’honneur de St Joseph par décision royale du Roi Louis XIV.

  • le 7 juin 1798 : la frégate la Décade arrive à Cayenne, avec à son bord 329 déportés, dont 150 prêtres.
  • le 7 juin 1863 : les Français font leur entrée à Mexico que Juarez a évacué sans combat.
  • le 7 juin 1929 : le Vatican devient un État souverain.

Voir la chronique du 11 février sur les accords de Latran Saint-Siège et le Royaume d’Italie. Ces derniers sont ratifiés le 7 juin.

  • le 7 juin 1929 : la France et l’Allemagne signent le plan Young.

Ce plan réduit les réparations de guerre de 70% (38 milliards de reichsmarks payables en 59 annuités jusqu’en 1988). Il n’est jamais réellement exécuté et l’Allemagne ne paiera pas sa dette de guerre.

  • le 7 juin 1936 : les accords de Matignon sont signés.

Dans la nuit du 7 au 8 juin, à l’hôtel Matignon à Paris, sont signés des accords qui prévoient la généralisation des conventions collectives, la création des délégués du personnel et une augmentation de 12% des salaires. Mais on retiendra surtout l’instauration de la semaine de 40 heures et l’octroi de 15 jours de congés payés.

  • le 7 juin 1968 : le gouvernement français gracie 11 membres de l’OAS.

Les généraux Salan et Jouhaux sont dans la liste.

Loi de bioéthique : les chimères, jouets de savants fous

Ce lundi 7 juin, alors que commence la nouvelle lecture de la loi de bioéthique à l’Assemblée nationale, les 577 députés français ont reçu un écrin contenant une médaille. Une médaille à deux faces, comme les deux visages radicalement différents que pourrait prendre notre société et plus profondément même notre humanité, selon l’issue de ce texte.

L’avers porte la mention  » Hommage aux protecteurs de humains  » ; le revers :  » Blâme aux producteurs de chimères « . Selon leur vote en 2e lecture, l’une ou l’autre apparaitra aux yeux du parlementaire. À chacun de choisir le visage qu’il veut donner à son vote en nouvelle lecture.

Pascale Morinière, présidente des Associations Familiales Catholiques, alerte ainsi les députés :

 » À l’heure où, pour la troisième fois, vous allez vous exprimer sur les articles du projet de loi relatif à la bioéthique, j’attire votre attention sur un point important qui a peu fait l’objet de débats au sein de l’hémicycle : l’autorisation des chimères animal-homme. Un choix qui risque de faire basculer l’humanité telle que nous la connaissons.

Les expériences effectuées dans ce domaine en Chine, aux États-Unis ou même en France démontrent qu’il s’agit d’un rêve d’apprenti sorcier sans espoir thérapeutique.

Des risques existent : les zoonoses, la migration des cellules humaines dans d’autres parties du corps de l’animal jusqu’à lui donner une apparence humaine voire une conscience humaine, la possibilité que ces cellules se différencient en gamètes dans l’embryon animal, ouvrant la voie à la fabrication d’embryons à partir de ces cellules chimériques. « 

Ce projet de loi donne un cadre légal au très lucratif business de la procréation humaine. Les enjeux sont énormes pour améliorer la rentabilité de la chaine de production artificielle de l’humain. Dans ce processus de fabrication, la technique des chimères fait partie de l’indispensable volet  » Recherche et développement ».

Alors quel visage de l’être humain les députés souhaiteront-ils préserver ? Quelle vigilance et prudence éthiques sont-ils prêts à exercer sur l’ensemble des mesures que comporte ce projet de loi face aux sirènes de la technique et du marché ? Les députés provoqueront-ils un basculement anthropologique irrémédiable ou vont-ils choisir de préserver l’humain de toute mainmise technique et marchande ?

Ils peuvent encore faire pencher la balance en se plaçant du bon côté de l’histoire et choisir le visage qu’ils souhaiteront donner à leur vote. Les Associations Familiales Catholiques les invitent à la clairvoyance.

L’opération Barkhane a-t-elle encore un sens ?

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

La France a annoncé, le 3 juin, la suspension de ses opérations conjointes avec le Mali dans le cadre de l’opération Barkhane. Cette annonce n’a guère surpris. Deux coups d’État militaires se sont succédé au Mali, l’un en août 2020, l’autre le 24 mai dernier. Le nouveau président, le colonel Goïta, n’a guère la confiance de Paris et il est illusoire d’espérer une stabilisation de la situation à court terme. Surtout, derrière Goïta, se profile l’ombre de l’imam Dicko. Proche des islamistes, il prône la réconciliation des Maliens, ce qui sous-entend un rapprochement avec les combattants djihadistes. Dicko et son allié Maïga, dont on parle pour le poste de Premier ministre, ont provoqué plusieurs rassemblements dans la capitale Bamako réclamant le départ de la France.

