Marchons Enfants manifestera samedi 10 octobre à 14 h à Toulouse, place du salin
Fin juillet, 23 associations dont Alliance Vita, Associations Familiales Catholiques, Comité Protestant Evangélique Pour La Dignité Humaine (CPDH), La Manif Pour Tous etc… regroupés sous le label « Marchons Enfants » alertaient sur l’adoption par l’Assemblée nationale en 2ème lecture du projet de loi Bioéthique.
Aujourd’hui, ils appellent à manifester le 10 octobre prochain dans toute la France, par attachement aux droits des plus fragiles, contre le marché de la procréation avec la PMA sans Père et l’engrenage eugénique, contre la création de chimères homme-animal, contre ce projet de loi qui est Ni Bio, Ni Éthique.
En Occitanie, les associations Marchons enfants vous donnent rendez-vous pour une manifestation régionale
Samedi 10 octobre à 14 h à Toulouse, place du salin
Retrouvez toutes les manifestations sur cette carte :
La 3e édition du Feiz e Breizh a bien eu lieu
Feiz e Breizh, « Foi en Bretagne » : le pèlerinage breton vers Sainte Anne d’Auray s’est déroulé fin septembre, en nombre restreint en raison des mesures sanitaires. Retrouvez le récit des pèlerinages 2018 et 2019.
Ainsi, une trentaine de membres de l’organisation du pèlerinage Feiz e Breizh, accompagnés par leurs familles, ont-ils pu pèleriner, sous un soleil de circonstance, sur les chemins de Bretagne, pour plaire à Dieu et perpétuer dans la Tradition notre œuvre missionnaire.

Détournement de mineures
Lu dans Présent :
Le décret a été publié au Journal officiel le 27 août dernier et rend la contraception gratuite pour les mineures de moins de 15 ans (elle l’était déjà depuis 2013 pour les adolescentes de 15 à 18 ans). Le but affiché de cette mesure est de faire baisser le taux de recours à l’avortement chez les 12-14 ans. Il serait certainement plus efficace d’apprendre à ces adolescents à se respecter eux-mêmes et les autres en favorisant une réelle éducation affective et sexuelle – dispensée par les parents dont c’est le rôle – qui ne soit pas la liste exhaustive de toutes les positions et perversions sexuelles possibles et imaginables et qui considère la fécondité comme un frein à une sexualité débridée.
Plutôt que de lire les commentaires trumpophobes, regardez le débat
Le premier de trois débats entre le président Donald Trump et l’ex Vice-président Joe Biden, mardi soir à Cleveland, d’une durée de 90 minutes, peut être revu ici, CNEWS ayant assuré la traduction en direct :
Trump est tranchant, parfois moqueur :
« Tu as eu 47 ans pour faire quelque chose et tu n’as rien fait, Joe ; moi, j’ai construit la meilleure économie en un temps record. »
Biden est resté lui-même : flou :
« Combien parmi vous ont perdu un être cher à cause du COVID-19 ? »
Concernant les émeutes, Trump a souligné l’intenable position de Biden qui a considéré comme « légitimes » et « pacifiques » les pillages et les incendies. Il rappela que sur vingt villes en proie au chaos, dix-huit étaient dirigées par des maires démocrates…
Dieu merci ! La France est chrétienne même si les Français l’ont parfois oublié…
Excellent texte de Gabrielle Cluzel sur Boulevard Voltaire :
Jean Castex est-il bien laïquement correct ? Le Huffington Post entend visiblement prouver le contraire, vidéo à l’appui : « Jean Castex aime beaucoup remercier Dieu… » « Pour parler de l’épidémie de coronavirus, de l’insécurité ou de l’attaque à Paris, le Premier ministre a une expression favorite : Dieu merci ! »
Le journaliste interroge : “Laïcité républicaine et évocation divine font-elles bon ménage ? “, et répond aussitôt : « En arrivant à Matignon, Jean Castex a situé la laïcité au centre des valeurs qui guideront son action. Mais depuis, le Premier ministre a régulièrement recours à l’expression “Dieu merci” dont l’usage peut apparaître en contradiction avec le principe de neutralité de l’État qui s’impose à tous ses représentants. » Et pourquoi pas, tant qu’on y est, Doux Jésus ou Bonté divine ?
C’est un tic de langage involontaire, bien sûr, mais c’est sans doute presque pire, vu de la fenêtre du Huffington Post : tellement naturel et intériorisé que le Premier ministre n’y pense même plus. Monsieur Jourdain fait de la prose sans le savoir, Monsieur Castex de la louange sans s’en apercevoir. Peut-être, somme toute, peut-on voir dans ce « Dieu merci », même inconscient, une forme d’humilité réaliste. Sans l’intervention du Ciel, s’il n’avait fallu compter que sur les ordres, les contre-ordres et les désordres de l’État, la situation en matière de Covid-19 ou de terrorisme pourrait être bien pire. Une sorte de petit miracle, vous voyez. Et donc Jean Castex épingle discrètement un ex voto sur chaque plateau télé, fait son action de grâce médiatique (…)
Quel « chemin de croix » que le Covid-19 pour nos restaurateurs qui, bien que trimant à la « sueur de leur front », ont le sentiment d’être pauvres comme « Job », ils sont parfois tentés de « baisser les bras » et même d’être les « boucs émissaires » de cette crise, et le gouvernement, qui n’a rien vu venir, devrait faire son « mea culpa » plutôt que de nous imposer ses « jérémiades », en s’en « lavant les mains », tandis que, dans les maisons de retraite, les pensionnaires privés de visite pleurent comme des « Madeleine »…
Quand la gauche radicale assume tranquillement vouloir interdire à la droite de s’exprimer
Cela se passe sur une radio publique (qui se plaint par ailleurs de prises de parole de droite trop nombreuses ailleurs) sans que personne ne s’émeuve. Imaginez que Marion Maréchal ou Eric Zemmour ait dit à peu près la même chose. On crierait au retour des heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire :
“(…) dans la matinale de France Inter présentée par Léa Salamé, c’était bien une figure de la gauche radicale qui a pu développer sa pensée dans un long monologue.
« Le but de la gauche, c’est de produire des fractures, je suis contre le paradigme du débat, de la discussion et je l’assume […] Je pense que nous perdons notre temps dans des chaînes d’info à débattre avec des gens inconvaincables et que nous ratifions la possibilité qu’ils fassent partie de l’espace du débat. La politique est de l’ordre de l’antagonisme », glisse-t-il dans un premier temps. Avant d’aller encore plus loin dans son argumentaire : « Il faut reproduire un certain nombre de censures dans l’espace public pour rétablir un espace où les oppositions justes prennent le pouvoir sur les opinions injustes », lance Geoffroy de Lagasnerie devant une Léa Salamé quelque peu interloquée.
« Ça veut dire quoi rétablir une forme de censure dans l’espace public ? », lui demande-t-elle alors. « Ça veut dire […] Plus qu’à la censure, je suis plutôt favorable à une forme de mépris que la gauche doit avoir pour les opinions de droite », continue-t-il sans sourciller « On se met à être contaminés dans nos espaces de gauche par ces prises de parole complètement délirantes plutôt que les laisser tranquille dans leur coin, dans leur silence, les mépriser, les renvoyer à leur insignifiance » (…) [Le thème de la contamination est visiblement à la mode pour la gauche intolérante, NDPC]
Dans la foulée, Geoffroy de Lagasnerie a déploré que l’« on sacralise deux choses : le travail et la famille. Quand vous faites régner une politique qui, au nom de la santé, s’appelle Travail Famille Patrie, vous rentrez dans un mood pas très sympathique », dit-il, ajoutant que « les gens de sa génération » vivent « depuis 40 ans sous la droite et on en peut plus » (…)
La bonne nouvelle, c’est que sommes dirigés par la droite depuis 40 ans. Cela nous avait malheureusement échappé…
La mauvaise nouvelle, c’est que les adeptes du goulag sont toujours bien présents.
Le visage du bolchévisme
Au début c’est amusant, on croit avoir affaire à un humoriste :
Geoffroy de Lagasnerie, sociologue : “Les gens de ma génération, ça fait 40 ans que nous vivons sous la droite et on en peut plus. Il y a un sentiment d’étouffement politique” #vote #le79Inter pic.twitter.com/Kzai8PVzXF
— France Inter (@franceinter) September 30, 2020
Et puis ensuite ça devient moins drôle :
Geoffroy de Lagasnerie, sociologue : “Le respect de la loi n’est pas une catégorie pertinente pour moi, c’est plutôt la justice : je rappelle que la personne la plus condamnée de France, c’est le préfet de police de Paris” #le79Inter pic.twitter.com/hqdAN1M7k4
— France Inter (@franceinter) September 30, 2020
Et puis ça devient franchement inquiétant :
Geoffroy de Lagasnerie, sociologue : “Le but de la #gauche, c’est de produire des fractures, je suis contre le paradigme du #débat et je l’assume” #le79Inter pic.twitter.com/tblwyg2v7c
— France Inter (@franceinter) September 30, 2020
Mais c’est cela la gauche :
Geoffroy de Lagasnerie, sociologue de gauche : “Je suis contre le débat. Il faut rétablir de nouvelles formes de censure dans l’espace public pour que les idées justes prennent le pouvoir sur les idées injustes” – https://t.co/VttjHQNKrP pic.twitter.com/BOG5zx9t7R
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) September 30, 2020
Geoffroy de Lagasnerie, philosophe et sociologue, est Professeur à l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy. A ses heures perdues, il doit sans doute rejoindre les antifas.
Mineurs isolés
L’agresseur au hachoir, à proximité des anciens locaux de “Charlie hebdo”, était vraisemblablement arrivé en France au titre de la prise en charge des “mineurs isolés”. Bien qu’il ait, semble-t-il, 25 ans. Et il paraît que la “justice” refuse régulièrement de faire faire les tests qui permettraient de vérifier l’âge de ces pseudo “mineurs isolés”. D’où notre enquête (qui ne risque pas de se voir dans les médias “mainstream”): pensez-vous que la France devrait systématiquement vérifier l’âge des “mineurs isolés”?
Vous pouvez répondre ici.
L’islam est-il une religion ?
La Petite Feuille Verte se pose la question :
La question posée par le titre peut surprendre. Elle mérite pourtant d’être examinée de près, compte tenu des implications de plus en plus nombreuses et variées de l’islam dans des domaines qui sortent du cadre strictement religieux (sociaux, juridiques, militaires, politiques et géopolitiques). En fait, la dimension religieuse de l’islam est en principe inséparable de ses aspects temporels. C’est pourquoi, s’il est impossible de nier à l’islam la qualité de religion, il convient d’en préciser le sens et les spécificités afin de le situer dans le concert des religions du monde.
QU’EST-CE QU’UNE RELIGION ?
Le Petit Larousse propose deux définitions conjointes pour le mot «religion»: «Ensemble de croyances et de dogmes définissant le rapport de l’homme avec le sacré»; «Ensemble de pratiques et de rites propres à chacune de ces croyances». Dans la religion, il y a donc une «orthodoxie» (ce qu’il faut croire) et une «orthopraxie» (ce qu’il faut faire).
Pour Rémi Brague, le monde des religions se présente sous une forme plus complexe:«Le fait qu’on admette l’existence d’un principe suprême de l’Être, qu’il s’agisse d’un absolu abstrait ou du personnel d’un Dieu, ne constitue pas encore une religion. Pour que celle-ci naisse, il faut aussi que l’on soit au clair sur la voie qui permet d’atteindre cet Absolu ou à un Dieu. Cet élément manque, par exemple, chez les philosophes grecs de la période classique. Aristote, qui admet l’existence d’un premier moteur immobile et l’appuie sur des démonstrations, allant jusqu’à lui donner le nom de «dieu» (theos), ne conçoit pas ce dieu comme constituant l’objet d’une religion “. Aristote était donc l’adepte d’un« monothéisme non religieux »(Sur la religion, Flammarion, 2018, p. 18 et 48). Brague souligne aussi l’existence de religions inventées,
Alain Besançon s’intéresse lui aussi à la diversité religieuse dans le monde. « Beaucoup de religions païennes connaissent, au-dessus du peuple des dieux, un dieu supérieur qui tend à absorber en lui les divinités subordonnées […]. Le vieux dualisme de la religion perse se résout, dans la doctrine de Zoroastre, au monothéisme autour d’Ahoura Mazda. Les Sikhs croient en un seul Dieu, absolu, éternel, créateur, transcendant » (Problèmes religieux contemporains, Éd. de Fallois, 2015, p. 173).
L’approche chrétienne
Le monde du religieux est varié et ne revêt pas toujours la conception que s’en font les chrétiens dans leur approche des religions. Car ils n’en restent pas spontanément à la simple phénoménologie qui les décrit: monothéistes, polythéistes, païennes, et même civiles (la laïcité serait-elle la religion de la République française?). Si l’on privilégie l’expression «traditions religieuses de l’humanité», comme le fait le magistère catholique depuis quelques décennies, on opère un premier tri à partir du «contenu» relativement transcendant ou, au contraire, sécularisé, du phénomène religieux . On évite ainsi l’indifférenciation avec les opinions philosophiques et métaphysiques. Mais la ligne de partage, dans l’approche chrétienne, est plus profonde et se situe dans la réalité de ce que sont les religions: l’une est révélée, les autres sont naturelles. Il faut ajouter que certaines religions mêlent en une seule dénomination plusieurs de ces caractéristiques.
Dans un souci de clarté, il convient donc de s’interroger sur les particularités de l’islam comme religion, et ceci dans un certain nombre de registres.
L’ISLAM : MONOTHÉISME ET RÉVÉLATION
Les musulmans croient en un Dieu unique, créateur et juge (Allah), auquel ils vouent un culte approprié et prescrit. Ils croient aussi que leur religion est celle qu’Allah a voulu pour tous les hommes, au point de l’avoir inscrite dans leur nature dès la création d’Adam, et qu’Il l’a « rappelée » (Coran 19, 51) aux peuples égarés (juifs, chrétiens, païens) par le Coran incréé, en se servant de Mahomet, chargé de clore le cycle prophétique au VIIème siècle.
