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C’est arrivé un 13 janvier…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 janvier: saints du jour français ou en France.
    • St Hilaire, évêque de Poitiers et docteur de l’église (v. 310-367)

Hilaire naquit à Poitiers, de parents païens, probablement vers l’année 310. Après une éducation toute profane, il secoua, aidé de la grâce, le joug absurde et impur du paganisme, et reçut publiquement le baptême. Ce païen converti allait devenir l’une des plus brillantes lumières de l’Église, le marteau de l’hérésie et l’apôtre infatigable du dogme de la Sainte Trinité. Il composa notamment le De Trinitate, traité sur la divinité du Christ. La vertu d’Hilaire croissant chaque jour, on ne parlait, dans toute la province de Poitiers, que de la pureté de ses mœurs, de sa modestie, de sa charité et de son zèle.

Lorsque l’évêque de Poitiers vint à mourir, tous les fidèles le demandèrent pour pasteur. Dès lors, Hilaire entra dans la mêlée contre l’hérésie d’Arius et ne quitta pas le champ de bataille jusqu’à son dernier soupir. Ni les menaces des princes, ni la calomnie, ni l’exil, ne purent jamais ébranler son courage. Obligé de quitter son peuple, il se rend en Orient, où il devient le porte-étendard de la vérité chrétienne.

Il est enfin rendu à son troupeau, après plusieurs années d’exil ; ce retour prend le caractère d’un vrai triomphe. « La Gaule tout entière, dit saint Jérôme, embrassa un héros qui revenait victorieux du combat, la palme à la main

La France lui a voué un culte spécial, et une multitude d’églises s’honorent de l’avoir pour patron. Un historien a tracé le portrait suivant de saint Hilaire : « Il réunissait en sa personne toutes les excellentes qualités qui font les grands évêques. S’il a fait admirer sa prudence dans le gouvernement de l’Église, il y a fait éclater aussi un zèle et une fermeté apostoliques que rien ne pouvait abattre. »

Sa mémoire liturgique est célébrée le 13 janvier. En 1851, le Bx Pie IX le proclama Docteur de l’Église.

  • St Remi de Reims, apôtre des Francs († 533)

Au 13 janvier au martyrologe romain : À Reims, vers 530, la naissance au ciel de saint Remi, évêque, qui, après avoir lavé le roi Clovis dans la fontaine baptismale et l’avoir initié aux sacrements de la foi, il convertit au Christ le peuple des Francs. Il quitta cette vie, célèbre par sa sainteté après plus de soixante ans d’épiscopat. (En France, sa mémoire est célébrée le 15, jour de sa mise au tombeau.)

  • Bx Bernon de Cluny, Ier abbé de Cluny († 927)

Bernon, naquit en Bourgogne vers le 850. Il devint l’abbé de Baume, dans le Jura, et donna l’habit à St Odon en 909. L’année suivante il fonda sur les terres de Guillaume le Pieux, duc d’Aquitaine, l’abbaye de Cluny, car les invasions normandes chassèrent les moines des bords de la Loire.

Dans la charte de fondation, il fut stipulé que « les moines du futur monastère, placé sous la Règle de saint Benoît, chercheraient à jamais les merveilles d’un entretien avec le ciel. »

  • le 13 ou 14 janvier 367 : décès de Saint Hilaire de Poitiers.

Issu d’une famille aristocratique gallo-romaine de la cité de Lemonum, il est élu évêque de la ville vers 350. Soucieux de l’instruction du peuple, il rédige un Commentaire sur l’évangile de Matthieu, qui est la première œuvre d’exégèse latine qui nous soit parvenue.

En 355, il s’oppose à l’arianisme qui s’étend en Gaule, c’est-à-dire, dans l’Empire romain du milieu du IVe siècle, à l’empereur. Aussi, lors du concile de Béziers de 356, que dominent les ariens, avec à leur tête Saturnin, l’évêque d’Arles, il est excommunié et exilé en Phrygie. L’empereur Constance II décide de réunir simultanément un concile occidental à Rimini et un concile oriental à Séleucie, afin de réconcilier l’Église divisée entre ariens, semi-ariens, et nicéens.

Saint Hilaire cherche à exposer la doctrine catholique à l’empereur dans ses deux Livres à l’empereur Constance. Il présente ses thèses au Concile de Séleucie en 359, et retrouve sa ville de Poitiers en 360-361. Le concile de Paris de janvier 361, influencé par saint Hilaire, condamne clairement l’arianisme et destitue les évêques ariens de Gaule. La principale œuvre de saint Hilaire est le De Trinitate, traité en 12 livres, composé pendant son exil. Il y défend la consubstantialité du Fils avec le Père, contre les ariens qui nient la divinité du Christ, et contre les sabelliens qui ne distinguent pas le Père et le Fils

Saint Martin de Tours le rejoint dans les années 356 et en 360, fonde l’abbaye de Ligugé à proximité de Poitiers. Hilaire est très probablement à l’origine de la construction du baptistère Saint-Jean de Poitiers, qui est l’un des plus vieux monuments chrétiens actuellement subsistant en France.

Considéré comme Père de l’Église, Saint Hilaire de Poitiers a été élevé au rang de docteur de l’Église par le pape Pie IX en 1851. Il est fêté le 13 janvier, la date présumée de sa mort.

  • le 13 janvier 533 : mort de Saint Remy.

Saint Remy est un des saints évangélisateurs de la France. Sa mission, reçue du pape, est de convertir et de guider sur le chemin de la foi notre premier Roi. Nous ne pouvons que relire aujourd’hui sont testament qui s’adresse particulièrement au chef de notre nation, quel qu’il soit ! Citons le Marquis de la Franquerie*, dans La mission divine de la France :

« Le testament de Saint Remy a une importance capitale pour nous Français; c’est une véritable vision d’avenir qui prend une autorité toute particulière du fait que le grand Pape Saint Hormisdas écrivit à Saint Remy lorsqu’il l’institua en ces termes Légat pour toute la France. »

“Nous donnons tous nos pouvoirs pour tout le Royaume de notre cher Fils spirituel Clovis, que par la grâce de Dieu vous avez converti avec toute sa Nation, par un apostolat et des miracles dignes du temps des Apôtres.”

Ce testament le voici :

« Que le présent testament que j’ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les évêques de Reims, mes frères, soit aussi défendu, protégé partout envers et contre tous par mes très chers fils les Rois de France par moi consacrés au Seigneur** à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ et la grâce du Saint-Esprit.

Qu’en tout et toujours il garde la perpétuité de sa force et l’inviolabilité de sa durée…

Mais par égard seulement pour cette race royale qu’avec tous mes frères et co-évêques de la Germanie, de la Gaule et la Neustrie, j’ai choisie délibérément pour régner jusqu’à la fin des temps, au sommet de la majesté royale pour l’honneur de la Sainte Eglise et la défense des humbles.

Par égard pour cette race que j’ai baptisée, que j’ai reçue dans mes bras ruisselante des eaux du baptême: cette race que j’ai marquée des sept dons du Saint-Esprit, que j’ai ointe de l’onction des rois, par le Saint Chrême du même Saint-Esprit;

J’ai ordonné ce qui suit:

I° MALÉDICTIONS

Si un jour cette race royale que j’ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait:

Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims.

Une deuxième fois par les églises réunies de Reims et de Trêves***. Une troisième fois par un tribunal de trois ou quatre archevêques des Gaules.

Si à la septième monition il persiste dans son crime, trêve à l’indulgence! Place à la menace!

S’il est rebelle à tout, qu’il soit séparé du corps de l’Eglise, par la formule inspirée aux évêques par l’Esprit-Saint: parce qu’il a persécuté l’indigent, le pauvre, au cœur contrit; parce qu’il ne s’est point souvenu de la miséricorde; parce qu’il a aimé la malédiction, elle lui arrivera; et n’a point voulu de la bénédiction, elle s’éloignera.

Et tout ce que l’Eglise a l’habitude de chanter de Judas le traître et des mauvais évêques, que toutes les Eglises le chantent de ce roi infidèle.

Parce que le Seigneur a dit: “Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens, c’est à Moi que vous l’avez fait, et tout ce que vous ne leur avez pas fait, c’est à Moi que vous ne l’avez pas fait.

Qu’à la malédiction finale on remplace seulement, comme il convient à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté:

Que ses jours soient abrégés et qu’un autre reçoive sa royauté!

Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescris, qu’ils reçoivent pour eux la malédiction destinée au prince coupable: que leurs jours soient abrégés et qu’un autre occupe leur siège.”

II° BÉNÉDICTIONS

“Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu.

Qu’aux bénédictions de l’Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale s’ajoute la plénitude des bénédictions divines!

Que de cette race sortent des rois et des empereurs*** qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l’avenir suivant la volonté du Seigneur pour l’extension de la Sainte Eglise, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s’asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur. Ainsi soit-il.”*****

Et le marquis poursuit :

« Ce testament signé du grand Evêque le fut également par six autres Evêques et d’autre Prêtres. Trois de ces Evêques sont réputés pour leur sainteté: Saint Vedast, Evêque d’Arras, Saint Médard, Evêque de Noyon, Saint Loup, Evêque de Soissons. Ils le signèrent sous la formule suivante:

“X…, Evêque.

Celui que mon Père Remy a maudit, je le maudis, celui qu’il a béni, je le bénis.

Et j’ai signé.”

Et Baronius, le savant Cardinal (cité par Caesar Baronius, Annales Ecclesiastici, tome VI, Bibl. Nation. H. 106, p. 635 et 636.), après onze siècles d’expérience, de constater:

“Malgré les crimes de ses Rois, le Royaume de France n’est jamais passé sous une domination étrangère et le peuple Français n’a jamais été réduit à servir d’autre Peuples. C’est cela qui a été accordé par une promesse divine, aux prières de Saint Rémi, suivant la parole de David (Ps. 88): Si mes Fils abandonnent ma loi; s’ils ne marchent point dans la voie de mes Jugements; s’ils profanent mes justices et ne gardent point mes commandements, je visiterai leurs iniquités avec la verge et leurs péchés avec le fouet; MAIS JE N’ELOIGNERAI JAMAIS DE CE PEUPLE MA MISERICORDE.”

*(tiré de Migne, t. 125, p. 1168. Hincmar – Vita Sancti Remigii cap. LIV. Baronius, Annales Ecclesiastici — Tome VI, p. 635. ; et de Migne, t. 135, p. 60 à 68. Flodoard, Historia Remensis Ecclesiae lib. I. ch. XVIII, Testamentum ab ipso editum.)

** mis en gras ou majuscules par le marquis de la Franquerie.

***Ainsi, à l’origine même de notre Histoire, nous trouvons indiquée, comme frontière naturelle de notre pays, la rive gauche du Rhin. (Note de bas de page de La mission divine de la France ; Editions ESR page 59)

****Comme les Rois de France ont été fidèles! Le nombre des couronnes que leur race a portées est là pour le prouver, la Race Royale de France a régné en effet en France, en Lorraine, en Allemagne, en Hongrie, en Pologne, en Savoie, en Italie, à Constantinople, en Espagne, à Parme, à Naples, en Sicile, au Portugal, en Autriche, au Brésil, etc… (Note de bas de page de La mission divine de la France, page 60)

***** L’authenticité indiscutable de ce document capital pour notre Histoire a été prouvée par l’Abbé Dessailly, de l’Académie de Reims, dans un ouvrage fondamental et décisif sur la question: “L’authenticité du grand Testament de Saint Remy“, publié au siècle dernier, chez Dumoulin, à Paris.

Chasse de Saint Rémi, visible dans l’Abbaye de Saint Rémi à Reims

Enfin relisons la lettre écrite par le Saint au Roi Clovis, à l’issue de la bataille de Soisson. Clovis fait alors figure d’héritier de l’Empire Romain d’Occident. Dans cette missive, l’évêque de Reims vante les mérites de Childéric 1er, le père du jeune Roi des Francs. Puis, avec beaucoup de diplomatie, il incite le nouvel homme fort des Gaules du Nord à la plus grande bienveillance à l’égard des institutions chrétiennes et en particulier des communautés catholiques :

Lettre à  Clovis, Chef insigne et remarquable par ses mérites.

« Un grand bruit vient de parvenir jusqu’à nous: la conduite de la guerre vous a donné la victoire. Il n’est pas étonnant que vous soyez dès à présent ce que vos pères ont été. Ce qui vous reste à faire maintenant, c’est de ne point vous écarter des voies du Seigneur qui a récompensé votre humilité, en vous élevant au faîte suprême : comme dit le vulgaire, l’œuvre de l’homme se juge par ses fruits. Vous devez vous entourer de conseillers capables de vous valoir bonne renommée. Que votre administration soit intègre et honnête. Vénérez les pontifes chrétiens de votre territoire et recherchez leurs avis. Si vous êtes en bonne intelligence avec eux, votre territoire s’en trouvera affermi. Soulagez vos concitoyens, relevez les affligés, soulagez les veuves et les orphelins, afin que tous vous aiment et vous craignent. Que la justice sorte de votre bouche. N’attendez rien des pauvres et des étrangers : ne consentez point à recevoir des présents. Que votre prétoire soit ouvert à tous et que personne n’en sorte affligé. Engagez votre patrimoine à racheter les captifs et à les délivrer du joug de la servitude. Si quelqu’un paraît en votre présence, qu¹il ne se sente pas regardé comme un étranger. Délassez-vous avec les jeunes gens, mais travaillez les affaires avec les vieillards si vous voulez passer pour grand, si vous voulez vraiment régner. »

Remy, évêque, l’an 485

  • le 13janvier 888 : mort du Roi Charles III le Gros.

