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La Suisse interdit la burqa

Les Suisses ont voté dimanche à 51,21% des voix et une majorité de cantons en faveur de l’interdiction de se dissimuler le visage. Ce texte, initialement proposé par le parti UDC, a été soutenu par des féministes et une partie des électeurs de la gauche laïque. Marco Chiesa, président de l’UDC Suisse, s’est réjoui :

“Nous nous réjouissons. Nous ne voulons pas qu’il y ait un islam radical dans notre pays”.

Dans un communiqué, l’UDC constate que

l’argumentation socio-romantique, irréaliste et en bonne partie absurde des milieux de gauche n’a pas empêché la majorité des citoyennes et citoyens d’approuver l’interdiction nationale de se dissimuler le visage. « Comme l’a déjà relevé la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg, l’interdiction de se dissimuler le visage est légale et ne constitue pas une violation des droits humanitaires », a souligné Marco Chiesa, président de l’UDC Suisse. Il est donc légitime que l’Etat prenne des mesures de cette nature pour sauvegarder la cohésion de la société. « La burqa dresse une barrière entre la porteuse et son entourage et empêche ainsi son intégration dans la société », conclut Marco Chiesa.

L’interdiction de se dissimuler le visage est de surcroît un signal fort et une avancée importante dans la lutte contre l’islamisme politique qui progresse également en Suisse en menaçant notre société libérale. Dire oui à l’interdiction de se dissimuler le visage, c’est dire oui à plus de sécurité, car cette mesure vise aussi explicitement les hooligans et les casseurs gauchistes qui, dissimulés par des cagoules, commettent des actes de violence et de vandalisme.

Le texte n’évoque ni la burqa ni le niqab, mais les affiches de campagne ne laissaient pas de doute. Il sera donc désormais interdit de se couvrir complètement le visage en public -ce qui vaut aussi pour des manifestants cagoulés- mais des exceptions sont prévues pour les lieux de culte par exemple. Le masque anti-COVID est-il également interdit ?…

Selon les chiffres de l’Office des statistiques de 2019, environ 5,5% de la population suisse est musulmane. Le gouvernement fédéral et le parlement s’opposaient à cette mesure.

En 2009, les Suisses avaient déjà voté l’interdiction de la construction de minarets sur les mosquées.

C’est arrivé un 7 mars…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 mars 851 : décès de Nominoë, roi de Bretagne, et chef des Bretons.

Premier roi de Bretagne, il a pris son indépendance à la faveur de la lutte qui opposa les 3 fils de l’empereur Louis le Pieux suite au traité de Verdun de 843.

  • le 7 mars 1266 : entrée de Charles d’Anjou dans Naples.

Charles d’Anjou entre dans la ville après avoir vaincu et tué Manfred de Sicile à la bataille de Bénévent, le 26 février. Charles d’Anjou a été au préalable investi par le pape Clément IV de la couronne de Sicile.

  • le 7 mars 1274 : décès de Saint Thomas d’Aquin.

Saint Thomas d’Aquin, né vers 1225 à Aquin en Italie, est un théologien et un philosophe dominicain, considéré comme l’un des principaux maîtres de la scolastique et de la religion catholique. Il est canonisé en 1323 par le pape Jean XXII et proclamé Docteur de l’Église, par Pie V en 1568. Il affirme que l’étude philosophique, aussi poussée soit-elle, ne contredira en aucun cas l’enseignement de la religion, puisque les deux ont un même objet, qui est la vérité.

  • le 7 mars 1619 : l’évêque de Luçon, le cardinal de Richelieu, quitte son exil d’Avignon et prend la route d’Angoulême.

Louis XIII le sollicite pour négocier avec Marie de Médicis, la reine-mère.

  • le 7 mars 1657 : le Roi Louis XIV interdit la vente d’alcool aux Indiens.
  • le 7 mars 1693 : naissance de Carlo della Torre Rezzonico, futur Clément XIII.
  • le 7 mars 1724 : décès du pape Innoncent XIII.
  • le 7 mars 1792 : le progrès technique pour la mort

Le docteur Antoine Louis, chirurgien de l’époque, préconise, dans un rapport remis ce jour à Assemblée législative, la mise au point d’une machine à lame oblique, la guillotine. Un moyen de donner la mort à tous les condamnés avec rapidité et sûreté, moyen qui est aussi qualifié d’égalitaire par le rapporteur. Il l’avait présenté en loge auparavant lors d’une tenue de la loge « La Candeur » (la loge de La Fayette et de Laclos), où se côtoyaient plus de quatre cent membres dont Rabaud-Saint-Étienne, Chénier, Brissot, Bailly, Lavoisier et Custine, qui, tous, iront se fiancer avec la Veuve.»

La première exécution au moyen de la guillotine se déroule le 25 avril 1792 sur la place de Grève (actuelle place de l’Hôtel-de-Ville).

  • le 7 mars 1793 : la Convention déclare la guerre à l’Espagne.

La France déclare la guerre à l’Espagne ; l’armée espagnole envahit la Navarre française et le Roussillon.

  • le 7 mars 1801 : Pie VII reconnaît officiellement l’existence des Jésuites en Russie.
  • le 7 mars 1815 : arrivée de Napoléon à Grenoble.

La nouvelle du débarquement de Napoléon arrive à Paris par le télégraphe de Chappe avec retard pour cause de brume.

Le même jour, à Paris, Napoléon est déclaré traître et rebelle par les Chambres et par le roi Louis XVIII.

  • le 7 mars 1884 : les poubelles deviennent obligatoires à Paris.

Le préfet de la Seine, Eugène Poubelle, impose l’usage de réceptacles fermés destinés à recevoir les ordures ménagères dans toute la ville de Paris. Ces récipients prennent rapidement le nom de son inventeur.

  • le 7 mars 1936 : l’Allemagne viole le traité de Versailles.

Par un véritable coup de poker, tant le rapport de force lui était défavorable, Hitler fait entrer la Wehrmacht dans la zone démilitarisée de la Ruhr. Il déclare caduques les dispositions du Traité de Versailles par lesquelles l’Allemagne s’engageait à démilitariser la Ruhr. Les puissances occidentales ne réagissent pas. Le service militaire obligatoire a déjà été rétabli illégalement un an auparavant. Deux ans plus tard, il recommence à bafouer les accords sur les frontières avec l’anschluss.

  • le 7 mars 1962 : le recensement est effectué : la France compte 46.247.514 habitants.

On ne comptabilise plus les étrangers.

  • le 7 mars 1966 : le président de la République Charles De Gaulle annonce le retrait de la France de la structure militaire de l’OTAN.

Le général de Gaulle annonce officiellement l’intention de la France de se retirer de la structure militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). Il refuse de voir la politique nucléaire américaine dominer l’organisation. Il demande également aux Américains d’évacuer leurs bases situées sur le territoire français.

  • le 7 mars 1976 : le cardinal Wojtyla, futur Jean-Paul II, prêche le Carême devant Paul VI à Rome.

Opération “Chocolats de Pâques” : 200kg à vendre pour les soeurs de l’abbaye du Val d’Igny

Pâques approche ! Et pour l’abbaye du Val d’Igny, dont l’économie repose sur sa chocolaterie, la période est cruciale. L’an dernier a été catastrophique en raison du confinement : fermeture de la boutique, annulation des commandes des revendeurs etc… Mais cette année les sœurs trappistines espèrent bien se rattraper. Pour cela, une “opération spéciale chocolats de Pâques” est lancée avec Divine Box. Objectif : vendre 200kg de chocolat !

Au programme :

  • des œufs pralinés, de la friture de Pâques, des “bouchons d’Igny” (spécialité avec une ganache onctueuse au marc de Champagne) etc… par “pack”, ou bien à l’unité
  • pré-commandes jusqu’au dimanche 7 mars minuit
  • livraison avant Pâques entre le 30 mars et le 1e avril (par La Poste)

… l’occasion de (re)découvrir le savoir-faire et la qualité de cette petite chocolaterie artisanale monastique, en marche depuis 70 ans !

Infos et pré-commandes sur le site de Divine Box : https://divinebox.fr/igny 

Vous pouvez aussi diffuser cette opération par Whatsapp (texte modifiable avant envoi)

Quelques mots de Jean-Paul II : le sens véritable de l’existence humaine

Appuyés sur la parole révélatrice du Christ, Rédempteur, nous sommes sûrs de l’immortalité de l’âme. En réalité, la vie n’est pas fermée à l’horizon de ce monde : l’âme, créée immédiatement par Dieu, lorsque la fin physiologique du corps arrive, reste immortelle et nos propres corps seront ressuscités transformés et spiritualisés. Le sens profond et décisif de notre existence humaine et terrestre réside dans notre immortalité «personnelle» : Jésus est venu nous révéler cette vérité.

Le christianisme est certainement aussi un «humanisme» et prône fermement le développement intégral de chaque homme et de chaque peuple, s’associant à tous les mouvements qui veulent le progrès individuel et social; mais son message est essentiellement d’un autre monde, mettant tout le sens de l’existence dans la perspective de l’immortalité et de la responsabilité.

Par conséquent, les multitudes immenses de ceux qui, au cours des siècles passés, ont déjà atteint la fin de leur vie, sont tous bien vivants ; nos proches décédés sont toujours vivants et également présents, d’une certaine manière, dans notre cheminement quotidien. «La vie n’est pas enlevée mais transformée; et tandis que la demeure de cet exil terrestre est détruite, une demeure éternelle dans le ciel est en préparation! “.

Audience générale du 2 novembre 1983 ; ©Librairie éditrice vaticane

Le silence monastique

Au fond des cloîtres, là où règne un silence souvent séculaire, des hommes ont choisi de se laisser gagner par la paix profonde ; et celle-ci déborde parfois. C’est le cas avec ce livre, qui constitue sans doute l’un des plus grands ouvrages jamais écrits sur le silence.

Comment entrer dans cette attitude profonde, cette posture de l’être qui permet de vivre en unité avec Dieu, soi et les autres ?

Il n’est pas besoin d’être moine pour se laisser rejoindre par les mots de Dom Marie Bruno.

Le silence est l’écrin des actions justes, la caution des paroles vraies.

Rien de ce qui est fait et dit ne peut l’être efficacement sans que cela ne prenne sa source en Celui qui ne se laisse entendre que dans le silence, Dieu.

Oui, rechercher le silence et s’y plaire est la seule addiction bonne car elle rend conduit à l’amour et à la joie véritables. Alors partageons ce trésor !

L’auteur, Dom Marie Bruno, est un moine cistercien originaire de l’est de la France.

Pour acheter le livre : https://www.life-editions.com/product-page/le-silence-monastique

Le Voyage extraordinaire de Seraphima

De Bruno de Seguins Pazzis :

URSS en 1943. La jeune Séraphima, qui a perdu ses parents au tout début de la guerre, vit dans un orphelinat en Union Soviétique. Elle garde secrètement autour du cou une croix qui lui rappelle sa famille bien-aimée. Accompagnée dans sa solitude par le grand Saint Séraphim de Sarov, elle commence un voyage initiatique et onirique qui va l’aider à percer le secret de l’orphelinat et à éclairer le sort de ses parents… Avec les voix d’Alina Mikhaylova, Aleksandr MikhaylovAlyona Kishchik. Scénario : Sergey Antonnov.

Sortie le 27 août 2015 en Russie, Le Voyage extraordinaire de Séraphima est projeté dans pas moins de 850 salles et connaît un grand succès. Le spectateur français doit également savoir que ce film d’animation hautement chrétien a reçu le soutien financier du fond caritatif Saint Séraphim de Sarov et de la société cinématographique « Central Partnership », mais surtout du ministère de la Culture de la Fédération de Russie, ce qu’on a beaucoup de peine à imaginer en France ! Film chrétien donc, qui s’ouvre sur une séquence à l’église le jour du dimanche des rameaux, mais qui nécessite quelques explications pour que le spectateur français en apprécie toute la saveur car nous sommes ici dans l’univers de l’Orthodoxie.

