Pour que vive le Beaujolais : partez à la découverte de nouveaux trésors cachés du Beaujolais
Pour la quatrième émission de PQVLB de la saison 2020-2021, partez à la découverte de nouveaux trésors cachés du Beaujolais !
- En ce mois de janvier, après avoir écouté les anecdotes de taille de Francois, il est temps de passer au nouveau fournil de Morgon !
- Histoire, histoire… y-a-t-il un rapport en un Rajah indien, le Royaume de France et les Sires de Beaujeu ?
- Place au futur maintenant : quel paysage allons nous laisser à nos enfants ? L’association « Protection du Patrimoine Naturel du Val de Saône » s’y intéresse de très près…
Harcelé par les nervis d’extrême-gauche, un professeur se suicide
Lu dans l’Incorrect :
Professeur américain de criminologie, mais plus encore polémiste pourfendeur du politiquement correct et de la dictature diversitaire, Mike Adams s’est suicidé le 23 juillet dernier, après avoir été forcé de quitter ses fonctions par une campagne des antiracistes.
Harcelé par la gauche universitaire et médiatique qui a obtenu son éviction de l’université, Mike Adams s’est suicidé à son domicile le 23 juillet d’une balle à la tête.
Professeur de criminologie à l’université de Caroline du Nord à Wilmington, athée et de gauche, il s’était converti au christianisme après avoir fait la connaissance d’un condamné à mort. Cette conversion a provoqué son adhésion aux idées conservatrices, notamment sur la question de l’avortement.
Tant qu’il a limité ses tribunes à la presse conservatrice, Mike Adams a pu continuer à exercer ses fonctions de professeur de criminologie. Mais les choses se sont gâtées lorsqu’il a commencé à utiliser Twitter. Hostile au confinement, il a tweeté le 28 mai :
“Ne fermez pas les universités. Ou alors fermez les départements non essentiels, comme les études féministes.”
L’été dernier, Mike Adams a interpellé sur Twitter le gouverneur de Caroline du Nord, à propos du confinement, d’une formule de negro spiritual connue, “Let my people go”. Aussitôt, la gauche hystérique exigea son éviction de l’université. Sur les réseaux sociaux et sur son portable, les menaces sont devenues violentes.
Zemmour : “Des milices citoyennes s’opposeront aux caïds immigrés”
Dans Face à l’info, Eric Zemmour aborde, au début de l’émission, les nombreux exemples de riverains qui s’occupent désormais de la sécurité dans leur quartier, face aux voyous. L’Etat n’assurant plus le bien commun, à commencer par la sécurité, ce sont les citoyens qui sont forcés de suppléer à la défaillance de l’Etat.
Chasse aux sorcières sur les réseaux sociaux
Atlantico a interrogé en parallèle Jean-Yves Camus et Edouard Husson sur l’actualité américaine. Extrait :
Qu’est-ce que la théorie QAnon ? Et quelle place occupent les réseaux sociaux dans celle-ci ?
Jean-Yves Camus : C’est une théorie expliquant qu’une vaste conspiration mondiale composée de pédophiles dirige le monde. Les réseaux sociaux sont des multinationales qui font partie d’un milieu opaque où se côtoient dirigeants politiques et dirigeants du big business. Pour les QAnoniste, la fortune d’un Mark Zuckerberg, Jeff Bezos ou Bill Gates cache forcément de mauvaises intentions. Ils sont partie prenante de ce que les complotistes appellent l’Etat profond. Il y a quand même une différence entre critiquer le forum de Davos parce que s’y pressent les personnes les plus riches de la planète et ceux qui défendent QAnon qui est une théorie objectivement absurde.
Edouard Husson : Ce qui caractérise la vie politique américaine, c’est le développement parallèle de deux systèmes de pensée conspirationnistes. D’un côté, les Démocrates ont cru jusqu’à l’absurde au rôle de Poutine dans l’élection de Donald Trump en 2016. De l’autre, un certain nombre d’électeurs républicains de la mouvance QAnon (mais beaucoup moins nombreux qu’on ne le croit au demeurant) mettent au coeur de leur analyse l’affrontement entre Trump et le « Deep State ». Tout événement du mandat de Trump a été interprété comme un jeu d’échec entre Trump et l’Etat profond, le président étant destiné à remporter la partie. Comme les obsessions conspirationnistes des Démocrates sont le fait de personnes appartenant aux classes supérieures, on ne les décrit pas comme telles. En revanche, on ne cesse de pointer du doigt le conspirationnisme de droite, issu de la classe moyenne, jusqu’à en faire le tout du trumpisme. Dans les deux cas, d’ailleurs, les réseaux sociaux servent de miroir déformant: ils donnent une importance qu’ils n’ont pas aux partisans du « Russiagate » comme aux gens de QAnon. Il ne faut pas sous-estimer l’impact des réseaux sociaux: de manière symbolique, les deux réseaux de conspirationnistes se sont rencontrés au Capitole, lors de la journée du 6 janvier. D’après les informations dont je dispose, ce sont des messages du réseau « QAnon » qui ont orienté certains manifestants convaincus vers le Capitole et les ont poussés à l’intrusion, laquelle est venue alimenter la paranoïa des responsables démocrates, à commencer par Nancy Pelosi, qui sont persuadés que Trump est un « fasciste », secrètement aidé par Poutine. Ce qui se passe avec la fermeture de nombreux comptes Twitter et pages Facebook, c’est la chasse aux sorcières d’un réseau de conspirationnistes riches et distingués contre les partisans de Donald Trump, sous prétexte de combattre un réseau de conspirationnistes ploucs et sans le sou.
Chronique du grand remplacement
L’état civil de la ville de Blois établit la liste des prénoms les plus donnés aux enfants nés en 2020.
Le top 3 des prénoms masculins :
- Mohamed
- Léo
- Ayden
Le top 3 des prénoms féminins :
- Jade
- Lina
- Nina
On nous exhorte à nous protéger en multipliant gestes barrières et en même temps le gouvernement fait tout pour accéder plus facilement à l’IVG
Porte-parole de la Marche pour la vie, Aliette Espieux a été interrogée dans Valeurs Actuelles. Extraits :
Comment faire entendre votre voix sur des sujets tels que l’euthanasie ou l’IVG dans une actualité où la crise du Covid est omniprésente ?
Certes la crise sanitaire monopolise l’actualité, et pourtant d’autres sujets anthropologiques et sociétaux sont bels et bien au menu des discussions parlementaire de ces prochains jours. Le 20 janvier, les sénateurs se pencheront sur la proposition de loi Gaillot. Cette dernière envisage d’étendre le délai légal pour avorter de 12 à 14 semaines et de supprimer la clause de conscience spécifique à l’IVG qui autorise le personne médical à refuser de participer à un avortement. Est également incorporé dans le projet de loi l’autorisation donnée aux sages-femmes de pratiquer des avortements alors même que l’essence de leur métier est d’accueillir la vie. Sans compter que dans le projet de loi bioéthique, encore en révision, outre la suppression du délai de réflexion avant IMG, un amendement a été ajouté en catimini, dans un hémicycle vide, en plein été, autorisant le recours à une IMG jusqu’ à 9 mois de grossesse pour « détresse psychosociale » de la mère, sans bien entendu détailler ladite détresse …
Faire passer un tel amendement dans un hémicycle vide, en plein été, tard le soir, il y a clairement eu un déni de démocratie…
C’est scandaleux ! Nos élus ne nous représentent pas. La nuit du 31 juillet au 1er août, date à laquelle est passé cet amendement, les députés étaient évidemment tous en vacances. Seuls 15 parlementaires étaient présents parmi lesquels Julien Aubert, Xavier Breton et Emmanuelle Ménard. Il y a eu une volonté manifeste de faire passer ces lois dites de bioéthiques sans que le peuple puisse se mobiliser ou manifester.
N’y-a-t-il pas un paradoxe à entendre le gouvernement répéter comme un mantra qu’il faut sauver des vies depuis des mois, alors même qu’il projette de faciliter le recours à l’avortement ?
On nous exhorte à nous protéger en multipliant gestes barrières et confinements pour « sauver des vies » et en même temps le gouvernement fait tout pour accéder plus facilement à l’IVG. Mais pour eux, il n’y a pas de paradoxe puisqu’ils se basent sur leur propre conception d’une vie humaine. Ils considèrent l’enfant in-utero comme un amas de cellules. Leur vision évolue sans cesse depuis 1975 : avant 10 semaines, l’embryon n’est pas considéré comme un être humain, puis avant 12 semaines, puis aujourd’hui 14 semaines, puis jusqu’à 9 mois si le bébé est porteur de handicap… Rien n’est paradoxal pour un gouvernement qui cherche à éliminer la différence, en quête de normativité… Dans cette crise du Covid, le gouvernement cherche à tout prix à surprotéger les personnes âgées et vulnérables, alors même qu’il y a un peu plus d’un an, ils ont assassiné Vincent Lambert ! Le 8 octobre à l’Assemblée nationale, les députés discutaient de l’embryon comme d’un simple amas de cellules, et sans transition, quelques heure plus tard, ces mêmes parlementaires débattaient sur la protection de la vie animale. L’ironie est effrayante.
2019 a été marquée par une hausse conséquente du nombre d’avortements. Comment l’expliquer ?
Il y a eu plus de 230 000 avortements l’année dernière. Soit une hausse de 6 000 IVG par rapport à l’an passé ! Les femmes qui ont avorté invoquent la plupart du temps le refus du conjoint d’accueillir un enfant. Il y a un manque d’éducation des consciences des hommes mais aussi des femmes qui ne savent plus dire non. Puis les femmes, quels que soient leur milieu familial ou leur confession, subissent beaucoup de pression pour avorter et manque de soutien. Par ailleurs, les femmes peuvent être perméables au discours féministe qui banalise l’acte en assurant qu’une femme ne peut s’accomplir en tant que telle sans passer par la case avortement. Comme si c’était l’acte ultime de libération de la femme ! […]

Hervé Rolland, nouveau Président de la Fondation pour l’école
Le Conseil d’administration de la Fondation pour l’école a nommé Hervé Rolland, ancien président de l’Association Notre-Dame de Chrétienté, actuellement Directeur Général chargé du Secteur industriel pour IBM Europe, comme nouveau Président de la Fondation, le 12 janvier 2021. Extrait du communiqué de la Fondation :
En charge du Secteur Industriel d’IBM Europe depuis fin 2015, Hervé Rolland était précédemment Directeur Général Délégué d’IBM France. Il a exercé au sein d’IBM des responsabilités variées, tant en France qu’en Europe ou au niveau mondial. Il a dirigé le service de presse d’IBM France pendant 6 ans avant de prendre des responsabilités opérationnelles. Avant de rejoindre IBM, Hervé Rolland a commencé sa carrière comme ingénieur à la DGA (Délégation Générale de l’Armement) puis chez Thomson Armements. Il a ensuite exercé la profession de journaliste pendant trois ans à l’Usine Nouvelle puis aux Echos. Hervé Rolland est né en 1957 (63 ans) ; ingénieur diplômé de l’École Centrale de Nantes, il est marié et père de 4 enfants.
L’engagement d’Hervé Rolland au sein de la Fondation pour l’école est directement issu de son expérience professionnelle.
Confronté comme tous les chefs d’entreprise au défi majeur des compétences et de leur maintien dans un contexte de concurrence mondiale accrue, Hervé Rolland est convaincu de la nécessité d’une rénovation profonde de l’éducation et de l’enseignement en France.
« L’éducation est une cause nationale à laquelle chacun doit apporter sa pierre ; cela commence par l’école primaire, clé de l’apprentissage des bases fondamentales. Pour répondre aux besoins futurs de la société et des entreprises, il importe d’aider à repenser l’offre éducative pour les générations futures en associant plus étroitement savoirs, savoir-faire et savoir-être ».
Hervé Rolland a confirmé la vocation de la Fondation pour l’école à soutenir la diversité et l’enrichissement de l’offre éducative en France, en s’appuyant sur ses trois missions historiques :
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le soutien technique, juridique et financier aux écoles indépendantes ;
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la promotion des initiatives pédagogiques innovantes et qui ont fait leurs preuves ;
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la formation des enseignants, via la formation diplômante de l’ILFM (Institut libre de formation des maîtres de la Fondation pour l’école), ou la formation aux nouvelles problématiques éducatives comme la question de la perturbation de l’attention dans un monde dominé par les écrans et les réseaux sociaux, la question de l’autorité, etc.
La proposition de loi sur l’avortement a été rejetée en commission au Sénat
A quelques jours de la Marche pour la vie, la commission des affaires sociales du Sénat a rejeté mercredi matin la proposition de loi « Renforcement du droit à l’IVG » du député Albane Gaillot. Il devrait logiquement en être de même en séance publique, le mercredi 20 janvier.
Commentaire d’Alliance Vita :
En conséquence, en application du premier alinéa de l’article 42 de la Constitution, la discussion portera en séance le 20 janvier prochain sur le texte de la proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale.
Ce texte prévoit l’allongement des délais de l’avortement de 12 à 14 semaines de grossesse et la suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG pour les personnels soignants, sans proposer aucune mesure de prévention.