C’est à cause du Mali que la France a lancé l’opération Barkhane en 2013. C’est à cause du Mali qu’elle risque d’y mettre fin.

En effet, le nord du Mali était tombé aux mains des djihadistes dès 2012 et la faiblesse de l’armée malienne (mais est-ce vraiment une armée ?) laissait présager une rapide victoire complète des islamistes dans tout le pays. L’intervention de l’armée française avait empêché ce scénario catastrophe qui pouvait entraîner l’ensemble de la région dans le chaos islamiste.

Mais huit ans après, la question se pose : faut-il poursuivre cette intervention coûteuse à tout point de vue ? Car jamais la France n’a trouvé un appui militaire conséquent dans ces pays qu’elle est venue aider : la force conjointe, appelée G5, et regroupant des troupes venues du Burkina Faso, du Tchad, du Niger, du Mali et de la Mauritanie, est à peu près totalement inefficace. Un seul pays fait exception, le Tchad, dont les troupes sont les seules à faire preuve de combativité. La mort récente du président tchadien, Idriss Déby, dans des conditions d’ailleurs assez troubles, est un rude coup et Paris a perdu son interlocuteur le plus fiable.

Aujourd’hui, avec des moyens limités sur un territoire grand comme plusieurs fois la France, il faut sans doute donner un autre format à Barkhane. Certes, son bilan est loin d’être totalement négatif et de très nombreux djihadistes ont été mis hors d’état de nuire (il est impossible d’en connaître le nombre). Mais si les opérations au sol ont été souvent couronnées de succès, chacun s’accorde à dire que ce sont les interventions aériennes qui ont provoqué le plus de dégâts chez l’ennemi.

Or, ces interventions aériennes pourraient fort bien, en cas d’urgence, être organisées depuis les bases françaises de Côte d’Ivoire, du Sénégal ou du Gabon.

Mais cela ne résoudrait pas le problème d’un pouvoir malien devenu de plus en plus complaisant avec les djihadistes et qui pourrait finir par pactiser avec eux. Comment intervenir, alors, dans un tel contexte ?

Ce qui est certain, c’est que les efforts considérables de l’armée française pour former des cadres militaires maliens ont échoué. L’armée malienne est une armée de papier, il ne faut pas se le cacher.

Alors, faut-il continuer à risquer la vie de nos meilleurs soldats pour un pays qui ne veut même pas se défendre ? Poser ainsi la question, c’est déjà y répondre.

Bioéthique : les enfants viennent-ils au monde pour « s’adapter » à nos désirs?

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

Aujourd’hui 7 juin commence l’examen du projet de loi bioéthique en 3ème lecture.

Juristes pour l’enfance, association dévouée à la promotion des droits de l’enfant, invite solennellement les députés à protéger les enfants des désirs des adultes et des profit des marchands.

La généralisation de la PMA satisfait les désirs d’enfants des uns, la recherche de profit des autres et les enfants issus de ces technologies sont supposés « s’adapter ».

La loi va-t-elle organiser la venue au monde d’enfants conçus en vue de « s’adapter » :

  • Aux désordres médicaux importants liés notamment à la fécondation in vitro? (voir données ci-dessous)
  • Aux troubles de l’identité : comment ingorer les témoignages poignants de ces jeunes conçus de donneurs déjà décédés, de jeunes hantés par l’existence connue ou non de demi-frères et sœurs dans la nature, de jeunes amputés d’une part d’eux-mêmes ?
  • A la souffrance de la privation délibérée de leur père? Une femme seule et un couple de femmes peuvent bien entendu aimer un enfant mais cet amour ne remplace pas le père effacé. Kianni Arroyo, 23 ans, élevée par ses deux mamans, témoigne combien son père lui a manqué(1), alors qu’elle est par ailleurs satisfaite de son enfance : «J’avais l’habitude de faire des cartes de fête des pères pour mon donneur parce que je n’avais pas de père. Je n’ai jamais rien fait avec ces cartes ». Elle a depuis rencontré son donneur et « s’est rendu compte de tout ce qu’elle avait hérité de lui ». Elle s’est lancée dans la recherche de ses frères et sœurs et organise avec eux le mois prochain « une réunion de famille » .

