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Neuvaine à saint Joseph: Jour 9

En ce neuvième et dernier jour de la neuvaine, demandons à saint Joseph de nous enseigner à mourir saintement.
Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit
Prière de Léon XIII : Ô Bienheureux Joseph, Gardien très vigilant de la Sainte Famille
« Ô Bienheureux Joseph, nous recourons à vous, dans notre tribulation, et, après avoir imploré le secours de votre Très Sainte Épouse, nous sollicitions aussi, en toute confiance, votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, au nom de l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de jeter un regard propice, sur l’héritage acquis par Jésus-Christ, au prix de Son Sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.

Ô Gardien très vigilant de la Sainte Famille, protégez la famille privilégiée de Jésus Christ. Père très aimant, préservez-nous de toute contagion, de la corruption et de l’erreur ; protecteur très puissant, soyez nous secourable et assistez-nous, du haut du Ciel, dans le combat que nous avons à soutenir contre la puissance des ténèbres.

Et de même qu’autrefois vous avez arraché l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la Sainte Église de Dieu contre les embûches de l’ennemi et contre toute adversité, et couvrez-nous de votre constante protection, afin que nous puissions, à votre exemple et par votre assistance, vivre saintement, mourir pieusement, et obtenir l’éternelle félicité dans le Ciel.
Amen. »

Méditation

« Que tous, à l’école de saint Joseph, apprennent à ne considérer les biens éphémères du temps présent qu’à la lumière des biens stables de l’éternité ; trouvant dans l’espérance des biens célestes une consolation aux souffrances de la vie humaine, ils s’exerceront à la mériter par la soumission à la volonté de Dieu, c’est-à-dire par une vie renoncée, juste et pieuse (…) Pour nous, pleinement confiant dans le patronage de celui à la prévoyante vigilance duquel Dieu a voulu confier son Fils unique – le Verbe Incarné – et la Vierge Mère de Dieu, nous demandons à tous les évêques du monde catholique d’exhorter les fidèles, en ces conjonctures si pénibles pour la chrétienté, à implorer avec plus de ferveur encore le secours de saint Joseph (…) Il est surtout et à juste titre honoré comme le très fidèle assistant des mourants, lui qui mourut entre les bras de Jésus et Marie. » (Benoît XV, Motu Proprio Bonum sane)
Saint Joseph, Patron des mourants, priez pour nous

Saint Joseph, protecteur de la Sainte Église, priez pour nous

Réciter un Notre Père, un Je vous salue Marie, un Gloire au Père

Prière du pape François 

« Protège, Saint Gardien, notre pays.
Éclaire les responsables du bien commun pour qu’ils sachent – comme toi – prendre soin des personnes confiées à leur responsabilité.

Donne l’intelligence de la science à ceux qui recherchent des moyens adéquats pour la santé et le bien physique de nos frères.
Soutiens les personnes qui se dépensent pour ceux qui en ont besoin : les bénévoles, les infirmiers, les médecins, qui sont en première ligne pour soigner les malades, notamment en mettant leur propre sécurité en danger.

Saint Joseph, bénis l’Église : en commençant par ses ministres, fais d’elle le signe et l’instrument de ta lumière et de ta bonté.
Saint Joseph, accompagne les familles : par ton silence priant, construis l’harmonie entre les parents et les enfants, en particulier les plus petits.

Préserve les personnes âgées de la solitude : fais que personne ne soit laissé dans le désespoir de l’abandon et du découragement.
Console celui qui est plus fragile, encourage celui qui vacille, intercède pour les pauvres.
Avec la Vierge Marie, supplie le Seigneur de libérer le monde de toute forme de pandémie.
Amen. »

Citation 

« Un saint qui avait tant aimé en sa vie ne pouvait mourir que d’amour, car son âme ne pouvant à souhait aimer son cher Jésus entre les distractions de cette terre, et ayant achevé le service qui était requis au bas âge de celui-ci, que restait-il, sinon qu’il dît au Père Éternel : “Ô Père, j’ai accompli l’œuvre que vous m’aviez donnée en charge.”  Et puis au Fils : “Mon enfant, comme votre Père céleste remit votre corps entre mes mains, au jour de votre venue en ce monde, ainsi, en ce jour de mon départ de ce monde, je remets mon esprit entre les vôtres.”
Telle, comme je le pense, fut la mort de ce grand patriarche, mort la plus noble de toutes, et due par conséquent à la plus noble vie qui fut oncques entre les créatures, mort de laquelle les anges eux-mêmes désireraient mourir, s’ils étaient capables de mort. » (Saint François de Sales)

Jeanne d’Arc en direct

A partir de 18h, ce soir, vous pourrez suivre en direct 30 minutes de témoignages réunis par l’Association Orléans Jeanne d’Arc, en partenariat avec Aleteia, le diocèse d’Orléans et le diocèse de Rouen, les Guides et Scouts d’Europe, les Scouts Unitaires de France et les Chevaliers de Colomb.

Parmi les témoins: des artistes (Grégory Turpin, Yoann Freget, Angélique Provost..), des chrétiens engagés dans leur vie professionnelle (Général Pierre de Villiers, Charlotte d’Ornellas…), des hommes d’Eglise (Mgr Lebrun, Mgr Blaquart, Père Amar), ainsi que le nouveau Nonce Apostolique, Mgr Migliore.
A l’issue de ces témoignages destinés aux jeunes, une prière à Ste Jeanne d’Arc sera proposée par Mgr Blaquart, Évêque d’Orléans, depuis les toits de la cathédrale d’Orléans.
A suivre ci-dessous:

Le PCD prêt à attaquer la décision du gouvernement devant les tribunaux

Vidéo de Jean-Frédéric Poisson, président du PCD, selon lequel e gouvernement ne fait pas confiance aux croyants – et fait passer les besoins de l’âme humaine derrière les besoins des animaux domestiques. Le PCD se réserve le droit d’attaquer ce déconfinement à géométrie variable devant les tribunaux.

Le report du déconfinement est incompréhensible, irrespectueux et discriminatoire

Lettre d’un lecteur à Emmanuel Macron à propos du déconfinement:

Monsieur le Président,

Le report du déconfinement des offices religieux au 2 juin au moins est incompréhensible, irrespectueux et discriminatoire pour les Français attachés à une religion, en particulier les catholiques, adeptes de la religion ancestrale de notre pays.

Ce report est incompréhensible car, à partir du 11 mai, les Français pourront librement, le cas échéant dans le respect de certaines règles sanitaires, aller dans les commerces, visiter les musées, prendre les transports, aller dans leur établissement scolaire, aller travailler etc … mais pas aller à l’Eglise assister à la messe. Je note d’ailleurs que, pendant la période de déconfinement, les églises sont ouvertes … mais l’attestation sur l’honneur gouvernementale ne prévoit aucun motif pour s’y rendre …

Ce report est irrespectueux car la Conférence des Evêques de France avait proposé à votre gouvernement un plan de déconfinement sérieux et responsable, et que l’Eglise a toujours montré qu’elle est une force sociale structurée et disciplinée. Il est irrespectueux aussi car la question du culte a été balayée d’un revers de main -quelques mots en fin d’intervention- par votre Premier ministre.

Ce report est discriminatoire car les Français pratiquants d’une religion sont moins bien traités que les autres, en particulier les catholiques, déjà méprisés depuis plusieurs années à l’occasion des débats sur le mariage homosexuel et maintenant la PMA.

Ne serait-ce d’ailleurs pas là l’explication de ce traitement réservé aux catholiques et à son Eglise ? Y aurait-il un ressentiment, pour ne pas dire une haine, en certain hauts lieux, en certains cénacles fraternels, contre l’Eglise qui dit haut et fort son attachement à la vie contre l’avortement et les manipulations génétiques, à la famille naturelle contre les soi-disant mariages et familles sans père ou sans mère ?

Monsieur le Président, vous n’ignorez pas que notre pays, imprégné de la foi et des oeuvres catholiques, a été fondé sur l’adhésion du peuple et de son Roi au christianisme et s’est constitué avec la protection maternelle et les préceptes bienfaisants de l’Eglise catholique.