Alliance VITA appelle les sénateurs à rejeter ce texte en séance et demande au gouvernement de conduire une étude épidémiologique impartiale sur les causes, les conditions et les conséquences de l’avortement, préalable à l’ouverture d’un débat public sur cette question.
Stop au porno a déposé une plainte auprès de la CNIL
Si les BigTechs peuvent censurer des utilisateurs, fermer des applications concurrentes, pourquoi ne ferment-ils pas aussi les sites de pornographie ?…
Stop au porno a déposé une plainte auprès de la CNIL le 21 décembre 2020 afin que cette dernière enquête sur les traitements de données réalisés par MindGeek, propriétaire de plusieurs sites pornographiques, dont Pornhub.
L’association Stop au porno reproche au groupe MindGeek, à travers ses sites Pornhub, Redtube et Youporn, parmi les plus consultés en France, de ne pas disposer d’une base juridique valable pour traiter les données personnelles des utilisateurs, notamment aux fins de personnalisation de la publicité.
Ces traitements sont particulièrement massifs et intrusifs, en raison du nombre de services proposés, de la quantité et de la nature des données traitées et combinées. De même, l’information délivrée n’est pas suffisamment claire pour que l’utilisateur comprenne que la base juridique des traitements de personnalisation de la publicité est le consentement, et non l’intérêt de la société MindGeek. Rédigée en anglais, l’information relative aux traitements des données effectués par MindGeek n’est, de surcroît, pas accessible au public non-anglophone.
MindGeek se trouve dans le même cas que celui exposé dans la délibération n° SAN – 2019-001 du 21 janvier 2019 prononçant une sanction pécuniaire à l’encontre de la société GOOGLE LLC et méconnait ainsi les articles 6, 12 et 13 du RGPD (voir l’article du Monde sur ce sujet ICI)
Stop au porno a mis en ligne un modèle pour dénoncer au CSA tous les sites web qui sont accessibles aux mineurs.
Couvre-feu généralisé à 18 heures
Jean Castex annonce un couvre-feu à 18 heures élargi à toute la métropole à partir de samedi, pour au moins 15 jours. Des dérogations sont possibles pour revenir du travail ou aller chercher ses enfants à l’école… Réaction de Bernard Antony :
Une fois de plus, on va subir les aberrations de la dictature jacobine. Il n’est en effet besoin que de bon sens pour savoir qu’en réduisant le nombre d’heures de liberté de circulation, on ne fera qu’augmenter le nombre des acheteurs dans les commerces, ceci allant à l’encontre du but recherché.
Ce couvre-feu « resserré » ne pourra donc qu’accentuer les dangers de contacts. Après quoi on nous dira que comme le méchant virus circule toujours, il faut nécessairement revenir à du confinement « dur ». Et c’est ainsi que nos gouvernants vont toujours plus massacrer la France.
J’ai, il y a quelques temps déjà, utilisé à l’endroit de monsieur Castex le qualificatif de « grand dépendeur d’andouilles » par lequel on désignait les incapables dans ma Bigorre natale.
En effet, cet énarque, ce conseiller d’État, n’a strictement rien apporté d’innovant dans la lutte contre la pandémie sinon de dire qu’il se fera vacciner lui aussi quand son tour viendra (son tour de quoi ? Il y a des fois où il nous donnerait envie d’être un peu grossier…). Il n’imagine pas qu’à côté de la vaccination généralisée que ce gouvernement propose, il y aurait aussi d’autres façons de combattre la pandémie et notamment celles de thérapies préventives ou curatives qui ont déjà été efficaces pour bien des cas.
Mais cette liberté-là n’est pas du goût de nos jacobins.
I-Média – Censure de Donald Trump : le coup d’État de la gauche et des GAFA
Sommaire de l’émission :
- 01:08 La disparition de Georges Pernoud, ancien présentateur de l’émission Thalassa sur France 3. Georges Pernoud avait notamment été évincé car mâle blanc de plus de 50 ans et aussi car il représentait la France d’avant.
- 03:10 Censure de Donald Trump : le coup d’État de la gauche et des GAFA.
- 26:45 Revue de presse
- 35:53 Face à la chasse aux dissidents, que faire ? Et enfin, nous conclurons cette émission par une étude des moyens de lutter contre cette censure qui touche Trump, ses soutiens et, plus largement, l’ensemble des dissidents dans le monde.
C’est arrivé un 14 janvier…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 14 janvier: saints du jour français ou en France.
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St Firmin, évêque († Ve s.)
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Dans le Gévaudan, au Ve siècle, saint Firmin, évêque
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St Euphrase, évêque en Auvergne († 575)
En Auvergne, l’an 575, saint Euphrase, évêque, dont saint Grégoire de Tours loue l’hospitalité.
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le 14 janvier 1526 : Traité de Madrid, libérant François Ier, prisonnier de Charles Quint après la défaite de Pavie.
François Ier de France signe un traité de paix avec Charles Quint, à Madrid afin d’être libéré, alors qu’il est prisonnier de l’empereur suite à la défaite de la bataille de Pavie le 24 février 1525 (voir la chronique du jour).
Selon ce traité, François Ier doit céder le duché de Bourgogne et le Charolais, renoncer à toutes revendications sur Naples, le Milanais, Gênes, Asti, les Flandres et l’Artois, et épouser Éléonore de Habsbourg, sœur de Charles.
Mais, tombé malade pendant son emprisonnement, et ayant peur de sa faiblesse, il demande le 16 août 1525 à Gilbert Bayard, notaire et secrétaire du Roi de France, de rédiger un texte selon lequel toutes les concessions faites en vue de retrouver sa liberté seraient considérées comme nulles. Ainsi, à son retour en France après sa libération, le 17 mars 1526, François rejette le traité, alors qu’il a laissé en Espagne ses deux fils en otage.
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le 14 janvier 1703 : Vauban est nommé Maréchal de France par Louis XIV pour services rendus au royaume.
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le 14 janvier 1797 : début de la bataille de Rivoli.
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le 14 janvier 1809 : l’Angleterre et l’Espagne s’allient contre Napoléon Ier.
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le 14 janvier 1811 : Napoléon fait dire à Pie VII.
“Puisque rien ne peut le rendre sage, il verra que Sa Majesté est assez puissante pour déposer un pape”.
Il est étonnant de voir que les revers majeurs des armées françaises ont commencé quand Napoléon 1er a vraiment failli à la mission de la France de protectrice de l’Eglise. Rappelons que le pape Pie VII est enlevé par le général Radet dans la nuit du 5 au 6 juillet 1809 (voir la chronique du 5 juillet); qu’il est d’abord détenu à Savone (1809-1812), puis à Fontainebleau (1814). Napoléon envisage alors de fixer la papauté à Avignon ou à Paris.
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le 14 janvier 1852 : adoption d’une nouvelle Constitution, inspirée de celle de l’an VIII.
La nouvelle constitution est promulguée : le président de la république est doté de pouvoirs étendus et il est désormais élu au suffrage universel pour 10 ans.
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le 14 janvier 1858 : attentat raté d’Orsini contre Napoléon III et l’Impératrice Eugénie.
L’empereur et l’impératrice Eugénie échappent de peu à un attentat à la bombe perpétré par le révolutionnaire italien Felice Orsini. Orsini et ses complices lancent des bombes contre le cortège impérial, devant l’opéra de la rue Le Peletier, à Paris, pour punir Napoléon III d’être un “carbonaro félon”. L’explosion cause la mort de 8 personnes et fait 150 blessés. Orsini est condamné à mort et guillotiné le 13 mars suivant.
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le 14 janvier 1918 : l’ancien président du Conseil Joseph Caillaux est arrêté sur accusation de trahison.
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le 14 janvier 1962 : une série d’attentats fait au moins 36 morts algériens et européens dans les grandes villes algériennes.
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le 14 janvier 1962 : premiers accords sur la PAC.
Dans le cadre du traité de Rome, les six Etats membres se mettent d’accord sur l’union douanière et la mise en place plus rapide d’une Politique agricole commune (PAC). Les Six prévoient une amélioration de la productivité agricole, une “stabilisation des marchés” nationaux, la “garantie de sécurité des approvisionnements” et l’assurance “d’un niveau de vie équitable des populations agricoles”. La PAC contribuera à faire de l’Europe l’un des plus grands exportateurs du monde, mais sera plusieurs fois réformée.
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le 14 janvier 1963 : De Gaulle s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun et refuse l’autorisation du stationnement en France des fusées Polaris américaines
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le 14 janvier 1964 : le président de la République devient le seul à pouvoir déclencher l’arme nucléaire en France.
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le 14 janvier 1989 : condamnation par la cour d’assises spéciale de Paris à la réclusion à perpétuité des quatre dirigeants d’Action directe pour l’assassinat de Georges Besse, PDG de Renault.
Un heureux anniversaire ? – Essai sur les cinquante ans du missel de Paul VI
Dans son émission Perles de Culture, Anne Brassié reçoit notamment Cyril Farret d’Astiès qui publie “Un heureux anniversaire ? – Essai sur les cinquante ans du missel de Paul VI“.
Il revient sur la réforme du missel de la messe, sur la suppression des répétitions, le rôle de la liturgie, la censure de certains versets de l’Ecriture Sainte (qu’a bien montré Yves Daoudal)…
Dans la Lettre aux évêques accompagnant le motu proprio Summorum Pontificum, Benoît XVI avait préconisé un enrichissement mutuel des deux missels du rite romain :
les deux Formes d’usage du Rite Romain peuvent s’enrichir réciproquement: dans l’ancien Missel pourront être et devront être insérés les nouveaux saints, et quelques-unes des nouvelles préfaces. La Commission « Ecclesia Dei », en lien avec les diverses entités dédiées à l’usus antiquior, étudiera quelles sont les possibilités pratiques. Dans la célébration de la Messe selon le Missel de Paul VI, pourra être manifestée de façon plus forte que cela ne l’a été souvent fait jusqu’à présent, cette sacralité qui attire de nombreuses personnes vers le rite ancien. La meilleure garantie pour que le Missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et être aimé de leur part est de célébrer avec beaucoup de révérence et en conformité avec les prescriptions; c’est ce qui rend visible la richesse spirituelle et la profondeur théologique de ce Missel.
Force est de constater que le motu proprio Spiritus Domini sur l’ouverture aux femmes des fonctions liturgiques de Lecteur et d’acolyte, non seulement ne participe pas à cet enrichissement, mais il contribue à éloigner un peu plus les deux formes du rite romain.
Elle survit à une interruption médicale de grossesse et se porte bien
Enceinte de 8 mois, une mère apprend que son bébé souffre d’une grave malformation de l’hémisphère droit du cerveau. Comme les médecins lui affirment qu’elle mettra au monde une enfant très lourdement handicapé, elle décide de le faire avorter, en recourant à l’IMG, l’interruption médicale de grossesse possible jusqu’à la veille de la naissance.
Or, son bébé survit à la procédure criminelle. Et la petite fille est aujourd’hui âgée de trois ans et demi et elle se porte bien.
Sur le plan judiciaire, un accord a été trouvé entre sa famille et l’hôpital.
La différence des sexes (partie 2): une vidéo des Antigones
Suite de la vidéo des Antigones publiée hier.
Antigones part du présupposé d’une complémentarité entre hommes et femmes. Cette complémentarité est celle du couple masculin / féminin, mais pas seulement. Elle est avant tout une vision du monde, contrairement à l’égalité, à laquelle on l’oppose désormais, qui elle est un mode d’organisation de la société. Désormais prise entre deux feux entre politique et religion, au détriment d’une compréhension véritable de la notion.
Une émission préparée et animée par Iseul Turan et Anne Trewby
——
Introduction
L’importance de se former sur la question de la complémentarité
00:42 La différence homme – femme
01:40 Un sujet peu maîtrisé même de ses partisans
02:51 Un sujet crucial à l’adolescence
03:53 Eviter la caricature
La complémentarité dépasse la question des sexes
04:51 La différence des sexes n’est qu’une dimension de la complémentarité
05:37 La complémentarité est un mode de compréhension du monde
06:14 La complémentarité à la base de la pensée philosophique et religieuse
La complémenatrité, des couples vivants
07:00 Une articulation et non une opposition
07:22 Des notions à la fois relatives et objectives
08:54 La dérive du relativisme total
09:26 La bisexualité primordiale, une erreur de compréhension
10:08 La complémentarité dans les philosophies orientales
11:18 La dérive d’un essentialisme total
La complémentarité dans l’histoire de la pensée
12:15 Des couples qui se sont figés au cours du temps
12:47 La pensée des Lumières et l’évacuation des couples symboliques
13:25 La Révolution, l’émergence de la notion d’égalité et de la pensée féministe
14:16 Egalité et complémentarité, deux notions pourtant de nature différente
14:46 La complémentarité à l’heure des sociétés complexes
Conclusion
16:20 La complémentarité, entre politique et religion
17:09 Egalité et complémentarité, deux notions de nature différente
La France a l’un des budgets « éducation » les plus élevés au monde : mais pour quoi faire ?