Quel lien avec la Bible ?
L’islam est fréquemment classé parmi les religions monothéistes, abrahamiques ou religions du Livre. Ces formulations servent à le présenter comme apparenté au judaïsme et au christianisme. Pourtant, des différences essentielles opposent l’islam au christianisme.
- Dans le christianisme, Dieu Se révèle à travers l’histoire biblique, Il se fait connaître aux hommes par l’Incarnation de son Verbe, Jésus-Christ, sauveur du monde. Il est Amour dans son Être même, ce qui s’exprime par la Trinité des Personnes divines.
- L’islam présente un Dieu Un et seulement Un. « Impénétrable» (Coran 112, 2), « Incommunicable » (6, 50), Il reste étranger aux hommes, inconnu en son mystère. Les musulmans adorent un Dieu qu’ils ne peuvent pas connaître en Lui-même.
C’est pourquoi, souligne R. Brague, « la façon même dont Dieu est supposé être un est loin d’être identique pour toutes les religions dites “mono-théistes” : “mono-” n’y a pas toujours le même sens. Il y a, si l’on peut dire, plus d’un “un” » (op. cit., p. 49).
« Toute la richesse de l’autorévélation de Dieu, qui constitue le patrimoine de l’Ancien et du Nouveau Testament, a été, en fait, laissée de côté dans l’islam », notait le pape Jean-Paul II (Entrez dans l’espérance, Ed. Plon-Mame, 1994, p. 152).
Pas de théologie en islam
Significative est à cet égard l’ignorance par l’islam du concept de théologie, science qui consiste à scruter le mystère de Dieu. Les musulmans reçoivent une doctrine dictée par le Coran qui reprend une partie des éléments de la Bible en les déformant pour les inscrire dans une perspective qui n’est pas celle du salut. De fait, cette « dictée » ou « descente » de l’écrit sur Mahomet, comme la conçoit l’islam, exclut la participation active de celui-ci qui n’est qu’un « transmetteur » selon la volonté d’Allah.
- Allah a fait descendre sur toi [Mahomet] le Livre et la Sagesse et t’a enseigné ce que tu ne savais pas(Coran 4, 113).
- Ô Envoyé ! Transmets ce qu’on a fait descendre sur toi de la part de ton Seigneur (Coran 5, 67).
Pour sa part, l’Eglise a retenu le concept essentiel d’inspiration des Ecritures . L’humanité des auteurs bibliques comme instrument est activement assumée dans le processus de révélation : c’est un mystère d’alliance, d’emblée dialogal, continuellement renoué et repris. Le dominicain islamologue Guy Monnot peut en déduire : « Souvenons-nous que pour l’islam, la religion révélée est la religion du Livre et non de la Parole ! » (France Catholique, n° 2475 – 18 novembre 1994, p. 23).
La conclusion s’impose alors : « L’islam, qui ne reconnaît pas la Bible comme authentique, n’a pas le même dieu que le judaïsme et le christianisme, parce qu’il ne raconte pas sur Lui les mêmes histoires » (R. Brague, op. cit., p. 49). Cf. PFV n° 58 – L’islam est l’Histoire : un rapport ambigu.
Ne faut-il pas dès lors considérer le Coran comme une élaboration humaine ? Telle est l’opinion du jésuite et islamologue égyptien Samir-Khalil Samir : « L’islam est l’œuvre d’un homme qui a vécu une expérience spirituelle réelle, mais qui vivait en son temps, dans son contexte socio-culturel désertique fait de guerres et d’attaques de tribus contre tribus » (Site Aleteia, 10 janvier 2018).
Islam et paganisme
A.Besançon va jusqu’à voir dans l’islam une forme de paganisme : « L’idée de Dieu, telle qu’elle se forme dans diverses régions du monde païen, ne semble pas si différente de celle que se forme l’islam […]. Allah ressemble à l’Un de Plotin par son éloignement radical » (op. cit., p. 174). Pour lui, l’islam instaure un rapport idolâtrique au divin (ibid., p. 31, 178, 231). R. Brague, qui le rejoint sur ce point, ajoute : « L’idolâtrie n’est jamais plus dangereuse et mortifère que là où l’idole est unique» (op. cit., p. 89).
N’est-ce pas dans ces registres – païen et idolâtrique – que s’inscrivent les gestes de vénération des pèlerins de La Mecque envers la Pierre noire encastrée dans l’angle oriental de la Kaaba (Cube), ancien temple païen dont Mahomet a fait la « Maison d’Allah » ? Pensons aussi à l’inflation des prescriptions extérieures et ostentatoires des rites (il faut être vu priant et jeûnant), considérées comme supérieures à l’intériorité, ou encore à l’association entre le djihad et la piété pour l’établissement de la religion dans le monde.
Enfin, cela ne concerne-il pas aussi le Coran et Mahomet ?
D’une part, le Livre est coéternel et consubstantiel à Allah
- La Mère du Livre se trouve auprès de Lui (Coran 13, 39).
D’autre part, le nom de « l’Envoyé d’Allah » figure dans la chahâda (profession de foi islamique) : « Il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et Mahomet est son Prophète ».
Les lois qui punissent le blasphème, en vigueur dans certains pays musulmans, concernent le Coran et Mahomet au même titre qu’Allah.
FOI ET CROYANCES
La religiosité marque profondément l’attitude des musulmans. Elle s’exprime en tout temps et en tout lieu – avec un puissant sens du sacré, peut-être lié à l’absolue transcendance divine -, suscitant parfois l’étonnement des non-croyants, voire l’admiration des chrétiens.
On sait que ce fut le cas de Charles de Foucauld lors de son voyage au Maroc, comme il en a lui-même témoigné. « L’islam a produit en moi un profond bouleversement. La vue de cette foi, de ces hommes vivant dans la continuelle présence de Dieu, m’a fait entrevoir quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines » (Pensées intempestives, dérangeantes et incorrectes, L’œuvre éd., 2011, p. 17). Cette expérience l’a renvoyé, paradoxalement à son Baptême enfoui – et c’est emblématique –, telle une préparation lointaine de son retour au Christ et à l’Eglise.
Religiosité et vertu de religion
La religiosité se réfère à la vertu de religion, déjà admise chez les philosophes de l’Antiquité païenne. Besançon cite à ce propos Cicéron : « La religion présente ses soins et ses cérémonies à une nature d’ordre supérieur que l’on nomme divine » (op. cit., p. 181). Saint Thomas d’Aquin la considère comme une vertu morale inhérente à la Justice : il s’agit de rendre à la divinité, connue par la raison naturelle, ce qui lui est dû. Le mot dîn, qui désigne en arabe la religion, signifie d’ailleurs également « dette ».
La vertu de religion n’est donc ni surnaturelle ni théologale. Elle n’implique pas la foi. C’est d’ailleurs ce qu’a précisé la Déclaration Dominus Iesus sur l’unicité et l’universalité salvifique de Jésus-Christ et de l’Eglise, publiée le 6 août 2000 à l’occasion du grand jubilé par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, alors présidée par le cardinal Joseph Ratzinger.
- « On doit donc tenir fermement la distinction entre la foi théologale et la croyance dans les autres religions. Alors que la foi est l’accueil dans la grâce de la vérité révélée, qui permet de pénétrer le mystère, dont elle favorise une compréhension cohérente, la croyance dans les autres religions est cet ensemble d’expériences et de réflexions, trésors humains de sagesse et de religiosité, que l’homme, dans sa recherche de la vérité a pensé et vécu, pour ses relations avec le Divin et l’Absolu.
- Cette distinction n’est pas toujours présente dans la réflexion actuelle, ce qui provoque souvent l’identification entre la foi théologale, qui est l’accueil de la vérité révélée par le Dieu Un et Trine, et la croyance dans les autres religions, qui est une expérience religieuse encore à la recherche de la vérité absolue, et encore privée de l’assentiment à Dieu qui se révèle. C’est là l’un des motifs qui tendent à réduire, voire même à annuler, les différences entre le christianisme et les autres religions » (§ 7).
« La confusion entre foi et religion est certainement une des plus graves de celles qui gênent les chrétiens dans leur perception de l’islam » (A. Besançon, op. cit., p. 183).
POUR CONCLURE
Rémi Brague affirme : « Le christianisme est la seule religion qui ne soit qu’une religion et rien d’autre. Toutes les autres religions ajoutent au religieux une dimension supplémentaire » (op. cit., p. 40).
Le Christ a réalisé dans sa Personne et sa Pâque la démythisation de toute religion. Il instaure le culte en esprit et en vérité, en s’offrant lui-même au Père pour racheter les hommes du péché. La religion ne consiste donc plus en des sacrifices d’animaux ni en des rites extérieurs (comme dans l’islam), mais dans le sacrifice de la volonté propre et de sa propre vie par amour en retour ; afin de s’inscrire par Lui, avec Lui et en Lui, dans la communion trinitaire. Tel est l’enseignement de l’Eglise jusqu’au Concile Vatican II inclus (cf. notamment la Constitution dogmatique sur la Révélation divine, Dei Verbum).
Ce n’est donc pas par hasard, mais par une juste compréhension de la foi des chrétiens, que les dirigeants païens condamnaient les disciples du Christ comme « sans dieu » (athées) et « sans religion ». Et ce n’est pas par hasard que le martyre chrétien repose sur l’amour et la gratuité et non sur la recherche d’un triomphe temporel, à la manière des djihadistes.
Annie LAURENT
Le vêtement témoigne d’une certaine vision de l’homme et de la femme
Le père Danziec revient dans Valeurs Actuelles sur la tenue républicaine :
Nous avons certainement les polémiques que nous méritons. Jeudi soir dernier, lors de l’émission « Vous avez la parole » et au terme d’un débat laborieux, parfois cacophonique, Léa Salamé posait au Premier ministre son ultime question : « Qu’est-ce qu’une tenue républicaine ? » La journaliste souhaitait faire réagir Jean Castex à la sortie récente de son ministre de l’Education nationale. Quelques jours plus tôt, face à la fièvre féministe qui s’indignait sur les réseaux sociaux, derrière le hashtag #BalanceTonBahut, des règlements intérieurs jugés sexistes et trop normatifs, Jean-Michel Blanquer avait en effet répondu qu’il fallait s’en tenir à une « position d’équilibre et de bon sens », en se rendant en classe avec « une tenue normale, une tenue républicaine ». Mais comment définir ce si précieux “juste milieu républicain” ? Embarrassé, le Premier ministre botta en touche et éluda la question sous prétexte de ne pas vouloir alimenter une vaine polémique.
Sans nul doute, l’école offre en miroir les problématiques du monde de demain. Mais elle dit aussi beaucoup des écueils d’aujourd’hui. L’éloge de la diversité est devenu un véritable mantra et « la doxa déteste la normalité », dira Finkielkraut sur le plateau de David Pujadas. C’est pourtant ce dont a besoin l’école : de normes pour cadrer, de règles pour préserver. Et l’essayiste d’inviter tous les ministres de la rue de Grenelle à adopter comme livre de chevet l’ouvrage Propos sur l’éducation du philosophe Alain. Ce dernier rappelle combien la neutralité d’une école est nécessaire pour l’épanouissement de la vie de l’esprit. Loin de la bataille des marques qui gangrènent certaines cours de récréation ou des affres de l’hypersexualisation qui polluent la mixité des collèges et des lycées, la blouse et l’uniforme d’antan, en effaçant les singularités sociales, avaient leurs vertus propres.
La décence, une clef pour la paix sociale
Exiger raisonnablement une tenue correcte en société nécessite, avant toute chose, une réflexion authentique sur le sens du vêtement. Une « position d’équilibre et de bon sens » sur la façon de s’habiller ne peut rester une idée vague. Elle doit s’incarner autour de principes. Et de repères. Car si l’habit – ou la tenue républicaine ! – ne fait pas le moine, il participe néanmoins d’une civilisation. Le vêtement témoigne d’une certaine vision de l’homme et de la femme. A défaut du livre d’Alain, on conseillerait plutôt vivement aux ministres, mais aussi aux parents et aux éducateurs, de se procurer la précieuse étude des Pères Louis-Marie de Blignières et Bertrand-Marie Guillaume, publiée sous le titre évocateur : Réflexions sur la Mode et le vêtement (chemere.org).
En effet, la manière de s’habiller, si elle comporte un aspect fonctionnel, esthétique, symbolique et social très important, ne saurait s’y réduire pour autant. Pour garantir la paix sociale, elle suppose également la recherche d’un bien honnête, et cela sous peine de ne pas honorer une vertu : la décence. A l’heure de la “femme objet”, dont le mouvement féministe s’indigne à bon droit, il devient plus que jamais urgent de s’interroger sur les modèles et les idéaux que la société de consommation insuffle à la jeunesse. Dans toute civilisation, à l’inverse des périodes de décadence, le vêtement fut à la fois l’un des lieux de l’affirmation de soi en même temps qu’une protection pour le regard. Il conduit à voir la personne au-delà de ses formes (le corps) pour s’intéresser davantage au fond (l’esprit).
La réalité anthropologique et historique du vêtement permet ainsi d’éviter de tomber dans un angélisme béat ou un naturalisme forcené. Par sa nature, le vêtement tient lieu d’instrument, il est un accessoire au service du corps. Il protège des intempéries ou du froid, il facilite l’exercice de tel sport ou de telle activité. Il couvre ou met en valeur la beauté. Il signifie un engagement ou une orientation de vie. La vertu de prudence vient avec raison régler son usage et sa variété selon les lieux, les temps et les personnes. Mais surtout, parce qu’il comporte une dimension interpersonnelle indéniable : le vêtement ne regarde pas seulement celui qui le porte. A l’image d’un burkini ou d’un bikini, il peut renvoyer aux autres des conceptions de l’existence diamétralement opposées.