Notre pays s’est continué par une telle osmose entre son peuple et les vérités éternelles évangéliques, entre son peuple et les pasteurs de l’Eglise catholique, qu’à jamais l’identité française est comme marquée du sceau indélébile du christianisme.

C’est donc une injure à l’Histoire de France, une injure à notre pays, qu’en son sommet on considère si peu la religion des pères et du peuple français.

Non est potestas nisi a Deo ; ne l’oubliez pas, car la nation française en particulier catholique, vous le rappellera.

La crise actuelle dessine les contours d’une nouvelle guerre froide

Tribune de Pierre-Henri d’Argenson, haut fonctionnaire:

Trois choses absolument frappantes se sont produites durant la crise. La première, c’est qu’aux premières alertes, chacun est rentré chez soi, dans son pays. Du jour au lendemain, les touristes sont passés du statut d’heureux voyageurs nomades à celui d’étrangers indésirables, parfois objets de comportements hostiles de la part des populations locales. La mondialisation heureuse venait de tomber le masque. […]

Le deuxième fait frappant est la quasi-absence de solidarité internationale dans la crise. Le virus, pas plus aujourd’hui que dans le passé, n’a été traité comme un ennemi commun de l’humanité. Chaque État a mis en œuvre sa stratégie propre, sans se coordonner avec les autres, sans faire appel aux organisations régionales et sans trêve des ambitions géopolitiques.[…]

Le troisième fait marquant est la cristallisation des tensions géopolitiques entre la Chine et l’Occident, qui dessinent les contours d’une nouvelle guerre froide structurée par l’axe Chine-États-Unis. Privé de son antagonisme idéologique, le monde issu de la chute de l’URSS avait restauré les clivages civilisationnels dans un monde multipolaire dominé par les États-Unis. La nouveauté, mise en lumière par la crise actuelle, est l’émergence de la Chine comme seul «challenger» ayant à la fois la capacité et la volonté affichée de détrôner les États-Unis, et l’Occident au sens large, de leur place de leader mondial. C’est donc autour de ce clivage que les relations internationales vont désormais s’organiser.

Le gouvernement réactive l’hostilité originelle de la laïcité envers le catholicisme

Intéressant entretien de Valeurs actuelles avec Guillaume Bernard, maître de conférences, sur la privation de messe:

L’actuelle politique gouvernementale réactive l’hostilité originelle de la laïcité envers le catholicisme. Le pouvoir politique prétend explicitement disposer du monopole sur l’espace public (relégation de la religion dans la sphère privée). L’ordre public doit être religieusement neutre, le politique pouvant autoriser, de manière parcimonieuse et à sa convenance, l’expression religieuse dans l’espace public. Que le pouvoir politique donne des consignes sanitaires est une chose, qu’il se croit légitime pour autoriser ou non la célébration de messes, y compris dans des lieux privés, en est une toute autre !

La décision gouvernementale annoncée par le Premier ministre de limiter à dix personnes les rassemblements — y compris dans des lieux privés ! — semble montrer une volonté délibérée d’empêcher quasiment toute célébration religieuse.

Le matérialisme est incapable de répondre aux besoins d’un homme complet fait d’un corps et d’une âme, la seconde animant le premier. Les chrétiens pensent que l’âme est immortelle ; cependant, il ne s’agit pas de demander aux politiques de confondre le droit et la religion, de basculer dans une sorte d’augustinisme politique, mais simplement de ne pas contraindre leurs concitoyens à n’être que des bêtes sauvages uniquement mues par des besoins primaires. Réduire l’homme à son corps, circonscrire la vie sociale au matériel est extrêmement réducteur. Or, en admettant (pour l’heure puisque ce n’est pas, ici, le sujet) que le confinement général puis l’encadrement du déconfinement réalisent le bien commun, il s’avère que, de la manière dont l’Exécutif l’aborde, celui-ci est artificiellement réduit au temporel.

Halte au feu! L’essentiel est d’obtenir que notre droit à célébrer la messe publiquement soit reconnu

Après cet article remerciant les évêques, nous avons eu sur Twitter, en messagerie privée, puis en public, une réaction brutale de Mgr Malle refusant nos remerciements, au motif qu’ils critiqueraient par contraste les autres évêques et inviteraient les prêtres à célébrer des messes clandestines.

Plusieurs internautes répondirent assez vertement et je les remercie chaleureusement de leur soutien. Mais je voudrais demander instamment à tous de “cesser le feu”.

Je précise, même si je pensais que cela allait de soi, que nos remerciements étaient sans arrière-pensées: nous nous réjouissions sincèrement que des pasteurs défendent notre droit de fidèles du bout du rang. Et, même si Mgr Malle refuse nos remerciements publics, il ne pourra pas nous empêcher d’éprouver – malgré ses accusations injustes – de la reconnaissance pour le combat qu’il mène afin que les messes publiques soient autorisées dès la fin du confinement.

Je précise aussi – là encore, je pensais que c’était évident – qu’il n’y avait aucun appel à des messes clandestines. J’avoue d’ailleurs ne pas bien comprendre ce que pourrait être un appel public à des messes clandestines. Il existe des messes discrètes durant ce confinement – j’imagine que c’est ce genre de messes que Mgr Malle appelait des “messes clandestines”. Il ne me viendrait pas à l’idée de les recenser. Par définition, pour que cela “fonctionne”, il faut que cela reste discret. J’ai relu plusieurs fois le passage sur le soutien aux prêtres, je persiste à ne pas comprendre comment on pourrait le comprendre comme un appel à célébrer des messes clandestines. Il s’agissait simplement de la suite du mouvement des 130 prêtres qui ont dit qu’ils étaient prêts à célébrer publiquement dès le 11 mai – en se préparant à les soutenir contre les possibles attaques d’un Etat anti-catholique.

Je regrette profondément que Mgr Malle ait mal compris notre intention et je lui présente bien volontiers mes excuses si nous l’avons froissé, ce qui était à des années-lumière de nos intentions.

Mais, surtout, je demande instamment à tout le monde de revenir à l’essentiel: l’essentiel est que, chacun à notre place, chacun avec nos moyens, nous nous battons pour obtenir le culte public dès la fin du confinement.

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

Donald Trump a fourni de l’espace que les catholiques américains doivent investir

Sohrab Ahmari, directeur des pages d’opinion du New York Post et chroniqueur au Catholic Herald, passé de la bourgeoisie libérale de Téhéran à l’Église catholique, en passant par le marxisme, a été interrogé dans La Nef. Extrait :

Un nouveau mandat du président Trump serait-il une bonne nouvelle pour les catholiques américains ?

Donald Trump a principalement été un bélier utile pour détruire de vieilles orthodoxies libérales qui s’étaient fossilisées dans le mouvement conservateur (idéologie libertarienne, ligne néo-conservatrice de George W. Bush). Il nous a fourni de l’espace. Il revient maintenant aux catholiques d’investir cet espace avec un projet politique et une vision du bien commun.