Le CAP (Centre d’Analyse et de Prospective de l’ISSEP) vient de publier une note sur la nouvelle augmentation du budget de l’Education Nationale :
En 2020, le budget de l’Education nationale est passé 51,68 milliards d’euros en 2019 à 52,72 milliards d’euros, soit une hausse de 1,04 milliard d’euros. Loin devant le budget de la Défense établi à 37,5 milliards en 2020 et devant le celui de la Justice qui s’élevait à 7,5 milliards cette même année. La France a l’un des budgets « éducation » les plus élevés au monde mais malgré ce budget considérable et une répartition inégale (La dépense annuelle pour un écolier est 15 % inférieure à celui des pays de l’OCDE, équivalente pour un collégien et 37 % supérieure pour un lycéen[1]), les résultats de cette institution sont un véritable fiasco. Le niveau des élèves français est en chute continue depuis des années. Pour autant, l’éducation nationale semble échapper à tout droit d’inventaire et le budget 2021 est de nouveau en hausse comme si augmenter les ressources du système éducatif sans remettre en cause ni leur distribution, ni le fonctionnement, ni son efficacité au regard des missions que lui confie la Nation suffisait à répondre aux difficultés rencontrées. Dans ces conditions, se pose légitimement la question : une hausse supplémentaire du budget, mais pour quoi faire ?
Des résultats scolaires de plus en plus catastrophiques
Pour s’en convaincre, il suffit de regarder ce que ce budget ne dit pas et de souligner en contrepoint ce que les sources ministérielles elles-mêmes disent de la « mission » enseignement scolaire :
- Ce qui n’est pas même évoqué : les résultats des évaluations comparatives internationales PIRLS, PISA et TIMSS[2]. Les résultats des évaluations nationales en CP, CE1 et 6ème[3].
L’étude PIRLS 2016 (prochaine campagne 2021) testait les élèves de 10 ans de 70 pays en compréhension de l’écrit. Les élèves français ont obtenu 511 points. La moyenne des élèves des pays de l’Union européenne est de 540 points, celles des élèves des pays de l’OCDE de 541 points. Plus grave : ces performances baissent constamment depuis 15 ans (11 points en moins) et 6% des élèves français n’atteignent pas le niveau le plus élémentaire de PIRLS.
L’étude PISA 2019 testait les élèves de 15 ans de 79 pays en compréhension de l’écrit, mathématiques et sciences. Nos élèves se situent entre le 20ème et le 26ème rang mondial soit légèrement au-dessus de la moyenne des 35 pays de l’OCDE. Ces résultats varient peu depuis l’année 2000. Notre panel d’élèves se caractérise par une profonde fracture sociale entre les élèves qui réussissent les tests et ceux qui échouent.
L’étude TIMSS 2019, dont les résultats viennent d’être rendu publics, testait les élèves de quatrième en mathématiques. Le titre de la note d’information du Ministère est édifiant : « Mathématiques au niveau de la 4ème : des résultats inquiétants en France » ; on peut lire plus loin : « avec un score de 483 points, la France se situe sous la moyenne des pays participants de l’UE et de l’OCDE (511) …/… entre 1995 et 2019 les résultats des élèves ont baissé de manière significative[4] ». Pire, les élèves français sont arrivés avant dernier en Europe derrière l’Albanie. La France a longtemps produit l’une des plus grandes écoles de mathématique au monde avec un nombre impressionnant de médaillés Fields (l’équivalent du prix Nobel en mathématique). Ces résultats signent indéniablement la mort de cette école de mathématique d’ici 20 ans si rien n’est fait.
Les évaluations nationales annuelles de CP, CE1 et 6ème offrent elles aussi un paysage préoccupant [5]:
« En classe de CP, les résultats sont, en Français comme en mathématiques en légère baisse …/…les écarts entre le secteur hors éducation prioritaire et l’éducation prioritaire s’ils augmentent, sont cependant contenus eu égard aux circonstances …/… en classe de CE1, les baisses sont plus sensibles …/… de manière générale les écarts entre secteur hors éducation prioritaire et secteur prioritaire s’accentuent …/… en sixième, les résultats sont très largement en hausse »,
mais les tests de fluence (lecture à haute voix) révèlent les limites de ce bref succès :
« dans l’échantillon analysé, le score moyen est de 124 mots lus en une minute, supérieur donc au seuil de 120 mots qui correspond aux attendus en fin de CM2. 53% des scores sont au-dessus de ce seuil. Quelques chiffres sont cependant inquiétants : 15% des élèves se situent en deçà du seuil de 90 mots qui correspond aux attendus de fin de CE2, 31% sont en dessous du seuil de 120 mots ».
En bon français, cela signifie qu’en classe de 6ème, 47% des élèves ne savent pas lire correctement…
Le Parlement n’est tout simplement pas tenu informé officiellement de ces résultats, probablement parce que ces indicateurs ne sont pas ceux des programmes annuels de performances, arrêtés il y a fort longtemps, au début de la LOLF, par BERCY. Or la lecture de ces tableaux d’indicateurs officiels montre deux choses : ils sont très imparfaitement renseignés, sans ce que cela entraîne d’ailleurs la moindre admonestation du Parlement au directeur desdits programmes et secondement, ils sont pour l’essentiel des indicateurs de fonctionnement, comme par exemple l’indicateur 2.1 du programme 140 : « nombre d’académies bénéficiant d’une dotation globale équilibrée parmi les 30 académies » et non de résultats.
Ces résultats dramatiques ne semblent pourtant entrainer aucune réaction particulière ni dans la classe médiatique ni dans la classe politique, le gouvernement se contentant, une fois de plus, d’augmenter les budgets sans véritable stratégie ou volonté de réforme.
Une nouvelle augmentation du budget prévu dans la loi de finance
Cette année, le budget de la mission est en augmentation de 2,17%[6] par rapport au budget 2020.
La priorité affichée au premier degré se traduit par une augmentation de 2,54% des crédits du programme 140 (enseignement scolaire public du premier degré). A noter que l’enseignement élémentaire sur lequel porte l’effort de dédoublement des classes de CP et CE1, ne bénéficie que de 1,82% d’augmentation.
En termes d’évolution des plafonds d’emplois, la mission connait avec 1 024 350 emplois, une croissance de 3736 « équivalents temps pleins travaillés » (ETPT), incluant 910 emplois pour « mesures de périmètre », 378 emplois relevant de la jeunesse et 100 emplois pour le programme 139. Observons que le programme 141 (second degré public) se voit retirer 1800 emplois alors même que les collèges et lycées devraient connaître une augmentation d’effectifs de 28 000 élèves en 2021[7]. 1000 emplois supprimés seront compensés par des heures supplémentaires par année (HSA). La commission elle-même attire cependant l’attention du ministre sur le fait que ces heures supplémentaires années ne peuvent pas être toutes utilisées pour des raisons d’emploi du temps…
Au total, les grands équilibres budgétaires du système éducatif restent inchangés. Malgré le lourd satisfecit pro domo décerné par la présidente de la commission au Gouvernement et un techno-langage convenu : « le budget 2021 témoigne de la poursuite des efforts conduits depuis le début du quinquennat pour réinvestir dans la recherche et dans l’éducation …/… », et plus loin, dans « l’exposé des motifs » : « sanctuarisation des effectifs dédiés à la jeunesse et au capital humain, en particulier au ministère de l’éducation nationale », il est impossible de percevoir dans ce budget et dans les rapports annuels de performances qui le sous-tendent[8] une quelconque analyse lucide de la situation de notre système éducatif et a fortiori, l’ébauche d’un discours stratégique pour restaurer l’ambition – cruciale pour notre avenir – d’une école efficace.
Aucun débat parlementaire sur l’efficacité de notre système éducatif et sur la pertinence de la politique éducative du Gouvernement n’est conduit. Par exemple : le fait que les écarts de performances entre les secteurs de l’éducation prioritaire et le secteur hors éducation prioritaire continue de se creuser malgré les coûteux dédoublements des classes de CP et de CE1, à quoi s’ajoutera bientôt celui des grandes sections de maternelle, ne mériterait-il pas un débat approfondi sur la pertinence du maintien d’un secteur et du concept même d’éducation prioritaire, sans même parler de la répartition des budgets actuels ?
Un ministère pourtant bien informé !
Pourtant, le Ministre pourrait documenter de manière « robuste » l’état dans lequel se trouve aujourd’hui notre système éducatif, puisque le ministère dispose depuis la création de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) sous René MONORY, de tableaux d’indicateurs diachroniques et synchroniques de grande qualité.
Que disent les chiffres du Ministère de l’Education Nationale sur « l’état de l’école »[9] ?
S’agissant de la « priorité au 1er degré » dont le ministre a fait sa signature politique, on note dans « L’état de l’école » que les moyens consacrés au 1erdegré sont en constante augmentation… depuis 1980 ! Et que malgré cela, la France reste pour le premier degré en dessous de la moyenne de l’OCDE en matière de moyens. Les 1 688 emplois nouvellement affectés au programme du premier degré, rapportés à 343 278 apparaissent alors comme une contribution bien modeste à la « priorité nationale », tout comme les 400 millions d’euros de mesures catégorielles, rapportées aux 23 655 983 539 euros du budget 140…
Quant à la diminution de la taille des classes, dont même le Président de République a cru bon d’en faire un de ses marqueurs politiques, elle n’est rendue possible que par la diminution sensible des effectifs d’élèves du premier degré jusqu’en 2024, puisqu’entre 2018 et 2023 le premier degré public aura perdu pour de simples raisons démographiques 164 600 élèves (sur plus de 4 millions). Rien de tout cela n’est évoqué dans le débat parlementaire.
La priorité réelle demeure donc accordée au second degré et tout particulièrement au lycée d’enseignement général et technologique (LEGT), « la dépense par élève dans le second cycle de l’enseignement secondaire en France est sensiblement au-dessus de la moyenne de l’OCDE »[10] et « en moyenne le nombre d’élèves par enseignant est moins élevé dans le second degré que dans le premier degré »[11].
S’agissant de la réduction de la fracture sociale au sein du système scolaire, autre mantra ministériel (cf. « école de la confiance et de la bienveillance »), les indicateurs de « l’Etat de l’école » sont dépourvus d’ambiguïté : « des inégalités sociales de résultats qui persistent » : « à la rentrée 2019, la proportion d’élèves qui sont de milieu défavorisé …/… est supérieure à 48, 6% dans le quart des collèges les plus défavorisés et inférieure à 23,2% dans le quart des collèges les plus favorisés »[12] et « des niveaux de compétences plus fragiles dans le Nord et le DROM ».
Quant à la fracture territoriale, il n’est que de se référer à la carte des résultats des évaluations nationales de 6ème, page 53 de ce précieux document, pour illustrer le caractère proprement incantatoire des déclarations ministérielles.
Au total et en résumé.
« Rien de nouveau sous le soleil ». Le système éducatif de notre pays poursuit sa lente course routinière, entrecoupées de chocs de plus en plus violents résultant de son incapacité à réduire les fractures sociales, culturelles et territoriales. Il s’agit bien entendu notamment de la remise en cause de ses fondements en particulier par l’islamisme conquérant, nulle part évoqué lors du débat parlementaire. Les perspectives d’ascension sociale pour les jeunes français défavorisés, l’élévation effective du niveau d’instruction de notre jeunesse ainsi que la tenue du rang de notre Nation dans le monde dans les décennies à venir sont tout bonnement absents du débat parlementaire et passées par pertes et profits.
Il y aurait bien sûr des alternatives à cette politique du laisser-aller et du laisser-faire.
Un seul exemple : le nombre d’enseignants rapporté au service qu’ils dispensent est en soi une question qui mériterait que la représentation nationale s’y intéresse… En RFA, il y a moins d’enseignants qui travaillent davantage et sont beaucoup mieux payés que les nôtres… Il s’agit bien d’un problème systémique, qui requiert une réforme systémique.
L’énorme vaisseau, qui devait porter l’ambition, la foi au progrès, la vitalité, les espérances de notre Nation et de notre civilisation, dérive… Il est privé de compas et de pilote.
A la lecture de l’exposé des motifs et à celle du budget que la Nation consacrera en 2021 à l’éducation de ses enfants, l’évidence s’impose : l’école de la République n’est ni pilotée, ni gouvernée. Tout au plus est-elle administrée, non sans démagogie, hélas[13].
Message du Président Donald J. Trump sur l’invasion du Capitole et la liberté d’expression
Vidéo doublée en français :
Aaron Mostofsky est ce militant, drapé de la tête aux pieds dans des peaux de fourrure, un gilet pare-balles attaché à son torse, qui a erré dans les couloirs du Capitole américain mercredi dernier, s’arrêtant au milieu de la foule pour donner une interview tout en serrant un bouclier anti-émeute. Aaron Mostofsky a été arrêté dans le cadre d’une chasse à l’homme nationale menée par les forces de l’ordre pour identifier les membres de la foule qui se sont introduits de force dans le Capitole. M. Mostofsky, 34 ans, est le fils du juge Steven Mostofsky de la Cour suprême du comté de Kings (Brooklyn). Lui et son père sont des démocrates enregistrés, selon les registres électoraux de l’État de New York.
