L’insupportable mépris d’Emmanuel Macron à l’encontre des familles
Après l’usine de masque, après le supermarché, après l’hôpital, après tant d’autres lieux, hier 5 mai Emmanuel Macron est allé s’exhiber encore, dans une école cette fois.
Et Emmanuel Macron a parlé de la vie de famille :
« Dans la vie d’un enfant, rester deux mois à la maison, c’est quand même très traumatisant ».
Tous les parents auront apprécié.
D’où l’on peut tirer trois conclusions :
- Macron ne paraît pas savoir ce qu’est une famille et c’est certainement dommage pour lui.
- Macron ne sait rien de l’enfance, et c’est sans doute trop tard pour lui.
- Il ne suffit pas de rester fixé toute sa vie sur sa déniaiseuse de quasi deux fois son âge pour acquérir de l’épaisseur humaine.
Moins de morts au 1er trimestre malgré le Covid-19
Au Luxembourg, selon la presse de gauche locale, qui s’appuie sur les chiffres officiels du Statec (INSEE locale) :
Le virus n’a pas fait croître la mortalité au Luxembourg au premier trimestre 2020. Elle est même inférieure à celle enregistrée pour les même périodes en 2018 et 2019, malgré la surmortalité observée durant les deux dernières semaines du mois de mars à cause du Covid-19. C’est le constat étonnant établi ce mercredi par le Statec. Ainsi, l’Institut national de la statistique dénombre pour la période de janvier à mars 2020 1 129 décès, contre 1 272 (-11,2%) en 2018 et 1 160 (-2,7%) en 2019. […]
L’Institut national de la statistique note en revanche que le mois de février 2020 a connu une sous-mortalité par rapport aux années précédentes, alors que ce mois comptait un jour supplémentaire (2020 est une année bissextile). 331 décès ont ainsi été enregistrés, contre 449 en février 2018 et 395 en février 2019.
Pour la deuxième moitié du mois de mars, là où les premiers décès dus aux coronavirus ont été enregistrés, le Luxembourg a évidemment fait face à une surmortalité, de l’ordre de 15,3%. Ainsi pour la période comprise entre le 16 mars et le 31 mars 2020, 227 décès (dont 23 dus au coronavirus) ont été enregistrés, contre 197 en moyenne sur la même période entre 2018 et 2019.
La tendance s’inversera-t-elle pour le premier semestre 2020? Le Statec note en tout cas que le nombre de décès causés par le Covid-19 durant le mois d’avril est de 67.
Ailleurs en Europe, les messes sont “déconfinées”
La Croatie a rouvert les églises au culte public samedi 2 mai, avec 2 mètres de distance entre les fidèles. La Slovaquie vient, quant à elle, de le faire aujourd’hui 6 mai, dans les mêmes conditions.
Ils sont vraiment obsédés!
Les tricoteuses du sénat ont encore frappé à l’occasion du projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire. De nombreux amendements visaient encore à lutter contre “la baisse inquiétante des IVG” comme dirait Olivier Véran. Nous avons repéré ceux-ci (mais nous ne prétendons pas à l’exhaustivité hélas, vous pouvez continuer l’investigation ici):
- 171 rectifié
- 178
- 140
- 139
Avec une mention spéciale pour la sénatrice socialiste Laurence Rossignol et pour la sénatrice communiste Laurence Cohen. Vous pouvez toujours signer notre lettre à Laurence Rossignol sur la défense de la vie:
Madame le Sénateur,
Votre campagne pour aggraver encore la dramatique et douloureuse réalité de l’avortement, en profitant du confinement, a quelque chose d’indécent.
Alors que nos médecins, nos infirmières et tous les personnels soignants se battent jour et nuit pour limiter le nombre de morts, vous en profitez pour en réclamer davantage encore en allongeant le délai d’avortement.
Je tiens à vous dire que je trouve profondément révoltantes vos pressions permanentes contre la liberté de conscience des médecins et pour la culture de mort – a fortiori en cette période si particulière où nous devrions être unis pour soutenir ceux qui défendent la vie.
Je vous prie de croire, Madame le Sénateur, à l’expression de ma vigilante attention.
Quant à Laurence Cohen, vous pouvez lui écrire à cette adresse: [email protected]
Violation du secret médical
Une vidéo très claire d’un médecin attirant l’attention sur les menaces qui pèsent sur le secret médical:
— Edo tensei (@Edotensei47) May 5, 2020
Le Covid-19 a reposé les vieilles questions des rapports entre l’Église et l’État
Extrait de l’éditorial de Philippe Maxence dans L’Homme nouveau :
[…] La nouvelle qu’il faudra attendre le 2 juin pour voir rouvrir nos églises, accéder aux sacrements, retrouver nos prêtres et recevoir d’eux la manne eucharistique, ne pouvait donc qu’enflammer les esprits. Inquiets, les évêques ont réagi, d’abord en demandant l’autorisation de rouvrir les églises dès le 11 mai, à l’instar des écoles. Puis ils n’ont pu que prendre acte de la décision gouvernementale, certains en la dénonçant avec force. Des juristes sont aussi montés au créneau, comme le professeur de droit constitutionnel Guillaume Drago et l’avocat Geoffroy de Vries qui, dans une tribune commune (Le Figaro, 23 avril 2020), se sont interrogés « sur ce qu’il faut bien appeler une discrimination et une atteinte au principe d’égalité ».
S’ils usent des ressources du droit actuel, il est malgré tout difficile de les suivre quand ils affirment que « les religions ont une fonction de pacification des relations sociales ». D’abord parce que, contrairement à la vulgate en cours, toutes les religions ne sont pas des éléments de paix. Et surtout parce que le catholicisme n’a pas pour vocation à devenir la « nounou » de la République en produisant des bonnes mœurs, susceptibles de laisser un système intrinsèquement immoral continuer son action destructrice. Ce retour à la conception utilitaire de la religion, portée par Napoléon, ne correspond pas à la vocation de l’Église.
Retour du match Église/État
Le Covid-19 aura donc involontairement reposé les vieilles questions des rapports entre l’Église et l’État. Après Vatican II, nous avions cru que le sujet était épuisé puisque l’Église avait épousé la demande mondaine de liberté religieuse. En France, le baptême par l’Église de la laïcité à la française, née pourtant de la confrontation violente avec l’État, a été largement entériné. Depuis, la posture consiste toujours à se placer dans ce respect de la laïcité, devenue la valeur absolue qui devrait obliger jusqu’à la conscience des catholiques et qui y oblige d’ailleurs concrètement, par une espèce de réflexe impensé. Au point que même l’archevêque de Poitiers, Mgr Pascal Wintzer, s’interroge dans une tribune publiée par La Croix :
« La laïcité ne permet pas de prendre en compte cette originalité de l’Église catholique (…) le jacobinisme suppose une Église nationale, qui n’existe pas, seules existent les Églises locales, diocésaines. »
Les discussions autour de la réouverture des églises montrent l’urgence qu’il y a pour l’Église, même en dehors de toutes questions liées au Covid-19, de sortir de l’enfermement mental dans le paradigme de la laïcité et de rappeler que, société parfaite, l’Église est seule légitime à pouvoir régler l’accès aux sacrements et, parmi ceux-ci, à la nourriture même de la vie chrétienne.
Le régime de la laïcité nous est un régime imposé et qui constitue, avant même ses effets sur notre existence, une offense à Dieu. Sur le plan pratique, l’Église et les catholiques ne peuvent certainement pas grand-chose (encore que !). Mais nous pouvons au moins et nous devons réaffirmer les droits de l’Église, et la libertas Ecclesiæ.
Paris 19e, un soir de confinement
Tout va bien :
Tirs de mortier en plein #Paris (19e) à la cité Blanche cette nuit. Intervention en cours pic.twitter.com/BmkGqlnGZy
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) May 6, 2020
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) May 6, 2020
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) May 6, 2020
Cette “Cité Blanche” avait été rénovée de fond en comble de 2016 à 2018 pour un budget total de 30M€.
Nouveau recours judiciaire contre l’interdiction des messes publiques
Plusieurs fidèles ont décidé de manifester judiciairement leur opposition à la violation de leurs libertés fondamentales résultant de l’interdiction dans les faits de l’exercice public du culte divin et de la pratique de la vie sacramentelle.
Ils ont introduit le 3 mai un recours en leur nom personnel devant le Conseil d’Etat contre Monsieur le Premier Ministre dans le cadre d’un référé-liberté visant à obtenir sinon l’abrogation au moins des aménagements du décret 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant l’interdiction pure et simple de tous rassemblements et réunions à l’intérieur des liens de culte, sans aucune exception.