Arnaud Fabre analyse dans ce même numéro :

[…] Depuis la fin de l’ère Reagan, la tactique dominante des conservateurs religieux consiste à se ménager un espace de liberté pour exprimer librement leur foi, grâce aux garanties offertes par l’État de droit libéral. Le paradigme libéral, qui est à la racine du système politique américain, est pleinement assumé. La société est vue comme un espace neutre où tous, conservateurs religieux comme militants de la libération sexuelle, sont libres de s’exprimer, pourvu que les règles soient les mêmes pour les uns et les autres. L’émergence d’une gauche de plus en plus radicale, portée par les revendications LGBT, a changé la donne. Cette frange très agressive – notamment dans le monde universitaire – considère la religion traditionnelle comme un ennemi à abattre, et n’entend pas la laisser en paix. Cette opposition explique en partie le vote massif des conservateurs religieux en faveur de Trump. Le trublion aux manières de cow-boy semble plus apte à contrer ces nouveaux révolutionnaires que l’establishment républicain, trop policé. […]

Malgré ses faillites personnelles, Trump a, selon Ahmari, bien mieux saisi la réalité de la situation, qui est celle d’une guerre culturelle sans merci, dans laquelle les aménités de la droite « frenchienne » sont un aveu d’impuissance ou, pire, de naïveté. L’appel d’Ahmari à une attitude plus combative et à une rupture radicale avec la vision libérale résonne de plus en plus parmi les conservateurs. […]

Interrogé également, Rod Dreher explique :

La meilleure chose qu’ait faite Trump, c’est de nommer de nombreux juges conservateurs dans les tribunaux fédéraux, dont deux à la Cour suprême. Il s’agit de nominations à vie. Avec le temps, comme les électeurs américains deviendront plus progressistes et moins religieux, les juges seront la dernière ligne de défense pour les conservateurs sur les questions sociétales et religieuses. Si Trump se fait réélire, il aura presque certainement l’occasion de nommer un, voire deux juges supplémentaires à la Cour suprême, et beaucoup de juges fédéraux aux échelons inférieurs. C’est pourquoi voter pour Trump est important. […]

si les Démocrates n’étaient pas si hostiles aux enfants à naître et aux conservateurs religieux, je songerais vraiment à voter pour eux. Mais ce sont des fondamentalistes radicaux sur l’avortement et les revendications LGBT – ce qui veut dire qu’ils considèrent les chrétiens dans mon genre comme leurs pires ennemis. La liberté religieuse est un problème de taille aux États-Unis, et cela ne va pas s’arranger. Que se passera-t-il si les revendications LGBT se heur- tent aux libertés religieuses? Qui prévaudra? Ces problématiques feront l’objet d’une bataille judiciaire pendant les vingt prochaines années. […]

Le journaliste français Nicolas Senèze, correspondant à Rome du journal La Croix, suggère l’existence d’un complot de la part de catholiques américains pour renverser le pape François. Ce soupçon est-il fondé?

C’est une théorie du complot fréquente au sein de l’aile gauche de l’Église qui soutient le pape François. Elle est idiote. Il est vrai qu’il existe de riches hommes d’affaires catholiques qui s’inquiètent de la direction progressiste que prend l’Église sous François, et ne veulent pas rester les bras croisés. Je ne les blâme pas du tout. Mais la situation est bien plus complexe que ne veulent l’admettre les partisans de François qui crient au complot. La plupart des personnes dont ils parlent ont soutenu la Papal Foundation, une organisation caritative fondée par l’ex-cardinal McCarrick pour lever des fonds au profit des ini- tiatives caritatives du Saint-Père.

On s’aperçoit maintenant que McCarrick utilisait les dons de ces riches laïcs catholiques pour acheter de l’influence à Rome. Le FBI enquête actuellement sur la potentielle utilisation illégale de dons reçus par la Papal Foundation. Après l’affaire McCarrick, quelques-uns de ces hommes d’affaires ont réalisé que les cardinaux américains – qui sont tous administrateurs de la fondation – abusaient de leur fidélité pour les voler. Ils veulent à raison user de leur poids pour réformer l’Église, sur le plan théologique et sur d’autres plans. Ils sont las de tout remettre aux clercs. Ils ont vu des générations d’évêques et de cardinaux conduire l’Église au bord du gouffre – et ils sont résolus à en changer la trajectoire. Pourquoi auraient-ils tort?

Des vrais magiciens

Photo envoyée par un lecteur – et qui se passe de tout commentaire!

Sagesse, de Paul Verlaine

A la faveur du confinement, un lecteur a entrepris de réaliser une vidéo pour illustrer des poèmes et des textes littéraires. Voici un long poème de Verlaine qui s’est, sur la fin de sa vie, converti avec ferveur au catholicisme :

… Comme au ciel

Cette vidéo a été tournée entre Paris et Honfleur avec un détour pour la suisse normande sur différentes périodes de temps. En suivant les courbes de la seine ses méandres et ses rivages se révèlent des paysages et des lumières incroyable, une spiritualité omniprésente : une histoire, la France.

Sur cette terre, toi France, Fille de Marie, immédiate amie de mes yeux c’est toi que j’aime dans ta certaine odeur, ta certaine caresse, cette certaine haleine, voile, horizon si charnelle, c’est toi qui se prête à ce jeu de lumière et ce qui pourrait être … comme au Ciel.

Des images splendides

Découvrez le site de l’auteur.

Un Club pour préparer un 2e âge d’or de la presse…

Le Salon Beige a rencontré Véronique Coupry, qui a lancé Le Club de la Presse, une sorte de Netflix / Spotify de la presse de droite. L’entrepreneuse nous éclaire sur son offre et sur l’avenir de la presse.

Je croyais que Le Club de la Presse était une émission de radio ?

Ça l’est ! Mais Le Club de la Presse, c’est aussi un bouquet numérique de publications vraiment libres, vraiment indépendantes de grande qualité, insuffisamment (et injustement) méconnues. Internet (les blogs et les réseaux sociaux) permet de se réinformer en temps réel tandis que la presse propose des analyses, des décryptages, des enquêtes inédits avec un recul rare aujourd’hui. Les deux sont parfaitement complémentaires et permettent de se former pour ne pas se laisser déformer par l’idéologie présente partout. Parce que nous croyons que l’argent ne doit jamais être un obstacle, nous proposons la vingtaine d’excellents journaux, magazines, revues qui composent Le Club de la Presse au prix imbattable de 12,99 euros. En effet, nous avons la conviction que les publications qui élèvent (intellectuellement et spirituellement) doivent être accessibles au plus grand nombre. Il est possible de s’abonner en une minute et de se désabonner en 30 secondes. Je dois cependant avertir vos lecteurs : vu la qualité des journaux, magazines et revues qui le composent, ils prennent un risque, celui de la fidélité choisie et assumée !

Que propose Le Club de la Presse ?

L’offre se résume à une formule unique : pour 12,99 euros par mois, et sans engagement, vous pouvez accéder à une vingtaine de magazines libres et non-conformistes comme Le Bien Commun, L’Étudiant Libre, L’Homme Nouveau, L’Incorrect, Liberté Politique, Livr’Arbitres, Monde & Vie, Les Monographies de Contribuables Associés, La Nef, La Nouvelle Revue Universelle, Politique Magazine, Présent, Renaissance Catholique, Tous Contribuables, etc.

Deux cadeaux d’une valeur totale de 44 euros sont offerts pour chaque adhésion : un Atelier d’Histoire consacré à l’incroyable épopée de Jeanne d’Arc et une e‑BD historique* signée Reynald Secher, Guy Lehideux et Jean-Claude Cassini qui raconte Verdun aux jeunes de 7 à 107 ans

Le papier c’est terminé, maintenant les jeunes lisent sur leur smartphone…

Le papier n’est évidemment pas terminé. Il fait appel à plusieurs sens : la vue, bien sûr, mais aussi le toucher voire l’odorat. Une étude publiée en 2018 montre que le lecteur mémorise mieux sur papier. Le papier ne va donc pas disparaître, il va juste devoir cohabiter avec le digital, un peu comme le cinéma cohabite depuis longtemps avec la télévision ou comme la radio a survécu à l’essor de la télévision. Le papier permet aussi de se démarquer, d’afficher un côté plus institutionnel, sérieux, installé. Or en communication la confiance joue beaucoup dans la réception d’un message.

Ceci précisé, Le Club de la Presse propose un accès sur ordinateur, sur tablette et sur smartphone aux publications citées supra. L’offre a été conçue pour répondre aux problématiques suivantes : manque d’argent (d’où le prix de 12,99 euros pour environ 125 euros de publications), manque d’espace (le stockage et l’archivage s’effectuent directement sur Le Club de la Presse) et manque de temps (grâce aux terminaux mobiles comme le smartphone, Le Club de la Presse vous permet de consulter vos publications préférées dans les transports ou même si vous disposez de cinq minutes entre deux rendez-vous). Le Club de la Presse cible prioritairement les jeunes, les déclassés et les mobiles (parfois, ces catégories se regroupent), mais pas que : tout le monde peut évidemment le rejoindre !