Le personnage principal est une petite fille chrétienne, Séraphima, surnommée Sima, qui pendant la seconde guerre mondiale est séparée de ses parents. Son père qui est prêtre est déporté et sa mère emmenée on ne sait où. Sima est alors placée dans un orphelinat parmi d’autres filles de son âge d’origines différentes. Sans dévoiler le récit, la situation devenant difficile pour Sima, elle est aidée par son saint patron, Séraphim de Sarov que nous, catholiques d’Occident, ne connaissons évidemment pas beaucoup et dont il faut dire quelques mots tant il interfère dans le film au point d’en être le second personnage principal après Séraphima.

Saint Seraphim de Sarov (1754-1833) compte parmi les saints les plus populaires de l’Eglise orthodoxe. Il a été moine, eut de nombreuses apparitions de la Sainte Vierge et également du Christ, et commis de nombreux miracles. Prenant acte de la vénération dont le starets est l’objet, « persuadé de l’authenticité des miracles attribués aux prières du starets Seraphim, et rendant grâce à Dieu glorifié dans ses saints », le Saint-Synode de Russie procède à sa canonisation en 1903 en présence du tsar Nicolas II, d’un clergé nombreux et d’une foule immense. Un épisode supposé de sa vie qui est montré dans le film est celui de la chute qu’il fit, alors enfant, du clocher d’une église en construction sous la direction de son père. Il arriva indemne au sol aux pieds de sa mère. Son « don de préconnaissance » est également évoqué au travers d’un autre épisode. Il est au centre de tout le film au travers de la vénération que lui porte l’ancienne propriétaire des murs de l’orphelinat et devenue servante dans ses propres murs sous l’autorité soviétique. Egalement au travers de l’aide que va lui demander la petite Sima au milieu des difficultés auxquelles elle est confrontée à l’orphelinat.

Le film étant destiné à un public d’enfant russe, c’est là qu’intervient le rôle de l’icône qui, dans la religion orthodoxe sert de support à la prière des fidèles comme les statues de saints pour les catholiques. L’icône de saint Séraphim de Sarov raconte des épisodes de sa vie et va servir de lien pour faire glisser le film dans des passages oniriques et spirituels à la fois très jolis et émouvants par la paix, la sérénité qu’ils dégagent et qui proposent au spectateur de se laisser transporter aux portes du Paradis. Les anges sont également très présents et notamment un ange séraphin qui va guider la petite dans son voyage initiatique au bout duquel l’attend une belle surprise. Difficile d’en dire plus sur l’intrigue au risque de déflorer le sujet. Mentionnons toutefois que lorsque la petite Rita invite Séraphima à aller dans un placard mystérieux sous l’escalier de l’orphelinat pour observer un fantôme, beaucoup de spectateurs feront un rapprochement avec l’armoire magique du livre de C.S. Lewis, « Le Monde de Narnia » (sept tomes) et des trois  films qui en ont été tirés. Dans les deux cas, c’est bien du franchissement d’une limite qui amène le ou les protagonistes dans un univers mystique.

Très intelligemment, le film est à la fois bien ancré dans une réalité historique, celle de 1943 en URSS avec ses horreurs qui ne sont pas éludées, opposant sans complexe le régime stalinien et l’ancien régime, ce qui permet de donner encore plus d’efficacité au contraste introduit par la partie onirique. Les plus âgés observeront et apprécieront la qualité de la psychologie des personnages, adultes ou enfants, et qui est très nuancée. Qu’il s’agisse de l’officier handicapé qui a hérité malgré lui de la direction de cet orphelinat et qui est un honnête patriote plus qu’un convaincu de l’idéologie stalinienne, d’Olga Semeniovna, la responsable des études qui est une communiste convaincue, des petites pensionnaires qui sont élevés dans une détestation de la religion… tous sont observés avec une bienveillance bien chrétienne.et font éviter au film de sombrer dans le schématisme. L’autre référence cinématographique qui viendra à l’esprit du spectateur est le film d’animation mexicain Le Grand Miracle (2011) de Bruce Morris qui lui, transportait le spectateur au cœur des mystères et de la profondeur de la Sainte Messe. Les deux films d’animation proposent une expérience de cinéma mystique. L’égale qualité du dessin, des choix chromatiques et des choix de support musicaux s’ajoute aux qualités précédemment évoquées pour faire de ce Voyage extraordinaire de Séraphima  un film d’animation pour les plus jeunes, non seulement beau sur le plan esthétique mais théophanique.

Bruno de Seguins Pazzis

Le film Le Voyage Extraordinaire de Séraphima est disponible en séances E-cinéma, depuis le 6 mars, sur la plateforme   https://ecinema.lefilmchretien.fr/  de Saje Distribution. Pour réserver votre place dès maintenant, inscrivez-vous sur : https://ecinema.lefilmchretien.fr/billetterie/seraphima/

France, ta justice fout le camp !

De Bernard Antony :

Détesterait-on Nicolas Sarkozy, détesterait-on Génération Identitaire, la condamnation du premier et la dissolution des seconds, sont des signes qu’il y a quelque chose de pourri dans la justice et dans le gouvernement français.

Car, c’est violer un principe fondamental non seulement du droit mais de notre civilisation que de mettre sur écoute policière un avocat non poursuivi et son client. C’est en effet le propre des régimes totalitaires de ne respecter ni le secret de l’avocat, ni celui du médecin, ni celui du prêtre.

Pour ce qui est de la dissolution de Génération Identitaire pour motif ubuesque de « constitution de milice », sous le prétexte de port par ses militants d’anoraks ou de pantalons de même couleur à la manière d’un club de ski, cela relèverait de la farce si ce n’était une mesure grave de total déni de liberté démocratique.

Et ce, à un moment où maints « territoires » sont livrés aux règlements de compte souvent meurtriers entre bandes rivales de sauvages utilisant poignards et matraques ; période aussi où les assassinats par armes à feu se multiplient sur fond de rivalités dans les trafics de drogue.

Cette décision macrono-darmanesque est aussi insupportablement arbitraire que politiciennement calculée : à seule fin d’établir une apparence de symétrie avec des demi-mesures envers de dangereuses associations islamistes. C’est un grossier procédé qui n’honore ni le ministre de l’Intérieur ni le Président de la République.

Concernant Nicolas Sarkozy, Bernard Antony estime que c’est pour une autre raison qu’il devrait être condamné :

Ce n’est pas suite à des écoutes judiciaires, elles même très répréhensibles (violation du secret de l’avocat !) que Nicolas Sarkozy mérite d’être condamné.

En revanche, c’est l’histoire qui déjà le condamne pour sa faute politique majeure aux conséquences désastreuses pour l’Afrique et tragiques pour l’armée française: l’élimination du « guide » libyen Mouammar Kadhafi, certes, dictateur fantasque et cruel pour ses opposants. Mais rappelons que Sarkozy avait reçu ce dernier à l’Élysée acceptant qu’il installe sa tente dans les proches espaces verts et qu’il y séjourne en grande pompe bédouine.

Et cela, évidemment, en toutes connaissances des manières et des exigences du personnage.

Mais il savait bien aussi que ce dernier, qui, rappelons le, avait écrit un livre vert disait-il « supérieur au Coran », était l’ennemi juré des islamistes. Il les combattait avec acharnement, il bloquait les progressions jihadistes en Afrique du nord et sahélienne.

Pourquoi donc alors, Sarkozy manigança t-il de l’éliminer ? On sait qu’il se laissa pitoyablement influencer par l’irresponsable va t’en guerre Bernard-Henry Lévy. Ce dernier, piétinant les plates-bandes de Juppé alors ministre des Affaires étrangères, l’avait incroyablement persuadé de prendre le train en marche des « printemps arabes » et d’appuyer des rebelles pourtant évidemment bien plus dangereux que le régime du colonel bédouin.

Sarkozy ayant obtenu l’accord de l’américain Obama et du britannique Cameron, les bombardements de notre aviation ouvrirent la voie aux meurtriers de Kadhafi et de ses fils.

Depuis le chaos règne en Libye.

Les islamistes se sont emparés de stocks d’armes avec lesquelles les jihadistes mènent depuis des années leurs actions terroristes dans tout le sahel où, à cause de la faute de Sarkozy des soldats français meurent.

Et la Lybie est devenue aussi le territoire principal des migrations vers l’Europe.

L’élimination de Kadhafi s’est vite avéré un crime politique impardonnable. Mais il ne relève pas de l’institution judiciaire, oui, l’histoire a déjà condamné Nicolas Sarkozy.

Mgr Patrick Chauvet : « Notre-Dame de Paris est un lieu pour la gloire de Dieu, pas un musée »

Le recteur de Notre-Dame de Paris est l’invité de TVLibertés. Il fait un point précis sur les travaux de restauration de la cathédrale et annonce toute une série d’initiatives à l’orée de la Semaine Sainte. Le 15 avril 2019, jour de l’incendie de Notre-Dame, Mgr Chauvet s’est écrié, comme bon nombre de catholiques : « Pourquoi Seigneur ? ». Et la seule réponse ce jour-là fut le silence de Dieu. De cet instant, le recteur de la cathédrale a rédigé un très bel ouvrage intitulé : « Silence de Dieu, silence des hommes ». Au fil des pages, il trace le chemin pour que le silence devienne la parole. « Si nous voulons entendre Dieu, il faut lire la parole de Dieu, retrouver la route du désir intérieur et prier ». Mgr Chauvet prévient aussi que le chemin doit permettre à Dieu de retrouver toute sa place dans cette société qui l’a évacué !

Un constitutionnaliste allemand défend la décision polonaise d’interdire l’avortement eugénique et exige la même interdiction en Allemagne

D’Olivier Bault dans Présent :

Dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, l’un des trois quotidiens allemands les plus lus, le professeur Christian Hillgruber, spécialiste du droit constitutionnel à l’Université de Bonn, expliquait le 24 février que le récent jugement du Tribunal constitutionnel polonais qui a interdit l’avortement motivé par un handicap de l’enfant en gestation ne pouvait pas être autre à la lumière de la constitution polonaise (voir nos Échos éthiques dans le journal Présent du jeudi 4 mars). Mais le constitutionnaliste a surtout expliqué que, à la lumière de la constitution allemande, les IMG autorisées à un stade avancé de la grossesse pour cause de handicap ou maladie grave et incurable de l’enfant en gestation posent le même problème qu’en Pologne.

« La décision du Tribunal constitutionnel polonais rappelle avec force que, conformément à la Constitution, qui accorde à chacun la même dignité et le même droit à la vie, le handicap d’un être humain donné – même très important – ne peut jamais être légalement reconnu comme une raison de mettre fin à sa vie avant sa naissance », a souligné le spécialiste du droit constitutionnel allemand, qui a ajouté : « Car aucun être humain n’est, du simple fait de son existence, quels que soient ses déficits, inacceptable pour un autre être humain ».