L’empereur d’occident et Roi des Francs, Charles le Gros meurt à Neidingen sans héritier légitime. Eudes, fils de Robert le Fort, qui a combattu l’invasion normande en Francie occidentale, est désigné comme son successeur. Eudes est proclamé Roi des Francs de l’Ouest le 29 février et règne jusqu’en 898.

  • le 13janvier 1129 : ouverture du concile de Troyes.

Ce concile est convoqué par le pape Honorius II à la demande d’Hugues de Payns, pour reconnaître officiellement l’Ordre du Temple, dont la règle, rédigée par SaintBernard, est approuvée par le concile. L’ordre des Templiers a été fondé dix ans avant, sous l’impulsion du chevalier Hugues de Payns, à partir d’une milice appelée les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. Le roi de Jérusalem, Baudouin II, avait alors logé les premiers chevaliers sur l’ancien temple de Salomon, duquel ils tirent leur nom.

Leur mission consiste à protéger les pèlerins venus en Terre sainte. L’ordre s’enrichit ensuite très rapidement et gagne en puissance, servant de banquiers à toute l’Europe.

L’ordre religieux et militaire, issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge, participe activement aux nombreuses batailles, lors des croisades et de la Reconquête. Après la perte définitive de la Terre sainte en 1291, l’ordre, victime de la lutte entre la papauté et Philippe le Bel, est dissous par le pape Clément V, le 22 mars 1312, à la suite d’un procès en hérésie. La fin tragique de l’ordre amène encore aujourd’hui à nombre de spéculations et de légendes sur son compte. (Voir les chroniques des 18 et 22 mars et du 3 avril).

  • le 1 janvier 1151 : l’abbé Suger meurt à Saint-Denis, pendant l’office de Prime.

Les origines de celui qui devient abbé de Saint Denis sont controversées. Il est Régent de France de 1147 à 1149 lors du départ de Louis VII pour la deuxième croisade. À son retour, le Roi le proclame « Père de la Patrie ». Lorsque Louis VII évoque l’idée de faire annuler son mariage avec Aliénor, Suger tente de l’en dissuader. Ce n’est qu’après la mort de Suger que Louis VII met son idée à exécution. Sa tombe, comme beaucoup d’autres, est profanée en 1793.

  • le 13janvier 1374 : le Roi Charles V, le Sage, prend une seconde ordonnance sur l’organisation de l’armée.

Charles V, qui aura préparé minutieusement la reconquête de son territoire, met sur pied l’armée de la reconquête. La lutte contre les Grandes Compagnies permet de mettre au point une nouvelle organisation des troupes et de repérer des capitaines fiables et fidèles, comme Bertrand Du Guesclin, son cousin Olivier de Mauny, nommé chambellan par le Roi, ou Olivier de Clisson. On organise autour d’eux de petites armées composées de routiers d’une centaine d’hommes que l’on solde pour être sûr qu’ils ne deviendront pas des pillards pendant les périodes de trêve.

Une armée permanente de près de 6000 hommes est ainsi constituée. Ce sont le plus souvent des volontaires français, de petite noblesse, et des arbalétriers italiens. Pour prendre les forteresses, une artillerie conséquente est aussi formée.

  • le 13janvier 1691 : première médaille de l’Amérique française.

À la mi-octobre 1690, l’amiral anglais Phipps assiège Québec, commandée par le comte de Frontenac. La réponse du gouverneur à l’émissaire est la suivante : «Je vous répondrai par la bouche de mes canons!» Le siège dure à peine plus de huit jours. Incapables de maintenir leurs positions sur les battures de Beauport, pilonnés sans relâche par les batteries françaises, les Anglais finissent par se retirer lamentablement.

Frontenac, pressé de rendre compte au Roi de cette victoire affrète une frégate, la Fleur de Mai, et demande au baron de La Hontan de lui servir d’émissaire ; alors que le froid et la glace endommagent les navires dans la rade. Le navire quitte Québec le 29 novembre, pour La Rochelle. Un peu moins de six semaines plus tard, le 13 janvier 1691, Louis XIV reçoit la nouvelle.

Il en éprouve tant de joie qu’il décide de faire frapper une médaille, la première médaille de l’Amérique française.

Elle commémore la libération de Québec en 1690.Sur l’avers, le profil de Sa Majesté avec l’inscription Ludovicus Magnus Rex Christianissimus. Sur le revers, une figure allégorique représentant la ville de Québec assise sur son rocher, avec la sentence Francia in Novo Orbe Victrix, les mots Kebeca Liberata et l’année M.DC.XC.

  • le 13 janvier 1898 : Émile Zola publie dans L’Aurore sa lettre ouverte au président Faure, J’accuse, consacrée à l’affaire Dreyfus.

Le titre lui est soufflé par Georges Clemenceau, alors éditorialiste du journal.

  • le 13 janvier 1908 : Henri Farman fait son premier vol avec passager sur un biplan.
  • le 13 janvier 1913 : le pape interdit la projection de films dans les églises, même s’ils ont un contenu religieux.
    • le 13 janvier 1934 : mort du « capitaine Marchand »

Jean-Baptiste Marchand, reste toujours attaché à la déconvenue de Fachoda mais sa passionnante carrière militaire, en particulier durant la Grande Guerre restée occultée.

Il nait le 22 novembre 1863 à Thoissey dans l’Ain. En 1883 qu’il choisit la carrière des armes et s’engage à Toulon dans le 4e Régiment d’Infanterie de Marine comme simple soldat. Reçu au concours de l’École de Saint-Maixent en 1886, il en sort avec le grade de sous-lieutenant et rejoint de nouveau la Coloniale à Dakar. En 1889, il participe à l’expédition contre la forteresse de Koundian au Mali. Il y est grièvement blessé, mais sa conduite au feu lui vaut la Légion d’Honneur.

Promu Capitaine, Jean-Baptiste Marchand retourne en France, mais demande à repartir en Afrique. Sa requête acceptée, il explore la Côte d’Ivoire, le Pays Baoulé et le Bandamana avant de participer aux opérations contre Samory Touré dirigées par le Colonel Humbert.

Ayant reçu en 1895, le commandement de la Mission Congo-Nil, il traverse toute une partie du Sahara pour relier l’embouchure du Congo au Nil Blanc (Soudan). La mission démarre en juillet 1896. En juillet 1898, Marchand arrive au poste de Fachoda au Soudan, sur les bords du Nil. Mais les hommes de la petite mission d’exploration française ont la mauvaise surprise de voir arriver l’armée anglo-égyptienne de Lord Horation Kitchener, qui mène une conquête systématique du cours du Nil. Contraint de négocier avec Kitchener un retrait de Fachoda avant de gagner Djibouti quelques mois plus tard, le capitaine Marchand est considéré par l’opinion publique en française comme un héros.

Promu Colonel, il est placé à la tête du 4e Régiment d’Infanterie de Marine. Le Colonel Marchand retourne ensuite à la vie civile et est élu Conseiller Général du Gard en 1913.

Lors du déclenchement de la Grande Guerre, le Colonel Marchand reprend du service et est réintégré dans les unités coloniales. Après plusieurs blessures et de nombreuses citations, en avril 1917, Marchand commande la 10e Division Coloniale lors de l’assaut du Chemin des Dames. Elle rejoint ensuite successivement les secteurs de Verdun et de Saint-Mihiel. En juin 1918, la 10e Coloniale est incorporée à la VIe Armée de Duchêne dans le secteur de la Marne. Marchand la mène alors avec succès lors des durs combats de la Seconde bataille de la Marne, notamment à Château-Thierry. Jean-Baptiste Marchand s’éteint le 13 janvier 1934 à Paris. Il est inhumé dans son bourg natal de Thoissey. Voir les chroniques du 29 juin, du 10 juillet, du 18 septembre, du 11 décembre.

  • le 13 janvier 1935 : les Sarrois se prononcent pour le rattachement de la Sarre à l’Allemagne.
  • le 13 janvier 1995 : Mgr Jacques Gaillot est destitué de sa charge d’évêque d’Évreux par le Vatican.
  • le 13 janvier 2000 : une équipe internationale de chirurgiens dirigée par le Pr Jean-Michel Dubernard effectue une double greffe des mains à l’hôpital Edouard-Herriot de Lyon sur un peintre en bâtiment de 33 ans, une première mondiale.
  • le 13 janvier 2002 : décès de Pierre Joubert, dessinateur français.

Inutile de présenter Pierre Joubert dont le Salon Beige se permet de reproduire quelques unes de ses illustrations et invite ses lecteurs à prier en ce jour pour le repos de celui dont les dessins ont enchanté tant et tant de générations d’adolescents.

  • le 13 janvier 2013 : 800 000 opposants au “mariage homosexuel” manifestent à Paris.

340 000 selon les services de la Préfecture de paris, la PPP, plus habiles à effacer des preuves sur les photos qu’à faire des additions. Il est vrai que si l’algèbre et les mathématiques sont aussi bien enseignées que l’Histoire dans « les écoles de la république », ces fonctionnaires ont quelques excuses.

“Mur des cons” : la Cour de cassation a rejeté les pourvois de l’ex-présidente du syndicat de la magistrature

Retour sur cette affaire qui aura duré sept ans et réaction sur Boulevard Voltaire du général Philippe Schmitt :

 

Quel est votre positionnement par rapport au conservatisme ?

Sens Commun a préparé un questionnaire qui vous permettra de savoir si vous êtes conservateur.

Un manifeste du conservatisme est en ligne et fait suite à une consultation menée entre le 15 mai et le 30 juin 2020 autour de la question : Le conservatisme, un espoir pour la France ? Cette consultation a permis de mesurer ce à quoi les Français sont attachés. Ils se sont positionnés sur les principes conservateurs qui leurs étaient exposés, ils ont également rédigé de très nombreuses propositions. Être conservateur est un état d’esprit, celui de « l’homme particulièrement conscient d’avoir quelque chose à perdre et qui lui tient à cœur » (Oakschott Mickael, Du conservatisme). Le conservatisme est une politique de l’attachement, de l’affection portée aux choses qui font de nous ce que nous sommes.

Quand la menace sanitaire, économique, sécuritaire est omniprésente, chacun réalise ce à quoi il tient. Elle réveille en nous un instinct de conservation que les contributeurs ont exprimé par ces verbes : recevoir, aimer, protéger, améliorer, transmettre. 

L’engouement pour cette consultation confirme qu’il existe bien une base populaire, et donc électorale, qui s’intéresse aux idées exprimées par le conservatisme, qui les attend et qui y adhère. C’est en partie la France dite silencieuse, qui se paupérise et qui souffre.  Elle ne se reconnaît pas dans l’offre politique actuelle et, dépitée, se réfugie dans l’abstention. Ce sont tous ces Français qui se tiennent derrière la porte légèrement entrouverte des partis politiques ; ils tendent parfois l’oreille mais sans que le son n’arrive au cœur. L’approche conservatrice les touche parce qu’elle est capable d’apporter des propositions de bon sens, concrètes autant que cohérentes.

Ce Manifeste du Conservatisme est un document de bord sur lequel sont portés les priorités pour la France et les chemins à emprunter pour les mettre en œuvre. Ces priorités sont fondées, non pas sur des valeurs, qu’on sait relatives à l’individu qui les revendique, mais sur les principes dans lesquels s’enracine une conception de l’homme et de la société à même d’inspirer un projet politique.

Parmi ceux-ci, la famille :

La famille forme le cœur de la société. Lieu naturel de la transmission, elle est notre repère le plus stable, un bien précieux à soutenir, protéger, encourager.

  • Rétablir l’universalité des allocations familiales sans conditions de ressources.

  • Assurer aux femmes qui se consacrent exclusivement à l’éducation de leur(s) enfant(s) un droit à la retraite, au même titre que celles qui ont un emploi.

  • Protéger constitutionnellement le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme

Pour financer l’Eglise, CredoLending, la (presque) banque chrétienne

CredoLending, c’est un peu comme une banque chrétienne. Disposant d’une communauté de 46.000 contributeurs et ayant financé près de 15 M€ de projets, cette plateforme de financement participatif propose d’un côté des solutions de financement aux porteurs de projet de la communauté chrétienne et plus largement à ceux qui œuvrent pour le Bien commun et de l’autre, elle offre à tous (particuliers et personnes morales) la possibilité d’investir dans ces projets pour les financer. C’est le circuit court du financement où le financeur est en lien direct avec le financé. Nombreuses sont les vertus de ce système : transparence, engagement, simplicité, confiance.

Les projets financés sont sélectionnés par CredoLending sur plusieurs critères précis : analyse financière, vision, gouvernance, stratégie et impacts à venir. L’objectif est double : être un vecteur de ressources financières et en parallèle bâtir une proposition d’investissements responsables à impacts qui allie rendement et sens.

Techniquement, le financé contracte un emprunt avec un taux, une durée et un type de remboursement (amortissable et in fine) sur la plateforme credolending.fr. L’investisseur choisira le projet dans lequel il souhaite investir et percevra un rendement, le remboursement du capital investi sur une durée définie au préalable. La plateforme numérique permet l’investissement et son suivi : simplicité et transparence pour un acte en toute confiance.

Actuellement, trois opportunités dans des domaines différents et complémentaires sont ouvertes à l’investissement pour donner du sens à son épargne.