Pensez-vous que la presse a encore un avenir ?

La presse, un avenir ? Je vais vous étonner : je pense que nous sommes à la veille d’un 2e âge d’or de la presse, qui sera réservé aux marques très fortes ou à des regroupements de petites marques en bouquet. C’est grâce au numérique qu’outre-Atlantique, The New York Times a récemment dépassé les 5 millions d’abonnés et d’acheteurs (90% digital, 10% print) contre un peu moins d’1 100 000 en 2005 (100% print). On parle de crise de la presse mais ce quotidien de gauche n’a jamais été autant acheté et lu qu’aujourd’hui. Avec ses éditions sinophone et hispanophone, je ne serais pas étonné qu’il atteigne les 10 millions d’abonnés avant dix ans, et 30 millions d’ici vingt ans. Le XXIe siècle pourrait bien voir émerger des publications vraiment internationales car achetées partout sur le globe et multilingues. Bien sûr, The New York Times est une marque très puissante et ce que cette institution a su faire ne sera pas accessible aux petits acteurs… sauf, dans une certaine mesure bien entendu, si ceux-ci sont regroupés dans une offre thématique à la fois ciblée et un minimum plurielle comme celle du Club de la Presse. Très concrètement, nous souhaitons représenter un complément de revenus pour les publications qui en font partie, d’abord modeste puis de plus en plus important, afin de leur permettre de régler le problème de la survie, puis de s’étoffer et de se développer. Dans un second temps, nous prévoyons de leur proposer une internationalisation et de prendre intégralement en charge celle-ci. Cela leur procurera de nouveaux revenus, inimaginables dans le passé, et cela contribuera à faire rayonner la pensée française dans le monde. Aujourd’hui, les Américains ou les Brésiliens de droite ont accès à des textes de BHL, j’aimerais que demain ils puissent lire l’abbé de Tanoüarn !

Quelle est la ligne éditoriale de ce Club très select et même, y en a-t-il une ?

C’est un club : il regroupe des acteurs qui partagent l’essentiel dans un cadre convivial. Une certaine diversité en son sein était importante à mes yeux. La Manif pour Tous a permis à toutes “les droites” de se côtoyer dans la rue et de faire connaissance. Je souhaite poursuivre l’expérience et contribuer à nourrir d’influences diverses la pensée de nos lecteurs. Le Club de la Presse réunit donc des publications diverses, toujours de grande qualité, qui ne sont pas de gauche, au sens où elles défendent les libertés et la responsabilité, une vision de l’homme conforme au droit naturel, une France française, le mérite, les traditions, etc.

Certains pourraient être déçus de ne pas y voir Libération ou L’Équipe…

Les journaux L’Équipe et Libération sont proposés par des bouquets mainstream (donc plutôt de gauche vu que le paysage médiatique français penche à gauche) qui ne fonctionnent pas comme Le Club de la Presse : ils proposent pour un montant donné un nombre de crédits qui s’épuise au fur et à mesure des consultations. Lorsque vous vous abonnez au Club de la Presse, votre accès à la vingtaine de publications qui le composent ainsi qu’à leurs archives (depuis le lancement du Club) est illimité. Il n’y a ni coût caché ni engagement : vous arrêtez quand vous voulez. J’invite donc les lecteurs du Salon Beige à tester notre offre. Ils ne seront pas déçus !

Le Club de la Presse

*Attention, il s’agit d’une bande dessinée en version digitale, à consulter sur Le Club de la Presse une fois connecté.

En France, vous pouvez avorter mais pas assister à la messe

Communiqué de Laissez-les-vivre SOS-Futures-Mères :

« Nous sommes en guerre. »

Contre le virus bien sûr, mais aussi et peut-être surtout contre le système…

Nous sommes en guerre contre le virus. Cela, tout le monde le sait. En guerre contre le virus, qui ne pourrait pas à ce jour en être au courant ? Les longues listes de nombre de morts, de nombre de patients en réanimation, de nombre de personnes guéries, sont froidement égrainées tous les soirs par le sinistre directeur de la Santé Jérôme Salomon : telles que l’étaient les listes des noms de soldats morts pour la patrie par les maires des villages au lendemain de la Première Guerre mondiale, mais, à l’époque, c’était avec respect et reconnaissance.

Il est nécessaire de respecter les fameux gestes barrière : cela semble relever du civisme élémentaire, même si, de ci de là, s’élèvent des voix qui affirment qu’il ne s’agirait là que d’une expérience d’ingénierie sociale qui aurait pour but de tester la capacité de résilience de toute une population. De toute façon, il semble qu’un minimum de charité chrétienne soit en jeu : éviter de contaminer les plus fragiles et les plus âgés. L’exceptionnelle et inoubliable figure du Docteur Dor, fauché en pleine santé par la maladie, en fournit un exemple émouvant.

Mais pour quelles raisons sommes-nous tant en guerre contre le système ? 

Tout d’abord, il nous cache qu’il agit en faveur de la culture de mort.

Le scandaleux allongement du délai pendant lequel l’avortement chimique est permis en fournit un exemple éclatant : ledit délai est passé de six à neuf semaines, presque en catimini, et ce, par la circulaire du 21 mars, allongeant de trois semaines le délai de l’avortement chimique pendant le temps du confinement. Mais, il semble peu probable que cette condition, dite d’exception, soit abolie une fois le confinement passé. Pour l’instant, l’allongement du délai de l’avortement chirurgical de 12 à 14 semaines de grossesse n’a finalement pas encore été admis par le gouvernement. Mais pour combien de temps ? Laurence Rossignol et ses acolytes ne manqueront pas de revenir à la charge. Nos numéros Sos Futures Mères 0800 868 838 et 01 42 85 14 70 sont disponibles pour recevoir les appels des futures mères angoissées par des grossesses imprévues.

Concernant le sort réservé aux personnes âgées, le scandale est plus criant encore. Non seulement, il leur a été impossible d’obtenir de la chloroquine (médicament aux effets non miraculeux mais prometteurs selon les propos mêmes de son initiateur, le Professeur Raoult) tant qu’ils n’étaient pas encore trop malades ; mais, une fois hospitalisés, bien peu ont eu accès aux soins. Pour la plupart, ils ont été privés de réanimation sur décision ministérielle. En effet, la circulaire du 18 mars demandait aux médecins hospitaliers de ne pas admettre en services de réanimation les personnes âgées ou fragiles. Plus précisément, à partir du 28 mars, l’usage de produits calmants à des doses létales est autorisé, et même préconisé dans les hôpitaux, les Ephad et pour les médecins de ville. Cela a constitué un véritable passeport pour l’euthanasie. Les révélations du Canard enchaîné, qui, une fois n’est pas coutume, penche du bon côté, ont démontré, chiffres à l’appui, la chute considérable du pourcentage de population âgée dans les services de réanimation entre fin mars et début avril.

En outre, pendant le temps du confinement, les contenus pornographiques de nombreux médias en ligne sont devenus gratuits.

Si notre Président n’avait pas voulu traiter le Pape comme un vulgaire fonctionnaire onusien, il aurait pu aborder avec lui tous ces sujets ; mais cela ne fut pas le cas. Il a préféré noyer le poisson en abordant des sujets vagues de politique internationale. Un seul peut sembler juste même s’il fait l’objet de nombreuses critiques : la remise des dettes des pays africains, décision somme toute assez colonialiste ou du moins néo-colonialiste, mais finalement assez humaine.

Ensuite, le gouvernement n’a pas cessé de nous mentir. Le nombre de masques et de gants étant insuffisant, le pouvoir a menti quant à leur utilité. Tout d’abord, il a été affirmé qu’ils étaient totalement inefficaces, puis qu’il fallait les réserver aux soignants : et, maintenant, on nous annonce que chaque Français doit porter un masque et le port de celui-ci sera même obligatoire dans les transports. 

Concernant la contagiosité des enfants, le discours a aussi beaucoup varié : de vecteurs principaux de propagation du virus, ils sont devenus peu contagieux pour permettre la réouverture des crèches et des écoles primaires.