Le professeur de droit Hillgruber a par ailleurs rappelé qu’en 1997 déjà, alors que la Pologne était gouvernée par les sociaux-démocrates,

« la Cour constitutionnelle polonaise soutenait ‘que la vie humaine est une valeur à tous les stades de son développement et devait être protégée par le législateur en tant que valeur découlant des dispositions de la Constitution’. Elle se fondait sur la garantie de la dignité inhérente et inaliénable de l’être humain en tant que ‘source de ses libertés et de ses droits’ (article 30 de la Constitution polonaise) et sur son article 38, selon lequel la République de Pologne garantit la protection juridique de la vie à tout être humain. »

Le spécialiste du droit constitutionnel allemand tire plus loin les conclusions suivantes, pour l’Allemagne, du jugement du Tribunal constitutionnel polonais :

« Cette décision de la Cour constitutionnelle [polonaise] mérite d’être applaudie. Dans ses postulats de base – respect et protection de la dignité humaine et du droit à la vie, y compris de l’être humain encore à naître – elle coïncide pleinement avec la jurisprudence de la Cour constitutionnelle fédérale allemande. Lorsque la Cour constitutionnelle fédérale a supposé que l’indication embryopathique – « à condition qu’elle soit circonscrite de manière suffisamment précise » – pouvait être admise à la lumière de la Constitution en cas de circonstance exceptionnelle, cela signifiait, comme le montre clairement le contexte, qu’elle est acceptable uniquement si une indication médicale s’y rattache. En tout état de cause, le législateur allemand a supprimé l’indication embryopathique précisément pour préciser “qu’un handicap ne peut jamais entraîner une diminution de la protection de la vie“. La valeur intrinsèque de chaque être humain, quel qu’il soit, qui est protégée par la dignité humaine, exclut catégoriquement la possibilité que l’existence d’un être humain puisse être déraisonnable aux yeux d’autres êtres humains uniquement en raison d’un état de maladie. Il n’est cependant pas exclu que la connaissance d’une telle maladie de son enfant puisse faire peser sur la femme enceinte une charge psychologique telle qu’elle entraîne un trouble de stress traumatique qui rend absolument déraisonnable la poursuite de la grossesse. C’est pourquoi, au nom de sa dignité humaine et de son droit à la vie, elle doit dans ce cas être libérée de l’obligation fondamentale de mener l’enfant à terme, comme par exemple en cas de fausse couche ou d’accouchement d’un enfant mort-né prévisible avec certitude, et il est tenu compte de cette situation par l’indication médicale justement inscrite dans les législations tant polonaise qu’allemande.

Si, toutefois, ce n’est pas la grossesse elle-même qui met la vie en danger ou porte gravement atteinte à la santé de la femme enceinte, mais que la simple perspective de vivre avec un enfant handicapé est perçue comme déraisonnable, il ne s’agit pas ici de faire face à un conflit spécifique d’intérêts lié à la grossesse, mais d’éviter, par mesure de précaution, la charge qui s’imposera aux parents après la naissance, en raison de leur responsabilité (à vie) de cet enfant. Il n’est certes pas impossible que cette charge post-natale puisse accabler les parents, et surtout la mère. Ici, la communauté étatique doit aider, non pas en autorisant l’avortement, mais, comme l’a souligné à juste titre la Cour constitutionnelle [polonaise], en fournissant des prestations de soutien qui réduisent à un niveau supportable pour les parents la charge particulière associée aux soins et à l’éducation de l’enfant handicapé.

La décision de la Cour constitutionnelle polonaise rappelle avec force que, en vertu d’une constitution qui reconnaît une même dignité et le droit à la vie à tous sans exception, le handicap d’une personne, quelle que soit sa gravité, ne peut jamais être en soi une raison légitime de mettre fin à sa vie prénatale. En effet, aucun être humain, en raison de sa seule existence, aussi déficiente soit-elle, ne peut être considéré comme inacceptable pour un autre être humain. Il est donc urgent de corriger la pratique actuelle en Allemagne, qui consiste dans les faits à accepter le motif embryopathique sous le couvert d’une indication médicale [pour avorter]. »

Sur ce sujet, voici la nouvelle chanson de Clo & Tim – Un Gourmand d’Amour. Et si c’était aussi un petit chromosome d’amour en plus ?

Le terrorisme et la mort n’ont jamais le dernier mot

Le pape François est en Irak du 5 au 8 mars. A son arrivée, il a rencontré les autorités, la société civile et le corps diplomatique, à qui il a déclaré :

La présence très ancienne des chrétiens sur cette terre et leur contribution à la vie du pays constituent un riche héritage qui veut pouvoir se poursuivre au service de tous. Leur participation à la vie publique, en tant que citoyens jouissant pleinement de droits, de liberté et de responsabilité, témoignera qu’un sain pluralisme religieux, ethnique et culturel peut contribuer à la prospérité et à l’harmonie du pays.

Lors de sa rencontre avec le clergé, il a précisé :

Je voudrais dire maintenant une parole spéciale à mes frères évêques. J’aime penser à notre ministère épiscopal en terme de proximité : notre besoin de rester avec Dieu dans la prière, à côté des fidèles confiés à nos soins, et de nos prêtres. Soyez particulièrement proches de vos prêtres. Qu’ils ne vous voient pas seulement comme des administrateurs ou des managers, mais comme des pères soucieux que leurs enfants se portent bien, prêts à leur offrir soutien et encouragement avec un cœur ouvert. Accompagnez-les par votre prière, par votre temps, par votre patience, en appréciant leur travail et en guidant leur croissance. De cette façon vous serez pour vos prêtres un signe visible de Jésus, le Bon Pasteur qui connaît ses brebis et donne sa vie pour elles (cf. Jn 10, 14-15).

Lors de la rencontre interreligieuse, il a plaidé pour la liberté des chrétiens :

De ce lieu source de foi, de la terre de notre père Abraham, nous affirmons que Dieu est miséricordieux et que l’offense la plus blasphématoire est de profaner son nom en haïssant le frère. Hostilité, extrémisme et violence ne naissent pas d’une âme religieuse : ce sont des trahisons de la religion. Et nous, croyants, nous ne pouvons pas nous taire lorsque le terrorisme abuse de la religion. Au contraire, c’est à nous de dissiper avec clarté les malentendus. Ne permettons pas que la lumière du Ciel soit couverte par les nuages de la haine ! Au-dessus de ce pays, se sont accumulés les sombres nuages du terrorisme, de la guerre et de la violence. Toutes les communautés ethniques et religieuses en ont souffert. Je voudrais rappeler en particulier la communauté yézidie, qui a pleuré la mort de nombreux hommes et a vu des milliers de femmes, de jeunes filles et d’enfants enlevés, vendus comme esclaves et soumis à des violences physiques et à des conversions forcées. Aujourd’hui nous prions pour tous ceux qui ont subi de telles souffrances, pour tous ceux qui sont encore dispersés et séquestrés, afin qu’ils puissent vite revenir chez eux. Et nous prions pour que la liberté de conscience et la liberté religieuse soient respectées et reconnues partout : ce sont des droits fondamentaux parce qu’ils rendent l’homme libre de contempler le Ciel pour lequel il a été créé.

Le 6 mars, le pape a célébré la messe à Bagdad. Dans son homélie, il a évoqué les Béatitudes :

La proposition de Jésus est sage parce que l’amour, qui est le cœur des Béatitudes, même s’il paraît faible aux yeux du monde, en réalité est gagnant. Sur la croix il s’est montré plus fort que le péché, dans le sépulcre il a vaincu la mort. C’est le même amour qui a rendu les martyrs victorieux dans l’épreuve, et combien il y en a eu au siècle dernier, plus que dans les précédents ! L’amour est notre force, la force de nombreux frères et sœurs qui, ici aussi, ont subi des préjugés et des offenses, des mauvais traitements et des persécutions pour le nom de Jésus. Mais tandis que la puissance, la gloire et la vanité du monde passent, l’amour demeure : comme nous l’a dit l’Apôtre Paul, « l’amour ne passera jamais » (1 Co 13, 8). Vivre les Béatitudes, alors, c’est rendre éternel ce qui passe. C’est porter le Ciel sur la terre.

Ce matin, à Mossoul, avant une prière pour les victimes de la guerre, le pape a déclaré :

Aujourd’hui nous élevons tous nos voix en prière vers Dieu Tout-Puissant pour toutes les victimes de la guerre et des conflits armés. Ici à Mossoul les tragiques conséquences de la guerre et des hostilités ne sont que trop évidentes. Comme il est cruel que ce pays, berceau de civilisations, ait été frappé par une tempête aussi inhumaine, avec d’antiques lieux de culte détruits et des milliers et des milliers de personnes – musulmanes, chrétiennes, les yézidis, qui ont été anéantis cruellement par le terrorisme, et autres – déplacées de force ou tuées !

En l’Eglise de l’Immaculée Conception à Qaraqosh, le Saint-Père a évoqué la guerre et le terrorisme :

En même temps, avec grande tristesse, nous regardons tout autour et nous voyons d’autres signes, des signes du pouvoir destructeur de la violence, de la haine et de la guerre. Que de choses ont été détruites ! Et combien doivent être reconstruites. Notre rencontre montre que le terrorisme et la mort n’ont jamais le dernier mot. Le dernier mot appartient à Dieu et à son Fils, vainqueur du péché et de la mort. Même au milieu des dévastations du terrorisme et de la guerre, nous pouvons voir, avec les yeux de la foi, le triomphe de la vie sur la mort. Vous avez devant vous l’exemple de vos pères et de vos mères dans la foi qui ont adoré et loué Dieu en ce lieu. Ils ont persévéré dans une ferme espérance sur leur chemin terrestre, faisant confiance à Dieu qui ne déçoit jamais et qui nous soutient toujours de sa grâce. Le grand héritage spirituel qu’ils nous ont laissé continue de vivre en vous. Etreignez cet héritage ! Cet héritage est votre force ! Le moment est venu de reconstruire et de recommencer, en se confiant à la grâce de Dieu qui guide le destin de tout homme et de tous les peuples. Vous n’êtes pas seuls ! L’Eglise toute entière vous est proche, par la prière et la charité concrète. Et dans cette région, beaucoup vous ont ouvert les portes quand il y en avait besoin.

Lors de la messe à Erbil, il a appelé à l’Espérance :

« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » (Jn 2, 19). Il parlait du temple de son corps, et donc aussi de son Eglise. Le Seigneur nous promet que, par la puissance de sa Résurrection, il peut nous relever, nous et nos communautés, des ruines causées par l’injustice, par la division, et par la haine. C’est la promesse que nous célébrons dans cette Eucharistie. Avec les yeux de la foi, reconnaissons la présence du Seigneur crucifié et ressuscité au milieu de nous, et apprenons à accueillir sa sagesse libératrice, à nous reposer dans ses blessures, et à trouver la guérison et la force de servir son Règne qui vient dans notre monde. Par ses blessures nous avons été guéris (cf. 1 P 2, 24), dans ses blessures, chers frères et sœurs, nous trouvons le baume de son amour miséricordieux parce que lui, le Bon Samaritain de l’humanité, désire oindre toute blessure, guérir tout souvenir douloureux et insuffler un avenir de paix et de fraternité sur cette terre.

Biden bombarde déjà la Syrie

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Il n’aura pas attendu longtemps. Aux commandes de la première armée du monde depuis moins de deux mois, Joe Biden vient d’ordonner son premier bombardement. Gageons que ce ne sera pas le dernier.

C’est la Syrie qui a été visée, payant ainsi une attaque par missiles de miliciens irakiens pro-iraniens contre une base militaire kurde située à Erbil, dans le nord de l’Irak, le 15 février dernier. Des militaires américains sont présents sur cette base. Aucun n’avait été touché, semble-t-il, mais il fallait venger l’affront.

Washington aurait pu bombarder des positions de ces miliciens près d’Erbil, puisque c’est de là qu’est partie l’attaque. Mais cela aurait froissé son allié irakien qui n’aime pas que l’on bombarde son territoire, même par des avions américains. Et puis, le régime irakien étant coupé en deux entre les pros-Iraniens et les pros-Américains, ce n’est pas le moment de donner des gages aux premiers.

