Jean-Luc Mélenchon, partisan de la théorie du complot
Dans l’émission Questions politiques (France Inter/Le Monde/Franceinfo), le chef de file de la France insoumise et candidat à la présidentielle prévient d’un « grave incident ou un meurtre » en amont du scrutin pour « inventer une guerre civile » :
« Sinon, on nous sort un autre petit Macron du chapeau, (…) on ne sait pas qui c’est, pouf, il se fait élire président. C’est le système qui l’invente. La dernière fois, Macron, il est arrivé au dernier moment. Là, ils vont peut-être en trouver un autre ».
« A chaque fois, ils en trouvent un. Dans tous les pays du monde, on a élu des petits Macron, il s’appellait Macri en Argentine, (…) c’était en Ukraine un type qui jouait dans une série de télévision (une allusion à Volodymyr Zelensky, élu en 2019). Dans tous les pays du monde, ils ont inventé un type comme ça, qui sortait de rien, et qui était porté par un système oligarchique ».
« De même que vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Ca a été Merah en 2012 (auteur jihadiste des tueries de Toulouse et de Montauban, notamment dans un établissement scolaire juif) , ça a été l’attentat la dernière semaine sur les Champs Elysées (en 2017, un jihadiste assassine le policier Xavier Jugelé) , avant on avait eu Papy Voise (avant le 1er tour de l’élection présidentielle de 2002, un papy est agressé et fait la une des médias. La gauche a utilisé ce fait-divers pour expliquer la présence de JM Le Pen au second tour sans avoir à se remettre en question.), dont plus personne n’a jamais entendu parler après. Tout ça, c’est écrit d’avance« .
Tout ça c’est écrit d’avance… voilà une belle théorie du complot…
Après, dire que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un meurtre, c’est enfoncer une porte ouverte. Puisque TOUTES les semaines il y a une attaque commise par un ou des immigrés.
Vendredi dernier, à Nantes, un Algérien en situation irrégulière a attaqué des passants avec un tournevis. C’est la vigilance d’un vigile qui a permis d’éviter un mort.
C’est un clin d’oeil de Mélenchon à l’électorat islamo-complotiste.
Bioéthique : la Manif Pour Tous se mobilise
Avant les deux manifestations prévues à Paris ce lundi puis demain mardi près de l’Assemblée Nationale, La Manif Pour Tous s’est mobilisée ce week-end dans les Pays de la Loire.
Des « actions flash et visuelles » étaient prévues dans cinq villes : Cholet, Nantes, La Baule et Les Sables-d’Olonne durant le week-end, Angers lundi (à 19h30 place du Ralliement).
Le rassemblement des Sables-d’Olonne s’est déroulé sur la place du Tribunal, parfois à la surprise des badauds.
A Nantes, le rassemblement s’est déroulé devant le mémorial de l’Esclavage pour redire leur opposition à cette loi qui « représente également une porte ouverte à de nombreuses dérives, à la gestation pour autrui, à la marchandisation de l’enfant et de la femme ».
Zemmour : Les pacifistes confondent la soumission avec la paix. On n’aura pas la paix si on se soumet, au contraire on aura une guerre terrible.
Eric Zemmour se dévoile dans un portrait de près d’1h30 réalisé par Livre Noir : enfance, traditions familiales, foi, chaque question est l’occasion d’une évocation de la grande Histoire, celle qui surplombe ses souvenirs et lui permet de poser des diagnostics précis.
«On va finir dans un VBCI dans les Yvelines, la bataille de nos vies va être la bataille de France… »
A la suite de la lettre des généraux, un officier parachutiste a pris la parole sur le fil Telegram de Gallia Daily. Il a été reproduit sur Le Courrier des stratèges et mérite d’être lu. Extraits :
[…] Cette lettre est froide et prophétique. Et c’est pourquoi elle est dérangeante. C’est mon analyse personnelle, mais je crois que la partie de la lettre où nos Anciens parlent de la guerre qui vient et des « milliers de victimes » qui vont s’accumuler, est la plus frappante. Et la plus inquiétante.
Car d’une certaine manière, cette lettre nous invite à faire un saut dans le futur, à former cette vision : imaginez la rue de votre village ou de votre ville, avec des voitures brûlées et renversées, une odeur de cadavres, un voisin accroché au lampadaire ou mort sur le trottoir, le visage écrasé. Imaginez la place de votre ville transformée en champ de tentes de l’ONU pour accueillir les réfugiés de guerre. Imaginez la chapelle de votre hameau transformée en cache d’armes, en tour pour un TP [sniper] ou en hôpital de fortune… Imaginez le parc où jouent vos enfants transformé en cantonnement pour une section de combat en transit… Imaginez les larmes dans votre famille, chez vos amis, lorsque chacun devra choisir son camp…
Cette lettre n’est pas seulement une lettre. C’est une image mentale de notre futur proche, une image de notre patrie détruite par la guerre. Et personne ne veut avoir cette vision. Alors certaines personnes jurent de détruire ceux qui, en écrivant cette lettre, ont apporté cette vision dans leur vie.
[…] la grande majorité de l’Institution est d’accord avec la déclaration contenue dans cette lettre. Des soldats, aux sous-officiers, aux officiers, je pense que tout le monde est d’accord. Il y a forcément des débats sur le fond, certains sont plus radicaux, d’autres moins, d’autres trouvent qu’il était maladroit d’écrire une lettre publique. Mais dans l’ensemble, tous les militaires partagent le constat d’une France qui s’effondre.
Il n’y a pas de sondage, vous devrez donc me croire sur parole. Mais pour vous donner un exemple : nous avons beaucoup discuté de cette lettre avec certains de mes anciens camarades de promo à l’EMIA, et la totalité de mes camarades sont d’accord avec cette lettre. Pas 51%, ou 60%. 100 %. 100%… Même chose à Cyr [ESM de Saint Cyr]. Il en est de même pour la dernière promotion de Saint Maix [école de sous-officiers]. Ce que j’essaie de vous faire comprendre, c’est que presque tous les jeunes cadres de notre armée, les futurs sergents, lieutenants, colonels et généraux, sont conscients que la France est certes en train de s’effondrer. Mais surtout, ils sont conscients qu’elle va vers la guerre. C’est un sujet dont nous parlons très librement entre nous, dont nous parlons très souvent.
Quelques jours avant cet entretien, j’étais dans mon régiment et je suis allé à la popote de ma compagnie. La télévision était allumée et ils parlaient de la lettre. Un jeune caporal de ma compagnie rigolait et disait à son sergent : «Putain, nos familles pensent qu’on va se battre contre Daesh dans le désert, mais en fait on va finir dans un VBCI [blindé] dans les Yvelines, la bataille de nos vies va être la bataille de France… ». C’est anecdotique, mais je pense que cela représente bien le sentiment d’une grande partie des soldats français : la bataille de notre vie, ce sera la bataille de la France….
Vous trouverez forcément des gens, soldats et officiers, qui ne sont pas d’accord avec cette lettre. Dans une armée de 300.000 hommes, c’est statistiquement évident. Mais je répète mon propos : pour l’immense majorité des soldats de nos armées, la question du déclin de la France ne se pose même pas. Le déclin de notre pays est une évidence pour la quasi-totalité d’entre nous.
[…] Je le dis donc à la fois aux « républicains antimilitaristes inquiets » et aux « césaristes providentialistes enthousiastes » : n’attendez rien de ces généraux, et n’attendez rien de l’armée en général. Il ne se passera rien de ce côté-là. Cette lettre était une alerte, rien de plus, il n’y a pas de complot de militaires patriotes qui, dans l’ombre, préparent un coup d’état pour sauver la France.
J’ai vu dans la liste de questions que vous m’avez envoyée de la part de vos lecteurs américains que beaucoup font référence au mouvement Qanon. Je ne suis pas un expert en politique intérieure américaine, mais d’après ce que je comprends, le mouvement Qanon est un mouvement d’Américains complotistes qui croient que, face à une élite internationale malveillante, il y aurait à la tête de nos pays une élite cachée et positive qui agirait dans l’ombre au nom du peuple, pour ainsi dire.
Que cette théorie soit vraie ou fausse, je considère que toutes les théories qui encouragent la passivité sont néfastes. Si demain une rumeur essaie de vous faire croire qu’il y a des gens de votre côté et qu’ils vont libérer le pays pour vous et changer les choses alors que vous êtes assis sur votre canapé, alors c’est un mensonge.
Je le dis pour les Français et pour la plupart des autres peuples : il n’y a pas de groupe dans l’ombre qui travaille pour défendre vos intérêts ; il n’y a pas de conspiration de généraux, de milliardaires ou de politiciens pour changer les choses au nom du peuple. Il n’y a rien de tel.
Si demain des généraux vous disent : « Restez chez vous, nous avons le contrôle, nous nous occupons de tout, le pays sera bientôt libre », ils vous mentent. Faites exactement le contraire de ce qu’ils vous disent, agissez, ne soyez pas passifs. La liberté est nécessairement active, la passivité est un esclavage. L’homme passif est toujours soumis à la volonté des hommes qui agissent.
[…] Ce qui est menacé, ce ne sont pas » les valeurs de la République « , ni nos lois, ni notre système parlementaire, ni notre » vivre-ensemble « . Ce qui est menacé, c’est la France. C’est le droit des Français à disposer d’un territoire pour y vivre. Ou pour reformuler en des termes certes polémiques mais plus précis : ce qui est menacé à moyen et long terme, ce sont les Français de souche.
Les menaces dont parlent les généraux sont l’expression très concrète d’une évolution absolument inédite dans l’histoire de notre pays : une nation forte et dominatrice, invaincue et invincible, se lasse de sa surpuissance et décide de s’inventer des problèmes pour s’occuper. Ainsi, elle se retrouve rapidement affaiblie et culpabilisée au point de se suicider démographiquement. La France n’est pas attaquée, elle ne meurt pas tuée par un ennemi plus fort. Elle se suicide.
Mais le caractère suicidaire de notre situation actuelle n’enlève pas la responsabilité des élites ou des populations nouvellement arrivées. Celui qui frappe un homme dans le dos mérite la corde. Celui qui frappe un homme déjà à terre mérite la corde. Les élites et les lobbies sont coupables de trahir et de frapper la France dans le dos ; les populations colonisatrices sont coupables de frapper un pays déjà à terre.
C’est ce débat qui devrait être au centre de la scène publique, et c’est ce débat tabou qui n’est pas évoqué par les généraux : celui de la tension raciale qui commence et qui va atteindre un pic paroxystique.
La question qui se pose au XXIe siècle est celle de savoir si les Français de souche auront encore un pays à la fin du siècle. C’est tout. Tous les autres débats sont des circonvolutions pour parler de ce sujet sans en donner l’impression.
[…] Le fait est qu’un couple français qui donne naissance à un enfant en 2021 doit être conscient que cet enfant grandira dans un pays où il sera minoritaire, où les tensions raciales seront exacerbées. Je ne dis pas « l’enfant sera minoritaire demain », je dis « nos enfants sont déjà condamnés à être minoritaires chez eux, déjà aujourd’hui ». Je le sais d’autant mieux que j’ai 4 enfants.
Un militaire a la chance de pouvoir rentrer chez lui le soir et d’enlever ses Haix et son Felin [uniforme]. Nous pouvons enlever notre uniforme et vivre une vie normale après tout. Nos enfants n’auront pas cette chance, ils porteront leur uniforme toute leur vie : leur peau blanche est leur uniforme dans cette guerre atroce qui leur est déjà faite, une guerre qui va s’intensifier. J’espère que les parents qui lisent ceci en sont conscients : le monde que vous connaissez n’existe plus pour vos enfants. Il n’existe plus. Leur monde, c’est le Brésil mélangé au Liban, ce n’est pas les Trente Glorieuses ou les dessins animés de Gullie.
Alors oui, non seulement le phénomène du changement démographique est une réalité. Mais c’est même le principal clivage politique du pays. Au final, consciemment ou non, tout le monde se structure autour de ce sujet ou de ses satellites. La gauche trouve que 400 000 immigrés par an, ce n’est pas assez, que [40 %] des naissances africaines, ce n’est pas assez. La droite trouve que c’est un peu trop, mais que si Mokhtar s’appelait François, se convertissait à l’athéisme LGBT et obtenait sa carte d’identité française, tout irait mieux pour notre pays.
Pour l’instant, ces débats sont puérils et hypocrites. Mais la discussion deviendra plus tendue et plus radicale lorsque les Français comprendront qu’il ne s’agit pas seulement d’un débat théorique, lorsqu’ils comprendront que c’est leur vie, en tant qu’individus et en tant que peuple, qui est en jeu.
Sous quel régime vivons-nous ?
Entretien de Mathieu, collaborateur de l’émission diffusée à midi sur Radio Courtoisie, avec le Père Michel Viot, patron de ce libre journal Lumière de l’Espérance, sur son dernier livre : La France a besoin d’un Roi :
Père avant que je vous pose un certain nombre de questions sur ce dernier ouvrage, dont nous avions déjà parlé, mais qui me semble maintenant revêtir une actualité plus brûlante, vous avez souhaité faire une déclaration préalable. Pourquoi ?
Je suis avant toutes choses un prêtre catholique je veux très brièvement parler de ce qui s’est passé ce samedi 29 mai dernier lors de la procession organisée par le diocèse de Paris et la paroisse Notre Dame des Otages. Dans le cadre de la commémoration du 150 ème anniversaire de la Commune de Paris, il s’agissait de faire mémoire des prêtres, dont l’Archevêque de Paris, des gendarmes , gardes républicains, et autres représentants des pouvoirs légalement constitués, assassinés en cette fin mai 1871, dans des conditions abominables.
Comme l’a précisé Monseigneur Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, nous ne manifestions nullement, nous participions à une procession suivant le chemin de souffrance qui fut celui des otages de 1871. Une sorte de véritable chemin de croix, tel que le vécut notre Seigneur Jésus Christ. Je cite les paroles de notre évêque « Nous étions dans une démarche de prière et de commémoration, sans aucune forme d’expression ou de revendication politique…nous ne fêtions pas la victoire d’un camps sur un autre! ». Grâces soient rendues à Monseigneur Jachiet qui a porté la croix en tête de la procession sous les sarcasmes, les quolibets, les assauts de quelques excités, passant tout près de lui, et j’ai pu tout voir, me trouvant à un mètre derrière, et je n’oublie pas le Père Mayor au milieu de nous, allant et venant des coins les plus exposés à d’autres qui le devenaient, assumant sa responsabilité d’organisateur, dans la logique de sa fonction de curé du lieu où s’était produit le massacre. Nous n’étions protégés que par deux policiers qui n’ont pas ménagé leur peine et dont je veux saluer le courage.
Qu’on ne se méprenne donc pas sur mon propos. Je pardonne à tous ceux qui nous ont fait du mal ou qui ont voulu nous en faire, comme nous l’a demandé notre Archevêque. J’étends ce pardon aux autorités politiques qui ont laissé faire, comme à tous les média qui ont masqué ou faussé l’événement. Mais je demande justice, ce qui implique la recherche de la vérité sur le pourquoi de ces tristes événements, et j’attire très respectueusement l’attention des autorités de l’Eglise catholique sur ce que je vais être obligé de dire concernant le journal La Croix, suite aux nombreuses réactions dont j’ai eu connaissance.
Pour ce qui concerne la justice, notre Archevêque a porté plainte, très exactement comme il le fallait. Il a défendu ainsi son troupeau, qu’il en soit remercié.
Mais je me dois de réitérer , comme je l’ai fait sur Cnews, dans l’émission de Monsieur Morandini, mes très vifs reproches à Monsieur le Préfet de Police de Paris. Il ne pouvait pas ignorer en effet la présence des disciples des Communards de 1871, qui venaient de manifester de la place de la République , au mur des fédérés au cimetière du Père Lachaise, et qui nous attendaient , emplissant les terrasses des cafés, du départ de la procession, devant le square de la Roquette, jusqu’à la rue de Ménilmontant. Il sait aussi que cet itinéraire comporte des cafés ou autres locaux qui servent de lieux de rassemblement à ces groupes très violents, que ses services connaissent fort bien. Aussi, savait-il obligatoirement qu’ils avaient constitué un « comité d’accueil . » pour notre procession. Des trois petits cars de police stationnés devant le square de la Roquette, personne n’est jamais sorti. Deux policiers je le rappelle nous ont accompagnés, et quand des renforts ont été demandés pour disperser la barricade humaine qui nous empêchait de rejoindre la rue de Ménilmontant pour poursuivre notre procession après notre halte à Notre Dame de la Croix, c’est une dizaine de policiers motorisés qui est arrivée. Une centaine de nouveaux communards a pu ainsi parvenir à ses fins, empêcher la procession d’arriver à son but.
Monsieur le Préfet de Police avait pourtant donné son autorisation. Je ne ferai pas injure à son intelligence en disant qu’il fut pris au dépourvu. Je crains qu’il ait misé à tort sur la peur des chrétiens qu’il espérait voir rebrousser chemin, ce que certains ont fait. Mais je crains surtout qu’il ait plus suivi son idéologie que ce que lui commandait son devoir. Il doit protection à tous les citoyens français, et pas seulement à ceux qui chantent « du passé faisons table rase. »; et les citoyens de ce pays qui placent leur confiance en Jésus-Christ, soleil de justice, ont autant droit à sa sollicitude que ceux qui aiment le soleil qui se lève et se couche au Grand Orient de France.