Le premier, dans l’éducation, finance la construction du nouveau lycée à Meyzieu (69) du célèbre établissement Sainte-Marie Lyon : sa pédagogie mariste, savant équilibre entre exigence et attention inspire de nombreuses initiatives éducatives, son bâtiment se veut à la pointe des avancées écologiques et sa localisation répond à une forte poussée démographique de l’Est Lyonnais.

Le second, dans l’écologie intégrale, finance le développement d’une grange cistercienne à l’abbaye de Boulaur (32) initiative de trente-deux moniales : construction d’une étable et des ateliers de transformation afin de multiplier par cinq la production de fromage, confitures, farines, pâtés (etc.) et ainsi vendre en circuit court une alimentation saine et durable au label BIO, transmettre l’amour du travail de la terre à la jeunesse par des activités pédagogiques et augmenter la capacité d’accueil.

Le troisième, pour les seniors, finance le Béguinage Solidaire (50) : nouveau modèle d’habitat pour les séniors qui se veut solidaire, participatif et accompagné, à mi-chemin entre la maison de retraite et le retraite à la maison pour une vie chez soi mais ensemble afin de vaincre l’isolement et la solitude.

Ces investissements procurent un rendement de 0.75% à 2.5% par an sur une durée de 5 à 8 ans.

Par son réseau de partenaires Family office et Conseillers en Gestion de Patrimoines ainsi que par son propre public fidèle et en croissance, CredoLending touche des investisseurs sensibles à ce qu’un investissement apporte avant de voir ce qu’il rapporte. Pour que l’argent reste un serviteur.

Pour toutes informations et investir

Revendications Marche pour la Vie 2021 – « L’avortement est une violence faite aux femmes et aux enfants à naître ! »

Alors que notre pays traverse une crise sanitaire de grande ampleur, les Français attendent du gouvernement des décisions efficaces pour lutter contre ses lourdes conséquences économiques et sociales et leur permettre de retrouver rapidement le plein usage de leurs libertés.

Comme si c’était un sujet prioritaire, le Parlement s’apprête à débattre d’un projet de loi, soutenu par le Gouvernement, concernant l’avortement et de graves sujets de bioéthique.

Alors que la préoccupation dominante est de sauver des vies, il est paradoxal que des politiques réfléchissent en même temps au moyen d’étendre la possibilité de supprimer les vies à naître, les enfants dans le sein de leur mère.

Dans ce contexte troublé, La Marche Pour la Vie tiendra son rendez-vous annuel pour la défense des plus petits et appelle à un grand rassemblement qui aura lieu le dimanche 17 janvier place du Trocadéro à Paris, rassemblement auquel il sera également possible de participer de façon innovante, via une plateforme numérique, compte tenu des contraintes sanitaires.

Il y a urgence !

En effet, le 20 janvier arrive au Sénat la proposition de loi Gaillot qui envisage d’étendre le délai légal pour avorter de 12 à 14 semaines et de supprimer la clause de conscience spécifique à l’IVG qui autorise tout le personnel médical à refuser de participer à un avortement. Cette proposition de loi envisage également d’autoriser les sages-femmes à pratiquer des avortements instrumentaux, transformant radicalement le métier de celles qui se sont engagées à mettre les enfants au monde, à accueillir la vie plutôt que la supprimer.

De plus, dans le projet de loi de bioéthique, dont la révision est initiée depuis 2018, a été adjoint à la sauvette cet été un nouvel amendement réclamant l’autorisation de pratiquer une Interruption Médicale de Grossesse (IMG) jusqu’à 9 mois de grossesse pour « détresse psychosociale ». Ce terme si vague, peut servir de prétexte à nombre d’avortements tardifs et faiblement motivés, risque augmenté par la suppression du délai de réflexion avant l’IMG, prévue par ce même projet.

La loi Veil intégrait dès 1975 l’IMG, ce qui a légalisé l’élimination possible jusqu’à la veille de leur naissance tous les porteurs de handicaps (96% des enfants trisomiques détectés sont aujourd’hui avortés en France). Nous ne pouvons permettre d‘amplifier demain ces pratiques eugénistes, avec l’élimination d’enfants viables, pour « détresse » ou convenance personnelle.

Toutes ces propositions sont ineptes au moment même où la France est confrontée, face à l’épidémie de Covid19, à des défis anthropologiques majeurs autrement plus importants que de faciliter encore d’avantage l’accès à l’IVG, dont le chiffre de 232.244 a atteint un triste record en 2019.

Or plus le temps passe, plus nombreux sont les médecins et infirmières qui se refusent à poser cet acte contraire à leur mission de soignant. Très loin d‘une idéologie mortifère qui fait et défait les lois entre les quatre murs des ministères et du Parlement, il y a le concret. Le personnel de santé est confronté à la réalité de l’acte abortif et de la détresse des mères et des pères, des jeunes femmes poussées à avorter par une société qui trop souvent ne leur laisse pas d’autres choix. Nombreux sont ceux qui, pour l’avoir vu, fait ou compris, ne veulent plus y participer.

Ainsi que le déclarait dans une interview au journal Le Monde le 7 octobre 2020 le Professeur Israël Nisand, Chef du service de gynécologie-obstétrique du CHU de Strasbourg, opposé à l’allongement du délai légal pour recourir à l’IVG,

« concrètement, à douze semaines, un fœtus mesure 85 millimètres, de la tête aux fesses. A quatorze, il mesure 120 mm et a la tête ossifiée. Ce qui veut dire qu’il faut couper le fœtus en morceaux et écraser sa tête pour le sortir du ventre. On peut donc comprendre que ce soit assez difficile à réaliser pour beaucoup de professionnels. ».

La liberté de conscience est une liberté fondamentale garantie par la constitution, et qui doit être impérativement défendue.

Nous pensons qu’il est nécessaire de changer de regard sur la dure réalité de l’avortement.

Nous pensons qu’il est impératif de prendre conscience des violences faites aux femmes et aux enfants à naître dues à l’avortement, qui n’est jamais un acte banal comme on voudrait trop souvent le faire croire. Avec 88% des Français nous voulons étudier les causes et conséquences de l’avortement pour favoriser sa prévention, et éviter tous ces drames humains.

Nous demandons la mise en place d’une politique ambitieuse de santé publique pour faire diminuer le nombre d’avortements en France.

Il est urgent de remettre au premier plan l’accueil de la vie, la protection du plus faible, et de mener une réflexion qui favorise une éducation responsable à la sexualité, un accompagnement maternel et parental digne de ce nom, un soutien aux mères et aux familles les plus démunies.

La Marche pour la Vie agit pour la protection de la vie de la conception à la mort naturelle.

Nous nous opposons en conséquence fermement aux propositions et projets de lois voulant renforcer les possibilités d’avortement et les transgressions éthiques qui seront discutés au Sénat.

Nos associations partenaires, nos sympathisants sont déterminés avec une majorité de Français à faire échec à ces mauvaises politiques et souhaitent un progrès véritable pour la protection de la Vie.

La Marche pour la Vie vous donne rendez-vous Place du Trocadéro, le 17 janvier à partir de 14h, et pour ceux qui seront éloignés de Paris, sur une plateforme numérique pour le plus grand rassemblement pro-vie de France.

Twitter se plaint… de la censure

Tel est pris qui croyait prendre, mais cette fois c’est en Ouganda :

Avant les élections ougandaises, nous entendons des rapports selon lesquels les fournisseurs de services Internet reçoivent l’ordre de bloquer les médias sociaux et les applications de messagerie. Nous condamnons fermement les coupures d’Internet – elles sont extrêmement néfastes, violent les droits humains fondamentaux et les principes de la liberté d’Internet.

Ce qui est positif ces derniers jours, avec la censure du compte de Donald Trump, c’est que la bien-pensance inclusive dévoile aux yeux du monde entier sa nature totalitaire.

Twitter aurait supprimé déjà plus de 70 000 comptes.

Mais le retour de bâton se fait déjà sentir : les actions de Twitter ont chuté de 11% lundi. De leur côté Amazon lâche environ 2%, Facebook près de 4%, Alphabet (Google) abandonne près de 2% et Apple autour de 2,5%.

Emmanuel Macron pourra-t-il sauver le Liban ?

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

La crise économique majeure que connait le Liban, l’effondrement de sa monnaie, la faillite de sa banque centrale, l’appauvrissement fulgurant de la population n’ont provoqué que peu de réactions internationales. Comme si le monde était fatigué des éternels et insolubles problèmes libanais.

La terrible explosion du 4 août qui a ravagé Beyrouth fut un électrochoc. Cette fois il fallait agir et ne pas se contenter d’envois humanitaires dont beaucoup n’arrivaient d’ailleurs jamais à destination. Mollement soutenu par ses partenaires européens, Emmanuel Macron a pris le problème à bras le corps, voulant ainsi être fidèle à la protection traditionnelle de la France pour ce pays qu’elle a créé. Visitant Beyrouth dès le 6 août, sous les acclamations de la foule, il promit de revenir le 1er septembre et de trouver des solutions avec la classe politique libanaise au pouvoir.

C’est là que les difficultés ont commencé. Et c’est aussi là que l’on a pu observer une certaine forme d’amateurisme face à des professionnels qui se sont partagés le pouvoir à la fin de la guerre civile (1975-1990) et qui n’ont pas vu l’intérêt de le rendre. En réalité, c’eût été l’intérêt du Liban mais pas de ceux qui le dirigent. Sans pouvoir de contrainte, la messe était dite.

L’idée de départ n’était pas mauvaise en voulant inclure tous les partis ou milices au pouvoir, y compris le Hezbollah. Une réforme majeure en excluant la milice chiite surarmée avait en effet encore moins de chance d’aboutir. Les Américains ont vu cela d’un mauvais œil et choisirent ce moment pour prendre des sanctions (une obsession chez eux) contre des dirigeants chiites et chrétiens trop proches du Hezbollah, ce qui n’a évidemment pas aidé aux négociations. Quand les Américains s’occupent du Proche-Orient, on n’est jamais déçu.

Quoi qu’il en soit, les dirigeants chrétiens, chiites et sunnites promirent au président français tout ce qu’il voulait. Ce dernier crut avoir avancé lorsqu’il obtint qu’un honnête diplomate, non corrompu semble-t-il, soit chargé de former un gouvernement. Il s’appelle Mustapha Adif et se mit à la tâche. Le 27 septembre, il rendit son tablier : la planche était tellement savonnée que la mission était réellement impossible.

La conférence de presse convoquée en urgence par Emmanuel Macron à l’Elysée fut terrible : « trahison collective », « système crapuleux », « profiteurs », et l’on en passe. Il a conclu à l’adresse des journalistes libanais présents : « J’ai honte pour vos dirigeants ». Un troisième déplacement était prévu fin décembre, mais il fut annulé, le Président étant malade.

Que faire maintenant ? Il est tout de même difficile de continuer à donner de l’argent aveuglément, sachant que cela ne fait qu’enrichir la caste au pouvoir et n’engendre aucun investissement utile pour le pays. Il faudrait remettre le métier sur l’ouvrage mais les chances de réussite sont minces : pourquoi Nabih Berri, par exemple, chef de la milice chiite Amal et président de la Chambre des députés depuis 1992, accepterait de se retirer ? Et même s’il le faisait, ce serait nécessairement au profit d’un chiite d’Amal ce qui ne changerait pas grand-chose à l’affaire.

En réalité, le communautarisme, inventé au départ pour protéger les chrétiens, bloque le pays, protège les intérêts de chaque camp, et empêche tout renouvellement. Sans compter les recrutements multiples fait en fonction du seul critère communautariste encourageant sclérose et corruption.

Le sauvetage du Liban passe par un changement complet de la vie politique libanaise et l’on ne voit vraiment pas qui pourrait le mener.

Projet de loi contre le séparatisme : un nouveau déni de démocratie scandaleux

Intervention (de moins de 2 mn) du député Emmanuelle Ménard pour dénoncer la façon dont le projet de loi sur le séparatisme va être examiné :

La République est un séparatisme qui a réussi à s’emparer de l’État

Hilaire de Crémiers analyse dans Politique magazine le projet de loi sur le séparatisme, qui vient agiter les médias et que ne résout rien :

[…] Tout le monde sait que plus personne ne contrôle les banlieues, les quartiers dits sensibles qu’aucun organisme, même policier, ne peut sérieusement inspecter ni même répertorier, les mosquées encore moins, même si, de temps en temps, il en est qui sont visées par une décision judiciaire ou administrative, comme à l’encontre des quelques trop visibles associations qui promeuvent publiquement un islam radical, tel le Collectif contre l’islamophobie. Mais pour le reste qui pullule par milliers sous tous les prétextes possibles, du religieux à l’éducatif, du culturel au sportif, avec toutes sortes de complicités locales, que peut la loi ? Sans compter les querelles qui divisent les organisations musulmanes et qui rendent vaines toutes les tentatives de constituer un islam de France. La Grande Mosquée de Paris vient encore de le faire savoir.

Les hommes politiques qui, en plus, n’y comprennent rien, sont totalement désarmés. Discours et propositions tiennent lieu d’action. Le texte de la loi ne se présente plus, pour qui veut bien comprendre, que comme la liste des carences et des impuissances de l’État. Pour le dire clairement, de la République.