Punir l’Iran est bien sûr inenvisageable. Certes, les Américains affirment que ces milices n’agissent que sur ordre de Téhéran (ce qui n’est d’ailleurs pas évident concernant une attaque locale de faible ampleur). Mais même quand on est président des États-Unis et que l’on aime faire la guerre, il est tout de même délicat d’inaugurer son mandat par une attaque inédite contre la grande puissance régionale chiite. Surtout, la position de la Maison-Blanche sur ses relations avec l’Iran n’est pas clairement établie. Trump en avait fait son ennemi numéro un dans la région et était sorti de l’accord nucléaire. Il n’avait toutefois pas bronché lorsqu’une attaque foudroyante venue des milices irakiennes pro-iraniennes avait détruit une grande partie des installations pétrolières saoudiennes. Biden parle de réintégrer cet accord mais tout cela est encore flou.

Alors, la Syrie est une bonne cible. Son président étant définitivement dans le camp du mal, personne ne protestera à part la Russie, elle aussi classée comme ennemie. Et puis des milliers de miliciens irakiens et iraniens y sont présents pour aider l’armée syrienne dans sa lutte contre le terrorisme sunnite. Bombarder de temps en temps ces chiites correspond bien à la stratégie régionale américaine et ne peut, de surcroît, que réjouir les alliés de l’Amérique, c’est-à-dire les sunnites et Israël.

C’est la région de Boukamal, au sud-est du pays, qui a subi le bombardement. Une vingtaine de personnes ont été tuées, des miliciens chiites irakiens, affirme Washington, mais cela reste à prouver.

La Russie a protesté, demandant à l’Amérique de ne pas « transformer la Syrie en arène pour régler des comptes ». De son côté, Washington a affirmé que ce bombardement (toujours appelé « frappe », en langage anglo-saxon) a été effectué « en parallèle avec des consultations avec (sic) les partenaires de la coalition ». Bagdad a démenti avoir été informé.

Les idées de Biden en politique internationale sont inquiétantes. Très russophobe, impliqué à titre personnel dans le conflit russo-ukrainien, il veut redonner à l’Amérique son rôle de gendarme du monde, se plaçant, à l’instar de Clinton ou de Bush, comme celui qui dit le bien ou le mal.

Certes, c’est intrinsèque à l’Amérique (n’est pas dépositaire d’une « destinée manifeste » qui veut), mais selon les présidents, cela prend une plus ou moins grande ampleur. Obama et Trump, pour des raisons d’ailleurs tout à fait différentes, avaient fait preuve de prudence et ne voulaient plus que leur pays déclenche des conflits interminables (Afghanistan) ou fondés sur des mensonges (Irak, Kosovo). La Libye fut le contre-exemple pour Obama, abusé avec une naïveté confondante par Sarkozy et Hillary Clinton. Il le regretta bien, mais le mal, immense, était fait.

On peut craindre le retour du pire avec Biden et ce premier bombardement est un mauvais signal.

SOS Chrétiens d’Orient au coeur de l’Arménie

D’Antoine Bordier :

Depuis sa création, il y a 8 ans, en 2013, cette association intervient auprès des populations chrétiennes les plus défavorisées, et, le plus souvent persécutées, au Proche-Orient. Depuis peu, elle est sortie de son champ géographique pour intervenir en Asie Mineure. Reportage sur ces jeunes qui ont tout quitté pour servir les chrétiens d’Arménie et de l’Artsakh.

Ils sont, déjà, près d’une vingtaine de volontaires à être disséminés dans toute l’Arménie, à commencer par la capitale, Erevan, où ils sont une demi-douzaine. C’est Grégoire, qui en est le responsable. Dans le nord-ouest à Gyumri, la deuxième ville du pays, c’est là où se trouve l’antenne principale du pays. Monsieur SOS Chrétiens d’Orient en Arménie s’appelle Corentin Clerc. Cette aventure, il la vit avec sa jeune épouse Camille.

« Nous nous sommes mariés en août 2020, explique Corentin. Et, nous avons choisi de commencer notre vie commune en nous donnant aux autres, ici en Arménie. ».

Si « l’homme (et la femme) quitteront leur père et leur mère, et s’attacheront l’un à l’autre pour ne faire plus qu’un », selon la Genèse, Camille et Corentin suivent à la lettre ce célèbre verset. Mieux que cela, comme les autres volontaires, ils marchent dans les traces d’Abram. Il y a près de 3 900 ans, le père des Patriarches a obéi à cet appel : « Va, quitte ton pays… Va dans le pays que je te montrerai. ». Dans le sud-est du pays, à 10 km de la frontière de l’Azerbaïdjan, près du corridor de Latchin contrôlé par l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Russie, se trouve Goris où la troisième équipe de SOS Chrétiens d’Orient a pris ses quartiers, fin octobre 2020.

« Un peuple à l’identité et à la foi inébranlables »

Benjamin Blanchard, le Directeur Général et co-fondateur de l’association est arrivé à l’aéroport de Zvarnots, ce 9 février. Il en est reparti le 21. Il a passé 15 jours sur le terrain, pour faire le tour de ses équipes, et, rencontrer quelques personnalités. Il a pu, aussi, se rendre en Artsakh. Il parle de l’Arménie comme étant « une terre de martyrs ».

« C’est la 3è fois que je viens en Arménie. Ce séjour avait un aspect particulier avec l’arrivée de nouveaux volontaires. C’est, aussi, la 1ère fois que j’y retournais après le conflit. L’Arménie est une terre de martyrs. Avec la guerre, notre installation a été chamboulée. Nous avons fourni beaucoup d’aide d’urgence aux réfugiés. En décembre 2019, nous avions fait une première mission pour fêter Noël avec les Arméniens. »

Benjamin a sillonné l’Arménie, rencontré les autorités locales, politiques, institutionnelles et religieuses. Dans l’Artsakh il a pu s’entretenir avec le Ministre des affaires étrangères, à Stepanakert, la capitale de cette république auto-proclamée qui n’est reconnue que par l’Arménie et le parlement français.

« Nous avons passé la journée à Stepanakert, raconte-t-il. Et, c’était plutôt sportif. Nous étions à Goris avec notre équipe locale. Et, nous avons reçu notre visa dans la nuit, pour nous y rendre dans la foulée. »

Ce soubresaut aventureux fait partie de l’ADN de SOS Chrétiens d’Orient. Depuis sa création, en 2013, avec les 70 000 donateurs, plus de 2 000 volontaires sont intervenus en Syrie, en Irak, au Liban, en Jordanie, en Egypte, et en Arménie.

« En ce moment, ajoute-t-il, nous espérons ouvrir bientôt une mission en Ethiopie où la situation des chrétiens est catastrophique. »

Personnellement, Benjamin « trouve très injuste ce qui se passe pour les Arméniens. Ce qui est très grave, c’est la complaisance de tous les pays d’Europe, des Etats-Unis, avec la Turquie qui est un Etat qui ne reconnaît pas ses crimes, ses génocides, ses massacres. » Il continue en expliquant que la Turquie occupe, toujours, une partie de Chypre, le nord de la Syrie, et, qu’elle n’a pas rendu les territoires ancestraux à l’Arménie tel que le prévoyait le Traité de Paix de Sèvres de 1920. Servir l’Arménie lui tient à cœur :

« Les Arméniens sont un peuple à l’identité et à la foi inébranlables ».

Un couple en mission

Camille et Corentin écoutent attentivement les propos de Benjamin. Corentin, en tant que chef de mission-pays, est salarié de l’association. Il est chargé d’assurer la sécurité, et, toute la logistique de sa vingtaine de volontaires. Il supervise les activités dont Camille est la responsable. Elle suit scrupuleusement les procédures.

« Nous avons l’initiative des projets, qui doivent être validés par le siège, à Paris. Toute la mise en œuvre des projets dépend de nous, et, des volontaires. Pour en citer quelques-uns, à Goris, nous avons mis en place un atelier de couture pour permettre à des femmes, exilées de l’Artsakh, principalement, d’avoir un salaire pour leur famille démunie. Dans le nord du pays, à Gyumri, nous aidons une paroisse catholique. Nous donnons beaucoup de cours de français. Nous avons, aussi, le projet d’ouvrir une serre pour faire de l’horticulture. Dans l’Artsakh, nous prévoyons d’intervenir pour la restauration des maisons démolies pendant la guerre. »

Très actifs, les volontaires sont sur le terrain. Ils vivent en communauté comme une famille. Ils ont un règlement intérieur. Ils ont la prière commune, et, assistent le plus souvent à la Messe. Ils étaient présents aux obsèques de Mgr Nechan Karakéhéyan, évêque-émérite, qui ont eu lieu le 17 février dans la cathédrale des Saints Martyrs de Gyumri. A Goris, Quentin, Myriam, Bertrand et Philippine sont volontaires. Ils viennent de la région parisienne, de Lille, de Perpignan, de Normandie. Bertrand est le responsable de l’antenne. Ils sont arrivés ici fin octobre.

« Nous aidons le Centre Culturel de la Francophonie, que dirige Carmen Apounts. Nous donnons des cours de français. Surtout, nous apportons beaucoup d’aide d’urgence aux familles exilées de l’Artsakh. Nous allons aussi dans les villages des alentours, à Aravus, Karashen, etc. Nous vivons tous ensemble dans une maison. Nous n’avons pas de voiture, mais nous sommes véhiculés par les gens d’ici qui sont très gentils. Ils ont le cœur sur la main. »

Myriam effectue, déjà, sa seconde mission chez SOS Chrétiens d’Orient, et, sa première en Arménie, elle n’a pas 25 ans.

« Je suis ravie d’être utile auprès des populations arméniennes. »

Bertrand, de son côté, apprécie « le caractère combattif, digne et fort des Arméniens. Après tout ce qu’ils ont vécu. Ce peuple est très fort. » A une demi-heure des lieux où se sont déroulés les affrontements contre l’armée azerbaïdjanaise, ils ont recueilli des témoignages de réfugiés. Quentin raconte que

« les familles restent très pudiques sur ce qu’elles ont vécu. Une famille a perdu ses deux fils, âgés de 18 et 19 ans. Cela me touche personnellement, parce qu’ils étaient plus jeunes que nous. Nous voyons leur tristesse. Même à Noël, ils ne voulaient pas, forcément, faire la fête. »

Avec Etienne, 21 ans

C’est l’un des plus jeunes. Etudiant en ingénierie à l’ENSEEIHT de Toulouse, il s’intéresse particulièrement à la mécanique des fluides. Né dans une famille catholique, c’est la première fois qu’il voyage en dehors de l’Europe. Investi dans le scoutisme, il a eu envie de redonner ce qu’il avait reçu auprès de sa famille.

« Ma vie de famille a été très riche, explique Etienne. Mes parents étant très soudés, cela m’a aidé à grandir. Nous faisions aussi la prière familiale tous les soirs. La fidélité et l’amour dans la vie familiale est un bel avantage pour se préparer à la vie d’adulte, et, aux défis de notre temps. »

Etienne, malgré son jeune âge est très mature. Il avait, déjà, entendu parler de SOS Chrétiens d’Orient. Catholique pratiquant, il n’a pas hésité une seule seconde à leur faire confiance.

« J’ai rencontré l’année dernière un volontaire de l’association, Augustin. C’est ce qui m’a décidé. Dans le cadre de mes études, je dois faire des stages. J’ai, déjà, réalisé un stage de 6 mois à Cannes, l’année dernière. Puis, cette année étant une année de césure, je dois faire un stage d’au moins 3 mois à l’international. Je m’y retrouve totalement. »

Etienne a fait son choix, il n’ira ni dans la Silicon Valley, ni à Londres. Son choix s’est arrêté sur Erevan, ou plutôt Gyumri. Il ne craint pas sur sa sécurité :

« Les procédures de l’association sur la sécurité sont très sérieuses. »

Il faut dire que SOS Chrétiens d’Orient a renforcé ses procédures, il y a un an, à la suite de l’enlèvement de trois membres de l’association et d’un Irakien, à Bagdad, le 20 janvier 2020. Ils ont été libérés le 26 mars. Leur enlèvement avait été suivi de près par l’Elysée qui avait annoncé leur libération :

« Le Président de la République se félicite de la libération de nos trois compatriotes Antoine Brochon, Julien Dittmar, Alexandre Goodarzy, et de l’Irakien Tariq Mattoka, tous employés de l’ONG SOS Chrétiens d’Orient ».