La requête au Conseil d’Etat porte le numéro 440366. Toute personne ayant un intérêt à agir peut intervenir volontairement dans la procédure.
Le Premier Ministre a reçu injonction de présenter ses observations au plus tard le 7 mai 2020 à 17h00.
Pour appuyer la portée symbolique de leur démarche, les fidèles se sont référés à la décision de la cour constitutionnelle allemande du 29 avril 2020 qui a ordonné la suspension d’une ordonnance du Land de Basse-Saxe interdisant, en raison de la lutte contre la propagation du virus COVID-19, tous rassemblements dans les lieux de cultes sans prévoir aucune forme de dérogation en fonction de chaque situation particulière.
Le condensé du dispositif est le suivant :
« Requête par laquelle les requérants demandent au juge des référés du Conseil d’Etat, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre sous huitaine au Premier ministre, aux ministres des solidarités et de la santé, de la transition écologique et solidaire, de l’économie et des finances et des outre-mer, à titre principal, d’une part, de retirer et abroger l’article 8 IV du décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 en ce qu’il a pour effet d’interdire le libre exercice public du culte divin dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle à l’intérieur des édifices cultuels, d’autre part, d’ajouter aux exceptions de l’article 3 du même décret celle de l’assistance au culte public divin dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, à titre subsidiaire, d’aménager les articles 7 et 8 IV du même décret en vue, d’une part, à restreindre le seul droit d’accès aux édifices cultuels situés sur le territoire de la République selon le principe de subsidiarité et le principe de proportionnalité en fonction de critères exclusivement objectifs tels que leur superficie, leur configuration, leur plan de circulation, leur hygiène et leur propreté, afin de garantir le droit de rassemblement et de réunion dans les lieux de culte, à titre très subsidiaire, afin que l’évêque puisse, sans enfreindre la règlementation en vigueur, autoriser les requérants à se rassembler dans l’église Saint-Bernard de Metz-Plantières pour assister à divers sacrements et cérémonies ».
Renseignements : [email protected]
Groupe de fidèles attaché à la forme extraordinaire constituant un groupe stable au sens du Motu Proprio du Souverain Pontife BENOIT XVI du 7 juillet 2007, accueilli à la Paroisse Saint-Bernard à Metz-Plantières.
Pendant le confinement, les prisons sont déconfinées
Le 8 avril, on apprenait que :
- Près de 8 000 détenus ont été libérés en un mois dont
- 130 détenus radicalisés libérés pour raison sanitaire
Bilan au 29 avril : « Nous comptons 61.100 détenus, à la date du 23 avril, pour 61.109 places. La population détenue a ainsi diminué de 11.500 personnes depuis le 16 mars ».
Les résultats ne se sont pas fait attendre :
- 1er mai – Besançon : Sans permis et fraîchement sorti de prison, il grille un feu et blesse gravement une aide-soignante
- 30 avril – Montauban : libérés de prison grâce au coronavirus, deux migrants y retournent après une course-poursuite en voiture volée et un cambriolage
- 27 avril – Loire (42) : En libération anticipée, il crache sur des policiers. À 49 ans, il comptabilise 47 condamnations.
- 26 avril – Lyon : libéré de prison grâce au coronavirus, il est déjà condamné à y retourner.
- 25 avril – La Ricamarie (42) : retour à la case prison pour le trentenaire qui n’a pas respecté son assignation à domicile.
- 24 avril – Ploërmel (Bretagne) : Le Covid 19 le libère mais il retourne en prison.
- 09 avril – Charente (16) : Libéré de prison grâce à l’épidémie de Covid-19, il vole une voiture et brandit une hachette face aux gendarmes.
- 3 mai – Les Lilas (93) : les meurtriers présumés de Kewi, poignardé devant sa classe en octobre dernier, remis en liberté
- 5 mai – Marseille : Un dealer : « J’étais en prison, je suis sorti à cause du corona. Vive le Corona »
- 5 mai – Montpellier : la famille d’une prostituée de 18 ans poignardée à mort en février apprend que l’un des suspects a été libéré en mars en raison du Covid-19
Mon Dieu, donnez-nous de saints prêtres!
Le P. Benoît Jullien de Pommerol, recteur de la paroisse française de Lisbonne, nous offre sur la “French Radio” un beau et tonique sermon pour le dimanche du Bon Pasteur. Il parle de la volonté révolutionnaire d’éradiquer le catholicisme, de la “loi de soumission de l’Eglise et l’Etat” (de 1905), de l’inique imposition du mariage civil avant le mariage religieux (l’Eglise est menée à la schlague par des voleurs et des bandits). Il dénonce aussi le fait que les évêques soient contraints par les pouvoirs publics d’être mis au même rang que les obédiences maçonniques. Et évoque joliment du “syndrome de la femme battue”.
Il invite à la suite du Pape à rattraper “les 200 ans de retard” et à ne plus avoir peur des bourreaux laïcistes. Un sermon roboratif!
A écouter ici.
Des enfants illustrent notre superbe patrimoine littéraire
Anne Brassié vient de réaliser une très belle émission “Perles de culture” sur TV Libertés: des enfants se succèdent pour réciter des superbes poésies tirées du riche fonds littéraire français. C’est à la fois charmant et émouvant – et cela peut donner des idées pour vos prochains trajets en voiture avec vos enfants!
Messire Dieu premier servi
Un lecteur nous envoie ce texte:
En ce mois de mai, nous fêtons Sainte Jeanne d’Arc. C’est à la fois une fête nationale (décrétée par la IIIe République) et une fête de l’Eglise – d’autant plus importante cette année que nous fêterons, le 16 mai, le centenaire de la canonisation de la « sainte de la patrie ». Cette dernière nous rappelle que c’est avant tout vers Dieu que nous devons nous tourner. Oublions la politique, l’économie et occupons-nous de l’indispensable, de ce qui ne peut pas attendre : le salut de nos âmes. Notre Seigneur est « le pain de vie » (Jean 6:35), nourrir notre âme est aussi important que de nourrir notre corps. Ainsi, il est pour tout chrétien indispensable de se rendre dans une église et d’y recevoir les sacrements. Ce qui fait des églises, pour nous catholiques, « des établissements fournissant des biens ou des services de première nécessité » – comme dit l’article L.3131-15 du code de la santé publique, créé par le décret du 23 mars 2020. Personne, pas même l’Etat, n’est en droit de désigner ce qui nous est vital ou non. Nous sommes dans notre bon droit et pouvons librement nous rendre à l’église pour prier, rencontrer un prêtre, nous confesser et recevoir la communion (en respectant les gestes barrières évidemment).
Au demeurant, les textes interdisant le culte public sont si mal ficelés que bien des actions nous sont ouvertes.
Par exemple, le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 (Article 8 IV) qui a eu pour conséquence d’interdire les messes publiques dispose que « les établissements de culte, relevant de la catégorie V, sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 20 personnes. ». Pourquoi n’organiserions-nous pas quotidiennement des « cérémonies funéraires » ? Il suffit pour cela dans une messe en forme extraordinaire de dire l’absoute à la fin de la messe, celle-ci ne requérant pas la présence du corps contrairement à la forme ordinaire. Pour une messe en forme ordinaire, il suffit, lors du canon, d’indiquer clairement et à haute voix que cette messe est dite à l’intention de tel défunt. Il n’appartient pas à l’Etat, séparé de l’Eglise, de décréter ce qui relève de la cérémonie funéraire ou non, ou si ces cérémonies doivent être célébrées avec ou sans défunt. Un gouvernement laïc ne peut statuer sur la discipline des prières.
Nous pourrions aussi faire sonner, pendant toute la durée de ce funeste confinement, le glas de toutes nos églises à 20h05.
Nous pourrions encore prévoir des actions symboliques à l’occasion des fêtes de l’Ascension et de la Pentecôte pour entendre la voix du Christ dans nos cœurs, nos Eglises et le monde.
Si vraiment nous avons faim du « Pain de vie », nous trouverons bien les moyens – aussi variés que possible ! – pour que les pouvoirs publics entendent enfin cette vérité, qui leur est totalement étrangère : l’Eucharistie nous est aussi nécessaire que la nourriture matérielle.
A propos de la Pentecôte, la date du 2 juin nous semble d’ailleurs un message particulièrement méprisant à l’adresse des catholiques. Pourquoi ne pas choisir le 31 mai ou le 5 juin, surtout quand il est rappelé en permanence que l’évolution de la situation ou les progrès scientifiques peuvent infléchir les mesures de déconfinement ? Le 2 juin est précisément le lendemain des fêtes de la Pentecôte. Si ce n’est pas fait exprès…
Le premier des dix commandements nous ordonne d’établir, maintenir et développer notre relation avec Dieu : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. » Cela passe aussi par l’administration des sacrements. Notre devoir envers le Christ, le Salut de notre âme et la nécessité d’annoncer à tous la Bonne Nouvelle nous imposent d’agir par tous les moyens à notre disposition afin de retrouver la liberté de disposer des sacrements.