J’incrimine aussi Monsieur le Président de la République, qui a tristement trompé les catholiques depuis son discours des Bernardins ( 9 avril 2018), lui qui n’a pas cessé et ne cesse de prendre des mesures toutes plus nuisibles les unes que les autres contre notre Église. Or dans le discours auquel je faisais allusion, il avait dit « Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé, et qu’il vous importe à vous comme à moi de le réparer. ». On connaît la suite… En fin de compte le Président regarde le soleil se lever dans la même direction que son Préfet de Police, même s’ils le font à des places différentes.
Mais le pire n’est pas là. Il vient du journal La Croix. Le 1er juin, Monsieur Guillaume Goubert après avoir admis la légitimité de la procession catholique écrit « Il ne faut pas déduire de cette triste péripétie une montée générale d’intolérance à l’égard du catholicisme dans la société française… », ce qui va contre toutes les statistiques de profanations contre les religions en France. Car c’est le catholicisme qui est le plus visé, bien loin avant toutes les autres religions. Et il conclut le plus sérieusement du monde « Restaurer une capacité à exprimer des désaccords d’une manière civile est une tâche prioritaire dans laquelle les chrétiens peuvent -et doivent – se situer en première ligne. ». Le moins qu’on puisse dire , c’est qu’il ne donne guère l’exemple avec son journal qui ne donne la parole qu’à un certain catholicisme ou prétendu tel !
Ainsi le 6 juin, La Croix n’hésitait pas à publier une tribune pleine de haine rampante, parce que camouflée (mal) par les formules sucrées de la fraternité forcée, texte émanant de 15 catholiques engagés, bien sûr, qui en aurait douté, s’adressant « au clergé organisateur de la « marche des martyrs de la Commune. ». Nous pensons que cet événement était une aberration spirituelle et politique. ». Certes ils poursuivent en précisant tout de même que cela « ne justifie en rien les violences que vous avez subies samedi dernier et qui nous attristent . ». Voilà pour la fraternité forcée qui sera appuyée par un fraternellement final ! Le raisonnement qui suit relève du sophisme le plus absolu. Le processus de pensée que j’ai qualifié de raisonnement, par charité, relève plutôt d’un ensemble d’amalgames aussi tordus que confus qu’il serait trop long de démonter ici. Je retiens simplement cette perle « Les otages de la Commune ont été assassinés non pas en raison de leur foi chrétienne, mais en raison de leur affiliation supposée aux ennemis de la Commune. Cela ne légitime évidemment pas leur assassinat mais le remet en perspective. » . Avec de tels modes de pensées, on peut « remettre la mise à mort de Jésus. » et les morts de la Shoah « en perspective… » , je vous laisse imaginer la suite. Et le texte de continuer à jouer sur les mises en perspectives douteuses « La diabolisation du clergé catholique entre sans doute en compte et doit être critiquée , mais entre aussi en ligne de compte le copinage structurel de ce même clergé avec la bourgeoisie capitaliste. ».
Où ces messieurs situent-ils alors le Père Henri Planchat , surnommé en son temps, l’apôtre des faubourgs, religieux de Saint Vincent de Paul, que les apôtres des classes populaires massacrèrent rue Haxo le 26 mai 1871? Je rassure les vrais catholiques, ce père sera bientôt béatifié.
Je relèverai encore un exemple qui fait mal, la référence à l’Archevêché de Paris qui en 1971 avait refusé de célébrer une messe commémorative, et cela visiblement plait à nos protestataires, d’autant plus qu’à l’époque, le nom de Monseigneur Darboy fut retiré de la liste des personnes à béatifier. Ce rappel de ce qu’on nous montre comme une période glorieuse de l’archevêché de Paris me trouble, je préfère ne pas en dire plus pour l’instant ! Tout comme le reproche d’avoir associé à la procession, le souvenir français. Les anciens combattants seraient ils des criminels contre l’humanité ? Faudrait-il proscrire leurs drapeaux de nos églises comme c’est encore le cas dans certains endroits ? Enfin on nous demande « de cesser de prendre les chrétiens en otages ! », en fait de cesser de montrer notre foi en dehors de nos églises, d’arrêter d’être l’opium du peuple, rengaine du discours marxiste qui irrigue d’ailleurs toute cette déclaration, véritable réquisitoire contre l’Eglise. Ainsi les auteurs de ce texte n’étaient que des Torquemada masqués et peureux, qui de ce fait se sont contentés de jouer les Tartuffes. Et le journal La Croix leur a ouvert ses colonnes.
Liberté de la presse me dira-t’on? Sans doute ! Mais il faut quand même se souvenir que La Croix est un journal officiellement catholique. S’il veut être autre chose, qu’il change son titre comme la Vie a eu l’honnêteté de le faire en ne s’appelant plus la Vie catholique. Il cherche un titre ? Je lui propose « Le gibet. » car il y soutient le catholicisme comme la corde soutient le pendu. Enfin, et pour aller dans le sens des 15 catholiques engagés auquel La Croix a ouvert ses colonnes, je suggère tout comme eux la cessation de prises en otages, à commencer par les paroisses catholiques et leurs paroissiens , abonnés à ce journal par une sorte d’automatisme « à placer lui aussi en perspective…..Le remettre en cause relèverait de la simple et authentique justice , à défaut d’une justice de classe!
C’est arrivé un 6 juin…
« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 6 juin : saints du jour français ou en France.
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St Cérase, évêque d’Eauze († v. 452)
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À Grenoble, vers 452, saint Cérase, évêque, qui remercia saint Léon le Grand pour son Tome à Flavien et préserva son troupeau de l’hérésie.
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St Claude, évêque et abbé à Condat, Archevêque de Besançon (v. 607 † 699)
Claude illustra par ses vertus la partie orientale de la Bourgogne, connue sous le nom de Franche-Comté. Il naquit à Salins vers 607, d’une illustre famille romaine.
Dès l’âge de sept ans, il fut confié à des maîtres habiles qui lui enseignèrent en même temps les leçons de la science humaine, de la foi et de la piété. Il se plaisait beaucoup dans la lecture des Livres saints, des Actes des Martyrs, de la Vie des saints et des sermons des Pères et des docteurs de l’Église ; aussi, jeune encore, devint-il fort instruit.
Tous les jours on le voyait assister à la Messe ; il passait à l’église la plus grande partie des dimanches et des fêtes ; il ne se plaisait que dans la compagnie des personnes sérieuses et édifiantes : c’étaient des indices d’une vocation spéciale. Pourtant Claude exerça le métier des armes jusqu’à vingt ans, et ce n’est qu’alors qu’il entra dans la sainte milice.
l fut le modèle des chanoines de la cathédrale de Besançon ; sa vie était celle d’un austère religieux. Ce n’était pas encore assez pour sa grande âme ; il se retira, douze ans plus tard, dans un couvent ; là, il ne vivait que de racines, reposait sur un dur grabat, n’aimait que la prière. Cinq ans après, il est abbé de son monastère.
Ce n’est qu’à l’âge de soixante-dix-huit ans qu’il est élu, malgré ses larmes, archevêque de Besançon. Son épiscopat dura sept années, pendant lesquelles il s’acquitta aussi parfaitement que possible de tous les devoirs d’un pasteur.
Les sermons du saint vieillard avaient tant de force, qu’ils arrachaient les âmes du vice, inspiraient la vertu et furent une cause du renouvellement de la foi et des mœurs dans son diocèse. Il profitait de ses visites pastorales pour exercer les œuvres de miséricorde corporelle en même temps que les œuvres de miséricorde spirituelle, visitant les malades, assistant les pauvres et ne refusant à personne un conseil ou une consolation.
Son grand âge le porta à retourner dans son monastère, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans, et il gouverna ses religieux pendant plusieurs années encore. Après trois jours de maladie, il réunit ses frères, leur adressa une touchante exhortation, leur donna le baiser de paix et s’endormit doucement dans le Seigneur, à l’âge d’environ quatre-vingt-douze ans
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Saint Norbert Archevêque, Fondateur de l’Ordre des Prémontrés (1080-1134)
Norbert, né en 1080, près de Cologne, fut engagé dès son jeune âge dans la cléricature ; mais il fréquentait plus la cour que l’Église et reculait devant les Ordres sacrés, afin de suivre la voie des plaisirs.
Il avait déjà trente-trois ans, quand, traversant à cheval une belle prairie, accompagné d’un seul serviteur, il fut assailli par une soudaine et horrible tempête. La scène de saint Paul sur le chemin de Damas se renouvela car Norbert entendit une voix céleste lui dire : « Pourquoi me fuis-tu ? Je te destinais à édifier mon Église, et tu scandalises mon peuple. » En même temps, la foudre éclate et le renverse par terre, où il demeure évanoui pendant une heure entière. Quand il eut recouvré ses sens, il dit à Dieu : « Seigneur, que demandez-vous de moi ? » Et la réponse à sa question lui fit comprendre qu’il devait quitter le monde et vivre dans la pénitence.
La conversion fut immédiate et complète, et bientôt l’on put voir, non sans étonnement, le brillant gentilhomme échanger ses riches vêtements contre la bure du moine. Il se prépara pendant quarante jours, dans un monastère, à offrir pour la première fois le Saint Sacrifice de la Messe.
Norbert obtint du Pape les pouvoirs de missionnaire apostolique et commença à prêcher la pénitence. Ses œuvres étaient plus éloquentes encore que sa prédication : il marchait nu-pieds, même en plein hiver, au milieu de la neige, n’avait pour vêtement qu’un rude cilice en forme de tunique et un manteau de pénitent ; il observait perpétuellement le carême selon la rigueur des premiers siècles, et y ajoutait de ne manger presque point de poisson et de ne boire du vin que très rarement : on eût dit un nouveau Jean-Baptiste, par son zèle et ses austérités.
Cependant Dieu réservait à Norbert la gloire de fonder l’Ordre des Prémontrés, ainsi nommé parce que le Saint avait eu révélation du lieu où il devait l’établir (Prémontré, près de Laon). Saint Augustin lui ayant apparu, une Règle d’or à la main, il comprit qu’il devait adopter pour son Ordre la règle de ce grand docteur. Il fut lui-même la règle vivante de ses frères.
En 1126, se réalisa une vision que sa mère avait eue avant sa naissance : Norbert fut obligé d’accepter l’archevêché de Magdebourg, et il eut désormais outre le souci de son Ordre, le soin de son diocèse, où son apostolat fut traversé par de grandes persécutions et couronné d’abondants fruits de salut. Rien du reste, n’avait changé dans sa vie, et jusqu’à sa mort il mena dans son palais la vie d’un moine dans sa cellule.
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St Gilbert de Neuffontaines , abbé de l’Ordre des Prémontrés († 1152)
Né en Auvergne, il est très tôt envoyé à la cour du roi Louis VI le Gros. Il participa à la seconde croisade et s’y battit vaillamment, même s’il ressentit très vite le besoin de servir son Dieu d’une manière moins meurtrière.
À son retour en France, il arriva à convaincre sa femme et sa fille d’entrer en religion comme lui souhaitait le faire. Il entra dans l’Ordre des Prémontrés de Saint Norbert. Il fut ensuite envoyé dans l’Allier pour être le supérieur de l’abbaye de Neuffontaines. Celle-ci prit son nom quelques temps après sa mort.
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Saint Marcellin Joseph Benoît Champagnat, Prêtre de la Société de Marie et fondateur des : « Petits Frères de Marie (Frères Maristes) » (1789-1840)
Marcellin Joseph Benoît Champagnat naît le 20 mai 1789 à Marlhes, village de montagne dans le Centre-Est de la France. Il est le neuvième enfant d’une famille chrétienne. Son éducation est essentiellement familiale. Sa mère et sa tante religieuse, chassée du couvent, éveillent en lui une foi solide, une profonde dévotion à Marie.
A 16 ans il entre au petit séminaire de Verrières et en 1813 au grand séminaire de Lyon. Il se joint à un groupe de séminaristes dont le projet est de fonder une Congrégation comprenant des prêtres, des religieuses et un tiers ordre, portant le nom de Marie, la « Société de Marie », pour rechristianiser la société.
Au lendemain de leur ordination, le 22 juillet 1816, ces jeunes prêtres vont se consacrer à Marie et mettre leur projet sous sa protection dans le sanctuaire de Notre-Dame de Fourvière.
Marcellin est nommé à La Valla-en-Gier comme vicaire. Il gagne rapidement la confiance des habitants et soigne de nombreux enfants et visite les malades. Ses sermons encouragent à la vertu et à l’honnêteté.
Il fonde l’Institut des « Petits frères de Marie » et donne une règle de conduite aux frères.
« Tout à Jésus par Marie et tout à Marie pour Jésus » est sa devise. « Faire connaître et aimer Jésus-Christ » est la mission des frères. L’école est le milieu privilégié pour cette mission d’évangélisation. Marcellin inculque à ses disciples le respect, l’amour des enfants, l’attention aux plus pauvres, aux plus ingrats aux plus abandonnés, les orphelins en particulier. La présence prolongée auprès des jeunes, la simplicité, l’esprit de famille, l’amour du travail, le tout à la manière de Marie, sont les points essentiels de sa conception de l’éducation. En 1836, l’Église reconnaît la Société de Marie, et lui confie la mission de l’Océanie. Marcellin, le 24 septembre 1836, prononce ses vœux comme membre de la Société de Marie. Il envoie trois frères avec les premiers missionnaires pères maristes dans les îles du Pacifique. « Tous les diocèses du monde entrent dans nos vues » écrit-il. Les démarches concernant l’autorisation légale de sa congrégation lui demandent beaucoup de temps, d’énergie et d’esprit de foi. Il ne cesse de répéter : « Quand on a Dieu pour soi, quand on ne compte que sur lui, rien n’est impossible ! »
La maladie a raison de sa robuste constitution. Épuisé par la tâche il meurt à l’âge de 51 ans à la Maison Mère de Notre-Dame de l’Hermitage, le 6 juin 1840, laissant à ses frères ce message : « Qu’il n’y ait parmi vous qu’un même cœur et un même esprit. Qu’on puisse dire des Petits Frères de Marie comme des premiers chrétiens : voyez comme ils s’aiment ! »
Il y a alors 280 frères Maristes dans 48 écoles qui enseignent à 7000 élèves. Marcellin Joseph Benoît Champagnat a été béatifié le 29 mai 1955, par le Vénérable Pie XII, et canonisé, le 18 avril 1999, par saint Jean-Paul II.
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le 6 juin 824 : élection du pape Eugène II.
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le 6 juin 848 : couronnement de Charles le Chauve, Roi de France.
L’archevêque de Sens, Wénilon, sacre Charles le Chauve dans la cathédrale Sainte-Croix d’Orléans et le couronne Roi de Francie occidentale et d’Aquitaine. En 875, Charles est couronné empereur d’Occident. Voir les chroniques du 13 juin, du 6 octobre 877, du 25 décembre 875.
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le 6 juin 1099 : les armées croisées s’emparent de Bethléem.
Godefroi de Bouillon, qui a refusé la couronne de Jérusalem, et pris le titre d’avoué du Saint-Sépulcre, reste seul, en septembre, avec trois cents chevaliers et deux mille piétons pour défendre ses conquêtes : Jérusalem, Jaffa, Lydda, Ramla, Bethléem, Hébron et toute la Galilée. En effet dès le 7 juin, les croisés entament le siège de Jérusalem.
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le 6 juin 1249 : le Roi de France Louis IX et ses troupes débarquent à Damiette.
La veille, après une «messe en mer», Louis IX et ses troupes ont pris place dans des embarcations pour débarquer. Le tir intensif des archers et arbalétriers francs affaiblit les cavaliers et fantassins musulmans, qui s’avançaient dans la mer pour tenter de contrer l’invasion. Les croisés, dont le Roi Louis IX en tête, sautent à l’eau et montent au contact. La bataille est gagnée sans pertes notables. Plusieurs émirs sont tués. Fakhr al-Din décide d’abandonner la plage et la flotte du sultan doit se replier. Pris de panique, les habitants de Damiette évacuent leur ville pour fuir dans le delta du Nil, laissant Damiette, qui regorge de nombreuses richesses, à la merci des envahisseurs. Le 6 juin, les croisés peuvent entrer dans la ville.
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le 6 juin 1329 : hommage d’Édouard III au Roi de France Philippe VI pour ses possessions françaises : la Guyenne et le Ponthieu, en présence du roi de Bohême Jean Ier de Bohême.
L’Anglais reconnaît le Français comme suzerain. En tant que duc de Guyenne, le roi d’Angleterre est vassal du Roi de France et doit lui prêter hommage. La cérémonie tarde car Edouard III tergiverse. Elle a finalement lieu, mais ne résout cependant pas le conflit larvé entre les deux royaumes. Pour souligner son rang, Edouard III s’y rend en grande pompe. Il faut deux jours pour faire passer de Douvres à Wissant le millier de chevaux de l’escorte anglaise.