Les libertés publiques sont fragilisées par la mise en œuvre de l’application Stop-Covid qui permettrait de tracer les citoyens soit sur leur portable soit par des bracelets électroniques. Un vaccin, qui pourrait être obligatoire, est en préparation : et, pour vérifier que tout le monde soit bien vacciné, des puces électroniques pourraient être insérées dans le corps.

Dans ce scénario proche du Meilleur des Mondes, un manque se fait cruellement sentir, notamment en France et en Italie. Une absence de plus en plus pesante : celle de « cette vieille superstition des anciens temps », comme Aldous Huxley faisait dire à son héroïne Lénina pour qualifier la religion. En effet, malgré le début du déconfinement, il n’est pas encore prévu de reprise des messes. Les évêques et les prêtres ont beau protester, pétitionner, les messes publiques demeurent impossibles dans les deux vieilles nations catholiques que sont la « Fille aînée de l’Eglise » et la nation du trône de Pierre. Force est de constater qu’Emmanuel Macron et Guiseppe Conte semblent rivaliser de cynisme, d’autoritarisme et de refus de tout recours religieux. Certes, on ne se serait pas non plus attendu à ce que, à l’instar du Président polonais Andrejz Duda ou du Président de Centre Afrique Faustin Archange Touadera, ils implorent pour leur peuple la bénédiction divine : mais ils auraient pu faire preuve de davantage de tolérance envers les catholiques. N’est-il d’ailleurs pas révélateur que ce soit dans les pays européens les plus hostiles au retour des messes que la mise en route de l’application Stop-Covid soit la plus avancée, comme s’il s’agissait de s’enfoncer toujours plus dans le Meilleur des Mondes ? Ainsi, que ce soit en matière d’avortement, d’euthanasie, de libertés publiques ou de droit d’assister à la messe, il semblerait que le provisoire soit en passe de devenir définitif.

L’Etat big brother

Un documentaire qui fait froid dans le dos sur les moyens de surveillance (beaucoup des activistes interrogés sont manifestement très à gauche, mais, comme disait la publicité naguère, cela n’arrive pas qu’aux autres!):

Le groupe TF1 promeut tranquillement l’esclavage des femmes

Le groupe TF1, comme bon nombre de médias dominants, est tellement à “l’avant-garde” de l’idéologie LGBT qu’il explique tranquillement, dans un communiqué de presse du 27 avril, qu’au nom de “l’égalité”, les couples pratiquant la GPA auront les mêmes droits que les autres. Mais, bien sûr, nous étions de dangereux complotistes quand nous disions que le PACS déboucherait sur le “mariage” homosexuel, que ledit “mariage” déboucherait sur la PMA sans père, que la PMA sans père déboucherait sur la location d’utérus:

En tant que fervent défenseur de l’égalité entre les femmes et les hommes en entreprise, le Groupe TF1 se mobilise, au-delà du cadre de la loi, pour réduire les inégalités professionnelles relatives à la parentalité.

Le Groupe TF1 est fier d’annoncer l’harmonisation de la durée des congés d’accueil de l’enfant pour permettre à tous les parents, femme ou homme, hétérosexuels ou homosexuels, de bénéficier d’un congé pour accueillir leur enfant biologique, adoptif, né par PMA ou GPA.

Nous devons affirmer notre foi, au risque d’être incompris

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique:

Ainsi donc, pour la première fois depuis la Terreur et la Révolution française les catholiques de France, en cette année 2020, auront été privés de la participation à la messe à l’occasion de trois fêtes majeures de l’année liturgique : Pâques (le 12 avril) qui célèbre la Résurrection du Christ, l’Ascension (le 21 mai) qui commémore son Ascension dans le ciel et la Pentecôte (le 31 mai( qui fête la descente du Saint-Esprit sur les apôtres réunis dans le cénacle. Le calendrier républicain, lui-même, marquait l’importance de ces fêtes par le fait qu’à chacune d’entre elles correspondait un jour férié.

Des demandes non entendues

Rien n’y aura fait. Ni la déclaration des évêques de France, déférente et mesurée, demandant le rétablissement de la liberté de culte, le 17 mai. Ni l’appel, tout aussi déférent et « citoyen », de 132 prêtres souhaitant la reprise d’une vie ecclésiale normale à partir du 11 mai. Ni les différentes vidéos de jeunes catholiques réclamant au Président de la République : « Rendez-nous la messe ». Avant que la décision ne soit prise Mgr Aupetit, archevêque de Paris, avait prévenu, après l’intrusion de policiers armés dans l’église Saint-André de l’Europe, qu’il convenait « d’arrêter ce cirque. Sinon on va prendre la parole et aboyer très fort ». Expression sans doute malheureuse quand on se remémore le dicton : « Le chien aboie. La caravane passe ». Nullement impressionné, Edouard Philippe a donc annoncé, en une phrase lapidaire et en cela méprisante, le 28 avril que, si le 11 mai les commerces et les musées réouvriraient, les lieux de culte ne seraient disponibles pour des cérémonies qu’à partir du 2 juin. Seule la liturgie démocratique conserve droit de cité avec les séances de l’Assemblée nationale. Les messes, les baptêmes et les mariages sont donc interdits en public. Notons que s’il est toujours possible de célébrer un baptême en présence d’une faible assistance, la célébration des mariages catholiques devient juridiquement impossible. En effet, la loi prévoit que le mariage civil doit précéder le mariage religieux. Or les mairies ont interdiction de célébrer des mariages civils hormis urgence. Donc aucun prêtre ne peut, aujourd’hui, célébrer légalement un mariage. Qu’en pensent les zélateurs ecclésiastiques de la « laïcité apaisée » ? Le fait est là : ce sont les autorités civiles qui décident, aujourd’hui, en France, du droit de l’Eglise à célébrer des mariages. Clémenceau doit sourire dans sa tombe : « Rendez à César ce qui est à César et…tout est à César ».

Les raisons d’une décision

Mgr Rougé, évêque de Nanterre et membre du conseil permanent de la Conférence des Evêques de France, dénonce dans les mesures annoncées une « brutalité incompréhensible » et une attitude « pas respectueuse ». Il donne à cela trois raisons :  un souci sanitaire exacerbé, un tropisme anticlérical et une incompréhension des besoins spirituels d’une partie de la population. Tout cela est très vrai mais demande, semble-t-il, à être complété. Les évêques de France, stupéfaits et meurtris, découvrent qu’ils ne pèsent plus grand chose dans le débat politique. Ils ne représentent plus que les catholiques pratiquants soit, au mieux, 5% de la population et sont considérés à l’aune de ce poids, modeste. Le catholicisme a disparu de l’espace social. Les catholiques non pratiquants qui avaient été catéchisés, ne pratiquaient plus mais connaissaient les rudiments de la foi catholique se sont évaporés. Leurs enfants sont agnostiques et ignorent tout des bases du catéchisme. A leurs yeux, les rassemblements  communautaires, c’est-à-dire la messe selon la nouvelle théologie en cours, peuvent parfaitement attendre. Le 16 février 1903, Dom Chautard, abbé de Sept-Fons, avait défendu devant Clémenceau la vie monastique rappelant : « L’eucharistie est le dogme central de notre religion ; elle doit avoir des moines voués à l’adoration (…) Le Christ est vivant ; il est présent dans l’eucharistie. Il est pain de vie. A ce roi divin, présent parmi nous, ne faut-il pas une cour pour l’adorer ? » Clémenceau fut ému et accepta que Dom Chautard témoigne devant la commission chargée d’accorder, ou non, l’autorisation d’exister aux communautés religieuses. Qui aujourd’hui tient un discours analogue, au risque d’être incompris ? Depuis deux générations le catholicisme d’habitude ou de tradition familiale a été bien malmené. Il fallait des laïcs « engagés ». Les laïcs du bout du banc sont partis et l’Eglise s’est réduite à une minorité, certes pratiquante, mais numériquement inconsistante. Le catholicisme sociologique, qui par son poids démographique, assurait, d’une certaine manière, la protection de l’Eglise confrontée à une laïcité de combat, n’existe quasiment plus.