Dites les gars avez-vous peur ?
Nous n’avons qu’une peur au monde,
C’est d’offenser Notre Seigneur.
L’état d’urgence ne s’arrête jamais
Intéressante vidéo d’Edward Snowden. Quoi que l’on pense du personnage, ses inquiétudes méritent d’être entendues…
Culte public: timide ouverture du gouvernement
Le gouvernement ne s’attendait certainement pas à ce que toute l’Eglise de France réclame avec autant d’insistance la reprise du culte public. Après avoir sèchement renvoyé au 2 juin au plus tôt, il semble entrouvrir timidement la porte à une reprise dès la Pentecôte. C’est un progrès. Même s’il n’est pas suffisant. Et surtout même s’il n’est pas officiel. Donc, pour le moment, maintenons la pression. Vous pouvez toujours signer et faire signer notre pétition ici:
Monsieur le Premier ministre,
Le président a récemment annoncé une sortie progressive du confinement à partir du 11 mai, mais les médias affirment que votre gouvernement interdirait les messes et autres rassemblements religieux au moins un mois de plus.
Il est pourtant envisageable, dans bon nombre de paroisses, de célébrer en respectant les règles sanitaires.
Et il faut tout ignorer de la nature humaine pour ignorer que les besoins spirituels ne sont pas moins importants que les besoins matériels. Ce qui fait de nous des hommes tient précisément à l’âme et une vie qui se limiterait à la satisfaction des besoins végétatifs ne serait pas une vie humaine digne de ce nom.
Cette interdiction serait d’autant plus révoltante que certains “territoires perdus de la république” ne respectent pas le confinement – quand ils ne sont pas en état de véritable insurrection, agressant notamment les forces de l’ordre. Ce deux poids, deux mesures qui pèse sur les Français les plus tranquilles a quelque chose de profondément choquant pour la justice et nuit gravement à la paix sociale.
En tout cas, il est clair que la liberté doit être la règle et l’interdiction, l’exception fondée sur l’impossibilité de faire autrement. Il est parfaitement possible de respecter les règles sanitaires tout en assurant la liberté religieuse des Français.
Alors, Monsieur le Premier ministre, rendez-nous la messe, rendez-nous les sacrements, rendez-nous les célébrations liturgiques – avec toutes les mesures sanitaires qui s’imposeraient – dès le 11 mai.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma très haute considération.
Les dangers de la 5G
434 médecins et 900 professionnels de santé belges attirent l’attention sur les dangers de la 5G:
Face au déploiement massif et inconsidéré des technologies sans fil, nous, professionnels de la santé, demandons au gouvernement de faire appliquer le principe de précaution afin de protéger la population et plus particulièrement les groupes les plus vulnérables dont font partie, notamment, les femmes enceintes et les enfants.
En pleine pandémie, alors que les citoyens sont confinés et que la société est mise à rude épreuve, Proximus a entamé ce 31 mars le déploiement de la future 5G dans 30 communes autour de Bruxelles.
Même s’il pourrait s’agir d’une simple coïncidence, ceci nous semble indécent à un moment où les Belges doivent lutter ensemble pour essayer de vaincre le drame humain qui nous préoccupe tous. Parallèlement, des organismes de défense des consommateurs se sont empressés de publier des articles pour affirmer la non-dangerosité de cette technologie.
L’exposition de la population aux rayonnements électromagnétiques de radiofréquences/micro-ondes (RF/MO) n’a cessé d’augmenter ces dernières décennies. Téléphones sans fil de maison (DECT), smartphones, tablettes en 3G puis 4G, Wi-Fi à la maison, au travail, dans les crèches, les écoles, les transports et les lieux publics…
Les signataires évoquent notamment des lésions de l’ADN, des perturbations de la synthèse des protéines, des altérations des spermatozoïdes, des perturbations de la synthèse d’hormones.
C’est l’évêque qui décide personnellement et en répond au seul Pasteur
Lu sur le blogue du P. Guy Vandevelde:
Un rappel majeur: il n’y a aucun intermédiaire ecclésial entre l’Evêque et le Collège des Evêques toujours avec sa Tête et jamais sans son Chef. Ainsi, les conférences épiscopales, sont de l’ordre du fonctionnement collectif, et ne constituent pas un échelon de subsidiarité ecclésiale à proprement parler; un conseil permanent n’est pas non plus l’assemblée plénière, seule habilitée à parler “au nom de tous” justement parce que tous y sont présents. De sorte qu’au-delà et en deçà du soutien et des négociations que peuvent mener ces instances pour la liberté de l’Eglise et le bien surnaturel des fidèles, la responsabilité de l’Evêque pour procurer la vie chrétienne de la portion du Peuple de Dieu qui lui a été confiée reste plénière, souveraine dans le cadre de la discipline universelle, et non transférable: c’est lui qui décide personnellement et comme Chef, de faire ceci et de ne pas faire cela, et en répond au seul Pasteur.Autre rappel non moins important: les laïcs sont eux-mêmes et au titre de leur Baptême, l’Eglise; tout autant que le sont les clercs, car il y a entre eux une différence non pas de degré, mais de nature, dans la participation à l’unique sacerdoce du Christ et ses trois fonctions sacerdotale, prophétique et royale. Et leur domaine propre, c’est à dire qui leur est confié non pas par délégation de la Hiérarchie mais par le Christ Seigneur, c’est le monde et la vie séculière dans laquelle les engage leur état. On ne doit donc pas les exhorter toujours à prier, mais à s’engager, à s’activer, et promouvoir leurs initiatives et les soutenir dans une sorte d’expertise qu’ils ont, par grâce d’état, pour ce qui concerne l’Eglise dans le monde.Il est quand même stupéfiant de voir de plus en plus de laïcs réclamer la restauration du culte public, parce que tout leur apostolat est adossé à la vie sacramentelle; et qu’ils ne rencontrent au mieux que de la compassion émotionnelle, au pire l’exigence purement formelle d’obéir, comme on dirait aux enfants d’être sages pendant que les adultes discutent au salon. Mais quand tout cela sera mis en perspective du bilan sanitaire définitif de ce qu’aura été réellement le covid-19?
Livres en Famille… livre ses clients malgré le confinement

Nos amis de Livres en Famille continuent à envoyer des livres pour tous les âges, malgré les difficultés actuelles.
Vous pouvez consulter leur site internet.
Déconfinement à Monaco

Monaco déconfine – et rouvre les églises au culte public. Un exemple pour la France?
Un exemple pour la France :https://t.co/0e8KxGXY3L
— VENARD Christian (@Padremtb) May 5, 2020
Quand des philosophes et écrivains parlent du coronavirus…
Gustave Thibon, L’homme devant la nature, 1973 :

C.S Lewis, Tactique du diable, 1942 [Erratum : on me glisse dans l’oreillette que c’est écrit à la manière de CS Lewis, mais ce n’est pas de lui] :
– Et comment as-tu fait pour amener autant d’âmes en enfer à l’époque ?-
– Grâce à la peur.
– Oh, oui. Excellente stratégie: vieille et toujours actuelle. Mais de quoi avaient-ils peur? Peur d’être torturés? Peur de la guerre? Peur de la faim?
– Non. Peur de tomber malade.
– Mais personne d’autre ne tombait malade à l’époque?
– Si, ils tombaient malades.
– Personne d’autre ne mourait?
– Si, ils mouraient.
– Mais il n’y avait pas de remède à la maladie ?
– Il y en avait.
– Alors je ne comprends pas.
– Comme personne d’autre ne croyait ou n’enseignait sur la vie éternelle et la mort, ils pensaient qu’ils n’avaient que cette vie, et ils s’y accrochaient de toutes leurs forces, même si cela leur coûtait leurs affections (ils ne s’embrassaient plus, ne se saluaient plus, ils n’ont eu aucun contact humain pendant des jours et des jours!); leur argent (ils ont perdu leur emploi, dépensé toutes leurs économies, et pensaient encore avoir de la chance parce qu’ils n’avaient pas à gagner leur pain!) leur intelligence (un jour, la presse disait une chose et le lendemain elle se contredisait, pourtant ils croyaient à tout!), leur liberté (ils ne sortaient pas de chez eux, ne marchaient pas, ne rendaient pas visite à leurs proches… C’était un grand camp de concentration pour prisonniers volontaires! Ahahahahah !). Ils ont tout accepté, tout, tant qu’ils pouvaient prolonger leur misérable vie un jour de plus. Ils n’avaient plus la moindre idée que c’est Lui, et Lui seul, qui donne la vie et la termine. Ça s’est passé comme ça! Ça n’avait jamais été aussi facile.