L’astuce consiste alors à l’habiller en bulletin de victoire et en résolution martiale. Rien de plus facile : l’histoire a bon dos ; la République, c’est connu, a vaincu l’Église catholique et l’a réduite à sa loi et à son droit. Voilà donc le modèle. Un seul absolu : la République ; le reste ne peut être que du particulier et du relatif. Dans cet esprit, les musulmans n’auront plus qu’à se plier à la loi républicaine comme les catholiques. C’est ainsi que l’intitulé est devenu « Projet de loi visant à conforter les principes républicains ». C’est sous le patronage de la loi de 1905 qu’il fut présenté au conseil des ministres pour le 115e anniversaire de la promulgation de cette loi dite de séparation qui garantit la laïcité de l’État.

Misérable tour de passe-passe. Plus d’islam, plus d’islamisme, plus d’immigration musulmane, plus de territoires perdus, plus de charia, plus de mosquées, plus de salafistes, plus de terroristes. Le Premier ministre Castex « s’est défendu de légiférer contre les religions et contre la religion musulmane en particulier ». Il a précisé : « C’est à l’inverse une loi de liberté, une loi de protection, une loi d’émancipation face au fondamentalisme religieux. » Et de parler de « stratégie d’ensemble » et de « promesse républicaine ».

La loi se contente donc de rendre automatique l’inscription au Fichier des auteurs d’infraction terroriste les personnes condamnées pour provocation ou apologie d’actes de terrorisme. Tiens, donc ! D’étendre l’obligation de neutralité aux services publics, donc aux transports. Tiens, donc ! De créer un délit de mise en danger de la vie d’autrui par diffusion d’informations. Tiens, donc ! De demander aux associations qui sollicitent des subventions – et qui les obtiennent ! – de s’engager à respecter les valeurs de la République. Tiens, donc ! De façon, est-il précisé, que l’argent public ne puisse pas financer « ceux qui y contreviennent ». Tiens, donc ! De faire en sorte que la polygamie devienne un motif de refus pour les titres de séjour. Tiens, donc ! De donner aux enfants en âge d’être scolarisés un identifiant national pour contrôler l’enseignement dit à domicile. Tiens, donc ! Enfin, d’engager les associations loi de 1901 qui forment le substrat des statuts juridiques des organisations musulmanes, à passer sous le statut de 1905 pour que les financements, notamment étrangers, puissent être vérifiés. Tiens, donc ! Et qui finance qui ? Et jusqu’où ? Un tel statut éviterait aussi les « putschs extrémistes ». Tiens, donc ! Resterait alors à former des cadres musulmans en France ; on connaît déjà les vaines tentatives opérées sous Sarkozy.

Ainsi, pensent Macron et tous les politiciens à sa suite, sera-t-il possible de faite émerger un islam de France ? Un islam qui se fondra comme le catholicisme français dans la République !

Cette loi n’est qu’une immense duperie. Une de plus. Ceux qui vont le plus y perdre sont, d’ailleurs, les Français d’origine musulmane qui sont d’abord attachés à la France. Et qu’il aurait fallu commencer par privilégier. Tel n’est pas le cas. L’affaire de l’islam et de l’islamisme va continuer à pourrir. En France et la France. Assimilation, intégration, reviennent les mêmes mots qu’au moment de l’affaire d’Algérie. Avec la même impossibilité républicaine de résoudre le problème. Et, vraisemblablement, la même tragédie au final.

La vérité que personne ne dit : la République est historiquement et idéologiquement, malgré Tocqueville, une rupture radicale, et constamment renouvelée, avec le génie propre de notre pays. Elle est incapable d’assumer la charge de notre destin national. Par sa nature même, la République est un séparatisme qui a réussi à s’emparer de l’État. Elle n’est même que ça. Et elle ne cesse de reprendre sa même entreprise qui est de séparer la France de son histoire et de ses sources de vie. Comment pourrait-elle dans ces conditions s’opposer au séparatisme islamique ? La loi prouve qu’elle a déjà renoncé.

Ubuesque

Propriétaire d’un studio squatté par une personne que la justice refuse de faire expulser, une Parisienne est privée de son revenu foncier depuis presque deux ans et ne peut plus payer son propre loyer. Face aux dettes qui s’accumulent, elle est est désormais expulsable !

Une situation qui est loin d’être isolée.

L’interdiction de l’école en famille risque de générer des effets contreproductifs

Anne Coffinier a été entendue lundi 11 janvier par la Commission spéciale relative au projet de loi confortant le respect des principes républicains, sous la présidence du député Anne Brugnera. Un note sur l’inconstitutionnalité de la mise en place d’un régime d’autorisation pour l’instruction en famille a été remise solennellement par Créer son école, qui a appelé à voter pour la suppression de l’article 21.

Anne Coffinier a souligné qu’il n’était pas possible d’interdire aux parents de mettre en avant leurs convictions religieuses, philosophiques ou politiques pour choisir l’instruction en famille sans déstabiliser profondément à court ou moyen terme le fondement même du caractère propre des établissements libres confessionnels (sous contrat ou hors contrat). La liberté d’enseignement est un tout. Il y a dans cet article 21 de graves causes d’inconstitutionnalité, qui contaminent le régime juridique des établissements privés sous et hors contrat.

Sur l’article 22, Créer son école et ses partenaires sont opposés à la mise en place d’un régime de fermeture administrative des écoles libres hors contrat :

A) L’Etat n’y gagnera pas en rapidité d’action face au séparatisme

  • Le but des auteurs du projet de loi est de permettre à l’administration de mieux protéger les enfants et l’ordre public et de fermer plus vite une école dangereuse. Or le passage à une fermeture administrative ne fera pas aller plus vite. Aujourd’hui on peut déjà vider une école de ses élèves en 15 jours sans intervention du juge, sur simple mise en demeure des parents par le recteur de rescolariser ailleurs leurs enfants. Chaque mois, le ministre Blanquer affiche d’ailleurs le nombre des écoles qu’il ferme, à tort ou à raison. C’est donc qu’il peut déjà le faire sans difficulté. Ce qui peut prendre plus de temps, c’est la fermeture de la structure en elle-même mais qu’importe puisqu’il n’y a plus d’enfants alors ? De toute manière, il est légalement impossible d’empêcher la réouverture de l’école portée par une autre structure associative portant un autre nom, avec des gens en tout ou partie différents. Fermer la structure juridique ne peut donc pas être au cœur de la stratégie de lutte contre le séparatisme.
  • Le vrai problème est celui des écoles où les dirigeants et/ou les parents ne veulent pas jouer le jeu et refusent d’exécuter la décision de fermeture. C’est un problème d’application de la décision, pas de nature (judiciaire ou administrative) de la décision. Tant que l’Etat ne sera pas prêt à faire usage de la force pour fermer une école dangereuse, sa décision pourra en pratique rester lettre morte. C’est ce qui s’était passé pour les écoles musulmanes d’Echirolles et de Toulouse. Veut-on pour cela faire régresser les libertés de toutes les écoles, à commencer par celles qui respecteront les décisions de l’Etat, même si elles les trouvent infondées ?

B ) L’article 22 réduit les libertés de la société civile sans utilité concrète pour la défense des droits légitimes des enfants ou de l’ordre public

  • L’article 22 est une atteinte à la liberté d’enseignement. Est-elle proportionnée ? Non. Car l’article 22 permet de fermer une école soit de manière temporaire soit de manière définitive. On peut faire une analogie avec les lieux de culte et les récentes décisions du Conseil constitutionnel à ce sujet.
  • Le juge judiciaire a priori est le meilleur protecteur des libertés fondamentales. On l’appelle d’ailleurs le juge des libertés. Le juge administratif reste un juge de l’administration, donc plus proche des préoccupations de l’Education nationale que de celles de la société civile dirigeant les écoles libres. Avec une fermeture administrative, les coûts et la charge de la preuve pèsent sur l’école fermée et non sur l’administration qui veut fermer l’école
  • Il est logique que dans un régime de liberté (régime de déclaration des créations d’école), on ait un régime de fermeture judiciaire et que le régime de fermeture administrative des écoles soit réservé à un régime d’autorisation préalable pour les créations. Rappelons qu’à l’époque de Najat Vallaud-Belkacem, le juge constitutionnel s’était opposé à la mise en place d’un régime d’autorisation préalable pour les créations d’école.

C) Ce qu’on peut faire de plus utile pour lutter contre le séparatisme

On gagnerait à :

  • Appliquer la loi Gatel en inspectant 100 % des écoles lors de leur année d’ouverture, comme la loi le prévoit (alors qu’aujourd’hui seulement 80 % des écoles libres sont inspectées la première année, selon ce que Richard Senghor, conseiller spécial du ministre, nous a confié lors d’une audition).
  • Oser concentrer et renforcer les contrôles sur les écoles implantées dans des zones à fort risque séparatiste au lieu de saupoudrer ou inspecter à de multiples reprises des écoles implantées depuis longtemps et n’ayant jamais posé de problèmes.
  • Transformer la composition des missions de contrôle pour y introduire plus de spécialistes du séparatisme, issus des services de renseignements ou au moins avec les compétences linguistiques et religieuses nécessaires et dûment formés à l’identification de menaces séparatistes.
  • Définir clairement ce qu’est le séparatisme pour donner des bases permettant aux inspecteurs de fermer une école sans arbitraire, plutôt que de le faire sur des prétextes qui donnent un sentiment d’injustice (normes ERP, vices procéduraux) aboutissant à un refus d’exécution par les parents concernés ou à des procédures contentieuses à foison. Sans définition de ce qu’on cherche à combattre, on ne fera qu’alimenter un climat de défiance généralisée.
  • Accorder la vraie priorité à la prise en charge des décrocheurs et absentéistes de l’enseignement public, qui sont déscolarisés une partie du temps et sont au contact des circuits de radicalisation, et à la traque des écoles clandestines.
  • Faire aimer la France charnellement et revisiter les programmes et la formation des professeurs dans une perspective de valorisation de notre culture et de notre histoire, et se montrer ambitieux pour tous les jeunes sans démagogie, ce qui serait le meilleur moyen de lutter contre les tentations séparatistes chez les jeunes.

D) Il est nécessaire de sortir de la politique d’endiguement de la liberté d’enseignement

Les écoles libres hors contrat comme l’instruction en famille au demeurant constituent une nécessaire soupape de sécurité pour l’école publique ou sous contrat. L’Education nationale et, bien sûr, les enfants en ont besoin. Alors que le navire de l’Education nationale rencontre tant de difficultés, il n’est pas acceptable que l’on tire sur les bateaux de sauvetage. Dans ce contexte, le législateur n’a pas légitimité à continuer à chercher à rendre toujours plus difficile l’ouverture des écoles libres (comme l’a déjà fait ouvertement avec succès la Loi Gatel), à accroître les contrôles et à faciliter les fermetures tout en alourdissant les sanctions pénales à l’égard des malheureux directeurs assez téméraires pour oser encore, dans des conditions pareilles, ouvrir des écoles libres. C’est un régime punitif et liberticide qui ne tient pas compte des besoins de la France ou des enfants et qui ne permettra pas de lutter contre le séparatisme.

E) Alors que le droit à la différence et l’inclusion sont au cœur des préoccupations contemporaines, il n’est pas pertinent de vouloir éradiquer les lieux qui permettent le plus d’accueillir cette différence et de respecter les différences des enfants et de leurs familles.

  • les écoles indépendantes étaient nécessaires à la vie démocratique, précisément parce qu’elles accueillent la différence : enfants harcelés, brimés, n’étant pas à leur place à l’école de la République, mais aussi scolarisés là en vertu des possibilités qu’offrent les lois républicaines.
  • Il est donc urgent de faciliter l’ouverture des écoles hors contrat car on ne peut pas à la fois interdire l’IEF et garder une approche aussi restrictive des créations d’école, tout en interdisant en pratique le passage sous contrat des écoles qui le souhaitent. Cet ensemble d’actes politiques n’est pas compatible avec le respect qu’on doit à une liberté constitutionnelle. Aujourd’hui, pour ouvrir une école, il faut que le directeur ait 5 ans d’expérience dans un établissement d’enseignement, même comme surveillant. Inversement, un éditeur scolaire, une orthophoniste, un enseignant ayant enseigné hors structure scolaire comme en cours de soutien ou en prison ou hôpital, ou un chef d’entreprise type Xavier Niel pour Ecole 42 ne sera pas autorisé à diriger une école primaire ou secondaire libre. C’est aberrant. C’est contraire au besoin d’innovation. C’est une approche endogamique contraire aux besoins de rénovation de l’offre éducative et d’innovation. Il faut proposer des alternatives de plein droit (et non des dérogations à la main de l’administration, variant d’une académie à l’autre) aux 5 années en établissements d’enseignement : diplômes, compétence prouvée dans le champ éducatif, grandes réalisations sociales ou économiques, ou composition de son corps d’enseignants avec un niveau de diplômes relevé à Master (au lieu de bac + 2 par exemple).

Sur l’article 23, les sanctions pénales sont alourdies de manière disproportionnée. Comment ne pas y voir une volonté de dissuader les personnes compétentes d’accepter de prendre une direction d’école et donc de freiner les ouvertures d’école ? Si l’on durcit les sanctions pénales, il ne faut le faire que pour les atteintes à l’ordre public, à la santé et à la sécurité physique ou morale des mineurs, et non pour des insuffisances liées à l’enseignement. Dans ce dernier cas, les mises en demeure par l’autorité de contrôle et le cas échéant la fermeture suffisent sans qu’il y ait lieu de pénaliser les directeurs. L’appréciation de la pertinence des progressions, des enseignements des écoles libres par les inspecteurs de l’Education nationale ne sont pas une science exacte, d’autant que l’Education nationale se trouve à évaluer les bonnes pratiques éducatives de son concurrent direct.