« Le beau, c’est le vrai bien habillé », disait Honoré de Balzac
Or, nul ne peut ignorer que la civilisation occidentale, dans ses us et ses coutumes, s’est façonnée autour de la morale biblique. Tout l’écosystème judéo-chrétien, siècle après siècle, en est imprégné. Ainsi, dans le livre de la Genèse qui ouvre l’Ancien Testament, la chute d’Adam et Eve représente une notion clef qui échappe à beaucoup aujourd’hui. Avant de croquer dans le fruit défendu, le récit nous précise qu’Adam et Eve ne ressentaient aucun besoin d’être habillés. Leur nudité ne faisait aucun obstacle à leur relation. Mais après la faute originelle, le texte indique qu’ils se cachèrent parce qu’ils virent qu’ils étaient nus (Ge 3,10). La pudeur devint alors pour eux une nécessité : l’oubli ou la négation d’un tel soubassement civilisationnel ne peut se faire sans conséquence funeste. Qu’on le veuille ou non, le vêtement a pour rôle de favoriser une juste sociabilité ainsi qu’un droit exercice de l’élégance et de la séduction. Du fait de la nature sexuée et sociale de l’espèce humaine, il existe une manière convenable, d’autres diraient vertueuse, de s’habiller : celle qui respecte la nature de l’homme et de la femme.
Balzac définissait le beau comme « le vrai, en bien habillé ». On comprend mieux l’embarras du nouveau monde à rappeler des règles, héritées pourtant des “bonnes manières de nos grand-mères”, quand, dans le même temps, il nie à grands coups de théorie du gender les différences homme/femme ou cherche à faire valoir à travers l’écriture inclusive les revendications de minorités sexuelles. Tel est le drame relativiste. A force de refuser des repères objectifs, étroitement liés avec la condition humaine, c’est le bon sens qui se trouve blessé au coeur. Et l’élégance qui mange son chapeau.
“La doctrine selon laquelle « la démocratie ne peut être que libérale », cette idole intouchable, ce grand fétiche s’est effondré”
Tribune du premier ministre hongrois Viktor Orbán :
Pas de Tusnádfürdő, pas de Kötcse, pas de Tranzit [événements grand public de la vie politique hongroise qui auraient dû se tenir dans le courant de l’été, mais qui ont été annulés en raison du Covid-19, NdT]. Mais une pandémie. Le virus a également décimé les rencontres des ateliers de réflexion de la vie politique de l’été. Il y aurait pourtant eu sur quoi réfléchir et sur quoi échanger. Sur des sujets, et d’une manière que ne permettent pas les quelques phrases que laissent passer les joutes parlementaires et les moyens de communication modernes. Il ne reste donc plus qu’à écrire au lieu de parler, et à remplacer le discours par l’essai.
Illibéral, conservateur, chrétien-démocrate, libéral
Notre combat pour la souveraineté et la liberté intellectuelles initié justement il y a quelques années à Tusnádfürdő commence à devenir productif. Le lit de la rébellion contre le politiquement correct, c’est-à-dire contre les diktats de la doctrine, du langage et du style des libéraux-gogos ne cesse de s’élargir. De plus en plus nombreux et de plus en plus courageux sont ceux qui se dégagent de l’étouffement de la pensée correcte unique, du sens unique à donner à la démocratie, de la cangue de l’interprétation correcte unique de l’Europe et de l’Occident. Essayer de se libérer de ces étreintes n’est en soi pas simple, et le risque est grand de s’exposer à des punitions : exclusion de la vie académique, perte d’emploi, stigmatisation, humiliation universitaire, les exemples commencent à devenir quotidiens. Mais même si nous réussissons à échapper aux gardes-frontière des libéraux-gogos, bien payés et effectuant leurs rondes avec une ponctualité d’horloge, il nous reste à nous mesurer aux réflexes profondément enracinés d’un auditoire même de bonne volonté. La qualité de la démonstration ne sert de rien, la glorification du nationalisme retournera toujours un estomac allemand même si c’est le professeur Hazony [philosophe israélien auteur de l’ouvrage « Les vertus du nationalisme »] qui l’écrit de Jérusalem. Et toutes les précautions avec lesquelles nous parlons de la démocratie illibérale ne servent de rien, ces mots horrifient les oreilles anglo-saxonnes. Pour le moment.
Mais le lit de la rébellion contre l’oppression intellectuelle libérale ne fait pas que s’élargir, il s’approfondit aussi. De plus en plus nombreux sont les essais convaincants, les études exhaustives et les indispensables monographies. Même si on ne l’admet pas encore dans la bulle bruxelloise, nous voyons déjà, d’ici, que le roi est nu. La doctrine selon laquelle « la démocratie ne peut être que libérale », cette idole intouchable, ce grand fétiche s’est effondré et il ne nous reste plus qu’à attendre que le nuage de poussière soulevé par sa chute se dissipe pour que nous nous en rendions compte de visu. Il semble que les partis et les mouvements politiques conservateurs et chrétiens-démocrates sont désormais capables de se dégager de l’étreinte mortelle des libéraux. Les affirmations telles que « il ne peut y avoir de démocratie illibérale » et autres de la même eau sont maintenant inscrites dans le grand livre des stupidités politiques, même si elles viennent de haut. Les penseurs politiques conservateurs ont enfin pris leur courage à deux mains et ont montré, avec une finesse de trait dépassant même les démonstrations mathématiques, que le libéralisme et le conservatisme représentent deux positions opposées de la théorie politique. Ils ont montré que ceux qui cherchent à pousser le conservatisme sous le grand parapluie du libéralisme se trompent. Ceux qui prétendent que la séparation des pouvoirs, les libertés publiques et politiques, la protection de la propriété privée et les limites apportées à l’exercice du pouvoir, autrement dit la suprématie du droit, l’État de droit, ne peuvent s’envisager que dans le cadre intellectuel du libéralisme et ne peuvent se réaliser qu’au travers des instruments de la démocratie libérale se trompent – pour employer un terme modéré. Bien sûr, nous connaissons des Hongrois qui ont déjà fait cette découverte dans le passé, mais qui se sont rendus compte qu’il était bien plus agréable de collectionner à Bruxelles les bourrades amicales accompagnées des onctueux sourires satisfaits des confortables salons libéraux, que de se morfondre en moutons noirs à Budapest. La légère nausée qui pointe au fond de leur estomac ne leur semble pas un prix trop lourd à payer. Et cela même si la chaleur et l’ameublement des salons d’Europe centrale, ainsi que l’élégance de ceux qui les fréquentent laissent de moins en moins à désirer par rapport à ceux de l’Occident, sans même parler de la cuisine. Les départs furtifs vont bientôt commencer. Comme autrefois de Moscou.
La confusion d’aujourd’hui entre le conservatisme et le libéralisme tient au fait que dans le combat épique contre le totalitarisme les conservateurs et les libéraux ont mis de côté leurs différences fondamentales, qui à l’époque étaient encore évidentes. Ils les ont mises de côté et ont conclu une alliance contre l’ennemi commun. Une alliance contre le nazisme et le communisme, contre les nazis et les communistes. C’était une longue lutte, une lutte séculaire, et l’imbrication des idées, des arguments, des positions de base des alliés n’est apparue dans toute sa complexité que lorsque l’alliance, avec la chute du mur de Berlin à l’Ouest et l’évacuation de l’Est par les Soviétiques, a perdu sa raison d’être.
Les politiciens, les journalistes, et même les savants échangent avec désinvolture leurs idées et leurs conceptions respectives du conservatisme et du libéralisme. Longtemps – trop longtemps –, pendant près de deux décennies, il a semblé qu’il n’y avait là aucun problème, et que tout imprécis et intellectuellement peu rigoureux qu’il était, ce débat ne faisait de mal à personne. C’est ce que pensaient les conservateurs anglo-saxons et les démocrates-chrétiens européens aussi. Mais aujourd’hui la situation a changé. Les choses sont devenues sérieuses. Ce qui auparavant semblait une déviance intellectuelle de faible importance, une simple attitude inconvenante, un désordre supportable, nous empêche aujourd’hui de voir clair dans des questions essentielles. Il cache le fait que pour les conservateurs et les chrétiens-démocrates le principal défi et le principal ennemi sont représentés par le libéralisme et les libéraux. Les fondements de la pensée chrétienne-démocrate et de la pensée libérale s’opposent frontalement, et les attaques des libéraux se concentrent précisément sur ce qui est pour nous le plus important, sur les pierres angulaires de l’ordre politique que nous considérons comme souhaitable, sur le cœur de la tradition conservatrice et chrétienne-démocrate que sont la nation, la famille, la tradition religieuse.
La prise de conscience du fait que si cela continue comme cela, les forces chrétiennes-conservatrices se rendront complices de l’affaiblissement des nations, de l’élimination de la tradition religieuse ainsi que du déclassement et de la tournée en dérision de la famille s’est élevée, ici en Europe centrale, au niveau des politiques publiques et de l’État. C’est ici que le feu rouge s’est allumé, c’est ici que nous avons tiré le frein de secours, et c’est ici, principalement en Pologne et en Hongrie, que nous avons sonné le tocsin. C’est ici que nous avons eu la force de rattraper du bord du gouffre la maison politique des chrétiens-démocrates et des conservateurs européens, le Parti populaire européen. C’est ici qu’il s’est trouvé suffisamment d’instinct vital et de force vocale pour affirmer que nous ne pouvons pas mettre en danger l’avenir de la démocratie chrétienne européenne, même dans la conscience de l’exigence allemande – tout compréhensible qu’elle soit – que le spectre des coalitions politiques bruxelloises devrait ressembler au modèle berlinois, parce que c’est ainsi que l’on peut le mieux parvenir à une entente entre les deux forces.
Si donc à Berlin les chrétiens-démocrates entrent en coalition avec la gauche, le PPE devrait en faire autant au sein du Parlement européen. Si nous suivons cette ligne, nous pourrons, après les élections allemandes, admirer les beautés de la coalition entre le PPE et les Verts, comme l’on commence à y goûter dans le laboratoire viennois.
Mais en Europe centrale ce n’est pas seulement au nom du bon goût que l’on s’insurge à l’idée de ce genre de perversion, mais aussi en celui du bon sens. Les différences entre les théories politiques libérales et chrétiennes-démocrates ne sont pas limitées au monde des chaires universitaires. Elles ont également de lourdes et concrètes conséquences politiques.
Les libéraux – pour des raisons philosophiques remontant à Kant et que je ne développerai pas ici – pensent qu’il convient de contraindre tous les pays, y compris ceux qui aujourd’hui ne sont pas gouvernés sur la base de la démocratie libérale, à adopter cette forme de gouvernement. Les chrétiens-démocrates, en revanche, écartent ce type de politique étrangère parce que, pour eux, la cohésion et la paix sociale se réalisent de manières différentes et, comme l’a montré récemment le printemps arabe, la démocratie libérale peut apporter l’effondrement et le chaos et faire plus de mal que de bien. C’est aussi pour cette raison que nous souhaitons la victoire de Donald Trump, parce que nous connaissons bien la politique étrangère d’impérialisme moral des administrations démocrates. Nous avons été contraints à y goûter. Nous n’avons pas trouvé ça bon, et nous n’en redemandons pas.
Nos politiques s’opposent également dans ce qu’il est convenu à Bruxelles d’appeler élégamment la subsidiarité. Pour les libéraux, ce qui est bon, c’est de transférer aux organes internationaux le nombre le plus élevé possible de compétences gouvernementales nationales. C’est la raison pour laquelle ils se congratulent poliment, que leur regard s’embue et que leur pouls s’accélère chaque fois qu’un organe international se voit attribuer de nouvelles compétences et de nouvelles tâches, avec bien sûr tous les moyens qui vont avec, parce qu’ainsi les idéaux universels, les valeurs européennes, les droits universels de l’homme s’en trouvent renforcés et mieux reconnus.
Les chrétiens-démocrates retiennent cependant leur enthousiasme, parce qu’ils voient que ces organes ont une inévitable propension à l’arbitraire, une tendance à appeler Rule of Law ce qui n’est que Rule of Blackmail, qu’ils sont soumis aux tentatives d’intrusion des réseaux Soros, et s’il faut choisir entre les citoyens des différentes communautés nationales et les grands capitalistes internationaux, c’est toujours ces derniers qu’ils choisissent. Les citoyens des nations européennes ont vite réalisé que ce ne sont pas leurs intérêts, mais ceux de George Soros et de ses semblables que servent les institutions européennes d’aujourd’hui. Ils ne sont pas disposés à avaler le boniment bruxellois selon lequel un spéculateur financier qui a bâti sa fortune sur la ruine des autres ne se promène dans les couloirs de la capitale belge que pour proposer son aide désintéressée à l’Europe.
La politique libérale et la politique conservatrice entrent en conflit, et mènent même un combat à la vie à la mort en matière de migration. Pour les libéraux-gogos, il n’y a rien à craindre de l’immigration de masse, même lorsqu’elle prend la forme d’un tsunami. Le fait que les traditions nationales et religieuses de ces invités non sollicités s’écartent sensiblement des nôtres, et s’opposent même à elles, ne compte pas pour eux. Le terrorisme, la criminalité, l’antisémitisme, les organisations sociales parallèles ne seraient que des désordres transitoires, éventuellement les douleurs de l’enfantement du merveilleux nouveau monde qui verra incessamment le jour. Le camp conservateur et chrétien-démocrate refuse en revanche cette expérimentation à l’issue douteuse sur l’homme et sur la société, parce qu’il estime que le risque d’une tension interculturelle chronique est trop grand pour pouvoir être assumé. Il est impossible, sans méconnaître les lois de la mathématique, de ne pas voir la lente mais sûre accélération du remplacement des populations.