Serge Carfantan, Sagesse et révolte, 2007 (ce texte est souvent attribué, à tort, à Aldous Huxley) :
Pour étouffer par avance toute révolte, il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.
Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.
On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.
Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.
Pour l’instant, nous avons déclenché un cataclysme nocif et même létal en sur-réagissant à une épidémie aux contours normaux
Nous avions relayé la vidéo de Jean-Dominique Michel, l’un des plus grands spécialistes mondiaux de santé, qui s’opposait au confinement. Suite aux critiques, il explique :
[…] La démarche scientifique -puisqu’il s’agit, sans la dénigrer ou la stigmatiser, de dépasser la réaction émotionnelle- vise à cerner les contours d’une problématique pour l’appréhender dans sa juste étendue.
On nous vend depuis des mois l’épidémie de Covid comme étant la pire catastrophe sanitaire de tous les temps : eh bien non, ce n’est absolument pas le cas ! Les historiens de la médecine nous le rappellent, les philosophes nous le rappellent, les épidémiologistes sérieux nous le rappellent. Le Covid est pour l’instant (sous réserve de mauvaises surprise à venir) une épidémie d’une gravité comparable aux autres épidémies infectieuses respiratoires, ni plus ni moins. De l’ordre de l’épidémie d’influenza 2017, qui avait été plus forte que les autres années sans que personne ne s’en émeuve et sans que l’on terre la population entière chez elle.
Dire du Covid qu’il s’agit d’une gripette ou d’une grippe ne veut rien dire. Les infections banales sont les affections banales, l’influenza est l’influenza et le Covid est le Covid. Une maladie bien étrange puisqu’alors qu’elle conduit aux drames que l’on a évoqués chez des personnes présentant des facteurs de risque (et uniquement chez elles), les trois quarts des personnes infectées ne se rendent selon les données dont nous disposons même pas compte qu’elles l’ont contractée !
C’est dire s’il importe de tenir des propos mesurés et documentés pour ne pas continuer à communiquer n’importe quoi et générer une panique dans la population (et les mesures inadéquates prises) qui s’avéreront in fine bien plus problématiques et même potentiellement létales que l’épidémie elle-même !
Le Covid a des caractéristiques propres, assez saisissantes, qui le distingue. Il ne s’agit pas de nier ces caractéristiques, abondamment mises en avant, mais de situer certains paramètres en relation avec ceux d’autres infections respiratoires.
L’épidémie de Covid ne se distingue donc pour l’instant en rien des caractéristiques de l’influenza en termes d’ordre de grandeur. La contagiosité (le fameux Ro) est comparable, la dangerosité est comparable et la létalité est comparable.
La lectrice et le lecteur se souviendront comment on annonçait il n’y a pas si longtemps que “15% des personnes infectées se péjoraient en cas graves.” J’avais tout de suite dit que cela ne faisait aucun sens dès lors qu’il s’agissait d’une statistique se basant sur le nombre de cas détectés, alors qu’on était incapable de dépister de manière convenable ! Un adage que j’ai rappelé, bien connu des épidémiologistes, est que si vous ne dépistez que les morts, vous trouverez 100% de létalité. C’est en moins extrême le cas de figure dans lequel on était.
J’avais dès le 18 mars indiqué que le nombre de cas réels devait être 50 à 90 fois supérieur et j’avais vu juste selon les meilleures évaluations faites depuis. Quand les deux tiers ou les trois quarts des personnes infectées ne s’en rendent même pas compte (!) et que vous ne testez que les personnes hospitalisées en urgence, vous n’avez juste aucune idée de l’ampleur du problème. Ce qui a permis ici à des personnes de bonne foi (comme le Pr Morel) d’indiquer que la mortalité en Suisse était de près de 5% des malades diagnostiqués, statistique ne voulant absolument rien dire dès lors que nous ne connaissions (et ne connaissons toujours) pas la proportion de personnes diagnostiquées au regard du nombre de personnes infectées !
Bien sûr, vous trouverez des épidémiologistes pour dire que les évaluations du Pr Ioannidis sont erronées -quand il s’agit de données médicales, je ne connais pas de meilleurs spécialiste au monde mais bien sûr il peut aussi se tromper, c’est le propre de la science. Un trouble règne aussi dû au décompte de mortalité : les mesures prises provoquent elles aussi une mortalité importante (par exemple de maladies non-soignées à cause du lock-down) que l’on attribue de façon commode au Covid. Les faits sont têtus : pour l’instant, nous avons déclenché un cataclysme nocif et même létal en sur-réagissant à une épidémie aux contours normaux.
Ce qui interroge doublement puisque la mortalité individuelle du Covid semble aussi due à une “tempête immunitaire” disproportionnée par rapport à la menace du virus. Les personnes décéderaient donc in fine de cette sur-réaction immunitaire. Comme il est apparu que les dégâts et même la mortalité globale soient eux aussi provoqués en majeure partie par notre sur-réaction. C’est à ce stade une hypothèse forte en tout cas.
Nouveau décès d’un légionnaire du 1er REC au Mali
Le légionnaire de 1CL Kévin Clément a été tué dans une action de combat hier matin au Mali.

RIP
La messe publique est (pour le moment) interdite à la Pentecôte, mais pas le travail
Un arrêté vient d’être pris par le ministre de l’intérieur et le secrétaire d’Etat chargé des transports, afin de permettre les déménagements pendant les jours fériés de l’Ascension et de la Pentecôte.
Exceptionnellement, les camions de déménagement de plus de 7,5 tonnes de poids total, une fois chargés, seront autorisés à circuler du mercredi 20 mai à 16:00 jusqu’au jeudi 21 mai 2020 à 24:00 pour l’Ascension, et du dimanche 30 mai 2020 de 22:00 jusqu’au lundi 1er juin 2020 à 24:00, pour le week-end de la Pentecôte.
En temps normal, la circulation de ces poids lourds est interdite sur l’ensemble du réseau les samedis et veilles de jours fériés à partir de 22:00 et jusqu’à 22:00 les dimanches et jours fériés.
Il doit donc être possible de célébrer la messe dans un camion, avec quelques centaines de fidèles en voiture derrière…
Enquête romaine sur la forme extraordinaire du rite
En cette fête du pape saint Pie V, évoquons la dernière Lettre de Paix liturgique concernant l’enquête lancée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, chargée du motu proprio Summorum Pontificum, et dont une section accomplit désormais les charges qui relevaient de la Commission Ecclesia Dei, et adressée à tous les présidents des Conférences épiscopales, à transmettre à tous les évêques du monde. Ceux-ci auront à répondre à une enquête en 9 questions sur l’application du motu proprio Summorum Pontificum dans leurs diocèses.
Cette lettre a été rendue publique par le site américain Rorate Cœli le 24 avril 2020. Elle a sur-le-champ enflammé l’ensemble du monde traditionnel sur tous les continents, monde il faut le dire facilement inflammable, qui y a vu immédiatement une menace pour Summorum Pontificum.
Paix liturgique, qui n’est pas née de la dernière pluie postconciliaire, est bien sûr toujours d’une prudente circonspection vis-à-vis de toute atteinte possible aux « droits acquis » de la messe traditionnelle. Cependant, elle estime que cette enquête – surprenante, il est vrai – doit être considérée tout autrement.
Quelle est l’origine de cette enquête ?
C’est une plaisanterie classique de dire que le secret « absolu » qui couvre théoriquement les choses de la Curie est celui de Polichinelle. Sauf quand une affaire est traitée par un nombre étroit de personnes, ce qui a manifestement été le cas ici, puisque les simples « officiers » de la section en charge de Summorum Pontificum n’ont pas eu à en connaître.
En outre, un grand nombre de décisions des Congrégations sur des points sensibles sont inspirées par des directives plus ou moins précises de la Secrétairerie d’Etat, comme par exemple l’étrange décret que s’est cru obligé de signer le cardinal Sarah, le 25 mars 2020, qui ordonnait que, dans tous les pays touchés par le Coronavirus, les cérémonies de la Semaine Sainte devaient être célébrées sans la présence du peuple. Mais la lettre du cardinal Ladaria ne semble pas répondre à une demande de la Terza Loggia (l’étage de la Secrétairerie d’Etat dans le palais apostolique) : elle accèderait à un désir de Santa Marta, autrement dit du Pape.