Sur le passage sous contrat, l’article 24 rate l’occasion de clarifier les conditions de passage sous contrat pour en faire un droit opposable et non pas une aumône qu’accorde ou pas l’Etat, selon son bon vouloir. Aujourd’hui des écoles rattachées au courant des Frères musulmans sont sous contrat alors que d’autres peinent à avoir un contrat bien qu’elles présentent moins de risques séparatistes et une performance académique et sociale plus sûre. Les écoles doivent pouvoir accéder avec plus de visibilité au contrat, si c’est leur choix. Il n’est plus acceptable que l’octroi du contrat reste à la discrétion de l’Etat, sans aucune voie de recours possible.

Ces nouveaux pouvoirs que l’exécutif veut confier à l’administration, et qui mettent en péril l’équilibre subtil des grandes libertés publiques, sont d’autant plus dangereux que nulle part n’est définie la nature du séparatisme qu’on prétend combattre. Le fait est suffisamment troublant pour être souligné. Ils risquent donc d’être employés à l’encontre de citoyens qui ne sont absolument pas séparatistes mais souhaitent seulement faire usage de leurs libertés fondamentales d’enseignement et de religion.

Censure gauchiste : ici, pas de limite pour les « reconduites à la frontière »

De François Billot de Lochner à propos de la chasse aux sorcières organisée par les Démocrates :

Le 6 janvier, l’élection de Joe Biden, en dépit des lourds soupçons de fraude qui sont venus secouer le scrutin présidentiel américain, a été confirmée par le Congrès à Washington. Mais ceux qui pensaient qu’enfin nous pourrions passer à autre chose en sont pour leurs frais : l’apaisement n’est pas pour tout de suite.

Ce à quoi nous assistons depuis quelques jours autour du feuilleton à multiples rebondissements des élections américaines est proprement hallucinant. Les démocrates, et avec eux le camp progressiste, qui ont réussi à emporter la manche, se déchaînent et versent dans le sordide règlement de compte.

Les choses sont allées crescendo : depuis des semaines, les tweets du président sortant Donald Trump se sont vus affublés d’un bandeau destiné à les décrédibiliser, quand ils n’ont pas été purement et simplement censurés. Sitôt le jour de l’élection passé, les discours du président ou ceux de ses partisans ont été également censurés par les chaînes de télévision, coupés en pleine diffusion. Le jour de la certification des votes du collège électoral, alors que des manifestants envahissaient le Capitole, les appels au calme de Trump étaient eux aussi censurés. Puis, dernière étape de l’escalade, ce fut le bannissement pur et simple de la plateforme, du président pourtant à la tête d’une communauté de 88 millions de soutiens… là où Biden, lui, n’en compte que 23 millions. Des centaines de profils « indésirables » ont fait l’objet, eux aussi, d’une expulsion numérique en bonne et due forme. Ici, pas de limite pour les « reconduites à la frontière », les progressistes n’hésitent pas à en user et à en abuser !

Une plateforme concurrente, Parler.com, a rapidement accueilli les réfugiés de la liberté d’expression. Qu’à cela ne tienne : Google et Apple ont aussitôt déréférencé l’application de leurs boutiques, puis ce fut au tour d’Amazon, hébergeur de Parler, de lui signifier son congé…. Tout cela en l’espace de quelques jours : on ne perd pas de temps au royaume de la chasse aux sorcières.

La victoire a été acquise aux démocrates, Dieu ou le diable sait comment. Soit. Joe Biden aurait été grandi, et aurait été plus crédible dans sa posture de grand-père de la nation, venant tempérer les prétendues errances de Trump, s’il avait cherché à apaiser le jeu. Le camp démocrate fait exactement l’inverse. Ont-ils donc quelque chose à cacher, qu’ils veuillent à tout prix museler leurs opposants ? Le summum de l’hystérie vient du côté de Nancy Pelosi qui, du haut de ses quatre-vingts ans, veut à tout prix obtenir la destitution de Donald Trump, alors même qu’il ne lui reste plus que quelques jours en poste. L’objectif est clair, il faut dans sa tête mettre définitivement à bas le trumpisme et empêcher toute résurrection.

La chasse aux sorcières ne s’arrête pas là. Le magazine Forbes va jusqu’à annoncer la publication d’une liste noire des entreprises américaines qui embaucheraient les anciens collaborateurs de Trump. Imagine-t-on une seule seconde quels hurlements auraient salué de telles mesures si elles avaient été prises par Trump en son temps ?

Cette stratégie est dangereuse. Déjà, les cours de bourse de Facebook et Twitter dévissent, et la cote de popularité de Trump, qui avait dégringolé avec les événements du Capitole, remonte sérieusement. A travers le monde, nombreux sont ceux qui, stupéfaits, murmurent contre les excès de cette censure en action. Même Angela Merkel affiche sa circonspection.

Si l’on rajoute à toutes ces aberrations la possibilité que les démocrates aient manipulé le fameux « assaut du Capitole », nous pouvons nous poser légitimement la question suivante : aux Etats-Unis, depuis plus d’un an, qui auront-été les sorcières ?

C’est arrivé un 12 janvier…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 12 janvier: saints du jour français ou en France.
    • Ste Césarie, abbesse en Arles († v. 529)
    • St Ferréol, évêque de Grenoble et martyr († v. 659)
    • Bx Antoine Fournier, martyr († 1794)

A Avrillé, près d’Angers, en 1794, le bienheureux Antoine Fournier, martyr, artisan, pendant la révolution “française”, est fusillé pour sa foi et sa fidélité à l’Eglise Catholique.

Bx Pierre François Jamet, prêtre à Caen († 1845)

À Caen en Normandie, en 1845, le bienheureux Pierre François Jamet, prêtre, qui mit tout son zèle à aider les religieuses Filles du Bon Sauveur, tant pendant la Révolution française qu’une fois la paix rendue à l’Église.

  • le 11 janvier 49 avant Jésus Christ : Jules César franchit le Rubicon.

Jules César franchit le fleuve Rubicon avec sa XIII° légion. Ce fleuve constitue la séparation entre la Gaule cisalpine et l’Italie. Le Sénat Romain interdit à tout général en arme de franchir cette frontière sans son autorisation. César viole donc la loi romaine et commence une guerre civile.

En franchissant le fleuve, selon l’historien Suétone, il s’exclame : « Iacta esto alea », ou, selon l’opinion commune, « Alea jacta est »… “le sort en est jeté“. Désormais, plus rien ne peut l’arrêter. La guerre civile s’achève avec la prise de pouvoir de César qui devient dictateur à vie.

  • le 12 janvier 1598 : le pape Clément VIII s’empare du duché de Ferrare.
  • le 12 janvier 1628 : naissance de Charles Perrault, homme de lettres français.

Charles Perrault nait le 12 janvier 1628 à Paris, il est le dernier d’une fratrie de 7 enfants. Après de brillantes études littéraires au collège de Beauvais il obtient une licence de droit en 1651. Le métier d’avocat l’ennuyant, il entre au service de Colbert pour diriger la politique artistique et littéraire du Roi Louis XIV. En 1695, Perrault perd à la fois sa femme et son poste à l’Académie ; son protecteur, Colbert est mort. Il décide de se consacrer à l’éducation de ses enfants et écrit les Contes de ma mère l’Oye, (la “Mère l’Oye” désigne la nourrice qui raconte des histoires aux enfants), contes issus de la tradition orale, puis, “Peau d’Ane”“La Belle au bois dormant”“Le Petit Chaperon rouge“, “Le Chat botté“, “Cendrillon” ou encore “Le Petit Poucet”, « Barbe Bleue », « Les Fées », « Riquet à la houppe ».

Il fait paraître son recueil sous le nom de son fils aîné, Pierre Darmancour, alors âgé de 19 ans, afin d’aider à la carrière débutante de celui-ci comme secrétaire de Mademoiselle. Il est considéré comme l’un des grands auteurs du XVIIe siècle.

  • le 12 janvier 1673 : Racine est élu à l’Académie française.
  • le 12 janvier 1791 : Cambacérès se porte acquéreur du domaine de St-Drézéry.

Cette propriété du chapitre de la cathédrale de Montpellier est vendue comme bien national par la municipalité (Cambacérès, vice-président du conseil municipal doit se servir d’un prête-nom).

Ce franc maçon notoire, aurait-il été mû par de vils sentiments matérialistes et non par l’amour du genre humain, dans sa lutte contre le Trône et l’Autel ?

  • le 12 janvier 1803 : déclaration de Bonaparte à Fouché.

“On croit à Paris que je vais me faire empereur. Je n’en ferai rien. Voilà 3 ans qu’il s’est fait assez de grandes choses sous le titre de consul. Il faut le garder. Je ne crois pas qu’il faille un nouveau nom pour un nouvel empire.”.

  • le 12 janvier 1846 : naissance de Louis Billot, cardinal français, jésuite.

Suite à la condamnation de l’Action Française de Charles Maurras, par le pape Pie XI, en 1926, le Cardinal, convoqué à Rome en septembre 1927, pour s’expliquer au sujet de ses très fortes critiques vis-à-vis de Rome, dépose sur le bureau du pape tous ses insignes de cardinal. Ce dernier n’accepte officiellement sa démission que le 21 octobre suivant.

C’est en tant que simple prêtre qu’il mourra à 85 ans, huit ans avant que Pie XII ne lève la condamnation de l’Action Française.

  • le 12 janvier 1871 : l’armée de la Loire perd la bataille d’Auvours.

Alors que Paris est encerclé, Gambetta s’est échappé pour lever des troupes. Soixante à quatre-vingt mille mobilisés bretons, formant l’armée de Bretagne, sont rassemblés dans le camp de Conlie, près du Mans. Mal vêtus, sans aucun approvisionnement, tant alimentaire que militaire, installés dans la boue et des conditions lamentables, ils deviennent bientôt la proie de maladies (fièvre typhoïde, variole…). Gambetta les considère comme des « Chouans potentiels ». Il donne l’ordre de ne pas les équiper ou alors avec 4 000 vieux fusils à percussion de modèles différents, parfois rouillés, et dont les plus modernes datent de la guerre de Sécession.

Gambetta ayant reçu de l’arsenal de Brest l’information qu’il disposait de 3200 chassepots, mais n’avait plus de fusil à percussion, donne aux Brestois, avec un humour particulièrement noir, l’autorisation de livrer des armes à Kératry, mais uniquement des fusils à percussion!

Les munitions manquent ou sont incompatibles. Et quand elles pourraient fonctionner, l’eau les a délavées. Le général de Kératry, un député républicain de la gauche de l’époque, scandalisé par les conditions imposées à ses troupes, par le Gouvernement de Défense Nationale, demande à être relevé de son commandement. Alors que cette armée ne devait être qu’une armée de réserve, le général Chanzy qui commande toute l’armée de la Loire, partageant la haine des « chouans » de Gambetta, les place à la pointe de la défense française. La veille Gambetta fait livrer aux soldats qui ont vécu deux mois dans un enfer digne d’un camp de concentration nazi, soit les 19 000 hommes restant, des fusils Springfield rouillés et des cartouches avariées. Dans certains cas, certaines de ces armes explosaient au moment du tir.

Bien que durement affectés par les combats, les Bretons sont obligés de reculer car c’est tout le dispositif de Chanzy qui vole en éclats sous les coups des Prussiens, dont l’effort décisif est porté sur les Breton. Chanzy les rend responsable de la défaite. Les soldats, épuisés par deux mois de privations, mal armés, presque pas préparés, sont taillés en pièces dans la nuit du 11 au 12 par la 20e division prussienne du général von Krautz-Koschlau.

Le général de Lalande, devant une commission d’enquête parlementaire, déclare plus tard :

« Je crois que nous avons été sacrifiés. Pourquoi? Je n’en sais rien. Mais j’affirme qu’on n’aurait pas dû nous envoyer là, parce que l’on devait savoir que nous n’étions pas armés pour faire face à des troupes régulières. »

Ces 80 000 hommes, armés entraînés et équipés auraient sans nul doute renversé le rapport de force et permit à la France de négocier dans des conditions autres, que celles qui eurent lieu à Versailles. Quand on voit que les troupes du général de Sonis armées de faux et de fourches se sont brillamment comportées à Loigny la bataille, cela ne fait aucun doute.

  • le 12 janvier 1913 : les derniers omnibus à chevaux disparaissent de Paris au profit des autobus.
  • le 12 janvier 2006 : l’agresseur de Jean-Paul II est libéré.

L’homme qui a essayé de tuer le pape Jean-Paul II en 1981 est maintenant libre. Après avoir été incarcéré pendant 25 ans, Ali Agça, sort de prison.

Jean Paul II avait rencontré Agça en prison et lui a pardonné.

Le 13 mai 1981, Ali Agça tire sur Jean Paul II sur la place Saint-Pierre, le blessant grièvement à l’abdomen et le touchant aussi à la main gauche et au bras droit. Deux ans plus tard, Jean-Paul II rencontre Ali Agça dans sa prison italienne et lui pardonne son geste.

La balle est enchâssée dans la couronne de la statue de Notre Dame qui est à Fatima, que Jean Paul II a remerciée pour sa protection miraculeuse. En effet, Ali Agça a reconnu qu’il lui était impossible de rater sa cible à une distance aussi courte avec l’entraînement qu’il avait reçu.