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le 6 juin 1513 : les Français sont défaits à Novare.
L’armée française, battue par les Suisses, membres de la Sainte-Ligue, évacue l’Italie.
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le 6 juin 1606 : naissance de Pierre Corneille, auteur dramatique français.
Pierre Corneille est un des plus grands auteurs dramatiques français du XVIIe siècle. Le succès rencontré par sa traduction de L’Imitation de Jésus-Christ l’amène, un certain temps, à renoncer à l’écriture théâtrale. Ses œuvres les plus célèbres sont : « Le Cid« , « Horace », « Cinna« , « Polyeucte« , « Rodogune », « Nicomède », « Le Menteur« , « Pertharite« , « Oedipe », « Sertorius », « Attila« …
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le 6 juin 1730 : mort de l’Amiral Alain Emmanuel de Coëtlogon.
Né le 4 décembre 1646, à Rennes, fils de Louis de Coëtlogon Vicomte de Méjusseaume et de Louise Le Meneust de Bréquigny, il reçoit une solide instruction et entre au Régiment Dauphin-Infanterie avant de choisir la Marine Royale, où il se distingue : Guerre de Hollande, guerre contre les Barbaresques, guerre de la Ligue d’Augsbourg. Pendant la Guerre de Succession d’Espagne, Alain de Coëtlogon est Chef d’Escadre et remporte les victoires navales du Cap de la Roque (22 mai 1703) et de Vélez-Malaga (24 août 1704). Puis, de 1705 à 1714, il commande le Port de Brest, le plus important de France. En 1715, il est admis au Conseil de la Marine. En 1716, le Régent Philippe d’Orléans l’élève au grade d’Amiral du Levant. En 1730, il est élevé à la dignité de Maréchal de France. Il a été décoré du récent Ordre Militaire de Saint-Louis (1694).
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le 6 juin 1830: apparition du Christ à sainte Catherine Labouré.
Le Christ, en la fête de la Sainte Trinité, lui apparaît comme un Roi crucifié, dépouillé de tous ses ornements. Cf. les chroniques des 18 juillet et 27 novembre.
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le 6 juin 1840 : le père Marcellin Champagnat meurt.
Sa communauté est à la chapelle et chante le « Salve Regina » quand il meurt. Le pape Jean Paul II le canonise le 18 avril 1999. Cf. la chronique du 20 mai.
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le 6 juin 1853 : Pasteur réussit la transformation des acides tartriques en acide racémique.
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le 6 juin 1941 : le Conseil des ministres à Vichy refuse de signer les « Protocoles de Paris » qui prévoient une collaboration militaire avec le Reich.
Ces Protocoles, signés à Paris les 27 et 28 mai 1941, devaient formaliser la rencontre de Bertechsgaden entre Darlan (accompagné de Benoist-Méchin) et Hitler et Ribbentrop du 11 mai 1941. Le général Weygand et le Maréchal s’y opposent.
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le 6 juin 1944 : le chef de l’Etat Pétain, acclamé à St-Etienne, y apprend la nouvelle du débarquement en Normandie.
Les Français réservent un accueil triomphal au Maréchal pendant sa tournée du printemps 1944, où il visite les villes touchées par les bombardements alliés, et cherche à réconforter les populations. Ces bombardements ont fait plus de 65 000 victimes civiles et 75 000 blessés graves. 590 000 tonnes de bombes ont été déversées sur la France, causant des ravages considérables, pour un résultat militaire nul. En visitant ces villes sinistrées et leurs hôpitaux, le Maréchal est souvent tellement ému qu’il n’arrive plus à parler.
Un premier voyage l’amène à Paris, Orléans et Rambouillet. Les Parisiens se portent spontanément sur le parvis de Notre-Dame, puis à l’Hôtel de ville, pour l’acclamer. De là, il se rend à Rouen, puis dans l’Est de la France, à Belfort, Nancy le 26 mai (cf. la chronique du jour), Épinal, Dijon. C’est à Lyon, le 6 juin, qu’il apprend la nouvelle du débarquement. Il repasse le même jour par Saint-Étienne, où la réception enthousiaste des ouvriers dépasse tout ce qui avait été vu jusque-là. Extraits du discours adressé aux stéphanois :
« TRAVAILLEURS FRANÇAIS, JE VOUS DEMANDE D’ENTENDRE MON APPEL. SANS VOTRE ADHÉSION ENTHOUSIASTE A L’ŒUVRE DE RECONSTRUCTION SOCIALE, RIEN DE GRAND NE PEUT ETRE FAIT. SACHEZ-VOUS Y DONNER AVEC UN DÉSINTÉRESSEMENT TOTAL.
OUVRIERS, mes amis, n’écoutez plus les démagogues. Ils vous ont fait trop de mal. Ils vous ont nourris d’illusion. Ils vous ont tout promis. Souvenez-vous de leur formule : » le pain, la paix, la liberté « . Vous avez eu la misère, la guerre et la défaite. Pendant des années, ils ont injurié et affaibli la patrie, exaspéré les haines, mais ils n’ont rien fait d’efficace pour améliorer la condition des travailleurs, parce que, vivant de leur révolte, ils avaient intérêt à encourager ses causes.
INGÉNIEURS, vous avez pensé trop souvent qu’il vous suffisait de remplir avec conscience votre fonction technique. Vous avez plus à faire, car vous n’êtes pas seulement des techniciens, vous êtes des chefs. Comprenez bien le sens et la grandeur du nom chef. Le chef, c’est celui qui sait à la fois se faire obéir et se faire aimer. Ce n’est pas celui qu’on impose, mais celui qui s’impose. N’oubliez pas que pour commander aux hommes, il faut savoir se donner.
PATRONS, parmi vous, beaucoup ont une part de responsabilité dans la lutte des classes. Votre égoïsme et votre incompréhension de la condition prolétarienne ont été trop souvent les meilleurs auxiliaires du communisme. Je ne vous demande pas de renoncer à tirer de vos entreprises le bénéfice légitime de vos activités, mais je vous demande d’être les premiers à comprendre vos devoirs d’hommes et de Français.
Ouvriers, techniciens, patrons, si nous sommes aujourd’hui confondus dans le malheur, c’est qu’hier vous avez été assez fous pour vous montrer le poing. Cherchez, au contraire, à vous mieux connaître. Vous vous en estimerez davantage, vous aurez confiance les uns dans les autres, vous résoudrez ensemble le grand problème du travail et de l’ordre social. Renoncez à la haine, car elle ne crée rien ; on ne construit que dans l’amour et dans la joie. En faisant de la France une société humaine, stable, pacifiée, vous serez les meilleurs artisans du redressement de la Patrie. »
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le 6 juin 1944 : débarquement allié en Normandie.
C’est le Jour J, le début de l’Opération Overlord. Près de 5 000 navires débarquent 130 000 hommes sur 35 kilomètres de plage en Normandie. Dans la nuit, des parachutistes ont été lâchés derrière les lignes allemandes et les avions alliés ont commencé à bombarder les fortifications du « mur de l’Atlantique ». Une seule Victoria Cross sera décernée pour le 6 juin. Elle revient au Lance-Corporal Stanley Hollis du 1st Battalion Hampshire pour s’être emparé seul de trois blockhaus allemands armé de son fusil-mitrailleur Bren. La Bataille de Normandie commence. Elle dure deux mois.
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le 6 juin 1958 : De Gaulle, à Mostaganem, termine son discours en lançant :
« Vive l’Algérie française ».
Cette phrase est à mettre en parallèle de ce qu’écrit Paul Milliez dans ses mémoires
« En 1959, alors que je me battais pour le Liban, auquel il ne croyait déjà plus, je lui lançai avec impertinence : »Mon Général, l’Algérie, c’est foutu ». Se souvenant de conversation de 1940, 1948, il me répondit : « Comme d’habitude vous parlez trop tôt » mais il ajouta: « A l’ encontre de ce que pense Soustelle, il faudra bien que nous quittions l’Algérie, sans quoi les musulmans algériens feront la loi chez nous. En un premier temps, ils assureront une majorité à droite ou à gauche. En un second temps, ils seront plus nombreux que nous et nous serons islamisés. » Il prévoyait cela pour les années 2000 et quelques. Qu’il ait eu raison ou tort, il avait en tout cas mis le doigt sur une des problèmes les plus importants pour la France de demain. »
Tiré de Ce que je crois, de Paul Milliez Page 98-99, édition Grasset
Voir la chronique du 4 juin…
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le 6 juin 2010 : le pape Benoît XVI présente le document de travail du synode consacré aux chrétiens d’Orient et s’inquiète de leur disparition.
N’est-ce pas le rôle historique de la France et de la Russie de les protéger?
Ce sont au total 900 messes traditionnelles qui ont été célébrées dans le cadre du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté
Après le 39ème pèlerinage de Chartres de Notre-Dame de Chrétienté, Louis de Lestang, Directeur des Pèlerins, a été interrogé par Paix Liturgique. Extraits :
[…] Lorsqu’au début du printemps 2020 le crise sanitaire est arrivée, la préparation du pèlerinage « normal » était très avancée et il a fallu s’adapter, au dernier moment, aux règles sanitaires qui nous étaient imposées et en premier lieu à l’impossibilité de réunir plus de 10 personnes. Nous avons donc demandé à nos chefs de chapitres de mettre en place un modèle nouveau pour le pèlerinage de 2020.
Lequel ?
Des initiatives locales ont été mises en place à travers toute la France et à l’étranger en groupes de 10 personnes. La mobilisation a été formidable. Mais la frustration était grande de ne pouvoir se rassembler tous dans le cadre des messes, des bivouacs comme nous le faisons « de Tradition ». Voilà pourquoi nous avons essayé d’être plus innovant pour le pèlerinage de 2021. […] A la grande différence de l’année précédente nous étions conscients très en amont de la situation difficile dans laquelle nous nous trouvions et nous avons pu anticiper différents scénarii. Mais paradoxalement, nous savions que l’incertitude serait grande jusqu’au dernier moment. C’est pourquoi, bien vite nous avons fait des choix différents .
Alors qu’avez-vous entrepris ?
De régionaliser le pèlerinage. Avec à nouveau des plans A, B , C, … anticipant ainsi toutes les options possibles sur l’évolution de la crise et les décisions gouvernementales et préfectorales. Au final, la plan que nous avons déroulé a permis à nos pèlerins de marcher en groupes de 10 et de se retrouver plus nombreux partout où cela était possible, par exemple pour une messe de clôture dans un grand sanctuaire.
[…] Coïncidant avec le déconfinement, le nombre d’inscriptions, modeste au départ, a augmenté extrêmement rapidement et jusqu’au lundi de Pentecôte dans des proportions qui sont allées au-delà de nos espérances.
Expliquez-vous
Un premier chiffre : 20 chapitres ont été créés cette année, la plupart en province et rassemblant des familles avec des pèlerins de 7 à 77 ans. […] Au total plus de 15.000 pèlerins ont participé au pèlerinage 2021. Nous avons enregistré 11.000 inscriptions auxquelles ils faut ajouter ce que nous appelons les Anges gardiens, ces pèlerins qui ne marchent pas mais qui sont, à travers le monde, en union de prière avec les pèlerins marcheurs. Ils étaient 3.000 cette année dont 1600 religieux et religieuses. De nombreux pèlerins non-inscrits ont par ailleurs rejoint les pèlerinages locaux ; nous estimons leur nombre à environ 1500.
Et les étrangers ?
Le gros millier de pèlerins étrangers qui marchaient avec la colonne en 2019, n’est en effet pas comptabilisé dans ces chiffres. Nous espérons pouvoir à nouveau les accueillir en 2022 pour nos 40 ans !
Est-ce que cette régionalisation ne résout pas une de vos difficultés du futur ?
Peut-être car entre Paris et Chartres nous voyons le moment où la croissance deviendra difficile à gérer. La Providence nous guidera mais la grande colonne de pèlerins marchant vers Chartres ne disparaitra pas non plus. Nous ne casserons pas un modèle qui a fait ses preuves. Nous réfléchissons aux meilleures solutions pour gérer une croissance de plus de 10% par an.
[…] nous avons fait un grand plein de ce qui nous était permis lors de la messe d’ouverture à Saint Sulpice célébrée par l’Abbé Laurent, curé de l’Eglise Saint Roch à Paris et aussi lors de la messe de clôture à Chartres célébrée par Monseigneur Rey, évêque de Fréjus et Toulon.
Une colonne symbolique de 10 pèlerins, qui se sont relayés chaque demi-journée, a en outre marché depuis Saint Sulpice à Paris jusqu’à Notre Dame de Chartres avec la statue de Notre Dame de Chrétienté. Quelle grâce et quelle émotion cela a été pour moi de parcourir ainsi les derniers kilomètres et d’arriver devant Notre Dame de Chartres en union de prière avec tous les pèlerins de Chartres à travers le monde.
Et ailleurs ?
D’autres fruits impensables hier. Ce sont au total 900 messes traditionnelles qui ont été célébrées à travers l’hexagone dans le cadre de ce pèlerinage 2021. Les pèlerins de Notre Dame de Chrétienté sont allés prier la Vierge dans de nombreux sanctuaires, rassemblant à chaque fois plusieurs centaines de fidèles, tels que les basiliques Saint Louis-Marie Grignon de Montfort à Saint-Laurent-sur Sèvre, Sainte Anne d’Auray, Sainte Jeanne d’Arc à Domrémy, Notre Dame de Boulogne, Notre-Dame de Sées, Ars, Annecy, Notre-Dame de Grâce à Cotignac, Saint Maximin, Notre-Dame de Pellevoisin, Notre-Dame de Montligeon et Notre-Dame d’Abet.
Au-delà de ces grands rassemblements, de très nombreux pèlerinages locaux en chapitre ont été organisés :
- autour des abbayes Sainte Madeleine du Barroux, Notre-Dame de Sénanque, Sainte Marie de Lagrasse, Notre-Dame de Fontgombault, Saint Michel de Frigolet, Notre-Dame d’Aigues-Vives, Notre-Dame de Randol,… ;
- autour de La Grande Chartreuse ;
- sur le sentier des oratoires de Saint-Germain-en-Laye pour les pastoureaux, nos groupes de pèlerins de 12 à 16 ans ;
- autour de Notre-Dame de Lourdes, de Notre-Dame de France, Notre-Dame de Miery, Notre-Dame des Familles, Notre-Dame de Vie, l’ermitage de Saint Gens, Notre-Dame du dimanche, Notre-Dame de Grâce, Notre-Dame du Château, Notre-Dame de Bellevaux, Notre-Dame de Myans, Notre-Dame de Fresneau, Notre-Dame de Digoin, Notre-Dame Auxiliatrice, Notre-Dame de Bermont, Notre-Dame de la Cavée, etc.
[…] Autre miracle ! Les centaines de pèlerins étrangers, qui n’ont pu venir cette année sur les route de Chartres, ont elles aussi suivi les voies de la Providence en témoignant dans leur pays. N’est-ce pas l’esprit de cette grande fête qu’est la Pentecôte ? […] Nous en avons recensé plus de 50 et je citerai par exemple les messes, veillées de prières et pèlerinages aux Etats-Unis (Chicago et Wisconsin), en Arménie, en Egypte, au Liban, en Suisse (à Fribourg et en Suisse romande), en Belgique (à Tournai), au Portugal (vers Notre Dame de Fatima), en Italie, au Gabon, en Allemagne, au Royaume-Uni …
Est-ce que ces résultats peuvent modifier le modèle du pèlerinage de NDC ?
Le fait de se retrouver en nombre à Chartres est un témoignage extraordinaire et un réconfort pour beaucoup de pèlerins qui pendant l’année sont très isolés. Nous ne voulons pas y renoncer mais…[…] Peut-être devrons-nous aussi considérer les pèlerinages 2020 et 2021 comme des signes de la Providence. Nous allons y œuvrer avec en vue la dimension missionnaire qui, avec la Tradition et la Chrétienté, est un des piliers de notre association. Nous souhaitons en effet permettre une amplification du mouvement de prière et de dévotion envers Notre Dame.
Le prêtre : homme du sacré ?
Aymeric Pourbaix reçoit l’Abbé Vincent de Mello, prêtre de Paris et directeur du patronage Le Bon Conseil, Don Louis-Hervé Guiny, responsable du séminaire de la communauté Saint-Martin &
Véronique Jacquier
Menaces sur la messe traditionnelle ?
Le 6 juin, Terre de missions reçoit l’abbé Claude Barthe, vaticaniste, pour parler des récentes menaces sur le motu proprio Summorum Pontificum par lequel Benoît XVI avait reconnu la pleine liberté du rite romain traditionnel.
Puis Luc de Moustier, ancien ingénieur devenu sculpteur, présente le premier cahier Art et philosophie de l’Institut de Philosophie Comparée.
Enfin Guillaume de Thieulloy présente quelques conseils de lecture.