Il faut à ce propos se souvenir des réactions qu’ont provoquées les deux décrets, préparés ceux-là par les officiers de la section de la CDF en charge de Summorum Pontificum, visant à permettre un certain « enrichissement » de la forme traditionnelle (7 nouvelles préface ad libitum, et possibilité, également ad libitum, de fêter d’autres saints, notamment des saints nouvellement canonisés), avaient été approuvés par le Pape le 5 décembre 2019, ont été datés du 22 février 2020 et ont été rendus publics le 19 février 2020. Ces décrets, que nous analyserons plus tard, ont entraîné (nous en avons parlé dans notre Lettre 740, du 8 avril 2020), une levée de boucliers de la part des opposants les plus déterminés à la liturgie traditionnelle. Ceux-ci, à la tête desquels, le professeur Andrea Grillo, qui enseigne à l’Université Pontificale Saint-Anselme, en ont profité pour lancer une pétition d’une extrême virulence, du 1er avril 2020, demandant que cette liturgie cesse d’avoir un statut d’exception et qu’elle soit pleinement soumise aux évêques diocésains, d’une part, et la Congrégation pour le Culte divin, d’autre part. En clair, ils demandaient une fois de plus qu’elle soit asservie aux évêques, puis anéantie. Cette attaque a été fort mal prise par le cardinal Ladaria, qui a demandé une réponse juridique argumentée de Mgr Markus Graulich, Sous-Secrétaire du Conseil Pontifical pour les Textes Législatifs.
Il va de soi que ce groupe de pression, qui compte des amis très hauts placés, s’est fait entendre auprès du Pape. Celui-ci, c’est bien connu, n’a jamais manifesté d’intérêt particulier pour la messe traditionnelle, ni pour l’approuver, ni pour la haïr. Quand il est arrivé à Rome, elle était pour lui un phénomène très marginal, qui ne prenait quelque consistance que lorsqu’il était lié à la FSSPX, à laquelle, en revanche, il accorde, pour des raisons complexes, un intérêt « politique » évident. Il a eu, à quelques reprises, l’occasion de dire que le rite ancien, auquel Benoît XVI avait selon lui porté trop d’attention, était cultivé par quelques vieux nostalgiques et qu’il fallait le laisser mourir de sa belle mort sans s’en inquiéter. Mais il faut remarquer que ces jugements à l’emporte-pièce ont été prononcés à l’occasion de visites ad limina d’évêques qui se plaignaient du « trouble » que causaient les célébrations à l’ancienne dans leurs diocèses. Et remarquer aussi qu’à chaque fois, le Pontife a répondu en substance : on ne touche pas à Summorum Pontificum (par exemple, aux évêques des Pouilles, en mai 2013).
On sait aussi qu’un groupe important d’évêques italiens est extrêmement hostile au développement de cette liturgie, à la différence des évêques français, anglais, américains, entre autres, qui ont fait « la part du feu », et qui, sans sympathie particulière pour la forme traditionnelle, ont fini par s’accommoder de son existence. Est-il besoin de dire que ces prélats italiens, qui pourchassent la liturgie tridentine, ne perdent pas une occasion de faire entendre leurs récriminations auprès du Pontife et de ses proches.
Si bien que, le Pape François a fini par se rendre compte que cette liturgie marginale existait réellement, puisqu’elle provoquait autant d’irritations exaspérées. Ce qui, somme toute, n’est pas pour lui déplaire. Dans sa manière de gouverner, il tient à ce que ceux qui pensent être le plus proche de lui ne s’imaginent pas installés dans une situation idéologique tranquille. Ainsi, les faveurs accordées à la FSSPX et le statut conservé à la forme extraordinaire sont là pour le leur rappeler.
Mais lui-même ou son secrétariat personnel a pensé qu’il serait bon d’avoir des renseignements exhaustifs sur cette messe traditionnelle qui provoque tant de rage, et sur sa perception réelle, non par quelques évêques, mais par tous les évêques du monde. Et puis, quand on veut faire « reposer » une question difficile, on nomme une commission et on déclenche un processus administratif d’enquête. Ce lieu commun est attribué en Argentine à Perón : « Si tu veux faire traîner éternellement une affaire, nomme une commission d’enquête » or n’oublions pas que le pape François est argentin…. L’enquête donne désormais la possibilité de répondre aux plaignants qu’on s’occupe de la question pour voir de quoi il retourne. Cependant, selon une tradition bien curiale, la lettre du cardinal Ladaria est datée du 7 mars, antérieurement à la pétition de Grillo, pour ne pas donner l’impression que l’une a provoqué l’autre.
On s’en occupe, mais sans une presse excessive. La lettre du cardinal Ladaria demande que les réponses des évêques – dans la mesure où ils prendront la peine de répondre – doivent arriver avant le 31 juillet. C’est-à-dire au moment où la Curie entre dans son profond sommeil d’été. Ensuite, à la rentrée, la petite section de la CDF en charge de Summorum Pontificum, dont l’apriori est favorable au Vetus Ordo, aura, durant de longs mois, à classer, à étudier, à résumer une masse énorme de réponses en toutes langues (à supposer que 2500 sur les 3100 ordinaires du monde répondent aux 9 questions, il y aura plus de 20.000 réponses à traiter, dont certaines pourront être longues).
Les questions posées aux évêques
De réponses à neuf questions, dans lesquelles on retrouve certaines de celles qui sont posées aux évêques sur la forme extraordinaire du rite romain lors des visites ad limina. Elles visent à savoir deux choses :
- quel est l’état des lieux à ce sujet dans le diocèse ?
- quels sont les sentiments de l’évêque sur Summorum Pontificum ?
Le ou les rédacteurs se veulent objectifs, et sont manifestement bienveillants vis-à-vis de la liturgie traditionnelle, comme l’indique la question 5 (« Vous semble-t-il que dans votre diocèse, la forme ordinaire a adopté des éléments de la forme extraordinaire ? »), qui évoque ce fait souvent relevé : la célébration de la forme extraordinaire induit les prêtres diocésains l’utilisant à mieux célébrer la forme ordinaire et à l’« enrichir », bref à pratiquer une certaine « réforme de la réforme ».
La rédaction de la seconde question (« Si la forme extraordinaire y est pratiquée, répond-elle à un véritable besoin pastoral ou est-elle promue par un seul prêtre ? ») est en revanche maladroite et peu compréhensible, ce qui est dommage parce qu’elle touche, sans l’aborder vraiment, au processus fondamental de Summorum Pontificum : certes, rien n’empêche, dans l’esprit et la lettre de Summorum Pontificum que l’initiative relève d’un prêtre, mais les demandes de messes émanent normalement de groupes de fidèles auprès de curés (et non des évêques), lesquels sont libres d’y répondre.
La question 6 (« Pour la célébration de la messe, utilisez-vous le Missel promulgué par le pape Jean XXIII en 1962 ? ») évoque vraisemblablement le fait qu’en certains lieux est utilisé un missel un peu hybride, qui s’inspire des rubriques dites de 1965, contrairement à la lettre de Summorum Pontificum.
Voici le questionnaire :
- Quelle est la situation dans votre diocèse en ce qui concerne la forme extraordinaire du rite romain ?
- Si la forme extraordinaire y est pratiquée, répond-elle à un véritable besoin pastoral ou est-elle promue par un seul prêtre ?
- Selon vous, quels sont les aspects positifs et négatifs de l’usage de la forme extraordinaire ?
- Les normes et conditions établies par Summorum Pontificum sont-elles respectées ?
- Vous semble-t-il que dans votre diocèse, la forme ordinaire a adopté des éléments de la forme extraordinaire ?
- Pour la célébration de la messe, utilisez-vous le Missel promulgué par le pape Jean XXIII en 1962 ?
- Outre la célébration de la messe dans la forme extraordinaire, existe-t-il d’autres célébrations (par exemples baptême, confirmation, mariage, pénitence, onction des malades, ordinations, office divin, Triduum pascal, funérailles) selon les livres liturgiques d’avant le Concile Vatican II ?
- Le motu proprio Summorum Pontificum a-t-il eu une influence sur la vie des séminaires (le séminaire du diocèse) et d’autres maisons de formation ?
- 13 ans après le motu proprio Summorum Pontificum, quel est votre avis sur la forme extraordinaire du rite romain ?