Cette nuit, la Chambre des représentants a voté l’“impeachment” de Donald Trump (10 Républicains ont rejoint les Démocrates et 4 se sont abstenus). Le Sénat doit encore se prononcer, a priori le 19 janvier, veille de l’inauguration de Biden. S’il était destitué, Donald Trump sera empêché de se présenter en 2024…
Zemmour : “Rennes et Nantes, à cause de l’immigration, sont devenues des coupe-gorge”
Dans Face à l’info, Eric Zemmour dénonce, dans son premier éditorial, la propagande de l’idéologie du genre, puis, vers la 37e mn, il évoque le plan de répartition des immigrés.
En France, l’histoire de la sainteté est riche car elle est un des pays, sinon le pays, comptant le plus de catholiques béatifiés ou canonisés
Le P. Jean-François Thomas, de la Compagnie de Jésus, a été interrogé par Paix Liturgique concernant les canonisations et la sainteté. Le P. Thomas, après avoir accompli sa formation en France et aux États-Unis, a été missionnaire en Roumanie puis aux Philippines, et a enseigné la philosophie dans plusieurs séminaires et universités en France et à l’étranger. Extrait :
Cher père Thomas, pouvez-vous nous rappeler ce qu’est un saint, et surtout un saint canonisé par l’Église ?
La sainteté est part de la Révélation. Seul Dieu est saint, trois fois saint, au sens strict. Nous le proclamons d’ailleurs en récitant ou en chantant le Sanctus durant la messe. Il n’empêche que, dans l’Ancien Testament, certaines figures sont déjà reconnues comme auréolées de sainteté. Saint Robert Bellarmin fait remonter les prémices de la canonisation à la description, dans le Livre de l’Ecclésiastique, XLIV-LI, de la sainteté des patriarches, des prophètes et des rois d’Israël : Énoch, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Aaron, Josué, Samuel, David etc… Dès l’origine de l’Église, alors qu’elle est persécutée, se développe la vénération des martyrs, en plus de celle de la Sainte Vierge, de saint Jean-Baptiste et des Apôtres. Bien sûr, il n’y a pas là de canonisation juridique, pas plus qu’il n’en existera durant tout le premier millénaire pour les saints confesseurs. La sainteté a été manifestée et reconnue publiquement grâce à leur foi et à leur persévérance. La ratification est celle de l’Église locale, pas même par la voix de la hiérarchie : vox populi, vox Dei. Lorsque les persécutions cessèrent, le culte des saints connut une nouvelle étape : celle des inventions (découverte, exhumation, reconnaissance des corps) et des translations dans des sépultures plus dignes et dans les sanctuaires. Ce sont donc les premiers à être reconnus pour leurs vertus et à être proposés comme des modèles de vie chrétienne à la communauté des fidèles. À l’époque, les baptisés sont tous des « saints » car, par leur adoption filiale, ils partagent la sainteté divine, comme le rappelle saint Paul s’adressant aux Corinthiens : « À l’Église de Dieu, qui est à Corinthe, aux sanctifiés en Jésus-Christ, appelés saints […]. » (Première Épître aux Corinthiens, I.2) ; et encore : « Paul, apôtre de Jésus-Christ, par la volonté de Dieu, et Timothée, son frère, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints dans toute l’Achaïe. » (Deuxième Épître aux Corinthiens, I.1). Saint Cyprien parlera de « l’Évangile du Christ qui fait les martyrs », montrant par là que la sainteté est d’abord de donner sa vie en témoignage pour le Maître, selon la parole du Christ : « Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. »(Évangile selon saint Jean, XV.13). Il ne suffit donc plus d’être baptisé mais de verser son sang en témoignage de la vraie foi. Le martyr se sait indigne d’être à l’image du Christ, voilà pourquoi ce titre de « martyr » fut, à l’origine, réservé au seul Sauveur, comme on peut le lire dans les Lettres des églises de Lyon ou dans celles des fidèles de Smyrne rapportant le martyre des premiers chrétiens. Si les Saints Mystères étaient alors célébrés sur les tombeaux des martyrs, il s’agissait justement de montrer le lien indissoluble entre le sacrifice de la Croix et celui des disciples. Saint Maxime de Turin, dans un sermon (LXXVII), souligne que « ceux qui sont morts pour glorifier sa mort [celle du Christ] doivent reposer dans le mystère de son sacrement. » Ensuite, lorsque cesse la période des persécutions systématiques ou sporadiques, srgiront de plus en plus de figures de confesseurs non martyrs susceptibles de devenir des modèles pour mettre en pratique les vertus cardinales et théologales. Les premiers seront souvent des moines, eux qui, faute de verser leur sang, traversent une sorte de mort spirituelle par leur renoncement à tout. Aux Actes des Martyrs vont succéder les Apophtegmes des Pères des Déserts d’Égypte et de Palestine notamment : saint Paul l’Ermite, saint Antoine le Grand, le père du monachisme, et puis aussi, en Occident, des hommes comme saint Martin de Tours. Leur vie est rédigée, souvent par des écrivains qui sont eux-mêmes des saints : vie de saint Antoine par saint Athanase par exemple. Il y est mis en évidence le double aspect de ces existences exceptionnelles : l’ascèse tout d’abord, car ces moines sont des « athlètes de Dieu », et puis aussi la dimension thaumaturgique car ils guérissent de leur vivant et continueront de le faire après leur mort. Quant aux canonisations formelles et officielles, elles n’apparaîtront que progressivement et tardivement, d’abord sous le contrôle des évêques, puis parfois avec l’avis et l’accord du pontife romain, ceci à partir du VIème siècle et de manière plus solennelle en 993 avec la proclamation de la sainteté d’Ulrich d’Augsbourg par Jean XV. Le terme « canonisation » ne sera employé qu’au début du XIème siècle. Alexandre III, en 1171, rappelle à l’ordre le roi de Suède en lui signifiant que seul le pape peut autoriser le culte d’un saint potentiel. Ce privilège pontifical sera ratifié officiellement par le quatrième concile du Latran en 1215 sous Innocent III et publié dans les Décrétales de Grégoire IX par saint Raymond de Peñafort. Il n’empêche que de nombreuses exceptions subsisteront jusqu’au XVIIème siècle où tout est remis en ordre, dans le mouvement de réforme du concile de Trente, et au XVIIIème siècle où les règles vont être fixées définitivement par Benoît XIV. Ainsi les saints ont d’abord été reconnus comme tels par des petites communautés, avant de l’être par de Églises locales et enfin par l’Église universelle. Dans tous les cas, martyrs et confesseurs sont mis sur les autels d’abord pour le modèle qu’ils peuvent être auprès des fidèles. Ils ont imité Notre Seigneur de la façon la plus parfaite possible et ils nous montrent le Christ à imiter.
Il y a des saints reconnus, des saints moins connus, des saints anonymes, des saints très fêtés, d’autres oubliés. Cela leur fait-il plaisir qu’on les honore ? Ont-ils un peu plus de gloire dans le ciel à cause d’une messe, à cause d’une fête, d’un cierge devant leur statue ?
Il serait difficile et contradictoire d’imaginer des saints qui ont consacré leur vie à Dieu, qui se sont effacés devant Lui, retirer soudain une gloire personnelle de la vénération dont ils seraient l’objet ! Ils ne sont que renoncement et désir d’être, y compris dans le Paradis et l’Église triomphante, des canaux efficaces de la présence de Dieu au sein de l’Église militante. Le culte qu’on leur rend ne leur plaît que dans la mesure où il est une glorification de l’œuvre divine en eux. Ils ne sont pas des idoles et des divinités païennes soucieuses de leur image et se jalousant entre elles. Comme vous le signalez, la plupart des saints sont oubliés, méconnus, mais ils ne le sont point dans le ciel, et les saints populaires sur terre ne paradent pas orgueilleusement dans le Royaume. La sainteté d’ailleurs ne se résume pas à celle qui a été canonisée. Tous les élus sont des saints et seul un petit nombre a été déclaré tel par l’Église, justement parce qu’ils ont vécu de façon plus visible les vertus ou qu’ils ont, par des signes miraculeux, éclairé la foi des fidèles. La sainteté la plus courante apparaît ordinaire et les homes ne s’en soucient guère. Alors combien de saints reconnus officiellement comme tels ? Au moins 6000, même si les listes sont difficiles à dresser, au moins en ce qui regarde ceux qui ont vécu avant le XIIIème siècle. Le Martyrologe, qui propose chaque jour les noms des martyrs et confesseurs fêtés, a connu des ajouts, mais aussi des retraits, des disparitions. Sans dire qu’il existe une mode dans le choix des saints les plus appréciés pour une époque, il existe en tout cas des éléments politiques, au sens large du terme, dans certaines canonisations ou dans la désaffection dont d’autres sont victimes. Malgré tout, la dévotion demeure une chose humaine, donc elle peut varier en intensité ou même disparaître. Cela n’en affecte pas pour autant les saints qui, comme nous l’avons vu, ne sont pas préoccupés par leur gloire personnelle. Parfois, certains bénéficièrent d’un culte extrêmement populaire pendant des siècles, jusqu’à ce que leur sainteté soit remise en cause. Un exemple fameux est celui de Charlemagne, canonisé lors de Noël 1165 à Aix-la-Chapelle par Pascal III. Cette canonisation fut rejetée par l’Église en 1179 au troisième concile du Latran car Pascal III fut considéré comme un antipape élu sous la pression de l’empereur Frédéric Barberousse qui occupa Rome et eut besoin de la figure de Charlemagne pour asseoir son autorité. Cependant le culte de saint Charlemagne se développa dans toute l’Europe jusqu’au XVIème siècle et ses restes enchâssés dans de précieux reliquaires. Charles V voudra en faire le patron du royaume de France. Sainte Jeanne d’Arc dira à Charles VII que saint Louis et saint Charlemagne étaient à genoux en prière devant Dieu pour intercéder pour lui. Louis XI fixera la saint Charlemagne au 28 janvier et en fera un jour chômé. En 1661, la Sorbonne le choisit comme saint protecteur. Même Benoît XIV estimera que Charlemagne peut être vénéré comme bienheureux dans certaines Églises locales. Il faut attendre 1850, sous Pie IX, pour que le culte soit limité à son strict minimum, sans pour autant être supprimé ou interdit. Seule la cour céleste pourrait nous dire si Charlemagne en est membre. Voilà un exemple de canonisation très politique, prononcée par un antipape, condamnée par un concile, prise avec des pincettes par maints Souverains Pontifes et qui, pourtant, fait survivre, jusqu’à aujourd’hui, un culte au grand empereur ayant reçu le titre de « défenseur et auxiliaire de la sainte Église dans tous ses besoins. » Cela nous éclaire aussi sur le caractère d’infaillibilité des canonisations, question complexe que nous aborderons sans doute par la suite. En dehors de ces cas extrêmes, il est vrai que beaucoup de saints, à la vie pourtant riche d’enseignement, demeurent dans l’ombre ici-bas. Sans parler du culte marial et de la dévotion à saint Joseph, seuls quelques-uns sont populaires sur toute la planète : saint Antoine de Padoue, sainte Rita de Cascia, saint Jean-Marie Vianney, sainte Thérèse de Lisieux par exemple. D’autres sont très connus mais n’ont pas forcément leur statue ou leur vitrail dans la plupart des églises : saint Augustin d’Hippone, saint Thomas d’Aquin, même saint François d’Assise et tant d’autres. Il existe aussi certains saints bénéficiant une dévotion très répandue mais dont on sait peu de choses, ou parfois rien, sur leur biographie : saint Christophe est un cas fameux. La tentation fut, après le concile de Vatican II, de les écarter officiellement et de les remiser au placard. Cela s’était d’ailleurs produit auparavant avec le saint pape Pie V qui, pour répondre plus efficacement aux attaques protestantes, avait ordonné un travail historique très pointu sur le culte des saints, exigence renforcée ensuite au XVIIème siècle avec la création de la Société des Bollandistes (du nom de Jean Bolland, jésuite flamand) qui, jusqu’à aujourd’hui se consacre, de manière « scientifique », à l’étude de la vie et du culte des saints. Honorer tous ces saints, fameux, inconnus, oubliés nous rapproche de la cour céleste et nous prépare intérieurement à la rejoindre si nous imitons les vertus de ceux qui ont été ainsi mis sur les autels. Le cierge déposé devant la statue, l’image pieuse dans le missel, la prière récitée, la participation à une procession des reliques ou la vénération de ces dernières, la visite à un sanctuaire sur les lieux où a vécu la personne canonisée, une neuvaine adressée à Dieu par l’intercession d’un de ses serviteurs fidèles, tout cela sont des moyens efficaces pour imiter Notre Seigneur, par le canal de ses saints qui sont des instruments de sanctification. Leur gloire n’est donc que celle de Dieu. Pendant bien des siècles les chrétiens ne célébraient point leur propre anniversaire mais fêtaient leur saint patron, belle manière de s’oublier soi-même et d’ouvrir les portes à la sainteté à laquelle tout baptisé est appelé.
Pourquoi finalement l’Église décide-t-elle qu’on peut honorer tel saint ?