Désinformation par occultation : les catholiques agressés, cela n’intéresse pas France Intox
Une question a été posée à maintes reprises par les auditeurs de France Info : “Une procession de 300 catholiques a été agressée à Paris samedi dernier par des militants d’extrême gauche. Pourquoi n’en avez-vous pas parlé ?”
Réponse de Matthieu Mondoloni (@M_Mondoloni), directeur adjoint de la rédaction de Franceinfo :
La première raison, c’est que l’ensemble des journalistes et ils sont moins nombreux le week end étaient mobilisés sur la traque qui se déroulait en Dordogne. Toute la rédaction était vraiment mobilisée autour de ce fait divers. La deuxième raison, c’est qu’il y a plus de 2 000 manifestations dites revendicatives par les forces de l’ordre juste à Paris chaque année et qu’évidemment, nous n’avons pas les moyens, malheureusement, de les suivre dans leur intégralité.
Certaines ne méritent pas notre attention, d’ailleurs, parce qu’elles sont très, très petites, minimes. Il n’y a pas beaucoup de participants. Là, en l’occurrence, il y a eu effectivement un blessé, selon les organisateurs. Ça ne nous a pas semblé utile d’y revenir le lundi, mais on était déjà deux jours après et pour nous, c’était plus compliqué. L’actualité avait commencé à avancer et notamment avec cette agression raciste à Cergy, dont nous avons choisi de traiter l’information.
Chartres sonne, la Martinique t’appelle !
Une nouvelle fois à l’appel de Notre-Dame de Chrétienté et dans l’élan des initiatives régionales, la Martinique a répondu plus que présente. Le chapitre de Fort-de-France, qui existe maintenant depuis 5 ans, a cette année triplé et ce sont 120 fidèles de tous âges, à pieds et en poussette, qui se sont élancés lundi sur les routes de l’île près de Saint-Esprit (!) en communion avec le pèlerinage de Chrétienté.
Malgré la chaleur tropicale, le souffle du Saint Esprit était bien présent et les chants, prières et topos de notre aumônier sont venus nourrir notre joie spirituelle comme notre bonne humeur.
De l’église de Régal à celle de Josseaud, lieu de pèlerinage où se trouve la splendide statue historique de ND du grand retour, c’est d’un même cœur que nous nous sommes unis derrière Monsieur l’abbé Nicolas Challan Belval, prêtre diocésain célébrant selon la forme extraordinaire du rit romain, pour vivre pleinement à la suite de Notre Seigneur, entre les océans, témoignant de notre attachement à la Tradition sur laquelle le soleil ne se couche jamais.
Nous remercions vivement notre archevêque Monseigneur Macaire dont la bénédiction nous procura des ailes d’anges gardiens.
Vincent Anthonioz


Les belles figures de l’Histoire : Saint Louis
Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier & le Père Jean-François Thomas, jésuite, nous font (re)découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne : Saint Louis, Dieu et le Roi :
Lauda Sion salvatorem
Séquence de Saint Thomas d’Aquin « Lauda Sion salvatorem » (Sion, célèbre ton Sauveur) :
Lauda, Sion, Salvatorem, lauda ducem et pastorem, in hymnis et canticis.
Loue, Sion, ton Sauveur, loue ton chef et ton pasteur par des hymnes et des cantiques.
Quantum potes, tantum aude, quia major omni laude nec laudare sufficis.
Autant que tu le peux, tu dois oser, car Il dépasse tes louanges et tu ne pourras jamais trop Le louer.
Laudis thema specialis, Panis vivus et vitalis hodie proponitur.
Le sujet particulier de notre louange, le Pain vivant et vivifiant, c’est cela qui nous est proposé aujourd’hui.
Quem in sacræ mensa cenæ turbæ fratrum duodenæ datum non ambigitur.
Au repas sacré de la Cène, au groupe des douze frères, Il a été clairement donné.
Sit laus plena, sit sonora ; Sit jucunda, sit decora ; mentis jubilatio.
Que notre louange soit pleine, qu’elle soit sonore ; qu’elle soit joyeuse, qu’elle soit belle la jubilation de nos cœurs.
Dies enim solemnis agitur in qua mensæ prima recolitur hujus institutio.
C’est en effet la journée solennelle où nous fêtons de ce banquet divin la première institution.
In hac mensa novi Regis, novum Pascha novæ legis, phase vetus terminat.
A cette table du nouveau Roi, la nouvelle Pâque de la nouvelle loi met fin à la Pâque ancienne.
Vetustatem novitas, umbram fugat veritas, noctem lux eliminat.
L’ordre ancien cède la place au nouveau, la vérité chasse l’ombre, la lumière dissipe la nuit.
Quod in cena Christus gessit, faciendum hoc expressit, in sui memoriam.
Ce que le Christ a fait à la Cène, Il a ordonné de le refaire en mémoire de Lui.
Docti sacris institutis, panem, vinum in salutis consecramus hostiam.
Instruits par ces commandements sacrés, nous consacrons le pain et le vin en victime de salut.
Dogma datur christianis, quod in carnem transit panis et vinum in sanguinem.
C’est un dogme pour les chrétiens que le pain se change en son Corps et le vin en son Sang.
Quod non capis, quod non vides, animosa firmat fides, præter rerum ordinem.
Ce que tu ne comprends pas, ce que tu ne vois pas, la foi vive l’affirme, hors de l’ordre naturel des choses.
Sub diversis speciebus, signis tantum et non rebus, latent res eximiæ.
Sous des espèces différentes, signes seulement et non réalités, se cachent des choses sublimes.
Caro cibus, sanguis potus, manet tamen Christus totus, sub utraque specie.
Sa chair est nourriture, son Sang est breuvage, pourtant le Christ tout entier demeure sous l’une ou l’autre espèce.
A sumente non concisus, non confractus, non divisus, integer accipitur.
Par celui qui le reçoit, il n’est ni coupé ni brisé, ni divisé : Il est reçu tout entier.
Sumit unus, sumunt mille, quantum isti, tantum ille nec sumptus consumitur.
Qu’un seul le reçoive ou mille, celui-là reçoit autant que ceux-ci et l’on s’en nourrit sans le détruire.
Sumunt boni, sumunt mali, sorte tamen inæquali : vitæ vel interitus.
Les bons le reçoivent, les méchants aussi, mais pour un sort bien inégal : pour la vie ou pour la mort.
Mors est malis, vita bonis, vide paris sumptionis quam sit dispar exitus.
Mort pour les méchants, vie pour les bons, vois comme d’une même communion l’effet peut être différent.
Fracto demum sacramento, ne vacilles, sed memento tantum esse sub fragmento quantum toto tegitur.
Quand le Sacrement est rompu ne te laisses pas ébranler, mais souviens-toi qu’il y a autant sous chaque fragment que dans le tout.
Nulla rei fit scissura signi tantum fit fractura ; qua nec status, nec statura signati minuitur.
La réalité n’est pas divisée, le signe seulement est fractionné ; mais ni l’état ni la taille de ce qui est signifié n’est diminué.
Ecce panis angelorum factus cibus viatorum, vere Panis filiorum non mittendis canibus.
Voici le pain des anges devenu l’aliment de ceux qui sont en chemin, vrai Pain des enfants à ne pas jeter aux chiens.
In figuris præsignatur, cum Isaac immolatur, Agnus paschæ deputatur datur manna patribus.
D’avance il est annoncé en figures, lorsqu’Isaac est immolé, l’Agneau pascal, sacrifié la manne, donnée à nos pères.
Bone pastor, Panis vere, Jesu, nostri miserere, Tu nos pasce, nos tuere, Tu nos bona fac videre in terra viventium.
Ô bon Pasteur, notre vrai Pain, Jésus, aie pitié de nous, nourris-nous, protège-nous, fais-nous voir le bonheur dans la terre des vivants.
Tu qui cuncta scis et vales, qui nos pascis hic mortales tuos ibi commensales, Coheredes et sociales Fac sanctorum civium. Amen. Alleluia.
Toi qui sais tout et qui peux tout, Toi qui sur terre nous nourris, fais que, là-haut, invités à ta table, nous soyons les cohéritiers et les compagnons des saints de la cité céleste. Amen. Alléluia.
3 façons de bien finir sa journée avec le Seigneur
Nos rythmes de vie, les soucis quotidiens, les angoisses que nous pouvons éprouver face à un monde secoué de crises … tout cela ne nous aide pas à bien dormir ! Nous pouvons avoir du mal à trouver le sommeil, souffrir d’insomnie et même redouter ce moment où l’on est censé s’abandonner aux bras de Morphée.
Un temps de prière le soir, parce qu’il permet de s’alléger de nos soucis devant le Seigneur, de prendre un peu de hauteur, de déposer nos masques, de nous laisser bercer avec douceur par Notre Père, est une clef pour trouver un sommeil apaisé et réparateur.
“Je me couche et aussitôt je m’endors en paix, car c’est toi seul, Eternel, qui me donnes la sécurité dans ma demeure.” (Psaume 4 ; 9)
Voici trois propositions pour un temps de prière du soir :
- Faire une relecture de sa journée pour s’endormir reconnaissant et le cœur léger. La poétesse Marie-Noel raconte dans ses écrits comment au lieu de chercher chaque soir la liste de ses péchés et de ses manquements, elle faisait la liste de ses “dettes” : “Je révise en mon cœur tout ce que j’ai reçu d’autrui dans la journée”. Se souvenir des belles choses … de chaque sourire, service reçu, apprentissage, moment de partage vécu dans sa journée et rendre grâce à Dieu pour ces personnes rencontrées et ces expériences vécues. Quelle belle façon de s’endormir dans la gratitude !
- S’offrir un moment de ressourcement en pratiquant la méditation chrétienne ou en puisant dans la Parole de Dieu. La méditation chrétienne, qu’elle s’appuie sur la Bible (comme la lectio divina) ou sur une oraison silencieuse (comme nous l’enseigne sainte Thérèse d’Avila) offre l’opportunité d’un cœur à cœur avec le Seigneur. De quoi s’endormir avec le sentiment d’être précieux et aimé, comme un enfant dans les bras de ses parents !
- Entrer dans une communion de prière pour se sentir appartenir au corps du Christ. Nous pouvons bien sûr, pour cela, prier en famille mais aussi s’unir à des millions de chrétiens partout dans le monde en récitant les vêpres ou les complies, prières de la liturgie des heures. Une belle manière de glisser dans le sommeil, rassuré et porté par un sentiment fort de communauté fraternelle.
C’est arrivé un 5 juin…
« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 5 juin 774 : Charlemagne, Roi des Francs et des Lombards.
Après avoir assiégé et pris Pavie, la capitale lombarde, après 9 mois de siège, Charlemagne détrône Didier, roi des Lombards. Il le ramène prisonnier en France. Les États Lombards constituent une sorte de vice-royauté franque. Dans les actes officiels, Charlemagne est désormais désigné sous le double titre de Roi des Francs et de roi des Lombards. Il s’adjoint en outre le titre de « patrice des Romains ».
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le 5 juin mars 1249 : décès d’Hugues X de Lusignan, seigneur de Jarnac.
Il est un des plus puissants barons du royaume de France de son époque. Adversaire de Blanche de Castille, puis d’Alphonse de Poitiers, Hugues de Lusignan doit, en juin 1242, après quinze jours de siège, rendre la très puissante forteresse de Frontenay, actuelle ville de Frontenay, dont Saint Louis fait raser les murs pour la punir de son opposition au pouvoir royal.
Hugues de Lusignan est finalement vaincu le 21 juillet 1242, lors de la bataille de Taillebourg et il se soumet au Roi, avant de rendre hommage au frère du Roi, le comte de Poitiers. Il doit ensuite accompagner le Roi en croisade et meurt devant Damiette ; tout comme son père 30 ans plus tôt.
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le 5 juin 1305 : élection de Clément V, à Pérouse.
L’archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got devient pape sous le nom de Clément V. Il s’installe à Avignon. Il est le premier d’une série de papes français, jusqu’à Grégoire XI, Pierre-Roger de Beaufort, qui mourra en 1378. Clément V est aussi passé dans l’histoire pour avoir ordonné la suppression de l’ordre du Temple.
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le 5 juin 1316 : le Roi Louis X « Le Hutin » meurt d’un refroidissement à Vincennes. Son frère Philippe devient régent.
Louis X naît le 4 octobre 1289 et est sacré le 24 août 1315. Le fils de Philippe IV le Bel meurt après un peu plus d’un an d’un pitoyable règne. Ses deux frères vont lui succéder, puis la dynastie des Capétiens directs s’éteint, comme dans l’ancien testament. Difficile de ne pas penser au testament de Saint Rémi qui concerne la monarchie française :
« Que ses jours soient abrégés et qu’un autre reçoive sa royauté! »(cf. la chronique du 13 janvier).
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le 5 juin 1595 : victoire d’Henri IV à la Fontaine-Française.
Le Roi de France, malgré sa conversion et son sacre, rencontre encore de nombreuses oppositions. Henri IV est parti ce matin-là en éclaireur, et tombe prématurément sur les troupes espagnoles. Il les charge malgré son infériorité numérique ; il a moins de 3000 soldats avec lui ; grâce à l’effet de surprise il les oblige à battre en retraite. Les Espagnols de Velasco et les Ligueurs à Fontaine-Française se regroupent à Fontaine-Française, où le Roi a regroupé tous les habitants qu’il a trouvés, les a équipés de tous les objets en métal disponible. Devant la masse qui s’oppose aux troupes de la Ligue, les Espagnols fuient définitivement. La victoire du Roi aboutit finalement au démantèlement de la Ligue.
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le 5 juin 1662 : carrousel grandiose, aux Tuileries, pour célébrer la naissance du Dauphin.
Le Roi Louis XIV donne une grande fête dans le jardin des Tuileries. Plusieurs milliers de spectateurs contemplent les savantes évolutions de cinq quadrilles, cinq troupes de cavaliers exécutant des parades.
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le 5 juin 1874 : Traité de Saïgon.
Le traité de Saïgon de 1862 transfère à la France la souveraineté sur des parties importantes de l’Annam, créant la colonie de Cochinchine, le grenier à riz du Viêt Nam, et lui donnant accès à la péninsule indochinoise. En 1874, un second Traité de Saïgon est signé entre le dernier empereur d’Annam (Viêt Nam), Tu Duc, et la France, représentée par son négociateur, Paul-Louis-Felix Philastre. Il établit la reconnaissance par le Vietnam de la souveraineté française sur les trois provinces du Sud (la future Cochinchine), cédées par l’Annam, en plus de Saïgon et de l’île de Poulo Coudor. Par le fleuve Rouge et le port de Hanoï, la France s’offre de facto une voie commerciale avec la Chine.
La croissance régulière des apostolats de la FSSP nécessite de revoir leur statut canonique : la paroisse personnelle serait la meilleure solution
Suite aux rumeurs concernant une prochaine restriction du droit, reconnu par le Motu Proprio Summorum Pontificum, à célébrer la messe selon le missel de 1962, à la récente décision de Mgr Minnerath, archevêque de Dijon, de chasser de son diocèse la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP), Le Salon beige a souhaité interroger l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du district de France de la FSSP. Nous avons notamment voulu revenir sur la synthèse de la Conférence des évêques de France sur l’application du Motu proprio Summorum pontificum, synthèse particulièrement critique à l’égard de la FSSP :
Il y a maintenant quelques mois, une synthèse de le Conférence des évêques de France, concernant les résultats d’une consultation demandée par la Congrégation pour la doctrine de la Foi sur l’application du motu proprio Summorum Pontificum, listait notamment un certain nombre de points positifs et négatifs, ces derniers étant les plus nombreux. Le premier de ces points concerne l’unité de l’Eglise, qui serait blessée par l’usage de la forme extraordinaire. Que répondez-vous à ceux qui jugent que vous formez une Eglise parallèle ?
Dans son Motu Proprio Summorum Pontificum le pape Benoît XVI parlait de « deux expressions de l’unique Rit Romain » : l’une ordinaire (Missel de Paul VI) et l’autre extraordinaire (Missel dit de Saint-Pie V). Il y a donc bien une distinction entre ces formes liturgiques, bien qu’elles se rattachent à un même rit. Mais c’est justement le principe de l’unité, laquelle comprend nécessairement une pluralité (sinon il s’agit d’unicité) : dans l’Eglise comme ailleurs, l’unité ne revient pas une uniformité mais à une réunion harmonieuse des parties, avec leurs différences propres. Si « marcher vers l’unité » signifie chercher à effacer petit à petit tout ce qui nous distingue, alors on fait fausse route et on détruit même la richesse et l’harmonie de l’unité.
Ensuite, de façon concrète, les apostolats qui nous sont confiés fonctionnent toujours plus ou moins, dans les faits, comme une paroisse ou une chapellenie : une mission reçue de l’évêque du lieu, un pasteur dédié, une communauté de fidèles, des activités paroissiales propres à la communauté, la préparation aux sacrements, leur célébration, des initiatives apostoliques portées par les fidèles de la communauté etc. Cela a pour conséquence que, immanquablement, l’apostolat fonctionne avec une relative autonomie : non pas dans le but de constituer une Eglise parallèle, ou « une paroisse dans la paroisse », mais parce que c’est un mouvement naturel.