Des différences inconciliables se manifestent aussi dans la politique d’éducation. Pour les conservateurs, il convient de mettre l’accent sur les traditions nationales marquantes, et le rôle de l’éducation consiste à faire de nos enfants des patriotes capables de transmettre nos traditions qui ont fait leurs preuves. Les chrétiens-démocrates attendent aussi de l’école qu’elle renforce l’identité genrée reçue par chaque enfant de son Créateur à sa naissance, qu’elle aide les filles à devenir des femmes respectées et au caractère bien trempé, et les garçons à devenir des hommes capables d’offrir soutien et sécurité à leur famille. L’école doit protéger les idéaux et les valeurs de la famille et tenir les mineurs à l’écart de l’idéologie du genre et de la propagande arc-en-ciel. Les libéraux voient dans tout cela au mieux un retour à un obscur Moyen-Age, au pire un clérical-fascisme, étant donné que pour eux l’enseignement scolaire ne peut viser qu’à conduire l’enfant vers lui-même, à le mettre en mesure de s’auto-réaliser, à l’initier aux beautés de l’ordre politique universel, et pour cela à le débarrasser de tous les sédiments de traditions qui se sont déposés sur lui du fait de la vie de ses arrière-grands-parents, de ses grands-parents et de ses propres parents.
Les libéraux estiment également, et pour quelque mystérieuse raison le défendent bec et ongles, que la raison universelle générale suffit à assurer un gouvernement juste et moralement fondé, et qu’il n’y a aucun besoin des vérités absolues révélées par Dieu ni des traditions bibliques qui en sont issues. Il faut au contraire élever une cloison entre l’Église et le gouvernement, et exclure toute influence de la religion sur le monde de la vie publique. Le lecteur hongrois se rend à peine compte de toute l’ampleur et de la profondeur des luttes acharnées qui se livrent sur ce point dans la civilisation occidentale. Il croit qu’il ne s’agit que des sédiments de notre nature de Hongrois, éventuellement de notre nature de « pauvre petit pays d’Europe centrale ». Il ne voit donc pas, et peut-être ne peut-il pas rendre justice à la proposition de base spirituellement ciblée de notre Loi fondamentale nationale-chrétienne, selon laquelle l’Église et l’État fonctionnent de manière distincte. Au lieu de la notion de séparation, elle souhaite, dans le cadre de l’autonomie respective de l’Église et de l’État, introduire la religion dans la vie de la société, dans le respect de l’esprit de tolérance vis-à-vis des préférences confessionnelles. Les chrétiens-démocrates pensent même que pour renforcer la justice, la morale publique et le bien public, l’on n’a peut-être jamais eu depuis des siècles autant besoin de la religion, des traditions bibliques et de nos Églises que précisément de nos jours.
La stratégie politique des libéraux est basée sur la division du monde politique en deux parties. D’un côté les libéraux, qui sont des gens honnêtes et qui admettent que tout homme honnête doit parvenir, sur la base des lois du bon sens, à des convictions politiques identiques dont il convient de tirer des conséquences identiques. Et il y a de l’autre ceux qui se sont égarés des chemins du libéralisme parce que, par ignorance ou par haine atavique instinctive, ils sont incapables de progresser avec leur temps, avec l’histoire, dont le but tellement évident est de nous faire parvenir au bonheur procuré par les valeurs universelles libérales, la paix universelle et le gouvernement mondial. C’est pour cette raison que, vus du côté des libéraux-gogos, Trump, Johnson, les chrétiens qui suivent l’enseignement du Nouveau Testament, les juifs qui suivent celui de l’Ancien, tous les ayatollahs, les dictateurs de tout poil, les communistes et les nazis, et surtout nous, les chrétiens-démocrates d’Europe centrale, faisons partie du même camp. C’est ce que proclame quatre-vingt-dix pour cent de la presse occidentale.
Nous autres chrétiens-démocrates avons cependant notre propre système spirituel et notre propre vision de l’universum politique, dont on peut dire en toute modestie qu’il est plus intelligent que la représentation du monde libérale et bornée qui est aujourd’hui en position de force et domine les institutions internationales.
La démocratie chrétienne n’a pas d’autre choix que de pénétrer dans l’arène de la confrontation ouverte, au niveau tant intellectuel que politique. Elle doit abandonner les circonlocutions et sortir de la niaiserie de celui qui ne voit ni ne comprend ce qui se passe autour de lui. Elle doit se dresser sur ses talons et prononcer les quatre phrases capables de changer l’ensemble de la politique européenne : nos principes de base chrétiens ne sont pas libéraux ; ils ont vu le jour avant le libéralisme ; ils s’opposent au libéralisme ; le libéralisme est aujourd’hui en train de les détruire.
L’Europe et sa place
Au milieu de la première décennie du nouveau millénaire, 81% du total des investissements réalisés dans l’économie mondiale provenait du monde occidental, et 18% des pays de l’Orient. Aujourd’hui, dix années et quelque plus tard, 58% du total des investissements provient de l’Orient et 40% de l’Occident. Le rythme du développement technologique est si rapide qu’on a du mal à le suivre. L’Europe, qui base la compétition technologique sur l’économie civile, ne voit même plus la nuque des États-Unis et de la Chine qui la mènent sur une base militaire. Et puisque toutes les technologies et toutes les innovations modernes passent dans l’économie civile à partir des recherches effectuées au profit des armées, l’Europe sera incapable ne serait-ce que de s’inscrire dans cette compétition tant qu’elle ne disposera pas d’une armée de dimension crédible, c’est-à-dire commune.
Voilà à peine vingt ans que l’Union européenne a déclaré qu’en dix ans l’euro deviendra le concurrent du dollar dans l’économie mondiale, que nous allons créer le marché unique de Lisbonne à Vladivostok et que l’Europe prendra la première place mondiale dans l’épreuve appelée développement. C’étaient les buts. Il est arrivé ce qui est arrivé. Le dollar a éjecté l’euro, nous nous coupons du marché russe par les sanctions, et nous achetons à nos concurrents les technologies essentielles.
L’Union a senti que les choses n’allaient pas dans la direction qu’elle avait imaginée. La Direction générale pour la Recherche et l’Innovation de la Commission européenne a indiqué en 2012 qu’en 2010 la part de l’Union dans la production mondiale totale avait été de 29%, et que cette part tombera en 2050 à un niveau compris entre 15 et 17%. Nous voilà en 2020, et cette prévision est déjà réalisée, trente ans avant ce qui était prévu. Cette brave Direction générale avait également indiqué qu’en raison de ses problèmes démographiques l’Union européenne allait favoriser un accroissement de l’immigration, principalement d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Tout cela en 2012 !
Des estimations avaient également annoncé qu’en 2050 la population de l’Europe, hors Russie, sera musulmane à 20%. Aujourd’hui, l’on considère comme vraisemblable que les grandes villes d’Occident devront plutôt compter, en 2050, avec une population à majorité musulmane.
Il n’y a rien d’étonnant à ce que les pays d’Europe centrale se soient choisi un avenir différent, exempt d’immigration. Il n’est pas surprenant non plus que la politique des V4 soit focalisée sur l’amélioration de leur compétitivité, même si Bruxelles souhaite aller dans la voie opposée : objectifs climatiques exacerbés jusqu’à l’absurde, Europe sociale, fiscalité commune, société multiculturelle.
Il n’est pas étonnant que ce qui était prévisible avec un minimum de bon sens soit arrivé. L’Occident a perdu son attractivité aux yeux de l’Europe centrale, et notre mode de vie ne semble pas attrayant pour les Occidentaux. Nous devrons maintenir la cohésion de l’Europe dans les années à venir sans que l’on voie de chances pour que cette tendance historique se renverse. Ils ne peuvent pas nous imposer leur volonté, et nous n’avons pas de levier sur leurs aiguillages spirituels, intellectuels et politiques. Il faut trouver les moyens de la collaboration en tenant compte de cette situation de blocage, jusqu’à ce que l’avenir de l’Europe se décide en Italie. Vers la droite ou vers la gauche. Le départ du Royaume-Uni a certes porté un coup aux positions des partisans de la souveraineté nationale, de ceux qui sont hostiles à la migration et des partisans d’une économie basée sur la compétitivité, mais nous avons réussi à empêcher que l’intervention de Bruxelles fasse sauter du pouvoir les chrétiens-démocrates polonais, la droite a stabilisé sa position pour longtemps en Croatie et en Serbie, les Slovènes sont également sur la bonne voie pour y arriver, et le feu nourri déclenché contre le parti gouvernemental bulgare et le premier ministre ne semble pas avoir entamé leurs positions. Babiš et le Fidesz sont stables, et le nouveau gouvernement slovaque n’a pas quitté le camp des V4. Il n’a pas été possible de mettre en place un régime de Rule of Blackmail baptisé Rule of Law. Les Pays-Bas s’éloignent visiblement de l’Union européenne, leur situation rappelle un peu celle de l’Angleterre d’avant le Brexit, mais l’on a jusqu’à présent réussi à les garder. L’on a également réussi à maintenir en vie les chances de survie de l’eurozone, à sauver de l’effondrement les États membres du Sud en difficulté, et nous ne sommes pas encore coincés entre les lourdes meules du combat mondial entre les États-Unis et la Chine.
Nous devons rester sur la voie des accords et des compromis, et nous devons mettre à exécution les grandioses projets financiers et budgétaires définis au cours de l’été, quoi que puisse dire le Parlement européen. C’est possible, si les Allemands parviennent à régler la question de la succession de la Chancelière Merkel avec une activité sismique inférieure à 4 sur l’échelle de Richter.
Virus, défense, perspectives
La seconde vague du virus est arrivée. Nous y sommes. Elle est là. Comme on pouvait s’y attendre, et comme nous nous y sommes attendus. Comme la première, celle-ci aussi est venue de l’extérieur. L’on a fait entrer le virus en Hongrie depuis l’extérieur. Il s’agit d’une pandémie, nous vivons dans un monde globalisé, qui nous apporte non seulement ses bienfaits, mais aussi des défis sérieux comme ce virus. La Hongrie s’est bien défendue au printemps. Nous étions dans les vingt-cinq pays du monde qui ont le mieux réussi leur défense. D’autres n’ont pas réussi à faire reculer le virus avec le même succès et ont ainsi donné à l’épidémie la possibilité de s’enflammer.
Il faut de nouveau nous défendre. Il y aura des moments chauds, mais tous ceux qui auront besoin d’être soignés efficacement pourront l’être. Nous sommes capables de défendre, et nous défendrons la santé et la vie des gens. Nous avons interrogé à temps les Hongrois. Tout le monde a pu donner son avis dans la consultation nationale. Près de deux millions de personnes l’ont fait, et elles ont ainsi déterminé les modalités de notre défense dans le courant de l’automne. Leur volonté est unanime : la Hongrie doit fonctionner ! Nous ne pouvons pas laisser le virus paralyser à nouveau le pays, l’économie, les écoles, la vie de tous les jours. Nous devons donc nous défendre contre le virus de manière à préserver à la fois la vie des personnes âgées vulnérables, le fonctionnement de nos écoles et de nos écoles maternelles et les emplois.
Cela appelle une tactique différente de celle que nous avons appliquée au cours de la première vague. La situation non plus n’est pas la même qu’au printemps. Un arrêt complet était alors nécessaire, parce que nous nous trouvions face à un ennemi invisible. Il fallait gagner du temps pour mettre en situation notre système de santé. Nous y avons réussi. Nous avons gagné la première bataille. Nous avons aplati au printemps la courbe de la pandémie, et nous avons ainsi pu préparer le pays. Aujourd’hui, nous ne devons plus craindre que quiconque reste sans soins appropriés, parce que le système de santé hongrois est préparé à gérer même une morbidité de masse. Tout est désormais disponible pour la défense, nous fabriquons nous-mêmes les accessoires nécessaires dans les quantités nécessaires. Les hôpitaux sont en alerte pandémie. Nous savons quand et quel hôpital accueille des malades du Covid-19, et nous pouvons envoyer les médecins et les soignants là où l’on a besoin d’eux. Des milliers d’experts bien préparés veillent sur la vie des Hongrois. Ceux qui tombent malades seront en de bonnes mains à l’hôpital.
La nouvelle vague de la pandémie exige de chacun d’entre nous une plus grande responsabilité. Le succès de la défense dépend du respect par tous des règles édictées. Faisons surtout attention à nos parents et grands-parents âgés. La famille n’est pas complète sans eux, on ne peut pas les remplacer.
Maintenant viennent nos experts. Ce sont eux qui peuvent dire comment il faut à nouveau nous défendre avec succès. Un système de santé bien préparé, des experts consciencieux, une large entraide. Au printemps, cela a marché, cela marchera de nouveau à l’automne, ensemble ! Une vieille blague des temps communistes : nous savons ce qui va arriver, mais qu’arrivera-t-il d’ici là ? Nous savons qu’il y aura des élections au printemps de 2022. Et d’ici là, nous nous défendrons. D’après les virologues optimistes, un vaccin efficace contre le Covid-19 pourrait être développé pour le printemps de 2021. Les cachotteries sous prétexte de secret d’affaires des entreprises pharmaceutiques, les montagnes de fausses informations liées à la concurrence que se livrent les grandes puissances provoquent la confusion dans l’espoir des gens, et des virologues autoproclamés induisent des dizaines et des centaines de milliers de gens aux supputations les plus diverses. Nos spécialistes intégrés à la cellule de crise prévoient la bonne nouvelle plutôt à l’horizon de l’année prochaine. Et si le vaccin existe, il faudra nous en procurer quelques millions de doses avant de procéder à la vaccination ordonnée des intéressés. Dans l’intervalle, nous devrons renforcer en permanence notre système de santé placé en alerte pandémie, et qui supporte la part du lion dans l’action de défense, renforcer notre système de supervision, accélérer la digitalisation, simplifier les charges administratives, mettre de l’ordre dans les rapports juridiques pas toujours très clairs, et réaliser, en plus de l’augmentation de 70% du salaire des infirmières actuellement en cours, une avancée de très grande ampleur dans le règlement de la question de la rémunération des médecins. Tout cela parallèlement à la défense, en poursuivant les restructurations commencées au printemps.