Comment ignorer plus longtemps cette évidence que les liens du sang ne sont pas anodins et ne peuvent être écartés à la légère ?

La levée de l’anonymat du donneur à la majorité de l’enfant offrira sans doute des réponses à certains questionnements, mais combien y aura-t-il aussi de déceptions, de souffrances supplémentaires, de frustrations de plus ?

Le jeune voudra-t-il rencontrer le donneur ? Celui-ci sera-t-il disponible ? Le jeune voudra-t-il le remercier, lui crier sa douleur, lui demander de l’argent, de l’affection, un héritage, une filiation ?

Le Parlement va-t-il balayer ces souffrances en sommant ces jeunes de «s’adapter» encore ?

Le rôle de la loi n’est-il pas de rechercher la justice, la défense de celui qui ne peut se défendre lui-même, l’enfant qui n’est pas seulement « le produit de technologies scientifiques » mais un être humain à part entière et non seulement un être convié à la vie pour s’adapter aux désirs d’autrui.

Il est encore possible de réorienter la loi vers la prudence, le principe de précaution qui interdit de faire peser sur les générations futures le poids de choix individualistes et égoïstes,

Il est encore temps de dire NON à la loi de bioéthique.

(1) : dans le Daily Mirror : article

(2) : consultez les données scientifiques dans l’encadré ci-dessous

SANTE : RISQUES POUR L’ENFANT CONÇU PAR FECONDATION IN VITRO

Quelques chiffres :

– Etude sur 4 millions d’enfants américains (source : Centers for Disease Control and Prévention )1 :

Risque de malformation non chromosomique (comme anomalies cardiaques) : + 40%
Risque d’autisme multiplié par 2

– Etude suédoise : risque de mort avant le 1er anniversaire : +45% (Source : Karolinska Institute) ²

– Etude suédoise sur 2,5 millions d’enfants suédois : risque de développer un retard mental plus élevé de 18% (et majoration avec l’utilisation de la technique ICSI qui consiste à injecter directement un seul spermatozoïde dans le cytoplasme de l’ovocyte) (Source : Journal of the American Medical Association)3 .

– Etude danoise : cancers infantiles : risque 2,43 fois plus élevé (source : Danish Cancer Society )4.

– Etude sur 500 000 grossesses australiennes : risque de malformation cardiaque multiplié par 2 avec une FIV, et par 4 quand la FIV permet la naissance de jumeaux (source : Institut de recherche Robinson de l’Université d’Adélaïde)5 .

– PMA avec tiers-donneur : augmentation du risque diabète de type 1 multiplié par 7, augmentation du risque de maladies thyroïdiennes, de bronchites aigües, et d’apnée du sommeil multiplié par 2, incidence d’allergies : + 10% (Source : Caring Futures Institute de l’Université Flinders)6.

Explications avancées par les scientifiques :

– La manipulation mécanique des gamètes comme des embryons in vitro occasionnerait un stress cellulaire ;

– L’effraction des cellules nécessaires à la conception in vitro serait également en cause (en particulier avec la technique de l’ICSI).

– Les traitements de fertilité administrés à la mère (en particulier dans les troubles épigénétiques) ;

– S’y ajoute un environnement très différent de « l’environnement naturel : gaz, lumière, mouvements, température, nutriments, sentiments… alors que tous ces aspects sont très importants au niveau épigénétique. Les désordres médicaux constatés seraient également liés à cette impossibilité de reproduire exactement l’environnement du corps humain.

Sources
1 : “Key Findings: Use of assisted reproductive technology and risk of birth defects” : https://www.cdc.gov/art/key-findings/birth-defects.html et “Key Findings: The association between assisted reproductive technology and autism spectrum disorder” : https://www.cdc.gov/ncbddd/autism/features/artandasd.html

2 : Mortality from infancy to adolescence in singleton children conceived from assisted reproductive techniques versus naturally conceived singletons in Sweden” : https://www.fertstert.org/article/S0015-0282(19)32488-4/fulltext

3 : https://www.francetvinfo.fr/sante/un-certain-type-de-fiv-augmente-les-risques-de-retard-mental_361580.html

4 : “Association between Fertility Treatment and Cancer Risk in Children” : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31821431/

5 : https://medicalxpress.com/news/2020-02-ivf-twins-hearts-quadruple.html

6 : https://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-developmental-origins-of-health-and-disease/article/abs/selfreported-physical-health-status-of-donor-spermconceived-adults/92D06B125AB27F0537FA26DF3BDC8418

XIIe cérémonie des Bobards d’Or

La XIIe cérémonie des Bobards d’Or aura lieu lundi 14 juin à 19 heures au théâtre du Gymnase, 38, boulevard de Bonne-Nouvelle, 75010 Paris.