Face à cet effondrement se dresse un Islam, en forte croissance numérique, et à l’identité affirmée. En principe, en France, toutes les religions sont sur un pied d’égalité. Est-ce vraiment le cas ? En ce début de ramadan, de divers côtés, fuitent des consignes officielles sur la nécessité « d’agir avec discernement » vis-à-vis des populations musulmanes. En l’espace de quinze jours deux églises parisiennes ont été investies par des policiers armés. Imagine-t-on la même scène dans une mosquée ? Personne n’aurait osé prendre une telle décision. Il n’est pas incongru de penser que la prolongation de la suspension du culte ne vise pas tant les catholiques que les musulmans qui viennent d’entamer le mois du ramadan. Le ministère de l’Intérieur est parfaitement conscient que la sociologie et l’état d’esprit des catholiques en font une population qui se soumettrait, sans grandes difficultés, aux contraintes sanitaires en cas de réouverture des églises. Il n’en est pas de même pour les populations musulmanes assistant à la prière du vendredi dans les mosquées. Chacun concevra qu’ouvrir les églises mais pas les mosquées est devenu politiquement et médiatiquement impossible. Les évêques de France ont tout fait pour aboutir à ce résultat, acceptant d’être une religion parmi d’autres, dans leurs communiqués avec le grand rabbin, le président du CFCM, le Grand Orient, contre le Front national, le racisme, le contrôle de l’immigration, pour être Charlie, etc. Mgr Aupetit évoquant l’entrée de policiers français armés dans l’église Saint-André de l’Europe a évoqué les heures sombres de l’Occupation. Sans doute eût-il été plus juste, historiquement, de faire référence aux expulsions de religieux et aux Inventaires de la période 1880-1905…

Du panache !

L’Eglise, depuis le concile Vatican II, a souhaité être réduite au droit commun. Plus de privilèges ! L’Eglise libre dans l’Etat libre ! Nous vivons les ultimes conséquences de cet aggiornamento. Les évêques de France apparaissent fort mécontents et annoncent des actions.  Des réflexions sont en cours… On aimerait un peu de panache. Une déclaration du style : Pourquoi nous ne partirons pas ! du père Doncoeur en 1924 ? Un renvoi à la présidence de la République de leur Légion d’honneur par les évêques titulaires de cette décoration ? La sonnerie du glas, chaque jour, dans toutes les églises de France, à une heure donnée ? Etc. Et puis, il faudra rebâtir et, sans doute, renouer avec l’esprit des pratiques et des méthodes qui avaient permis à notre pays de devenir la « fille aînée de l’Eglise ».

De la liberté comme fruit du salut à la simple liberté de réunion: une lente dérive

Lu sur le blogue du P. Guy Vandevelde:
La liberté religieuse est attachée à la nature spirituelle de la personne: elle ne doit pas être contrainte extérieurement de se soumettre à la vérité, mais ne doit y adhérer librement que par la force de la vérité elle-même, reconnue loyalement par la conscience. La liberté de l’Eglise, en revanche, n’est pas attachée à la “nature” de la personne, mais elle est un fruit du “salut” accompli par le Christ par son Incarnation, sa Mort et sa Résurrection: “Si le Christ nous a libérés, c’est pour que nous soyons vraiment libres” (Ga 5, 1). Elle n’est pas précisément la revendication d’une communauté qui voudrait au nom de sa confession s’affranchir de l’ordre commun, par un traitement à part. Elle est beaucoup plus profondément la libération réalisée par la grâce de l’Esprit Saint, de l’aliénation infernale du péché et de la mort, qui tyrannise tous les hommes sous son joug depuis les origines.
Or la première dérive, actée déjà depuis longtemps nous ne pouvons que le constater, c’est que le discours officiel dans l’Eglise, a glissé rapidement d’une liberté à l’autre, et n’envisage plus guère la liberté de l’Eglise qu’au “plan naturel” de la liberté religieuse: comme un culte parmi d’autres; et semblent même se faire une gloire de ne rien revendiquer pour soi-même seulement, comme attitude supposément évangélique. Mais il ne s’agit pas du tout de soi-même: il s’agit du Christ Sauveur et de son rapport à tous les hommes qu’il veut encore sauver; il s’agit de la “dimension surnaturelle” de l’existence, offerte et accessible dans l’Eglise, ses institutions, sa prédication, sa mission, et là seulement. Ce que le monde ne connaît pas ou refuse dans son délire d’auto-suffisance sécularisée, le mandat du Christ ressuscité nous fait un devoir de l’annoncer et de le partager à qui veut s’en rendre digne par la foi.
La deuxième dérive est en train d’advenir sous nos yeux, à l’occasion de la crise dite du covid-19. C’est un nouveau glissement opéré subrepticement dans les déclarations et les comportements de la sidération initiale, et codifié depuis dans les lois d’exception de ces jours funestes: la liberté de culte est désormais réduite à la simple liberté de réunion. Dès lors, elle relève essentiellement et sans appel, de sa gestion par les pouvoirs publics. Ces derniers, dans une optique résolument matérialiste qui fait passer insensiblement le régime, de la laïcité à l’athéisme d’état, propose la consultation éventuelle des responsables concernés, en englobant pêle-mêle le large spectre des opinions philosophiques et religieuses, supposément et a priori consensuelles.
On sait quels fruits ont donné les expériences d’athéisme d’Etat pour le malheur de l’humanité. Quoi qu’il en soit, si l’on ne revient pas fermement sur cette dégradation de la liberté de culte en liberté de réunion, elle pourrait bien devenir l’un des verrous les plus efficaces que les chrétiens aient à redouter: piétinant la liberté de culte, bafouant la liberté de l’Eglise.

Neuvaine à saint Joseph: Jour 8

En ce huitième jour de la neuvaine, demandons à saint Joseph de nous enseigner l’esprit de travail.
Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit
Prière de Léon XIII : Ô Bienheureux Joseph, Gardien très vigilant de la Sainte Famille

« Ô Bienheureux Joseph, nous recourons à vous, dans notre tribulation, et, après avoir imploré le secours de votre Très Sainte Épouse, nous sollicitions aussi, en toute confiance, votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, au nom de l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de jeter un regard propice, sur l’héritage acquis par Jésus-Christ, au prix de Son Sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.

Ô Gardien très vigilant de la Sainte Famille, protégez la famille privilégiée de Jésus Christ. Père très aimant, préservez-nous de toute contagion, de la corruption et de l’erreur ; protecteur très puissant, soyez nous secourable et assistez-nous, du haut du Ciel, dans le combat que nous avons à soutenir contre la puissance des ténèbres.

Et de même qu’autrefois vous avez arraché l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la Sainte Église de Dieu contre les embûches de l’ennemi et contre toute adversité, et couvrez-nous de votre constante protection, afin que nous puissions, à votre exemple et par votre assistance, vivre saintement, mourir pieusement, et obtenir l’éternelle félicité dans le Ciel.
Amen. »

Méditations

« Aujourd’hui, nous commençons le mois de mai par une fête liturgique très chère au peuple chrétien, celle de saint Joseph travailleur. Elle fut instituée par le pape Pie XII de vénérée mémoire pour souligner l’importance du travail et de la présence du Christ et de l’Église dans le monde ouvrier. Il est nécessaire de témoigner également dans la société d’aujourd’hui de l'”Évangile du travail”, dont parlait Jean-Paul II dans son Encyclique Laborem exercens. Je souhaite que ne manque pas le travail notamment pour les jeunes, et qu’il s’exerce dans des conditions qui respectent toujours plus la dignité de la personne humaine. » (Benoît XVI, 1er mai 2005)« Il faut vivre une spiritualité qui aide les chrétiens à se sanctifier à travers le travail, en imitant saint Joseph qui, chaque jour, a dû pourvoir aux besoins de la Sainte Famille de ses propres mains et que, pour cette raison, l’Église indique comme Patron des travailleurs. Son témoignage montre que l’homme est le sujet et l’acteur du travail. Je voudrais lui confier les jeunes qui parviennent avec difficulté à s’insérer dans le monde du travail, les chômeurs et ceux qui souffrent des problèmes dus à l’importante crise de l’emploi. Qu’avec Marie, son Épouse, saint Joseph veille sur tous les travailleurs et obtienne pour les familles et pour toute l’humanité, sérénité et paix. Qu’en tournant le regard vers ce grand saint, les chrétiens apprennent à témoigner dans tous les milieux professionnels de l’amour du Christ, source de solidarité véritable et de paix stable. Amen. » (Benoît XVI, homélie du 19 mars 2006)

Saint Joseph, modèle des travailleurs, priez pour nous

Saint Joseph, protecteur de la Sainte Église, priez pour nous

Réciter un Notre Père, un Je vous salue Marie, un Gloire au Père

Prière du pape François 

« Protège, Saint Gardien, notre pays.
Éclaire les responsables du bien commun pour qu’ils sachent – comme toi – prendre soin des personnes confiées à leur responsabilité.