L’ordre de mission d’Etienne est clair et précis. Lui et les autres volontaires vont répondre aux besoins des familles, avec leurs dons alimentaires, vestimentaires et des produits essentiels. Etienne passera 5 mois sur cette terre chrétienne aussi grande que la Bretagne. Retour en France prévu cet été.

Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER

En quête d’esprit – Les écrans : un danger pour l’âme ?

Sur CNews aujourd’hui, Aymeric Pourbaix recevait le Père Jean-Baptiste Bienvenu (du Padreblog), Stéphane Blocquaux (docteur en science de l’information et de la communication), Florian Laguens (docteur en philosophie), ainsi que Véronique Jacquier :

Terres de mission : Comment sont nommés les évêques en France ?

Programme de l’émission :

Eglise universelle : Le gouvernement et les nominations épiscopales

A l’occasion de la publication de la thèse de doctorat de l’abbé Arnaud du Cheyron, en poste à Djakarta, ce qui est un peu loin : “La part faite au gouvernement français dans le processus actuel de nomination des évêques”, l’abbé Barthe reprend le contenu de ce travail en rappelant la manière dont le processus de désignation des évêques a évolué à travers l’histoire. Il s’attache particulièrement au cas de la France longtemps régie par le concordat de Bologne en 1516 puis celui de 1801, pour en arriver à la situation présente d’un “droit de regard” du gouvernement français sur les nominations épiscopales.

Eglise en France : Ouverture d’un lycée professionnel catholique des Métiers d’Art

En septembre 2021, la congrégation des dominicaines enseignantes du Saint-Nom de Jésus de Fanjeaux ouvrira, à Couloutre, à proximité de Nevers, un lycée professionnel des Métiers d’Art pour jeunes filles. Sœur Alice-Marie, directrice de cet établissement, présente les raisons de cette ouverture ainsi que les différentes filières proposées : broderie d’art, couture, reliure-dorure, agencement d’intérieur et tapisserie.

Eglise en Marche : Restauration de la chapelle saint Hilaire, en Vaucluse

De 2011 à 2019, une petite équipe s’est mobilisée autour de la restauration de la chapelle saint Hilaire sur la colline de Courens, à proximité de Beaumes de Venise, en Vaucluse. Cette belle aventure a donné naissance à un livre sobrement intitulé “Saint Hilaire” que nous présente Claudia Mestelan qui, avec son mari, Robert a été l’âme de cette restauration très réussie.

Tolérance zéro pour toutes les atteintes et les menaces pour les droits des femmes

Après l’Assemblée Nationale en 2020, c’est en plein cœur de Paris que la jeunesse a célébré en avant-première la journée du 8 mars. 268 Mariannes ont participé à une scénographie contre la GPA et tout ce qui y conduit. Cette pratique est une atteinte insupportable et intolérable à la dignité de la femme qui est réduite à son utérus et à sa capacité à accoucher d’un enfant commandé par des tiers sans scrupule et souvent fortunés. 268 comme le nombre de jours moyen d’une grossesse. Pour ces jeunes femmes mobilisées, la dignité des femmes n’a pas de frontière et la France doit prendre la tête d’un vaste mouvement pour l’abolition universelle de la GPA. C’est le seul moyen de mettre un terme à cette pratique inhumaine et contraire à la dignité des femmes et des enfants. C’est donc entre la Tour Eiffel, symbole de Paris, et le Trocadéro et son parvis rebaptisé « Esplanade des droits de la Femme » que les Mariannes, symbolisant la République, se sont données rendez-vous. L’objectif était de conjuguer tous ces symboles (Paris, la République, les droits de la femme) pour appeler le Président de la République à passer à l’action.

Cette mobilisation intervient à l’heure où l’opposition au projet de loi bioéthique est plus forte que jamais, aussi bien au Parlement que dans l’opinion. Les sénateurs ont en effet supprimé la PMA sans père lors de l’examen en 2e lecture et la commission mixte paritaire (CMP) convoqué il y a quelques jours n’a eu besoin que d’une vingtaine de minutes pour acter l’impossibilité d’un consensus sur ce texte. L’opinion n’est pas en reste puisque ce sont désormais 7 Français sur 10 qui demandent le retrait du texte et de ses mesures les plus clivantes, à commencer par la PMA sans père. Cette mesure inutile et dangereuse est en effet un marchepied vers la GPA. Les militants pro-GPA commencent d’ailleurs à renommer cette pratique « PMA pour les couples d’hommes » ! Voilà pourquoi pour dire non à la GPA, il faut dire non à la PMA sans père.

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, a déclaré :

« Face au développement honteux de cet esclavage qu’est la GPA, nous appelons le Président de la République, les élus et tous nos concitoyens, femmes et hommes, à agir urgemment contre toutes formes de tolérance ou de complicité avec cette pratique et à s’engager pour l’abolition universelle de toutes formes de GPA. Comme vous l’avez si bien exprimé, chères Mariannes, « Tolérance zéro contre les atteintes aux droits des femmes ». Nous sommes tous d’accord avec cela. Alors, soyons cohérents et ambitieux : la France doit s’engager pour l’abolition universelle de la GPA. C’est possible ! ».

C’est arrivé un 6 mars…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 mars : saints du jour français ou en France.
    • St Fridolin de Säckingen, abbé en Allemagne († VIe s.)

À Säckingen dans le sud de l’Allemagne, vers le VIIe siècle, saint Fridolin, abbé. Venu, dit-on, d’Irlande, il séjourna d’abord à Poitiers près du tombeau de saint Hilaire, puis pérégrina à travers la Gaule, et aboutit à Säckingen, où il fonda un monastère double en l’honneur de saint Hilaire.

  • St Chrodegand (ou Chrodegang), évêque de Metz († 766)

À Metz, en 766, saint Chrodegand, évêque, qui rédigea une règle de vie, pour les prêtres de son diocèse qu’il réunit en chapitres de chanoines, pour qu’ils vivent dans la vertu à l’intérieur du cloître; il promut aussi merveilleusement le chant d’Église.

Son nom offre bien des variantes : Chrodegangus, Chrotgandus, Godegrand, Rotgandus, etc

  • Ste Colette de Corbie, clarisse († 1447)

Sainte Colette Vierge, réformatrice des Clarisses (1380-1447)

Colette est née à Corbie, en Picardie. Ses parents se désolaient de ne pas avoir d’enfants ; ils prièrent saint Nicolas. Lorsqu’ils reçurent cette petite fille, ils lui donnèrent le nom du saint protecteur : Nicole, en diminutif familier Colette.

Orpheline à dix-huit ans, elle obtint du père Abbé d’un monastère voisin, la possibilité d’entrer chez les béguines d’Amiens malgré son âge. Elle n’y reste qu’un an jugeant leur vie trop douce. Même déception chez les bénédictines, puis chez les clarisses. Son père spirituel est franciscain et comprend son désir d’austérité. Il la fait entrer dans le Tiers-Ordre de Saint François comme recluse à Corbie.

Mais elle se sent appelée à plus de pauvreté encore et, pour cela, elle veut réformer le Second Ordre de saint François, les clarisses. C’est pourquoi elle obtient de rencontrer le pape Benoît XIII qui réside alors en Avignon. Ce pape était un « antipape d’Avignon » du Grand Schisme qui déchirait alors l’Occident. Mais son sens spirituel était réel et profond. Il reçoit la profession religieuse de sainte Colette dans la règle de Sainte Claire et la nomme abbesse de tous les monastères qu’elle sera amenée à fonder ou réformer. Si Colette s’adressa à Benoît XIII, c’est que, dans l’incertitude sur l’obédience à laquelle il fallait se rattacher, elle suivit la France entière, qui avait reconnu le pape d’Avignon ; mais dès les décisions connues du concile de Pise, elle fit ratifier par Alexandre V, l’élu du concile, les faveurs reçues précédemment de Benoît XIII.

Colette vient alors en Franche-Comté et réforme en premier lieu le monastère de Besançon puis bien d’autres en Savoie, Artois, Allemagne et Belgique. Elle mourra à Gand et son corps sera, par la suite, transporté à Poligny dans le Jura.

  • le 6 ou 11 mars 251 : début du pontificat de saint Corneille, 21ème pape.
  • le 6 mars 1058 : confirmation par le pape Étienne IX du privilège monétaire de Cluny.
  • le 6 mars 1204 : Philippe Auguste s’empare de Château-Gaillard.

Cette forteresse de Château-Gaillard, construite en 1196 par Richard Cœur de Lion tombe après un siège de six mois sous l’assaut des troupes françaises de Philippe-Auguste. Après la conquête de cette place forte, capitale à l’époque car s’est le verrou qui protège toute la Normandie, il poursuit sa conquête de la Normandie.

Philippe-Auguste est entré en Normandie durant l’été 1202, entendant bien prendre cette province pour le compte de la couronne de France, à Jean sans Terre qui a succédé à Richard en 1199.

  • le 6 mars 1365 : trêve et signature du traité d’Avignon.

Les Français et les Navarrais déposent les armes conformément à la trêve d’Avignon signée par Charles V et Charles de Navarre sous l’égide d’Urbain V. Battu à Cocherel, Charles de Navarre n’a d’autre choix que de signer un traité le même jour ; il abandonne ses possessions d’Île-de-France ainsi que ses droits sur la Bourgogne, la Champagne et la Brie, et gagne les comtés d’Évreux, du Cotentin ainsi que Montpellier.

  • le 6 mars 1429 : Jeanne la pucelle, rencontre Charles VII, Dauphin de France.

Certains historiens parlent du 23 février ; d’autres de deux entrevues. Celle qui nous intéresse est l’entrevue où elle reconnaît le Dauphin parmi les courtisans et où elle lui transmet le « signe » donné par le Ciel justifiant de sa légitimité sur le trône de France.

Après avoir chevauché à travers les terres bourguignonnes depuis la place de Vaucouleurs, Jeanne d’Arc arrive au château de Chinon. Mais le Dauphin la met à l’épreuve en se cachant dans le groupe des courtisans. Guidée par ses Voix, Jeanne se dirige tout droit vers lui et lui annonce :

Gentil Dauphin, j’ai nom Jehanne la Pucelle et vous mande par moi le Roi des Cieux que vous serez sacré et couronné à Reims et que vous serez lieutenant du Roi des Cieux qui est Roi de France !”

Et en guise de bonne foi, elle lui aurait révélé la prière qu’il récitait en secret:

« A donc, Seigneur mon Dieu, est-ce qu’à cause de la conduite de ma mère, je ne serais pas ainsi que  je l’ai cru l’héritier légitime du trône et de la couronne de France ? S’il en est ainsi, inspirez-moi, Seigneur, auquel cas je suis décidé à rendre le Royaume à qui il appartient et à quitter le pouvoir  pour me retirer en royaume ami. Au contraire, si je suis véritablement fils du Roi et légitime héritier de la Couronne, je vous prie de combattre pour moi et de m’aider à recouvrer mon Royaume. Si les malheurs de la France sont arrivés à cause de mes péchés qu’il vous plaise, Seigneur de me punir tout seul; mais si ces malheurs sont la conséquence des péchés du peuple, veuillez bien apaiser votre  colère et pardonner. »

Le futur Roi comprend alors le caractère divin de la mission de Jeanne. Il sort « transfiguré » de cette entrevue.

En fait, elle lui annonce que sa mission est de « bouter les Anglais hors de France »; mais aussi quatre évènements : la libération d’Orléans, le sacre de Reims, la libération de Paris, qui aura lieu en 1436, et la libération du Duc Charles d’Orléans (alors retenu en Angleterre).