La liturgie traditionnelle n’a pas besoin de permission pour exister
Quand on évoque ces questions d’autorisations romaines pour célébrer la liturgie traditionnelle, il est toujours important de ne pas se prendre au jeu du « c’est permis, ça pourrait ne plus l’être », en pensant que son existence dépend de ces permissions. De fait, la messe tridentine avait été interdite par la réforme de Paul VI. Malgré cette interdiction, grâce à des fidèles, des prêtres, deux évêques, elle a vécu et s’est développée au point que la Rome conciliaire « modérée », spécialement représentée par le cardinal Ratzinger, plus tard Benoît XVI, lui a reconnu, par étape, en 1984, 1988, 2007, sa légitimité. C’est donc parce que ses utilisateurs étaient convaincus, au nom du sens de la foi, que la liturgie traditionnelle était légitime que les autorités de l’après-Concile l’ont à la fin reconnue comme légitime.
Bien sûr, ces textes successifs lui ont permis de se développer encore plus, notamment Summorum Pontificum, qui fit passer l’usage du missel tridentin d’un statut mal défini de privilège à celui de droit. Dès lors, en dix années, jusqu’en 2017, Paix liturgique l’a établi dans le détail, le nombre des lieux de culte traditionnels « autorisés » a doublé dans le monde : aux Etats-Unis, 530 lieux de culte traditionnels en 2019, contre environ 230 en 2007 ; en Allemagne 153 contre 54 ; en Pologne, 45 contre 5 ; en Angleterre et au Pays de Galles 147 lieux de culte de forme extraordinaire en 2017 contre 26 en 2007 ; en France, 104 lieux de culte traditionnel en 2007, 235 en 2019, auxquels s’ajoutent plus de 200 lieux de culte de la Fraternité Saint-Pie-X (source notre Lettre n.601, 16 juillet 2017 données plus récentes).
Grâce soit rendue pour ce libre développement à Benoît XVI, mais grâce soit rendue pour ce qui l’a précédé et l’a rendu possible à la foule de fidèles « résistants », à la cohorte de prêtres traditionnels, à Mgr Lefebvre, à Mgr de Castro Mayer. Ce monde, pour ne parler que de la France, mais on pourrait aussi évoquer sa place aux Etats-Unis, avec 1% des lieux de cultes, des fidèles d’un âge moyen nettement plus bas que la moyenne, « produit » chaque année entre 15 à 20 % des ordinations de prêtres assimilables à des prêtres diocésains. A quoi il faut ajouter les communautés religieuses d’hommes et de femmes spécifiées par cette liturgie et un maillage d’écoles hors contrat, dont les aumôneries sont assurées par des prêtres célébrant la messe traditionnelle. Quant à ses possibilités futures d’extension, elles peuvent être évaluées par une série de sondages commandés par Paix liturgique entre 2006 et 2016 (onze sondages pour l’histoire, Les Dossiers d’Oremus – Paix liturgique, 2018).
Si donc les réponses des évêques du monde au questionnaire de la CDF sont honnêtes, elles confirmeront – et pour dire vrai, le seul fait que cette enquête ait été lancée le confirme – un fait massif : cinquante ans après la réforme liturgique, le culte traditionnel, certes minoritaire, fait partie du paysage. Il coexiste avec le rite nouveau avec une étonnante vitalité. Avec une irréductible vitalité.
Attaquer en justice l’interdiction du culte public
De notre ami Paul Barillon, Docteur en droit public:
Pour les catholiques, une grande souffrance s’impose aujourd’hui avec l’impossibilité de l’assistance à la sainte messe et de la réception de la sainte communion. Edouard Philippe a annoncé que l’assistance à la messe ne serait possible qu’à partir du 2 juin, lors de son allocution devant l’Assemblée nationale, le 28 avril dernier. Cette annonce engendre une colère légitime, elle est la traduction d’une autocratie. Emmanuel Macron et Edouard Philippe, les responsables du maintien du premier tour ubuesque du premier tour des élections municipales, sont responsables d’un trop grand nombre de décès du fait de leur impéritie. Ils ont laissé les frontières ouvertes, permettant l’arrivée de centaines de contaminés. En dignes héritiers de Machiavel, ils ont cherché à masquer la faillite de leur politique par la recherche de boucs émissaires susceptibles de ne pas êtres trop soutenus par la population. Dès la montée en puissance de l’épidémie, le rassemblement évangélique de Mulhouse a été dénoncé comme un fort vecteur d’explosion de l’épidémie en France – sans doute à juste titre, il faut l’avouer, mais il faut aussi rappeler que ces évangéliques avaient respecté les règles sanitaires alors en vigueur! Ne nous méprenons pas, nous ne demandons pas aujourd’hui la caricature de rassemblements évangéliques avec plusieurs centaines de personnes agglutinées les unes sur les autres, vociférant et se postillonnant dessus! Nous réclamons que des messes puissent redevenir publiques, avec l’assistance de fidèles respectueux des distances sanitaires et convenablement éloignés les uns des autres. Malgré la très forte différence entre les deux événements, il y a sans doute là une explication quant à la stigmatisation actuelle des messes.
L’argumentation d’Edouard Philippe est attaquable et elle fait, à juste titre, l’objet de la foudre de nombreux catholiques respectueux de son autorité mais réclamant qu’elle s’applique de manière juste.
C’est la loi du 23 mars 2020 « d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19 » qui est la base juridique de l’interdiction de célébration publique des cultes jusqu’au 2 juin 2020. On le dit trop peu mais cette loi est venue modifier plus ou moins durablement, en ces termes, l’article L 3131-15 du code de la santé publique.
Cet article énonce désormais que
« dans les circonscriptions territoriales où l’état d’urgence sanitaire est déclaré, le Premier ministre peut, par décret réglementaire pris sur le rapport du ministre chargé de la santé, aux seules fins de garantir la santé publique : 5° Ordonner la fermeture provisoire d’une ou plusieurs catégories d’établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunion, à l’exception des établissements fournissant des biens ou des services de première nécessité ; 6° Limiter ou interdire les rassemblements sur la voie publique ainsi que les réunions de toute nature ».
Cette loi est autoritaire, se voulant appropriée à la situation actuelle à l’aune de la crise sanitaire. Dure est la loi mais cela n’est que la loi. C’est une erreur de ne citer contre cette loi que la seule loi du 9 décembre 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat. Juridiquement, une loi n’a pas plus d’autorité qu’une autre loi, surtout lorsqu’elle est antérieure au texte contesté. En revanche, la loi du 23 mars 2020 est tenue de respecter le Bloc de Constitutionnalité qui lui est juridiquement supérieur et qu’elle ne peut contrarier. Elle est également astreinte de respecter la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et c’est là que des actions auront le plus de chances de succès…
Que dit donc le Bloc de Constitutionnalité, s’imposant à toutes lois en France ?
L’article 10 de la Déclaration du 26 aout 1789 qui est son texte le plus ancien, énonce que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi ». Cet article instaure donc une nécessaire proportion entre liberté religieuse et respect de l’ordre public. Jusqu’à mars 2020, la principale référence législative faisant écho à cet article 10 a été la loi de séparation des églises et de l’Etat du 9 décembre 1905. L’article 1er de la loi de 1905 dispose : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public ». Il ressort donc de cet article que la liberté de l’exercice des cultes, qui est garantie par la République. Reste à préciser quelles peuvent être les restrictions à l’exercice de cette liberté, et quelles sont les garanties accordées par l’État. Ces restrictions sont aujourd’hui apportées par la loi du 23 mars 2020 « d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19 » qui permet au Premier ministre d’interdire les réunions publiques, dont celles du culte.
Trois enseignements sont à tirer de cette situation.
Une action pour démontrer l’inconstitutionnalité de la loi du 23 mars 2019 serait longue et hasardeuse. Elle ne pourrait aboutir qu’à travers une Question Prioritaire de Constitutionnalité, posée dans le cadre d’un procès en cours.
Les interdictions portées par la loi sont précisées par l’article 7 du décret du 23 mars 2020 qui énonce actuellement que « tout rassemblement, réunion ou activité mettant en présence de manière simultanée plus de 100 personnes en milieu clos ou ouvert, est interdit sur l’ensemble du territoire de la République jusqu’au 11 mai 2020 ». L’article 7 de ce décret n’est pas, en réalité, la principale source d’interdiction des messes, sinon de le 12 mai le culte serait autorisé. Les mesures de police qu’il génère sont plus préjudiciables. Cet article sert seulement de base juridique à cette interdiction. Un référé liberté a été déposé devant le Conseil d’Etat contre le décret du 23 mars 2020, espérons qu’il aboutira.
Pour le reste, l’interdiction du culte repose sur une mesure de police générale qu’il est impératif également d’attaquer.