L’Église est toujours très prudente, de la vertu de prudence, comme les vierges sages de l’Évangile. Elle fait sa provision d’huile pour les fidèles. Ces derniers, à chaque génération, ont besoin de recours, de soutiens, de modèles. Comme elle sait se gouverner elle-même grâce à cette vertu de prudence, elle propose des exemples aptes à aider chacun à se gouverner soi-même de façon vertueuse. L’expérience millénaire de la foi montre que les martyrs et les confesseurs ont été des auxiliaires, de leur vivant et dans leur mort, de chaque génération de baptisés. Aussi l’Église n’hésite-t-elle pas à offrir à tous ces précieuses icônes de la sainteté parfaite qui est le Christ Notre Sauveur. Elle ne s’attache pas d’abord à des miracles, même si ces derniers sont nécessaires normalement pour couronner un saint, mais à la vie de ce dernier, regardant comment une telle existence, souvent très lointaine dans le passé, peut éclairer la conduite chrétienne du moment et des générations à venir. Il est vrai cependant que, lorsque les processus de canonisation étaient quasi inexistants ou plus simples, les saints correspondaient sans doute plus aux situations ordinaires des fidèles car l’exclusive n’était pas donnée aux grands ordres religieux, au haut clergé, aux princes, comme cela aura tendance à le devenir à partir du Moyen Âge, ceci pour des raisons politiques et financières (puisque les procès coûtent cher). La période contemporaine a connu, depuis cinquante ans, une surenchère de béatifications et de canonisations à partir de choix discutables et en suivant un processus parfois très simplifié. Il y a là le risque d’oublier que la reconnaissance de la sainteté est d’abord pour le bien des fidèles et non point pour plaire à une famille religieuse ou pour soutenir des opinions de politique ecclésiastique qui risquent bien d’être changeantes au cours des ans. Autant le martyre est une raison suffisante pour reconnaître la sainteté, même tardive, d’un baptisé, autant, pour les confesseurs, est-il préférable d’user d’extrême prudence et de ne pas céder aux modes du temps. La canonisation n’est pas une décoration honorifique, pas un dû. Elle doit être l’apothéose au terme d’un choix judicieux et d’une enquête complète et sans faille.
Les protestants et les modernistes disent qu’on ne doit vénérer que Jésus-Christ, que le culte des saints constitue une sorte d’idolâtrie. Que répondre ?
En France, l’histoire de la sainteté est riche car elle est un des pays, sinon le pays, comptant le plus de catholiques béatifiés ou canonisés. La géographie de nos départements est également modelée autour de tant de villages nommés à partir de saints qui furent les évangélisateurs de la région durant la fin de l’Antiquité et tout le Moyen Âge. Les révolutionnaires ne s’y trompèrent point en débaptisant systématiquement ces villes et ces bourgs qui étaient pour eux symboles de l’obscurantisme, comme par exemple Saint-Denis renommé Franciade. D’une certaine façon, la France est un immense reliquaire, tant par le nombre des saints qui y reposent, qui y sont vénérés, que par l’appellation des lieux ; Tous ceux qui ont lutté contre elle au cours des siècles ne s’y sont pas trompés : les protestants, premiers iconoclastes, détruisirent reliquaires et reliques, brûlèrent les sanctuaires de pèlerinage ; ensuite la Révolution paracheva le sacrilège en s’acharnant sur les reliques et en faisant main basse sur les métaux précieux et les pierreries des reliquaires pour son effort de guerre ; sans oublier enfin, ce qui est un comble, une partie du clergé lui-même, dans la mouvance du concile Vatican II, qui décida que toutes ces superstitions n’avaient plus de sens et qui, protestantisée, fit disparaître les reliquaires de ses églises ou les vendit au plus offrant. Un conservateur du patrimoine me disait il y a trente ans que, dans le département dont il avait alors la charge, les destructions post Vatican II avaient été sans doute plus importantes que lors de la Révolution. Bref, le culte des saints a été mis plusieurs fois à mal dans notre pays depuis le XVIème siècle. Et pourtant, malgré cela, il est toujours vivant ! Les profanateurs ont tous un point commun : en combattant ce culte, ils sont incultes. En effet, dès son origine, l’Église eut à cœur de recueillir le moindre des restes mortels d’un martyr ou d’un confesseur. Dans les Actes de saint Cyprien, il est rapporté que lors de son martyre à Carthage le 14 septembre 258, saint Cyprien agenouillé devant son bourreau fut entouré par des linges déposés par les fidèles qui désiraient conserver son sang versé pour le Christ. Face à l’iconoclasme protestant, le concile de Trente voulut fixer de façon définitive le contenu du culte dû aux saints. Il rappela la distinction entre la latrie, réservée à Dieu, et la dulie, s’appliquant aux saints. La dulie provient du grec doulos, signifiant esclave, serviteur. Il s’agit donc du culte rendu aux serviteurs de Dieu. La Très Sainte Vierge bénéficie, de par sa nature, d’un culte appelé hyperdulie. Ainsi le culte est une réalité qui recouvre plusieurs aspects, puisque ce mot peut être revêtu de maintes significations : culte des ancêtres, culte des grands hommes, culte des saints, culte divin. À noter en passant que même la république athée et anti chrétienne a développé son propre culte des reliques, sans lien avec Dieu, en annexant l’église Sainte-Geneviève à Paris construite sous Louis XV, pour la transformer en Panthéon pour les hommes qu’elle considère illustres et qui, pour la plupart, risquent bien de ne pas être regardés comme tels dans la vie éternelle. Bien sûr, à proprement parler, le seul culte digne de ce nom est celui qui reconnaît la perfection et la toute-puissance de Dieu, la latrie. Les cultes de dulie et d’hyperdulie tiennent leur légitimité de ce culte premier puisqu’ils touchent des créatures qui ont essayé d’imiter Dieu le plus parfaitement possible. Entre la latrie et la dulie, nous ne parlons pas d’une différence de degré mais de nature. En revanche, dans le culte de dulie, il existe des degrés : le culte du saint lui-même a plus de prix que le culte de ses reliques car le premier permet d’avancer dans les vertus par l’imitation, alors que le second n’est qu’un acte de vénération. En fait, les deux doivent être tenus ensemble : la vénération, témoignage de respect, et l’invocation, demande d’intercession pour recevoir une grâce particulière. La plupart des catholiques français ne connaissent pas un détail très savoureux qui montre, là aussi, que la république n’est pas à une contradiction près : le culte de dulie et d’hyperdulie est inscrit, par le ministère de la culture, à l’inventaire du « patrimoine culturel immatériel » (comme par exemple, sic, la pêche à la sardine à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, le repas gastronomique des Français ou le défilé du dieu Ganesh en Île-de-France). Quant à la société moderne, elle n’hésite pas à idolâtrer les « stars » du moment : joueurs de football, acteurs, chanteurs et autres « artistes », tout en méprisant les manifestations du culte des saints qui ne seraient qu’un reste de l’obscurantisme heureusement mis en brèche par les esprits des Lumières. Une telle dérive nous transforme en nains de jardin face aux géants de la foi de l’époque médiévale, âge d’or de l’hyperdulie et de la dulie. Accrochons-nous aux saints comme l’Église nous y invite à chaque messe dans le canon romain et lors de la litanie des saints, ceci jusque dans les prières des agonisants. Ils nous accompagnent jusqu’à notre dernier souffle. Ils nous tirent et nous poussent vers le ciel.
Contre le projet de loi ni bio ni éthique, les évêques appellent au jeûne et à la prière

Voici le document du groupe bioéthique de la CEF :
Le Professeur Joyeux, le vaccin, le ministre et l’Ordre des médecins…
Pr Henri Joyeux “déglingue” le conseil de l’ordre des médecins et Véran #Vaccin pic.twitter.com/d01DgvCDJo
— Le Général💎 (@LE_GENERAL_FR) January 13, 2021
Les bébés non-nés utilisés pour le développement de vaccins étaient en vie lors de l’extraction de tissus
Pamela Acker est biologiste et auteur d’un livre sur les vaccinations. John Henry Westen l’a interrogé et écrit sur Lifesitenews :
Aujourd’hui, j’ai eu le grand plaisir de m’asseoir avec Pamela Acker, l’une des personnes les plus informées au monde sur les vaccins et ce qui les contient. Acker a en fait passé du temps dans un laboratoire de recherche sur les vaccins pendant neuf mois avant de rencontrer le problème éthique et moral de la lignée cellulaire HEK-293. Notre conversation d’aujourd’hui a été l’une des interviews les plus enrichissantes mais aussi profondément dérangeantes que j’ai jamais réalisées pour mon podcast The John-Henry Westen Show.
Acker est biologiste et auteur du livre récemment publié (et extrêmement instructif) Vaccination: A Catholic Perspective. Elle y révèle précisément comment les catholiques devraient penser aux vaccins. Vous pouvez l’acheter auprès de nos amis du Kolbe Center for the Study of Creation. Malheureusement – vraiment déprimant – sous le pape François, le Vatican a largement minimisé sinon totalement ignoré l’importance de la bioéthique. François lui-même a approuvé la semaine dernière le vaccin COVID-19, affirmant que «cela doit être fait». Acker et moi avons discuté de nombreux sujets aujourd’hui pendant plus d’une heure. Veuillez regarder l’intégralité de l’interview si vous le pouvez. L’aspect le plus révélateur de notre conversation, je pense, a été lorsque nous avons discuté des différentes lignées de cellules fœtales utilisées dans les vaccins, en particulier. Il existe actuellement un certain nombre de lignées de cellules fœtales. Il y a WI-38, MRC-5, HEK-293, PER C-6 et WALVAX-2; WALVAX-2 n’est actuellement utilisé dans aucun vaccin, mais a le potentiel d’être utilisé et est actuellement utilisé dans des traitements thérapeutiques. Comme Acker et moi l’avons convenu, la plupart des gens comprennent que c’est un ou deux bébés qui sont morts et qu’ils rejetteront simplement ces lignées cellulaires. Acker parle de ses recherches sur la lignée cellulaire HEK-293 en particulier, et parle du numéro qui se trouve à la fin de ce nom de lignée cellulaire. «HEK» signifie Human Embryonic Kidney et le «293» révèle en fait le nombre d’expériences qu’un chercheur spécifique a fait pour développer cette lignée cellulaire. «Cela ne veut pas dire qu’il y a eu deux cent quatre-vingt-treize avortements, mais pour deux cent quatre-vingt-treize expériences, vous auriez certainement besoin de bien plus d’un avortement. Nous parlons probablement de centaines d’avortements », explique Acker.
Acker poursuit en expliquant pourquoi les chercheurs choisiraient une lignée cellulaire foetale plutôt qu’une lignée cellulaire adulte. Les détails se résument à une réponse: parce qu’ils dureront plus longtemps, qu’ils auront une durée de vie beaucoup plus longue. Cependant, ces lignées cellulaires rencontrent des effets secondaires dangereux, tels que les gènes reçoivent des gènes favorisant le cancer. Acker dissipe le mythe selon lequel ces lignées cellulaires sont créées à l’aide d’avortements spontanés, simplement en comprenant que ces cellules doivent être recueillies dans les cinq minutes suivant l’avortement. Une fausse couche ne fournirait tout simplement pas des cellules suffisamment vivantes pour que les chercheurs puissent utiliser les cellules. C’est là que les choses deviennent très dérangeantes, car dans la plupart des cas, il ne s’agit pas d’un «simple avortement», mais plutôt, dit Acker:
«Ils accoucheront en fait ces bébés par césarienne. Les bébés sont encore vivants lorsque les chercheurs commencent à extraire le tissu; au point où leur cœur bat encore, et ils ne reçoivent généralement aucune anesthésie, car cela perturberait les cellules que les chercheurs tentent d’extraire. Donc, ils retirent ce tissu, tout le temps que le bébé est vivant et dans des quantités extrêmes de douleur. Donc, cela le rend encore plus sadique.
Défaite de Donald Trump : vers un affaiblissement des États-Unis et un accroissement de l’influence chinoise
Selon Marion Maréchal dans Valeurs Actuelles :
[…] L’analyse centrale réside dans la terrible crise sociale, identitaire et politique qui secoue les Etats-Unis, première puissance du monde, et dont l’élection présidentielle n’a été qu’un révélateur de plus après les semaines de saccages et de violences du mouvement Black Lives Matter.
Toutes les fractures de notre société se retrouvent de manière encore plus accrue aux Etats-Unis. L’agenda progressiste et diversitaire de Joe Biden va encore attiser les tensions raciales, renforcer la domination intellectuelle et économique des métropoles sur la périphérie et augmenter le sentiment de déclassement et de mépris de l’Amérique profonde.
Pour preuve l’une des premières déclarations de Joe Biden : « Notre priorité seront les petites entreprises appartenant à des noirs, des latinos, des asiatiques, des amérindiens ; les entreprises appartenant à des femmes » en parlant de l’accès aux aides d’Etats.
Il est probable que les Etats-Unis restent durablement affaiblis sur la scène internationale avec un nouveau président dont une part significative des citoyens considère l’élection illégitime. L’ombre de Donald Trump continuera de flotter sur ce mandat alors que ce dernier gagne en popularité après l’invasion du Capitole (selon l’institut de sondage Rasmussen) et que 42 % des sympathisants républicains vont jusqu’à soutenir les débordements du 6 janvier. Autrement dit, avec 20 % de l’électorat solidement arrimé à lui comme au sauveur spolié, le président sortant risque de peser encore un temps sur la vie politique en empêchant notamment une reconstitution rapide de l’appareil républicain et ce, malgré sa mise à mort numérique par Twitter, Facebook, Instagram, Youtube, Twitch et Snaptchat.