D’un côté les fidèles de la forme extraordinaire sont accusés de former un groupe à part, isolé, replié… et de l’autre, rare sont les évêques de France qui ont créé dans leur diocèse une paroisse personnelle pour cette forme (comme proposé dans le motu proprio). Contrairement à d’autres pays, la FSSP n’a même aucune paroisse personnelle en France, et dans certaines églises, vos prêtres disposent de créneaux limités, engendrant parfois une frustration certaine chez les fidèles. N’y a-t-il pas là une contradiction : pour que vous soyez mieux intégrés, ne faudrait-il pas vous confier des paroisses à part entière ?
Ce qui est sûr, c’est que plusieurs de nos apostolats se trouvent désormais dans une situation compliquée dans le sens où le cadre canonique ne correspond pas à la situation de fait. Je m’explique : dans plusieurs villes, la paroisse territoriale à laquelle notre apostolat est rattaché et dont il dépend, est soit de taille comparable (nombre de fidèles, activités paroissiales, ressources financières etc.) soit de taille inférieure. Dans ce dernier cas, cela crée un déséquilibre et des frictions car on veut faire rentrer de force une réalité dans un cadre impropre, car trop étroit. Immanquablement, cela génère des difficultés quasiment insolubles au plan de l’organisation, de la communication et des relations humaines. Une telle situation – a fortiori quand l’église est partagée entre deux communautés – multiplie les risques de rancœur et de ressentiment car la communauté « hébergée » a toujours le sentiment qu’elle est tolérée ou accueillie, mais en tout cas qu’elle n’est pas chez elle, alors qu’elle est plus nombreuse et plus dynamique que celle qui l’héberge. Dans un tel cas, je pense que la paroisse personnelle est la meilleure solution : la plus naturelle et la plus à même de permettre un fonctionnement apaisé (à titre de comparaison, aux Etats-Unis, la FSSP dispose de 39 paroisses personnelles).
En réalité, il s’agit bien souvent d’une forme d’anachronisme dans le sens où le statut canonique de l’apostolat (surtout dans les grandes villes), n’a pas suivi son développement. Le prêtre et les fidèles concernés donnent donc l’impression de déborder du cadre, mais parce que celui-ci n’est pas adapté ! En raison de la croissance de beaucoup de nos apostolats cette question est devenue incontournable.
L’un des points d’achoppement concerne votre refus de la concélébration. Est-ce vraiment contraire à la lettre et à l’esprit du motu proprio Summorum Pontificum ?
La question de la concélébration est délicate, et particulièrement dans notre institut, en raison de notre histoire interne et d’une crise que nous avons traversée. En préambule, permettez-moi de rappeler que si la majorité des prêtres de la FSSP ne concélèbre pas, cela n’est pas dû à une interdiction officieuse de leurs supérieurs, ni à une impossibilité liée à leurs constitutions (ce qui serait impossible), mais à leur choix personnel, ainsi que l’Eglise le permet.
Ensuite, il importe également de rappeler, qu’en raison de leur appartenance à la Fraternité Saint-Pierre, Société Apostolique de Droit Pontifical, dont l’histoire et le nom même trouvent leur origine dans la fidélité au Siège de Pierre, les prêtres de notre institut sont dans la pleine communion ecclésiale. Aucun doute ne peut être émis à ce sujet.
Le Motu Proprio ne parle pas directement de la concélébration, mais rappelle la dignité du missel de Paul VI, demandant aux prêtres de ne pas l’exclure par principe. Dans notre cas, nos constitutions, définitivement approuvées par le Saint-Siège en 2003, reconnaissent que la célébration dans la forme extraordinaire est constitutive de notre charisme. Cela signifie qu’un prêtre de la FSSP ne peut pas recevoir une mission qui inclurait la célébration de la liturgie en forme ordinaire.
Quant à la concélébration (en forme ordinaire) si elle est l’un des signes propres à exprimer la communion avec l’évêque, elle n’est pas le seul, ni le plus élevé (elle ne se pratique d’ailleurs que depuis une époque assez récente) et ne présente aucun caractère contraignant.
Aussi, les prêtres de la FSSP, en raison du choix liturgique qu’ils ont fait, lequel repose sur des raisons théologiques objectives, ne souhaitent pas concélébrer la messe en forme ordinaire comme cela est prévu par le droit canonique et liturgique. Je peux comprendre que cela soit difficile à accepter pour certains évêques, mais il me semble injuste de suspecter ou de pénaliser des personnes qui usent d’un droit, ou de leur faire un procès d’intention sur les motifs qui présideraient à leur choix. Jamais les prêtres de la FSSP n’ont remis en doute la validité de la messe célébrée selon le missel de Paul VI, en revanche ils en ont toujours souligné les insuffisances et les ambigüités, dans un esprit filial. Pour cela, puisqu’ils en ont la permission, ils préfèrent, par cohérence, ne pas la concélébrer.
A ce propos, je préciserai que la question de la concélébration avait été soumise à la Commission Pontificale Ecclesia Dei en 2010 et que celle-ci avait rappelé qu’il s’agit toujours d’une possibilité, jamais d’une obligation.
Cette synthèse indique que les lieux dédiés à la forme extraordinaire comptent en moyenne entre 20 et 70 fidèles. Est-ce conforme à la réalité que vous connaissez ? De même les baptêmes sont-ils réellement « ponctuels et exceptionnels » ?
Je ne peux comprendre comment de tels chiffres ont pu être donnés et beaucoup de personnes s’en sont étonnés. De notre côté nous tenons des statistiques relativement précises depuis presque dix ans. Nous constatons que sur notre soixantaine de lieux de messes, la moyenne est d’environ 200 fidèles. A part une vingtaine de lieux où la moyenne est inférieure à 100 fidèles, dans les autres apostolats, nous sommes très largement au-delà des 70 fidèles annoncés. Depuis dix ans nous constatons une augmentation régulière du nombre de nos fidèles de 8% par an ; cette augmentation est constante, en valeur absolue comme en taux de croissance. En outre, entre 2015 et 2021 nous avons reçu une mission dans dix nouveaux diocèses.
Et il suffit d’assister à une messe célébrée selon la forme extraordinaire pour constater que ce sont surtout les jeunes générations qui nous rejoignent. Cela prouve la dimension missionnaire de cette forme liturgique, laquelle n’est pas réservée à des initiés mais continue d’attirer des âmes à Jésus-Christ. C’est quand-même l’essentiel.
Par ailleurs, la jeunesse de nos assemblées et les nombreuses familles ont pour conséquence que les demandes de baptêmes sont non seulement régulières mais importantes. Pour s’en convaincre, il est intéressant de consulter les registres de la paroisse sur lesquels sont reportés les baptêmes : rapportés au nombre de prêtres ou de fidèles sur la totalité du territoire paroissial, les baptêmes administrés avec la forme extraordinaire sont loin d’être exceptionnels !
Enfin, mes nombreux déplacements dans les villes où nous sommes implantés m’ont montré que le nombre de baptêmes et de confirmations d’adultes ne cesse de croître. En 10 ans il y a eu une progression impressionnante : je ne vois plus de cérémonies de confirmations sans adultes et rares sont les lieux où il n’y a pas de catéchumènes.
Certains évêques s’interrogent sur la formation théologique et la pauvreté des prédications. La formation dispensée dans le séminaire de la FSSP fait-elle l’objet d’un contrôle ?
Cette remarque est pour le moins surprenante : il est fréquent que des personnes nous disent avoir rejoint nos apostolats en raison de la qualité des homélies qu’elles jugent claires, construites et instructives, à la différence de celles de nombreuses paroisses en forme ordinaire. Après, il est évident que la qualité d’une homélie dépend en grande partie des dispositions du prêtres et de son art oratoire, mais je pense que les prêtres de la FSSP les moins à l’aise dans ce genre d’exercice en resteront à un exposé catéchétique, peut-être un peu sec ou élémentaire, mais fidèle à la foi catholique et donc jamais inutile ou décalé.
Quant à la formation dans notre séminaire, elle se conforme évidemment aux dispositions du Saint-Siège précisées dans le Droit Canonique. Les sept années d’études des séminaristes suivent un programme complet appelé « Ratio Studiorum ». Celle-ci a été présentée au Saint-Siège en 2012, via la Commission Ecclesia Dei, qui l’a soumise, pour validation, à la Congrégation pour l’Éducation catholique (congrégation romaine en charge des séminaires). Des échanges ont eu lieu et certaines précisions ont été demandées. C’est finalement en 2015 que ce document très complet (qui donne des normes générales, le nombre d’heure pour chaque matière et un descriptif du contenu de chaque cours) a reçu l’approbation du Saint-Siège. Le séminaire dispose ensuite d’un catalogue des cours spécifiant le contenu précis des cours, donnant les éléments essentiels de bibliographie, le nombre d’heures et les types d’examens.
A propos de séminaire, nous avions suivi votre intérêt pour le Domaine de Pontigny, finalement vendu à la Fondation Schneider. Où en êtes-vous de l’installation d’un séminaire en France ? Est-ce que des évêques vous aident dans cette recherche ?
En raison du développement de la FSSP en France, il a semblé opportun, lors de notre dernier chapitre général en juillet 2018, de prévoir la fondation d’une maison de formation en France : nos séminaristes francophones étant actuellement en formation dans notre séminaire bilingue de Wigratzbad (Bavière).
Par sa dimension symbolique, sa situation géographique, sa taille et sa magnifique abbatiale, l’abbaye de Pontigny correspondait bien à notre cahier des charges. Aujourd’hui, nous voulons toujours fonder un séminaire en France, mais en cherchant un lieu qui réponde adéquatement à nos besoins (situation géographique, église, superficie). Plusieurs évêques m’ont manifesté leur bienveillance ou même leur soutien dans la poursuite de ce projet, m’indiquant parfois certains lieux qui leur semblaient adaptés.
A l’occasion de la crise sanitaire, les fidèles ont été longuement privés des sacrements et, bien souvent, la communion sur la langue a été suspendue. Est-ce que le rite doit passer avant la charité (de ne pas contaminer son voisin), pour reprendre une autre critique de la synthèse ? Faut-il vraiment opposer la santé du corps à celle de l’âme ?
Est-ce que le rite doit passer avant la charité : Les slogans sont toujours réducteurs et caricaturent la réalité, celui-ci n’échappe pas à la règle ! Dans l’emballement de la crise sanitaire et avec la pression mise par le Gouvernement, je pense qu’il y a eu une sur-réaction de la part de certains évêques, avec une forme de complexe face aux pouvoirs civils qui a mené plusieurs pasteurs à jouer les bons élèves, c’est-à-dire à maximaliser les mesures sanitaires. Je pense que nous sommes parfois tombés dans le déraisonnable, au sens propre. Au printemps 2020, la majorité des diocèses de France a donné des consignes, indiquant que la communion ne devait plus être donnée directement sur la langue.
Au-delà de la question de la validité d’une telle interdiction, celle-ci n’était étayée par aucune étude scientifique ou médicale : elle tenait pour évident que la distribution de la communion sur la langue comportait un risque de transmission du virus grave et avéré. Mais dans d’autres pays, des conférences épiscopales ont réuni un comité scientifique pour traiter cette question, et ont estimé que la distribution de la communion sur la langue ne comportait pas de risques excessifs, en tout cas pouvait être encadrée au niveau sanitaire.
En France, cela a fait beaucoup de mal chez de nombreux fidèles, qui ne voulaient pas recevoir la Sainte-Eucharistie dans leur main et n’ont pas eu d’autre choix que de ne plus communier ou de trouver une église où la communion était donnée sur la langue. Je ne crois pas que l’on puisse dire qu’il s’agisse d’une coquetterie, ni d’une rigidité rituelle, encore moins d’une forme de pharisaïsme : cela a trait à la foi en la présence réelle du Seigneur et ne peut être considéré avec dédain, a fortiori en un temps où l’on prétend respecter toujours davantage les différentes façons de « vivre sa foi ».
Entre les affaires d’abus sexuels et la crise schismatique en Allemagne, le cardinal Marx démissionne
L’archevêque de Munich et Freising, le cardinal Marx, a présenté, vendredi 4 juin, sa démission au pape en raison de « la catastrophe des abus sexuels ».
Celui qui fut président de la Conférence épiscopale d’Allemagne de 2014 à 2020, et membre du cercle rapproché autour du pape, le C9, pour concevoir la réforme de l’Église a écrit une lettre au pape expliquant :
«Fondamentalement, il s’agit pour moi d’assumer la coresponsabilité de la catastrophe des abus sexuels perpétrés par des représentants de l’Église au cours des dernières décennies. Les enquêtes et les expertises de ces dix dernières années n’ont cessé de me montrer qu’il y a eu à la fois des défaillances personnelles et des erreurs administratives, mais aussi une défaillance institutionnelle, et que l’Église n’a pas su en assumer la responsabilité “systémique”.»
Les controverses et les discussions les plus récentes ont montré que certains représentants de l’Église ne veulent pas accepter cette coresponsabilité et donc aussi la co-culpabilité de l’Institution. Par conséquent, ils rejettent toute forme de réforme et d’innovation en ce qui concerne la crise liée aux abus sexuels.»
« Chacun doit assumer ses responsabilités de la façon qui lui convient. Je ne veux blâmer personne pour cela ».
Lorsque le cardinal Barbarin, pourtant innocent de ces affaires, avait présenté sa démission au pape, ce dernier l’avait refusée. Acceptera-t-il celle du cardinal Marx, alors que l’épiscopat allemand est engagé dans un processus synodal schismatique ?
Evoquant la crise de l’Eglise en Allemagne, le cardinal Marx écrit au pape :
Un tournant pour sortir de cette crise ne peut être, à mon avis, que celui de la «voie synodale», une voie qui permet réellement le «discernement des esprits», comme vous l’avez toujours souligné et écrit dans votre lettre à l’Église en Allemagne.
Derniers jours pour contribuer au Prêt participatif pour Fourvière, l’âme mariale de Lyon
Avec déjà près de 100 investisseurs et plus de 700 K€ collectés auprès de particuliers et de personnes morales (associations, fondations, entreprises) sur un objectif de 1.2 M€, la campagne de levée de fonds qui co-finance la réhabilitation de la Maison Carrée (ancien scholastica Jésuite), bat son plein. Entrepris par la Fondation Fourvière, propriétaire des lieux, dans le cadre de son grand projet de Nouvel Elan pour Fourvière, cette opportunité de donner du sens à son épargne a été rendue possible grâce à la plateforme de financement participatif, CredoLending.
Il vous reste encore quelques jours pour participer au rayonnement de l’âme mariale de Lyon avec cet investissement empli de sens. Halte pour les pèlerins, musée, logements pour les prêtres, restaurant, salles de séminaire, lieu pour évènements familiaux et culturels, cette Maison Carrée a l’ambition de donner à chacun une bonne raison de monter la « colline qui prie » et de se retrouver sous le regard inspirant, ressourçant et réconfortant de Marie.
Créer grâce à la souscription de familles Lyonnaises en 1897, Fourvière nous appelle en ce début du XXIème…
Pour contribuer à ce prêt participatif et pour toutes informations, cliquez sur le lien suivant.
Vous pouvez joindre Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toutes questions.
Summorum Pontificum en danger ?
Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé des abbés Barthe, Viot, du Père Thomas sj et de Jean-Pierre Maugendre, sous la direction de Philippe Maxence s’interroge sur la sortie d’un texte qui viendrait limiter le Motu Proprio Summorum Pontificum de 2007, rendant sa pleine légitimité à la forme extraordinaire du rit romain.
Napoléon a sacrifié l’avenir au présent
Thomas Flichy de La Neuville, professeur d’histoire du droit et titulaire de la chaire de géopolitique de Rennes School of Business, vient de publier un petit ouvrage, préfacé par Thibaud Collin, sur L’Empire de Bonaparte, Laboratoire de la domination absolue.
Si l’Empire de Napoléon disparut en peu de temps, la matrice institutionnelle impériale et, disons-le, totalitaire, conçue par Bonaparte survécut à sa mort. L’Empire fut le premier laboratoire industriel de la domination absolue : un monde faisant fi du principe de subsidiarité, au sein duquel la concentration de l’initiative créatrice au sommet ne laissait aux grands subordonnés que le rôle de pâles exécutants. Par la volonté de Bonaparte, l’Europe fut mise en fiches, qu’il s’agisse des acteurs clefs ou bien des ressources stratégiques. Un système d’information élaboré permettait de réactualiser ces données en permanences, assurant au général en chef une vision actualisée du paysage politique. Cet outil était propre à lui faciliter la domination militaire. Pour appréhender ce que fut le système de l’Empire, cet ouvrage redonne la parole à ceux qui en furent les témoins directs. Leur parole prophétique n’est pas vaine à l’heure où la décomposition des Nations fait de la réalité impériale la matrice du XXIe siècle.