Les mesures prises par le Premier ministre contre l’assistance des fidèles au culte sont des mesures relevant du pouvoir de police administrative générale, dans le but d’une préservation des troubles à l’ordre public sanitaire. Ce pouvoir de police découle du pouvoir règlementaire général donné au Premier ministre par l’article 21 de la Constitution. Cet article énonce que « le Premier ministre dirige l’action du Gouvernement. Il est responsable de la défense nationale. Il assure l’exécution des lois. Sous réserve des dispositions de l’article 13, il exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires ». Les mesures prises au titre de ce pouvoir de police règlementaire peuvent faire l’objet d’un contrôle de la proportionnalité des mesures prises par rapport aux buts à atteindre, par le Conseil d’Etat. C’est là qu’il est possible d’agir contre les décisions d’Edouard Philippe. Il est possible que les mesures de police édictées soient disproportionnées quant à l’ordre public sanitaire à défendre.
Ce pouvoir de police générale appartenait sous la IIIe République au Président de la République. Il revient sous la Ve République, dans la même logique d’application, au Premier ministre.
C’est ainsi que le Conseil d’Etat a développé une jurisprudence sur la proportion des mesures prises quant aux buts à atteindre par ce pouvoir de police général avec son arrêt du 8 aout 1919 « Labonne ».
Très tôt également, dès le 19 février 1909, par son arrêt « Abbé Guillet », le Conseil d’Etat s’est prononcé sur la proportion des mesures de polices municipales quant à la préservation de l’ordre public et notamment sur la question du culte. En l’espèce, la haute juridiction a arrêté « qu’il résulte de l’instruction que, dans la ville de Sens, aucun motif tiré de la nécessité de maintenir l’ordre sur la voie publique ne pouvait être invoqué par le maire pour lui permettre de réglementer, dans les conditions fixées par son arrêté, les convois funèbres, et notamment d’interdire aux membres du clergé, revêtus de leurs habits sacerdotaux, d’accompagner à pied ces convois conformément à la tradition locale ».
Ne pourrait-on pas espérer un arrêt de mai 2020 contre les mesures d’Edouard Philippe, dont le considérant serait exprimé en ces termes : « qu’il résulte de l’instruction que le Premier ministre en interdisant la reprise des cultes pour des motifs sanitaires alors que dans un pays ou la pratique religieuse a faibli, les entreprises, écoles et lieux publics seront ouverts à tout public, aucun motif tiré de la nécessité de maintenir l’ordre public sanitaire ne pouvait être invoquée alors que des précautions sanitaires seront prises dans les églises pour la célébration des messes » ?
Les mesures de la loi du 23 mars 2020 et du décret de la même date sont également susceptibles de violer l’article 9 de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme. Celui-ci affirme que « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».
Les dispositions de la Convention sont obligatoires pour la France, sa législation et a fortiori sa réglementation doivent donc obligatoirement être en adéquation avec ce texte. Les textes incriminés pourront faire l’objet d’une requête individuelle devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme dès lors qu’appels et recours auront été épuisés devant les juridictions nationales. La procédure sera donc longue mais elle pourrait aboutir.
Plusieurs jurisprudences intéressantes pourraient permettre de faire condamner la France et de désavouer Emmanuel Macron et Edouard Philippe !
Il sera important et symbolique que les textes votés et décidés par LREM soient désignés comme violant gravement les droits de l’homme ! Si cela peut aboutir, il ne faut pas hésiter à porter les recours qui dénonceront la violation de la Convention par les textes impulsés par Emmanuel Macron et Edouard-Philippe.
A titre d’exemple, l’arrêt du 22 janvier 2009 « Saint Synode de L’Eglise orthodoxe bulgare (métropolite Innocent) et autres /c/ Bulgarie » a rappelé que « le droit des fidèles à la liberté de religion, qui comprend le droit de manifester sa religion collectivement, suppose que les fidèles puissent s’associe librement, sans ingérence arbitraire de l’Etat. En effet, l’autonomie des communautés religieuses est indispensable au pluralisme dans une société démocratique et se trouve donc au cœur même de la protection offerte par l’article 9 ». Citons également la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme du 13 décembre 2001 «Eglise métropolitaine de Bessarabie et autres c. Moldova » laquelle a arrêté que « dans l’exercice de son pouvoir de réglementation en la matière et dans sa relation avec les diverses religions, cultes et croyances, l’Etat se doit d’être neutre et impartial, il y va du maintien du pluralisme et du bon fonctionnement de la démocratie ».
Il y a donc des armes juridiques contre l’atteinte par Edouard Philippe et Emmanuel Macron à notre liberté de pratiquer notre religion ! Le moment est venu de prier Sainte Jeanne pour que ce siège contre les mesures de LREM aboutisse ! Pas de désespoir même si, à première vue, il semble aussi désespéré à première vue que la délivrance d’Orléans qui fut pourtant réalité en 1429 ! Prions la Sainte Patronne de la France dans ce combat juridique: « En nom Dieu, les gens d’armes batailleront, et Dieu donnera la victoire » !
Concours Sainte Jeanne d’Arc 2020
L’abbé Olivier de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre travaille sur une thèse consacrée à la Sainte Patronne de la France. En partenariat avec L’Homme Nouveau, il propose ce questionnaire/concours afin de faire grandir la connaissance de sainte Jeanne d’Arc, au-delà des clichés et des légendes, pour la faire mieux aimer. Le centenaire de la canonisation, le 16 mai 2020, est une belle occasion pour faire parler de notre sainte patronne.
Le questionnaire est disponible ici jusqu’au 15 mai, les réponses ne seront dévoilées que le 16 mai.
Que le gouvernement fasse confiance aux curés
Texte reçu d’un prêtre diocésain :
Le gouvernement fait confiance aux patrons qui rouvriront leurs entreprises et sauront y instaurer les fameux gestes barrières que tout le monde connaît maintenant, même les plus idiots.
Il fait confiance aux gérants de supermarchés pour faire en sorte que leurs grands magasins puissent accueillir des centaines de clients qui ont besoin de se nourrir et qui étant tous responsables ne touchent que le paquet qu’ils ont décidé prendre.
Il fait confiance aux responsables des transports pour faire monter des populations entières dans les bus, métros, trains et tout transport en commun parce qu’ils savent que chaque usager pourra disposer sans peine de 4m2 de surface.
Il fait confiance à tous les responsables de magasins qui veilleront à ce que peu de personnes pénètrent en même temps dans leur établissement après avoir eu soin de se laver les mains avec du gel hydroalcoolique et d’être munies d’un masque, deux fournitures qu’il n’est plus besoin de décrire et que nous trouvons en quantités industrielles partout, plutôt dans les grandes surfaces que dans les pharmacies où les habitants sont habitués à se fournir.
Il fait confiance aux chefs d’établissements scolaires qui sauront accueillir tous les mouflets de France heureux de retrouver le chemin de l’école et qui tous ont appris durant ce confinement à se tenir à 1m les uns des autres, à se laver très régulièrement les mains et à porter fièrement et sagement un masque, à défaut d’avoir pu apprendre leurs cours.
Que de confiance direz-vous ! Et bien qu’il en soit de même (sauf à vouloir discriminer une partie de la population) pour les Curés de France qui ne sont pas des gamins, qui ont appris à gérer des foules, et qui sont tout à fait capables d’imposer dans leurs églises les fameux gestes barrières, les règles de distanciation ainsi que les mesures d’hygiène et qui sont prêts à limiter le nombre de leurs paroissiens pour chaque célébration… et enfin à ouvrir leur ‘boutique’ pour un service autant de fois dans une journée qu’il le faudra afin qu’il n’y ait pas de ‘foule’.
Oui, que le gouvernement fasse confiance aux Curés puisqu’ils ont largement montré qu’ils étaient capables de respecter des restrictions qui, soit dit en passant, étaient à la limite de la légalité au regard de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat et qui finiraient par devenir franchement illégales si elles devaient se prolonger indûment.
Un pauvre Curé de France pas plus idiot que d’autres !
“Personne ne peut empêcher un prêtre de confesser et de donner la communion”
Dans un entretien publié le 2 mai dans La Nuova Bussola Quotidiana, le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, réagi face à des propositions farfelues qui seraient envisagées dans certains lieux pour permettre aux fidèles d’emporter la communion chez eux, en raison de la crise sanitaire. Extrait d’une traduction française non officielle par un frère Carme :
Récemment en Italie, selon la presse, il aurait été question d’une solution adoptée dans certains lieux en Allemagne, selon laquelle le Corps du Christ serait “enveloppé” de façon individuelle, pour permettre aux fidèles de se servir librement des hosties consacrées et de les emporter chez eux.