De la même manière, nous attendons de la cellule de crise économique des mesures économiques aptes à préserver les emplois, le niveau de vie des familles et la sécurité des retraites. Nous en attendons même davantage. C’est à elle qu’il appartient de faire passer le pays de la défense à l’attaque. Nous ne voulons pas nous borner à défendre le niveau et la qualité des positions auxquelles la Hongrie est parvenue en dix ans, mais aussi à faire en sorte que chacun puisse faire chaque année, maintenant aussi, un pas en avant. Notre produit intérieur brut, le PIB, par tête d’habitant a crû de 39,65% entre 2015 et 2019, contre 13,3% en Allemagne et 10,1% en France. Nous ne pouvons pas faire moins bien à l’avenir non plus, nous avons montré que nous en sommes capables et que nous disposons du talent, de l’énergie, du savoir et de la volonté nécessaires. La Hongrie ne peut pas se retirer dans sa coquille comme un escargot, elle doit progresser, s’étendre, croître et s’élever comme une rhapsodie de Liszt ou comme la perle dans le vin. C’est une tâche immense, et c’est pourquoi notre ministre des Finances, Mihály Varga, sera l’homme le moins envié de Hongrie.
J’ai bon espoir qu’ainsi, par une bonne défense contre la pandémie, un système de santé plus musclé, une croissance économique lancée sur des hauteurs jamais atteintes, le plein-emploi, un boom des logements encore plus vivace que les précédents et la restitution programmée de la treizième mensualité de retraite, nous arriverons bien équipés aux élections de 2022.
Nous y arriverons dans un contexte où la gauche ne nous laissera pas de répit, une gauche sur laquelle l’on ne peut même pas compter maintenant, au milieu des pires difficultés et au temps d’une pandémie. Dénigrements, affaiblissement des forces nationales et de l’entraide, tirs de snipers sur les experts chargés d’orienter la défense et sur les dirigeants politiques, caftages et trahisons à Bruxelles, crocs-en-jambe et embûches. Voilà la gauche que nous avons. Épaissie maintenant du Jobbik. Ils macèrent à présent ensemble dans le pot de confiture. On ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer.
Et bien que le spectacle soit divertissant, l’enjeu en reste immense, comme c’est toujours le cas ici, dans le Bassin des Carpates. En 2022 aussi, c’est notre liberté qui sera le sujet.
De nouveau les mêmes
Est libre celui qui est en position de décider. Dans l’histoire plus que millénaire des Hongrois dans le Bassin des Carpates, la question centrale a toujours consisté à gagner ou à regagner une Hongrie libre et indépendante. Il a fallu lutter quotidiennement pour obtenir ou conserver notre droit à décider de notre sort. C’est cette pensée qui imprègne l’histoire de la Hongrie, c’est cette communauté de liberté qui unit ceux qui vivent dans le Bassin des Carpates.
Le plus grand danger qui guette l’autodétermination nationale est aujourd’hui le réseau mondial qui promeut une société globale et ouverte et cherche à éliminer les cadres nationaux. Les objectifs de ce réseau, qui dispose des ressources humaines et matérielles illimitées de George Soros, sont clairs : créer, par l’accélération de la migration, une société ouverte et ethniquement mélangée, démanteler le processus de décision national et le remettre entre les mains de l’élite mondialisée.
C’est pour faire échec à cette approche, dans le but de renforcer les cadres nationaux, que s’est formée en Europe, au début des années 2010, une opposition nationale dont la Hongrie est depuis le début une des principales forces. L’alternance gouvernementale de 2010 et la révolution constitutionnelle nous ont donné la possibilité de déconstruire les cadres et les structures qui servaient les intérêts de l’élite libérale et colonisatrice. C’est dans ce but que sont nées notre nouvelle Loi fondamentale et un bon nombre de lois et de mesures « non orthodoxes ». La politique nationale a rompu avec le mode de gouvernement étroitement élitiste et idéologiquement marqué, et a bâti notre nouveau cursus politique sur des mesures basées sur la volonté de la société. Sa base est la liberté, c’est-à-dire la capacité de décider librement.
Le sort du combat entre l’élite mondialisée et la résistance nationale n’est pas joué. Ce que l’on voit clairement, c’est que l’élite mondialisée n’arrive pas à avaler qu’une politique contraire à ses intérêts voie le jour en Europe centrale.
Nous avons vu ce qui s’est passé dans la campagne présidentielle polonaise. Au printemps, il semblait encore que le candidat de la gauche polonaise, en ruines et empêtrée dans ses sempiternelles disputes, n’avait aucune chance. Ce n’est pas ce qui s’est passé. Le candidat de la gauche, derrière lequel se sont mis en ordre de bataille le réseau Soros, l’élite bruxelloise et la presse internationale, a contraint en quelques semaines le camp national à une lutte serrée. Ce n’est que d’une courte tête qu’Andrzej Duda a pu prendre le meilleur sur son adversaire de gauche après une lutte acharnée.
Ne nous berçons pas d’illusions : l’élite mondialisée appliquera la même stratégie en Hongrie pour les élections de 2022.
Elle s’appuiera pour cela sur une gauche pourtant déjà battue à de multiples reprises, dont le chef est Ferenc Gyurcsány, sur son organisation de jeunesse, le Momentum, et sur son sponsor milliardaire qui est George Soros. Ils sont les forces du passé, qui ont déjà ruiné la Hongrie une fois.
Il reste certes, du côté de l’opposition, différents logos de partis – l’on entend même, de temps en temps, des bisbilles dans leurs rangs –, mais en réalité il n’existe plus en Hongrie de partis dotés d’une volonté propre. Mission accomplie : du Jobbik au LMP, tout le monde a été haché menu et farci comme le saucisson. Les communautés naguère dotées d’une identité propre ont cédé la place au front populaire de gauche au service du réseau Soros.
Ils se préparent en 2022 à une bataille déterminante. Ils auront derrière eux les médias internationaux, les bureaucrates bruxellois et les ONG déguisées en organisations de la société civile. Nous n’avons aucun doute qu’ils feront tout pour le pouvoir et pour l’argent. Il est temps que nous nous mettions nous aussi en ordre de bataille. Après les difficiles années de gouvernement, nous devons retourner sur le champ de bataille électoral. Il est temps de préparer notre équipement, pour être prêts à l’action au moment opportun. Un grand choc nous attend en 2022. Préparez-vous !
Débat autour de Marthe Robin
Un livre du père carme Conrad de Meester (décédé, qui a été l’un des experts du procès de béatification de Marthe Robin) à paraître début octobre met en cause la figure de Marthe Robin (+ en 1981), évoquant une « fraude mystique ». Sophie Guex, postulatrice de sa cause de béatification, réagit dans Famille chrétienne :
[…] Il faut savoir que 28 experts ont participé à l’enquête. Ce n’est pas rien ! Faire écho à une seule expertise c’est ignorer toutes les autres qui ont conduit l’Église à rendre un avis positif sur Marthe Robin en confirmant l’authenticité de sa vie chrétienne et en reconnaissant « l’héroïcité de ses vertus » (elle a été déclarée « vénérable » en 2014). Ne publier qu’un seul point de vue isolé, qui a été contredit par les autres experts et par l’ensemble des témoignages, est excessif et arbitraire. Le résultat, c’est de présenter une vision très partielle du dossier.
Peut-on assurer que l’enquête qui a conduit à la déclarer vénérable a été menée selon les règles de l’art ?
Cette enquête a été réalisée très sérieusement ! Elle a suivi toutes les étapes et les règles d’un procès classique. Il y a eu d’abord tous les témoins qui sont intervenus, l’enquête diocésaine avec un premier lot d’expertises. Cette phase a duré de 1986 à 1996. C’est le moment où le père Conrad de Meester a été sollicité comme censeur sur les écrits de Marthe. Toute cette documentation a été ensuite envoyée à Rome. Elle a été examinée et complétée par une enquête romaine jusqu’en 2014 ! Au terme de ce long processus, les consulteurs, puis les évêques et cardinaux de la Congrégation des causes des saints, ont rendu un avis favorable. Tous ont eu accès à l’intégralité du dossier, dont le rapport du P. de Meester. J’insiste sur la dimension collégiale de ce travail. Une enquête en canonisation est toujours un processus de discernement collégial. L’avis d’un expert est un avis personnel.
Le père de Meester connaissait-il l’ensemble du dossier ?
Il a été sollicité par l’évêque de Valence, dans le cadre du procès diocésain, pour analyser les écrits de Marthe Robin. Il a rendu un premier rapport en 1988/89. Il a rédigé un rapport complémentaire en 1994 après certaines expertises qui répondaient à ses objections. Mais il n’a pas eu accès à l’ensemble du dossier. Le père de Meester n’a jamais changé d’avis. Je ne veux pas le juger car j’ignore quelles étaient ses intentions. Mais cette attitude me fait penser à un avertissement récent du pape François : « toute personne retranchée dans “sa vérité” finit par devenir prisonnière d’elle-même et de ses propres positions. »
Le père de Meester accuserait Marthe d’avoir plagié des écrits de mystiques. Qu’en pensez-vous ?
C’est vrai que Marthe a emprunté des paragraphes entiers à d’autres mystiques. Mais le Père Conrad a oublié le paramètre de la progression… Ce procédé de Marthe remonte au début de ses expériences mystiques. Imaginez que vous fassiez des expériences mystiques sans avoir la possibilité de comprendre ce qui vous arrive. Pour comprendre, Marthe a fait avec les moyens du bord, en lisant des livres. Elle a trouvé chez d’autres mystiques des mots qui convenaient parfaitement à son expérience. Elle s’est donc coulée humblement dans les mots d’autres personnes. Padre Pio a fait pareil dans sa jeunesse. Mais après 1945, Marthe s’est détachée de ces modèles car elle a atteint une maturité mystique.
Que répondre au père de Meester qui mettrait en doute le fait que Marthe ait pu vivre sans boire ni manger ?
Cette question de « l’inédie » a été prise au sérieux au cours du procès. On a demandé à plusieurs témoins si elle se nourrissait, si des fruits disparaissaient dans sa chambre. Les témoignages ont attesté que personne ne l’avait vu manger à partir des années 1930. Sa maladie était évolutive et pendant certaines périodes de rémission quelques témoins ont attesté que Marthe pouvait absorber un peu de liquide. En dehors de ces moments, elle n’était plus capable de déglutir. A la fin de sa vie, elle n’avait plus de salive dans la bouche. Cela dit, l’inédie ne pourra jamais être prouvée scientifiquement dans le cas de Marthe Robin.
Marthe Robin a-t-elle reçu ou pas les stigmates ?
Il ne faut pas dire comme le font certains : « Elle saignait des mains et des pieds tous les vendredis ! » La réalité est plus nuancée. Le procès contient plusieurs témoignages crédibles de prêtres et de médecins qui attestent l’existence de plaies sanglantes au visage et au cœur. Ces phénomènes ont évolué pendant sa vie. A la fin de sa vie, elle ne saignait plus qu’au front et versait chaque nuit des larmes de sang. Un dernier élément important : on a analysé un morceau de tissu ensanglanté. Les résultats ont trouvé du sang humain sous deux formes : une forme normale et une forme exsudée c’est-à-dire une sueur de sang. Cela est impossible à falsifier.
Sur Facebook, Yrieix Denis, journaliste, notamment dans La Nef, et qui travaille sur la question de l’imposture intellectuelle, les dérives sectaires au sein de l’Église catholique et sur des imposteurs contemporains au sein de l’Église, annonce consacrer un chapitre à « l’héritage » hagiographique de Marthe Robin. Il estime que, selon un faisceau d’indices nombreux, Marthe Robin et son entourage ont abusé de la confiance des catholiques. Si Marthe Robin a effectivement été reconnue “vénérable” pour des “vertus héroïques”, elle n’est pas canonisée et l’infaillibilité pontificale n’est pas engagée.
Cessons de banaliser l’avortement, prenons soin des futures mères en difficulté
Communiqué des Associations Familiales Catholiques :
D’une IVG pratiquée en cas de situation de détresse de la femme, avec autorisation parentale obligatoire pour les mineures et délai de réflexion de 7 jours minimum (Loi Veil du 17 janvier 1975), nous sommes arrivés, en janvier 2014, à un délai légal de l’avortement porté de 10 à 12 semaines de grossesse avec une consultation psychosociale seulement pour les mineures, un consentement parental supprimé pour les mineures et des IVG médicamenteuses pouvant être pratiquées en cabinet ” de ville “, le tout sans condition de détresse. (Cf fiche : Evolution de la législation sur l’IVG de 1975 à 2020)
En 2020, l’Interruption Médicale de Grossesse sur critère de détresse psychosociale incluse dans le projet de loi de bioéthique et la proposition de loi Gaillot (allongement des délais légaux d’accès à l’IVG de 12 à 14 semaines et suppression de la double clause de conscience), si elles étaient votées, banaliseraient cet acte.
L’Allemagne, notre voisine, tout en ayant 16 millions d’habitants de plus que nous, obtient des résultats bien différents des nôtres puisqu’il s’y passe 100 000 IVG annuelles seulement (La Croix 8/1/2020).
Aux USA, depuis 2000, les avortements diminuent, accusant une baisse jusqu’à 7% entre 2014 et 2017 (Source Institut Guttmacher in le Figaro 18/09/2019).
Les avortements diminuent aussi en Espagne, au Portugal, en Estonie, en Slovaquie.
Pourquoi la France continue-t-elle à produire autant d’avortements ?
La France a longtemps été persuadée que la diffusion massive de la contraception contribuerait à diminuer le nombre des IVG. Or la France à un taux de couverture contraceptive parmi les plus élevés au Monde. C’est le paradoxe de la contraception.
Le Gouvernement et les parlementaires devraient regarder le nombre élevé d’IVG comme un problème de santé publique et développer des politiques préventives et d’accompagnement des grossesses imprévues et non comme une solution pour la libération de la femme.