La réaction de la cour est assez hostile ; en particulier La Trémoille, le puissant protecteur de Gille de Rais ! Qui est un personnage que l’on peut qualifier de byzantin pour ne pas dire plus…

Le Dauphin doute encore et va la faire interroger par ses théologiens à Poitier. Jeanne convainc le Roi et ses théologiens. Elle reçoit alors le commandement militaire, et une armure.

Ses voix disent de creuser derrière l’autel de l’église de Sainte Catherine de Fierbois pour trouver une épée marquée de 5 croix, que la tradition attribue à Charles Martel. Elle fait peindre sur un étendard le Christ entre deux anges et broder sur la soie ” Jésus, Maria ! ” avant de prendre le chemin d’Orléans.

Avant de faire couler le sang elle somme au nom de Dieu les anglais de quitter le Royaume, en écrivant au chef anglais.

  • le 6 mars 1447 : élection du pape Nicolas V.

Tommaso Parentucelli né à Sarzana vers 1398. Il est élu pape le 6 mars 1447 sous le nom de Nicolas V. Il met fin au schisme de l’antipape Félix V ; fonde la Bibliothèque vaticane ; fait construire des fortifications et restaurer des églises. Il commence son pontificat en embellissant la grande ville et en invitant les peintres, les architectes et avant tout les écrivains. Reconnu comme seul souverain pontife en 1449, il garde une position de neutralité en Italie.

Peint par Laurent de la Hyre 1630 : descendant dans la crypte de la basilique d’Assise, le pape Nicolas V voit saint François debout. Soulevant le bas de son froc, il découvre un de ses pieds stigmatisés d’où le sang coule encore. Le corps de saint François est resté intact dans sa tombe.

  • le 6 mars 1571 : Charles IX entre dans Paris.
  • le 6 mars 1618 : incendie du Parlement de Paris.

L’incendie se déclenche dans le bâtiment de l’actuel palais de Justice, proche de la Sainte-Chapelle, qui, comme cela se passera de nouveau en 1871, est miraculeusement préservée des flammes.

  • le 6 mars 1629 : le Roi Louis XIII bat les Savoyards au Pas de Suse.

Débarrassés de La Rochelle depuis le 28 octobre 1628, Louis XIII et Richelieu, à la tête de l’armée française commandée par les 3 mêmes maréchaux, Créqui, Bassompierre et Schomberg, partent de Grenoble le 2 février 1629 pour Briançon, franchissent les Alpes au le col du Montgenèvre et arrivent devant le fameux « Pas de Suse », défilé étroit qui commande l’entrée de Suse, petite cité stratégique piémontaise. La mission de forcer le passage est confiée à 200 volontaires commandés par Bassompierre. Juste avant la bataille, aurait eu lieu le dialogue suivant avec Louis XIII. :

« Sire, dit-il, les invités sont arrivés, les violons sont prêts, les masques sont à la porte. Si Votre Majesté est d’accord on peut commencer le ballet ».

Le Roi répond « Sachez que l’artillerie, n’a plus que 500 livres de plomb ».

« Ce n’est pas le moment de penser à une bagatelle de ce genre, répliqua le maréchal, faut-il remettre le ballet parce que l’un des masques n’est pas prêt ? Que Votre Majesté me permettre d’attaquer et tout ira bien ».

Et Richelieu d’intervenir : « Sire, à en juger par le visage de Monsieur le Maréchal, il me semble que l’on peut compter sur un succès ».

En effet les Savoyards et Piémontais, culbutés et bousculés de maîtresse façon par la «furia francese» s’enfuient et Charles-Emmanuel, est obligé de s’incliner devant Louis XIII et de signer un éphémère traité (6 mars 1629) dans lequel il reconnaît Charles Gonzague de Nevers, duc de Mantoue et Montferrat. Le 18 mars suivant l’armée française délivre la capitale du duché de Montferrat. 

  • le 6 mars 1642 : le pape condamne l’Augustinus de Jansénius.

Mais la bulle n’est publiée que l’année suivante.

  • le 6 mars 1651 : Turenne se réconcilie avec le Roi Louis XIV, qui lui pardonne.

Il peut rejoindre la cour.

  • le 6 mars 1661 : Mazarin décide de fonder un collège, sur sa fortune personnelle.

C’est le Collège des Quatre-Nations, destiné à l’instruction gratuite de 60 écoliers, dans lequel serait installée sa bibliothèque. Pour financer cette construction il met bientôt son mobilier en vente aux enchères.

  • le 6 mars 1664 : signature d’une alliance entre la France et le Brandebourg.
  • le 6 mars 1690 : Fénelon obtient un privilège pour publier son opuscule De la véritable et solide piété.
  • le 6 mars 1703 : les troupes royales de Montrevel défont les Camisards à Pompignan.
  • le 6 mars 1714 : Traité de Rastatt.

Entièrement rédigé en français il met fin à la Guerre de Succession d’Espagne. Il est signé par l’archiduché d’Autriche et le Royaume de France, respectivement représentés par le duc de Villars et le prince Eugène. Il fait suite à de difficiles négociations entre les deux parties, qui duraient depuis novembre 1713.

  • le 6 mars 1766 : naissance de Marin-Pierre Gaullier, colonel français dans les armées royales.

Il est aussi l’un des chefs qui prennent la tête des Chouans en Mayenne. Il meurt le 9 avril 1817.

  • le 6 mars 1779 : naissance d’Antoine de Jomini, général, banquier, historien suisse.

Général dans la Grande armée, véritable autodidacte, il publie plusieurs traités de stratégie et d’histoire des guerres napoléoniennes. Théoricien de l’art napoléonien, il est totalement oublié en France et particulièrement étudié par les militaires américains de nos jours.

Il découvre le passage de Studianka, sur la Bérézina, qui permet à la Grande Armée d’échapper à Wittgenstein et à une destruction totale.

  • le 6 mars 1801 : Sade est arrêté pour “délire de vice” sans jugement pour sa Zoloé

Où il dépeint les mœurs de Joséphine de Beauharnais chez son éditeur, Massé. Les ouvrages sont saisis.

Le professeur Jean Dumont surnomme ce membre du GODF (loge « Les amis de la liberté ») « le père de la Révolution française ». Il écrira dans Justine ou les malheurs de la vertu :

« La nature n’a créé les hommes que pour qu’ils s’amusent de tout sur la terre… Tant pis pour les victimes, il en faut. »

Et un autre frère, François Labbé écrira :

« On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté. » (*)

Cette liberté revendiquée par Lucifer avec son « Non serviam.» On ne saurait faire plus synthétique. En 3 phrases tout est dit.

(*) Cités par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (pages 86 et 87)

  • le 6 mars 1803 : envoyé pour réoccuper les villes françaises de l’Inde, l’amiral Decaen s’embarque pour l’île de France, future l’île Maurice.
  • le 6 mars 1916 : combats au Mort-Hommes et à la Cote 304.

La bataille de Verdun bat son plein.

  • le 6 mars 1906 : la république met en œuvre sa haine de l’Eglise catholique : expulsion des Congrégations.

« À 10 heures du matin, le percepteur, M. Caillet, se présente devant l’église de Boeschepe, un village du Nord, non loin de la frontière belge. Il est accompagné de son fils, étudiant en droit à Lille, et de M. Benoist, commissaire de Bailleul, le chef-lieu du canton. Un détachement du 8e d’infanterie, une dizaine de dragons et cinq gendarmes les attendent. Leur mission : assurer la protection de l’inventaire des biens ecclésiastiques qui doit avoir lieu à Boeschepe, comme dans les 36 000 communes de France, en application de la loi de séparation des Églises et de l’État promulguée le 9 décembre 1905. Depuis un mois, ces inventaires ont donné lieu à de multiples incidents. Mais en Flandre française, la population est très pratiquante : l’atmosphère est électrique.

Deux serruriers étrangers à la commune ont été réquisitionnés. Ils forcent la porte de l’église. Entouré d’une cinquantaine de fidèles, le curé, l’abbé Haan, lit la protestation que son évêque a transmise au clergé du diocèse. Pendant que les fonctionnaires examinent les objets du culte, l’assistance entonne des cantiques. À 11 heures, alors que l’opération s’achève, un tumulte se fait entendre : forçant les barrages, 300 hommes pénètrent dans le cimetière, passent par la sacristie et font irruption dans l’église.

Aucun d’entre eux n’est armé. Revolver au poing, le commissaire demande au prêtre de calmer les manifestants. L’abbé Haan s’exécute. Dans un premier mouvement, les assaillants reculent. Mais la bagarre éclate avec les gendarmes. Coups de poing, coups de pied, les chaises volent. Dans l’action, le percepteur roule à terre. Son fils, qui porte un revolver sur lui, prend peur : il tire, au moment où claquent d’autres détonations. Un homme s’effondre, mort. Dans la plus grande confusion, le percepteur et son fils s’échappent, puis un fourgon de cavalerie les emmène au galop.

L’autopsie révélera que la balle mortelle venait du calibre 6 du fils du percepteur, l’enquête confirmant que trois balles avaient été tirées par cette arme et trois autres par les gendarmes. Premier martyr des Inventaires, Gery Ghyseel, un ouvrier boucher de 35 ans, laissait une veuve et trois orphelins.

La Flandre catholique l’enterrera le 10 mars. Trois jours auparavant, ce drame avait provoqué la chute du gouvernement. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 9)

Voir les chroniques du 5, 6 et 7 novembre du 6 et 26 mars, du 12 avril.

  • le 6 mars 1946 : la France reconnaît le Vietnam comme État libre au sein de la Fédération Indochinoise.

Mais les sages avis du futur maréchal Leclerc ne sont pas suivis. La guerre d’Indochine va commencer.

  • le 6 mars 1946 encore : sur place débute l’opération « Bentré ».

Ce même jour, débute une importante opération de la marine Française qui a pour but de rétablir notre souveraineté au Tonkin en relevant par des troupes françaises les militaires chinois qui avaient désarmé les forces japonaises au nord du 16e parallèle.

Au sud la relève des Anglais s’était très bien passée. Avec les Chinois un accord a été signé 8 jours plus tôt.

Cette opération baptisée “Bentré” devait se dérouler sans problème puisque les Chinois étaient en principe nos alliés, mais elle débute de façon dramatique : en dépit des accords, le Triomphant, commandé par le CF Jubelin et dont la mission est de protéger les cinq premiers LCI chargés de transporter les troupes (environ 20 000 Français au total) pour les mettre à terre, est accueilli par un tir violent d’armes de tous calibres de la part des Chinois. Au total, cet engagement fait 29 tués et 93 blessés du côté français.

Mais dès que l’autorisation d’ouvrir le feu est donnée par LECLERC, le rapport de force s’inverse ; l’opération se termine sans autre difficulté et le 15 mars toutes les troupes ont débarquées.

Parmi les mort, le lieutenant de vaisseau Cruchet chargé de diriger le tir de l’artillerie depuis le télépointeur de 138 mm du Triomphant est mortellement blessé par l’explosion d’un obus. Par décret du 19 septembre 1946, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume avec la citation suivante à l’ordre de l’armée de Mer :

“Officier canonnier du Triomphant tué à son poste de combat le 6 mars 1946. Malgré un feu meurtrier de l’adversaire, ayant déjà un blessé très grave à ses côtés, a montré jusqu’à la fin le plus parfait mépris du danger ; belle figure d’officier d’une haute valeur morale, aimé de ses hommes qu’il avait parfaitement entraînés au combat.” Cette nomination comporte l’attribution de la Croix de guerre avec palme.

Il a été enterré au cimetière Courbet en baie d’Halong.

  • le 6 mars 1982 : le professeur Cabrol pratique la première opération « cœur + deux poumons ».