Cette situation instable et dégradée va probablement redistribuer les cartes géopolitiques et renforcer encore davantage la puissance chinoise qui ne rencontrera plus l’opposant résolu que fut Donald Trump sur le chemin de son hégémonie commerciale. La République Populaire de Chine projette une image de grande puissance qui se prépare à prendre le leadership des affaires internationales. La date est donnée : 2049 pour le centenaire de la révolution communiste…
L’ironie du sort veut qu’après avoir vu naître le COVID-19, menti au monde entier sur la réalité de sa dangerosité, tenu en laisse l’OMS dans sa communication pour ne pas ternir sa réputation, la Chine ne s’est presque jamais aussi bien portée, avec un excédent commercial record et une croissance dynamique. Près de 25 % des exportations totales dans le monde proviennent désormais de l’Empire du Milieu, contre environ 20 % avant la pandémie.
L’on s’attend à un renforcement de son influence économique mais aussi diplomatique au regard des relations privilégiées que la Chine entretient avec une grande partie du monde des multinationales. En 2017, le Président du forum de Davos, Klaus Schwab, a reçu le président chinois, Xi Jinping, quand celui-ci se profilait comme le défenseur de la mondialisation contre le protectionnisme et le « nationalisme » de Donald Trump. En effet, la Chine s’engage massivement depuis les élections américaines de 2016 en faveur de la mondialisation dont elle profite largement. Rappelons que la Chine est, avec la Suisse, le seul pays au monde où le Forum économique mondial organise une réunion annuelle. En 2018, ce même Klaus Schwab déclarait : « Dans un monde caractérisé par de grandes incertitudes et de la volatilité, la communauté internationale se tourne vers la Chine afin qu’elle continue à fournir son leadership réactif et responsable, qui donne à nous tous confiance et stabilité. » Une ode surprenante pour qualifier un régime dictatorial où sévit le parti unique et le contrôle total des réseaux sociaux et d’internet ; une alliance de dupe entre le capitalisme financier et mondialisé et le progressisme.
Avec les Etats-Unis affaiblis et une Chine toute puissante, les pays de l’Union Européenne ne peuvent plus se contenter de compter sur la puissance de leur allié pour contenir la force de frappe asiatique et assurer un relatif équilibre mondial.
[…]
Avec l’arrivée de Joe Biden, soutenu par Barack Obama, les commissaires européens renoueront avec leurs bonnes vieilles habitudes entre traités de libre-échange, alignements diplomatiques, délégation de notre sécurité militaire et soumission au règne du dollar. L’importation des idéologies racialistes et de la « cancel culture » des campus américains va s’accélérer dans nos universités. La traditionnelle politique néoconservatrice animée par la certitude d’une « destinée manifeste » américaine, faite d’ingérences belliqueuses, va de nouveau se déployer au risque de déstabiliser des pays et de voir nos nations en payer le prix sur le plan migratoire et terroriste. Rappelons que Donald Trump n’a déclenché aucune guerre quand Barack Obama, prix Nobel de la paix, a lancé au moins trois interventions (Lybie, Syrie, Yémen) dans la droite ligne de l’interventionnisme militaire de ses prédécesseurs.
Si nous ne devons pas nous enfermer dans la guerre sino-américaine qui a prévalu jusqu’ici et développer des relations avec la Chine qui nous soient propres, il est grand temps de nous réveiller face à la concurrence chinoise, de durcir notre politique extérieure commerciale commune, de réserver nos marchés publics prioritairement aux européens, de tisser des liens en dehors de la grille de lecture américaine et notamment avec les Russes qui, à défaut, ne manqueront pas de se jeter dans les bras des Chinois. Car après les chaussures et les vêtements, c’est déjà notre industrie et bientôt notre médecine et les secteurs de pointe qui seront dépassés par la concurrence de l’Empire du Milieu.
La censure de la liberté d’expression, qui fut du domaine des régimes totalitaires, revient aujourd’hui sous une forme nouvelle
Alors que Youtube vient de censurer la chaîne de Donald Trump, Yves Daoudal a traduit un texte du Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki publié sur sa page Facebook :
Je suis né et j’ai été élevé parmi des gens pour qui la liberté était la valeur la plus précieuse. Si nous sommes si attachés à la liberté en Pologne, c’est parce que nous savons ce que ça fait quand quelqu’un essaie de la restreindre.
Pendant près de 50 ans, nous avons vécu dans un pays où il y avait la censure ; un pays où Big Brother nous disait comment nous étions censés vivre, ce que nous étions censés ressentir – et ce qu’il nous était interdit de penser, dire et écrire. C’est pourquoi nous regardons toutes les tentatives de limiter la liberté avec une telle anxiété.
L’un des synonymes de liberté, pour nous les Polonais, a toujours été l’internet, le média le plus démocratique de l’histoire, un forum où tout le monde peut s’exprimer. Un outil qui permet à chaque personne d’avoir un impact, à un degré inconnu jusque-là.
La liberté due à l’absence de régulation d’internet a de nombreux effets positifs. Mais il y a aussi des conséquences négatives : au fil du temps il a été peu à peu dominé par de gigantesques sociétés supranationales, plus riches et plus puissantes que beaucoup de nations. Ces sociétés traitent notre activité en ligne comme une source de profit et pour accroître leur domination mondiale. Elles ont aussi introduit leurs propres critères politiquement corrects, et elles combattent ceux qui s’y opposent.
Nous sommes de plus en plus confrontés à des pratiques dont nous pensions qu’elles appartenaient au passé. La censure de la liberté d’expression, qui fut du domaine des régimes totalitaires et autoritaires, revient aujourd’hui, mais sous une forme nouvelle, dirigée par des sociétés commerciales pour réduire au silence ceux qui pensent autrement.
La discussion consiste en un échange d’idées, ce n’est pas faire taire les gens. Nous ne sommes pas obligés d’être d’accord avec ce que nos adversaires écrivent, mais nous ne pouvons pas interdire à quiconque d’exprimer des idées qui n’enfreignent pas la loi.
Ce qui n’est pas interdit est permis. Aussi sur internet. Il n’y a pas de tolérance pour la censure, et il ne peut y en avoir. Aucune tolérance pour la censure d’Etat, telle que celle à laquelle fut confrontée la Pologne sous le communisme, ni pour la censure privée, telle que nous la voyons aujourd’hui. La liberté d’expression est une pierre angulaire de la démocratie – et c’est pourquoi nous devons la défendre. Ce n’est pas à des algorithmes ou aux propriétaires de gigantesques sociétés de décider quelles opinions sont correctes et lesquelles ne le sont pas.
La Pologne se fera toujours protectrice des valeurs démocratiques, y compris la liberté d’expression. Les propriétaires de réseaux sociaux ne peuvent pas se mettre au-dessus de la loi. C’est pourquoi nous ferons tout pour définir le cadre des opérations de Facebook, Twitter, Instagram et autres plateformes similaires. En Pologne, nous allons régler cela par une législation nationale appropriée. Nous proposerons également que des règlements similaires soient votées dans toute l’Union européenne.
Les médias sociaux doivent nous servir, et non les intérêts de leurs puissants propriétaires. Tout le monde a le droit à la liberté d’expression. La Pologne défendra ce droit.
Lettonie : amendement de la Constitution en faveur du mariage et de la famille
Président de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE), Vincenzo Bassi, a déclaré concernant les modifications constitutionnelles soumises au Parlement letton :
“Nous soutenons les efforts des législateurs lettons en faveur de la reconnaissance du mariage comme l’union stable d’un homme et d’une femme, à la base de la famille, dans sa loi fondamentale”
Ce changement serait dans la même ligne que d’autres Constitutions européennes (Bulgarie, Croatie, Hongrie, Pologne et Slovaquie).
Le Président d’honneur de la FAFCE, Antoine Renard, a également déclaré :
“La reconnaissance de la famille en tant qu’institution de base de la société revient également à reconnaître le rôle crucial qu’un homme et une femme, engagés dans une union stable par le mariage, jouent en étant ouverts à la vie et – en tant que parents – dans l’accueil, la prise en charge et l’éducation de leurs enfants. Leur engagement contribue directement à la croissance économique et sociale et garantit un avenir durable pour l’ensemble de la communauté nationale et humaine”.
Le Président Vincenzo Bassi conclut :
“La pandémie actuelle a démontré à tous et de manière claire le rôle génératif de la famille : il s’agit d’un moment favorable pour les législateurs, de tout parti politique, de reconnaître ce simple fait. Il n’est pas question ici d’idéologie. Tous devraient souhaiter ce changement constitutionnel, qui, nous l’espérons, apportera des fruits concrets aux familles lettones grâce à des politiques favorables à la famille”.
Les données publiées le 22 décembre 2020 par le Bureau central de statistiques letton montrent que 21,6 % de la population lettone était menacée de pauvreté en 2019 et que le risque de pauvreté avait augmenté pour les familles avec des enfants. Cette situation ne fera malheureusement que s’empirer après la crise actuelle. L’amendement constitutionnel qui sera discuté souligne également que l’État “fournit une assistance spéciale aux enfants handicapés, aux enfants laissés sans soins parentaux et aux victimes de violence“.
Plus de 340 millions de chrétiens sont persécutés et discriminés
Mercredi 13 janvier, l’ONG chrétienne évangélique « Portes Ouvertes » a fait paraître son index 2021 mondial des persécutions religieuses.
- Depuis 8 ans, la persécution est en hausse constante. Rien qu’entre l’Index 2017 et l’Index 2021, la persécution a augmenté de 8,11%.
- Pour la première fois, tous les pays du classement affichent au moins un niveau très fort de persécution; dans les 12 premiers, le niveau est même extrême.
- Même si le classement de l’Index se cantonne à 50 pays, force est de constater qu’au total, 74 pays ont présenté des niveaux de persécution extrêmes, très forte ou forte. Au moins 340 millions de chrétiens sont touchés, soit un chrétien sur huit dans le monde.
12 pays se retrouvent en haut du classement de l’Index 2021. C’est le Nigéria qui s’ajoute à cette liste, avec une hausse importante du degré de persécution. Sur les 12 pays en zone de persécution extrême, 7 voient l’intensité de la persécution augmenter (Afghanistan, Libye, Érythrée, Yémen, Iran, Nigéria et Irak), 4 restent à un niveau de persécution similaire à l’année dernière (Corée du Nord, Somalie, Pakistan et Inde). Un seul pays voit la persécution baisser légèrement: la Syrie.
Dans plus d’une dizaine de pays asiatiques, les chrétiens, déjà discriminés en temps normal, se sont vu refuser l’aide alimentaire distribuée par les autorités de leur pays en 2020. En Inde, Myanmar, Bangladesh… Certains, très pauvres, n’ont pu survivre que grâce à l’aide alimentaire distribuée par les ONG. Cette discrimination des chrétiens dans l’accès à l’aide alimentaire a aussi été remarquée au Soudan et au Nigéria.
Les rapports du terrain faisant état d’enlèvements, de conversions forcées et de mariages forcés de femmes et de jeunes filles ont augmenté. On estime par exemple qu’au moins 1.000 jeunes chrétiennes pakistanaises ont été forcées d’épouser un musulman dans la période d’étude de l’Index 2021. La pauvreté accrue liée à la crise de la Covid-19 est un facteur aggravant de la traite des êtres humains, en particulier les chrétiennes, qui sont particulièrement ciblées par les trafiquants.
L’année dernière, Portes Ouvertes avait mis en garde contre l’impact de la culture de surveillance sur la liberté de religion en Chine. Cette surveillance intrusive s’est intensifiée lors de la lutte contre la Covid-19. Cette année, la Chine est revenue dans les 20 premiers pays de l’Index pour la première fois depuis dix ans. Le gouvernement chinois a augmenté les restrictions telles que:
- confiscation des biens, y compris des bibles
- raids, amendes et arrestations de dirigeants d’églises
- interdiction des cultes en ligne
En Colombie et au Mexique, les restrictions imposées par la pandémie de la Covid-19 ont permis aux groupes criminels d’étendre leur contrôle. Ils ont réussi à resserrer leur emprise sur l’Église dans les territoires qu’ils dominent et contrôlent. Le Honduras et le Salvador ont rejoint les pays qui ne figurent pas dans l’Index 2021 et qui connaissent des niveaux élevés de persécution et de discrimination pour des raisons similaires.
La persécution des chrétiens ne s’arrête pas à la seule violation de la liberté religieuse. Elle prend des formes variées qui violent tout un ensemble de droits fondamentaux: discriminations à l’éducation ou à l’emploi, meurtres, torture, détentions arbitraires ou mariages forcés…
Il se suicide pour éviter au pire 180 jours de prison et/ou 1 000$ d’amende ??? [Addendum]
Est-il complotiste de trouver étrange le suicide d’un homme ayant pénétré au Capitole et fouillé dans l’ordinateur de Nancy Pelosi (Dem), qui ne risquait “que” 180 jours de prison et 1 000$ d’amende et qui avait plaidé non coupable ? ?