Les Associations Familiales Catholiques appellent à un changement de politique incluant :
- un développement de l’éducation affective et sexuelle des jeunes
- la lutte contre les facteurs de risque (pauvreté, déscolarisation) de recourir à l’IVG en cas de grossesse imprévue.
- d’aides matérielles et financières pour aider les femmes et les familles
- la valorisation de l’accouchement sous le secret.
Cessons de banaliser l’avortement, prenons soin des futures mères en difficulté
Le CSA accueille en son sein des partisans de la théorie du grand remplacement
Si l’on en croit le Monde d’aujourd’hui…
« Les chaînes ont une sorte de vision fantasmée de leur public, elles ne l’envisagent pas du tout tel qu’il est réellement », blâme Carole Bienaimé Besse, membre du CSA et rapporteuse sur ce sujet au sein de l’instance. Le critère « personnes perçues comme non blanches » en fournit une démonstration éloquente. En 2019, elles représentaient 15 % des personnes vues à la télévision, contre 17 % en 2018, et 13 % en 2009. Un chiffre qui sous-estime la réalité, même si la loi française interdisant les statistiques ethniques ne permet pas d’effectuer de comparaison.
Donc plus de 17% de la population française est “non blanche”…
Le CSA est chargé, par la loi, de faire appliquer une juste représentation de la diversité de la société française dans les médias audiovisuels (télévision et radio). Le CSA publie ainsi un baromètre de la diversité de la société française. Extrait :

Le 3 octobre, le Parti Chrétien-Démocrate tiendra sa convention nationale à Paris
Tribune des cadres du PCD pour l’élection à la présidence du Parti Chrétien-Démocrate :
C’est, depuis le 25 septembre et jusqu’au 2 octobre, l’occasion, pour tous ses adhérents d’élire la nouvelle équipe dirigeante du parti (le Président, le Secrétaire Général et le Trésorier) pour les trois prochaines années et de se prononcer sur une éventuelle modification des statuts du mouvement et son changement de nom.
De nombreux cadres du Parti Chrétien-Démocrate, élus régionaux ou locaux, délégués départementaux ou présidents de délégation, ont décidé de soutenir la candidature de l’équipe emmenée par le président sortant, Jean-Frédéric Poisson, et de rendre ce soutien public dans la présente tribune.
Depuis 2013, date à laquelle il a repris le flambeau jusque-là porté par Christine Boutin, Jean-Frédéric Poisson a inlassablement porté les valeurs humaines que nous partageons tous. Il a été de tous les combats que nous avons dû mener, faisant, entre autres choses, partie des rares mousquetaires de la droite parlementaire française à porter le fer contre la loi Taubira et ses conséquences mortifères. Il a aussi largement contribué à faire connaître le PCD grâce à sa candidature à la primaire de la Droite en 2016.
Aujourd’hui, dans un paysage politique français totalement atomisé à la suite des dernières élections présidentielle et européenne, notre parti doit, lui aussi, évoluer et affirmer sa présence, et la présence de sa pensée conservatrice qui puise ses bases dans la doctrine sociale chrétienne. La candidature, et, nous l’espérons, l’élection de Jean-Frédéric Poisson comme président du Parti Chrétien-Démocrate permettra de faire bénéficier notre parti de sa notoriété, en inscrivant celui-ci dans la continuité de son combat contre la pensée progressiste et libérale-libertaire.
L’élection de Jean-Frédéric Poisson, un président solide, reconnu par ses pairs, ayant une autorité naturelle, qui saura se forger un leadership auprès des électeurs conservateurs et donc porter haut et fort leur voix dans le débat public, nous permettra d’aborder avec force et confiance les prochaines échéances, telles que l’élection présidentielle en 2022, et les enjeux auxquels nous allons être confrontés dans les années à venir, face au transhumanisme montant, aux libertés fondamentales bafouées, ou à la marchandisation de la Vie.
En parallèle, la modification des statuts de notre parti et son changement de nom nous permettront d’en moderniser l’image, notre image, à l’instar de certains mouvements conservateurs européens tout en l’ancrant fermement dans la pensée humaniste de la doctrine sociale chrétienne.
D’ici vendredi 2 octobre 2020, date de clôture du scrutin, nous voterons pour l’équipe menée par Jean-Frédéric Poisson (avec Blandine Krysmann et Olivier Pirra), et approuverons le changement des statuts et de nom du Parti Chrétien-Démocrate.
Liste des premiers signataires
- Frédéric ROBERT, délégué départemental PCD92, Adjoint au Maire (Levallois-Perret, 92)
- Catherine BOLZE, déléguée départementale PCD38, Conseillère Régionale Auvergne-Rhône-Alpes
- Nicolas TARDY-JOUBERT, Conseiller Régional Ilde-de-France
- Christèle HENAUT, déléguée départementale PCD17, Conseillère Régionale Nouvelle-Aquitaine
- Charles-Henri JAMIN, président de la Délégation Départementale PCD49, ancien président par intérim du PCD
- Claudine LABROQUERE, déléguée départementale PCD75
- Jean-Pierre FAURIE, délégué départemental PCD19
- Roseline ARZEL, déléguée départementale PCD44
- Philippe LECAT, délégué départemental PCD22
- Caroline ROULLIER, déléguée départementale PCD85
- Pierre-Thomas de MEGILLE, délégué départemental PCD24
- Charlotte THOMAS, déléguée départementale PCD74
- Xavier POINSARD, délégué départemental PCD89
- Christophe MONNIER, délégué départemental PCD29
- Maël KERBAUL, délégué départemental PCD des Français de l’étranger
- Patrick MONICA, délégué départemental PCD06
- Florence GUILLAUME,déléguée départementale PCD84
- Michel CARRERE, délégué départemental PCD65
- Jean-Yves RINEAU, délégué départemental PCD49
- Jean-Paul PECQUEUR, délégué départemental PCD80
- Bruno de JORNA, délégué départemental PCD37
- Brigitte DUJARDIN, déléguée départementale PCD72
- Louis-Marie MAUDUIT, délégué départemental PCD56
- Philippe MADOUMIER, délégué départemental PCD87
- Myriam MEHIDI, déléguée départementale PCD93
- Stéphanie HEBRARD, Adjointe au Maire (Levallois-Perret, 92)
- Thibaut ROUSSEL, conseiller Municipal (Issy-les-Moulineaux, 92)
- Philippe POUTHE, conseiller Municipal (Courbevoie, 92)
- Christophe BENTZ, conseiller Municipal (Saint-Germain-en-Laye, 78), ancien délégué-général du PCD (2017-2020)
- Matthieu COLOMBANI, ancien délégué-général du PCD (2012-2017)
- Loïc du PONTAVICE, ancien président de la Délégation Départementale PCD85
Plus il y a d’avortements, plus ils veulent l’étendre
Communiqué de la Marche pour la vie :
Demain, le 30 septembre, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale examine la proposition de loi n°3292, déposée par Mme Albane Gaillot, visant à étendre l’avortement.
Ce texte prévoit :l’allongement des délais d’accès à l’avortement de douze à quatorze semaines de grossesse
la suppression de la clause de conscience des professionnels de santé.
La Marche pour la vie s’étonne de cette proposition de loi idéologique examinée au cœur d’une crise sanitaire sans précédent. N’y a-t-il pas d’autre urgence pour le Parlement que d’ajouter des morts à la liste des victimes du Covid-19 ?La Marche pour la vie rappelle que le taux de recours à l’avortement en France a atteint des records avec 232 200 avortements en 2019 (DREES), alors que le nombre de naissances ne cesse de décroître depuis 2014.Jusqu’où iront-ils ? La Marche pour la Vie se mobilisera le 17 janvier 2021 à Paris et dans plusieurs autres villes de France pour dénoncer l’ampleur de ce crime contre l’humanité.
Allongement du congé paternité : cette mesure cache un arrière-fond idéologique discutable
Pascale Morinière, présidente des Associations familiales catholiques (AFC), est interrogée dans Famille chrétienne sur l’allongement du congé paternité de 14 à 28 jours :
[…] Si cette mesure est bonne du point de vue des familles, elle cache aussi des intentions idéologiques et la volonté de piloter les familles de l’extérieur. Les Français tiennent à leur indépendance et demeurent les premiers et principaux éducateurs de leurs enfants. Par ailleurs, le président de la République brandit une mesure d’égalité, alors qu’il avance souvent l’idée qu’un père est interchangeable, qu’une autre figure pourrait remplacer le père.
On facilite la paternité d’un côté et on l’efface de l’autre ?
Oui, je remarque d’ailleurs l’utilisation de phrases contournées pour citer le moins possible le mot « père ». La mesure concerne « le conjoint salarié de la mère de l’enfant, ou la personne salariée liée à elle par un pacte civil de solidarité ou vivant maritalement avec elle ». Cette mesure prépare peut-être la suite, la Gestation pour Autrui (GPA). Je précise que ce n’est pas le point de vue du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, à la tête de la commission « Les 1000 premiers jours » de l’enfant, dont le rapport vient d’être rendu au gouvernement. […]
Viktor Orban réclame la démission de la vice-présidente de la Commission européenne chargé des Valeurs et de la Transparence
Věra Jourová a osé déclarer :
« Monsieur Orbán aime dire qu’il construit une démocratie illibérale. Je dirais : il construit une démocratie malade. »
Monsieur Orbána écrit à la présidente de la Commission européenne :
« En Hongrie, selon la vice-présidente, une “démocratie malade” est en train de se construire, et en outre elle a insulté les citoyens européens de nationalité hongroise en disant qu’ils n’étaient pas en mesure de se forger une opinion indépendante. Ces déclarations ne sont pas seulement une attaque politique directe contre le gouvernement démocratiquement élu de la Hongrie, ce qui est devenu un lieu commun, c’est aussi une humiliation envers la Hongrie et le peuple hongrois. La première est inappropriée, la seconde est inacceptable.
Ces déclarations sont en contradiction avec le rôle de la Commission en tant qu’institution neutre et objective inscrite dans le traité de Lisbonne. Elles constituent une violation flagrante du principe de coopération sincère et empêchent tout dialogue constructif entre la Hongrie et la vice-présidente.
Ceux qui violent les traités ne peuvent se faire passer pour les défenseurs de l’État de droit et des valeurs européennes. Les déclarations de la vice-présidente Vera Jourová sont incompatibles avec son mandat actuel, sa démission est donc indispensable. Entre-temps, le gouvernement hongrois suspend tous les contacts politiques bilatéraux avec elle. »
Des islamistes syriens payés par les Turcs pour aller se battre contre les Arméniens
Selon Yves Daoudal :
« Grâce à Allah, entre le 27 septembre et la fin du mois suivant 1.000 Syriens supplémentaires vont être transférés en Azerbaïdjan », déclare le chef d’un groupe terroriste syrien. C’est une manne pour eux. Déjà 4.000 islamistes syriens sont partis se battre contre les Arméniens du Nagorny-Karabakh. Avec un contrat de trois mois. Payés 1.800 dollars par mois. Par la Turquie.
Dans une émission de la radio de l’opposition syrienne émettant depuis les Emirats, un intervenant explique que ces hommes vont faire la guerre contre les « croisés chrétiens ». Un colonel de la soi-disant Armée syrienne libre, tellement libre qu’il réside en Turquie, dément cette information. Il est immédiatement interrompu par le présentateur, qui lui rappelle qu’il avait nié aussi l’envoi de mercenaires syriens en Libye (en renfort du gouvernement de Tripoli face à Haftar), jusqu’à ce que certains d’entre eux soient faits prisonniers… Et d’ajouter : « Nous savons qu’il y a 35.000 mercenaires syriens pro-turcs en Libye. »
Un combattant d’Afrin (Syrie) a déclaré à AsiaNews que, parlant avec un collègue azéri combattant en Syrie, il lui a demandé pourquoi on irait se battre aux côtés de chiites contre le Karabakh. Il lui a répondu : « Parce que cela fait partie du jihad, c’est la guerre sainte des musulmans contre les chrétiens. »
Le président de la « République du Karabakh », Arayik Arutyunian, parle lui aussi de 4.000 mercenaires islamistes venus de Syrie et d’autres pays ces derniers jours.
« Ce n’est pas une guerre entre le Karabakh et l’Azerbaïdjan, ou de l’Arménie contre l’Azerbaïdjan. C’est une guerre de la Turquie, par des mercenaires, auprès des 10 millions d’Azéris contre 3 millions d’Arméniens. C’est une guerre pour la survie. Une guerre que nous pouvons perdre. Mais nous ne pouvons nous offrir ce luxe. Toute défaite signifie la fin de notre nation. Ceci est notre patrie, nous n’en avons pas d’autre, et nous vaincrons parce que nous nous battons pour notre existence. Les Azéris et les Turcs se battent pour leur expansionnisme et leur haine raciale anti-arménienne. »
La Turquie participe directement à la guerre : on voit les avions turcs bombarder, et des drones guidés par des experts turcs.
Selon les sources d’AsiaNews, le terroriste syrien Abou Amsha, commandant de la brigade Souleimane Shah, devenue célèbre en Libye, est arrivé lui aussi en Azerbaïdjan. Ses hommes sont définis comme les « pires tueurs mercenaires », et sont caractérisés par leur haine extrême des « infidèles ».
Alliance VITA demande un vrai bilan sur l’avortement en France
La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale doit examiner le mercredi 30 septembre la proposition de loi n°3292, déposée par Mme Albane Gaillot, visant à renforcer le droit à l’avortement. Elle est programmée pour être examinée en séance le 8 octobre prochain au titre de l’ordre du jour réservé au groupe Ecologie Démocratie Solidarité.
Prétendant que l’accès à l’IVG serait, aujourd’hui, de plus en plus difficile, le texte prévoit l’allongement des délais légaux d’accès à l’IVG de douze à quatorze semaines de grossesse et la suppression de la clause de conscience des professionnels de santé.