Le film Unplanned sort en DVD

Le film Unplanned sortira en DVD le mercredi 23 janvier 2021. Il sera disponible en librairies et sur la boutique en ligne de Saje (La Boutique SAJE) mais également en VOD sur la plateforme lefilmchretien.fr, et sur plusieurs plateformes grand-public comme iTunes, GooglePlay et Microsoft.

Unplanned est un courageux film pro-vie, qui raconte l’histoire vraie d’Abby Johnson, ancienne dirigeante d’une clinique du Planning familial devenue militante pro-vie après avoir découvert la réalité de l’avortement.

Prêtre, pour quoi faire ?

Un prêtre diocésain nous envoie ce texte :

Depuis quelques décennies, le ministère de prêtre ne donne pas envie à des jeunes de s’y engager. En effet, ceux ceux-ci voient certains prêtres parfois lassés de leur ministère, d’autres sont débordés par des activités qui ne sont pas forcément principales dans leur vocation, d’autres encore de véritables managers, plus intéressés par la gestion d’une paroisse que par le Salut des âmes… Autant dire que la vocation de prêtre n’a plus son sens, tant elle n’est plus celle du prêtre disponible, mais elle devient celle d’un gestionnaire qui règle des conflits entre ses paroissiens et accommode le sacré par peur de choquer…

Il y a peu, une enquête faite auprès des prêtres a fait état de chiffres alarmants quant à la dépression, la consommation d’alcool et d’anxiolytiques… mais pourquoi cela ? Cette question, beaucoup de personnes se la posent et ne comprennent pas, tout simplement parce que l’on ne regarde sûrement pas là où il faut. On regarde les branches de l’arbre, on constate qu’elles ne sont pas mirobolantes, mais avons-nous regardé les racines ? Non, pas vraiment, parce que cela pourrait remettre en question des pratiques ancrées depuis des décennies ! On préfère alors pérorer sur des futilités de la vie du prêtre : “Oui, mais le célibat du prêtre est un poids pour eux, marions-les !” Ou encore : «il a trop de travail, faisons des choses à sa place ». Sur l’arbre, ces questions représentent le tronc. Mais le problème n’est pas là. Il est là où on sait que ça pourrait choquer ! Il est dans la relation avec les fidèles laïcs. Mais, là, il n’y a plus personne pour l’entendre tellement cela pourrait provoquer une guerre au sein même d’un clocher…

Il y a quelques années est sorti un livre s’intitulant “Monsieur le Curé fait sa crise[1] on voit sur la couverture l’ombre d’un homme partant en courant… Dans ce livre, est racontée l’histoire d’un curé d’une paroisse lambda qui se retrouve à gérer des problèmes entre les personnes, celle de l’équipe fleurs par exemple. Il décide alors de partir au fond de son jardin et de s’y cacher. Et personne n’arrive à le retrouver ! On s’inquiète : “qu’allons-nous faire pour les messes du dimanche ?” Ce livre, par son humour, a fait sourire des catholiques pratiquants ; mais, derrière cet humour cinglant, on peut constater qu’en sous-main, l’auteur veut montrer que ce prêtre, intérieurement, est en crise…

Crise ? Vous avez dit crise ? Après tout, il l’a choisi non ? Eh bien non ! Lorsque nous choisissons d’être prêtres, ce n’est pas pour être un gestionnaire de paroisse (bien que certains séminaires formeraient plus des futurs curés que des prêtres…), ce n’est pas pour être un animateur de réunions, ni même pour être le brave type avec qui on est à tu et à toi parce qu’il est un frère chrétien comme tout le monde ! Le prêtre est, et restera l’homme du sacré ; celui qui, par l’imposition des mains et les dons de l’Esprit Saint, reçoit une grâce particulière et la mission d’aider chacun à vivre de son Baptême ! Cette grâce qu’il reçoit ne fait pas de lui un surhomme, mais tout simplement un “homme mis à part pour le service du Peuple de Dieu” (rituel de l’ordination). Cela change la donne alors ? A vrai dire, oui, et ce n’est pas être cléricaliste que de le dire ! Un prêtre est un homme à part, il ne choisit pas le célibat, il sait tout simplement que pour vivre pleinement son ministère, il ne peut pas avoir une vie matrimoniale. S’il veut exercer réellement son ministère, ce n’est pas en étant présent à des réunions (nécessaires oui, mais parfois stériles) pour parler du fait que l’on doive mettre des fleurs violettes au temps du carême, qu’il faut voir comment on peut faire lire une lettre pastorale aux équipes d’animations locales (bien que ce soit important que les fidèles puissent le lire d’eux-mêmes) … STOP ! La place d’un prêtre est sur le terrain ! Auprès de ses brebis, pas assis confortablement sur une chaise à régler des histoires sans intérêt ! Sa place est dans le face à face avec la réalité de sa paroisse !

Le Pape François exhortait il y a quelques années les prêtres à “sentir l’odeur de leur brebis… ” c’est à dire à être au milieu de son troupeau. Avez-vous vu un éleveur de moutons passer sa journée dans son bureau à gérer les affaires économiques de son exploitation ? La première chose qu’il fait en se levant, c’est de nourrir ses bêtes, nettoyer les litières, soigner les bêtes malades, évacuer celle qui n’a pas survécu… sa journée, dans le principe, est comme cela ! Bien sûr, il va gérer des affaires administratives courantes, mais ce ne sera pas sa priorité.

Un prêtre doit donc être comme un éleveur : sa première pensée doit être de prier pour que sa mission continue, qu’elle soit bénéfique ! Ensuite, il doit nourrir ses paroissiens, notamment par les sacrements mais aussi des enseignements ; il doit visiter ceux qui sont malades ou en difficulté, mais aussi ceux qui vont bien ! Enfin, il doit accompagner ceux qui rejoignent la maison du Père… c’est à cela qu’est appelé un prêtre ! En collaboration avec son évêque, il porte la charge de l’Évangélisation en étant présent dans le monde pour l’élever vers Dieu, lui donner le goût de Dieu ! S’il n’est pas un gestionnaire, être prêtre n’est alors plus un métier, mais bien une vocation très particulière.

Revenons donc à cette enquête faisant état de la vie des prêtres… oui, beaucoup de prêtres vont mal, mais tout simplement parce qu’ils sont loin de l’essentiel de leur vocation. La place a été prise et ne peut pas être rendue ! Certains laïcs, au nom de la répartition des tâches, ont volé la place du ministre ordonné. Bien sûr, cela a été fait de bonne foi dans la plupart des cas. Mais pourquoi chacun ne resterait-il pas à sa place ? A-t-on peur de hiérarchiser ? Car il ne s’agit pas ici de hiérarchie, mais bien de la grâce particulière reçue dans les sacrements ! Un homme marié reçoit une grâce et la mission de mener avant tout sa vie d’époux et de père chrétien. Un prêtre reçoit la grâce d’être dispensateur des sacrements et le berger du troupeau qui lui est confié par son évêque.

Durant ma première année de sacerdoce, deux jeunes prêtres se sont suicidés… l’un d’entre eux était au séminaire avec moi. Un fort caractère, mais un homme qui a été appelé par le Seigneur pour le servir. Il a sûrement fait face à une minorité de personnes qui l’ont poussé à bout, l’ont accusé de maux dont il était innocent. Tout cela pour quoi ? Parce qu’il était jeune, qu’il était prêtre, et qu’il comptait bien prendre sa place de berger du troupeau ! Une vie détruite pour rien, tout ça parce que depuis quelques décennies, les prêtres étaient devenus des animateurs plus que des pasteurs ! Gouverner, Enseigner et Sanctifier est devenu la mission de tout chrétien. Et l’on se trompe à ce sujet : chacun trouve sa place dans l’Eglise, mais laissons sa place à celui qui est le pasteur…

Recueillons-nous donc ! Notre Eglise traverse une crise sans précédent, redonnons sa place à chacun dans le corps du Christ (le pied ne prendra jamais la place de la main, ni l’oreille celle du nez). Retrouvons l’Espérance perdue et restons des veilleurs, le Christ sera le grand vainqueur au bout du chemin !

[1] Monsieur le Curé fait sa crise, Jean Mercier, Qasar 2016

Domaine de Pontigny : François Schneider veut aussi l’abbatiale

Suite à la décision du Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté de vendre le domaine de Pontigny à la Fondation Schneider plutôt qu’à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, François Schneider a présenté son projet et a souligné que l’abbatiale en faisait partie :

Ce projet va-t-il connaître le fiasco du domaine de Roncemay dans l’Yonne, acquis en 1989 par François Schneider pour y installer un golf et un hôtel de luxe, et qui a fini envahi par les ronces…

La PMA sans Père et la GPA : vraiment rien à voir ?

Mardi 12 janvier 2021 de 20h à 20h45, formation en ligne sur le thème :

La PMA sans Père et la GPA : vraiment rien à voir ?

avec Ludovine de La Rochère

Inscription en ligne.

AFC : développons les solutions alternatives et le soutien aux femmes en détresse

Communiqué des AFC de Melun :

Le 20 janvier, le projet de loi visant à renforcer le droit à l’avortement sera débattu en première lecture au sénat. Ce projet de loi prévoit notamment l’allongement du délai légal de recours à l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesses, la suppression du délai obligatoire de réflexion de 48h pour toute demande d’avortement et la suppression de la clause de conscience spécifique des médecins qui pouvaient jusqu’à présent refuser de pratiquer des avortements.

En misant sur le tout avortement, nos gouvernants depuis de nombreuses années tentent de se dédouaner des désastres causés par la déconstruction continue de notre politique familiale et de la situation de grande précarité dans laquelle évoluent nombre de femmes qui avortent. Mais de fait, ils acculent les femmes qui ne peuvent assumer leur grossesse à avorter et tendent à faire de la maternité un luxe auquel seule une élite pourrait accéder. Et les chiffres sont là, l’avortement est un vrai problème de santé publique en France avec un taux de recours à l’IVG quatre fois supérieur à l’Allemagne.

L’Association Familiale Catholique de Melun rappelle que :

  • Quel que soit le motif du recours à l’avortement, grossesse non désirée ou abandon d’un projet d’enfant, celui-ci est toujours l’ultime recours d’une situation d’échec.
  • Toute femme qui avorte aurait préféré ne pas avoir été enceinte.

Comme le dit le Comité Consultatif National d’Ethique, « la pratique d’une IVG ne peut être considérée comme un acte médical ordinaire ».

Nous demandons donc que soit développée une politique de santé publique qui permette au maximum d’éviter le recours à l’avortement et reprenons à notre compte les propositions faites par la Confédération Nationale des AFC sur le sujet :

  • le développement de l’éducation affective et sexuelle des jeunes pour une meilleure connaissance de leur corps
  • l’étude et la lutte contre les facteurs de risque de recourir à l’IVG : pauvreté, déscolarisation, recul de l’âge de la première grossesse, antécédents d’IVG, etc.
  • le développement d’aides matérielles et financières pour aider les femmes et les familles
  • la valorisation de l’accouchement sous le secret qui, sans être un idéal, permet la venue au monde d’un enfant qui fera le bonheur de parents en attente d’adoption.

Plus spécifiquement, ce projet de loi cherche à réduire le nombre de femmes partant avorter à l’étranger, entre 3000 à 5000 selon un rapport adressé à l’Assemblée nationale. Mais comment ne pas douter de sa possible efficacité quand on sait que l’allongement de 10 à 12 semaines en 2001 devait réduire ce nombre de 80%, déjà estimé à 5000 à l’époque ?

Mais à cette potentielle inefficacité s’ajoutent des arguments médicaux sérieux contre l’allongement du délai légal de recours à l’avortement de 12 à 14 semaines :

  • à 14 semaines, ” La tête du fœtus est ossifiée et il faut l’écraser. Le geste est donc terrible pour celui qui le fait et la patiente.” (Pr I. Nisand – La Croix – 17/09/2020)
  • à 14 semaines, l’IVG est une opération chirurgicale sous anesthésie générale et n’est donc pas une intervention anodine pour la santé de la mère.

Occulter ces conséquences potentiellement graves d’un avortement tardif et le banaliser, c’est mettre en danger des femmes qui attendraient le « dernier moment » non conscientes de ces implications.

Enfin, il parait insultant que parallèlement à ce projet, l’assemblée nationale vote le remboursement pour plusieurs dizaines de milliers d’euros de tentatives d’AMP pour des femmes non fertiles alors que certaines femmes renoncent à garder leurs enfants faute de moyens financiers.

Le projet prévoit également la suppression du délai de réflexion obligatoire de 2 jours pour confirmer une demande d’avortement : un délai obligatoire de réflexion nous paraît être une mesure sage et nécessaire pour une décision capitale et irréversible dans la vie des parents.

Enfin, ce projet prévoit de supprimer la clause de conscience des médecins ne souhaitant pas pratiquer d’avortement. Cette mesure serait une atteinte grave à la liberté de conscience.

L’AFC de Melun s’oppose fermement à ce projet de loi et invite tous les catholiques et les Melunais à ouvrir les yeux sur ce que contient ce projet de loi, à s’engager pour tenter d’apporter de vraies réponses aux femmes en situation de détresse et à faire connaître aux sénateurs dont le vote sera prochainement sollicité leur opposition à ce projet de loi, notamment en se joignant au cortège de la Marche pour la Vie qui aura lieu le dimanche 17 janvier 2021 à Paris.