Christopher Stanton Georgia, 53 ans, a été découvert mort dans le sous-sol de sa maison quelques jours après avoir été arrêté pour sa participation aux émeutes au Capitole, rapporte le Sun.
Il avait pénétré dans le bureau de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, publié une photo de son bureau et fouillé son ordinateur portable.
Son corps a été retrouvé samedi matin par sa femme dans le sous-sol de leur maison d’Alpharetta, en Géorgie. Elle a appelé le 911 pour informer que son «mari est mort» et qu’il y avait «du sang partout». Le bureau du médecin légiste a déclaré à la filiale 11Alive de NBC que l’homme était décédé des suites d’une blessure par balle à la poitrine. Deux fusils semi-automatiques ont été découverts dans la maison. La cause de la mort n’a pas encore été confirmée (…)
L’homme encourait une peine maximale de 180 jours de prison et/ou une amende de 1.000 dollars. Il avait plaidé non coupable devant la Cour supérieure de Washington jeudi 7 janvier.
Addendum – Mise à jour de Sputnik publié le 13/01/2021 :
cet article disait que l’homme en question était celui qui avait fouillé dans l’ordinateur de Nancy Pelosi. Cette information ne peut pas être confirmée, rien n’indiquant en effet que ce manifestant soit celui qui se soit emparé de l’ordinateur de la représentante. Il n’est d’ailleurs pas celui qui s’est fait photographié dans son bureau. Cette confusion est survenue à la suite de publications d’articles en russe et en anglais confondant Christopher Stanton Georgia et Richard Barnett. Sputnik présente ses excuses pour cette confusion.
La différence des sexes (partie 1): une vidéo des Antigones
Les Antigones partent du présupposé d’une complémentarité entre hommes et femmes. Retour sur cette notion désormais polémique et que même ses partisans peinent parfois à expliquer tant elle relève avant tout du bon sens. Cette première émission sur le sujet pose les distinctions philosophiques nécessaires pour mieux comprendre la notion de complémentarité.
Une émission préparée et animée par Iseul Turan et Anne Trewby
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Introduction
Des distinctions à faire dans le contexte contemporain
01:02 Distinguer le sexe et le genre
02:37 La complémentarité suppose la différence
Nature humaine ou nature sexuée ?
03:05 Qu’est ce que la “nature” ?
03:47 Une commune nature humaine
05:09 La différence sexuée n’est pas une nature différente
Essence humaine ou essence sexuée ?
05:51 Qu’est-ce que l’essence ?
06:09 Une seule essence humaine
06:33 Pourquoi parler de nature ou d’essence féminine ?
La différence sexuée est nécessaire
08:20 Que signifie “nécessaire”?
08:49 La sexuation n’est pas une différence comme une autre
10:30 La reproduction sexuée est nécessaire à la survie de l’espèce
La complémentarité pour qualifier la différence sexuée
11:44 La société doit prendre en compte la sexuation
12:30 La complémentarité, un mode de compréhension du monde
La différence sexuée est signifiante
12:59 Contre le “tout culture”
13:20 Redonner son importance au biologique
14:04 Notre corps influence le regard de l’autre
15:32 Notre corps parle de nous
16:53 Notre corps influence notre vécu; notre rapport au monde
Des différences, mais lesquelles ?
20:01 Nos différences pour se rejoindre, l’acte sexuel
21:02 L’expérience de la maternité et de la paternité
Conclusion
22:09 La différence sexuée au coeur de notre humanité
22:55 Un contexte difficile pour la complémentarité
C’est arrivé un 13 janvier…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 13 janvier: saints du jour français ou en France.
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St Hilaire, évêque de Poitiers et docteur de l’église (v. 310-367)
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Hilaire naquit à Poitiers, de parents païens, probablement vers l’année 310. Après une éducation toute profane, il secoua, aidé de la grâce, le joug absurde et impur du paganisme, et reçut publiquement le baptême. Ce païen converti allait devenir l’une des plus brillantes lumières de l’Église, le marteau de l’hérésie et l’apôtre infatigable du dogme de la Sainte Trinité. Il composa notamment le De Trinitate, traité sur la divinité du Christ. La vertu d’Hilaire croissant chaque jour, on ne parlait, dans toute la province de Poitiers, que de la pureté de ses mœurs, de sa modestie, de sa charité et de son zèle.
Lorsque l’évêque de Poitiers vint à mourir, tous les fidèles le demandèrent pour pasteur. Dès lors, Hilaire entra dans la mêlée contre l’hérésie d’Arius et ne quitta pas le champ de bataille jusqu’à son dernier soupir. Ni les menaces des princes, ni la calomnie, ni l’exil, ne purent jamais ébranler son courage. Obligé de quitter son peuple, il se rend en Orient, où il devient le porte-étendard de la vérité chrétienne.
Il est enfin rendu à son troupeau, après plusieurs années d’exil ; ce retour prend le caractère d’un vrai triomphe. « La Gaule tout entière, dit saint Jérôme, embrassa un héros qui revenait victorieux du combat, la palme à la main.»
La France lui a voué un culte spécial, et une multitude d’églises s’honorent de l’avoir pour patron. Un historien a tracé le portrait suivant de saint Hilaire : « Il réunissait en sa personne toutes les excellentes qualités qui font les grands évêques. S’il a fait admirer sa prudence dans le gouvernement de l’Église, il y a fait éclater aussi un zèle et une fermeté apostoliques que rien ne pouvait abattre. »
Sa mémoire liturgique est célébrée le 13 janvier. En 1851, le Bx Pie IX le proclama Docteur de l’Église.
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St Remi de Reims, apôtre des Francs († 533)
Au 13 janvier au martyrologe romain : À Reims, vers 530, la naissance au ciel de saint Remi, évêque, qui, après avoir lavé le roi Clovis dans la fontaine baptismale et l’avoir initié aux sacrements de la foi, il convertit au Christ le peuple des Francs. Il quitta cette vie, célèbre par sa sainteté après plus de soixante ans d’épiscopat. (En France, sa mémoire est célébrée le 15, jour de sa mise au tombeau.)
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Bx Bernon de Cluny, Ier abbé de Cluny († 927)
Bernon, naquit en Bourgogne vers le 850. Il devint l’abbé de Baume, dans le Jura, et donna l’habit à St Odon en 909. L’année suivante il fonda sur les terres de Guillaume le Pieux, duc d’Aquitaine, l’abbaye de Cluny, car les invasions normandes chassèrent les moines des bords de la Loire.
Dans la charte de fondation, il fut stipulé que « les moines du futur monastère, placé sous la Règle de saint Benoît, chercheraient à jamais les merveilles d’un entretien avec le ciel. »
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le 13 ou 14 janvier 367 : décès de Saint Hilaire de Poitiers.
Issu d’une famille aristocratique gallo-romaine de la cité de Lemonum, il est élu évêque de la ville vers 350. Soucieux de l’instruction du peuple, il rédige un Commentaire sur l’évangile de Matthieu, qui est la première œuvre d’exégèse latine qui nous soit parvenue.
En 355, il s’oppose à l’arianisme qui s’étend en Gaule, c’est-à-dire, dans l’Empire romain du milieu du IVe siècle, à l’empereur. Aussi, lors du concile de Béziers de 356, que dominent les ariens, avec à leur tête Saturnin, l’évêque d’Arles, il est excommunié et exilé en Phrygie. L’empereur Constance II décide de réunir simultanément un concile occidental à Rimini et un concile oriental à Séleucie, afin de réconcilier l’Église divisée entre ariens, semi-ariens, et nicéens.
Saint Hilaire cherche à exposer la doctrine catholique à l’empereur dans ses deux Livres à l’empereur Constance. Il présente ses thèses au Concile de Séleucie en 359, et retrouve sa ville de Poitiers en 360-361. Le concile de Paris de janvier 361, influencé par saint Hilaire, condamne clairement l’arianisme et destitue les évêques ariens de Gaule. La principale œuvre de saint Hilaire est le De Trinitate, traité en 12 livres, composé pendant son exil. Il y défend la consubstantialité du Fils avec le Père, contre les ariens qui nient la divinité du Christ, et contre les sabelliens qui ne distinguent pas le Père et le Fils
Saint Martin de Tours le rejoint dans les années 356 et en 360, fonde l’abbaye de Ligugé à proximité de Poitiers. Hilaire est très probablement à l’origine de la construction du baptistère Saint-Jean de Poitiers, qui est l’un des plus vieux monuments chrétiens actuellement subsistant en France.
Considéré comme Père de l’Église, Saint Hilaire de Poitiers a été élevé au rang de docteur de l’Église par le pape Pie IX en 1851. Il est fêté le 13 janvier, la date présumée de sa mort.
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le 13 janvier 533 : mort de Saint Remy.
Saint Remy est un des saints évangélisateurs de la France. Sa mission, reçue du pape, est de convertir et de guider sur le chemin de la foi notre premier Roi. Nous ne pouvons que relire aujourd’hui sont testament qui s’adresse particulièrement au chef de notre nation, quel qu’il soit ! Citons le Marquis de la Franquerie*, dans La mission divine de la France :
« Le testament de Saint Remy a une importance capitale pour nous Français; c’est une véritable vision d’avenir qui prend une autorité toute particulière du fait que le grand Pape Saint Hormisdas écrivit à Saint Remy lorsqu’il l’institua en ces termes Légat pour toute la France. »
“Nous donnons tous nos pouvoirs pour tout le Royaume de notre cher Fils spirituel Clovis, que par la grâce de Dieu vous avez converti avec toute sa Nation, par un apostolat et des miracles dignes du temps des Apôtres.”
Ce testament le voici :
« Que le présent testament que j’ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les évêques de Reims, mes frères, soit aussi défendu, protégé partout envers et contre tous par mes très chers fils les Rois de France par moi consacrés au Seigneur** à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ et la grâce du Saint-Esprit.
Qu’en tout et toujours il garde la perpétuité de sa force et l’inviolabilité de sa durée…
Mais par égard seulement pour cette race royale qu’avec tous mes frères et co-évêques de la Germanie, de la Gaule et la Neustrie, j’ai choisie délibérément pour régner jusqu’à la fin des temps, au sommet de la majesté royale pour l’honneur de la Sainte Eglise et la défense des humbles.
Par égard pour cette race que j’ai baptisée, que j’ai reçue dans mes bras ruisselante des eaux du baptême: cette race que j’ai marquée des sept dons du Saint-Esprit, que j’ai ointe de l’onction des rois, par le Saint Chrême du même Saint-Esprit;
J’ai ordonné ce qui suit:
I° MALÉDICTIONS
Si un jour cette race royale que j’ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait:
Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims.
Une deuxième fois par les églises réunies de Reims et de Trêves***. Une troisième fois par un tribunal de trois ou quatre archevêques des Gaules.
Si à la septième monition il persiste dans son crime, trêve à l’indulgence! Place à la menace!
S’il est rebelle à tout, qu’il soit séparé du corps de l’Eglise, par la formule inspirée aux évêques par l’Esprit-Saint: parce qu’il a persécuté l’indigent, le pauvre, au cœur contrit; parce qu’il ne s’est point souvenu de la miséricorde; parce qu’il a aimé la malédiction, elle lui arrivera; et n’a point voulu de la bénédiction, elle s’éloignera.
Et tout ce que l’Eglise a l’habitude de chanter de Judas le traître et des mauvais évêques, que toutes les Eglises le chantent de ce roi infidèle.
Parce que le Seigneur a dit: “Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens, c’est à Moi que vous l’avez fait, et tout ce que vous ne leur avez pas fait, c’est à Moi que vous ne l’avez pas fait.
Qu’à la malédiction finale on remplace seulement, comme il convient à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté:
Que ses jours soient abrégés et qu’un autre reçoive sa royauté!
Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescris, qu’ils reçoivent pour eux la malédiction destinée au prince coupable: que leurs jours soient abrégés et qu’un autre occupe leur siège.”
II° BÉNÉDICTIONS
“Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu.
Qu’aux bénédictions de l’Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale s’ajoute la plénitude des bénédictions divines!
Que de cette race sortent des rois et des empereurs*** qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l’avenir suivant la volonté du Seigneur pour l’extension de la Sainte Eglise, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s’asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur. Ainsi soit-il.”*****
Et le marquis poursuit :
« Ce testament signé du grand Evêque le fut également par six autres Evêques et d’autre Prêtres. Trois de ces Evêques sont réputés pour leur sainteté: Saint Vedast, Evêque d’Arras, Saint Médard, Evêque de Noyon, Saint Loup, Evêque de Soissons. Ils le signèrent sous la formule suivante:
“X…, Evêque.
Celui que mon Père Remy a maudit, je le maudis, celui qu’il a béni, je le bénis.
Et j’ai signé.”