La publication récente des statistiques de l’IVG pour l’année 2019 montre que le taux de recours à l’IVG est à son niveau le plus élevé en France soit 16,1 IVG pour 1000 femmes âgées de 15 à 49 ans avec 232 200 avortements, alors que le nombre de naissances ne cesse de décroitre depuis 2014. Cette situation est d’autant plus alarmante que, pour la première fois, les données ont été étudiées en prenant en compte les données fiscales des femmes concernées : il en ressort que les femmes aux revenus les plus faibles y ont davantage recours.
Alliance VITA dénonce une fuite en avant idéologique qui nie la réalité, véritable violence faite aux femmes qui pour certaines sont contraintes à subir une IVG en raison de leur situation de précarité ou de pressions extérieures.
Pour Caroline Roux, déléguée générale adjointe et coordinatrice des services d’écoute :
« Nous assistons à une véritable offensive idéologique, sans aucune réflexion sur la prévention de l’avortement. Nous sommes en effet régulièrement témoins des hésitations douloureuses de femmes à propos de leur grossesse. L’urgence est à la protection des femmes contre toute violence, spécialement celles que constituent les pressions – souvent masculines mais aussi sociales – pour les femmes les plus vulnérables qui les poussent trop souvent à avorter à contrecœur. L’IVG est un marqueur d’inégalité sociale qui doit alerter les pouvoirs publics. Le législateur ne doit pas se laisser aveugler par le harcèlement idéologique de certains qui prônent un avortement sans limite. »
Alliance VITA demande de ne pas légiférer et que soit conduite une étude épidémiologique, qui analyse les causes, les conditions et les conséquences de l’avortement. La véritable priorité en 2020 est la mise en place d’une véritable politique de prévention de l’avortement assortie de la délivrance d’une information plus équilibrée aux femmes confrontées à une grossesse inattendue, notamment sur les aides et droits spécifiques aux femmes enceintes.
Depuis début 2020, 6309 mineurs étrangers ont été interpellés dans l’agglomération parisienne (+ 42%)
Enquête du Parisien :
En région parisienne, le nombre d’interpellations de jeunes migrants délinquants pour des cambriolages et vols est en forte hausse.
A propos de “mineurs” étrangers, le père du terroriste au hachoir l’a félicité pour son acte. Il s’est dit « très fier » et très « heureux » que son fils ait accompli cela parce qu’il a « protégé l’honneur du Prophète ». Il a même ajouté : « Le village tout entier est venu me féliciter ».
Pendant que les bébés sont exterminés dans les centres d’avortement…
Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Barbara Pompili, a annoncé ce mardi 29 septembre toute une série de mesures de protection des animaux :
Nous annonçons :
-la fin progressive de la faune sauvage dans les cirques itinérants
-la fin de la présence d’orques et dauphins dans des delphinariums inadaptés
-la fin des élevages de visons pour leur fourrure
-le soutien aux zoos qui améliorent leurs conditions de détention pic.twitter.com/AFObeFm6me— Barbara Pompili (@barbarapompili) September 29, 2020
« Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes. » le saint curé d’Ars.
Le macronisme est une grande entreprise de domestication
M. Véran, ministre perpétuellement énervé, a tenté de justifier son annonce de la fermeture des cafés et des restaurants de la métropole marseillaise faite le 24 septembre et sans concertation aucune par une « étude » aux USA qui aurait démontré qu’aller dans un bar ou un restaurant multipliait par quatre le risque d’attraper le COVID (M.Castex, le même jour, parlait d’un risque multiplié par trois ce qui démontre tout le professionnalisme de ce gouvernement).
Une étude aux USA ? Le Figaro, dans un article du 25 septembre, essayait de décortiquer un article effectivement paru aux Etats-Unis le 11 septembre (pour une étude réalisée en juillet) et qui donc aurait bien pu être l’élément déclencheur cité allusivement par M.Véran. Cet article essaie avec bonne volonté d’interpréter les résultats graphiques de l’étude américaine (tout en confondant l’axe des abscisses et celui des ordonnées…).

En ordonnées donc, les activités auxquelles ont participé dans les 15 jours ayant précédé leur test de diagnostic les 314 personnes interrogées (et qui pour 50% d’entre eux à peu près étaient négatifs et 50% étaient positifs) :
- achats en magasins,
- rassemblements de moins de 10 personnes dans la sphère privée,
- déplacement dans un restaurant,
- présence dans un bureau,
- déplacement dans un salon de coiffure,
- rassemblements de plus de 10 personnes dans la sphère privée,
- déplacements dans une salle de sport,
- utilisation des transports en commun
- déplacements dans un bar ou un café,
- présence à un office religieux.
En abscisse, un ratio de risque d’attraper le COVID associé à la pratique de ces activités.
Comme le reconnaît avec humilité l’article français (retenez votre souffle) :
« Il n’est pas évident à comprendre… Il faut comprendre de façon générale que celui qui est testé positif au Covid-19 a X [chiffre des ordonnées] chances de plus d’avoir participé à telle activité [représentée en abscisse] durant les 14 jours précédant son test par rapport à celui qui a été testé négatif . On pourrait penser intuitivement que cela ne signifie pas pour autant que si vous avez participé à telle activité, alors vous aurez X chances de plus d’être testé positif au Covid-19. En réalité, si ! C’est ce qu’explique sur Twitter l’épidémiologiste Eric Feigl-Ding, chercheur au sein de la FAS (Federation of American Scientists) : «Une bizarrerie avec [cette méthode statistique] est la réversibilité de l’interprétation. Ainsi, si les adultes positifs ont deux fois plus de chances de manger au restaurant, alors cela signifie aussi : ‘manger au restaurant donne deux fois plus de chances d’être COVID positif’». La barre verticale en pointillé représente la valeur «1», autrement dit : il n’y a pas de différence notable d’activités entre les testés positifs et les testés négatifs. Ce qui signifie donc aussi : vous n’aurez pas plus de chance d’attraper le Covid si vous faites ceci ou non.
Par ailleurs, pourquoi y a-t-il des barres horizontales ? Elles représentent le «rapport de chance» ou «rapport des cotes» («odds ratio», d’où le AoR pour «adjusted odds ratio», NDLR) entre deux variables. La variable de départ, connue, est la positivité au Covid-19. La variable de résultat, recherchée, est la liste des différentes activités. Le point représente la valeur de ce rapport de chance, mais il existe une marge d’erreur représentée par le trait. On parle d’«intervalle de confiance», ici de 95%. Pour qu’il soit bien de 95%, il faut considérer que le «rapport de chance», certes fixé en un point précis, peut néanmoins varier selon un intervalle fixé par la longueur de la barre horizontale. Une précision méthodologique de taille : dès lors que la barre comprend la valeur «1», il est considéré que le rapport de chance n’a pas de valeur significative.
Dernière précision, avant d’analyser les résultats : l’étude américaine porte en fait sur deux populations. D’où le fait que, pour chaque activité, il y a deux valeurs du «rapport de chance», l’une en bleu foncé, l’autre en bleu clair. Celle en bleu foncé porte sur l’ensemble de la population des 314 personnes. Celle en bleu clair porte sur un échantillon de celle-ci, en l’espèce les personnes qui n’ont pas été en contact proche avec une personne positive au Covid-19.
On peut désormais lire les résultats. En tenant compte primo du principe de réversibilité mentionné ci-dessus et secundo du fait que si la barre horizontale comprend la valeur «1», alors le résultat n’est pas significatif, on peut en conclure que seules les combinaisons suivantes sont valides :
– Si vous êtes allés régulièrement au restaurant au cours des 14 derniers jours, vous aurez 2,4 fois plus de chances d’être contaminé, cette valeur pouvant en réalité varier de 1,5 à 3,8 dans 95% des cas ;
– Si vous êtes allés régulièrement au restaurant au cours des 14 derniers jours et que, par ailleurs, vous n’avez été en contact avec aucun cas de Covid, vous aurez 2,8 fois plus de chances d’être contaminé, cette valeur pouvant en réalité varier de 1,9 à 4,3 dans 95% des cas ;
– Si vous êtes allés régulièrement dans un bar ou un café au cours des 14 derniers jours et que, par ailleurs, vous n’avez été en contact avec aucun cas de Covid, vous aurez 3,9 fois plus de chances d’être contaminé, cette valeur pouvant en réalité varier de 1,5 à 10,1 dans 95% des cas ».
Essayons de reprendre quelques éléments :
- Qu’appelle-t-on « aller régulièrement» ? On ne sait pas
- Comment expliquer la variabilité du risque pour les restaurants ou plus encore pour les cafés (de 1 à 10) ? Quels sont les écarts-types (la dispersion ou l’homogénéité des résultats) ? On ne sait pas.
- On ne connaît pas non plus les protocoles sanitaires observés dans ces établissements (on le rappelle : issus de différents états des Etats-Unis, où les règles au demeurant ne sont pas homogènes) par rapport aux protocoles existant en France.
- Par ailleurs, l’étude ne distingue pas, parmi les restaurants, bars et cafés, deux situations tout à fait différentes : s’agissait-il de lieux ouverts (les terrasses) ou fermés (en intérieur) ? »
- L’auteur de l’article du Figaro insiste en plus sur le fait que les auteurs de l’étude eux-mêmes « appellent néanmoins à prendre ces résultats avec précaution pour tout un tas de raisons méthodologiques que l’on peut résumer simplement en disant que les 314 personnes de l’étude ne sont pas forcément universellement représentatives. Elles «pourraient ne pas être représentatives de la population des États-Unis», écrivent-ils ainsi» A fortiori, on peut le penser, de la population française.
Bref, pour un Véran (qui le 22 septembre venait d’affirmer à l’Assemblée Nationale « La stratégie du Gouvernement, monsieur Habib, n’a pas changé : des mesures différenciées, territoire par territoire, concertées localement »), rien que du solide.
Seuls les mauvais esprits pourraient s’étonner du fait que le ministre ne cite pas d’étude française. Après tout, dans les chiffres publiés chaque jour par Santé publique France (une des sources du légitime orgueil du système sanitaire français, certainement) figure le nombre de « Clusters en cours d’investigation ». Au 26 septembre, ils étaient 1183.

Un article du JDD du 27 septembre essaie aussi de comprendre la décision et d’expliquer « Pourquoi on peut se contaminer dans les bars et les restaurants ». Il cite le même article américain, mais rapporte aussi que des clusters en France ont été signalés soit après une soirée dansante dans un bar de Quiberon, soit après des soirées d’intégration étudiante à Rennes (donc des activités non-usuelles du plus grand nombre de bars et restaurants). Et d’ajouter :
« Mais les chiffres globaux ont fait défaut. Dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire, Santé publique France classait ces clusters dans la catégorie “entreprises privées ou publiques”. Ce qui n’aidait pas à la compréhension de la situation. Désormais, l’agence de santé se montre plus précise, évoquant 50 clusters liés à la restauration depuis le déconfinement, soit 20% du total dans le secteur des entreprises. Un chiffre sans doute sous-estimé en raison de la difficulté à tracer les contacts dans des lieux où les personnes ne se connaissent pas ».
50 clusters sur un total certainement supérieur aux 1183 (en effet, on ignore la durée des investigations, et donc le nombre total de clusters qui ont été investigués depuis la fin du déconfinement) ! Les âmes positives pourront même remarquer qu’on a évité la nouvelle fermeture des églises…
Rien d’étonnement finalement à cette absence d’étude française : le même site Santé publique France donne la liste de « Nos enquêtes en population et milieu professionnel ». Rien n’est cité concernant une éventuelle enquête sur les clusters :

Le 27 septembre, M.Véran, ministre de la Santé (mais pour combien de temps encore ?) expliquait au « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI » : « Je ne me projette pas dans deux mois pour faire des plans sur la comète. Je me projette au jour le jour avec mes batteries de chiffres ». Et, concernant un possible ralentissement de l’épidémie dans les Bouches-du-Rhône, il reconnaissait que la courbe « frémissait en termes d’incidence… Tant mieux si le virus commence à refluer, mais il est trop tôt pour considérer que c’est stable. Cela ne baisse pas assez vite ». Le 27 septembre, c’était juste avant la mise en œuvre des décisions concernant la fermeture des bars et restaurants (retardée au dimanche soir). Il reconnaissait donc que cela baissait déjà !
On le sait maintenant, grâce à Mme Maracineanu, ministre déléguée aux Sports :
« les décisions aujourd’hui ne sont pas prises en fonction d’une réalité qui serait celle de la circulation du virus parce qu’on ne sait pas comment le virus se transmet aujourd’hui, clairement aujourd’hui. Les décisions qui ont été prises, c’est pour dire qu’il faut continuer à être discipliné comme vous l’êtes dans votre vie personnelle et de loisir »

Le macronisme est une grande entreprise de domestication.
(P.S. : pour suivre l’actualité sur la pandémie, nous vous recommandons chaudement la consultation du compte https://twitter.com/biobiobiobior/).
Stop à l’agression islamiste turco-azérie contre l’Arménie chrétienne
Bernard Antony communique:
L’Arménie a décrété ce dimanche la mobilisation générale.
En effet, l’armée de l’Azerbaïdjan, encadrée et équipée par la Turquie, a lancé ces deux derniers jours de violentes attaques contre les forces de défense arméniennes de la région du Nagorny-Karabakh.
Rappelons que cette petite région, peuplée à 94 % d’Arméniens au début du XX° siècle, avait été attribuée à l’Azerbaïdjan par Gorbatchev dans les dernières années de l’URSS. Les Azéris y entreprirent une telle politique d’éradication de l’identité culturelle et de substitution de population que les Arméniens, encore majoritaires à plus de 70 %, n’eurent pas d’autre issue que de faire sécession et de proclamer une entité fédérée à l’Arménie….
L’Arménie actuelle résulte de l’indépendance de l’ancienne République soviétique d’Arménie proclamée le 21 septembre 1991. Elle est ce qui demeure des territoires de peuplement arménien dans l’empire russe et dans l’empire ottoman.
Dans ce dernier les Arméniens, qui constituaient avec les autres minorités chrétiennes (Assyro-Chaldéens, Grecs et autres) plus d’un tiers des habitants, furent exterminés dans le génocide planifié à partir de 1916 par les dirigeants Jeunes-Turcs.