La campagne commence à connaître la France “Orange mécanique”

Et avec le projet de dissémination des immigrés dans toutes les régions, cela n’est pas prêt de se calmer…

Un article du Figaro note une hausse de 8 % des violences en 2020, toutes catégories confondues, dans les zones rurales et périurbaines confiées à la gendarmerie, alors que ces mêmes violences ont baissé de plus de 5 % dans les zones urbaines de la police nationale.

Ainsi en Bretagne : plus de 20 % d’augmentation en Îlle-et-Vilaine, quasiment autant dans le Finistère et les Côtes-d’Armor. Avec des records également en Gironde (autour de 15 %), sans oublier, au même niveau ou presque, la Marne ou le Calvados, La Seine-et-Marne, la Vendée et le Rhône.

Un préfet du sud de la France le dit :

« Dans les zones gendarmerie particulièrement, l’essentiel des faits de violence, dans mon département, vient des violences intrafamiliales, qui ont connu une hausse de 30 %, mais aussi des outrages, rébellions et refus d’obtempérer. Est-ce la conséquence du confinement sur l’humeur de certains de nos concitoyens ? »

  • Les règlements de comptes, homicides et tentatives d’homicide ont augmenté de 3 % en zone police et de plus de 15 % en zone gendarmerie.
  • Les violences à dépositaires de l’autorité ont augmenté d’environ 7 % en zone gendarmerie.
  • Quand les viols ont augmenté de 7 % environ l’an dernier, en zone police, ils ont augmenté de près de 18 % en zone gendarmerie, avec plus de 12 000 faits révélés, soit plus de 30 par jour.

Projet de loi polonais contre la censure par les médias sociaux

D’Olivier Bault dans Présent :

Deux projets de loi défendant la liberté d’expression à l’université et sur les réseaux sociaux ont été annoncés en décembre par le gouvernement polonais. La Pologne souffre en effet des mêmes maux que les pays d’Europe occidentale, notamment en ce qui concerne les réseaux sociaux contrôlés par les géants américains engagés politiquement à gauche mais aussi à l’université, dont le cœur penche aussi majoritairement très à gauche et où les voix conservatrices ou catholiques sont de moins en moins bien supportées. En ce qui concerne les universités, la Pologne paye sans doute ici le prix de l’absence de décommunisation de son enseignement supérieur après le passage à la démocratie et à l’économie de marché en 1989-90. La continuité idéologique entre les anciens marxistes et les néo-marxistes actuels, adeptes de la théorie du genre et autres fausses sciences servant à justifier les expériences d’ingénierie sociale, est en effet évidente et trouve son illustration dans le fait que les anciens communistes et leurs héritiers ont adopté sans difficulté dans l’ex-Europe de l’Est l’idéologie progressiste et libertaire venue d’Occident.

Le projet de loi du ministre de l’Éducation et des sciences Przemyslaw Czarnek, un catholique conservateur, vise à garantir la liberté d’enseignement, de recherche et d’expression des universitaires afin de « mettre en œuvre dans la pratique le droit constitutionnel à exprimer ses convictions idéologiques, religieuses et philosophiques ». Pour le ministre Czarnek, les universités polonaises doivent être un lieu où les universitaires aux convictions aussi bien libertaires que conservatrices peuvent s’exprimer et débattre librement. Le projet de loi, qui se trouve aujourd’hui à l’étape des consultations, crée de nouveaux outils qui donneront aux universitaires de meilleures possibilités de recours interne et judiciaire en cas de procédures disciplinaires motivées par leurs opinions.

Pour le ministre, si les universités multiplient aujourd’hui, souvent à l’instigation d’étudiants d’extrême gauche, les procédures disciplinaires contre les enseignants universitaires qui critiquent par exemple la théorie du genre, c’est parce que les adeptes de cette théorie manquent d’arguments pour défendre ce qui est en fait une idéologie néo-marxiste « qui n’a rien à voir avec la science » et qui est « pure stupidité ».

Zbigniew Ziobro, ministre de la justice dans le gouvernement de Mateusz Morawiecki, propose de son côté un projet de loi qui sanctionnerait financièrement les médias sociaux censurant les propos qui ne tombent pas sous le coup de la loi polonaise. Pour le ministre Ziobro, « un utilisateur de média social doit avoir le sentiment que ses droits sont protégés. Il ne peut y avoir de censure de l’expression. La liberté de parole et de débat est l’essence-même de la démocratie ». Les sanctions financières pourront atteindre l’équivalent de deux millions d’euros pour les médias sociaux qui refuseraient d’appliquer immédiatement les décisions de justice en faveur de leurs utilisateurs. En cas de censure, les tribunaux devront traiter les plaintes des utilisateurs en 48h et un nouveau tribunal de protection de la liberté d’expression examinera le cas échéant les dossiers en appel.

C’est tout le contraire de l’approche du gouvernement français qui souhaiterait sanctionner lourdement les médias sociaux qui censureraient trop peu !

Faudra-t-il héberger nos serveurs en Pologne ?

Sur l’illicéité morale de l’utilisation des vaccins fabriqués à partir de tissus de bébés avortés

Voici la traduction d’un texte rédigé par plusieurs évêques et publié en décembre sur Lifesitenews :

Ces dernières semaines, des agences de presse et diverses sources d’information ont rapporté qu’en réponse à l’urgence Covid-19, certains pays ont produit des vaccins en utilisant des lignées cellulaires de fœtus humains avortés. Dans d’autres pays, de tels vaccins sont prévus.

Un chœur croissant d’hommes d’église (conférences épiscopales, évêques et prêtres) a déclaré que, dans le cas où aucun vaccin alternatif utilisant des substances éthiquement licites n’est disponible, il serait moralement permis aux catholiques de recevoir des vaccins fabriqués à partir de lignées cellulaires de bébés avortés. Les tenants de cette position invoquent deux documents du Saint-Siège : le premier, de l’Académie Pontificale pour la vie, est intitulé « Réflexions morales sur les vaccins préparés à partir de cellules issues de fœtus humains avortés » et a été publié le 9 juin 2005 ; le second, une Instruction de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, est intitulé « Dignitas Personae, sur certaines questions de bioéthique » et a été publié le 8 septembre 2008. Ces deux documents autorisent l’utilisation de tels vaccins dans des cas exceptionnels et pour une durée limitée, sur la base de ce que la théologie morale appelle une coopération matérielle éloignée, passive avec le mal. Les documents susmentionnés affirment que les catholiques qui utilisent de tels vaccins en même temps ont « le devoir de faire connaître leur désaccord et de demander à leur système de santé de mettre à disposition d’autres types de vaccins ».

Dans le cas des vaccins fabriqués à partir de lignées cellulaires de fœtus humains avortés, nous voyons une contradiction claire entre la doctrine catholique pour rejeter catégoriquement, et sans l’ombre d’un doute, l’avortement dans tous les cas comme un grave mal moral qui crie vengeance au ciel (cf. Catéchisme de l’Église catholique n. 2268, n. 2270), et la pratique de considérer les vaccins dérivés de lignées cellulaires fœtales avortées comme moralement acceptables dans des cas exceptionnels de « besoin urgent » – sur la base d’une coopération matérielle éloignée, passive. Affirmer que de tels vaccins peuvent être moralement licites s’il n’y a pas d’alternative est en soi contradictoire et ne peut être acceptable pour les catholiques.

Il convient de rappeler les paroles suivantes du Pape Jean-Paul II concernant la dignité de la vie humaine à naître : « L’inviolabilité de la personne, reflet de l’absolue inviolabilité de Dieu Lui-même, trouve son expression première et fondamentale dans l’inviolabilité de la vie humaine. Il est juste, assurément, de parler des droits de l’homme – comme, par exemple, le droit à la santé, au logement, au travail, à la famille, à la culture – mais c’est propager l’erreur et l’illusion que d’en parler, comme on le fait souvent, sans défendre avec la plus grande vigueur le droit à la vie, comme droit premier, origine et condition de tous les autres droits de la personne. » (Christifideles Laici, 38). L’utilisation de vaccins fabriqués à partir des cellules d’enfants à naître assassinés contredit une « plus grande vigueur » de défendre la vie à naître.

Le principe théologique de la coopération matérielle est certainement valable et peut être appliqué à toute une série de cas (par exemple dans le paiement des impôts, l’utilisation de produits fabriqués à partir de travaux forcés, etc.). Cependant, ce principe peut difficilement s’appliquer au cas des vaccins fabriqués à partir de lignées cellulaires fœtales, car ceux qui reçoivent sciemment et volontairement de tels vaccins entrent dans une sorte de concaténation, quoique très éloignée, avec le processus de l’industrie de l’avortement. Le crime d’avortement est si monstrueux que toute sorte de concaténation avec ce crime, même très éloignée, est immorale et ne peut en aucun cas être acceptée par un catholique une fois qu’il en a pleinement pris conscience. Celui qui utilise ces vaccins doit se rendre compte que son corps bénéficie des «fruits» de l’un des plus grands crimes de l’humanité (bien qu´il y a des étapes éloignées par une série de processus chimiques).

Tout lien avec le processus de l’avortement, même le plus éloigné et implicite, jettera une ombre sur le devoir de l’Église de témoigner sans faille de la vérité que l’avortement doit être totalement rejeté. Les fins ne peuvent justifier les moyens. Nous vivons l’un des pires génocides connus de l’homme. Des millions et des millions de bébés à travers le monde ont été massacrés dans le ventre de leur mère, et jour après jour, ce génocide caché se poursuit grâce à l’industrie de l’avortement, à la recherche biomédicale et à la technologie fœtale, et à une poussée des gouvernements et des organismes internationaux pour promouvoir ces vaccins comme l’un de leurs objectifs. Ce n’est pas le moment pour les catholiques de céder; le faire serait tout à fait irresponsable. L’acceptation de ces vaccins par les catholiques, au motif qu’ils n’impliquent qu’une « coopération éloignée, passive et matérielle » avec le mal, ferait le jeu des ennemis de l’Église et l’affaiblirait en tant que dernier bastion contre le mal de l’avortement

Qu’est-ce qu’un vaccin dérivé de lignées cellulaires fœtales peut être d’autre qu’une violation de l’ordre de la création donné par Dieu ? Car il est fondé sur une violation grave de cet ordre par le meurtre d’un enfant à naître. Si cet enfant n’avait pas été privé du droit à la vie, si ses cellules (qui ont été cultivées à plusieurs reprises dans le laboratoire) n’avaient pas été mises à disposition pour la production d’un vaccin, elles ne pourraient pas être commercialisées. Nous avons donc ici une double violation du saint ordre de Dieu : d’une part, à travers l’avortement lui-même, et d’autre part, à travers l’abominable affaire de trafic et de commercialisation des restes d’enfants avortés. Pourtant, ce double mépris de l’ordre divin de la création ne peut jamais être justifié, pas même pour des raisons de préservation de la santé d’une personne ou d’une société grâce à de tels vaccins.

En examinant les questions éthiques entourant les vaccins, nous devons nous demander : comment et pourquoi tout cela est-il devenu possible? N’y avait-il vraiment pas d’alternative? Pourquoi la technologie basée sur le meurtre est-elle apparue en médecine, dont le but est plutôt d’apporter la vie et la santé ? La recherche biomédicale qui exploite les enfants à naître innocents et utilise leur corps comme « matière première » à des fins de vaccins semble plus proche du cannibalisme que de la médecine. Nous devons également considérer que, pour certains dans l’industrie biomédicale, les lignées cellulaires des enfants à naître sont un « produit », l’avorteur et le fabricant du vaccin sont le « fournisseur » et les receveurs du vaccin sont des « consommateurs ». La technologie basée sur le meurtre est enracinée dans le désespoir et aboutit au désespoir. Nous devons résister au mythe selon lequel « il n’y a pas d’alternative ». Au contraire, nous devons procéder avec l’espoir et la conviction que des alternatives existent et que l’ingéniosité humaine, avec l’aide de Dieu, peut les découvrir. C’est le seul moyen de passer des ténèbres à la lumière et de la mort à la vie.

Le Seigneur a dit qu’à la fin des temps, même les élus seront séduits (cf. Mc 13, 22). Aujourd’hui, toute l’Église et tous les fidèles catholiques doivent chercher d’urgence à se renforcer dans la doctrine et la pratique de la foi. Face au mal de l’avortement, les catholiques doivent plus que jamais « s’abstenir de toute apparence de mal » (1 Thess. 5:22). La santé corporelle n’est pas une valeur absolue. L’obéissance à la loi de Dieu et le salut éternel des âmes doivent avoir la primauté. Les vaccins dérivés des cellules d’enfants à naître cruellement assassinés sont clairement de caractère apocalyptique et peuvent éventuellement annoncer la marque de la bête (voir Apoc. 13:16).

Certains ecclésiastiques de nos jours rassurent les fidèles en affirmant que recevoir un vaccin Covid-19 dérivé des lignées cellulaires d’un enfant avorté est moralement licite si une alternative n’est pas disponible. Ils justifient leur affirmation sur la base d’une « coopération matérielle et éloignée » avec le mal. De telles affirmations sont extrêmement anti-pastorales et contre-productives, surtout si l’on considère le caractère de plus en plus apocalyptique de l’industrie de l’avortement et la nature inhumaine de certaines recherches biomédicales et de la technologie embryonnaire. Aujourd’hui plus que jamais, les catholiques ne peuvent catégoriquement pas encourager et promouvoir le péché de l’avortement, même le moins du monde, en acceptant ces vaccins. Par conséquent, en tant que successeurs des apôtres et des pasteurs responsables du salut éternel des âmes, nous considérons qu’il est impossible de garder le silence et de maintenir une attitude ambiguë quant à notre devoir de résister  avec « la plus grande vigueur  » (pape Jean-Paul II) contre le « crime indicible » de l’avortement (Vatican II, Gaudium et Spes , 51).