Bonaparte a été aveuglé par ses conquêtes :
Subjuguer le continent pour la coaliser contre l’Angleterre, tel est la finalité de Napoléon. En vain le sens commun lui montre qu’une telle entreprise rallie infailliblement le continent à l’Angleterre, et que son moyen l’écarte de son but. En vain on lui représente à plusieurs reprises qu’il a besoin sur le continent d’un grand allié sûr, que, pour cela, il doit se concilier l’Autriche, qu’il ne faut pas la désespérer, mais bien plutôt la gagner, la dédommager du côté de l’Orient, la mettre par là en conflit permanent avec la Russie, l’attacher au nouvel empire français par une communauté d’intérêts vitaux. En vain, après Tilsitt, il fait lui-même avec la Russie un marché semblable. Ce marché ne peut tenir, parce que, dans l’association conclue, Napoléon, selon sa coutume, toujours empiétant, menaçant ou attaquant, veut réduire Alexandre à n’être qu’un subordonné et une dupe. En réalité, Napoléon sacrifie l’avenir au présent, et son oeuvre ne peut pas être durable. Il compromet par conséquent les acquisitions durables par les annexions exagérées, et, dès le premier jour, il est visible que l’Empire finira avec l’Empereur. L’Empire est éphémère et tout ce que la bâtisse gagne en hauteur, elle le perd en solidité.
« Le monde pourrait vivre sans soleil, mais pas sans l’Eucharistie »
5 juin 1961 : le commandant de Saint Marc est condamné à 10 années de détention criminelle
Il y a soixante ans, le 5 juin 1961, le commandant de Saint Marc était traduit devant le Haut Tribunal Militaire. Une semaine auparavant la juridiction exceptionnelle avait condamné les généraux Challe et Zeller à des peines de quinze années de détention criminelle et à la radiation de l’ordre de la Légion d’honneur.
Au commandant de Saint Marc, il est reproché d’avoir, à la demande du général Challe, investi la ville d’Alger dans la nuit du 21 au 22 avril 1961 avec son régiment, le 1er R.E.P.. Il encourt la peine de mort en vertu de l’article 99 du nouveau code pénal institué par l’ordonnance du 4 juin 1960 signée du ministre de la Justice, Edmond Michelet.
Le commandant de Saint Marc se présente en uniforme devant le tribunal. Sur sa poitrine, la croix d’officier de la Légion d’honneur, la médaille de la Résistance et les croix de guerre de 1939-1945 et des T.O.E.
Sa déclaration devant le tribunal fera date :
« Depuis mon âge d’homme, Monsieur le Président, j’ai vécu pas mal d’épreuves, la résistance, la Gestapo, Langenstein, trois séjours en Indochine, la guerre d’Algérie, Suez, encore la guerre d’Algérie (…) On nous a fait faire tous les métiers, oui, tous les métiers, parce que personne ne pouvait, ne voulait les faire. Nous avons mis dans l’accomplissement de notre mission, souvent ingrate, parfois amère, toute notre foi, toute notre jeunesse, tout notre enthousiasme. Nous avons laissé le meilleur de nous-mêmes (…) Monsieur le Président, on peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir : c’est son métier. On ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer (…)
Cette déclaration produit un tel effet que le général Moullet, cité par l’accusation conclut sa déposition ainsi :
« Je tiens à dire que je ne connais pas le commandant de Saint Marc mais que, s’il y a quelqu’un au sujet de qui je suis au regret d’avoir été cité comme témoin à charge, c’est lui, car de tout ce que je sais de son passé et de tout ce que je sais de cette aventure, je ne pense pas qu’il y ait eu en lui un mobile qui soit vil, un mobile qui soit mesquin, certainement pas. »
Et le procureur général Reliquet commence ainsi son réquisitoire :
« Le gouvernement, qui a la charge de l’ordre public, m’a demandé de prendre des réquisitions tendant à ce que soit infligée au commandant de Saint Marc la peine de vingt années de détention criminelle. Je dépose sur votre bureau les réquisitions écrites. Pour moi qui ai assisté, qui ai entendu les témoignages, j’entends conserver ma liberté de parole conformément aux prescriptions de l’article 33 du code de procédure pénale. »
Et il conclura son réquisitoire en demandant une peine de cinq à dix ans de détention criminelle.
Qui sont les rédacteurs des réquisitions écrites ? Pierre Messmer, ministre des Armées et Edmond Michelet, ministre de la Justice. Ainsi Edmond Michelet, lui-même déporté à Dachau, a prescrit au procureur Reliquet de requérir vingt années de détention criminelle à l’encontre d’Hélie de Saint Marc, déporté à Buchenwald-Langenstein dans des conditions tellement effroyables qu’à la libération du camp il ne pouvait plus se souvenir de son nom.
Le verdict de dix années de détention criminelle soulève des remous réprobateurs, non seulement dans l’assistance mais également auprès de certains juges. Le général Ingold, chancelier de l’ordre de la Libération, donne sa démission du tribunal et de la chancellerie de l’ordre de la libération.
Hélie de Saint Marc est alors détenu à La Santé, à Clairvaux, puis à Tulle où il joue un rôle apaisant dans le cénacle des officiers condamnés à la suite de la révolte d’Alger. Il est libéré le 23 décembre 1965 mais écrit régulièrement à plusieurs de ses compagnons encore en détention qu’il ne se sentira réellement libre que le jour où eux-mêmes seront libérés.
Le 25 novembre 2011, il est élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’honneur.
Il meurt le 26 août 2013. Ses obsèques sont célébrées en la primatiale Saint Jean de Lyon. Le cardinal Barbarin prononce l’homélie et, après la cérémonie religieuse, le général Dary prononce l’éloge funèbre sur la place Saint-Jean.
Oui, il faut soutenir la famille
C’est au tour des Associations Familiales Catholiques de détourner la campagne du gouvernement.


C’est arrivé un 4 juin…
« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 4 juin : saints du jour français ou en France.
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St Pétroc, abbé et fondateur de monastères († VIe s.)
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En Cornouailles, au VIe siècle, saint Pétroc, abbé, qui vint du pays de Galles et fonda plusieurs monastères.
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le 4 juin : fête de sainte Clotilde, reine de France et épouse de Clovis.
Née vers 465-475, fille du roi burgonde Chilpéric II, elle échappe au massacre de sa famille catholique perpétré par l’arien Gondebaud. En 493 elle épouse Clovis, Roi des Francs Saliens, alors païen. Ils ont quatre enfants : Clodomir, Childebert, Clotaire et Clotilde. Sous son influence et après la victoire de Tolbiac, où il s’est écrié: »-Dieu de Clotilde si tu me donnes la victoire je me ferais baptiser », Clovis reçoit le baptême en la Noël 496, des mains de saint Rémi, à Reims!
En 511, après la mort de Clovis, Clotilde se retire à l’Abbaye de Saint-Martin de Tours, d’où elle exerce encore une influence politique auprès de ses fils. Elle contribue à faire ériger plusieurs édifices monastiques: les Andelys, Saint Pierre de Reims, Saints Apôtres de Rouen, Saints Apôtres de Paris, devenu l’abbaye Sainte Geneviève.
Elle décède le 3 juin 544, 545 ou 548 à saint Martin, à Tours. Elle est inhumée à Paris auprès du Roi Clovis dans le sacrarium de la basilique des Saints-Apôtres, future Abbaye de la Montagne Sainte-Geneviève. Au XIXe siècle, sa tombe est déplacée de l’actuelle église Saint-Etienne-du-Mont à l’actuelle basilique qui porte son nom dans le 7e arrondissement.
Depuis 1995 l’Aviation légère de l’armée de terre a choisi sainte Clotilde pour patronne. C’est en effet à ses prières que Clovis put être victorieux à Tolbiac en « submergeant l’ennemi sous le feu du ciel », ce qui est précisément aujourd’hui la fonction des hélicoptères de combat de l’armée française.
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le 4 juin 1411 : le monopole de Roquefort.
Ce jour, le Roi Charles VI, amateur de ce fromage accorde au bourg de Roquefort-sur-Soulzon l’exclusivité de l’affinage du fromage. Cela fait des caves un lieu protégé. Ce fromage bleu fut le fromage préféré de beaucoup de Rois dont Charlemagne et des papes. L’histoire raconte qu’un berger de jadis, préférant courir les femmes plutôt que de s’occuper de ses brebis, en aurait oublié dans une grotte son casse-croûte composé de pain et de fromage de brebis. En le retrouvant quelques mois plus tard, le Penicillium roqueforti avait fait son œuvre, transformant le fromage en Roquefort…C’est ainsi qu’est né le fameux fromage.
Le bon sens des bergers leur faisait utiliser ce fromage pour soigner les plaies, en l’appliquant pour éviter la gangrène. Le Penicillium, antibiotique naturel, est à l’origine du bleu du fromage.
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le 4 juin 1610 : le cœur d’Henri IV est transporté au Prytanée Royal de La Flèche.
Le Roi avait donné ce château aux jésuites pour y ouvrir un collège. Les cœurs du Roi et de son épouse sont déposés dans la chapelle royale du Prytanée National Militaire. Brûlées à la révolution les urnes ne contiennent plus que les cendres des deux cœurs aujourd’hui.
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le 4 juin 1666 : première représentation du « Misanthrope ».
La seizième pièce de Molière est représentée pour la première fois au théâtre du Palais-Royal à Paris : « Le Misanthrope ou l’atrabilaire amoureux« , cette comédie de Molière n’a que peu de succès. L’auteur interprète lui-même le rôle d’Alceste.
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le 4 juin 1684 : le Roi et la Cour assistent à la prise de Luxembourg par le maréchal de Créqui.
Le Siège a commencé le 28 avril. Les troupes françaises sont commandées par le maréchal de Créqui ; Vauban dirige les attaques lui-même. En raison de la bravoure avec laquelle la garnison espagnole défend la place, un départ honorable lui est accordé lors de la capitulation. Le Luxembourg reste une province française jusqu’en 1697, date de la signature de la paix de Ryswick qui rend le Luxembourg à l’Espagne.
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le 4 juin 1760 : arrivée des Acadiens en Nouvelle-Ecosse : « le Grand Dérangement »
Les Acadiens, colons francophones d’Amérique, arrivent de Nouvelle-Angleterre, en Nouvelle-Ecosse. C’est le « Grand dérangement », une expropriation massive des colons, lors de la prise de possession des Britanniques des anciennes colonies françaises en Amérique. Les historiens considèrent qu’entre 7 000 et 9 000 Acadiens, sur 15 000 à 18 000 personnes, sont morts durant les déportations du Grand dérangement. Voir la chronique du 28 juillet.
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le 4 juin 1789 : le Dauphin, fils aîné de Louis XVI, meurt au Château de Meudon.
Dans 13 jours la révolution sera jouée. Le Roi en plein deuil ne réagira pas.
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le 4 juin 1814 : signature de la Charte constitutionnelle par Louis XVIII (début de la Restauration).
La Restauration n’est pas un retour à l’Ancien Régime, mais l’intégration des principes de la Révolution dans ce dernier. La France entre ainsi dans un régime de monarchie constitutionnelle. La place de Dieu comme source du pouvoir n’est plus reconnue. La Monarchie légitime tempérée qui a vécu plus de 1300 ans en France n’est toujours pas restaurée.
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le 4 juin 1849 : début du siège de Rome par les 30 000 français du général Oudinot.
Rome est défendue par les milices de Garibaldi. La ville tombe le 30 juin.
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le 4 juin 1859 : les Français battent les Autrichiens à Magenta.
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le 4 juin 1938 : fin du kriegspiel organisé par Gamelin.
Le thème de la simulation commencée le 30 mai était : attaque surprise des forces allemandes vers Montmédy-Sedan.
Le général Prételat directeur de l’exercice livre les conclusions devant le généralissime Gamelin ; elles sont catastrophiques. Commentaire de Gamelin : « Prételat a voulu jouer le pire. »
Deux ans plus tard le pire est arrivé :
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le 4 juin 1940 : fin de la bataille de Dunkerque.
En effet si les Anglais ont tous été évacués, les Français continuent à se battre. 224 686 Britanniques et 121 445 soldats français et belges ont été évacués.
La percée allemande formant une immense tenaille enferme 400 000 Français, Belges et Britanniques dans une poche au nord de la ligne Sedan-Abbeville. Le 24 mai, Guderian s’apprête à conquérir Calais, mais il est arrêté, non point par les alliés mais par Hitler. Churchill décide d’abandonner les Français et d’évacuer tout le corps expéditionnaire de Lord John Gort. Les Français sont mis devant le fait accompli et doivent se contenter d’acquiescer. La Royal Navy est mobilisée pour évacuer le plus grand nombre d’hommes depuis les ports à l’ouest de Gravelines. Cette opération, baptisée Dynamo, s’achève la veille.
Les Français vont alors organiser la défense de Dunkerque, comme ils le peuvent avec les unités disponibles. La poche fait 22 km de long et 10 de profondeur. L’évacuation commence le 28, avec des dizaines de milliers de soldats attendant sur la plage de pouvoir embarquer, sous la menace des appareils de la Luftwaffe. Pendant ce temps, les fantassins métropolitains, Zouaves et Tirailleurs des 12e, 43e et 68e DI contiennent les forces allemandes dans de féroces combats, permettant l’évacuation de plus de 338 000 hommes en sept jours. Le 4 juin, les Allemands entrent dans Dunkerque qui capitule. 40 000 soldats Français, Belges et Britanniques sont faits prisonniers.
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le 4 juin 1940 encore : la Royale décide de sauver l’or de la France
Ce jour, le haut commandement maritime français est prévenu par l’ambassadeur américain à Paris, que suite à un arrangement entre Roosevelt et Reynaud une escadre américaine allait embarquer dans un port du midi de la France la totalité des réserves de la Banque de France, pour les amener aux Etats Unis. La Royale refuse et revendique de sauve l’or français elle-même. Elle transportera ainsi les 4/5 des réserves à Dakar et le reliquat à Fort de France. De toute la guerre, l’or est resté en France, hors de porté des Allemands. Cité par l’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, page 30).
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le 4 juin 1941 : la doctrine social du régime de Vichy.
Cité par l’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, pages 112 et 113).
La Charte du Travail avait comme objectif de réorganiser le monde économique français à travers un système corporatif, où chaque profession aurait eu à assumer son destin économique et social. L’Etat se faisant le gardien de l’intérêt collectif.
Le message du 4 juin 1941 précise la pensée du Maréchal : « Mes idées sociales vous sont connues. Elles viennent du vieux fond français où l’amour de la justice est toujours exigeant, mais fut toujours guidé par le sens de la mesure et par l’instinct de la durée…Il s’agit de mettre fin à cet esprit revendicatif qui, passant du social au politique et réciproquement, nous a perdus parce qu’il nous a dissociés et décomposés… L’organisation professionnelle ne peut rien retenir de ce qui engendrait la lutte des classes ou de ce qui en procédait. »
Voir les messages du Maréchal sur ce sujet en date du 1er mai et 15 septembre. Voir aussi la chronique du 4 octobre, date de la publication de la loi sur la Charte du Travail.
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le 4 juin 1944 : le drapeau français est à nouveau hissé sur le palais Farnèse de Rome.
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le 4 juin 1958 : De Gaulle à Alger :
« Je vous ai compris »
De Gaulle, du haut du balcon du gouvernement général d’Alger, les bras en V, lance à la foule qui exulte : « Je vous ai compris ». De Gaulle a été rappelé au pouvoir après la révolte des Français d’Algérie le 13 mai. Son cri laisse croire qu’il est résolu à conserver l’Algérie française et créera d’amères désillusions parmi les colons d’Algérie. Les accords d’Evian qui mettront fin, officiellement mais pas réellement, à la guerre d’Algérie seront signés le 18 mars 1962.
Cette phrase est à mettre en parallèle de ce qu’écrit Paul Milliez dans ses mémoires
« En 1959, alors que je me battais pour le Liban, auquel il ne croyait déjà plus, je lui lançai avec impertinence : »Mon Général, l’Algérie, c’est foutu ». Se souvenant de conversation de 1940, 1948, il me répondit : « Comme d’habitude vous parlez trop tôt » mais il ajouta: « A l’ encontre de ce que pense Soustelle, il faudra bien que nous quittions l’Algérie, sans quoi les musulmans algériens feront la loi chez nous. En un premier temps, ils assureront une majorité à droite ou à gauche. En un second temps, ils seront plus nombreux que nous et nous serons islamisés. » Il prévoyait cela pour les années 2000 et quelques. Qu’il ait eu raison ou tort, il avait en tout cas mis le doigt sur une des problèmes les plus importants pour la France de demain. »
Tiré de Ce que je crois, de Paul Milliez Page 98-99, édition Grasset
Voir la chronique du 6 juin…
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le 4 juin 1991 : Jean-Paul II, l’avortement et l’euthanasie.
« Quelle institution humaine, quel Parlement, a le droit de légaliser le meurtre d’une personne humaine ?
Discours fait à Random en Pologne
Éoliennes: du rêve aux réalités (suite)
Un lecteur me signale que la vidéo sur les éoliennes est passionnante, mais longue (2h) et décourageante. Il nous propose dessous la transcription de l’essentiel de ce qui est diffusé.