À leur suite furent liquidées les autres populations chrétiennes. M. Erdogan, qui refuse la reconnaissance du génocide, aimerait bien en revanche le parachever à sa manière par son appui à l’Azerbaïdjan.
Chrétienté-Solidarité exprime tout son soutien à la cause arménienne.
Le ton Franceinfo ou le service public de radio-télévision toujours au mieux de sa forme bien-pensante
Le 26 septembre, François-Xavier Bellamy était interrogé dans 8H30Info sur Franceinfo par M.Fauvelle et Mme Brakhlia. Mme Brakhlia, les lecteurs du Salon beige connaissent déjà dans le cadre d’un dialogue avec M.Robert Ménard (« Arrêtez de faire l’idiote »).
L’entretien avec M.Bellamy à propos de la récente attaque terroriste à proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo était l’occasion pour ces deux journalistes (?), qui n’avaient de cesse de vouloir l’interrompre tant ce qu’il disait devait impérativement être coupé (« Je dis aux Français : vous n’en demandez pas trop si vous rêvez d’une France dans laquelle on ne risque pas de se faire découper au hachoir au coin de la rue… La véritable lutte contre le terrorisme, elle commence par la lutte contre l’islamisme »), de faire étalage de leur soumission à la bien-pensance. Trois échantillons de leur professionnalisme :
Elle : « Vous nous dîtes « illégalement ». On nous parle d’un mineur isolé [FXB : « s’il était mineur »]. Vous en doutez ? Parce que votre collègue Eric Ciotti sur Twitter dit déjà que ce terroriste, je cite « est le pur produit d’une filière d’immigration de pseudo-mineurs isolés ». Est-ce qu’il ne va pas vite en besogne ? Est-ce que c’est responsable de dire ça à ce stade de l’enquête ? »
Lui : « Pour autant, hier, les secours sont arrivés très vite ; les blessés ont été pris en charge très vite ; la police a bouclé le quartier très rapidement ; les crèches, les écoles, les maisons de retraite ont été confinées très rapidement également dans un rayon de quelques kilomètres autour de là où ça s’était produit. Il faut saluer la réactivité, la rapidité, l’efficacité des services de l’état ? »
Elle : « Pourquoi vous ne soutenez pas, au fond il faut une union sacrée, on le sent bien, les Français l’attendent, ce projet de loi contre les séparatismes ? Vous n’y croyez pas ? »
Le projet de loi n’a pas encore été publié….
Regard historique sur la protection juridique des choses sacrées
Michel Bastit, philosophe du droit, apporte un regard historique sur la protection juridique des choses sacrées, à l’occasion de l’affaire des hosties à la CEDH :
On ne trouvera pas ici de recherche du droit positif sur la façon de trancher la triste cause qui oppose l’État espagnol aux évêques et catholiques d’Espagne. Le but de ces quelques pages est de rappeler en revanche la place qui revient à la protection des choses sacrées, religieuses ou saintes dans la grande tradition du droit de l’Europe. Si les racines chrétiennes de l’Europe sont parfois l’objet d’un (faux) débat, personne ne peut remettre en cause les racines romaines du droit de l’Europe. Rappelons par exemple que le droit romain s’est appliqué sous diverses formes en Europe jusqu’au début du XXe siècle. Ce n’est seulement qu’au tout début du XXesiècle, en 1900 exactement, que l’Allemagne l’a abandonné au profit du Bürgerliches Gesetzbuch, le code civil allemand. Mais l’influence profonde du droit de Rome ne saurait se limiter à l’Empire allemand. De nombreux historiens du droit (Paul Koschaker, Peter Stein par exemple) ont souligné que le droit romain constituait le socle du droit commun de l’Europe. Le droit romain est ainsi à l’Europe ce que lui est aussi la philosophie grecque. Ce sont de riches héritages intellectuels qui ont forgé la civilisation européenne, avec l’enrichissement supplémentaire du christianisme.
La présence de cet élément fondamental dans le patrimoine de la civilisation européenne justifie qu’on le consulte et en tienne compte lorsque des conflits sérieux portent justement sur ces éléments de civilisation. Le droit n’est pas simplement le contenu de textes positifs, il est aussi la mémoire d’une longue expérience. Pour se forger, la sagesse pratique a besoin d’expérimenter et de se souvenir des expériences réussies et de celles qui ont échoué.
L’affaire dite « des hosties » met manifestement en cause la place de certaines réalités matérielles dédiées non seulement à des pratiques religieuses mais aussi à des réalités divines, à Dieu, ou aux dieux dans le contexte romain. Le singulier ou le pluriel n’a pas ici d’incidence directe sur le problème traité.
Lisons donc quelques textes indubitablement inscrits au fond de notre civilisation juridique. Au deuxième siècle après J.C., Gaïus, l’un des plus célèbres juristes de l’âge classique, ouvre le second commentaire de ses Institutes par une division fondamentale des « choses » (summa divisio), entre « choses » de droit divin et « choses » de droit humain. Il convient d’abord de préciser que pour Gaïus les « choses » ne se limitent pas aux réalités tangibles ; il connaît des « choses incorporelles ».
Les choses de droit divin se divisent à leur tour en choses sacrées ou en choses religieuses. Les choses sacrées sont celles qui sont consacrées, consecratae, aux dieux supérieurs, alors que les choses religieuses concernent les dieux familiaux, à savoir les Manes ancestraux auxquels sont dédiés par exemple un autel domestique ou un tombeau familial. L’accès à la catégorie des choses ne dépend pas de l’initiative des citoyens. Elle résulte d’un acte juridique solennel, public car visible par tous et surtout concernant l’ensemble du peuple romain : une loi ou un sénatus-consulte. Les choses sont sacrées « par l’autorité du peuple romain », ex auctoritate populi romani. La constitution même du peuple romain contient en effet incontestablement un élément religieux. Ce sont les pontifes qui, en suivant le rite, consacrent au nom du peuple, comme le déclarent les Institutes de Justinien (Lib.II, §1).
La consécration a dès lors pour but et pour effet de réserver les choses consacrées au divin, de les lui dédier. Elles sont ainsi mises à part. La conséquence juridique qui en résulte est qu’elles deviennent des choses qui sont hors commerce. Elles n’entrent dans le patrimoine d’aucun citoyen et ne sont pas susceptibles d’aliénation ni d’obligations. Elles sont dédiées au service du dieu, comme le précisent encore les Institutes de Justinien : « dedicata ad ministerium dei ».
Le droit canonique, un autre élément du droit commun de l’Europe, a repris en partie ces idées. Ainsi le code de 1917 déclare que les choses sacrées ne doivent pas être utilisées pour des usages qui répugnent à leur nature (can. 1537). Il admet cependant un certain commerce de celles-ci, à condition que la considération de leur caractère sacré ne soit pas prise en compte dans la fixation du prix, afin d’ôter tout caractère simoniaque à des transactions de ce genre (can. 1539).
Le canon 1171 du code de 1983 reprend avec une formulation un peu différente l’idée que les « res sacrae », qui sont consacrées par une bénédiction ou une dédicace au culte divin, ne doivent pas faire l’objet d’un usage contraire à leur destination. Le code oriental redit à peu près la même chose (can. 1018). Les hosties consacrées sont évidemment et suréminemment des « res sacrae » et leur conservation doit être assurée dans un ciboire ou un vase ; il convient aussi qu’elles soient rapidement consommées (can. 939). Elles font l’objet de dispositions minutieuses décrites dans le canon 938 : dans un tabernacle solide, fermé à clé, l’hostie sera « conservée avec le plus grand soin », afin d’éviter au plus haut point toute profanation, ut quam maxime periculum profanationis vitetur. L’article trois de la Constitution Pastor Bonus réserve à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi les délits contre la sainteté de l’Eucharistie. Enfin, le canon 1367 du code de 1983 prévoit que quiconque emporte ou détient des hosties en vue de commettre un sacrilège encourt la peine de l’excommunication « latae sententiae », dont le prononcé est réservé au Siège Apostolique. Le clerc encourt en outre, éventuellement, une autre peine y compris le renvoi de son état clérical. Tout ceci montre le sérieux et la gravité avec laquelle l’Eglise considère toute profanation eucharistique.
Ces textes ne sont évidemment pas en vigueur du point de vue du droit positif étroitement entendu, c’est-à-dire dans le droit étatique des divers États européens ni dans le droit écrit de l’Union européenne ou du Conseil de l’Europe. Mais un texte peut, si l’on n’accepte pas un positivisme étroit, ne pas être positivement en vigueur et néanmoins mériter d’être pris en considération. Le positivisme considère comme droit ce qui est imposé par le pouvoir étatique. Mais à côté du pouvoir il y a l’autorité. Ainsi, un texte qui n’est pas directement inclus dans le droit écrit mérite souvent d’être pris en considération en raison de son autorité. Ce fut souvent l’une des raisons justement de l’adoption du droit romain au Moyen Âge et au-delà. Alors que la République et l’Empire de Rome avaient disparu depuis longtemps, le droit romain s’est imposé comme un monument de prudence et de justice, comme la « raison écrite ». On peut encore considérer que ces textes font à ce titre partie de la sagesse pratique accumulée pendant des siècles par la civilisation européenne. Il serait donc contradictoire qu’une juridiction européenne n’en tienne aucun compte. Elle entrerait alors en contradiction avec la civilisation dont elle est elle-même issue. Elle opposerait ses décisions en tant qu’Institution de l’Europe aux acquis de la sagesse européenne. Elle ruinerait ainsi sa propre légitimité à se prononcer ; ce qui constitue une partie importante de la civilisation européenne.
De fait, non seulement la sagesse romaine préserve les « choses sacrées » mais ce faisant elle préserve aussi l’une des dimensions capitales de l’homme européen. Ce n’est en effet pas seulement le droit qui considère la nécessité de protéger les choses consacrées, mais il fait partie de l’héritage européen de considérer que certaines choses sont réservées au culte et doivent être protégées. Il suffit de se souvenir de quelques textes de Platon ou de penser à la place tenue par le temple des Grâces chez Aristote, de rappeler l’émotion et les réactions juridiques suscitées par la mutilation des Hermès à Athènes et décrites par Thucydide. Plus près de nous, l’incendie de Notre-Dame de Paris a soulevé aussi des émotions similaires. Le christianisme, comme il a été rappelé, a emboîté le pas à la sagesse romaine pour préserver non seulement le paisible exercice du culte mais plus encore pour préserver l’exercice de la vertu de religion. Cette vertu consiste à rendre une certaine justice à Dieu. Elle s’exerce précisément à travers l’exercice d’un culte public et la consécration de certaines réalités à Dieu lui-même. Pour l’homme européen héritier de cette civilisation, ne pas protéger ce domaine réservé à Dieu et bénéfique pour les hommes qui participent au culte constituerait une grave injustice à ce double titre.
Nouvelle augmentation du budget immigration
Le budget « Immigration, asile et intégration » du gouvernement va ainsi augmenter de 2% l’année prochaine. Ce même volet du budget de l’État avait déjà grossi de 22% en 2018, de 12% en 2019 et de 8% en 2020, selon le projet de loi de finances (PLF) adopté en Conseil des ministres.
Sur l’enveloppe allouée à l’immigration, 1,85 milliard sera désormais consacré à « la prise en charge des demandeurs d’asile en instance », qui « représente près des deux tiers des crédits de la mission », selon le PLF. Les 2% supplémentaires, soit 37 millions d’euros, serviront à « financer la création de 4 000 nouvelles places d’hébergement des demandeurs d’asile ».
Dans Le Figaro, Jean-Louis Thiériot, ancien président du conseil départemental de Seine-et-Marne et député LR, affirme que, parmi les «mineurs» étrangers non accompagnés en Seine-et-Marne, il y a près de 80 % de fraudes.
Le terroriste au hachoir de vendredi avait été enregistré par l’administration le 31 juillet 2018 : ce dernier assurait s’appeler Hassan Ali et être né le 10 août 2002 à Mandi Bahauddin, dans la province du Pendjab au Pakistan. Mais, déjà, l’homme fait plus âgé qu’il ne le prétend. Sa déclaration, qui lui permet d’aspirer à une prise en charge de l’Aide sociale à l’enfance au titre des mineurs étrangers non accompagnés, ne convainc pas à l’époque les agents du Conseil général du Val-d’Oise, lequel saisit la justice. Mais le juge des enfants du tribunal de Cergy-Pontoise refuse de procéder à un test osseux permettant d’estimer son âgé réel. La prise en charge d’Hassan Ali est de facto confirmée sur le plan administratif. C’est sous cette identité qu’il est interpellé, à deux reprises, depuis janvier. Une première fois en avril dans une affaire de violences volontaires puis, en juin, pour port d’arme prohibé, en l’espèce un hachoir de boucher, saisi sur lui par la Brigade des réseaux ferrés dans le secteur de la Gare du Nord.
Sur son téléphone portable saisi en perquisition, les enquêteurs ont découvert une pièce d’identité supportant sa photo et faisant apparaître le nom de Zaheer Hassan Mehmood, né le 25 janvier 1995. Le terroriste aurait donc bien 25 ans, comme son allure physique le laisse présager. C’est sous cette identité qu’il apparaît d’ailleurs dans la vidéo qui a tourné au Pakistan avant d’être visionné plus de 15.000 fois sur Twitter. Arborant une coiffe traditionnelle et une chemise blanche à liseré noir au niveau du col, il s’exprime en ourdou, langue officielle du Pakistan, pour dire son malaise d’être en France «terre de mécréants». Longue de 2 minutes 20, la séquence enregistrée la veille ou le matin même de l’attentat le montre en état de transe, larmoyant et chantant sans jamais faire allégeance, ni formuler d’appel à l’action violente.
«Aujourd’hui, vendredi 25 septembre, je vais les condamner».
6 personnes étaient encore placées en garde à vue lundi après-midi.