L’inculture des cultureux

Une lectrice nous signale un entretien avec Andrzej Sapkowski, écrivain polonais qui est, paraît-il, une référence dans le monde de la “fantasy”. Dans cet entretien, on peut notamment lire ces quelques lignes sur le théologien tchèque Jan Hus qui prépara la révolte de Luther. Ces lignes en disent long sur l’inculture arrogante et l’anti-catholicisme de certains milieux culturels:

Mais pour revenir à la question – c’est précisément parce que les Guerres Hussites n’avaient pas été exploitées que cela m’a donné envie de prendre ce sujet à bras le corps. Qui plus est, j’ai choisi cette période parce qu’elle me semblait chaotique et complexe. Et fascinante du même coup, parce qu’elle préparait le terrain au sort futur de l’Europe. L’”hérésie” Tchèque a été la seule – avant Martin Luther – à ne pas être écrasée par Rome. Sans Jan Hus, il n’y aurait pas eu de Luther. La devise sola scriptura (“seule la Bible est infaillible”) qu’a professée Luther vient directement des Hussites. Et sans Luther, la Réforme n’aurait pas eu lieu. Si la Réforme n’avait pas eu lieu, il n’y aurait pas eu de révolution industrielle.  Nous vivrions encore dans des huttes de paille et de torchis, en priant.

Il faut sans doute croire que la Sorbonne a été fondé par Jan Hus et que la Sainte Chapelle a été bâtie en torchis!

“Républicain laïc” et “en même temps” représenté dans un rassemblement d’islamistes!

Lu dans Le Point de cette semaine:

Renaud Muselier aurait dû se méfier de l’UOIF Républicain laïc revendiqué, Renaud Muselier avait signé en mai 2019 un appel à la dissolution de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), proche des Frères musulmans, rebaptisée Musulmans de France. Puis, en octobre 2020, après l’assassinat de Samuel Paty, le président de la région Sud avait déclaré: «Ces petits renoncements multiples face à l’islamisme nous feront perdre notre liberté si nous n’agissons pas.» Mais alors pourquoi avoir envoyé Nora Preziosi (LR),déléguée aux droits des femmes, représenter la région à un rassemblement de musulmans, dont certains proches de l’UOIF, en octobre 2019? C’est le sénateur RN StéphaneRavier qui pose aujourd’hui cette embarrassante question (M. Ravier en veut à Mme Preziosi pour avoir contribué l’an dernier à lui faire perdre sa mairie des quartiers Nord deMarseille). Renaud Muselier a été contraint de reconnaître une «erreur» de son cabinet. Une «erreur »? Ses détracteurs du RN y voient plutôt un petit signe électoraliste destiné à ne pas effaroucher un électorat confessionnel.

“Le but de la politique est de garder la population inquiète…”

L’abbé Michel Viot critique l’usage politique de la crise sanitaire – et la politique de la peur.

Qui d’entre nous ne connaît pas ce personnage ? Très peu sans doute. Qui sait que son nom est souvent accompagné de « vengeur » masqué ? Sans doute moins de gens.
Il est fort probable que son souvenir flottera bientôt dans les consciences, et qui sait, s’incarnera à la fin de notre pandémie. Mais pour que Zorro intervienne, il faut que la violence se déchaîne, que des injustices flagrantes aient été commises, que d’autres, pires encore se laissent entrevoir. Peur et violence doivent donc diriger notre société sans Dieu, pour que ne comptant plus sur le secours divin, elle l’attende d’un homme. Le personnage de Zorro en est le symbole.

Aussi, parce qu’il y a fort à craindre que cette république soit en marche vers la dictature, il me semble plus que temps d’exhorter à l’arrêt, devant la liberté, comme mon épagneul sait si bien le faire pour débusquer un perdreau !

Je ne reviendrai pas sur les débuts de la pandémie et son effrayante gestion. De nombreuses voix l’ont dénoncée. Mais comme prêtre je me sens obligé de revenir sur la douloureuse question de l’assistance aux malades, aux mourants et aux familles, sans oublier les services funéraires.

Je commence par balayer devant ma porte ! Dans un certain nombre d’endroits des prêtres se sont confinés, et des églises sont demeurées fermées pour les enterrements ! Nous avons eu, nous prêtres catholiques, et je dis bien nous, la lâcheté d’accepter de ne plus célébrer de messes publiques, y compris pendant la semaine sainte et à Pâques. Certes le gouvernement l’avait interdit ! Mais est-ce une excuse ? Non !

Et voici pourquoi. Pendant qu’il nous interdisait d’accomplir notre ministère, il permettait des activités autrement plus dangereuses en matière de contamination, comme les transports en commun ou la fréquentation des super marchés. Les mesures sanitaires prises par nos évêques pour tous les sanctuaires auraient dû rassurer des responsables politiques raisonnables. Mais l’idéologie régnait à la place de la raison depuis le début de l’épidémie, c’est à dire un état d’esprit d’affirmation de sa volonté de puissance du côté de l’Etat, et un esprit de timidité du côté de l’Eglise catholique, laissée seule par les autres religions pratiquées en France, n’ayant pas comme elle, les mêmes obligations religieuses. Pour elles, le sanitaire a tenu lieu d’excuse. Elles ont plié en fait devant l’esprit matérialiste de ce temps, tout comme nous, pendant notre obéissance servile aux décisions du gouvernement. Nous nous sommes réveillés en plaidant devant le Conseil d’Etat qui nous a donné raison et la vie religieuse catholique a pu reprendre presque normalement. Je dis presque, parce que le couvre-feu de 18h nous gêne considérablement et risque de troubler gravement la Semaine Sainte, et la célébration de Pâques en rendant impossible le très bel office de la Vigile pascale. En fait, ce maintien acharné du couvre-feu qui ne sert à rien sur le plan sanitaire, le premier Ministre lui-même a reconnu qu’il n’avait pas été utile à grand chose. Et quand on voit les grands rassemblements de personnes qu’il provoque dans les transports en commun, on peut se demander s’il ne contribue pas à propager le virus. Mais c’est un ingrédient parmi d’autres pour entretenir le climat de peur. L’existence de cette mesure violente maintient dans les consciences la présence du danger, donc de la peur.

Par ailleurs, on s’obstine à ne pas réellement soigner les malades du Covid. Des médicaments existent pourtant, je l’ai expérimenté et dit. Pourquoi ne pas proposer aux malades cet essai, sans danger, car les médicaments en question sont anciens et leurs effets connus ? Non on préfère laisser dans l’angoisse, encore la peur, avec le risque de mort pour les personnes âgées. Celles-ci, dans encore beaucoup trop d’endroits ne peuvent pas voir leur famille, pas plus que le prêtre d’ailleurs, selon les options philosophiques des directeurs de maisons de retraite. Car c’est surtout l’administration hospitalière, et non les soignants qui mangent du curé. Elle aurait pourtant dû se rendre compte depuis longtemps que le curé est aussi indigeste que la nourriture qu’elle sert à ses malades !

Ce mépris des liens familiaux, cette méconnaissance de leur importance devant la mort relève de crime contre l’humanité. Ce qui distingue l’homme de l’animal, c’est son besoin de rites funéraires, religieux ou laïques, autrement dit de signes qui maintiennent la communauté humaine unie et présente, avant, pendant et après la mort. Et seul le rite religieux peut en fin de compte tenir et garder son sens en situation d’épidémie. Le rite laïc, comme la précaution sanitaire relèvent tous deux du matérialisme. Et la peur de la mort, encore la peur, dans une société matérialiste l’emportera toujours sur l’amour du prochain.

Nos dirigeants s’obstinent dans une stratégie fondée sur l’idée fausse qu’on ne peut pas soigner correctement le Covid, sur la seule solution vaccinale, dans un flou qui explique les doutes de beaucoup de nos concitoyens, et surtout sur la mise au grand jour d’un secret de polichinelles, le manque de lits dans nos hôpitaux, signe d’une démission du service public qui ne date pas d’hier.

Aussi, avant d’aller plus loin, il faut maintenant émettre une hypothèse concernant l’utilisation de la peur, conjuguée à la violence. Il faut situer cela dans la question de la manipulation des foules et l’usage de l’inconscient dans la publicité. Il n’est pas étonnant que ce soit le neveu de Freud, Edward Bernays, qui fut le premier à théoriser cela dans son livre Propaganda paru en 1928 aux États Unis. Il n’hésitera pas à écrire « La manipulation consciente et intelligente des opinions et des habitudes du peuple est un élément essentiel dans une société démocratique. ». Pour lui , seule une minorité peut penser, trop d’opinions ou d’informations nuisent, parce que la masse est incapable de penser. Il faut la guider par des impulsions, des émotions et des habitudes. Il relève le rôle important du médecin pour inspirer confiance. En matière de vente, mais cela peut s’étendre à d’autres domaines, on utilisera donc l’image médicale pour pousser à acheter un produit. C’est ainsi que Bernays, employé par une marque de cigarettes, incitera les femmes à fumer comme leur médecin homme, jouant du même coup sur l’idée de promotion et de libération de la femme. Citons encore Bernays « La propagande ne mourra jamais. Les hommes intelligents doivent se rendre compte que la propagande est l’instrument moderne qui leur permet d’arriver à leurs fins et qui contribue à organiser le chaos. ». Un contemporain de Bernays, Mencken écrira au début du XX ème siècle « le but de la politique est de garder la population inquiète et donc en demande d’être mise en sécurité, en la menaçant d’une série ininterrompue de monstres, tous étant imaginaires. ».

Même si les noms de ces précurseurs des dirigeants politiques actuels sont oubliés aujourd’hui, ils ont produit nombre de disciples, car ils ont en fait mis leurs pas dans ceux des révolutionnaires des Lumières du 18 ème siècle, qui eux aussi méprisaient le peuple, et par différents journaux savaient manipuler l’opinion, jusqu’à l’utilisation de la peur, qui dans son raffinement deviendra terreur ! Même si le peuple n’en a pas toujours conscience aujourd’hui , il ressent tout ce mépris et toutes ces agressions. Il se prépare, souvent sans le savoir à des réponses violentes, qu’il voudra à la hauteur de ce qu’on lui a fait subir. Mais chacun sait que l’engrenage de la vengeance est sans fin. Les petits Zorro individuels, seront en quête d’un Super Zorro, fédérateur de toutes les vengeances. Toutes les épidémies ressenties comme grandes ont toujours généré ces sentiments là, au cours de l’histoire, captant les pensées et les détournant de toute autre question. C’est pourquoi cette pandémie, ne changera pas la mentalité de cette société matérialiste, qui se veut de plus en plus athée, et je partage le pessimisme de mon Archevêque dans son très beau livre sur la mort (Mgr Michel Aupetit, La mort, méditation sur un chemin de vie. Editions Artège). « Allons-nous entendre l’alerte ? Rien n’est moins sûr. L’exemple du sida nous montre comment, face à une nouvelle pandémie transmissible, nos sociétés vont chercher davantage à se protéger qu’à changer la vie. »

On le voit encore aujourd’hui avec le coronavirus où le premier réflexe fut celui de la protection vis à vis d’autrui. Au grand commandement de l’amour transmis par le Christ « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »(Jean 13, 34) a succédé cette injonction « Protégez-vous les uns les autres. »( pp 97-97).
Et comme on estimera toujours que la protection n’est pas assez efficace, parce des gens qu’on estimera asociaux refuseront le vaccin, ou trafiqueront des passeports de santé, on se cherchera un Grand Protecteur pour mettre de l’ordre, au prix de l’abandon des libertés essentielles. Mais il faut que les esprits soient mûrs et le moment propice ! D’où le zèle d’une grande majorité de chaînes de télévision qui doivent, sans doute rechercher le prix de l’excellence anxiogène !