Près de 8.000 éoliennes installées en France. Réactions hostiles : quelle est la réalité ?
Problème : produire de l’énergie. L’éolien est ancien ; le changement se fait au XIX-ème avec le charbon. L’hydrolique est créé après 1945. Entre 50 et 70, consommation x 4 ; la crise de 74 conduit à la recherche d’autres énergies que le pétrole : le nucléaire. Les mouvements écolos montent en puissance. Fin 90 : libéralisation de la distribution de l’énergie. En Allemagne, G.Schroeder achète plus cher l’énergie dite verte ; le système est adopté en France par Jospin mais l’ampleur est limitée malgré la spéculation débridée vers cette nouvelle « ruée vers l’or ».
Le discours dominant sur « l’énergie verte » est hégémonique ; pourtant la production de carbone en France tourne autour de 7,5 % (du fait du nucléaire) contre 11,4 % en Allemagne. Le refrain « la France est ‘en retard’ » impose, via l’UE, l’accélération de l’éolien, notamment par Hollande. Le message martelé est que l’éolien garantit l’emploi, fait baisser les factures et réduit l’émission des gaz à effet de serre. Les proportions de production d’électricité en France sont (environ) : 70 % nucléaire, 11 % hydraulique, 7 % gaz, 2 % solaire et 6 % éolien.
Bilan énergétique : la France exporte (grâce au nucléaire) et « stocke » l’électricité grâce à un système de barrages en altitude qui permet de remonter de l’eau et alimenter les ressources potentielles en hydraulique (2 % d’énergie produite consacrée au fonctionnement des pompes de remontage).
Pour le nucléaire, l’hydraulique, le gaz, on peut piloter la production en + ou – ; pour l’éolien on ne peut pas. Le rendement de l’éolien dépend de la vitesse (V) du vent. La production commence à V>10 km/h mais pour un rendement très faible ; la capacité maximale est atteinte entre 50 et 90 km/h ; au-delà, la production est stoppée (sécurité). Bilan : une année compte 8.760 heures ; une centrale photovoltaïque (solaire) fonctionne environ 1.000h ; une éolienne autour de 2.000h. Les chiffres de production évacuent cette réalité en citant uniquement la capacité maximale de puissance produite (en Kw), et non la consommation effective délivrée (en Kw.h). En période de vent (hiver) , l’éolien peut couvrir entre 20 et 30 % des besoins ; en été, cela peut tomber à pratiquement rien ; on parle « d’énergie intermittente ». Ce qui fait que l’éolien ne se substitue pas à l’existant mais vient en supplément.
La plus grosse demande se situe en février, alors qu’éolien et solaire sont hors course. On accepte de payer très cher une énergie imprévisible, inutilisable lors des demandes fortes. L’abandon du nucléaire en faveur du renouvelable est la politique allemande : l’objectif annoncé était la réduction de l’émission de CO2.
Bilan allemand : l’objectif industriel solaire + éolien a commencé à fonctionner, jusqu’à ce que les Chinois proposent la même chose, moins cher. Le coût de l’électricité a commencé à augmenter sensiblement (30Mds annuels investissement dans éolien + solaire, 500 Mds de cumul prévus en 2025) : 45 % > prix moyen européen, 100 % > France. Sur le plan écolo, avec 30.000 éoliennes implantées, la baisse d’émissions CO2 2010-2020 est anecdotique (950 → 912). La part pilotable (incontournable) est restée à 100 Gw, avec moins de nucléaire mais davantage de gaz. Ce qui surprend c’est que c’est précisément au moment où l’Allemagne réalise l’impasse dans laquelle elle s’est fourvoyée, que la France décide de l’imiter.
Au niveau UE : l’affirmation est « les peuples européens nous ont demandé davantage d’éolien ». L’idée logique, au moment où l’UE imposait l’ouverture à la concurrence était de réaliser un réseau européen unifié ; mais les Allemands n’en voulait à aucun prix : le nucléaire français, énergie la plus économique et sûre aurait dominé l’Europe, et l’Allemagne en particulier. Mario Monti a allégué d’aides accordées à EDF (lors de son développement) pour l’exclure du marché (alors même que l’état allemand avait massivement financé sa propre production d’électricité). La complicité des fonctionnaires français a conduit non seulement à accepter ce ‘marché’ (la doxa était alors « nucléaire = mal » etc.) mais à démanteler EDF en petites structures sans cohérence. Les nouveaux « distributeurs » ne produisent aucune électricité mais l’achètent à EDF et la revendent aux particuliers en utilisant l’effet ‘discount’ : « on a créé des traders subventionnés ». L’élément important est que l’UE impose à EDF de vendre à ses concurrents à un prix inférieur au coût de revient (donc sans risque pour eux), tout en les subventionnant pour diminuer la puissance d’EDF. Ce qui conduit EDF à la faillite : on ne peut pas vendre durablement à perte.
Dissémination de l’éolien pour atténuer l’effet « intermittence » au niveau européen : ce n’est pas du tout ce qui est observé. La dépression ou anticyclone sur la façade atlantique concerne tous les pays européens du Nord au Sud ; la capacité de l’éolien est au mieux la moitié de la puissance installée, et la part « sûre » ne représente que quelques %. Les plus favorables à l’éolien sont précisément les « gaziers » car tout parc d’éoliennes conduit automatiquement à installer la même puissance potentielle en centrale à gaz (moitié moins d’émissions que le charbon, mais beaucoup, beaucoup plus que le nucléaire qui en produit deux fois moins que l’éolien). Donc destruction de ce qui marche en France, en achetant cher le gaz à l’étranger : pour quoi, pour qui ? L’état français a été sommé de céder GDF à Suez, qui est devenu Engie, premier exploitant éolien et solaire… Sachant que l’Allemagne contrôle l’arrivée du gaz par le Nord, depuis la Russie. La pénalisation de la France est patente, le plus surprenant est qu’elle est acceptée sans discussion par les responsables français. Les pétroliers, mais aussi les Gafas, investissent massivement dans l’électricité. A titre indicatif, l’Australie, qui a investi massivement dans le renouvelable, a eu cinq BlakOut au cours de l’hiver 2016-2017, dont un de plus de 48h. Les centrales à gaz sont subventionnées, comme les éoliennes. Bien se rappeler que la production électrique à base de pétrole, charbon ou gaz a considérablement plus augmenté que celle à base de solaire ou éolien : on reste sur un mode de production fossile, lors même qu’on vante le renouvelable.
Sortie du nucléaire : le coeur du débat est sur le nucléaire ; ‘renouvelable’ signifie ‘énergies fossiles’ pour compenser les pics et l’intermittence ; les « Verts » omettent curieusement cet aspect de l’équation. En 2018 une commission d’enquête parlementaire a reconnu l’inutilité climatique des éoliennes en France ; le nucléaire consomme deux fois moins de métal au kw.h produit, prend beaucoup moins d’espace, et coûte deux fois moins cher ; plusieurs pays européens ont entrepris de développer cette voie. Ce qui n’empêche pas de maintenir le plan « renouvelable » pour des raisons qui ne tiennent pas à l’économie ni même la préservation de la planète mais sur le même principe allemand, aveugle et sans avenir. Au dépens des Français, à la fois parce qu’ils le payent, et qu’ils subissent une détérioration sans précédent de leur environnement.
Le vent vaut de l’or : Antoine Waechter, ancien candidat vert, le reconnaît, l’éolien concerne surtout une production d’euros. Le développeur d’éoliennes fait du démarchage auprès de petites communes et vente les bénéfices, s’occupe de la progression administrative, puis met en vente l’autorisation sur le marché mondial. L’énergie produite doit être rachetée par EDF à un prix supérieur à celui du marché, avec une priorité d’accès et une rente garantie sur 15-20 ans. Comme si un industriel était assuré de vendre sa production à un prix garanti, supérieur à celui du marché, même si personne n’en a besoin. Résultat : le bénéfice est à près du tiers du chiffre d’affaire, sachant que la construction a été en partie payée par l’acheteur (subventions) ; un tel rendement n’existe nulle part ailleurs. Cette aubaine attire des financiers de toute nature, du style ‘fantôme’ (le dossier est vendu dès qu’il est achevé, sans tenir compte des engagements ; ex=ABO Wind) ; ou ‘presse-citron’, avec des ‘filiales’ françaises à 1€ de capital, qui sont en réalité détenues par des entreprises allemandes qui empochent tous les bénéfices (trust ; ex= Enertrag). Ce n’est même pas du ‘greenwashing’ mais du capitalisme brutal, basique, pour rémunérer les actionnaires, fonds de placements… L’alliance écolos-capitalisme éolien est difficilement compréhensible ; l’exemple typique est Valorem.
Implantation d’un site : le promoteur agit toujours en catimini : il voit le maire personnellement, ce n’est pas évoqué au conseil, on expose ce qu’il y gagne pour sa commune et on fait miroiter le gain au propriétaire qui loue son terrain. 10 K€ annuel par éolienne, plus les baux pour passage de câbles, survol etc ; au détriment des voisins qui subissent sans compensation. Les communes concernées découvrent ensuite que le projet n’est pas celui présenté, que les éoliennes sont plus grandes, plus proches des habitations… Les habitants concernés ne découvrent le projet que très tard, au moment où se fait la construction ; même organisés, ils doivent faire face aux difficultés administratives et juridiques, à la puissance financière des grands groupes (Total…) qui réclament des ‘indemnités’ exorbitantes et jouent l’intimidation. Les dizaines, voire centaines de millions d’euros de gain potentiel poussent les promoteurs à insister, voire se relayer face aux associations de simples citoyens, en comptant sur l’usure des militants. La tactique de « l’intéressement » des citoyens – qui investissent quelques centaines d’euros – facilite l’acceptation (70 % de rejet, sans égal) sans aucun bénéfice pour eux, ni en retombées financières, ni en pouvoir de décision.
L’emploi ? C’est le discours martelé par Nicolas Hulot : le renouvelable est bon pour l’économie, les emplois… Plus de la moitié des constructeurs et exploitants sont étrangers (allemands pour 2/3) ; les 44 % d’entreprises françaises doivent acheter les équipements à l’étranger ; 40 des 70 Mds€ de CA repartent à l’étranger. La France paie très cher le privilège de subir des éoliennes qui ne servent à rien, martyrise la population, dans le but de ruiner le système électrique français. En résumé, l’éolien ne diminue en rien l’émission de CO2, est nocif pour l’environnement, et ne crée aucun emploi car toutes les entreprises sont étrangères (ex= Alsthom revendu à GE…) ; la règle est simple : un service produit à l’étranger déplace l’emploi de la France vers l’étranger. Dans le nucléaire, le coût de production du Mw.h est de 50€, dont 1€ d’importation – l’uranium – donc pour 98 % de l’emploi français ; dans l’éolien, le coût est entre 40 et 80€, dont 10 à 20€ importés, ce qui détruit donc des emplois en proportion ; le plus surprenant est bien que les ministres continuent à ‘vendre’ 100.000 emplois créés…
Energie bon marché ? Sur la facture on trouve un montant : le TURPE – coût d’acheminement, 30 % de la facture – qui n’est pas à la charge du vendeur d’électricité mais du gestionnaire de réseau (Enedis, RTE), confrontés à une production diffuse, coûteuse, en plus de payer deux installations en parallèle. Le consommateur trouve aussi des frais dissimulés (CSPE, contribution au service public d’électricité, multipliée par plus de 7 ces 15 dernières années) qui correspondent aux gratifications et rentes garanties aux producteurs. Trop voyante, elle a été reconvertie en TICPE, ou ‘taxe carbone’, prélevée sur les carburants à hauteur de 7 Mds ; d’où la réaction populaire (GJ) : « tout ça pour payer quoi, et qui ? » Pour un ménage modeste, c’est 4,5 % des revenus (0,2 % pour un ménage aisé). La cour des comptes souligne justement (2018) que l’objectif « environnement » est dérisoire parce que la cible visée (électricité) n’est pas pertinente. L’investissement de 120 Mds, c’est le coût historique du parc nucléaire français ; avec 40 Mds, on remplace toutes les chaudières au fuel, ou toutes les voitures à essence d’île de France. A comparer avec les 10 Mds du nucléaire de Flamanville qui fait, lui, curieusement beaucoup plus de bruit médiatique. On a donc gaspillé des montants pharaoniques pour : ne pas décarboner l’électricité française (on remplace du nucléaire par de l’éolien ; on décarbone un peu les voisins puisqu’on exporte le nucléaire mais est-ce aux Français de payer pour les Allemands ?) ; détruire globalement des emplois ; faire payer le consommateur plus cher, ce qui amplifie la destruction d’emplois puisqu’il dépense moins dans ce qui utilise des emplois français ; diminuer la sécurité nucléaire, puisque l’éolien étant prioritaire, les rentrées du nucléaire sont diminuées et cela est répercuté sur la sécurité, puisque le nucléaire est indispensable en ‘backup’.
Fabrication : verte ? Seul le mât en acier est recyclable ; le socle, c’est 800 à 1500t de béton, plus 50t de ferraillage ; non réutilisable pour une autre éolienne en fin de vie ; les pales sont découpées puis enfouies (l’élément de langage est : seuls 5 % de l’éolienne ne sont pas recyclés, on y travaille,,,) ; la nacelle utilise des aimants permanents qui nécessitent 200kg de terres rares (1t pour une éolienne en mer), avec une pollution parmi les plus élevées – mais on ne la voit pas. Le démantèlement d’une éolienne, c’est plus de 400.000€ (seuls 50.000 sont demandés en provision au constructeur) qui reviendront à la charge du propriétaire du terrain puisque la plupart du temps les actionnaires ne sont plus identifiables, donc aux contribuables puisque celui-ci ne pourra pas payer.
Eolien, choix des Français ? 80 % des Français sont urbains et ne vivent pas à proximité d’éoliennes, donc sont indifférents : c’est rural ; Le fait incontournable est que l’implantation d’une éolienne diminue la valeur des biens à proximité, ce qui indique qu’on ne se précipite pas pour vivre à côté. Les associations environnementales, nées dans les années où l’ennemi était le nucléaire, on utilisé l’éolien comme arme contre le nucléaire ; souvent financées par, ou en partenariat avec, l’industrie éolienne, Greenpeace, France Nature Environnement, Négawatt, WWF… diffusent les éléments de langage des industriels ; puis la traduction politique est le rôle d’EELV, parti central. Ce n’est pas un hasard si son patron Yannick Jadot est l’ancien directeur des opérations spéciales de Greenpeace, avec sur sa liste aux européennes Jean-Yves Grandidier, patron d’une des entreprises éoliennes françaises ; on ne s’étonne donc pas que les lois en faveur de l’éolien aient été portées par EELV. Les journalistes n’ont quasiment jamais de formation scientifique et suivent la ligne de plus grande pente en faisant ce que les autres ont fait avant : les écolos sont jeunes, sympas, leur discours est simple : ils le répètent. Ceux qui ont conduit les lois favorables à l’éolien (Brottes, 2015) se retrouvent dans des situations confortables au sein d’un grand groupe éolien : les promoteurs de l’éolien ont totalement infiltré les institutions françaises et les entreprises publiques au coeur de l’électricité. On le voit de façon caricaturale lorsque les discours des promoteurs (privés) de l’éolien, de l’agence de maitrise de l’énergie, puis du ministre de l’environnement (B. Pompilii) et ses adjoints sont identiques.
Déni démocratique. Les chiffres diffusés, c’est 70 %, voire 80 % des Français favorables à l’éolien, en dénigrant les « châtelains » qui s’opposent (les égoïstes !…) Les éléments de langage sont : « vert, renouvelable, durable », et encore « champ, parc, ferme » d’éoliennes. C’est faux (les trois) mais on le retrouve partout, sur les affiches, les sites parlementaires, les livres d’école, les dessins pour enfants… Le discours officiel est « je vous ai compris » face aux plaintes de dégradation, mais « en même temps » les actes vont dans le sens de la multiplication de l’éolien ; aujourd’hui 8000, l’implantation programmée est de 20.000, alors même que le constat de leur inutilité, voire nocivité, est acté. Les voies de recours des citoyens sont réduites comme une peau de chagrin : tribunal administratif – mieux contrôlable, diminution des délais de recours, suppression de l’enquête publique…
L’offshore ? « Une catastrophe économique, financière, écologique… » ; « une entreprise étrangère (Iberdrola) liée à la mafia » (Marc le Fur, député des côtes d’Armor). L’essentiel des parcs offshore appartiennent à des étrangers. Au moment où le Sénat et l’AN tentaient de remettre la main sur l’hémorragie des finances, Macron et Hulot ont offert une solution censée « économiser » X Mds, alors que le coût du Mw.h est de plus de 3 fois le coût actuel. Au vu des dégâts, qui peut encore croire que c’est pour sauver la planète qu’on stérilise nos sols et qu’on martyrise les populations ? Qu’on détruit le visage du pays, la beauté ?
Ozouf, le blanc-bec et le Monde : tous sus au Raoult
Les temps macrono-covidiens réservent décidément bien des surprises, qui seraient hilarantes si elles n’étaient lamentables.