Donne l’intelligence de la science à ceux qui recherchent des moyens adéquats pour la santé et le bien physique de nos frères.
Soutiens les personnes qui se dépensent pour ceux qui en ont besoin : les bénévoles, les infirmiers, les médecins, qui sont en première ligne pour soigner les malades, notamment en mettant leur propre sécurité en danger.

Saint Joseph, bénis l’Église : en commençant par ses ministres, fais d’elle le signe et l’instrument de ta lumière et de ta bonté.
Saint Joseph, accompagne les familles : par ton silence priant, construis l’harmonie entre les parents et les enfants, en particulier les plus petits.

Préserve les personnes âgées de la solitude : fais que personne ne soit laissé dans le désespoir de l’abandon et du découragement.
Console celui qui est plus fragile, encourage celui qui vacille, intercède pour les pauvres.
Avec la Vierge Marie, supplie le Seigneur de libérer le monde de toute forme de pandémie.
Amen. »

Citation 

« Ô prodige admirable ! Il est nourri par le travail de Joseph celui qui, par sa propre richesse, rassasie les affamés. Par le travail de Joseph il peut manger son pain sur Terre celui qui vit au Ciel sans aucun besoin et dit : “Je suis le pain vivant descendu du Ciel.”  En fait, parce qu’il est descendu du Ciel, il doit être nourri et sustenté sur Terre par le travail de Joseph. » (Cardinal Pierre d’Ailly)

L’institution d’un véritable état d’exception

Passionnant entretien du philosophe Pierre Manent avec le Figaro:

En attendant le «jour d’après», nous observons le retour des traits les moins aimables de notre État. Au nom de l’urgence sanitaire, un état d’exception a été de fait institué. En vertu de cet état, on a pris la mesure la plus primitive et la plus brutale: le confinement général sous surveillance policière. La rapidité, la complétude, l’allégresse même avec lesquelles l’appareil répressif s’est mis en branle font un pénible contraste avec la lenteur, l’impréparation, l’indécision de la politique sanitaire, qu’il s’agisse des masques, des tests ou des traitements éventuels.

Mgr Macaire: “Nous nous sommes sentis méprisés”

De Mgr Macaire, archevêque de la Martinique:

Un peu de prouesse verbale

Un lecteur nous signale que:

“Le méchant coronavirus”

est l’anagramme de:

“Macron a chuté; virons-le!”

Les liens entre la fondation Bill Gates et “Le Monde”

Suite à cet article, un lecteur nous adresse ce très intéressant complément:

Les objectifs de la fondation Bille et Melinda Gates sont nombreux mais le journal La Croix le résume bien en expliquant qu’elle “œuvre au développement humain”. Parmi les programmes, on recense la promotion des « Solutions de santé intégrées à la planification familiale » – autrement dit l’accès à l’avortement, contraception, ainsi que « les maladies évitables par la vaccination » (la fondation fait ainsi partie de l’alliance mondiale pour les vaccins (GAVI) qui travaille de concert avec l’ONU).
Pour la famille Gates, et bien d’autres grands de ce monde, lutter contre la pauvreté est synonyme de régulation et de contrôle des populations (comprenez toujours contraception et accès à l’avortement). C’est ainsi que la fondation B&M Gates œuvre activement en Afrique à « réduire la pauvreté » aux côtés des programmes de l’ONU et de l’OMS. (Rappelons que la fondation est le plus gros contributeur mondial de l’OMS, devant les gouvernements, y compris américains et européens).

Notre bien-aimé journal “Le Monde” tenait à préciser dans son “fact-checking” que « les vaccins envoyés en Afrique ne visent pas à stériliser les jeunes femmes ». Effectivement, ce  n’est pas l’objectif premier, sinon il aurait fallu prévenir les populations vaccinées. Mais bon, si, corollairement, les vaccins ont un effet stérilisateur, est-ce que quelqu’un dans le monde des big-pharmas malthusiennes s’en plaindra ? Quel journaliste  du “Monde” enquêtera ?

NB: Voici les chiffres des subventions du “Monde” par la fondation Bill et Melinda Gates : 2014: 299 109 ; 2015: 438 083 ; 2016: 516 601 ; 2017: 680 675 et finalement le paquet global de plus de 2 millions cette année 2019. Ces subventions croissantes témoignent-elles de l’efficacité du “Monde” à promouvoir les objectifs malthusiens de la fondation ?

NB2: Rappelons aussi que Trump est “très méchant” parce qu’il conditionné l’aide au pays d’Afrique à l’arrêt de la promotion de la contraception, de la stérilisation et de l’avortement. Au passage, il arrête de subventionner l’OMS suite au fiasco sur le COVID.

Soumission aux autorités ? Mgr Camiade rappelle que l’autorité de l’Église est entière et non discutable, dans sa manière d’organiser le culte à l’intérieur des églises

Très intéressante analyse de Mgr Camiade, évêque de Cahors :

[…] Mardi 28 avril, notre premier ministre a présenté à l’assemblée nationale les conditions de la reprise prochaine mais lente des activités sociales, commerciales et professionnelle. Parmi de nombreuses et complexes explications, il a glissé devant nos députés, dont aucun n’a semblé s’en émouvoir, que les célébrations cultuelles ne pourraient pas reprendre avant le 2 juin. Cette annonce pose aux pasteurs de l’Église catholique, de véritables questions, en particulier sur la possibilité pour nous de rester centrés sur le but de notre mission : le Salut des âmes. Nous sommes invités à lire la ferme réaction des évêques à ce sujet.

Beaucoup de prêtres et de fidèles, s’interrogent sur la légitimité des mesures sanitaires imposées à l’Église, sur la soumission de tous les évêques et des fidèles aux autorités.

Nous le savons, la crise actuelle a ceci d’absolument inédit qu’en s’exposant soi-même à la contamination, on met aussitôt les autres en danger et que l’on court le risque grave de participer à la saturation des moyens hospitaliers. La seule décision individuelle de s’exposer ou non au virus n’est donc pas une question de peur pour sa propre vie, mais de mise en danger de la vie d’autrui. C’est une sérieuse responsabilité. Cela nous rappelle que nous sommes des êtres sociaux et non des individus isolés. Il nous est impossible, il serait irresponsable dès lors, de ne pas tenir compte des recommandations, des exigences, émanant des autorités sanitaires et politiques.

Toutefois, la question de notre rapport aux autorités civiles est un vraie question doctrinale de foi, qui revêt désormais, en ce temps de déconfinement, une acuité accrue.