Et Baronius, le savant Cardinal (cité par Caesar Baronius, Annales Ecclesiastici, tome VI, Bibl. Nation. H. 106, p. 635 et 636.), après onze siècles d’expérience, de constater:
“Malgré les crimes de ses Rois, le Royaume de France n’est jamais passé sous une domination étrangère et le peuple Français n’a jamais été réduit à servir d’autre Peuples. C’est cela qui a été accordé par une promesse divine, aux prières de Saint Rémi, suivant la parole de David (Ps. 88): Si mes Fils abandonnent ma loi; s’ils ne marchent point dans la voie de mes Jugements; s’ils profanent mes justices et ne gardent point mes commandements, je visiterai leurs iniquités avec la verge et leurs péchés avec le fouet; MAIS JE N’ELOIGNERAI JAMAIS DE CE PEUPLE MA MISERICORDE.”
*(tiré de Migne, t. 125, p. 1168. Hincmar – Vita Sancti Remigii cap. LIV. Baronius, Annales Ecclesiastici — Tome VI, p. 635. ; et de Migne, t. 135, p. 60 à 68. Flodoard, Historia Remensis Ecclesiae lib. I. ch. XVIII, Testamentum ab ipso editum.)
** mis en gras ou majuscules par le marquis de la Franquerie.
***Ainsi, à l’origine même de notre Histoire, nous trouvons indiquée, comme frontière naturelle de notre pays, la rive gauche du Rhin. (Note de bas de page de La mission divine de la France ; Editions ESR page 59)
****Comme les Rois de France ont été fidèles! Le nombre des couronnes que leur race a portées est là pour le prouver, la Race Royale de France a régné en effet en France, en Lorraine, en Allemagne, en Hongrie, en Pologne, en Savoie, en Italie, à Constantinople, en Espagne, à Parme, à Naples, en Sicile, au Portugal, en Autriche, au Brésil, etc… (Note de bas de page de La mission divine de la France, page 60)
***** L’authenticité indiscutable de ce document capital pour notre Histoire a été prouvée par l’Abbé Dessailly, de l’Académie de Reims, dans un ouvrage fondamental et décisif sur la question: “L’authenticité du grand Testament de Saint Remy“, publié au siècle dernier, chez Dumoulin, à Paris.
Chasse de Saint Rémi, visible dans l’Abbaye de Saint Rémi à Reims
Enfin relisons la lettre écrite par le Saint au Roi Clovis, à l’issue de la bataille de Soisson. Clovis fait alors figure d’héritier de l’Empire Romain d’Occident. Dans cette missive, l’évêque de Reims vante les mérites de Childéric 1er, le père du jeune Roi des Francs. Puis, avec beaucoup de diplomatie, il incite le nouvel homme fort des Gaules du Nord à la plus grande bienveillance à l’égard des institutions chrétiennes et en particulier des communautés catholiques :
Lettre à Clovis, Chef insigne et remarquable par ses mérites.
« Un grand bruit vient de parvenir jusqu’à nous: la conduite de la guerre vous a donné la victoire. Il n’est pas étonnant que vous soyez dès à présent ce que vos pères ont été. Ce qui vous reste à faire maintenant, c’est de ne point vous écarter des voies du Seigneur qui a récompensé votre humilité, en vous élevant au faîte suprême : comme dit le vulgaire, l’œuvre de l’homme se juge par ses fruits. Vous devez vous entourer de conseillers capables de vous valoir bonne renommée. Que votre administration soit intègre et honnête. Vénérez les pontifes chrétiens de votre territoire et recherchez leurs avis. Si vous êtes en bonne intelligence avec eux, votre territoire s’en trouvera affermi. Soulagez vos concitoyens, relevez les affligés, soulagez les veuves et les orphelins, afin que tous vous aiment et vous craignent. Que la justice sorte de votre bouche. N’attendez rien des pauvres et des étrangers : ne consentez point à recevoir des présents. Que votre prétoire soit ouvert à tous et que personne n’en sorte affligé. Engagez votre patrimoine à racheter les captifs et à les délivrer du joug de la servitude. Si quelqu’un paraît en votre présence, qu¹il ne se sente pas regardé comme un étranger. Délassez-vous avec les jeunes gens, mais travaillez les affaires avec les vieillards si vous voulez passer pour grand, si vous voulez vraiment régner. »
Remy, évêque, l’an 485
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le 13janvier 888 : mort du Roi Charles III le Gros.
L’empereur d’occident et Roi des Francs, Charles le Gros meurt à Neidingen sans héritier légitime. Eudes, fils de Robert le Fort, qui a combattu l’invasion normande en Francie occidentale, est désigné comme son successeur. Eudes est proclamé Roi des Francs de l’Ouest le 29 février et règne jusqu’en 898.
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le 13janvier 1129 : ouverture du concile de Troyes.
Ce concile est convoqué par le pape Honorius II à la demande d’Hugues de Payns, pour reconnaître officiellement l’Ordre du Temple, dont la règle, rédigée par SaintBernard, est approuvée par le concile. L’ordre des Templiers a été fondé dix ans avant, sous l’impulsion du chevalier Hugues de Payns, à partir d’une milice appelée les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. Le roi de Jérusalem, Baudouin II, avait alors logé les premiers chevaliers sur l’ancien temple de Salomon, duquel ils tirent leur nom.
Leur mission consiste à protéger les pèlerins venus en Terre sainte. L’ordre s’enrichit ensuite très rapidement et gagne en puissance, servant de banquiers à toute l’Europe.
L’ordre religieux et militaire, issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge, participe activement aux nombreuses batailles, lors des croisades et de la Reconquête. Après la perte définitive de la Terre sainte en 1291, l’ordre, victime de la lutte entre la papauté et Philippe le Bel, est dissous par le pape Clément V, le 22 mars 1312, à la suite d’un procès en hérésie. La fin tragique de l’ordre amène encore aujourd’hui à nombre de spéculations et de légendes sur son compte. (Voir les chroniques des 18 et 22 mars et du 3 avril).
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le 1 janvier 1151 : l’abbé Suger meurt à Saint-Denis, pendant l’office de Prime.
Les origines de celui qui devient abbé de Saint Denis sont controversées. Il est Régent de France de 1147 à 1149 lors du départ de Louis VII pour la deuxième croisade. À son retour, le Roi le proclame « Père de la Patrie ». Lorsque Louis VII évoque l’idée de faire annuler son mariage avec Aliénor, Suger tente de l’en dissuader. Ce n’est qu’après la mort de Suger que Louis VII met son idée à exécution. Sa tombe, comme beaucoup d’autres, est profanée en 1793.
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le 13janvier 1374 : le Roi Charles V, le Sage, prend une seconde ordonnance sur l’organisation de l’armée.
Charles V, qui aura préparé minutieusement la reconquête de son territoire, met sur pied l’armée de la reconquête. La lutte contre les Grandes Compagnies permet de mettre au point une nouvelle organisation des troupes et de repérer des capitaines fiables et fidèles, comme Bertrand Du Guesclin, son cousin Olivier de Mauny, nommé chambellan par le Roi, ou Olivier de Clisson. On organise autour d’eux de petites armées composées de routiers d’une centaine d’hommes que l’on solde pour être sûr qu’ils ne deviendront pas des pillards pendant les périodes de trêve.
Une armée permanente de près de 6000 hommes est ainsi constituée. Ce sont le plus souvent des volontaires français, de petite noblesse, et des arbalétriers italiens. Pour prendre les forteresses, une artillerie conséquente est aussi formée.
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le 13janvier 1691 : première médaille de l’Amérique française.
À la mi-octobre 1690, l’amiral anglais Phipps assiège Québec, commandée par le comte de Frontenac. La réponse du gouverneur à l’émissaire est la suivante : «Je vous répondrai par la bouche de mes canons!» Le siège dure à peine plus de huit jours. Incapables de maintenir leurs positions sur les battures de Beauport, pilonnés sans relâche par les batteries françaises, les Anglais finissent par se retirer lamentablement.
Frontenac, pressé de rendre compte au Roi de cette victoire affrète une frégate, la Fleur de Mai, et demande au baron de La Hontan de lui servir d’émissaire ; alors que le froid et la glace endommagent les navires dans la rade. Le navire quitte Québec le 29 novembre, pour La Rochelle. Un peu moins de six semaines plus tard, le 13 janvier 1691, Louis XIV reçoit la nouvelle.
Il en éprouve tant de joie qu’il décide de faire frapper une médaille, la première médaille de l’Amérique française.
Elle commémore la libération de Québec en 1690.Sur l’avers, le profil de Sa Majesté avec l’inscription Ludovicus Magnus Rex Christianissimus. Sur le revers, une figure allégorique représentant la ville de Québec assise sur son rocher, avec la sentence Francia in Novo Orbe Victrix, les mots Kebeca Liberata et l’année M.DC.XC.
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le 13 janvier 1898 : Émile Zola publie dans L’Aurore sa lettre ouverte au président Faure, J’accuse, consacrée à l’affaire Dreyfus.
Le titre lui est soufflé par Georges Clemenceau, alors éditorialiste du journal.
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le 13 janvier 1908 : Henri Farman fait son premier vol avec passager sur un biplan.
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le 13 janvier 1913 : le pape interdit la projection de films dans les églises, même s’ils ont un contenu religieux.
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le 13 janvier 1934 : mort du « capitaine Marchand »
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Jean-Baptiste Marchand, reste toujours attaché à la déconvenue de Fachoda mais sa passionnante carrière militaire, en particulier durant la Grande Guerre restée occultée.
Il nait le 22 novembre 1863 à Thoissey dans l’Ain. En 1883 qu’il choisit la carrière des armes et s’engage à Toulon dans le 4e Régiment d’Infanterie de Marine comme simple soldat. Reçu au concours de l’École de Saint-Maixent en 1886, il en sort avec le grade de sous-lieutenant et rejoint de nouveau la Coloniale à Dakar. En 1889, il participe à l’expédition contre la forteresse de Koundian au Mali. Il y est grièvement blessé, mais sa conduite au feu lui vaut la Légion d’Honneur.
Promu Capitaine, Jean-Baptiste Marchand retourne en France, mais demande à repartir en Afrique. Sa requête acceptée, il explore la Côte d’Ivoire, le Pays Baoulé et le Bandamana avant de participer aux opérations contre Samory Touré dirigées par le Colonel Humbert.
Ayant reçu en 1895, le commandement de la Mission Congo-Nil, il traverse toute une partie du Sahara pour relier l’embouchure du Congo au Nil Blanc (Soudan). La mission démarre en juillet 1896. En juillet 1898, Marchand arrive au poste de Fachoda au Soudan, sur les bords du Nil. Mais les hommes de la petite mission d’exploration française ont la mauvaise surprise de voir arriver l’armée anglo-égyptienne de Lord Horation Kitchener, qui mène une conquête systématique du cours du Nil. Contraint de négocier avec Kitchener un retrait de Fachoda avant de gagner Djibouti quelques mois plus tard, le capitaine Marchand est considéré par l’opinion publique en française comme un héros.
Promu Colonel, il est placé à la tête du 4e Régiment d’Infanterie de Marine. Le Colonel Marchand retourne ensuite à la vie civile et est élu Conseiller Général du Gard en 1913.
Lors du déclenchement de la Grande Guerre, le Colonel Marchand reprend du service et est réintégré dans les unités coloniales. Après plusieurs blessures et de nombreuses citations, en avril 1917, Marchand commande la 10e Division Coloniale lors de l’assaut du Chemin des Dames. Elle rejoint ensuite successivement les secteurs de Verdun et de Saint-Mihiel. En juin 1918, la 10e Coloniale est incorporée à la VIe Armée de Duchêne dans le secteur de la Marne. Marchand la mène alors avec succès lors des durs combats de la Seconde bataille de la Marne, notamment à Château-Thierry. Jean-Baptiste Marchand s’éteint le 13 janvier 1934 à Paris. Il est inhumé dans son bourg natal de Thoissey. Voir les chroniques du 29 juin, du 10 juillet, du 18 septembre, du 11 décembre.
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le 13 janvier 1935 : les Sarrois se prononcent pour le rattachement de la Sarre à l’Allemagne.
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le 13 janvier 1995 : Mgr Jacques Gaillot est destitué de sa charge d’évêque d’Évreux par le Vatican.
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le 13 janvier 2000 : une équipe internationale de chirurgiens dirigée par le Pr Jean-Michel Dubernard effectue une double greffe des mains à l’hôpital Edouard-Herriot de Lyon sur un peintre en bâtiment de 33 ans, une première mondiale.
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le 13 janvier 2002 : décès de Pierre Joubert, dessinateur français.
Inutile de présenter Pierre Joubert dont le Salon Beige se permet de reproduire quelques unes de ses illustrations et invite ses lecteurs à prier en ce jour pour le repos de celui dont les dessins ont enchanté tant et tant de générations d’adolescents.
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le 13 janvier 2013 : 800 000 opposants au “mariage homosexuel” manifestent à Paris.
340 000 selon les services de la Préfecture de paris, la PPP, plus habiles à effacer des preuves sur les photos qu’à faire des additions. Il est vrai que si l’algèbre et les mathématiques sont aussi bien enseignées que l’Histoire dans « les écoles de la république », ces fonctionnaires ont quelques excuses.
“Mur des cons” : la Cour de cassation a rejeté les pourvois de l’ex-présidente du syndicat de la magistrature
Retour sur cette affaire qui aura duré sept ans et réaction sur Boulevard Voltaire du général Philippe Schmitt :