Mme Mona Ozouf était invitée le 28 mai 2021 dans l’émission C à vous consacrée au thème « Liberté, égalité, fraternité au temps du covid ». A la question « Où se situe Didier Raoult ? dans le camp de ceux qui défendent la liberté ou dans le camp de ceux qui égratignent la fraternité ? », elle répond ainsi :
« Moi, je pense, dans un autre camp, qui est celui qui sait tout, qui méprise tout. Pour moi, c’est un criminel. Il a fait régner une sorte de doute, de suspicion, et c’était abominable… Pour moi, c’est vraiment un personnage atroce ».

Mme Ozouf ! Historienne et philosophe respectée ! Qui, en février 2020, était l’invitée de la même émission dont le thème était alors : « Eloge de la civilité » ! Elle y était décrite « sereine, pondérée, souriante » !

Décidément, il n’est pas forcément nécessaire d’avoir attrapé le covid pour constater que l’année d’enfermement macronien a provoqué des séquelles graves.
Le blanc-bec, c’est M.Hervé Seitz.

Quasiment le jour-même de l’entretien avec Mme Ozouf, M.Seitz est l’objet d’un article de La Dépêche : « Covid-19 : « mensonges délibérés », « fraude scientifique », un chercheur montpelliérain s’en prend à Didier Raoult ». On y apprend que M.Seitz est chercheur au CNRS (on espère qu’il trouve…), qu’il a été l’un des premiers à accuser le Professeur Raoult de mentir et est l’auteur d’une synthèse démontant les études de ce dernier. L’occasion aussi de se rendre compte (nous l’ignorions sottement) qu’il a mis en ligne, en 2020, plusieurs vidéos sur Youtube consacrées en particulier à l’hydroxychloroquine (HCQ). Son maître mot à propos du Professeur Raoult : « mensonge » :
- Dans l’article cité, cela donne : « J’estime qu’il y a un vrai scandale sanitaire dans cette affaire. Il a été initié par des mensonges délibérés de la part du laboratoire du professeur Raoult…. Il est clair, d’entrée, qu’il n’y a aucun intérêt à administrer de l’hydroxychloroquine. On se rend compte de l’ampleur de la falsification, ce que confirmeront les essais menés avec rigueur scientifique, comme Discovery par exemple », explique le scientifique dans les colonnes de Midi Libre » [Ah, ces essais Discovery qui ont sombré dans un triangle des Bermudes covidien, mais donc avec rigueur scientifique… ].
- Dans une vidéo du 19 octobre 2020, cela donnait : « J’estimais qu’il était nécessaire de démonter ces rumeurs pseudo-scientifiques qui circulaient sur une prétendue efficacité de ce traitement [HCQ + azythromicine (AZT)] contre le covid 19. A la fin de l’été, on a bien vu que c’était un gros mensonge depuis le début. Puisqu’on a vu tout au long de l’été des études indépendantes partout dans le monde et non-biaisées, qui ont toutes évalué l’efficacité de ce traitement et qui ont toutes conclu qu’il était pas efficace. Et donc je pense que les gens ont bien compris que ce labo Raoult à l’IHU de Marseille, ce sont des gens qui racontaient n’importe quoi. On le savait depuis le début, c’était franchement assez prévisible.»
Et, toujours dans l’article de La Dépêche, d’essayer des explications :
« Avec son physique de druide, Raoult est un personnage sympathique, qui dit ce qu’on a envie d’entendre : d’abord que le virus ne sortira pas de son écosystème, puis que ce n’est pas grave, qu’il n’y aura pas de deuxième vague… En face, il y a des scientifiques qu’on soupçonne d’être corrompus. ». Mais alors pourquoi le Pr Raoult aurait-il menti ? « Il tient l’IHU de Marseille d’une main de fer, sans laisser de place à la controverse. Beaucoup d’étudiants sont en contrat précaire, sous pression… En partant sur l’hypothèse d’une « bonne foi » de sa part, peut-être que ses équipes n’ont pas osé aller contre son intuition », théorise Hervé Seitz qui estime par ailleurs que Didier Raoult a une « responsabilité pénale » face à cette « fraude scientifique ».
C’est quand même du lourd.
Du coup, on prend plaisir à fouiller un peu les autres videos du même M.Seitz et à y trouver d’autres fragments savoureux.
Dans celle du 6 mai 2020, il affirme :
« En plus, cette combinaison entre hydroxychloroquine et azythromicine a l’air d’être très toxique, donc de multiplier par deux le risque de mort par arrêt cardiaque. Donc, l’HCQ en association avec l’azythromicine a l’air d’être dangereuse…. On attend les résultats de Discovery qui a démarré avec retard à cause des problèmes de propagande avec la chloroquine » [Ah, on comprend enfin pourquoi DIscovery a eu du plomb dans l’aile dès le début : c’est à cause de l’HCQ…]
Celle du 2 juin 2020 est consacrée pour partie à l’étude fameuse dite duLancet. Vous vous rappelez, celle qui a été publiée le 22 mai 2020 puis assez précipitamment dépubliée le 5 juin ; à propos de laquelle le Professeur Raoult parle de l’escroquerie scientifique du siècle. La video du 2 juin de M.Seitz, c’est donc juste avant la dépublication. Voilà ce qu’il explique, après avoir rappelé que la publication de l’étude a immédiatement abouti à arrêter les essais sur l’HCQ, « notamment 16 essais en France », une broutille :
« Autant l’article a une certaine cohérence interne (il y a eu quelques petites erreurs qui ont été corrigées par les auteurs) -globalement, l’article me semble convaincant- autant il y a pas mal de choses autour de cet article qui suggèrent que les données présentées dans cet article pourraient être fausses, peut-être même complètement inventées. Il y a une possibilité que cet article repose sur des données frauduleuses complètement fabriquées. Evidemment, si l’article se base sur des données fausses, on ne pourra pas s’en servir pour l’argumentaire [contre l’HCQ… Pas pouvoir s’en servir, c’est ballot !] ».
Et l’auteur de reprendre plus loin ce doux balancement cauteleux :
« Autant la logique présentée dans l’article semble correcte, autant si elle repose sur des données qui sont fausses au départ, évidemment, on ne pourra rien en conclure. »
Et c’est quand même jouer de malchance Parce que, figurez-vous :
« Il y a eu de la fraude qui a fait croire que l’HCQ pouvait marcher contre le covid 19. Mais si des gens démontent [sic !] cette fraude en fraudant eux-mêmes, du coup on n’a pas plus avancé. Si elle est frauduleuse, on ne pourra pas en tirer argument contre l’efficacité de la chloroquine ».
Ca sera pareil, sauf qu’entretemps, et entre autres, les essais en cours auront été arrêtés et l’HCQ bannie ! Et pensez-vous que M.Seitz veuille s’interroger sur le pourquoi de la publication d’une étude entièrement bidonnée contre l’HCQ dans The Lancet ? Non, ce n’est pas sa cible.
Et puis voilà que le journal réputé pour sa rigueur et son honnêteté intellectuelle, on veut dire Le Monde, préannonce un livre publié ce 3 juin et écrit par deux de ses journalistes, « Raoult. Une folie française », qui « dévoilent son passé, les ressorts de son ambition et les coulisses de sa défense acharnée de la chloroquine dans la lutte contre le Covid-19 ». Extrait : « Vous ne vous rendez pas compte du poids que j’ai eu. Si vous aviez une idée de ce que j’ai pesé dans le monde, c’est inédit. Même moi je ne pensais pas que c’était possible », affirme ce personnage haut en couleur, qui « rêvait de rentrer dans l’histoire » avec la chloroquine ».

On l’aura compris, la charge sera croustillante et certainement au niveau des enjeux (on y revient : comment expliquer la publication de l’étude du Lancet ?)
Et pendant ce temps-là ?
- Pendant ce temps-là, imperturbablement, l’IHU de Marseille publie ses statistiques et ses conclusions sur une cohorte de patients qui ne cesse de grandir :

Nom de l’étude : « Early Treatment with Hydroxychloroquine and Azithromycin in 10,429 COVID-19 Outpatients: A Monocentric Retrospective Cohort Study ». Sa conclusion centrale en un anglais sans doute compréhensible : « Early ambulatory treatment of COVID-19 with HCQ+AZ as a standard of care is associated with very low mortality, and HCQ+AZ improve COVID-19 survival compared to other regimens. Zinc and anticoagulants are likely to further improve outcomes. Most COVID-19-associated deaths are preventable with early detection and outpatient treatment”. On y retrouve cette notion rabâchée par le Professeur Raoult depuis le début : le traitement vaut pour une prise en charge précoce. L’adjonction de Zinc et d’anticoagulants peuvent améliorer les résultats.
- Pendant ce temps-là, le Professeur Raoult se réjouit sur son compte Twitter de la publication récente d’une étude d’économistes, publiée à Munich, coordonnée par un professeur japonais et un professeur américain : Analyse plurinationale des facteurs explicatifs déterminants pour les décès du covid 19 (A Cross-Country Analysis of the Determinants of Covid-19 Fatalities » :

[N.B. : par « freedom » dans l’extrait cité dans le tweet, il faut entendre le caractère démocratique du régime politique]
Même si la lecture de l’article laisse un peu déconcerté quant à la caractérisation de facteurs socio-économiques, on retiendra que l’usage de l’HCQ y est nettement considéré comme un facteur de réduction de mortalité par des auteurs non-engagés dans les considérations de concurrence et d’egos médicaux.
- Enfin, toujours pendant ce temps-là, le Professeur Raoult continue des entretiens (mis à disposition sur youtube). Avec ténacité, il rappelle tout ce qu’il a consigné dans son livre paru en février 2021 : Carnets de guerre covi-19 qui compilent, sans en rien changer, les déclarations qu’il a faites depuis la mi-janvier 2020 jusqu’à l’automne 2020 ; pour que tout un chacun puisse juger sur pièces de ce qu’il a fait comme médecin-chercheur pour prendre en charge les malades qui venaient le voir : qu’il a ainsi parlé d’azythromicine dès le 14 janvier 2020 (et donc de l’usage d’antibiotique comme usuellement pratiqué dans les affections respiratoires virales et non virales, et comme l’usage s’en est ensuite développé) ; il rappelle qu’il a parlé de test systématique dès le 31 janvier 2020 et l’épisode des rapatriés de Wuhan (tests qui ont été refusés par Mme Buzyn) ; il rappelle qu’il a parlé de l’usage de l’HCQ dès le mois de février 2020 ; qu’il a parlé de l’intérêt des anticoagulants dès le 28 avril 2020 (ensuite largement préconisés à partir de septembre 2020) ; qu’il a parlé de l’hypoxie heureuse, cette sensation agréable accompagnant une baisse dangereuse du taux d’oxygène dans le sang, dès juin 2020, puis de sa recommandation d’achat d’oxymètres (et du non-sens de la recommandation officielle de rester chez soi en attendant de se sentir mal, sensation déjà trop tardive pour une prise en charge) ; il rappelle l’intérêt –ne croyant pas à un rebond de l’épidémie- qu’il a porté aux variants dès juillet 2020 (ces variants qui permettent maintenant d’entretenir à bon compte le suspens et la peur) ; que son institut a diagnostiqué 40 000 personnes, que 25 000 ont été prises en charge, 16 000 traitées à l’HCQ + AZT, et qu’ils n’ont eu aucun des accidents préannoncés ; qu’il a fait la proposition de quatre essais thérapeutiques et que chacune de ces propositions a été refusée.
On dit ça, on dit rien… Le Professeur Raoult parle néanmoins avec l’apparence de quelque justesse d’un « déchaînement d’hostilité tout à fait étonnant… Ca ressemble à 40 et à la guerre : la terreur ; le cachez-vous ; la délation ». Il faut ajouter la vulgarité. C’était il y a un an juste. Dans sa video du 2 juin 2020, le sieur Seitz concluait :
« Si un jour quelqu’un vous dit à nouveau, comme on l’a beaucoup entendu, « la bithérapie du Docteur Raoult marche dans les stades précoces de la maladie », vous êtes autorisé de ma part à vous foutre de sa gueule ».
La réforme du code de droit canonique signe la faiblesse du code publié en 1983
Le Code de Droit Canon vient de connaître une profonde réforme, par la constitution apostolique Pascite gregem Dei – « Paissez le troupeau de Dieu » – publié le 23 mai 2021 par le pape François, et qui entrera en vigueur le 8 décembre.
Beaucoup d’articles traitent du renforcement des peines suite aux « délits contre la vie, la dignité et la liberté humaines » (can. 1397-1398), en particulier abus sexuels, conservation d’images pédopornographiques, etc.
Moins cité dans la presse, le canon 1379, qui ne va pas faire plaisir au Comité de la jupe :
§ 3. Aussi bien celui qui a tenté de conférer l’ordre sacré à une femme, que la femme qui a tenté de recevoir l’ordre sacré, encourent l’excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique: en outre le clerc peut être puni du renvoi de l’état clérical.
Plus largement, cette constitution réforme presque complète le livre VI du Code, « Les sanctions dans l’Eglise ». Le code de droit canonique publié en 1983 est divisé en sept livres d’étendue inégale. Le livre VI, qui représente le droit pénal de l’Eglise, ne comporte que 89 canons sur les 1752 du code. Sur ces 89 canons 63 ont été modifiés, soit 71% du livre, 9 autres déplacés alors que 17 restent inchangés. Il s’agit donc d’un remaniement considérable.
Mgr Juan Ignacio Arrieta, secrétaire du conseil pontifical pour les textes législatifs, explique, dans un entretien accordé à Vatican news :
« Après la promulgation du code en 1983, les limites du livre VI sur le droit pénal sont apparues. » « En suivant une idée de décentralisation, la rédaction des normes pénales avait alors été laissée très indéterminée. On pensait que c’était aux évêques et aux supérieurs de décider selon la gravité des circonstances quels délits il fallait punir, et comment les punir. » « La difficulté pour beaucoup de combiner charité et punition a fait que le droit pénal n’était guère appliqué. »
« En outre, il était difficile de comprendre que les évêques réagissent différemment dans des situations similaires. »
« Cette situation a obligé le Saint-Siège à intervenir, comme on le sait, en confiant les délits les plus graves exclusivement à la Congrégation pour la doctrine de la foi, et en accordant des facultés d’intervention à d’autres dicastères de la Curie. »
Benoît XVI avait publié le 11 avril 2019 une analyse, qui fut très critiquée dans presse mainstream. Le pape émérite donnait les raisons profondes de la crise des abus, et abordait la question des abus et l’insuffisance des moyens de répression fournis par le nouveau Code de droit canonique.
« La question de la pédophilie (…) ne s’est posée que dans la seconde moitié des années 1980. »
Les évêques des Etats-Unis, où le problème était devenu public,
« demandèrent de l’aide, car le droit canonique, consigné dans le nouveau Code (1983), ne semblait pas suffisant pour prendre les mesures nécessaires. (…) Ce n’est que lentement qu’un renouvellement et un approfondissement du droit pénal délibérément peu structuré [nous soulignons] du nouveau Code ont commencé à prendre forme. »
« Il y avait un problème fondamental dans la perception du droit pénal. Seul le garantisme était considéré comme “conciliaire”. Il fallait avant tout garantir les droits de l’accusé, dans une mesure qui excluait en fait toute condamnation. (…) Le droit à la défense par voie de garantie a été étendu à un point tel que des condamnations étaient difficilement possibles. »
« Un droit canonique équilibré (…) ne doit donc pas seulement protéger l’accusé. (…) Il doit aussi protéger la foi. (…) Mais personne aujourd’hui n’accepte que la protection de la foi soit un bien juridique. »
A cause de ce garantisme, il fallut contourner la difficulté en transférant les compétences de la Congrégation du clergé, normalement responsable du traitement des crimes commis par les prêtres, à la Congrégation pour la doctrine de la foi sous le chef de “Délits majeurs contre la foi”. Ceci permit
« d’imposer la peine maximale, l’expulsion, qui n’aurait pu être imposée en vertu d’autres dispositions légales ».
Selon une analyse parue sur le site du district de France de la Fraternité Saint-Pie X,
la logique implacable du personnalisme, qui fait passer l’individu avant la société et le bien commun, a rendu la justice de l’Eglise quasiment inopérante avec le Code de droit canonique de 1983.
Mgr Arrieta explique :
« Les critères nouveaux peuvent être résumés sous trois [aspects]. Tout d’abord une meilleure détermination des normes, en définissant clairement les cas dans lesquels le système pénal doit être appliqué et la manière dont les infractions doivent être punies. »
« Les paramètres de références sont également désormais fixés pour guider l’action des ordinaires, tout en respectant les marges nécessaires à l’évaluation des circonstances concrètes de chaque cas. »
« Le deuxième critère est la protection de la communauté, en établissant des moyens de prévenir et de réparer les scandales, et de réparer les dommages causés. »
« Le troisième objectif était de doter l’autorité – l’évêque, le supérieur… – d’instruments adéquats pour pouvoir prévenir les infractions, promouvoir la réforme, et corriger les infractions avant qu’elles ne deviennent plus graves. »