Non, non, non ce n’est absolument pas possible, Dieu mérite le respect, vous ne pouvez pas le mettre dans un sachet. Je ne sais pas qui a pensé à cette absurdité, même s’il est vrai que la privation de l’Eucharistie est certainement une souffrance, la manière de communier n’est pas ouverte à la négociation. Nous communions d’une manière digne, digne de Dieu qui vient à nous. L’Eucharistie doit être traitée avec foi, nous ne pouvons pas la traiter comme un objet insignifiant, nous ne sommes pas au supermarché. C’est de la folie totale.
Quelque chose comme ça a déjà eu lieu en Allemagne, (cf. info détaillée) précise le journaliste Riccardo Cascioli :
Malheureusement, beaucoup de choses sont faites en Allemagne qui ne sont pas catholiques, mais cela ne signifie pas que vous devez les imiter. Récemment, j’ai entendu un évêque dire qu’à l’avenir il n’y aura plus d’assemblées eucharistiques, seulement la liturgie de la Parole. Mais c’est le protestantisme.
Comme d’habitude, des raisons «compatissantes» sont mises en avant : les fidèles ont besoin de la communion, dont ils sont privés depuis un certain temps, mais comme le risque de contagion est toujours élevé, un compromis doit être trouvé…
Il y a deux questions qui doivent être absolument clarifiées. Premièrement, l’Eucharistie n’est pas un droit ou un devoir: c’est un don que nous recevons librement de Dieu et que nous devons accueillir avec vénération et amour. Le Seigneur est une Personne, personne n’accueillerait la personne qu’il aime dans un sachet ou d’une autre manière indigne. La réponse à la privation de l’Eucharistie ne peut être la profanation. C’est vraiment une question de foi, si nous le croyons nous ne pouvons pas le traiter indignement.
Et la seconde question ?
«Personne ne peut empêcher un prêtre de confesser et de donner la communion, personne n’a le droit de l’arrêter. Le sacrement doit être respecté. Ainsi, même s’il n’est pas possible d’assister aux messes, les fidèles peuvent demander à se confesser et à recevoir la communion.»
En parlant de messes, que pensez-vous de poursuivre les célébrations en streaming vidéo sur Internet ou à la télévision ?
«Nous ne pouvons pas nous y habituer, Dieu s’est incarné, Il est chair et sang, Il n’est pas une réalité virtuelle. C’est aussi très trompeur pour les prêtres. A la messe, le prêtre doit regarder Dieu, au lieu de cela il s’habitue à regarder la caméra, comme s’il s’agissait d’un spectacle. Nous ne pouvons pas continuer comme ça.»
Revenons à la communion. Dans quelques semaines, il est prévu que la célébration des messes publiques soient restaurées. Et en dehors des solutions les plus sacrilèges, il y a aussi une discussion pour savoir s’il est plus approprié de recevoir la communion dans la bouche ou dans la main, et dans ce dernier cas comment la recevoir dans la main. Qu’est-ce qui devrait être fait?
«Il existe déjà une règle dans l’Église et celle-ci doit être respectée: les fidèles sont libres de recevoir la communion en bouche ou en main. »
[…]
Le battage médiatique contre le coronavirus est le plus grand canular politique de l’histoire
C’est une analyse que l’on découvre dans le Washington Times du 28 avril. Extraits
Le nouveau coronavirus est réel.
La réponse au coronavirus est médiatisée. Et avec le temps, ce battage médiatique sera révélé comme un canular politique. En fait, COVID-19 sera considéré comme l’une des plus grandes exagération du monde politique, la plus honteusement exagérée, excessivement et irrationnellement gonflée avec des réponses faussement trompeuses à un problème de santé.
Les faits sont les suivants: COVID-19 est une véritable maladie qui rend malade certains, se révèle mortelle pour d’autres, surtout les personnes âgées – et ne fait rien à la grande majorité.
C’est ça.
En un mot, c’est tout.
Ou, selon Dan Erickson et Artin Massih, médecins et copropriétaires de Accelerated Urgent Care à Bakersfield, en Californie: rouvrons le pays – et maintenant.
«Avons-nous encore besoin d’un abri sur place? Notre réponse est catégoriquement non. Faut-il fermer des entreprises? Non catégoriquement. … [L] es données montrent qu’il est temps de lever ».
Il a raison. Ils ont raison.
Les données pour garder l’Amérique fermée et les Américains fermés n’existent tout simplement pas.
À vrai dire, il est douteux que ce soit le cas.
Les scientifiques à la tête du combat contre le coronavirus ont prédit en mars qu’en Amérique, entre 100 000 et 250 000 personnes mourraient. Ils ont basé ces estimations sur la modélisation informatique. Mais en même temps qu’ils fondaient ces estimations sur la modélisation informatique, ils reconnaissaient que la modélisation informatique est inexacte.
Mais de ces chiffres informatiques exagérément gonflés, toutes les actions constitutionnelles douteuses du gouvernement sont venues de toute façon – de la fermeture d’entreprises en passant par la mise en quarantaine de citoyens américains à des plans de redistribution des revenus rapides et pitoyables et économiquement douloureux via la législation des fonds de relance.
Depuis, environ 56 000 personnes sont mortes en Amérique des suites d’un coronavirus – ou l’ont-elles été ? Encore une fois, les faits sont fragiles.
Il y a des semaines, le gouvernement a ordonné aux hôpitaux d’arrêter de pratiquer des chirurgies pour faire place au nombre prévu de patients atteints de coronavirus. Alors ils l’ont fait. Et ce faisant, ils ont coupé leurs sources de revenus. Le Congrès a donc adopté une loi accordant aux hôpitaux des milliards de dollars pour traiter les patients atteints de coronavirus. Conflit d’intérêt? Oui. Oui.
Le décompte des malades du coronavirus, déjà imparfait à partir de la modélisation informatique, a ensuite reçu un autre traitement d’anomalie.
“[La Pennsylvanie] supprime plus de 200 décès du nombre officiel de coronavirus alors que les questions se posent sur le processus de déclaration et l’exactitude des données”, a rapporté The Inquirer.
Ce virus était différent, a-t-on dit aux Américains. Ce virus était beaucoup plus contagieux que tout ce qui avait été vu ou étudié auparavant, a-t-on dit aux Américains. Et chaque fois que le nombre de cas a baissé et que les chiffres se sont révélés erronés, eh bien, cela était dû à la distanciation sociale et à la mise en quarantaine et au port du masque facial que les Américains faisaient, sur ordre du gouvernement – ont-ils dit aux Américains.
Cela n’avait tout simplement pas de sens.
Cela ne correspond tout simplement pas.
Cela ne justifiait pas, et ne justifie pas, la destruction totale des droits civils.
Et maintenant, certains membres de la communauté médicale, Dieu merci, commencent à souligner les omissions flagrantes de logique et de faits qui ont provoqué cette répression surdimensionnée.
Et ceci:
“Quand je rédige mon rapport de décès, je subis des pressions pour ajouter COVID. Pourquoi donc? Pourquoi sommes-nous obligés d’ajouter COVID? Pour peut-être augmenter le nombre et le rendre un peu pire qu’il ne l’est. Nous subissons des pressions en interne pour ajouter COVID à la liste des diagnostics lorsque nous pensons que cela n’a rien à voir avec la cause réelle du décès. La cause réelle du décès n’était pas COVID, mais elle est signalée comme l’un des processus de la maladie. … COVID ne les a pas tués, 25 ans de tabagisme les a tués. »
Est-ce que cela devient plus clair que cela?
Soit les politiciens ont trop peur de faire quoi que ce soit qui pourrait revenir pour les mordre politiquement, soit les politiciens utilisent ce coronavirus à des fins politiques – pour, par exemple, adopter des lois sur le contrôle des armes à feu, comme le gouverneur de Virginie, Ralph Northam. Ou, par exemple, pour faire flotter les espoirs de campagne sur l’économie actuelle ravagée, comme l’ancien vice-président Joe Biden.
Mais pour le reste de l’Amérique – le reste de l’Amérique qui travaille dur et qui aime la liberté – il est temps de se lancer dans le radicalement inconstitutionnel.
“Si vous allez danser sur les droits constitutionnels de quelqu’un, vous feriez mieux d’avoir une bonne raison – vous feriez mieux d’avoir une très bonne raison, pas seulement une théorie”, a déclaré Erickson. “Les données nous montrent qu’il est temps de lever le confinement … donc si nous ne levons pas, quelle est la raison?”
Telle est la question clé. Au fil du temps, la réponse deviendra de plus en plus évidente. Le coronavirus peut être réel – mais le battage médiatique est un canular. Espérons maintenant qu’il s’agit d’un canular unique qui ne se répète pas à chaque fois que la saison de la grippe approche.