Cette déclaration a été rédigée sur les conseils et avis de médecins et de scientifiques de divers pays. Une contribution substantielle est également venue des laïcs : des grands-mères, grands-pères, pères et mères de famille, et des jeunes. Toutes les personnes consultées – indépendamment de l’âge, de la nationalité et de la profession – ont rejeté à l’unanimité et presque instinctivement l’idée d’un vaccin dérivé de lignées cellulaires d’enfants avortés. En outre, ils ont estimé que la justification offerte pour l’utilisation de ces vaccins (c’est-à-dire la « coopération matérielle éloignée ») était faible et inappropriée. C’est réconfortant et, en même temps, très révélateur : leur réponse unanime est une nouvelle démonstration de la force de la raison et du sensus fidei.

Plus que jamais, nous avons besoin de l’esprit des confesseurs et des martyrs qui ont évité le moindre soupçon de collaboration avec le mal de leur temps. La Parole de Dieu dit : « Soyez simples comme des enfants de Dieu sans reproche au milieu d’une génération dépravée et perverse, dans laquelle vous devez briller comme des lumières dans le monde » (Phil. 2, 15).

12 décembre 2020, Mémorial de la Bienheureuse Vierge Marie de Guadalupe

Cardinal Janis Pujats, archevêque métropolitain émérite de Riga

+ Tomash Peta, archevêque métropolitain de l’archidiocèse de Sainte Marie à Astana

+ Jan Pawel Lenga, archevêque – évêque émérite de Karaganda

+ Joseph E . Strickland, évêque de Tyler (USA)

+ Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte Marie à Astana

Quand Petitattal débarque

Des vrais farceurs, les macroniens ! Nous connaissons depuis longtemps leur capacité à nous faire rire, même si souvent le rire est jaune.

C’était le 23 novembre 2017 quand M.Castaner affirmait sur RMC :

« Non, l’islam aujourd’hui ne pose pas problème. Certains au nom de l’islam ont des comportements inacceptables, même des terroristes. Mais l’islam est une religion de bonheur, d’amour, comme la religion catholique. »

C’était Mme Ndiaye, encore secrétaire d’Etat le 12 septembre 2019 qui déclarait sur BFMTV à la veille d’un jour de grève à la RATP :

« Demain matin, j’utilise ma voiture de fonction comme tous les jours. Donc, je serai de cœur avec tous les franciliens qui galèreront dans les couloirs du métro ».

C’était M.Darmanin, ministre de l’Intérieur et responsable des cultes, qui a affirmé en septembre 2020 :

«Les combattants musulmans ont fait notre histoire »

et aussi sur le même thème :

« Au regard de l’histoire, s’il y a une religion qui a moins de difficulté à travailler avec la République, c’est l’islam… un dialogue plus facile, une discussion plus spontanée qu’avec les autres cultes ».

C’était M.Castex, Premier ministre, qui affirmait le 26 novembre :

« Nous pourrions faire de 2021 l’année de la gastronomie française, valoriser les savoir-faire de nos bars et restaurants, inciter à la reprise de la consommation le moment venu ».

Voilà que c’est Petitattal qui se distingue à nouveau. A Madame Hidalgo qui a osé affirmer au JDD le 10 janvier à propos de la gestion de la situation sanitaire et vaccinale :

« Pour réussir, il faut une vision stratégique, certes, mais aussi un plan logistique. Avec de telles carences, le débarquement de juin 1944 aurait échoué »,

Petitattal a rétorqué facétieusement sur Europe 1 :

«  Vous savez, si le débarquement avait été géré comme Anne Hidalgo a géré les Vélib’, les bateaux n’auraient jamais quitté l’Amérique ».

D’un autre côté, si les bateaux du Débarquement en Normandie avaient dû partir depuis les rivages américains……

Motu proprio Spiritus Domini sur l’ouverture aux femmes des fonctions liturgiques de Lecteur et d’acolyte

De Cyril Farret d’Astiès :

Par le motu proprio Spiritus Domini (évidemment…), promulgué le dimanche 10 janvier 2021, le pape François ouvre aux femmes de manière permanente les ministères de lecteur et d’acolyte.

Le texte n’est pas encore disponible en langue française sur le site du Vatican, mais la nouvelle a été accueillie avec une joie non dissimulée par le quotidien la Croix et ses soutiens.

De quoi s’agit-il ? Ni plus ni moins que d’officialiser dans le droit canon et la pratique rituelle qu’hormis les trois degrés du sacerdoce que constituent le diaconat, la prêtrise et l’épiscopat, les autres fonctions liturgiques peuvent être confiées absolument indifféremment à des hommes ou des femmes et ce de manière permanente par un rite spécial.

Mais ce n’est pas une nouveauté radicale. Ce mal qui contribue à obscurcir encore un peu plus la réalité supérieure du sacerdoce vient de loin. Conséquemment au concile de Vatican II et à la réforme liturgique, le pape Paul VI en 1972 par le motu proprio Ministeria Quaedeam a supprimé d’un trait de plume les ordres mineurs et a institué en lieu et place ces ministères de lecteur et d’acolyte, prévoyant immédiatement qu’ils pouvaient être confiés à des laïcs.

Le pape François supprime le mot « hommes » dans le canon 230 :

Les laïcs hommes qui ont l’âge et les qualités requises établies par décret de la conférence des Évêques, peuvent être admis d’une manière stable par le rite liturgique prescrit aux ministères de lecteur et d’acolyte; cependant, cette collation de ministère ne leur confère pas le droit à la subsistance ou à une rémunération de la part de l’Église.

La pratique et le droit (Canon 230 § 2 du Code de droit canonique) ont très rapidement autorisé les jeunes filles et les femmes (sans institution rituelle) à assurer ces fonctions qui comprennent (de manière extraordinaire) la distribution de la sainte Communion.

Le pape François, en clarifiant les choses que beaucoup de catholiques ne voulaient pas voir et en donnant un nouveau gage à tous ceux qui militent pour la suppression du sacerdoce masculin (mais ils ne s’en satisferont pas), ne fait malheureusement que poursuivre la voie ouverte par la réforme liturgique. Constatons encore une fois combien avaient raison les cardinaux qui dès la promulgation du nouveau missel estimaient que  « le nouvel Ordo Missæ […], s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble, comme dans le détail de la théologie catholique de la sainte messe. » (1)

Cyril farret d’Astiès vient de publier au Presse de la Délivrance : Un heureux anniversaire ? essai sur les 50 ans du missel de Paul VI.

(1) Bref examen critique, Contretemps, réédition, 2005.

Joe Biden comme Kerensky ?

De Bernard Antony :

La révolution en Russie de 1917 se déroula en deux temps :

  • Le premier fut celui de la révolution de février (23 février – 2 mars selon le calendrier « julien » ; 8 – 15 mars selon le calendrier « grégorien », notre calendrier).
  • Le deuxième fut celui de la révolution d’octobre (24 – 25 octobre dans le calendrier julien ; 6 – 7 novembre dans notre calendrier).

La révolution de février entraîna l’abdication du tsar Nicolas II et porta au pouvoir comme chef du gouvernement provisoire russe le « menchevik » socialiste Alexandre Kerensky, très vite angoissé face aux agissements des communistes, ces « bolcheviks » dont Lénine était le chef, alors exilé à Zurich.

Trotsky l’avait précédé à Petrograd pour lancer l’agitation révolutionnaire. Lénine, et quelques autres de ses cadres bolcheviques, purent à leur tour passer en Russie grâce aux bons services du Grand État-Major allemand. Ce dernier avait pesé l’intérêt qu’il y aurait pour l’Allemagne d’une révolution chez son ennemi russe et d’une cessation de la guerre sur le front de l’Est.

On connaît la suite…

Ce qui se passe aujourd’hui en Amérique, toutes choses infiniment différentes par ailleurs, n’est pas sans quelque analogie avec ce qui se déroula en Russie il y a un siècle. Biden n’est pas Kerensky mais du fait de son âge, il ne pourra être qu’un président faible. Et sous bien des aspects, la révolution l’a déjà emporté en Amérique : révolution raciste de l’antiracisme, révolution des « antifas », de la « cancel culture », révolution « woke », révolution anthropologique radicale d’une Amérique « dégenrée » et déjantée.

Cette révolution n’a pas pour l’heure son Lénine ni son Trotsky, mais elle va s’installer au plus haut du pouvoir avec la vice-présidente des États-Unis, la très gauchiste Kamala Harris, et la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi.

Au sein du parti démocrate, nombreux sont ceux qui s’inquiètent plus de l’évolution possible de la situation qu’ils ne se réjouissent de l’élection de Biden. Car ils voient bien, de l’intérieur, que la gauche que rassemble leur parti est devenue de plus en plus une ultra-gauche folle, violente, raciste, qui a conquis ces campus où l’on organise des journées « sans blancs ».

Voici désormais le pays livré à deux formes de GAFA dans une alliance de fait :

  • Celle des géants du mondialisme capitaliste.
  • Celle de la Gangrène Antifa.

Les premiers sont favorables à toutes les déconstructions sociétales, à toutes les dénaturations et inversions du « meilleur des mondes ».

Les seconds veulent en finir par la violence avec la vieille domination de l’Amérique WASP (white – anglo-saxon – protestant).

À terme, ces deux forces se heurteront. Joe Biden ne peut l’ignorer.

Qu’en sera-t-il alors de Kamala Harris ? Sera-t-elle sa planche de salut et lui succédera-t-elle à la Présidence des USA pour y tenir un rôle façon Obama ?

Mais elle-même, fille de grande bourgeoisie, aura-t-elle la force pour contenir la révolution qui gronde, afro-anarcho-nihiliste ?

Et puis, qu’en sera-t-il des quatre-vingts millions d’électeurs trumpistes qui vont, à tort ou à raison, garder le goût amer d’une élection possiblement truquée ?

Enfin de la diversité sur Radio France ?

Sibyle Veil, présidente-directrice générale de Radio France, a un « plan » pour imposer la diversité dans « ce qui s’entend à l’antenne et ce qui se passe hors antenne ».

« Désormais, dans tous nos recrutements, ce critère de diversité sera une préoccupation ».

Objectif : « éviter la reproduction de profils trop similaires ».

Verra-t-on désormais des journalistes de droite sur Radio France ? Il est permis d’en douter.

Il faudra désormais compter les Blancs, les Noirs, les femmes et les hommes, les LGBT et XYZ.

Gilles-William Goldnadel a ironisé :

« En matière de diversité dans l’audiovisuel de service public, j’ai observé qu’il manquait cruellement de juifs hétérosexuels blancs, de droite, ayant (légèrement) plus de 50 ans. À quel bureau de recrutement mon ami peut-il s’inscrire ? »

Chronique de la censure

Le monde libre post-Trump fait peur à voir : non seulement un certain nombre de voix sont désormais empêchées de s’exprimer, comme ce compte du groupe de Visegrad :

Mais ce sont des réseaux alternatifs qui sont censurés. Le réseau alternatif à Twitter, PARLER, semble désactivé :

Le PDG du réseau alternatif Gab et toute sa famille sont interdits de transaction bancaire. Gab a dénoncé dans un tweet :

De son côté le magazine Forbes menacele directeur de la rédaction du magazine américain Forbes a lancé un avertissement à toutes les entreprises qui embaucheront les anciens conseillers de Donald Trump.

«Que ce soit clair pour les entreprises : Embauchez un de ces fabulistes cités plus haut, et Forbes considérera que tout ce que votre entreprise relaiera est un mensonge. Nous allons scruter, vérifier et revérifier, investiguer avec le même scepticisme que lorsque nous lisons un tweet de Trump. Vous voulez vous assurer que le plus puissant magazine économique du monde vous considère comme une potentielle source de désinformation ? Embauchez ces personnes.»

Néanmoins, un certain nombre de voix dénoncent cette censure :

Le broyage de poussins vivants vous choque ? Et celle d’embryons vivants ?

La Marche pour la Vie a choisi pour son édition 2021 un angle de communication qui rejoint le plus grand nombre : aujourd’hui, l’attention de nos contemporains est grande pour toutes ces questions liées à la condition animale. La souffrance des animaux, les procédés d’abattage, la chasse illégale d’espèces protégées, les conditions insupportables d’élevage intensif… sont autant de sujets sensibles qui révoltent à juste titre la majorité de nos concitoyens.

La campagne de communication est simple :
Le broyage de poussins vivants, ça vous choque ?
Nous aussi.

Et celui des fœtus humains ?

Sont donc mis en avant des visuels avec des poussins précipités vers la broyeuse, un rhinocéros menacé de démembrement, un cheval mutilé, une baleine harponnée…

Sous forme interrogative, la Marche pour la vie ose un parallèle avec le monde humain. Et si nous mettions la même énergie à freiner et empêcher toutes les atteintes à la vie humaine, semblent nous dire ces affiches ?

La Marche pour la Vie qui recense tous les projets de lois qui vont prochainement porter davantage atteinte à la dignité de la vie humaine dès sa conception s’adresse indéniablement à nos consciences. Certains laisseront peut-être parler en eux ce petit grillon sympathique connu sous le nom de Jiminy Cricket…

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