Et pourtant les signes de dérangements mentaux se multiplient, les actes de violence de même ! Imperturbables, la très grande majorité des médias continue à donner des informations niaises et à distiller la peur. Aucun grand débat n’est organisé sur la vérité des statistiques faites sur la pandémie, les avantages ou désavantages des différents vaccins. Le trouble donne l’impression d’être sciemment entretenu. Il est vrai que Paul de Gondi, Cardinal de Retz (1613-1679) a écrit dans ses mémoires « on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment. », et comme nous sommes en réalité déjà en période électorale, je crois utile d’ajouter cette autre phrase du même auteur « Ceux qui sont à la tête de grandes affaires ne trouvent pas moins d’embarras dans leur parti, que dans celui de leurs ennemis. ». Même si l’auteur de ces propos n’a pas réussi dans ses ambitions, ses paroles semblent toujours influencer ceux qui commandent. Ou bien ils connaîtront le sort du Cardinal de Retz, séducteur égoïste autant que narcissique, mais non pas sans talent. Ou, grâce au masque, ils apparaîtront comme des Zorro providentiels, mais, faute de vrai talent, pour combien de temps ?

Prière au Saint-Esprit pour le voyage du Pape en Irak

Depuis hier, le Pape se trouve en Irak pour un voyage particulièrement important dans cette terre qui vit les débuts du christianisme (et même de la Révélation biblique puisqu’Abraham habitait chez les chaldéens). Le patriarche de Babylone des chaldéens demande que nous récitions cette prière au Saint-Esprit à cette occasion:

Seigneur nous te confions le voyage du pape François en Irak à partir du 5 mars. Que l’Esprit saint inspire ses gestes et ses paroles, afin que le cœur de ceux qui le rencontreront et l’écouteront soit rempli de courage et de consolation. Que les différentes communautés, ethniques, culturelles et religieuses puissent s’ouvrir les unes aux autres et s’engager pour prendre des mesures courageuses de réconciliation et de collaboration pour le bien commun. Que l’Église en Irak reçoive le réconfort, la lumière et la force afin de ne jamais cesser de tisser des liens de fraternité et de paix. Seigneur, libère l’Irak et les pays du Moyen-Orient de la haine et de la violence.

Un prêtre demande la rapide réouverture des frontières

L’abbé Marc Vernoy, prêtre français exerçant son ministère en Floride, vient d’écrire une lettre ouverte au député LREM des Français de l’étranger Roland Lescure, s’interrogeant sur le fait que, citoyen français, il soit interdit de se rendre dans son pays pour y réconforter ses parents, tandis que des saltimbanques étrangers ont, eux, le droit de venir à Paris. Une lettre qui a le grand mérite de montrer à quel point certaines des mesures actuelles sont absurdes et incohérentes. Mais c’est sans doute une nouvelle conséquence du “en même temps”!

C’est arrivé un 5 mars…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 mars 524 : martyr de Lucius 1er, 22ème pape.

Immédiatement déporté par l’empereur Trébonien Galle après son élection le 25 juin 253, il meurt martyr, le 5 mars 254.

  • le 5 mars 1626 : le traité de Monzon entre la France et l’Espagne confirme l’indépendance du canton suisse des Grisons.

Il interdit aussi à l’armée espagnole le passage du Valteline, en Italie.

  • le 5 mars 1658 : naissance d’Antoine Laumet de La Mothe Cadillac.

Né le 5 mars 1658 et mort en 1730, Antoine Laumet débarque en Nouvelle-France à 25 ans, et change son nom en de Lamothe-Cadillac. Soldat, explorateur et administrateur français, il fonde la ville de Détroit et le fort Pontchartrain en 1701 et devient, de 1710 à 1716, gouverneur de la Louisiane. C’est en son honneur que la voiture Cadillac a été ainsi nommée.

C’est sur le site de la future ville de Détroit que débarque Lamothe Cadillac, le 24 juin 1701. S’amorce alors la construction du fort de Détroit; le début d’un nouveau foyer de colonisation à l’ouest des Grands Lacs.

  • le 5 mars 1759 : le pape Clément XIII met L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert et De l’esprit d’Helvétius à l’index.

Il suit en cela les sages conseils donnés par le ministre de Louis XV, le cardinal Fleury au pape Clément XII (voir la chronique du 29 janvier).

  • le 5 mars 1795 : Traité de Bâle, la Prusse se retire de la guerre contre la France.

Le futur Maréchal d’Empire Louis-Alexandre Berthier est nommé général de brigade.

  • le 5 mars 1798 : les Français occupent Berne.

La Suisse fidèle à sa politique de neutralité se tient à l’écart des guerres entre la France et l’Europe. La France cherche un prétexte pour envahir la riche confédération helvétique. Suite à un incident mineur, le 28 janvier, ses troupes entrent dans le pays de Vaud et, le 5 mars après la victoire du Grauholz, les Français occupent Berne, donnant ainsi le coup de grâce à la vieille Confédération des XIII Cantons. L’un des objectifs de Bonaparte est réalisé : une partie du trésor des villes suisses dérobé par l’occupant va servir, non pas à financer l’expédition d’Angleterre à laquelle il a renoncé, mais celle d’Egypte, qu’il est en train de préparer dans les premiers mois de l’année 1798. Napoléon Bonaparte, lui, vient d’être nommé général en chef de l’armée d’Orient.

  • le 5 mars 1800 : Bonaparte reçoit les chefs de l’Ouest royaliste, dont Cadoudal et Bourmont et tente en vain de les rallier à une politique nationale.

Bonaparte reçoit les chefs de l’Ouest royaliste aux Tuileries. Tout l’ouest vient de se soumettre. Il reçoit entre autres Georges Cadoudal, le général de Bourmont, le comte de Châtillon, le chevalier de Saint-Hilaire. L’entrevue est un échec.

  • le 5 mars 1811 : un bataillon britannique repousse deux régiments français à la Bataille de Barossa, en Espagne.
  • le 5 mars 1814 : Napoléon décrète la guerre de partisans à Fismes pour s’opposer à l’invasion.

C’est la réponse de l’empereur aux généraux alliés qui avaient déclaré qu’ils passeraient par les armes tout paysan armé. A part apporter des renseignements aux débris de la Grande Armée, les Français sont las et ne souhaitent que la paix. Napoléon n’est pas suivi.

  • le 5 mars 1883 : création à Paris de Henry VIII, opéra de Camille Saint-Saëns.

     

  • le 5 mars 1829 : la Chambre des députés transmet au Garde des Sceaux une pétition demandant l’interdiction des missions religieuses.

     

  • le 5 mars 1959 : le président De Gaulle déclare à Peyrefitte qu’il ne croit pas à la possibilité d’intégrer les Algériens musulmans avec les Français.

“Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre… (…) ils se sépareront”.

Il y a plus de 6 millions d’Algériens en France et certains pourraient perdre la nationalité…algérienne

Alors que le laxisme, qui règne en France depuis plus de quarante ans, ne permet pas d’expulser les immigrés clandestins et qu’aucun gouvernement n’ose déchoir de la nationalité française les étrangers commettant des crimes et délits, l’Algérie envisage une loi qui pourrait déchoir de la nationalité algérienne les franco-algériens commettant des “actes préjudiciables aux intérêts de l’Etat”.

Le monde à l’envers et le grand remplacement en marche forcée :

Un projet de loi qui pourrait inquiéter la diaspora algérienne, notamment en France. Le gouvernement d’Alger envisage de déchoir de la nationalité algérienne tout ressortissant commettant à l’étranger « des actes préjudiciables aux intérêts de l’Etat », selon un avant-projet de loi présenté mercredi par le ministre de la Justice, rapporte l’agence officielle APS.

Le ministre Belkacem Zeghmati a présenté un amendement du Code de la nationalité algérienne mercredi devant les membres du gouvernement réunis sous la présidence du Premier ministre Abdelaziz Djerad. Sa proposition prévoit plusieurs cas de figure susceptibles de conduire à la déchéance de la nationalité algérienne « acquise ou d’origine », selon un communiqué du bureau du Premier ministre cité par l’APS.

Ainsi se verrait déchue toute personne de nationalité algérienne « qui commet, en dehors du territoire national, des actes portant volontairement de graves préjudices aux intérêts de l’Etat ou qui portent atteinte à l’unité nationale ».

La mesure s’appliquerait également à « celui qui active ou adhère à une organisation terroriste ainsi que celui qui la finance ou qui en fait l’apologie », ainsi qu’à « toute personne qui collabore avec un Etat ennemi », détaille le communiqué.

La proposition du ministre de la Justice est susceptible de soulever de vives inquiétudes au sein de la vaste diaspora algérienne à travers le monde. La France accueille la communauté algérienne la plus nombreuse à l’étranger. Le président Abdemadjid Tebboune a évoqué en juillet 2020 le chiffre de « plus de six millions d’Algériens » vivant en France.

“Ce n’est qu’une question de temps avant que la Bible ne soit censurée”

Michael Sweet est le chanteur, guitariste et principal compositeur du groupe de Heavy Metal ouvertement chrétien Stryper. Il exprime son inquiétude face aux avancées de la censure anti-chrétienne :

Tout récemment, M. Sweet s’est connecté à son Twitter pour partager une photo de la couverture de la Sainte Bible, et il a inclus le message suivant :

Nous distribuons des Bibles depuis près de 40 ans. Pour la première fois de ma vie, je me suis posé cette question : “Je me demande combien de temps il faudra avant que ce livre ne soit censuré ?”. Je sais que cela peut sembler stupide, mais ce n’est pas le cas. Ce n’est qu’une question de temps. C’est effrayant !

Les derniers commentaires de M. Sweet semblent être en accord avec les griefs des conservateurs et de la droite concernant la “cancel culture”, soulignant que ceux de la gauche empiètent constamment sur leur liberté d’expression.

Formé il y a 38 ans, le nom de Stryper vient d’Isaïe 53:5, qui dit :

Mais il a été blessé pour nos péchés,
Brisé pour nos iniquités;
Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui,
Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Maître Triomphe à propos de l’affaire Maugendre : “C’est une offensive contre la liberté de l’Eglise

Maître Jérôme Triomphe qui défendra Jean-Pierre Maugendre s’exprime dans Famille chrétienne :

“Je ne vois pas d’autre issue qu’une relaxe. L’association Stop Homophobie prétend que cette publication serait constitutive d’une incitation, pour les maires et les autorités civiles, à refuser de célébrer des mariages civils. C’est grotesque ! Vous pensez bien que ni Christiane Taubira ni Anne Hidalgo ni aucun de ceux qui défendent le mariage civil entre deux personnes de même sexe ne vont trembler de scrupules après avoir lu le cardinal Burke et le rappel de la doctrine de l’Eglise sur le mariage et l’homosexualité !

C’est une offensive contre la liberté de l’Eglise. Sous couvert d’une prétendue provocation à la discrimination, des lobbys qui ne représentent au demeurant qu’une infime minorité des homosexuels tentent en pratique de faire déclarer hors-la-loi la doctrine catholique et la loi naturelle qu’il ne serait alors plus possible d’exprimer. Il ne faut pas se leurrer : il y a un mouvement de fond qui s’amorce. Le gouvernement a prétendu il y a quelques mois étendre la laïcité à l’espace public en prétendant interdire les catholiques de prier sur la voie publique. Si on ne s’y oppose pas, la tentation sera grande pour un gouvernement encore plus liberticide d’imposer un jour une mise en conformité de la doctrine catholique”

Marie-France Lorho écrit à Gérald Darmanin pour défendre la liberté d’expression de l’Eglise catholique

Suite à la mise en examen de Jean-Pierre Maugendre pour avoir cité le magistère de l’Eglise catholique en matière de morale, la députée “Ligue du Sud”, Marie -France Lohro a écrit cette lettre ouverte à Gérald Darmanin :

Nous attendons avec impatience la réaction de la Conférence des évêques de France…

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