Pour consulter les 15 Bobards présélectionnés

Pour sélectionner en ligne les 9 Bobards qui seront départagés par le public du Théâtre du Gymnase

Pour s’inscrire à la cérémonie

La Reconquête

Quel est le point commun entre Laurent Wauquiez, Eric Zemmour, Marion Maréchal ou le duc d’Anjou? A première vue, peu de choses les relient. Mais un roman de politique-fiction, tout frais sorti des presses, en fait des acteurs majeurs de la reconquête de la France par les Français.

L’idée de départ est, hélas, d’une brûlante actualité: notre malheureuse patrie poursuit sa descente aux enfers et se disloque chaque jour davantage entre « communautés » rivales. L’islamisme, en particulier, ne cesse de marquer des points, grâce à la lâcheté ou à la complicité de trop nombreux politiciens. Emmanuel Macron, qui a été réélu en 2022, se trouve confronté en 2026 à une résurgence du mouvement des Gilets jaunes et à des émeutes des banlieues sécessionnistes. Son gouvernement est incapable de faire face à la crise et il démissionne. S’ensuit une campagne présidentielle hors norme. Pour le reste, je vous laisse découvrir ce récit haletant et très bien écrit par un excellent connaisseur des milieux dirigeants.

Un roman palpitant, enraciné dans l’actualité et dans l’amour de la France. Et une bouffée d’espérance bien venue en ces temps troublés!

Offre de lancement: 12 euros port compris.

Guillaume de Thieulloy

Des faux militants payés et issus d’associations communautaires au meeting de Valérie Pécresse

Mediapart consacre un article aux manoeuvres électorales de Valérie Pécresse :

En août 2019, Valérie Pécresse organise le meeting le plus important de l’histoire de son parti politique, Libres!, à Brive-la-Gaillarde. Derrière la foule de 1 500 personnes se trouvaient en réalité des contingents entiers de faux militants rameutés tous frais payés depuis Paris et issus d’associations communautaires, selon notre enquête. Certaines de ces structures sont financées par la région Île-de-France, que préside Mme Pécresse.

[…] Leur venue s’est faite par l’entremise d’associations (Fédération de Wallis-Futuna, Union des Serbes de France, Parti panafricain, mouvement d’opposition cambodgien, etc.) implantées en Île-de-France, la région que dirige Valérie Pécresse depuis 2015. L’opération s’est déroulée sous la houlette de l’un des vice-présidents de Mme Pécresse, le puissant Patrick Karam, chargé de la vie associative et du sport, qui détient par ce biais un levier important sur les subventions régionales. Plusieurs associations dont sont issus les faux « militants » mobilisés pour gonfler les rangs du rassemblement ont vu leurs subventions augmenter sous la présidence de Mme Pécresse.

Le problème des théories complotistes, c’est qu’elles ont un an d’avance

Y a-t-il encore quelqu’un qui fait confiance aux médias ?

Législatives partielles : nouvelle victoire de l’abstention

Le ministre Brigitte Bourguignon sauve son siège face au RN dans le Pas-de-Calais, avec 62,05% des voix face au Rassemblement national. Dans l’entre-deux tours, le ministre avait obtenu le soutien de Xavier Bertrand et de la fédération départementale de LR, qui avaient appelé à un «barrage» face au parti de Marine Le Pen. Participation : 24% des inscrits

Le Parti socialiste sort gagnant de la bataille des gauches à Partis. La candidate Lamia El Aaraje (56,6%) l’emporte face à l’Insoumise Danielle Simonnet dans le 20e arrondissement. Participation : 16,4%

Dans l’Oise, Victor Habert-Dassault (LR), neveu d’Olivier Dassault, succède à son oncle décédé dans un accident d’hélicoptère en mars 2021. Le jeune avocat obtient 80,41% des voix face au RN, représenté par Claire Marais-Beuil (19,59%). Participation : 24,3%

Le parti de centre droit UDI conserve son siège en Indre-et-Loire. Sophie Métadier, maire de Beaulieu-lès-Loches, également investie par LR et soutenue par LREM, obtient 62,9% des suffrages exprimés face à la socialiste Murielle Riolet, adjointe à la mairie de Chambray-lès-Tours. Participation : 18,25%