Déjà, j’avais été troublé d’apprendre, samedi 14 mars au soir, par l’appel téléphonique d’un prêtre, lui-même averti par des paroissiens, que le premier ministre venait d’annoncer que les églises seraient fermées le lendemain. Une décision unilatérale de l’État, en dehors d’un contexte aussi sérieux et aussi spécifique, serait totalement illégale au regard du droit français qui reconnaît la liberté de culte. J’ai été rassuré que le préfet m’appelle le lendemain pour en parler et savoir quel était mon état d’esprit et ce que j’avais décidé pour le diocèse. Bien sûr, j’avais suivi la consigne et demandé aux prêtres de ne pas ouvrir les églises, car les motifs d’urgence étaient clairs et je savais que le pape lui-même avait fait pour le Vatican un tel choix sanitaire douloureux. Le gouvernement français, dans le système de séparation des églises et de l’État, même en cas de crise sanitaire ne saurait légiférer sur le culte, mais éventuellement sur la liberté des personnes à se déplacer. Il est ainsi très regrettable que dans les formulaires d’attestation dérogatoire de déplacement, les besoins spirituels, métaphysique en général, n’aient pas été mentionnés parmi les motifs de déplacement indispensables, tandis que, par ailleurs, il a été reconnu dans les textes que les églises pouvaient rester ouvertes et que chacun pouvait se rendre dans son lieu de culte pour y prier individuellement.

De même, comme l’a fait remarquer Mgr de Moulins-Beaufort, il est à déplorer que

«  le « plan blanc », activé lorsque nos hôpitaux sont mobilisés par une catastrophe, prévoie que les aumôniers, comme tout le personnel non nécessaire, n’y aient plus accès. Au moment où davantage de personnes risquent de mourir, on ne se préoccupe plus que des soins physiques ou psychiques, comme si, brusquement, l’être humain était réduit au corps et au cerveau, alors qu’il doit affronter la mort. »

Il est nécessaire de rappeler avec fermeté que l’autorité de l’Église, en son âme et conscience, est entière et non discutable, dans sa manière d’organiser le culte à l’intérieur des églises. Celles-ci lui sont affectées de manière exclusive, gratuite et définitive, selon la Loi de 1905. En faisant entrer les célébrations cultuelles dans le cadre des rassemblements, tous interdits, une sorte d’amalgame transparaît. De fait, en matière sanitaire, il semble y avoir peu de différence entre aller au cinéma ou dans une église pour une assemblée liturgique. Or l’enjeu ou la nécessité vitale entre ces deux démarches ne peut être comparée.

Lorsque, pour des raisons sanitaires, l’État impose des règles à toute la société, l’Église s’y soumet librement parce qu’elle reconnaît l’autorité civile en tant qu’elle est responsable du Bien commun et de la sécurité des personnes.

Comme l’a si bien enseigné le saint pape Jean-Paul II, qui avait connu deux totalitarismes, il est nécessaire de développer des sphères d’autonomie entre le politique et le religieux. Cette autonomie est réciproque et nécessite un entier respect de part et d’autre des droits et des devoirs de chacun : l’État et l’Église.

Obéir aux règles sanitaires imposées à tous par l’État, n’est pas un renoncement aux droits de Dieu, lesquels restent au dessus du droit des hommes (cf. Ac 5,29). Mais cela exprime notre volonté, comme catholiques, de participer au Bien commun de toute la société. Nous pouvons adhérer sans réserve à toutes les règles sanitaires édictées pour aménager notre manière de célébrer le culte de Dieu pour le Salut des âmes, mais nous ne pouvons accepter que l’État, sans explication, nous impose l’interdiction du culte, s’il autorise en même temps toutes sortes d’autres activités, parfois plus problématiques en termes de contagion. Il y a là, à tout le moins, un manque de considération. Or, dans l’absolu, nous n’avons aucune demande à formuler auprès d’un gouvernement laïc pour exercer le culte.

Toutefois, suivre les mesures selon les règles données par les autorités en charge de notre nation (quelles qu’elles soient, que nous les aimions ou pas) tant que ces règles ne contredisent pas la loi divine, fait partie de la tradition constante de l’Église (Rm 13,1 ; 1 P 2,13).

Il faut par ailleurs saluer les différents échanges ayant eu lieu, de fait entre nos gouvernants et les responsables des différents cultes. Ceux-ci donnent à ceux qui y participent le sentiment d’être respectés et que nous ne sommes pas en situation de nous voir confisquée la liberté religieuse ni la liberté de culte.

Aujourd’hui, votre Évêque, avec bien d’autres, s’interroge avec gravité. Lors de sa venue aux Bernardins, le Président Macron avait demandé à l’Église catholique de remplir tout son rôle dans la construction de la société française. Nous ne demandons aujourd’hui rien de plus, dans le strict respect conjoint et réciproque des règles sanitaires d’un côté et de l’autonomie des cultes de l’autre.

Dans les jours qui viennent, en lien avec les autres évêques de France, avec tous ceux qui désirent y participer, je souhaite poursuivre cette réflexion, afin que nous puissions réellement jouer notre rôle spécifique, au service du Bien commun, en particulier pour stimuler la générosité du cœur de nos contemporains en ces temps où une solidarité forte est requise et pour répondre à la grande soif spirituelle de nos contemporains qui ne sont pas des machines psychosomatiques mais qui ont chacun un cœur ardent à faire le bien et ont besoin de trouver un sens aux efforts qui leurs sont demandés.

Où est passée notre faim ?

De Stéphanie Bignon :

« L’Eucharistie est le pain qui cherche la faim », Saint Augustin.

La peur du Covid19, la peur du gendarme, seraient-elles des causes suffisantes pour rendre notre faim supportable, pour nous faire perdre de vue le Vrai Sauveur ?

Quoi que puisse être ce virus (vrai, faux, artificiel, …), il ne peut objectivement pas justifier le dérèglement mortel de nos vies matérielles et encore moins de nos vies spirituelles. Toutes les interdictions concernant les sacrements ont été librement consenties voir anticipées… nous ne sommes pas des martyrs mais des incroyants lamentables. Dans ces conditions, nous ne méritons plus la Sainte Eucharistie.

Demander à qui que ce soit de nous rendre ce qui n’appartient à personne qu’à Dieu est le signe d’un grand dérèglement. Tout ce que nous vivons a été rendu possible grâce à notre manque de discernement, notre crédulité et notre manque de foi.
Si nous reprenions conscience que la force réside dans la Foi, que « le Seigneur est notre berger et que rien ne saurait nous manquer », que la seule chose que nous devons craindre est d’offenser Dieu, nous nous lèverions. Faire la queue devant une boulangerie pour le pain quotidien nous semble normal et vital… alors !?

Nos églises ouvertes ou fermées, sont les écrins du Saint sacrement, de reliques de nos Saints, de nos plus beaux et douloureux souvenirs … Elles sont comme des poules au long coup et aux larges ailes pour abriter leurs petits. Retrouvons les pour implorer le Ciel et redevenir dignes de la Sainte Eucharistie. Prions ensemble devant les portes closes ou devant les tabernacles.

La liberté de demander l’aide de Dieu pour nos frères et nous-mêmes n’est pas un droit mais le DEVOIR du chrétien !

Le 8, le 10, le 21, le 31 mai et tous les dimanches retrouvons nos églises, retrouvons-nous pour l’amour de Dieu !

Le député Emmanuelle Ménard demande au Premier ministre la reprise des messes publiques le 11 mai

Voici la lettre que madame Emmanuelle Ménard adresse à monsieur le Premier ministre pour lui demander la reprise des messes publiques le 11 mai :

 

 

Mgr Christory : les restrictions à la liberté de culte ne peuvent se justifier par la raison

Message de Mgr Christory, evêque de Chartres, aux diocésains, hier mercredi 29 avril (extraits) :

Beaucoup de fidèles expriment aujourd’hui leur tristesse face aux décisions du gouvernement. Nous ne sommes pas considérés comme des personnes responsables, notre engagement à la juste vigilance et à la liberté, comme Assemblée des évêques, pour célébrer avec soin et ne pas provoquer une contagion n’est pas entendu.

Ces restrictions touchent la liberté de culte. 

Elles ne peuvent se justifier par la raison, elles sont l’expression de la non-considération de la vie spirituelle et religieuse des personnes vue comme non-essentielle pour vivre tout simplement.

Bill Gates et Le Monde

La fondation Bill et Melinda Gates – dont on parle beaucoup en ce moment, à propos des vaccins – a attribué une dotation de 2 176 790 $ au journal “Le Monde” en 2019 – qui est donc fort bien équipé pour lutter contre le “conspirationnisme”!

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